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00:00:00Bonjour, on va vous présenter une matinale qui va être un petit peu originale aujourd'hui,
00:00:06puisque ce sera une matinale sur le Mercosur,
00:00:08qui est quand même pas une matinale de la DRAF, c'est quand même pas un sujet régional,
00:00:11donc c'est un engageur quand même de parler d'un sujet national,
00:00:15et surtout international, dans une matinale de la DRAF.
00:00:18Donc je vais faire une introduction,
00:00:21parce que je voudrais vraiment que ce soit une partie assez courte,
00:00:24mais à partir d'un travail qui a été fait par le CEP,
00:00:27le Centre d'études et de prospectives du ministère,
00:00:28on leur avait demandé, le collectif Descrise, via la mission mutualisation,
00:00:34comment on a été interrogé au niveau régional sur le Mercosur,
00:00:37et qu'on ne savait pas trop quoi répondre,
00:00:39qu'ils nous fassent des éléments de langage,
00:00:43des éléments de présentation, d'analyse de l'impact potentiel du Mercosur.
00:00:48Ce qu'ils ont fait, malheureusement pour nous,
00:00:50ils ont fait une note très intéressante,
00:00:53que je pourrais vous faire passer après,
00:00:54mais qui fait plusieurs pages et qui est quand même assez difficile
00:00:58à comprendre, et surtout pas de visuel de présentation.
00:01:02Donc on leur a demandé s'ils pouvaient nous faire un diaporama,
00:01:05ils ont dit qu'ils n'avaient pas le temps de faire ça,
00:01:08par contre ils nous ont accompagnés pour faire un diaporama à partir de l'IA.
00:01:13Donc il y a un premier élément d'innovation que vous allez avoir,
00:01:16c'est cette introduction va être faite sur la base d'un diaporama préparé par l'IA,
00:01:20mais encadré par le CEP qui a validé les éléments qui étaient sortis par l'IA.
00:01:24Donc c'est avec Notebook et l'EM pour les connaisseurs.
00:01:27Et pour information, le gros avantage, c'est que le diaporama est sorti en cinq minutes.
00:01:33Par contre, il a fallu quand même plusieurs allers-retours avec le CEP
00:01:37pour valider ce qu'il a fait et faire retourner l'IA,
00:01:40parce qu'ils disaient un peu des bêtises à des moments.
00:01:44Donc voilà, je vais essayer de le faire en…
00:01:48on a prévu une demi-heure, moi je vais essayer de tenir en 20 minutes,
00:01:52si possible, elle est assez vite.
00:01:53Et ce que je vous propose du coup, c'est que s'il y a des questions,
00:01:56d'abord je ne suis pas sûr de pouvoir répondre à vos questions,
00:01:59ce que je ferai, d'ailleurs Marine qui à mes côtés aura peut-être en plus d'éléments
00:02:02pour répondre et peut-être que collectivement d'autres auront des réponses.
00:02:05Donc je vous propose de garder les questions plutôt à la fin de cette présentation introductive
00:02:09pour ne pas qu'on aille assez rapidement,
00:02:13parce que je voudrais vraiment laisser la place ensuite à Marine Colly
00:02:16qui nous fait le plaisir de participer à cette matinale.
00:02:18C'est une première, d'avoir une matinale avec une intervention extérieure.
00:02:22Elle se présentera tout à l'heure, je pense que c'est déjà…
00:02:25Mon présentation est intéressant et surtout elle nous fera prendre un peu de hauteur
00:02:29par rapport à cet accord du Mercosur, à ses impacts potentiels,
00:02:36en parlant de bouquins qu'elle a écrits récemment et sans IA, certifiés sans IA.
00:02:45Et voilà, je ne dévoile pas le sujet, de son, vous avez déjà vu un menu
00:02:49qui j'espère vous a mis un petit peu en appétit.
00:02:53Donc il vous parlera de ces éléments-là.
00:02:55Donc je voudrais garder plus de place pour ça.
00:02:58Donc du coup, je ne perds pas plus de temps et je vous présente du coup
00:03:02des impacts potentiels de l'accord du livre-échange entre l'Union européenne
00:03:06et le Mercosur, préparés par le CEP et mis en forme par l'IA.
00:03:11Moi, j'ai juste fait le go-between dans tout cela.
00:03:18Est-ce que j'arrive à dérouler le diable ?
00:03:22On va avoir huit points mais qui vont passer assez vite.
00:03:24Donc une présentation générale, l'aperçu général des impacts de l'accord
00:03:28de livre-échange, les impacts pour les différentes filières,
00:03:30donc viande bovine, viande de volaille, sucre et éthanol,
00:03:35produits laitiers, il y a 20, et puis des conséquences réglementaires.
00:03:39Et puis il y aura un petit bonus, deux diapos supplémentaires
00:03:41qu'a préparé le CEP pour aller plus loin.
00:03:45Donc il y a un petit neuf pour aller plus loin.
00:03:50Présentation générale, on est sur une asymétrie structurelle.
00:03:52Donc d'abord, ce qui est fait, la note qu'a écrite le CEP,
00:03:56c'est à partir d'une revue des différentes, ils n'ont pas créé quelque chose de même,
00:03:59ils sont partis de la revue des différents rapports qui ont été produits sur le sujet,
00:04:04en particulier le rapport AMBEC, qui est vraiment un rapport de référence
00:04:07des événements sur le sujet, mais ils ont aussi exploré d'autres rapports.
00:04:14Et ce qui est important, c'est que les conclusions sont bien validées par le CEP.
00:04:18En fait, il a puisé dans ce rapport des éléments qui sont vraiment pleinement d'actualité pour 2026.
00:04:25Puisque le rapport, il date de 2020, l'accord de libre-échange, il a été signé fin 2025
00:04:31pour une mise en œuvre à partir de 2026, provisoire d'ailleurs, à partir de 2026.
00:04:39Et donc c'est pleinement validé.
00:04:40Ce qui se passe, c'est qu'on est vraiment sur un accord de libéralisation importante,
00:04:44donc 85% des lignes tarifaires côté Mercosur, 90% des lignes tarifaires côté Union européenne.
00:04:53Donc c'est un accord de libre-échange, une libéralisation forte.
00:04:59Et surtout, ce qui est noté, c'est que c'est asymétrique,
00:05:01c'est-à-dire que côté Union européenne, il y a un gros intérêt à exporter,
00:05:06libéralisation sur les biens industriels.
00:05:08Et le côté Mercosur, c'est les produits agricoles qui sont,
00:05:13l'intérêt pour le Mercosur, c'est l'exportation de produits agricoles.
00:05:16Donc la libération des lignes, je vais favoriser les exportations majoritaires,
00:05:20produits agricoles pour le Mercosur et biens industriels pour l'Union européenne.
00:05:26Une fois qu'on a dit ça, c'est 85-90% des lignes tarifaires.
00:05:31Après, il faut voir l'impact en termes macroéconomiques.
00:05:34Finalement, les gains sont relativement limités.
00:05:38Alors on parle en milliards d'euros, 15 à 20 milliards d'euros de gains pour l'Union européenne,
00:05:4310 à 15 milliards d'euros pour le Mercosur.
00:05:46Après, quand on compare, quand on voit le gain en termes de PIB,
00:05:50alors c'est toujours très compliqué à estimer,
00:05:52mais on dit que c'est de l'ordre de 0,1% de gains de PIB pour l'Union
00:05:56européenne
00:05:57et entre 0,1% et 0,7% pour le Mercosur.
00:06:02Par contre, côté Union européenne, il y a des filières qui sont sensibles
00:06:08et donc qui sont exclues de la libéralisation totale.
00:06:10Ça ne veut pas dire qu'elles ne vont pas être libéralisées,
00:06:12mais elles ne seront pas libéralisées comme les 85-90% des lignes tarifaires
00:06:16qu'on a vues tout à l'heure.
00:06:17Donc c'est la viande bovine, la viande porcine, la volaille,
00:06:22le sucre, l'éthanol, le miel et les produits laitiers.
00:06:25Et donc pour ces filières sensibles, l'ouverture de marché ne se fait pas
00:06:28par une suppression de droits de douane, mais par des contingents d'importation,
00:06:32donc des quotas.
00:06:36Donc on passe sur la filière bovine.
00:06:39Donc on a une évolution du coût des contingents.
00:06:41Ce n'est pas une baisse des lignes tarifaires, mais c'est des droits,
00:06:45mais c'est des contingents.
00:06:47Donc les principaux contingents d'importation en 2020 avec le Mercosur,
00:06:51qui existent en 2020.
00:06:52Donc il y a le panel hormones, c'est lié à des accords anciens
00:06:56avec les États-Unis, en particulier sur le bœuf aux hormones,
00:07:00l'imitation du bœuf aux hormones.
00:07:01Et donc ce quota ancien, c'est pour les animaux de moins de 30 mois
00:07:05finis en part d'engraissement.
00:07:07Et donc on a un quota de 58 kilotonnes équivalent carcasse,
00:07:14donc à droit à 0%.
00:07:15On a aussi un quota Hilton, alors je ne sais plus d'où il vient,
00:07:19mais c'est un autre quota qui était attribué pour les jeunes bovins
00:07:23finis à l'herbe en provenance du pays du Mercosur.
00:07:25Et donc on a 87 kilotonnes équivalent carcasse à 3 à 20%.
00:07:30Les contingents ONC pour la viande congelée et pour la viande pour transformation.
00:07:36Et donc ça, ça existe en 2020.
00:07:39Et les modifications avec l'accord, c'est des droits à 0% pour le quota Hilton et un contingent
00:07:45supplémentaire de 99 kilotonnes équivalent carcasse à 3 réduits, 7,5%.
00:07:52Impact potentiel, augmentation prévue des importations de plus 30 à plus 60%,
00:07:57donc représentant 50 à 98 kilotonnes équivalent carcasse.
00:08:02Donc on peut dire que c'est conséquent, mais en même temps, il faut mettre en regard
00:08:05la consommation de l'Union européenne qui est de 6 500 kilotonnes équivalent carcasse.
00:08:09Donc le volume supplémentaire reste faible en valeur relative,
00:08:13environ 1% de la consommation de l'Union européenne.
00:08:15Je ne sais pas si vous avez vu, on disait que ça fait juste un steak par an
00:08:20que le consommateur va consommer qui vient des pays du Mercosur.
00:08:24Donc on dit que ce n'est vraiment pas grand-chose.
00:08:26Mais attention parce que le risque, il est surtout qualitatif.
00:08:30Et là, c'est quand même la prouesse de l'IA, c'est elle qui a inventé,
00:08:33qui a trouvé l'illustration qui est quand même assez parlante, je trouve.
00:08:37En fait, le sujet, c'est qu'on a les exportations d'Uberco-sur,
00:08:42il faut voir ça dans un contexte mondial, mondialisé.
00:08:45Et en fait, les avants des animaux partent vers la Chine
00:08:49et c'est des avants transformés en viande hachée.
00:08:53Et ce qui serait destiné à l'Union européenne, ça serait l'ailoyau.
00:08:58Donc toutes les pièces nobles, l'arrière des vaches.
00:09:02Et donc on aurait une concentration.
00:09:04Et donc là, ça concerne 24% de part du marché contre le Mercosur
00:09:10et concerné sur le segment de l'ailoyau, contre 12% aujourd'hui.
00:09:15Et donc là, vous voyez, ça fait un doublement de la part.
00:09:17Et cette concentration entre les produits à forte valeur ajoutée
00:09:21pourrait entraîner une diminution des prix de la viande bovine
00:09:24dans l'Union européenne et une plus forte volatilité.
00:09:27Et en particulier, alors là, je parle un peu sous contrôle de marine,
00:09:32mais je pense que ces pièces nobles,
00:09:34on ne va pas forcément les voir directement dans nos rayons de supermarchés,
00:09:37mais elles vont surtout transiter par la restauration hors domicile.
00:09:40Et souvent, des restaurants qui sont spécialisés sur la restauration de viande,
00:09:47souvent qui jouent sur la quantité plutôt que sur la qualité,
00:09:51en disant, vous avez un gros morceau, un beau steak, une grande quantité.
00:09:55Et ils ne sont pas très regardants sur l'origine de la viande.
00:09:59Au contraire, ils sont regardants pour trouver les prix les plus bas.
00:10:02Alors, il y a volaille, je vais essayer d'accélérer un petit peu,
00:10:06des volumes, bon, volume et écart de production actuellement.
00:10:12Donc, les importations actuelles viennent du Brésil,
00:10:16443 pilotons équivalents carcasses.
00:10:18Et on aurait plus, donc 22% d'augmentation avec l'accord d'exportation
00:10:24vers l'Union européenne.
00:10:25Avec un point de vigilance, le Brésil est déjà le premier exportateur
00:10:29vers l'Union européenne avec la Thaïlande et des écarts substantiels
00:10:33de normes de production sur la densité dans les élevages,
00:10:35le recours aux antibiotiques et le bien-être animal.
00:10:40Sucre et éthanol, donc là aussi une ouverture sous contingent.
00:10:44En fait, on a déjà une ouverture.
00:10:47Le Brésil exporte, donc c'est 180 000 tonnes,
00:10:51donc les droits sont supprimés pour le Brésil.
00:10:53Le sujet, il est plus, enfin, il y a un sujet aussi côté Paraguay
00:10:58avec 10 000 tonnes, mais concernant le sucre bio.
00:11:02Et là, il serait soumis à concurrence avec un nouveau quota à 0%.
00:11:05Donc, il y a un risque spécifique pour la filière.
00:11:08Et puis, derrière le sucre, il y a l'éthanol.
00:11:12Et on aurait 450 000 tonnes à 3 000 et plus 200 000 tonnes à 3 réduits.
00:11:20On est dans une fragilisation possible d'une filière sucrière
00:11:22européenne qui est déjà confrontée à la libéralisation du marché.
00:11:26Et en fait, la question, c'est la concurrence d'ailleurs.
00:11:28Alors, ça, c'est un problème plus ergonomique.
00:11:29En fait, le rendement en sucre de la canne à sucre
00:11:32est bien supérieur à celui de la betterave.
00:11:36Donc, structurellement, on ne joue pas exactement dans la même course.
00:11:42Les produits laitiers, alors pour le coup, ça serait plutôt une opportunité,
00:11:45mais ça serait, moi, je mettrais bien au conditionnel,
00:11:47une opportunité offensive pour l'Union européenne,
00:11:50parce qu'on a la reconnaissance de 355 indications géographiques,
00:11:54et en particulier en France, on a beaucoup d'indications géographiques.
00:11:56Donc, on pourrait se dire que c'est une bonne opportunité,
00:11:59dont 52 IG laitières, 19 en France.
00:12:03Accès aux macosures pour les fromages, la poudre de lait,
00:12:06les préparations infantiles.
00:12:08Donc, le secteur laitier est l'un des rares intérêts offensifs agricoles
00:12:13pour l'Union européenne, avec plus 1,7% d'exploitation prévue.
00:12:16Je mettrais un petit bémol, alors c'est à titre personnel,
00:12:19mais encore faut-il, c'est bien d'avoir des reconnaissances de l'IG,
00:12:23mais encore faut-il qu'il y ait un marché,
00:12:24qu'il y ait des consommateurs qui soient intéressés par ces IG.
00:12:30La grande diversité de nos IG, ce n'est pas forcément un atout
00:12:35quand on s'adresse à un marché qui ne connaît pas ces IG,
00:12:38ça fait beaucoup d'offres différentes et on ne se repère pas forcément.
00:12:42Et on a la même chose un peu sur le vin, me semble-t-il.
00:12:46Le vin et l'accord du Mercosur, on a des opportunités,
00:12:51avec une promesse, avec la fin des quotas,
00:12:57on est plus exportateur qu'importateur de vin,
00:13:00donc je veux dire qu'à la fin des quotas, on pourra exporter plus,
00:13:03et avec une garantie de protection du patrimoine,
00:13:06avec ces IG qui sont, IGP et AOP qui sont formellement reconnus.
00:13:11Mais en fait, on a l'annonce, l'ordre au principe de réalité,
00:13:17pour l'Union européenne, des bénéfices qui sont freinés
00:13:19par les barrières non tarifaires,
00:13:21et pour le Mercosur, la crainte de l'asymétrie et des subventions,
00:13:24donc ils ne sont pas forcément,
00:13:27même si c'est ouvert au niveau théorique par la baisse des droits de douane,
00:13:31derrière, il peut y avoir des barrières non tarifaires qui s'appliqueront.
