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00:00:00Merci beaucoup, Laurence.
00:00:00Merci de nous avoir donné la possibilité de cette matinale.
00:00:04C'est une matinale à plusieurs voix qui est proposée par le pôle politique
00:00:08publique de l'alimentation du SRAL, dans lequel Emy Ferrari et moi-même
00:00:11sévissons.
00:00:13Emy travaille sur l'éducation alimentaire, la nutrition, la santé et suit les
00:00:18PAT de l'Ain, du Rhône et de la Savoie.
00:00:22Moi-même, je travaille sur EGALIM et la restauration collective.
00:00:26Donc, ce pôle décline la politique nationale de l'alimentation au niveau
00:00:30régional et notamment au travers de grandes thématiques piliers, entre
00:00:34guillemets, donc la loi EGALIM et la restauration collective, sur laquelle
00:00:37on va pas mal revenir aujourd'hui, l'éducation à l'alimentation, la
00:00:41précarité alimentaire et le lien avec les territoires au travers des PAT.
00:00:46Alors, PAT, c'est Projet Alimentaire Territoriaux.
00:00:49N'hésitez pas, il y a beaucoup d'acronymes.
00:00:51Si jamais on n'en développe pas certains et que c'est manquant, vous
00:00:54vous allez sur le tchat.
00:00:57Donc, cette matinale, elle s'inscrit plus particulièrement dans l'axe 4 du
00:01:01Programme National pour l'Alimentation, PNA, numéro 4, qui porte sur la recherche.
00:01:07Cet axe 4, donc, c'est développer la recherche, l'expertise et l'évaluation pour
00:01:11une transition des systèmes alimentaires.
00:01:14Et ça permet, par ailleurs, donc, de valoriser nos liens avec l'INRAE, qui est
00:01:18un de nos partenaires clés.
00:01:19Donc, vous verrez que cette recherche, elle présente la particularité d'être ancrée
00:01:23sur le territoire, puisqu'elle mobilise un PAT, celui du Grand Clermont.
00:01:27Donc, nous espérons que cette présentation pourra nourrir les orientations régionales,
00:01:30ainsi que nos missions.
00:01:32Donc, je remercie Claire Planchat, qui est chargée de recherche à l'INRAE.
00:01:36Claire est socio-géographe, donc elle a un diplôme d'ingénieur en sociologie de l'environnement
00:01:41et un doctorat de géographie en aménagement des territoires pour l'implication des enjeux
00:01:47agricoles dans les projets de territoire via les recherches participatives.
00:01:51Et Claire travaille depuis plus de 20 ans maintenant sur les sciences transformatives
00:01:55et la recherche-action visant l'implication des citoyens et des parties prenantes pour
00:02:00la prise en compte des transitions écologiques, agroécologiques, alimentaires et depuis 2023
00:02:05sur Planit.
00:02:07Claire, je te remercie d'être avec nous, nous faire l'honneur de ta présence.
00:02:11Et avant de passer la parole, quelques rapides règles de housekeeping usuelles.
00:02:15Vous pouvez poser vos questions au fil de l'eau dans le chat.
00:02:18Clémence Bernard, qui est ma binôme, gardera un oeil sur le chat.
00:02:23On fera une petite pause, questions-réponses après chaque sous-partie.
00:02:27Vous gardez vos micros fermés, vous pouvez allumer vos caméras, bien sûr, et lever la
00:02:31main pour prendre la parole.
00:02:33Claire, the floor is yours.
00:02:36Merci beaucoup.
00:02:38Merci à toi, Cécile, Annie et M. Delain de nous avoir permis de prendre part en tant
00:02:45que chercheur à toutes les préoccupations gouvernementales, locales, régionales, nationales.
00:02:52Et c'est vrai qu'aujourd'hui, j'ai le plaisir de partager avec Cécile et à nous,
00:02:57donc à trois, la parole autour de la question de co-décider.
00:03:03Alors, le co, vous allez voir, n'est pas anodin de ce que nous mangeons et puis de voir
00:03:07comment continuer ensemble à travailler sur l'alimentation de demain.
00:03:11Donc, je suis effectivement socio-géographe à Inrae et je vais vous présenter un programme
00:03:16de recherche européen qui s'intitule PlanEat.
00:03:27Avant cela, juste un terme d'introduction.
00:03:30Alors, je vous rassure tout de suite, je ne vais absolument pas vous présenter en détail
00:03:34ce schéma.
00:03:34Mais pour moi, il est vraiment très intéressant dans le sens où il montre un peu toutes les
00:03:39ficelles qui se mettent en route à partir du moment où on met une bouchée dans notre
00:03:45bouche depuis notre assiette.
00:03:47C'est-à-dire que toute notre alimentation est rattachée à un système mondial aujourd'hui
00:03:51de l'alimentation avec des conséquences vraiment très importantes.
00:03:56Et c'est pour ça qu'aussi, dans notre travail PlanEat, on apporte le concept de science
00:04:02transformative, c'est-à-dire que comment on peut travailler ensemble à transformer
00:04:07nos systèmes alimentaires.
00:04:09Et par définition, en tant que chercheur, on ne se positionne pas seulement dans la
00:04:13question d'observer, de décrire l'ensemble de ces ficelles de ce système, mais aussi
00:04:18de voir avec les citoyens, les élus, les techniciens, les entreprises, les agriculteurs,
00:04:25en tout cas tous les acteurs du système alimentaire, comment améliorer la compréhension
00:04:30des processus qui nous relient et accroître la capacité de notre société à réfléchir
00:04:35justement ensemble, à changer de pratique dans ces processus.
00:04:41Peut-être, Cécile, je te laisse la parole.
00:04:43Du coup, on va faire un peu un dialogue en arrière-retour.
00:04:48Donc, l'approche par les systèmes alimentaires, en fait, elle apporte un changement de paradigme
00:04:53puisqu'on parlait beaucoup de filières.
00:04:56Et maintenant, on parle de système alimentaire et de filières.
00:04:59Donc, en fait, cette approche, elle vient en complément de l'approche filière et elle
00:05:03apporte une vision vraiment systémique, comme tu viens de le dire, Claire.
00:05:09Cette approche systémique, elle est ancrée dans la politique de l'alimentation puisque
00:05:14la SNANC est définie dans le CRPM.
00:05:16Voilà, donc encore des acronymes.
00:05:18Donc, la SNANC, c'est la Stratégie Nationale pour l'Alimentation, la Nutrition et le Climat.
00:05:23Voilà. Et donc, vous voyez, je vous ai mis à l'écran un extrait du CRPM, donc Code
00:05:27Rural, qui, donc, l'article qui instaure la fameuse SNANC.
00:05:36Et vous voyez tous les mots-clés.
00:05:38Je vous ai souligné les mots-clés, je ne vais pas lire l'article, mais alimentation
00:05:42durable, moins émettrice de gaz à effet de serre, santé humaine, protection de la
00:05:47biodiversité, résilience des systèmes agricoles, souveraineté alimentaire.
00:05:50Voilà, tout ça, c'est vraiment défini dans la loi.
00:05:57Par ailleurs, donc, cette SNANC, elle s'appuie sur une autre approche transversale par nature
00:06:02qui est l'approche une seule santé.
00:06:06Et enfin, dernier élément important que je voulais souligner suite à ce qu'a dit Claire,
00:06:10c'est que la déclinaison opérationnelle de la SNANC, c'est le PNA, donc Programme
00:06:17national de l'alimentation, le quatrième du nom, eh bien, ce PNA réaffirme tout un
00:06:23tas de choses et notamment l'importance des PAT.
00:06:27Donc, les PAT, ce sont les projets alimentaires territoriaux.
00:06:29Et ces PAT, ils sont vraiment un déploiement mis en action de la souveraineté alimentaire
00:06:36puisque c'est mettre l'ensemble des acteurs autour de la table, comme tu l'as dit, Claire,
00:06:40pour participer à la décision de comment on veut manger et comment on veut que nos
00:06:45systèmes alimentaires soient.
00:06:50Donc, l'originalité de Planit, notamment sur le projet INRAE, c'est de travailler sur
00:06:59les transitions de l'alimentation infantile.
00:07:01Donc, les critères qui nous préoccupent et sur lesquels, justement, on veut changer
00:07:07ces fils et ces processus, c'est déjà de comprendre que les douze premières années
00:07:12de vie d'un enfant sont totalement déterminants dans la construction du goût, de l'acceptation
00:07:18de manger, des préférences alimentaires, des habitudes du futur.
00:07:21Et pour cela, c'est de faire face aussi à des enjeux de standardisation, de mondialisation
00:07:27des goûts, et de voir aussi comment il y a, à long terme, quand l'enfant deviendra
00:07:32adulte, des impacts sur sa santé non négligeables.
00:07:35On voit l'exposition au développement de l'obésité, 17% de la population française
00:07:41d'aujourd'hui.
00:07:42Aussi, je suis de Clermont-Ferrand, on voit des diabètes de type 2, d'âge de 8 ans,
00:07:47des buts de maladies cardiovasculaires, donc aussi des enjeux où on peut avoir, sur
00:07:51nos territoires auvergne-ronalpin, un accès à la santé territoriale qui n'est pas
00:07:57forcément évident, notamment sur des territoires ruraux un peu en marge.
00:08:00Et donc, cette période-là, pour l'enfance, fait que ces comportements alimentaires vont
00:08:05être dépendants de ces grands facteurs.
00:08:08Ensuite, il y a une dimension éducative et sociale, que Amy reviendra un peu plus là-dessus,
00:08:14qui est vraiment importante aussi, puisque dans ces moments d'apprentissage, on va
00:08:18apprendre une culture un peu immatérielle de ce que c'est que l'alimentation et le lien
00:08:22au territoire.
00:08:22Dans ces enjeux de souveraineté alimentaire, comme tu l'as évoqué, Cécile, ce n'est
00:08:26pas négligeable.
00:08:27Et puis, faire en sorte qu'on réduise aussi ces inégalités sociales d'accessibilité,
00:08:31par exemple, à l'alimentation.
00:08:33On a constaté dans notre projet qu'il y avait, vers en berre, la nécessité pour certaines
00:08:38familles de faire 48 minutes de route pour trouver le premier supermarché.
00:08:44Ensuite, il y a aussi des enjeux d'impact environnementaux, agroécologiques pour les
00:08:47producteurs, industriels et distributeurs, c'est-à-dire qu'effectivement, on est dans
00:08:51des systèmes mondiaux très dépendants d'une production aussi d'aliments ultra transformés
00:08:56pour les enfants.
00:08:57On verra un peu plus tout à l'heure sur la question des goûters, des petits déjeuners,
00:09:01par exemple.
00:09:02Et puis, des enjeux d'agroécologie qui ne sont pas forcément évidents à mettre
00:09:05en œuvre, qui reposent sur des leviers aussi politiques qui doivent être repensés à l'échelle
00:09:12des territoires.
00:09:13Et le dernier point, c'est que nourrir l'enfant, c'est un rôle clé pour la collectivité,
00:09:18notamment à l'échelle des crèches et des cantines.
00:09:21Et qu'aujourd'hui, on verra plus tard aussi que je le présenterai, ces environnements
00:09:25alimentaires sont dépendants aussi d'un système qui n'est pas forcément
00:09:31qui dépend aussi d'enjeux de rentabilité, de flexibilité, de flux de personnel
00:09:36complexe et qui, du coup, l'accueil de l'enfant n'est pas forcément toujours
00:09:40favorable pour prendre en compte les trois critères cités précédemment.
00:09:45Pour rentrer un peu plus dans le projet Planit, on est donc une équipe in-rallée
00:09:49pour l'instant qui termine à deux.
00:09:51On a commencé à nombreux.
00:09:53On a eu beaucoup de stagiaires qui sont présents.
00:09:55Je travaille avec Anthony Fardé, qui est chercheur en nutrition et alimentation
00:10:00préventive et holistique.
00:10:02Et donc, on est au sein de l'unité nutrition humaine de l'UNRAD T à Clermont-Ferrand.
00:10:08C'est un projet de recherche qui est européen et qui s'inscrit dans les financements
00:10:13Horizons.
00:10:14Ce programme, en fait, a l'originalité d'associer 24 partenaires qui sont à la fois
00:10:19des instituts de recherche, des think tanks sur 11 pays d'Europe.
00:10:24Et un travail de recherche qui vise justement à bien, on va dire, synthétiser ces processus
00:10:31sur trois échelles d'action.
00:10:34Des échelles micro, c'est-à-dire à l'échelle des enfants, des individus.
00:10:38L'échelle méso, celle des environnements alimentaires.
00:10:41Et l'échelle macro, celle du système alimentaire.
00:10:44Par environnement alimentaire, on va qualifier par exemple les supermarchés, l'école,
00:10:48les publicités, la cantine, l'échelle du système alimentaire, on est plus dans
00:10:53les politiques publiques, le système agricole, industriel, etc.
00:10:58Donc, ce programme vise à comprendre les facteurs qui influencent les comportements
00:11:02alimentaires, qui impactent et la santé et l'environnement.
00:11:06Analyser donc ces différents comportements, les habitudes pour voir justement comment
00:11:09changer ces pratiques et ces habitudes.
00:11:12Avec un volet un peu particulier sur l'impact des coûts cachés de l'alimentation.
00:11:17Et pour cela, en fait, ce projet a la grande originalité de travailler sur le concept
00:11:23de Living Lab, laboratoire vivant, qui deviennent des outils pour permettre justement d'accéder
00:11:29à l'action, de la recherche-action, c'est-à-dire développer des interventions en expérimentation
00:11:35avec les acteurs du territoire, avec des publics cibles, pour adapter au territoire et au groupe
00:11:41de population cible justement ces nouvelles stratégies et mutations de comportement et d'habitude.
00:11:46Donc, pour nous, ce travail européen vise à combiner neuf laboratoires vivants.
00:11:51Donc, par exemple, voilà ici la carte.
00:11:55Chaque pays de ces laboratoires vivants travaille avec une population cible particulière.
00:12:01Et donc, l'intérêt du programme, c'est d'aller sur tous les âges de la vie.
00:12:05Et l'originalité aussi, c'est d'être sur des âges de la vie où à un moment donné,
00:12:09on n'est pas en capacité d'avoir le choix de son alimentation.
00:12:14Donc, c'est-à-dire que nous, on va travailler en France avec les enfants de 6 à 15 ans.
00:12:19Mes collègues suédois travaillent pour les moins de 6 ans.
00:12:22Mes collègues polonais pour les 15-18 ans.
00:12:25En Irlande, ils travaillent par exemple sur des étudiants en situation de précarité.
00:12:29En Hongrie, avec des mamans célibataires.
00:12:31Et puis, en Espagne et en Grèce, ils travaillent par exemple avec les personnes âgées
00:12:36en centre d'accueil.
00:12:39Donc, ça, cette approche de « on n'est pas en capacité de choisir son assiette »
00:12:43fait qu'on est dans un système encore plus dépendant,
00:12:47justement des acteurs du système.
00:12:49Et c'est pour ça que le laboratoire vivant va permettre d'explorer à la fois
00:12:55des actions à mettre en œuvre ensemble, à expérimenter,
00:12:58tout en travaillant sur l'analyse des facteurs d'influence.
