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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous, avec Elisabeth Lévy, Gilles William Godnadel, Louis Dragnel, Pierre Lelouch, Johan Ousey.
00:05Il y a beaucoup de gens qui nous disent, vous ne parlez pas des municipales.
00:08Alors, comme ils ont le sentiment que certaines élections ont été un peu zappées par la guerre,
00:13c'était le cas en 2022, l'élection présidentielle.
00:16Ils ont le sentiment que là encore, cette élection municipale, elle n'est pas enjambée par la guerre.
00:21Mais on n'en parle pas suffisamment peut-être.
00:24Et ça va être intéressant, il y a beaucoup de questions d'abord.
00:26Est-ce que les Français vont répondre présent ? Est-ce qu'ils vont se déplacer, à votre avis ?
00:30Louis Dragnel.
00:31C'est l'inconnu total. Vous voulez que je vous dise ? C'est l'inconnu total.
00:35Mais vraiment, je trouve que c'est très difficile de mesurer l'envie des gens d'aller voter.
00:40Il y a beaucoup de questions. Est-ce que le LFI va être sanctionné ou pas par les déclarations de
00:44M. Blanchard ?
00:45Je le pense un peu, moi, mais c'est mon avis.
00:47Est-ce que le RN va renforcer sa position de favori pour la présidentielle ?
00:50Je le pense aussi.
00:51Quid des LR ? Quid des alliances derrière ?
00:54Compliqué.
00:55Quid est-ce que le PS va aller à la soupe mélenchoniste ?
00:58On verra un cas par cas, je pense.
01:00Eh bien, heureusement que c'est l'heure.
01:01Mais non, c'est vrai.
01:03Vous répondez.
01:04Mais vous regardez ce qui se passe.
01:05Vous êtes un journaliste.
01:07Mais non, mais il dit.
01:08On peut lancer une pièce.
01:09Mais ce n'est pas ça pour le PS.
01:10Vous voyez bien, ce sera au cas par cas.
01:12Le PS n'est pas clair.
01:13Les Républicains, ce n'est pas clair non plus.
01:14On aimerait un peu plus, ça sûr.
01:16On aimerait quand même.
01:17On peut prendre le cas de Paris.
01:19Regardez, ce n'est pas simple.
01:20Vous voyez bien que les sessions écoutent.
01:21Alors justement, on va commencer par parler ce soir.
01:24On va commencer par parler.
01:25On parlera évidemment de la guerre tout à l'heure.
01:26Mais on va parler des municipales.
01:28Et on va parler de ce qu'a dit Jordan Bardella.
01:30Parce que Jordan Bardella est monté au créneau.
01:32Et il n'a pas tort.
01:34Parce qu'il n'a pas laissé faire par le service public.
01:36Et il a annoncé que le Rassemblement national
01:39allait saisir l'ARCOM dénonçant les diatribes haineuses
01:41lancées par Patrick Cohen sur France Inter
01:44contre le Rassemblement national.
01:45On est à J-4.
01:46Et c'est vrai qu'à la machine, le système se met en place.
01:50Les plus réflexes.
01:51Et puis, il y a les petits télégraphistes
01:53ou de la Macronie ou de la gauche
01:54ou de la bien-pensance
01:55ou de les appeler comme vous voulez
01:56qui font passer des messages.
01:58Ils n'ont aucune influence.
02:00Disons-le.
02:00Mais ça peut agacer.
02:02Le RN n'a pas été traité différemment
02:04d'un autre parti sur France Inter.
02:06Mais c'est pire que ça.
02:07Je vous en supplie.
02:08C'est pire que ça.
02:09J'ai tweeté il y a 3-4 jours.
02:10C'était insupportable.
02:12France Inter a consacré une rubrique
02:16aux brebis galeuses du RN.
02:18Alors, il trouvait deux ou trois trucs.
02:20Ça n'allait pas loin.
02:21Il disait qu'il n'y a rien d'illégal.
02:23J'affirme que France Inter
02:25n'a jamais consacré une chronique
02:29aux brebis galeuses des Insoumis.
02:32Alors que, très sincèrement,
02:34c'est un parti galeux.
02:36Porte, Soudé, Hassan, Melenchon.
02:39Non, mais pas une seule fois, M. Poirot.
02:41Pas une seule fois.
02:42C'est insupportable.
02:44Ce qui est vrai,
02:46c'est qu'il y a à peu près 60 personnes par liste,
02:48sans doute sur une liste.
02:50Bon.
02:50Donc, sur le nombre de listes du RN
02:53et sur le nombre de listes de tous les partis de France,
02:56si tu as la même grille de lecture sur le RN
03:00que sur les autres partis,
03:02tu vas évidemment trouver dans des listes d'autres partis
03:06des gens qui ont eu affaire à un moment avec la justice, etc.
03:12C'est incontestable.
03:13Mais ce n'est pas la question.
03:14La question, c'est de savoir comment...
03:15Est-ce qu'une brebis galeuse,
03:16c'est quelqu'un qui dénonce l'immigration ?
03:19Est-ce que ça commence là ?
03:20Non, non.
03:20C'est souvent des gens qui ont eu affaire à la justice.
03:22Parfois oui et parfois non.
03:24Parce que quand c'est Mediapart qui le fait,
03:27on devient vite une brebis galeuse.
03:29Mais juste pour...
03:30Que Patrick Cohen comme éditorialiste,
03:32de la même façon qu'ici,
03:33des éditorialistes en prennent un autre parti,
03:36il n'y a pas de problème.
03:36On ne l'a pas encore écouté.
03:38Donc, je vous propose d'abord de l'écouter.
03:39Je ne savais pas qu'on l'a écouté.
03:41Je crois qu'on avait débarré.
03:42Je vous jure, je veux qu'on l'écoute d'abord.
03:44D'accord.
03:45Vous avez raison.
03:46Souvent.
03:48Malgré les manquements graves,
03:49Jordan Bardel a son devoir de neutralité.
03:52Les gabegies récemment démontrées
03:53par une commission d'enquête parlementaire,
03:55le service public s'autorise à quatre jours des élections
03:57de lancer de grandes diatribes haineuses, a-t-il dit ?
03:59Alors, écoutons ce qu'a dit M. Cohen.
04:01Payé par nos impôts, je l'appelle,
04:03le service public a une forme de neutralité
04:04qui est demandée sur le service public.
04:07Mais après, on entame la discussion.
04:10Pendant des semaines, la direction du RN
04:11avait réussi tant bien que mal
04:12à calfater les fuites les plus visibles
04:15en éliminant les têtes de liste municipales
04:17dont la presse avait révélé
04:18d'anciens messages racistes, antisémites ou sexistes
04:21ou leur appartenance à des groupes radicaux.
04:23Mais la publication des listes complètes
04:25fin février, soit 25 à 30 000 candidats,
04:29a mis au jour des dizaines d'autres trous dans la coque.
04:32150 à 180 brebis malades, d'après les décomptes de Libération
04:37et de Street Press, présentent sur plus de 10%
04:39des listes investies par le RN.
04:42Apparemment, c'est contagieux.
04:43Je ne cite là que quelques exemples
04:45parmi les plus ennuyeux, pour ceux qui ne voient
04:47l'antisémitisme qu'à l'autre bord,
04:49chez Jean-Luc Mélenchon, et qui croient
04:51que taper sur le chef des insoumis
04:53peut leur tenir de vertu.
04:54Alors, le ménage, oui, surtout pour les réseaux sociaux
04:57de leurs candidats, c'est leur intérêt.
04:59On a vu ce que les affreux de 2024
05:01avaient coûté au RN, pas loin d'une majorité à l'Assemblée.
05:04Mettre les moyens, peut-être,
05:06mais moins que la presse, toujours plus prompte
05:09à démasquer les galeux, je n'ai pas d'exemple
05:11d'un lepéniste sanctionné pour un propos médiatisé
05:14par son propre parti, pas vu, pas pris.
05:17Intransigeant, non, on vient de le voir.
05:19Le RNC se montrait tolérant avec ses cadres
05:21en plaidant volontiers l'humour ou la connerie,
05:24sans doute pour ne pas se couper d'une partie de sa base
05:26et sans jamais se poser de questions sur le lien
05:29entre ce que ces chefs disent tout haut
05:31et ce que les militants partagent tout bas
05:33sur l'évidence qu'un programme discriminatoire
05:36puisse séduire des électeurs et candidats racistes.
05:38On appelle un éditorial militant.
05:41Il a le droit, je le répète,
05:43au nom de la liberté d'expression,
05:45d'avoir un éditorial militant.
05:47Sauf qu'il raconte des histoires.
05:48D'abord, c'est faux, effectivement,
05:49parce qu'il y a sanction du RN,
05:50mais surtout, c'est sur le service public.
05:53Bien sûr.
05:54Il demande une forme de neutralité.
05:55C'est là que ça vient percuter quelque chose
05:58qui ne va pas.
06:01En plus, tout ce qu'il dit,
06:02il parle d'antisémitisme.
06:03Il en parle beaucoup dans sa chronique.
06:05Ceux qui peuvent le plus juger de l'antisémitisme,
06:07ce sont les juifs.
06:08Demandez aux juifs de qui ils ont peur aujourd'hui.
06:10Est-ce qu'ils ont peur du Rassemblement national
06:11ou de la France insoumise ?
06:13À 95 %, ils vous répondront qu'ils ont peur de Jean-Luc Mélenchon.
06:17Mais j'allais dire, le problème, c'est que nous ne sommes, entre guillemets,
06:19que dans les élections municipales.
06:22Imaginez ce dont ils seront capables pour l'élection présidentielle.
06:25Plus on va se rapprocher de l'élection présidentielle,
06:27plus ils vont sentir que le Rassemblement national est en capacité à gagner l'élection.
06:32Ils sont capables de beaucoup de choses bien pire que celles-là.
06:35Mais convenant qu'ils sont souvent...
06:37La parole de M. Cohen est contre-productive.
06:39C'est le sentiment que j'ai.