00:13:38Voilà.
00:13:39Conséquences réglementaires, ça c'est un point important,
00:13:41le choc des normes.
00:13:42Pour faire simple,
00:13:44on est beaucoup plus protecteur au niveau des normes
00:13:47dans l'Union européenne qu'au niveau du Mercosur.
00:13:50Dans l'Union européenne, on applique le principe de précaution,
00:13:53c'est-à-dire qu'on ne va pas s'engager sur quelque chose
00:13:58si on n'est pas sûr à 100% qu'il n'y ait pas de risque.
00:14:02Donc, c'est des interdictions qui sont a priori,
00:14:04alors que le Mercosur, c'est plutôt la preuve a posteriori,
00:14:09c'est-à-dire qu'on s'assure qu'il faut qu'il y ait une preuve scientifique
00:14:14qu'il y a un impact négatif pour interdire quelque chose.
00:14:21Et donc, c'est une approche beaucoup moins restrictive.
00:14:23Eh bien, la preuve scientifique sur l'impact des pesticides
00:14:28est bien difficile à rétablir.
00:14:32Donc, un des exemples avec les pesticides,
00:14:34un tiers des substances actives qui sont autorisées au Brésil
00:14:37avec cette preuve scientifique,
00:14:39sont interdites dans l'Union européenne par le principe de précaution.
00:14:43Et puis, on a un exemple sur les aliments,
00:14:45donc les protéines animales transformées.
00:14:47Donc, c'est les farines animales, mais pas que,
00:14:50il y a d'autres, dans un cas plus général,
00:14:53les protéines animales transformées sont autorisées
00:14:54pour les réunions dans certains pays du Mercosur.
00:14:59Voilà, c'est la fin de la présentation assistée par l'IA.
00:15:03Voilà, le CEP a proposé aussi deux éléments.
00:15:08Alors, du coup, on n'a pas la même présentation,
00:15:10mais c'est du formel du côté CEP.
00:15:13Il prouve donc, ce qu'ils en concluent,
00:15:15c'est qu'il y a un accord qui suscite des inquiétudes
00:15:17quand ça a ses conséquences sur certaines filières agricoles
00:15:19et en matière agricole, des risques qui paraissent supérieurs
00:15:22aux opportunités ouvertes par l'accord.
00:15:26Et du coup, pour aller plus loin,
00:15:28le CEP propose deux diapos supplémentaires.
00:15:31sur la question de l'efficacité des mesures de sauvegarde
00:15:34qui ont été négociées fin 2025.
00:15:36Et puis, au-delà des effets économiques,
00:15:38parce que là, on n'a parlé que des effets économiques,
00:15:40il y a bien sûr des interrogations importantes
00:15:42sur les impacts environnementaux.
00:15:45Là, il faut rester sur la portée, par exemple,
00:15:47mais pas que.
00:15:49Et donc, sur le règlement des sauvegardes,
00:15:51je ne vais pas rentrer dans le détail
00:15:52de tout ce qui est écrit là,
00:15:55mais voilà, c'est comment on s'assure
00:15:58qu'on n'ait pas de risque majeur
00:16:03sur ces 24 produits sensibles
00:16:05qui ont été identifiés.
00:16:07Et donc, il y a tout un système de contrôle,
00:16:09de vérification, de rapports qui sont émis
00:16:13et des mesures provisoires
00:16:15qui doivent être mises sous 21 jours
00:16:16en attendant l'ouverture de l'enquête sous 4 mois.
00:16:19Mais je pense que Marine pourra nous en parler
00:16:22un peu plus tout à l'heure.
00:16:23mais c'est bien un point de vigilance important.
00:16:28Et les impacts environnementaux,
00:16:29il y a juste une diapo,
00:16:31mais les chiffres sont quand même édifiants.
00:16:33Il y a un vrai sujet, il me semble,
00:16:35sur les impacts environnementaux.
00:16:37Donc, pour la commission d'évaluation,
00:16:39les mots sont importants.
00:16:41L'accord accroît de manière non ambiguë
00:16:43les émissions de gaz à effet de serre.
00:16:46Donc, plus 4,7 à plus 6,8.
00:16:50Alors, je pense que c'est des millions de tonnes
00:16:52équivalent à CO2 ou des milliards,
00:16:53mais je pense que c'est plutôt des millions de tonnes
00:16:55équivalent à CO2,
00:16:56donc hors déforestation.
00:16:58Et si on rajoute la déforestation,
00:17:01plus 7,8 à 11,5 millions de tonnes équivalent à CO2.
00:17:07Donc, ça veut dire que même hors déforestation,
00:17:10il y a un impact déjà négatif.
00:17:12Et ça, c'est important.
00:17:13C'est au niveau de la FAO qu'ils ont montré,
00:17:15il est démontré que l'empreinte carbone
00:17:17de l'élevage bovin est supérieure au Mercosur
00:17:20par rapport à l'Union européenne.
00:17:21Alors, on pourrait se dire a priori,
00:17:23c'est un élevage extensif qui n'a pas trop d'impact.
00:17:28Mais en fait, il faut voir comment sont engraissés
00:17:31en fait les animaux.
00:17:32Oui, il y a la pompe pas avec les animaux
00:17:34qui sont dans la pompe pas,
00:17:35mais derrière, quel système d'alimentation
00:17:38pour engraisser ces bovins ?
00:17:40Et au-delà de cette empreinte qui elle-même
00:17:42déjà est plus forte,
00:17:44si on ajoute la déforestation,
00:17:49qui est incluse,
00:17:52la pâte est encore beaucoup plus forte.
00:17:53Et donc, la question, c'est comment est-ce que,
00:17:56quelle capacité à la réglementation européenne
00:17:58à limiter ses effets,
00:17:59sachant que ses effets se mesurent sur place là-bas
00:18:02et l'Union européenne, elle n'est pas sur place là-bas.
00:18:05Donc, typiquement, sur la déforestation,
00:18:07on peut nous garantir,
00:18:08ben oui, ces animaux-là,
00:18:09ils n'ont pas été dans des zones
00:18:10où il y a eu de la déforestation,
00:18:11mais si c'est pour élever ses animaux,
00:18:13exporter ses animaux qu'ils ont élevés là
00:18:15et du coup produire pour d'autres marchés
00:18:19sur des zones où il y a eu la déforestation,
00:18:21bien malin qui pourra dire
00:18:22à qui revient la cause de la déforestation.
00:18:28Voilà, j'en ai terminé sur cette partie introductive.
00:18:34Donc, peut-être s'il y a des questions.
00:18:38Alors, il y en a qui sont apparties dans le clip,
00:18:39je n'ai pas eu le temps de regarder.
00:18:48Il y en a quelques-unes, c'est plus...
00:18:51Il y a quelques-unes qui...
00:18:54C'est plus des remarques pour certaines
00:18:56que des questions.
00:18:59Il y avait une question sur le quota hormone,
00:19:00j'ai vu au tout début.
00:19:01Moi, j'en avais fait quelques-unes.
00:19:03Oui.
00:19:03Le pays du Mercos surconfermé,
00:19:05il y a une question sur la loi d'urgence aussi.
00:19:10Oui, il y en a quand même des questions.
00:19:14Alors, il y avait une question simple au début,
00:19:16c'est est-ce que nous avons accès à l'outil IA utilisé ?
00:19:18Oui, c'est notre boucle M, c'est en accès libre.
00:19:22Donc, je vous le conseille vivement.
00:19:24Ça peut être vraiment...
00:19:25C'est très facile d'utilisation.
00:19:28Et par contre, soyez vigilants,
00:19:30comme toujours avec l'IA,
00:19:32soyez vigilants sur le résultat obtenu.
00:19:34Donc, le quota hormone, tu peux le...
00:19:37Oui, oui.
00:19:38Non, au contraire.
00:19:39Donc, depuis bien longtemps, en fait,
00:19:40depuis les années 90,
00:19:42l'Union européenne,
00:19:43elle n'importe plus de la plus d'hormones.
00:19:45Mais justement, je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:19:46mais l'interdiction des hormones de croissance
00:19:48dans nos élevages,
00:19:49mais aussi appliquée à tous les éleveurs des pays tiers
00:19:52qui voulaient exporter vers le marché européen,
00:19:54ça avait provoqué un gros conflit à l'OMC.
00:19:57On avait été attaqués notamment par les États-Unis,
00:19:59par le Canada.
00:20:00Je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:20:01mais c'est ça qui était à l'origine,
00:20:03par exemple, du démembrement d'un McDo
00:20:05par José Bové et quelques paysans
00:20:07de la Confédération paysanne,
00:20:08parce que les États-Unis,
00:20:12pour contrer cette interdiction des hormones,
00:20:13avaient taxé très fortement notamment nos robes forts
00:20:16et nos vins.
00:20:18En fait, le quota d'hormones,
00:20:19c'est la sortie de conflit
00:20:20entre l'Union européenne et les États-Unis
00:20:22et le Canada
00:20:24pour obtenir un abaissement des taxes,
00:20:26notamment sur le robes fort et sur le vin.
00:20:28On avait concédé à nos partenaires commerciaux,
00:20:30à tous nos partenaires commerciaux,
00:20:32un quota à droite-douine nul
00:20:34pour leur viande,
00:20:35garantie sans hormones,
00:20:36comme les autres,
00:20:37mais en tout cas,
00:20:38pour qu'elles puissent accéder plus largement
00:20:39au marché européen.
00:20:41Je n'ai plus le volume en tête de mémoire,
00:20:44c'était quelque chose comme 50 000 tonnes.
00:20:45Donc, chaque année,
00:20:48pour même avoir un accord de libre-échange
00:20:49avec l'Union européenne,
00:20:50les partenaires commerciaux de l'Union européenne
00:20:52peuvent exporter de la viande à droite-douine nul
00:20:54grâce à ce panel.
00:20:57Je propose qu'on aborde les questions rapidement
00:20:59les unes après les autres.
00:21:01Laurent disait que les filières sensibles sont exclues.
00:21:04Alors, pourquoi le sucre et l'éthanol ?
00:21:06Non, au contraire,
00:21:06le sucre et l'éthanol sont bien
00:21:08dans les filières sensibles
00:21:11qui sont considérées comme des filières sensibles.
00:21:18OK.
00:21:20Pierre Tabourin,
00:21:21je pense que ta réflexion est plutôt ironique.
00:21:24Ça peut être bien comme ça.
00:21:25Donc, effectivement,
00:21:28tout est dit, je pense,
00:21:29dans la présentation de tout à l'heure
00:21:31et dans ta réponse.
00:21:33Effectivement,
00:21:34si on peut considérer que c'est super,
00:21:35on va avoir de la super biande,
00:21:37des beaux morceaux de biande à la cantine.
00:21:40C'est une façon de résumer.
00:21:44Donc, ce n'est pas ça, Pierre ?
00:21:45Ou c'était ?
00:21:48Sinon, Laurent ?
00:21:50Oui, c'était ça,
00:21:51mais Anne Fruchard a répondu un peu plus loin.
00:21:55D'accord.
00:21:55OK.
00:21:56Désolé,
00:21:57je n'arrive pas à faire des choses en même temps.
00:21:58Je suis en train de présenter,
00:21:59je n'ai pas regardé les échanges
00:22:00que vous aviez entre vous.
00:22:03Laurent, de nouveau,
00:22:04plus que la diversité des IG,
00:22:05c'est la multiplicité des signes,
00:22:07marque,
00:22:07qui brouille la lisibilité.
00:22:09Oui, mais là, en l'occurrence,
00:22:10là, on parle bien des accords sur,
00:22:13et c'est important,
00:22:14sur la protection des IG
00:22:17au niveau de l'export,
00:22:19que nos produits,
00:22:22nos appellations soient bien reconnues
00:22:23dans le pays.
00:22:24Mais après,
00:22:26ton instant,
00:22:28ta question est totalement pertinente,
00:22:29mais ça ne concerne pas que le Mercosur,
00:22:32ça correspond tout.
00:22:34Le brouillage des pistes,
00:22:36des messages pour les consommateurs
00:22:38quand on a une multitude
00:22:39d'appellations commerciales,
00:22:42d'ailleurs,
00:22:43sur des bases,
00:22:44forcément très différentes.
00:22:47Est-ce qu'il est dans le...
00:22:50Pierre Lula va regarder
00:22:51à l'arresto code
00:22:52d'être acheté ou non
00:22:53de l'Union européenne,
00:22:55je crois.
00:22:56Je lui ai remonté
00:22:57que c'était qu'ailleurs.
00:22:58OK.
00:22:58Donc, ça, c'est entre vous.
00:23:00Je vous laisse le battre.
00:23:01On ne doit pas avoir
00:23:01les mêmes scientifiques
00:23:02qu'en France.
00:23:03Oui, d'accord.
00:23:04Donc, c'est toujours
00:23:04les échamps de vous.
00:23:06Alors,
00:23:07quels pays d'amérique du Sud
00:23:08sont concernés par le Mercosur ?
00:23:10Je n'ai pas l'impression.
00:23:11Le Brésil, l'Argentine,
00:23:12Uruguay, le Paraguay.
00:23:14C'est bien.
00:23:14Merci.
00:23:15C'est le comptage
00:23:16d'avoir une intervention extérieure.
00:23:22Oui.
00:23:23Oui, ça, c'est ce dont on parle
00:23:24juste avant de se connecter.
00:23:27La loi d'urgence,
00:23:28enfin, le premier loi d'urgence,
00:23:28dans son article 2,
00:23:29il prévoyait effectivement
00:23:32de poser les conditions
00:23:33pour que le gouvernement
00:23:35puisse plus facilement
00:23:37qu'aujourd'hui
00:23:38interdire l'importation
00:23:39de produits
00:23:39qui contiennent
00:23:40des résidus de substances actives
00:23:41qui ne sont pas autorisés
00:23:42au sein de l'Union européenne.
00:23:44C'est ce qui était
00:23:44dans l'article 2.
00:23:45Je ne sais pas si vous avez vu,
00:23:45mais il y a eu tout un débat
00:23:47sur ce sujet
00:23:47très compliqué
00:23:48à l'Assemblée nationale
00:23:49dans la nuit
00:23:50de mercredi à jeudi
00:23:51parce qu'en fait,
00:23:53un amendement proposé
00:23:54par LFI
00:23:55et voté avec d'autres groupes,
00:23:56notamment le RN,
00:23:58est venu complètement
00:23:58réécrire cet article
00:23:59pour simplement poser
00:24:01le principe
00:24:01de l'interdiction
00:24:02d'importer des produits
00:24:03traités avec des substances
00:24:05interdites au sein
00:24:05de l'Union européenne.
00:24:06ça, c'était déjà
00:24:06dans le code rural
00:24:07depuis 2018,
00:24:08mais on sait
00:24:08que c'est impossible
00:24:09à appliquer
00:24:11au niveau national.
00:24:13Donc, voilà,
00:24:14c'est en tout cas
00:24:14en débat en ce moment
00:24:16dans le cadre
00:24:16de la loi d'urgence.
00:24:17En effet,
00:24:17on ne connaît pas du tout
00:24:18la rédaction
00:24:19qui va acquérir
00:24:20de ces débats.
00:24:23Pierre, je pense
00:24:24à ce titre,
00:24:26tu signes
00:24:27que l'importation
00:24:28de 4,9 millions d'hectares
00:24:29de soja
00:24:33pour alimenter
00:24:33les élevages français.
00:24:33Non, c'est bien l'équivalent
00:24:34en hectares.
00:24:35C'est-à-dire
00:24:36l'importation
00:24:37de soja brésilien
00:24:39ou américain
00:24:40d'Amérique
00:24:41pour alimenter
00:24:42les élevages français,
00:24:44ça représente
00:24:444,9 millions d'hectares.
00:24:46C'est comme si nous
00:24:47on délocalisait
00:24:494,9 millions d'hectares
00:24:50de notre production.
00:24:52Et ce qui me surprend,
00:24:54c'est que dans ce débat-là,
00:24:56ce soja-là
00:24:57qui est considéré
00:24:59comme indispensable,
00:25:00qui est devenu
00:25:00indispensable
00:25:01aux éleveurs français,
00:25:02est complètement
00:25:03passé sous silence.
00:25:05Donc,
00:25:05on pousse
00:25:06les hauts cris
00:25:07parce qu'on va nous
00:25:08importer de la viande,
00:25:09mais par contre,
00:25:10personne ne dit rien
00:25:11sur ces millions
00:25:12d'hectares de soja
00:25:13qui sont importés
00:25:15pour alimenter
00:25:16nos animaux
00:25:17en France
00:25:18et en Europe
00:25:19de manière générale.