00:13:04Pour notre laboratoire français vivant, Planet Kids,
00:13:08donc, comme il s'intitule, on a travaillé en début de recherche à identifier des comportements
00:13:16alimentaires qui vont avoir un fort impact sur la santé et l'environnement.
00:13:20C'est-à-dire qu'à partir du moment où on arrive à modifier ces comportements-là,
00:13:25on peut garantir que l'impact en faveur de la santé et en faveur de l'environnement
00:13:30va être assez efficace.
00:13:32Donc, parmi ces comportements, on a cinq thématiques.
00:13:36On a, par exemple, la viande rouge avec une proposition de consommation un peu plus réduite.
00:13:43Absolument pas aller vers le végétarisme ou le véganisme,
00:13:45ce n'est pas du tout l'objet puisqu'on a besoin d'équilibre alimentaire en termes de vitamine,
00:13:50etc. et de paire.
00:13:51Pour autant, on a une consommation assez importante de cet aliment-là.
00:13:55Et donc, on a observé que si on arrive à le réduire à l'âge adulte,
00:13:59il peut y avoir une diminution des cancers colorectaux, de diabète,
00:14:02une diminution pour l'environnement des gaz à effet de serre.
00:14:05Et puis aussi, à nos échelles locales, des transitions territoriales
00:14:09qui doivent être respectées en termes de culture, d'élevage de moyenne montagne,
00:14:13par exemple en Auvergne.
00:14:14Donc, cet équilibre doit être retrouvé autour de ces thématiques.
00:14:17On a également la thématique des aliments ultra transformés.
00:14:20C'est vrai qu'Anthony est aujourd'hui spécialiste en France de cette thématique-là
00:14:24pour éviter l'obésité, les diabètes également, les maladies cardiovasculaires,
00:14:29des enjeux de produits industriels avec une forte empreinte énergétique,
00:14:33une forte empreinte écologique en termes des aballages,
00:14:36une standardisation des forts d'import de la chimie
00:14:38qui peut être revisité dans les produits,
00:14:42les céréales raffinées, les légumineuses, les boissons sucrées.
00:14:45Je ne vais pas rentrer dans le détail de tout, mais voici les thématiques.
00:14:48Et par rapport à ça, en fait, l'hypothèse qu'on met en avant
00:14:51et qu'Anthony développe depuis maintenant une quinzaine d'années,
00:14:54c'est le concept des 5 V, il y a les 3 V, puis les 4 V,
00:14:57on est en train de rajouter le 5e V, c'est-à-dire c'est d'accompagner
00:15:01dans ces changements de processus, ces comportements,
00:15:03une alimentation plutôt vraie, c'est-à-dire le plus brut possible,
00:15:07le moins transformé possible, végétalisé pour retrouver un équilibre
00:15:12entre les apports végétaux et les apports protéines animales,
00:15:15varié, c'est-à-dire avoir justement une diversification dans l'assiette,
00:15:19vivant le plus proche des enjeux d'agroécologie,
00:15:22comme on évoquait tout à l'heure, et volupté,
00:15:24d'essayer d'avoir un maximum de plaisir,
00:15:26ce qui est le facteur clé pour les enfants, aussi pour les adultes,
00:15:30mais c'est vrai que pour les enfants, il faut avant tout
00:15:32que les enfants se fassent plaisir dans l'assiette.
00:15:38Cécile ?
00:15:39Oui, donc tous ces leviers que tu viens…
00:15:41Enfin non, une partie des leviers, mais oui, je pense quasiment tous
00:15:44que tu viens de mentionner, sont en fait inscrits dans les objectifs
00:15:49de la fameuse SNANC, donc Stratégie Nationale pour l'Alimentation,
00:15:52la Nutrition et le Climat.
00:15:54Je ne vais pas tout vous lire, mais cette SNANC,
00:16:00elle met en cohérence, en musique, un certain nombre de stratégies
00:16:05qui existent déjà et qui vont avoir un lien avec l'alimentation.
00:16:08Par exemple, la SNBC, Stratégie Nationale à Bas Carbone.
00:16:13Donc, un des objectifs de la SNANC, ça va être d'atteindre les objectifs
00:16:17de cette stratégie bas carbone à horizon 2030,
00:16:20et pour cela, eh bien, retrouver le plus possible cet équilibre alimentaire
00:16:24avec une augmentation de la consommation de fruits et légumes,
00:16:27de légumineuses, une consommation suffisante et limitée
00:16:30de poissons et de produits laitiers,
00:16:33et une limitation de la consommation de viande et de charcuterie,
00:16:37en particulier importée.
00:16:38On ne mange pas que des fruits, on ne mange pas que du poisson,
00:16:42on ne mange pas que du lait, sinon on serait en mauvaise santé.
00:16:44Donc, c'est vraiment ce qu'a dit Claire, c'est retrouver cet équilibre
00:16:46en remettant les curseurs au meilleur endroit possible
00:16:49de ce que la science nous dit.
00:16:52Voilà.
00:16:53Cette SNANC vise aussi une cible de 12% de consommation
00:16:57des produits bio en valeur.
00:17:00Elle réaffirme les objectifs des galimes, dont je vais parler plus tard.
00:17:04L'objectif de réduire de moitié le gaspillage alimentaire.
00:17:10Atteindre une couverture du territoire de moins 80% de PAT,
00:17:14donc Projet Alimentaire Territoriaux, de niveau 2.
00:17:18Et enfin, améliorer la qualité de l'offre de l'aide alimentaire.
00:17:22L'aide alimentaire, ça, c'était un grand problème aussi
00:17:25dans l'aide au développement, dans les pays en développement.
00:17:29On envoie des céréales, du riz notamment,
00:17:35mais il manque souvent la partie fraîche de l'alimentation.
00:17:39Et donc, c'est un peu pareil en fin de compte en France.
00:17:42Et donc, c'est augmenter la part de fruits et légumes
00:17:44dans cette offre d'aide alimentaire.
00:17:47Et j'en ai fini, pour cette diapositive.
00:17:54Donc, j'interviens juste pour dire, il y a une question pour Cécile,
00:17:59dans le chat.
00:18:00Pourquoi la SNAC, on ne parle pas d'aliments ultra-transformés ?
00:18:05Oui, je comptais y revenir plus tard, mais en fait, la SNAC en parle.
00:18:08Mais pour être tout à fait transparente, c'est un sujet qui a fait l'objet de beaucoup de tensions
00:18:16entre le ministère de la Santé et le ministère de l'Agriculture.
00:18:20Puisque l'ANIA...
00:18:24Enfin, prétend, les arguments de l'ANIA sont qu'il n'y a pas de définissant des aliments ultra-transformés.
00:18:28Les scientifiques disent qu'il y en a une.
00:18:31En tout cas, pour Anthony Fardé, c'est extrêmement clair, ce qu'est un aliment ultra-transformé.
00:18:36Et donc, le ministère de l'Agriculture reprend ses arguments en se basant sur un avis de l'ANIA, je
00:18:41crois.
00:18:42Et donc, effectivement, la SNAC n'est pas allée très loin en termes d'ambition sur les aliments ultra-transformés.
00:18:49Pour autant, ils y sont quand même.
00:18:51Mais c'est très timide.
00:18:52C'est-à-dire que l'objectif, c'est de travailler sur une définition des aliments ultra-transformés.
00:18:56Excusez-moi si je souris, mais c'est vrai que, à titre personnel, je trouve que ce n'est pas
00:19:01assez ambitieux.
00:19:02Mais le ministère de l'Agriculture estime que c'est un premier pas et une main tendue pour travailler avec
00:19:08les industriels vers une définition.
00:19:15Alors, justement, pour parler des industriels, ça a l'air de faire le relais.
00:19:20Travailler sur la Living Lab, c'est travailler sur la notion d'innovation, dite ouverte et sociale.
00:19:27Et donc, souvent, la notion d'innovation, on la retrouve auprès des industriels.
00:19:30C'est-à-dire qu'ils ont des fortes capacités à innover sur des produits, sur des démarches R&D,
00:19:36marketing, logistique,
00:19:37où ils vont, au sein même de l'entreprise, trouver des nouvelles façons de fabriquer des gâteaux, par exemple.
00:19:42Là, pour nous, l'intérêt du Living Lab et du Laboratoire de Monts,
00:19:46c'est de travailler avec le projet alimentaire territorial du PETR Grand Clermont,
00:19:51parc naturel régional de l'Ivoire-Droit-Forêt.
00:19:53Donc, il y a un territoire assez vaste.
00:19:56C'est un territoire qui, nationalement, a été un des premiers, il a été créé en 2016,
00:20:02à travailler sur deux, justement, territoires.
00:20:04Un territoire plutôt urbain, qui est le Pays du Grand Clermont,
00:20:07et le territoire plutôt rural du parc naturel régional de l'Ivoire-Droit-Forêt,
00:20:11avec, justement, l'intérêt de construire ce dialogue urbain-rural
00:20:16dans les approvisionnements, dans la stratégie aussi de complémentarité territoriale
00:20:21autour de l'alimentation.
00:20:23Alors, je connais un peu ce projet, un peu plus,
00:20:25parce que j'ai participé dans le cadre du projet PSDR Inventé,
00:20:29qui est un projet de recherche-action déjà en 2016,
00:20:32justement, à monter des ateliers participatifs pour créer ce PAT.
00:20:36Et l'autre originalité depuis 2016 de ce PAT,
00:20:39c'est qu'il a, dans sa gouvernance, un comité de chercheurs dont je fais partie,
00:20:46qui sont des chercheurs qui développent, justement, avec le PAT,
00:20:50des projets de recherche-action pour davantage intégrer, impliquer et innover
00:20:55auprès du réseau d'acteurs sur les projets.
00:20:59Donc, aujourd'hui, par exemple, il y a le projet Tetrae,
00:21:00si vous connaissez aussi, qui est porté en partie par le PAT,
00:21:05donc Planit et d'autres projets.
00:21:07Donc, ce qui nous permet, du coup, depuis ces différentes années,
00:21:12de développer cette innovation ouverte et sociale
00:21:16et de travailler avec l'ensemble des acteurs de l'écosystème de l'environnement.
00:21:20Alors, pour nous, au niveau de Planit, c'est les enfants de 6 à 15 ans,
00:21:23mais d'avoir des rapports avec les partenaires publics, privés, la population,
00:21:27et de, justement, être non plus uniquement dans l'innovation
00:21:33que peuvent représenter certains acteurs du système alimentaire,
00:21:37mais que chaque membre du système alimentaire co-travail,
00:21:42co-construise ensemble ces innovations.
00:21:45Donc, le co-là devient très important.
00:21:48Et donc, pour cela, c'est d'aller vers la lecture, pour nous, scientifiques,
00:21:52des freins et des leviers pour améliorer ces transformations et ces transitions.
00:21:59Donc, le réseau d'acteurs qui est partenaire au sein du Living Lab Planit Kids,
00:22:06le voici.
00:22:07Donc, on a des acteurs à la fois en termes d'acteurs publics,
00:22:11donc des territoires, des municipalités, des comités de communes.
00:22:16Justement, la DRAF est partenaire également.
00:22:19Un certain nombre d'établissements scolaires.
00:22:21On est à peu près sur une douzaine aujourd'hui,
00:22:23allant de l'école primaire, collègue.
00:22:25On a deux collèges et un lycée, enfin deux lycées,
00:22:29puisqu'on a des lycées qui sont très, très impliqués,
00:22:31puis des lycées qui sont simplement observateurs, partenaires observateurs.
00:22:35On a également un collectif d'associations qui sont à la fois,
00:22:40qui travaillent à la fois sur l'éducation à l'alimentation,
00:22:43l'éducation à l'environnement, mais aussi des collectifs citoyens.
00:22:47Les services de santé, comme l'ARS Promotion Santé,
00:22:51le CHU avec le gros projet Calories sur l'obésité infantile,
00:22:54sur Clermont-Ferrand.
00:22:55Des nutritionnistes également.
00:22:58Et puis, un collectif d'acteurs des environnements et des systèmes alimentaires,
00:23:03donc allant de la fourche aux distributeurs,
00:23:05avec par exemple, justement, des collectifs d'agriculteurs,
00:23:10des collectifs aussi d'agriculteurs qui sont montés pour aller vers la découpe
00:23:14et l'abattage de bêtes, par exemple.
00:23:17des protecteurs de race, comme la race férendaise,
00:23:21des plateformes d'approvisionnement,
00:23:24des distributeurs et des industriels.
00:23:26Et puis, enfin, un collectif de chercheurs pour justement aussi prendre en compte
00:23:31que ce système alimentaire, il ne peut pas être monodisciplinaire dans son analyse
00:23:35et avoir justement aussi une lecture des systèmes agréables,
00:23:39des systèmes de filières, des comportements alimentaires infantiles, etc.
00:23:44Donc, tous ces acteurs, en fait, pendant trois ans, de 2022 jusqu'à maintenant,
00:23:49ont accepté de travailler ensemble pour co-construire des actions
00:23:57pour essayer de travailler sur ces transformations et innovations sociales et ouvertes.
00:24:02Donc, trois environnements alimentaires ont été investigués.
00:24:06Le premier environnement, c'est la restauration scolaire,
00:24:09dans lequel on a mené une action autour de menus communs
00:24:11que je développerai un peu plus en détail.
00:24:13Une autre action a été menée auprès des collèges
00:24:17pour justement prendre en compte la question de l'acceptabilité
00:24:20et de la consommation de léguminages par les collégiens,
00:24:23avec un travail aussi en restauration scolaire
00:24:26et des ateliers de cuisine créative autour des lentilles, notamment.
00:24:31Un travail avec aussi la grande surface,
00:24:34les grandes et moyennes surfaces sur des escape games
00:24:38et des lectures de paysages et environnementalimentaires.
00:24:41Je développerai un peu plus.
00:24:42Et puis, un travail mené auprès des enfants, des familles, des parents,
00:24:47des agents de cantine et des industriels
00:24:49pour repenser la question d'un goûter bon, sain et durable
00:24:53que je développerai aussi très rapidement.
00:24:58Pour rentrer un peu plus en détail sur l'action qu'on a menée
00:25:00sur les menus locaux,
00:25:02l'objectif était justement d'aller sur des comportements
00:25:06autour de la question de la viande,
00:25:08des aliments ultra-transformés.
00:25:09Par exemple, notamment, on s'est rendu compte
00:25:12que certains cuisiniers qui voulaient mettre en place
00:25:15les menus végés à la semaine
00:25:17avaient des difficultés à cuisiner, en fait, par exemple, le végé
00:25:21et de développer, enfin, s'approvisionner pas mal
00:25:24en aliments ultra-transformés végés,
00:25:26donc par exemple des galettes, des steaks végés,
00:25:28des choses comme ça.
00:25:29Et aussi, un travail sur les produits céréaliers complets.
00:25:33Aujourd'hui, il y a un projet sur le PAT qui s'appelle Epidome
00:25:35qui vise à développer des pains à base de farine de légumineuse
00:25:39ou l'INRA également au partenaire.
