- il y a 2 jours
Policier
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00:10La maison n'avait pas été pillée.
00:11Ce n'était pas une entrée par effraction.
00:13Les portes étaient verrouillées.
00:15Un meurtre barbare.
00:18C'était évident dès ce moment qu'on avait affaire à un crime différent.
00:23Elle était femme au foyer et auparavant elle oeuvrait dans le milieu médical.
00:27De plus, elle s'impliquait dans sa communauté.
00:31C'était la mère dévouée d'un petit garçon.
00:35Qui avait des raisons de tuer cette dame?
00:38Un sombre mystère avec de nombreux suspects.
00:42On avait quatre ou cinq morceaux d'ADN provenant de personnes différentes.
00:48L'auteur affirmait être un soldat de Dieu et de la mort.
00:55C'était bizarre.
00:58La vérité sera révélée.
01:03Ce crime ne pouvait être rien d'autre qu'un assassinat.
01:09Tous les jours, en Amérique du Nord, des dizaines de personnes sont assassinées.
01:14La clé des homicides les plus complexes se cache dans les 24 dernières heures précédant la mort de la victime.
01:21Pour les élucider, les enquêteurs doivent reconstituer la ligne du temps.
01:276 minutes et 16 heures qui recèlent des indices pouvant aider à percer le mystère et à épingler le coupable.
01:39La paisible ville de Williamsport en Pennsylvanie, nichée dans une vallée luxuriante entourée de forêts.
01:50Williamsport a une longue histoire qui remonte au baron du bois.
01:54Et bien sûr, c'est ici que la Little League Baseball a vu le jour.
01:59C'est un bel endroit pour grandir et en général, c'est très sécuritaire.
02:10Mais par un matin de janvier, une découverte macabre brise cette sérénité.
02:17On a reçu un appel du 911 nous informant qu'une femme avait été trouvée dans sa résidence.
02:24Un ami, Dwayne Van Fleet, la cherchait.
02:27Les portes de la maison étaient verrouillées et il n'avait obtenu aucune réponse.
02:32En regardant par une fenêtre, il avait aperçu la victime sur le plancher de la cuisine.
02:38Elle s'appelait Miriam Ellis.
02:42C'était évident qu'elle était décédée.
02:45Elle avait reçu une balle dans le dos, au niveau de son cœur.
02:50Les policiers d'État, William Holmes et Scott Henry, se voient confier le mandat de trouver son tueur.
02:57Pour commencer, ils interrogent l'homme qui a téléphoné au 911.
03:04La première chose qu'on doit faire, c'est de tenter d'en apprendre le plus possible sur la victime
03:08et sur sa vie.
03:10Monsieur Van Fleet a été en mesure de nous fournir une quantité importante d'informations.
03:17Miriam Ellis était femme au foyer et avant ça, professionnelle médicale.
03:22Elle s'impliquait dans sa communauté et l'une des raisons pour lesquelles ils l'ont trouvée, c'est qu
03:26'elle ne s'était pas présentée à l'école du dimanche.
03:31C'était une très bonne personne, la mère dévouée d'un petit garçon.
03:35Elle avait une certaine stature, beaucoup de gens la connaissaient.
03:40L'une des choses qu'ils m'avaient dite, c'était qu'elle n'avait pas d'ennemis, aucun ennemi.
03:47Elle s'entendait bien avec tout le monde.
03:52Qui avait une raison de faire ça à une enseignante d'école du dimanche d'âge moyen en Pennsylvanie ?
03:59Les enquêteurs doivent découvrir tous les détails des 24 dernières heures de la vie de Miriam.
04:05Mais il y a un problème majeur.
04:08Dans toute enquête pour meurtre, c'est important d'établir l'heure du décès.
04:15Souvent, on peut le savoir grâce à un témoin qui a vu le crime.
04:19Mais dans ce cas-ci, il n'y avait pas de témoin oculaire.
04:24Ils examinent le corps de Miriam pour déterminer l'heure approximative de sa mort.
04:29Le corps en soi peut nous indiquer depuis combien de temps il est là.
04:32Son état de rigidité et sa lividité aident à déterminer, au moins initialement, depuis combien de temps la personne est
04:40morte.
04:40Nous sommes formés pour observer ces choses.
04:44Il y avait du sang sur son corps.
04:46Elle semblait être là depuis un moment.
04:50En faisant le tour du voisinage, on n'a trouvé personne qui l'ait vue après 17 heures le vendredi
04:5515 janvier.
04:59Par manque d'informations, les enquêteurs peuvent seulement situer le meurtre à l'intérieur d'une plage horaire vague,
05:06soit le vendredi soir à une heure tardive.
05:10Ils examinent la scène de crime à la recherche d'indices sur le tueur.
05:16La maison n'était pas en désordre, elle n'avait pas été pillée.
05:20Ce n'était pas une entrée par effraction.
05:23Les portes étaient verrouillées.
05:24Toutes les portes, même le garage.
05:26Il y avait un téléphone sans fil à proximité de sa main.
05:30Les enquêteurs examinent le registre des appels et comprennent que leur parcours sera difficile.
05:37Une mère aimée, tuée dans sa maison verrouillée.
05:41Puis, un œil perspicace détecte un indice crucial.
05:46On a remarqué un trou de balle dans une des fenêtres.
05:49C'était une fenêtre extérieure à double vitrage, située directement au-dessus de l'évier.
05:58On voyait bien que la balle avait été tirée de l'extérieur.
06:03Notre théorie à ce stade était qu'elle était appuyée contre l'évier
06:07et qu'elle parlait au téléphone quand elle a été atteinte et tuée par la balle.
06:13Une balle tirée de l'extérieur d'une résidence qui traverse une vitre et qui atteint mortellement sa cible,
06:19je dois dire que je n'avais jamais vu ça.
06:25C'était un quartier résidentiel et ce n'était pas la saison de la chasse.
06:30Ce n'était donc pas un accident de chasse.
06:33Ce crime ne pouvait être rien d'autre qu'un assassinat.
06:38Quelqu'un s'était délibérément caché,
06:42avait attendu
06:45et avait assassiné Miriam Hillis par la fenêtre
06:48à la manière d'un tireur embusqué.