00:25:21pour changer
00:25:22ce que tu dis,
00:25:22ça...
00:25:23Ça m'étonne un peu,
00:25:23ce silence.
00:25:25Oui.
00:25:26Alors,
00:25:27l'explication du silence,
00:25:28je crois,
00:25:29au-delà des raisons
00:25:30politiques
00:25:31et de toutes les définitions
00:25:32qu'on peut mettre
00:25:32derrière la notion
00:25:33de souveraineté
00:25:34agricole et alimentaire,
00:25:35là, pour le coup,
00:25:35le soja,
00:25:36ce n'est pas un sujet
00:25:36qui a été discuté
00:25:37dans le cadre
00:25:38de ces négociations
00:25:38avec les impôts
00:25:39sur tout simplement
00:25:40parce qu'on apporte
00:25:40déjà depuis bien longtemps
00:25:41un droit de douane nul.
00:25:42Donc,
00:25:42c'est un sujet
00:25:43effectivement super important
00:25:45dès lors qu'il s'agit
00:25:46de mener des conférences
00:25:47sur la souveraineté
00:25:48agricole et alimentaire,
00:25:49mais ça n'a jamais été mis
00:25:51sur la table
00:25:51des discussions
00:25:52dans le cadre
00:25:53de cet accord
00:25:54de libre-échange-là.
00:25:55C'est peut-être pour ça
00:25:55qu'on n'en a pas
00:25:56beaucoup parlé.
00:25:58Je prolonge.
00:25:59Effectivement,
00:25:59c'est un sujet
00:26:00que l'on a en plein
00:26:01aussi avec nos conférences
00:26:02régionales
00:26:03sur la souveraineté alimentaire.
00:26:04Effectivement,
00:26:04quand on parle
00:26:04de production,
00:26:06des différentes productions,
00:26:07il faut voir aussi
00:26:07l'alimentation
00:26:08pour les animaux
00:26:09qui servent
00:26:09à faire la production animale.
00:26:10Il ne faut pas juste voir
00:26:13est-ce qu'on atteint
00:26:15l'auto-approvisionnement
00:26:16pour les animaux,
00:26:17mais derrière,
00:26:18pour l'alimentation
00:26:18de ces animaux aussi.
00:26:19Il ne faut pas l'oublier.
00:26:22Pan et l'hormone,
00:26:22on en a parlé
00:26:23tout à l'heure.
00:26:25C'est dans les pays
00:26:26d'Amérique du Sud.
00:26:27La Bolivie a rejoint
00:26:28effectivement l'alliance
00:26:29du Mercosur,
00:26:29mais à ma connaissance,
00:26:31ce n'est pas concerné
00:26:32par l'accord,
00:26:33une question.
00:26:34Mais je voudrais
00:26:36que je vérifie,
00:26:36mais je crois vraiment
00:26:37que comme ça remonte
00:26:37assez loin,
00:26:38pour le coup,
00:26:39on avait vraiment
00:26:40ces quatre pays
00:26:41dans le mandat
00:26:42de négociation
00:26:43au départ.
00:26:46Cécile,
00:26:46dans la question
00:26:47sur les antibiotiques
00:26:48utilisés comme facteur
00:26:48de croissance,
00:26:49je pense que je vais
00:26:50laisser la primeur
00:26:51à Marine.
00:26:52Tout à l'heure,
00:26:53elle va nous en parler
00:26:55des nuggets
00:26:55aux antibios
00:26:57pour le menu enfant.
00:26:59C'est là le temps.
00:27:01Christine,
00:27:02il y a une réponse
00:27:02qui a été donnée
00:27:03à Christine.
00:27:05Du coup,
00:27:07je...
00:27:08Ouais.
00:27:09On dit au fur et à mesure.
00:27:12D'accord,
00:27:12OK.
00:27:13Et puis,
00:27:13Anatole,
00:27:13dernière question.
00:27:14Vous connaissez
00:27:14les travaux du COPEO
00:27:15qui ont évalué
00:27:16l'impact réel
00:27:17d'accords
00:27:17de libre-échange
00:27:18passés
00:27:18et je pense
00:27:19au CETA
00:27:20et 6.9.
00:27:21Alors,
00:27:22non,
00:27:23je pourrais poser
00:27:23la question.
00:27:24Moi,
00:27:24je n'en ai pas
00:27:25de connaissance.
00:27:25Il y a un rapport...
00:27:27Déjà,
00:27:28le rapport
00:27:28c'est un rapport
00:27:30d'une commission
00:27:31d'experts
00:27:31qui avait été
00:27:32mandatée
00:27:32par le gouvernement.
00:27:33Il y a aussi
00:27:33une commission
00:27:34d'experts
00:27:34qui a fait
00:27:34un rapport
00:27:36sur le CETA.
00:27:38Je n'ai plus
00:27:39le nom
00:27:39de la...
00:27:40Catherine Schubert,
00:27:41je crois.
00:27:42Voilà,
00:27:42il y a le même rapport
00:27:43qui a été fait
00:27:44qui est moins centré
00:27:45sur les effets
00:27:47économiques
00:27:47de l'accord
00:27:47que sur la question
00:27:49des normes.
00:27:49Mais en tout cas,
00:27:50il y a eu
00:27:51ce même type de rapport
00:27:52et le gouvernement,
00:27:53normalement,
00:27:53alors ça fait un petit moment
00:27:54qu'ils ne l'ont pas fait,
00:27:55je crois,
00:27:55mais elle s'était donné
00:27:56l'obligation
00:27:56de faire un suivi
00:27:58de l'évolution
00:28:01des volumes importés
00:28:02et exportés
00:28:02dans le cadre du CETA.
00:28:04Je voulais juste,
00:28:06si c'est possible,
00:28:08faire rebondir
00:28:09un peu
00:28:09par rapport au CETA.
00:28:12Est-ce qu'on ne va pas
00:28:13un peu vite
00:28:13en disant
00:28:14les avants
00:28:14vont vers la Chine
00:28:16et les arrières,
00:28:17les alloyaux
00:28:19vont aller vers l'UE ?
00:28:21On a vu,
00:28:22il y a 8 ans,
00:28:23au sommet d'Elevage,
00:28:24enfin 8 ou 9 ans,
00:28:26c'était le grand discours
00:28:28avant le CETA
00:28:29en disant
00:28:29tous les morceaux nobles
00:28:30vont envahir
00:28:32la France
00:28:33et l'UE,
00:28:34notamment en RHD.
00:28:36Et il se trouve
00:28:38que les importations
00:28:39en viande
00:28:40ont été un flop,
00:28:41c'est,
00:28:42il me semble,
00:28:43autour de 20 000 tonnes
00:28:46seulement
00:28:47du lactose miroir
00:28:49et qu'au contraire,
00:28:50c'était tout à fait
00:28:52bénéfique pour la filière
00:28:56laitière.
00:28:57Donc,
00:28:57est-ce qu'on ne voit pas
00:28:58un peu vite
00:28:59un morceau noble
00:29:00qui va envahir
00:29:01la RHD,
00:29:02sachant que
00:29:03la RHD
00:29:04est déjà
00:29:06assez saturée,
00:29:06j'allais dire,
00:29:07par les biens
00:29:08d'importation ?
00:29:11Je veux bien juste,
00:29:12alors je vais répondre
00:29:13juste à un,
00:29:14enfin je n'ai pas
00:29:15une connaissance,
00:29:16je ne suis pas économiste,
00:29:16donc je vous donne
00:29:17un seul élément de réponse.
00:29:18La grosse différence
00:29:19en fait entre le Canada
00:29:20et des pays comme le Brésil
00:29:22ou les États-Unis,
00:29:22c'est que le Canada
00:29:23n'a pas encore structuré
00:29:24de filière dédiée
00:29:26à l'exportation
00:29:26vers l'Union Européenne,
00:29:27c'est-à-dire garantie
00:29:28sans hors mode.
00:29:29Donc du coup,
00:29:29le Canada,
00:29:30effectivement,
00:29:31ça s'appelait en quelques années
00:29:32et n'était pas prêt
00:29:33au moment de la signature
00:29:33du CETA
00:29:34pour commencer directement
00:29:35à envoyer des volumes.
00:29:37C'est complètement différent
00:29:38avec le Brésil
00:29:39qui envoie déjà
00:29:39vers le marché européen
00:29:40près de 300 000 tonnes,
00:29:41enfin le Mercosur
00:29:42mais le Brésil
00:29:42près de 200 000 tonnes
00:29:43de viande bovine
00:29:44chaque année.
00:29:45Donc voilà,
00:29:46c'est vraiment
00:29:46la principale différence.
00:29:47Il n'y a pas de close miroir
00:29:48dans le CETA,
00:29:48mais ça je vais y revenir.
00:29:49En fait,
00:29:50le principal blocage
00:29:51aujourd'hui,
00:29:51c'est cette interdiction
00:29:52des hormones
00:29:53qui existe depuis
00:29:54les années 90
00:29:55et qui s'applique
00:29:55à tous nos partenaires
00:29:56commerciaux.
00:29:57Donc voilà,
00:29:58je crois que c'est ça
00:29:59la principale différence.
00:30:00Donc la question,
00:30:01c'est est-ce qu'à un moment donné,
00:30:02le marché européen
00:30:03va devenir suffisamment intéressant
00:30:04pour que le Canada
00:30:05ait envie de structurer
00:30:07ces filières
00:30:08qui nécessitent
00:30:09des efforts de traçabilité
00:30:11qu'ils n'ont pas l'habitude
00:30:12pour l'instant
00:30:12de mettre en place.
00:30:14D'accord.
00:30:15Et du coup,
00:30:15la question a tout trouvé,
00:30:16je te laisse
00:30:18te présenter.
00:30:19Ouais,
00:30:20je vais commencer
00:30:20par vous dire
00:30:21qui je suis
00:30:22et d'où je parle.
00:30:23Moi,
00:30:24j'ai deux activités
00:30:25aujourd'hui.
00:30:26Je travaille
00:30:26comme consultante
00:30:29indépendante
00:30:29sur les politiques agricoles.
00:30:30Je suis spécialiste
00:30:31des politiques agricoles.
00:30:32Donc dans le cadre
00:30:32de cette activité-là,
00:30:33mon métier consiste
00:30:34à organiser des conférences,
00:30:36à produire des rapports.
00:30:38Je travaille notamment
00:30:38pour des think tanks
00:30:39comme l'Institut Véblen
00:30:40ou avec des budgets
00:30:42de fondation
00:30:42comme la Fondation européenne
00:30:43pour le climat.
00:30:44Et je suis depuis peu
00:30:45aussi salariée
00:30:46d'une association
00:30:47que j'ai fondée
00:30:47avec plusieurs agriculteurs
00:30:48qui s'appelle
00:30:49Les Voies agricoles.
00:30:50Je ne vais pas vous en parler
00:30:51beaucoup,
00:30:51peut-être qu'on pourra
00:30:52y revenir après.
00:30:52C'est une association
00:30:53qui se donne pour mission
00:30:54d'amener dans le débat public
00:30:55sur l'agriculture
00:30:56qui est souvent très polarisée
00:30:58plus de témoignages individuels
00:30:59d'agricultrices et d'agriculteurs
00:31:00qui s'engagent
00:31:01dans la transition écologique
00:31:02à l'échelle de leur ferme
00:31:03et qui ont envie
00:31:03de s'y engager
00:31:04et qu'on aide
00:31:05à prendre la parole
00:31:05dans les médias
00:31:06ou dans les autres
00:31:07lieux de débat
00:31:07sur l'agriculture
00:31:08pour expliquer
00:31:09ce qu'ils font
00:31:10pour s'adapter
00:31:10aux changements climatiques
00:31:11ou aux autres
00:31:12potentiels de notre époque
00:31:13ce qui marche bien
00:31:13ce qui ne marche pas
00:31:14et où sont leurs besoins
00:31:15très concrets
00:31:15d'accompagnement.
00:31:17Mais avant de faire ça
00:31:18je voulais vous dire aussi
00:31:18un mot sur ce que je faisais avant
00:31:19parce que c'est un lien
00:31:20avec le livre que j'ai écrit.
00:31:22Avant de faire ça
00:31:23cette activité
00:31:24je la mène depuis deux ans
00:31:25et avant j'étais en fait
00:31:26la lobbyiste attitrée
00:31:27d'une filière agricole
00:31:28qui était la lobbyiste
00:31:28d'Interbev
00:31:29pendant plus de dix ans
00:31:31à peu près de quinze ans même.
00:31:33Et donc j'ai opéré
00:31:34au début de l'année 2024
00:31:35un changement de carrière
00:31:36assez radical
00:31:37et donc c'est à ce moment-là
00:31:39à ce moment-là
00:31:40où j'ai essayé de changer de regard
00:31:42sur les sujets
00:31:43sur lesquels je travaillais
00:31:44depuis dix années
00:31:44en tant que lobbyiste
00:31:45pour la regarder plus tôt
00:31:46avec mes yeux de citoyenne
00:31:48que j'ai eu envie
00:31:49d'écrire un livre
00:31:51que je vais vous présenter
00:31:52qui s'appelle
00:31:52Notre assiette mondialisée
00:31:54et j'ai écrit ce livre
00:31:55justement pour essayer
00:31:56d'intéresser des citoyens
00:31:58qui sont aujourd'hui
00:31:59éloignés du débat agricole
00:32:00sur cette problématique
00:32:02du libre-échange agricole.
00:32:04Je vous verrai
00:32:05je raconte des histoires
00:32:06que je vais essayer
00:32:06de vous raconter
00:32:07en version très accélérée
00:32:08aujourd'hui
00:32:09qui sont des histoires
00:32:10récentes ou passées
00:32:11qui partent de notre vie
00:32:12de consommateur
00:32:13ou qui reviennent
00:32:14sur des affaires
00:32:15dont on a pu entendre
00:32:16parler dans les médias
00:32:16mais sans faire forcément
00:32:17le lien avec la question agricole.
00:32:21Donc voilà,
00:32:21le petit défi
00:32:22que je me suis lancé là
00:32:23c'est de vous raconter
00:32:25quelques-unes de ces histoires.
00:32:26Je ne fais pas tous les plats.
00:32:28J'ai construit le livre
00:32:29comme un menu
00:32:30donc je déroule les plats.
00:32:32Donc je ne vous fais pas
00:32:33tous les plats ici
00:32:34et je vais vous les faire
00:32:34en version très rapide.
00:32:37Par contre,
00:32:37on a juste un petit peu
00:32:38un petit souci logistique
00:32:39c'est que je me rends compte
00:32:40que je n'ai que la première
00:32:41que le menu là
00:32:42pour l'instant
00:32:42et franchement
00:32:43c'est pas grave
00:32:44que j'ai que les titres
00:32:45sinon c'est pas grave.
00:32:46Et puis je vais récupérer
00:32:47pendant la présentation
00:32:48pendant tout temps.
00:32:49Donc je commence
00:32:49par la mise en bouche
00:32:50donc voilà
00:32:50avec votre sujet du jour
00:32:52sur l'accord
00:32:52entre l'Union Européenne
00:32:53et les Mercosur.
00:32:54Déjà je vais vous repréciser
00:32:56que moi je ne suis pas
00:32:56du tout économiste.
00:32:57Mon prisme
00:32:58c'est les politiques publiques
00:32:59donc le même objet d'analyse
00:33:01l'accord avec les Mercosur
00:33:02qui fait l'objet
00:33:03de regards très différents
00:33:05et des fois d'analystes
00:33:06qui se confrontent
00:33:07selon qu'on regarde
00:33:08cet accord
00:33:09comme un algorithme
00:33:11avec des plus
00:33:11c'est-à-dire les nouveaux
00:33:12quotas obtenus
00:33:13à l'exportation
00:33:13pour des secteurs offensifs
00:33:15et des moins
00:33:15c'est-à-dire des concessions
00:33:16des préférences commerciales
00:33:18concédées
00:33:18dans des secteurs défensifs.
00:33:21Donc voilà
00:33:21moi je ne le regarde pas
00:33:22comme ça cet accord
00:33:23je ne regarde pas
00:33:23les volumes concédés
00:33:24les abaissements
00:33:25de droits de douane
00:33:25je regarde tout ce qu'on appelle
00:33:27la partie non tarifaire
00:33:28et mon champ d'analyse
00:33:30c'est d'essayer de regarder
00:33:33si les choix faits
00:33:34dans le cadre
00:33:34de ces négociations
00:33:35sont compatibles
00:33:36avec les objectifs
00:33:37de durabilité
00:33:38dont on se fixe
00:33:39dans nos autres politiques
00:33:40et notamment
00:33:40dans nos politiques
00:33:42agricoles.
