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  • il y a 19 heures
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 4 juillet, Thierry Houselstein, directeur médical et membre du Comité Exécutif du groupe MACSF, Karine Buisson, pair-aidante familiale au GHU Paris Psychiatrie et Neuroscience, et Benoît Caudy, responsable du marketing produit de Netatmo, étaient les invités dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.

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00:04BFM Business présente Check-up Santé avec Fabien Guèze.
00:11Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur BFM Business dans Check-up Santé.
00:15C'est le premier assureur des professionnels de santé en France, des étudiants jusqu'à leur retraite.
00:20C'est la MACSF, la Mutuelle d'assurance du corps sanitaire français.
00:24Elle vient de publier les résultats d'une étude consacrée à l'évolution de la profession infirmière
00:28menée auprès de 890 professionnels de santé, infirmiers, médecins, étudiants et cadres de santé.
00:35Thierry Housenstein, son directeur médical, va nous en dire les principaux enseignements.
00:40« Maman, je ne suis pas malade », c'est le titre du dernier ouvrage de Karine Buisson.
00:44Confrontée à la maladie psychiatrique de son fils, elle livre un témoignage très touchant
00:49et qui va permettre surtout aux aidants d'avancer moins seuls.
00:52C'est aux éditions Erol.
00:53Enfin, après la canicule que nous avons subie, il était temps de vous équiper
00:58d'une station météo à domicile avec toutes ces précieuses informations.
01:02Benoît Coddy de chez Netatmo nous la présente.
01:04Check-up Santé, c'est parti.
01:08Check-up Santé, au cœur de l'innovation santé.
01:12Thierry Housenstein, bonjour.
01:14Bonjour Fabien.
01:14Ravi de vous accueillir à nouveau, vous étiez déjà venu dans l'émission ?
01:17Oui, il y a quelques années.
01:18Quelques années.
01:19Vous êtes médecin, vous êtes docteur en médecine, vous êtes aussi titulaire d'un MBA en économie de la santé
01:24et vous êtes à la MACSF depuis un bon bout de temps quand même.
01:28Alors depuis 2012 exactement.
01:29Depuis 2012.
01:30La MACSF c'est vraiment une vieille dame ?
01:33Vieille dame de l'assurance, mais toujours dynamique.
01:35Dans le bon sens du terme.
01:36Très bon sens du terme.
01:381897 pour la partie responsabilité professionnelle.
01:40D'accord.
01:41Et c'est une véritable mutuelle, c'est ça ?
01:42Il n'y a pas d'actionnaire ?
01:43Non, mutuelle.
01:44Tous nos administrateurs sont professionnels de santé.
01:47Nous n'avons pas d'actionnaire, donc vraiment une mutuelle au sens propre du terme.
01:50Oui, donc c'est un petit peu la force de cette mutuelle, non ?
01:53Complètement.
01:54Ne pas dépendre d'actionnaire ?
01:55Ne dépendre pas d'actionnaire, je l'ai dit, tous nos administrateurs sont professionnels de santé,
02:00médecins, dentistes, infirmiers, kinés, pharmaciens, etc.
02:04Et ces professionnels de santé, ces administrateurs pilotent concrètement, directement notre mutuelle
02:10sur les orientations, sur ce que nous couvrons, sur les évolutions à donner
02:14et notamment face à ces évolutions concernant la profession d'infirmière.
02:19Et à combien de collaborateurs à peu près ?
02:211700, un peu plus de 1700.
02:221700, d'accord.
02:23Et d'adhérents ?
02:26Nous ne sommes pas très loin d'un million deux cent mille, au 31 décembre 2025, un million
02:31deux cent mille assurés.
02:33Alors on va parler évidemment du métier d'infirmier et d'infirmière, plutôt libéral.
02:39C'est vraiment un métier encore ingrat, non ?
02:42C'est un métier, on a beaucoup de retours de nos assurés infirmiers et infirmières, effectivement,
02:49avec des conditions de travail qui ont tendance quand même à se dégrader, mais parallèlement
02:53un engagement et on parlait de vocation.
02:56Pour la plupart, c'est vraiment une vocation d'être au chevet, aux côtés des patients.
03:01Et l'attractivité reste forte quand même ?
03:02Très forte chez les jeunes.
03:04On a le plaisir d'assurer beaucoup de jeunes professionnels de santé.
03:07Cette volonté de soigner est toujours là.
