- il y a 2 jours
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00:00Bonjour, on va vous présenter une matinale qui va être un petit peu originale aujourd'hui,
00:06puisque ce sera une matinale sur le Mercosur,
00:08qui est quand même pas une matinale de la DRAF, c'est quand même pas un sujet régional,
00:11donc c'est un engageur quand même de parler d'un sujet national,
00:15et surtout international, dans une matinale de la DRAF.
00:18Donc je vais faire une introduction,
00:21parce que je voudrais vraiment que ce soit une partie assez courte,
00:24mais à partir d'un travail qui a été fait par le CEP,
00:27le Centre d'études et de prospectives du ministère,
00:28on leur avait demandé, le collectif Descrise, via la mission mutualisation,
00:34comment on a été interrogé au niveau régional sur le Mercosur,
00:37et qu'on ne savait pas trop quoi répondre,
00:39qu'ils nous fassent des éléments de langage,
00:43des éléments de présentation, d'analyse de l'impact potentiel du Mercosur.
00:48Ce qu'ils ont fait, malheureusement pour nous,
00:50ils ont fait une note très intéressante,
00:53que je pourrais vous faire passer après,
00:54mais qui fait plusieurs pages et qui est quand même assez difficile
00:58à comprendre, et surtout pas de visuel de présentation.
01:02Donc on leur a demandé s'ils pouvaient nous faire un diaporama,
01:05ils ont dit qu'ils n'avaient pas le temps de faire ça,
01:08par contre ils nous ont accompagnés pour faire un diaporama à partir de l'IA.
01:13Donc il y a un premier élément d'innovation que vous allez avoir,
01:16c'est cette introduction va être faite sur la base d'un diaporama préparé par l'IA,
01:20mais encadré par le CEP qui a validé les éléments qui étaient sortis par l'IA.
01:24Donc c'est avec Notebook et l'EM pour les connaisseurs.
01:27Et pour information, le gros avantage, c'est que le diaporama est sorti en cinq minutes.
01:33Par contre, il a fallu quand même plusieurs allers-retours avec le CEP
01:37pour valider ce qu'il a fait et faire retourner l'IA,
01:40parce qu'ils disaient un peu des bêtises à des moments.
01:44Donc voilà, je vais essayer de le faire en…
01:48on a prévu une demi-heure, moi je vais essayer de tenir en 20 minutes,
01:52si possible, elle est assez vite.
01:53Et ce que je vous propose du coup, c'est que s'il y a des questions,
01:56d'abord je ne suis pas sûr de pouvoir répondre à vos questions,
01:59ce que je ferai, d'ailleurs Marine qui à mes côtés aura peut-être en plus d'éléments
02:02pour répondre et peut-être que collectivement d'autres auront des réponses.
02:05Donc je vous propose de garder les questions plutôt à la fin de cette présentation introductive
02:09pour ne pas qu'on aille assez rapidement,
02:13parce que je voudrais vraiment laisser la place ensuite à Marine Colly
02:16qui nous fait le plaisir de participer à cette matinale.
02:18C'est une première, d'avoir une matinale avec une intervention extérieure.
02:22Elle se présentera tout à l'heure, je pense que c'est déjà…
02:25Mon présentation est intéressant et surtout elle nous fera prendre un peu de hauteur
02:29par rapport à cet accord du Mercosur, à ses impacts potentiels,
02:36en parlant de bouquins qu'elle a écrits récemment et sans IA, certifiés sans IA.
02:45Et voilà, je ne dévoile pas le sujet, de son, vous avez déjà vu un menu
02:49qui j'espère vous a mis un petit peu en appétit.
02:53Donc il vous parlera de ces éléments-là.
02:55Donc je voudrais garder plus de place pour ça.
02:58Donc du coup, je ne perds pas plus de temps et je vous présente du coup
03:02des impacts potentiels de l'accord du livre-échange entre l'Union européenne
03:06et le Mercosur, préparés par le CEP et mis en forme par l'IA.
03:11Moi, j'ai juste fait le go-between dans tout cela.
03:18Est-ce que j'arrive à dérouler le diable ?
03:22On va avoir huit points mais qui vont passer assez vite.
03:24Donc une présentation générale, l'aperçu général des impacts de l'accord
03:28de livre-échange, les impacts pour les différentes filières,
03:30donc viande bovine, viande de volaille, sucre et éthanol,
03:35produits laitiers, il y a 20, et puis des conséquences réglementaires.
03:39Et puis il y aura un petit bonus, deux diapos supplémentaires
03:41qu'a préparé le CEP pour aller plus loin.
03:45Donc il y a un petit neuf pour aller plus loin.
03:50Présentation générale, on est sur une asymétrie structurelle.
03:52Donc d'abord, ce qui est fait, la note qu'a écrite le CEP,
03:56c'est à partir d'une revue des différentes, ils n'ont pas créé quelque chose de même,
03:59ils sont partis de la revue des différents rapports qui ont été produits sur le sujet,
04:04en particulier le rapport AMBEC, qui est vraiment un rapport de référence
04:07des événements sur le sujet, mais ils ont aussi exploré d'autres rapports.