06:40Je ne veux pas dire que personne ne l'écoute.
06:42Mais il ne convaincra pas ceux qui ne sont pas convaincus.
06:45Mais il ne l'écoute pas, de toute façon, maintenant...
06:47Elisabeth Lévy.
06:47D'abord, il parle pour son auditorat.
06:50Et celui de France Inter est quand même assez homogène, en réalité,
06:53quand on voit les enquêtes.
06:55Et moi, je pense qu'un éditorial, par définition, ce n'est pas neutre.
06:59Le seul problème, c'est qu'il n'y ait que Patrick Cohen
07:02ou d'autres Patrick Cohen qui mènent tous le même combat moral,
07:06qui plus est, et qu'il n'y a pas des éditorialistes
07:10pour tenir le propos inverse.
07:11Il y a peu de chances que...
07:12C'est le pluralisme, plus que la neutralité.
07:15... que M. Goldadel fasse des éditorialistes.
07:17Alors, les deux sources de Patrick Cohen, c'est quand même Libération,
07:21est-ce qu'il te plaît ?
07:21Oui, c'est vrai, mais c'est...
07:23Sources neutres.
07:24Bon.
07:25Alors, ce qui est intéressant, parce que Pierre Lelouch est avec nous,
07:29le journalisme a toujours plutôt penché à gauche.
07:31Et France Inter, sans doute, a toujours été social-démocrate,
07:34il y a 25 ou 30 ans, ou sans doute rose, disons.
07:37Maintenant, c'est au-delà, et surtout, il y a une sorte de...
07:40Le RN pèse en France entre 35 et 40 points.
07:43Il y a une obsession anti-RN sur France Inter et d'autres médias.
07:49Alors, évidemment, elle pose ce problème,
07:50puisque ceux qui écoutent France Inter,
07:52c'est aussi des usagers du service public.
07:55Ils n'ont pas à être maltraités, forcément.
07:56Non, cette obsession anti-RN est très forte.
07:59C'est-à-dire que pour M. Cohen, en clair, M. Bardella est un fasciste.
08:02Oui, bien sûr.
08:03Et c'est là qu'il rejoint Mélenchon.
08:05Oui, c'est ce qu'il pense.
08:06Il pense sincèrement que Bardella est un fasciste,
08:09que Bardella est quelqu'un de dangereux pour la société, etc.
08:11C'est ce qu'il pense.
08:12Il a le droit de le penser.
08:14Il a joué les années 30 à leur façon à France Inter,
08:17mais Mélenchon aussi joue les années 30,
08:20puisque tous ceux qui ne sont pas d'accord sont des fascistes,
08:22donc ils doivent être détruits.
08:23C'est très ennuyeux parce que, quand même,
08:27ça arrose beaucoup de gens en France
08:28et ça crée ce climat d'une coupure totale entre deux camps.
08:32Et si le camp RN devait l'emporter,
08:37je pense qu'on aura une situation
08:38où une moitié du peuple voudra se battre.
08:43Une moitié, peut-être pas.
08:44Non, je ne pense pas que c'est une moitié.
08:45Non, mais j'ai peur de ça.
08:47La polarisation m'inquiète.
08:49Mais ils agissent, disons.
08:51Ils sont en train de rejouer les années 30.
08:53La phrase clé, la menace est généralement
08:59plus importante que l'exécution.
09:01Vous voyez ce que je veux dire.
09:02C'est pas plus rassurant, mais pas plus importante que la menace.
09:06Quand vous avez une dame, je crois que c'est Mme Panot
09:09qui a dit qu'elle n'accepterait pas le résultat des urnes.
09:14Oui, alors elle est revenue sur sa décision.
09:16J'attire votre attention sur le fait que,
09:20malgré l'arrêt du Conseil d'État
09:22qui classe maintenant la France insoumise à l'extrême gauche,
09:26France Interne n'en a tiré aucune conséquence.
09:28Les conséquences, ils continuent à parler du RN
09:32comme à l'extrême droite,
09:34mais les insoumises ne sont toujours pas allées.
09:37Marine Le Pen a parlé.
09:40Et elle a parlé du deuxième tour, notamment.
09:44Tous les candidats se maintiendront.
09:46Donc elle-même ne veut pas la lune des droites, manifestement.
09:48Elle est très claire là-dessus.
09:50Donc écoutez ce qu'a dit Mme Le Pen.
09:53Dans les cas où le RN est au second tour,
09:57nous nous maintiendrons.
09:59Voilà, c'est clair.
10:01Eh oui, parce que ça s'appelle le respect des électeurs.
10:04Les électeurs, ils votent...
10:05Même si vous favorisez un vote...
10:06Non, mais les électeurs, ils votent
10:08pour avoir des représentants de leurs idées.
10:12La vraie question, c'est que vont faire les mouvements
10:15qui, il y a un an, se sont désistés au bénéfice de LFI ?
10:20Donc déjà, commençons par leur demander
10:22de ne plus se retirer au bénéfice de LFI
10:25ou de ne plus appeler à voter LFI
10:27puisque une partie des députés LFI
10:30ont été élus grâce à Renaissance,
10:33grâce à LR.
10:35Nous avons 700, je crois, 25 listes
10:38présentées ou soutenues par le Rassemblement National.
10:40Donc toutes les villes sont importantes
10:42parce que moi, ce que je veux dire aux Français,
10:44c'est qu'une fois de plus, la situation, l'actualité
10:47les détourne un tout petit peu des urnes.
10:50La fois précédente, c'était le Covid.
10:52Mais attention, parce que la guerre, elle aura une fin.
10:55On ne sait pas quand, mais elle aura une fin.
10:57Mais la gestion municipale qu'ils subissent,
10:59ça va durer pendant six ans.
11:01Mais elle a raison de faire le parallèle
11:03entre la guerre en 2022
11:05et cette guerre qui arrive quasiment au même moment d'un scrutin.
11:07Mais le barrage, ça veut dire quoi ?
11:09Ça veut dire qu'il n'y aura pas de barrage anti-LFI ?
11:12Pour Marine Le Pen ?
11:13Oui.
11:13Non, non, elle dit effectivement...
11:14Il n'y aura pas de barrage.
11:15Non, non, elle dit qu'il faut que nous soyons représentés
11:17dans l'ensemble des conseils municipaux où cela est possible.
11:19Donc ça veut dire, par exemple, qu'elle préfère faire gagner
11:22un candidat de gauche plutôt que de se retirer
11:26pour faire gagner un candidat LR, par exemple.
11:28C'est ce qu'elle dit.
11:30En tout cas, c'est la conséquence.
11:32La conséquence de ce qu'elle dit.
11:33Mais c'est ce qu'elle dit très clairement, là.
11:35Oui, bien sûr.
11:36Il y a quand même deux enseignements dans ce que dit Marine Le Pen.
11:38Un, le Rassemblement national est devenu un parti dominant
11:41et donc il ne veut plus se comporter comme un parti
11:43qui était minoritaire autrefois
11:45et qui était les forces d'appoint dont on avait besoin.
11:47C'est l'aspiration de Marine Le Pen.
11:49Et le second sujet, c'est que...
11:52Ça, c'est les déclarations avant le premier tour.
11:54Vous verrez, je pense, que dans certaines communes,
11:56il y aura des ajustements.
11:58Alors justement, on va en parler de certaines communes
11:59et notamment, on va parler de Marseille notamment
12:02parce que j'ai été ce matin avec M. Adizio
12:03et c'est assez intéressant de savoir ce qui peut se passer à Marseille.
12:06Sarah Knafoel, sur l'union des droites,
12:08elle était ce matin avec Laurence Ferrari.
12:11Écoutez ce qu'elle a dit.
12:13Aujourd'hui, je suis la seule candidate qui propose l'union.
12:15M. Bournazel nous dit d'avance qu'il n'en peut pas.
12:18Donc lui, il a inventé le vote inutile.
12:19Il nous dit que voter pour lui, ça ne sert à rien.
12:21Il n'y aura pas d'alternance, il n'y aura pas d'alliance.
12:23Donc j'invite les électeurs de M. Bournazel à se porter sur ma candidature.
12:25Mme Dati, elle nous dit qu'elle ne sait pas encore.
12:28Peut-être qu'elle choisira le soir du premier tour, j'espère.
12:30Mais l'électeur, il ne peut pas attendre le soir du premier tour.
12:33Il doit voter le matin du premier tour.
12:35Et il a besoin d'une certitude.
12:36Il a besoin d'être sûr que son vote va lui permettre de battre la gauche.
12:39Qu'est-ce que vous lui proposez exactement ?
12:41Une fusion des listes ou d'autres accords techniques ?
12:45Je lui propose de battre la gauche ensemble.
12:46Je lui dis, si demain, je suis première, le soir du premier tour,
12:49je lui tendrai la main.
12:50A elle comme à tous les autres électeurs de droite.
12:52Et si je suis deuxième, je ferai la même chose.
12:54Je représente aujourd'hui beaucoup d'électeurs.
12:56Mme Dati aussi représente beaucoup d'électeurs.
12:58Si on réunit ces électeurs, on est sûr d'écraser la gauche.
13:01Il y a eu un sondage qui a été fait par l'Institut IFOP pour le citer.
13:05C'est la première fois qu'on testait une liste de fusion entre Rachida Dati et moi.
13:08Coup de tonnerre.
13:09A nous deux, on écrase la gauche.
13:10La gauche n'aurait plus aucune chance.
13:12Bon, ce qui est vrai, c'est que sans doute l'électorat de Mme Dati
13:16et l'électorat de Mme Knafo a un point commun,
13:19c'est de vouloir battre la gauche.
13:20Ça, c'est vrai.
13:21Donc après, est-ce qu'il y aura fusion ou pas ?
13:25On le saura lundi.
13:26Mais le temps est très court.
13:28Parce que c'est lundi 18h, 18h, que les listes doivent être déposées.
13:35C'est-à-dire que je suis assez surpris, moi, de cette rapide.
