- il y a 23 heures
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00:00Eh bien, on va commencer. Je vous propose qu'on commence s'il est 13h16.
00:06Bonjour à toutes et à tous. Merci d'être présents et d'être là pour cette deuxième édition du quart
00:14d'heure de l'égalité.
00:16Quelques petits conseils techniques dans un premier temps.
00:19Merci d'éteindre vos téléphones et vos micros pour ne pas avoir de parasites.
00:23Et puis, on peut savoir qu'en fait, pour une meilleure qualité sur la projection des PowerPoints, vous pouvez vous
00:30mettre en mode plein écran sur la droite.
00:33Il y a des options sur les trois petits points à droite.
00:37Donc, ce quart d'heure égalité vous est proposé conjointement par la DRAF, l'INRAE, VETA Grosup et l'ONF,
00:44avec respectivement Laurence Richimour pour la DRAF, Sabrina Gasser pour l'INRAE, Christine Fauveau pour VETA Grosup et Lilian Foucault,
00:56donc moi-même, pour l'ONF.
00:57Ce webinaire égalité va traiter deux sujets qui sont pleinement présents dans nos travaux et dans nos métiers.
01:07C'est le langage exclusif, j'allais dire, ou inclusif, ou égalitaire.
01:12On verra comment on peut l'appeler.
01:15Il va être question de ce sujet-là.
01:18On va aborder ça selon trois temps.
01:21Un premier temps qui sera consacré à des présentations, avec une présentation de Laurence, plutôt axée sur le texte officiel,
01:28et puis un travail que produit Manon Coudron-Fournier, qui est doctorante et que je remercie pour sa présentation par
01:35avance.
01:36Ensuite, on aura un second temps qui sera plutôt consacré à des témoignages,
01:40avec notamment le témoignage de Christine, à titre individuel, qui nous fera part de son évolution, de sa réflexion sur
01:45ce sujet-là.
01:46Et Sabrina, qui nous expliquera comment elle entrevoit le langage égalitaire et non discriminant dans sa structure.
01:51Et enfin, un dernier temps d'échange avec vous sur le sujet et ou sur tous les autres sujets qui
01:56vous tiennent à cœur
01:57dans le cadre de ces missions d'égalité-diversité au travail.
02:02Je ne prends pas plus de temps de parole et je passe tout de suite la parole à Laurence.
02:11Il faut que tu me mettes ma diapo, si c'est possible.
02:16Alors, si le thème aujourd'hui, c'est le langage inclusif,
02:19on a voulu quand même vous faire un petit zoom sur les règles de féminisation et de rédaction.
02:24Là, c'est la rédaction, qui sont, entre guillemets, dictées par la circulaire du 21 novembre 2017,
02:32signée de M. Édouard Philippe.
02:34Alors, cette circulaire, elle n'est pas sortie par hasard.
02:37Elle a été prise quelques semaines après la publication dans un magazine de 314 professeurs
02:43qui avaient donc fait une tribune, déclarant qu'ils avaient décidé de cesser d'enseigner
02:48la règle de prédominance du masculin.
02:51Donc, en fait, voilà, c'est un peu le pendant de cette semi-rébellion.
02:56Il faut savoir aussi que cette circulaire, elle a été attaquée devant le Conseil d'État en 2019.
03:02Concrètement, qu'est-ce qu'elle dit, cette circulaire ?
03:04C'est qu'au nom du renforcement de l'égalité entre les femmes et les hommes,
03:07elle appelle à féminiser les titres, les métiers et les fonctions particuliers
03:12dans les textes publiés au JO.
03:16Donc, comme je vous précisais, c'est de l'écrit, c'est dans les actes administratifs.
03:20Donc, il est mentionné dans cette circulaire que le masculin est une forme neutre.
03:25Il est mentionné que les textes qui désignent la personne titulaire
03:28doivent être accordés au genre de cette personne.
03:32Un autre point, c'est que l'intitulé des fonctions tenues par une femme
03:36doit être systématiquement féminisé.
03:39Par ailleurs, et suivant la même logique,
03:42il est demandé dans les actes de recrutement
03:45que les habits de vacances publiés au JO,
03:48elles aient la forme, le candidat ou la candidate.
03:50Par contre, il est clairement stipulé
03:53que la circulaire déconseille l'usage de l'écriture inclusive.
03:57Et donc là, on est bien dans le domaine de l'écriture.
04:00Voilà, c'est ces petits sujets-là qu'on voulait mettre en avant,
04:03comme quoi la circulaire régit un certain nombre de règles
04:07qui sont parfois inconnus, puisqu'on voit dans certains textes
04:11de l'écriture inclusive.
04:13Mais c'est ce texte-là, à l'heure actuelle,
04:16qui régit la façon dont nous avons rédigé des textes publiés,
04:20notamment au JO.
04:22Voilà, je laisse la parole maintenant à Manon
04:25pour faire la suite de cette présentation.
04:30Merci Laurence.
04:31Je vais tout de suite passer sur les diapos de Manon.
04:35Manon, je te laisse te présenter, nous présenter ton travail.
04:38Merci beaucoup.
04:39Bonjour à toutes et tous.
04:42Alors du coup, comme ça a été dit,
04:43je suis doctorante à Aves AgroSup.
04:45Par contre, je ne travaille pas forcément sur l'écriture
04:47ou le langage inclusif.
04:48Même si ma thèse prend en cause des questions du genre,
04:51je ne suis pas du tout spécialiste de ce sujet-là.
04:53Et pour dire, ces diapos-là que je vous ai sortis,
04:55c'est des diapos que j'avais déjà fait au comité égalité
04:57avec Christine il y a déjà quelques années.
04:59Je les ai reprises notamment en citant les travaux
05:02d'une doctorante de l'UCA,
05:04qui travaille spécifiquement sur l'écriture inclusive.
05:07Donc, s'il y a des suites à donner,
05:08il y a des gens qui sont beaucoup plus spécialistes de moi.
05:12Du coup, je vais revenir tout d'abord un peu
05:13sur l'histoire du genre grammatical dans la langue française,
05:16voir un petit peu qu'est-ce qu'on entend après
05:17par écriture, langage inclusif, non discriminant.
05:21Voilà, de quoi est-ce qu'on parle,
05:23quels sont les outils, les enjeux.