00:33:43Et j'essaye de montrer
00:33:44justement
00:33:44qu'un accord de libre-échange
00:33:46comme celui
00:33:47avec les Mercosur
00:33:48ou les autres accords
00:33:48de libre-échange
00:33:49ne sont pas juste
00:33:50des questions économiques
00:33:51ne sont pas juste
00:33:52des questions
00:33:52de volume exporté
00:33:54ou de volume importé
00:33:54et que ce sont vraiment
00:33:55des décisions politiques majeures
00:33:57qui sont prises à chaque fois
00:33:58qui posent vraiment
00:33:59la question de la cohérence
00:34:00de nos orientations politiques
00:34:02en tant qu'Européens.
00:34:05Et donc pour démontrer ça
00:34:06j'essaye dans mon livre
00:34:07de regarder notamment
00:34:08qui sont vraiment
00:34:09les acteurs
00:34:10qui sont dans le camp
00:34:10des gagnants
00:34:11qui vont bénéficier
00:34:12des préférences commerciales
00:34:14qu'on accorde
00:34:15à travers nos choix
00:34:15de politique commerciale.
00:34:17Et à travers eux
00:34:17j'essaie de regarder
00:34:19si les gagnants
00:34:20que nous faisons
00:34:23sont de nature
00:34:24à nous faire renoncer
00:34:25en fait
00:34:25à nos préférences collectives
00:34:26et sont de nature
00:34:27à créer de la contradiction
00:34:28avec nos objectifs
00:34:30de durabilité.
00:34:31Donc je cite notamment
00:34:32deux exemples
00:34:33dans cette mise en bouche
00:34:35dans mon livre.
00:34:36Je regarde déjà
00:34:37donc effectivement
00:34:37qui se trouve
00:34:38du côté des gagnants
00:34:40au niveau du Mercosur.
00:34:42Donc là
00:34:43je suis en l'a montré
00:34:44et c'est le sujet
00:34:45qui revient à beaucoup.
00:34:47Du côté des gagnants
00:34:48il y a notamment
00:34:48le secteur de la viande
00:34:49au Mercosur
00:34:50et en fait
00:34:51moi je regarde
00:34:52qui sont les vrais gagnants
00:34:53qui vont empocher l'argent
00:34:54et donc il y a vraiment
00:34:55les géants industriels
00:34:56de la viande
00:34:57qui se frottent les mains
00:34:58de cet accord
00:35:00et parmi ces géants
00:35:01il y a une entreprise
00:35:01qui est assez célèbre
00:35:02l'entreprise JBS
00:35:04qui est en fait
00:35:05le leader
00:35:05de l'exportation
00:35:07de viande dans le monde
00:35:07et qui est déjà
00:35:08le leader
00:35:08de l'exportation
00:35:09vers l'Union Européenne
00:35:12de viande bovine.
00:35:13Cette entreprise
00:35:13elle est célèbre déjà
00:35:14parce que c'est l'histoire
00:35:15vraiment de la fabrication
00:35:16d'un empire
00:35:16en fait
00:35:17une petite boucherie
00:35:18qui avait été ouverte
00:35:19par deux frères au Brésil
00:35:20et qui est devenue
00:35:20en quelques années
00:35:21le numéro un mondial
00:35:22de la viande bovine.
00:35:23Je vous donne quelques chiffres
00:35:24c'est une entreprise
00:35:25qui réalise 55 milliards
00:35:26de dollars de chiffre d'affaires
00:35:27qui abat chaque jour
00:35:28plus de 75 000 bovins
00:35:29qui emploie 250 000 personnes
00:35:31pour exporter ses viandes
00:35:32vers 180 pays
00:35:33et en fait
00:35:34à elle seule
00:35:35JBS
00:35:35elle pèse près d'un quart
00:35:36du bœuf
00:35:37qui se mange chaque jour
00:35:37dans le monde.
00:35:38Mais JBS
00:35:39c'est aussi
00:35:39moi j'ai rien contre
00:35:40les grosses entreprises
00:35:41qui réussissent
00:35:42mais JBS
00:35:43c'est aussi
00:35:43une entreprise
00:35:44qui est très célèbre
00:35:45par tous les scandales
00:35:46dans lesquels
00:35:47elle est empêtrée
00:35:49scandale de corruption
00:35:50scandale de déforestation
00:35:51illégale
00:35:52et même en mars 2017
00:35:53je ne sais pas
00:35:54si vous vous en souvenez
00:35:54un scandale de commerce
00:35:55de viande avariée
00:35:56c'était l'affaire
00:35:57Carnet Fracas
00:35:57au point de laquelle
00:35:59on avait constaté
00:36:00vous consommateurs
00:36:02un peu médusés
00:36:02que grâce à
00:36:04de la corruption
00:36:05d'agents de services
00:36:06sanitaires au Brésil
00:36:07l'entreprise avait pu
00:36:08exporter vers plusieurs
00:36:09pays du monde
00:36:10dont des pays
00:36:10de l'Union Européenne
00:36:11des viandes
00:36:12dont les dates de péremption
00:36:13avaient été largement dépassées
00:36:14et même des morceaux
00:36:15en état de moisissure
00:36:16dans lesquels
00:36:17de l'acide ascorbique
00:36:17avait été injectée
00:36:19pour redonner
00:36:19une couleur rouge
00:36:20à la viande
00:36:20donc ça vraiment
00:36:21je ne vous raconte pas ça
00:36:22pour faire du sensationnalisme
00:36:24c'est vraiment
00:36:24ça a été avéré
00:36:26l'entreprise a été condamnée
00:36:28et donc
00:36:28ce que j'essaye de montrer
00:36:30dans mon livre
00:36:30c'est que
00:36:31c'est à ce type d'acteur
00:36:32qu'on vient vraiment
00:36:34accorder des préférences commerciales
00:36:35certes
00:36:36en contrepartie
00:36:37de gains
00:36:37pour d'autres secteurs européens
00:36:39mais en tout cas
00:36:40c'est ce type d'entreprise
00:36:41qui va directement bénéficier
00:36:42de l'accord
00:36:44et ce que j'essaye de montrer aussi
00:36:45parce que ce n'est pas juste
00:36:46une histoire
00:36:46de gentille
00:36:47Union européenne
00:36:48contre méchants
00:36:49maires poteaux
00:36:50c'est qu'on a aussi
00:36:50donc des gagnants
00:36:51du côté
00:36:52de l'Union européenne
00:36:53à l'intérieur même
00:36:54du secteur agricole
00:36:56et agroalimentaire
00:36:56parce qu'on a
00:36:57des industriels
00:36:58en France
00:36:59et en Europe
00:37:00qui vont pouvoir bénéficier
00:37:02à plein d'abaissements
00:37:02de droits de douane
00:37:03grâce à cet accord
00:37:05notamment
00:37:06les industriels
00:37:07qui produisent
00:37:08des produits phytosanitaires
00:37:09et qui ont encore le droit
00:37:10la réglementation française
00:37:12européenne
00:37:12leur permet
00:37:14de produire
00:37:15et d'exporter
00:37:15des produits phytosanitaires
00:37:17qu'on a interdits
00:37:17dans notre ferme
00:37:18pour des raisons environnementales
00:37:20ou de santé publique
00:37:21mais qui sont encore autorisés
00:37:22dans des pays
00:37:22comme le Brésil
00:37:24qui les utilise
00:37:24pour faire marcher
00:37:25cette grosse machine
00:37:26agro-industrielle
00:37:26qui veut nourrir le monde
00:37:28et donc sur ces exportations
00:37:29de pesticides interdits
00:37:30des abaissements
00:37:32de droits de douane
00:37:32vont être pratiqués
00:37:35donc voilà
00:37:36moi c'est ce genre
00:37:37de paradoxe
00:37:40que j'essaie de dénoncer
00:37:41dans le livre
00:37:41parce qu'on se rend compte
00:37:42qu'à travers nos choix
00:37:43politiques commerciales
00:37:44on va venir non seulement
00:37:46autoriser
00:37:47mais même encourager
00:37:48l'utilisation
00:37:49de ces pesticides interdits
00:37:51pour mieux importer
00:37:52en retour
00:37:52c'est là où c'est assez cynique
00:37:53des aliments
00:37:54traités avec
00:37:56ces pesticides interdits
00:37:58donc voilà
00:37:59pour la mise en bouche
00:38:00ce que je vous propose
00:38:02dans le déroulé
00:38:03je ne l'ai pas dit au début
00:38:04mais donc on apporte
00:38:05les menus, les plats
00:38:06les uns après les autres
00:38:07s'il y a des questions
00:38:08moi je garde un oeil
00:38:10sur les commentaires
00:38:12s'il y a des questions
00:38:13on peut les poser au fur et à mesure
00:38:15et si vous voulez
00:38:16souhaiter avoir une intervention
00:38:17je pense que vous pouvez
00:38:18lever la main
00:38:18je ne suis pas sûr de le voir
00:38:20normalement je dois pouvoir le voir
00:38:22ou manifestez-vous
00:38:22sur le micro
00:38:24je pense à chaque passage de plat
00:38:27on peut faire une petite interruption
00:38:29si vous avez des questions à poser
00:38:30et on verra
00:38:31si on arrive au bout du menu
00:38:32oui on pourra sauter des places
00:38:35si besoin
00:38:35mais voilà
00:38:36l'idée c'est d'avoir un échange
00:38:38que j'espère
00:38:40que ce que dit Marine
00:38:44suscite éventuellement des questions
00:38:45à votre niveau
00:38:45et qu'on puisse
00:38:46que ce soit un support
00:38:47d'échange entre nous
00:38:49et je vois
00:38:49la remarque de Cécile Adam
00:38:52je pense que c'est une
00:38:53voilà
00:38:53je te laisse
00:38:55libre de ta remarque
00:38:57effectivement
00:38:58on ne voit pas
00:38:59la rentréante
00:39:00jugée
00:39:01de l'état de déforestation
00:39:02selon les différents
00:39:03gouvernements brésiliens
00:39:05est-ce qu'il y a des questions
00:39:06du coup
00:39:07à ce stade
00:39:08sur ce plat là
00:39:10ou sur la mise en bouche
00:39:11et sinon on passe
00:39:12au plat suivant
00:39:18on enchaîne du coup
00:39:19oui
00:39:21donc après je crois
00:39:22qu'on passe aux légumes
00:39:24aux légumes secs
00:39:26en fait ce que j'essaie
00:39:27de montrer aussi
00:39:27dans mon livre
00:39:28c'est que cet accord
00:39:29de libre-échange
00:39:29entre l'Union Européenne
00:39:30et le Mercosur
00:39:31qui prouve beaucoup
00:39:31de débats
00:39:32notamment à l'échelle française
00:39:34il n'est pas très différent
00:39:36des autres
00:39:36en fait hormis le partenaire
00:39:38qu'on a en face de nous
00:39:39à la table des négociations
00:39:41et qui fait forcément
00:39:42très peur aux agriculteurs français
00:39:43quand il s'agit du Brésil
00:39:44cet accord
00:39:45il faut comprendre
00:39:46qu'il a été construit
00:39:47et qu'il a été négocié
00:39:48dans un cadre
00:39:49et un logiciel
00:39:50parfaitement identique
00:39:51à ceux qui ont été
00:39:52conclu
00:39:53enfin négociés
00:39:53et conclus avant lui
00:39:54et à ceux qui sont arrivés
00:39:56juste après lui
00:39:57à chaque fois
00:39:57il s'agit pour les négociateurs
00:39:59de la Commission Européenne
00:40:00et du partenaire commercial
00:40:01d'essayer de trouver
00:40:02des équilibres
00:40:02entre des intérêts offensifs
00:40:03et des intérêts défensifs
00:40:04et pour faire ça
00:40:06d'accepter
00:40:07de mettre en concurrence
00:40:08les systèmes de production
00:40:09entre eux
00:40:09sans poser véritablement
00:40:11de conditions d'accès
00:40:12contraignantes
00:40:13au marché
00:40:14qui seraient liés
00:40:15au respect
00:40:16de certains standards
00:40:17de production agricole
00:40:18ou de certains critères
00:40:19de durabilité
00:40:19c'est ce qu'on appelle
00:40:20les barrières non tarifaires
00:40:21et c'est vraiment
00:40:22ces conditions
00:40:24d'accès au marché
00:40:25à des tarifs réduits
00:40:27que moi je regarde
00:40:28et parfois ça va
00:40:29vers un peu plus loin
00:40:30non seulement
00:40:31on ne pose pas
00:40:31de nouvelles conditions
00:40:32donc de nouvelles barrières
00:40:33non tarifaires
00:40:34dans le cadre des accords
00:40:34mais pour trouver
00:40:35un équilibre
00:40:36pour trouver un deal
00:40:37parfois les négociateurs
00:40:38acceptent d'assoupir
00:40:40le niveau des barrières
00:40:41non tarifaires
00:40:41en vigueur
00:40:42et c'est ce qui s'est passé
00:40:44justement dans le cadre
00:40:44de la négociation
00:40:45du CETA
00:40:46l'accord avec le Canada
00:40:47qui a été signé
00:40:48en 2017
00:40:49et qui a appliqué
00:40:49provisoirement depuis
00:40:50et donc c'est une histoire
00:40:51que je raconte
00:40:53au menu
00:40:53à l'étape des légumes
00:40:56parce que c'est une histoire
00:40:57qui concerne
00:40:57les lentilles canadiennes
00:40:59qu'on importe
00:41:00alors qu'on importait déjà
00:41:01avant le CETA
00:41:01mais qu'on importe
00:41:02encore plus aujourd'hui
00:41:03cette histoire
00:41:03elle s'est passée
00:41:04en 2011
00:41:05et donc les négociateurs
00:41:07canadiens et européens
00:41:08essayaient de conclure
00:41:08un accord
00:41:08mais il y avait un grain de sable
00:41:09dans l'engrenage
00:41:10parce que les exportateurs
00:41:12canadiens et lentilles
00:41:13alors je ne sais pas
00:41:13si c'est clair pour tout le monde
00:41:14mais le Canada c'est le premier
00:41:15producteur exportateur mondial
00:41:17de lentilles
00:41:17et donc les exportateurs
00:41:18canadiens n'arrivaient pas
00:41:19à ce moment-là
00:41:20en 2011
00:41:20à exporter leur production
00:41:22vers le marché européen
00:41:23pourtant porteur
00:41:24à cause de notre réglementation
00:41:26concernant la présence
00:41:27tolérée de résidus
00:41:28de pesticides
00:41:29sur les grains de lentilles
00:41:30notamment concernant
00:41:31les résidus de glyphosate
00:41:33sur les grains de lentilles
00:41:34notre norme européenne
00:41:35elle était trop stricte
00:41:36pour que les producteurs
00:41:38de lentilles canadiens
00:41:39qui ont le droit
00:41:40contrairement aux producteurs
00:41:42européens
00:41:42d'asperger de glyphosate
00:41:44juste avant la récolte
00:41:45leur culture
00:41:45pour les assécher
00:41:46puissent passer
00:41:47les contrôles européens
00:41:48puisque les grains de lentilles
00:41:49arrivaient avec
00:41:50des quantités trop importantes
00:41:51de résidus
00:41:52et donc ce qu'ont fait
00:41:54les producteurs
00:41:54de lentilles canadiens
00:41:55pour essayer
00:41:57de débloquer
00:41:57cette situation
00:41:58c'est qu'ils sont allés
00:41:59chercher