00:25:43Mais plus concrètement sur Planit,
00:25:46nous, on a travaillé sur la question de la viande
00:25:50et des légumineuses et des aliments ultra-transformés.
00:25:53Plus particulièrement sur la viande,
00:25:55en fait, on a travaillé avec un collectif de cuisiniers
00:26:01qui est animé par Clermont-Auvergne Métropole
00:26:04et Bio63.
00:26:07Et les premières rencontres qu'on a eues avec ce collectif,
00:26:11les cuisiniers disaient
00:26:12les enfants mangent de moins en moins de viande.
00:26:18Et donc, comment retravailler la question de nos quantités
00:26:21et nos approvisionnements ?
00:26:22Parce qu'au final, on se rend compte que ça nous coûte cher,
00:26:25il y a du gaspillage qui est généré.
00:26:29Face à cette question,
00:26:30on a travaillé au sein de ce groupe de travail
00:26:33la lecture justement du processus d'approvisionnement
00:26:37qui se fait et de voir l'impact et les leviers
00:26:40et les ficelles sur lesquels on pouvait agir.
00:26:42Donc, beaucoup de cuisiniers,
00:26:44avant notre expérimentation,
00:26:46évoquaient le fait qu'ils travaillaient avec des plateformes
00:26:48du fait de l'obligation justement de contractualisation
00:26:51et de marché public,
00:26:53mais s'approvisionnaient sur des viandes
00:26:55qui venaient de plutôt assez loin.
00:26:57Il y en avait qui s'approvisionnaient également
00:26:58sur des viandes qui venaient de Belgique, par exemple,
00:27:01pour une rationalisation des coûts,
00:27:04mais pas du tout en termes de cohérence écologique
00:27:07et même pour voir de santé,
00:27:09puisque c'était des viandes dès qu'elles étaient cuisinées,
00:27:11elles faisaient beaucoup d'eau.
00:27:12Et donc, ils avaient besoin, par exemple, d'en acheter plus
00:27:14pour avoir une quantité de matière à consommer
00:27:18plus importante parce que tout fondait dans l'eau.
00:27:22Donc, certains cuisiniers, eux, avaient commencé
00:27:25à passer vers d'autres formes d'approvisionnement plus locaux
00:27:29avec des plateformes comme, par exemple, AgriLocal
00:27:33pour, justement, être beaucoup plus prêts
00:27:36en contact des agriculteurs,
00:27:38mieux connaître les enjeux de production,
00:27:42d'où venait la viande
00:27:43et de pouvoir l'expliquer aux enfants, en fait.
00:27:45L'enjeu, c'était de réapprendre aussi aux enfants
00:27:47de savoir qu'est-ce qu'une viande.
00:27:49Donc, on a travaillé aussi avec, par exemple,
00:27:51des enseignants qui avaient du mal à dire
00:27:53« Peut-on parler de l'abattoir ? »
00:27:54ou des choses comme ça.
00:27:55Et puis, de voir avec les cuisiniers,
00:27:57donc, les formes de contrats à retravailler
00:28:00pour pouvoir maintenir le marché public,
00:28:02mais réduire, par exemple,
00:28:04le temps de marché à trois mois,
00:28:08voire trois semaines,
00:28:09selon les aléas de l'école
00:28:12où, par exemple, il y avait une sortie scolaire,
00:28:13il fallait réajuster l'approvisionnement,
00:28:16voire un contrat aussi commercial
00:28:18qui soit cohérent pour l'agriculteur, etc.
00:28:20Donc, tous ces objectifs-là,
00:28:22on essaie d'être travaillés
00:28:24dans ce groupe de travail.
00:28:27Nous, en tant qu'INRA aussi,
00:28:28on a essayé de voir, finalement,
00:28:31quels étaient les critères à l'échelle micro
00:28:32de l'enfant de la consommation de viande,
00:28:35c'est comment ces normes étaient socialement construites
00:28:37de cette viande consommée à la cantine,
00:28:40en quoi ils avaient ces méconnaissances
00:28:41sur ces impacts agroécologiques,
00:28:44qu'est-ce que la viande, finalement,
00:28:46pour les enfants,
00:28:47et puis faire en sorte qu'aussi,
00:28:48il y avait une consommation qui était réduite
00:28:50parce qu'ils voulaient beaucoup manger
00:28:51de viande hachée
00:28:52et pas forcément en savoir plus sur la viande.
00:28:56Donc, comment travailler sur ça ?
00:28:58Et puis, de manière plus globale,
00:28:59avec le PAT aussi,
00:29:01à l'échelle macro,
00:29:02de se dire, finalement,
00:29:03on voit bien qu'il y a une diminution aussi
00:29:06de faculté de s'approvisionner,
00:29:08notamment si on veut retravailler
00:29:10sur une assiette 5V,
00:29:12vraie, végétale, variée,
00:29:13équilibrée par rapport à la viande,
00:29:16il est important de savoir
00:29:17où est-ce qu'on peut s'approvisionner localement,
00:29:19sachant qu'il y a des grosses difficultés,
00:29:20notamment sur l'aspect maraîchage,
00:29:22par exemple, autour de Clermont-Ferrand,
00:29:23où dans le livre à doigts,
00:29:24c'est un peu trop montagnard,
00:29:25c'est un peu complexe.
00:29:28Donc, pour cela,
00:29:30le travail a été initié en 2023
00:29:34sur l'essai d'expérimenter
00:29:36deux menus locaux,
00:29:38un menu végétarien
00:29:40et un menu axé sur la race ferrandaise,
00:29:43un bœuf bourguignon
00:29:43à base de race ferrandaise,
00:29:45avec l'objectif de rencontrer
00:29:48les agriculteurs,
00:29:49de comprendre c'est quoi cette vache,
00:29:50de rencontrer les bouchers
00:29:52et puis aussi de comprendre
00:29:54la filière pour l'abattage
00:29:56avec les freins et les leviers.
00:29:59Tous ces échanges et ces réunions
00:30:01et de très nombreuses réunions
00:30:02qui ont été faites,
00:30:03pour choisir les modes de cuisson.
00:30:05Il y a aussi des visites de cantine
00:30:07entre cuisiniers
00:30:08pour essayer de voir
00:30:10quels étaient les instruments
00:30:12qu'ils utilisaient
00:30:13en termes de basse cuisson,
00:30:14cuisson lente,
00:30:15les appareils qui étaient disponibles,
00:30:17etc.
00:30:18Et donc,
00:30:18de mutualiser l'achat
00:30:21de cette viande
00:30:23pour voir justement aussi
00:30:24quel était l'intérêt
00:30:25de travailler sur la livraison,
00:30:28de mutualiser sur une période,
00:30:30donc avoir un temps de communication
00:30:31auprès des élus
00:30:32et des familles
00:30:33sur cette action mutualisée
00:30:36et puis de voir aussi
00:30:38quels coûts et bénéfices
00:30:40il pouvait y avoir
00:30:41et de reproduire cette action
00:30:43sur un autre menu,
00:30:45donc le menu végétarien,
00:30:47où là,
00:30:47on avait entré,
00:30:48plat, dessert,
00:30:48avec cette même stratégie
00:30:50d'approvisionnement locaux,
00:30:51d'observation du transport,
00:30:53de transformation,
00:30:54parce qu'on n'a pas de légumerie,
00:30:56par exemple,
00:30:56à Clermont-Ferrand,
00:30:57donc poser la question aussi
00:30:58des acteurs intermédiaires
00:31:00pour permettre d'accompagner
00:31:03les cuisines
00:31:04dans ces approches-là
00:31:05et de répondre
00:31:06aux enjeux de la loi EGali
00:31:08derrière tout ça.
00:31:09Et nous,
00:31:10donc l'INRA,
00:31:11de développer des enquêtes
00:31:12à base de tablettes numériques
00:31:14et de micro-entretiens
00:31:15auprès des enfants,
00:31:18donc il y a eu 12 écoles,
00:31:22enfin non,
00:31:2212 municipalités partenaires,
00:31:24on a eu 16 000 enfants
00:31:26qui ont pu être impactés
00:31:27par la démarche,
00:31:28mais nous,
00:31:29on a pu enquêter
00:31:30dans quatre écoles
00:31:31et on a touché
00:31:32à peu près 750 enfants.
00:31:35Et cette démarche,
00:31:37ça a eu un tel succès
00:31:38qu'elle a été diffusée
00:31:39sur le territoire d'Amberg,
00:31:41où là a été reproduit aussi
00:31:43la démarche
00:31:44que je vais un peu expliquer.
00:31:46Donc,
00:31:47en termes de résultats,
00:31:48sur Clermont-Ouvergne-Métropole,
00:31:50il y a eu 14 000 repas
00:31:51qui ont été servis
00:31:52dans 12 cantines scolaires.
00:31:54On a constaté
00:31:55qu'on a fait une analyse aussi
00:31:56sur un menu bourguignon classique
00:32:00qui n'était pas
00:32:01avec un objet de communication,
00:32:02etc.
00:32:03Donc,
00:32:03on a pu voir le biais aussi
00:32:04autour de la communication,
00:32:05mais pas seulement,
00:32:06on a pu analyser
00:32:07dans les enquêtes
00:32:08les stratégies
00:32:09de consommation
00:32:10autour de la viande
00:32:11et donc,
00:32:12c'est vrai que 70 %
00:32:13des enfants,
00:32:14alors que d'habitude,
00:32:14il n'y a que 60 %
00:32:15d'enfants
00:32:15qui sont satisfaits
00:32:17de la consommation,
00:32:17c'est-à-dire qu'il y a 40 %
00:32:18d'enfants
00:32:19qui ont du mal
00:32:20à accepter
00:32:21de manger ce type de plat.
00:32:23Un bourguignon
00:32:23qui est aujourd'hui
00:32:24un plat
00:32:25qu'on ne consomme pas
00:32:25forcément à la maison.
00:32:27Là,
00:32:27il y a eu
00:32:27une augmentation
00:32:28de satisfaction
00:32:29parmi 784 enfants.
00:32:30J'ai 750,
00:32:31c'est 784.
00:32:32Et on a constaté
00:32:33en impact primaire
00:32:34un euro de plus
00:32:35par kilo
00:32:36pour les agriculteurs.
00:32:37Donc,
00:32:38cette démarche a fait aussi
00:32:38qu'il y a eu
00:32:39une augmentation
00:32:39de la rémunération
00:32:40de l'agriculteur
00:32:41qui était plutôt intéressant.
00:32:43Sur le menu VG,
00:32:44on a eu 12 500 repas
00:32:45qui ont été servis,
00:32:4610 cantines,
00:32:47donc 2 cantines
00:32:48qui n'étaient plus capables
00:32:49de continuer la démarche,
00:32:52avec un peu plus
00:32:53de difficultés
00:32:53sur l'autonomie
00:32:54et la qualité des recettes.
00:32:56Justement,
00:32:56on a retrouvé
00:32:57des complexités
00:32:57à ne pas aller
00:32:58vers des aliments
00:32:59ultra transformés,
00:32:59par exemple.
00:33:00Et la mutualisation
00:33:01aussi des achats
00:33:03a été extrêmement compliquée
00:33:04sur les menus VG
00:33:05parce que certains agriculteurs
00:33:07avaient déjà des contacts
00:33:08avec leurs propres maraîchers
00:33:09aux alentours,
00:33:10d'autres n'avaient pas
00:33:12de contacts,
00:33:13donc la mutualisation
00:33:14était plus complexe.
00:33:15Et puis,
00:33:16on s'est rendu compte
00:33:17qu'effectivement,
00:33:18pour beaucoup d'enfants,
00:33:19les légumineuses
00:33:20étaient très peu connues,
00:33:21les lentilles,
00:33:22ils n'avaient pas
00:33:22trop ce que c'était,
00:33:24même si quand même
00:33:25cet aliment
00:33:26qui est assez cuisiné
00:33:27dans les cantines,
00:33:28la façon dont ça avait été
00:33:29présenté n'avait pas été
00:33:30très appréciée.
00:33:31Et dans la reconduction
00:33:32qu'on a fait sur Amber,
00:33:34il y a eu 2000 repas
00:33:35qui ont été servis.
00:33:36La grande,
00:33:37grande originalité,
00:33:38c'est qu'on avait
00:33:39un seul agriculteur
00:33:40qui proposait
00:33:41une seule bête
00:33:41et là,
00:33:42la mutualisation,
00:33:43elle s'est faite
00:33:43sur les parties
00:33:45à consommer de la bête
00:33:46parce qu'on avait
00:33:47à la fois,
00:33:48on avait justement
00:33:49tous les âges de la vie,
00:33:50de la crèche
00:33:50jusqu'aux EHPAD
00:33:51dont le CHU d'Amber
00:33:53aussi qui était partenaire
00:33:54et donc chaque partenaire
00:33:57de cantine
00:33:58partageait entre guillemets
00:33:59une partie de la bête.
00:34:01Par exemple,
00:34:02l'EHPAD a dit
00:34:03« moi, les anciens,
00:34:04ça ne dérange pas
00:34:05de manger des abats. »
00:34:06Les petites communes rurales
00:34:07qui avaient des cantines
00:34:08à 20, 30 convives,
00:34:09nous, on a un peu plus
00:34:10de financement,
00:34:11on peut manger
00:34:11de l'entrecôte.
00:34:13Le collège,
00:34:14les sept,
00:34:14nous, on a des appareils
00:34:15pour faire des steaks hachés
00:34:17donc on peut hacher
00:34:19les parties un peu
00:34:20moins nobles
00:34:21de la bête.
00:34:21Et donc,
00:34:22sur cette expérience,
00:34:23ils ont pu justement
00:34:24travailler à la rentabilité,
00:34:26à la valorisation
00:34:27de l'ensemble de la bête.
00:34:28Pour l'agriculteur,
00:34:29ça a été un peu moins
00:34:30rémunérateur,
00:34:31il n'y a plus de 50 centimes
00:34:32de plus quand même
00:34:34par rapport
00:34:34au coût traditionnel d'achat.
00:34:36Pour les cantines,
00:34:37le coût d'achat
00:34:38était à 2 euros
00:34:39plus élevé
00:34:40mais des quantités
00:34:42beaucoup plus réduites
00:34:44parce que justement,
00:34:44il y avait moins d'eau
00:34:45dans ces productions
00:34:48et ces cuisines.
00:34:49Et la dernière originalité
00:34:51pour Amber,
00:34:52c'est qu'ils ont travaillé
00:34:53avec l'abattoir
00:34:55qui a développé
00:34:56un service de découpe,
00:34:57ce qui n'était pas là
00:34:59pour l'occasion
00:35:00et qui aussi,
00:35:03avec la comité de commune,
00:35:04a développé un travail
00:35:05sur le portage,
00:35:06enfin,
00:35:07a mobilisé la flotte
00:35:08des camionnettes
00:35:09de portage de repas
00:35:10à domicile
00:35:11pour livrer les cantines
00:35:12dans les territoires
00:35:13les plus ruraux.
00:35:15Donc là,
00:35:15on a trouvé aussi
00:35:16une innovation sociale
00:35:17assez intéressante
00:35:19sur cette démarche.