04:14Et ce qui est important, c'est que les conclusions sont bien validées par le CEP.
04:18En fait, il a puisé dans ce rapport des éléments qui sont vraiment pleinement d'actualité pour 2026.
04:25Puisque le rapport, il date de 2020, l'accord de libre-échange, il a été signé fin 2025
04:31pour une mise en œuvre à partir de 2026, provisoire d'ailleurs, à partir de 2026.
04:39Et donc c'est pleinement validé.
04:40Ce qui se passe, c'est qu'on est vraiment sur un accord de libéralisation importante,
04:44donc 85% des lignes tarifaires côté Mercosur, 90% des lignes tarifaires côté Union européenne.
04:53Donc c'est un accord de libre-échange, une libéralisation forte.
04:59Et surtout, ce qui est noté, c'est que c'est asymétrique,
05:01c'est-à-dire que côté Union européenne, il y a un gros intérêt à exporter,
05:06libéralisation sur les biens industriels.
05:08Et le côté Mercosur, c'est les produits agricoles qui sont,
05:13l'intérêt pour le Mercosur, c'est l'exportation de produits agricoles.
05:16Donc la libération des lignes, je vais favoriser les exportations majoritaires,
05:20produits agricoles pour le Mercosur et biens industriels pour l'Union européenne.
05:26Une fois qu'on a dit ça, c'est 85-90% des lignes tarifaires.
05:31Après, il faut voir l'impact en termes macroéconomiques.
05:34Finalement, les gains sont relativement limités.
05:38Alors on parle en milliards d'euros, 15 à 20 milliards d'euros de gains pour l'Union européenne,
05:4310 à 15 milliards d'euros pour le Mercosur.
05:46Après, quand on compare, quand on voit le gain en termes de PIB,
05:50alors c'est toujours très compliqué à estimer,
05:52mais on dit que c'est de l'ordre de 0,1% de gains de PIB pour l'Union
05:56européenne
05:57et entre 0,1% et 0,7% pour le Mercosur.
06:02Par contre, côté Union européenne, il y a des filières qui sont sensibles
06:08et donc qui sont exclues de la libéralisation totale.
06:10Ça ne veut pas dire qu'elles ne vont pas être libéralisées,
06:12mais elles ne seront pas libéralisées comme les 85-90% des lignes tarifaires
06:16qu'on a vues tout à l'heure.
06:17Donc c'est la viande bovine, la viande porcine, la volaille,
06:22le sucre, l'éthanol, le miel et les produits laitiers.
06:25Et donc pour ces filières sensibles, l'ouverture de marché ne se fait pas
06:28par une suppression de droits de douane, mais par des contingents d'importation,
06:32donc des quotas.
06:36Donc on passe sur la filière bovine.
06:39Donc on a une évolution du coût des contingents.
06:41Ce n'est pas une baisse des lignes tarifaires, mais c'est des droits,
06:45mais c'est des contingents.
06:47Donc les principaux contingents d'importation en 2020 avec le Mercosur,
06:51qui existent en 2020.
06:52Donc il y a le panel hormones, c'est lié à des accords anciens
06:56avec les États-Unis, en particulier sur le bœuf aux hormones,
07:00l'imitation du bœuf aux hormones.
07:01Et donc ce quota ancien, c'est pour les animaux de moins de 30 mois
07:05finis en part d'engraissement.
07:07Et donc on a un quota de 58 kilotonnes équivalent carcasse,
07:14donc à droit à 0%.
07:15On a aussi un quota Hilton, alors je ne sais plus d'où il vient,
07:19mais c'est un autre quota qui était attribué pour les jeunes bovins
07:23finis à l'herbe en provenance du pays du Mercosur.
07:25Et donc on a 87 kilotonnes équivalent carcasse à 3 à 20%.
07:30Les contingents ONC pour la viande congelée et pour la viande pour transformation.
07:36Et donc ça, ça existe en 2020.
07:39Et les modifications avec l'accord, c'est des droits à 0% pour le quota Hilton et un contingent
07:45supplémentaire de 99 kilotonnes équivalent carcasse à 3 réduits, 7,5%.
07:52Impact potentiel, augmentation prévue des importations de plus 30 à plus 60%,
07:57donc représentant 50 à 98 kilotonnes équivalent carcasse.
08:02Donc on peut dire que c'est conséquent, mais en même temps, il faut mettre en regard
08:05la consommation de l'Union européenne qui est de 6 500 kilotonnes équivalent carcasse.
08:09Donc le volume supplémentaire reste faible en valeur relative,
08:13environ 1% de la consommation de l'Union européenne.
08:15Je ne sais pas si vous avez vu, on disait que ça fait juste un steak par an
08:20que le consommateur va consommer qui vient des pays du Mercosur.
