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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo
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00:00Le meilleur de l'info sur CNews, bonsoir à tous.
00:03Il s'appelle Hamza mais se fait surnommer la douane.
00:05Il a 14 ans et depuis des semaines.
00:08Filme ses incivilités, défie la police et humilie les passants.
00:13Chacune de ses interpellations est tournée en dérision.
00:15Même sa garde à vue est devenue un sujet de plaisanterie.
00:18Au moins, il y avait la clim, dit-il.
00:20Mais pourquoi cet enfant est-il systématiquement relâché sans véritable sanction ?
00:24Je pose la question, bien qu'elle soit, selon moi, secondaire.
00:27Non, la véritable question est où sont les parents d'Hamza ?
00:30Où sont monsieur et madame la douane, puisqu'il faut le surnommer ainsi ?
00:34Et comment un enfant de 14 ans peut passer ses journées à défier l'autorité,
00:38à accumuler les incivilités sous l'œil des caméras
00:40et à devenir ainsi une star des réseaux sociaux ?
00:43Car comble de tout, ses vidéos lui apportent de la notoriété.
00:46Et lorsque les critiques pleuvent, lui accuse ses détracteurs de raciste.
00:51Alors finalement, le plus inquiétant, ce n'est peut-être pas ce collégien,
00:54mais ce qu'il raconte de notre époque, un mineur déjà connu de la police
00:57qui semble persuadé qu'il ne lui arrivera rien
00:59et dont les parents, surtout, ne se sentent pas concernés par les conséquences de ses actes.
01:03Et lorsque des parents renoncent, c'est la société qui est ensuite sommée d'en payer le prix.
01:09On en parle dans un instant, mais d'abord le point sur l'actualité à 22h avec Isabelle Piboulot.
01:13Bonsoir Isabelle.
01:17Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
01:19À la une, la chaleur est désormais plus supportable.
01:22Seuls cinq départements français sont maintenus en vigilance orange canicule.
01:26Le Var, les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence et les départements de la Corse.
01:31Une nouvelle canicule n'est cependant pas exclue, prévient Sébastien Lecornu.
01:35Le directeur général de la PHP s'attend cette année à un bilan humain supérieur à celui de 2025,
01:42mais pas au-delà des 15 000 morts de 2003.
01:44Les canicules l'an passé avaient fait 5 700 décès.
01:48Près de Valenciennes, à Beuvrage dans le Nord,
01:50deux soeurs jumelles de 15 mois sont décédées, probablement de déshydratation.
01:55Leurs parents ont alerté les secours à la mi-journée.
01:58Leurs autres enfants, âgés de 3 à 6 ans, ont été hospitalisés, déshydratés,
02:03sans que leur jour ne soit en danger.
02:05Le couple a été placé en garde à vue pour privation de soins.
02:09Le Conseil d'État valide définitivement la poursuite du chantier de l'A69 entre Toulouse et Castres.
02:15Le projet doit permettre de raccourcir d'une vingtaine de minutes le trajet entre les deux villes.
02:20Les écologistes qui le contestent dénoncent un déni climatique.
02:24Ils avaient obtenu de la justice administrative la suspension du chantier pendant trois mois l'an dernier.
02:31Le Parlement adopte définitivement une proposition de loi visant à freiner l'essor de la fast fashion,
02:38cette mode éphémère à bas coût ultra-polluante, incarnée notamment par le géant asiatique Chilin.
02:44Le texte de la députée Horizon Anne-Cécile Violent met en place un système de pénalités,
02:50ciblant les entreprises les moins vertueuses, tout en tentant de préserver l'industrie textile française.
02:56Et puis à l'Iran, somme la France de ne pas compliquer davantage la situation dans le détroit d'Hormuz
03:03en proposant de participer à des opérations de déminage.
03:07Emmanuel Macron et le sultan d'Omane ont conjointement plaidé pour une navigation libre,
03:12sans conditions ni restrictions dans le passage stratégique.
03:16Téhéran annonce par ailleurs qu'une délégation d'experts se rendra cette semaine à Doha
03:20pour discuter de l'application du protocole d'accord conclu le 17 juin avec les Etats-Unis.
03:28Merci beaucoup Isabelle, on vous retrouvera tout à l'heure, 23h, pour un nouveau point sur l'actualité.
03:33A tout à l'heure, le meilleur de l'info avec Mémona Interman, ce soir grand reporter ex-membre du
03:38CSA.
03:39On est avec Jean-Christophe Couvi, secrétaire national du syndicat de police Unité.
03:43Julien Audoul est également avec nous, député de Lyon, porte-parole du Rassemblement national.
03:47Et bonsoir à Catherine Iblette, qui est députée Renaissance et conseillère de Paris.
03:52Merci à tous les quatre d'être avec nous sur ce plateau.
03:54A 14 ans, Hamza dit que la douane fait sa loi près du canal Saint-Martin.
04:00Il y passe ses journées, arrose les passants, arrose les policiers, multiplie les incivilités.
04:06Et si vous vous demandez pourquoi est-ce qu'il se fait appeler la douane, regardez.
04:28Voilà, il bloque les voitures avec des vélos, arrose les automobilistes et leur réclame de l'argent pour passer.
04:33Voilà, alors oui, c'est un enfant, oui, c'est un pistolet à eau.
04:35Il semble évident que pour ce jeune Caïd, tout ça n'est qu'un jeu, sauf que quand même.
04:39Où sont les parents, Mémona Interman ?
04:42Où sont les parents ? Est-ce que ce gamin insolent, c'est la nouvelle mascotte de Paris ?
04:48C'est simplement une graine de voyou, pardon.
04:50Sa vie n'est pas condamnée, il n'a que 14 ans.
04:53Mais comment rectifier le tir et faire en sorte qu'il devienne un homme, sans des parents proches, sans un
04:59service qui va le prendre en main, mais lequel, sans des adultes autour de lui, qu'est-ce qu'il
05:04va devenir ?
05:04Beaucoup, beaucoup de questions.
05:06Ça dépend des lieux où des enfants qui osent autant, ça dépend des lieux où ils se trouvent pour qu
05:15'on puisse faire barrage.
05:16Moi, je pense que dans certains endroits, tout à l'heure j'entendais un avocat Corse dire que chez lui,
05:20à Jassio, ça ne se passerait pas comme ça.
05:22Eh bien, chez nous, à La Réunion, non plus.
05:24Ça ne veut pas dire qu'on va le violenter, mais il faut bien des adultes, à un moment donné,
05:29qui passent autour de lui, qui lui disent « ça ne se fait pas ».
05:31Alors, les enseignants, aujourd'hui, n'ont pas le droit, évidemment, d'aller trop loin, sinon ils se sont mis
05:36au piquet.
05:37Et puis les policiers, non plus, ils vont en taule.
05:39Alors, qui alors ? Qui ?
05:41Alors, évidemment qu'on entend beaucoup parler de fermeté, on entend beaucoup parler de sanctions.
05:47De l'autre côté, moi, je vois aussi beaucoup de messages de personnes qui disent « oui, mais c'est
05:50un enfant, il n'a que 14 ans ».
05:52Le problème, encore une fois, et je vais vous poser aussi la question, Catherine Ibled, c'est, selon moi, les
05:57parents.
05:58C'est-à-dire que oui, c'est un enfant.
05:59Peut-être que pour lui, c'est un jeu.
06:00Peut-être qu'il y a eu un problème, effectivement, d'éducation.
06:03Mais alors, les responsables, alors, ceux qui doivent être, à un moment donné, pris à partie,
06:09ceux qui doivent peut-être même être sanctionnés, ce sont les parents de ce garçon.
06:13Alors oui, effectivement, la jeunesse d'Amza fait penser que pour lui, c'est un jeu,
06:18puisqu'il joue, il envoie de l'eau, il arrête les voitures.
06:22Il n'est pas du tout dans une position d'agressivité, mais plus de jeu.
06:27Et par contre, il vient perturber très fortement la vie des riverains et des personnes qui sont au Canal Saint
06:35-Martin.
06:36Effectivement, on se demande si les parents ont conscience, en fait, de ce que vivent, finalement, les riverains.