07:00C'était troublant parce que cette femme avait été tuée dans sa propre maison et...
07:08Normalement, ça ne se passe pas comme ça.
07:12Cet unique tir est maintenant leur seule piste.
07:16Quand les enquêteurs ont étudié la trajectoire de la balle,
07:21elle les a menés à un ruisseau asséché derrière la maison de Miriam Hillis.
07:27Puis, un peu plus loin,
07:30notre équipe d'experts a réussi à trouver des empreintes pas.
07:36Elles provenaient de chaussures de basket Reebok Full Tilt,
07:39d'après le motif.
07:41Pointure 14.
07:43Leur positionnement indiquait que la personne s'était installée
07:46pour tirer à côté d'un arbre
07:48qui donnait sur la fenêtre de cuisine de Miriam.
07:53Les enquêteurs ont aussi trouvé un mégot de cigarette
07:56dans la zone d'origine du tir.
08:02En regardant plus près,
08:04ils ont également trouvé ce qui s'est avéré être
08:06un silencieux fait maison.
08:12Il est très rare, d'après mon expérience du moins,
08:15qu'on trouve un silencieux.
08:16C'était évident dès ce moment qu'on avait affaire à un crime différent.
08:21Les enquêteurs savent maintenant comment Miriam Hillis a été tuée.
08:25Mais l'identité du tueur et son motif demeurent un mystère.
08:29Pour un meurtre de type exécution,
08:32on doit tout prévoir, tout planifier.
08:34La personne qui souhaite commettre le crime
08:36doit embaucher un tueur à gage pour le faire à sa place.
08:40Sinon, elle le commet elle-même
08:42et tente de couvrir ses traces.
08:48Quelqu'un avait déployé bien des efforts
08:50et avait élaboré un plan complexe pour commettre ce meurtre.
08:54Ce n'est pas comme si Miriam était impliquée
08:56dans une opération criminelle
08:59ou avait fait quelque chose de risqué
09:01qui aurait pu compromettre sa sécurité.
09:04Elle était chez elle un vendredi soir.
09:08Est-ce qu'elle craignait pour sa vie?
09:10Qu'est-ce qu'elle avait fait depuis 24 heures?
09:13Se cachait-elle?
09:14Est-ce qu'elle en a parlé à quelqu'un?
09:16Qui l'a vu entrer?
09:17Ce sont des facteurs essentiels
09:19pour faire avancer l'enquête.
09:23Certaines de ces questions
09:24pourraient bientôt trouver des réponses.
09:26Pendant que les enquêteurs
09:28attissaient la scène de crime,
09:29le docteur Richard Illis est arrivé.
09:33Le docteur Richard Illis était chirurgien cardiaque
09:36à l'hôpital de Williamsport.
09:38Il était bien connu
09:39et les gens le voyaient comme un sauveur de vie.
09:43Quand une femme est assassinée dans sa maison,
09:46on doit d'abord se tourner vers son mari.
09:48Comme il est très proche de la victime,
09:50il devrait être en mesure
09:51de nous fournir beaucoup d'informations.
09:55C'est dur de parler de ces choses-là
09:57avec les membres de la famille.
10:00Mais en même temps,
10:01ils veulent savoir,
10:03ils veulent aider
10:04et ils feront tout en leur pouvoir
10:07pour le faire.
10:09Le docteur Illis
10:11dit aux enquêteurs
10:12qu'il a vu Miriam pour la dernière fois
10:14quand il est passé à la maison
10:15il y a deux jours,
10:16le vendredi à 17h.
10:18Il partait rendre visite à sa famille
10:20dans le comté de Chester,
10:22en Pennsylvanie.
10:25Les enquêteurs apprennent alors
10:27que le couple venait de se séparer
10:29après huit ans de vie conjugale.
10:31Miriam Illis avait quitté la résidence familiale.
10:37La garde principale de leur fils,
10:39Richie Illis, 5 ans,
10:41revenait à Miriam Illis
10:43et son mari avait des droits de visite
10:45auprès de Richie un week-end sur deux.
10:49Le fait qu'ils étaient en instance de divorce
10:51devenait un mobile potentiel.
10:54Il faut chercher à connaître la nature de leurs relations.
10:58Étaient-ils heureux, malheureux ?
11:00Est-ce qu'ils s'étaient déjà disputés en public ?
11:02On doit tenir compte de toutes ces variables.
11:08Est-ce qu'une dispute avait mal tournée ?
11:10Pas dans ce cas-ci,
11:12puisque c'était un tir embusqué.
11:15Au-delà des faits,
11:16un enquêteur expérimenté recherche des non-dits.
11:19Il y en a toujours.
11:21On laisse toujours échapper de l'information
11:23de cette façon
11:23et les enquêteurs sont formés pour le détecter.
11:28Pendant qu'il le questionne,
11:29il remarque que le comportement du docteur est étrange.
11:33Tout de suite après qu'on lui a appris
11:35que Miriam était morte,
11:37il nous a demandé quels indices on avait.
11:39Les enquêteurs ont trouvé ça bizarre.
11:42C'était une question un peu curieuse
11:44à poser à ce stade-ci.
11:46Il fait ensuite une confession intéressante.
11:49Il nous a dit qu'il connaissait bien les armes à feu,
11:52qu'il était chasseur
11:53et qu'il possédait des fusils.
11:57C'était le cas de bien des gens de la région.
11:59Mais on a tout de même voulu les voir
12:01au cas où il y aurait eu un lien à faire
12:04avec la scène de crime.
12:08On avait pu déterminer que la balle mortelle
12:10était de calibre 22.
12:13Alors on savait quel type d'armes rechercher.
12:20Les enquêteurs ont effectivement trouvé
12:22et saisi chez le docteur Ellis
12:24de nombreuses carabines de calibre 22.
12:28Cette découverte propuse
12:30l'ancien partenaire de Miriam
12:31à l'avant-scène.
12:33L'amour peut facilement se transformer en haine
12:36et cette haine peut grandir
12:38et se développer au point
12:39où l'on ne peut plus penser à autre chose
12:41qu'à la mort de la personne qu'on déteste.
12:49Le docteur Richard Ellis
12:51est maintenant le principal suspect
12:53dans le meurtre de sa femme.
