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  • il y a 6 jours
Ce 46ème webinaire du groupe de travail régional AuRA "Forêt et changements climatiques", animé par la DRAAF, a porté sur le bilan 2025 de la santé des forêts en Auvergne-Rhône-Alpes.

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00:00:01Bonjour à tous, bienvenue dans ce webinaire forêts et changements climatiques qui est proposé et animé par la DRAF Auvergne
00:00:09-Grenalpe dans le cadre du groupe de travail régional du même nom.
00:00:12Je suis Abel Ménard, chef du pôle territoire et multifonctionnalité de la forêt à la DRAF et animatrice de ces
00:00:17webinaires.
00:00:18Ce soir, j'ai le plaisir de recevoir mes collègues du pôle santé des forêts à la DRAF Auvergne-Grenalpe
00:00:24pour nous parler du bilan régional 2025 de la santé des forêts.
00:00:28J'accueille donc Olivier Bobet, chef du pôle, Jérôme Gaudry, son adjoint et Jérôme Daffix, coordinateur santé des forêts.
00:00:37Leur présentation se déroulera en quatre parties.
00:00:40Tout d'abord, ils évoqueront le dispositif de surveillance.
00:00:44Ensuite, ils aborderont la situation nationale avec l'arrivée du nématode du pain dans les Landes.
00:00:51Ensuite, ils détailleront le bilan silvo-sanitaire régional avec un point sur chacune des principales essences que l'on trouve
00:00:58en Auvergne-Grenalpe.
00:01:00Et enfin, ils termineront avec les perspectives de travail pour le DSF en 2026.
00:01:07Je vous invite à poser vos questions dans le chat tout au long du webinaire.
00:01:11Nous ferons plusieurs pauses lors de la présentation pour vous répondre.
00:01:15Ce webinaire durera une heure.
00:01:17Il est enregistré et sera mis en ligne sur le site internet de la DRAF comme d'habitude.
00:01:21Je passe maintenant la parole à Olivier Bobet et je vous souhaite un très bon webinaire.
00:01:27Merci Isabelle.
00:01:29On va vous partager notre présentation.
00:01:45Comme cela, ça fonctionne.
00:01:49En tout cas, merci de nous inviter un petit peu tous les ans pour faire ce point.
00:01:54sur la santé des forêts.
00:01:56La santé des forêts est un sujet qui est devenu prioritaire pour les forestiers
00:02:00parce que les alertes qu'on a eues à différents moments ont effectivement marqué le paysage sanitaire régional et national,
00:02:09bien sûr.
00:02:10Et derrière tout ça, on a pour objectif de vous montrer et d'objectiver les situations sur un territoire qui
00:02:18est quand même un territoire complexe.
00:02:20C'est le territoire régional avec six grandes régions écologiques réparties et donc des situations qui sont très diverses.
00:02:27Donc, on va vous donner une situation, la situation assez standard.
00:02:31Il faut savoir que toutes ces données, elles sont issues du réseau de correspondants observateurs qui sont présents sur le
00:02:37terrain et auxquels les forestiers peuvent faire appel.
00:02:40Donc, Isabelle nous a très bien détaillé les différentes parties de nos interventions.
00:02:47On va commencer par l'organisation.
00:02:49Donc, on est l'émanation, en tout cas, une partie du département santé des forêts qui est piloté par le
00:02:54ministère de l'Agriculture
00:02:55et qui fonctionne depuis 1989.
00:02:58Donc, voilà, un peu plus de 35 ans.
00:03:01Donc, six implantations en France, bientôt sept, avec un pôle qui se crée en Occitanie que vous connaissez parfaitement maintenant,
00:03:07cette répartition.
00:03:10Et donc, on s'appuie sur des correspondants observateurs qui sont des forestiers.
00:03:14Et on en a à peu près 270 sur le territoire national.
00:03:18Et puis, on est en lien aussi avec des experts nationaux du DSF sur des thématiques très précises,
00:03:24mais qui sont en lien aussi avec la recherche forestière et qui nous permettent assez facilement de faire remonter
00:03:30et d'approfondir un certain nombre de sujets et de problématiques.
00:03:34Sur le terrain, et déjà, nous, au pôle, nous sommes trois plus une assistante.
00:03:41On s'appuie sur un réseau de 39 correspondants observateurs qui appartiennent à l'ONF, au CNPF, à la DDT.
00:03:47Et d'ailleurs, j'en salue certains qui sont dans la salle.
00:03:51Voilà.
00:03:53Un réseau qui intègre aussi depuis peu des GFP, gestionnaires forestiers professionnels.
00:03:59Tout ça pour contribuer à la diversité de tous ceux qui travaillent et observent en forêt.
00:04:05Donc, un réseau professionnel qui fait de l'observation et qui fonctionne et qui est animé en permanence, en fait,
00:04:13par le dispositif de la santé des forêts.
00:04:17On a choisi de vous parler d'un sujet en premier.
00:04:20C'est un sujet préoccupant pour les forestiers.
00:04:22Et c'est un sujet qui a été extrêmement médiatisé, alors qui ne concerne pas.
00:04:28Et donc, c'est là où je veux vous rassurer, qui ne concerne pas le territoire régional.
00:04:32C'est pour ça qu'on a voulu le faire en premier, pour ne pas mélanger, en tout cas,
00:04:34ce qui était une situation qui concerne la Nouvelle-Aquitaine et les Landes,
00:04:41et le département des Landes, et puis ce qui se passe sur notre région.
00:04:44Donc, vous avez bien eu l'information qu'au mois de novembre dernier,
00:04:50on a découvert un foyer de nématodes du pain sur la commune de Seignos, dans les Landes.
00:04:57Sur cette commune-là, on a trouvé des pains infectés, c'est-à-dire que le nématode du pain,
00:05:03c'est un verre microscopique qui se développe dans les vaisseaux du bois,
00:05:06donc qu'on ne peut pas voir à la venue.
00:05:08Et ce verre microscopique a été détecté suite à des arbres dépérissants
00:05:13sur lesquels on a pu faire des prélèvements.
00:05:16Donc, ces arbres, on les a identifiés, il y avait 17 arbres qui ont été considérés
00:05:20comme positifs à ces analyses, et donc ils ont été très concentrés dans une zone.
00:05:27Donc, autour de ce point-là, donc une parcelle forestière,
00:05:32autour de ce point-là, on a fait un rayon de 500 mètres,
00:05:37sur lequel on a considéré que cette zone-là était une zone infectée.
00:05:42Et donc, on a fait différents rayons, on a fait un rayon de 3 kilomètres
00:05:46autour de la zone de 500 mètres, et puis un rayon de 20 kilomètres
00:05:50autour de la zone de 500 mètres aussi.
00:05:52Donc, ces zones-là sont des zones tampons.
00:05:55Donc, sur la première zone, sachant que c'est la première détection
00:05:58du nématode du pain en France, on a l'obligation d'appliquer
00:06:04des mesures réglementaires, et donc on est vraiment à la toute première détection.
00:06:08Donc, l'objectif, c'est d'endiguer et d'arrêter ce foyer-là et de le stopper.
00:06:15Donc, cette zone-là est une zone qui est principalement forestière.
00:06:19Donc, sur ces 500 mètres de rayon, on a pratiqué depuis le début de l'année
00:06:24une coupe rase, et donc cette coupe rase est quasiment terminée
00:06:29sur ce rayon de 500 mètres, qui représente à peu près
00:06:33une soixantaine d'hectares de forêt.
00:06:38Donc, la deuxième zone, c'est la zone tampon, et c'est la zone
00:06:41des 3 kilomètres au-delà des 500 mètres.
00:06:45Sur cette zone tampon, on a pu faire des prospections,
00:06:50c'est-à-dire qu'on a recherché tous les arbres qui étaient dégradés,
00:06:53dépérissants, donc des pains, sur cette zone-là,
00:06:56et donc on a fait des prélèvements pour vérifier qu'il n'y ait pas
00:06:59d'extension de la zone.
00:07:01On arrive au bout des prélèvements et au bout des résultats,
00:07:05des analyses de ces prélèvements-là, et donc là, on a un peu plus de,
00:07:09pas loin de 2000 prélèvements, donc 2000 prélèvements négatifs,
00:07:14en tout cas pour l'instant, autour de cette zone-là,
00:07:17donc pas d'extension, ça c'est plutôt des bonnes nouvelles.
00:07:19Et la zone tampon, et le reste de la zone tampon,
00:07:24elle est sous surveillance, et donc là, ça représente par contre
00:07:28des surfaces et des conséquences assez importantes,
00:07:33parce que je crois qu'on a 36 000 hectares de forêt sur cette zone-là,
00:07:38avec 32 000 hectares, pardon, avec 6 300 propriétaires présents,
00:07:43et donc cette zone-là, elle va être mise, on va limiter les exploitations
00:07:50pendant la période, alors je vous ai, on parle de période chaude
00:07:53et de période froide, période chaude, c'est la période où le nématode du pain,
00:07:56il utilise un voyageur pour se disséminer, c'est le monocamus,
00:08:00donc la période froide, il n'y a pas de vol de monocamus,
00:08:03la période chaude, c'est une période où il y a des vols de monocamus,
00:08:06et donc c'est là où on a le risque de dispersion de la maladie.
00:08:09Donc c'est pour ça qu'on a dans cette période-là,
00:08:12et dans la période chaude, on va limiter tout ce qui est exploitation forestière
00:08:19pour éviter de disséminer les bois.
00:08:22Donc les bois sur les 500 mètres, ils sont partis dans des unités
00:08:24qui ont été, qui ont permis de transformer en toute sécurité ces bois-là.
00:08:28Et puis dans la période à venir, on va maintenir la surveillance
00:08:33sur les 32 000 hectares, et donc on va utiliser la photo-interprétation
00:08:37qui est en cours de création par l'hygiène, et on va continuer les prélèvements
00:08:43pour vérifier qu'on n'a pas d'extension de la maladie.
00:08:45Donc voilà, on compte bien d'ici 4 ans pouvoir annoncer l'éradication de ce foyer,
00:08:50et donc par contre, pendant 4 ans, effectivement, on va surveiller cette zone-là
00:08:55de manière très attentive, et donc, bien sûr, c'est une zone où il y a beaucoup
00:08:59de pas maritime, mais il n'y a pas que le pas maritime qui peut être touché
00:09:04par cette problématique-là.
00:09:08C'est une problématique, de toute façon, qui vient du Portugal ou d'Amérique du Nord,
00:09:13parce que l'origine, ou d'Asie du Sud-Est, on ne sait pas vraiment,
00:09:17en tout cas, la cause de la contamination initiale.
00:09:20Toujours est-il qu'en France, il est important pour nous de rester indemne
00:09:25de nématomes dupins.
00:09:26Voilà, on tenez à vous faire ce point-là, il n'y a pas le mêlé à la situation
00:09:30de ce qui se passe en Auvergne-Rhône-Alpes, parce qu'il n'y a pas de raison
00:09:33de mélanger cette situation-là pour l'instant avec notre territoire,
00:09:38et qu'en tout cas, si on a une contamination, il n'y a pas de raison
00:09:40que ça vienne de par ce côté-là.
00:09:44Donc, par contre, notre territoire est bien maintenu sous surveillance
00:09:47par rapport aux organismes invasifs, et on en parlera sans doute un peu plus tard.
00:09:53Donc, on attaque le bilan sanitaire régional avec la météo,
00:09:59et puis quelques informations génériques sur nos dispositifs,
00:10:03pour montrer un petit peu l'évolution de la santé des forêts,
00:10:06et puis les principales essences forestières sur lesquelles on va évoquer,
00:10:10et donc on interviendra tous les trois avec mes collègues.
00:10:15On commence par des notions de météo et de température.