06:44Et du danger aussi, pardon, parce que lorsqu'il pousse des personnes à l'eau,
06:48il fait courir aussi pas mal de dangers, aussi, à certains des riverains,
06:53dans ce que lui, peut-être, considère comme un jeu.
06:55Julien Audoul.
06:56Moi, je vais vous dire une chose.
06:58Ce n'est pas Amza, le problème.
07:00Amza, c'est un voyou, c'est une petite racaille en puissance,
07:04c'est un jeune qui se sent totalement invincible, intouchable.
07:09Mais il n'est pas le problème.
07:11Le problème, j'allais dire, ce ne sont même pas ses parents.
07:14Le problème, c'est l'État.
07:15Et les parents, c'est quand même un problème.
07:18Je vais y venir.
07:18Pourquoi le problème, ce ne sont pas ses parents ?
07:20Dans un monde normal, vous avez un jeune qui constitue un facteur de risque,
07:28d'incivilité permanente, qui va devenir, si on le laisse continuer, un délinquant,
07:33et pourquoi pas un criminel, parce que cette spirale, s'il y a l'impunité, elle se nourrit.
07:38Mais dans un monde normal, les pouvoirs publics auraient déjà contacté ses parents,
07:43auraient déjà envoyé un courrier les menaçant de suspension des allocations familiales,
07:48auraient déjà sévi sur des prestations sociales,
07:51voire, si les parents sont dans un logement social,
07:54leur est dit que si ça continue, ils allaient être expulsés du logement social.
07:57S'il n'y a pas de dissuasion, si les parents ne font pas leur travail,
08:01et malheureusement, on n'est pas derrière chaque parent de France,
08:05on n'a pas, encore une fois, les mêmes valeurs d'éducation,
08:09mais c'est à la puissance publique de, à la fois dissuader, de sévir et de réprimer.
08:17Or, nous, on regarde, on constate, on déplore,
08:20on va subir ça pendant des semaines et des mois,
08:24et ce jeune, malheureusement, va s'endurcir dans l'impunité,
08:30et va constater que face à lui, il n'y a personne,
08:34ni parents, ni autorités, ni justice, ni police.
08:37Et ça peut se terminer de manière extrêmement grave.
08:40Écoutez-le, interrogé pour CNews, par les équipes de 100% Frontières.
08:46Moi, je suis une star.
08:47Vous pouvez vous présenter un peu ?
08:49Je m'appelle la douane, mon surnom, mon vrai prénom, c'est Hamza.
08:52J'habite Paris 20e, et je viens tous les jours au Canal Saint-Martin.
08:57En vrai, de vrai, je ne te ruse pas tout le monde,
08:59parce que moi, je mouille des gens.
09:01Après, la plupart des gens, ils ne veulent pas, c'est-à-dire des petites baguères,
09:04mais sinon, après, il n'y a rien spécial.
09:06Des fois, je mouille des gens, je nage, je mouille les policiers,
09:09on me ramène dans la guerre d'avis parce que j'ai mouillé des policiers.
09:12C'est autorisé, ça, normalement, de mouiller les policiers.
09:15Il fait chaud, hein ?
09:16D'ailleurs, on a fait une bataille d'eux en plus,
09:18on a fait une petite bataille d'eux, c'était bien.
09:21Et vous n'avez pas eu d'amende ?
09:22Vous n'avez rien eu du fait d'avoir mouillé la police ?
09:25La police nationale, la dernière fois,
09:27quand j'avais sauté dans l'eau et la Bénin, elle était intergite,
09:30elle m'a mis une amende de 66 euros.
09:32Et après, je suis rallée dans l'eau, le lendemain,
09:35la police du Canal, ils sont venus m'a mis une amende de 11 euros.
09:41Je ne comprends pas pourquoi.
09:42Vous les avez payés ?
09:43Oui. 11 euros, j'ai payé, 70 euros, non ?
09:45Ça va, 11 euros, ça va.
09:46C'est vous, vos parents, tu avez payé ?
09:47Comment ?
09:48Vos parents, ils sont au courant de tout ça ?
09:49Oui, ils sont au courant.
09:50Mon père, il sait que je nage de canard de Saint-Martin de bout au petit.
09:54Après, voilà, il y a rien de spécial.
09:56Une amende de 11 euros, voilà, il l'a payé.
09:5866 euros, non.
09:59On comprend que les sanctions ne sont pas vraiment dissuasives.
10:02Jean-Christophe Couville, il est régulièrement interpellé,
10:04puis relâché, mis en garde à vue, puis relâché.
10:08La police ne dispose d'aucun moyen pour donner une leçon, finalement, à Amsa.
10:15Si, on lui a donné une carte de fidélité, parce que de 66 euros, il passe à 11 euros.
10:18Donc, vous voyez, il fait des économies.
10:20Voilà, c'est ça, en fait.
10:21La police, on est proche des habitants, on donne des cartes de fidélité aux délinquants.
10:24Non, mais je pense que là, c'est vrai que c'est un côté un peu ubuesque.
10:29C'est un peu du cobu avec son pistolet à eau qui carrosse tout le monde.
10:34Mais aujourd'hui, c'est un pistolet à eau.
10:35Dans quelques temps, ça sera un pistolet automatique.
10:37Parce qu'à un moment donné, il va vite comprendre que, de toute façon, c'est comme ça que ça
10:41marche.
10:42C'est par la peur, on terrorise les gens, on est en bande.
10:45Quand on est nombreux, c'est difficile, justement, de se faire interpeller.
10:48On crée de la peur, parce que quand vous êtes une dizaine ou douzaine d'adolescents,
10:52même de 14 ans, sur des femmes, ou un homme seul,
10:55et que vous arrivez, vous les encerclez, tout de suite, ça monte en violence.
10:58Ils comprennent très vite, les gamins.
11:00Alors, effectivement, oui, moi, ce qui me choque, c'est que les parents...
11:02C'est que vous avez la vidéo qu'on voit les enfants.
11:05Voilà, vous êtes en voiture, vous ne demandez rien à personne,
11:07et puis vous faites...
11:08Ils bloquent avec des vélos, en fait.
11:09Et puis, d'un coup, il y en a qui montent sur la voiture.
11:12On voit l'automobiliste qui est obligé de sortir sa béquille pour essayer...
11:16Votre voiture, après, elle est cabossée, donc elle ne vaut plus rien.
11:19Vous voulez vous retourner contre qui ?
11:20Les parents vont dire qu'ils ne sont pas solvables.
11:22Tout de suite, en plus, c'est vrai qu'on dégaine le racisme.
11:24Là, c'est systématique.
11:26Donc, en fait, c'est toute cette...
11:28Je vais dire...
11:30Cette fabrique de caïds qu'on est en train de faire.
11:32Et là, aujourd'hui, c'est un miroir.
11:34C'est-à-dire que là, vous avez un espèce de microcosme, le 10e arrondissement,
11:38le canal, pour ceux qui connaissent, c'est un endroit fabuleux, très joli, bucolique, etc.
11:44Et en fait, on a livré ce coin à des gamins qui ont pris le pouvoir
11:49et qui décident de faire leur loi à eux, d'ailleurs.
11:51Et les adultes se plient à cette loi.
11:53Et même, ils sont tellement bêtes qu'ils vont faire des selfies avec eux.
11:56Ils en font des stars.
11:57Et on parlait des sanctions tout à l'heure.
11:59Mais le pire, c'est qu'il se sert aussi de ses interpellations
12:01et de ses gardes à vue pour ses vidéos.
12:04Et il se glorifie.
12:05Enfin, je veux dire, aujourd'hui, en fait, on inverse les choses.
12:07Oui, en fait, moi, je rejoins ce que vous dites.
12:10En fait, on lui donne aussi la parole.
12:12La preuve, vous êtes allé l'interviewer.
12:14Vous le publiez à la télé.
12:16Et donc, en fait...
12:17Mais comment ne pas dénoncer ça ?
12:18Il se sent tout puissant.
12:20La télé s'intéresse à lui.
12:22Il publie sur les réseaux sociaux.
12:23Donc, en fait, on lui donne...
12:25Plus on s'intéresse à lui, plus on lui donne de l'audimat.