12:55Pendant que ses armes subissent une analyse,
12:58les enquêteurs examinent sa vie en détail.
13:01Bien sûr, en tant que chirurgien cardiothoracique,
13:04il gagnait très bien sa vie.
13:07Et il payait une pension alimentaire importante
13:10pour son enfant chaque mois.
13:12Il me semble qu'elle s'élevait à 12 000 dollars.
13:16C'était la plus haute pension alimentaire
13:18de l'histoire du comté de Lycoming.
13:22Tuer quelqu'un pour une question d'argent,
13:24ce n'est pas rare.
13:26C'est plutôt le contraire.
13:28Les gens tuent soit pour l'argent,
13:30soit pour l'amour.
13:32Ce sont les deux principales causes
13:35de meurtre.
13:38Le docteur avait la plus vieille raison du monde de tuer.
13:41Et les enquêteurs veulent savoir
13:43où il se trouvait exactement
13:45quand on a tiré sur Miriam.
13:49Le docteur Ellis devait passer le week-end
13:51avec Richie,
13:52à compter du vendredi soir.
13:56Le docteur Ellis avait passé le week-end
13:59de chez sa sœur,
14:00à 2h30 de là,
14:02à Honeybrook,
14:03en Pennsylvanie.
14:05Il peut prouver le début de son périple
14:07grâce au témoignage de Nancy Mitch.
14:10C'est une amie de Miriam
14:12qui était passée lui parler quelques minutes
14:14pour lui dire bonjour.
14:17Nancy Mitch a raconté aux enquêteurs
14:19qu'elle était avec Miriam
14:21pour l'accompagner
14:23au moment où le docteur Richard Ellis
14:25passerait prendre leur fils Richie
14:27pour le week-end.
14:30Le docteur Ellis devait prendre Richie
14:33le vendredi soir à 16h.
14:35Nancy nous a informé
14:36qu'il avait eu un peu de retard.
14:40Il était arrivé à la résidence de Miriam
14:43vers 17h.
14:44Nous savions qu'il avait quitté
14:45la résidence avec son fils.
14:48Quand Nancy était partie,
14:50Miriam semblait bien aller.
14:53Nous savions donc
14:54que Miriam était encore en vie
14:56autour de 18h,
14:57le vendredi 15 janvier.
14:59Le docteur Ellis
15:01affirme être passé chez lui
15:02avant de se rendre chez sa sœur.
15:05Ils avaient d'abord fait un arrêt à sa maison.
15:07Il avait quitté pour le sud-est
15:09de la Pennsylvanie
15:10vers 21h30
15:11avec son fils.
15:14Il a dit qu'ils avaient roulé
15:15jusqu'à Lewisburg
15:16et s'étaient arrêtés dans un restaurant.
15:18Il nous a indiqué
15:19que c'était autour de 22h.
15:24Il faisait mauvais ce soir-là
15:26et il avait téléphoné à sa sœur
15:28à 23h24
15:30pour l'informer
15:31que lui et Richie
15:32passeraient la nuit
15:33dans la région de Harrisburg.
15:40Nancy ayant confirmé
15:41une partie de l'alibi
15:42du docteur Ellis,
15:43les enquêteurs doivent maintenant
15:45vérifier si le reste
15:46de l'information fournie
15:48est exact.
15:50Ils ont pu voir
15:51dans le registre
15:52de son téléphone portable
15:53qu'il avait bel et bien
15:55téléphoné à sa sœur.
15:57Et on sait que le docteur Ellis
15:59s'était enregistré
15:59à minuit 57
16:00dans un hôtel
16:01de la région de Harrisburg.
16:03Grâce au reçu
16:04confirmant l'heure
16:05de son arrivée à l'hôtel,
16:06on avait la preuve
16:08qu'il y était réellement allé.
16:12Le récit du docteur Ellis
16:14semble véridique,
16:15mais les enquêteurs
16:16doivent encore analyser
16:17les preuves matérielles.
16:20Au milieu du silencieux,
16:23on avait percé des trous
16:25pour pouvoir le fixer
16:26sur l'arme du crime.
16:28Il n'y avait pas de marque
16:30sur ses fusils.
16:31L'arme du crime
16:33n'appartenait pas
16:33à la collection
16:34du docteur Ellis.
16:36De plus,
16:37on a trouvé de l'ADN
16:39sur des cheveux
16:40à l'intérieur du silencieux
16:42et aussi sur le mégot de cigarette.
16:45D'après les tests,
16:47ce n'était pas l'ADN
16:48du docteur Richard Ellis.
16:54Les preuves laissent croire
16:55que le docteur Ellis
16:57était loin de la maison
16:58au moment du meurtre.
17:00Mais alors que les enquêteurs
17:01poursuivent leur interrogatoire,
17:03il fait une autre confession.
17:06Le docteur Ellis
17:07avait une liaison.
17:09Il avait une relation amoureuse
17:11avec une collègue de travail
17:12de l'hôpital de Williamsport.
17:16Et c'était sans doute
17:17l'une des causes
17:18de sa séparation.
17:20Il avait rencontré Miriam
17:22dans des circonstances
17:23très semblables.
17:24Ils avaient commencé
17:25à travailler ensemble,
17:27leur relation s'était développée
17:28et ils s'étaient mariés.
17:30C'était un peu la même chose
17:31avec Katie.
17:32Elle avait pris le poste
17:33de Miriam
17:34et ils avaient eu une liaison.
17:37C'est l'un des motifs
17:38de crime les plus anciens
17:39qui soit,
17:40le triangle amoureux.
17:42Je dirais que 15 à 20 %
17:45des meurtres
17:45sur lesquels j'ai enquêté
17:46étaient liés
17:47d'une façon ou d'une autre
17:48à un triangle amoureux.
17:51L'autre femme,
17:52Katie's Warrior,
17:53avait donc une raison potentielle
17:55de vouloir tuer Miriam.
17:56Si elle voulait
17:57le docteur Ilis
17:58juste pour elle,
17:59elle avait pu décider
18:00de se débarrasser
18:01de Miriam
18:01pour éviter
18:02qu'il retourne
18:03auprès de sa femme.