00:10:19Donc, l'année 2025 a été marquée par déjà des températures qui ont été relativement chaudes.
00:10:26C'est la troisième année la plus chaude, en tout cas pour les étés, après 2003 et 2022.
00:10:32Elle a été marquée par deux épisodes de canicule,
00:10:35un épisode qui a débuté en juin, et puis en fin mai, début juin,
00:10:41et puis un autre épisode qui a eu lieu début août,
00:10:45avec un petit répit sur le mois de juillet en termes de canicule.
00:10:50Donc, ces effets caniculaires sont relativement importants et impactants sur nos forêts.
00:10:55En tout cas, ils apparaissent visibles sur les feuillus,
00:10:57et donc c'est à ce moment-là, autour du 15 août,
00:11:00qu'on a eu un basculement sur les feuillus qui ont changé de couleur à ce moment.
00:11:04Donc, un ensoleillement qui était supérieur au normal,
00:11:07et puis après le 15 août, un retour à la précipitation,
00:11:12et puis un mois de septembre globalement plus arrosé qu'un normal,
00:11:16qui a permis à certaines essences qui avaient défeuillé, de refeuillé.
00:11:21Les épisodes de canicule sont quand même des effets qui sont très marquants pour les forêts,
00:11:26et qui impactent beaucoup.
00:11:29C'est pour ça qu'on se permet de vous rappeler,
00:11:31et de rappeler que ces effets canicules,
00:11:35ils sont aussi un petit peu compensés par l'effet ambiance forestière.
00:11:39Et notez bien que quand on a une dégradation de l'ambiance forestière,
00:11:43les effets canicules ont un impact sans doute plus fort sur les arbres forestiers.
00:11:49Les tornades et les coups de vent, c'est quelque chose auquel on est régulièrement confronté.
00:11:54Alors, ils sont plus ou moins impactants, larges.
00:11:57En tout cas, autour de ce qui a impacté notre région,
00:12:00on vous a mis les principaux phénomènes.
00:12:03Sur l'année 2025, déjà, il y avait le coup de vent de Caetano du 21 novembre 2024,
00:12:08qui a mis quelques milliers de mètres cubes au sol, en parenthèse,
00:12:17avec là des dégâts de chablivoli sur des épicéas.
00:12:21Et donc, on sait très bien que quand on a des dégâts de chablivoli sur les épicéas,
00:12:25on a un risque d'augmentation du niveau des populations de scolites.
00:12:28Des problématiques de neige lourde assez discrètes en 2025,
00:12:31mais quelques dommages en Isère.
00:12:34Et puis, quelques orages de grêle particulièrement violents
00:12:38sur le puits de Dôme, l'est du 63.
00:12:41Et des coups de vent après, alors deux coups de vent particulièrement significatifs,
00:12:45celui du 25 juin qui a touché le Cantal, le puits de Dôme et une partie de l'Allier.
00:12:49Et puis, celui du 27 et 28 août qui a touché aussi la Combraille
00:12:55et puis une partie de l'Allier avec des gros dégâts
00:12:57et des gros volumes de bois mis par terre.
00:13:01On peut noter que ces diagnostics, en tout cas,
00:13:06on a utilisé avec Jérôme Gaudry, la télédétection spatiale
00:13:10pour détecter ces effets de ces tornades estivales
00:13:13et c'est quelque chose qui marche plutôt très bien.
00:13:16Mais ça, on pourra en reparler à d'autres moments si nécessaire.
00:13:20Mais notez bien que les tempêtes estivales, pour les caractériser,
00:13:23ce n'est pas ce qu'il y a de plus compliqué.
00:13:25Et puis, les tempêtes majeures qui restent une menace.
00:13:27Donc, on vous a remis celles de cette année, 2026,
00:13:30qui n'ont pratiquement pas touché notre région pour l'instant,
00:13:32mais qui sont là pour nous rappeler que ça reste une menace importante pour nos forêts.
00:13:36Les données générales du réseau santé des forêts,
00:13:38on a un réseau qui s'appelle le réseau systématique
00:13:40qui fonctionne depuis 1989 avec une continuité dans la prise de données.
00:13:44Et vous voyez que ce qu'on note, c'est le déficit foliaire,
00:13:48donc c'est le manque de feuillaison par rapport à un arbre qu'on juge de référence.
00:13:52Ce qu'on voit, c'est qu'on a une évolution globalement par marche
00:13:55et que ces marches, elles sont franchies à la faveur de l'augmentation des températures globalement
00:14:01ou des à-coups du climat.
00:14:03Et l'augmentation du déficit foliaire est relativement continue.
00:14:08Sur les feuillus, on voit, alors que sur les résineux,
00:14:12à priori, on a une augmentation et puis une certaine stabilisation.
00:14:17Donc derrière, il faut entendre que ces variations de déficit foliaire et de masse foliaire,
00:14:22elles sont quand même en lien avec une adaptation des arbres à des conditions de stress.
00:14:27Et donc, voilà, le fait de s'alléger d'une partie de la masse foliaire
00:14:30est certainement une façon de passer un peu mieux au stress climatique.
00:14:35Voilà. Après, il y a d'autres inconvénients.
00:14:37C'est que si on fonctionne moins, on capte moins de carbone
00:14:40et donc on a moins de capacité de résilience.
00:14:44L'autre facteur que montrent nos réseaux, c'est une augmentation aussi des mortalités.
00:14:48C'est le petit graphique en bas à droite qui montre une nette augmentation des mortalités
00:14:53depuis 2020 sur nos réseaux avec un phénomène qui semble devenir un petit peu chronique.
00:14:59Feuillus et résineux sont concernés.
00:15:00Les résineux sont plus soumis à des dépérifements ponctuels
00:15:03parce que derrière, il y a souvent des squelettes.
00:15:05Néanmoins, le taux de mortalité reste relativement faible.
00:15:09C'est-à-dire qu'on a une augmentation des mortalités,
00:15:11mais que le taux de mortalité est relativement faible.
00:15:13C'est-à-dire qu'on est dans des données proches de celles que nous fournissent nos collègues de l
00:15:18'hygiène.
00:15:21Et donc, oui, voilà l'évolution des mortalités.
00:15:23Donc, vous voyez très bien l'augmentation plutôt récente des mortalités
00:15:28avec les différentes crises qu'on a subies.
00:15:31Mais vous voyez que le taux moyen est passé de 0,2% à globalement 0,6%.
00:15:37Donc, ça fait un triplement, mais ça reste un des taux qui sont relativement faibles.
00:15:41Voilà.
00:15:42Et donc, derrière, ce qu'on observe sur nos réseaux,
00:15:45en cohérence avec l'IGN, c'est une diminution de la masse foliaire des arbres,
00:15:48une augmentation des mortalités.
00:15:50Et derrière tout ça, il y a aussi une diminution de tout ce qui peut être production forestière.
00:15:58Je continue avec les principales thématiques et les principales problématiques
00:16:02qui nous arrivent par nos réseaux.
00:16:04Entre 2024 et 2025, on voit certaines différences.
00:16:09Et donc, en 2024, les problématiques numéro un étaient le squelette typographe,
00:16:15les dépérissements et puis les problématiques de mortalité de squelette sur sapin,
00:16:20les problématiques de sécheresse.
00:16:22Et on voit qu'en 2025, il y a une bonne nouvelle,
00:16:26c'est que le numéro un de 2024 est passé au numéro trois.
00:16:29C'est-à-dire que le typographe et son épidémie est sans doute en train de stagner.
00:16:34C'est ce que montrent nos dispositifs de surveillance.
00:16:38On verra un peu plus loin qu'on a d'autres indicateurs.
00:16:39Par contre, on a eu à nouveau un phénomène de rejouissement physiologique
00:16:43qui est apparu en 2025.
00:16:45Et puis, malgré tout, on a encore des dépérissements
00:16:48qui nous arrivent avec des phénomènes de sécheresse
00:16:51qui sont très marqués.
00:16:55Processionnaire du pain reste dans nos bilans.
00:16:59Et puis, quelques autres facteurs qui arrivent aussi,
00:17:02comme la maladie des bandes rouges,
00:17:03dans le top 10 de nos problématiques sanitaires.
00:17:08On va changer d'intervenant.
00:17:11Et puis, on va continuer avec les indicateurs
00:17:12sur la santé des forêts, avec Jérôme Gaudry.
00:17:16Donc là, un indicateur.
00:17:17Les plantations forestières, ça fait partie des suivis
00:17:20qu'on réalise depuis 2007.
00:17:23Donc, ce qu'on regarde, en fait, c'est les plantations de l'année.
00:17:26Et donc, on évalue finalement les problèmes sanitaires
00:17:29qui sont observés sur ces plantations-là.
00:17:31Et on calcule un taux de reprise sur un échantillon de 100 plants.
00:17:36Donc, ce qu'on peut dire, en fait, de la suite historique,
00:17:39un petit peu de ce suivi, c'est que cette année,
00:17:42on a un taux de reprise qui est légèrement inférieur,
00:17:44en fait, à la moyenne.
00:17:46Donc, surtout sur Douglas et sur la région Douglas,
00:17:49il pèse quand même un poids assez important
00:17:51dans l'échantillonnage.
00:17:53Donc, il fait évidemment baisser l'ensemble.
00:17:57En termes d'année de reprise, c'est la deuxième année,
00:18:01en fait, la pire en Russie depuis 2007.
00:18:04Alors, il faut quand même relativiser tout ça.
00:18:07C'est-à-dire qu'on est quand même sur un taux de reprise moyen
00:18:09qui est correct.
00:18:10C'est-à-dire qu'on est plutôt bien, c'est 85 %,
00:18:14je crois, quelque chose comme ça.
00:18:15Donc, on est plutôt très bien par rapport au niveau national.
00:18:19En fait, ce qui a impacté le taux de réussite cette année,
00:18:22c'est ce qu'a dit Olivier tout à l'heure,
00:18:24on a le phénomène de rougissement physiologique du Douglas,
00:18:27qui a impacté les plantations de Douglas
00:18:30avec des mortalités ce printemps.
00:18:32Et puis, on a eu aussi derrière la sécheresse canicule de cet été,
00:18:37qui a pu impacter aussi un certain nombre de plantations
00:18:39selon le secteur.
00:18:40Et puis, l'ILOB, aussi, bien sûr, plantations résineuses,
00:18:44notamment quand on fait une plantation directement
00:18:47après une coupe d'épicéas sans protection,
00:18:49on s'expose à cette problématique
00:18:52qui n'est pas généralisée,
00:18:53mais si elle explose,
00:18:54elle peut complètement détruire la plantation.
00:19:02Je vous propose de continuer sur le typographe,
00:19:06donc problématique sur l'épicéa.
00:19:09Donc, on a quand même la phase d'épidémie
00:19:13qui était dans l'un des Savoies qui se stabilise.
00:19:19Donc, le schéma habituel de colonisation d'un arbre,
00:19:23c'est toujours en fait une attaque massive.
00:19:25C'est-à-dire que lorsqu'un squelette détecte,
00:19:28un typographe détecte un arbre affaibli,
00:19:31il y a tout un ensemble de mécanismes
00:19:33qui font qu'en fait, il attire ses congénères.
00:19:37Et donc, on se retrouve avec un arbre
00:19:39complètement colonisé par le typographe.
00:19:43Donc, pour le forestier, il y a différentes phases.
00:19:46Il y a la phase de colonisation réussie.
00:19:49Donc, après, on a un bloissement du bois
00:19:52qui se met assez rapidement en place.
00:19:54Et puis, on a, donc au niveau du haut pied,
00:19:57le haut pied reste vert.
00:19:58Et puis, on a à un moment donné,
00:19:59l'écorce qui tombe, toujours avec le haut pied vert.
00:20:02Et puis, on se retrouve ensuite avec un haut pied rouge.