00:35:21Pour cibler un peu
00:35:22l'échelle micro
00:35:24au niveau des enfants,
00:35:25nous,
00:35:25une race qu'on a pu observer,
00:35:27c'est qu'effectivement,
00:35:28très globalement,
00:35:29sur les 40%
00:35:30où la consommation
00:35:31de viande
00:35:31est bof,
00:35:33pas trop importante,
00:35:34il y en a quand même
00:35:3415%
00:35:35qui s'abcènent totalement
00:35:37de manger de la viande.
00:35:39Donc aujourd'hui,
00:35:39les cuisiniers
00:35:40ont le chiffre,
00:35:42on va dire,
00:35:43exact
00:35:43d'enfants
00:35:45qui ne mangent pas
00:35:45de viande
00:35:46et qui permettent
00:35:47de rééquilibrer
00:35:49leurs approvisionnements.
00:35:51Les raisons,
00:35:52elles sont multiples
00:35:53puisqu'on a travaillé
00:35:55sur des écoles
00:35:55qui étaient à la fois
00:35:56en quartier prioritaire,
00:35:57en rural,
00:35:57en périurbain
00:35:58pour voir justement aussi
00:35:59les enjeux
00:36:00des environnements
00:36:01alimentaires.
00:36:03Donc,
00:36:03il y a certes
00:36:04des contraintes religieuses.
00:36:05Dans les 15%,
00:36:06il y a à peu près
00:36:0660% de ces tensions
00:36:07qui sont liées
00:36:08sur des enjeux religieux.
00:36:10Mais dès le plus jeune âge,
00:36:12dès 6 ans,
00:36:12des enfants
00:36:13qui vont dire
00:36:14« de toute façon,
00:36:15papa et maman
00:36:16nous disent
00:36:16de ne pas manger de viande
00:36:17parce qu'on ne sait pas
00:36:18justement
00:36:18si c'est religieux
00:36:19ou pas religieux. »
00:36:21Même eux-mêmes
00:36:21en fait
00:36:21ne savent pas trop
00:36:22pourquoi,
00:36:23comment
00:36:23et ils nous disent
00:36:24juste « papa et maman
00:36:24nous a dit
00:36:25de ne pas manger. »
00:36:27Ensuite,
00:36:27il y a sur
00:36:27des préférences personnelles,
00:36:29des enfants
00:36:29qui tout simplement
00:36:30n'aiment pas la viande,
00:36:31à peu près 25%.
00:36:32Des 8 ans,
00:36:33des régimes spécifiques,
00:36:35notamment des petites filles
00:36:37qui se déclarent
00:36:38végétariennes,
00:36:39qui veulent manger
00:36:40sans viande.
00:36:42ou alors aussi
00:36:43l'impact
00:36:44de l'héritage
00:36:46culturel familial.
00:36:47Il est assez faible,
00:36:485%.
00:36:49Les enfants disent
00:36:50« ce n'est pas comme
00:36:50à la maison,
00:36:51à la cantine,
00:36:53ce n'est pas bon.
00:36:53Quoi qu'il arrive,
00:36:54la viande,
00:36:54ce n'est pas bon. »
00:36:55Alors,
00:36:55bien évidemment,
00:36:56sur du bourguignon,
00:36:57on se retrouve
00:36:57avec des pièces
00:36:58un peu de la partie
00:36:59arrière,
00:37:00avant de la bête,
00:37:02avec des gros morceaux
00:37:03de collagène
00:37:04qui souvent est perçu
00:37:05comme du nerf
00:37:06ou du grap
00:37:06à des enfants
00:37:07et qui forcément
00:37:08n'est pas très apprécié.
00:37:09Et on observe
00:37:10quand même
00:37:11dans cette attention
00:37:11une différence genrée
00:37:13et selon les âges.
00:37:14Donc,
00:37:14effectivement,
00:37:15un peu plus
00:37:16les filles
00:37:17consomment moins,
00:37:18enfin s'abstiennent
00:37:19un peu plus
00:37:19dans la consommation
00:37:20de viande
00:37:20que les garçons.
00:37:21Pour autant,
00:37:22les garçons
00:37:23ont une appréciation
00:37:25un peu moyenne
00:37:26alors que les filles
00:37:26peuvent beaucoup aimer
00:37:28ou pas du tout aimer.
00:37:29C'est un peu plus tranché.
00:37:30Et bien sûr,
00:37:31par rapport aux âges,
00:37:32on peut avoir
00:37:33dans les recommandations
00:37:34qu'on a pu discuter
00:37:36avec les agents de cantine,
00:37:37justement,
00:37:38de bien comprendre
00:37:39les différents âges
00:37:39puisqu'entre 6-8 ans,
00:37:41on a encore
00:37:41un apprentissage
00:37:42très fort
00:37:43et encore des héritages
00:37:44de néophobie alimentaire
00:37:45sur lesquels
00:37:46il faut travailler.
00:37:48Avoir une lecture
00:37:49plus simple
00:37:49de ce qui est dans l'assiette,
00:37:51justement,
00:37:52plus séparée,
00:37:53aussi bien variée,
00:37:54mais séparée.
00:37:54Le bourguignon,
00:37:55il voit des sauces,
00:37:56les couleurs,
00:37:57c'est un peu complexe.
00:37:59Et puis,
00:37:59cette référence familiale
00:38:01puisqu'aujourd'hui,
00:38:02peu de familles
00:38:03cuisinent du bourguignon,
00:38:04par exemple,
00:38:04sur les viandes.
00:38:05Nos mêmes titres
00:38:06pour le menu végétarien aussi,
00:38:08une lecture de…
00:38:10On a fait un parmentier
00:38:11de lentilles
00:38:13aux potis marrons.
00:38:14Les lentilles étaient perçues
00:38:15comme des petits pois
00:38:16et ce n'était pas forcément
00:38:17aussi cette référence
00:38:19qui était connue.
00:38:20Pour les 9-11 ans,
00:38:21on a un peu plus d'assises
00:38:23dans l'appréciation alimentaire
00:38:25et donc une lecture
00:38:26plus complexe
00:38:27et une comparaison
00:38:28aussi un peu plus efficace
00:38:31qui permet aussi,
00:38:31dans des outils
00:38:32d'éducation à l'alimentation
00:38:34qui peut être faite en cantine,
00:38:36cette rapproche
00:38:37entre les différents âges
00:38:38à prendre en compte
00:38:39qui nous paraît
00:38:39assez intéressante.
00:38:42Et pour conclure
00:38:43sur ces menus locaux,
00:38:44j'ai pu mettre en avant
00:38:47justement les différents freins
00:38:49et leviers du système.
00:38:50Alors,
00:38:51je ne pourrais pas
00:38:51tout vous détailler,
00:38:52mais on a plutôt mis
00:38:53le vert,
00:38:54pas mal de leviers
00:38:54qui ont été développés
00:38:56grâce à cette démarche.
00:38:57Il reste encore des freins,
00:38:59notamment,
00:39:00par exemple,
00:39:02cette histoire
00:39:02au niveau des abattoirs,
00:39:04puisqu'aujourd'hui,
00:39:05on a l'abattoir d'Ambert
00:39:06qui essaye,
00:39:07par exemple,
00:39:08de se développer
00:39:09alors qu'il y a
00:39:10un nouvel abattoir
00:39:11sur le département
00:39:12Varissoir
00:39:12qui s'est créé.
00:39:13Donc,
00:39:13comment retrouver
00:39:14des équilibres
00:39:15dans la démarche
00:39:17des circuits courts
00:39:17auprès des cantines,
00:39:18par exemple,
00:39:19et avoir une concurrence
00:39:21qui soit cohérente.
00:39:23Des soucis aussi
00:39:24pour l'éleveur,
00:39:27par exemple,
00:39:27parce que c'est difficile
00:39:28pour eux
00:39:29d'avoir des agréments
00:39:30européens
00:39:30pour vendre en local.
00:39:32Et donc,
00:39:33ces agréments-là
00:39:34sont des freins
00:39:35qu'il faudrait voir
00:39:36comment retravailler
00:39:36avec eux sur ça.
00:39:40Et aussi,
00:39:40pour les enfants,
00:39:41d'avoir encore
00:39:43cette lecture
00:39:43de la tradition
00:39:44du burger.
00:39:45Le bœuf n'est pas
00:39:46que dans le burger,
00:39:47il va être dans
00:39:47d'autres plats,
00:39:48par exemple.
00:39:49Et puis,
00:39:49toujours une complexité
00:39:51d'intégrer les parents.
00:39:53L'intérêt de cette démarche,
00:39:54ça a été de leur expliquer
00:39:54le coût matière
00:39:55d'un repas.
00:39:56En tout cas,
00:39:56s'ils payent un euro
00:39:57le repas à la cantine,
00:39:58le repas coûte réellement
00:40:00à la municipalité
00:40:00entre 12 et 14 euros.
00:40:02Et pour les parents,
00:40:03c'est quelque chose
00:40:04qui est encore un peu
00:40:04en décalage
00:40:05pour eux de comprendre
00:40:06puisqu'au final,
00:40:07ils ont besoin
00:40:07de savoir
00:40:07ce qui sort
00:40:08de leur porte-monnaie.
00:40:12Cécile,
00:40:12je t'ai assez.
00:40:13Oui,
00:40:15je reprends la parole
00:40:16avec Egalim.
00:40:18La restauration collective,
00:40:20c'est un véritable levier
00:40:22pour la politique
00:40:23de l'alimentation
00:40:24avec l'objectif
00:40:25d'accompagner
00:40:26la transition
00:40:27vers des systèmes alimentaires
00:40:28durables.
00:40:29Même si,
00:40:30ne nous le cachons pas,
00:40:31on sait que la part
00:40:33d'achat de denrées alimentaires
00:40:34par la restauration collective,
00:40:36elle est vraiment
00:40:36modeste
00:40:37par rapport
00:40:37à cette même part
00:40:39de denrées alimentaires
00:40:40qui part vers la GMS.
00:40:42Donc,
00:40:43en fait,
00:40:43la restauration collective,
00:40:45c'est une sorte
00:40:45un peu de cheval
00:40:47de troie,
00:40:47entre guillemets,
00:40:47pour avoir une économie
00:40:50plus vertueuse
00:40:50pour nos fillières,
00:40:51pour l'environnement,
00:40:53pour la santé des convives.
00:40:54Ça permet aussi
00:40:55de faire de l'éducation.
00:40:58Donc,
00:40:58la loi EGalim
00:40:59complétée par la loi
00:41:00Climat et Résilience,
00:41:02elle est très vaste,
00:41:03vous le savez,
00:41:03mais pour ce qui est
00:41:04de la partie
00:41:05restauration collective,
00:41:06c'est cette fleur-là,
00:41:08ici,
00:41:09avec cinq mesures phares.
00:41:11Donc,
00:41:12la substitution du plastique,
00:41:13réduction du plastique,
00:41:15la diversification
00:41:16des sources de protéines
00:41:17et des menus végétariens,
00:41:18l'information des covives,
00:41:20la lutte contre
00:41:21le guispillage alimentaire
00:41:22et le don alimentaire,
00:41:23et la qualité
00:41:24et la durabilité
00:41:25des produits.
00:41:26Donc,
00:41:26moi,
00:41:26je vais plus vous parler
00:41:27de cette qualité
00:41:27et durabilité des produits
00:41:28avec un objectif
00:41:30assez emblématique
00:41:30qui est pour toute
00:41:32la restauration collective,
00:41:33donc publique comme privée,
00:41:34de consacrer un minimum
00:41:36de 50%
00:41:37de produits durables
00:41:37et de qualité,
00:41:39pardon,
00:41:39de 50% des achats
00:41:40à des produits durables
00:41:41et de qualité,
00:41:42dont un minimum
00:41:42de 20%
00:41:43de produits bio.
00:41:45Donc,
00:41:46pourquoi ces produits-là ?
00:41:47Eh bien,
00:41:47en fait,
00:41:48le législateur,
00:41:49il a dû à un moment
00:41:51identifier des labels
00:41:52qui permettaient
00:41:53de traduire
00:41:54cette durabilité
00:41:55et cette qualité.
00:41:56Donc,
00:41:56bien entendu,
00:41:57c'est critiquable,
00:41:58c'est discutable
00:41:59parce qu'une partie
00:42:00des labels
00:42:01comme Label Rouge
00:42:02ou AOP,
00:42:03AOC,
00:42:04je ne les connais pas
00:42:05assez dans le détail
00:42:05pour en parler correctement,
00:42:07mais ils n'ont pas été
00:42:08forcément conçus
00:42:09à l'époque
00:42:10avec un objectif
00:42:11de durabilité.
00:42:13Mais néanmoins,
00:42:14le législateur
00:42:15devait bien se raccrocher
00:42:16à quelque chose
00:42:16et donc,
00:42:17ce sont ces labels
00:42:17qui ont été choisis.
00:42:20Il y a aussi
00:42:21un objectif
00:42:21de consacrer
00:42:22un minimum
00:42:22de 60%
00:42:24de produits durables
00:42:25et de qualité
00:42:25pour la viande
00:42:26et le poisson.
00:42:27Et je précise
00:42:29que dans
00:42:31le projet
00:42:33de loi d'urgence
00:42:34pour la protection
00:42:34et la souveraineté alimentaire
00:42:36qui est actuellement
00:42:36en débat au Sénat,
00:42:37il y a un article 4
00:42:39qui projette
00:42:39d'interdire
00:42:40les produits
00:42:41qui sont hors
00:42:42de l'Union européenne
00:42:43pour l'approvisionnement
00:42:44de la restauration
00:42:46collective.
00:42:47Et donc,
00:42:48sur la diapo suivante,
00:42:49je vous montre
00:42:49l'outil de suivi
00:42:51qui a été conçu
00:42:52pour ma cantine.
00:42:54Si tu peux passer
00:42:55la diapo claire.
00:42:57Donc,
00:42:58en fait,
00:42:58pour suivre
00:42:59ces approvisionnements,
00:43:00merci,
00:43:01c'est l'outil
00:43:01ma cantine.
00:43:02Donc,
00:43:03si vous vous posez
00:43:04une question
00:43:04sur une cantine
00:43:05en particulier,
00:43:07j'ai entouré,
00:43:07vous voyez,
00:43:10l'espace
00:43:11où vous pouvez
00:43:12trouver une cantine
00:43:13ou alors
00:43:13des données agrégées,
00:43:14par exemple,
00:43:15je ne sais pas
00:43:15si vous voulez savoir
00:43:18quels sont
00:43:18les taux d'approvisionnement
00:43:19des hôpitaux
00:43:20dans la Normandie,
00:43:22bon,
00:43:22ben voilà,
00:43:22vous pouvez trouver ça là.
00:43:24Clémence,
00:43:24merci,
00:43:25nous a mis le lien
00:43:25vers ma cantine.