12:28Et plus, en fait, il se sent tout puissant.
12:29Mais alors, ne pas en parler, c'est la solution, à votre avis ?
12:31Je ne dis pas qu'il ne faut pas en parler.
12:33Je dis juste que ce jeune homme, d'un jeu, il est devenu une star.
12:38Donc, en fait, il faut aussi se poser la question.
12:41Ce n'est pas par la télévision qu'il est devenu une star.
12:43Aujourd'hui, non, c'est les réseaux sociaux.
12:45Donc, voilà, c'est typiquement pour ça que nous, à l'Assemblée nationale,
12:48on a voté une loi pour supprimer les réseaux sociaux à partir de 15 ans.
12:51Typiquement.
12:52C'est pour ça qu'il faut relativiser un peu quand on entend les paroles
12:56de notre président de la République qui veut sécuriser le détroit d'Hormuz,
13:00quand on est terrorisé par Hamza, Canal Saint-Martin,
13:03quand on n'est pas capable de sévir face à un gamin de 14 ans
13:07qui emmerde tout le monde, excusez-moi l'expression.
13:10Voilà, il faut un petit peu relativiser, remettre tout ça dans notre perspective.
13:14Il y a beaucoup de choses à faire au niveau intérieur
13:17plutôt que d'essayer d'être le gendarme du monde
13:19et d'essayer de régler les grands conflits internationaux.
13:21C'est très malheureux pour notre pays.
13:23Encore une fois, c'est un objet de ridicule pour notre pays.
13:26Je pense que n'importe quel autre pays, d'ailleurs les pays du Maghreb,
13:31dont est visiblement originaire la famille d'Hamza,
13:34ces choses-là, ça n'arrive pas.
13:36Ça, ces choses-là, au Maroc, en Algérie, en Tunisie,
13:40mais d'une part, c'est trois paires de claques au Maghreb
13:44et puis ensuite, c'est la police qui, encore une fois, a d'autres moyens de coercition.
13:50Alors on ne peut pas, évidemment, on ne va pas encourager la violence sur les enfants.
13:53Ce n'est pas une question d'encourager la violence.
13:55C'est une question que ce genre de choses,
13:57ces gens-là, ces jeunes-là, qui ont été biberonnés à l'impunité,
14:02biberonnés au laxisme, ils ne feraient pas le dixième
14:06dans le pays d'origine de leurs parents.
14:08Et je le dis...
14:10On ne peut pas laisser dire...
14:12On ne met pas des paires de claques à un enfant pour ça.
14:16Je disais que là-bas, ça se passe comme ça.
14:18Je ne dis pas qu'il faut le faire, bien évidemment,
14:20et il ne faut pas lever la main sur n'importe qui,
14:23et encore moins sur un enfant.
14:25Mais je veux dire que là, j'allais dire que le monopole de la violence légitime,
14:29qui est le propre de la police républicaine, normalement,
14:32le premier monopole de la violence légitime, c'est les parents.
14:35Dès le plus jeune âge, par la dissuasion, par la sanction, par les règles.
14:40Là, visiblement, le travail n'a pas été fait.
14:42Ah, le travail n'a pas été fait.
14:43Là-dessus, je vous rejoins.
14:44Écoutez ce que disait le journaliste Jean Bexon dans Face à l'Info sur CNews,
14:47au sujet de ce garçon, et puis on sera juste après avec Mohamed Benmedour,
14:51qui est médiateur dans les quartiers nord de Marseille,
14:53et puis on va l'interroger justement sur ces effets,
14:55parce qu'évidemment, il y a le cas d'Amza,
14:57et puis il y a tout ce qui se passe depuis quelques jours,
14:58depuis le début de cette canicule,
15:00notamment dans ce quartier du canal Saint-Martin.
15:01On écoute donc le journaliste Jean Bexon sur CNews tout à l'heure.
15:07Ce dimanche, j'ai vu ce la douane, ce Hamza la douane.
15:10Il avait volé une chaise d'une brasserie, une chaise rouge d'une brasserie,
15:13qu'il avait mise sur sa trottinette électrique.
15:15Je suppose que sa trottinette électrique était débridée,
15:17puisqu'il allait très vite, et il a pris plusieurs contresens.
15:20Il a failli faucher une personne qui traversait la route.
15:23Il a par exemple piqué des mangues à une jeune femme,
15:25en lui disant « t'es bonne comme t'es mangue »,
15:27et il a pris les mangues, il est parti avec.
15:30Lors du match Algérie-Argentine, il devait être 4h du Martin,
15:35il est rentré dans une épicerie tenue par un Sri-Lankais.
15:37Il a volé un soda.
15:40Comment est-ce qu'il a volé ?
15:40Il a pris le soda, il l'a mis à l'intérieur de son drapeau algérien,
15:44puisqu'il était supporteur de cette équipe.
15:45Il y a d'une partie ce qu'il filme,
15:47et donc ça, c'est ce que j'ai pu ressenser,
15:48notamment le vol de cette canette chez un épicier.
15:53Il y a la fois où, en effet, il pousse des jeunes femmes,
15:58et donc il en pousse deux, dans le canal,
16:01alors qu'elles sont en train de prendre le soleil.
16:03Vraiment, je le dis, c'est dangereux.
16:05Il roule à contresens, etc.
16:07Et en effet, j'ai une source police qui m'a dit
16:12qu'il était déjà connu pour 10 faits,
16:14notamment un fait relatif au trafic de drogue.
16:19Alors, on est avec Mohamed Benmedour,
16:21qui est médiateur dans les quartiers nord de Marseille.
16:23Bonsoir, merci d'être en direct avec nous,
16:26dans Le Meilleur de l'Info.
16:27Si tous ces faits sont avérés,
16:30ça commence à faire beaucoup pour un seul jeune garçon, quand même.
16:35Ça commence à faire beaucoup, certes.
16:37J'ai consulté le profil de ce fameux Hamza Djiladouane.
16:41Je peux vous dire que c'est vrai qu'il y a des faits
16:45qui sont quand même alarmants,
16:47mais j'ai eu, dans ma carrière de médiateur,
16:50des profils bien plus compliqués que celui d'Hamza.
16:53Et là où je m'interroge,
16:54là où je m'interroge,
16:56c'est quels sont les moyens mis en œuvre par la mairie de Paris ?
17:00Que font mes confrères médiateurs éducateurs ?
17:05Ce Hamza, il serait à Marseille,
17:07immédiatement je serais allé le voir.
17:09Immédiatement.
17:10J'aurais créé du lien.
17:11J'aurais essayé de mieux comprendre sa situation familiale.
17:17Qu'est-ce qui se passe ?
17:18Pourquoi ce jeune et son entourage se retrouvent dans l'oisiveté ?
17:24C'est vrai que, vous l'avez dit précédemment,
17:27quand on bascule dans l'oisiveté,
17:29dans la primo-délinquance,
17:32souvent le cheminement,
17:34c'est l'étape supérieure,
17:36et ça peut être, dans le pire des cas,
17:38et je l'ai vu d'ailleurs,
17:40le trafic de supéfiants et même l'assassinat.
17:43La solution, elle ne peut pas être que pénale pour Hamza,
17:47parce que vous avez un policier en plateau,
17:49il va vous le dire.
17:50On prend Hamza, on le ramène au commissariat,
17:53on monopolise un officier de police judiciaire,
17:56on appelle le substitut du procureur
17:57pour dire qu'est-ce qu'on fait d'un gamin qui jette de l'eau ?
18:00Non, il faut qu'on ouvre le dialogue à la prévention,
18:05mais aussi en parallèle à la répression,
18:08moi ce que je lui aurais dit à Hamza,
18:09c'est tout simple,
18:10si tu continues, ça va être la garde à vue,
18:12et tu vas mettre tes parents dans l'embarras,
18:16et puis tu vas finir peut-être entre 4 millions et 4 millions.
18:20Monsieur Benmedour,
18:21il a été en garde à vue déjà à Hamza,
18:24et il a été relâché,
18:25et ça n'a strictement servi à rien,
18:27c'est-à-dire que je veux bien qu'on dise que la réponse,
18:29elle ne peut pas être uniquement pénale,
18:30sauf que là, elle n'est pas du tout pénale,
18:33la réponse à l'heure actuelle.