03:09Alors vous avez réalisé une enquête consacrée à l'évolution justement de cette profession
03:14infirmière plutôt libérale, on est d'accord ?
03:16Plutôt libérale.
03:17Alors qui avez-vous sollicité pour cette étude ?
03:19Nous avons sollicité des médecins, des infirmiers et des infirmiers, des cadres de santé
03:24et des étudiants.
03:25L'idée était d'avoir un panel, vraiment, puisqu'on parle de l'organisation des soins
03:29et bien évidemment d'un potentiel transfert d'activités entre soignants.
03:34D'accord, c'est un petit peu après la sortie du décret du 24 décembre 2025 qui a déjà évolué
03:39d'ailleurs ?
03:39Tout à fait, loi de juin 2025, décret de décembre 2025.
03:43Nous avons lancé cette étude en février 26 et je crois que les arrêtés sont sortis il y a quelques
03:48jours.
03:50Alors justement, dans ce décret, est-ce qu'il répond quand même un peu aux attentes des infirmières ?
03:54Alors du côté des infirmiers, oui, mais également des médecins.
03:57Tous les répondants disent, c'est bien finalement que les compétences ou le périmètre d'activité d'une infirmière puissent
04:04évoluer.
04:05On élargit les compétences, c'est très bien.
04:07Tout le monde est d'accord là-dessus, pas de souci.
04:09Au niveau des compétences et aussi peut-être des revalorisations aussi ?
04:14Alors ça, c'est une des interrogations, entre guillemets, ou des réserves des répondants.
04:19Ok, pour avoir cet élargissement des compétences, élargissement du périmètre,
04:23on met quand même quelques interrogations sur la formation, sur les moyens mis à disposition,
04:29sur un cadre juridique extrêmement précis, qui fait quoi.
04:35On a également des interrogations de la part des infirmiers sur la fameuse responsabilité civile professionnelle.
04:41Comment on va être couvert puisque nos actes sont élargis ?
04:45Là, vous êtes directement engagé.
04:46On est directement concerné, bien évidemment.
04:48Et en filigrane, on a effectivement ce qu'on appelle la reconnaissance,
04:52comment la profession va pouvoir être mieux reconnue et in fine rémunérée.
04:56Et avoir un peu plus d'autonomie, non ?
04:58Alors absolument, c'est un autre point important.
05:00Tout le monde reconnaît ce besoin d'autonomie.
05:03Finalement, pour mettre en cohérence ce qui est déjà pratiqué par les infirmiers et infirmières et les textes.
05:10Dans la pratique, on sait tous que les infirmiers et les infirmières vont avoir une activité un peu plus élargie
05:16depuis quelques années.
05:18Et ce texte-là met simplement en cohérence cette activité et ce qu'ils peuvent faire désormais.
05:23Alors il y a différents types d'infirmiers et infirmières.
05:26En psychiatrie, des IPA, ce qui est nouveau, ce sont les infirmières de pratiques avancées ?
05:31Alors, infirmières de pratiques avancées que nous garantissons HMS, ASF depuis le début de la création.
05:39IPA qui se développe.
05:41Chaque année, nous avons de nouveaux IPA qui deviennent nos assurés.
05:46Dans la pratique, on voit que c'est encore un petit peu...
05:49Quelques freins quand même encore ?
05:50Un peu flou, un petit peu flou.
05:52Il y a des questions de rémunération, très clairement posées par la profession des IPA.
05:57Il y a des questions d'organisation, aussi de reconnaissance de la part des autres professions de santé.
06:05Le temps que tout ceci se mette en place.
06:07Mais ce qui ressort de cette étude concernant les IPA, c'est que ces infirmières qui sont dirigées dans ces
06:14formations croient vraiment dans l'évolution des pratiques.
06:17Ça ressort très très clairement.
06:19Alors, quant aux médecins et aux étudiants médecines, ils sont peut-être un peu plus réservés, non ?
06:24Alors oui, si on regarde à gros traits, tout le monde est ravi de cette évolution et de confier des
06:31compétences ou des activités supplémentaires aux infirmiers et infirmières.
06:36Pas de souci.
06:37Du côté des médecins, dit oui, pourquoi pas, mais...
06:41Certaines conditions ?
06:42Alors, pas conditions, mais peut-être un petit peu d'interrogation sur est-ce que la formation sera bien adaptée
06:47?