05:24Et un petit peu après, revenir un peu sur les résistances
05:27à l'écriture non discriminante
05:28et à la cristallisation autour du débat.
05:30Donc, je veux bien qu'on change les taux.
05:32Super, merci.
05:34Alors, l'histoire du genre grammatical.
05:35Alors, au IXe siècle,
05:37donc là, je vous ai mis à chaque fois de la littérature
05:38sur les diapos,
05:39s'il y en a qui veulent aller plus loin sur ces questions-là.
05:41Ah oui, moi, c'est ça.
05:42Il faut que je me mette en plein écran
05:43parce que c'est trop petit pour moi.
05:46Donc, au IXe siècle,
05:47il y a deux manières d'accorder les adjectifs.
05:49Il y a le masculin,
05:49il choisit parce qu'il est plus court,
05:51ou alors sinon, c'est le nom le plus proche,
05:53l'accord de proximité.
05:54Et on avait des doubles lexicaux dans les textes juridiques
05:57lorsque ça concernait les hommes et les femmes.
05:59Comme les hommes et les femmes n'avaient pas forcément
06:01les mêmes droits,
06:01quand on entendait hommes,
06:02on entendait seulement les hommes.
06:05On a une bascule au XVIIe, XVIIIe siècle.
06:08Alors, c'est un temps assez particulier, ce moment-là.
06:10Ah oui, super, merci pour ta petite souris.
06:12C'est un moment particulier.
06:13On dit, par exemple, qu'au début du Moyen-Âge,
06:16les femmes avaient beaucoup plus de droits.
06:17Une femme seule pouvait, du coup,
06:18avoir une activité économique,
06:20même si elle n'était pas mariée.
06:21Et du coup, il y a eu une perte de droits
06:23pour les femmes à ce moment-là.
06:24Et en fait, on observe dans la langue, du coup,
06:26une disparition des doublets lexicaux,
06:29une disparition du féminin pour les fonctions de prestige.
06:31Alors, si vous allez sur le site de l'Académie française,
06:32vous avez accès aux différents dictionnaires
06:34de l'Académie française.
06:35Et du coup, la définition des mots évolue.
06:37Donc, on parle, par exemple,
06:39qu'on passe de ambassadrice,
06:40qui est la femme envoyée en ambassade,
06:41à femme de l'ambassadeur.
06:42Où, du coup, on a sur la féminisation des noms de métiers,
06:45c'est le sens conjugal qui prévaut.
06:49Et après, on a aussi, du coup,
06:51par l'Académie française,
06:52où ce n'est pas forcément des personnes de la recherche
06:54ni des grammariens, des grammariennes qui y sont.
06:57Mais du coup, on va avoir une justification
06:58qu'il faut que le masculin l'emporte sur le féminin,
07:01mais pas du tout par rapport à tes...
07:02Enfin, c'est des règles non grammaticales
07:04qui prennent place.
07:07Et donc, si je vous cite en 1651,
07:08donc, on a « Parce que le genre masculin est le plus noble,
07:11il prévaut seul contre deux ou plusieurs féminins,
07:13qu'il soit plus proche de leur objectif. »
07:16En 1667, « À cause de la supériorité du mâle sur la femelle. »
07:20Et après, du coup, voilà,
07:22on va avoir une circulaire sur la féminisation des noms de métiers,
07:25donc, qui revient en 86.
07:27La colère de l'Académie française,
07:28qui n'est pas forcément d'accord,
07:30et l'Académie française va se retirer des débats en 2019.
07:32Donc, elle n'est plus forcément,
07:34en tout cas officiellement,
07:35dans ces débats-là aujourd'hui.
07:37C'est bien, super.
07:39Mais en fait, qu'est-ce qu'on entend par écriture
07:42ou langage non discriminant ou inclusif ?
07:45Donc, on a parlé du masculin neutre,
07:47le masculin générique, tout ça.
07:48Il y a des limites, en fait, à ce terme-là.
07:51Enfin, cette manière de fonctionner, en tout cas.
07:54C'est que ça correspond à un malentendu,
07:56une incompréhension.
07:57Alors, si j'avais 8 minutes pour parler,
07:59je vais quand même faire l'énigme du chirurgien très rapidement.
08:02En fait, où on a un père et son fils
08:04qui sont dans une voiture,
08:05ils ont un accident de voiture,
08:07le père meurt sur le coup,
08:08et le fils, du coup, est amené en réanimation à l'hôpital
08:12et il faut qu'il se fasse opérer.
08:14Et donc, du coup, il est dans la salle d'opération.
08:16Et là, le chirurgien rentre dans la salle avec les gants,
08:20comme ça.
08:21Donc, le chirurgien dit, par contre, je ne peux pas l'opérer,
08:23c'est mon fils.
08:25Et donc, voilà, c'est...
08:26Je l'ai dit très rapidement,
08:27mais bon, peut-être que certains d'entre vous
08:29ont pensé que c'était possible que ce soit un couple d'hommes
08:32auquel je parlais, le chirurgien et le père.
08:34En fait, non, c'est de dire que, en fait,
08:36le chirurgien, c'est la mère.
08:38Mais si on ne vient pas féminiser le nom,
08:40on ne voit pas tout de suite, forcément,
08:41que c'est une femme derrière.
08:44Voilà, vous pouvez la décliner, cette petite blague,
08:46enfin, petite énigme à plusieurs niveaux.
08:49Donc, voilà, on a une hésitation entre les valeurs,
08:50en fait, et la réalité au cerveau.
08:52OK, on est pour une égalité femmes-hommes,
08:54mais à ce moment-là, comment est-ce qu'on vient parler
08:56du fait, des fois, qu'il n'y a que des hommes
08:58dans certains espaces,
08:58ou alors qu'il n'y a que des femmes et un homme,
09:00et pourtant, on parle au masculin.
09:03Voilà, ça contribue à l'invisibilisation des femmes,
09:05ça participe aux stéréotypes de genre.
09:08Est-ce que, quand on dit pompier,
09:09est-ce qu'on voit une pompière,
09:11participe au sentiment d'illégitimité,
09:15et notamment pour les femmes.
09:17Les différents outils, en fait,
09:18qu'est-ce qu'on a derrière ?
