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Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace

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00:01Il est quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour votre rendez-vous, le rendez-vous du dimanche,
00:08le face-à-face entre le Baron Noir et le Chevalier Blanc.
00:12Et ce soir, information confidentielle, à 10h22, un homme prétendant se nommer Éloi Duval appelait le Chevalier Blanc en bégayant.
00:25Il ressortait de son discours confus qu'il implorait pardon en reconnaissant sa partialité au profit du Baron Noir.
00:35Le Chevalier Blanc pardonnait.
00:37À 10h35, le Chevalier regrettait déjà son excessive indulgence et réclamait juste réparation financière à suivre.
00:49Ce qui est bien, si vous me permettez, c'est qu'avec William, on sait désormais quel est l'instrument.
00:54Il y a de l'argent ?
00:58Je trouve que cette réflexion est limite.
01:02Et si j'étais vous, je tenterais de la modérer tant qu'il est temps.
01:07Mais lorsqu'on romance les choses, Monsieur le Chevalier Blanc, normalement, pour que la figure du style soit parfaite,
01:16il eût été préférable d'utiliser le passé simple et non l'imparfait dans votre message.
01:23Vous voyez ça comme ça ?
01:23Bah oui, je crois, j'ai appris ça à l'école. L'imparfait, c'est bien aussi.
01:27Oui, je crois que vous manquez un peu d'imagination stylistique.
01:33Monsieur le Chevalier Blanc, bonsoir.
01:35Bonsoir.
01:35Vous savez que c'est la dernière de la saison ?
01:37Ah non ?
01:38Mais pour nous trois, vous allez continuer, vous, de bosser.
01:40Nous, on ne sait pas.
01:41On ne sait rien.
01:42Ah bah écoutez, moi je sais que c'est...
01:43On ne dit rien, nous autres.
01:45On lit les rapports de l'ARCOM, alors on ne sait pas bien où.
01:47Et vous, avec l'ARCOM, faites très attention.
01:50Mais on ne sait pas ce qu'on fera demain.
01:52Mais je vous donne, source proche du dossier, ARCOM, Julien Drey est désormais classé à l'extrême droite.
02:00Ah bah oui, c'est ça.
02:01Ah oui.
02:02Non, là vous êtes en train...
02:03Non, non.
02:03Ça c'est très sympa parce que vous êtes en train de justifier, je ne suis pas revenu dessus,
02:09la vidéo qu'ont réalisé deux journalistes de Mediapart qui ont expliqué que j'étais plus socialiste,
02:15bon ça c'est leur droit, j'étais socialiste avant même qu'ils soient encore conçus, vu leur âge.
02:21Voilà, donc désormais j'avais des positions réactionnaires, anti-médération.
02:26C'est pas vrai, vous êtes réactionnaire, vous êtes un oduréac.
02:28Et alors je me suis dit, vous savez ce que je me suis dit, des jeunes comme ça j'en
02:32ai vu,
02:32qui me traitaient de tous les noms, et en général ça finissait comme des bons petits bourgeois, bien rangés.
02:37Eh bah écoutez Julien Drey, mais déjà vous avez mal commencé votre explication,
02:42parce que journalisme et médiapart, parfois ça peut être un non-sens, je fais très attention...
02:45Non, journaliste et Mediapart.
02:46Oui, c'est pour ça que je fais très attention à l'ARCOM et je suis obligé de vous modérer.
02:51L'association Journalisme et Mediapart, je crois que je peux être sanctionné par l'ARCOM.
02:55Ça peut aller très loin.
02:56Bon, messieurs, commençons ce débat.
02:59Mais ne vous inquiétez pas, le week-end prochain vous êtes là, et vous allez bosser.
03:02Mais contre qui ?
03:03Eh bah contre le baron noir bien évidemment.
03:05Mais tremblez, parce que moi je reçois des messages, ça fait des semaines que je reçois des messages.
03:09Moi je suis en train de tenter de soudoyer quelqu'un pour faire le présentateur.
03:12Parce que c'est vrai que je vais avoir du mal à trouver meilleur qu'Eliott.
03:14Ah, regardez, merci monsieur le baron noir.
03:18Concours de flagornerie, les indemnités vont augmenter.
03:22Ah, merci monsieur le baron noir.
03:24Mais qui s'occupera de nous la semaine prochaine ? Vous n'en savez rien.
03:27Excusez-moi, si vous avez un souci, vous demandez à l'état nounou.
03:29Oui, oui.
03:29Si c'est pas l'état nounou.
03:30Je vais appeler monsieur Serge.
03:31Et bien écoutez, ils veillent au grain.
03:33Absolument.
03:34Ils regardent tout.
03:35Voilà.
03:35Il est mieux de vous faire discret.
03:37On va lui dire bonjour alors.
03:38Ben vous de connaissez, bien sûr.
03:40Bonjour monsieur Serge.
03:41Voilà, exactement.
03:43Messieurs, je suis ravi de vous retrouver.
03:44Nous aussi.
03:46Et on va parler évidemment des questions internationales en priorité.
03:50Pourquoi ?
03:50Parce que les Etats-Unis et l'Iran ont échangé ce week-end de nouvelles frappes samedi et dimanche,
03:58s'accusant mutuellement de violation du cessez-le-feu signé le 17 juin dernier,
04:04le président américain Donald Trump a de nouveau menacé de repartir en guerre
04:08pour anéantir rien que ça la république islamique iranienne.
04:13Et vous voyez son message.
04:14Il est fort probable qu'il n'en tire jamais les leçons.
04:18Il se peut qu'un jour nous ne puissions plus faire preuve de raison
04:22et que nous soyons contraints de mener à bien par la force militaire
04:26la mission que nous avons si bien entamée.
04:28Si cela se produit, la république islamique d'Iran cessera d'exister.
04:35À quoi joue Donald Trump ?
04:37Que fait Donald Trump ?
04:39Et là, je vais demander aux plus expérimentés, bien sûr, sur ce sujet.
04:42Julien Drey.
04:43Non, je ne sais pas.
04:44Le problème, c'est que justement, la réponse est difficile parce qu'on ne comprend pas.
04:49C'est-à-dire que c'est le chaud et le froid en permanence.
04:52Je ne sais même pas si lui-même sait exactement chaque matin le tweet qu'il va faire le soir.
04:58Ce qui est vrai, c'est qu'au fil des heures, on voit qu'il y a deux écoles autour
05:02de Donald Trump
05:03avec deux personnalités qui jouent des rôles différents.
05:05Il y a le rôle que joue M. Vance qui veut l'accord avec les gardiens de la révolution
05:11et qui fait tout pour avoir cet accord.
05:13Et de l'autre côté, il y a M. Rubio qui lui considère qu'il n'y a pas d
05:16'accord possible
05:17et qu'il faut continuer à isoler l'Iran.
05:19Et je pense que Donald Trump est tiraillé entre ces deux positions.
05:22M. Goldadel.
05:24Je ne récuse pas l'explication qui vient d'être donnée.
05:28Je ne récuse pas non plus le fait qu'on a un Vance qui est quelqu'un qui est très
05:33isolationniste
05:35et qui ne se caractérise d'ailleurs pas pour une grande amitié pour Israël.
05:40Et M. Rubio qui est une sorte de conservateur bontain habituel.
05:45Là où il y a un vrai problème, qui est quasi désespérant,
05:50que j'avais entrevu, mais même dans mes pires cauchemars,
05:54je n'imaginais pas à quel point c'était vrai,
05:57c'est le manque de fiabilité totale de la parole de Trump.
06:01Je préfère être menacé par M. Trump que par une racaille de banlieue.
06:07Je veux dire, les Iraniens doivent pas être extrêmement apeurés le soir
06:13lorsque M. Trump va leur redire une 48e fois qu'il va détruire l'Iran et la civilisation iranienne.
06:21Il y a dans cette posture une manière de mythomanie et de mégalémonie
06:27qui est véritablement extrêmement dangereuse,
06:31non seulement pour les États-Unis, mais pour le reste du monde.
06:34croyez bien que j'ai pas beaucoup de plaisir à le dire, mais je le constate.
06:38Donc voilà, à nouveau, attention, les Iraniens, si vous êtes méchants,
06:43papa Trump va vous donner une fessée.
06:45Je n'y crois pas du tout.
06:46Je pense qu'il ne veut pas maintenant s'engager.
06:50Les élections sont trop proches.
06:52Toutes ces préoccupations sont purement économiques.
06:56Je pense qu'une partie du Golfe aussi maintenant a beaucoup plus peur de l'Iran aujourd'hui qu'hier.
07:03Donc malheureusement, l'analyse que je fais, l'analyse avant tout psychologique,
07:07ne me porte pas un optimisme B.A.
07:10Alors, c'est pas faux, mais il y a une donnée qui pèse énormément,
07:16c'est l'affaire du Liban.
07:18Parce que, pour les gardiens de la révolution,
07:21la perte de l'influence au Liban,
07:23et l'affaiblissement, voire la disparition du Hezbollah,
07:26serait là une véritable défaite.
07:28Et dans l'accord qui vient d'être passé,
07:31mais on va y venir certainement,
07:33ça a une dynamique qui dépasse le caractère erratique de M. Trump.