13:37Je pense que c'est mardi 18h, ça va être bouclé parce que c'est mardi matin en préfecture.
13:42On m'a dit lundi.
13:43Alors, à quelle heure ça doit être bouclé ?
13:46Habituellement, c'est plutôt le mardi à 18h en préfecture.
13:48C'est mardi à 18h.
13:50D'accord, je pensais que c'était lundi 18h.
13:51Je me suis trompé d'une jour.
13:54Non, non, deux jours, ce n'est pas la même chose.
13:55C'est rien.
13:56Deux jours, ce n'est pas la même chose.
13:57Mais moi, je peux déjà répondre à votre question.
13:58Oui, arrêtez.
13:59Il n'y aura pas de fusion à Paris.
14:01C'est absolument impossible.
14:03Pourquoi ?
14:03Même si Rachida Dati le voulait, elle ne le pourrait pas.
14:06Elle ne le pourrait pas parce que sa liste est composée de beaucoup d'élus de centre-droit
14:09qui ne peuvent absolument pas faire alliance avec Sarah Knafo.
14:12Pour eux, c'est une ligne rouge.
14:14C'est une ligne rouge.
14:15Si elle faisait alliance au second tour avec Sarah Knafo, la liste de Rachida Dati explose.
14:19Ça n'est pas possible pour elle.
14:20C'est effectivement la tendance.
14:22Mais en même temps, c'est Rachida Dati.
14:24Et s'il y a bien quelqu'un qui peut faire ce que les autres n'ont jamais fait,
14:28par sa personnalité, par son tempérament, par son parcours, c'est Rachida Dati.
14:32Et faire exploser sa liste à la veille de ce qu'on tourne.
14:35Mais Rachida Dati, elle a envie de gagner.
14:37Elle n'a pas envie de perdre.
14:40Et Rachida Dati, toute sa vie, elle a voulu effectivement gagner.
14:45Et ce qui est plus important pour elle, et elle a bien raison d'ailleurs,
14:48c'est de battre Emmanuel Grégoire.
14:50Alors si Madame Knafo lui permet de battre Emmanuel Grégoire,
14:54elle va réfléchir.
14:56Évidemment.
14:57Alors sa liste, je ne sais pas ce qui se passera dans sa liste.
15:01Ce qui est sûr, c'est que ces deux électorats, il y a des passerelles.
15:06Alors l'autre solution, c'est qu'effectivement, Madame Knafo se retire.
15:10Mais ça dépend aussi du score de sa réaction.
15:13Parce que ce n'est pas la même chose si tu fais 10 que si tu fais 15.
15:16Même si on fait 11 ou 12, que 14 ou 15, ce n'est pas la même chose.
15:19Mais il reste d'y avoir un effet vote utile entre les deux tours.
15:21Je crois que l'analyse psychologique de Pascal Praud est juste.
15:24Je la connais bien, Rachida Dati, elle est capable de faire un deal, bien sûr.
15:28Mais bien sûr, elle a envie de gagner.
15:29Elle est passée d'un parti à l'autre.
15:30Si vraiment, comment on dit ?
15:32Je prends Paris.
15:34Je suis plutôt d'accord avec Joël Usaï.
15:38Je pense plutôt comme vous, pour tout vous dire.
15:40Par raison que vous avez dit.
15:41Mais, comment on dit ? Disruptif, c'est ça ?
15:43Disruptif, c'est très macroniste.
15:44Elle le ferait l'argument, l'adjectif.
15:47Elle perdrait trop d'électeurs du centre-droit, Rachida Dati.
15:49Elle le ferait.
15:50Elle est capable de faire exploser.
15:52Ce qui est, c'est qu'il y a aussi Pierre-Yves Bournazel de l'autre côté,
15:54alors qu'il est beaucoup plus faible.
15:56Mais non, mais de fait, elle est en sandwich.
15:58Ce ne serait pas la même histoire s'il n'y avait pas Pierre-Yves Bournazel à sa gauche.
16:01Elle fait tous les partis politiques par exemple.
16:03Écoutez M. Larcher.
16:04Alors, M. Larcher, il a inventé la droite.
16:07On sait que la droite avait inventé un concept merveilleux qui était la machine à perdre.
16:10Donc on fonce, la machine à perdre.
16:11M. Larcher, lui, il invente un concept formidable.
16:14La défaite volontaire.
16:16La défaite heureuse.
16:17La défaite heureuse, je ne sais pas, mais la défaite volontaire.
16:19Le suicide non-assusté.
16:21Alors, écoutez-le, parce que lui, Valérie Pécresse aussi, est sorti.
16:27Xavier Bertrand pourrait dire la même chose.
16:28Ça, c'est la défaite volontaire.
16:30C'est toute la droite, si vous voulez, qui aime perdre.
16:33C'est dans leur gêne, ils aiment perdre.
16:35Donc ils ont fait de la politique sur tout ce qu'ils aiment, c'est perdre.
16:38Mais ils gardent leur valeur.
16:39Mais ils perdent, tout le temps.
16:41Vous savez pourquoi ?
16:42Pourquoi ils aiment perdre, je ne sais pas.
16:43Non, parce que dans leur logiciel, ils considèrent comme une injustice de ne pas être au pouvoir.
16:47Et ils se considèrent encore comme dominants.
16:50Oui, enfin.
16:51Je vous assure.
16:51Et c'est pour ça qu'ils veulent perdre.
16:53Non, mais là, c'est trop compliqué.
16:54C'est complètement stupide, je suis d'accord avec vous.
16:56Écoutez, en tout cas, la défaite volontaire, explication avec Gérard Larcher,
17:00qui était ce matin, je crois, sur...
17:02Oui, mais ils se considèrent encore comme dominants.
17:04Oui, qui était...
17:06Il y a une bête qui est là, dites non.
17:07Une bête qui tourne autour de nous.
17:09La bête iranienne, sans doute.
17:11Bon, écoutons Gérard Larcher.
17:13La défaite volontaire.
17:14Quand on a des convictions, quand on a un corps d'idées, on se bat autour de cela.
17:20Et que pour moi, ni LFI, ni RN, c'est la position que nous devons avoir.
17:27Parce que je crois en une certaine conception de la vie politique.
17:32Il n'y aura pas d'alliance des Républicains.
17:35Est-ce qu'il faut qu'ils soient exclus ?
17:36Je pense qu'ils n'ont plus leur place, car c'est un choix différent du nôtre.
17:40C'est important ce que vous dites, certains.
17:41Ils n'ont plus leur place au sein des Républicains, y compris Christophe Gomart, l'eurodéputé, qui soutient Éric Sotty.
17:46Je pense que Christophe Gomart a fait un choix qui est le contraire du choix que nous avons fait collectivement,
17:51le bureau politique.
17:52Alors, on ne sait même pas de quelle valeur il parle.
17:55On ne sait même pas de quel logiciel il parle.
17:57Visiblement, c'est la pensée ratsoc du Sénat qui domine, les radicales socialistes, etc.
18:02Bon, on est en 1985 pour M. Larcher.
18:05Il faut lui dire qu'on est en 2025, que les choses ont changé.
18:07Mais surtout, effectivement, c'est la machine à perdre.
18:11Oui, mais c'est vu du Sénat, s'il vous plaît.
18:14Il est président du Sénat, quand même.
18:15Il n'est pas n'importe qui.
18:18Les sénateurs, ça voit rarement des électeurs.
18:21Mais je les connais, quand même.
18:22Je les ai pratiqués.
18:24Mais Pierre, c'est la déconnexion totale.
18:26C'est le syndicat de la Transmité.
18:27C'est ce qu'il dit, Paul Imre.
18:28Bien sûr.
18:30Ils ont une marque.
18:32Ils essayent de préserver leur marque.
18:34Et peu importe le niveau de la marque, ils sont dans le confort.
18:37Comment on peut oser ?
18:38Ce n'est pas comme ça qu'on va prendre le pire.
18:40La chute va s'accélérer.
18:42À terme, c'est fini.
18:43À terme, ils risquent de perdre.
18:45Ce qui est invraisemblable.
18:46Ils sont au chaud.
18:47Ils sont au chaud.
18:48Gilles William Golnadel.
18:49Comment on peut oser, en 2026, après que nous ayons un parti antisémite, comme la France Insoumise, avec ce que
18:59M. Mélenchon a dit, avec ce qu'ils ont fait après le 7 octobre, renvoyer encore dos à dos un
19:05parti antisémite avec un parti qui ne l'est plus.
19:07Je ne dis pas qu'il doit les aimer, les autres, mais qui ne l'est plus.
19:09Mais vous savez, ça vient de loin.
19:11M. Larcher, je vous l'avais dit, M. Larcher a exclu des gens parce qu'ils avaient eu le malheur
19:18de déjeuner avec Marion Maréchal.
19:21Ça va quand même.
19:21Heureusement, les exclusions, ça ne dure jamais très longtemps.
19:24Mais M. Bellamy n'est pas dans le même parti.
19:26On avait une théorie, puis on va voir la pratique.
19:29La pratique, c'est Marseille.
19:30On était avec M. Alizio ce matin.
19:31Alors, M. Alizio, ça ne doit pas vraiment être un fasciste, puisqu'il était votre assistant parlementaire.
19:36Exact, M. Paul.
19:37Donc, parce qu'Alizio, mais c'est vrai aussi pour Chenu, c'est vrai pour Jacobelli,
19:41tout ça, les gens-là ont commencé à l'UMP, vous les avez trouvés.
19:43Chenu aussi, il faisait partie de mon équipe.
19:45Bien sûr, Chenu devait être maire du deuxième, et c'est Koscius-Coborizé qu'on n'a pas voulu.
19:50C'est pour ça qu'il est passé au RN.
19:53Et pour Franck-Olizio, c'est pareil.
19:56Vous les avez connus à l'UMP ?
19:57Dans mon équipe, je vous dis.
19:59Mais pourquoi alors ? Pourquoi ils ont quitté l'UMP ?