18:34Donc justement,
18:36le problème c'est que ce garçon,
18:37il a compris qu'il peut faire ce qu'il veut,
18:39si jamais il est interpellé,
18:40et si jamais ça va jusqu'à la garde à vue,
18:42quoi qu'il arrive,
18:43il sera rapidement relâché,
18:44et ses parents visiblement sont au courant.
18:48Tout simplement,
18:48moi un jeune comme Hamza,
18:49je l'aurais pris dans mes mains,
18:51je ne l'aurais pas lâché,
18:53c'est tout,
18:53il faut un dispositif d'accompagnement renforcé,
18:58un grand frère,
18:59Hamza, tu vas faire le con,
19:00je serai derrière toi,
19:01Hamza fait ça,
19:03Hamza fait ci,
19:03je l'aurais pris Hamza,
19:05je l'aurais amené sur des chantiers d'insertion,
19:07je l'aurais amené sur des sorties éducatives,
19:09je l'aurais pas lâché,
19:12je l'aurais pas lâché,
19:13peut-être qu'il n'a pas eu la chance,
19:14on ne connaît pas sa situation familiale,
19:17donc je ne peux pas me permettre de juger,
19:19je ne sais pas s'il a un grand frère,
19:20je ne sais pas si réellement il a ses parents,
19:22je ne sais pas dans quelle situation sont ses parents,
19:24donc je ne vais pas juger,
19:26mais nous ce qu'on fait,
19:27c'est que des fois,
19:28parfois,
19:28on peut se substituer aux parents,
19:30mais il faut justement un accompagnement renforcé,
19:33il faut déjà mettre en place,
19:36sur ce lieu dit,
19:37la présence de médiateurs,
19:39qui puissent tempérer les choses,
19:40c'est ce qu'on a fait,
19:41tout récemment,
19:42on avait la même chose,
19:43on avait une situation qui était encore plus critique que celle-ci,
19:47à la piscine Vallée à Marseille,
19:48on a des jeunes,
19:49mais ce n'est pas 5 ou 10 jeunes,
19:52on avait au moins 25 jeunes qui restaient à la piscine Vallée,
19:54qui saccageaient tout,
19:55qui cassaient tout,
19:56qui fumaient de la drogue,
19:57ce que vous voulez,
19:58ce qui a été fait,
19:59c'est qu'on a multiplié les patrouilles de police municipale,
20:04et en même temps,
20:05on a placé des médiateurs,
20:06dont moi,
20:07qui interviens avec mon camion de médiation nomade le soir,
20:10et je contrains ces jeunes à les mettre autour de la table,
20:13à discuter avec les élus de proximité,
20:16avec le personnel de la mairie,
20:18avec les forces d'autorité,
20:21et c'est comme ça qu'on les a dissuadés de se calmer.
20:27Il faut un réel travail éducatif,
20:29sinon ce n'est pas la peine.
20:29Augmenter les patrouilles de police,
20:32et joindre des médiateurs,
20:33pour régler le souci d'Hamza.
20:35Déjà, il faut occuper le terrain,
20:36ça c'est sûr,
20:37en tant que policier,
20:38nous on le sait,
20:38quand on est présent,
20:40il y a quand même de la prévention aussi policière.
20:43Alors là, on voit que les policiers se font arroser,
20:44d'ailleurs.
20:45Alors, il peut y avoir des jeux,
20:46attention,
20:47le policier de terrain peut de temps en temps aussi créer du lien avec des jeunes,
20:51on peut rigoler,
20:51il y en a qui font des jongles avec des ballons,
20:53enfin je veux dire,
20:54là se faire arroser,
20:55on en discutait tout à l'heure,
20:57il y a 20,
20:58il y a 30 ans,
20:59aucun enfant ne se serait permis d'arroser un agent de police.
21:01Alors,
21:02ça dépend encore une fois,
21:03si il y en a qui le faisaient,
21:04mais en rigolant,
21:05parce que le policier rigolait aussi,
21:06il y avait un contact.
21:07Là par contre,
21:08quand on dit non,
21:08là je suis policier,
21:09je travaille,
21:10je suis dans mon autorité,
21:10tu ne m'arroses pas,
21:11et que le gamin continue,
21:12là oui,
21:13il y a un problème,
21:13parce que là,
21:13c'est de la défiance d'autorité.
21:15À une époque,
21:16c'est vrai qu'on avait une police de proximité,
21:17on était beaucoup plus proche des gens,
21:19on avait aussi,
21:20tous les étés,
21:21on ouvrait des centres aérés avec des policiers qui servaient aussi d'éducateurs,
21:27d'ailleurs les jeunes souvent découvraient une autre facette de la police,
21:30grâce à ça,
21:31en disant,
21:31mais en fait,
21:31les policiers,
21:32vous êtes aussi sympas et pas que le répressif.
21:34Bon,
21:35on nous a dit,
21:35c'est terminé,
21:36on ne joue plus au rugby,
21:36on ne joue plus au foot,
21:37on ne fait plus rien,
21:38on est là pour que de la répression.
21:39C'était du temps de Nicolas Sarkozy.
21:39Oui,
21:40c'était Sarkozy,
21:40oui,
21:40bien sûr,
21:41c'était tous les idéologues autour de lui,
21:42en fait,
21:43qui avaient décidé que d'un seul coup,
21:44on ne joue pas au foot,
21:44on ne s'amuse pas avec les jeunes.
21:45Ce qu'il faut en fait,
21:46c'est les deux jambes,
21:47c'est toujours prévention et répression.
21:49Il faut de la prévention,
21:49c'est normal,
21:50effectivement,
21:51il faut du dialogue,
21:51parce que ces gamins,
21:52c'est quand même pas normal qu'ils s'élèvent dans la rue,
21:54vous savez que votre éducation...
21:55La prévention,
21:55le dialogue,
21:56et la répression,
21:57et la répression,
21:58oui,
21:58mais ça peut être des médiateurs,
21:59ça peut être des éducateurs.
22:01Les grands frères,
22:01c'est de recycler le caïda,
22:05vous savez,
22:06pour acheter la paix sociale.
22:08Quand c'est vraiment,
22:08vraiment,
22:09je dis bien,
22:11et encore une fois,
22:11c'est toujours des associations,
22:13j'aimerais bien que ce soit vraiment l'État
22:14qui fasse ça,
22:15parce que c'est un intérêt public,
22:16et après,
22:17si c'est juste donner de l'argent
22:17pour dire on achète la paix sociale,
22:19ce n'est pas intéressant.
22:19Maintenant,
22:20heureusement,
22:20il y a des vrais éducateurs
22:21qui arrivent à sortir ces gamins
22:22de la zone,
22:24parce que justement,
22:25vous élevez,
22:27en fonction de votre environnement,
22:28et quand votre environnement,
22:29vous êtes livré dans la rue,
22:30il y a des dealers qui vont venir,
22:32il y a des sans-papiers,
22:34des trucs,
22:34tout le monde se mélange,
22:35effectivement,
22:36les gamins,
22:36il n'y a plus de règles,
22:37ils n'ont plus de butée,
22:38il faut une butée à un moment donné.
22:39Catherine Iblad.
22:40Oui,
22:40alors moi,
22:41je vous rejoins sur le fait
22:41qu'il faut effectivement
22:42de la présence policière,
22:43il y a quand même normalement
22:44à Paris de la police municipale,
22:46sauf qu'en fait,
22:47là,
22:47la situation a été quand même
22:48relativement mal gérée
22:49par la mairie de Paris,
22:50puisque on savait
22:51qu'il y avait de la canicule,
22:52on a ouvert,
22:53et en fait,
22:54très rapidement,
22:54ils se sont fait déborder.
22:56Il faut savoir quand même
22:56que dans cet arrondissement,
22:58la police municipale,
23:00elle est un peu sous-dotée,
23:01puisqu'elle a aussi
23:02deux gares à surveiller,
23:03donc en fait,
23:03il manque de monde
23:04sur le terrain,
23:05que les policiers municipaux,
23:07comme vous le dites très justement,
23:08ils peuvent aussi être là
23:09pour accompagner,
23:10pour écouter.