00:41:59Bayard Monsanto
00:42:01pour faire ensemble
00:42:03une demande
00:42:03auprès des législateurs
00:42:04européens
00:42:05d'assouplissement
00:42:06de la norme européenne
00:42:07une demande a été faite
00:42:09formellement auprès
00:42:10de l'EFSA
00:42:10l'agence de sécurité
00:42:11sanitaire européenne
00:42:12pour multiplier
00:42:13par 100
00:42:14la limite de résidus
00:42:15de glyphosate
00:42:16tolérée par kilogramme
00:42:17de lentilles
00:42:17donc elle était
00:42:18avant 2011
00:42:190,1 milligramme
00:42:20par kilogramme
00:42:21de lentilles
00:42:21elle passait donc
00:42:22à 10 milligrammes
00:42:23par kilogramme
00:42:25ainsi modifiée
00:42:25la norme européenne
00:42:26elle devenait
00:42:27non seulement
00:42:27beaucoup plus souple
00:42:28donc ça permettait
00:42:29aux producteurs canadiens
00:42:30d'exporter vers le marché
00:42:31européen
00:42:31mais ce qui était
00:42:32assez dingue
00:42:32pour nous qui regardions
00:42:33ça à l'époque
00:42:34c'est que la norme
00:42:35elle devenait même
00:42:35plus souple au Canada
00:42:37et elle devenait même
00:42:38plus souple
00:42:38que la norme internationale
00:42:39négociée au niveau
00:42:41des instances mondiales
00:42:43donc cette demande
00:42:44paraissait un peu dingue
00:42:45et pour autant
00:42:46l'EFSA
00:42:46puis les législateurs
00:42:47européens
00:42:48ont dit
00:42:48ok allons-y
00:42:49la norme a été changée
00:42:50parce qu'il faut bien
00:42:51comprendre
00:42:51que c'était
00:42:52cette histoire de lentilles
00:42:53qui bloquait la capacité
00:42:54à aller vers un deal
00:42:55beaucoup plus global
00:42:57donc en fait
00:42:58le règlement
00:42:58trop contentieux
00:42:59a permis
00:43:00aux négociateurs
00:43:01d'aboutir
00:43:03à un accord
00:43:03et vous le savez
00:43:04le CETA
00:43:05a été en ce
00:43:05puis signé
00:43:06ce qui a déclenché
00:43:07son application provisoire
00:43:08dans l'attente
00:43:09du processus
00:43:10de ratification
00:43:10dans les différents
00:43:12états membres
00:43:12en France d'ailleurs
00:43:13le processus
00:43:13de ratification
00:43:14n'est pas terminé
00:43:16et donc voilà
00:43:17je vais passer vite
00:43:18parce que j'allais revenir
00:43:19sur cet épisode
00:43:20pour vous dire
00:43:20que justement
00:43:21cette question
00:43:21des LMR
00:43:22des limites maximales
00:43:23de résidus
00:43:23elle est de nouveau
00:43:25en débat aujourd'hui
00:43:26mais on en a parlé
00:43:27juste avant
00:43:27c'est vraiment un sujet
00:43:28très important
00:43:29parce qu'on continue
00:43:31d'importer
00:43:32beaucoup de produits
00:43:34traités
00:43:35qui non seulement
00:43:36sont traités
00:43:36avec des pesticides
00:43:37interdits
00:43:37mais en plus
00:43:38pour lesquels
00:43:39notre droit européen
00:43:40tolère encore
00:43:41la présence
00:43:41de résidus
00:43:42c'est le cas
00:43:42notamment
00:43:42pour 88 pesticides
00:43:44qui sont interdits
00:43:44au sein de l'Union Européenne
00:43:45et pour lesquels
00:43:47on a encore
00:43:47des LMR autorisés
00:43:49une question de Marie
00:43:50sur le
00:43:51est-ce qu'on n'a pas
00:43:52le même sujet
00:43:53sur les graines
00:43:53de moutarde
00:43:54importées
00:43:54du Canada
00:43:57alors je ne suis pas sûr
00:43:58que ce soit
00:44:00ce problème là
00:44:02le problème
00:44:03il est apparu
00:44:03plutôt comme une pénurie
00:44:04qu'on avait
00:44:05juste après le Covid
00:44:07où il manquait
00:44:08vous vous rappelez peut-être
00:44:09il manquait
00:44:09de moutarde
00:44:10sur nos rayons
00:44:11et on s'est rendu compte
00:44:11à ce moment là
00:44:12qu'on avait une grande partie
00:44:13de moutarde
00:44:13qui était importée
00:44:14du Canada
00:44:15mais je ne suis pas sûr
00:44:16que ce soit
00:44:19qu'il y avait
00:44:19des problèmes
00:44:20de LMR
00:44:20dans ces produits là
00:44:21je n'ai pas regardé
00:44:22le cas spécifique
00:44:24de la graine
00:44:25de moutarde
00:44:25j'ai vu
00:44:26qu'il était en ligne
00:44:27tout à l'heure
00:44:28tu as peut-être
00:44:29des éléments là-dessus
00:44:32tu pourras les mettre
00:44:33dans le chat
00:44:34éventuellement
00:44:37est-ce qu'il y a
00:44:37d'autres
00:44:41d'autres questions
00:44:43réactions
00:44:45on vous assomme
00:44:46de trop d'informations
00:44:48ça va
00:44:49c'est pas trop indigeste
00:44:50on continue
00:44:51je parle très vite
00:44:52donc j'espère que tout est
00:44:59on s'intoxique là
00:45:01Cécile
00:45:01oui avec les lentilles
00:45:05ok
00:45:05bon on continue quand même
00:45:07c'est vrai que c'est pas
00:45:08c'est un menu
00:45:09qui peut être alléchant
00:45:10intellectuellement
00:45:11mais
00:45:12en fait c'est vraiment
00:45:13un sujet
00:45:14c'est vrai que quand on
00:45:15commence à ouvrir
00:45:16les tiroirs
00:45:17sur cette question
00:45:18et qu'on s'intéresse
00:45:18vraiment à la question
00:45:19du lien entre
00:45:20nos choix de politique
00:45:21commerciale
00:45:21et les renoncements
00:45:22qu'on fait en termes
00:45:23de normes
00:45:23il y a vraiment
00:45:24beaucoup d'exemples
00:45:24et c'est vrai que c'est
00:45:26assez inquiétant
00:45:28bon on passe aux viandes
00:45:30c'est un peu moins
00:45:33peut-être inquiétant
00:45:34on va revenir sur des
00:45:35questions plus macro
00:45:36cette histoire
00:45:37à l'étape des viandes
00:45:38on vous raconte
00:45:39une petite histoire
00:45:39un peu
00:45:40qui date d'il y a
00:45:41un peu plus longtemps
00:45:43et c'est vraiment
00:45:44cette histoire
00:45:44je la raconte dans mon livre
00:45:45justement pour interpeller
00:45:47des gens
00:45:48qui ne s'intéressent pas
00:45:48vraiment très près
00:45:49aux questions agricoles
00:45:50et qui n'ont plus
00:45:50entendu parler de cette affaire
00:45:51ce scandale du Rainbow Warrior
00:45:53alors il ne faut pas être
00:45:54trop jeune pour s'en souvenir
00:45:56moi pour ma part
00:45:57cette histoire
00:45:57elle me disait
00:45:58vaguement quelque chose
00:45:59jusqu'à ce que
00:46:00dans mon ancienne vie
00:46:02de lobbyiste d'Internet
00:46:04j'ai eu envie
00:46:05j'ai envie de la causer
00:46:06parce que j'entendais
00:46:06sans arrêt
00:46:07une éleveuse
00:46:07des puits d'hommes
00:46:08que vous connaissez peut-être
00:46:09une éleveuse
00:46:10des puits d'hommes
00:46:10bien connue
00:46:10de moutons
00:46:11qui s'appelle Michel
00:46:13avec qui j'ai beaucoup
00:46:14organisé des rendez-vous
00:46:15notamment en salon d'agriculture
00:46:16je l'entendais
00:46:18interpeller
00:46:18tous les politiques
00:46:19qu'elle croisait
00:46:19au salon d'agriculture
00:46:21mais combien de temps
00:46:22les éleveurs de moutons français
00:46:23vont-ils encore payer
00:46:24la facture du Rainbow Warrior
00:46:25et donc au bout d'un moment
00:46:26j'ai quand même voulu creuser
00:46:27pour comprendre
00:46:28quel rapport
00:46:28il pouvait bien y avoir
00:46:29entre l'élevage de moutons
00:46:31le prix du gigot
00:46:32et un scandale diplomatique
00:46:34qui date de 1985
00:46:36et qui porte donc
00:46:36le nom d'un navire
00:46:38donc je ne sais pas
00:46:38si cette histoire
00:46:40elle est encore très fraîche
00:46:41dans l'esprit de tout le monde
00:46:42donc je vais peut-être
00:46:42vous proposer en trois minutes
00:46:43de vous refaire
00:46:46de vous raconter cette histoire
00:46:47donc on est le 10 juillet 1985
00:46:49on est dans le port d'Auckland
00:46:50en Nouvelle-Zélande
00:46:51et un navire
00:46:52le Rainbow Warrior
00:46:53qui appartient à l'OMG Greenpeace
00:46:55avec à son bord
00:46:56une partie de l'équipage
00:46:57et qui se prépare
00:46:58à faire campagne
00:46:59contre des essais nucléaires
00:47:00que la France prévoit
00:47:02en Polynésie française
00:47:04écoulée
00:47:05une mine explose à son bord
00:47:07et donc le bateau est coulé
00:47:08et en fait dans l'opération
00:47:09un homme est tué
00:47:09un photographe
00:47:11qui travaillait pour Greenpeace
00:47:12et donc là
00:47:13forcément
00:47:14la police néo-nélandaise
00:47:15ouvre une enquête
00:47:16et découvre assez vite
00:47:18que derrière
00:47:19cette opération meurtrière
00:47:20se trouvent les services secrets français
00:47:22c'est eux qui ont commandité
00:47:23cette opération
00:47:24et donc là
00:47:24il y a vraiment
00:47:25un scandale diplomatique
00:47:26qui explose
00:47:27entre la Nouvelle-Zélande
00:47:28et la France
00:47:29d'autant plus que la Nouvelle-Zélande
00:47:30est très hostile
00:47:30à ces essais nucléaires
00:47:31que la France vient faire
00:47:32au large de ses côtes
00:47:33et donc le scandale
00:47:34a des répercussions
00:47:35très fortes
00:47:36notamment en France
00:47:37le ministre de la Défense
00:47:38est obligé de démissionner
00:47:39et le premier ministre de l'époque
00:47:40c'est Laurent Fabius
00:47:42ordonne la mise en oeuvre
00:47:43d'une commission d'enquête
00:47:44qui va mettre en lumière
00:47:46toute une série de bévues
00:47:47dans la chaîne de décision
00:47:48qui a abouti
00:47:49à cette opération meurtrière
00:47:51donc très vite
00:47:51la question des excuses
00:47:53à formuler
00:47:53et des compensations
00:47:55à proposer par la France
00:47:56se posent
00:47:56et c'est là
00:47:57que le gigot
00:47:58entre en jeu
00:47:59parce que dans le même temps
00:48:00au milieu des années 80
00:48:02il y a un autre conflit
00:48:04qui se joue
00:48:04au niveau de la communauté
00:48:06économique européenne
00:48:06Paris se bat
00:48:07contre le Royaume-Uni
00:48:08notamment
00:48:09pour limiter les importations
00:48:10en Europe
00:48:11de beurre et de gigot
00:48:12néo-zélandais
00:48:12en fait le Royaume-Uni
00:48:13arrivait avec ses volumes
00:48:15de beurre et de gigot
00:48:16néo-zélandais
00:48:16au nom de son partenariat
00:48:18économique
00:48:18avec la Nouvelle-Zélande
00:48:19dans le cadre du Commonwealth
00:48:20et donc forcément
00:48:21le 7 juillet 1986
00:48:23quand le nouveau premier ministre
00:48:24Jacques Chirac
00:48:25rend public
00:48:25l'accord
00:48:27conclu entre la France
00:48:28et la Nouvelle-Zélande
00:48:29pour régler
00:48:30ce scandale diplomatique
00:48:31les importations
00:48:32de beurre et de gigot
00:48:33néo-zélandais
00:48:34font partie de l'équation
00:48:35la France s'engage
00:48:36à ne plus prendre
00:48:37de mesures
00:48:37qui porteraient
00:48:39atteintes aux exportations
00:48:40gigot néo-zélandais
00:48:40vers le marché européen
00:48:42et en plus
00:48:42elle se met
00:48:42à en importer
00:48:44massivement
00:48:45et le résultat
00:48:46de l'opération
00:48:46alors là je fais un lien
00:48:47de quoi vous avez fait
00:48:48très rapide
00:48:48c'est un peu caricatural
00:48:50mais le résultat
00:48:51en tout cas
00:48:51c'est qu'on est aujourd'hui
00:48:52en 2026
00:48:52et que l'élevage
00:48:54de notre propre
00:48:55production en vigne
00:48:56ne permet aujourd'hui
00:48:57de ne satisfaire
00:48:58qu'un peu moins
00:48:59de la moitié
00:48:59de la consommation
00:49:01de viande au vigne
00:49:02de nos consommateurs
00:49:03français
00:49:04donc on a quand même
00:49:05et en tout cas
00:49:06les éleveurs racontent
00:49:07souvent cet épisode
00:49:09comme un choc
00:49:10lié à une ouverture
00:49:11très brutale
00:49:11à la mondialisation
00:49:12qui a vraiment provoqué
00:49:13une forme d'effondrement
00:49:14dans leur secteur
00:49:18donc on est remonté
00:49:19un peu plus loin
00:49:20là on n'est pas sur
00:49:20les résidus
00:49:22donc manger de l'agneau
00:49:24en tout cas
00:49:25et manger de l'agneau
00:49:25français
00:49:26c'est
00:49:28mais c'est un exemple
00:49:29qui montre bien
00:49:30que souvent
00:49:31les ouvertures brutales
00:49:32à la mondialisation
00:49:32qui peuvent avoir
00:49:33des effets
00:49:34et peuvent provoquer
00:49:34des chocs
00:49:35sont des conséquences
00:49:36indirectes
00:49:37d'autres épisodes
00:49:39et c'est vrai
00:49:39que les agriculteurs
00:49:40se plaignent souvent
00:49:41d'être des victimes
00:49:43collatérales
00:49:43du libre-échange
00:49:44et c'est un exemple
00:49:45qui montre qu'ils n'ont
00:49:45pas à tout leur corps
00:49:46quand ils avancent
00:49:47ce type d'argument
00:49:48ou dit autrement
00:49:49les produits agricoles
00:49:50sont une sorte
00:49:51de variable d'ajustement
00:49:52d'autres choix
00:49:54d'autres éléments politiques
00:49:55qui n'ont rien à voir
00:49:56avec l'agriculture
00:49:57et dans le contexte actuel
00:49:59de changement climatique
00:50:01de tous les chocs
00:50:02auxquels sont déjà
00:50:03confrontés l'agriculture
00:50:04de subir ces éléments-là
00:50:07de manière supplémentaire
00:50:08c'est complexe
00:50:11j'ai l'impression
00:50:13que j'ai vu
00:50:14pas trop de réaction
00:50:14c'est le fait
00:50:15de ne pas avoir
00:50:15que de tête
00:50:16si les personnes
00:50:17souhaitent lever la main
00:50:18je ne vois pas
00:50:19qu'il y a des mains levées
00:50:21je n'ai pas l'impression
00:50:22Laurence
00:50:22est-ce que tu en vois
00:50:23toi de ton côté ?
