- il y a 3 minutes
- #faceaface
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous. Il nous avait manqué le face-à-face bien sûr.
00:07Et ce soir, on ne perd pas les bonnes habitudes avec le message de Gilles-William-Golnadel, un message toujours
00:12agréable.
00:13Ce soir, le chevalier blanc encore vert, à l'épée plus affûtée que jamais, c'est normal, elle est affûtée,
00:20ça fait trois semaines que vous l'affûtez, on ne vous a plus vu,
00:22se lancera, sabre au clair, tant contre le singulier baron noir de la gauche plurielle que de son vassal, l
00:31'ayatollah Aldelval.
00:33Mais franchement, ça devient grave, ça devient presque insultant.
00:36Pas de quartier pour les demi-mondains et les maux-scouters.
00:41Mais William-Golnadel, bonsoir, qu'est-ce qu'il vous prend ?
00:45Mais qu'est-ce que j'ai encore dit ? Vous vous sentez constamment visé, vous n'êtes pas le
00:49centre du monde.
00:49Non, c'est intéressant, si vous me permettez, ça dévoile un aspect de la personnalité de Gilles-William que je
00:54ne connais pas.
00:54Le terme moscoutère est un terme trotskiste.
00:57Ah bah voilà, mais c'est un...
00:58Suite, il a vu clair, il a vu clair en moi.
01:02Je savais que c'était un homme d'extrême gauche.
01:04Ça fait 55 ans que je le cache.
01:06Et voilà, c'est un bon...
01:08Bon, ça vous arriverait ? Vous pouvez, une fois dans la saison, faire un message positif ?
01:16C'est une question de prix, c'est tout.
01:18D'accord. Bon, le point sur l'information, c'est avec Isabelle Piboulot. Bonsoir Isabelle.
01:25Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
01:27Benyamin Netanyahou ordonne à l'armée israélienne d'étendre la zone tampon dans le sud du Liban.
01:33Tsaal y mène des opérations contre le Hezbollah pro-iranien.
01:36Le Premier ministre israélien insiste.
01:39L'objectif est de neutraliser définitivement la menace d'invasion et d'éloigner de la frontière les tirs de missiles
01:46anti-chars.
01:46Sommé de quitter le Liban, l'ambassadeur de l'Iran dans le pays ne partira pas conformément à la volonté
01:53du président du Parlement et du Hezbollah.
01:55Les autorités libanaises lui avaient donné jusqu'à ce dimanche pour s'en aller.
02:00L'ambassadeur est accusé par Beyrouth d'ingérence sur le territoire libanais.
02:04Le gouvernement a par ailleurs interdit les activités militaires du Hezbollah ainsi que la présence et l'action des gardiens
02:11de la révolution iranien.
02:12Un pétrolier russe sous sanction attendu demain à Cuba.
02:17Une arrivée contraire au blocus imposé par les Etats-Unis sur l'approvisionnement en carburant de l'île.
02:22Cuba est confronté à de sévères pénuries d'énergie puisque du pétrole n'y a pas été importé depuis le
02:289 janvier dernier.
02:30En France, deux nouvelles personnes interpellées la nuit dernière dans le cadre de l'enquête sur l'attentat déjoué à
02:36Paris contre le siège de la Bank of America.
02:39La garde à vue du mineur interpellé la veille a été prolongée.
02:43Pour rappel, le ministre de l'Intérieur a établi un lien avec la guerre au Moyen-Orient dans cet incident.
02:49Enfin, une enquête pour homicide par conjoint ouverte.
02:53Hier à Menton, le corps sans vie d'une femme a été retrouvée à son domicile.
02:57Des proches ont fait la découverte macabre, indique le parquet de Nice.
03:01La victime, née en 1981, présentait plusieurs traumatismes au niveau de la face et du crâne.
03:07Son décès remontrait à 48 heures.
03:10Merci Isabelle Pibolo pour le point sur l'information.
03:12Messieurs, commençons ce face-à-face.
03:15Je suis heureux de vous retrouver après deux semaines sans face-à-face.
03:19Sélection municipale oblige.
03:22Nous étions sur le plateau, monsieur.
03:23Oui, il y en avait un plus d'experts que l'autre, mais je ne dirai pas lequel c'est.
03:28Ce n'est pas gentil pour monsieur Drey.
03:29Parlons de la situation.
03:31Et les spectateurs seront jugés ?
03:33Bien évidemment.
03:34On va parler d'abord de la guerre au Moyen-Orient, quatrième semaine de guerre.
03:38On reviendra sur la situation sur place.
03:41Mais avant cela, une polémique.
03:43L'interdiction par la police israélienne de l'accès à l'église du Saint-Sépulcre au patriarche latin de Jérusalem
03:51pour célébrer la messe.
03:52Vous savez que c'est la messe du dimanche et c'est le démange des rameaux.
03:56Elle était visiblement motivée par la sécurité et ne procédait d'aucune intention malveillante.
04:01Selon le Premier ministre israélien, il y a eu de vives réactions de toute la communauté internationale.
04:08Et totalement celle d'Emmanuel Macron, qui apporte son plein soutien aux patriarches et aux chrétiens de Terre Sainte,
04:14empêchés de célébrer la messe des rameaux au Saint-Sépulcre.
04:17Je condamne cette décision, dit-il, de la police israélienne,
04:21qui s'ajoute à la multiplication préoccupante des violations du statut des lieux saints de Jérusalem.
04:26Le libre exercice de culte à Jérusalem doit être garanti pour toutes les religions.
04:31Et je termine par la déclaration de monsieur Netanyahou, qui dit
04:35« Compte tenu de la semaine sainte qui s'ouvre pour les chrétiens du monde,
04:38les forces de sécurité israéliennes élaborent un plan pour permettre aux responsables religieux
04:43de prier dans les prochains jours ».
04:46William Golnadel, que se passe-t-il ?
04:49Et comprenez-vous, la colère des fidèles, mais aussi l'indignation des chefs d'État un peu partout.
04:58J'ai vu aussi que Georgia Meloni avait réagi.