07:38Parce que les Iraniens veulent de l'argent,
07:40parce que c'est ça le fond de l'affaire,
07:41dans la discussion qu'ils ont avec M. Vant,
07:43vous l'avez expliqué la semaine dernière,
07:44ils ont besoin d'argent pour garder leur pouvoir
07:46sur la société iranienne,
07:48mais en même temps,
07:49ils ne peuvent pas apparaître comme ceux qui ont tout perdu.
07:51Et donc, l'affaire du Liban est effectivement
07:53le petit caillou dans la chaussure de M. Trump.
07:56Justement, le Liban Israël a mené ce dimanche
08:00de nouvelles frappes dans le sud du Liban,
08:02au surlendemain.
08:04Et vous allez découvrir l'image,
08:06certains parlent d'une image historique,
08:09de la signature par les deux pays,
08:10d'un écor cadre visant une paix durable,
08:14mais susceptible, selon un membre du Hezbollah,
08:18d'entraîner le pays dans un conflit.
08:21Ça s'est passé ce vendredi à Washington,
08:24avec la délégation israélienne et la délégation libanaise,
08:29évidemment entourée de l'administration américaine.
08:35Je voulais vous faire écouter Benjamin Netanyahou,
08:37mais je vais plutôt vous faire écouter
08:40l'un des chefs du Hezbollah sur cet accord.
08:43Ce n'est pas la même chose.
08:44Ah ben non, ce n'est pas la même chose.
08:45Je vois que vous avez choisi votre camp.
08:50Mais pourquoi c'est intéressant ?
08:52Parce que la crainte qu'on peut aussi envisager,
08:55c'est est-ce que le Hezbollah,
08:56qui voudrait pourrir cet accord,
08:58pourrir une entente entre le Liban et Israël,
09:02au point de créer, pourquoi pas à l'intérieur,
09:05des tensions extrêmement lourdes sur les terres libanaises.
09:08Écoutez le chef du Hezbollah.
09:12L'accord cadre conclu à Washington est une humiliation,
09:15une honte et une capitulation face à la souveraineté.
09:18Cet accord n'a aucune valeur
09:20et les dispositions du protocole d'accord irano-américain
09:23doivent être mises en œuvre.
09:24Lier le retrait israélien au désarmement de la résistance
09:27dans tout le Liban est une proposition extrêmement dangereuse
09:30qui franchit toutes les lignes rouges.
09:34Au témoin d'un doute,
09:35ces personnes-là,
09:36pour la diplomatie française,
09:39elles sont fréquentables ?
09:41On peut discuter avec elles ?
09:43Elles sont classées terroristes ou non ?
09:44Non, puisque la diplomatie française,
09:48emmenée par son ministre des Affaires étrangères,
09:49mais appuyée par le président de la République,
09:51considère que le Hezbollah est une composante
09:54de la société libanaise
09:55et qu'il faut discuter avec le Hezbollah,
09:57ce que nous n'avons pas arrêté de faire.
09:59Pas arrêté de faire.
10:01Et ce qui fait que j'avais évoqué la fameuse délégation de la France insoumise,
10:05donc la confirmation que la diplomatie française a facilité un certain nombre de rencontres à Beyrouth.
10:10Voilà, ils n'ont pas rencontré n'importe qui.
10:12Mais il faut savoir qu'en ce moment même,
10:15le Hezbollah, qui est très affaibli,
10:17quoi qu'il en dise,
10:18essaye de déstabiliser au sein même de la ville de Beyrouth
10:21à des quartiers et des quartiers qu'il dirige,
10:24qui ont livré déjà plusieurs exactions contre d'autres quartiers.
10:27La seule solution pour le Hezbollah maintenant,
10:29c'est de déstabiliser le gouvernement libanais
10:32par des affrontements qu'il est en train de susciter.
10:34Mais le problème, c'est que la société libalaise est très résiliente maintenant
10:38et que les Libanais, ils ont dans la majorité,
10:41qu'ils soient sunnites, qu'ils soient chrétiens,
10:43ils veulent en finir avec ce qui est quand même pour eux
10:4630 ans d'oppression engagée par le Hezbollah.
10:50J'ai peu entendu les médias relayer les menaces du Hezbollah
10:57ces dernières heures, mais peut-être que j'ai mal cherché.
10:59Non, non, ce n'est pas la peine de chercher,
11:03vous ne les trouverez pas.
11:03De manière générale, lorsque les Israéliens frappent le Hezbollah
11:12en territoire libanais où ils se trouvent,
11:14la presse, j'écoute surtout la presse de service public,
11:20évoque justement ces frappes,
11:22mais n'évoque pas les frappes du Hezbollah
11:26qui les ont précédées.
11:27On est dans une désinformation invraisemblable.
11:30Je ne sais pas combien de fois j'ai écrit sur X à France Inter
11:34pour leur faire remarquer leur émission.
11:37Vous écrivez sur X à France Inter ?
11:39Oui, il se trouve que je suis l'un de leurs correspondants préférés.
11:44Oui, sans vouloir me vanter.
11:45Vous savez qu'après plus de messages, c'est du harcèlement.
11:48Pour revenir un peu plus sérieux.
11:50D'abord, comme j'ai dit des mots désagréables
11:53à l'égard de l'administration américaine,
11:56grâce soit rendue quand même à l'administration américaine
11:59sur le point d'avoir justement présidé
12:03à cet accord historique entre l'État libanais et l'État d'Israël.
12:10L'État libanais reconnaissant pour la première fois
12:12l'existence d'Israël.
12:15Et Israël, évidemment, s'engageant vis-à-vis de l'État libanais
12:21aussi, notamment en ce qui se concerne les frappes
12:25qui ne concerneront évidemment que le Hezbollah.
12:29C'est un pas très important sur le plan théorique.
12:32Je crains qu'il soit, pardon de vous le dire,
12:34assez dérisoire sur le plan pratique.
12:36Il faut comprendre d'abord qu'Israël,
12:38on ne le répétera jamais assez,
12:40n'a aucune visée territoriale par rapport au Liban.
12:45La seule chose que réclame Israël,
12:48il faut reconnaître que c'est une exigence insupportable
12:51pour beaucoup, y compris en France,
12:52c'est d'avoir sa Galilée en paix.
12:56Qu'il n'y ait plus de missiles ou de roquettes
12:58qui tombent sur la Galilée.
13:00Et on sera tranquille.
13:03J'ai échangé cette semaine avec des religieux
13:07qui connaissent très bien le sud Liban
13:10et qui souffrent évidemment du conflit...
13:14Des religieux chrétiens ?
13:17Qui souffrent grandement de la situation actuelle
13:20et qui relataient une disproportion
13:25parfois dans l'intervention de l'armée israélienne
13:30avec...
13:31Et c'est des personnes qui connaissent bien la région,
13:33en disant, mais comment on a pu raser des villages ?
13:37Le problème est le suivant.
13:40Hormis certains villages chrétiens
13:42qui ont su, je ne sais pas comment,
13:44se défendre contre l'intrusion
13:47de terroristes du Hezbollah.
13:50Vous avez les Hezbollahis
13:52qui pénètrent également dans les villages chrétiens.
13:56Et vous savez, Elliot,
13:57il y a quelque chose qui est assez terrible,
14:00c'est la guerre.
14:00La guerre, c'est quelque chose de pas très juste.
14:03C'est-à-dire que, ne comptez pas sur Israël,
14:07sur lorsqu'ils reçoivent
14:08une roquette sur la Galilée,
14:11ils vont répondre par une roquette
14:13si Israël avait procédé comme cela depuis, je ne sais pas,
14:17il n'y aurait plus d'Israël.
14:19Israël est condamné à la disproportion
14:22pour souvivre et être tranquille.
14:24C'est horrible, mais c'est comme ça.
14:26C'est souvent comme ça, la guerre.
14:28Donc, effectivement,
14:29il y a des frappes sur le Hezbollah,
14:32dans des villages, quelquefois,
14:34qui ne sont pas des villages chites,
14:36et qui font, effectivement,
14:37des dégâts collatéraux.
14:38Mais à part subir, sans répliquer,
14:43des roquettes du Hezbollah sur la Galilée israélienne,
14:46on ne connaît pas d'autre solution.
14:48Voilà la terrible situation
14:50des villages chrétiens au Liban.
14:53Non, mais je crois qu'on est dans une confrontation
14:56militaire très dure,
14:58parce qu'on découvre,
15:01on le savait, mais on le découvrait
15:02avec en plus de précision,
15:04que tout le Sud-Liban est truffé
15:06de souterrains,
15:08de réserves de munitions,
15:10et que tout ça n'était pas fait
15:12simplement pour préparer la fête de Noël.
15:15Tout ça avait vocation,
15:16à un moment donné ou à un autre,
15:17à prendre un caractère offensif,
15:19de la même manière que ça s'est passé
15:21le 7 octobre avec Gaza.
15:22Et c'est très difficile,
15:23quand vous avez toute la difficulté
15:25de l'armée israélienne aujourd'hui,
15:26c'est d'identifier ces dizaines
15:28et des dizaines de kilomètres
15:30de souterrains extrêmement bien construits,
15:34avec le fait que vous avez tout d'un coup
15:36des gens qui sortent,
15:37qui redisparaissent.