08:24Donc on dit que ce n'est vraiment pas grand-chose.
08:26Mais attention parce que le risque, il est surtout qualitatif.
08:30Et là, c'est quand même la prouesse de l'IA, c'est elle qui a inventé,
08:33qui a trouvé l'illustration qui est quand même assez parlante, je trouve.
08:37En fait, le sujet, c'est qu'on a les exportations d'Uberco-sur,
08:42il faut voir ça dans un contexte mondial, mondialisé.
08:45Et en fait, les avants des animaux partent vers la Chine
08:49et c'est des avants transformés en viande hachée.
08:53Et ce qui serait destiné à l'Union européenne, ça serait l'ailoyau.
08:58Donc toutes les pièces nobles, l'arrière des vaches.
09:02Et donc on aurait une concentration.
09:04Et donc là, ça concerne 24% de part du marché contre le Mercosur
09:10et concerné sur le segment de l'ailoyau, contre 12% aujourd'hui.
09:15Et donc là, vous voyez, ça fait un doublement de la part.
09:17Et cette concentration entre les produits à forte valeur ajoutée
09:21pourrait entraîner une diminution des prix de la viande bovine
09:24dans l'Union européenne et une plus forte volatilité.
09:27Et en particulier, alors là, je parle un peu sous contrôle de marine,
09:32mais je pense que ces pièces nobles,
09:34on ne va pas forcément les voir directement dans nos rayons de supermarchés,
09:37mais elles vont surtout transiter par la restauration hors domicile.
09:40Et souvent, des restaurants qui sont spécialisés sur la restauration de viande,
09:47souvent qui jouent sur la quantité plutôt que sur la qualité,
09:51en disant, vous avez un gros morceau, un beau steak, une grande quantité.
09:55Et ils ne sont pas très regardants sur l'origine de la viande.
09:59Au contraire, ils sont regardants pour trouver les prix les plus bas.
10:02Alors, il y a volaille, je vais essayer d'accélérer un petit peu,
10:06des volumes, bon, volume et écart de production actuellement.
10:12Donc, les importations actuelles viennent du Brésil,
10:16443 pilotons équivalents carcasses.
10:18Et on aurait plus, donc 22% d'augmentation avec l'accord d'exportation
10:24vers l'Union européenne.
10:25Avec un point de vigilance, le Brésil est déjà le premier exportateur
10:29vers l'Union européenne avec la Thaïlande et des écarts substantiels
10:33de normes de production sur la densité dans les élevages,
10:35le recours aux antibiotiques et le bien-être animal.
10:40Sucre et éthanol, donc là aussi une ouverture sous contingent.
10:44En fait, on a déjà une ouverture.
10:47Le Brésil exporte, donc c'est 180 000 tonnes,
10:51donc les droits sont supprimés pour le Brésil.
10:53Le sujet, il est plus, enfin, il y a un sujet aussi côté Paraguay
10:58avec 10 000 tonnes, mais concernant le sucre bio.
11:02Et là, il serait soumis à concurrence avec un nouveau quota à 0%.
11:05Donc, il y a un risque spécifique pour la filière.
11:08Et puis, derrière le sucre, il y a l'éthanol.
11:12Et on aurait 450 000 tonnes à 3 000 et plus 200 000 tonnes à 3 réduits.
11:20On est dans une fragilisation possible d'une filière sucrière
11:22européenne qui est déjà confrontée à la libéralisation du marché.
11:26Et en fait, la question, c'est la concurrence d'ailleurs.
11:28Alors, ça, c'est un problème plus ergonomique.
11:29En fait, le rendement en sucre de la canne à sucre
11:32est bien supérieur à celui de la betterave.
11:36Donc, structurellement, on ne joue pas exactement dans la même course.
11:42Les produits laitiers, alors pour le coup, ça serait plutôt une opportunité,
11:45mais ça serait, moi, je mettrais bien au conditionnel,
11:47une opportunité offensive pour l'Union européenne,
11:50parce qu'on a la reconnaissance de 355 indications géographiques,
11:54et en particulier en France, on a beaucoup d'indications géographiques.
11:56Donc, on pourrait se dire que c'est une bonne opportunité,
11:59dont 52 IG laitières, 19 en France.
12:03Accès aux macosures pour les fromages, la poudre de lait,
12:06les préparations infantiles.
12:08Donc, le secteur laitier est l'un des rares intérêts offensifs agricoles
12:13pour l'Union européenne, avec plus 1,7% d'exploitation prévue.
12:16Je mettrais un petit bémol, alors c'est à titre personnel,
12:19mais encore faut-il, c'est bien d'avoir des reconnaissances de l'IG,
12:23mais encore faut-il qu'il y ait un marché,
12:24qu'il y ait des consommateurs qui soient intéressés par ces IG.