09:19Enfin, on a parlé tout à l'heure
09:20qu'il y avait une question d'écriture,
09:21une question de langage.
09:23Moi, sans revenir là-dessus spécifiquement,
09:25mais les outils, il y a la féminisation
09:28des noms de métiers qui, en soi, du coup,
09:29fait partie de l'écriture et d'un langage non discriminant.
09:32Donc, on met la marque du féminin.
09:34Les doubles lexicaux, étudiants, étudiantes,
09:37bonjour à toutes et tous.
09:39Le choix de l'ordre alphabétique,
09:41pour ne pas essayer d'instruire un ordre de hiérarchie
09:44dans le langage qu'on va venir mettre.
09:45On a parlé d'accords de proximité,
09:47il y en a d'autres aussi que je ne dis pas là.
09:49Langage épicène, alors si on parle d'élèves,
09:51par exemple, on ne sait pas de qui il s'agit.
09:53Journalistes aussi, également.
09:55Voilà, de l'infinitif,
09:56ou alors du point médian, de la barre oblique,
09:58du trait d'union,
09:59et que j'ai oublié de rajouter, du coup,
10:00de la parenthèse,
10:01qui est déjà, on trouve la parenthèse sur les cartes d'identité
10:04depuis plusieurs décennies.
10:07Et là, pour vous citer des travaux plus récents,
10:09du coup, de Chloé Marie,
10:10la doctorante de l'UCA,
10:12donc Clermont-Vers-Métropole,
10:14qui est en psychologie sociale,
10:16donc qui, elle, a participé à une revue de littérature,
10:19c'est-à-dire, elle fait un peu un état
10:20de toute la littérature sur ce sujet-là.
10:23Bon, son travail a quand même dévié,
10:24parce qu'elle ne s'intéressait que à la littérature
10:26en langue anglaise.
10:28Bon, après, c'est des histoires de discipline
10:29en psychologie sociale.
10:30Mais du coup, voilà,
10:31pour vous sortir un petit peu
10:32les différents travaux qu'elle cite,
10:35elle cite les travaux de Chattard et Haul en 2005,
10:38qui dit que l'écriture langlage non discriminant,
10:42ça augmente le sentiment de compétence
10:43des allos adolescentes
10:44pour les métiers d'y masculin.
10:46Là, les travaux de Horvath et Sknelli,
10:49excusez-moi pour la prononciation,
10:51favorisent la perception de la compétence des femmes
10:52dans les métiers prestigieux.
10:54Et les travaux de Tavis et Pérez,
10:56c'est favorisent l'inclusion et l'acceptation
10:58des personnes LGBTQIA+.
11:01Ah non, j'avais encore quelque chose à dire.
11:04Et du coup, pour dire un peu plus sur Chloé-Marie,
11:06du coup, son travail, elle, c'est...
11:09Par exemple, la revue de littérature,
11:10c'était qu'est-ce qui détermine l'attitude
11:12et l'égard vis-à-vis de l'écriture inclusive.
11:13Et du coup, bien que ce soit tout en langue anglaise,
11:15vu que c'est une discipline
11:16où on publie beaucoup en langue anglaise,
11:18ce qui a permis d'avoir des chercheurs
11:19et des chercheuses de différents pays
11:21et du coup, de faire des comparaisons
11:23entre différentes langues
11:24selon le genre grammatical de la langue
11:26et de voir aussi comment ça joue.
11:28Elle revient un peu là-dessus.
11:29Donc, on peut changer.
11:31Et peut-être dézoomer, si c'est possible.
11:34Et du coup, sur des résistances
11:36à l'écriture non discriminante,
11:37cristallisation autour d'un débat,
11:39donc il y a différentes résistances.
11:40L'idée selon laquelle l'écriture inclusive,
11:41elle serait doublement excluante
11:43parce qu'elle pourrait mettre en difficulté
11:45des enfants par le langage utilisé
11:47dans les milieux académiques
11:48ou militants féministes.
11:50Enfin, ça cible en fait
11:52une certaine manière
11:53de concevoir l'écriture inclusive,
11:54en tout cas un certain panel de personnes.
11:56En tout cas, voilà,
11:57que des enfants seraient mis en difficulté
11:58par ce langage-là.
11:59Donc, c'est faux
12:00parce que c'est déjà utilisé
12:01par des administrations.
12:01Je vous ai mis toutes les formes
12:02qui sont possibles et déjà utilisées.
12:05Et que finalement,
12:06selon même les formes de dyslexie,
12:07ça vient faciliter la lecture
12:09parce que ça vient rajouter
12:10de l'espace entre les mots.
12:11Donc, c'est un mauvais argument.
12:14Et que s'il y avait une augmentation
12:15de la charge cognitive,
12:16en fait, elle ne se fait que temporaire,
12:18enfin, que temporairement.
12:19Voilà, et que ça peut aussi résulter
12:21du mépris pour les personnes
12:22en apprentissage
12:22qui ne seraient pas en capacité d'eux.
12:24Enfin, les personnes plutôt
12:25des classes populaires, par exemple,
12:27qu'il faudrait simplifier la langue
12:28pour elles et eux.
12:29Et du coup, aussi sur la question
12:31des personnes en situation de handicap,
12:34enfin voilà,
12:34les personnes aveugles et moins variantes,
12:36elles disent surtout, par exemple,
12:37que c'est le logiciel de synthèse vocale
12:38qui n'est pas forcément à jour,
12:40notamment du point médian.
12:41Et que finalement, même pour elles,
12:43elles disent que du coup,
12:44ça permet de prendre plus le temps
12:45à la lecture d'un texte
12:46et plus le temps à la compréhension
12:47du texte, finalement,
12:49d'utiliser ces formes-là.
12:51Et du coup, par les personnes en dit,
12:53donc les personnes concernées,
12:54elles qui viennent plutôt critiquer
12:55qu'il y a une instrumentalisation
12:56de leur cause,
12:57parce que les personnes
12:58qui viennent citer ça
12:58ne vont pas forcément plus travailler
13:01sur d'autres aspects
13:04dont elles auraient besoin
13:05de venir dénoncer, par exemple.