06:48Qu'en est-il sur le plan juridique ?
06:52En gros, qui va faire quoi et qui sera responsable de quoi en cas de problème ?
06:58On a également des sujets d'autonomie, on a des sujets de prescription médicale, on a des sujets de renouvellement
07:07d'ordonnances, etc.
07:09Avec des taux de réponse qui sont un peu décroissants.
07:12C'est un petit peu compliqué le parcours de soins ?
07:13Parcours de soins, et plus on va vers la prescription en direct, plus là les médecins sont un petit peu,
07:21on va dire, paraitissants mais vigilants.
07:24C'est un combat derrière garde où chacun prend ça au magasin ?
07:26Je pense que chacun est encore un petit peu sur son périmètre, mais vous l'avez indiqué, c'est vraiment
07:31l'organisation des soins qui est en train d'être retravaillée, et chacun doit trouver sa place.
07:36Mais est-ce que les infirmières sont suffisamment prêtes, justement ? Est-ce qu'elles se sentent prêtes à assumer
07:41toutes ces responsabilités qui ressortent de cette enquête ?
07:44Oui, à 60%, elles se sentent prêtes. 60%, 59-60%, elles se sentent prêtes.
07:48Ça veut dire qu'il y a 40 quand même ?
07:49Il y a 40 qui disent, oui, il nous faudrait peut-être un petit peu de formation complémentaire, mais à
07:5460%, on y va.
07:57Et là aussi, les infirmières, même malgré ces décrets, elles ont quand même un peu peur du manque de revalorisation
08:04des actes, de regarder médecins...
08:07Oui, c'est l'éternelle question, l'éternelle question. J'ai un périmètre qui est élargi, je suis en capacité
08:15de réaliser davantage d'actes, j'élargis mon périmètre.
08:19Par conséquent, elles trouvent d'une façon assez normale que tout ceci doit être mieux rémunéré, mieux monétisé. On ne
08:26peut pas dire le contraire.
08:28Elle parle un petit peu de leur rapport avec tous les autres maillons de la chaîne santé ?
08:32Alors, c'est quelque chose qui ressort également de cette étude, à savoir que c'est une vraie réorganisation des
08:38soins, et notamment centré sur le patient et comment tout le monde s'organise autour du patient.
08:45Médical et paramédical.
08:46Médical et paramédical.
08:47Oui, un rapport avec le pharmacien, un rapport avec le kiné. C'est vrai qu'on a eu, j'ai
08:52invité la semaine dernière des endocrinologues qui, justement, étaient en contact avec des infirmières.
08:59Ils avaient formé pour suivre les patients sous insuline. Voilà, c'est un des exemples qui montre que cette profession
09:08peut s'améliorer, peut avancer, faire plus de responsabilités.
09:11Oui, chez MACSF, on est régulièrement sollicité par différentes spécialités qui souhaitent travailler de façon cohérente avec, par exemple, des
09:20équipes spécialisées.
09:22La cardiologie, par exemple, le président du syndicat est très, très actif dans ce sens-là, Thierry Garbant, pour créer
09:29des équipes avec les infirmières et avec les cardiologues.
09:33On le voit dans toutes les spécialités.
09:35Donc, il était temps de confirmer un petit peu la place des infirmières dans le parcours de soins ?
09:39Et l'infirmière qui attendait cette évolution, bien évidemment.
09:43Merci beaucoup, Thierry Zanchane. Merci beaucoup. Vous revenez, évidemment, quand vous voulez, dans l'émission.
09:46On va à présent accueillir Karine Buisson pour son livre « Maman, je ne suis pas malade ».
09:57Karine Buisson, bonjour.
09:59Bonjour.
10:00Et bienvenue dans « Check-up santé ».
10:02Alors, après une vie professionnelle bien remplie, plus que remplie d'ailleurs, chez Peugeot Citroën, vous étiez directrice de création.
10:08Vous avez dû quitter à regret votre poste pour vous occuper de votre fils.
10:14Vous sortez aux éditions Erol, le livre « Maman, je ne suis pas malade ».
10:17C'est dur de quitter un boulot dans lequel on s'épanouit ?
10:21C'est une décision mûrement réfléchie.
10:24Et pour son enfant, on fait tout ce qu'on doit faire et je devais faire cela.
10:31Alors, justement, c'est à 18 ans que démarre une pathologie pour vous aussi inconnue que déstabilisante ?