20:00Parce que l'UMP ne les a pas pris, il n'a pas assuré leur avenir.
20:04Parce qu'ils étaient quoi, trop à droite ?
20:06Non, même pas.
20:08Il dérangeait, Chenu dérangeait Mme Kosciusko,
20:11et Franck dérangeait des gens, des petits chefs à Marseille, du LR.
20:18Et donc, il est passé au RN en 2016.
20:19Alors, vous voyez, c'est intéressant.
20:21C'est aussi basique que ça.
20:22C'est intéressant ce qui se passe à Marseille.
20:23Ces gens-là sont tous, sauf des fascistes, excusez-moi.
20:26Ils ont travaillé avec moi, donc c'est pas franchement...
20:28Ou alors c'est vous qui êtes un fasciste.
20:30Oui, ils sont des grands modérés, alors Pierre.
20:31C'est une mauvaise influence.
20:33Vous voyez ce qui est intéressant à Marseille.
20:35M. Payan va peut-être être en tête, et ça sera peut-être aussi M. Alizeau.
20:39Ils sont à 35-35.
20:40Nous sommes d'accord.
20:41Mme Vassal, qui est...
20:43Dans les choux.
20:44Alors, plus que dans les choux, mais c'est vrai qu'elle avait trouvé comme slogan de campagne
20:47« Travail, famille, patrie ».
20:49C'était pas ce qu'il y a de plus.
20:50C'était pas ce qu'il y a de plus.
20:52J'exagère un peu.
20:53J'exagère, bien sûr.
20:54C'est pas ce slogan de campagne.
20:55J'exagère.
20:56Elle a fait une énorme bourge.
20:57J'exagère.
20:58Mais paraît-il qu'elle ne connaissait même pas la référence.
21:00Oui, elle ne connaissait pas la référence.
21:01J'exagère.
21:02Regardez sa réaction en plateau.
21:03Oui, elle m'intrigue.
21:04J'exagère.
21:05Elle l'a découvert.
21:06Je retire.
21:07Je retire.
21:07Il se trouve que Mme Vassal, et c'est intéressant, 34, et vous avez M. Delogu.
21:12Si Mme Vassal se maintient, si elle fait plus de 10, elle se maintient, c'est terminé.
21:17C'est-à-dire qu'à début de triangulaire, il y en aura peut-être même une cadre angulaire,
21:21donc il ne peut pas, à l'ISIO, gagner.
21:24Si en revanche, elle fusionne, ou si elle se retire et qu'elle dit « je donne mes voix à
21:33l'ISIO ».
21:33Elle n'a même pas besoin de dire ça.
21:34Peut-être que les électeurs font de même la fusion par ailleurs.
21:36Ils font le ménage tout seul.
21:37Oui, mais il y a toujours quand même les cadres angulaires ou les triangulaires.
21:41Alors écoutez ce que disait ce matin Franck Alizio, puisqu'il était avec nous, à 10h sur l'antenne de
21:47Cedios.
21:49Le principal enjeu, et les Marseillais le perçoivent, c'est battre la gauche et l'extrême gauche.
21:53On ne veut pas d'un tandem paillant de Logu à la tête de la mairie.
21:58On ne veut pas un maire otage des LFI.
22:01Et c'est pour ça que les Marseillais se réunissent autour de nous.
22:03Et c'est pour ça que je tendrai la main, je tends la main et je tendrai la main jusqu
22:06'au bout à tout le monde.
22:08Les électeurs, ils ont déjà en grande partie rejoint notre camp.
22:12Les élus de terrain aussi.
22:13Et je tends également la main à Mme Vassal, à condition qu'elle rompt avec le macronisme.
22:17Évidemment, je ne pense pas que ce soit un sacrifice énorme.
22:19Et à partir de là, on peut battre la gauche et l'extrême gauche.
22:23C'est ça l'enjeu.
22:24– Bon, Mme Vassal, nous sommes d'accord, soutenue par LR, Renaissance, Horizon, UDI.
22:29Et elle est issue, Mme LR au départ ?
22:32– Oui, LR, bien sûr, oui.
22:33– Mme Vassal.
22:34– Mon expérience, Pascal.
22:35– Sa candidature est une catastrophe, elle a une très mauvaise campagne.
22:38– Mon expérience, c'est de report des voix au deuxième tour, c'est que les électeurs, d'abord, ils
22:43font ce qu'ils veulent.
22:44Et que dans ce cas précis, je dirais facilement, les deux tiers iront automatiquement sur Franck Alizio.
22:50– Oui, mais deux tiers, comme ça se joue à peu, il faudrait, pardonnez-moi, si il y a fusion,
22:56c'est 100% des électeurs.
22:58– Oui, mais même sans fusion, ça le fait.
23:02– En tout cas, ça va être très intéressant.
23:05– Ce que ça soulève comme question, c'est que la droite, autrefois, était majoritaire, hégémonique,
23:10et donc ne s'est quasiment jamais posé la question des alliances.
23:13Maintenant qu'elle est devenue faible…
23:14– Pardonnez-moi, de quel temps vous parlez ?
23:16– De Nicolas Sarkozy, par exemple.
23:17– Ah oui, la temps autrefois, c'est quoi, il y a 20 ans ?
23:19– Non, mais oui, il y a…
23:21– Parce que je rappelle qu'en 2017, le LR n'est déjà pas au deuxième tour.
23:24– Je sais bien.
23:25– Il y a 15 ans.
23:25– La dernière fois que le LR est au deuxième tour, c'est en 2012 avec Nicolas Sarkozy.
23:30– Oui, mais le problème, c'est qu'un certain nombre de personnes chez LR
23:33se considèrent encore ou encore la mentalité de l'époque où ils étaient très puissants.
23:37Et aujourd'hui, il y a un travail qui n'a jamais été fait, Pascal,
23:41qui est le travail des alliances, des Républicains.
23:43À chaque élection, on se réveille la veille et on se dit,
23:46« Ah bah tiens, que va-t-il se passer ? »
23:48Et à chaque fois, ce qu'a dit Gérard Larcher,
23:51on l'écoute avant, à la veille de chaque élection,
23:54et les Républicains à chaque fois sont dans la nasse et confrontés au même problème.
23:57– Est-ce qu'on peut répondre à lui ?
23:57– Et je pense qu'il va falloir que les LR, une bonne fois pour toutes,
24:00règlent ce problème des alliances et arrêtent de mettre l'idéologie mal placée,
24:04là où elle n'a pas lieu d'être.
24:06– Mais ils ne sont même pas d'accord entre eux.
24:09– Vous mettez Lysnard, comment dire, Bellamy, Wauquiez, Retailleau,
24:15vous avez déjà quatre sensibilités.
24:16– Écoutez les électeurs, ils font exactement ce que Pierre Lelouch vient d'écrire.
24:19C'est-à-dire qu'ils se reportent vers la région.
24:21– Et je ne parle pas de Xavier Bertrand et de Valérie Pécresse,
24:24donc il n'y en a pas rien qui dit la même chose.
24:26– Pascal, le problème, c'est que ces gens n'ont toujours pas compris
24:28que la marque LR, elle est en train de se rétrécir au point de quasiment…
24:33– Et donc, les électeurs, ils sont déjà partis.
24:36– Mais tous ceux qui ont ces positions sont à la tête d'exécutif.
24:40Valérie Pécresse, elle est président de la région,
24:42Gérard Larcher, il est président du Sénat,
24:43et vous n'avez que des gens qui sont encore…
24:46– Ils sont confortables, c'est ce que j'essayais de dire tout à l'heure.
24:48Ils sont confortables, ils ne sont pas dans la bataille.
24:51– Avançons, avec le nucléaire, ce qu'a dit ce matin,
24:54on a ouvert l'émission, ce qu'a dit Ursula von der Leyen,
24:57mais c'est sidérant, et personne ne reprend ça aujourd'hui.
25:01– C'est-à-dire qu'elle a dit…
25:02– Si vous vous l'avez fait ce matin, très bien.
25:03– Oui, on a commencé par ça.
25:04– Très bien.
25:04– Elle a dit, il y avait une réunion, il y avait une réunion,
25:08qui était, comment dire, non, non, c'était pas la…
25:11– Sur l'énergie.
25:11– Oui, c'était l'énergie, il y avait une réunion à Paris.
25:14– Pro nucléaire.
25:15– Exactement.
25:16Elle a dit, on s'est complètement trempé.
25:17On a fait n'importe quoi, Mme von der Leyen,
25:19elle a dit ça très tranquillement, très gentiment.
25:21Donc on a bousillé une industrie automobile, bien sûr,
25:24on a investi massivement sur l'éolienne,
25:26mais elle dit tout ça…
25:27– Et on a une immigration massive aussi, grâce à l'Union Européenne.
25:31– Et puis, on a carbonisé aussi le…
25:34– Mais là, on est sur le nucléaire.
25:36C'est ça qui m'intéresse.
25:37Alors, écoutez Mme von der Leyen.
25:38– Quand vous affaiblissez le nucléaire,
25:43il y a plus de carbone dans l'air, à cause du pétrole, pardon de le dire.
25:47Responsable des écologues au chaud, pardon pour l'expression.
25:49– Écoutez Mme von der Leyen, parce qu'il y avait M. Macron qui était au premier rang,
25:53je ne sais pas comment il a dû réagir,
25:54mais c'est quand même très étonnant ce que vous allez voir.
25:56– Mais en ce qui concerne le nucléaire, c'est une autre histoire.
26:01En 1990, un tiers de l'électricité de l'Europe promenait du nucléaire.
26:07Ce chiffre aujourd'hui ne s'élève qu'à 15%.
26:11Cette réduction de la part du nucléaire découle d'un choix.
26:18Avec le recul, il s'agissait là d'une erreur stratégique pour l'Europe de tourner le dos à une
26:25source fiable et abordable d'électricité à faible émission.
26:32Et cela devrait changer pour deux excellentes raisons.
26:36Le nucléaire et les renouvelables ont un rôle essentiel à jouer.