13:07Donc voilà, ces arguments
13:08qui sous-entendent que la recherche
13:09d'égalité, elle est créatrice
13:10d'inégalité,
13:11donc c'est plutôt un procédé classique
13:13de la rhétorique réactionnaire.
13:16Et que finalement,
13:16ces personnes-là
13:17qui viennent être contre,
13:20du coup, sont aussi engagées
13:21dans la bataille du genre
13:22et qui peuvent aussi avoir milité
13:23par le passé,
13:25dans la manif pour tous,
13:26contre le mariage du même sexe.
13:28Et que finalement,
13:28aujourd'hui, il est peut-être
13:29plus simple de venir se positionner
13:31contre l'écriture inclusive
13:32que contre le mariage pour tous.
13:35Et finalement,
13:36on a une cristallisation
13:37d'un débat autour du point médian.
13:39Je vous ai dit,
13:39il y a un certain panel
13:40de personnes qui sont visées,
13:41milieu académique,
13:42militante, féministe,
13:43avec un pour et contre,
13:45donc une logique très binaire
13:46et qu'on fait un positionnement
13:48à gauche sur l'échec politique
13:49ou à droite.
13:51Et que finalement,
13:52ça vient même imposer des normes,
13:53selon où on se situe
13:54dans l'espace social,
13:56voilà,
13:56d'appartenir à cet espace social,
13:58on est pour,
13:59on est contre,
13:59et du coup,
13:59ça vient recréer même
14:00des hiérarchies internes là-dessus.
14:03Voilà.
14:04Et du coup,
14:04là,
14:04vous avez des ressources
14:08où je crois que
14:10le conseil d'administration
14:11de l'UCA
14:11est une première université
14:12à s'intéresser
14:14du coup
14:14à une écriture
14:16non discriminante
14:17comme ils appellent,
14:18sans stéréotype de sexe.
14:20Merci beaucoup Manon
14:22pour cette présentation
14:23que je vais réduire
14:25si j'y arrive.
14:25Oui,
14:26voilà.
14:27Très bien,
14:28merci beaucoup.
14:28Maintenant,
14:28on va passer dans ce deuxième temps
14:30à deux témoignages,
14:31notamment,
14:32on va commencer par Christine
14:33et je repassiste Christine
14:35que là,
14:35tu témoignes à titre individuel.
14:38Donc Christine,
14:39tu voulais nous faire part
14:39de ton évolution
14:40de ta réflexion à ce sujet.
14:41Alors,
14:41qu'en est-il ?
14:42Oui,
14:43merci.
14:44Du coup,
14:44aujourd'hui,
14:45je suis effectivement référente
14:46égalité femme-homme
14:47avec agro-sub.
14:49Quand j'ai pris mes fonctions,
14:50j'avoue que je n'écrivais pas
14:51du tout en écriture inclusive.
14:53Manon est arrivée
14:54dans le comité,
14:54m'a dit
14:55peut-être que ce serait pas mal.
14:56Puis elle nous a fait
14:57cette présentation
14:58et j'avoue que
14:59comprendre le sens,
15:00l'origine,
15:01pour moi,
15:01m'a permis de prendre du recul
15:03et du coup,
15:04concrètement,
15:05je pense que ça m'a vraiment
15:06fait bouger dans les postures
15:07et avoir changé de lunettes,
15:09comme on dit
15:09sur ces questions-là.
15:11Et je me suis rendue compte
15:13quand on parlait
15:13écriture inclusive,
15:14pour beaucoup de personnes,
15:15c'était forcément
15:16le point médian.
15:17Et en fait,
15:18comme l'a bien
15:18expliqué, Manon,
15:19il y a plein d'autres façons
15:20de faire.
15:21Et déjà,
15:21moi,
15:22ce que je m'attèle vraiment
15:23de plus en plus à faire,
15:24c'est d'utiliser,
15:25de dire les enseignants
15:26et les enseignantes,
15:27par exemple,
15:28les étudiants
15:29et les étudiantes,
15:30de chercher des termes
15:31épicènes
15:31qui permettent vraiment
15:33d'avoir le sentiment
15:34que tout le monde
15:35est inclus.
15:36Dans les présentations,
15:37à l'oral,
15:38ça passe à l'écrit,
15:39mais aussi à l'oral,
15:40le fait de dire
15:41je constate que
15:42de plus en plus
15:42de collègues l'utilisent
15:43et je trouve ça très…
15:46Du coup,
15:46je me sens beaucoup
15:47plus inclus
15:48en tant que femme
15:49quand j'entends
15:49« bonjour à toutes
15:50et à tous ».
15:51Quand on dit
15:52« bonjour à tous »,
15:52un de mes enfants,
15:53un jour,
15:53me dit « mais maman,
15:54pourquoi on ne dit pas
15:55bonjour à tous ?
15:56C'est bon,
15:56il y a tout le monde ».
15:57Et de dire
15:58« d'accord,
15:58on va faire l'inverse ».
15:59Maintenant,
15:59on va dire
16:00« bonjour à toutes »
16:00et on va dire
16:01que le féminin est neutre.
16:03Donc,
16:03faisons l'expérience
16:04ou dans des collectifs
16:05où il y a plus de femmes,
16:06je me dis peut-être
16:07que pour faire avancer
16:08les choses,
16:08un jour,
16:09il faudrait se dire
16:09« on va tout mettre
16:10au féminin ».
16:11On va dire
16:11qu'une journée,
16:12le féminin est neutre
16:13pour voir
16:14ce que ça provoque
16:17autant pour les femmes
16:18que pour les hommes
16:19d'ailleurs.
16:19Comme l'a bien dit Manon,
16:20on a des images
16:21qui se créent
16:21selon la façon
16:23dont c'est dit
16:24et que ça peut contribuer
16:26aussi à une meilleure…
16:28à la question
16:30de l'égalité
16:31femmes-hommes
16:32au sens large.
16:34Voilà
16:35ce dont je voulais témoigner
16:37et du coup,
16:38remercier Manon aussi
16:39pour cette prise de recul
16:40qui personnellement
16:42m'a beaucoup ouvert les yeux.
16:44Très bien,
16:45merci beaucoup Christine
16:46pour ce témoignage
16:47très engagé
16:48dans ce que tu crois.