10:39Complètement. Je ne connaissais rien au monde de la psychiatrie.
10:43Et je dirais même que ça me faisait peur, comme c'est le cas pour de très nombreux Français qui
10:49méconnaissent ce domaine.
10:52Alors, justement, l'inconnu aussi, c'est ce monde, vous disiez, ce monde de la psychiatrie.
10:56Donc, vous arrivez dans ce monde, des couloirs, des chambres, des gens qui passent à côté de vous, des acronymes,
11:06etc.
11:06Donc, c'est vraiment un monde difficile à manipuler, difficile à se connecter avec ce monde au départ ?
11:14Oui, parce qu'on n'a aucun code, parce qu'on ne sait rien et qu'on doit vite s
11:19'adapter.
11:20On a des soignants qui nous parlent relativement peu.
11:27Et tout d'un coup, notre proche revient à la maison et là, il faut gérer.
11:33Et on n'a aucun repère.
11:37C'est pour ça que j'ai souhaité écrire ce livre.
11:39C'est sûr. C'est vrai qu'on ressent dans votre livre, que j'ai lu avec grand plaisir, de
11:43A à Z, un livre vraiment très touchant.
11:45Mais pas seulement touchant, il est surtout bien écrit.
11:47Merci.
11:48J'en ai lu des livres, il est vraiment super bien écrit.
11:52C'est vrai que vous parlez de la psychiatrie comme un monde doté de pouvoirs considérables, mais sans solution.
11:58Oui.
11:58C'est vrai qu'on ressent une certaine frustration, quand même.
12:01Complètement.
12:02Maintenant que je travaille vraiment au cœur du système, au GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences,
12:11j'ai changé de côté.
12:13Et maintenant, je me rends compte qu'ils n'ont pas assez de moyens, qu'il n'y a pas
12:16assez de prévention,
12:17que les parcours de soins sont assez chaotiques parfois,
12:21qu'il n'y a pas de solution de répit pour les proches.
12:24Et qu'il a fallu près de trois ans pour avoir un diagnostic ?
12:27Oui. Alors ça, c'est classique.
12:29Et je dirais que ce n'est pas la faute des équipes soignantes.
12:33Il faut que la maladie, entre guillemets, s'installe pour pouvoir poser un bon diagnostic.
12:38Oui. Et vous parlez beaucoup du regard des autres ?
12:42Oui. Le regard des autres, c'est le point commun à la fois des patients, des malades et de leur
12:50famille.
12:50C'est-à-dire que la santé mentale, la psychiatrie en particulier, est très stigmatisée.
12:56Et aujourd'hui...
12:57Ça a toujours été un peu tabou.
12:58C'est tabou. On a honte.
13:01Alors, certaines maladies, comme le cancer aujourd'hui, les gens en parlent volontiers.
13:09Mais dire, j'ai un proche, j'ai mon enfant qui a une maladie psychiatrique,
13:13ça reste encore quelque chose d'extrêmement, presque honteux pour certains.
13:20Alors qu'il y a quelques millions de Français qui sont atteints de problèmes...
13:24Alors, 13 millions de Français par an ont une maladie psychique.
13:29Dans ces 13 millions, il y a 3 millions de patients qui ont des maladies psychiques sévères,
13:35ça veut dire au long cours.
13:38Et justement, avec ces 3 millions de sévères, il y a des accompagnants ?
13:42Voilà, c'est ce qu'on appelle des aidants.
13:44Le rôle, jusqu'à présent, a été un petit peu flou, un peu déconsidéré, en tout cas...
13:50Oui ? Pas aidé ?
13:51Pas aidé ?
13:52Alors, on appelle ça des aidants.
13:54Moi, je ne savais pas que j'étais aidante, j'ai appris ça il y a un an et demi,
13:56deux ans.
13:58Proche, aidante.
13:59En tout cas, ces gens-là, aujourd'hui, on a comme mission de les prendre en main, entre guillemets.
14:06En tout cas, de les accompagner, de leur donner des ressources, de les écouter.
14:11Parce que ce sont des gens qui ne parlent pas.
14:14Moi, pendant...
14:15Avant que j'écrive mon livre, je crois que je n'en ai pas parlé.
14:18Personne ne me posait de questions.
14:19Et vous vous êtes formée, aussi, pour ça ?