00:20:06Et donc, l'écorce qui tombe,
00:20:08en fait, la signification d'une écorce tombée,
00:20:11ça veut dire que les insectes sont partis.
00:20:13Donc, ça veut dire que pour le forestier,
00:20:14il y a différentes phases.
00:20:15Il y a la phase où on a un impact
00:20:17sur la population d'insectes.
00:20:18C'est-à-dire que si on extrait les arbres
00:20:21qui sont porteurs de squelettes,
00:20:23on peut avoir un effet sur la dynamique des populations.
00:20:26Et puis, la deuxième phase,
00:20:27c'est éviter de perdre, en fait,
00:20:29la qualité du produit.
00:20:31Donc, en extrayant les arbres assez rapidement.
00:20:39Donc, au niveau des indicateurs sur cette crise,
00:20:42on a différents éléments.
00:20:44Là, je vous en présentais un.
00:20:45C'est le volume, en fait,
00:20:47d'épicéasque qualité en forêt publique,
00:20:49dans les Alpes,
00:20:51sur la partie Alpes et 1.
00:20:53Donc, vous voyez, en fait,
00:20:53c'est un indicateur historique
00:20:55qui a été mis en place.
00:20:58Ce qu'on peut voir,
00:20:59c'est qu'on a une diminution des volumes
00:21:03dans ces départements-là.
00:21:05Alors, c'est un indicateur
00:21:06qui se croise, en fait,
00:21:07avec aussi les observations
00:21:09des correspondants observateurs
00:21:10sur le terrain.
00:21:11C'est-à-dire qu'il confirme, finalement,
00:21:14le ressenti des correspondants.
00:21:17Sur la partie massive centrale,
00:21:18on a un autre indicateur
00:21:19que vous ne vous présenterez pas là,
00:21:21mais qui, on est, en fait,
00:21:23sur la partie massive centrale,
00:21:24on a peu de nouvelles attaques.
00:21:25Et puis, on n'est pas du tout
00:21:26sur un niveau épidémique
00:21:28comme c'était le cas
00:21:29dans les Alpes et là.
00:21:31Et donc, ensuite,
00:21:31on a un autre type d'indicateurs
00:21:33qui sont avec la télédétection.
00:21:37Voilà, que je vous présente là.
00:21:39Tout en sachant que la télédétection,
00:21:41c'est un indicateur un petit peu
00:21:42qui permet de...
00:21:43Plus on a d'indicateurs,
00:21:45plus on voit les tendances.
00:21:47Mais c'est un indicateur
00:21:48à manier quand même avec prudence
00:21:50par rapport à tout ça.
00:21:52Je vais vous expliquer pourquoi.
00:21:54Donc là, ce qu'on peut voir,
00:21:56c'est qu'on a bien,
00:21:57sur tous les départements,
00:22:00une diminution des surfaces
00:22:03détectées, scolitées
00:22:04par l'outil 4DED.
00:22:06En fait, il y a une chaîne de traitement
00:22:08basée sur une analyse satellite
00:22:10avec un pas de temps très régulier.
00:22:13Et donc, dès qu'il y a une anomalie
00:22:15détectée,
00:22:16on a un pixel qui s'allume.
00:22:18Et donc, là, ce qu'on note bien,
00:22:21c'est bien l'évolution
00:22:22des surfaces scolitées
00:22:24détectées par l'outil.
00:22:25Et donc, on n'est pas du tout
00:22:26sur les surfaces en coupe, etc.
00:22:28Donc, c'est un outil qui est puissant
00:22:29parce qu'en fait,
00:22:29il permet de traiter des grandes surfaces.
00:22:32Il y a eu une évaluation
00:22:33qui a été faite
00:22:35juste à la bascule de la crise
00:22:37qui nous a permis
00:22:38de voir une précision
00:22:39assez bonne de l'outil.
00:22:41Malgré tout, on a un outil
00:22:42aujourd'hui qui est perturbé
00:22:43par les actions semi-colle
00:22:44puisqu'en fait,
00:22:45lorsqu'on va couper,
00:22:48on peut fausser
00:22:49un petit peu l'indicateur
00:22:51puisque les pixels
00:22:51qui se retrouvent
00:22:52en lisière de peuplement,
00:22:54il y a la moitié
00:22:55qui est sur la coupe,
00:22:56la moitié qui est en forêt.
00:22:57Et donc, on a un petit peu
00:22:58des biais.
00:22:59Donc, c'est vrai qu'il faut
00:23:00quand même regarder
00:23:01ces indicateurs-là
00:23:02un peu avec un regard d'expert.
00:23:06Donc, il faut être
00:23:07un petit peu prudent
00:23:07par rapport à la quantification
00:23:10notamment.
00:23:11On a eu quelques demandes
00:23:13de collectivité
00:23:14pour avoir des choses
00:23:15très précises
00:23:16à partir de Forded
00:23:17comme où sont placés
00:23:19les arbres morts
00:23:19pour les chemins de randonnée,
00:23:20etc.
00:23:20Enfin, on n'est clairement pas
00:23:21à ce niveau de précision
00:23:22avec l'outil.
00:23:23C'est un indicateur
00:23:24qui est un bon indicateur
00:23:25régional, départemental.
00:23:27Mais après,
00:23:28on peut quand même
00:23:28difficilement aller
00:23:29plus précis.
00:23:36Donc, au niveau de la lutte,
00:23:38l'idée, c'est bien
00:23:39une lutte collective
00:23:39où il risque de préserver
00:23:41la ressource
00:23:43et de valoriser
00:23:43les bois atteints.
00:23:45Ce que je vous disais
00:23:46tout à l'heure,
00:23:47toute la difficulté
00:23:48de cette problématique,
00:23:50c'est la capacité
00:23:51à détecter précocement
00:23:53les attaques.
00:23:54C'est-à-dire que là
00:23:55où on a un effet
00:23:56vraiment fort,
00:23:57c'est lorsqu'on arrive
00:23:57à finalement détecter
00:23:59la sûre au pied des arbres,
00:24:00pendant que les arbres
00:24:01sont encore verts.
00:24:02Donc, ça, ça nécessite
00:24:03un gros travail
00:24:04de surveillance
00:24:05des forestiers.
00:24:07Donc, derrière,
00:24:08il y a tout le travail
00:24:08de mobilisation
00:24:09du bois.
00:24:10C'est-à-dire qu'il faut
00:24:11qu'il y ait un marché
00:24:13pour que les bois
00:24:13soient extraits
00:24:14de la forêt.
00:24:16Les bois qui sont
00:24:16exploités rapidement,
00:24:17ils doivent être aussi
00:24:18extraits rapidement
00:24:19avec des massifs
00:24:19pour avoir un vrai effet
00:24:20sur la dynamique.
00:24:23Et puis,
00:24:24après,
00:24:24dans les secteurs
00:24:25qui sont en zone épidémique,
00:24:29c'est quand même bienvenu
00:24:30de suspendre
00:24:30les opérations
00:24:31d'amélioration
00:24:31puisqu'en fait,
00:24:33dans ces opérations-là,
00:24:35il y a une phase
00:24:35où les arbres
00:24:36sont un petit peu
00:24:36plus en stress
00:24:37ou moins au stress
00:24:39et si on a des arbres
00:24:41un petit peu fragilisés
00:24:42temporairement
00:24:43dans un contexte
00:24:43d'épidémie de squelette,
00:24:45on peut, derrière,
00:24:47affaiblir durablement
00:24:47le pétrole.
00:24:49Alors,
00:24:49ce qu'il faut faire attention,
00:24:50c'est ce que disait Olivier
00:24:52tout à l'heure
00:24:52sur les chablis et volis,
00:24:54ça,
00:24:55c'est des choses
00:24:55qui sont des dégâts
00:24:57de neige d'eau,
00:24:57c'est des moteurs
00:24:58en fait à population,
00:25:00à population,
00:25:01pardon,
00:25:01de typographe
00:25:02puisqu'en fait,
00:25:03c'est des habitats
00:25:04qui sont,
00:25:05enfin,
00:25:06où ils peuvent
00:25:06derrière pulluler
00:25:07et donc vous vous retrouvez
00:25:08avec des nouveaux foyers
00:25:09qui apparaissent.
00:25:15Alors,
00:25:15la situation
00:25:16fin d'été 2025,
00:25:18donc vous voyez,
00:25:19on a une situation
00:25:19qui est plutôt hétérogène,
00:25:22alors la zone
00:25:23qui est encore
00:25:23la plus impactée,
00:25:25enfin,
00:25:26qui est la plus chaude
00:25:27en tout cas,
00:25:27c'est la zone buget
00:25:29où on a beaucoup
00:25:30de foyers,
00:25:31on a une poursuite
00:25:31en altitude
00:25:32des dégâts.
00:25:34Sur la zone Alpes,
00:25:36on a quelque chose
00:25:36de plus hétérogène,
00:25:38c'est-à-dire qu'on a
00:25:38des,
00:25:40on a une poursuite
00:25:40des dommages
00:25:41en basse altitude,
00:25:42en dessous de 1000 mètres,
00:25:44après,
00:25:44il y a des choses
00:25:45qui sont un peu différentes
00:25:45selon les valets,
00:25:48donc on vous a un petit peu
00:25:48mis la représentation schématique.
00:25:50Alors,
00:25:50surtout,
00:25:51ce que je vous invite,
00:25:51c'est que de voir
00:25:52le détail de tout ça,
00:25:54on a fait un document
00:25:55à l'automne,
00:25:56n'hésitez pas
00:25:57à vous y référer
00:25:58pour voir un petit peu
00:25:59tout le détail.
00:26:00Et puis donc,
00:26:00pour terminer,
00:26:01le tour des régions,
00:26:04la partie massif centrale
00:26:05qui reste verte,
00:26:06qui ne s'est pas allumée
00:26:08en termes d'épidémie.
00:26:14Donc là,
00:26:15il y a eu une étude
00:26:17en fait sur la partie
00:26:18jurassienne,
00:26:18donc entre Bourgogne,
00:26:20Franche-Comté
00:26:21et puis Aura,
00:26:22pour essayer de voir
00:26:24un petit peu
00:26:24l'effet des prédateurs parasites
00:26:27sur la dynamique
00:26:28des squelettes
00:26:29et donc sur les épidémies
00:26:30en cours.
00:26:31Donc,
00:26:32ça compte sur une étude
00:26:32qui confirme,
00:26:33alors elle se basait
00:26:34sur le clérum fourmicaire,
00:26:37je ne sais où
00:26:38vous voyez ma souris,
00:26:39je ne sais pas si vous voyez.
00:26:41Donc,
00:26:41c'est l'insecte en fait
00:26:42qui est sur la diapo
00:26:46en haut à droite
00:26:48qui est un peu grisé,
00:26:49un peu...
00:26:50Ah oui,
00:26:50si ça bouge.
00:26:51Il y a un temps d'écart.
00:26:52Ok.
00:26:53Donc,
00:26:53ça c'est un petit peu
00:26:55le prédateur emblématique
00:26:57des squelettes
00:26:58et donc,
00:26:59ce qu'a montré l'étude,
00:27:00c'est qu'on a bien
00:27:01finalement une population
00:27:02de parasites prédateurs
00:27:04qui s'installent
00:27:05dans les secteurs
00:27:06en épidémie
00:27:07et que,
00:27:08en fait,
00:27:08plus l'épidémie
00:27:11est ancienne,
00:27:11plus on a cette population
00:27:13de parasites prédateurs
00:27:14qui est installée
00:27:15et donc,
00:27:16ça confirme en fait
00:27:17qu'on a un petit peu
00:27:18avec un temps de décalage
00:27:19mais qu'on a un effet
00:27:20très fort
00:27:20de ces antagonistes
00:27:21aussi sur la baisse
00:27:24de l'épidémie en fait,
00:27:25donc sur un retour
00:27:25à l'endémie.