18:05La jalousie
18:06est un sentiment puissant
18:08parce qu'elle mène
18:09souvent à l'obsession
18:10et c'est l'obsession
18:12qui pousse les gens
18:12à commettre
18:13des atrocités.
18:16Mais il y a plus
18:17dans la balance
18:18qu'une simple relation.
18:20Le divorce potentiel
18:21et la pension alimentaire
18:23représentaient
18:24beaucoup d'argent.
18:25C'était un enjeu
18:26financier important.
18:29Si Miriam
18:30disparaissait soudainement,
18:32elle serait la seule
18:33à profiter
18:33des gains de Richard.
18:35Les détectives
18:36doivent déterminer
18:37où la petite amie
18:38de Richard
18:38se trouvait
18:39lors du meurtre
18:40de Miriam.
18:41Katie's Warrior
18:42passait certainement
18:43beaucoup de ses temps
18:44libres avec Richard.
18:45Mais le fait
18:46qu'il parte
18:47à l'extérieur
18:47de la ville
18:48pour rendre visite
18:49à sa famille
18:49pouvait lui donner
18:51l'occasion
18:51de commettre le crime.
18:55Il localise
18:56rapidement Katie.
18:59On a appris
19:00qu'elle était
19:00chez des membres
19:01de sa famille
19:01dans un autre état
19:02lorsque Miriam
19:03avait été tuée.
19:05C'était impossible
19:06qu'elle soit responsable.
19:16En poursuivant
19:17notre enquête,
19:19on ne trouvait
19:19personne d'autre
19:20qui aurait eu
19:21des raisons
19:21de tuer
19:22cette dame.
19:25C'est alors
19:26que l'assassin
19:27se manifeste.
19:29Des lettres
19:30ont été envoyées
19:31au poste de police.
19:34Dans la première
19:35lettre anonyme,
19:37l'auteur affirmait
19:38qu'il était responsable
19:39du meurtre
19:40de Miriam Ellis.
19:44J'avais participé
19:45à des centaines,
19:47voire des milliers
19:48de poursuites
19:49criminelles
19:50et jamais
19:51je n'avais reçu
19:52de lettres anonymes.
19:53Ça arrive à la télé,
19:54mais
19:55pas dans la réalité.
20:00Dans un revirement
20:01sensationnel,
20:03un tueur
20:03autoproclamé
20:04envoie une lettre
20:05à la police.
20:07Beaucoup de choses
20:08nous traversaient
20:08l'esprit.
20:09On se demandait
20:10si c'était
20:10une invention,
20:11si quelqu'un
20:12n'avait pas vu
20:12l'affaire aux nouvelles
20:13et avait décidé
20:14de nous envoyer
20:15les lettres
20:15sans être
20:16vraiment impliqués.
20:19L'auteur affirmait
20:20être un soldat
20:21de Dieu,
20:22de l'égalité
20:23et de la mort.
20:25Il disait
20:26que la victime
20:27était raciste
20:27et qu'il voulait
20:28éliminer les racistes
20:29de la ville.
20:33Je me souviens
20:34qu'il traitait
20:34Miriam
20:35de sorcière
20:37et il me semble
20:38que la lettre
20:39en soi
20:39comportait
20:40des commentaires
20:41racistes.
20:44Ça n'avait pas
20:45de sens.
20:46Rien de ce qu'on savait
20:47ne validait
20:47cette accusation.
20:49C'était bizarre.
20:51C'était
20:52très étrange.
20:55Même si
20:56le meurtrier
20:57s'est manifesté,
20:58il a aussi pris
20:59toutes les précautions
21:00possibles
21:01pour cacher
21:01son identité.
21:03On a vérifié
21:04s'il y avait
21:04des empreintes
21:05sur les lettres,
21:06ce n'était pas le cas.
21:09Elles étaient
21:10écrites en majuscule
21:11au crayon.
21:14C'était pour
21:15qu'on ne puisse pas
21:15savoir comment
21:16cette personne
21:17écrivait normalement,
21:19pour qu'on ne puisse
21:20faire aucune comparaison
21:21au cours du procès.
21:26Pendant que les enquêteurs
21:28s'interrogent
21:28sur la lettre
21:29et son contenu,
21:30ils en reçoivent
21:31une autre.
21:33La deuxième lettre
21:34avait un ton différent.
21:38Elle laissait clairement
21:39entendre
21:40que l'auteur
21:41avait une intelligence
21:42supérieure,
21:43contrairement à nous.
21:45Elle débordait
21:46d'arrogance.
21:52Cette deuxième lettre
21:53dirige également
21:54les enquêteurs
21:55vers un nouveau suspect.
21:58L'auteur disait
21:59avoir des diplômes
22:00de haut niveau,
22:01plusieurs diplômes
22:03de haut niveau.
22:04Ça nous indiquait
22:06que c'était
22:07possiblement
22:08un associé
22:08du docteur
22:09Illis
22:09qui était
22:10le coupable
22:11ou qui était
22:12l'auteur
22:12de la lettre.
22:16Il parlait
22:17du docteur Zama.
22:19C'était
22:20un très bon ami
22:21de madame Illis
22:23et c'était
22:24le partenaire
22:24du docteur Illis.
22:26Mais comme
22:27le docteur Illis
22:28était le chirurgien
22:29cardiothoracique
22:30en chef,
22:30il y avait peut-être
22:31des tensions
22:32entre les deux hommes.
22:35C'étaient
22:35les deux chirurgiens
22:36cardiothoraciques
22:37de l'hôpital
22:38de Williamsport.
22:40L'auteur
22:41se vantait
22:42de posséder
22:42une intelligence
22:43supérieure,
22:44de parler
22:45cinq langues,
22:46du moins plusieurs,
22:46et c'était
22:47le cas
22:48du docteur Zama.
22:50Le docteur Zama
22:51était afro-américain
22:53et c'était
22:54sans doute
22:55l'un des seuls
22:55afro-américains
22:56à faire partie
22:57du cercle
22:58d'amis proches
22:59des Illis.
23:04Il était grand
23:05et il devait
23:07aussi avoir
23:07de grands pieds.
23:09peut-être
23:09de pointure
23:1014.