14:20Oui, j'ai passé un diplôme universitaire à l'hôpital du Vinatier, à Lyon,
14:27qui est un diplôme de père-aidance familiale en neurodéveloppement et santé mentale.
14:34Alors, tout au long de ce livre, on voit vos différents états d'âme.
14:37À un moment donné, vous vous culpabilisez de ne pas avoir vu certains signes d'alerte avant ces 18 ans
14:42?
14:44C'est ça aussi que vous apprenez, peut-être, aux aidants ?
14:47Oui, c'est essayer de voir certains signes potentiels qui peuvent déclencher des crises ou des maladies.
14:54Aujourd'hui, la science ne sait pas vraiment ce qui est en jeu.
15:00Est-ce que c'est un traumatisme ?
15:03Ça peut être tout ça, un traumatisme, des addictions, une part génétique.
15:10Mais en fait, oui, on culpabilise surtout parce qu'on essaie de trouver des raisons.
15:15C'est vrai que c'est différent d'une angine.
15:17On va prendre des antibiotiques, 7 jours, c'est terminé.
15:20Tandis que la maladie, en particulier de votre fils, a été pendant 9 ans des hauts et des bas.
15:25Des hauts et des bas.
15:27Et aujourd'hui, j'accompagne des familles qui vivent la même chose que moi.
15:30Que ce soit des troubles borderline, de la bipolarité, des schizophrénie,
15:35des troubles du comportement alimentaire sévère, des crises suicidaires.
15:39Tout le monde vient avec son lot d'angoisse, d'impuissance aussi.
15:44Parce qu'on est parents, on fait au mieux, mais on n'est pas médecin.
15:49Oui, mais vous êtes aidant, mais vous êtes aussi aidée ou pas ?
15:52Oui, je suis aidée par mon mari, par ma fille aussi.
15:58Oui, c'est vrai que votre fille a suivi un petit peu l'histoire, la pathologie de votre fils.
16:04Comment elle l'a ressenti, ça ?
16:05Très, très difficile pour elle, encore maintenant.
16:08Encore maintenant ?
16:09Et c'est le cas de pratiquement toutes les fratries.
16:12C'est extrêmement difficile de voir son frère ou sa sœur avec des réactions incohérentes,
16:24voire ces moments où ils résonnent différemment, où ils peuvent être agressifs,
16:31où ils peuvent dormir toute la journée.
16:33Une apathie réelle.
16:36Ce n'est pas simple, quand on est frère et sœur, de se sentir si impuissant.
16:41Vous vous dites dans votre livre que votre fils a été confronté à un moment donné à une certaine addiction
16:44au cannabis.
16:44Tout à fait.
16:45Et vous dites qu'il y a un manque de communication entre le monde de la psychiatrie, les addictologues.
16:51Oui, je trouve.
16:52Alors moi, je suis dans un service où on a la chance d'avoir à la fois des addictos qui
16:58viennent chaque semaine,
16:59mais ce n'est pas le cas dans de très nombreux hôpitaux.
17:03Qu'est-ce que vous devriez, qu'est-ce qu'on pourrait faire pour améliorer ce système un peu obscur
17:08?
17:08Le système général de la psychiatrie.
17:11Je pense déjà qu'il faut leur donner des moyens.
17:14Il y a assez de psychiatres en France ?
17:16Bien sûr que non.
17:17Bien sûr que non.
17:18C'est vrai que c'est une spécialité qui a assez délaissé à l'internat.
17:21Très, alors qu'au Canada, c'est une spécialité qui est très recherchée.
17:27Donc comme quoi, c'est aussi culturel.
17:32Ce qui manque, c'est des investissements, évidemment.
17:35Des investissements dans des centres de réhabilitation psychosociale.
17:38Ça aussi, je pense que c'est un peu l'avenir de la psychiatrie.
17:43Mais on a fait des choses quand même l'année dernière.
17:45Cette année était l'année de la santé mentale.
17:46On a quand même fait des choses, mais pas assez.
17:48Oui, pas assez.
17:49Pas des choses visibles.
17:50Et puis, il faut des réels moyens.
17:53Pour finir, comment va votre office ?
17:55Beaucoup mieux.
17:57Beaucoup mieux.
17:58Grâce, en l'occurrence, à un centre de réhabilitation psychosociale
18:01qu'il a pris en charge pour définir un projet de vie.
18:05Et c'est ça qui manque parfois, ces projets de vie,
18:08quand on commence à se rétablir.