15:38Évidemment, après,
15:38les frappes aériennes ne sont pas simples.
15:40Et les pertes réelles, d'ailleurs,
15:44de l'armée israélienne,
15:44je vous signale qu'il n'y a quasiment pas un jour,
15:47il n'y a pas un ou deux soldats israéliens
15:49qui laissent leur vie au Liban.
15:51Alors, vous me direz,
15:51c'est rien à côté de la population civile libanaise
15:54qui paye un tribut terrible
15:56par rapport à ce que fait le Hezbollah.
15:58On est dans une confrontation
15:59qui, effectivement, je comprends bien
16:01que beaucoup de Libanais n'en peuvent plus
16:03et peuvent avoir aussi l'idée
16:05qu'il y en a marre, quoi.
16:06Et de l'armée israélienne.
16:07Mais pour l'instant,
16:08le sentiment que j'ai, moi,
16:09plutôt, quand je discute beaucoup
16:10avec les Libanais,
16:11c'est que si cette fois-ci,
16:13on pouvait se débarrasser du Hezbollah,
16:15ça serait la peine.
16:16Enfin, la vérité désagréable
16:17m'oblige à vous dire
16:19qu'Israël a toujours eu du mal
16:22sur le plan militaire au Liban
16:24avec le Hezbollah.
16:25Le Hezbollah, ce n'est pas le Hamas.
16:26Le Hezbollah, évidemment,
16:30défendu, payé et fourni par l'Iran,
16:34ce sont des gens intelligents,
16:36ce sont des combattants
16:37qui sont valeureux,
16:39j'ai le regret de le constater,
16:42et qui sont sans foi ni loi,
16:46qui n'ont aucun respect
16:47pour qui que ce soit.
16:48Et puis, il y a une nouveauté
16:50sur le plan militaire
16:52qui est très dommageable
16:54aux Israéliens,
16:55ce sont les drones
16:57qui sont indélectables,
16:59si vous voulez,
17:00et qui posent des questions,
17:02un problème sérieux pour l'instant
17:04à l'armée israélienne
17:05qu'elle va résoudre,
17:07mais en attendant,
17:08et de toute manière,
17:09depuis 2006,
17:10Israël a toujours eu du mal
17:11sur le plan militaire au Liban.
17:13D'autant plus que
17:14la direction du Hezbollah
17:16était totalement cynique,
17:17c'est-à-dire qu'elle a envoyé
17:18plus de 15 000 combattants
17:20dans le sud de l'Iban
17:20qui sont très très jeunes,
17:22et qu'elle sacrifie,
17:23parce qu'ils ont perdu
17:24plus de 8 000 combattants déjà
17:26depuis le déroulement des opérations,
17:28mais ils les sacrifient,
17:29et eux, ils se réfugient
17:30dans Beyrouth,
17:31et maintenant, d'ailleurs,
17:32ils ne se réfugient même plus
17:33dans les quartiers chites,
17:33ils essayent de pénétrer
17:34les quartiers chrétiens,
17:36plutôt, excusez-moi,
17:38et d'ailleurs,
17:39c'est pour ça que la population
17:40chrétienne est inquiète,
17:41parce qu'elle voit bien
17:42que la nuit,
17:42encore il y a deux jours,
17:44les forces du Hezbollah
17:45ont essayé de pénétrer
17:46toute une série
17:47de quartiers chrétiens
17:50à Beyrouth.
17:51Un mot, ceci posé,
17:53ni le Hamas,
17:54ni le Hezbollah,
17:56ni l'Iran
17:56ne ressemblent à rien
17:58à ce qu'ils étaient encore
17:59il y a un an et demi.
18:00Je veux dire,
18:01ils ont perdu énormément,
18:02énormément de leurs forces
18:04et de leurs structures.
18:05Ça, c'est vrai.
18:06C'est d'ailleurs pour ça
18:07que l'Iran comprend bien
18:08qu'elle joue son va-tout
18:09maintenant.
18:11Messieurs,
18:12voilà ce qu'on pouvait dire
18:12sur la question
18:13et les questions internationales
18:16que nous continuerons
18:17de suivre,
18:17évidemment,
18:18chaque jour
18:20sur notre antenne,
18:21tout en restant
18:22et gardant
18:23les mêmes précautions
18:24depuis le 2016.
18:25Moi, vous savez,
18:26j'ai été très triste
18:27quand l'accord a été signé
18:28parce que malgré tout,
18:29c'est quand même
18:29un accord important
18:30de voir que la France
18:32n'était pas au cœur
18:33de la négociation
18:34de cet accord
18:35alors que le Liban,
18:36c'est une partie
18:38de l'influence française
18:39mais qu'il y a un attachement
18:40et ça prouve
18:41qu'il y a une faillite totale
18:42de la diplomatie française
18:43dans cette affaire libanaise.
18:44Il y a une faillite totale
18:46de la politique française.
18:47Pourquoi veux-tu
18:48que dans le domaine étranger,
18:51elle déroge
18:51à cette loi générale ?
18:52Parce que moi,
18:53j'essaye d'être optimiste toujours.
18:55Candide ?
18:56Candide, non.
18:57Avec le temps,
18:58un peu moins, je dirais.
19:00Je pensais
19:00que vous étiez candide.
19:03Messieurs Parsons
19:04à l'activité nationale
19:06avec une semaine,
19:08même 11 jours
19:09d'intense chaleur.
19:11Il a fait excessivement chaud.
19:13Il fait même chaud
19:14sur ce plateau.
19:15Oui, j'aurais
19:16quelques réclamations
19:17à faire.
19:18J'ai tenté...
19:19Le temps venu.
19:20Tout en n'envoyant,
19:21évidemment,
19:22en écoutant religieusement...
19:23Il y aura des réclamations
19:24indemnitées.
19:24Les déclarations,
19:25en écoutant religieusement
19:26les déclarations
19:27de Julien Drey
19:28et moins attentivement
19:30les vôtres,
19:30j'ai demandé
19:31à ce qu'il y ait
19:32un peu plus de clim.
19:33Parce que nous avons la chance
19:34dans ce bâtiment
19:35d'avoir de la climatisation
19:37en France,
19:37santé publique.
19:38C'est-à-dire que
19:38l'influence
19:39de la France insoumise
19:41n'a pas atteint
19:41ce qui distribue
19:43la climatisation
19:43à CNews.
19:44La France insoumise
19:45n'est pas forcément
19:46anti-clim,
19:47notamment dans les espaces
19:48publics.
19:50La France insoumise,
19:51elle l'explique,
19:51je m'excuse,
19:52j'ai entendu l'ingénieur
19:53Mélenchon,
19:54parce que désormais,
19:54il a des opinions sur vous.
19:55il ne faut pas mettre
19:56de la clim partout.
19:56Voilà, même plus.
19:58Il a même expliqué
19:59que lui,
19:59il ne mettrait pas
20:00ses enfants
20:01dans des écoles
20:02où il y a de la clim.
20:03Écoutez,
20:04c'est un bon père de famille,
20:05comme dit la formule.
20:07En France,
20:07santé publique,
20:08il comptabilise
20:10depuis mercredi
20:11environ 1 000 décès supplémentaires
20:12par rapport au mois précédent,
20:14avec notamment
20:14une hausse de 40%
20:15des décès à domicile.
20:17Un bilan probablement
20:18voué à ça le redire.
20:20Dans le même temps,
20:20les hôpitaux sont saturés,
20:22on commande en urgence
20:2430 000 climatiseurs
20:26vendredi,
20:26il y aura plus de 100 000
20:28climatiseurs également
20:30qui sont commandés
20:30pour les écoles,
20:32mais on nous explique
20:33que ça n'est pas
20:34un fiasco
20:35dans la préparation,
20:36l'anticipation,
20:36mais au-delà
20:37d'aller sur
20:38ces déclarations,
20:40la déclaration
20:41du week-end
20:42et peut-être même
20:43la déclaration
20:45quand on fera
20:46le bilan
20:46des 10 ans
20:47de la Macronie,
20:48peut-être la déclaration
20:49de la décennie.
20:50Vous y allez fort.
20:51Non, mais chez les membres
20:52du gouvernement,
20:53il y aura peut-être
20:54un top 10,
20:55mais alors celle-là,
20:56il faudrait peut-être
20:57la garder.
20:59Pourquoi je vous dis ça ?
21:01On va parler
21:02de Monique Barbu.
21:03Elle est très bien.
21:04Ben oui,
21:04Monique Barbu,
21:05ministre de la Transition
21:06Écologique,
21:07qui, ancienne
21:10membre de WWF,
21:11présidente de WWF,
21:14eh bien peut-être
21:14a fait tomber le masque,
21:15a quitté son costume
21:17de ministre
21:17pour redevenir
21:18la militante
21:20qu'elle a pu être
21:22et qu'elle n'a jamais
21:22peut-être quittée.
21:23Voyez et écoutez
21:24Mme Monique Barbu.
21:26Je suis horrifiée
21:27par les gens
21:28qui me disent
21:29« Ah, mais il n'y a
21:30qu'à mettre la clim
21:30partout. »
21:31Ben très bien,
21:32on va mettre la clim
21:32partout.