00:50:27je ne voulais pas
00:50:28vous empêcher
00:50:29de réagir
00:50:31non je ne vois rien
00:50:32bon
00:50:33tout le monde est endormi
00:50:35non mais
00:50:36c'est de dire
00:50:36que tu réalises
00:50:37qu'en fait
00:50:38tu es un petit citoyen
00:50:40tu vois
00:50:40le dessous de l'iceberg
00:50:42par moment
00:50:43mais bon bref
00:50:44c'est mon avis
00:50:45parce que là je ne peux pas
00:50:45le menu
00:50:46parce qu'en fait
00:50:47il y a beaucoup de choses
00:50:48que tu nous apprends
00:50:48en fait
00:50:51ces plats différents
00:50:52que tu nous fasses
00:50:54le suivant
00:50:54alors là pour le coup
00:50:57il y a des bonnes nouvelles
00:50:58à la fin
00:50:59de ce chapitre là
00:51:00qui sont toutes récentes
00:51:01et on verra
00:51:02la conclusion
00:51:03oui
00:51:04mais là il y a
00:51:05des vraies avancées
00:51:06sur la question
00:51:07des antibiotiques
00:51:07qui devraient s'appliquer
00:51:08et puis je vais vraiment
00:51:09le faire en version
00:51:10très courte
00:51:11ce chapitre
00:51:12en fait moi
00:51:12dans ce chapitre
00:51:13sur le menu en france
00:51:13j'essaie surtout
00:51:14de questionner
00:51:15une solution facile
00:51:16qu'on entend souvent
00:51:17moi que j'entends souvent
00:51:19dans des débats
00:51:20quand on amène
00:51:20cette question
00:51:21d'aliments
00:51:22qu'on importe
00:51:23souvent en plus
00:51:23à droite douane
00:51:24nul ou réduit
00:51:25et qui sont traités
00:51:26avec des produits
00:51:27qu'on interdit chez nous
00:51:28moi souvent
00:51:28et qui sont issus
00:51:30de cultures déforestantes
00:51:31ou qui sont traités
00:51:32avec des antibiotiques
00:51:32utilisées comme
00:51:33applicateurs de croissance
00:51:34moi la réponse
00:51:35que j'entends à chaque fois
00:51:35c'est en fait
00:51:36il y a une solution
00:51:37toute simple
00:51:38c'est de dire aux consommateurs
00:51:39de manger français
00:51:39et il n'y a plus de problème
00:51:41et donc dans mon livre
00:51:42j'essaie aussi
00:51:43de montrer à quel point
00:51:44ce raisonnement
00:51:44il est incomplet
00:51:46et imparfait
00:51:48et de montrer
00:51:49qu'en fait
00:51:49on est loin
00:51:49d'être les consommateurs
00:51:51parfaitement libres
00:51:52avertis
00:51:52informés
00:51:53que certains voudraient
00:51:55voudraient décrire
00:51:55et donc pour montrer ça
00:51:57je reviens donc
00:51:57sur l'exemple
00:51:58du poulet
00:51:59et sur la question
00:52:00de l'étiquetage
00:52:01de l'origine des viandes
00:52:03et j'essaie de montrer
00:52:04que même sur cette question
00:52:05sur laquelle
00:52:06on a l'impression
00:52:07d'être assez performant
00:52:08en termes de réglementation
00:52:09et bien nos règles
00:52:10sont encore
00:52:10assez imparfaites
00:52:12puisque dès lors
00:52:13que les viandes
00:52:13ou le lait
00:52:14sont utilisées
00:52:15par des industriels
00:52:16comme ingrédients
00:52:16dans des produits élaborés
00:52:18comme des nuggets
00:52:18ou le cordon bleu
00:52:19en fait
00:52:20en tant que consommateur
00:52:21on n'a plus accès
00:52:21à l'information
00:52:23sur l'origine
00:52:24des produits
00:52:25c'est pas obligatoire
00:52:27et en fait
00:52:28précisément
00:52:28ce n'est plus obligatoire
00:52:30et c'est presque ça
00:52:30qui est le plus énervant
00:52:31parce que la France
00:52:33avait adopté
00:52:33avait législé
00:52:34sur ce sujet
00:52:34avait adopté en 2016
00:52:35une mesure franco-française
00:52:37en dérogation
00:52:38à la règle européenne
00:52:38pour renforcer
00:52:39la traçabilité des viandes
00:52:40et donc pour amener
00:52:41jusqu'au consommateur
00:52:42cette information
00:52:43sur l'origine des viandes
00:52:44y compris lorsqu'elles sont
00:52:45utilisées comme ingrédients
00:52:46cette mesure
00:52:47je ne sais pas
00:52:48si vous vous souvenez
00:52:48elle avait d'ailleurs
00:52:49été prise au lendemain
00:52:50d'un autre scandale alimentaire
00:52:51directement lié
00:52:52à la mondialisation
00:52:53des échanges
00:52:53qui était l'affaire
00:52:54des lasagnes
00:52:54à la viande de cheval
00:52:55l'affaire du Orsgate
00:52:57en fait
00:52:58on s'était rendu compte
00:52:59que des lasagnes
00:53:00industrielles
00:53:01vendues notamment
00:53:01par Findus
00:53:03contenaient de la viande
00:53:04chevaline roumaine
00:53:05qui était estampillée
00:53:06viande bovine
00:53:07et que ces lasagnes
00:53:09avaient été commercialisées
00:53:10un peu partout en Europe
00:53:12donc à la suite
00:53:13de ce scandale
00:53:13des mesures
00:53:14avaient été prises
00:53:15en plus en lien
00:53:15entre les filières
00:53:16viande
00:53:17moi à l'époque
00:53:17je travaillais pour internet
00:53:18donc j'en souviens bien
00:53:18entre les filières viande
00:53:20et le gouvernement
00:53:21parce que cette mesure
00:53:21de transparence
00:53:22elle était vraiment
00:53:22plébiscitée par tous
00:53:23par les filières
00:53:24par les consommateurs
00:53:25par le politique
00:53:26mais malheureusement
00:53:27cette obligation
00:53:28elle n'existe plus
00:53:29parce que c'est une entreprise
00:53:30bien française
00:53:32Lactalis
00:53:32un de nos champions
00:53:34enfin une championne
00:53:36des fleurons
00:53:36de la voie alimentaire français
00:53:37qui a décidé
00:53:38que cette mesure
00:53:39elle contrevenait
00:53:41au principe
00:53:42de libre concurrence
00:53:42sur les marchés
00:53:43et donc Lactalis
00:53:44a saisi
00:53:45la cour de justice
00:53:45de l'Union Européenne
00:53:46pour faire tomber
00:53:48cette mesure
00:53:48l'accord de justice
00:53:49de l'Union Européenne
00:53:50lui a donné raison
00:53:51et donc en 2022
00:53:52le Conseil d'État
00:53:53a fait tomber
00:53:57le décret français
00:53:58et donc nous avons
00:53:59tous perdu
00:53:59cette transparence
00:54:00sur l'origine
00:54:02des viandes
00:54:03utilisées
00:54:03comme ingrédients
00:54:03et donc là
00:54:04mon objectif
00:54:05à travers ce chapitre-là
00:54:07c'est d'essayer
00:54:07de montrer
00:54:08que ce raisonnement
00:54:10qui consiste
00:54:10à faire peser
00:54:11sur le consommateur
00:54:12la responsabilité individuelle
00:54:14de pallier
00:54:14les dysfonctionnements
00:54:15de nos choix
00:54:15générés par nos choix
00:54:16de politique commercial
00:54:17il est vraiment très imparfait
00:54:18il y a vraiment
00:54:18une urgence
00:54:19à en sortir
00:54:20mais ce que je voulais
00:54:21quand même vous dire
00:54:22en plus sur cette question
00:54:23des antibiotiques
00:54:23que là on est sur un sujet
00:54:25qui est quand même
00:54:25très préoccupant
00:54:26parce que ces viandes
00:54:27qui sont beaucoup utilisées
00:54:28par les industriels
00:54:29beaucoup dans ces produits
00:54:31transformés
00:54:31les nuggets
00:54:32les cordons bleus
00:54:33qui sont beaucoup
00:54:33consommés par les jeunes
00:54:34il y a toutes les chances
00:54:35effectivement aujourd'hui
00:54:37qu'elles soient issues
00:54:38d'élevages exportateurs
00:54:40des pays tiers
00:54:41qui utilisent encore
00:54:41les antibiotiques
00:54:42comme des activateurs
00:54:43de croissance
00:54:44ça c'est une pratique
00:54:45d'élevage
00:54:45qui est proscrite
00:54:47en Europe depuis 2006
00:54:48parce qu'en fait
00:54:48il a été très largement
00:54:49démontré
00:54:50qu'il y a un lien direct
00:54:50entre la pratique
00:54:51d'élevage en elle-même
00:54:52et le déploiement
00:54:53de l'antibiorésistance
00:54:54c'est pas une question
00:54:55de résidus d'antibiotiques
00:54:56dans les viandes
00:54:57la pratique en elle-même
00:54:58génère ce problème
00:54:59de santé publique
00:55:00donc pendant très longtemps
00:55:01et encore aujourd'hui
00:55:02on n'a pas posé
00:55:03comme condition d'accès
00:55:04à notre marché
00:55:05l'interdiction de cette pratique
00:55:06mais ça ça va changer
00:55:08parce que depuis 2018
00:55:10il y a une règle
00:55:10qui a pourtant été mise
00:55:11dans la loi européenne
00:55:12un règlement sur les médicaments
00:55:13vétérinaires
00:55:13a posé le principe
00:55:14de cette interdiction
00:55:15comme on l'avait fait
00:55:16sur le goeuf aux hormones
00:55:17sauf que depuis
00:55:18ça a beaucoup procrastiné
00:55:19au niveau européen
00:55:20alors que la France
00:55:21a énormément poussé
00:55:22pour qu'elle soit appliquée
00:55:23et donc là
00:55:24la bonne nouvelle
00:55:24c'est que cette interdiction
00:55:25elle devrait s'appliquer
00:55:26au 3 septembre 2026
00:55:28et je ne sais pas
00:55:28si vous avez entendu
00:55:29dans les médias
00:55:30mais il y a eu un petit peu
00:55:31de remous la semaine dernière
00:55:32parce que justement
00:55:33le Brésil a fait savoir
00:55:34à la Commission européenne
00:55:35qu'ils n'étaient pas contents
00:55:36parce qu'eux
00:55:36ils ne seraient pas du tout prêts
00:55:37à mettre en place
00:55:39les obligations
00:55:40de traçabilité nécessaires
00:55:41pour assurer à l'Union européenne
00:55:43des viandes issues d'animaux
00:55:45garanties
00:55:45sans antibiotiques
00:55:46activateurs de croissance
00:55:47et donc là
00:55:47on sent qu'il y a
00:55:48le début d'un conflit
00:55:49qui va s'ouvrir
00:55:50avec peut-être
00:55:52une menace
00:55:53de sanction
00:55:54à l'OMC
00:55:54d'attaque à l'OMC
00:55:56de la part
00:55:56du Mercosur
00:55:58ou pire encore
00:55:58parce que dans l'accord
00:55:59avec le Mercosur
00:56:00dans sa nouvelle version
00:56:01dans les chapitres
00:56:02qui ont été rajoutés
00:56:03fin 2024
00:56:04le Mercosur a réussi
00:56:06à nous vendre
00:56:07un nouveau mécanisme
00:56:08qui s'appelle
00:56:08un mécanisme de rééquilibrage
00:56:10et qui justement
00:56:11les autorise
00:56:11à attaquer
00:56:12l'Union européenne
00:56:13dans le cas
00:56:14où on légiférerait
00:56:15ou on adopterait
00:56:16des mesures
00:56:16qui seraient de la nature
00:56:17à les bloquer
00:56:19dans leur capacité
00:56:19à exporter
00:56:21et à bénéficier pleinement
00:56:22des préférences
00:56:23commerciales accordées
00:56:23donc on sent
00:56:24et là il y a un article
00:56:25dans lequel
00:56:26un porte-parole
00:56:27du Brésilien
00:56:28ouvrait cette porte-là
00:56:30on sent que potentiellement
00:56:31on va vers un conflit
00:56:32et ils vont pouvoir utiliser
00:56:33des outils
00:56:34qu'on leur a accordés
00:56:35notamment dans le cadre
00:56:36de cet accord
00:56:37pour nous empêcher
00:56:38d'appliquer pleinement
00:56:40cette nouvelle mesure
00:56:41donc c'est une bonne nouvelle
00:56:44tempérée quand même
00:56:44c'est vrai
00:56:45je crois que c'est bien
00:56:46une bonne nouvelle
00:56:46et puis hop
00:56:48on s'entend
00:56:49que c'est hyper complexe
00:56:50en fait
00:56:50au niveau
00:56:50et puis surtout
00:56:51c'est arrivé à avoir
00:56:53des accords
00:56:53que tout soit validé
00:56:55par les différents pays
00:56:56on peut avoir
00:56:57une initiative intéressante
00:56:58qui soit prise
00:56:58donc Christine
00:56:59tu précises
00:57:00que vu le scandale
00:57:01fin du
00:57:01ça a abandonné
00:57:01la production de lasagne
00:57:02donc c'est une des conséquences
00:57:04mais on voit
00:57:05que c'était une possibilité
00:57:09de réaction
00:57:10beaucoup plus large
00:57:11et qui était bien partie
00:57:12et là on se heurte
00:57:14de nouveau
00:57:15à des aspects
00:57:16vraiment
00:57:17sur la connaissance
00:57:20la bonne information
00:57:21du consommateur
00:57:22qui se heurte
00:57:23à des aspects
00:57:24enfin voilà
00:57:24quand on est sur l'histoire
00:57:25de libre concurrence
00:57:26au niveau européen
00:57:28c'est toutes les bases
00:57:29en fait
00:57:29du libre-échange
00:57:32et de l'accès
00:57:33au marché
00:57:33etc
00:57:34du droit
00:57:34du commerce
00:57:35en fait
00:57:35mais qui se heurte
00:57:36à des questions
00:57:37de santé publique
00:57:38en fait
00:57:39derrière
00:57:40et voilà
00:57:41et la force
00:57:43des uns
00:57:44et des autres
00:57:44en fait
00:57:46c'est JBS
00:57:47qui les prévient
00:57:47maintenant
00:57:49super
00:57:51est-ce que
00:57:52alors on arrive
00:57:52juste à la fin
00:57:53normalement
00:57:53on prévoit toujours
00:57:54une heure
00:57:55sous ton contrôle
00:57:56Laurence
00:57:56on a une heure
00:57:57mais on peut
00:57:58on peut dépasser
00:57:59le problème matinal
00:58:00si en fonction du sujet
00:58:01de
00:58:03j'en sais des bases
00:58:03je vous propose
00:58:05pour ceux qui souhaitent
00:58:06en plus
00:58:06continuer
00:58:07le déroulé
00:58:08des menus
00:58:09parce que je pense
00:58:09que c'est quand même
00:58:10intéressant
00:58:11les gens
00:58:13ils s'en vont au fur et à mesure
00:58:14si jamais
00:58:14ils ont une contrainte
00:58:16ou après
00:58:16en tout cas
00:58:17comme en théorie
00:58:18c'est enregistré
00:58:19ça ne leur empêchera pas
00:58:20de revenir
00:58:20voir la fin
00:58:21s'ils doivent partir
00:58:22rapidement
00:58:23c'est tout
00:58:24ok
00:58:24donc sentez-vous libres
00:58:25de quitter
00:58:26il n'y a pas de soucis
00:58:27et puis
00:58:27on passe au menu
00:58:30on arrive au dessert
00:58:32on est pas mal
00:58:34et en plus
00:58:35pour le dessert
00:58:36je ne raconte pas
00:58:36une nouvelle histoire
00:58:37déprimante
00:58:38sur le libre-échange
00:58:38agricole
00:58:40du coup
00:58:40je vais vous le faire
00:58:41vraiment en version
00:58:42très rapide
00:58:42parce que
00:58:43je crois que vous n'êtes
00:58:44pas tout à fait
00:58:44le public-sql du dessert
00:58:45encore une fois
00:58:46moi ce livre
00:58:47il s'adresse plutôt
00:58:48à des citoyens
00:58:49qui sont
00:58:49éloignés des questions
00:58:50agricoles
00:58:51mais nous sommes citoyens
00:58:52aussi
00:58:52oui
00:58:53mais pour le dessert
00:58:54dans mon livre
00:58:55je ne raconte pas
00:58:55une nouvelle histoire
00:58:56sur le libre-échange
00:58:58mais je fais une sorte
00:58:58d'ode au dialogue
00:59:00et à l'empathie
00:59:01entre les agriculteurs
00:59:02et les citoyens
00:59:03et en fait
00:59:04j'essaye de montrer
00:59:05que s'il y a sans doute
00:59:06en tout cas
00:59:07là c'est vraiment
00:59:07une conviction personnelle
00:59:08mais s'il y a