05:00Est-ce que vous croyez que les Israéliens, c'est pour le plaisir qu'ils sont obligés,
05:07non seulement vis-à-vis des chrétiens, mais également vis-à-vis des juifs et des musulmans,
05:12de raréfier les manifestations religieuses ?
05:16Les synagogues, par exemple, ne peuvent pas accueillir en ce moment plus de 40 personnes.
05:22C'est ainsi, ça va être un problème pour la prochaine Pâque.
05:29Il se trouve, si vous voulez, que M. Macron n'a sans doute pas, j'essaye de le défendre un
05:35peu,
05:35il n'a sans doute pas été informé de ce qu'un missile iranien est tombé à quelques mètres seulement
05:42de la mosquée du mur des lamentations.
05:44Et d'ailleurs, je n'ai pas vu qu'il ait fait un tweet pour condamner cela.
05:49D'accord ? Donc c'est en raison de cela que les Israéliens sont obligés de procéder ainsi.
05:56Ce n'est pas un plaisir, mais c'est quand même très étrange que M. Macron soit économe de ces
06:04tweets
06:04en ce qui concerne les Mollahs et ne les compte pas en ce qui concerne Israël.
06:09Il n'a pas couru derrière, il n'a pas marché contre l'antisémitisme,
06:14mais il court derrière des applaudissements faciles pour justement critiquer l'État juif.
06:19Julien Dray.
06:21Je pense que c'est une faute très grave, sur le plan diplomatique,
06:24parce que ça révèle quelque chose.
06:26Ça révèle un président opportuniste qui n'a pas pris le temps,
06:29ne serait-ce que de consulter son ambassadeur, là-bas,
06:33et qui visiblement ne connaît pas l'histoire.
06:37Parce que ce n'est pas la messe qui pose problème,
06:41c'est ce qu'on appelle les processions,
06:44c'est-à-dire le rassemblement de plusieurs milliers de fidèles
06:47qui marchent dans les rues avant de se rendre à la messe.
06:50C'est valable pour les musulmans à la mosquée Laksa,
06:53c'est valable pour les juifs au milieu des lamentations,
06:55et c'est valable aussi pour les lieux saints chrétiens de la ville de Jérusalem.
07:00Donc la question qui est posée, elle est simple.
07:01Peut-être qu'il aurait pu, puisqu'il téléphone souvent au président iranien,
07:04il aurait peut-être pu lui téléphoner en disant
07:06« Est-ce que tu pourrais interrompre le tir des missiles
07:08le temps que les processions puissent se dérouler ? »
07:11Voilà, peut-être là il aurait été utile.
07:12Mais là, c'est vraiment n'importe quoi, excusez-moi.
07:14Mais j'ajouterais que puisque M. Macron s'occupe des chrétiens
07:18à juste titre et défend leur droit à exercer leur religion,
07:22peut-être qu'il pourrait, puisqu'il a de bonnes relations
07:23avec le président syrien, s'occuper d'une ville syrienne, chrétienne,
07:28qui depuis trois jours est encerclée par les ministres du président syrien,
07:33ou de ceux qui font office de président,
07:35qui ont été passés à tabac et qui sont sous menace de mort.
07:38Plusieurs milliers de chrétiens de cette ville,
07:40dont je reconnais, je ne prononce pas le nom,
07:42parce qu'il est assez compliqué,
07:43mais là, la France pourrait être utile.
07:45Et elle pourrait communiquer, téléphoner,
07:47et essayer de protéger ses chrétiens.
07:49Voyez ?
07:50– William Godnadel, tout a été dit sur la question,
07:52mais c'était important de commencer par ce sujet.
07:54– Vous avez raison.
07:55– Parce qu'il y avait aussi une incompréhension
07:59du côté de la communauté chrétienne.
08:01– Mais je la comprends.
08:02– Bah oui, puisqu'on lui dit…
08:03– Je la comprends.
08:04– Si le président de la République lui-même lui dit
08:05« On vous interdit… »
08:07– Les méchants israéliens, vous vous rendez compte,
08:08les méchants israéliens vous empêchent de faire les rameaux.
08:10Non, mais à quoi ça rime ?
08:12– Mais je constate en même temps que Benjamin Netanyahou
08:15est en train, en urgence, d'élaborer un plan
08:17pour que, et c'est lui qui le dit,
08:19permettre aux responsables religieux de prier,
08:22signe qu'il entend aussi l'émoi, la colère
08:26de la communauté chrétienne.
08:28– C'est possible.
08:29Mais ça sera compliqué quand même à organiser,
08:32tout dépend aussi des temps sécuritaires.
08:35– Parce que sans le dôme de…
08:36Enfin, c'est pas que le dôme de fer d'ailleurs,
08:38sans la défense aérienne israélienne,
08:41des missiles, il faut le préciser.
08:43– Non, mais c'est même pas ça.
08:44– Le problème, c'est même pas le dôme,
08:45c'est quand vous détruisez, vous avez bien vu,
08:47les dégâts, l'essentiel des dégâts en Israël
08:49ne sont pas liés à l'arrivée des…
08:52– Non, c'est les débris, les débris qui tombent,
08:55parce que c'est des machines énormes,
08:56et les débris font aussi des morts.
08:57– Non, mais c'est les débris,
08:59alors même que là où ils vont,
09:02il n'y a pas beaucoup d'abris
09:04qui peuvent justement satisfaire la sécurité des gens.
09:07– Parlons de l'Iran,
09:08on est entré dans la quatrième semaine de conflit,
09:12c'était le début de cette guerre,
09:15un certain 28 février,
09:16nous sommes le 29 mars,
09:19et ce week-end, l'un des tournants,
09:21c'est cette déclaration des rebelles outils du Yémen,
09:26alliés de l'Iran, proxy de l'Iran,
09:29qui ont revendiqué samedi,
09:31leur première attaque contre Israël,
09:35en un mois de guerre.
09:36Je vous propose d'écouter le porte-parole
09:38de l'armée outil.