16:50Sabrina,
16:52tu voulais toi
16:52nous expliquer
16:54un peu comment
16:54le langage égalitaire
16:56et mon discriminant
16:57est entrevu
16:58dans ta structure.
16:59Alors,
17:00je te laisse la parole
17:01pour nous faire part
17:02de tes témoignages.
17:04Bonjour à toutes et tous.
17:06Je suis également
17:08comme Christine
17:08référente
17:09égalité-diversité
17:10mais je suis également
17:11responsable
17:11de la communication.
17:13Donc,
17:14les écrits
17:14nous impactent
17:16tous au quotidien
17:17et notamment
17:18dans mon métier.
17:19En fait,
17:20à Inrae,
17:20comme Laurence
17:22a présenté,
17:23la circulaire
17:24a évidemment
17:25très vite
17:26été prise en compte
17:27et puis
17:28des choix
17:29ont été faits
17:30en fonction aussi
17:31de l'activité
17:32générale
17:33qu'on peut mener
17:34et de là
17:36a découlé
17:36la rédaction
17:38d'une notice
17:39pour l'utilisation
17:40d'une écriture
17:41qu'on appelait
17:42une écriture
17:42respectueuse
17:43des gens.
17:44Donc,
17:44on a déjà
17:44fâche
17:45ni mi-inclusif
17:46ni mi-égalitaire
17:50avec des choix
17:51qui évoluent
17:52aussi en fonction
17:53des recherches
17:55qui sont menées.
17:56Manon a effectivement
17:57parlé de cette notion
17:58du handicap.
18:00Il y a des choix
18:00qui avaient été faits
18:01en lien avec
18:02la perception
18:03des personnes handicapées
18:04qui peuvent effectivement
18:05évoluer.
18:06Donc,
18:06c'est des choses
18:06sur lesquelles
18:07on est attentif
18:09en fonction
18:10de l'évolution
18:11du regard
18:11de la société
18:12et des recherches
18:13qui sont menées.
18:14Et un autre point
18:15qui est aussi important,
18:17pour sortir
18:18de l'écriture
18:21à proprement parler,
18:22c'est aussi
18:22du choix
18:23qu'on va faire
18:24de représenter
18:24des hommes
18:25et des femmes
18:25dans tout ce
18:26qu'on va promouvoir.
18:29Donc,
18:29des portraits,
18:29on essaie d'en faire
18:30autant de femmes
18:31que d'hommes.
18:33On va aussi,
18:34comme dit Christine,
18:35toujours mal directeur,
18:36directrice d'unité.
18:38Et au-delà
18:39de tout ce qu'on écrit,
18:40il y a également
18:40la façon
18:41dont on parle,
18:42donc plus dans le langage.
18:45Et ça,
18:45c'est aussi un travail
18:46de longue haleine
18:47qui est porté
18:48par les référents
18:48d'égalité et diversité,
18:49donc par notre DRH
18:51au plus haut
18:52du top management
18:53et par nos présidents
18:55de centres
18:55dans le territoire
18:56qui vont porter
18:57aussi les messages.
18:58Bonjour à toutes
18:59et tous,
19:00ça paraît évident,
19:00mais ça ne l'est pas
19:01forcément.
19:03Et c'est aussi
19:04quand ces personnes-là
19:05vont porter ces messages-là
19:06que ça peut
19:08ancrer
19:09auprès des agents.
19:11Et donc,
19:11nous,
19:11on a tous
19:12ce travail
19:12de sensibilisation
19:13de fonds
19:14qu'on essaye
19:14de mener
19:16au quotidien
19:17pour
19:20que ça
19:21soit plus marqué.
19:22Et moi,
19:23ce que j'essaye
19:24de dire aussi
19:24à mes collègues,
19:25c'est faites aussi
19:26attention au public
19:27que vous avez devant vous.
19:28Peut-être qu'en réunion
19:29des directeurs
19:30et directrices
19:30d'unité
19:31ou en réunion
19:32des responsables
19:33d'équipe,
19:34il y a moins besoin
19:35d'être attentif à ça
19:36parce qu'on se connaît
19:37un peu mieux.
19:37Mais par contre,
19:38quand on est devant
19:39un public
19:39peut-être
19:40de visiteurs
19:42et de visiteuses,
19:43eh bien,
19:44si on va parler
19:45dans le cadre
19:45de l'année 2026
19:46du pastoralisme
19:47du métier de berger,
19:48on va essayer
19:49de parler du métier
19:50de berger
19:50et de bergère.
19:52Donc,
19:52c'est aussi comme ça
19:53que j'essaye
19:54d'amener les choses
19:55auprès de mon collectif.
19:59Merci beaucoup.
20:00Christine,
20:01Sabrina,
20:02j'avais une petite question
20:03parce qu'on a pris
20:04un petit peu de retard.
20:05À titre individuel,
20:06vous en êtes tout
20:07par rapport
20:07à cette question
20:07du langage non discriminant.
20:09Est-ce que vous voulez
20:10nous faire part
20:10d'une petite réflexion
20:11là-dessus ?
20:14Moi,
20:14j'ai déjà,
20:15je pense,
20:15bien témoigné
20:17de mes avancées,
20:18donc rien de plus
20:18à ajouter.
20:20Moi,
20:20je me sens peut-être
20:21un peu moins avancée
20:22que Christine.
20:23Je le vois
20:23dans nos échanges.
20:25Justement,
20:26je me nourris
20:26des échanges
20:27avec Christine
20:27pour essayer aussi
20:28d'avancer
20:29et des rendez-vous
20:30comme celui-là.
20:31Après,
20:31voilà,
20:32moi,
20:32ce que je disais,
20:33mon point fort,
20:34mon point que j'essaye
20:35d'améliorer,
20:36c'est en fonction
20:37du public,
20:37que j'ai aussi
20:38en face de moi.
20:39Je vais y être
20:40plus attentive
20:41peut-être si je suis
20:42devant un public externe
20:43qu'avec mes collègues
20:44de proximité
20:45ou de mon équipe.
20:47Merci.
20:48Et en tant que référentes,
20:49puisque vous êtes
20:51toutes les deux référentes,
20:53comment vous essayez
20:55de faire avancer
20:55au quotidien ce sujet
20:57dans vos structures
20:57et ou auprès
20:58de votre communauté
20:59de collègues ?