00:27:27En plus,
00:27:27donc ça,
00:27:28c'est l'effet sur la population
00:27:29et le deuxième en fait
00:27:31vraiment effet important
00:27:32qui pilote un petit peu
00:27:33l'épidémie,
00:27:34c'est aussi
00:27:35les conditions climatiques.
00:27:36Donc,
00:27:36en fait,
00:27:36c'est un petit peu
00:27:37ces deux éléments
00:27:38qui sont le plus important.
00:27:45Je passe la parole
00:27:46à Jérôme Benix.
00:27:49Oui,
00:27:50pour terminer le chapitre
00:27:51sur les épicéas,
00:27:54donc on va parler
00:27:54de rouille,
00:27:56donc avec des phénomènes
00:27:58qui avaient été détectés
00:28:00à partir de l'année 2021,
00:28:02donc en 2020,
00:28:05il y avait une forte
00:28:07fructification
00:28:07des épicéas
00:28:10et derrière,
00:28:12donc cette rouille
00:28:13a provoqué
00:28:13en fait
00:28:13une dégradation
00:28:15des houpies,
00:28:16donc c'était
00:28:16très très visible
00:28:18à l'époque.
00:28:20Donc ça,
00:28:20ça concernait surtout
00:28:21les épicéas
00:28:21qui se trouvaient
00:28:22sur socle granitique
00:28:25et donc par contre,
00:28:27l'évolution,
00:28:28donc sur la photo de droite,
00:28:32vous avez en bas
00:28:33une photo qui date de 2021
00:28:36et donc le même arbre
00:28:37a été pris chaque année
00:28:38et donc en 2024,
00:28:40la situation du haut pied
00:28:41s'améliore.
00:28:43Donc cette rouille
00:28:44n'a pas provoqué
00:28:45de mortalité,
00:28:45à proprement parler
00:28:47et que globalement,
00:28:49donc à part
00:28:50une baisse
00:28:51de croissance,
00:28:52il n'y a pas eu
00:28:52d'impact très fort.
00:28:57Donc voilà pour la rouille
00:28:59et après,
00:29:00je te redonne la parole.
00:29:04Pour continuer
00:29:05sur le bilan,
00:29:06donc sur les,
00:29:06on passe sur les sapins,
00:29:09donc on a
00:29:09une mortalité de sapins
00:29:10donc Haute-Loire,
00:29:13Puy-de-Dôme,
00:29:13Chartreuse,
00:29:14Diois,
00:29:14Semose,
00:29:14donc voilà.
00:29:152025,
00:29:16c'est quand même
00:29:16l'année où on a
00:29:17une stabilisation,
00:29:19une diminution des dommages,
00:29:20c'est-à-dire que
00:29:21ces mortalités
00:29:21qu'on a observées
00:29:22en 2025,
00:29:23c'était plutôt
00:29:23dans des peuplements
00:29:24qui étaient déjà
00:29:24déstructurés,
00:29:26impactés par les précédentes
00:29:27crises.
00:29:28En 2025,
00:29:29c'est vraiment l'année
00:29:30de stabilisation
00:29:31de la sapinière
00:29:34avec,
00:29:34donc dans les lieux,
00:29:35dans les secteurs
00:29:36qui ont connu
00:29:37des mortalités,
00:29:38toujours les pithéoptéennes
00:29:39qui sont impliquées,
00:29:41donc ça c'est
00:29:41l'escolite du sapin
00:29:42en fait,
00:29:43donc il y a
00:29:43tout à fait
00:29:44quelque chose
00:29:44tout à fait classique.
00:29:45Alors ce qu'il faut
00:29:46comprendre,
00:29:47c'est qu'en fait
00:29:47le sapin,
00:29:48il a souvent
00:29:48l'inertie
00:29:49un petit peu d'un an
00:29:50entre les conditions
00:29:51climatiques qu'il vit
00:29:53et puis ses mortalités.
00:29:55C'est-à-dire qu'en 2025,
00:29:56finalement,
00:29:58on a un petit peu
00:29:59le témoin
00:29:59d'une saison 2024
00:30:00plus favorable
00:30:01et donc ça veut dire
00:30:02que ça confirme
00:30:04que 2024
00:30:05a été vraiment
00:30:06très bénéfique
00:30:07pour les forêts
00:30:08et notamment
00:30:08pour les sapinières.
00:30:09Maintenant,
00:30:10la suite de l'histoire,
00:30:11c'est qu'on verra
00:30:13l'impact
00:30:14de la canicule
00:30:15de l'été 2025
00:30:16plutôt en 2026.
00:30:18C'est-à-dire que
00:30:18là,
00:30:20ça nécessite
00:30:21que le réseau
00:30:22d'observateurs
00:30:23observe un petit peu
00:30:24ce qui va se passer
00:30:27prochainement,
00:30:28notamment dans les secteurs
00:30:29qui ont connu
00:30:31une forte canicule
00:30:32ou qui ont des sapinières
00:30:33qui sont déjà
00:30:34un petit peu fragilisées.
00:30:40sur le pain sylvestre,
00:30:42donc on a
00:30:43l'été 2025,
00:30:44une reprise
00:30:45des mortalités
00:30:46un petit peu
00:30:46dans le secteur
00:30:46du bris-vadois
00:30:47qui a été déjà
00:30:48très fortement impacté
00:30:49par le passé.
00:30:51Donc là,
00:30:52on est clairement
00:30:52sur un effet
00:30:54sécheresse
00:30:55très fort
00:30:56et des températures
00:30:57caniculaires.
00:30:57On est dans un contexte
00:30:58souvent de peuplement clair.
00:31:00donc on a des
00:31:01un peu moins clairs
00:31:03et puis des stations
00:31:04difficiles.
00:31:05On a des agents
00:31:06de mortalité biotiques
00:31:07qui sont du prest,
00:31:09des pisodes
00:31:10qui sont sans doute
00:31:11le sphérobscisse des pains.
00:31:12Mais en fait,
00:31:13le déclencheur
00:31:13quand même
00:31:14vraiment important,
00:31:15c'est la situation
00:31:17un petit peu stationnelle
00:31:18du pain sylvestre
00:31:19dans ces secteurs-là
00:31:20où on a
00:31:21en plus de stations difficiles
00:31:23un impact
00:31:24du changement
00:31:25du climat
00:31:26qui se fait
00:31:26fortement sentir.
00:31:32Je change
00:31:32d'essence
00:31:34sur le Douglas.
00:31:35Donc sur le Douglas,
00:31:36on a observé
00:31:37des phénomènes
00:31:38de rejouissement
00:31:39physiologique
00:31:39en début d'année 2025.
00:31:43Donc ça,
00:31:43c'est un phénomène
00:31:44qui a été quand même
00:31:45assez impactant
00:31:46cette année.
00:31:47C'est-à-dire qu'on considère
00:31:48qu'il est
00:31:49d'une intensité
00:31:50égale à 2022.
00:31:52Donc ce qui est
00:31:53quand même
00:31:53un petit peu
00:31:54aussi de nouveauté,
00:31:55c'est que là,
00:31:55on a des peuplements
00:31:57qui ont pu être touchés
00:31:58deux fois.
00:31:59C'est-à-dire
00:31:59qu'il y a des propriétaires
00:32:00ou des plantations
00:32:01qui n'ont pas été épargnées,
00:32:04c'est-à-dire
00:32:04qui ont eu
00:32:05un peu la double peine.
00:32:06Donc ce qu'il faut
00:32:07comprendre du phénomène,
00:32:08c'est vraiment
00:32:10sur des plantations
00:32:12plutôt au-dessus
00:32:13de 800 mètres
00:32:14d'altitude
00:32:15avec en période
00:32:18où on a
00:32:18une succession
00:32:20de gel
00:32:21et puis
00:32:22de conditions
00:32:24comme en
00:32:25ensoleillement fort.
00:32:26En fait,
00:32:26cette variation-là,
00:32:27on peut se retrouver
00:32:28dans ces conditions-là
00:32:30avec l'apparition
00:32:31de ce phénomène
00:32:32d'érogissement physiologique.
00:32:40Donc,
00:32:43dans un petit peu
00:32:44les recommandations
00:32:45pour les forestiers,
00:32:47ce phénomène,
00:32:48il est quand même
00:32:50exacerbé
00:32:51si on a une gestion,
00:32:52quand on est
00:32:53dans ces conditions
00:32:53au-dessus
00:32:54de 800 mètres,
00:32:55etc.,
00:32:55si on gère
00:32:56la végétation
00:32:57de manière
00:32:58un petit peu
00:32:59forte
00:32:59en entrée d'hiver
00:33:00ou juste
00:33:02au moment
00:33:02du phénomène,
00:33:04en fait,
00:33:04on peut finalement
00:33:05soumettre
00:33:06les plants
00:33:08de manière
00:33:09beaucoup plus forte
00:33:10à ce phénomène-là.
00:33:11Donc,
00:33:11ça veut dire
00:33:11qu'en termes
00:33:12de gestion
00:33:12de la végétation
00:33:13pour les plantations
00:33:14de glace
00:33:15en altitude,
00:33:17plutôt privilégier
00:33:18un dégagement
00:33:19en sortie d'hiver
00:33:20une fois qu'on a passé
00:33:21la période de jeûne.
00:33:30sur des mortalités,
00:33:32toujours sur de glace,
00:33:33on a quelques mortalités
00:33:34diffuses
00:33:34qui sont présentes,
00:33:37donc qui sont
00:33:38plutôt
00:33:39dans les
00:33:40plutôt dans les
00:33:41basses altitudes
00:33:42sur l'essence.
00:33:45Donc,
00:33:46ça se voit
00:33:48en fait
00:33:48par des roussements
00:33:48brutaux
00:33:49qui sont en sortie d'hiver.
00:33:51Alors,
00:33:51c'est jamais quelque chose,
00:33:53on n'est pas du tout
00:33:53sur les pistes
00:33:55sur sapins,
00:33:55c'est-à-dire qu'on a
00:33:56rarement
00:33:57des mortalités
00:33:58sur des grandes échelles,
00:33:59c'est plutôt
00:34:01des arbres
00:34:03individuels
00:34:03ou
00:34:04des choses
00:34:04très localisées
00:34:05avec un taux
00:34:06qui reste
00:34:06quand même
00:34:06relativement faible.
00:34:08Alors,
00:34:08dans les facteurs
00:34:09impliqués,
00:34:10ce qu'on observe,
00:34:11c'est les nécroscambiales
00:34:12en bande.
00:34:12Donc là,
00:34:13vous avez un petit peu
00:34:13des photos
00:34:14sur la droite,
00:34:16sur la positive.
00:34:17donc c'est un phénomène
00:34:19qui est,
00:34:21je veux dire,
00:34:22bien connu
00:34:22des forestiers
00:34:23mais qui nécessite
00:34:24quand même un petit peu
00:34:26de meilleures connaissances
00:34:27au niveau de la recherche
00:34:28mais vous voyez,
00:34:28c'est quelque chose
00:34:29qui peut être assez
00:34:30discret,
00:34:31c'est-à-dire que vous voyez
00:34:31sur la photo,
00:34:32on a à peine
00:34:33un affaissement
00:34:34et donc ensuite,
00:34:35si ça ne touche
00:34:36qu'une seule partie
00:34:36du trou
00:34:38derrière l'arbre cicatrise
00:34:39et donc on se retrouve
00:34:40plutôt avec les photos
00:34:41que vous avez
00:34:41tout à droite
00:34:42où vous avez
00:34:43là quelque chose
00:34:44de très visible
00:34:45et ça veut dire
00:34:46que les années
00:34:46qui suivent
00:34:47ces phénomènes
00:34:48de nécroscambiales
00:34:49ça peut passer
00:34:50relativement inaperçu
00:34:51et se révéler
00:34:53par la suite.