00:43:27Là,
00:43:28exprès,
00:43:28j'avais mis,
00:43:29vous voyez,
00:43:30le bandeau orange,
00:43:31j'avais mis
00:43:31l'environnement
00:43:32de démonstration
00:43:33parce que si vous êtes,
00:43:35si vous êtes,
00:43:36comment,
00:43:36vous mourrez d'envie
00:43:38d'utiliser ma cantine,
00:43:40de créer une cantine,
00:43:41de délai déclarer
00:43:42vos approvisionnements,
00:43:43eh ben voilà,
00:43:44je vous annonce
00:43:45que c'est possible
00:43:46puisqu'il existe
00:43:47un environnement
00:43:48de démonstration
00:43:49dans lequel vous pouvez
00:43:50faire à peu près
00:43:50n'importe quoi
00:43:51et ça n'aura pas
00:43:51de conséquences.
00:43:52Et voilà,
00:43:52donc Clémence a aussi
00:43:53mis le lien,
00:43:54c'est,
00:43:55ah non,
00:43:55elle a mis le lien
00:43:56vers trouver une cantine,
00:43:57pardon.
00:43:58Et donc,
00:43:58diapos suivante,
00:44:00quelle est la participation
00:44:01en Overs Neuron Alpes ?
00:44:02Désolée,
00:44:03je vais un peu vite
00:44:03parce que,
00:44:04voilà,
00:44:04il va falloir qu'on laisse
00:44:05du temps pour la suite,
00:44:06mais donc,
00:44:07sur la carte de gauche
00:44:08en vert,
00:44:09vous avez un premier
00:44:11indicateur qu'on suit
00:44:11qui constitue en fait
00:44:13le premier,
00:44:15la première étape
00:44:16qu'on demande
00:44:18au gestionnaire de cantine,
00:44:19c'est s'inscrire,
00:44:20aller sur ma cantine
00:44:21et inscrire ses établissements.
00:44:23Donc en vert,
00:44:23là,
00:44:24vous voyez qu'il y a
00:44:2473% des établissements,
00:44:26de la cible
00:44:27des établissements
00:44:28d'Oriane-Rhône-Alpes
00:44:29qui s'étaient inscrits
00:44:30en 2026.
00:44:31Et la deuxième étape,
00:44:33c'est la carte bleue
00:44:34à droite,
00:44:35c'est la télédéclaration,
00:44:36c'est ce qui est le plus dur.
00:44:37Donc la télédéclaration,
00:44:39c'est dire,
00:44:39en 2025,
00:44:41j'ai consacré
00:44:425000 euros
00:44:43à des produits bio,
00:44:45100 000 euros
00:44:46à des labels rouges,
00:44:47etc.
00:44:49Donc on atteint
00:44:5153%
00:44:52de télédéclaration
00:44:53en Auvergne-Rhône-Alpes.
00:44:55Donc vous voyez,
00:44:56on est un peu
00:44:56dans la queue du peloton.
00:45:02Diapo suivante,
00:45:04oui,
00:45:04j'ai oublié de vous dire
00:45:05que c'est de l'autodéclaration
00:45:07aussi.
00:45:08C'est important
00:45:08par rapport
00:45:09à la qualité des données,
00:45:10forcément,
00:45:11parce qu'il y a des erreurs,
00:45:12tout simplement.
00:45:13Mais c'est difficile aussi
00:45:14pour eux de déclarer.
00:45:15C'est très difficile.
00:45:18C'est excessivement difficile.
00:45:20Clémence et moi,
00:45:20on s'en est rendu compte
00:45:21parce qu'on les a appuyés
00:45:22pour la campagne 2026.
00:45:24Et ce n'est pas évident.
00:45:25Les équipes nationales
00:45:26de la DGL
00:45:27travaillent au quotidien
00:45:28pour améliorer
00:45:29la plateforme.
00:45:30On vient de loin.
00:45:31Il y a vraiment
00:45:32des améliorations
00:45:33au quotidien.
00:45:34Mais pour une cantine
00:45:35qui a juste des tickets
00:45:36de caisse,
00:45:37on en revient
00:45:38à la même chose.
00:45:39C'est un travail
00:45:40titanesque
00:45:41de tous les jours
00:45:42tapé.
00:45:43Aujourd'hui,
00:45:44j'ai utilisé
00:45:45autant, autant,
00:45:45autant de produits
00:45:46de différentes catégories.
00:45:48Donc,
00:45:49sur cette diapo,
00:45:50on retrouve à gauche
00:45:51l'inscription,
00:45:53à droite,
00:45:54les télédéclarations
00:45:55et vous voyez
00:45:55les départements.
00:45:57Sans surprise,
00:45:58il y a des disparités.
00:45:59Ces disparités,
00:46:01on les explique
00:46:02plus ou moins
00:46:03parce que c'est
00:46:03vraiment multifactoriel.
00:46:05Par exemple,
00:46:06la Drôme
00:46:07qui caracole en tête,
00:46:10quand la loi EGalim
00:46:12est arrivée,
00:46:12ils avaient déjà
00:46:13cette fibre,
00:46:15il y avait déjà
00:46:16beaucoup de choses
00:46:16qui avaient été faites.
00:46:17Donc, forcément,
00:46:18c'est plus facile,
00:46:19mais ce n'est peut-être
00:46:20pas le seul facteur
00:46:21d'explication.
00:46:21Dans le Puy-de-Dôme,
00:46:22on a eu un préfet
00:46:23qui a
00:46:25été très impliqué.
00:46:26Et dans le Cantal,
00:46:27par exemple,
00:46:28pourtant,
00:46:29on a une DDT
00:46:30qui mène
00:46:31des actions.
00:46:33Et puis,
00:46:34comme je vous l'ai dit,
00:46:34c'est de l'autodéclaration.
00:46:36Donc,
00:46:36il y a très certainement
00:46:37des cantines
00:46:37qui font super bien,
00:46:39mais c'est des toutes
00:46:39petites structures
00:46:40et elles n'ont pas
00:46:41les moyens
00:46:41ou elles ne savent pas
00:46:42qu'elles doivent
00:46:43télé-déclarer.
00:46:44Donc,
00:46:44c'est sûr qu'il faut
00:46:45prendre ces données
00:46:45avec du recul,
00:46:46même si elles ont
00:46:47le mérite
00:46:48d'être là.
00:46:49Et donc,
00:46:50sur la diapose suivante,
00:46:51vous voyez
00:46:52les taux d'approvisionnement
00:46:53pour 2023
00:46:54et 2024,
00:46:55puisque les données
00:46:55de 2025
00:46:56sont encore sous embargo.
00:46:58Et là,
00:46:58pour le coup,
00:46:58on peut avoir
00:46:59un petit élément
00:47:00de fierté,
00:47:00puisque la région
00:47:01Auvergne-Rhône-Alpes
00:47:03présente…
00:47:04Je ne sais pas
00:47:04si tu as passé
00:47:05la diapose suivante,
00:47:06Claire,
00:47:07parce que je ne le vois pas.
00:47:07Excuse-moi.
00:47:08Excuse-moi,
00:47:09c'est bon.
00:47:10Voilà.
00:47:10Et donc,
00:47:11vous voyez
00:47:11qu'on est un peu
00:47:13en avance
00:47:15sur le bio.
00:47:16Ça,
00:47:17ce sont des taux
00:47:18qui vont bouger
00:47:18très, très, très doucement.
00:47:20Il y a une grosse inertie.
00:47:21C'est normal.
00:47:22C'est très difficile
00:47:23à faire évoluer.
00:47:24C'est vraiment
00:47:24le travail de fond,
00:47:25c'est-à-dire
00:47:25faire changer
00:47:26les approvisionnements.
00:47:27Et à droite,
00:47:28je vous ai mis
00:47:29une extraction
00:47:30de l'observatoire.
00:47:31Par exemple,
00:47:32pour les RIA,
00:47:33j'ai filtré en 2024,
00:47:34les RIA
00:47:34à Dovergne-Rhône-Alpes,
00:47:35donc les restaurants
00:47:37interadministratifs.
00:47:37Si ça vous intéresse,
00:47:38c'est le type de données
00:47:39que vous pouvez voir.
00:47:41Et j'en profite
00:47:42pour vous dire aussi
00:47:43qu'on a lancé
00:47:43un appel à projet
00:47:44pour la restauration collective.
00:47:46Il est ouvert
00:47:47jusqu'au 10 juillet
00:47:48et Clémence est en train
00:47:49de vous mettre
00:47:49le lien sur le chat.
00:47:51Et la diapo suivante,
00:47:52s'il te plaît, Claire,
00:47:53qui est la dernière
00:47:54de mon intervention,
00:47:55c'est vous dire
00:47:57que vous êtes
00:47:58des acteurs des galimes
00:47:59parce que vous fréquentez
00:48:01une cantine
00:48:01ou alors votre conjoint,
00:48:03votre conjointe
00:48:03fréquente une cantine,
00:48:04vos enfants
00:48:05fréquentent une cantine,
00:48:06vos anciens.
00:48:07Et donc,
00:48:08vous pouvez bien
00:48:10interpeller
00:48:10le gestionnaire
00:48:11de la cantine
00:48:12en disant
00:48:12il n'y a pas la fichette
00:48:14pour dire
00:48:14à quel taux
00:48:15d'approvisionnement
00:48:16vous êtes.
00:48:16Moi, j'aimerais bien savoir
00:48:18ou alors vous n'êtes pas
00:48:19sur ma cantine
00:48:20ou alors vous êtes
00:48:20sur ma cantine
00:48:21et vous avez des super taux.
00:48:22C'est génial,
00:48:23je suis super content.
00:48:24Enfin bon, voilà,
00:48:25on compte aussi sur vous
00:48:26pour relayer
00:48:28et galime.
00:48:31désolée,
00:48:31je suis allée un peu vite,
00:48:32je vous propose peut-être
00:48:33de prendre quelques questions
00:48:35s'il y en a,
00:48:35même s'il y en a
00:48:36un certain nombre
00:48:37qui ont été traités
00:48:39au fil de l'eau
00:48:40sur le chat.
00:48:49Alors, je ne vois pas
00:48:51de main qui se lève
00:48:51sous le contrôle
00:48:52de Laurence.
00:48:57Je ne vois rien.
00:48:59Non, d'accord.
00:49:00Vous êtes repu
00:49:02pour rester sur le fil rouge
00:49:03de l'alimentaire.
00:49:05Attentif.
00:49:06Bon, super.
00:49:07Ils ont chaud.
00:49:09Claire, je te prie,
00:49:10ils ont chaud,
00:49:10on est tous en surchauffe.
00:49:13Mais du coup,
00:49:13quand on a chaud,
00:49:14il faut manger en fait
00:49:14parce que notre organisme
00:49:16dépense de l'énergie.
00:49:18Claire, je te propose
00:49:19de continuer.
00:49:22Il nous reste 10 minutes
00:49:23pour atteindre 10h30.
00:49:25Donc, en sachant
00:49:26que tu as un petit film,
00:49:27je te laisse gérer
00:49:28comme Amy doit aussi
00:49:29nous parler
00:49:29de plaisir à la cantine.
00:49:31Voilà, je te laisse faire ça.
00:49:33Merci.
00:49:35Alors, sur l'enjeu du goûter,
00:49:39c'est un autre expérience
00:49:40qu'on a mené
00:49:42auprès des enfants,
00:49:43des parents,
00:49:44des industriels,
00:49:45des enseignants
00:49:45et d'associations
00:49:46d'éducation
00:49:48à l'alimentation
00:49:48et à l'environnement.
00:49:50Et le résultat,
00:49:52je vous le donne
00:49:52dès à présent,
00:49:54c'est qu'on est
00:49:54sur le paradoxe
00:49:55du repas doudou.
00:49:57C'est-à-dire,
00:49:58ce qu'on a constaté,
00:49:59c'est que ce repas-là
00:50:00est un repas
00:50:01qui n'est pas justement
00:50:02souvent relativement
00:50:04peu considéré
00:50:05par rapport
00:50:05aux autres repas,
00:50:06a une importance
00:50:07un peu plus faible
00:50:08dans la qualité nutritionnelle
00:50:09et l'équilibre nutritionnel
00:50:10du point de vue
00:50:11des parents.
00:50:12Et on l'a appelé
00:50:13doudou
00:50:14parce qu'en fait,
00:50:15j'ai remarqué
00:50:15qu'en rencontrant
00:50:16les parents,
00:50:17c'était le repas
00:50:19préparateur
00:50:19pour récupérer
00:50:21son enfant
00:50:21à la sortie
00:50:21de l'école.
00:50:22On a envie
00:50:23de lui faire plaisir
00:50:23parce qu'il n'a peut-être
00:50:24pas assez mangé
00:50:25de la cantine
00:50:25parce qu'on ne l'a pas vu
00:50:26de la journée
00:50:27et donc,
00:50:28on vient le réconforter
00:50:29avec majoritairement
00:50:31à 90%
00:50:32du sucre.
00:50:34Et quand on a
00:50:35fait dessiner
00:50:36les enfants
00:50:37leur goûter,
00:50:40on a eu
00:50:41de 6 à 15 ans
00:50:43des dessins.
00:50:44On a eu plus de
00:50:45300 quelques dessins
00:50:46réalisés.
00:50:47On s'est rendu compte
00:50:48que déjà,
00:50:48dès les tout petits,
00:50:496 ans,
00:50:50qui ne savaient pas encore
00:50:50très bien écrire
00:50:51parce qu'on a fait ça
00:50:51en début d'année scolaire,
00:50:53étaient parfaitement capables
00:50:54de dessiner
00:50:55la marque
00:50:56du goûter,
00:50:57l'emballage
00:50:58et donc,
00:50:59de voir un petit peu
00:51:01justement
00:51:01tous les éléments.
00:51:02Certains enfants,
00:51:032% surtout,
00:51:05c'est très peu,
00:51:06ont quand même proposé
00:51:08un dessin de goûter
00:51:09sain et durable
00:51:10et on va essayer
00:51:11de voir un petit peu
00:51:12pourquoi.
00:51:13Les thématiques
00:51:13sont aliments transformés,
00:51:14boissons sucrées,
00:51:16produits céréaliers.
00:51:17Donc,
00:51:17cette histoire de marketing,
00:51:18on a repéré un peu
00:51:20les facteurs d'influence
00:51:21effectivement
00:51:21sur les publicités nationales
00:51:23on est à 10%
00:51:25de publicités
00:51:25qui touchent
00:51:26l'alimentation
00:51:26et sur ces 10%,
00:51:29les premières
00:51:30qui interviennent
00:51:32sont la restauration rapide,
00:51:34les chocolats,
00:51:35les boissons sucrées,
00:51:36après les cafés,
00:51:37etc.
00:51:37Et en tout cas,
00:51:38en termes de produits
00:51:39sains et durables,
00:51:40en tout cas d'intérêt
00:51:40nutritionnel,
00:51:41ce sont des publicités
00:51:43qui ont un très faible impact
00:51:44dans la sphère médiatique.
00:51:48Forcément,
00:51:49dans nos résultats,
00:51:51comme je disais,
00:51:54sur 53% des collations
00:51:56que les enfants ont dessinées
00:51:57dans leurs représentations,
00:51:58ce sont des représentations
00:51:59d'aliments ultra transformés
00:52:01et 91% sont exclusivement sucrées.
00:52:05Très peu de fromage,
00:52:07par exemple,
00:52:08je parle de fromage
00:52:08au moment du goûter.
00:52:10Donc,
00:52:11cet effet doudou,
00:52:11je ne reviens pas dessus.