21:02En montrant l'exemple,
21:06c'est très, très important.
21:07Donc,
21:08y être attentif
21:09soi-même,
21:09je pense que c'est vraiment
21:12la première démarche
21:13à avoir.
21:14Donc,
21:15c'est de la rigueur,
21:15en fait,
21:16comme dans beaucoup de choses
21:16qu'on veut faire évoluer,
21:19la rigueur,
21:20de l'attention.
21:22Et puis,
21:23moi,
21:23je crois beaucoup au sens
21:24d'où l'intérêt
21:25de ce quart d'heure égalité
21:27et de la prise de recul
21:29qu'a pu apporter Manon
21:30à travers les différents
21:31travaux de recherche
21:32qui ont été menés.
21:34Et puis,
21:35l'étape d'après,
21:36dans notre prochain plan égalité,
21:38ce serait de…
21:38Je voudrais qu'on fasse avancer
21:40l'idée d'une charte interne
21:42comme ça a pu être fait
21:43à l'UCA,
21:43adaptée pour que,
21:44dans le respect,
21:45bien sûr,
21:46de la circulaire ministérielle,
21:48mais voir comment on peut
21:49avancer collectivement
21:50en embarquant les personnes
21:53sur ce sujet.
21:55Très bien.
21:56Ce que je trouve intéressant
21:57dans les présentations
21:58comme Manon,
21:58c'est qu'il y a une bibliothèque
22:00qui est très riche
22:01et ça, typiquement,
22:02on va le rediffuser derrière
22:03et dans un institut de recherche
22:05comme le nôtre,
22:05on sait que les gens,
22:06ils sont sensibles
22:07et ça contribue aussi
22:08à faire avancer les choses.
22:11Oui,
22:12merci de cette précision.
22:15Écoutez,
22:15maintenant,
22:15c'est le temps
22:16de questions-réponses
22:18ou d'échanges avec vous,
22:19avec vous toutes,
22:20et vous tous...
22:21Oui,
22:22vas-y maintenant.
22:22Je veux dire quelque chose,
22:23mais parce qu'on parle
22:24de la biblio
22:24et tout à l'heure,
22:25Christine parlait juste
22:26de s'amuser à une journée
22:27de tout féminiser.
22:28J'ai juste pensé
22:29en l'entendant,
22:30du coup,
22:30il y a un livre
22:31qui s'appelle
22:31Le chronique au pays des mers
22:33d'Elisabeth Vonaberg
22:36et qui est le choix
22:37fait exprès
22:38de tout féminiser.
22:39Du coup,
22:40c'est très intéressant
22:40de le lire
22:41parce que je crois
22:42que c'est la moitié du livre
22:42qu'on se rend compte
22:43qu'il y a des hommes
22:43à des endroits
22:44qu'on ne les avait pas du tout vus.
22:45C'est plus...
22:46Si on n'est pas à l'aise
22:47avec la littérature scientifique,
22:49il y a d'autres littératures
22:50qui existent.
22:51C'était juste pour faire de la pub.
22:53Merci pour cette précision
22:54de littérature,
22:54de vulgarisation.
22:55C'est important,
22:56effectivement,
22:56aussi d'en avoir.
22:57Du coup,
22:58je propose ce temps d'échange
23:00avec celles et ceux
23:02qui sont encore connectés.
23:04Manon nous donne
23:06dans le chat
23:06le titre du livre
23:08Chronique au pays des mers
23:09d'Elisabeth Vonaberg.
23:13Pardon,
23:13je n'ai pas tout à fait
23:14mes notes.
23:15Est-ce que quelqu'un
23:15veut apporter son témoignage,
23:17ses réactions ?
23:17Qu'est-ce que ça vous inspire
23:18ce sujet du langage égalitaire ?
23:21N'hésitez pas
23:21à prendre la parole.
23:32Brilleux.
23:33Il y a Brilleux
23:34qui a levé la main.
23:35Vas-y, Brilleux.
23:40Est-ce que vous m'entendez ?
23:41Je suis désolé,
23:42la caméra ne marche pas.
23:44Oui,
23:46je voulais juste rebondir
23:47sur ce qui a été dit avant.
23:50Comme je voulais préciser,
23:51je pense que c'est vraiment
23:51important d'amener des sources
23:53parce que je pense
23:54que c'est un débat,
23:55je pense un peu
23:55ce que Manon disait,
23:57il y a un côté vraiment
23:58très politisé finalement.
24:00Et je pense que
24:01c'est vrai que
24:04sur la langue inclusive,
24:06il y a ce côté vraiment
24:08politique
24:09qui est mis en avant
24:10en général.
24:11Et finalement,
24:12amener
24:14cette démarche scientifique
24:15très objective,
24:18ça aide probablement
24:20à avancer
24:20pour un certain nombre
24:22de personnes,
24:22surtout,
24:23comme on disait,
24:24dans un milieu scientifique
24:25comme les nôtres,
24:27ça permet d'amener
24:28le recul
24:28et de ne pas dire
24:29bon, ça c'est
24:30encore une idée
24:31de gauche.
24:34Ou quelque chose comme ça.
24:35Je pense que c'est des messages
24:36qu'on peut souvent entendre.
24:38Et donc,
24:38le fait d'apporter
24:40ce socle scientifique,
24:43j'imagine que c'est
24:44vraiment fort.
24:47Merci Brilleux
24:48pour ce témoignage
24:49et pour cette
24:51soulignée qu'il faut
24:52prendre de la hauteur
24:53à travers les travaux
24:54scientifiques.
24:54C'est important.
24:55Je vois qu'on nous demande
24:56les liens des références
24:57présentées.
24:58Emeline demande dans le chat
24:59les liens des références
25:01présentées.
25:02Je pense qu'on les enverra
25:04ou si Manon,
25:05tu as moyen
25:06de nous enverra.
25:07En tout cas,
25:08sinon on vous les refera suivre.
25:09Est-ce qu'il y a d'autres
25:11personnes qui souhaitent témoigner ?
25:12Oui, vas-y.
25:15Ah non, pour moi ?
25:16Non, les liens,
25:17le diapo,
25:18je pense qu'il sera diffusé.