00:59:09une nouvelle recette
00:59:10à inventer
00:59:11pour nos politiques agricoles
00:59:12pour faire en sorte
00:59:12en fait de sortir
00:59:13de ce vieux logiciel
00:59:14qu'on a arrêté
00:59:15les années 1990
00:59:16qui consiste à encourager
00:59:17en permanence
00:59:18les agriculteurs
00:59:19à s'aligner
00:59:20sur les coûts de production
00:59:21les plus bas
00:59:21pour rester dans ce match
00:59:23de la libre concurrence
00:59:24de la libre compétition
00:59:26sur les marchés
00:59:26et bien cela nécessite
00:59:29cette nouvelle recette
00:59:30nécessite de mobiliser
00:59:31un ingrédient
00:59:32qui nous fait vraiment défaut
00:59:32aujourd'hui
00:59:33dans le monde agricole
00:59:34qui est l'ingrédient
00:59:35du dialogue
00:59:36et donc j'essaye de montrer
00:59:37dans ce dernier chapitre
00:59:40de mon livre
00:59:40que c'est pas
00:59:41dans le clash permanent
00:59:42qu'est devenu
00:59:43le débat public agricole
00:59:44ou dans cette bataille
00:59:45de récits
00:59:46à laquelle on assiste
00:59:47aujourd'hui
00:59:48qui sont un peu
00:59:48déconnectés du réel
00:59:49en fait
00:59:49le récit
00:59:50de la compétitivité
00:59:52débridée sur les marchés
00:59:53contre un récit
00:59:54qui serait celui
00:59:55de la décroissance
00:59:55et on nous sert vraiment ça
00:59:56cette bataille de récits
00:59:58qui s'entre pas vraiment
00:59:58dans du réel
00:59:59et c'est pas en continuant
01:00:00à faire ça
01:00:00qu'on va réussir
01:00:01à inventer cette nouvelle recette
01:00:02qui pourrait convenir
01:00:03à la fois aux agriculteurs
01:00:04et aux citoyens consommateurs
01:00:07donc voilà
01:00:07moi j'ai pas prévu
01:00:08de vous développer
01:00:08de vous refaire le discours ici
01:00:10parce que je me suis dit
01:00:10que vous étiez franchement
01:00:11pas de ceux
01:00:11qui alimentaient ce clash
01:00:12et cette bataille des récits
01:00:15mais par contre
01:00:16je ressens le besoin
01:00:17de le faire
01:00:17quand je présente mon livre
01:00:18par exemple
01:00:19dans des organisations agricoles
01:00:20où je ressens le besoin
01:00:21de le faire
01:00:21quand je vais parfois
01:00:22intervenir auprès
01:00:22de certaines organisations
01:00:24plutôt de la sphère écolo
01:00:25avec lesquelles je travaille
01:00:26le plus aujourd'hui
01:00:27mais ce que je voulais vous dire
01:00:28peut-être pour terminer
01:00:30cette présentation
01:00:30avant d'échanger
01:00:32c'est que je crois
01:00:33par contre que
01:00:35bizarrement
01:00:35c'est peut-être
01:00:36un peu paradoxal
01:00:36mais ce sujet
01:00:37du Mercosur
01:00:38ou ce sujet du libre-échange
01:00:39qui enflamme en fait
01:00:40les débats
01:00:41et qui est souvent à l'origine
01:00:42de manifestation
01:00:43et bien il pourrait être vu
01:00:44comme un objet
01:00:44de réconciliation
01:00:46et moi c'est vraiment
01:00:47la raison pour laquelle
01:00:48j'ai choisi d'écrire
01:00:49sur ce sujet
01:00:49en particulier
01:00:50parce que je suis convaincue
01:00:51que l'analyse critique
01:00:53du libre-échange agricole
01:00:54tel qu'on le pratique
01:00:55aujourd'hui
01:00:55c'est un bon point de départ
01:00:56pour mettre autour de la table
01:00:58des agriculteurs
01:00:59des citoyens
01:01:00des associations
01:01:01et voilà
01:01:03c'est un bon point de départ
01:01:04et moi j'espère un peu ça
01:01:05pour tout vous dire
01:01:06des conférences de souveraineté
01:01:08parce que c'est
01:01:09voilà c'est l'occasion
01:01:09de se rendre compte
01:01:10de partager en tout cas
01:01:11une recette
01:01:12qu'on n'a plus envie
01:01:14de nous voir servi
01:01:15et c'est quand même ça
01:01:16le point de départ
01:01:17ce constat là
01:01:17qu'il faut faire
01:01:18avant de se projeter
01:01:19vers une recette
01:01:21qui nous conviendrait mieux
01:01:24voilà
01:01:26merci beaucoup
01:01:29ce qu'on voulait justement
01:01:30c'est faire
01:01:31une approfondation
01:01:31quand même assez rapide
01:01:32des différents plats
01:01:33mais qui vous donne
01:01:35qui suscite un peu
01:01:36vos interrogations
01:01:37et surtout avoir
01:01:38un peu de temps après
01:01:39pour ceux qui sont intéressés
01:01:42et qui ont le temps
01:01:43d'avoir un échange là-dessus
01:01:47et c'est surtout
01:01:47sur cette conclusion
01:01:49en fait
01:01:49c'est un point de départ
01:01:50éventuellement d'échange
01:01:51entre nous
01:01:52mais qui peuvent être
01:01:53prolongés aussi
01:01:53au-delà de la matinale
01:01:57les mêmes
01:01:57se poser les questions
01:02:00on voit toute la complexité
01:02:01de ces accords
01:02:04internationaux
01:02:04des répercussions
01:02:05que ça a
01:02:06et puis vraiment
01:02:06la confrontation
01:02:08entre la réalité
01:02:10de nos exploitations
01:02:12agricoles
01:02:12et de nos actions
01:02:13en tant que
01:02:14co-consommateurs
01:02:15et
01:02:17l'impact
01:02:18de ces accords
01:02:20et plus globalement
01:02:21en fait
01:02:21des règles
01:02:23de concurrence
01:02:25sur
01:02:25des règles commerciales
01:02:27en fait
01:02:27qui régissent
01:02:29nos échanges
01:02:30voilà
01:02:30donc juste
01:02:31le point
01:02:32est lancé
01:02:32si
01:02:33je ne vais pas regarder
01:02:34il y avait une question
01:02:35dans le chat
01:02:36sur la position
01:02:37de nos grosses entreprises
01:02:39viandes
01:02:40est-ce que tu as
01:02:40un peu d'expérience
01:02:42là-dessus
01:02:43Marine
01:02:44et puis
01:02:47voilà
01:02:48après les autres questions
01:02:49c'est plus
01:02:51non il n'y a pas de questions
01:02:53plus spécifiques
01:02:54sur la présentation
01:02:55donc si vous en avez
01:02:55n'hésitez pas
01:02:56la position
01:02:58alors officiellement
01:03:00les filières
01:03:01s'opposent
01:03:02aux accords
01:03:03de libre-échange
01:03:04et presque
01:03:05dans la filière viande
01:03:06il y a des positions
01:03:07d'Interbev
01:03:08qui reviennent
01:03:08sans arrêt
01:03:09sur le Mercosur
01:03:10donc officiellement
01:03:11les grosses entreprises
01:03:12de la viande
01:03:13comme Bigard
01:03:14ils sont opposés
01:03:15et ces entreprises-là
01:03:16elles n'ont pas
01:03:17trop intérêt
01:03:18pour l'instant
01:03:18effectivement
01:03:20elles ont plus
01:03:21un intérêt
01:03:21à maintenir
01:03:22de la production
01:03:22la grande question
01:03:23c'est surtout
01:03:23la position
01:03:24des acteurs
01:03:25de la grande distribution
01:03:26donc là aussi
01:03:26officiellement
01:03:27elles sont dans
01:03:27les interprofessions
01:03:28donc officiellement
01:03:29elles sont plutôt
01:03:31en opposition
01:03:31à ce type d'accord
01:03:32et c'est vrai
01:03:33que pour l'instant
01:03:33en plus
01:03:33les acteurs
01:03:34de la grande distribution
01:03:35jouent plutôt
01:03:35le jeu
01:03:35de l'origine France
01:03:36moi c'est
01:03:37encore une fois
01:03:37je ne suis pas économiste
01:03:38donc là ce que je vais vous dire
01:03:39c'est une opinion
01:03:40plus qu'une expertise
01:03:41mais j'ai l'impression
01:03:42que le point de bascule
01:03:43pour le secteur
01:03:44de la viande bovine
01:03:45il pourrait se faire
01:03:46au moment
01:03:46où le décalage
01:03:47entre la baisse
01:03:48de production
01:03:49et ces augmentations
01:03:50d'opportunités
01:03:53commerciales
01:03:54et l'ampleur
01:03:55de ces opportunités
01:03:56commerciales
01:03:57accordées
01:03:57aux pays tiers
01:03:59sera-t-elle
01:04:00que les acteurs
01:04:01de la grande distribution
01:04:02n'auront plus intérêt
01:04:03à aller chercher
01:04:04de la viande bovine française
01:04:05dont le prix
01:04:06ne va faire qu'augmenter
01:04:07par cet effet de rareté
01:04:08et donc il y a vraiment
01:04:09un moment
01:04:09où le premier
01:04:11qui va décider
01:04:12que finalement
01:04:13ce n'est pas si mal
01:04:13comme en viande bovine
01:04:14d'aller chercher
01:04:15un peu d'import
01:04:15pour remplir les rayons
01:04:16et proposer du prix
01:04:17un peu moins élevé
01:04:18va faire
01:04:19que tous les autres
01:04:20vont suivre
01:04:21la dynamique
01:04:22donc moi j'ai l'impression
01:04:23que c'est ça qui tient
01:04:25que c'est sous la pression
01:04:26je ne sais pas
01:04:27si c'est des consommateurs
01:04:27des agriculteurs
01:04:28des politiques
01:04:28mais voilà
01:04:29ça ça tient
01:04:30parce que
01:04:30parce que les acteurs
01:04:31de la distribution
01:04:32jouent le jeu
01:04:34mais peut-être
01:04:34que ça ne durera pas
01:04:35très longtemps
01:04:36parce que vraiment
01:04:36ça je pense que
01:04:37vous l'avez en tête
01:04:38mais on est sur un secteur
01:04:39la dame bovine
01:04:40qui connaît
01:04:40des fortes baisses
01:04:41de production
01:04:42et il y a vraiment
01:04:43c'est un des secteurs
01:04:44où les enjeux démographiques
01:04:45sont les plus importants
01:04:46donc quand on va avoir
01:04:48vraiment moins d'éleveurs
01:04:49et moins de production
01:04:50il y aura
01:04:51forcément
01:04:52les acteurs économiques
01:04:53vont se poser la question
01:04:54parce qu'en plus
01:04:55les niveaux de consommation
01:04:56de viande bovine
01:04:57ils baissent très peu
01:04:57donc ça c'est un autre sujet
01:05:00mais finalement
01:05:01il y aurait sûrement
01:05:01un intérêt
01:05:02à accompagner
01:05:02une baisse de la conso
01:05:03y compris pour protéger
01:05:05les éleveurs
01:05:05face à ce risque là
01:05:07la question est prolongée aussi
01:05:09sur le maintien
01:05:10des abattoirs
01:05:11derrière
01:05:11c'est toute la filière
01:05:12qui concernait
01:05:13c'est pas seulement
01:05:13les entreprises
01:05:14de production de viande
01:05:15mais c'est aussi
01:05:17en amont
01:05:18tout le maillage
01:05:19territorial des abattoirs
01:05:20qui est un grand
01:05:22mon sujet
01:05:23effectivement
01:05:24François
01:05:24tu as levé la main
01:05:25mais alors du coup
01:05:26je ne vois pas
01:05:26mais j'ai vu un message
01:05:27que tu as levé la main
01:05:28oui
01:05:28non juste
01:05:29juste une remarque
01:05:31personnellement
01:05:32je n'y crois pas du tout
01:05:33au retour en arrière
01:05:34dans la grande distribution
01:05:35si l'Interpro
01:05:36a gagné quelque chose
01:05:38c'est quand même
01:05:39la vente
01:05:40de viande
01:05:41de bovine française
01:05:44en distribution commerciale
01:05:46je n'y crois pas du tout
01:05:48c'est acquis
01:05:50je pense que c'est acquis
01:05:52je me trompe peut-être
01:05:55je te souviens un petit peu
01:05:57François
01:05:58moi j'ai l'impression
01:05:59peut-être que je me trompe
01:06:00mais j'ai l'impression
01:06:00que le sujet
01:06:01il est surtout
01:06:02sur la restauration
01:06:06la RHD
01:06:07la restauration
01:06:08hors domicile
01:06:09tout à fait
01:06:10et les produits
01:06:12transformés
01:06:13à partir de
01:06:14et les produits
01:06:14transformés
01:06:15là c'est clair
01:06:16mais
01:06:17en distribution
01:06:17je pense que
01:06:20on est tranquille
01:06:21sur les dictages
01:06:21en français
01:06:22on a quand même
01:06:23pas mal gagné
01:06:24il me semble
01:06:24oui mais
01:06:25pour moi
01:06:26à court terme
01:06:28c'est tout à fait vrai
01:06:30il y a des acteurs
01:06:31qui se sentent
01:06:32beaucoup moins regardés
01:06:32et beaucoup plus autorisés
01:06:34à mettre de l'importation
01:06:35aujourd'hui
01:06:35ce sont les acteurs
01:06:36de la restauration
01:06:37commerciale notamment
01:06:37mais mon point
01:06:39c'est vraiment de se dire
01:06:40on est déjà aujourd'hui
01:06:40à près de 30%
01:06:41d'importation
01:06:42en viande bovine
01:06:43dans le secteur
01:06:44de la viande bovine
01:06:44et on sait
01:06:45qu'il va y avoir
01:06:46de nouvelles baisses
01:06:47de production
01:06:47ne serait-ce que
01:06:48parce qu'on va perdre
01:06:49énormément d'éleveurs
01:06:50dans les 10 ans
01:06:51qui viennent
01:06:51alors sauf miracle
01:06:52sauf parce qu'on arrive
01:06:53vraiment
01:06:55à faire en sorte
01:06:56que la voie de rentation
01:06:56en faisant
01:06:57de produits
01:06:57pleinement CVT
01:06:58mais on va plutôt
01:06:58vers une courbe
01:06:59à la baisse
01:06:59et comme on a
01:07:00une courbe de consommation
01:07:01qui se tient
01:07:02ça laisse vraiment
01:07:05et donc là moi
01:07:06je ne ferai pas le pari
01:07:07en fait
01:07:08que dans les 10 ans
01:07:09les acteurs
01:07:10de la grande distribution
01:07:11tiennent encore
01:07:12de manière si ferme
01:07:13leur ligne
01:07:13et en fait
01:07:14ils l'ont fait
01:07:14sur bien d'autres produits
01:07:15l'exemple de la viande bovine
01:07:16le montre bien
01:07:17mais nous consommateurs
01:07:18on s'y habitue finalement
01:07:19on s'habitue à manger
01:07:22des fruits et légumes
01:07:22importés toute l'année
01:07:23on s'habitue à manger
01:07:24du gigot néo-zélandais
01:07:26à chaque fête de Pâques
01:07:27et du coup
01:07:28je ne vois pas pourquoi
01:07:28sur la viande bovine
01:07:31on serait complètement protégé
01:07:33sur le long terme
01:07:33face à cette menace
01:07:35donc je ne saurais pas
01:07:36c'est pas un point de vue
01:07:38c'est pas une analyse
01:07:39d'économiste
01:07:40mais moi je ne ferais pas
01:07:40ce pari-là
01:07:41en tant que connaisseuse
01:07:44de ce secteur
01:07:45parce que
01:07:46j'ai pourri
01:07:47travailler pendant longtemps
01:07:48dans cette filière
01:07:48et avoir entendu aussi
01:07:49avoir participé à des réunions
01:07:51à l'Interbev
01:07:52et avoir entendu
01:07:52les acteurs de la grande distribution
01:07:53lors de ces réunions
01:07:55ça fait longtemps
01:07:56au côté de conjoncture
01:07:57qu'on ne tient plus de paris
01:07:58parce que tous les paris
01:07:59qu'on lance
01:07:59on les casse
01:08:00moi je serais presque prêt
01:08:01à le faire
01:08:02le pari
01:08:02mais bon
01:08:07pendant la prochaine conjoncture
01:08:09après la question
01:08:10c'est les revenus
01:08:11dans 10 ans
01:08:13oui
01:08:13tout à fait
01:08:14ah bah oui
01:08:15c'est la question
01:08:17suivant le revenu
01:08:18que vous avez
01:08:19vous êtes prêt
01:08:19à mettre plus cher
01:08:20ou voilà
01:08:21il y a quand même
01:08:22une partie de la population