26:42Il ne s'agit pas de choisir là ou l'autre.
26:45C'est en association que ces deux énergies seront les plus puissantes.
26:49Ce dont nous avons besoin, en effet, c'est le meilleur mix énergétique, global, propre, abordable, résilient, européen.
27:01Les renouvelables peuvent produire une énergie à bas coût, mais c'est une énergie volatile qui va dépendre de l
27:11'ensoleillement et du vent.
27:13Elle est à Paris, elle parle français, elle parle quand même en anglais.
27:18D'abord, le nucléaire, ce n'est pas seulement comme on a pris une mauvaise décision,
27:23c'est qu'ils nous ont demandé, comme l'avait très bien expliqué Henri Proglio devant la commission,
27:27on l'avait passé ici, ils nous ont demandé, ils nous ont obligés à détruire notre nucléaire,
27:32parce que ça les arrangeait quand même.
27:34Non, non, on l'a fait de manière très égée.
27:35Non, mais pardon, on n'a pas été contraints comme ça.
27:38En réalité, ce que la commission européenne a fait, c'est quand même détruire absolument tous les moyens
27:43que les nations avaient de rester souveraines.
27:46C'est pour ça que je vous parle aussi de l'immigration.
27:48Comment ?
27:49L'Europe à Bondo, vous voulez que je vous dise ?
27:51Récoutez la commission d'enquête parlementaire, Ségolène Royal, François Hollande,
27:54il vous explique très clairement, on est à la veille d'élections où les écolos sont très forts,
27:58donc on décide ça.
27:59Ils décident de ça, ils ne le mettent pas en application,
28:02c'est Emmanuel Macron qui exécute ce qui avait été mis en place avant par François Hollande.
28:06Ça a commencé avec Sébastien Lecornu, qui était secrétaire d'État à la transition écologique,
28:10puis Brune Poirson, puis Elisabeth Borne, et Nicolas Hulot, évidemment.
28:15On va l'écouter, Brune Poirson.
28:16En 2017, pardonnez-moi, oui en 2017,
28:222017, après la réélection, Emmanuel Macron fait sa campagne électorale sur 50% de nucléaire en 2025.
28:30Et la suppression de 14.
28:32En 2025, en 2017, c'est ce qu'il dit.
28:36Écoutez ce qu'il dit, c'est une archive.
28:40Je n'ai pas été élu pour ma part sur un programme de sortie du nucléaire,
28:44mais sur une réduction à 50% de la part du nucléaire dans notre mix électrique.
28:50Et je tiendrai cet engagement.
28:52J'aurais souhaité pouvoir le faire dès 2025,
28:55comme le prévoyait la loi de transition énergétique.
28:58Mais il s'est avéré, après expertise pragmatique,
29:02que ce chiffre brandi comme un totem politique était dans les faits inatteignables.
29:06Nous avons donc décidé de maintenir ce cap des 50%,
29:09mais en repoussant l'échéance à 2035.
29:13Nous avons surtout décidé de faire la transparence sur la trajectoire
29:17que nous voulons suivre pour atteindre cet objectif.
29:21Concrètement, 14 réacteurs de 900 MW seront arrêtés d'ici à 2035.
29:27Ce mouvement commencera à l'été 2020
29:30avec l'arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim.
29:33Restera alors à organiser la fermeture de 12 réacteurs
29:38entre 2025 et 2035.
29:424 à 6 réacteurs d'ici 2030,
29:45le reste entre 2030 et 2035.
29:48Et le rythme variera en fonction de l'évolution du mix énergétique
29:53dans notre propre pays et chez nos voisins européens.
29:56Nous ne pouvons pas aujourd'hui dire à quel moment, à coup sûr,
30:01nous pouvons fermer telle ou telle centrale.
30:04La programmation, et le Premier ministre et le ministre d'État y reviendront,
30:07va donner des scénarios de référence avec des variations.
30:11Donc voilà, 30 secondes pour détruire l'industrie française.
30:13Et il avait dit 2025.
30:15Alors après, dans cette archive, il dit 2035.
30:17Mais sa campagne de 2017, c'était 50% en 2025.
30:20Et heureusement, il n'a pas tenu cette promesse.
30:21Il se sera trompé sur tout.
30:23Je peux vous raconter une anecdote qui remonte à mars 2011,
30:27juste après Fukushima.
30:29Nous étions avec François Fillon à une fête,
30:32une foire très importante, je crois que c'était à Francfort.
30:36Et à un dîner où on était quatre.
30:39Donc il y avait Madame Merkel, son ministre d'Affaires européennes,
30:42François Fillon et moi.
30:44Et elle dit, François, au vu de l'élection,
30:47elle venait de perdre le jour même une élection partielle,
30:50gagnée par les Verts à cause de Fukushima,
30:53de l'accident nucléaire au Japon.
30:55Et elle dit, François, demain, j'annoncerai la sortie du nucléaire de l'Allemagne.
31:00Nous arrêtons tout.
31:03Et naturellement, alors, stupéfaction de l'autre côté,
31:05et elle dit, et naturellement, j'attends que vous fermiez Fessenheim.
31:12Parce que c'est très proche de notre frontière.
31:15Fillon est estomaqué.
31:17Et moi qui ouvre toujours ma bouche trop vite, sans doute,
31:21je lui dis, mais Madame, la France est encore un État souverain.
31:25Le gouvernement Sarkozy n'a pas fermé Fessenheim.
31:27C'est Hollande qui a pris la décision de fermer Fessenheim.
31:30Et c'est M. Lecornu et M. Macron qui ont fait la fermeture de Fessenheim.
31:35C'est ça l'histoire.
31:37Et Fessenheim, on venait d'y mettre 400 millions d'euros
31:41pour la mettre à niveau, le grand carénage de la centrale.
31:45Elle devait durer encore au moins 20 ans.
31:48Voilà l'histoire.
31:49Suicide.
31:51Écoutez Brune Poirson, et après on parle de la guerre.
31:53Il est 20h40, Brune Poirson qui était...
31:56Secrétaire des temps ensuite.
31:58Exactement ce qu'il disait, parce qu'en fait, ces gens...
32:00C'est ça qui est terrible, c'est que les archives, c'est que...
32:03Édouard Philippe, tous, hein.
32:04Édouard Philippe à la tribune de l'Assemblée nationale.
32:06Il est sûr, nous l'avions.
32:06Il s'était à l'époque vendu comme le progrès.
32:09Non mais c'est intéressant, parce qu'il était chez Areva.
32:12Édouard Philippe était le responsable de relations publiques d'Areva,
32:15pendant 5 ans.
32:16Ça ne l'empêchera pas de nous expliquer qu'à l'époque, il n'est pas tort.
32:20Écoutons Brune Poirson ce qu'elle disait à l'époque.
32:22Après, on parle de la guerre.
32:23Une anecdote avec elle.
32:24Oui.
32:25Une belle anecdote.
32:26L'objectif, il est d'ici 2035 de fermer 14 réacteurs nucléaires.
32:31Deux en 2020 à Fessenheim.
32:33Ça, c'est notre objectif.
32:35Nous nous y tenons.
32:36EDF est en train de préparer, de nous faire des propositions
32:38pour savoir quels réacteurs, précisément, nous allons fermer.
32:42Et vous savez, ça, ça se prépare.
32:43Est-ce que ça reste une énergie d'avenir à vos yeux, le nucléaire ?
32:47Pour l'instant, notre objectif, il est de développer de façon massive
32:50les énergies renouvelables.
32:52Ça, c'est notre objectif.
32:53Et dans plusieurs domaines, aussi bien le solaire, par exemple,
32:56qui devient de plus en plus compétitif,
32:57qui peut se développer sans aide d'État,
33:02dans certains endroits et dans certains contextes,
33:05pour développer aussi l'éolien,
33:06mais toute une autre série et batterie d'énergie renouvelable.
33:10Ça, c'est vraiment, c'est notre objectif numéro un.
33:13Il y a de quoi être en colère.
33:14Non, mais parce que, d'abord, c'est des incompétents,
33:17mais surtout, les choix qu'ils font engagent la France
33:22et l'amènent dans le mur, ou l'ont menée dans le mur.
33:25En plus, c'est cher, Pascal.
33:26Ils ne sont pas qu'incompétents.
33:28Cette dame-là, elle est d'une rare intolérance.
33:31J'ai débattu une fois à LCI avec elle,
33:34avec modestie pour une fois,
33:35parce que je ne connais pas tellement le sujet.
33:37Je me suis permis simplement, je vous assure que c'est vrai,
33:39je me suis simplement permis de dire qu'elle était un peu trop assurée.
33:43Elle n'avait pas eu le temps de rentrer à son ministère
33:45qu'elle a dit que les propos, vous savez, vérifiables,
33:48que les propos de Golnadel étaient criminels.
33:50Ils n'ont aucune tolérance.
33:53Mais c'est ça, en plus, il y a une forme de morgue,
33:55il y a d'incompétence, c'est des autres gens.
33:57Puis je vais vous dire quelque chose,
33:58il y a un problème de jeunesse aussi.
34:00quand tu es si jeune,
34:02que tu as des pouvoirs aussi importants.
34:04Il est le plus, Benhabi ?
34:06Il est un peu plus âgé.
34:07Mais vous voyez, c'est une très, très...
34:09Mais quand tu es très jeune,
34:10et ça a été peut-être aussi un des problèmes pour Emmanuel Macron.
34:13Il a raison.
34:14Je suis désolé de le dire.
34:15Alors à un moment, la pâte humaine a besoin d'un peu d'expérience.
34:19Ça s'arrive.
34:19Pour avoir...
34:21L'explication par là, c'est pas bon.
34:22C'est pas bon, on part de là, alors.
34:24Vous savez combien c'est là.
34:25Mais vous avez raison, d'ailleurs, ça sera peut-être...
34:28Il y a beaucoup de gens qui hésiteront peut-être pour Jordan Bardella.