09:42– Avec l'aide d'Allah,
09:45et en s'en remettant à lui,
09:47les forces armées yémenites
09:48ont mené la deuxième opération militaire
09:50de la bataille du djihad sacré,
09:51en lançant une salve de missiles,
09:53de croisières et de drones,
09:55visant plusieurs sites vitaux et militaires
09:57appartenant à l'ennemi sioniste,
09:59dans le sud de la Palestine occupée.
10:02Cette opération a coïncidé avec celle menée
10:04par nos frères Moudjahidine en Iran,
10:06et par le Hezbollah au Liban,
10:08et par la grâce d'Allah,
10:09elle a atteint ses objectifs avec succès.
10:14– Julien Drey,
10:15où en sommes-nous maintenant,
10:18dans cette guerre,
10:19après quatre semaines ?
10:20– Écoutez, je ne suis pas un expert,
10:23est-ce science de la guerre,
10:26mais j'ai l'impression,
10:28si vous voulez,
10:28que contrairement à ce que j'entends
10:30sur un certain nombre de radios,
10:32de chaînes de télévision,
10:33où j'ai même l'impression
10:34qu'il y a une forme de réjouissance
10:35nous annonçant un échec,
10:38une opération qui est malmenée,
10:41ce n'est pas exactement les échos que j'ai,
10:43d'abord de la part de ceux
10:44avec qui je suis en contact en Iran,
10:46et de la part d'un certain nombre
10:47de collègues à moi qui observent cela.
10:49C'est une opération qui est longue,
10:51parce que personne ne se rend compte,
10:52mais c'est une guerre qui,
10:53pour l'instant,
10:53est extrêmement précise, chirurgicale.
10:56On n'est pas en train de faire Dresde,
10:58comme en 1944,
10:59on n'est pas en train de raser des villes,
11:00on est en train d'essayer
11:02de neutraliser un potentiel militaire
11:04énorme,
11:05accumulé pendant des années et des années,
11:07caché et étendu sur un territoire
11:09qui est six fois aussi grand que la France,
11:11donc ce n'est pas facile
11:14pour ceux qui se livrent
11:15à cet exercice-là.
11:16Et nous, je pense qu'on a
11:18une discussion à voir.
11:19De quel côté on se situe ?
11:21C'est ça que je n'arrive pas à comprendre.
11:22Moi, je ne suis pas un fan,
11:23de Benjamin Netanyahou.
11:25Si j'étais citoyen israélien,
11:26je n'aurais pas voté pour lui.
11:27Je ne suis pas un fan de M. Trump,
11:29mais je voudrais bien qu'on m'explique.
11:31Quand je vois le potentiel,
11:34je ne sais pas si vous avez vu,
11:34depuis maintenant quatre semaines,
11:37imaginez que ce potentiel-là
11:38ait été un jour utilisé par l'Iran
11:40pour faire un 7 octobre.
11:44Donc, c'est une menace.
11:45Mais c'est une menace qui, désormais,
11:46touche aussi l'Europe.
11:47Puisque vous avez vu qu'ils ont annoncé
11:49qu'ils ont déjà...
11:50Alors ça, c'est un peu de l'affrime,
11:51d'après moi.
11:52Qu'ils ont des missiles
11:52qui sont incapables d'atteindre l'Europe, etc.
11:55Donc, on est dans une situation
11:56qui est difficile, compliquée.
11:58L'Iran fait feu de tout bois.
11:59Mais l'Iran, ils n'ont qu'une stratégie.
12:01C'est gagner du temps
12:02avec l'espoir que l'opinion publique américaine
12:05se retourne contre M. Trump
12:06et le paralyse.
12:07C'est ça, leur stratégie.
12:08William Golnadel.
12:09Oui.
12:10Premièrement, oui.
12:10Je voudrais faire une déclaration liminaire.
12:14Et Julien a raison.
12:15Il y a beaucoup de gens ici,
12:18même des êtres impies,
12:20qui prient en secret
12:21pour que l'Iran démola triomphe.
12:25L'esprit critique acéré
12:27ne concerne que l'Amérique et Israël.
12:31La détestation de l'Amérique
12:33plus la détestation d'Israël,
12:35c'est quelque chose d'extraordinaire.
12:37Et à côté de cela,
12:39eh bien, c'est toujours
12:40le penchant pathologique anti-occidental.
12:46On n'est pas critique vis-à-vis des mollas.
12:48J'observe.
12:49J'observe simplement.
12:50J'écoutais à 18h France Inter.
12:53Toutes les informations
12:56étaient anti-israéliennes.
12:58Toutes.
12:59Il n'y a pas eu une réflexion
13:01par rapport au bombardement
13:03qui continue de l'Iran
13:05qui cible de manière cynique
13:08les civils.
13:09C'est le contraire de ce que fait Israël.
13:12Israël tape sur les zones
13:13industrielles, militaires.
13:15Il peut y avoir évidemment
13:17des dégâts collatéraux,
13:18mais on ne tape pas sur les civils.
13:20Je n'ai pas lu depuis le début.
13:22Je n'ai pas lu une ligne
13:24dans le monde
13:25qui fasse cette observation,
13:27ce lieu commun
13:28que je suis en train de proférer.
13:29Mais à part ça, sur le fond,
13:32en ce qui me concerne,
13:33je ne suis pas un bien plus grand
13:34stratège militaire
13:36que M. Dreyjulien,
13:37mais mon instinct
13:39me laissait à penser
13:40que ça ne se ferait pas
13:41en trois jours.
13:42J'étais persuadé,
13:44et d'ailleurs,
13:44il y avait des experts
13:46militaires israéliens
13:47qui disaient,
13:49dès le départ,
13:50que ça pouvait aller
13:51jusqu'à ce qu'on appelle
13:52les fêtes de Shavuot.
13:55C'est déjà début mai.
13:58Les Israéliens
13:59n'ont pas du tout,
14:00pas plus, je pense,
14:01que les Américains,
14:02sous-estimé
14:03l'intelligence
14:04des Iraniens
14:06ni leur potentialité.