23:10Mais pardon,
23:11je veux dire qu'on parle
23:11de présence de terrain,
23:12qu'on parle de moyens de police
23:13dans ce cas-là,
23:15mais lorsqu'il a été interpellé
23:17plusieurs fois,
23:18ça veut bien dire
23:18que la police,
23:19elle était présente.
23:20Il a été interpellé,
23:21il a été placé en garde à vue.
23:23Donc la police,
23:23à un moment donné,
23:24elle était là
23:24et elle a fait son travail.
23:25Oui, mais là...
23:26Il y a quelque chose
23:27qui n'a pas fonctionné après.
23:29Mais ce qui n'a pas fonctionné,
23:30c'est de ne pas aller voir
23:31les parents aussi.
23:32Est-ce que la police
23:33est allée trouver les parents ?
23:34Les parents sont convoqués,
23:35les mineurs.
23:36C'est sûr.
23:37Et donc...
23:38Après, moi,
23:39je ne sais pas ce qui s'est passé,
23:40mais souvent,
23:40vous savez,
23:40les parents nous disent
23:41gardez-les,
23:42je ne veux plus qu'ils reviennent
23:43à la maison,
23:43je ne sais pas quoi en faire.
23:44Non, mais c'est ça en fait.
23:45Je vous le dis.
23:46Moi, je l'ai vécu.
23:47Les parents disent
23:48vous pouvez garder mon fils,
23:49de toute façon,
23:49je ne peux rien en faire.
23:50Et on leur dit non,
23:51ce n'est pas nous de le garder,
23:52c'est à vous de venir.
23:53Après, c'est les services sociaux.
23:54Oui, mais dans ce cas,
23:54comme on disait tout à l'heure,
23:55on met la moitié des gamins en France
23:57dans les services sociaux
23:58parce que les parents s'en foutent.
23:59qui préfèrent leur tablette,
24:00aller sur Tinder
24:01plutôt que de s'occuper
24:02de leur gamin.
24:03Julien O'Doulé.
24:04Bon, ça fait 30 ans
24:06qu'on a fait de la médiation
24:08l'idéologie dominante
24:10pour traiter la petite délinquance
24:12qui nous a coûté
24:13énormément d'argent public
24:14parce que la médiation,
24:15ce n'est pas gratuit.
24:17Les éducateurs,
24:17les médiateurs.
24:18Et encore une fois,
24:19je suis certain
24:20et j'en connais
24:21qu'il y a des éducateurs magnifiques
24:23qui font admirablement bien
24:24leur travail
24:24et qui ont pu,
24:26par leur service,
24:27éviter à des jeunes
24:29de tomber.
24:30Mais très clairement,
24:31il nous manque surtout
24:32de la répression.
24:34Ce qu'il faut,
24:35j'entendais le médiateur,
24:36oui, je vais discuter,
24:38on va discuter de sa famille,
24:39on va regarder, etc.
24:40C'est toujours avec nous d'ailleurs,
24:41Mohamed Ben-Midou,
24:42vous allez pouvoir répondre.
24:43Ce que je veux dire,
24:44c'est qu'il manque la sanction.
24:46Pourquoi en fait
24:47il y a ce sentiment d'impunité ?
24:49Parce qu'à aucun moment
24:50la sanction ne tombe.
24:52Pourquoi nous nous souhaitons
24:53au Rassemblement National
24:54instaurer des très courtes peines
24:56pour les primo-délinquants
24:57dès le premier acte ?
24:59Dès le premier acte,
25:00vous faites trois jours de prison.
25:02Voilà.
25:02Vous récidivez,
25:03vous faites une semaine.
25:05Vous récidivez,
25:05vous faites un mois.
25:06Tout de suite,
25:07pour enrayer la spirale
25:08de la délinquance
25:09et pour éviter
25:10d'avoir un délinquant
25:11en puissance chevronné
25:13qui a fait
25:1310, 15 ou 20 actes
25:16et qui,
25:16à un moment donné,
25:17devient irrécupérable.
25:19C'est ça le problème.
25:20Donc moi,
25:20je pense qu'il faut arrêter
25:21de déverser de l'argent
25:22via la politique de la ville,
25:24via la médiation,
25:26via tous les dispositifs associatifs
25:28qui sont extrêmement nombreux,
25:29qui nous coûtent
25:30un pognon de dingue
25:31et fort c'est constaté
25:32qu'ils n'ont pas eu
25:32les résultats escomptés
25:33si ce n'est,
25:35encore une fois,
25:36donner ce sentiment
25:37que la sanction
25:38n'allait jamais tomber,
25:39qu'il y aurait toujours
25:40le dialogue
25:40et le dialogue,
25:41il y a toujours un petit peu
25:42la culture de l'excuse.
25:44Alors,
25:44on va essayer de comprendre
25:45parce que l'enfance
25:45était difficile,
25:46parce que les moyens
25:47étaient compliqués,
25:48parce que le quartier,
25:49parce que l'origine,
25:50etc.
25:50à un moment donné,
25:51il faut la répression
25:52qui assure la dissuasion
25:54pour tout le monde.
25:55Allez,
25:55la réponse,
25:56Mohamed Benmedou.
25:57La réponse,
25:58je ne suis pas d'accord
26:00où on dit
26:00non,
26:00mais on va mettre
26:01trois jours de prison.
26:02Vous allez à l'établissement
26:04pour mineurs,
26:04vous allez voir
26:05des jeunes
26:06qui prennent
26:07des 15 jours de prison,
26:08des un mois et plus
26:09et qui récidivent.
26:10Ce n'est pas forcément
26:11une réponse répressive
26:14qui va amener
26:15à une solution,
26:16mais c'est plutôt
26:16ce suivi éducatif.
26:18Moi,
26:19vous parlez des médiateurs,
26:20vous voulez que je vous montre
26:21que vous pouvez venir
26:22avec moi dans les quartiers nord,
26:23le nombre de jeunes
26:24que j'ai sortis,
26:25mais pas des jeunes
26:27qui tirent avec des pistols
26:28là-haut au canal Saint-Martin,
26:29des jeunes qui étaient
26:30dans le trafic de stupéfiants,
26:31des jeunes qui ont été condamnés,
26:33des jeunes qui sont passés
26:36par aussi des commandos
26:40pour des tentatives d'assassinat.
26:42Et ces jeunes-là,
26:43j'ai réussi à les remettre
26:43dans le droit chemin.
26:44Pourquoi ?
26:45Parce qu'il y a eu
26:46un suivi éducatif,
26:47parce que le jeune,
26:47je ne l'ai pas lâché,
26:48parce que le jeune,
26:49je lui ai ouvert les jeux,
26:50parce que le jeune,
26:51je l'ai écarté
26:51de son environnement.
26:52Voilà, c'est tout.
26:53Donc, il ne faut pas dire
26:55qu'on coûte des milliers,
26:57des millions,
26:58ce que vous voulez.
26:58C'est faux.
26:59Moi, je travaille
27:00avec très peu de moyens,
27:01je peux vous le garantir,
27:03j'ai très peu de moyens,
27:04mais le résultat y est.
27:05Je ne dis pas que
27:06j'arrive à sortir
27:07l'immense majorité des jeunes,
27:10mais j'ai des résultats
27:11qui sont quand même encourageants
27:13et j'arrive à dissuader
27:14des jeunes par le dialogue
27:16et par l'accompagnement.
27:16Et ce n'est pas un dialogue
27:17de bisounours.
27:18Moi, je ne vais pas lui dire
27:19« Oh, mon petit,
27:20ce n'est pas grave,
27:20allez, calme-toi,
27:21c'est rien. »
27:22Non, je vais lui ouvrir les yeux.
27:23S'il va falloir crier,
27:24je crierai, c'est tout.
27:25Et le petit jeune,
27:27s'il faut l'emmener
27:27avec des chantiers,
27:29parce que je le fais
27:29avec le centre-loger jeune
27:30de la police nationale,
27:32je le ferai.
27:33L'emmener construire
27:34des murs en briques,
27:37je le ferai.
27:38C'est tout.
27:38Il ne faut pas le lâcher.