00:34:54Donc en tout cas,
00:34:56c'est dans les secteurs
00:34:57où on a des mortalités,
00:34:58les mortalités,
00:34:59les arbres morts
00:35:00sont souvent
00:35:01avec des nécroscambiales
00:35:02avec parfois
00:35:04des agents biotiques secondaires
00:35:08que ça soit
00:35:09des scolites du sapin
00:35:11assez régulièrement
00:35:12ou de l'armilaire
00:35:13avec sur les parties
00:35:16biotiques
00:35:16un autre pourrugier
00:35:18qui est un peu plus compliqué
00:35:19qui est le FOMES
00:35:20où on a un peu plus de mal
00:35:22à voir l'effet
00:35:23sur les peuplements.
00:35:25On imagine
00:35:26en tant que pourrugier racinaire
00:35:28qu'il y a sans doute
00:35:28un facteur un petit peu
00:35:29d'affaiblissement
00:35:30des arbres en plus.
00:35:35Sur ce phénomène
00:35:36de mortalité,
00:35:37il y a actuellement
00:35:39un travail qui est fait
00:35:40pour essayer
00:35:41de développer
00:35:43une stratégie
00:35:44qui nous permette
00:35:44d'avoir un suivi
00:35:45qui nous permette
00:35:46de mieux capter
00:35:48le phénomène.
00:35:59Oui,
00:36:00comme on a terminé
00:36:00pour les résineux.
00:36:02Isabelle,
00:36:04on enchaîne
00:36:05direct ?
00:36:06On va peut-être
00:36:07prendre
00:36:08quelques questions
00:36:09déjà sur cette
00:36:10première partie.
00:36:11On a une première question
00:36:13sur le typographe.
00:36:15Vous avez parlé
00:36:16du prédateur,
00:36:16on est passé
00:36:17de l'épidémie
00:36:18à l'endémie.
00:36:19Est-ce qu'on peut
00:36:20considérer
00:36:20qu'un équilibre
00:36:21s'est installé
00:36:22avec la propagation
00:36:23du prédateur
00:36:24Thanasimus formicarius ?
00:36:29En fait,
00:36:30c'est un prédateur
00:36:33qui est déjà présent
00:36:34dans l'écosystème.
00:36:34Ça veut dire
00:36:35qu'on est bien
00:36:36dans une relation
00:36:37un petit peu
00:36:38de propres
00:36:39prédateurs classiques
00:36:40en écologie,
00:36:40etc.
00:36:42Ça veut dire
00:36:42qu'on va avoir
00:36:43une population
00:36:43de formicaires
00:36:44ou d'autres antagonistes
00:36:46qui seront plus élevés
00:36:48dans les zones
00:36:49en épidémie.
00:36:50Ça,
00:36:51effectivement,
00:36:52ça pilote
00:36:52clairement
00:36:53la diminution
00:36:55de la population.
00:36:56Après,
00:36:57il y a deux facteurs
00:36:58qui expliquent
00:37:00une épidémie
00:37:01entre guillemets
00:37:01de typographe.
00:37:02Le premier,
00:37:03c'est un peu historique,
00:37:04c'est l'histoire
00:37:04par exemple
00:37:05des Chablis
00:37:06où on a une forte
00:37:07population d'insectes.
00:37:09En fait,
00:37:09c'est bien le niveau
00:37:10des insectes
00:37:12qui vont attaquer
00:37:12des arbres sains
00:37:13qui arrivent finalement
00:37:15par leur nombre
00:37:16à créer
00:37:17des mortalités.
00:37:18Ça,
00:37:18c'est un petit peu
00:37:19le premier volet.
00:37:20Dans ce cas-là,
00:37:21on a bien
00:37:23les antagonistes
00:37:24qui ont en effet
00:37:24fort sur la dynamique
00:37:25des populations,
00:37:25donc on n'aura pas
00:37:26ce phénomène-là.
00:37:27Par contre,
00:37:28le deuxième pilote
00:37:30de la crise,
00:37:31c'est l'état
00:37:33physiologique
00:37:33des épicéas.
00:37:35Donc ça,
00:37:35c'est plutôt piloté
00:37:36par les conditions
00:37:37climatiques
00:37:38qu'on va observer.
00:37:39Ça veut dire
00:37:40que là,
00:37:41on s'inscrit clairement
00:37:41dans une dynamique
00:37:43de diminution
00:37:44de l'épidémie
00:37:45de typographe
00:37:47qu'on observe
00:37:47dans ces secteurs
00:37:48en crise.
00:37:49Après,
00:37:50si on a
00:37:50des conditions
00:37:51climatiques,
00:37:52pas terrible
00:37:53pour les arbres,
00:37:54derrière,
00:37:55on peut avoir
00:37:55une reprise
00:37:56quand même
00:37:56de l'épidémie.
00:37:59OK.
00:38:00Et est-ce que
00:38:00les tendances
00:38:01qu'on observe
00:38:01en Auvergne-Rhône-Alpes
00:38:02sont représentatives
00:38:03des tendances nationales ?
00:38:08On peut dire
00:38:08qu'il y a
00:38:09différentes tendances
00:38:10en Auvergne-Rhône-Alpes.
00:38:11Donc,
00:38:12la tendance
00:38:13massive centrale,
00:38:14elle confirme
00:38:15qu'on est
00:38:16en veste dynamique.
00:38:18l'attendant,
00:38:19on est un petit peu
00:38:20en situation
00:38:21comme nos collègues
00:38:22du Grand Est,
00:38:22où il y a
00:38:23un effondrement
00:38:24global
00:38:25des dynamiques
00:38:27typographes.
00:38:29Sur la partie 1,
00:38:30vous avez vu
00:38:31qu'on avait encore
00:38:31beaucoup de dégâts.
00:38:33Et donc,
00:38:33là,
00:38:34on est un petit peu
00:38:35comme en Bourgogne-Franche-Comté,
00:38:36donc sur la partie
00:38:37franco-ontoise,
00:38:38où on avait
00:38:39des gros dégâts
00:38:39qui montaient
00:38:40en altitude
00:38:41sur des sols
00:38:42qui étaient très fragiles.
00:38:43Et donc,
00:38:44là,
00:38:44on a une baisse
00:38:45de dynamique,
00:38:46mais avec un insecte
00:38:48qui est encore
00:38:48en phase épidémique.
00:38:50C'est-à-dire que le niveau
00:38:50des populations
00:38:51est encore très fort
00:38:51et on s'attend encore
00:38:52en 2026
00:38:55à avoir des dommages.
00:38:56Et puis,
00:38:57sur la partie Alpes,
00:38:57on est entre les deux
00:38:59un petit peu
00:38:59avec des dégâts
00:39:00qui s'effondrent,
00:39:01une régulation en cours.
00:39:03Et donc,
00:39:03là,
00:39:04on espère que,
00:39:05déjà,
00:39:06on va débarrer
00:39:06la saison de végétation
00:39:07avec des sols
00:39:08qui sont très gorgés d'eau
00:39:09et donc qui permettent
00:39:10un débourrement de qualité.
00:39:11Et donc,
00:39:12tout ça,
00:39:12ça doit permettre
00:39:13de maintenir la dynamique
00:39:14à la baisse
00:39:15sur le secteur Alpes
00:39:16des dégâts de squelette.
00:39:18Sachant que,
00:39:19sachant que là aussi,
00:39:20les secteurs de basse altitude
00:39:21avec de la déstructuration,
00:39:23on peut encore s'attendre
00:39:25malgré tout
00:39:26à des dommages.
00:39:27Donc,
00:39:27voilà.
00:39:28Et puis,
00:39:28les saisons ne sont pas finies
00:39:30et les problématiques
00:39:31de dégâts
00:39:32de neige lourde
00:39:33et de chablis,
00:39:34on ne passe encore
00:39:35tout à fait
00:39:36pour dire
00:39:37ce qui va se passer
00:39:38au printemps.
00:39:41Merci.
00:39:42Du coup,
00:39:43je vous laisse poursuivre
00:39:43avec les chaînés.
00:39:46Ok,
00:39:46oui.
00:39:47Donc,
00:39:47on va parler un peu
00:39:47de feuillus.
00:39:49Malheureusement,
00:39:49au niveau santé,
00:39:51ce n'est pas encore
00:39:51le top
00:39:53parce que les chaînés
00:39:54ont pas mal souffert,
00:39:55notamment à l'issue
00:39:57des sécheresses
00:39:59des années 2018,
00:40:002019
00:40:01et 2020,
00:40:03trois années consécutives
00:40:04qui ont laissé
00:40:05des traces
00:40:06et qui laissent encore
00:40:07des traces.
00:40:07c'est-à-dire
00:40:07que les chaînes
00:40:10de la répercussion
00:40:13de ces sécheresses
00:40:14se fait encore sentir
00:40:15aujourd'hui
00:40:15et donc avec les aléas
00:40:17aussi de canicule
00:40:19et autres
00:40:19qui font que
00:40:21la crise
00:40:22est toujours là.
00:40:25Donc,
00:40:25c'est essentiellement
00:40:26dans les chaînés
00:40:27de l'allié
00:40:28mais aussi
00:40:28celle de là.
00:40:31Et
00:40:32donc,
00:40:33alors la bonne nouvelle
00:40:33là-dedans,
00:40:34c'est qu'en 2025,
00:40:35on n'a pas eu
00:40:36d'attaque
00:40:40de défoliateur
00:40:41au printemps 2025.
00:40:42Donc,
00:40:43ça a permis
00:40:43aux chaînes
00:40:44un petit peu
00:40:45de se requinquer
00:40:47et de ne pas
00:40:47être attaqué.
00:40:50Donc,
00:40:52la situation,
00:40:53donc,
00:40:55il y avait eu
00:40:56un road sampling
00:40:57qui avait été fait
00:40:58en 2020.
00:40:59Alors,
00:40:59pour les non-initiés
00:41:01un road sampling,
00:41:01en fait,
00:41:02c'est un protocole
00:41:03qui
00:41:05qui fait
00:41:06un échantillonnage
00:41:07de massifs forestiers.
00:41:09Donc,
00:41:09il y a une vingtaine
00:41:10d'arbres à chaque fois
00:41:11qui sont notés
00:41:12par rapport
00:41:12à leur manque
00:41:13de ramification
00:41:14et au nombre
00:41:15de branches,
00:41:16enfin,
00:41:16la quantité
00:41:16de branches mortes
00:41:18dans les hauts-pieds.
00:41:20Donc,
00:41:20cet exercice
00:41:21avait été fait
00:41:21en 2020
00:41:22et il a été renouvelé
00:41:23en 2025.
00:41:24et donc,
00:41:29la situation
00:41:31a régressé,
00:41:32on va dire
00:41:33en quelque sorte,
00:41:34à savoir
00:41:35que,
00:41:36donc,
00:41:38comment dire,
00:41:43le...
00:41:43Eh bien,
00:41:44je ne vais pas y arriver,
00:41:45excusez-moi.
00:41:47Donc,
00:41:47l'état sanitaire,
00:41:49en fait,
00:41:49des chaînes
00:41:50n'a fait que
00:41:50se dégrader.
00:41:51Donc,
00:41:52si on reprend
00:41:53les différents massifs,
00:41:55donc,
00:41:57le curseur
00:41:58tend sur la gauche
00:41:59et donc,
00:42:00tend sur
00:42:00des situations
00:42:02un peu plus
00:42:03critiques.