12:30La grande diversité de nos IG, ce n'est pas forcément un atout
12:35quand on s'adresse à un marché qui ne connaît pas ces IG,
12:38ça fait beaucoup d'offres différentes et on ne se repère pas forcément.
12:42Et on a la même chose un peu sur le vin, me semble-t-il.
12:46Le vin et l'accord du Mercosur, on a des opportunités,
12:51avec une promesse, avec la fin des quotas,
12:57on est plus exportateur qu'importateur de vin,
13:00donc je veux dire qu'à la fin des quotas, on pourra exporter plus,
13:03et avec une garantie de protection du patrimoine,
13:06avec ces IG qui sont, IGP et AOP qui sont formellement reconnus.
13:11Mais en fait, on a l'annonce, l'ordre au principe de réalité,
13:17pour l'Union européenne, des bénéfices qui sont freinés
13:19par les barrières non tarifaires,
13:21et pour le Mercosur, la crainte de l'asymétrie et des subventions,
13:24donc ils ne sont pas forcément,
13:27même si c'est ouvert au niveau théorique par la baisse des droits de douane,
13:31derrière, il peut y avoir des barrières non tarifaires qui s'appliqueront.
13:38Voilà.
13:39Conséquences réglementaires, ça c'est un point important,
13:41le choc des normes.
13:42Pour faire simple,
13:44on est beaucoup plus protecteur au niveau des normes
13:47dans l'Union européenne qu'au niveau du Mercosur.
13:50Dans l'Union européenne, on applique le principe de précaution,
13:53c'est-à-dire qu'on ne va pas s'engager sur quelque chose
13:58si on n'est pas sûr à 100% qu'il n'y ait pas de risque.
14:02Donc, c'est des interdictions qui sont a priori,
14:04alors que le Mercosur, c'est plutôt la preuve a posteriori,
14:09c'est-à-dire qu'on s'assure qu'il faut qu'il y ait une preuve scientifique
14:14qu'il y a un impact négatif pour interdire quelque chose.
14:21Et donc, c'est une approche beaucoup moins restrictive.
14:23Eh bien, la preuve scientifique sur l'impact des pesticides
14:28est bien difficile à rétablir.
14:32Donc, un des exemples avec les pesticides,
14:34un tiers des substances actives qui sont autorisées au Brésil
14:37avec cette preuve scientifique,
14:39sont interdites dans l'Union européenne par le principe de précaution.
14:43Et puis, on a un exemple sur les aliments,
14:45donc les protéines animales transformées.
14:47Donc, c'est les farines animales, mais pas que,
14:50il y a d'autres, dans un cas plus général,
14:53les protéines animales transformées sont autorisées
14:54pour les réunions dans certains pays du Mercosur.
14:59Voilà, c'est la fin de la présentation assistée par l'IA.
15:03Voilà, le CEP a proposé aussi deux éléments.
15:08Alors, du coup, on n'a pas la même présentation,
15:10mais c'est du formel du côté CEP.
15:13Il prouve donc, ce qu'ils en concluent,
15:15c'est qu'il y a un accord qui suscite des inquiétudes
15:17quand ça a ses conséquences sur certaines filières agricoles
15:19et en matière agricole, des risques qui paraissent supérieurs
15:22aux opportunités ouvertes par l'accord.
15:26Et du coup, pour aller plus loin,
15:28le CEP propose deux diapos supplémentaires.
15:31sur la question de l'efficacité des mesures de sauvegarde
15:34qui ont été négociées fin 2025.
15:36Et puis, au-delà des effets économiques,
15:38parce que là, on n'a parlé que des effets économiques,
15:40il y a bien sûr des interrogations importantes
15:42sur les impacts environnementaux.
15:45Là, il faut rester sur la portée, par exemple,
15:47mais pas que.
15:49Et donc, sur le règlement des sauvegardes,
15:51je ne vais pas rentrer dans le détail
15:52de tout ce qui est écrit là,
15:55mais voilà, c'est comment on s'assure
15:58qu'on n'ait pas de risque majeur
16:03sur ces 24 produits sensibles
16:05qui ont été identifiés.
16:07Et donc, il y a tout un système de contrôle,
16:09de vérification, de rapports qui sont émis
16:13et des mesures provisoires
16:15qui doivent être mises sous 21 jours
16:16en attendant l'ouverture de l'enquête sous 4 mois.
16:19Mais je pense que Marine pourra nous en parler
16:22un peu plus tout à l'heure.
16:23mais c'est bien un point de vigilance important.
16:28Et les impacts environnementaux,
16:29il y a juste une diapo,
16:31mais les chiffres sont quand même édifiants.
16:33Il y a un vrai sujet, il me semble,
16:35sur les impacts environnementaux.
16:37Donc, pour la commission d'évaluation,
16:39les mots sont importants.
16:41L'accord accroît de manière non ambiguë
16:43les émissions de gaz à effet de serre.
16:46Donc, plus 4,7 à plus 6,8.