21:33Vous croyez
21:34que ça va éviter
21:35un feu de forêt ?
21:36Vous croyez
21:37que ça va éviter
21:38une culture
21:39de ne pas exister ?
21:40Vous croyez
21:41que ça va éviter
21:42la mort des animaux
21:42que nous voyons ?
21:44Vous croyez
21:44que ça va éviter
21:45quoi ?
21:47Rien.
21:48Rien.
21:49Ça, ce n'est pas
21:49de l'adaptation.
21:50Ça, c'est une mesure
21:51d'urgence, peut-être,
21:53qu'on peut prendre.
21:54Il faut forcément,
21:55bien évidemment,
21:56que les gens
21:57ne suffoquent pas.
21:58On est bien d'accord.
21:59Mais ce n'est pas
22:00de l'adaptation
22:01au changement climatique.
22:03Messieurs,
22:04la France est-elle
22:05désarmée face
22:06à la canicule
22:07et encore un peu plus
22:08avec, non pas
22:11une volonté écologique,
22:13mais l'écologisme
22:14à la tête
22:15du ministère ?
22:16Non, mais je ne sais pas
22:17si la France est désarmée,
22:18mais ses déclarations
22:19sont désarmantes.
22:20Belle formule.
22:21N'est-ce pas ?
22:22Non, mais ce que je veux dire,
22:23cette dame-là,
22:25comme beaucoup d'autres
22:26écolos politiques,
22:28est l'exact contraire
22:31d'une saine écologie.
22:33Elle est dans la théorie,
22:36elle est,
22:37et en plus,
22:38réellement,
22:39elle fait de la politique.
22:41C'est une des écologistes
22:44qui s'est le plus
22:48braquée contre
22:49l'énergie nucléaire.
22:50C'est à cause
22:51de ces gens-là
22:52que la France
22:54avait pris du retard
22:56par rapport au nucléaire
22:57qui est justement
22:58contre le CO2.
23:00Il faut l'entendre.
23:01Vous savez que
23:02sur des gens comme elle,
23:05cette semaine
23:06sur la Terre au carré,
23:07je me demande
23:07si ce n'est pas lundi,
23:09vous aviez
23:12le petit-fils
23:14de Françoise Daubon,
23:15qui était une écologiste
23:17gauchiste,
23:19eh bien,
23:20il est venu faire
23:20l'apologie
23:21de sa grand-mère
23:22qui avait
23:25pratiqué
23:26un attentat
23:27à l'explosif
23:29contre la centrale nucléaire
23:30de Fessenheim.
23:31Et pendant une heure,
23:33et d'ailleurs,
23:33là,
23:33il y a eu des réclamations
23:34des auditeurs
23:35en France Inter,
23:36pendant une heure,
23:37tenez-vous bien,
23:38on a fait
23:39sans aucune nuance
23:40l'apologie
23:42de l'éco-terrorisme
23:43et notamment
23:44de cet attentat
23:45à l'explosif
23:46contre la centrale
23:47de Fessenheim.
23:48On en est là.
23:50Heureusement
23:51qu'il y a
23:52des écologistes
23:53qui se tiennent.
23:54Par exemple,
23:54j'ai beaucoup de respect
23:55par exemple
23:56pour François de Rugy,
23:57qui est un écologiste
23:59sérieux
23:59et qui n'est pas
24:00du tout
24:02obsédé
24:02par l'idéologie politique.
24:04Bien entendu,
24:06mais ce qui a tué
24:07l'idéologie,
24:08c'est effectivement
24:09par exemple
24:10le parti vert
24:11qui parle de tout
24:12sauf d'écologie.
24:13Ils peuvent vous parler
24:15de la lutte des classes,
24:16ils peuvent vous parler
24:17de la Palestine,
24:18ils peuvent vous parler
24:19de tout
24:20sauf de l'écologie.
24:22Donc effectivement,
24:23Madame Barbu,
24:23vous l'avez bien trouvée,
24:25elle symbolise
24:26de manière extraordinaire
24:27cette écologie
24:28qui tue l'écologie
24:29à cause de la politique
24:31des écolos
24:32d'extrême-gauche.
24:33Je ne sais pas
24:34ce qui a pris
24:36au Premier ministre
24:37de la choisir,
24:38elle.
24:38Je pense que ça vient
24:39un peu plus au-dessus.
24:40Je n'ose l'y envisager.
24:41Ah si, je crois
24:42que ça vient juste au-dessus
24:43du Premier ministre.
24:44C'est une accusation grave.
24:46J'ai dit je pense.
24:46C'est une...
24:47Je me refuse
24:49à le penser.
24:49Bah écoutez,
24:50on va demander
24:50à un expert.
24:51Non, alors déjà
24:51dans vos recherches
24:53journalistiques
24:53parce que moi
24:53j'ai essayé
24:54de les faire
24:54mais je ne suis pas
24:55arrivé au bout.
24:56En 1965,
24:57il y avait un candidat
24:58à la présidentielle
24:58qui s'appelait
24:59M. Barbu.
25:00Absolument,
25:00rien à voir.
25:01C'était un monsieur
25:02sympathique dans le débat.
25:03J'adorais.
25:03Je peux vous dire,
25:04vous pouvez retrouver
25:05les images,
25:05on avait beaucoup rigolé
25:06mais il était...
25:07Je me demandais
25:08s'il y avait une filiation
25:09et je ne suis pas sûr
25:14j'avais peur
25:14qu'il n'ait pas une voix.
25:16J'ai voulu
25:17soudoyer mon père
25:18pour qu'il vote
25:19Marcel Barbu
25:19plutôt que le général de Gaulle.
25:21Ça va loin.
25:22Alors après,
25:23je crois que
25:23avant de...
25:24On parlera d'écologie
25:25mais moi ce qui me frappe
25:26cette semaine
25:27et ça m'attriste
25:28parce que
25:29j'ai vécu,
25:30j'étais à l'époque
25:31porte-parole du Parti Socialiste
25:32la canicule de 2003
25:34et on a constaté
25:36le drame
25:36qu'a représenté
25:37cette canicule
25:38mais l'engagement
25:39avait été pris
25:40qu'on en tirerait
25:41toutes les conséquences,
25:42qu'on se préparerait,
25:43qu'on s'organiserait.
25:45Je vous entends dire
25:47évoquer le fait
25:48qu'on va tout d'un coup
25:49maintenant
25:50acheter des climatiseurs.
25:51D'ailleurs,
25:52ce ne sera pas
25:52des climatiseurs français.
25:53On va les acheter en Chine
25:54et encore.
25:56Je ne suis même pas sûr
25:56qu'on va y arriver
25:57alors que,
25:58excusez-moi,
25:58ce n'est pas quand même
25:59très compliqué
26:00de fabriquer
26:01des climatiseurs français
26:02et de mettre
26:03un service public
26:04qui permettrait par exemple
26:05de louer des climatiseurs
26:07à des personnes âgées,
26:08d'avoir dans chaque région
26:10un système
26:10qui permettrait
26:11quand arrive
26:11ce type de canicule
26:13de louer
26:14contre un chèque
26:16pour garantir
26:17des climatiseurs.
26:18Vous savez que
26:18des soignants
26:20qui font le tour
26:22de l'hospitalisation
26:23à domicile
26:24m'expliquaient
26:24que sur
26:2510 visites,
26:27il n'y avait
26:27que 2 visites
26:29où les gens
26:30étaient prémunis
26:31contre les excès
26:32de chaleur.
26:32Et il y avait
26:33presque 5 à 6 malades
26:34sur les 10
26:35qui n'avaient rien,
26:37pas de climatiseurs,
26:38d'accord,
26:38mais même pas
26:39de ventilateurs.
26:41Ce n'est pas normal,
26:43c'est inadmissible.
26:44Donc moi,
26:45je suis d'accord
26:45pour que...
26:45Mais je croyais
26:46que ce n'était pas
26:46un fiasco.
26:47Mais c'est un fiasco
26:48total.
26:49Ça veut dire
26:50que les technocrates
26:51de Bercy,
26:52comme d'habitude,
26:53ont fait des plans.
26:54Alors là,
26:54ils sont très forts
26:54pour faire des plans.
26:56Ils ont dû,
26:56il doit y avoir
26:57au moins 5 plans,
26:57le plan blanc,
26:58le plan rouge,
26:58je ne sais pas quoi,
26:59etc.
27:00Et d'ailleurs,
27:00vous avez vu à la télé,
27:01ils n'annoncent pas
27:01qu'ils n'arrêtent pas.
27:02Et derrière,
27:03il n'y a rien.
27:03Et vous savez,
27:04ce qui a tenu là,
27:05cette fois-ci,
27:05ce qui a été formidable,
27:06il faut les saluer,
27:07c'est les collectivités locales.
27:08Et c'est tout le personnel
27:09des collectivités locales
27:10et des services publics
27:11qui sont débrouillés
27:12malgré l'État.
27:14Malgré l'État.
27:15Parce que c'est ça
27:15le fond de l'affaire.
27:16Et c'est ça
27:16qui est insupportable.
27:18Et je vais même être cynique.