01:08:23qui ne roule pas sur l'or
01:08:24et quand vous voyez
01:08:25le prix de la viande
01:08:27voilà
01:08:27il s'explique aussi
01:08:29potentiellement
01:08:29la flambée de la consommation
01:08:31des oeufs
01:08:31parce que ça fait
01:08:32des protéines pas chères
01:08:34c'est un critère
01:08:35oui
01:08:35et là c'est le point
01:08:36qui a été évoqué par Marine
01:08:37aussi sur l'évolution
01:08:38de la consommation
01:08:39on a bien une tendance
01:08:41quand même
01:08:41à la baisse
01:08:42de la consommation
01:08:43de viande rouge
01:08:44et d'augmentation
01:08:46par contre
01:08:46de la viande blanche
01:08:48et d'augmentation
01:08:48de la consommation
01:08:49des oeufs
01:08:49donc ça c'est bien
01:08:50des changements
01:08:51au niveau alimentaire
01:08:53qui sont observés
01:08:54sur le long terme
01:08:55pour l'instant
01:08:56la baisse de la consommation
01:08:58correspond à peu près
01:08:58à la décapitalisation
01:08:59qui a lieu
01:09:00de facto
01:09:01dans le secteur
01:09:03en France
01:09:04donc ça
01:09:06il n'y a pas
01:09:06d'impact majeur
01:09:07la question c'est
01:09:09de quoi va être fait l'avenir
01:09:10comment va évoluer
01:09:13la consommation
01:09:14il y a des éléments
01:09:16de conscience
01:09:17au niveau alimentaire
01:09:18de choix alimentaire
01:09:20mais il y a aussi
01:09:20un élément majeur
01:09:22qui est le coût
01:09:23d'alimentation
01:09:24et derrière
01:09:25le revenu
01:09:26des agriculteurs
01:09:27est-ce qu'ils vont arriver
01:09:28à se maintenir
01:09:28il y a cette grosse question
01:09:30de maintien
01:09:33des exploitations
01:09:34d'éleveurs
01:09:35en particulier
01:09:35mais c'est sûr
01:09:36que quand on voit ça
01:09:38on met ça en regard
01:09:39de ces accords
01:09:40internationaux
01:09:40et de l'impact
01:09:41majeur
01:09:41qu'ils peuvent avoir
01:09:42et derrière
01:09:44c'est les acteurs
01:09:44c'est ce qui est
01:09:45intéressant
01:09:45dans le livre
01:09:47que je vous encourage
01:09:48à lire
01:09:48d'ailleurs
01:09:48ce livre
01:09:49de Marine
01:09:50à acheter
01:09:51éventuellement
01:09:51et à lire
01:09:52il y en a un exemplaire
01:09:53à Londres
01:09:54et à Lyon
01:09:54on a acheté
01:09:55côté Srisette
01:09:56on a un exemplaire
01:09:56sur Londres
01:09:57et sur les autres
01:09:57ceux qui sont intéressés
01:09:58mais du coup
01:09:59ce qui est intéressant
01:10:00c'est de voir
01:10:01le jeu des acteurs
01:10:02qu'il y a derrière
01:10:03ces accords
01:10:05des acteurs majeurs
01:10:08on avait encore
01:10:09une présentation
01:10:09ce matin
01:10:10il y a eu
01:10:11un rapport du Sénat
01:10:12sur la grande distribution
01:10:13qui montrait
01:10:14le rapport de force
01:10:15mais totalement disproportionné
01:10:16en fait
01:10:17sur la grande distribution
01:10:18il y a trois centrales d'achat
01:10:20européennes
01:10:21qui interviennent
01:10:22face à 400 000
01:10:23exploitations agricoles
01:10:24et je ne sais pas
01:10:25combien de
01:10:25même ce qu'il y a
01:10:26agroalimentaire
01:10:27mais voilà
01:10:27c'est un rapport de force
01:10:28totalement disproportionné
01:10:29quand on voit ce JBS
01:10:31c'est juste
01:10:32hallucinant
01:10:33l'ampleur
01:10:34et c'est une entreprise
01:10:34familiale
01:10:35JBS
01:10:35qui était créée
01:10:36dans les années 50-60
01:10:38et voir
01:10:39que c'est devenu
01:10:41vraiment une pieuvre
01:10:42au niveau international
01:10:44le poids
01:10:45de ces acteurs
01:10:49les questions
01:10:50c'est qui JBS
01:10:54c'était
01:10:54tu l'as abordé tout à l'heure
01:10:56Marine
01:10:56peut-être
01:10:57Samine
01:10:57tu es peut-être
01:10:58arrivé un peu plus tard
01:10:59mais
01:11:00c'est pas Bigard
01:11:01c'est Bigard
01:11:01je pense 1000
01:11:03c'est une entreprise
01:11:05c'est le leader mondial
01:11:06de la viande bovine
01:11:06c'est une entreprise
01:11:07qui a son siège
01:11:08au Brésil
01:11:09et c'est vraiment
01:11:10c'est le champion du monde
01:11:11de l'exportation
01:11:13de viande bovine
01:11:15que faire alors
01:11:16et bien je crois
01:11:17que c'est peut-être
01:11:17le mot de la fin
01:11:19un petit peu
01:11:19de se dire
01:11:21oui
01:11:22alors moi
01:11:24c'est une réponse
01:11:25parmi tant d'autres
01:11:26mais moi
01:11:26le combat
01:11:27depuis des années
01:11:29c'est le combat
01:11:30de la réciprocité
01:11:31des normes
01:11:32dans le commerce
01:11:32international
01:11:33parce qu'en fait
01:11:33on a des outils juridiques
01:11:35parce qu'on a fait
01:11:35sur les hormones
01:11:36par exemple
01:11:37et qu'on va faire
01:11:37a priori demain
01:11:38sur les antibiotiques
01:11:39sauf contre-ordre
01:11:41de nos amis
01:11:42du Mercosso
01:11:43on est capable
01:11:44de le faire
01:11:45on a les outils juridiques
01:11:46on sait contrôler
01:11:48y compris dans les pays
01:11:49d'ailleurs
01:11:49sur les hormones
01:11:49on va contrôler
01:11:50les filières
01:11:51au sein des pays
01:11:52exportateurs
01:11:53et donc il faudrait
01:11:53qu'on le fasse
01:11:54sur d'autres types
01:11:55de normes
01:11:56d'autres types
01:11:56de substances
01:11:57c'est tout le chantier
01:11:57des mesures miroirs
01:11:58donc moi ça
01:11:59j'y crois beaucoup
01:12:00à ce chantier là
01:12:01le problème
01:12:02c'est que la France
01:12:03pousse beaucoup
01:12:04sur ce thème
01:12:04mais qu'en fait
01:12:05on ne parle pas
01:12:06tout à fait
01:12:06le même langage
01:12:06au niveau européen
01:12:07quand on a
01:12:08en face de nous
01:12:08des pays
01:12:08qui sont de culture
01:12:11très libérale
01:12:12mais en tout cas
01:12:13c'est le principal
01:12:14outil juridique
01:12:14qu'on a
01:12:15à notre disposition
01:12:16aujourd'hui
01:12:16c'est celui-là
01:12:17c'est celui
01:12:17de la mesure miroir
01:12:18donc ce qu'on fait
01:12:19sur les hormones
01:12:19faisons-le sur les antibiotiques
01:12:20sur les pesticides
01:12:21qu'on considère
01:12:22comme les plus dangereux
01:12:24pour la santé
01:12:25et pour l'environnement
01:12:28oui d'accord
01:12:28je rajouterais
01:12:31manger peu de viande
01:12:32mais française
01:12:32et de qualité
01:12:33je serais peut-être
01:12:34ça
01:12:34on peut prendre du plaisir
01:12:36à manger de la viande
01:12:37peut-être en manger
01:12:38un peu moins
01:12:40mais en manger
01:12:42le slogan
01:12:43d'Interbev
01:12:44c'est
01:12:45la viande
01:12:46mangez-en moins
01:12:46mangez-en mieux
01:12:47c'est avant
01:12:47ça
01:12:48c'est avant
01:12:48c'est avant
01:12:49c'est pour manger
01:12:50bon leur slogan
01:12:51d'avant
01:12:51moi je l'aimais bien
01:12:52mangez-en mieux
01:12:53mangez-en mieux
01:12:53ça m'allait bien
01:12:57qui négocie
01:12:58pour l'agriculture
01:12:58dans les autres pays européens
01:12:59alors que
01:13:00pardon
01:13:01qui
01:13:02oui c'est qui
01:13:02innover aussi
01:13:02ça peut
01:13:04renvoyer à ton expérience
01:13:05un peu de lobby
01:13:06comment ça se passe
01:13:07les lobbies
01:13:07au niveau
01:13:08dans le cas des accords
01:13:09de libre-échange
01:13:09vous voulez dire
01:13:10je pense que la question
01:13:12était un peu plus
01:13:12général
01:13:13mais oui je pense
01:13:14que c'était dans les accords
01:13:15de libre-échange
01:13:16oui
01:13:16qui négocie
01:13:17sur les questions agricoles
01:13:18ce sont à la fois
01:13:19les ministres
01:13:20qui se retrouvent au conseil
01:13:21le parlement
01:13:21et donc la commission européenne
01:13:23qui a la
01:13:25qui pose les propositions
01:13:26sur la table
01:13:26mais par contre
01:13:27sur les accords de libre-échange
01:13:28ça aussi ça pose
01:13:29quelques questions démocratiques
01:13:30mais en fait
01:13:31les états membres
01:13:32donnent un mandat
01:13:33à la commission européenne
01:13:34pour négocier un accord
01:13:35de libre-échange
01:13:36avec un partenaire défini
01:13:38pour le Mercosur
01:13:39peut-être que vous l'avez en tête
01:13:40ce mandat de négociation
01:13:40il date de 1999
01:13:42et en fait
01:13:43dès lors que les états
01:13:44ont autorisé
01:13:44la commission européenne
01:13:46à négocier
01:13:46la commission négocie seule
01:13:47tout pendant
01:13:48jusqu'à ce que l'accord
01:13:49soit conclu
01:13:50donc elle rend compte
01:13:52régulièrement
01:13:52mais sans dévoiler
01:13:53les informations confidentielles
01:13:55mais elle rend compte
01:13:55quand même
01:13:56de l'état des négociations
01:13:58aux ministres européens
01:14:00et au parlement européen
01:14:00mais en tout cas
01:14:01elle a vraiment
01:14:01la compétence
01:14:03pour négocier
01:14:04seuls les accords
01:14:04et souvent
01:14:05enfin toujours
01:14:06en fait
01:14:06on se rend compte
01:14:07du contenu de l'accord
01:14:08au moment où
01:14:08le deal a déjà été trouvé
01:14:10au moment où l'accord
01:14:11est conclu
01:14:13je ne sais pas
01:14:13si ça répond à la question
01:14:14en tout cas
01:14:15ce sont les équipes
01:14:16de négociateurs
01:14:17de la commission européenne
01:14:18qui négocient
01:14:19les questions agricoles
01:14:20dans les accords
01:14:21de libre-échange
01:14:23oui
01:14:23et du coup
01:14:24je remonte
01:14:25j'ai vu Sabine
01:14:26qui est intervenue
01:14:26sur le sujet
01:14:28de la capacité
01:14:29d'adaptation
01:14:29des consommateurs
01:14:30face à ces changements
01:14:31et bien sûr
01:14:32à celle des producteurs
01:14:33de viande
01:14:34face à ces changements
01:14:36comment on s'adapte
01:14:37comment est-ce qu'on
01:14:38on trouve sa place
01:14:39en fait
01:14:39mais en sachant
01:14:42moi je m'assoie vraiment
01:14:43sur cette question
01:14:44de la responsabilité
01:14:45des consommateurs
01:14:45parce que
01:14:46c'est compliqué
01:14:47de demander à des consommateurs
01:14:48d'agir
01:14:49en contradiction totale
01:14:50avec ce que le système
01:14:52leur apporte
01:14:52moi je donne ce point
01:14:53l'exemple des tomates cerises
01:14:54on entend
01:14:55chaque année
01:14:56des producteurs français
01:14:57de tomates cerises
01:14:57hurler
01:14:58parce qu'on importe
01:15:00massivement
01:15:00des tomates cerises marocaines
01:15:01qui arrivent en barquette
01:15:02azurade
01:15:03à 99 centimes
01:15:04et en fait
01:15:05on voudrait demander
01:15:05à des consommateurs
01:15:06de ne pas acheter
01:15:07ces tomates cerises
01:15:08mais qui sont mises
01:15:09toute l'année
01:15:09en tête de rayon
01:15:10dans nos supermarchés
01:15:11à un prix défiant
01:15:12de concurrence
01:15:13parce que notamment
01:15:14importés à droit de douane
01:15:15nul pendant une partie
01:15:17de l'année
01:15:17parce qu'on a un accord
01:15:17de libre-échange
01:15:18avec le Maroc
01:15:18et donc tout le système
01:15:19est pensé pour amener
01:15:20aux consommateurs
01:15:21ces tomates-là
01:15:22leur mettre sous le nez
01:15:23et moi je trouve ça
01:15:24assez cynique
01:15:25en fait
01:15:25de pointer du doigt
01:15:28le mauvais consommateur
01:15:29qui ne ferait pas le choix
01:15:30de se priver de tomates
01:15:31pendant l'hiver
01:15:31ou d'aller acheter
01:15:32la tomate quatre fois plus chère
01:15:33le reste de l'année
01:15:34donc moi vraiment
01:15:36j'essaye de travailler
01:15:37sur les changements
01:15:38plus systémiques
01:15:39qui doivent être faits
01:15:40et de sortir
01:15:41de cette logique
01:15:41de la responsabilité
01:15:42individuelle du consommateur
01:15:48bon sinon le reste
01:15:49des commentaires
01:15:53c'est plutôt
01:15:53bon appétit
01:15:55oui
01:15:59souhaitons-nous bon appétit
01:16:00pas tout de suite
01:16:01mais tout à l'heure
01:16:02et il y avait une question aussi
01:16:04est-ce qu'on aurait un cocktail
01:16:05avec un mélange
01:16:06d'hormones
01:16:07de pesticides
01:16:08donc c'est pas prévu
01:16:13mais je pense
01:16:14qu'on va peut-être
01:16:15conclure
01:16:17Laurence
01:16:17je te laisse
01:16:18la main peut-être
01:16:19mais je crois
01:16:19qu'on est au bout
01:16:20du
01:16:21de la
01:16:22de processus
01:16:24le livre
01:16:26il est disponible
01:16:27au CERISET
01:16:28à Lyon
01:16:29tu peux le
01:16:31tu peux le lire
01:16:32sans difficulté
01:16:33oui
01:16:34Laurence
01:16:35je te laisse
01:16:35je suis en train
01:16:37de dire
01:16:37ce que Lauren
01:16:38a écrit
01:16:38est-ce qu'on peut se dire
01:16:40bon appétit
01:16:41plutôt bonne chance
01:16:42peut-être bien
01:16:45désolé
01:16:45pour être mise
01:16:46dans notre défi
01:16:46de bon matin
01:16:47ouais
01:16:49bon écoutez
01:16:50en tout cas
01:16:50merci beaucoup
01:16:51ça a été passionnant
01:16:53j'espère que
01:16:55l'enregistrement
01:16:56a fonctionné
01:16:57apparemment
01:16:57je vois défiler le temps
01:16:58donc ça doit être bon
01:16:59donc je fais en sorte
01:17:00dès que ça aura chargé
01:17:01de le mettre
01:17:02sur l'intranet
01:17:03avec vos présentations
01:17:05je remercie tout le monde
01:17:06et nous
01:17:06il y a eu une belle audience
01:17:07puisqu'on est monté
01:17:08jusqu'à 55
01:17:11personnes présentes
01:17:12plus ceux qui visionneront
01:17:14par la suite
01:17:15parce que j'ai déjà eu
01:17:16des demandes
01:17:16qui enregistrent
01:17:17oui oui
01:17:17je ferai ce que je peux
01:17:18donc voilà
01:17:19un bel auditoire
01:17:20merci
01:17:21passionnant
01:17:22très sincèrement
01:17:23on apprend des choses
01:17:24qui fait
01:17:25voilà
01:17:25même si on pense
01:17:26que quelque part
01:17:27vu le métier
01:17:29ou le ministère
01:17:30auquel on est rattaché
01:17:31on prenait des choses
01:17:32mais je pense
01:17:33qu'il y a largement
01:17:34plein de choses
01:17:36à découvrir
01:17:38merci beaucoup
01:17:39merci Marine
01:17:40de nous avoir fait
01:17:41l'honneur
01:17:42d'être présentes
01:17:43ce matin
01:17:43c'était un regard
01:17:44extérieur passionnant
01:17:46et puis à très bientôt
01:17:48la prochaine matinale
01:17:50de mémoire
01:17:51la date
01:17:52c'est le 12 juin
01:17:53et ça sera
01:17:55sur tout ce qui est
01:17:57défense
01:17:57sécurité
01:17:58incendie
01:17:59voilà
01:18:01un tout autre sujet
01:18:02c'est le 12 juin
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