00:52:13Et pour cela,
00:52:13pour essayer d'aller
00:52:14un peu plus loin
00:52:15justement dans notre système
00:52:16d'acteurs environnementalimentaire,
00:52:18on a proposé
00:52:19deux expérimentations.
00:52:21Une qui était
00:52:22de développer des escape games
00:52:23dans les supermarchés.
00:52:24On a développé ça
00:52:25sur trois magasins.
00:52:26Un hypermarché,
00:52:28alors je dis les marques,
00:52:29tant pis.
00:52:30Donc,
00:52:30on a les hypermarchés
00:52:31Auchan
00:52:32et proxy-marché Auchan
00:52:35et un supermarché
00:52:37bio,
00:52:37Biocop.
00:52:38L'intérêt,
00:52:39c'était d'avoir
00:52:40justement cette comparaison
00:52:41dans les supermarchés
00:52:43conventionnels
00:52:44et les supermarchés bio.
00:52:46Et la deuxième action
00:52:48était de développer
00:52:49un groupe de travail
00:52:50en partenariat
00:52:51avec VG Police Valley
00:52:52d'industriels,
00:52:53donc une dizaine
00:52:54d'industriels
00:52:54ont travaillé
00:52:56à une approche
00:52:57de design thinking,
00:52:58c'est-à-dire
00:52:59des ateliers
00:53:00participatifs
00:53:01et collaboratifs
00:53:02pour co-construire
00:53:03un prototype
00:53:03d'action
00:53:04à mettre ensemble
00:53:06pour trouver
00:53:07justement des leviers,
00:53:08des freins
00:53:08de la faisabilité
00:53:09auprès des industriels
00:53:10à modifier ces boutiques.
00:53:12Donc,
00:53:13pour revenir
00:53:13sur les escape games,
00:53:14on est parti
00:53:15d'une première démarche
00:53:16qui était de justement
00:53:17proposer aux enfants
00:53:18d'aller à pied
00:53:20du supermarché.
00:53:21Alors,
00:53:21quand c'était possible
00:53:22parce qu'on a eu
00:53:22plusieurs écoles
00:53:23qui ont été partenaires,
00:53:24mais sur une école,
00:53:24en tout cas,
00:53:24on a pu le faire,
00:53:25d'aller à pied
00:53:26au magasin
00:53:27et durant ce trajet
00:53:29de demander aux enfants
00:53:30de prendre en photo
00:53:31ce qui pour eux
00:53:32leur fait penser
00:53:33à de l'alimentation
00:53:33et d'aller essayer
00:53:35de voir justement
00:53:38qu'est-ce qui fait partie
00:53:40dans leur quotidien
00:53:41d'une approche alimentaire.
00:53:43Et on s'est rendu compte
00:53:44par exemple
00:53:44que les enfants
00:53:45ne repéraient pas
00:53:45les potagers.
00:53:47C'était un élément
00:53:48du paysage
00:53:49qui ne faisait pas lien
00:53:50pour eux
00:53:50à la question
00:53:51de l'alimentation.
00:53:52Donc,
00:53:52c'est quelque chose
00:53:53qui nous a beaucoup marqué
00:53:54et puis effectivement,
00:53:55les photos qu'ils prenaient,
00:53:56c'est des photos d'enseignes
00:53:57de magasins,
00:53:59les photos des boulangeries
00:54:00ou les paquets de bonbons
00:54:01qu'on retrouvait par terre.
00:54:04Mais un système agricole
00:54:06ou un potager,
00:54:07ils ne le prenaient pas en photo.
00:54:09Donc,
00:54:09ça nous a posé
00:54:09beaucoup de questions
00:54:11et donc,
00:54:12un travail à mener
00:54:13par la suite
00:54:14avec justement
00:54:15des enseignants
00:54:16qui pour certains
00:54:16ont développé des potagers
00:54:17par exemple
00:54:18dans leur école.
00:54:19Et là,
00:54:20je vous montre
00:54:20très brièvement
00:54:21l'escape game.
00:54:23Alors,
00:54:23il n'y aura pas de son
00:54:24mais comme ça,
00:54:25je vais pouvoir parler
00:54:25en même temps.
00:54:26Donc là,
00:54:26c'était au supermarché
00:54:27Auchan
00:54:28et parmi les activités
00:54:30qu'on a faites,
00:54:30c'était de rencontrer
00:54:31déjà les acteurs
00:54:33du supermarché,
00:54:33les directeurs,
00:54:34les chefs de rayon
00:54:36pour essayer de comprendre
00:54:37qu'est-ce qu'un magasin.
00:54:40Et donc,
00:54:40cette première dame
00:54:41nous a dit aux enfants
00:54:42par exemple,
00:54:43les aliments arrivent
00:54:44tous les matins
00:54:45dans les rayons.
00:54:46Et dans la tête des enfants,
00:54:48c'était d'imaginer
00:54:49les tracteurs
00:54:49qui venaient livrer
00:54:50le supermarché.
00:54:51Et effectivement,
00:54:52ça n'a pas été ça.
00:54:53Donc,
00:54:53on a fait une première approche
00:54:55sur la lecture
00:54:55des aliments bruts.
00:54:57On s'est rendu compte
00:54:57qu'ils étaient tout au fond
00:54:58sur quelques seulement rayons.
00:55:00C'était à peu près
00:55:01moins de 20% du magasin
00:55:03qui était en aliments bruts.
00:55:04On a fait travailler
00:55:05les enfants
00:55:06sur des jeux
00:55:06autour des céréales,
00:55:08du petit déjeuner
00:55:08pour essayer de comprendre
00:55:10justement celles
00:55:10qui étaient le plus ou moins
00:55:11ultra transformées.
00:55:12Et bon,
00:55:13effectivement,
00:55:13les flocons d'avoine
00:55:14étaient le moins transformés,
00:55:15mais en termes de marketing,
00:55:16ce n'était pas forcément ça.
00:55:18Pour faire écho
00:55:19au discours des employés
00:55:20sur la provenance
00:55:22des aliments,
00:55:23ce n'était pas
00:55:24l'agriculteur du coin
00:55:25qui amenait tous les jours
00:55:26les fruits et légumes,
00:55:26mais ce n'était pas évident
00:55:27pour les enfants
00:55:27de le comprendre.
00:55:28Donc,
00:55:29on a fait un jeu
00:55:29autour d'où viennent
00:55:30les fruits et légumes.
00:55:32Et effectivement,
00:55:32ils se sont rendus compte
00:55:33qu'il y avait des poires
00:55:34du Vietnam hors saison
00:55:36qui étaient présentes
00:55:37dans le rayon,
00:55:37par exemple.
00:55:38La même chose aussi
00:55:39sur les biscuits,
00:55:40sur la provenance.
00:55:41La seule façon
00:55:42de savoir
00:55:42où le biscuit est fabriqué,
00:55:44c'est via le code barre
00:55:46du paquet.
00:55:47Donc,
00:55:47essayer de comprendre
00:55:48via le code barre,
00:55:50on se rend compte
00:55:50qu'on ne sait pas
00:55:50d'où viennent les ingrédients,
00:55:51mais on sait uniquement
00:55:53dans quel pays
00:55:54l'usine a fabriqué
00:55:55ces gâteaux.
00:55:57On a fait un jeu
00:55:58sur la création
00:55:59d'un goûter
00:56:00sans et durable
00:56:00au rayon bio
00:56:01du magasin.
00:56:02Et en fait,
00:56:03on s'est rendu compte
00:56:03que dans le bio,
00:56:04il y avait beaucoup
00:56:05d'aliments ultra transformés
00:56:06aussi.
00:56:07Et pour les enfants,
00:56:08pareil,
00:56:08et même pour les adultes,
00:56:09ce n'était pas forcément
00:56:10évident que le bio
00:56:11soit aussi ultra transformé,
00:56:13par exemple.
00:56:14Et pour conclure,
00:56:14donc,
00:56:14les quantités de sucre
00:56:15dans les boissons sucrées
00:56:16et notamment
00:56:17les jus d'orange
00:56:18et les jus de fruits,
00:56:20puisqu'il s'agit
00:56:21d'aliments pensés
00:56:23souvent dans les familles
00:56:24comme sans et durable
00:56:25parce que c'est du fruit.
00:56:26Là,
00:56:27le PNNS a fait beaucoup
00:56:28d'effet sur 5 fruits
00:56:29et légumes par jour.
00:56:30Et effectivement,
00:56:31le jus d'orange
00:56:33est parfois
00:56:33pour certaines marques
00:56:34et notamment
00:56:35à base de jus concentrés
00:56:37avec des taux de sucre
00:56:38supérieurs
00:56:38qu'un verre de coca.
00:56:40Donc,
00:56:41ces éléments-là,
00:56:43excusez-moi,
00:56:44je n'arrive pas à basculer
00:56:45d'une diapo suivante.
00:56:48Voilà.
00:56:49Donc,
00:56:50ces éléments-là
00:56:50ont été extrêmement travaillés
00:56:52ensuite
00:56:52et présentés
00:56:53et restitués
00:56:54auprès justement
00:56:54des industriels
00:56:56pour,
00:56:57autour du groupe de travail,
00:56:58discuter entre nous
00:56:59de stratégies.
00:57:00parallèlement,
00:57:01j'ai des stagiaires
00:57:02qui ont créé
00:57:03des livres,
00:57:04des livres de recettes
00:57:06à diffuser
00:57:07des parents
00:57:07pour faire
00:57:08des goûters
00:57:08sains et durables
00:57:09avec des produits
00:57:10qu'on trouve
00:57:11en Auvergne
00:57:13qu'on peut faire
00:57:14en moins de 30 minutes
00:57:15avec son enfant.
00:57:16Voilà.
00:57:17Donc,
00:57:17c'est des stratégies aussi
00:57:18d'accepter de cuisiner
00:57:20sur des choses simples,
00:57:21pratiques,
00:57:21qu'on peut garder
00:57:22dans le cartable
00:57:22sur la journée,
00:57:24sur des portions individuelles
00:57:26et c'est là-dessus,
00:57:27par exemple,
00:57:27où ça a coincé
00:57:27au niveau des parents.
00:57:28Donc,
00:57:29sur le groupe de travail
00:57:30des industriels,
00:57:31en fait,
00:57:31les stratégies de co-design
00:57:33ont été de travailler
00:57:34par exemple
00:57:34sur des goûters fermentés
00:57:36avec des ingrédients
00:57:38naturellement sous de fibres
00:57:39et notamment
00:57:40la revalorisation
00:57:41de co-produits végétaux
00:57:43qu'on pourrait associer
00:57:44et incorporer
00:57:45à des aliments
00:57:45comme des biscuits,
00:57:46par exemple.
00:57:47Un gros travail
00:57:48autour de l'éducation
00:57:49nutritionnelle
00:57:49au sein même
00:57:50des industries.
00:57:51Ça,
00:57:52c'est quelque chose
00:57:52qui m'a paru
00:57:53assez intéressant
00:57:53et innovant finalement
00:57:54parce qu'on ne pourrait
00:57:55pas croire
00:57:55qu'ils n'ont pas formé
00:57:56l'éducation nutritionnelle.
00:57:58Et puis,
00:57:59on a travaillé autour
00:57:59des céréales secondaires
00:58:01et légumineuses.
00:58:02Donc,
00:58:02ça,
00:58:02pour niveau des filières
00:58:03de céréales,
00:58:04j'ai trouvé ça aussi
00:58:04assez intéressant.
00:58:06Donc,
00:58:06les leviers
00:58:07qui ont été mis en avant,
00:58:08à l'échelle micro,
00:58:09c'est effectivement
00:58:09ces approches
00:58:10de sensibilisation,
00:58:11d'accepter,
00:58:12par exemple,
00:58:12de faire des visites
00:58:13d'industrie
00:58:14sans marketing.
00:58:15C'est-à-dire,
00:58:15on a eu des visites
00:58:16d'industriels
00:58:17de lycéens
00:58:17mais l'industrie,
00:58:19à la fin,
00:58:19a distribué
00:58:20toutes ses boîtes
00:58:20auprès des lycéens
00:58:21sans avoir une lecture
00:58:23de ce qui était
00:58:24sain et durable.
00:58:26Un travail national
00:58:27autour des publicités,
00:58:28même si on sait
00:58:29que ça commence à venir
00:58:30encore pas assez suffisant,
00:58:31notamment via les réseaux sociaux.
00:58:33Au niveau des cantines,
00:58:34des fast-foods,
00:58:35dans le choix des parents
00:58:36et au niveau macro,
00:58:37vous savez,
00:58:37tous votre rôle à jouer.
00:58:48Je vais vous présenter
00:58:50un levier d'action
00:58:52qui nous permet
00:58:53de faire un petit peu
00:58:54de prévention
00:58:55sur notre région,
00:58:59à savoir le dispositif
00:59:01Plaisir à la cantine,
00:59:03qui est un dispositif national
00:59:05et qui existe
00:59:06de la primaire
00:59:09jusque dans les EHPAD,
00:59:10donc pour nos seniors.
00:59:12Et donc,
00:59:12le dispositif
00:59:14Plaisir à la cantine
00:59:15en Savoie,
00:59:16qui va être du coup
00:59:18essaimé
00:59:18par l'association SENA,
00:59:20qui est le club expert
00:59:22nutrition et alimentation,
00:59:24qui démarre là
00:59:26depuis ce début d'année
00:59:28et qui va durer
00:59:29un an et demi.
00:59:31C'est un dispositif
00:59:32d'accompagnement
00:59:33des services
00:59:33de restauration scolaire
00:59:35qui prend vraiment en compte
00:59:37tous les professionnels
00:59:38de la restauration
00:59:39et notamment de l'école.
00:59:41Et l'objectif principal
00:59:43va être de réenchanter
00:59:44la cantine.
00:59:45Comme l'a dit Claire,
00:59:46les enfants ont souvent
00:59:47tendance à dire
00:59:48que la cantine,
00:59:49ce n'est pas bon.
00:59:50Donc,
00:59:50l'objectif va être
00:59:51de réenchanter la cantine,
00:59:52que ce soit pour les professionnels
00:59:53et les enfants,
00:59:54puisque n'oublions pas
00:59:55que c'est un espace
00:59:56d'éducation
00:59:57à l'alimentation saine
00:59:58et durable du quotidien.
01:00:01Donc,
01:00:02sur la Savoie,
01:00:03il y a 19 sites
01:00:04qui vont être concernés
01:00:05sur Grand Chambéry
01:00:07et agglomération.
01:00:08Donc,
01:00:08on va des écoles maternelles
01:00:11jusqu'aux élémentaires,
01:00:13aussi bien publiques
01:00:14que privés.
01:00:14Nous avons lancé
01:00:15un appel à candidature,
01:00:17donc 19 sites volontaires.
01:00:19Et on est vraiment
01:00:20sur tout type de restauration.
01:00:22Donc,
01:00:23à la fois des cantines
01:00:24qui sont livrées
01:00:25en liaison chaude
01:00:26ou en liaison froide,
01:00:27on peut être aussi
01:00:28sur des repas
01:00:29qui sont cuisinés
01:00:30sur place,
01:00:31en self
01:00:32ou servis à table,
01:00:34dans des services
01:00:34autant d'autogestion
01:00:36ou concédés.