18:10Il a maintenant 27 ans, c'est ça ?
18:11Il va avoir 27 ans dans quelques jours.
18:13Merci beaucoup, Karine Dusson.
18:15Merci à vous de m'avoir invité.
18:15Merci beaucoup.
18:15Il faut vraiment lire votre livre.
18:17Maman, je ne suis pas malade.
18:18Vos éditions, et on va se livrerait magnifique.
18:20On va à présent accueillir Benoît Cody et sa station météo portable.
18:26Check-up Santé sur BFM Business.
18:29Benoît Cody, bonjour.
18:30Bienvenue dans Check-up Santé.
18:32Vous êtes directeur marketing chez Netatmo,
18:36qui appartient, qui est une filiale d'un autre gros groupe.
18:39C'est ça, le groupe Legrand.
18:40En fait, Netatmo a été fondé en 2011, spécialiste de la maison connectée.
18:44On a été racheté par le groupe Legrand en 2018.
18:47D'accord.
18:47Et que fait ce groupe Legrand ?
18:49Alors, le groupe Legrand est spécialisé dans les infrastructures électriques
18:52et tout ce qui va être en lien avec les interrupteurs, les prises,
18:55tout ce qui va au-delà aussi avec les data centers.
18:59D'accord.
18:59Mais les thermostats connectés, c'est ça ?
19:01Les thermostats connectés, donc Netatmo.
19:03Legrand propose effectivement des thermostats connectés en complément.
19:07D'accord.
19:07Et donc là, vous proposez une station météo ?
19:11C'est ça.
19:11C'est bien ça ?
19:12Donc, la station météo, ça a été le premier produit Netatmo.
19:16C'est celle qui a lancé l'entreprise.
19:20C'est vraiment le produit iconique et emblématique de l'entreprise et de la marque.
19:26Et justement, ça tombe bien, cette époque,
19:28fin du printemps, début de savoir notre taux d'humidité, les pollens, les allergènes, etc.
19:34Donc, quelle est la fonction justement de cette station météo ?
19:38Alors, la station météo, finalement, le nom station météo est presque un peu réducteur
19:43pour ce produit, dans le sens où on va avoir un module qui va à l'intérieur de la maison
19:47et un module qui va aller à l'extérieur de la maison.
19:50Donc, finalement, ça va être comme un centre de données.
19:54Les deux sont connectés ou pas ?
19:56Ça va permettre de capter à la fois à l'intérieur et à l'extérieur tout l'environnement dans sa
20:01maison et dans son jardin.
20:02Alors, qu'est-ce que ça capte à l'intérieur ?
20:05Un des deux modules, c'est le module intérieur.
20:07Le module intérieur, tout à fait.
20:08Il a la température, l'humidité et le CO2, donc la qualité de l'air et le bruit, donc le
20:13niveau sonar.
20:14Et le bruit, oui.
20:14Voilà, tout à fait.
20:16Ça veut dire quoi ? Qui vous alerte si vous parlez trop fort ?
20:18Non, ça veut dire que du coup, il y a un capteur dans la station qui relève tout simplement le
20:23niveau sonar.
20:24D'accord, et qui va vous dire si le niveau sonar est trop élevé chez vous ?
20:27C'est ça, exactement. Si c'est bruyant ou pas.
20:29D'accord, je ne vais certainement pas l'amener chez moi. J'ai une femme italienne.
20:34Et puis, après, le point le plus important sur ce produit, à l'intérieur, ça va être la qualité de
20:38l'air.
20:39On est la seule station météo du marché à proposer un capteur de qualité de l'air.
20:43C'est une notion qui est hyper importante dans le confort.
20:46Toujours à l'intérieur ?
20:47Toujours à l'intérieur.
20:48Parce qu'on dit souvent que quand c'est pollué à l'extérieur, c'est encore plus pollué à l
20:51'intérieur.
20:51Exactement. On a des données qui disent que l'intérieur est parfois cinq fois plus pollué que l'extérieur.
20:57D'où la notion de bien connaître son environnement et de pouvoir aérer régulièrement ses pieds.
21:02Ça aussi mesure le taux d'humidité ?
21:06Le taux d'humidité, voilà. Il y a température, humidité, qualité de l'air.
21:09Et l'humidité, c'est aussi une notion importante pour le confort dans sa maison.
21:14Il y a un constat, non ? Est-ce que vous constatez dans les maisons qu'elles sont plutôt mal
21:19aérées ?