14:07C'est à cause
14:08de ce potentiel
14:10que la guerre
14:11a été menée
14:11avant qu'il ne soit
14:12trop tard,
14:13dans six mois,
14:14dans un an,
14:15dans deux ans,
14:15sur le plan nucléaire
14:16et balistique.
14:18Donc, le problème
14:18n'est pas là.
14:19Le seul réel problème,
14:21il est vrai,
14:22c'est par rapport
14:23au détroit d'Hormuz.
14:24Au détroit d'Hormuz,
14:25je ne sais pas comment
14:26ça s'est fait,
14:27mais je pense
14:28qu'ils n'avaient pas,
14:29les Américains,
14:29n'avaient pas suffisamment prévu
14:31le potentiel
14:32de nuisance
14:34des Iraniens
14:35sur le plan pétrolier.
14:38Si vous me permettez,
14:40je nuancerai
14:40parce que
14:42c'était évident
14:43que le seul arme
14:43qu'avait Iran,
14:44c'était l'opinion,
14:45d'essayer,
14:46justement,
14:47de retourner l'opinion
14:48par l'augmentation
14:49des tarifs pétroliers
14:51et donc,
14:53le fait que
14:53toute une partie
14:54de gens
14:55soient amenés
14:56à considérer
14:57que cette guerre,
14:58pour leur portefeuille,
14:59ça avait des conséquences
14:59dramatiques
15:00en termes d'augmentation.
15:01Mais, vous savez,
15:03on n'est pas
15:04dans une partie de plaisir.
15:05Ce n'est pas
15:05une partie de poker.
15:07Il y a des étapes.
15:09La question qui est posée
15:10pour l'instant,
15:11ça, c'est vrai
15:11qu'il y a un débat
15:12au sein
15:13de l'administration américaine
15:14et on voit bien
15:15qu'il y a des différences.
15:16C'est,
15:17est-ce qu'on joue
15:17la chute du régime
15:19et donc,
15:20on va jusqu'au bout.
15:22Ça, c'est la position
15:23de M. Trump
15:24et M. Rubio
15:25ou est-ce qu'on essaye
15:26d'avoir un accord
15:26avec une partie des Mola ?
15:28C'est la position
15:29de M. Vance.
15:30Et ils sont en débat.
15:31La position israélienne,
15:31on la connaît.
15:32Ils ont joué
15:32la chute du régime.
15:34Ils veulent la chute du régime.
15:35Là, il y a un débat
15:36et le débat,
15:37il va être tranché
15:37par le moment où,
15:38je pense,
15:39un certain nombre
15:39de responsables extérieurs
15:41vont appeler la population.
15:43C'est encore trop tôt
15:44parce que le dispositif
15:45de protection
15:46de cette population
15:46par les drones, etc.,
15:47est en train de s'installer
15:48et au moment aussi
15:49où un certain nombre
15:50de minorités en Iran
15:52vont rentrer en mouvement
15:53sur le plan terrestre.
15:55Vous vouliez parler
15:56de Donald Trump
15:56tous les deux.
15:57Je vous propose d'écouter
15:58puisque vous m'avez fait
15:59en quelque sorte
15:59indirectement la transition.
16:01Donald Trump
16:02qui ne parle plus
16:02de détroit d'Hormuz
16:03mais de détroit Trump.
16:06Écoutez.
16:09Nous sommes en train
16:09de négocier là.
16:11Ce serait formidable
16:11si nous pouvions faire
16:12quelque chose.
16:13Mais ils doivent l'ouvrir.
16:14Ils doivent ouvrir
16:15le détroit de Trump.
16:16Je veux dire d'Hormuz.
16:20Excusez-moi.
16:22Je suis vraiment désolé.
16:24Quelle terrible erreur.
16:26Les faits que nous se dirons
16:26et qu'il l'a dit par accident.
16:29Avec moi, il n'y a pas d'accident.
16:30Pas beaucoup.
16:33S'il y en a,
16:34on aurait un énorme scandale.
16:35Et vous voyez,
16:36est-ce que Donald Trump
16:39est indéchiffrable
16:40dans cette séquence
16:42que nous vivons
16:42depuis quatre semaines
16:44ou incontrôlable ?
16:45C'est ce qu'on peut entendre
16:46si et là
16:46sur les plateaux de télévision.
16:48Avant de donner la parole
16:49à William Golnadel,
16:50je voudrais celle
16:50de Julien Drey.
16:52Pour des raisons
16:52qui m'échappent.
16:55La jalousie permanente.
16:59Non, mais je pense
17:00qu'il faut comprendre une chose.
17:02Cet homme-là
17:03est tout sauf stupide.
17:04On n'est pas élu deux fois
17:05président de la République
17:06au travers de ce qu'est
17:08une élection américaine
17:09par hasard.
17:10Bon, à la limite,
17:10une fois,
17:11on peut surprendre,
17:11mais la deuxième fois,
17:12ça veut dire quand même
17:13qu'il y a un savoir.
17:14Alors, il y a un savoir Trump
17:15qui est effectivement détonnant
17:17par rapport au code traditionnel.
17:19Mais regardez bien,
17:20lui-même,
17:20il vous décrypte son lapsus.
17:22Il dit,
17:23voilà,
17:24il a préparé le coup
17:24du D3 Trump.
17:26Voilà.
17:27Il sait qu'à partir de là,
17:28il devient,
17:29il s'installe au cœur
17:30du dispositif de communication
17:32et que tout le monde
17:33va tomber dans le piège
17:33en disant,
17:34regardez,
17:34il est devenu fou,
17:35il est responsable,
17:36il fait n'importe quoi.
17:37D'abord,
17:37désolé de décevoir
17:39un certain nombre
17:39de nos interlocuteurs,
17:40mais un président des États-Unis,
17:42ça a un état-major
17:42autour de lui
17:44considérable.
17:44Et il ne fait pas n'importe quoi.
17:46Et il ne peut pas
17:46faire n'importe quoi.
17:47Voilà.
17:48Alors après,
17:49on peut lire
17:50que c'est erratique,
17:51etc.