01:00:41Je vais le dire,
01:00:42c'est pas grave.
01:00:46Donc,
01:00:47qui va être concerné
01:00:48par ce dispositif
01:00:50que,
01:00:50comme vous l'avez compris,
01:00:51tous les professionnels
01:00:52de la restauration
01:00:53ou de l'éducation
01:00:54des enfants
01:00:55sont volontaires.
01:00:58Donc,
01:00:58lors de l'appel
01:00:59à manifestation,
01:01:00nous avons eu
01:01:01plusieurs profits,
01:01:03donc principalement
01:01:04les équipes
01:01:05de restauration,
01:01:06les équipes aussi
01:01:07d'animation,
01:01:09des directeurs,
01:01:10des enseignants,
01:01:11des ADCEN
01:01:12qui se sont inscrits,
01:01:13des professionnels
01:01:14de la santé
01:01:15comme des infirmiers,
01:01:16infirmières scolaires,
01:01:17de nombreux élus
01:01:18aussi des communes
01:01:19qui vont participer
01:01:20à certains modules,
01:01:22les équipes administratives
01:01:23des mairies,
01:01:24les gestionnaires
01:01:24de cantine,
01:01:25des représentants
01:01:26aussi des parents
01:01:27d'élèves
01:01:27et bien entendu
01:01:29les chargés
01:01:30de mission
01:01:30P.A.T.
01:01:31qui pour nous
01:01:31sont un relais
01:01:32capital
01:01:33dans ces dispositifs.
01:01:37Et bien,
01:01:38tu les cherches,
01:01:38non ?
01:01:41Donc,
01:01:42je vous détaille
01:01:43un petit peu
01:01:43le programme.
01:01:46Donc,
01:01:46par module,
01:01:47il va y avoir,
01:01:48nous avons 12
01:01:49à 25 participants
01:01:51d'inscrits.
01:01:52Donc,
01:01:53sur le premier module
01:01:54qui s'intitule
01:01:55pour vous
01:01:55un bon restaurant scolaire,
01:01:57c'est quoi ?
01:01:58Donc,
01:01:58principalement,
01:01:59ce sont les professionnels
01:02:01de la cantine
01:02:02qui sont inscrits.
01:02:03L'objectif pour eux
01:02:04va être plutôt
01:02:05d'identifier
01:02:06ou réidentifier
01:02:07pour certains
01:02:08les missions
01:02:09au sein de leur service
01:02:10de restauration scolaire
01:02:11et pouvoir se situer
01:02:13ou se resituer
01:02:14au sein
01:02:15de leur service.
01:02:17Dans le module B,
01:02:19on prend plutôt
01:02:20en compte l'enfant.
01:02:21Donc,
01:02:22c'est plutôt
01:02:23comprendre
01:02:23tous les codes
01:02:24qui sont liés
01:02:25à l'acte alimentaire,
01:02:26que ce soit aussi bien
01:02:27l'environnement,
01:02:28les relations,
01:02:30connaître aussi
01:02:31et comprendre
01:02:32les comportements
01:02:33alimentaires
01:02:33du jeune enfant,
01:02:34pouvoir appréhender
01:02:36toutes ces notions
01:02:37de néophobie
01:02:38et de sélectivité alimentaire.
01:02:40Et pour cela,
01:02:42il y aura l'intervention
01:02:43d'un sociologue
01:02:45sur ces deux jours.
01:02:47Le module C
01:02:48va concerner
01:02:49la sensorialité
01:02:50à la cantine.
01:02:51Donc là,
01:02:52l'objectif,
01:02:52c'est plutôt
01:02:53d'expérimenter
01:02:54l'utilisation
01:02:55de nos sens
01:02:56dans le contexte
01:02:57des repas.
01:02:58Sur les deux jours,
01:02:59il y aura autant
01:02:59des apports théoriques
01:03:01que des outils pratiques
01:03:02pour les professionnels.
01:03:04Un module D
01:03:06qui va concerner
01:03:07des repas équilibrés
01:03:09au juste prix
01:03:10qui reprendra
01:03:11notamment
01:03:12les objectifs
01:03:14de la loi EGalim
01:03:15et notamment
01:03:16de la loi
01:03:17climat et résilience.
01:03:19Et en plus,
01:03:21dans ce dispositif-là,
01:03:22nous allons en profiter
01:03:23pour valoriser
01:03:25les produits locaux
01:03:28avec des écoles
01:03:30qui sont volontaires,
01:03:31par exemple,
01:03:31pour mettre en place
01:03:32des visites pédagogiques
01:03:34dans les vergers
01:03:35de la Savoie,
01:03:36puisque la Savoie
01:03:37est un producteur important
01:03:39de pommes
01:03:39et de poires.
01:03:42Le module E
01:03:44qui s'intitule
01:03:45« Plaisir à la cantine »,
01:03:47ce sera plutôt
01:03:49un travail
01:03:49sur les pratiques culinaires
01:03:51qui sont adaptées
01:03:53en fonction
01:03:54des convives,
01:03:56aux contraintes
01:03:56aussi du modèle
01:03:57de restauration,
01:03:59un travail aussi pratique
01:04:00autour du menu
01:04:02végétarien.
01:04:04Le module F
01:04:05qui s'intitule
01:04:06« Savoir faire »
01:04:07et « Faire savoir ».
01:04:08Là, on est plutôt
01:04:09sur des actions
01:04:10de communication
01:04:11qui nous permettent
01:04:12de valoriser
01:04:13le service de restauration,
01:04:15que ce soit
01:04:16auprès des enfants
01:04:17ou de leur famille.
01:04:18Et enfin,
01:04:19on terminera
01:04:20par une journée
01:04:21d'évaluation et de bilan
01:04:22qui a lieu en général
01:04:23dans les trois à six mois
01:04:25après le dernier module
01:04:26qui permettra
01:04:27de faire un point
01:04:27et notamment
01:04:28de faire une restitution
01:04:30à tous les participants
01:04:32du dispositif.
01:04:36Et donc,
01:04:37diapositive suivante,
01:04:38merci.
01:04:39Donc,
01:04:39quelques chiffres
01:04:41concernant ce dispositif.
01:04:44Donc,
01:04:45cet acte de prévention
01:04:47coûte en moyenne
01:04:4815 000 euros.
01:04:50La DRAF accompagne
01:04:51et finance
01:04:52trois dispositifs
01:04:53entre 2021 et 2027.
01:04:55Donc,
01:04:56là,
01:04:56je vous ai présenté
01:04:57celui de la Savoie,
01:04:58mais il y a
01:04:58le même type
01:04:59de dispositif
01:05:00qui aura lieu
01:05:00sur le département
01:05:01du Rhône
01:05:02et du Puy-Dôme
01:05:03et de la Haute-Loire.
01:05:05En contrepartie,
01:05:07le coût
01:05:08des impacts
01:05:09négatifs
01:05:09de notre système
01:05:10alimentaire.
01:05:11Donc,
01:05:12il faut savoir
01:05:13qu'aujourd'hui,
01:05:13en France,
01:05:14un adulte sur deux
01:05:15est en surpoids
01:05:16et comme l'expliquait Claire
01:05:17en tout début,
01:05:18il y a 17 %
01:05:19de la population
01:05:21qui souffre
01:05:21d'obésité.
01:05:23Un enfant sur six
01:05:24est en situation
01:05:25de surpoids
01:05:26dès l'école primaire
01:05:27et il faut savoir
01:05:28aussi qu'à l'échelle
01:05:29mondiale,
01:05:29près de 20 %
01:05:30des décès
01:05:31sont liés
01:05:32à une mauvaise
01:05:33alimentation.
01:05:35Donc,
01:05:36tout cela
01:05:36a un coût.
01:05:37Aujourd'hui,
01:05:38on évalue
01:05:40à 19 milliards
01:05:41d'euros
01:05:42pour l'année 2024.
01:05:45Donc,
01:05:4619 milliards
01:05:46d'euros
01:05:47qui sont dépensés
01:05:48par an
01:05:48pour compenser
01:05:49et réparer
01:05:50les impacts
01:05:51négatifs
01:05:51du système alimentaire
01:05:53que ce soit
01:05:53sur notre santé,
01:05:54notre société
01:05:55et notre environnement.
01:05:57Il faut savoir
01:05:58que la santé
01:05:58représente
01:05:59la plus grosse
01:06:00part de ses dépenses
01:06:01puisqu'on estime
01:06:03à 12,3 milliards
01:06:06d'euros
01:06:07la part nécessaire
01:06:09chaque année
01:06:10pour soigner
01:06:10des personnes
01:06:11qui sont rendues
01:06:11malades
01:06:12par une alimentation
01:06:13déséquilibrée
01:06:14et ultra transformée.
01:06:16Donc,
01:06:16il y a des pathologies
01:06:17qui ressortent
01:06:18comme exposé
01:06:19précédemment,
01:06:20le diabète
01:06:20de type 2,
01:06:21l'obésité,
01:06:22l'hypertension.
01:06:23Il y a de nombreux
01:06:24cancers aussi
01:06:26qui sont liés
01:06:26en partie
01:06:27à notre alimentation
01:06:28et ces 2,3 milliards
01:06:32d'euros
01:06:32représentent
01:06:33ce que l'on dépense
01:06:34pour toutes ces maladies
01:06:36au regard
01:06:37du facteur alimentaire.
01:06:39Et donc,
01:06:40si on partage
01:06:41la diapo,
01:06:44j'ai mis le lien
01:06:45cliquable
01:06:45vers l'étude
01:06:46qui restitue
01:06:47toutes ces données
01:06:48qui s'intitulent
01:06:49l'injuste prix
01:06:50de notre alimentation.
01:06:52donc,
01:06:53l'impact
01:06:54est tellement
01:06:55important
01:06:57que,
01:06:58voilà,
01:06:58pour mémoire,
01:06:59dans un mois,
01:07:00le 21 juillet,
01:07:02il y aura
01:07:03la journée mondiale
01:07:04de la malbouffe
01:07:07qui a des journées mondiales
01:07:08un petit peu pour tout,
01:07:09mais voilà,
01:07:10celle-ci est quand même
01:07:10importante.
01:07:12Et,
01:07:12voilà,
01:07:13pour information,
01:07:14ce sera peut-être
01:07:15l'occasion
01:07:16pour vous
01:07:17de faire
01:07:17un petit état
01:07:18des lieux
01:07:19de vos assiettes
01:07:20et puis,
01:07:21de repenser
01:07:22un petit peu
01:07:23aux impacts
01:07:24qu'elles peuvent avoir.
01:07:27Merci.
01:07:29Un petit temps
01:07:30de question,
01:07:31peut-être.
01:07:32Et,
01:07:34merci à la personne
01:07:35qui a dit
01:07:35que son enfant
01:07:36avait participé
01:07:36à l'escape game.
01:07:37Je suis très contente.
01:07:45Je ne sais pas
01:07:46si on va pouvoir
01:07:46continuer encore,
01:07:48Laurence,
01:07:48il nous reste
01:07:50combien de diapos ?
01:07:52Il en reste
01:07:52une,
01:07:53deux,
01:07:54trois,
01:07:54quatre.
01:07:55Est-ce qu'on a le temps ?
01:07:55C'est juste
01:07:56comment ça ?
01:07:58Quel diapo,
01:07:59ça vous représente
01:08:00quoi ?
01:08:00Dix minutes ?
01:08:02Une minute
01:08:03par diapo.
01:08:06Oui,
01:08:07après,
01:08:07de toute façon,
01:08:08c'est enregistré
01:08:08et après,
01:08:09les gens qui sont pris
01:08:10par autre chose,
01:08:10ils s'en vont
01:08:11et puis ils regarderaient
01:08:12la suite.
01:08:12Mais l'objectif,
01:08:13ce serait de finir
01:08:14au plus tard
01:08:14à 10h50
01:08:15si vous pouviez
01:08:16tenir à peu près
01:08:16le timing.
01:08:19On va essayer.
01:08:21C'est parti.
01:08:23Ok,
01:08:24donc,
01:08:25juste pour conclure
01:08:25sur la dernière partie,
01:08:29c'est grâce à Planite,
01:08:30mais déjà grâce à vous aussi,
01:08:31puisque c'est des allers-retours
01:08:32aussi avec toutes les politiques
01:08:33qui sont déjà en place
01:08:34au sein de l'Europe.
01:08:36Sachant qu'il faut dire
01:08:37que la loi EGalim
01:08:39est la seule loi
01:08:39et attention au monde
01:08:42qui appréhende
01:08:43la restauration scolaire
01:08:44avec l'approche
01:08:45approvisionnement.
01:08:46Je dis bien
01:08:46au monde.
01:08:47Et ça,
01:08:48ce n'est pas du tout
01:08:49négligeable
01:08:49et ça fait des jaloux
01:08:51au niveau du projet
01:08:51Reviens Planite.
01:08:52Je vais vous dire pourquoi
01:08:53après,
01:08:53un peu plus tard.
01:08:56Donc,
01:08:56c'est qu'aujourd'hui,
01:08:57grâce à Planite,
01:08:57on a essayé de travailler
01:08:58à une feuille de route
01:08:59de politique locale,
01:09:00nationale et européenne.
01:09:02Les transitions sont possibles.
01:09:04Et je reviens en arrière,
01:09:05pardon.
01:09:06Donc,
01:09:06à l'échelle des enfants,
01:09:07sans revenir
01:09:08de tout ce qu'a dit Ami,
01:09:10nous,
01:09:10ce que Planite,
01:09:11on a surtout mis en avant,
01:09:12c'est la dimension environnementale
01:09:14et la préservation
01:09:15de sa santé.
01:09:16C'est-à-dire que l'enfant,
01:09:17aujourd'hui,
01:09:18par ses actions Planite,
01:09:19peut être capable
01:09:20d'aborder ces dimensions
01:09:21alors qu'au préalable,
01:09:22la plupart des études
01:09:23montraient que c'était
01:09:24plutôt l'influence sociale,
01:09:25l'influence des habitudes,
01:09:26etc.
01:09:27Donc,
01:09:27ces deux dimensions,
01:09:29environnement et santé,
01:09:30voilà,
01:09:31sont dans ces approches
01:09:33d'influence importante.
01:09:34On a vu que le scoring,
01:09:36les slogans PNNS
01:09:37sont extrêmement efficaces,
01:09:39mais pas forcément
01:09:40utilisés à bon escient,
01:09:41comme je disais,
01:09:42sur les jus de fruits,
01:09:42par exemple.
01:09:43Donc,
01:09:43attention là-dessus
01:09:44à travailler peut-être
01:09:46aussi pour vous.
01:09:47À l'échelle macro et meso,
01:09:50grâce au PAT notamment,
01:09:51on a mis en avant
01:09:52des facteurs assez forts
01:09:54sur la question agricole
01:09:55avec, par exemple,
01:09:56travailler sur la planification
01:09:57dans l'approvisionnement.