25:19Après, je pense qu'en tapant
25:23les noms sur Internet,
25:25alors après,
25:25peut-être qu'il faut avoir
25:26des accès Kern ou autre
25:27pour les avoir.
25:28Je ne sais pas
25:28si c'est accessible
25:29à tout le monde.
25:31Il y en a,
25:32c'est des livres,
25:33du coup,
25:35qui sont en bibliothèque.
25:38Ok, on regarde.
25:40Pardon ?
25:42Vas-y, Christine.
25:43Avec Agrosub,
25:44je le mettrai
25:44sur le PowerPoint
25:45sur l'intranet
25:46et l'enregistrement aussi
25:47sera accessible.
25:50Parfait.
25:53Alors,
25:54je vois que Samuel
25:55est en train d'écrire,
25:57mais je n'ai pas...
25:58Ah, ça y est.
25:58pour l'approche vulgarisée,
26:00vous pouvez également lire
26:01« Le bel au bois dormant »
26:03de Carrie Fanceman
26:06et Jonathan Plaquette.
26:07Merci, Samuel,
26:08pour cette précision
26:11de littérature vulgarisée.
26:13Est-ce que c'est propre
26:16à vraiment que vos...
26:17J'allais dire,
26:18c'est vraiment
26:18« Le bel au bois dormant »,
26:20c'est accessible
26:21pour les enfants aussi,
26:22j'imagine,
26:23ou pas du tout,
26:23Samuel ?
26:26Oui,
26:27me répond-il.
26:28Super.
26:30Très bien.
26:31Écoutez,
26:33s'il n'y a pas plus
26:34de réactions
26:35sur le sujet,
26:36j'ai envie aussi
26:37de vous poser
26:37une dernière question.
26:38C'est quels sont
26:39les sujets
26:39que vous aimeriez
26:40qu'on aborde
26:40sur le prochain
26:41Gardeur Égalité
26:42qui aura lieu
26:42certainement en automne
26:43maintenant ?
26:44Nous-mêmes,
26:45on n'est pas en manque
26:47et en reste d'idées,
26:48mais pour autant,
26:49s'il y a des sujets
26:50qui vous tiennent
26:50un peu plus à cœur
26:51ou si vous voulez
26:52qu'on creuse un peu la question,
26:54n'hésitez pas
26:54à nous faire
26:54des propositions
26:55dans le chat
26:56et on se chargera
26:58de voir
26:59si on peut apporter
26:59des éléments
27:00à ce sujet.
27:02C'est vrai
27:03que ça fait
27:03deux sujets
27:04qu'on traite
27:04autour du sexisme.
27:07Peut-être
27:07qu'on va réfléchir
27:10sur d'autres sujets,
27:10mais Viviane
27:11a levé la main.
27:12Viviane ?
27:15Oui,
27:16vous m'entendez ?
27:17Bien sûr.
27:18Oui.
27:19Alors,
27:19moi,
27:19j'ai une question
27:20par rapport
27:21à la...
27:22Comment dire ?
27:23à l'articulation
27:25avec l'orthographe
27:26sur un texte long.
27:31J'essaye de mettre
27:32ma caméra...
27:33Oui,
27:33ça a marché.
27:35sur un texte long,
27:37dès qu'on commence
27:38à écrire
27:38avec de l'écriture
27:40inclusive,
27:42ça peut devenir
27:43très vite
27:44incompréhensif
27:44ou très difficile
27:46à lire,
27:47en fait,
27:47parce qu'il ne suffit
27:49pas de dire
27:49les ingénieurs
27:50point médian
27:52E,
27:52S,
27:53après,
27:54il y a le verbe,
27:54il y a le complément.
27:55Et alors,
27:56est-ce qu'on
27:57met tout
27:58en écriture
27:58inclusive
27:59et ça devient
28:00tout de suite
28:01un casse-tête
28:01et du coup,
28:02on voit des...
28:03Moi,
28:04je vois passer
28:04plein de choses
28:04truffées de fautes.
28:07Et comment on articule
28:08ça ?
28:09Et est-ce qu'on se dit
28:09tant pis pour l'orthographe,
28:10finalement,
28:11c'est inclusif
28:11ou est-ce qu'on,
28:13sur des textes
28:14un petit peu
28:14qui sont amenés
28:15à être diffusés
28:17largement
28:17à nos étudiants,
28:18par exemple,
28:19est-ce qu'on fait
28:20l'impasse
28:21de l'orthographe
28:22pour mettre
28:23de l'inclusif
28:24ou pas ?
28:28Alors,
28:29qui souhaite
28:31apporter des éléments
28:31réponses ?
28:32Dans un monde idéal,
28:33les deux devraient être liés.
28:38Il y a
28:41déjà une proposition
28:43d'outil
28:43qui avait été
28:45soulignée
28:45par Manon
28:46dans sa présentation,
28:50que ce soit
28:51les termes épicènes
28:52ou que ce soit
28:53effectivement
28:53autre chose.
28:54Après,
28:54moi,
28:54je...
28:55je ne suis pas spécialiste
28:56du sujet,
28:56donc si quelqu'un d'autre,
28:58Manon,
28:58peut-être...
29:00Je peux juste dire,
29:01moi,
29:01les choix que j'ai faits
29:03là-dessus,
29:03c'est du coup,
29:04effectivement,
29:05le fait déjà
29:05de rechercher
29:06au maximum
29:07des termes épicènes,
29:09ça résout la question
29:10de l'accord
29:10parce qu'on s'accorde
29:11avec le terme épicène.
29:14quand il faut,
29:15quand il faut,
29:15je mets les enseignants,
29:18les enseignantes
29:19sur un texte
29:20qui peut être amené
29:21à être diffusé,
29:22c'est de réfléchir
29:23l'accord
29:23avec le nom
29:24le plus proche
29:25ou de mettre
29:27le point médian,
29:28mais du coup,
29:28pareil,
29:28je vais essayer
29:29de trouver des solutions
29:30pour éviter au maximum
29:32le point médian
29:33pour ne pas alourdir.
29:34Enfin,
29:34moi,
29:34c'est les choix
29:34que je fais
29:36et il y a des fois
29:36où du coup,
29:37j'accorde le pronom
29:38quand c'est les écrits
29:41où je peux,
29:41voilà,
29:42selon les situations,
29:43je vais essayer
29:43de garder
29:45de la lisibilité
29:46au texte
29:47tout en donnant
29:48cette dimension
29:51non discriminante
29:51autant que possible.