27:40Il n'est évidemment pas question
27:41de remettre en cause
27:43votre travail.
27:44Et Jean-Christophe Couvy
27:45parlait aussi
27:46évidemment de l'importance
27:47de la prévention.
27:49Mais qu'est-ce que vous dites
27:50du fait que
27:52lorsque ces jeunes
27:54qui multiplient
27:55les incivilités,
27:56parce que malheureusement
27:57le cas d'Hamza
27:58n'est pas un cas isolé,
28:01lorsqu'ils sont interpellés,
28:02lorsqu'ils sont placés
28:04en garde à vue
28:05par les policiers,
28:06finalement,
28:07ils sont systématiquement relâchés.
28:09C'est-à-dire qu'il n'y a pas
28:10de sanctions derrière.
28:12L'interpellation
28:13ou la garde à vue
28:14aujourd'hui
28:14n'est plus dissuasive
28:16et ne fait pas effet
28:16de sanctions aujourd'hui.
28:20Ça, je l'entends.
28:22Parce qu'après,
28:22c'est compliqué aussi.
28:24On doit faire un tri.
28:25Le parquet,
28:27c'est une gare de triage.
28:28Ils sont obligés
28:29de relâcher des gens.
28:30Il y a des gens
28:30qui ne vont pas être poursuivis.
28:32Vous avez vu
28:33les récents événements.
28:34Malheureusement,
28:36même quand on est victime,
28:37il y a des priorités.
28:39Qu'est-ce qu'on fait
28:39à ce moment-là ?
28:40C'est ce que je vous dis
28:41depuis tout à l'heure.
28:42C'est qu'on met en place
28:43un dispositif de suivi
28:45renforcé.
28:46Le jeune Hamza,
28:47je ne l'aurais pas lâché.
28:49Je lui aurais tiré
28:50les oreilles
28:51péjorativement.
28:52Pardon,
28:53pas de manière péjorative,
28:55mais voilà,
28:55vous m'avez compris
28:56de façon à parler.
28:56Je ne l'aurais pas lâché.
28:58Je aurais été derrière lui.
29:00Hamza,
29:01tu vas dire un gros mot,
29:02je serai là derrière.
29:03Tu la fermes.
29:04Hamza,
29:06tes parents t'attendent.
29:07Il faut que tu ailles manger.
29:08Qu'est-ce que tu fais là
29:08à 22 heures ?
29:09Rentre chez toi.
29:10Je ne l'aurais pas lâché.
29:12C'est ça le vrai suivi
29:15du grand frère
29:16entre guillemets
29:16que j'ai connu.
29:17Dans mon enfance,
29:18on avait des animateurs
29:19de quartier
29:20qui étaient plus
29:21que des grands frères,
29:22qui étaient mieux
29:22que des éducateurs
29:23et qui nous ont aussi
29:24quelque part éduqués.
29:26C'est l'éducation.
29:27Voilà,
29:27un dispositif
29:28d'éducation
29:30renforcé.
29:30Depuis le début
29:31de la canicule,
29:32le canal Saint-Martin
29:32est pris d'assaut
29:33par les jeunes
29:33et si parfois
29:34l'ambiance est festive,
29:35très vite,
29:36les débordements
29:37et les autres incivilités
29:39se multiplient
29:39au grand dame
29:40des riverains
29:40qui dénoncent
29:41le manque de réactivité
29:42des forces de l'ordre.
29:44Écoutez un petit peu
29:46plus tôt dans la soirée
29:48Noémie Hardy
29:48qui se trouvait
29:49près du canal Saint-Martin
29:50tout à l'heure.
29:51Il y a encore
29:52beaucoup de personnes
29:53ici au canal Saint-Martin
29:54qui se sont rassemblées.
29:56Il y a encore
29:56beaucoup de jeunes,
29:57vous les voyez
29:57sur les images,
29:58qui continuent
29:59de sauter du pont
30:00malgré l'interdiction formelle
30:02et on a pu échanger
30:03justement avec
30:04deux jeunes
30:04qui nous parlent
30:05de ce sentiment
30:06d'impunité
30:07malgré la police
30:08qui vient tous les jours
30:09pour faire des rondes.
30:10Je vous propose
30:10de les écouter.
30:11En soi,
30:12la police,
30:12ils vont rien nous dire
30:13parce qu'on est trop.
30:14Ils ne vont pas s'occuper
30:15d'une personne
30:15alors qu'il y a
30:15300 personnes à s'occuper.
30:17Ils viennent,
30:18ils se mettent devant
30:19les entrées du pont
30:21des deux côtés
30:22et ils viennent.
30:24Il reste,
30:25ils ne disent pas sauter.
30:26Ils partent
30:27et on ressaut.
30:28Vous l'entendez ici,
30:29il y a un sentiment
30:29d'impunité
30:30et on a assisté aussi
30:31à une scène absolument
30:33hallucinante
30:33avec Sacha Robin.
30:34Nous avons vu
30:35trois jeunes
30:36consommer
30:36une poudre blanche
30:38qui s'apparente
30:38à de la drogue
30:39en totale impunité
30:41entourée
30:41de beaucoup de jeunes
30:43ici qui ont à peu près
30:44entre 12 et 14 ans.
30:46On a vu aussi
30:46beaucoup de voitures
30:47de police
30:48qui viennent régulièrement
30:49et pourtant
30:50on a pu assister
30:51à cette consommation
30:52de drogue
30:52en totale impunité.
30:54Voilà pour
30:55ces précisions.
30:56Noémie Hardy
30:57près du canal Saint-Martin
30:58et on laisse faire.
30:59C'est-à-dire que les habitants
31:00de ce quartier
31:00vont devoir vivre ça
31:01tout l'été,
31:02Jean-Christophe Couville.
31:03C'est un peu salivé.
31:04Ils sont assignés
31:04à résidence
31:06par une bande
31:07de petits voyous.
31:08De toute façon,
31:08ils ont compris.
31:09Ils l'ont dit d'ailleurs,
31:10ils le disent eux-mêmes.
31:11Quand on est 200 ou 300,
31:12qu'est-ce que les policiers
31:13viennent faire ?
31:13On est plus nombreux qu'eux.
31:14Vous savez,
31:15c'est le jeu du cas.
31:15Ce qu'on vient de voir,
31:16c'est la journée.
31:17Oui,
31:17imaginez le soir,
31:18c'est notre fun,
31:19c'est autre chose.
31:20Mais c'est le jeu
31:21du chien à la souris,
31:21sauf qu'il y a plus
31:22de souris que de chats.
31:23Et en fait,
31:24nous,
31:24on demande justement
31:25d'avoir beaucoup plus de moyens.
31:26On demande d'avoir plus de moyens
31:28en personnel.
31:29Effectivement,
31:29comme disait tout à l'heure
31:30le médiateur,
31:31on va ramener les gamins
31:32parce qu'ils ont lancé
31:33de l'eau sur les gens.
31:34Le procureur de la République,
31:35qu'est-ce qu'il va nous dire ?
31:35Vous croyez que j'ai que ça à faire ?
31:37Qu'est-ce que vous voulez
31:37que je fasse ?
31:38Moi, pénalement.
31:39Donc en fait,
31:39il faut trouver des solutions
31:40en avant.
31:41Déjà,
31:42en avant,
31:42pour désengorger
31:43ces solutions-là
31:44parce que ce n'est pas possible
31:46de traiter ça tous les jours.
31:47Et après,
31:47effectivement,
31:48il faut que la sanction tombe.
31:49Là, je suis d'accord.
31:50Mais il faut aussi
31:52qu'il y ait une butée.
31:53Or, aujourd'hui,
31:53il n'y a aucune réponse.
31:54Merci Mohamed Ben-Médour
31:55d'avoir été avec nous,
31:56médiateur dans les quartiers
31:57nord de Marseille.
31:57La pause.
31:58Et on va revenir
31:59dans un instant
32:00sur cette mobilisation.
32:01Hier,
32:02pour rendre hommage
32:03à Louis,
32:0317 ans,
32:04tabassé à mort
32:04par cinq jeunes
32:05qui lui avaient tendu
32:06un guet-apens.
32:08Restez avec nous
32:08sur CNews
32:09pour la suite
32:09du Meilleur de l'Info.