01:09:59C'est-à-dire,
01:09:59à partir du moment,
01:09:59on a un réseau d'agriculteurs
01:10:01et des filières
01:10:02qui sont déjà structurées
01:10:03localement pour les restaurations
01:10:05scolaires.
01:10:05Eh bien,
01:10:06on peut anticiper
01:10:07et la production des cultures
01:10:09et les commandes
01:10:11sur des périmètres
01:10:12à 50 kilomètres.
01:10:13l'approche ferrandaise,
01:10:14menu locaux,
01:10:15on prouvait que c'était possible.
01:10:17Et aujourd'hui,
01:10:17ce groupe de cuisiniers
01:10:19continue à travailler ensemble
01:10:20plus que jamais
01:10:21et élargit son réseau,
01:10:23d'ailleurs.
01:10:24Le travail sur le foncier,
01:10:26les plateformes locales aussi,
01:10:27un accompagnement
01:10:28vers des plateformes locales
01:10:29peut continuer
01:10:31à contribuer
01:10:31à travailler sur ça.
01:10:33Et puis,
01:10:34j'insiste plus
01:10:34sur l'approche
01:10:35à la fin
01:10:35des configurations territoriales,
01:10:37c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
01:10:38par exemple,
01:10:38le SCOT,
01:10:39donc le schéma
01:10:41de cohérence
01:10:43et d'orientation territoriale,
01:10:44qui est le document
01:10:44d'urbanisme,
01:10:45en fait,
01:10:46de l'échelle
01:10:47du PETR,
01:10:48du Grand Clermont,
01:10:50vise à intégrer
01:10:51la question
01:10:51de l'alimentation
01:10:52et des stratégies
01:10:53d'implantation
01:10:54des stratégies alimentaires,
01:10:55que ce soit
01:10:57des portions
01:10:58d'espaces agricoles,
01:10:59mais aussi
01:10:59d'implantation économique
01:11:01des filières,
01:11:01etc.,
01:11:02comme les légumineuses
01:11:02ou autres,
01:11:03les légumeries,
01:11:04pourquoi j'ai légumineuses ?
01:11:05Non,
01:11:05les légumeries,
01:11:05je fais un peu trop vite,
01:11:06ce sont des stratégies
01:11:07qui aujourd'hui
01:11:08sont intégrées
01:11:09dans le SCOT,
01:11:10ce qui n'était pas
01:11:10jusqu'à présent.
01:11:14À l'échelle macro,
01:11:16comme le disait Ami,
01:11:17la question des coûts cachés
01:11:18sur Planit,
01:11:18vous pourrez retrouver,
01:11:20je vous remettrai le lien,
01:11:21tout un rapport
01:11:22sur l'analyse
01:11:22des coûts cachés
01:11:23et l'intérêt justement
01:11:24de ces coûts
01:11:25pour la santé,
01:11:26pour l'environnement,
01:11:26les risques sociaux
01:11:27et l'accessibilité,
01:11:28d'aller vers un régime,
01:11:30on va dire,
01:11:32hit-land-set,
01:11:32donc sain et durable,
01:11:34c'est des bénéfices chiffrés
01:11:37pour la société
01:11:38et pour les petits publics,
01:11:39même si on a encore
01:11:40des difficultés
01:11:40sur les risques sociaux,
01:11:41par exemple,
01:11:42l'importation de riz,
01:11:43de haricots,
01:11:44de noix,
01:11:45on n'en a pas assez
01:11:46en production française
01:11:47ou européenne,
01:11:48et donc là,
01:11:49on est encore dépendant
01:11:50de ces importations
01:11:51et puis aussi
01:11:52l'accessibilité
01:11:53de ce menu,
01:11:54il est un peu plus cher,
01:11:55donc à voir comment aussi
01:11:57les gouvernances locales
01:11:58peuvent accompagner
01:12:00les populations
01:12:01plus précaires
01:12:02à accéder
01:12:02à ces services-là.
01:12:05Donc,
01:12:05par exemple,
01:12:05sur Montpellier,
01:12:06ils ont développé
01:12:07des maisons
01:12:08d'alimentation solidaire,
01:12:09des caisses
01:12:10de sécurité alimentaire
01:12:12pour aussi aller
01:12:13vers ces stratégies
01:12:14d'accessibilité.
01:12:17Et pour conclure,
01:12:18et ça,
01:12:18c'est un cadeau
01:12:19à M. Delaire
01:12:19que je fais
01:12:20puisqu'il a contribué
01:12:21à cette démarche
01:12:22qu'on a mis en place
01:12:23au sein de Planète
01:12:24un mini sommet politique
01:12:26qui a été retravaillé
01:12:27auprès des députés européens
01:12:29et qui ont permis
01:12:30de co-construire
01:12:31avec les Living Labs
01:12:32et avec les députés
01:12:33un tableau de bord
01:12:34du système alimentaire européen
01:12:35que vous pourrez aussi
01:12:36retrouver dans un lien
01:12:37que je vous donnerai
01:12:38et qui met en avant
01:12:40toutes les actions
01:12:42où aujourd'hui
01:12:43scientifiquement,
01:12:44techniquement et localement
01:12:45peuvent être appliquées
01:12:47et on est sûr
01:12:47de l'impact positif
01:12:49et pour la santé
01:12:49et pour l'environnement.
01:12:51Je ne détaillerai pas tout,
01:12:52je vous laisserai découvrir
01:12:53peut-être dans le lien
01:12:54ces éléments.
01:12:57Au niveau de l'INRA,
01:12:58il y a également
01:12:58un dossier scientifique
01:13:00qui a été fait
01:13:00sur la restauration scolaire
01:13:01au sein de la DAPT.
01:13:02Donc, pareil,
01:13:03j'essaierai de vous voir
01:13:04pour vous mettre le lien.
01:13:07Et là,
01:13:08vous avez donc les liens
01:13:09vers le projet européen
01:13:10et l'ensemble
01:13:11des rapports scientifiques
01:13:12des outils
01:13:13et des démarches
01:13:14menées au sein de Planix
01:13:15sont mises à disposition
01:13:16dans un centre de ressources
01:13:19aussi accessible.
01:13:20Alors, il est en anglais
01:13:21mais avec les outils
01:13:22aujourd'hui à Internet,
01:13:23vous pouvez le traduire
01:13:24facilement en français.
01:13:26Voilà.
01:13:27Et le mieux,
01:13:27sinon,
01:13:27c'est de nous contacter.
01:13:30Et encore un grand,
01:13:31grand merci
01:13:32de m'avoir permis
01:13:33de vous présenter
01:13:33tout ça ce matin.
01:13:36Merci.
01:13:36Merci beaucoup, Claire.
01:13:38Merci, Amy.
01:13:39Je vais faire
01:13:40une conclusion brève.
01:13:41Donc,
01:13:42on a bien montré,
01:13:44je pense,
01:13:44ce matin
01:13:45qu'accompagner
01:13:46une transition
01:13:46vers des systèmes
01:13:47alimentaires durables
01:13:48implique d'agir
01:13:48à toutes les échelles
01:13:49de l'échelle mondiale,
01:13:51européenne
01:13:51jusqu'au territoire.
01:13:54Voilà,
01:13:55c'était aussi
01:13:55la notion
01:13:55d'échelle
01:13:56macro,
01:13:57méso et micro.
01:14:00éduquer et communiquer,
01:14:01c'est absolument
01:14:02indispensable,
01:14:03mais on sait aussi
01:14:04que ça ne suffit pas.
01:14:05Si on a des systèmes
01:14:06alimentaires performants
01:14:07qui permettent
01:14:08d'amener dans les étals
01:14:10des produits durables
01:14:10de qualité,
01:14:11frais,
01:14:12locaux,
01:14:12de saison,
01:14:14aux citoyens,
01:14:15mais qui n'ont pas
01:14:15les moyens financiers
01:14:16d'y accéder,
01:14:17ni les moyens
01:14:17même géographiques
01:14:19parce qu'ils sont
01:14:19trop loin,
01:14:21eh bien,
01:14:21alors en fait,
01:14:22c'est un échec.
01:14:24Donc,
01:14:24on voit qu'il faut
01:14:25agir sur tous
01:14:25ces leviers
01:14:26en même temps
01:14:27pour y arriver.
01:14:28On voit aussi
01:14:29que c'est une immense
01:14:30complexité.
01:14:30Il y a énormément
01:14:31de facteurs
01:14:32qui sont à l'œuvre.
01:14:32Il y a même,
01:14:33on ne l'a pas dit,
01:14:33mais des facteurs
01:14:34géopolitiques.
01:14:35On voit que le Covid,
01:14:36enfin,
01:14:37ce n'est pas un facteur
01:14:37géopolitique,
01:14:38mais la guerre en Ukraine
01:14:40a eu un impact
01:14:41sur nos systèmes
01:14:41alimentaires.
01:14:45Cette complexité,
01:14:45en fait,
01:14:46elle peut nuire
01:14:46à la communication
01:14:47que fait le gestionnaire
01:14:49du risque que nous sommes.
01:14:50Je prends l'exemple
01:14:51d'une nitricore
01:14:52qui ne couvre pas
01:14:53l'aspect
01:14:53aliment ultra transformé
01:14:55ni la durabilité.
01:14:57Donc,
01:14:58un consommateur
01:14:58qui est devant les étals
01:14:59qui se dit
01:15:00bon,
01:15:00je vais prendre du bio
01:15:01à,
01:15:02mais c'est ultra transformé
01:15:03à mince
01:15:04ou alors,
01:15:04je prends du bio
01:15:08mais il a fait
01:15:09quatre fois le tour
01:15:10de la planète
01:15:10donc ce n'est pas durable.
01:15:11Ça devient très complexe
01:15:13de se repérer.
01:15:14Donc,
01:15:15à une époque
01:15:15où la science
01:15:16est remise en question,
01:15:18c'est un véritable défi
01:15:19pour les gestionnaires
01:15:20du risque
01:15:21d'accompagner les citoyens
01:15:22mais je pense
01:15:23que c'est vraiment
01:15:24le rôle
01:15:25que nous pouvons jouer
01:15:26nous scientifiques
01:15:28ou gestionnaires
01:15:28du risque
01:15:29comme la DRAF
01:15:30et voilà,
01:15:31c'est ce qu'on peut apporter
01:15:32je crois
01:15:32aux citoyens.
01:15:34Et je m'arrête là
01:15:35et je te repasse
01:15:36la parole Laurence
01:15:37et merci
01:15:38de nous avoir écoutés.
01:15:41Est-ce que déjà
01:15:42avant de conclure
01:15:43est-ce qu'il y a déjà
01:15:44des questions
01:15:45en complément
01:15:46de votre présentation
01:15:48qui a été dense
01:15:48mais passionnante ?
01:15:52C'est en train
01:15:53d'écrire là
01:15:55potentiellement
01:15:55compte tenu
01:15:56qu'elles ont fini
01:15:58est-ce que vous voulez
01:15:59prendre directement
01:16:00la parole ?
01:16:01Levez la main
01:16:02ou je ne vois pas
01:16:04de main levée ?
01:16:08Non ?
01:16:10Les cantines
01:16:11ne sont pas encore ouvertes
01:16:12donc ce n'est pas la peine
01:16:13de vous précipiter.
01:16:22À la limite
01:16:23ce que vous pourrez faire
01:16:24si vous en êtes d'accord
01:16:25c'est me donner les liens
01:16:26pour accéder
01:16:27à vos différents documents
01:16:28comme ça
01:16:29je pourrais les mettre
01:16:30sur notre intranet
01:16:31et les gens pourront
01:16:32les consulter
01:16:33passer par
01:16:34via notre intranet
01:16:35pour les récupérer
01:16:37et pouvoir
01:16:39les mettre
01:16:41dans le chat.
01:16:43D'accord
01:16:44Je vais me récupérer
01:16:46certains
01:16:46ce n'est pas sûr
01:16:47d'avoir tout
01:16:47récupéré
01:16:52Bon
01:16:53ça a l'air
01:16:53assez paisible
01:16:54je ne vois pas
01:16:55de main levée
01:16:59Il y a une belle fréquentation
01:17:03je n'ai pas regardé
01:17:04tout le temps
01:17:05parce qu'en fait
01:17:05comme les diapositifs
01:17:07étaient denses
01:17:08moi je suis passée
01:17:08en plein écran
01:17:09et donc
01:17:10d'habitude
01:17:11quand je reste
01:17:11en petit écran
01:17:12je vois le nombre
01:17:12de gens connectés
01:17:13mais là
01:17:14comme je suis passée
01:17:14en grand
01:17:14j'ai perdu
01:17:15mais il n'y avait
01:17:16pas long
01:17:16d'une cinquantaine
01:17:17de personnes
01:17:17ici
01:17:18c'est un joli score
01:17:20je peux vous le dire
01:17:22par rapport
01:17:23à d'autres
01:17:24matinales
01:17:24donc merci à vous
01:17:25ça veut dire
01:17:26que c'est un sujet
01:17:26qui intéresse
01:17:29alors c'est vrai
01:17:29qu'on est
01:17:29en direction régionale
01:17:31de l'alimentation
01:17:31mais bon
01:17:32pour autant
01:17:34ça veut dire
01:17:35que ça percole aussi
01:17:36au sein des foyers
01:17:37et c'est une bonne chose
01:17:39bon
01:17:40pas de
01:17:41pas de petites
01:17:44questions
01:17:45beaucoup de
01:17:46très intéressants
01:17:47bon
01:17:48alors on va s'arrêter là
01:17:51et oui
01:17:51tout à fait
01:17:52merci d'avoir pris le temps
01:17:53d'expliquer les acronymes
01:17:55parce que c'est vrai
01:17:55qu'on est un peu spécialisé
01:17:57dans le monde
01:17:58d'utiliser des acronymes
01:17:59on croit que tout le monde
01:18:00comprend tout
01:18:01mais voilà
01:18:01en plus
01:18:02vous avez des acronymes
01:18:04synonymes
01:18:05et au bout d'un moment
01:18:05chacun est dans son monde
01:18:07merci beaucoup
01:18:08en tout cas
01:18:09c'était la dernière
01:18:10matinale
01:18:11avant l'été
01:18:13enfin les grandes vacances
01:18:14on se retrouve
01:18:14donc merci d'avoir été nombreux
01:18:16et participé
01:18:17puis on se retrouve
01:18:18à l'automne
01:18:20merci
01:18:20de tout ce travail
01:18:21de préparation
01:18:22parce que c'est énorme
01:18:24merci d'avoir essayé
01:18:26tant bien que mal
01:18:27de tenir dans le timing
01:18:29merci à vous
01:18:30parce que je sais
01:18:31que quand on travaille
01:18:32de façon intense
01:18:33sur des sujets comme ça
01:18:34c'est parfois difficile
01:18:35de se limiter
01:18:37merci beaucoup
01:18:38à très bientôt
01:18:41et je vous souhaite
01:18:42un bel été
01:18:43et de belles vacances
01:18:44potentiellement
01:18:45et essayez pour l'instant
01:18:46de rester au frais
01:18:47merci d'avoir regardé cette vidéo
01:18:47merci d'avoir regardé cette vidéo
01:18:47merci d'avoir regardé cette vidéo
01:18:47merci d'avoir regardé cette vidéo
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