34:31Pour une Poirson, on aura la même idéologie dans 20 ans.
34:33Bien sûr.
34:34Et puis Gérard Larcher, lui, c'est pas l'âge, le problème.
34:36Oui, vous avez raison.
34:37C'est pas son inexpérience.
34:38Mais moi, je suis d'accord avec Pascal.
34:41L'expérience, c'est rien.
34:42Vous savez combien ça peut...
34:44Comment dire ?
34:44C'est un rapport au monde.
34:46C'est une manière d'aborder les sujets.
34:48T'as l'impression vraiment qu'ils parlent par sentence.
34:51Il y a des gens de 80 ans qui parlent comme eux.
34:53Oui, mais Mme Poirson, écoutez, d'ailleurs,
34:55elle a disparu, Mme Poirson.
34:56C'est pas ce qu'elle fait, elle est privée, oui.
34:59Mais elle parle par sentence.
35:01Vous savez quoi ?
35:02Oui, tu verras, vous devriez plus mal en vieillissant.
35:04La vérité sort de sa bouche.
35:07Bon, on parle de la guerre ?
35:09Oui, juste avant.
35:10Oui, d'accord, donc vous voulez pas parler de la guerre ?
35:13Non, mais sur votre facture d'électricité,
35:15vous savez combien ça coûte, ce genre de plaisanterie ?
35:1813%.
35:1813% de la facture sert à financer l'éolien et le photovoltaïque.
35:23L'expérience est une lanterne accrochée.
35:24Et combien on paye à cause de l'espoirier ?
35:26Ça, c'est encore autre chose.
35:28Pardon.
35:28L'expérience est une lanterne accrochée dans ton dos
35:32et qui n'est claire que le chemin que tu as parcouru,
35:35disait Confucius.
35:37Et mon ami Eugène Saccomano lui disait,
35:40d'une manière un peu plus triviale,
35:42l'expérience est un peigne pour les chauves.
35:44Oui, c'est un autre style.
35:46C'est un autre style.
35:48Emmanuel Macron, la guerre, on va libérer...
35:51Alors, là, on est, me semble-t-il, dans l'urbe dur.
35:56Parce que là, on est sous le pétrole et l'essence.
35:58Donc...
35:59Et le gaz.
36:00Oui.
36:00Mais là, il y a panique à bord.
36:03Et effectivement, c'était bien de sauver l'Iran,
36:06c'était bien,
36:07mais si on se rend compte que la crise économique arrive XXL aux États-Unis,
36:13pourquoi pas, mais surtout en France,
36:14mais en France, en tout cas,
36:16il peut y avoir un petit changement d'attitude.
36:20Première chose.
36:21Deuxième chose,
36:21tu t'aperçois que le régime, il ne tombe pas.
36:24Et ce que nous avait dit d'ailleurs Vincent Herouet,
36:26plusieurs fois,
36:26ce régime, avant de le faire tomber,
36:28ce n'est pas simple.
36:29Alors, écoutez ce qu'a dit Emmanuel Macron,
36:31qui a libéré 400 millions de barils,
36:34c'est toute l'Europe,
36:35et c'est 20 jours, paraît-il,
36:36de sortie de barils des Trois-Dormes.
36:38Non, c'est plus que l'Europe.
36:39C'est 32 pays, dont les États-Unis.
36:43400 millions de barils.
36:45Écoutons le président.
36:46Donc, il y a 32 pays.
36:48Voilà.
36:48Il y a les États-Unis dedans aussi.
36:50Écoutons le président de la République.
36:52Le cœur du travail des derniers jours du G7
36:55a été aussi d'essayer de répondre
36:57aux conséquences économiques de cette guerre.
37:00C'est ce qui nous a conduit lundi à lancer ce travail,
37:04dont j'avais pu parler à plusieurs d'entre vous,
37:06d'utiliser nos réserves stratégiques
37:09pour pouvoir donner un signal au marché mondial du pétrole
37:12et faire baisser les prix.
37:14Cette décision a été préparée dans le cadre du G7,
37:17qui représente environ 70% des réserves qui sont contrôlées
37:21par l'Agence internationale de l'énergie.
37:24Et donc, nous avons finalisé ces dernières heures,
37:26et ça a été annoncé à l'instant,
37:28la décision formelle de libérer 400 millions de barils
37:33de nos réserves stratégiques.
37:35Quand je dis nous, c'est la trentaine de pays
37:38qui sont dans l'Agence internationale de l'énergie.
37:40Ces 400 millions de barils, pour vous donner un ordre d'idée,
37:43ça représente environ 20 jours de sortie de barils
37:48par le détroit d'Hormuz.
37:50Donc c'est significatif, c'est la plus grande libération de barils
37:53qui a été faite depuis qu'on pratique
37:56ces libérations de réserves stratégiques.
37:59Comment faut-il, Pierre Lelouch, décoder cela ?
38:03C'est une bonne nouvelle ou au contraire,
38:05elle est finalement extrêmement inquiétante ?
38:07C'est un peu des deux.
38:09400 millions de barils, c'est le quart de toutes les réserves qui existent.
38:13Donc on n'est pas encore dans le dur dur.
38:16On essaye d'envoyer un signal au marché
38:18de ne pas s'énerver sur les prix,
38:20de garder le prix en dessous de niveau symbolique,
38:23comme en dessous de 100.
38:24Le galon de 4 litres d'essence aux Etats-Unis,
38:28il vaut mieux éviter que ça arrive à 1 dollar le litre,
38:32ça c'est la limite tolérable par l'électeur américain,
38:35mais pas au-delà.
38:36Donc c'est un mélange, on envoie le signal au marché,
38:40puis on envoie aussi le signal aux Iraniens qu'on va se battre,
38:45enfin, qu'on a les moyens de se battre pendant au moins 20 jours,
38:49avant de prendre des décisions supplémentaires.
38:51Donc en quoi c'est une mauvaise nouvelle ?
38:53Mauvaise nouvelle, c'est que la machine de guerre iranienne
38:57n'est pas affaiblie complètement.
39:00Et que le détroit d'Hormuz leur appartient.
39:02Si je peux me permettre, à part M. Trump qui a expliqué que ça allait durer en 3 jours,
39:07par exemple, les Israéliens n'ont jamais imaginé que ça serait une partie de campagne.
39:12Personne, je veux dire.
39:14On pouvait...
39:15Je pense que le discours...
39:16Mais Trump ne présente pas comme ça.
39:17Oui, oui, mais je pense que...
39:18Trump, la dernière fois qu'il a bombardé l'Iran, c'était une seule fois.
39:21Et puis il a dit, j'ai obitéré.
39:23Reconnaissons...
39:23En une journée.
39:25D'accord, mais reconnaissons que le discours était plus intelligent
39:28si, par exemple, on avait dit, ça mettra peut-être un mois.
39:32Mais quoi, en fait ? C'est quoi qui mettra un mois ?
39:35Parce qu'en fait, ça dépend...
39:36Alors oui, c'est quoi ?
39:37Je ne sais pas.
39:38Parce que la réalité, c'est que personne n'a dit très officiellement
39:41que notre but, c'est qu'on va aller faire tomber le régime.
39:44Si, les Israéliens.
39:45Non, ils n'ont pas dit ça.
39:48Ils ont dit qu'ils espéraient que les Israéliens,
39:51les désirs de la situation.
39:53Mais pour l'instant, l'affaiblissement de l'Iran,
39:58c'est ça le but que poursuivent les...
40:02Le but militaire.
40:03Non, mais ce qu'on devine, c'est que le régime ne va pas tomber comme ça.
40:08Oui, bien sûr.
40:09C'est ça qu'on devine.
40:11Donc, et on en parle avec Vincent Arouet le matin.
40:14Donc, qu'est-ce qui se passe dans ces cas-là ?
40:15Il y a radicalisation, pourquoi pas, du régime.
40:17Il devient de plus en plus dur et de plus en plus impitoyable.
40:20Et comme il est résilient, il montre qu'il n'est pas tombé.
40:23Donc, il se vante.
40:24Il brûle tout.
40:25Vous savez absolument, non ?
40:27Il brûle même ses amis au Manet.
40:30Non, ça veut dire...
40:31Non, attendez.
40:31Si jamais cette affaire se termine en eau de boudin,
40:34ça s'arrête,
40:35vous allez avoir un Iran qui sera deux fois plus violent qu'à...
40:38C'est ce que je voulais.
40:39Ils seront déchaînés sur l'acquisition de la bombe atomique.
40:42Ils seront déchaînés sur le terrorisme.
40:44Et ils vont enfin mettre la main sur tous ces bédouins qu'ils méprisent,
40:48qui sont autour d'eux et qui sont richissimes.
40:50Parce que l'essentiel des ressources du Golfe, il faut le savoir,
40:53c'est entre les mains des Émirats et des Saoudiens.
40:55Les Iraniens n'ont que 10% du coffre-fort.
40:59Donc, ils rêvent d'avoir l'ensemble de la région.
41:02Écoutez Donald Trump sur le détroit d'Hormuz,
41:06où il affirme que tout a été détruit.
41:09Oui, je pense que les entreprises pétrolières devraient utiliser le détroit d'Hormuz.
41:15Nous avons détruit tous les bateaux poseurs de mines iraniens en une nuit.
41:24On a détruit toutes leurs marines.
41:26Ils avaient beaucoup de bateaux, mais ils étaient inefficaces.
41:30Et toutes leurs marines ont été détruites et elle est maintenant au fond de l'océan.
41:36Nous ne pensons pas qu'il y ait de mines dans le détroit d'Hormuz.
41:40Donald Trump qui a également éclairé, il ne reste presque plus rien à frapper.
41:43Dès que je souhaiterais que ça s'arrête, ça s'arrêtera.
41:46Et puis, il y a une déclaration également du ministre aujourd'hui de la Défense israélien
41:53qui a dit que ça durera jusqu'à temps que ça durera.
41:57On n'a pas de soucis pour aller jusqu'au bout.
42:00Donc, on est dans cette situation-là.