23:12Les enquêteurs
23:13devaient
23:14assurément
23:14se pencher
23:15sur son cas
23:15après avoir
23:16reçu
23:17ses lettres.
23:20Il convoque
23:21le docteur Zama
23:22pour un interrogatoire.
23:26Les enquêteurs
23:27ont montré
23:27les lettres
23:28au docteur Zama
23:30et lui ont demandé
23:31qui elle décrivait.
23:33Il a répondu
23:34qu'elle semblait
23:35le décrire, lui.
23:38Mais il maintient
23:39qu'il n'a rien
23:39à voir
23:39avec la mort
23:40de Miriam
23:41et qu'il n'est
23:42pas l'auteur
23:42de ses lettres.
23:44Le docteur Zama
23:45s'entendait bien
23:46avec Miriam.
23:47Ils étaient amis.
23:50C'était la femme
23:51de son collègue.
23:52Leur relation
23:53n'était pas
23:53allée plus loin.
23:56Il affirme
23:57également
23:57qu'il se trouvait
23:58avec des amis
23:58au moment
23:59en Miriam
24:00a été assassiné.
24:06Les enquêteurs
24:07ont vérifié
24:07l'alibi
24:08du docteur Zama
24:08pour la soirée
24:09du 15 janvier.
24:11Il était
24:12irréfutable.
24:20On a aussi
24:21fait examiner
24:22les lettres anonymes
24:23pour y déceler
24:24de l'ADN.
24:25Il y avait
24:26un cheveu noir
24:28sur le rabat
24:29de l'enveloppe,
24:30bien en évidence.
24:32L'ADN
24:33ne correspondait
24:34pas à celui
24:35du docteur Zama,
24:36mais pas non plus
24:37aux autres échantillons
24:38d'ADN
24:38recueillis précédemment.
24:43Les enquêteurs
24:44croient maintenant
24:45qu'on cherche
24:45à les duper.
24:47La personne
24:48qui avait écrit
24:49ces lettres
24:49faisait tout
24:51pour cacher
24:51son identité.
24:53Par exemple,
24:54elle n'avait pas
24:55utilisé
24:56sa salive
24:56pour coller
24:57le rabat
24:57de l'enveloppe
24:58ou le timbre,
24:59mais elle avait
25:00laissé
25:00un gros cheveu
25:01bien en vue
25:01sur le rabat
25:02pour qu'on le trouve.
25:05C'est à ce moment
25:07que j'ai commencé
25:08à me douter
25:10qu'on avait affaire
25:11à un tas
25:12de preuves
25:12falsifiées.
25:14Un silencieux
25:15avec de l'ADN,
25:17un mégot
25:18de cigarette
25:18avec de l'ADN,
25:20et comme les deux
25:21ne correspondaient pas,
25:22c'était évident
25:23qu'il s'agissait
25:24de fausses preuves.
25:26On avait
25:27quatre ou cinq
25:28morceaux d'ADN
25:29provenant
25:30de personnes
25:30différentes.
25:32Est-ce qu'il
25:33pouvait y avoir
25:33cinq coupables?
25:35Non.
25:37Le responsable
25:38s'était donné
25:39beaucoup de mal
25:39pour exécuter
25:40son plan.
25:41En fin de compte,
25:42il fallait se demander
25:43si c'était juste
25:44un psychopathe
25:45ou s'il appréciait
25:47tant l'expérience
25:47qu'il ne voulait
25:48pas y mettre fin.
25:53le problème
25:54pour les agents
25:55Holmes et Henry,
25:56c'est que cette
25:57constatation
25:58ne les aide pas
25:58du tout
25:59à attraper
25:59le tueur
26:00de Miriam.
26:02À ce moment,
26:06on avait l'impression
26:07de faire du
26:08sur place.
26:09On était frustrés
26:10par ce qui était
26:11en train
26:11de se produire.
26:14On voulait bien
26:14faire notre travail
26:15et le faire correctement.
26:17On a une seule chance
26:18d'élucider ce genre
26:19de mystère.
26:19Et si on la rate,
26:21c'est terminé.
26:28Puis,
26:28les enquêteurs
26:29obtiennent enfin
26:30l'autorisation
26:31de consulter
26:31le registre téléphonique
26:33de la victime
26:33qui leur révèle
26:34une information cruciale.
26:36Il y avait
26:37un téléphone sans fil
26:39tout près de sa main.
26:42Les enquêteurs
26:43ont obtenu
26:43le registre
26:44des appels
26:45de Miriam.
26:46On a découvert
26:47qu'une amie
26:48l'avait appelée
26:48le vendredi soir
26:50et qu'elle lui avait
26:51parlé au téléphone.
26:54Elle affirme
26:55avoir entendu
26:56un bruit de verre
26:57cassé pendant l'appel
26:58et Miriam aurait dit
27:00« Oh mon Dieu ! »
27:01mais ensuite,
27:02plus rien.
27:04Elle avait donc
27:05raccroché
27:06et quand elle avait
27:07rappelé,
27:08la ligne était occupée.
27:10Elle avait cru
27:11que la communication
27:11avait été coupée
27:12et que Miriam
27:14parlait maintenant
27:14à quelqu'un d'autre.
27:16Cette information
27:18procure aux enquêteurs
27:19un élément
27:20qui leur manquait,
27:21l'heure exacte
27:22du décès.
27:23La conversation
27:24s'est terminée
27:25à 22h37.
27:29On savait
27:30que l'appel
27:31avait pris fin
27:32au moment
27:32où on avait
27:33tiré sur Miriam.
27:35L'heure de la mort
27:36était déterminante.
27:40Maintenant
27:41qu'ils ont établi
27:42à 22h37
27:43l'heure exacte
27:44de la mort
27:45de la victime,
27:46les enquêteurs
27:47réexaminent
27:48les alibis
27:48de toutes les personnes
27:49d'intérêt.
27:51Le seul
27:51qui ne tient pas
27:52la route
27:53est celui
27:54du Dr Ellis.
27:57Au départ,
27:58il nous avait dit
27:58qu'il se trouvait
27:59dans la région
27:59de Williamsport,
28:01mais qu'il était
28:02déjà au sud
28:03de la route 15
28:03à 22h.