16:50Alors, je pense que c'est des millions de tonnes
16:52équivalent à CO2 ou des milliards,
16:53mais je pense que c'est plutôt des millions de tonnes
16:55équivalent à CO2,
16:56donc hors déforestation.
16:58Et si on rajoute la déforestation,
17:01plus 7,8 à 11,5 millions de tonnes équivalent à CO2.
17:07Donc, ça veut dire que même hors déforestation,
17:10il y a un impact déjà négatif.
17:12Et ça, c'est important.
17:13C'est au niveau de la FAO qu'ils ont montré,
17:15il est démontré que l'empreinte carbone
17:17de l'élevage bovin est supérieure au Mercosur
17:20par rapport à l'Union européenne.
17:21Alors, on pourrait se dire a priori,
17:23c'est un élevage extensif qui n'a pas trop d'impact.
17:28Mais en fait, il faut voir comment sont engraissés
17:31en fait les animaux.
17:32Oui, il y a la pompe pas avec les animaux
17:34qui sont dans la pompe pas,
17:35mais derrière, quel système d'alimentation
17:38pour engraisser ces bovins ?
17:40Et au-delà de cette empreinte qui elle-même
17:42déjà est plus forte,
17:44si on ajoute la déforestation,
17:49qui est incluse,
17:52la pâte est encore beaucoup plus forte.
17:53Et donc, la question, c'est comment est-ce que,
17:56quelle capacité à la réglementation européenne
17:58à limiter ses effets,
17:59sachant que ses effets se mesurent sur place là-bas
18:02et l'Union européenne, elle n'est pas sur place là-bas.
18:05Donc, typiquement, sur la déforestation,
18:07on peut nous garantir,
18:08ben oui, ces animaux-là,
18:09ils n'ont pas été dans des zones
18:10où il y a eu de la déforestation,
18:11mais si c'est pour élever ses animaux,
18:13exporter ses animaux qu'ils ont élevés là
18:15et du coup produire pour d'autres marchés
18:19sur des zones où il y a eu la déforestation,
18:21bien malin qui pourra dire
18:22à qui revient la cause de la déforestation.
18:28Voilà, j'en ai terminé sur cette partie introductive.
18:34Donc, peut-être s'il y a des questions.
18:38Alors, il y en a qui sont apparties dans le clip,
18:39je n'ai pas eu le temps de regarder.
18:48Il y en a quelques-unes, c'est plus...
18:51Il y a quelques-unes qui...
18:54C'est plus des remarques pour certaines
18:56que des questions.
18:59Il y avait une question sur le quota hormone,
19:00j'ai vu au tout début.
19:01Moi, j'en avais fait quelques-unes.
19:03Oui.
19:03Le pays du Mercos surconfermé,
19:05il y a une question sur la loi d'urgence aussi.
19:10Oui, il y en a quand même des questions.
19:14Alors, il y avait une question simple au début,
19:16c'est est-ce que nous avons accès à l'outil IA utilisé ?
19:18Oui, c'est notre boucle M, c'est en accès libre.
19:22Donc, je vous le conseille vivement.
19:24Ça peut être vraiment...
19:25C'est très facile d'utilisation.
19:28Et par contre, soyez vigilants,
19:30comme toujours avec l'IA,
19:32soyez vigilants sur le résultat obtenu.
19:34Donc, le quota hormone, tu peux le...
19:37Oui, oui.
19:38Non, au contraire.
19:39Donc, depuis bien longtemps, en fait,
19:40depuis les années 90,
19:42l'Union européenne,
19:43elle n'importe plus de la plus d'hormones.
19:45Mais justement, je ne sais pas si vous vous souvenez,
19:46mais l'interdiction des hormones de croissance
19:48dans nos élevages,
19:49mais aussi appliquée à tous les éleveurs des pays tiers
19:52qui voulaient exporter vers le marché européen,
19:54ça avait provoqué un gros conflit à l'OMC.
19:57On avait été attaqués notamment par les États-Unis,
19:59par le Canada.
20:00Je ne sais pas si vous vous souvenez,
20:01mais c'est ça qui était à l'origine,
20:03par exemple, du démembrement d'un McDo
20:05par José Bové et quelques paysans
20:07de la Confédération paysanne,
20:08parce que les États-Unis,
20:12pour contrer cette interdiction des hormones,
20:13avaient taxé très fortement notamment nos robes forts
20:16et nos vins.
20:18En fait, le quota d'hormones,
20:19c'est la sortie de conflit
20:20entre l'Union européenne et les États-Unis
20:22et le Canada
20:24pour obtenir un abaissement des taxes,
20:26notamment sur le robes fort et sur le vin.
20:28On avait concédé à nos partenaires commerciaux,
20:30à tous nos partenaires commerciaux,
20:32un quota à droite-douine nul
20:34pour leur viande,
20:35garantie sans hormones,
20:36comme les autres,
20:37mais en tout cas,
20:38pour qu'elles puissent accéder plus largement
20:39au marché européen.