29:52Mais c'est vrai
29:52qu'il y a des fois,
29:53ce n'est pas simple.
29:56Du coup,
29:57comme disait Christine
29:58tout à l'heure,
29:58elle va réfléchir
29:59à l'idée d'une charte.
30:00Déjà,
30:00de poser les choses,
30:01ça permet un petit peu
30:02d'avoir quelque chose
30:03à se référer.
30:04Et quand j'étais
30:05à l'Université Lyon 2,
30:07la problématique
30:08des enseignants
30:08et des enseignantes,
30:09ce n'était pas tant
30:10comment est-ce qu'on gère ça,
30:11c'était plutôt
30:12comment est-ce qu'on gère
30:12l'alternance
30:14dans les différentes
30:15formes d'écriture inclusive
30:16où d'un coup,
30:17on utilise le point médian
30:18puis après,
30:18on part sur une barre oblique.
30:21Enfin,
30:21voilà,
30:21toutes ces choses-là.
30:22Et en fait,
30:22la règle qui avait été décidée
30:24au sein de l'université,
30:25ça avait été plutôt
30:26de demander
30:26aux étudiants et étudiantes
30:27quand ils rendaient
30:28des rendus,
30:29notamment les mémoires,
30:31parce que,
30:32je l'ai montré,
30:33mais il y a
30:34la littérature qui montre
30:35que la charge cognitive,
30:37elle est temporelle,
30:37mais si ça alterne tout le temps,
30:39c'est un petit peu difficile.
30:40Et du coup,
30:41en amont,
30:42les premières pages
30:43des mémoires,
30:44là où il y a les tableaux
30:45des différentes figures
30:46et tout,
30:47c'était de venir écrire
30:48un protocole d'écriture.
30:49Enfin, voilà,
30:49essayer de préciser,
30:50en fait,
30:51comment est-ce qu'on va
30:51venir écrire
30:52pour venir marquer
30:53et de le justifier.
30:55Donc,
30:55il y avait ça
30:55qui était en place
30:56à Lyon 2 là-dessus.
31:00Et ouais,
31:01je crois que j'ai eu
31:02une autre idée,
31:02mais elle est partie.
31:03Ah oui,
31:04ce que je voulais dire
31:05quand j'étais du coup
31:06chargée d'enseignement,
31:07là,
31:07avec Agro,
31:09que du coup,
31:09en compta-gestion,
31:11donc,
31:11je pensais mes cours,
31:12justement,
31:14en écriture inclusive,
31:15enfin,
31:16même dans mon discours aussi.
31:17Mais du coup,
31:18je faisais par contre
31:18une petite diapo
31:19au préalable,
31:21en tout début,
31:22de module
31:24pour venir expliquer
31:25que,
31:26OK,
31:26je vais faire cet effort-là
31:27et d'utiliser
31:28des prénoms
31:29des agriculteurs
31:30ou des agricultrices
31:30avec des prénoms
31:31non genrés,
31:32parce qu'il y a beaucoup
31:32d'exemples en compta,
31:33mais que ce n'était pas non plus
31:34pour invisibiliser
31:35que la comptabilité
31:36est un travail
31:36qui restait très genré,
31:37très féminin
31:38sur les exploitations
31:38et qu'il y avait
31:39tous ces enjeux-là
31:40qui se jouaient.
31:41Voilà,
31:41donc,
31:41je leur disais
31:42j'utilise cette écriture-là,
31:43mais ce n'est pas
31:43pour venir masquer
31:44des réalités aussi.
31:46Voilà,
31:46j'avais besoin de le dire
31:48pour...
31:53Merci pour ce témoignage
31:55et ces pistes
31:56d'inspiration
31:57pour trouver
31:58à chacun
31:58ce qui peut
32:01mieux lui répondre.
32:03Il y a quelques petites parasites
32:05sur certains micros.
32:06Eh bien,
32:07écoutez,
32:08s'il n'y a plus
32:09de réflexions,
32:10de remarques,
32:11de suggestions,
32:13de propositions,
32:14je vous remercie
32:16en tout cas
32:17à relever la main.
32:19Brieux,
32:19on t'écoute.
32:20Oui,
32:21merci beaucoup.
32:22Par rapport
32:23aux propositions d'idées,
32:24il y a un sujet
32:25qui m'a beaucoup marqué,
32:27c'est l'intersectionnalité
32:29des luttes.
32:30C'est le fait
32:31d'être à mi-chemin
32:33entre plusieurs discriminations,
32:35c'est vraiment un sujet
32:36que je ne connaissais pas encore
32:38il y a quelques années
32:38et qui pourtant
32:39est très marqué.
32:43C'est-à-dire que
32:43quand on subit
32:44deux discriminations
32:45en même temps,
32:45ce n'est pas
32:46une addition,
32:46c'est plus une multiplication,
32:48on va dire.
32:49Et donc,
32:50je pense que c'est un truc
32:50dont on parle rarement,
32:52parce qu'en général,
32:52on traite chaque discrimination
32:54de manière assez isolée.
32:58Et voilà,
32:59donc ça peut être
32:59une proposition
33:00si jamais il manquait.
33:01En tout cas,
33:02moi,
33:02ça m'avait beaucoup marqué.
33:06Merci pour cette proposition.
33:12Est-ce qu'il y a
33:13des interventions
33:14de dernière minute ?
33:22Merci à toutes et à tous
33:24d'avoir été présents
33:26pour ce deuxième quart d'heure
33:28de l'égalité.
33:29Donc,
33:30on continuera
33:30de vous proposer
33:31des rendez-vous
33:31comme ça.
33:33Et puis,
33:34je remercie chaleureusement
33:36Manon
33:36pour sa présentation,
33:38ainsi que Laurence
33:39et puis Sabrina
33:39et Christine
33:40pour leur témoignage.
33:41et on vous donne
33:42rendez-vous
33:44à l'automne
33:45après un été
33:46qu'on vous souhaite
33:47heureux
33:48et ensoleillé.
33:49À bientôt !
33:51Au revoir !
33:53Au revoir !
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