17:52Mais quand vous observez,
17:53moi,
17:53je l'observe depuis des mois
17:54et des mois,
17:54j'essaie de comprendre,
17:55il a même une technique
17:56qui est assez habile.
17:58Il fait semblant
17:59de passer pour un imbécile parfois,
18:01il fait semblant parfois
18:02de faire des erreurs,
18:03il fait semblant parfois
18:04de tendre la main,
18:06alors que dans le même temps,
18:07ceux qui sont en face
18:08croient qu'il tend la main
18:08alors que lui,
18:09il est en train de mettre
18:09en place son dispositif militaire.
18:11Là,
18:11je vous parie
18:12qu'ils sont en train de voir
18:13comment ils vont sécuriser
18:14le D3 d'Hormuz
18:15et pour le faire,
18:16il faut envahir
18:17une île de l'Ocarc.
18:19Les forces terrestres
18:20sont en train d'arriver
18:21et la question qui est posée,
18:22elle est posée à l'Europe.
18:23C'est qu'est-ce que fait l'Europe
18:24dans cette situation-là ?
18:25Parce que c'est ça
18:26qui m'inquiète de plus en plus,
18:28c'est que Donald Trump
18:28est en train de dire à l'Europe
18:29écoutez,
18:30vous êtes bien gentil,
18:31moi je fais quand même
18:31le boulot pour l'instant.
18:33Alors vous n'êtes pas d'accord peut-être,
18:34mais en même temps,
18:35c'est quand même moi qui le fais.
18:36Mais à un moment donné,
18:37quand vous aurez besoin de moi,
18:38et bien je vous dirais
18:38débrouillez-vous.
18:40William Golnadel.
18:41J'aimerais croire
18:43à ce que dit Julien.
18:45En partie, c'est vrai.
18:46En partie,
18:47il s'est bluffé,
18:48il est poker fait,
18:49c'est tout ce que vous voulez.
18:50Mais,
18:51je vous mentirais
18:52en disant que
18:53sa parole l'engage beaucoup.
18:56Non mais ça,
18:56c'est autre chose ça,
18:57oui.
18:57Non mais c'est un problème.
18:59C'est quand même un problème.
19:00C'est que compte tenu de ça,
19:01il est capable
19:02d'arrêter demain matin
19:03à 9h.
19:04Ce qui serait quand même
19:05un peu prématuré.
19:06Et d'autre part,
19:08malgré tout,
19:08son comportement est étrange.
19:10Expliquez-moi pourquoi
19:11pendant la guerre
19:12de juin,
19:14il a arrêté
19:16le bras israélien
19:17au bout de deux jours
19:19alors qu'on aurait attendu
19:20deux jours
19:21ou trois en plus.
19:22Et puis,
19:23on n'aurait plus entendu parler
19:25du danger nucléaire.
19:27Donc,
19:27je vous mentirais
19:28en disant
19:29que cet homme
19:30m'inspire
19:31une confiance illimitée.
19:32Non.
19:32Ça, je suis d'accord.
19:33Juste, j'essaye.
19:34Je suis d'accord.
19:35et moi aussi,
19:36je fais attention
19:37à cette parole
19:38et même à ceux
19:39qui croient
19:39que c'est le sauveur suprême
19:41et qu'il faut être attentif.
19:43Mais intégrer quand même,
19:44si vous me permettez,
19:45qu'il y a un débat
19:46au sein de l'administration américaine
19:47et que lui,
19:48il se retrouve,
19:49je dirais,
19:50comme une sorte
19:51de boule de billard
19:51et que pendant la première guerre,
19:55son vice-président,
19:56avec qui, d'après moi,
19:56les tensions sont devenues énormes,
19:59a joué le fait
19:59qu'il n'y ait pas
20:00d'intervention américaine
20:00sous la pression des Émirats.
20:02Voilà.
20:02Et là,
20:04en ce moment,
20:04vous avez vu
20:04qu'il est en train
20:05de revenir
20:05parce qu'il essaye
20:06de trouver une solution.
20:08Voilà.
20:08Voilà ce qu'on pouvait dire
20:09sur la guerre en Iran
20:11alors que cette guerre
20:12est entrée
20:12dans sa quatrième semaine
20:14et qu'au travers
20:16du brouillard de la guerre,
20:17il y a une prudence
20:19aussi dans vos analyses
20:20qui vous anime
20:22et vous honore.
20:23Parlons à présent
20:24de la situation en France,
20:27la situation politique
20:28avec peut-être,
20:28c'est la phrase du week-end,
20:31déclaration de Bruno Retailleau
20:32qui revient sur ces violences
20:34qui se sont multipliées
20:35au second tour,
20:36au sortir du second tour
20:37des municipales.
20:38On a vu des maires humiliés,
20:40invectivés,
20:41placer son protection policière.
20:42Il y a même un maire
20:44qui a décidé
20:45de démissionner.
20:46Cette violence en politique,
20:48voilà comment il l'a traduit,
20:50Bruno Retailleau,
20:51dans certaines villes.
20:52La victoire ne suffit plus,
20:54dit-il.
20:54Il faut humilier,
20:56abaisser,
20:57détruire moralement
20:57l'adversaire.
20:58C'est une forme
20:59de lynchage symbolique.
21:00C'est gravissime
21:02et il cible
21:02Jean-Luc Mélenchon
21:03qui a lui-même
21:04levé le voile
21:04sur son projet.
21:05Nous sommes la Nouvelle France,
21:07le pays est à nous.
21:09Pour moi,
21:09cette Nouvelle France,
21:10c'est la fin de la France.
21:13La Nouvelle France,
21:14est-ce la fin de la France,
21:15William Golnadel ?
21:16Ah mais je ne redoute pas.
21:17Non mais je vais vous dire
21:18même plus.
21:19C'est un peu la thématique
21:20de mon Figaro de demain.
21:22Moi, je vous dis
21:23que si
21:24l'immigration
21:27ne cesse pas
21:28maintenant,
21:29l'immigration massive,
21:31l'immigration invasive,
21:32l'immigration
21:34forcée,
21:36dans dix ans,
21:38la France entière
21:39sera,
21:40ça sera comme à Saint-Denis.