00:42:04Alors,
00:42:04là-dedans,
00:42:04il y a quand même
00:42:05une touche de positif,
00:42:07c'est qu'il y a
00:42:08une réaction
00:42:09avec l'apparition
00:42:10de gourmands
00:42:11qui se fait,
00:42:12mais ces gourmands
00:42:13ne sont pas encore
00:42:14dans les hauts-pieds
00:42:15notables
00:42:15et donc,
00:42:16on peut espérer
00:42:17que d'ici
00:42:18quelques années,
00:42:20les arbres
00:42:22encore vivants,
00:42:23on va dire,
00:42:24puissent se refaire
00:42:26une santé.
00:42:29Et donc,
00:42:30rendez-vous en 2030,
00:42:33je suppose,
00:42:34où on refera l'exercice
00:42:36pour voir
00:42:36où on en est
00:42:36en 2030.
00:42:38Donc,
00:42:38cet exercice
00:42:39a été fait
00:42:40avec les correspondants
00:42:41observateurs,
00:42:42mais aussi avec
00:42:42pas mal de forestiers.
00:42:44C'était une organisation
00:42:45assez conséquente
00:42:46et ça permet
00:42:48d'avoir un indicateur
00:42:50de l'évolution
00:42:51de la santé
00:42:51de la chemie.
00:42:55On revient quand même
00:42:56sur les résineux.
00:42:59Donc,
00:43:00sujet
00:43:00qui était
00:43:02attendu,
00:43:03entre guillemets,
00:43:03c'est la tordeuse grise
00:43:04du malaise.
00:43:06Donc,
00:43:06il y a un cycle
00:43:07très particulier
00:43:07à savoir
00:43:08qu'elle émerge
00:43:10tous les 10 ans.
00:43:12Donc,
00:43:13elle était là
00:43:13en 1996,
00:43:14en 2006,
00:43:15en 2016,
00:43:16et donc,
00:43:17on l'attendait
00:43:17en 2026
00:43:18et elle a commencé
00:43:19à pointer son nez
00:43:20en juin
00:43:21l'année dernière,
00:43:21en 2025.
00:43:23Et,
00:43:24donc là aussi,
00:43:25avec la détection
00:43:27spatiale,
00:43:28donc ça a permis,
00:43:28c'est le document
00:43:30que vous avez
00:43:31en haut à droite,
00:43:33la télédétection
00:43:34permet ici
00:43:35de bien localiser
00:43:36le phénomène.
00:43:41On revient
00:43:42sur le chêne
00:43:43avec donc
00:43:44un organisme
00:43:46qui vient
00:43:47de débarquer
00:43:49dans la région,
00:43:49enfin qui a débarqué
00:43:50dans la région
00:43:50en 2024,
00:43:52donc sur le secteur
00:43:53de Grenoble
00:43:54notamment,
00:43:55et donc
00:43:59suite à l'année 2025
00:44:00et au travail
00:44:01de prospection
00:44:02des correspondants
00:44:03observateurs,
00:44:04donc on s'aperçoit
00:44:05que cet insecte
00:44:06est dans
00:44:07quasiment dans
00:44:07toute la vallée
00:44:08du Rhône
00:44:08et sachant
00:44:10qu'il est également
00:44:11présent dans
00:44:12le sud-ouest
00:44:12depuis,
00:44:13il avait été
00:44:14découvert en 2017
00:44:15et tout le secteur
00:44:17sud-ouest
00:44:17de la France
00:44:18est contaminé.
00:44:20Donc cet insecte
00:44:21donc en fait,
00:44:24donc si vous l'avez
00:44:25en haut à droite,
00:44:26là,
00:44:26donc c'est un peu
00:44:27la même chose
00:44:28que le tigre
00:44:29du platane,
00:44:30c'est très très proche
00:44:31et donc
00:44:33cet insecte
00:44:33décape,
00:44:36enfin décape
00:44:37les feuilles
00:44:37et donc
00:44:39ça engendre
00:44:40des décolorations
00:44:43des hauts-pieds.
00:44:45Alors,
00:44:45ça n'entraîne pas
00:44:46de,
00:44:47on va dire,
00:44:48de mortalité
00:44:48directement,
00:44:49mais bon,
00:44:49c'est,
00:44:50voilà,
00:44:53comment dire,
00:44:54un élément supplémentaire
00:44:55pour la chaînée
00:44:56qui était déjà
00:44:57en souffrance.
00:44:59Donc,
00:44:59voilà,
00:45:00donc là,
00:45:00aujourd'hui,
00:45:00on ne fait que suivre
00:45:02l'évolution
00:45:03et donc vraisemblablement,
00:45:06a priori,
00:45:07il y aurait eu
00:45:07une détection
00:45:08dans l'allié
00:45:09qui a été faite
00:45:10et donc on s'attend
00:45:12à ce que cette,
00:45:15enfin,
00:45:16que la zone
00:45:17soit,
00:45:18s'étende
00:45:19encore un peu plus.
00:45:22Donc,
00:45:23je rends la parole
00:45:23à Jérôme
00:45:24sur la calarose.
00:45:26Oui,
00:45:27donc,
00:45:27le sujet
00:45:28sur la calarose
00:45:29du frêne,
00:45:29la calarose du frêne,
00:45:31c'est un champignon
00:45:31foliaire
00:45:32qui a quand même
00:45:33très,
00:45:34très fortement
00:45:34impacté
00:45:35le frêne
00:45:36en France
00:45:36depuis son arrivée
00:45:39récente,
00:45:39finalement,
00:45:40dans le pays.
00:45:42Alors,
00:45:42le frêne,
00:45:43ce n'est pas une essence
00:45:43majeure
00:45:44dans la région
00:45:45en termes de production.
00:45:47Bon,
00:45:47par contre,
00:45:47il est présent
00:45:48un petit peu partout
00:45:48dans le paysage,
00:45:50au-delà
00:45:51du rôle,
00:45:52on va dire,
00:45:52de la diversité,
00:45:53etc.,
00:45:53qu'il peut avoir
00:45:54dans les haies.
00:45:55Le principal message
00:45:56qu'on a envie
00:45:57de faire passer,
00:45:57c'est le risque
00:45:58au niveau
00:46:00des personnes.
00:46:02C'est-à-dire
00:46:02qu'en fait,
00:46:03la calarose,
00:46:04elle a une phase
00:46:05où elle atteint
00:46:06le collet
00:46:07des arbres
00:46:08et avec une espèce
00:46:10d'association
00:46:10de malfaiteur
00:46:11avec l'armilaire,
00:46:12il y a une pourriture
00:46:13des racines
00:46:14qui se met en place
00:46:15et donc,
00:46:16on peut se retrouver
00:46:17avec des arbres
00:46:18qui chutent brutalement
00:46:19sans prévenir
00:46:20et donc,
00:46:22ça,
00:46:22ça peut être
00:46:22la cause du drame
00:46:24humain
00:46:24et donc,
00:46:25c'est vraiment
00:46:25quelque chose
00:46:26qu'il faut tenir
00:46:28compte
00:46:28dans les frênes
00:46:30qui sont
00:46:31sur des secteurs
00:46:32très exposés
00:46:33au public.
00:46:35Après,
00:46:36à dire sur le sujet
00:46:37aussi,
00:46:38c'est qu'on a un retour
00:46:39sur un des suivis
00:46:41qu'on a fait historique
00:46:42pour voir l'impact
00:46:43de la calarose
00:46:44et donc,
00:46:45on a eu un retour
00:46:46qui a été fait
00:46:46sur la région
00:46:47donc,
00:46:47on attend un petit peu
00:46:48les résultats
00:46:49prochainement.
00:46:54Je reprends la main
00:46:57simplement pour vous dire
00:46:58qu'il y a une essence
00:46:59qui nous inquiète,
00:47:01qui nous intéresse,
00:47:02qui intéresse beaucoup
00:47:03la région,
00:47:03c'est le sapin pectiné.
00:47:05C'est une essence
00:47:06qui est largement présente
00:47:08au niveau régional,
00:47:11sur tous les départements.
00:47:13On avait noté
00:47:14qu'en 2020,
00:47:14l'IGN nous annonçait
00:47:17214 000 hectares
00:47:19donc,
00:47:19avec des notions
00:47:20d'incertitude
00:47:21relativement fortes.
00:47:24En 2024,
00:47:25on est à beaucoup plus
00:47:27donc,
00:47:27on est à 20 000 hectares
00:47:28de plus.
00:47:30On était à
00:47:3191 millions de mètres cubes
00:47:32de bois sur pied
00:47:33et on est à 95 millions
00:47:34de bois sur pied
00:47:35avec les sources
00:47:36de l'IGN 2020
00:47:38avec les notions
00:47:39d'incertitude
00:47:39qu'il y a derrière.
00:47:40Donc,
00:47:41ce n'est pas particulièrement
00:47:41significatif
00:47:42mais on n'est pas
00:47:42dans une baisse
00:47:43du volume sur pied.
00:47:45Néanmoins,
00:47:47c'est une essence
00:47:47qui est plutôt indigène,
00:47:49qui a été ponctuellement
00:47:51implantée
00:47:51de manière artificielle
00:47:53et c'est une essence
00:47:54qui a été globalement
00:47:55en termes de cibiculture
00:47:56relativement délaissée
00:47:57et qui est fortement
00:47:58malmenée
00:47:59par le changement climatique
00:48:00et qui nous pose
00:48:01beaucoup de questions
00:48:01parce que présente
00:48:02sur des grosses surfaces
00:48:03et sur des écosystèmes
00:48:04qui sont parfois
00:48:05protimoniaux
00:48:06mais en tout cas
00:48:06sur des stations forestières
00:48:07où il y a un potentiel
00:48:08de production
00:48:08qui est loin d'être négligeable.
00:48:11Cette essence-là,
00:48:12elle est malmenée
00:48:12par l'escolite
00:48:14en cas de dépérissement massif
00:48:15mais aussi,
00:48:16il y a le gui
00:48:16qui pose question
00:48:17et qui dégrade
00:48:18un petit peu
00:48:18l'état foliaire.
00:48:20Donc,
00:48:20on s'intéresse
00:48:22à cette essence-là
00:48:22et donc,
00:48:23on avait fait en 2021
00:48:25un inventaire sanitaire
00:48:26qui nous avait permis
00:48:27de conclure
00:48:28à avoir une vision sanitaire
00:48:30en tout cas régionale
00:48:31là-dessus
00:48:32sans compter
00:48:32les notions départementales.