27:20Et je vais aller au bout de...
27:21À un moment donné,
27:22je me suis posé la question,
27:23est-ce que finalement,
27:25dans une canicule comme ça,
27:27oui, je vais le dire,
27:28ça n'arrangeait pas certains.
27:30Voilà.
27:32Écoutez, la parole est libre
27:33sur ce plateau.
27:33Ben voilà, je le fais.
27:35Et en responsabilité.
27:37En responsabilité parce que...
27:39Non mais ce qui est vrai,
27:39c'est que...
27:40C'est une question que je me pose.
27:41La question que je me pose,
27:42c'est qui va faire toute la lumière
27:43sur cet échec
27:44en matière de politique publique ?
27:47En 2003,
27:48le ministre,
27:49à l'époque,
27:49avait d'ailleurs démissionné
27:50Jean-Fontaine Matéi
27:51parce qu'il avait reconnu.
27:52On a eu encore des alertes
27:54en 2022.
27:55Comment se fait-il ?
27:56Il avait eu une communication terrible.
27:57Oui, d'accord.
27:58Devant sa piscine.
27:59Je suis d'accord.
28:00J'étais...
28:01Ben oui.
28:01On aurait pu sortir l'image d'ailleurs.
28:03Mais là,
28:04ça fait 23 ans.
28:06Mais dans quel but ?
28:07Dans quel but ça arrangerait ?
28:08Je ne vous suis pas.
28:10Comme ça, ça...
28:10Voilà.
28:11Par duversion.
28:12Ça allège.
28:13Non, non.
28:13Mais n'allons pas sur ce terrain
28:15parce que ce serait
28:15beaucoup trop grave.
28:16En revanche,
28:17vous qui avez été députés...
28:18Vous savez,
28:19mais quand...
28:20Posez-vous la question.
28:21Si j'en arrive
28:22à me poser la question,
28:23cette question-là,
28:24qui est effectivement terrible,
28:25je reconnais.
28:25Mais je me dis,
28:26comment ça se fait
28:27que des gens
28:28qui ont fait des études,
28:29qui étaient des techniciens,
28:30n'étaient pas capables...
28:32En revanche...
28:33Je peux...
28:33Je donne un exemple.
28:34On a des personnes âgées.
28:36Ce n'est pas très compliqué
28:37d'organiser des...
28:38Vous savez ce que m'ont raconté
28:40les taxis,
28:40les chauffeurs de taxi ?
28:41Ils me disent que
28:42les gens quittent les hôpitaux
28:43parce qu'ils n'en peuvent plus.
28:45Parce qu'il fait trop chaud.
28:46Il fait trop chaud.
28:46Évidemment.
28:46Et ils demandent aux taxis
28:48de faire le tour du périphérique
28:49pour bénéficier
28:50de la climatisation du taxi.
28:52Julien,
28:53juste une chose,
28:53vous qui avez été député
28:55et qui êtes député honoraire,
28:56on pourrait très bien imaginer
28:57une commission d'enquête parlementaire
29:00sur l'argent
29:03qui n'a peut-être pas été
29:05suffisamment bien déployé
29:07avec cette journée de solidarité
29:09qui avait été mise en place
29:10à partir de 2004.
29:12c'est quand même
29:133 milliards d'euros par an
29:16sur 23 ans.
29:17Faites le calcul.
29:18Je vous envie vraiment
29:19de croire encore
29:20à notre époque.
29:22À l'Assemblée nationale ?
29:23Oui.
29:24Une commission
29:25avec ce parlement-là ?
29:27Non.
29:28Avec ce gouvernement-là ?
29:30Vous pouvez avoir
29:30une commission parlementaire ?
29:32Oui, ça va être très efficace.
29:33Alors oui,
29:33on peut avoir une commission d'enquête
29:34et peut-être qu'il faudra d'ailleurs.
29:35Mais la logique aurait voulu
29:36surtout qu'il y ait des parlementaires
29:37qui soient mandatés
29:39en permanence pour suivre.
29:41C'est-à-dire que
29:41les commissions parlementaires
29:43devraient chaque année
29:44demander aux ministres
29:45de faire le point
29:46en début d'année
29:47sur la préparation
29:48à ces différentes intempéries
29:49et qu'est-ce qu'on a amélioré
29:50et qu'est-ce qu'on n'a pas amélioré.
29:51C'est ça le rôle du Parlement.
29:53Il ne se passera rien
29:54avant les prochaines élections présidentielles
29:56et les prochaines élections législatives.
29:58Ce qui est terrible,
29:58c'est qu'on nous explique
29:59que ce n'est pas un fiasco
30:00ce qui s'est passé le vendredi.
30:02On a acheté 30 000 climatizers.
30:03Je crois que vous ne comprenez pas
30:04ce que je dis.
30:05Je ne sais pas comment les achetés.
30:05Enfin, on les a commandés.
30:06Ils ne sont pas dans les magasins.
30:08Mais je vais vous dire,
30:10évidemment la parole est libre,
30:11etc.
30:12Mais n'allons pas sur le terrain
30:13de certains ont imaginé
30:15qu'ils a pouvaient permettre de...
30:18Vous pourriez être accusé
30:21de complotisme, Julien.
30:22Non, croyez-moi,
30:24l'insuffisance et la stupidité
30:26et aussi l'égoïsme
30:27sont de bien meilleures explications.
30:29le symbole est terrible
30:30chez William Galdanel.
30:31On est à l'Assemblée nationale
30:33en pleine canicule
30:34où on a bien compris
30:35qu'on ne s'occupait pas
30:36de nos aînés.
30:37À l'Assemblée nationale
30:39il était débattu quoi ?
30:40L'euthanasie.
30:41Bien sûr.
30:42Qui est présenté
30:42comme la loi sur la France.
30:43C'est autre chose.
30:45Pardonnez-moi,
30:45c'est dans le même temps.
30:46Alors, je maintiens
30:48ce que j'ai dit.
30:49Mais pourquoi je l'ai dit ?
30:51Parce que c'est une question
30:51auxquelles je n'arrive pas
30:53à trouver de réponse.
30:54Je me dis,
30:54on n'est quand même pas
30:55n'importe quel pays.
30:56C'est la France,
30:575 ou 6ème puissance mondiale.
30:58On a des institutions,
31:00on a des spécialistes,
31:02on a donc la capacité
31:03d'anticiper.
31:04Ce n'est quand même
31:05pas dramatique.
31:07Et si, quand même,
31:08on a l'impression
31:09qu'on a un État
31:09sous-développé.
31:10J'ai entendu des gens
31:11m'expliquer,
31:12vous n'avez qu'à
31:13fermer les volets
31:14ou alors il ne faut
31:15pas un grand blanc.
31:15Mais oui,
31:16on a un pouvoir politique
31:17et parlementaire
31:18sous-développé.
31:20En revanche,
31:21il y a un compte
31:22sur les réseaux sociaux
31:23que je vous invite
31:24à découvrir,
31:24il s'appelle
31:25French Report
31:27et les tartuffes,
31:28vous savez,
31:29les ONG,
31:29les médias
31:30qui hurlent contre la clim
31:31et qui dans leur bâtiment
31:33ont la clim.
31:33Bien sûr.
31:34C'est faites ce que je dis
31:35mais pas ce que je fais.
31:36Ça, c'est extraordinaire.
31:37Le débat sur la climatisation,
31:38on a atteint le paroxysme.
31:39Mais c'est extraordinaire.
31:41Je pense,
31:41j'ai regardé,
31:42je crois que nous sommes
31:43le seul pays au monde
31:44où pendant une semaine
31:46en pleine canicule,
31:47on a eu un débat
31:47avec des principaux responsables,
31:49les uns qui disaient
31:50il faut que la climme
31:51partout,
31:51les autres qui disaient
31:51il ne faut pas de clim du tout.
31:53C'est absolument aberrant.
31:55Évidemment que la climme,
31:55ça doit se...
31:57Personne n'a dit
31:57la climme partout.
31:58Les établissements publics.
31:59Non mais...
32:00C'est Mme Barbu
32:01qui imagine
32:01qu'on va mettre...
32:03Mme Barbu
32:04dans le château de Fontainebleau.
32:05Dans la forêt de Fontainebleau.
32:06Avançons.
32:07C'est ça que vous voulez.
32:08Messieurs.
32:09Avançons.
32:10Mais je maintiens
32:10que c'est une vraie question.
32:12Pourquoi on en est là
32:13aujourd'hui ?
32:14Autre sujet.
32:17Parlons à présent
32:18de Marc Bloch
32:19au Panthéon.
32:20Ce mardi 23 juin,
32:23la cérémonie
32:23de panthéonisation
32:24de Marc Bloch
32:25des élus LFI
32:26et Jean-Luc Mélenchon
32:27se sont affichés
32:27aux côtés
32:28de la petite fille
32:29du résistant.
32:31Avec ce tweet
32:31de Manuel Bompard
32:32Ce soir,
32:34nous avons pu vivre
32:34l'entrée au Panthéon
32:35de Marc et Simone Bloch
32:37avec leur petite fille
32:39Suzette Bloch
32:40et une partie de sa famille.