21:42Voilà.
21:44Et j'en suis persuadé.
21:47on ne sera pas
21:48assez tragique
21:50par rapport à ce que nous vivons
21:51à Saint-Denis.
21:52Saint-Denis,
21:53ça n'est qu'un échantillon.
21:54Alors,
21:55c'est un échantillon.
21:56En réalité,
21:59il faut reconnaître
22:00que la France insoumise,
22:03avant les élections municipales,
22:05avait déjà annoncé
22:07la couleur racialiste.
22:09Bien avant,
22:10et je ne vous parle pas
22:11évidemment de l'antisémitisme,
22:12mais d'ores et déjà,
22:13M. Mélenchon
22:15avait parlé
22:17de la Nouvelle-France,
22:18du grand remplacement.
22:19Tous ces lieutenants
22:21au bono,
22:22qui trouvaient
22:23qu'il y avait trop de blancs
22:24à la fête de l'humanité,
22:26de l'ogu,
22:27qui souhaitaient,
22:28il a obtenu
22:28un Saint-Denis
22:30racisé,
22:32je ne sais plus
22:32comment il s'appelle,
22:34qui considérait
22:35que les Noirs
22:36étaient plus intelligents
22:37que les Blancs
22:37et que les gens du Nord
22:39étaient sous-développés
22:42intellectuellement.
22:42Ils ont préparé
22:44ce qui arrive
22:45et ils le mettent
22:47maintenant en valeur.
22:48Cela étant,
22:50j'affirme aussi
22:51que ça n'est pas
22:52M. Mélenchon.
22:53M. Mélenchon
22:54n'a fait que
22:55de répandre
22:56depuis quelques années
22:57le poison racialiste.
22:59Mais vous avez
23:00un monsieur
23:00qui s'appelle
23:01M. Macron.
23:02Quand M. Macron,
23:05en 2018,
23:06si je ne m'abuse,
23:07il est devant
23:08mon ami Borloo,
23:09totalement atterré,
23:10qui vient lui rendre
23:11le rapport
23:12que lui-même
23:12a commandé
23:13sur les banlieues,
23:17sur la manière
23:18dont son plan
23:19pour les banlieues.
23:20Et qu'est-ce
23:21qu'il lui dit
23:21à Borloo ?
23:23Il lui dit
23:24finalement,
23:25un mal blanc
23:26qui rend
23:27à un autre mal blanc
23:28un rapport
23:29sur les banlieues,
23:31ce n'est pas cohérent.
23:32Eh bien,
23:32le vert racialiste,
23:33c'est lui-même
23:34qui l'a mis
23:34dans le fruit.
23:36Donc,
23:36pardon de vous le dire,
23:37on paye
23:39maintenant
23:39comptant
23:41la politique
23:42laxiste
23:43en matière
23:43d'immigration
23:44et le racialisme
23:45qu'on a instillé
23:46dans la pensée
23:48dominante
23:49idéologique.
23:49On aura le temps
23:50d'en parler.
23:51Il nous reste une minute
23:52avant une courte pause,
23:53Julien Drey.
23:54Mais votre réflexion
23:55sur la nouvelle France,
23:56c'est la fin de la France,
23:57c'est la phrase
23:58de Bruno Reteil.
23:59D'abord,
23:59si vous me permettez,
24:00je vais revenir sur ce qui s'est passé
24:01dimanche soir.
24:01les images qu'on a vues
24:03dans un certain nombre
24:04de communes
24:05et notamment,
24:06par exemple,
24:06dans une qui m'est chère
24:07parce que la maire
24:08en question est une amie,
24:09Hélène Geoffroy,
24:10à Voix-en-Velin,
24:11qui a perdu d'ailleurs
24:12parce que la droite
24:12de M. Wauquiez
24:13n'a pas retiré sa liste
24:14pour préserver son équilibre
24:16à la communauté urbaine.
24:17Résultat,
24:17elle a perdu
24:18de 100 voix.
24:19J'espère qu'elle va faire
24:19un recours
24:20et qu'il y aura une nouvelle élection
24:21qui sera plus claire.
24:22Donc,
24:22ces violences
24:23qui ont touché
24:23toute une série de villes
24:24sont inacceptables.
24:26Mais elles préfigurent
24:29cette nouvelle France
24:30qu'appelle M. Mélenchon,
24:31c'est-à-dire ce chaos
24:32qu'il veut organiser.
24:34Et j'ai fait cette remarque
24:35à un certain nombre d'amis.
24:36J'ai dit,
24:36imaginez un deuxième tour
24:38de l'élection présidentielle
24:39qui opposerait M. Mélenchon
24:42ou une représentante
24:43du Rassemblement National.
24:45Mettez en toile de fond
24:46ces images-là
24:47et voyez comment
24:48la campagne
24:49à ce moment-là
24:50se déroulerait.
24:51La question qui est posée,
24:52c'est la question
24:52de la démocratie
24:53dans ces cas-là
24:54et du respect
24:54du vote
24:55de nos concitoyens.
24:56Donc c'est comme ça
24:57que le débat doit être mené.
24:59Et j'irai plus loin.
25:01Dans ces villes-là,
25:02ces maires sont élus
25:02avec des scores réels
25:05mais avec une participation
25:07qui est très faible.
25:08Ça veut dire
25:08qu'il y a beaucoup
25:09de nos concitoyens
25:09qui sont choqués
25:10mais qui ne se sont pas rendus
25:12aux urnes
25:12au moment où il fallait
25:13faire barrage.
25:14Et ça, c'est un problème.
25:15La publicité,
25:16on revient dans quelques instants
25:18pour la deuxième partie
25:19de notre émission.
25:20Nous parlerons notamment
25:21de Saint-Denis
25:22avec les déclarations
25:23cette semaine
25:24du nouveau maire
25:25Bali Bakayoko.
25:35Il est 19h30
25:36et on poursuit
25:37notre face-à-face.