20:41Je n'ai plus le volume en tête de mémoire,
20:44c'était quelque chose comme 50 000 tonnes.
20:45Donc, chaque année,
20:48pour même avoir un accord de libre-échange
20:49avec l'Union européenne,
20:50les partenaires commerciaux de l'Union européenne
20:52peuvent exporter de la viande à droite-douine nul
20:54grâce à ce panel.
20:57Je propose qu'on aborde les questions rapidement
20:59les unes après les autres.
21:01Laurent disait que les filières sensibles sont exclues.
21:04Alors, pourquoi le sucre et l'éthanol ?
21:06Non, au contraire,
21:06le sucre et l'éthanol sont bien
21:08dans les filières sensibles
21:11qui sont considérées comme des filières sensibles.
21:18OK.
21:20Pierre Tabourin,
21:21je pense que ta réflexion est plutôt ironique.
21:24Ça peut être bien comme ça.
21:25Donc, effectivement,
21:28tout est dit, je pense,
21:29dans la présentation de tout à l'heure
21:31et dans ta réponse.
21:33Effectivement,
21:34si on peut considérer que c'est super,
21:35on va avoir de la super biande,
21:37des beaux morceaux de biande à la cantine.
21:40C'est une façon de résumer.
21:44Donc, ce n'est pas ça, Pierre ?
21:45Ou c'était ?
21:48Sinon, Laurent ?
21:50Oui, c'était ça,
21:51mais Anne Fruchard a répondu un peu plus loin.
21:55D'accord.
21:55OK.
21:56Désolé,
21:57je n'arrive pas à faire des choses en même temps.
21:58Je suis en train de présenter,
21:59je n'ai pas regardé les échanges
22:00que vous aviez entre vous.
22:03Laurent, de nouveau,
22:04plus que la diversité des IG,
22:05c'est la multiplicité des signes,
22:07marque,
22:07qui brouille la lisibilité.
22:09Oui, mais là, en l'occurrence,
22:10là, on parle bien des accords sur,
22:13et c'est important,
22:14sur la protection des IG
22:17au niveau de l'export,
22:19que nos produits,
22:22nos appellations soient bien reconnues
22:23dans le pays.
22:24Mais après,
22:26ton instant,
22:28ta question est totalement pertinente,
22:29mais ça ne concerne pas que le Mercosur,
22:32ça correspond tout.
22:34Le brouillage des pistes,
22:36des messages pour les consommateurs
22:38quand on a une multitude
22:39d'appellations commerciales,
22:42d'ailleurs,
22:43sur des bases,
22:44forcément très différentes.
22:47Est-ce qu'il est dans le...
22:50Pierre Lula va regarder
22:51à l'arresto code
22:52d'être acheté ou non
22:53de l'Union européenne,
22:55je crois.
22:56Je lui ai remonté
22:57que c'était qu'ailleurs.
22:58OK.
22:58Donc, ça, c'est entre vous.
23:00Je vous laisse le battre.
23:01On ne doit pas avoir
23:01les mêmes scientifiques
23:02qu'en France.
23:03Oui, d'accord.
23:04Donc, c'est toujours
23:04les échamps de vous.
23:06Alors,
23:07quels pays d'amérique du Sud
23:08sont concernés par le Mercosur ?
23:10Je n'ai pas l'impression.
23:11Le Brésil, l'Argentine,
23:12Uruguay, le Paraguay.
23:14C'est bien.
23:14Merci.
23:15C'est le comptage
23:16d'avoir une intervention extérieure.
23:22Oui.
23:23Oui, ça, c'est ce dont on parle
23:24juste avant de se connecter.
23:27La loi d'urgence,
23:28enfin, le premier loi d'urgence,
23:28dans son article 2,
23:29il prévoyait effectivement
23:32de poser les conditions
23:33pour que le gouvernement
23:35puisse plus facilement
23:37qu'aujourd'hui
23:38interdire l'importation
23:39de produits
23:39qui contiennent
23:40des résidus de substances actives
23:41qui ne sont pas autorisés
23:42au sein de l'Union européenne.
23:44C'est ce qui était
23:44dans l'article 2.
23:45Je ne sais pas si vous avez vu,
23:45mais il y a eu tout un débat
23:47sur ce sujet
23:47très compliqué
23:48à l'Assemblée nationale
23:49dans la nuit
23:50de mercredi à jeudi
23:51parce qu'en fait,
23:53un amendement proposé
23:54par LFI
23:55et voté avec d'autres groupes,
23:56notamment le RN,
23:58est venu complètement
23:58réécrire cet article
23:59pour simplement poser
24:01le principe
24:01de l'interdiction
24:02d'importer des produits
24:03traités avec des substances
24:05interdites au sein
24:05de l'Union européenne.
24:06ça, c'était déjà
24:06dans le code rural
24:07depuis 2018,
24:08mais on sait
24:08que c'est impossible
24:09à appliquer
24:11au niveau national.