28:08Il a dit
28:09qu'il s'était
28:09arrêté manger
28:10dans un restaurant.
28:13S'il était
28:14vraiment
28:14à cet endroit
28:15vers 22h,
28:17il ne pouvait
28:18pas avoir
28:18commis le crime.
28:24À première vue,
28:25c'était plausible,
28:26mais personne
28:27n'a pu confirmer
28:28qu'il se trouvait
28:29réellement
28:29dans cette zone
28:30autour de 22h.
28:33Son alibi
28:33nous semblait
28:34bien fragile
28:35à ce stade.
28:38Les meurtres
28:40bien planifiés
28:41ou planifiés
28:42à la perfection
28:43peuvent généralement
28:44être résolus
28:45grâce aux petits détails,
28:47en particulier
28:48les détails temporels.
28:51La chronologie
28:53joue un rôle clé
28:54dans pratiquement
28:55tous les cas.
28:57Les enquêteurs
28:58scrutent le récit
28:59du Dr Ellis
29:00dans ses moindres détails.
29:03Ils ont roulé
29:03vers le sud
29:04sur la route 15
29:05et il a téléphoné
29:06à sa sœur
29:06à 23h24.
29:09Il l'avait appelé
29:10pour lui dire
29:10qu'ils allaient devoir
29:11passer la nuit
29:11à l'hôtel.
29:12La seule donnée
29:13temporelle vérifiable
29:15était l'heure
29:16où il avait téléphoné
29:17à sa sœur.
29:17Ils utilisent
29:18cette information
29:19pour déterminer
29:20la plus courte distance
29:21possible
29:22entre le Dr Ellis
29:24et la maison
29:24de Miriam
29:25lorsqu'il a fait
29:26cet appel.
29:27On savait
29:28quel chemin
29:28il avait pris
29:29ce soir-là
29:29parce qu'il nous l'avait dit.
29:31On savait
29:32qu'il se trouvait
29:33dans un certain rayon
29:34de la tour cellulaire
29:35la plus près
29:35et que cette tour
29:36avait relayé
29:37son appel.
29:38On a obtenu
29:39la carte de couverture
29:40de la société
29:41de téléphonie.
29:42On a pu déterminer
29:44l'endroit approximatif
29:45où l'appel
29:46avait été fait
29:48par rapport
29:48à la scène de crime
29:51et par rapport
29:52à l'hôtel.
29:54On a découvert
29:55qu'il pouvait être
29:56bien plus au nord
29:57sur la route 15
29:58qu'il nous l'avait indiqué.
30:06Les enquêteurs
30:07doivent maintenant
30:08déterminer
30:08si le Dr Ellis
30:10aurait pu tirer
30:11sur Miriam
30:12à 22h37,
30:14téléphoner à sa sœur
30:16à 23h24
30:18et être tout de même
30:19à l'hôtel
30:20avant 1h du matin.
30:27On a voulu refaire
30:28son trajet
30:28dans les mêmes conditions.
30:31On a vérifié
30:32s'il y avait eu
30:32des accidents
30:33qui auraient pu
30:33ralentir la circulation.
30:35On sait
30:36qu'il faisait mauvais.
30:37Est-ce que la route
30:38était fermée ?
30:39On a mis
30:39des chaussures
30:40semblables à celles
30:41que le tueur portait
30:42cette nuit-là.
30:44On s'est rendu
30:45sur la scène à pied.
30:46On a suivi
30:47le ruisseau asséché
30:48jusqu'à notre véhicule
30:49et on a conduit
30:50jusqu'à la zone
30:51d'où il avait téléphoné
30:52avec son portable.
30:54Et on a découvert
30:56que c'était
30:57tout à fait possible.
31:03En fait,
31:05ils avaient reproduit
31:06les événements
31:07chronologiquement
31:08et ça avait fonctionné.
31:11Tout le monde
31:11était sidéré.
31:15Il faut relier
31:16tous les points.
31:17Même les détails
31:18qui paraissent
31:19insignifiants
31:20au départ
31:20peuvent devenir
31:22extrêmement importants
31:23à mesure
31:24que l'enquête
31:24avance.
31:29Le docteur Richard Illis
31:31est désormais
31:31le seul suspect
31:32sans alibi.
31:34Maintenant,
31:35les enquêteurs
31:36doivent trouver
31:37une façon
31:37de le relier
31:38au meurtre lui-même.
31:46Deux jeunes hommes
31:47qui pêchaient le véron
31:48dans un ruisseau
31:49du secteur
31:51avaient découvert
31:52une carabine modifiée.
31:55Ils ont trouvé
31:56ça étrange,
31:57alors ils l'ont ramassé
31:58et ils ont appelé
31:59la police.
32:00Le canon avait été coupé,
32:02la crosse aussi
32:03et il y avait
32:04une lunette.
32:05Disons qu'on ne voit
32:06pas ça tous les jours.
32:09Le verrou de canon
32:10avait été enlevé
32:11et jeté.
32:13Les inscriptions
32:13sur le fusil
32:14avaient été effacées
32:16pour masquer
32:17les numéros de série.
32:19mais il restait
32:21une lame chargeur
32:22qui indiquait
32:23que c'était
32:24un fusil
32:24de calibre 22,
32:27ce qui correspondait
32:28à la balle
32:28qui avait tué
32:29Miriam.
32:31Le détail
32:32le plus intriguant
32:33était toutefois
32:34l'endroit
32:34où on l'avait trouvé.
32:37La carabine
32:38incomplète
32:39se trouvait
32:40tout près
32:40de la route
32:40que le docteur Ellis
32:41nous avait dit
32:42avoir empruntée
32:43le soir de l'homicide.
32:47Le silencieux
32:48récupéré
32:49derrière la maison
32:50leur permet
32:51de déterminer
32:52si ce fusil singulier
32:53est bien
32:54l'arme du crime.
32:58Sur le dessus
32:59du canon
33:01il y avait
33:01une vis
33:02qui avait été
33:03insérée
33:03pour que le fusil
33:05puisse recevoir
33:06le silencieux.
33:07Si on prenait
33:08le silencieux
33:09qu'on le glissait
33:10sur le canon
33:11de la carabine
33:11et qu'on le tournait
33:12il s'imbriquait.