21:22Globalement, toutes les maisons... En fait, on passe beaucoup de temps chez soi, à l'intérieur, confiné.
21:26On ne se rend pas compte de l'importance de bien connaître son environnement et de bien agir, finalement.
21:34Et donc, votre constat à vous, c'est que les Français sont...
21:37Le constat, c'est que tout simplement...
21:40On a besoin de vous, on a besoin de...
21:42Voilà, exactement. On a besoin du produit, tout simplement parce qu'en fait, on va...
21:45Au-delà de... Dès lors qu'on connaît et qu'on maîtrise son environnement, on va pouvoir agir et finalement
21:51anticiper...
21:52Finalement, l'intérieur, quand l'intérieur est confiné, ça peut créer des maux de tête, ça peut faire des mauvaises
21:58nuits.
21:58Donc, on sait que connaître son environnement et pouvoir retranscrire à l'utilisateur son niveau de qualité de l'air,
22:04les températures.
22:05Et puis, on a aussi des alertes qui sont incluses auprès de l'utilisateur sur son smartphone.
22:09Donc, ça va pouvoir vraiment alerter l'utilisateur.
22:13Il y a une appli sur les smartphones ?
22:14Exactement, il y a l'application Netatmobile.
22:16Ah, donc, il y a le module extérieur ?
22:17Il y a le module extérieur qui vient compléter.
22:20Donc, le module extérieur, lui, va être installé à l'extérieur de son logement, dans son jardin ou autre.
22:25Et puis, finalement, il va venir compléter les données intérieures.
22:30Là, on va avoir un capteur de température intégrée et d'humidité.
22:34Donc, à nouveau, pour pouvoir comparer l'intérieur à l'extérieur, c'est d'autant plus important en ce moment
22:38avec les pics de chaleur, etc.
22:40Pour pouvoir savoir quand...
22:41Pouvoir comparer l'intérieur à l'extérieur, pouvoir ouvrir au bon moment aussi ses fenêtres et pouvoir aérer pour profiter
22:46de la fraîcheur qui rentre.
22:48Donc, il y a ces données qui sont prises en compte dans le module extérieur.
22:51Et puis, on va avoir aussi d'autres données.
22:52Donc, la station Météo Nétatmo, elle a 12 données de suivi en temps réel.
22:58À l'extérieur, on va aussi proposer l'UV, l'ensoleillement, les pollens.
23:02Donc, ça, c'est des notions qui sont importantes.
23:03C'est l'indice UV, c'est ça ?
23:05C'est l'indice UV, voilà.
23:06On va avoir aussi la projection sur 24 heures.
23:09Donc, ça permet finalement à la famille et aux utilisateurs de la station de pouvoir anticiper des activités extérieures en
23:15famille pour sortir au bon moment.
23:18Et puis, pareil pour le pollen de...
23:20Voilà, donc pour les allergiques, c'est intéressant aussi pour les allergiques.
23:22Exactement, on va avoir trois niveaux de pollen et finalement aussi des projections sur trois jours.
23:27Donc, ça va permettre aussi à nouveau d'alerter l'utilisateur de pouvoir anticiper des sorties familiales ou autre.
23:34Et vous comptez améliorer ce dispositif ou pas ?
23:37Alors, l'année dernière, justement, on a sorti une nouvelle version de la station avec, justement, plus de données extérieures
23:45qui étaient une demande utilisateur.
23:46Donc, toute la partie extérieure, donc les données UV, pollen notamment.
23:51Mais effectivement, c'est des choses qu'on regarde régulièrement pour apporter toujours plus de services et de données.
23:57J'avais vu qu'il y avait le pluviomètre.
23:59Alors, effectivement, la station, ensuite, si on veut aller plus loin dans la connaissance de son jardin et ce qui
24:04se passe,
24:05on va effectivement avoir un accessoire pluviomètre qui va venir capter, prendre en compte le niveau de pluie.
24:10Et puis, l'anémomètre qui va venir capter aussi le vent pour compléter son installation.
24:15Pour finir, le prix ?
24:17Le prix, on est à 170 euros, 169,99 en prix de vente conseillé.
24:21Merci beaucoup, merci beaucoup, Benoît Coddy.
24:23Bravo pour cette station météo.
24:25Voilà, c'est la fin de cette émission.
24:26On se retrouve la semaine prochaine.
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