24:13Donc, voilà,
24:14c'est en tout cas
24:14en débat en ce moment
24:16dans le cadre
24:16de la loi d'urgence.
24:17En effet,
24:17on ne connaît pas du tout
24:18la rédaction
24:19qui va acquérir
24:20de ces débats.
24:23Pierre, je pense
24:24à ce titre,
24:26tu signes
24:27que l'importation
24:28de 4,9 millions d'hectares
24:29de soja
24:33pour alimenter
24:33les élevages français.
24:33Non, c'est bien l'équivalent
24:34en hectares.
24:35C'est-à-dire
24:36l'importation
24:37de soja brésilien
24:39ou américain
24:40d'Amérique
24:41pour alimenter
24:42les élevages français,
24:44ça représente
24:444,9 millions d'hectares.
24:46C'est comme si nous
24:47on délocalisait
24:494,9 millions d'hectares
24:50de notre production.
24:52Et ce qui me surprend,
24:54c'est que dans ce débat-là,
24:56ce soja-là
24:57qui est considéré
24:59comme indispensable,
25:00qui est devenu
25:00indispensable
25:01aux éleveurs français,
25:02est complètement
25:03passé sous silence.
25:05Donc,
25:05on pousse
25:06les hauts cris
25:07parce qu'on va nous
25:08importer de la viande,
25:09mais par contre,
25:10personne ne dit rien
25:11sur ces millions
25:12d'hectares de soja
25:13qui sont importés
25:15pour alimenter
25:16nos animaux
25:17en France
25:18et en Europe
25:19de manière générale.
25:21pour changer
25:22ce que tu dis,
25:22ça...
25:23Ça m'étonne un peu,
25:23ce silence.
25:25Oui.
25:26Alors,
25:27l'explication du silence,
25:28je crois,
25:29au-delà des raisons
25:30politiques
25:31et de toutes les définitions
25:32qu'on peut mettre
25:32derrière la notion
25:33de souveraineté
25:34agricole et alimentaire,
25:35là, pour le coup,
25:35le soja,
25:36ce n'est pas un sujet
25:36qui a été discuté
25:37dans le cadre
25:38de ces négociations
25:38avec les impôts
25:39sur tout simplement
25:40parce qu'on apporte
25:40déjà depuis bien longtemps
25:41un droit de douane nul.
25:42Donc,
25:42c'est un sujet
25:43effectivement super important
25:45dès lors qu'il s'agit
25:46de mener des conférences
25:47sur la souveraineté
25:48agricole et alimentaire,
25:49mais ça n'a jamais été mis
25:51sur la table
25:51des discussions
25:52dans le cadre
25:53de cet accord
25:54de libre-échange-là.
25:55C'est peut-être pour ça
25:55qu'on n'en a pas
25:56beaucoup parlé.
25:58Je prolonge.
25:59Effectivement,
25:59c'est un sujet
26:00que l'on a en plein
26:01aussi avec nos conférences
26:02régionales
26:03sur la souveraineté alimentaire.
26:04Effectivement,
26:04quand on parle
26:04de production,
26:06des différentes productions,
26:07il faut voir aussi
26:07l'alimentation
26:08pour les animaux
26:09qui servent
26:09à faire la production animale.
26:10Il ne faut pas juste voir
26:13est-ce qu'on atteint
26:15l'auto-approvisionnement
26:16pour les animaux,
26:17mais derrière,
26:18pour l'alimentation
26:18de ces animaux aussi.
26:19Il ne faut pas l'oublier.
26:22Pan et l'hormone,
26:22on en a parlé
26:23tout à l'heure.
26:25C'est dans les pays
26:26d'Amérique du Sud.
26:27La Bolivie a rejoint
26:28effectivement l'alliance
26:29du Mercosur,
26:29mais à ma connaissance,
26:31ce n'est pas concerné
26:32par l'accord,
26:33une question.
26:34Mais je voudrais
26:36que je vérifie,
26:36mais je crois vraiment
26:37que comme ça remonte
26:37assez loin,
26:38pour le coup,
26:39on avait vraiment
26:40ces quatre pays
26:41dans le mandat
26:42de négociation
26:43au départ.
26:46Cécile,
26:46dans la question
26:47sur les antibiotiques
26:48utilisés comme facteur
26:48de croissance,
26:49je pense que je vais
26:50laisser la primeur
26:51à Marine.
26:52Tout à l'heure,
26:53elle va nous en parler
26:55des nuggets
26:55aux antibios
26:57pour le menu enfant.
26:59C'est là le temps.
27:01Christine,
27:02il y a une réponse
27:02qui a été donnée
27:03à Christine.
27:05Du coup,
27:07je...
27:08Ouais.
27:09On dit au fur et à mesure.
27:12D'accord,
27:12OK.
27:13Et puis,
27:13Anatole,
27:13dernière question.