33:15Il y a eu
33:16un murmure
33:17dans la salle
33:17d'enquête.
33:18On savait
33:19que c'était
33:19l'arme
33:20qu'on cherchait.
33:22Il fallait
33:23maintenant
33:24faire le lien
33:24entre ce fusil
33:25et le coupable.
33:27On m'a demandé
33:28de noter
33:29les caractéristiques
33:30de l'arme.
33:32C'était
33:33une carabine
33:33Savage 23.
33:37L'agent Holmes
33:38était allé rencontrer
33:39la famille
33:39du docteur Ellis.
33:41Il apprend
33:41que le docteur Ellis
33:43a hérité
33:43des fusils
33:44de son père
33:44et que sa tante Jean
33:46est la seule
33:46personne encore
33:47vivante
33:47à les avoir vues.
33:49Elle a sorti
33:50un album photo
33:51et elle a montré
33:52de vieilles photos
33:53aux enquêteurs.
33:56L'une d'elles
33:57était une photo
33:58en noir et blanc
33:59sur laquelle
34:00son frère
34:01posait
34:01avec une carabine
34:02dans une main
34:04et une marmotte
34:05morte dans l'autre.
34:10On a rapporté
34:11la photo
34:11et on a pu déterminer
34:13que l'arme
34:13qu'on y voyait
34:14était une
34:14Savage 23D.
34:24Plus il y a
34:24de coïncidences,
34:27moins il y a
34:27de probabilités
34:28que c'en soit.
34:30On peut planifier
34:31un meurtre
34:31avec précision,
34:33mais on ne peut
34:34pas éviter
34:35qu'un pêcheur
34:36en marchant
34:37dans une forêt
34:38de la Pennsylvanie
34:41tombe par hasard
34:42sur un fusil
34:44qui vous a été
34:45légué
34:45par votre père.
34:49On avait
34:50notre lien.
34:55Les enquêteurs
34:57ont récupéré
34:58l'arme
34:58qu'aurait utilisé
34:59Richard Ellis
35:00pour tuer
35:00sa femme Miriam
35:01dont il était
35:02séparé.
35:05Leur défi
35:06consiste maintenant
35:07à le faire
35:07condamner
35:08malgré le fouillis
35:09de preuves
35:09médico-légales
35:10contradictoires.
35:13C'était une affaire
35:14très frustrante
35:15parce que même
35:16si nous étions
35:17convaincus
35:17que le docteur
35:18Ellis était impliqué,
35:21en tant que procureur,
35:22je savais
35:23que ce serait
35:24une cause
35:24très difficile
35:25à gagner
35:25devant un jury
35:26parce que j'avais
35:27de nombreux morceaux
35:28d'ADN
35:29qui n'appartenaient
35:30pas à l'accusé.
35:33On peut
35:33uniquement
35:34condamner
35:34quelqu'un
35:35quand on ne peut
35:36plus croire
35:36à rien d'autre
35:37qu'à sa culpabilité.
35:39S'il y a
35:39un autre suspect
35:40qui n'a pas d'alibi,
35:41ça entraîne
35:42un doute
35:43raisonnable.
35:51On est retourné
35:52à l'endroit
35:53où le fusil
35:53avait été découvert.
35:55On a fouillé
35:58et on a encore
36:00eu de la chance.
36:01On a trouvé
36:02une paire
36:03de chaussures
36:03de sport.
36:07Elles étaient
36:07de la même pointure
36:08que les traces
36:09trouvées
36:09sur la scène
36:10de crime.
36:11Le motif
36:12des semelles
36:12était le même.
36:14C'était bien
36:14les chaussures
36:15qui avaient
36:15laissé
36:16les empreintes.
36:19On a su,
36:20en les voyant,
36:21que c'était
36:22les chaussures
36:22que le tueur
36:23avait portées
36:23pour se rendre
36:24sur les lieux
36:25et en repartir.
36:30Ils doivent maintenant
36:32prouver
36:32que les chaussures
36:33ont été portées
36:34par Richard Illis.
36:35Ces chaussures
36:36étaient de pointure
36:3714
36:37et le docteur
36:39Illis portait
36:39des 10.
36:40Cela dit,
36:42rien ne l'empêchait
36:43d'enfiler
36:43une paire
36:44de chaussures
36:45de pointure
36:4514.
36:49Les chaussures
36:50sont envoyées
36:50au laboratoire
36:51médico-légal.
36:56Ils ont trouvé
36:56un cheveu
36:57sur la languette
36:58d'une des chaussures.
37:00Ils ont fait
37:01un test d'ADN
37:02et ont pu constater
37:03qu'il n'appartenait
37:03pas au docteur Illis.
37:06Mais si les enquêteurs
37:08ne se trompent pas,
37:09le docteur Illis
37:10n'était pas seul
37:11sur les lieux
37:12du crime
37:12ce soir-là.
37:15Nous pensons
37:16qu'il avait drogué
37:16son fils Richie
37:18et que celui-ci
37:20dormait dans la voiture.
37:27Évidemment,
37:28ce n'étaient pas
37:28les chaussures
37:29du garçon.
37:30Mais selon
37:31la théorie du transfert,
37:32quand on entre
37:33dans une pièce
37:33ou qu'on en sort,
37:34on laisse des traces,
37:36que ce soit
37:36des cheveux
37:37ou des fibres.
37:38On pouvait sûrement
37:38expliquer la présence
37:39du cheveu
37:40à cet endroit.
37:42On a comparé
37:43l'ADN prélevé
37:44à celui de Richie Illis,
37:46le fils du docteur Illis,
37:48et on a obtenu
37:49une correspondance
37:49mitochondriale.
37:53Notre lien
37:54était le cheveu
37:55d'un enfant.
37:57Richard
37:58a délibérément
37:59utilisé
38:00de l'ADN étranger
38:01pour dérouter
38:02les enquêteurs.
38:03Mais finalement,
38:04c'est l'ADN
38:05de son fils
38:06qui le relie
38:06au meurtre.
38:09Quand on enquête
38:10sur un homicide
38:10ou sur toute affaire
38:11criminelle,
38:12on a toujours
38:13une théorie à la base.
38:14Nous en avions une
38:16dans ce cas-ci.