32:42Un magnifique hommage
32:43pour une vie d'engagement
32:44qui ne cesse
32:45de nous inspirer.
32:46Pourquoi souhaitiez-vous
32:48parler
32:48de cette
32:51séquence-là ?
32:52J'ai l'oubli
32:52à Mgolnadel.
32:53Parce que j'ai été
32:53scandalisé.
32:54Je considère
32:56que c'est
32:56une trahison
32:58par rapport
32:58à Marc Bloch.
32:59L'idée
33:01évidemment
33:01de lui rendre hommage
33:02au Panthéon
33:04était une bonne idée
33:05mais ce qu'il est advenu
33:07c'est quelque chose
33:07pour moi
33:08qui m'a
33:09scandalifié
33:10scandalisé
33:11pardon.
33:13En réalité
33:15il avait été
33:16déjà décidé
33:17que le RN
33:20à la demande
33:21de la famille
33:21ne participerait pas
33:23à l'événement.
33:25Le RN
33:25s'est incliné
33:27c'était le droit
33:28le plus sacré
33:30de la famille.
33:30Ce n'est pas le problème.
33:31Le problème
33:32c'est que Mme Bloch
33:34petite fille
33:35se pointe
33:36invitée
33:37à France Inter
33:38et elle explique
33:40tranquillement
33:41que le RN
33:43c'est le digne
33:45successeur
33:46des Waffen-SS.
33:48Premier point.
33:49A aucun moment
33:51le journaliste
33:53de France Inter
33:54lui demande
33:55si par hasard
33:56elle pense
33:57que la présence
33:58d'un parti politique
34:00d'extrême-gauche
34:01réputé
34:02d'être antisémite
34:03serait souhaitable
34:05au Panthéon.
34:06On n'a pas pensé
34:08à lui poser cette question
34:09mais quelques heures
34:10plus tard
34:10on a eu la réponse.
34:11On a vu
34:12Mme Bloch
34:14petite fille
34:16ancienne
34:17de l'AFP
34:20entourée
34:20mais dans
34:21un état
34:22extatique
34:23exceptionnel
34:25à côté
34:26de M. Mélenchon
34:27et entourée
34:28de tout le staff
34:29du parti antisémite.
34:32Et le pire
34:32de cela
34:33si vous voulez
34:33c'est même pas ça
34:34le pire
34:35de cela
34:36qui me
34:37qui me
34:38scandalise encore plus
34:39c'est le silence
34:41médiatique
34:41à part certains
34:43qui en ont parlé
34:44rien
34:45dans le monde
34:46pour exprimer
34:47quand même
34:48le scandale
34:49rien
34:50sur l'audiovisuel
34:51de service public
34:52pour dire
34:52qu'on est étonné
34:53aujourd'hui
34:54en France
34:56vous avez
34:57tranquillement
34:58dans une cérémonie
34:59le parti antisémite
35:01pour un hommage
35:03à Marc Bloch
35:05grand historien
35:07juif
35:08et résistant
35:09assassiné
35:10encore une fois
35:12par les allemands
35:14c'est
35:15c'est tout
35:16l'esprit
35:18du temps
35:18qui est résumé
35:20d'abord
35:20dans ce scandale
35:21et ensuite
35:22de ce silence
35:24sur ce scandale
35:27il y a plusieurs choses
35:28d'abord
35:29c'est une bonne décision
35:30que de faire
35:31que l'auteur
35:32de l'étrange défaite
35:33qui était résistant
35:36qui s'est donc engagé
35:37avec sa femme
35:38rejoigne le panthéon
35:39c'était
35:40de manière symbolique
35:41une décision
35:43extrêmement forte
35:45de ce point de vue là
35:46dans le déroulé
35:47de ce genre
35:47de cérémonie
35:48tous les élus
35:49de la république
35:49ont leur place
35:50parce que ce sont
35:51des élus
35:51de la république
35:52qui représentent
35:53la république
35:53je dis bien
35:53tous les élus
35:54on ne peut pas leur interdire
35:55de venir
35:55après la famille
35:56peut à un moment donné
35:57dire telle ou telle
35:59sensibilité
35:59etc
36:00mais normalement
36:00tous les élus
36:01parce qu'ils sont
36:02des élus
36:02du peuple français
36:03de tout le peuple français
36:05mais à partir de là
36:06ils n'ont pas le droit
36:07de récupérer
36:08cette cérémonie
36:09et d'en faire
36:10un instrument
36:11de leur bataille politique
36:12et ce qui a été insupportable
36:14parce que c'est les seuls
36:15à l'avoir fait
36:15c'est la manière
36:16dont Jean-Luc Mélenchon
36:17s'est mis en scène
36:18avec les élus
36:18de la France insoumise
36:20en photo
36:21en disant
36:22voyez
36:22et en attirer
36:23un bénéfice
36:24mais lui
36:25il est dans son jeu
36:26il joue son rôle
36:27mais c'est
36:28ce qui est
36:29effectivement
36:29insupportable
36:30c'est que personne
36:30pas grand monde
36:31n'est dit
36:31ni protester
36:32et vous savez
36:33il y a
36:34il y a quelque chose
36:35qui m'a chagriné
36:35moi
36:36je le dis
36:37je connais des dizaines
36:38et des dizaines
36:39de personnes
36:40qui portent
36:41le kéfier
36:42voilà
36:43comme
36:45parce qu'ils aiment ça
36:46parce que par ailleurs
36:47symboliquement pour eux
36:48c'est une appartenance
36:49etc
36:49mais dans cette cérémonie là
36:51qui était particulière
36:52quand on sait
36:53la place
36:54que prend le port
36:55de ce symbole là
36:57je pense que
36:58les autorités publiques
36:59auraient dû dire
37:00il n'y a pas de symbole
37:01qui puisse porter atteinte
37:02à cette cérémonie
37:03ou qui puisse suggérer
37:04qu'il y a un problème
37:04personne n'a rien dit
37:06rien ne nous aurait été épargné
37:08là
37:08on a atteint
37:10le pire
37:11alors c'est vrai que
37:12la petite fille
37:13de monsieur Marc Bloch
37:15qui est une
37:16diteante politique
37:17elle a été même plus
37:20que les filles
37:20au départ
37:21puisqu'elle avait
37:21des appartenances
37:22à une organisation
37:23qu'on connait bien
37:24Jean-Luc Mélenchon
37:24quand il était jeune
37:25a je dirais
37:26beaucoup œuvré à cela
37:28donc c'est une manipulation
37:30de la mémoire
37:30de son grand-père
37:31ça c'est pas bien non plus
37:33Jean-Luc Mélenchon
37:34justement
37:34et je serais curieux
37:35de savoir
37:35comment Marc Bloch
37:38aurait
37:40le 7 octobre
37:41il n'en revendiquait
37:42jamais son appartenance
37:43juive
37:44sauf
37:46face aux antisémites
37:47exactement
37:47donc on peut imaginer
37:49comment il aurait regardé
37:51monsieur Mélenchon
37:52et comment il aurait pu définir
37:54le 7 octobre
37:55pourquoi je vous dis ça
37:56il aurait aussi je pense
37:57dit beaucoup de choses
37:58sur l'état de la société française
37:59aujourd'hui
38:00vous savez quand vous relisez
38:01les tranches des fêtes
38:02vous retrouvez des choses similaires
38:04par rapport à ce que nous vivons
38:05en ce moment
38:05le leader de la France insoumise
38:07Jean-Luc Mélenchon
38:08a suscité
38:09quelques jours plus tard
38:11mais 48 heures
38:12après la panthéonisation
38:14de Marc Bloch
38:15une nouvelle polémique
38:16remettant en cause
38:17la qualification des attaques
38:18du 7 octobre
38:20quelle polémique
38:20pourquoi vous dites
38:21quelle polémique
38:22comme acte terroriste
38:24avec une formule
38:25il est assez stupide
38:27de croire
38:27qu'il y aurait parmi nous
38:28des gens
38:28qui se réjouiraient du terrorisme
38:31avant de rajouter
38:32encore faut-il considérer
38:34que les faits
38:35dont nous parlons
38:35relèvent bien
38:37du terrorisme
38:38Jean-Luc Mélenchon
38:40j'ai dit
38:41ce n'est pas seulement
38:42un instant
38:43car celui
38:44qui est mis en examen
38:45a son nom
38:46dans la presse
38:47en gros
38:48apologie du terrorisme
38:50puis s'il est un jour
38:51ou l'autre
38:52ou si elle est un jour
38:53ou l'autre
38:54relâchée
38:54qu'il y a un non-lieu
38:55jamais on ne retrouve
38:57les mêmes gros titres
38:58si bien que le tout venant
38:59qui est assez stupide
39:00pour croire
39:01ce qui est écrit
39:02dans la presse
39:02peut croire
39:03qu'en effet
39:04et bien il y aurait
39:05parmi nous
39:06des gens
39:06qui se réjouiraient
39:08du terrorisme
39:09à supposer
39:10que les actes
39:10dont on parle
39:11soient bien du terrorisme
39:13car vous le savez
39:14comme moi
39:14la question
39:15de la forme
39:16de la résistance
39:17que l'on oppose
39:18à une oppression
39:18et à une occupation
39:20quelle que soit la vie