00:48:34Donc,
00:48:34on avait fait un gros inventaire
00:48:35avec 43 massifs
00:48:37de décrits,
00:48:39457 placettes
00:48:40et puis plus de 9000 arbres
00:48:42décrits
00:48:42donc avec la méthode
00:48:43dépérisse
00:48:44et donc,
00:48:44nos conclusions
00:48:45c'était qu'on avait
00:48:47globalement
00:48:48en termes de surface
00:48:50concernée
00:48:50par des situations dégradées
00:48:52on avait 6%
00:48:54de la surface
00:48:55qui était dégradée
00:48:56et 4%
00:48:58qui était très dégradée
00:49:00avec une très dépérissante
00:49:02donc tout ça,
00:49:03ça pouvait représenter
00:49:04des volumes
00:49:05qui étaient
00:49:05globalement importants
00:49:07et puis
00:49:08en termes de
00:49:10voilà,
00:49:11en termes de surface
00:49:12et de positionnement
00:49:13par placettes
00:49:14ça c'était
00:49:15le positionnement
00:49:16des placettes
00:49:17des arbres
00:49:18et là,
00:49:19c'est le positionnement
00:49:19des placettes
00:49:20c'est-à-dire que
00:49:21voilà,
00:49:21il y a des endroits
00:49:22où on a des dégâts
00:49:23il y a des endroits
00:49:23où on a moins
00:49:25donc on avait quand même
00:49:2623%
00:49:27de notre surface forestière
00:49:29qui était
00:49:30sur des situations
00:49:32de dégradation
00:49:33relativement fortes
00:49:36donc tout ça
00:49:37pour vous dire
00:49:37que cette situation-là
00:49:39depuis 2021
00:49:40on a pris
00:49:42pas mal de crises
00:49:43et notamment
00:49:44la crise de 2022
00:49:452023
00:49:47qui a
00:49:47qui a déclenché
00:49:49des problèmes
00:49:50épidémiques
00:49:52et des dégradations
00:49:54et des mortalités
00:49:54sur nos sapinières
00:49:57donc notre vision
00:49:58était relativement
00:49:59précise
00:49:59et donc
00:50:02elle doit être adaptée
00:50:05l'avantage
00:50:05du road sampling
00:50:06c'est qu'on a déjà
00:50:07un état
00:50:08et donc ce qu'on mesure
00:50:09c'est pas vraiment
00:50:10une situation
00:50:10au niveau régional
00:50:11mais c'est une évolution
00:50:12de la situation
00:50:14et donc avec un pas
00:50:16de 5 ans
00:50:16donc c'est ce qu'on a fait
00:50:17pour les chaînes
00:50:17c'est ce qu'on va refaire
00:50:20sur les sapins
00:50:21en 2026
00:50:22et donc on va mobiliser
00:50:24nos équipes
00:50:24de correspondants
00:50:25observateurs
00:50:26mais en dehors
00:50:26des équipes aussi
00:50:28les forestiers
00:50:29qui souhaitent participer
00:50:30à cet inventaire
00:50:30sur les 43 massifs
00:50:33on les associera
00:50:34en tout cas
00:50:36avec une année
00:50:37pour prendre ces données-là
00:50:38parce qu'on peut le faire
00:50:39à partir à peu près
00:50:40à toute saison
00:50:41à partir du moment
00:50:41où quand on commence
00:50:42un massif
00:50:43on le termine
00:50:43relativement vite
00:50:44et donc pour nous
00:50:45un massif
00:50:46c'est entre
00:50:4710 et 20 placettes
00:50:49ça veut dire
00:50:50que c'est entre
00:50:51200 et 400 arbres
00:50:52qui sont décrits
00:50:56voilà
00:50:56donc ça
00:50:58ça fait partie
00:50:58des gros enjeux
00:50:59pour l'année
00:51:012026
00:51:03et donc
00:51:03ce road sampling
00:51:04sapin
00:51:05est en stratégie
00:51:05pour la zone
00:51:06massif centrale
00:51:07voilà
00:51:10on arrive au bout
00:51:11alors je conçois
00:51:12qu'à chaque fois
00:51:13les interventions
00:51:14sur le sanitaire forestier
00:51:15elles sont relativement
00:51:16anxiogènes
00:51:17ce qu'il faut noter
00:51:19c'est que
00:51:21voilà
00:51:22je retiens
00:51:22les quelques points
00:51:23positifs
00:51:23de nos interventions
00:51:24c'est qu'on arrive
00:51:25malgré tout
00:51:26à réussir encore
00:51:27nos plantations
00:51:27malgré des conditions
00:51:29difficiles
00:51:29climatiques
00:51:30de plus en plus
00:51:30difficiles
00:51:31avec ces appuis
00:51:32du climat
00:51:32nos techniques
00:51:34et les techniques
00:51:34employées
00:51:35permettent de réussir
00:51:35les plantations
00:51:37que les scoliques
00:51:38des épicéas
00:51:39qui étaient la problématique
00:51:39majeure
00:51:40on observe
00:51:41une tendance
00:51:42actuellement
00:51:42qui est plutôt
00:51:43vers la diminution
00:51:45des dommages
00:51:46donc ça c'est un point
00:51:47positif
00:51:47la santé
00:51:48de nos sapinières
00:51:51après des années
00:51:52climatiques
00:51:52un peu de répit
00:51:53comme 2024
00:51:54elle semble s'être
00:51:56stabilisée
00:51:56c'est-à-dire
00:51:57c'était amélioré
00:51:58et puis
00:52:00voilà
00:52:02pour les pains
00:52:03on se rend bien compte
00:52:04que les situations
00:52:04stationnelles
00:52:05extrêmement limitent
00:52:07et les à-coups
00:52:08du climat
00:52:08de plus en plus marqués
00:52:09continuent à nous malmener
00:52:10et l'autre point positif
00:52:12sur une essence
00:52:13qui est stratégique
00:52:14pour la région
00:52:16c'est que
00:52:17on a
00:52:18une fragilité physiologique
00:52:20qu'on connaît
00:52:20sur le Douglas
00:52:22qui est liée
00:52:23à sa phase d'installation
00:52:24qui est un peu longue
00:52:25voilà
00:52:26mais quand ils ont
00:52:27une quinzaine d'années
00:52:28après
00:52:28tout se passe
00:52:29plutôt bien
00:52:30il y a assez peu
00:52:31d'atteintes biotiques
00:52:32avec
00:52:33sur cette essence là
00:52:35reste à trouver
00:52:36les conditions
00:52:37et les bonnes conditions
00:52:38et la bonne qualité
00:52:39de travail
00:52:40qui va nous permettre
00:52:40à les implanter
00:52:41de manière correcte
00:52:42donc ça c'est pour
00:52:43les aspects positifs
00:52:46donc
00:52:46les autres aspects positifs
00:52:48c'est que
00:52:50on a de l'écoute
00:52:51sur le sanitaire
00:52:52parce que ces informations là
00:52:53elles sont précieuses
00:52:55elles sont précieuses
00:52:55pour la gestion forestière
00:52:56pour les gestionnaires
00:52:57pour prendre leurs décisions
00:52:58pour voir un petit peu
00:52:59l'avenir
00:53:00pour anticiper un petit peu
00:53:01par contre
00:53:02c'est des problématiques
00:53:03qui sont complexes
00:53:04et qui sont soumises
00:53:05à une multitude
00:53:06d'interactions
00:53:07au niveau de nos écosystèmes
00:53:09et donc
00:53:10qui sont parfois
00:53:10un petit peu difficiles
00:53:12il est difficile
00:53:12de démêler les choses
00:53:13mais bon
00:53:15à partir du moment
00:53:16où on travaille bien
00:53:16on essaye de bien travailler
00:53:18globalement
00:53:19il y a plus de chances
00:53:19que ça se passe mieux
00:53:20donc on est en permanence
00:53:22en train de s'adapter
00:53:24aux différentes problématiques
00:53:26et aux différents enjeux
00:53:27et la menace numéro un
00:53:29en fait
00:53:29sur nos forêts aussi
00:53:30en plus du changement climatique
00:53:31restent bien
00:53:32les espèces invasives
00:53:33qu'on surveille
00:53:34avec attention
00:53:36et dont
00:53:39la veille sanitaire
00:53:40elle concerne
00:53:41plein de problématiques
00:53:42et notre surveillance
00:53:44des espèces invasives
00:53:45elle concerne
00:53:46multitude d'espèces
00:53:47et donc
00:53:48le réseau
00:53:49des correspondants
00:53:50observateurs
00:53:50est formé
00:53:51à cette détection
00:53:52pour vous conseiller
00:53:54en tout cas au mieux
00:53:55et donc
00:53:55n'hésitez pas
00:53:56à faire appel
00:53:57en tout cas au réseau
00:53:57des correspondants
00:53:58observateurs
00:53:59pour les diagnostics
00:54:00ou les réorientations
00:54:02fortes
00:54:03sur des itinéraires
00:54:04de gestion
00:54:06parce que derrière
00:54:06tout ça
00:54:07il n'y a pas que la sécheresse
00:54:08il y a d'autres choses
00:54:09et donc il est important
00:54:10d'avoir une vision
00:54:11un peu complexe
00:54:11du phénomène
00:54:12pour prendre la bonne décision
00:54:14pour ces forêts
00:54:15voilà
00:54:16Isabelle
00:54:19merci beaucoup
00:54:20on m'a conclu
00:54:23alors je vais
00:54:24déjà je vais vous mettre
00:54:25dans le chat
00:54:27le lien vers le site internet
00:54:29de la DRAF
00:54:29et du pôle santé
00:54:30des forêts
00:54:31donc vous aurez
00:54:31les contacts
00:54:33des correspondants
00:54:34observateurs
00:54:35de vos départements
00:54:36dont a parlé Olivier
00:54:37et puis des informations
00:54:38à l'échelle départementale
00:54:40et régionale
00:54:41ensuite on va pouvoir
00:54:42prendre quelques questions
00:54:44la première d'entre elles
00:54:45c'était
00:54:46quel est l'impact
00:54:47de la tordeuse
00:54:48sur le mélèze
00:54:51alors c'est un impact
00:54:52qui est au niveau
00:54:54enfin sur l'état
00:54:55de santé du mélèze
00:54:55c'est très faible
00:54:56c'est à dire qu'on a
00:54:57une défoliation
00:54:57qui est totale
00:54:59mais finalement
00:55:01on a sans doute
00:55:01une baisse de croissance
00:55:02mais disons que
00:55:03dans ces secteurs-là
00:55:04du mélésin
00:55:04c'est pas vraiment
00:55:05un niveau problématique
00:55:07et c'est bien
00:55:07la tordeuse du mélèze
00:55:09c'est bien un problème historique
00:55:10c'est à dire que ça fait
00:55:11des siècles
00:55:11qu'elle pulle tous les 10 ans
00:55:13donc on n'est pas
00:55:14sur quelque chose
00:55:14de nouveau
00:55:15c'est quelque chose
00:55:15qui est lié au mélésin
00:55:18les questions
00:55:18qui sont vraiment
00:55:19aujourd'hui
00:55:19autour de la tordeuse
00:55:20et pourquoi on fait
00:55:21aussi ces suivis-là
00:55:22c'est qu'on a
00:55:23une espèce
00:55:23de désynchronisation
00:55:26entre l'altitude
00:55:28du mélésin
00:55:29et puis la phénologie
00:55:30de la tordeuse
00:55:31liée au changement
00:55:32du climat
00:55:32mais en tout cas
00:55:33pour les faits
00:55:34sur le mélésin
00:55:35en lui-même
00:55:35qui est faible
00:55:39merci
00:55:41on nous demande
00:55:42quelques exemples
00:55:43d'espèces invasives
00:55:47les espèces invasives
00:55:48on n'a pas parlé
00:55:48de la pyrale du buis
00:55:50qui a été une espèce
00:55:51invasive
00:55:51et qui est sans doute
00:55:54le ravageur
00:55:55et qui a eu
00:55:55un développement
00:55:56épidémique
00:55:56et qui a eu
00:55:57l'impact le plus fort
00:55:58sur nos écosystèmes
00:56:00donc
00:56:01pyrale du buis
00:56:02ce qu'il faut savoir
00:56:03c'est que son introduction
00:56:04est relativement ancienne
00:56:06mais qu'elle est passée
00:56:06en forêt
00:56:07à partir de l'année