38:16et nous avions
38:18de nombreux indices
38:19provenant
38:19de la photo,
38:21de la chaussure,
38:24de la balle
38:25dans le magasin
38:26de la carabine.
38:28Et tous ces indices
38:29correspondaient
38:30à notre théorie.
38:32Il la soutenait.
38:34Les preuves matérielles
38:35sont puissantes.
38:37Elle ne mente pas.
38:40Lorsqu'ils arrêtent
38:41le docteur Ellis
38:42pour le meurtre
38:43de son épouse,
38:44les enquêteurs
38:45sont troublés
38:45en pensant
38:46à la façon
38:47dont il s'y est pris.
38:49Le docteur Ellis
38:50s'était préparé
38:51longtemps
38:51pour commettre
38:52ce crime.
38:54C'était obligé
38:55parce qu'il avait
38:56dû modifier le fusil,
38:58concevoir
38:58et fabriquer
38:59le silencieux
39:00et pour faire tout ça,
39:02il lui avait fallu
39:03pas mal de temps.
39:06S'il devait tuer
39:07Miriam,
39:09il ne voulait pas
39:10que ce soit son fils
39:11qui trouve son corps.
39:13Il fallait donc
39:14qu'il le fasse
39:15un week-end
39:15où il en avait
39:16la garde.
39:19Ce week-end-là,
39:21tous les astres
39:21s'étaient alignés
39:22et il avait eu
39:23l'occasion
39:24de passer à l'acte.
39:28Son plan se concrétise
39:29le vendredi
39:30à 17h,
39:32lorsqu'il passe
39:32prendre son fils
39:33chez Miriam.
39:35Quelques heures plus tard,
39:36le docteur revient.
39:41Le docteur
39:42Ellis a garé
39:43sa voiture
39:43dans laquelle
39:44Richie dormait,
39:46a remonté
39:47le ruisseau asséché
39:48jusqu'à un endroit
39:49où il pouvait
39:50clairement voir
39:50la fenêtre
39:51de la cuisine
39:52de Miriam
39:53et il a attendu
39:55que Miriam
39:56vienne dans la cuisine
39:57et passe devant
39:58la fenêtre
39:59là où il pouvait
40:01l'atteindre.
40:02Ailleurs dans la maison,
40:04c'était impossible.
40:06il pouvait seulement
40:07lui tirer dessus
40:07si elle passait
40:08devant cette fenêtre,
40:10ce qu'elle a fait
40:10à 22h37.
40:12Elle était au téléphone,
40:13elle est passée
40:14dans sa ligne de mire
40:14et il a fait feu.
40:19Il a ensuite déposé
40:20le mégot de cigarette
40:21de façon à ce qu'on le trouve
40:25et il a quitté les lieux
40:27en laissant des traces
40:28de pas de pointure 14.
40:31Il est retourné
40:32à la voiture
40:32où dormait son fils
40:33et il a filé vers le sud.
40:35Il a conduit
40:36jusqu'au premier endroit
40:37isolé
40:37où il pouvait
40:38se débarrasser
40:39des preuves.
40:39Il a jeté le fusil
40:40et les chaussures
40:41et ensuite
40:41il a poursuivi
40:42son chemin.
40:48Il a téléphoné
40:49à sa sœur
40:49à 23h24,
40:52sachant possiblement
40:53qu'on le verrait
40:53sur le registre
40:54des appels
40:55et que ça l'aiderait
40:56à valider son alibi.
40:58Mais cet appel
40:59nous a démontré
40:59qu'il aurait pu
41:00commettre le crime.
41:03Cet élément,
41:04considéré
41:05d'un point de vue
41:05chronologique,
41:06était la clé.
41:09Richard Illis
41:10est accusé
41:11de meurtre
41:12au premier degré.
41:16Quand on a arrêté
41:17le docteur Illis,
41:19on a trouvé
41:20le manuscrit
41:21inachevé
41:21d'un livre
41:22qui s'intitulait
41:25« Tire au cœur
41:26le meurtre
41:27de la femme
41:27du docteur ».
41:28L'auteur
41:29était le docteur
41:29Richard Illis.
41:32En fait,
41:33c'était le récit
41:34du meurtre
41:35de Miriam Illis
41:36du point de vue
41:37du tueur.
41:41S'il y a
41:42une chose
41:42dont je me souviens
41:43et que je n'oublierai
41:44jamais,
41:45c'est que le livre
41:47parlait de l'émotion
41:48du tueur
41:48et il l'a décrite
41:51comme une catharsis
41:52orgasmique
41:53au moment
41:54du meurtre.
41:59Malgré les preuves,
42:01Illis plaide
42:02non coupable
42:02à ses accusations,
42:04mais le jury
42:05voit les choses
42:06différemment.
42:07À la fin
42:08de son procès
42:08en 2004,
42:09le docteur Illis
42:10a été reconnu
42:11coupable de meurtre
42:11au premier degré
42:12et condamné
42:13à perpétuité
42:14sans possibilité
42:14de libération.
42:16C'est une malchance
42:17pour lui,
42:18mais un coup de chance
42:19pour la police.
42:20Sans cette arme,
42:22on n'aurait pas pu
42:23le condamner
42:24pour ce crime.
42:26Le docteur Illis
42:27était un homme intelligent,
42:29mais sans doute
42:30moins qu'il ne le croyait.
42:31Il ne voulait pas
42:32que sa femme
42:32lui prenne
42:33toute sa fortune
42:34et il pensait pouvoir
42:36s'en tirer.
42:39Je ne sais pas pourquoi
42:40cette affaire
42:41nous a autant touchés.
42:43C'est peut-être
42:44parce que c'était
42:44une histoire
42:45qui aurait pu arriver
42:46à n'importe lequel
42:47d'entre nous.
42:48Ça aurait pu être
42:48notre vie.
42:52Pour le petit garçon,
42:54c'était tragique.
42:56Un petit enfant
42:57qui perd d'abord
42:58sa maman
43:00et qui,
43:00par la suite,
43:01perd aussi son papa.
43:04faire subir
43:05une telle horreur
43:08à son fils
43:08en commettant
43:10ce meurtre,
43:12c'est inimaginable.
43:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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