39:21qu'on puisse avoir
39:22entre nous
39:23et chacun pour soi
39:25est une affaire
39:26qui se discute
39:27parce que le droit
39:28international
39:29sur ce point
39:30permet que cela soit
39:31discuté
39:32William
39:33en vérité
39:34le drame
39:35le scandale
39:36c'est qu'il n'y a
39:36aucune polémique
39:37Elliot
39:38l'histoire est la suivante
39:40il y a
39:42quelqu'un
39:43qui s'appelle
39:43Anas Kazib
39:44qui j'ai connu
39:45dans une autre vie
39:47il est au grande gueule
39:48de RMC
39:49et il venait souvent ici
39:50ah bon
39:51il ne m'a jamais
39:52dans une autre vie
39:53il ne m'a jamais
39:53impressionné intellectuellement
39:54mais c'est autre chose
39:55ce n'est pas de sa faute
39:56non mais peu importe
39:58voilà
39:58il a
39:59il a effectivement
40:00considéré
40:01que le 7 octobre
40:02était
40:03c'est un acte
40:04de résistance
40:05voilà
40:05donc
40:06il est
40:07il est poursuivi
40:08pour apologie
40:10du terrorisme
40:10très bien
40:11là-dessus
40:12monsieur Mélenchon
40:13alors en vérité
40:15le justice
40:15qui n'est jamais très pressé
40:16en vérité
40:17l'affaire a été renvoyée
40:18mais trop tard
40:19monsieur Mélenchon
40:20a voulu lui démontrer
40:22sa touchante solidarité
40:24et donc
40:24il est allé au tribunal
40:26et au tribunal
40:27il a proféré
40:28ce discours
40:30que vous entendez
40:31et qui dit
40:33que peut-être
40:35peut-être
40:36le 7 octobre
40:37n'est pas
40:39enfin
40:40la question est posée
40:41il s'interroge
40:42pour savoir
40:43si le 7 octobre
40:44est vraiment
40:45un acte de terrorisme
40:47on est dans la pensée
40:48on est toujours
40:49dans la pensée
40:51antisémite
40:52de
40:53de
40:53de Mélenchon
40:54alors il ne va pas dire
40:55il ne va pas dire
40:56je déteste les juifs
40:57mais il surfe comme ça
40:59pour plaire à sa clientèle
41:01et parce que ça lui fait plaisir
41:02un autre jour
41:03il a dit que c'était
41:04les juifs
41:05qui avaient crucifié
41:07Jésus-Christ
41:08un autre jour
41:09c'est autre chose
41:09il est dans cette démarche
41:11c'est une démarche
41:12honteuse
41:14ignominieuse
41:14se poser la question
41:16de savoir
41:16si le 7 octobre
41:18c'est du terrorisme
41:19lorsqu'on sait
41:20que ce sont des femmes
41:22des enfants
41:23des bébés
41:24qui ont été
41:25qui massacrés
41:26qui torturés
41:27qui violaient
41:28c'est une pure
41:29et simple
41:30dégueulasserie
41:31il n'y a pas
41:32il n'y a pas
41:32il n'y a pas d'autres mots
41:33mais le problème
41:34c'est qu'il y a
41:36pardon
41:36je vais vous le dire
41:37il n'y a aucune polémique
41:39je vous
41:40je vous mets au défi
41:41de me sortir
41:42un article du monde
41:44ou
41:44ou
41:45par rapport
41:46à ces déclarations
41:47je vous mets au défi
41:49de me sortir
41:50un papier
41:51un papier
41:53de
41:53de
41:53de
41:53de
41:54dans
41:54dans
41:55sur France Inter
41:56là-dessus
41:56ah non
41:57ah non
41:57j'exagère
41:58il y a
41:59il y a quand même
42:00il y a
42:01Julien O'Doul
42:01du RN
42:03qui sait
42:04lui
42:04il se trouve
42:05qu'il était invité
42:05sur France Inter
42:06samedi
42:07et effectivement
42:08il a protesté
42:09contre
42:09citiniumini
42:11immédiatement
42:11Ali Baddou
42:12qui a voté en touche
42:14en disant
42:14mais non
42:15mais c'est sujet
42:16à interprétation
42:17voilà comment ça se passe
42:19en France
42:20lorsque
42:20vous osez
42:22penser
42:23que le 7 octobre
42:24c'est pas un acte
42:25de terrorisme
42:26on est maintenant
42:27dans un silence
42:28coupable
42:29il faut bien l'entendre
42:30nous on en parle ici
42:31peut-être qu'on nous reprochera
42:33justement
42:33de
42:34d'utiliser
42:36cette thématique
42:36que d'autres
42:37n'utilisent pas
42:38après tout
42:39allez savoir
42:40mais donc oui
42:41alors ça fait quand même
42:42beaucoup d'ignominis
42:44en une semaine
42:45pour la France Insoumise
42:47je vais vous faire
42:48une confidence
42:48j'ai vu cette déclaration
42:50dans un premier temps
42:50je m'apprêtais
42:51à faire un tweet
42:52incendiaire
42:53et puis je me suis dit
42:54je vais me taire
42:54et je vais voir
42:55ce qui se passe derrière
42:56j'ai observé
42:57est-ce qu'il n'y a que moi
42:58qui suis indigné par ça
43:01non je me disais
43:02non c'est pas possible
43:02il va y avoir quand même
43:03toute une série de personnes
43:05qui vont dire
43:06on est au-delà
43:07de tout ce qui est acceptable
43:08effectivement
43:08il n'y a quasiment rien eu
43:10rien eu
43:11c'est passé comme une lettre à la poste
43:12mais il faut voir
43:13le contenu
43:14de la phrase
43:14de Jean-Luc Mélenchon
43:16le contenu même
43:17la phrase
43:18de Jean-Luc Mélenchon
43:19elle est contraire
43:20à sa propre histoire politique
43:21parce que c'est un vieux débat
43:24qui est le débat
43:24sur la fin
43:25et les moyens
43:25est-ce que la fin
43:27justifie les moyens
43:27et son mentor
43:29Léon Trotsky
43:29lui a répondu
43:30quand les moyens
43:31deviennent pourris
43:32la fin
43:32est encore plus pourrie
43:34c'est ça la réalité
43:35donc non
43:36ce n'est pas vrai
43:37que torturer
43:38violer
43:39brûler
43:39ce sont des instruments
43:41de résistance
43:42sinon demain
43:43n'importe quelle armée
43:44qui écrasera
43:45tel ou tel peuple
43:46dira
43:46nous aussi on a fait
43:47cela
43:48non
43:48justement
43:50la fin ne justifie pas
43:51les moyens
43:52on ne fait pas d'omelette
43:53sans casser des oeufs
43:54c'est la formule
43:55au contraire
43:55il faut être extrêmement
43:57attentif
43:57et quand vous faites cela
43:59moi c'est comme ça
44:00que j'explique d'ailleurs
44:01ma propre révolution
44:02souvent me dit
44:03parce que moi le 7 octobre
44:04la manière dont les choses
44:05sont déroulées
44:06était plus importante
44:06que tout
44:07parce que le 7 octobre
44:08j'ai compris que la question
44:10n'était pas posée
44:10de savoir si on voulait
44:12un état palestinien ou non
44:13le 7 octobre
44:14on voulait détruire
44:15des juifs
44:16et ça c'est autre chose
44:18et je rappelle cette phrase
44:19il est assez stupide
44:20de croire qu'il y aurait
44:21parmi nous
44:21des gens qui se réjouiraient
44:23du terrorisme
44:24a déclaré Jean-Luc Mélenchon
44:26avant d'ajouter
44:26encore faut-il considérer
44:29que les faits
44:30dont nous parlons
44:31relèvent bien
44:32du terrorisme
44:34oui je voudrais juste
44:35comme pour mémoire
44:35vous dire que les médecins
44:37qui ont été amenés
44:38à intervenir après
44:39le 7 octobre
44:40ont dit qu'ils n'avaient
44:41jamais vu des choses
44:42de cette nature là
44:43ils ont mis des jours
44:44et des jours
44:45à réidentifier des cadavres
44:47ils ont découvert
44:48des gens qui avaient
44:48des mains liées
44:49des corps qui étaient
44:50liés les uns aux autres
44:51c'est la plus grande barbarie
44:53je crois même
44:54que les nazis
44:55dans leur plus grand
44:55moment d'horreur
44:56n'avaient pas atteint
44:57ce paroxysme là
45:01Juste un mot
45:03Julien Drey
45:04sur cette image
45:05parce que vous dites
45:06ils ont
45:07j'attendais
45:08qu'il y ait des réactions
45:09politiques
45:09j'ose imaginer
45:11que sur cette photo
45:12de famille à gauche
45:13l'alternative justement
45:14et c'est la question
45:15quelle alternative à gauche
45:16parce qu'il y a eu
45:17une grande réunion
45:17autour de Stéphane Le Foll
45:19ce week-end
45:20visiblement
45:21ancien éléphant
45:22c'est une image
45:23elle présente une image
45:24elle est au-dessus
45:25regardez
45:25regardez
45:26avec monsieur Cazeneuve
45:27monsieur Hollande
45:28monsieur Glucksmann
45:29entre autres
45:30mais j'imagine
45:31que toutes ces personnes