27:14Vous connaissez
27:14les travaux du COPEO
27:15qui ont évalué
27:16l'impact réel
27:17d'accords
27:17de libre-échange
27:18passés
27:18et je pense
27:19au CETA
27:20et 6.9.
27:21Alors,
27:22non,
27:23je pourrais poser
27:23la question.
27:24Moi,
27:24je n'en ai pas
27:25de connaissance.
27:25Il y a un rapport...
27:27Déjà,
27:28le rapport
27:28c'est un rapport
27:30d'une commission
27:31d'experts
27:31qui avait été
27:32mandatée
27:32par le gouvernement.
27:33Il y a aussi
27:33une commission
27:34d'experts
27:34qui a fait
27:34un rapport
27:36sur le CETA.
27:38Je n'ai plus
27:39le nom
27:39de la...
27:40Catherine Schubert,
27:41je crois.
27:42Voilà,
27:42il y a le même rapport
27:43qui a été fait
27:44qui est moins centré
27:45sur les effets
27:47économiques
27:47de l'accord
27:47que sur la question
27:49des normes.
27:49Mais en tout cas,
27:50il y a eu
27:51ce même type de rapport
27:52et le gouvernement,
27:53normalement,
27:53alors ça fait un petit moment
27:54qu'ils ne l'ont pas fait,
27:55je crois,
27:55mais elle s'était donné
27:56l'obligation
27:56de faire un suivi
27:58de l'évolution
28:01des volumes importés
28:02et exportés
28:02dans le cadre du CETA.
28:04Je voulais juste,
28:06si c'est possible,
28:08faire rebondir
28:09un peu
28:09par rapport au CETA.
28:12Est-ce qu'on ne va pas
28:13un peu vite
28:13en disant
28:14les avants
28:14vont vers la Chine
28:16et les arrières,
28:17les alloyaux
28:19vont aller vers l'UE ?
28:21On a vu,
28:22il y a 8 ans,
28:23au sommet d'Elevage,
28:24enfin 8 ou 9 ans,
28:26c'était le grand discours
28:28avant le CETA
28:29en disant
28:29tous les morceaux nobles
28:30vont envahir
28:32la France
28:33et l'UE,
28:34notamment en RHD.
28:36Et il se trouve
28:38que les importations
28:39en viande
28:40ont été un flop,
28:41c'est,
28:42il me semble,
28:43autour de 20 000 tonnes
28:46seulement
28:47du lactose miroir
28:49et qu'au contraire,
28:50c'était tout à fait
28:52bénéfique pour la filière
28:56laitière.
28:57Donc,
28:57est-ce qu'on ne voit pas
28:58un peu vite
28:59un morceau noble
29:00qui va envahir
29:01la RHD,
29:02sachant que
29:03la RHD
29:04est déjà
29:06assez saturée,
29:06j'allais dire,
29:07par les biens
29:08d'importation ?
29:11Je veux bien juste,
29:12alors je vais répondre
29:13juste à un,
29:14enfin je n'ai pas
29:15une connaissance,
29:16je ne suis pas économiste,
29:16donc je vous donne
29:17un seul élément de réponse.
29:18La grosse différence
29:19en fait entre le Canada
29:20et des pays comme le Brésil
29:22ou les États-Unis,
29:22c'est que le Canada
29:23n'a pas encore structuré
29:24de filière dédiée
29:26à l'exportation
29:26vers l'Union Européenne,
29:27c'est-à-dire garantie
29:28sans hors mode.
29:29Donc du coup,
29:29le Canada,
29:30effectivement,
29:31ça s'appelait en quelques années
29:32et n'était pas prêt
29:33au moment de la signature
29:33du CETA
29:34pour commencer directement
29:35à envoyer des volumes.
29:37C'est complètement différent
29:38avec le Brésil
29:39qui envoie déjà
29:39vers le marché européen
29:40près de 300 000 tonnes,
29:41enfin le Mercosur
29:42mais le Brésil
29:42près de 200 000 tonnes
29:43de viande bovine
29:44chaque année.
29:45Donc voilà,
29:46c'est vraiment
29:46la principale différence.
29:47Il n'y a pas de close miroir
29:48dans le CETA,
29:48mais ça je vais y revenir.
29:49En fait,
29:50le principal blocage
29:51aujourd'hui,
29:51c'est cette interdiction
29:52des hormones
29:53qui existe depuis
29:54les années 90
29:55et qui s'applique
29:55à tous nos partenaires
29:56commerciaux.
29:57Donc voilà,
29:58je crois que c'est ça
29:59la principale différence.
30:00Donc la question,
30:01c'est est-ce qu'à un moment donné,
30:02le marché européen
30:03va devenir suffisamment intéressant
30:04pour que le Canada
30:05ait envie de structurer
30:07ces filières
30:08qui nécessitent
30:09des efforts de traçabilité
30:10qu'ils n'ont pas l'habitude
30:12pour l'instant
30:12de mettre en place.
30:14D'accord.
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