25:38Je disais à William Goldnadal,
25:39je dis tout haut
25:39aux téléspectateurs,
25:40bien évidemment,
25:41je vous sens un peu rouillé
25:42après trois semaines
25:43sans face-à-face,
25:45sans débat
25:45avec Julien Dredd.
25:46Tout va bien William ?
25:47Il a pris le dessus
25:49dans la première partie
25:50et je m'inquiète pour vous.
25:51Ne me l'excitez pas
25:52parce qu'il y a encore
25:53toujours une partie de débat
25:54et moi je vous progrerai
25:56la fin de mon débat
25:57tranquillement.
25:57Je suis calme.
25:58Je sens qu'il vous
26:00concasse,
26:01il vous malmène,
26:02il vous met dans les cordes.
26:03Je suis détendu.
26:04Je suis un peu chaos
26:05debout.
26:06Je suis toujours aussi affûté.
26:07Heureusement que vous êtes assis.
26:08C'est ça qui m'inquiète
26:09parfois.
26:10William pose une question.
26:11Oui.
26:11Est-ce que vous voulez
26:12qu'on revienne
26:13sur la semaine
26:14d'humiliation des élus,
26:16de violence
26:17ou on va
26:19sur la question
26:20de Saint-Denis
26:20pour prendre les cas pratiques ?
26:21C'est un peu lié, non ?
26:23Je voulais simplement dire
26:25je pense que
26:26nos téléspectateurs
26:28quitte à les décrire ensuite
26:29mais connaissent
26:31les exactions
26:32qui se sont passées
26:34qui a Saint-Denis,
26:36qui a Frène,
26:38qui a je ne sais pas où.
26:39C'est clair.
26:41Les humiliations
26:42débattues,
26:43la violence,
26:44ce qui s'est passé
26:45chez mon ami Museau
26:46à Clichy.
26:47Enfin bon.
26:48Ce que je voulais dire
26:50avant cela,
26:51c'est que
26:52d'une certaine manière,
26:55l'alliance obscène
26:56LFI
26:58Parti Socialiste
27:00a été
27:02punie.
27:03En revanche,
27:06le parti antisémite
27:08dans ses fiefs
27:09n'a pas été puni.
27:11Il a obtenu tout seul
27:13ce qu'il voulait obtenir.
27:15Et j'en veux du coup
27:17beaucoup,
27:17j'en voulais déjà un peu,
27:18à la presse,
27:19notamment à la grande presse
27:21antiraciste,
27:22de ne pas avoir fait son travail.
27:23J'ai passé mon temps
27:26à vous dire ici
27:27et le soir
27:29à quel point
27:31j'attendais encore
27:32qui dans Libération,
27:34qui dans Le Monde,
27:35qui dans le Nouvel Obs,
27:36des articles acérés
27:38contre M. Mélenchon
27:40et ses lieutenants
27:41racialistes et antisémites.
27:43Donc,
27:43d'une certaine manière,
27:45cette façon de procéder,
27:48parce que je peux vous dire
27:49que le quart de la moitié
27:50eût été dit
27:51par les gens
27:52du Rassemblement National
27:53que sur les blancs moches,
27:56sur les blancs moches,
27:57si,
27:58imaginez
27:59qu'un type du RN
28:01parle des noirs moches,
28:05il y avait 150 000 personnes
28:07qui cassaient tout
28:08dans la rue le lendemain.
28:09Là,
28:09rien du tout.
28:10Ça explique
28:11la manière
28:12dont la France Insoumise
28:14s'en est sortie.
28:16Je tenais à vous le dire.
28:19J'ai une petite nuance.
28:21Les résultats ne sont pas bons
28:22pour Jean-Luc Mélenchon,
28:23contrairement à ce que
28:24tout le monde raconte.
28:24Ce n'est pas du tout
28:25ce qu'il est escompté.
28:27Il a gagné quelques mairies,
28:28mais quand vous regardez
28:29son score national,
28:29il est mauvais.
28:30Vous avez plus de 10 députés
28:31de la France Insoumise
28:32qui ont été nettement
28:34mis en minorité
28:34dans ces élections municipales.
28:36Et quand vous êtes
28:36un député sortant
28:37et que vous faisiez
28:38une élection municipale,
28:39vous faisiez 8,
28:399,
28:4010 %,
28:40ça augure mal
28:41d'élections à venir.
28:43Donc,
28:44ce n'est pas du tout...
28:44On ne peut pas retomber
28:45dans le piège
28:46dans lequel on est tombé
28:46au soir du premier tour.
28:48Ce n'est pas vrai.
28:48Ce n'est pas un succès.
28:49Ce succès,
28:50il est dû à deux choses.
28:52D'abord,
28:52une occupation sur-médiatique
28:54de sa part.
28:55Et évidemment,
28:56à partir de là,
28:56il devient le centre de tout.
28:58Voilà.
28:58Et la deuxième chose,
28:59une erreur politique
29:00qui a été commise
29:01par une partie de la gauche
29:03et notamment
29:04une partie du Parti socialiste,
29:05minoritaire,
29:05d'après moi,
29:06aujourd'hui,
29:07s'il y avait un vote
29:08à l'intérieur,
29:09qui lui a permis
29:10de s'en sortir.
29:11Avec une remarque,
29:12quand même,
29:12qui est très importante,
29:13c'est que partout
29:14où ils ont mené des listes,
29:16elles ont été battues
29:17et sèchement battues.
29:18Alors,
29:18ils essayent de faire
29:19des calculs
29:20avec des voix,
29:20etc.,
29:21mais elles ont été battues.
29:22Ça veut dire que
29:23pour la gauche,
29:24maintenant,
29:24le débat,
29:24il est maintenant là,
29:25tout de suite,
29:26dans les semaines à venir,
29:27où elle s'émancipe
29:28définitivement
29:29de la France insoumise,
29:30où elle sera emportée
29:32par cette vague.
29:33En un mot,
29:34je persiste et je signe.
29:35Ça vous est le droit.
29:37Un parti
29:37qui s'est conduit ainsi,
29:40avec des déclarations pareilles,
29:42aurait dû être
29:43complètement laminées.