00:56:082015-2016
00:56:10et qu'en 2020
00:56:12elle avait ravagé
00:56:13à peu près
00:56:14toutes les forêts
00:56:14d'Ovain-Rhône-Alpes
00:56:15et on a une mortalité
00:56:16des buis
00:56:17dans certains secteurs
00:56:19qui est de l'ordre
00:56:19de 80%
00:56:20et avec une population
00:56:22qui disparaît
00:56:24et puis quand les buis
00:56:25refont un petit peu
00:56:26de masse foliaire
00:56:27elle redonne la disponibilité
00:56:28alimentaire à ce ravageur
00:56:29qui repart
00:56:30et donc voilà
00:56:31c'est vraiment l'expression
00:56:32d'un ravageur
00:56:33très impactant
00:56:34qui est sorti
00:56:35de son écosystème
00:56:35et qui n'a pas
00:56:36de contre-feu
00:56:37qui se sent allumé
00:56:38il y en a d'autres
00:56:39on peut parler
00:56:40de la cécidomie
00:56:40du Douglas
00:56:41oui par exemple
00:56:42la cécidomie
00:56:43en fait
00:56:43sur le Douglas
00:56:45elle est arrivée
00:56:46par
00:56:47on ne sait pas trop
00:56:48par la Belgique
00:56:49dans le secteur
00:56:51Allemagne
00:56:52donc elle est arrivée
00:56:54en France
00:56:54en 2015
00:56:55elle a beaucoup
00:56:57affolé
00:56:58les forestiers
00:56:59puisqu'en fait
00:57:01elle engendre
00:57:02une coloration
00:57:03des aiguilles
00:57:03une chute
00:57:04des aiguilles
00:57:04précoce
00:57:05du Douglas
00:57:05donc elle a beaucoup
00:57:07fait part aux forestiers
00:57:08dans ces secteurs
00:57:09d'Haute-France
00:57:09et notamment
00:57:11à nos voisins belges
00:57:12en fait
00:57:13il y a eu
00:57:13des destructions
00:57:15de planches
00:57:16dans des pépinières
00:57:17parce que les forestiers
00:57:18ne voulaient plus planter
00:57:19du Douglas
00:57:20donc au final
00:57:20on a mis en place
00:57:22différents suivis
00:57:22ce qu'on s'est aperçu
00:57:24c'est qu'on était
00:57:24plutôt dans un phénomène
00:57:26où après
00:57:28une espèce
00:57:29d'épidémie
00:57:31à l'installation
00:57:32les choses
00:57:33ont l'air quand même
00:57:34de vraiment
00:57:34rentrer dans l'ordre
00:57:35et donc
00:57:36on a
00:57:37un effet
00:57:38qui est très faible
00:57:38de cet insecte-là
00:57:41sur
00:57:41la vitalité
00:57:42des Douglas
00:57:43il y a un léger
00:57:44effet sur
00:57:45la croissance
00:57:46sur les jeunes
00:57:47mais donc ça
00:57:48en fait
00:57:48on a pu
00:57:49montrer ça
00:57:50et rassurer
00:57:51les forestiers
00:57:52grâce à ces suivis
00:57:53quand il est fait
00:57:54par les correspondants
00:57:56mais n'empêche
00:57:56que ça veut dire
00:57:57quand même
00:57:57qu'on a réussi
00:57:59à importer
00:58:00un insecte
00:58:01de l'air naturel
00:58:02du Douglas
00:58:03et que ça fait partie
00:58:04des choses
00:58:04qu'il faut faire attention
00:58:05parce que
00:58:06c'est des choses
00:58:07qui peuvent
00:58:09en fait
00:58:10on sait
00:58:10qu'il y a
00:58:10des parasites
00:58:11des pathogènes
00:58:11qui sont impactants
00:58:13là on est sur Douglas
00:58:13mais sur le chêne
00:58:15en fait
00:58:15partout dans le monde
00:58:16et plus
00:58:17il y a des flux
00:58:18en fait
00:58:18avec des végétaux
00:58:19non maîtrisés
00:58:19plus on a un risque
00:58:21d'arriver
00:58:22avec une nouvelle maladie
00:58:23qui se développe
00:58:24sur le territoire
00:58:28merci
00:58:30on nous demande
00:58:31si vous avez
00:58:31quelques indications
00:58:32concernant
00:58:33l'évolution
00:58:34saténitaire
00:58:35du châtaignier
00:58:36et du robinier
00:58:41je ne sais pas si on peut
00:58:42parler
00:58:42on va parler du châtaignier
00:58:44et du robinier
00:58:44ça sera un peu plus compliqué
00:58:45mais le châtaignier
00:58:47on a les indicateurs
00:58:48qu'on utilise aussi
00:58:49l'hygiène
00:58:50produit une masse
00:58:51d'indicateurs
00:58:52et donc
00:58:53ils suivent aussi
00:58:54dans leur placette
00:58:55dans leur quotidien
00:58:57ils utilisent
00:58:58le protocole
00:58:58d'épérisse
00:58:59pour qualifier
00:59:00l'état
00:59:01de feuillaison
00:59:02des châtaigniers
00:59:03et donc
00:59:04on se rend compte
00:59:04sur toute la bordure
00:59:06sévenole
00:59:06et sud du massif central
00:59:07qu'on soit en aura
00:59:09ou tout autour
00:59:10en fait
00:59:11on a une dégradation
00:59:12de l'état
00:59:13de la châtaignier
00:59:15assez marquée
00:59:15c'est une dégradation
00:59:17qui est très liée
00:59:17aussi à des conditions
00:59:18un peu difficiles
00:59:19et puis à l'absence
00:59:20de sylviculture
00:59:21dans ces peuples
00:59:22toujours est-il
00:59:23que leur état
00:59:23sanitaire
00:59:24est loin d'être
00:59:24durieux
00:59:25et il y a bien sûr
00:59:25des pathologies
00:59:26là-dedans
00:59:26avec le chancre
00:59:27du châtaignier
00:59:27et l'encre
00:59:28qu'on retrouve
00:59:29de manière
00:59:29assez intense
00:59:32donc ça
00:59:32ça concerne
00:59:33notre territoire
00:59:34après il y a
00:59:34d'autres développements
00:59:35l'état sanitaire
00:59:36du châtaignier
00:59:37aussi en Ile-de-France
00:59:38et dans des régions
00:59:38où en fait
00:59:39il produit un bois
00:59:40de plus grande qualité
00:59:41oui en fait
00:59:42sur la partie
00:59:43ouest de la France
00:59:44notamment sur le climat
00:59:45océanique
00:59:45en fait
00:59:47il y a
00:59:48un pathogène
00:59:49qui est très très impactant
00:59:50sur le châtaignier
00:59:51qui est l'encre du châtaignier
00:59:52alors même si
00:59:53l'impact est aussi présent
00:59:54en Ardèche
00:59:55il est moins
00:59:56moins violent
00:59:57en fait
00:59:57dans les peuples
00:59:59on va dire
00:59:59où là on a
01:00:00des mortalités
01:00:00sur des centaines
01:00:01d'hectares
01:00:02qui peuvent
01:00:03se révéler
01:00:04donc ça c'est quelque chose
01:00:05aujourd'hui
01:00:08le châtaignier
01:00:09en fait
01:00:09dans ces secteurs-là
01:00:10même en station
01:00:11il y a des difficultés
01:00:13de penser
01:00:15à la production
01:00:15alors après
01:00:16ce pathogène
01:00:17de l'encre
01:00:18il est très sensible
01:00:19au froid
01:00:19donc après
01:00:20je ne sais pas
01:00:22selon la personne
01:00:23dans quel secteur
01:00:24elle est
01:00:25le risque
01:00:26de l'encre du châtaignier
01:00:27il est très différent
01:00:28si vous êtes en secteur
01:00:29d'altitude
01:00:29ou pas
01:00:31après sur le robinier
01:00:34on avait fait une étude
01:00:35sur l'installation
01:00:36du robinier
01:00:37en fait
01:00:37ce qu'on avait vu
01:00:38c'est que
01:00:38c'est des choses
01:00:39qui sont assez
01:00:40assez binaires
01:00:41c'est à dire
01:00:41soit ça marche bien
01:00:42soit ça ne marche pas
01:00:44je pense que le robinier
01:00:45le principal facteur
01:00:46de réussite
01:00:47pour la production
01:00:48c'est plutôt
01:00:49d'installer des arbres
01:00:50en station
01:00:51même s'il y a
01:00:52une capacité
01:00:53d'installation
01:00:54sur un peu
01:00:55toute une gamme
01:00:56de stations
01:00:57là on peut faire
01:00:57de la production
01:00:58il faut quand même
01:00:58plutôt rester
01:00:59sur des bons sols
01:01:01mais c'est peut-être
01:01:02un peu là
01:01:02le facteur
01:01:03parce qu'après
01:01:03on a souvent
01:01:04des pathogènes
01:01:04qui sont plutôt secondaires
01:01:05comme des fusariums
01:01:06des champs
01:01:06en fait
01:01:07mais qui sont plutôt
01:01:09liés à un état
01:01:09physiologique
01:01:10dégradés
01:01:10un petit peu
01:01:11de l'essence
01:01:12de la station
01:01:12souvent
01:01:17merci
01:01:18alors on a une
01:01:20une question
01:01:20qui est peut-être
01:01:22plus pour des gestionnaires
01:01:23mais
01:01:24quelqu'un qui aimerait
01:01:25avoir l'avis
01:01:26du département
01:01:27santé des forêts
01:01:27sur le caractère
01:01:29invasif
01:01:29par drajon
01:01:30du robinier
01:01:34est-ce que vous avez
01:01:35une réaction particulière
01:01:36ou pas plus que ça
01:01:38je n'ai pas d'élément
01:01:39pour répondre
01:01:42à 10 ans
01:01:42c'était un mode
01:01:44voilà
01:01:44quand on installe
01:01:46les plantations
01:01:46et on a un mode
01:01:47d'installation
01:01:48qui favorise
01:01:49le drajeunage
01:01:50et qui
01:01:52pour installer
01:01:53les premières générations
01:01:53de robinier
01:01:54qui était un mode
01:01:56cibicole
01:01:58ce qu'on peut dire
01:01:59c'est que
01:02:00le robinier
01:02:01ça fait
01:02:02400 ans
01:02:03qu'il est
01:02:05installé
01:02:06et qu'en matière
01:02:08de santé des forêts
01:02:09on a
01:02:09des maladies
01:02:11des pathogènes
01:02:12sur le robinier
01:02:15le robinier
01:02:15crève aussi
01:02:16si ça peut vous rassurer
01:02:19merci Jérôme
01:02:23alors on a peut-être
01:02:24une dernière question
01:02:25qui va arriver
01:02:26je vois qu'il y a
01:02:26quelqu'un
01:02:27qui est en train
01:02:27d'écrire
01:02:29et puis ensuite
01:02:30on va conclure
01:02:31parce qu'on a
01:02:32un petit peu débordé
01:02:41bon et bien
01:02:43donc je vous propose
01:02:44de conclure
01:02:44le webinaire
01:02:46donc merci beaucoup
01:02:47à mes collègues
01:02:48Olivier Bobet
01:02:49Jérôme Daffix
01:02:50et Jérôme Gaudry
01:02:50du pôle santé
01:02:51des forêts
01:02:52à la DRAF
01:02:52au Vingt-Grenalpes
01:02:53pour leur intervention
01:02:54merci également
01:02:56à vous tous
01:02:57pour votre participation
01:02:58vous retrouverez
01:02:59comme d'habitude
01:03:00très prochainement
01:03:01ce webinaire
01:03:01ainsi que le document
01:03:02qui a été présenté
01:03:03sur le site internet
01:03:04de la DRAF
01:03:05au Vingt-Grenalpes
01:03:05à la rubrique
01:03:06Forêt-Bois-Énergie
01:03:07et puis attention
01:03:09le prochain webinaire
01:03:10se tiendra
01:03:11exceptionnellement
01:03:12un jeudi
01:03:12du fait des vacances scolaires
01:03:14il aura lieu
01:03:15le 2 avril
01:03:16de 17h
01:03:17à 18h
01:03:18et Marion Carme
01:03:19qui est doctorante
01:03:20à INRAE
01:03:21vous parlera
01:03:22de renouvellement forestier
01:03:24avec la hausse
01:03:24des températures
01:03:25nous verrons
01:03:26quelles sont
01:03:27les stratégies écologiques
01:03:28et évolutives
01:03:29des chênes
01:03:30et des sapins
01:03:31de la germination
01:03:32à la plantule
01:03:33à très bientôt
01:03:34bonne soirée
01:03:35à tous
01:03:36merci
01:03:38merci
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