42:03Aujourd'hui, j'ai vu que les marchés avaient un peu repris.
42:05Aujourd'hui, mais bien sûr, les marchés, ça pèse aussi dans la décision de Trump.
42:10C'est là qu'il y a la différence entre les deux.
42:12Le problème d'Israël, il est existentiel.
42:15Pour eux, il faut casser le plus possible la machine de guerre,
42:18les usines de missiles, les usines nucléaires.
42:20Et il faut en même temps en finir avec la dernière tentacule qu'est le Hezbollah.
42:25C'est ça leur objectif.
42:27Gagner cinq ans, si possible plus.
42:29Ils savent très bien que l'Iran, c'est un grand pays, solide.
42:33Et peut-être qu'affaibli, il laissera la place à un autre gouvernement.
42:38Trump, il n'a jamais annoncé de but de guerre précis.
42:41Jamais.
42:43Un coup, c'était...
42:44C'est différent.
42:45Un coup, c'était...
42:45Non, mais de détruire la bombe, quand même.
42:47De détruire le nucléaire.
42:49Oui.
42:49Assez clairement, il y a eu détruire.
42:51Il y a eu des morceaux de trucs, mais il change à peu près tous les deux jours de but
42:56de guerre.
42:56Qui entretient cette inquiétude, justement, sur les marchés.
42:59En plus, c'est quelqu'un qui n'a consulté personne aux Etats-Unis, à commencer par le Congrès, qui
43:04lui en veut.
43:05Donc, il est dans une situation qui n'est pas exceptionnelle.
43:08Donc, il est obligé de surajouter ses succès, en espérant que les succès soient à rendez-vous.
43:13Donc, pour l'instant, on est dans une phase où l'Iran tient encore, où ils sont de plus en
43:18plus méchants, au point même d'aller brûler leurs propres amis,
43:21comme je pense à Oman, par exemple, qui a été attaqué, Koweït.
43:26Tout le monde est attaqué.
43:27Et ils menacent même d'aller attaquer la côte ouest des Etats-Unis, maintenant.
43:32Bon, justement, on va partir pour Dubaï, avec Pauline Trezer, qui est sur place.
43:37Et on va écouter ce qu'elle nous dit, parce qu'il y a eu des attaques de drones à
43:40Dubaï.
43:41Et puis, ça nous permettra de parler des influenceurs, parce que vous êtes sensibles à ce sujet.
43:45Et c'est vrai qu'on peut considérer que c'est anecdotique dans la guerre, mais pas forcément.
43:50Tous ces animaux, ces chiens, ces chats, qui ont été abandonnés et qui ont fait réagir l'opinion publique,
43:56au point d'ailleurs où on imagine les rapatrier, pourquoi pas, en France.
44:00C'est cher, hein ?
44:01Bien sûr.
44:02C'est un dispositif pour les faire revenir, pour faire revenir les animaux.
44:05Je ne sais pas si on dit rapatrier pour un animal, d'ailleurs.
44:07Pour faire venir des animaux de Dubaï, il faut que les animaux aient un carnet de santé.
44:12Exactement.
44:12Tout à fait en règle, avec les vaccins, etc.
44:14Et là, ce que dit la France, exceptionnellement, compte tenu de la situation, on va faire fi de tout ça.
44:19Et quelle que soit la situation de votre animal, vous pouvez le faire revenir.
44:21Bon, le point, donc, Pauline Trezer, qui nous parle de ces drones et qui nous parle de la situation à
44:28Dubaï.
44:28Pauline.
44:30Oui, Pascal, deux drones se sont écrasés près de l'aéroport de Dubaï.
44:34Ce matin, quatre blessés sont à déplorer.
44:37Et il y a quelques heures, un incendie s'est également déclaré à Abu Dhabi suite à l'interception d
44:42'un missile.
44:43Mais ce soir, les regards sont tournés vers les banques,
44:46puisque dans le Golfe, toutes les plus grosses banques américaines évacuent.
44:49Évacuent à Dubaï, City, Deloitte et PWC ont désormais évacué tous les bureaux du quartier financier
44:57qui se situe proche de Downton, à quelques kilomètres de là où nous sommes avec Stéphanie Rouquier.
45:03Et ils ont été évacués, car l'alerte ici est maximale.
45:07Le régime islamique iranien a affirmé vouloir frapper ses banques américaines et israéliennes dans le Golfe.
45:13Le régime iranien a alerté un peu plus tôt la population de s'éloigner d'un rayon de 1 km
45:19sous risque d'être touché par des explosions.
45:23Et dans le même temps, des infrastructures pétrolières sont toujours visées dans cette région.
45:28Des drones Kamigaz iraniens ont frappé des réservoirs d'hydrocarbures.
45:32Il y a quelques heures, Oman, l'Iran a annoncé mener la plus grande attaque sur les pays de la
45:38région depuis le début du conflit.
45:40Et puis ces chiens et ces chats.
45:42Alors vous êtes l'avocat, je crois, de la Ligue des animaux, c'est ça ?
45:46La Ligue des animaux, depuis plusieurs années.
45:50Là, on poursuit par exemple un couple un peu malfaisant qui a jeté son chien du quatrième étage.
45:55Et alors c'est vrai qu'on a vu une influenceuse qui a toujours le cœur sur la main, très
46:00gentille toujours,
46:02et qui a indiqué qu'elle laissait son animal à Dubaï parce qu'il y avait trop de paperasse à
46:10faire.
46:11Elle l'a laissé tomber.
46:12Donc on a considéré que ce n'était pas terrible.
46:14Alors on ne va pas la poursuivre, mais on va peut-être influencer le public.
46:17Bon alors voyons le sujet de Sharon Camara, chien et chat, avec des expatriés aussi,
46:24peut-être pas que des expatriés qui laissent aussi leurs animaux, il n'y a peut-être pas que des
46:29influenceurs.
46:30En tout cas, vous avez vu ces images qui déchirent le cœur.
46:38Un dispositif dérogatoire spécial pour faciliter le retour des chiens et des chats en France.
46:43Sur son compte X, la fondation Brigitte Bardot annonce la mise en place par le ministère de l'Agriculture
46:48d'une mesure d'urgence permettant l'accueil en France des animaux de compagnie
46:52rentrant avec leurs propriétaires en provenance des pays du Moyen-Orient en conflit.
46:57Le dispositif en vigueur jusqu'au 30 avril concerne les animaux
47:01qui ne répondraient pas aux conditions sanitaires européennes.
47:04Ces derniers jours, de nombreuses images de chiens abandonnés qui auraient été prises à Dubaï
47:08circulent sur la toile.
47:10Des expatriés sont accusés d'avoir fui les Émirats arabes unis,
47:14laissant derrière eux leurs animaux de compagnie.
47:16Plusieurs associations, dont la Ligue de défense des animaux, sont montées au créneau.
47:20Gilles-William Goldnadel, avocat de l'association, revient sur la situation.
47:25J'ai eu le président de la Ligue des animaux, elle envisage plus que sérieusement de porter plainte.
47:30Vous savez que j'en suis l'avocat, j'en serais très satisfait.
47:33Certaines personnalités publiques ont été accusées d'avoir abandonné leurs animaux.
47:37C'est le cas de Madi Burciaga, influenceuse aux 4 millions d'abonnés,
47:41qui s'est défendue dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux.
47:45On n'est pas partis, on n'a pas abandonné.
47:47On est partis déconnectés quelques jours, comme beaucoup aujourd'hui de Dubaï,
47:51qui sont partis aussi pour se changer les idées et qui ont des animaux aussi
47:54et qui ont fait en sorte de les faire garder.
47:56Alors oui, il y a des gens qui ont réellement abandonné leurs animaux,
47:58qui les ont euthanasiés et tout.
47:59Là, on parle d'un truc qui est vraiment horrible, mais ça ne nous concerne absolument pas.
48:03Une fois en France, les propriétaires de ces animaux ont l'obligation de contacter
48:07un vétérinaire praticien et de se déclarer auprès de la direction départementale
48:11de la protection des populations.
48:13Alors ça, c'est un sujet vraiment intéressant parce que c'est aussi un sujet de notre époque.
48:18Les fractures sont peut-être générationnelles.
48:21On n'imagine pas le général de Gaulle rapatrier des animaux, des chiens et des chats.
48:25Mais le monde a changé.
48:27Le monde a changé.
48:28Vous voulez que je vous dise, j'ai pris l'impression que...
48:30Pourquoi vous n'imaginez pas le général de Gaulle ?
48:31Non mais au-delà du général de Gaulle, Pascal...
48:33Parce que je pense que l'époque a changé.
48:36Le rapport à la cause animale est différent d'il y a 50 ou 60 ans.
48:4070 ans.
48:41Les gens sont beaucoup plus végétariens maintenant que...
48:44Non mais moi je suis attendu...
48:45Eh ben oui, c'est pour...
48:46Vous pouvez être sûr qu'il vous aime vraiment.
48:48Mais ça c'est une dimension narcissique.
48:50Je veux bien...
48:50Ah bon, narcissique.
48:51Non mais de...
48:52Non mais attendez...
48:53Pascal, moi là où je trouve que c'est indécent...
48:55Non mais...
48:57Volontairement, il y avait un peu de provocation dans ma question.
48:59Moi je suis d'accord avec ça.
49:01En fait, j'ai parlé que c'est un scandale d'abandonner ses chiens et ses chats.
49:04Non mais c'est tellement simplement que nous avons un rapport différent de Gaulle 70 ans.
49:08Pascal, au-delà du rapport, moi là où je trouve que c'est indécent,
49:11il y a plus de 100 000 déplacés, réfugiés au Liban.
49:14Et on vous parle d'affrêter des avions pour rapatrier des animaux.
49:19Quel rapport ?
49:19Mais je suis désolé, mais fléchons l'aide vers les...
49:22Non mais moi je suis assez d'accord.
49:23La priorité à l'être humain.