45:32ont condamné
45:33bien évidemment
45:33la déclaration
45:35de Jean-Luc Mélenchon
45:37pourquoi souhaitez-vous
45:38et que pouvez-vous
45:40imaginer
45:40à travers cette image
45:41une alternative
45:43à Jean-Luc Mélenchon
45:44par une union des gauches
45:45cette union là
45:46pourrait faire plus
45:47d'1,75%
45:49en tous les cas
45:49c'est une des questions
45:50que tout le monde
45:51se pose aujourd'hui
45:52est-ce qu'on va éviter
45:53la confrontation
45:55qui est en train
45:55de se mettre en place
45:56qui fera
45:57qu'on arrivera
45:58à une confrontation
45:58entre le Rassemblement National
45:59et Jean-Luc Mélenchon
46:00Jean-Luc Mélenchon
46:01tablant sur l'idée
46:02qu'en fait toute la gauche
46:03votera pour lui
46:04parce que ça sera
46:04le vote utile
46:05et donc il faut
46:06maintenant qu'il y ait
46:06une alternative
46:07et vous avez raison
46:09alors quant aux personnes
46:10qui sont là
46:10je sais que la plupart
46:11d'entre elles
46:11sont intransigeantes
46:13sur ces questions là
46:14peut-être qu'ils auraient
46:14pu noter ça
46:16ils l'ont fait auparavant
46:18Bernard Cazeneuve l'a fait
46:20Raphaël Glucksmann
46:21l'a pu le faire
46:22François Hollande
46:23a tapé dans la main
46:24de la France Insoumise
46:25mais bon
46:25non c'est pas autre chose
46:26non c'est pas autre chose
46:28on en parlera
46:28avec toi
46:31vous verrez que
46:32vous verrez que
46:35vous verrez
46:35si je pouvais en placer
46:37oui
46:37vous verrez
46:39un des meilleurs instruments
46:41un des meilleurs instruments
46:42politiques
46:42pour faire reculer
46:44Jean-Luc Mélenchon
46:44vous verrez qui c'est
46:46écoutez
46:49je note que
46:50David Amiel
46:52qui est
46:52monsieur David Amiel
46:53qui est ministre
46:55macroniste
46:57soutien de monsieur Attal
46:58a indiqué
46:59qu'il préférait
46:59non
47:00il n'a pas indiqué ça
47:02il n'a pas indiqué ça
47:03on pourrait l'écouter
47:04on lui pose la question
47:06vous choisissez qui
47:07je ne sais pas
47:07ce que monsieur Amiel
47:08vous a fait
47:09non parce que
47:10je vous sentais venir
47:11et moi aussi
47:12ça m'a surpris
47:13quand j'ai vu marquer
47:14soutien de Jean-Luc Mélenchon
47:15à la question
47:17au second tour
47:18vous votez pour qui
47:19Jean-Luc Mélenchon
47:20ou Jordan Bardella
47:21il a fait une Julien Drey
47:22et d'ailleurs
47:23ça s'est désormais répondu
47:25c'est de dire
47:25je ferai tout
47:26pour qu'il n'y ait pas
47:27cette
47:27non il a fait
47:28je n'ai pas une Julien Drey
47:29monsieur Darmanin avait répondu
47:30avant moi à cette question là
47:31sur cette antenne là
47:32très bien
47:33donc je vous renvoie
47:34à sa déclaration
47:34qui
47:35monsieur Darmanin
47:36ministre
47:36avait répondu
47:37je vous fais
47:37sur cette antenne d'ailleurs
47:38de manière courageuse
47:40moi
47:40si vous voulez
47:41je considère
47:42avant qu'on me pose des questions
47:43sur l'après-demain
47:44il faut d'abord vivre
47:45chaque jour
47:46et le travail qui est fait
47:47y compris cette réunion là
47:49c'est justement
47:50pour éviter
47:50d'arriver à cette situation dramatique
47:52et donc oui
47:53il faut une gauche
47:55qui dise
47:55qu'elle n'a rien à voir
47:56avec monsieur Mélenchon
47:57et bien puisque vous avez pris
47:58un large temps de parole
48:00sur la question
48:02de l'alternative à gauche
48:03je vous donne la parole
48:04pour la liberté d'expression
48:07et la menace
48:08qui pèse
48:09contre CNews
48:11vous aurez deux minutes
48:12et pas 30 secondes de plus
48:14je vous préviens
48:15parlons de la tribune
48:16de Maxime Saada
48:17président du directoire
48:18du groupe Canal Plus
48:18sur la dernière mise en demeure
48:19de l'Arcom
48:20contre CNews
48:21qui est un tournant historique
48:22et le titre
48:23après C8
48:24bientôt CNews
48:24la France
48:25ce pays qui ferme des chaînes
48:27il dit ceci
48:27n'est pas une décision
48:28de régulation
48:29c'est une décision politique
48:30et elle poursuit un seul objectif
48:32faire taire
48:33puis disparaître
48:34une chaîne
48:34que des millions de français
48:35choisissent librement
48:36à chaque jour
48:37chaque jour ceci
48:38n'est pas une décision
48:40de régulation
48:41je le disais
48:43est-ce qu'on assiste
48:44à une mise en demeure
48:46j'ai posé la question
48:47tiens
48:47à Philippe de Villiers
48:48ou une mise à mort
48:51de CNews
48:51il reste une minute trente
48:53vous avez perdu
48:53trente secondes
48:54par ma faute
48:54non mais c'est une tentative
48:56de mise à mort
48:57je pense que nous sommes
48:58dans un
49:00dans un état
49:01aujourd'hui
49:02quasi dictatorial
49:03et je pèse mes mots
49:04des gens qui veulent
49:05la mort d'une chaîne
49:07parce qu'elle est
49:07en vérité
49:09beaucoup plus
49:09l'expression
49:11du peuple
49:12plutôt que l'expression
49:14de la classe
49:15médiatique
49:16idéologisée
49:17ça leur est
49:18proprement
49:20insupportable
49:21d'autant plus
49:21qu'ils savent
49:22ils ont compris
49:23qu'ils avaient perdu
49:24largement le peuple
49:26et moi
49:27ça m'est d'autant plus
49:28si vous voulez
49:29insupportable
49:30c'est que
49:31d'une certaine manière
49:33s'il n'y avait pas
49:35un audiovisuel
49:37de service public
49:38que je paye
49:39et qui est largement
49:41colonisé
49:41par l'extrême gauche
49:43moi
49:43je n'aurais peut-être pas
49:45exactement
49:46la même manière
49:47de parler
49:47c'est parce que
49:49justement
49:50ce pays
49:51est largement
49:52dans ses médias
49:54colonisés
49:54par l'extrême gauche
49:56qu'il y a
49:57ces news
49:57et bien écoutez
49:59sur le service public
50:00on peut dire
50:00beaucoup de choses
50:01mais en tous les cas
50:02moi je prends mon pied
50:03pour être clair
50:03à chaque fois
50:04j'entends Sophia Aram
50:05faire ses billets
50:06sur France Internet
50:07c'est l'exception
50:07qui confirme la règle
50:08et elle n'est pas
50:09elle n'est pas appréciée
50:10elle n'était pas appréciée
50:11mais elle le fait
50:12et avec un courage
50:13incroyable
50:13et bien écoutez
50:14ce sera le mot de la fin
50:16vous ne le feriez pas
50:17Bertrand Chameroy
50:18il était si drôle
50:19sur France Internet
50:20c'est tellement dommage
50:21qu'il ne remplit le pas
50:23ses derniers mots
50:24il était tellement équilibré
50:25ses derniers mots
50:26ont été pour nous
50:27et bien écoutez
50:28pourquoi pas
50:29saluons-le
50:29ah oui
50:30bah oui
50:30bah oui
50:31bah écoutez
50:32s'il veut faire rire
50:33quelques personnes
50:34n'hésite pas
50:35ça va pas être facile
50:37c'est dur de faire rire
50:38d'être drôle
50:39même France Internet
50:40elle n'y arrive parfaitement
50:4319h49
50:44on se retrouve
50:45dans quelques instants
50:46pour l'heure des pros
50:47c'est une émission exceptionnelle
50:48puisque nous resterons
50:48deux heures ensemble
50:50ce dimanche soir
50:51cher William Golnadel
50:53cher Julien Drey
50:54merci pour cette nouvelle saison
50:56merci
50:57c'est pas combien de temps
50:57ça fait que nous nous retrouvons
50:59tous les dimanches
51:01sauf quand vous partez en vacances
51:03et c'est régulier
51:03mais en tous les cas
51:05c'est un plaisir
51:05de vous retrouver chaque dimanche
51:07je suis fier
51:08si fier
51:08et honoré
51:09de travailler à vos côtés
51:10vous nous enverrez
51:11quelques cartes
51:11je pars que trois jours
51:13et je reviens bosser tout le mois
51:14fierté parfaitement justifié
51:16allez
51:1819h50
51:18le baron noir
51:19le chevalier blanc
51:20et nous on se retrouve
51:21dans un instant
51:22pour l'heure des pros
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