32:14Deux retours
32:15sur CNews
32:16pour la suite
32:17du Meilleur de l'Info
32:18avec toujours
32:18Mémona Interman.
32:20On est avec
32:20Jean-Christophe Couville
32:22du syndicat de police unité,
32:23avec Julien Audoul,
32:25député de Lyon,
32:26porte-parole
32:26du Rassemblement national
32:27et avec Catherine Iblette,
32:28députée Renaissance
32:29et conseillère de Paris.
32:31Cette information,
32:32ce soir,
32:32trois blessés
32:33dont deux graves
32:33dans une explosion
32:34à Monaco.
32:36Explosion qui serait,
32:37semble-t-il,
32:38volontaire.
32:38Trois personnes
32:39ont été blessées,
32:40dont deux grièvements.
32:42Explosion causée
32:43apparemment
32:44par un acte malveillant.
32:45C'est ce que nous apprend
32:47un porte-parole
32:47du gouvernement
32:48ce soir.
32:50L'explosion
32:51s'est produite
32:51dans un immeuble
32:52résidentiel
32:53de la rue
32:53Révérend,
32:55père Louis Frola,
32:56le long de la frontière
32:57avec la France.
32:58Voilà,
32:59une explosion
32:59qui serait causée
33:00par un acte malveillant.
33:04Éric Ciotti,
33:05le maire de Nice,
33:06a réagi.
33:07Je vous propose
33:08de regarder sa réaction
33:10sur le réseau social X.
33:11L'attentat commis ce soir
33:12est une tragédie
33:13qui frappe Monaco,
33:14pensée pour les victimes.
33:15Leur famille,
33:16le peuple monégasque,
33:17soutien total
33:18aux forces de sécurité
33:19et aux services
33:20de secours mobilisés.
33:22On va bien sûr
33:24longuement y revenir
33:24avec d'autres informations.
33:27On est avec Bruno Bartosetti
33:29qui est en direct
33:30avec nous ce soir
33:31du syndicat
33:33de police
33:35Unité.
33:36Bonsoir Bruno,
33:37merci d'être en direct
33:38avec nous
33:39dans le meilleur
33:39de l'info.
33:40Bruno Bartosetti,
33:41quels sont les éléments
33:43dont vous disposez
33:44concernant cette explosion
33:45qui est survenue
33:47en début de soirée,
33:48c'est ça ?
33:49Du côté de Monaco,
33:51trois personnes sont blessées,
33:52dont deux grièvement.
33:55Oui,
33:56alors vous savez,
33:57je ne vais peut-être pas
33:58vous dire grand-chose de plus
33:59que ceux que l'on sait
34:00pour l'instant.
34:01Moi,
34:01j'ai eu une information
34:03un petit peu plus large.
34:04On me parlait
34:05de cinq personnes touchées.
34:07Bon,
34:07après,
34:07ça peut évoluer.
34:08Cinq personnes
34:08en urgence absolue,
34:10s'il y en a moins,
34:11tant mieux.
34:11Mais voilà ce que j'ai
34:12comme premier élément.
34:14On a des...
34:15Voilà,
34:15sur les cinq personnes,
34:16quand je vous dis
34:17cinq personnes
34:17en urgence absolue,
34:19pardon,
34:19je me reprends,
34:19mais c'était la première info
34:21qu'on me donne.
34:22Par la suite,
34:22on m'a parlé de deux décès.
34:24Donc,
34:24si vous voulez,
34:25c'est un petit peu flou
34:25ou ce qui est à retenir
34:26sur tout,
34:27c'est l'horreur,
34:28c'est la tragédie.
34:30Monaco n'est pas épargné
34:32visiblement par des attentats.
34:33Est-ce que la personne
34:35ou les personnes
34:36qui ont travaillé malheureusement
34:38pour commettre
34:40cet acte horrible,
34:42est-ce qu'elles sont
34:43ou est-ce qu'il est sur...
34:45En tout cas,
34:45j'ai envie de parler
34:46de la personne.
34:47Est-ce qu'elle est
34:48sur un acte isolé
34:49et on voit que même Monaco,
34:51parce qu'on sait
34:51que c'est très,
34:52très surveillé,
34:53il y a beaucoup
34:53de vidéosurveillance,
34:54et il y a un renseignement
34:56qui est très,
34:57très important
34:57dans cette principauté.
35:02Eh bien,
35:02même là,
35:02on voit
35:04qu'on peut être touché
35:05et ça nous rappelle
35:06qu'aujourd'hui,
35:07en France,
35:07même si on parle beaucoup
35:08et à juste titre
35:10de tout ce que l'on est
35:11en train de vivre
35:12sur notre territoire,
35:13eh bien,
35:14ça prouve surtout
35:14qu'on est toujours,
35:16toujours dans une zone rouge
35:18en matière d'attentats terroristes
35:19et Monaco,
35:20qui sont nos voisins,
35:22ne sont pas épargnés
35:22malheureusement
35:23par ce qu'on est
35:24en train de vivre.
35:25Est-ce qu'on a des informations,
35:26Bruno,
35:27concernant l'immeuble
35:28qui a été visé
35:30et concernant ce quartier
35:31également,
35:33cette rue du révérend
35:35père Louis Frola,
35:35est-ce que vous avez
35:36des informations
35:37à nous communiquer
35:38concernant ce secteur
35:39de Monaco ?
35:41Non, là,
35:42c'est vraiment très juste
35:43pour que je puisse
35:44vous répondre.
35:45Ce que je peux vous dire,
35:46c'est que les policiers
35:47monégasques,
35:48mais aussi les policiers
35:49évidemment français,
35:53sont en train de travailler,
35:55mais très très vite,
35:55on est en train
35:56de vraiment travailler
35:57pour comprendre
35:58ce qui s'est passé,
35:59pour vite localiser
36:01l'auteur des faits.
36:02Je n'ai pas plus
36:02de précision.
36:04Vous imaginez bien
36:04qu'en quelques minutes,
36:05je n'ai pas tous ces éléments
36:06en même,
36:07mais en tout cas,
36:08je peux vous dire
36:08qu'en tout cas,
36:09sur le processus
36:10de la procédure
36:12pour pouvoir interpeller
36:14le ou les auteurs
36:15des faits,
36:15elle est mise en œuvre.
36:16Ça, c'est la priorité
36:17et on va travailler
36:18avec beaucoup d'éléments
36:20pour cela,
36:21des éléments techniques
36:22pour pouvoir l'interpeller
36:23et ensuite,
36:24on essaiera de comprendre
36:25le mobile,
36:26la raison pour laquelle
36:27cette bombe a été placée
36:30à un endroit bien précis
36:31dans la principauté de Monaco.
36:33Merci beaucoup,
36:34Bruno Bartosetti
36:35du syndicat de police
36:36Unité Zone Sud
36:37et évidemment,
36:38vous revenez vers nous
36:39dès que vous avez
36:39plus d'informations
36:40dans quelques secondes.
36:41On se rend direct
36:42avec Claude Moniquet
36:43qui est spécialiste
36:44terrorisme et renseignements
36:45mais juste avant
36:45les toutes dernières informations
36:47concernant cette explosion
36:49survenue à Monaco
36:51ce soir aux alentours
36:52de 20h59,
36:53un individu
36:54qui aurait été filmé
36:55par des caméras
36:56de surveillance
36:57en train de déposer
36:58un sac à dos
36:59avant de quitter les lieux
37:01et donc à proximité
37:02de ce bâtiment,
37:04de cet immeuble résidentiel.
37:05Le suspect aurait ensuite
37:06pris la fuite
37:07au moins trois personnes
37:09blessées
37:10seraient à déplorer
37:12dont deux grièvement.
37:14Jean-Christophe Couville,
37:15on entendait donc
37:16votre collègue
37:17du syndicat Unité Zone Sud.
37:19Pour le moment,
37:20les informations
37:21sont assez limitées.
37:24Ça se serait produit
37:25il y a moins de deux heures
37:27maintenant.
37:28Comment ?
37:29On imagine
37:29que l'enquête
37:31commence à peine.
37:32On parle d'un acte malveillant.