49:25Je suis assez d'accord, mais en même temps, je me rappelle qu'après le 7 octobre,
49:29les familles des kibbutz qui étaient déplacées tenaient.
49:31Il y avait des tas d'associations qui étaient allées chercher les chiens, les chats, etc.
49:35Et que c'était pour eux très important.
49:37Alors je suis partagée parce que...
49:38Dans la hiérarchie, c'est d'abord les êtres humains et ensuite les animaux.
49:42Je suis d'accord avec vous.
49:43Ça n'a aucun sens.
49:45L'aide au Liban, d'abord elle est en cours.
49:47Et la France joue son rôle.
49:49Les décisions ont été prises.
49:50La deuxième chose, c'est que le drame du Liban, il est d'abord dû à l'absence de gouvernement
49:54libanais.
49:55S'il y avait un gouvernement libanais, ça se saurait.
49:57Le Hezbollah serait désarmé et il n'y aurait pas de guerre.
50:00Mais ça n'a rien à voir avec les animaux du Liban.
50:02Pardon de le dire.
50:03Mais tous les Français ont pas été rapatriés.
50:05Commençons par ça et après on verra.
50:06J'espère que dans votre vie, vous êtes persuadé que des gens de votre entourage vous aiment autant peut-être
50:15qu'un chien, qu'un chat.
50:16Vous me faites peur.
50:17Vous avez dit, c'est la seule...
50:19Je parle de l'humanité en général.
50:22Je parle de l'expérience de la vie.
50:24Moi je suis très heureux en ménage, je vous rassure.
50:26Non mais je ne parlais pas forcément de ménage, mais je parlais d'amis, d'enfants, etc.
50:30Vous dites que c'est la seule personne qui...
50:32Je suis sûr que c'est mon chien, ce n'est pas une personne.
50:35D'abord moi je n'ai pas de chien, j'ai des chats.
50:37Et deuxièmement je peux vous dire qu'il dégage un amour absolument total, inconditionnel, que personne, sauf ma conjointe, peut
50:50apporter.
50:51Et c'est l'expérience de la vie.
50:52Oui, c'est une question d'un amour total.
50:58Et on peut rencontrer...
50:59En échange de rien.
51:00En échange de rien.
51:01Ah oui, ça, ça arrange parfois d'avoir un échange de rien.
51:04C'est pratique ça.
51:05Il n'y a pas beaucoup d'humains qui sont comme ça.
51:07Il n'y a pas beaucoup d'humains qui vous apportent cette fidélité en échange de rien.
51:12Oui, mais parfois les humains, il faut s'en occuper.
51:15Les chiens aussi, je vous rappelle.
51:17Non, les chiens, ils feront toujours la fête quoi qu'il arrive.
51:19Je n'ai jamais constaté...
51:21Les humains, il faut s'en occuper.
51:23Si effectivement tu ne t'en occupes pas, si tu n'es pas gentil avec eux, si tu n'es
51:26pas...
51:28C'est connu que les gens...
51:28Ça demande plus d'efforts de soigner les humains que les animaux.
51:30C'est connu que les gens qui se foutent des animaux sont très humains avec les humains.
51:33C'est justement à toute la différence.
51:35Mais pourquoi vous m'agressez comme ça ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
51:41Non, je voudrais plutôt agresser Ragnel sur ce coup-là.
51:42Mais c'est quoi, c'est vérité générale ?
51:44Non, mais ça c'est vrai.
51:45Bon, Pierre Lelouch, et puis à 21h...
51:48Vous-même, vous avez démontré mon point.
51:49Oui.
51:50À condition de...
51:51Oui.
51:51Moi, je vous parlais de sans condition.
51:53Mais justement, il ne faut pas être aimé sans condition.
51:55C'est bien de voir...
51:57Oui, mais ça c'est drôle ce que vous dites.
51:59Vous voulez être aimé sans condition ?
52:01C'est-à-dire que ça c'est...
52:02C'est profond.
52:04Un humain peut toujours vous trahir.
52:06L'humain s'entretue.
52:08Les animaux ne le font pas.
52:09Jamais.
52:10Vous ne verrez jamais des animaux de la même race s'entretuer.
52:13Jamais.
52:14Des taureaux de combat, je l'ai déjà vu ça.
52:15Jamais.
52:17Écoutez, nous allons finir l'émission sur ce côté sombre, sur ce qu'est un homme.
52:23Pense le pire d'un homme, tu es encore en dessous de la vérité.
52:25Mais c'est vrai que la soirée va être rude.
52:28Non, mais moi je trouve ça...
52:29On a parlé de guerre, on a parlé de bombardement, on a parlé de pétrole.
52:33On a une humanité qui est ce qu'elle est.
52:35Oui !
52:36Qui est constamment, et ça c'est à cause de la conscience de la culture, en train de s'entretuer.
52:41Alors, je vais vous dire, on aura une surprise.
52:43On aura une surprise dans quelques instants pour mon ami Yoann Ozaï.
52:47Et ça, ça va éclairer la fin de la soirée.
52:49Voyez-vous.
52:50Et les civilisations qui ne sont pas très gentilles avec les animaux,
52:53ce sont rarement très humaines non plus.
52:55Vous vous en fichez en fait de ce que je dis ?
52:56Non, mais il y a bien.
52:57Non, mais parce que là, on est en retard de deux minutes, vous en fichez.
53:00On est tellement bien.
53:01Mais vous soyez un animal, ils vous respectent.
53:03Moi, j'aime bien...
53:05Non, non, pas bon, il veut Pierre !
53:07Non, mais arrêtez, on est en retard, 21h01,
53:10et il y a le match PSG-Chelsea pour Benjamin Manot.
53:13Donc, soyez gentils.
53:15Michael Dos Santos.
53:16Bonsoir Pascal, bonsoir à tous.
53:18Nouveaux affrontements entre Israël et le Hezbollah libanais.
53:22Le groupe armé dit avoir visé le nord de l'État hébreu avec des dizaines de roquettes.
53:26Ça a la répliqué avec une série de frappes à grande échelle sur la banlieue sud de Beyrouth.
53:30L'armée israélienne qui a également confirmé qu'elle disposait encore d'un vaste réservoir de cibles en Iran.
53:36L'ambassadeur américain de Bagdad l'assure l'Iran ou ses alliés pour réviser des installations pétrolières et énergétiques américaines
53:43en Irak.
53:44Depuis le début de la guerre, plusieurs champs et installations pétroliers ont été frappés par des drones.
53:49De nombreux employés de sociétés étrangères du secteur ont d'ores et déjà quitté le pays.
53:54Enfin, 28 navires poseurs de mines iraniens ont été frappés au Moyen-Orient.
53:57Une information révélée par Donald Trump lors d'un échange avec la presse.
54:01Le président américain a également confirmé que l'excursion en Iran était très en avance sur le calendrier prévu.
54:08Je salue Max Gouazini qui nous écoute et qui dit bravo monsieur Lelouch.
54:12Bravo monsieur Lelouch.
54:13Mais moi je voudrais simplement terminer cette émission avec quelques, comment dire, j'allais dire verts, RS bien sûr,
54:19ou quelques phrases que je pense une personne autour de cette table reconnaîtra très vite.
54:25D'accord, il existait d'autres façons de se quitter.
54:29Quelques éclats de verre auraient peut-être pu nous aider.
54:33Dans ce silence amer, j'ai décidé de pardonner les erreurs qu'on peut faire.
54:40À trop s'aimer.
54:41À trop s'aimer.
54:42D'accord, la petite fille en moi souvent te réclamait.
54:44Presque comme une mère, tu me bordais, me protégeais.
54:47Je t'ai volé ce sang qu'on n'aurait pas dû partager.
54:50À bout de mots, de rêve, je vais crier.
54:53Je t'aime.
54:54Lara Fabian, vous étiez hier soir à voir Lara Fabian.
54:57Bien sûr, c'était splendide.
54:59Avec la chance, avec la musique, c'est mignon.
55:01Elle a une voix surpuissante, elle a une technique vocale parfaite.
55:06Moi, je suis de ceux qui adorent ses textes.
55:09Elle était hier fort à son apogée, vraiment.
55:11Elle célébrait ses 35 ans de carrière à l'Accor Hotel Arena.
55:14Et je vous assure, j'en ai encore des frissons.
55:16Elle était superbe, superbe.
55:18Moi, je suis comme vous, j'adore Lara Fabian.
55:20On l'a reçu plusieurs fois à Europe 1.
55:21Et elle chante ça.
55:22Mais alors, tout le monde connaît la chanson, j'imagine.
55:25Elle ne chante pas.
55:25Personne qui reprenne ça en chœur, c'est formidable.
55:27C'est beau.
55:28C'est formidable.
55:29Beaucoup d'émotions, je vous assure, c'était formidable.
55:32Ah bah oui.
55:36Je peux vous assurer qu'hier, j'ai chanté, j'ai crié.
55:38C'est un surjeu de bon chœur.
55:42C'est bien, l'amour.
55:44Je voudrais bien vous voir prier.
55:45On ira ensemble le jour, Elisabeth.
55:47Ah, Johan, merci.
55:49Eh bah écoutez, c'est...
55:50Voilà, on termine l'émission sur cette note.
55:52Et elle est plus positive, plus optimiste sur la nature humaine.
55:57Chantez ensemble.
55:59Chantez ensemble.
56:00Voilà quelque chose qui est bien.
56:02Chantez ensemble.
56:03La chorale ensemble, ça c'est bien, évidemment.
56:07Merci, mais qu'est-ce que vous êtes dissipé ce soir ?
56:10Je voulais dire, qui est avec nous ce soir ?
56:12Gérald Ventura est à la réalisation.
56:15David Tonnelier était à la vision.
56:17Raphaël Lissac était au son.
56:19Merci à Benjamin Nau qui va donc filer voir PSG Chelsea.
56:22Lucas Busutil, Tess Lafetter.
56:25Gauthier Lebrecht, j'imagine, dans une seconde.
56:28Bonne soirée à tous et rendez-vous demain matin.
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