37:34Qu'est-ce que ça peut vouloir dire
37:35aujourd'hui,
37:35un acte malveillant
37:36dans une explosion
37:37comme celle-ci ?
37:38Malveillant,
37:38c'est a priori
37:39le modus operandi,
37:41enfin le mode opératoire,
37:42c'est justement
37:43déposer un sac,
37:43donc une bombe.
37:46Soit on vise le bâtiment
37:47et on ne sait pas
37:48s'il y a quelqu'un derrière,
37:48je ne sais pas ce que c'est
37:49que ce bâtiment.
37:50Soit on vise une personne.
37:50Soit on vise une personne précise,
37:52soit ou alors l'idée
37:53c'est de faire un maximum
37:53de dégâts.
37:55Encore une fois,
37:55soit derrière c'est un acte terroriste,
37:57soit c'est un acte de vengeance
37:58ou alors un règlement de compte.
37:59Vous avez plusieurs possibilités,
38:01plusieurs scénarios.
38:02Là l'idée c'est d'aller
38:03très très vite,
38:04c'est effectivement
38:05de faire des réquisitions
38:06des bandes vidéo
38:09et d'essayer de retracer
38:10comme un puzzle,
38:11savoir où est parti l'individu,
38:13vers quelle destination
38:13et après essayer
38:14de monter un plan,
38:17une souricière
38:17pour essayer de l'interpeller
38:19le plus rapidement possible.
38:19L'individu qui a pris
38:20la fuite à pied,
38:21c'est ce qu'on dit a priori.
38:21Oui, donc après vous remontez
38:22en fait, vous envoyez des patrouilles,
38:24il y a un signalement
38:26et puis c'est comme ça
38:27qu'on travaille
38:28dans l'urgence.
38:30Et après,
38:31si on n'arrive pas
38:32à l'interpeller
38:32dans les quelques heures
38:33qui arrivent,
38:33effectivement l'enquête
38:35se déclenche,
38:35les services de renseignement,
38:37on a la police judiciaire
38:38qui se déclenche aussi,
38:39et tout le monde
38:40est sur les dents
38:41et c'est un petit morceau
38:42de la principauté,
38:44ce n'est pas très grand,
38:45donc en fait
38:45ça peut aller très très rapide.
38:46On est avec Claude Moniquet
38:48qui est en direct avec nous
38:49sur CNews,
38:50spécialiste terrorisme
38:51et renseignements.
38:51Bonsoir Claude.
38:53Quelles sont les dernières informations
38:55dont vous disposez, Claude,
38:58concernant cette explosion
39:00survenue tout à l'heure
39:01aux alentours
39:01d'un petit peu avant 21h,
39:03donc du côté de Monaco ?
39:05Oui, bonsoir Michael.
39:06On n'a pas encore
39:07beaucoup d'informations
39:07puisqu'en fait,
39:08on ne sait pas
39:09quelle était la cible exacte
39:10de cette explosion.
39:12Ce qu'on peut dire,
39:13c'est qu'effectivement,
39:14l'effet qui semble avéré,
39:15c'est un individu
39:16qui a déposé un sac
39:19certainement muni
39:20d'un dispositif explosif
39:21devant un bâtiment,
39:23l'explosion a eu lieu.
39:25Elle était assez puissante,
39:26on jugeait par les dégâts.
39:29Il y a eu des projections
39:30de débris
39:30à la fois à l'intérieur
39:31et à l'extérieur du bâtiment,
39:33et une porte
39:34probablement qui a été arrachée.
39:35On parle de trois blessés,
39:37dont deux qui seraient
39:38dans un état grave,
39:39donc c'est un engin
39:40d'une certaine puissance déjà.
39:42Voilà ce qu'on peut dire
39:43pour le moment.
39:45On pourrait après gloser
39:46sur le mode opératoire
39:47qui rappelle celui
39:48des attentats
39:49auxquels on a assisté
39:50depuis le 9 mars,
39:51un peu partout en Europe,
39:53contre des cibles juives,
39:54mais rien n'indique
39:54qu'il y avait une cible juive
39:56dans cette rue.
39:59Le mode opératoire
40:00pourrait être le même,
40:01effectivement.
40:01Un individu filmé,
40:03puisqu'il y a eu des photos,
40:05en train de déposer un sac
40:06qui explose,
40:07c'est quelque chose
40:08qu'on a vu,
40:08mais pour le moment,
40:09il faut rester très prudent
40:10sur la cible
40:12et sur l'immobile,
40:12puisqu'on n'a pas
40:13de communication officielle
40:15des autorités de la police.
40:16On n'a aucune information
40:17concernant cet immeuble
40:18qui a été visé.
40:19On nous dit
40:20que c'est un immeuble résidentiel.
40:21On ne sait pas,
40:22effectivement,
40:23qu'est-ce que pouvait abriter
40:24cet immeuble,
40:25si effectivement
40:26une personne précise
40:28pouvait vivre
40:29dans cet immeuble
40:29et qu'il aurait pu être visé
40:32par cet éventuel suspect.
40:37J'ai fait déjà
40:38une série de recherches
40:39sur cette rue
40:41qui est une impasse,
40:42en fait.
40:44Je n'ai rien trouvé
40:45de significatif
40:46à ce stade.
40:47Maintenant,
40:48effectivement,
40:48si c'était non pas
40:49une association,
40:50il y a des sociétés commerciales
40:52et des associations
40:52dans cette rue,
40:53mais rien de particulièrement
40:56exceptionnel
40:57et rien qui semble
40:58pouvoir être ciblé
40:59pour autant qu'on sache
41:00à l'heure où nous parlons.
41:01Ça s'est passé
41:01il y a un peu plus d'une heure.
41:03Maintenant,
41:03si c'est une personne privée
41:05qui était visée
41:07en habitant de l'immeuble,
41:08par exemple,
41:08là, évidemment,
41:09c'est de l'autre recherche
41:10qu'on n'est pas en mesure
41:11de faire immédiatement
41:12et sans information complémentaire.
41:14Ce qu'on peut dire aussi,
41:16c'est que c'est quand même
41:16une région,
41:17on est dans le sud-est,
41:18où on a eu,
41:19entre autres,
41:19pas très loin de là,
41:20à Nice,
41:21depuis maintenant,
41:22depuis deux ou trois ans,
41:24toute une série
41:24d'explosions criminelles
41:25qui, elle,
41:26étaient liées
41:26au trafic de stupéfiants.
41:28Donc,
41:28il y a plusieurs pistes
41:29à l'heure où nous parlons,
41:30mais aucune à l'heure actuelle
41:31n'est avérée.
41:35particulière,
41:35ni sur la cible,
41:37ni sur l'identité
41:38de l'individu
41:39qui aurait déposé ce sac
41:40et qu'on voit
41:41sur certaines images
41:42qu'on voit prendre la fuite.
41:44Merci beaucoup,
41:45Claude Moniquet,
41:45pour ces précisions.
41:46Spécialiste terroriste
41:47et renseignements
41:48vont suivre ça,
41:48évidemment,
41:49avec attention directe
41:50sur CNews.
41:52Restez bien avec nous.
41:53Dans un instant,
41:54vous allez retrouver
41:55le Grand Rendez-vous hier,
41:57le Grand Rendez-vous CNews
41:58Europe 1,
41:59Les Echos,
42:00avec qui était l'invité
42:03du Grand Rendez-vous ?
42:03Aurore Berger,
42:04et la ministre,
42:05évidemment,
42:06l'égalité homme-femme
42:08était donc l'invité
42:09de Pierre de Villeneuve
42:11dans le Grand Rendez-vous.
42:12A retrouver maintenant
42:12sur CNews,
42:13toute l'actualité continue.
42:15CNews.fr
42:16pour revoir
42:16toutes vos émissions.
42:17Merci à Memona Interman,
42:19Julien Audoul,
42:19Catherine Ibled
42:20et Jean-Christophe Couvi.
42:21Très belle soirée à vous
42:22sur CNews.
42:23Sous-titrage Société Radio-Canada
42:25Sous-titrage Société Radio-Canada
42:25Sous-titrage Société Radio-Canada
42:26Sous-titrage Société Radio-Canada
42:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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