29:45C'est à la fois
29:47la sanctification,
29:48d'une certaine manière,
29:49par le parti socialiste,
29:51plus la timidité
29:53de la presse,
29:54qui fait que ce parti
29:55est loin d'être laminé.
29:58Je persiste et je signe.
29:59La timidité,
29:59vous auriez pu parler
30:00de complaisance.
30:0030 secondes.
30:01Vous ne pouvez pas dire
30:02d'un côté,
30:03à juste titre,
30:03attention à la communautarisation,
30:06sans penser que ça n'a pas
30:07des conséquences
30:08sur le plan électoral.
30:09C'est évident
30:10qu'ils ont joué,
30:11ils jouent à fond.
30:12Maintenant,
30:12c'est clair,
30:13la nouvelle France
30:14qu'ils appellent,
30:15c'est une France
30:15totalement communautarisée.
30:17Et donc,
30:18effectivement,
30:18il y a un certain nombre
30:19de gens qui sont sensibles
30:20à ce discours,
30:21surtout dans les lieux
30:22où ces populations
30:23se retrouvent massivement
30:24et on a l'impression
30:24que ça devient
30:25une sorte de territoire libéré.
30:26Mais,
30:27on va y revenir,
30:28il y aura des conséquences.
30:29Prenons le cas de Saint-Denis.
30:30Semaine quand même
30:32politique difficile
30:33pour le maire de Saint-Denis,
30:34Ali Bagayoko,
30:35qui expliquait
30:37entendre désarmer
30:38en partie
30:39la police municipale.
30:40Ça a provoqué
30:41un tollet
30:42en enlevant les LBD.
30:44Vous avez
30:44des policiers municipaux
30:47qui ont déjà
30:48fait des demandes
30:49de mutations.
30:51Vous avez aussi
30:52Ali Bagayoko
30:53qui entend
30:54mettre au pas
30:55ses agents
30:56municipaux
30:57ou à la porte
31:00avec une formule
31:01faire allégeance.
31:01Je vous propose
31:02d'écouter
31:03ces deux déclarations
31:04de Ali Bagayoko.
31:06Les urnes ont parlé.
31:07Moi, je suis issu
31:08du milieu sportif
31:10et que,
31:11même si l'on s'est
31:12entraîné
31:12pendant des mois,
31:14lorsque le résultat
31:15tombe,
31:16nous faisons allégeance.
31:18Nous avons besoin
31:19de tous
31:20celles et ceux
31:20qui ne vont pas
31:22regarder dans le rétroviseur.
31:24Pas celles et ceux
31:25qui vont tenter
31:26de remettre
31:27un programme
31:28qui a été battu
31:29dans les urnes.
31:30Et donc,
31:31ces personnes-là,
31:32c'est votre projet,
31:33nous n'aurons pas
31:34d'autres solutions
31:34que, bien sûr,
31:35de nous en séparer.
31:37Enlever le LBD,
31:38ce n'est pas
31:38de désarmer
31:39la police municipale.
31:39Ils ont encore
31:40l'arme à feu,
31:41l'étale.
31:42Ils ont l'arme à feu.
31:43Les tasers,
31:44ils ont encore.
31:44Gazeux,
31:45ils ont encore.
31:45La seule information
31:47qui est flambe,
31:47c'est la suppression
31:48des LBD.
31:49Point barre.
31:51Vidéo protection,
31:52il y a 834 caméras,
31:53elles sont là.
31:54Elles ne bougeront pas.
31:55Elles ne bougeront pas.
31:56Elles ne les rajoutent pas.
31:57Ah non, ne rajoutent pas.
31:58Je vous propose
31:59d'écouter
31:59M. Colomar,
32:01qui est l'un des représentants
32:03de la Confédération
32:04des policiers municipaux
32:07et qui explique,
32:08c'est son témoignage,
32:10il sera peut-être contesté
32:11par M. Bagayoko,
32:13que sur le terrain,
32:14déjà,
32:14il y a un retour
32:16des délinquants.
32:18J'ose imaginer
32:19qu'avant M. Bagayoko
32:20en Seine-Saint-Denis
32:21et notamment à Saint-Denis,
32:22ils étaient déjà présents
32:23et que ce n'est pas
32:24l'arrivée de M. Bagayoko
32:25qui a révolutionné les choses.
32:28Mais son témoignage
32:29est un retour de terrain.
32:30Donc ça s'entend.
32:32Du moins, ça s'écoute.
32:33Je suis en contact
32:34avec beaucoup de policiers
32:36municipaux de Saint-Denis
32:37et qui m'expliquent
32:39un petit peu leur quotidien.
32:40Et depuis lundi,
32:42en fait,
32:43les délinquants,
32:44les trafiquants
32:44reprennent le tas,
32:46tout simplement.
32:47Ils se remettent en place
32:48dans les quartiers.
32:49Des chaises sont mises
32:50en place pour les chouffres.
32:51Tout ça, ça avait disparu.
32:52Les rodeos urbains
32:53reviennent,
32:54ça avait disparu.
32:55près de la gare de Saint-Denis,
32:57les trafiquants de tabac,
32:58de drogue,
32:59de téléphone volet
33:00ou tout autre objet d'ailleurs,
33:02les ventes à la sauvette,
33:03etc.,
33:03sont revenus sur place.
33:05Et le paradoxe,
33:06c'est que certains se plaignent
33:07de la non-présence
33:08des policiers municipaux
33:09parce que des trafiquants
33:11plus aguerris
33:12ou, on va dire,
33:12en tout cas,
33:13plus déterminés
33:13viennent essayer
33:14de les déloger
33:15avec le couteau.
33:15Il y a eu quand même
33:16trois attaques au couteau,
33:17trois agressions au couteau
33:18à cet endroit,
33:19entre eux,
33:20pour les déloger.
33:21Et les anciens ennemis,
33:23on va dire,
33:23entre guillemets,
33:24qui étaient les policiers municipaux,
33:26sont réclamés
33:27par les délinquants sur place
33:28parce qu'ils ont peur
33:29de ce qui peut leur arriver
33:30si d'autres reviennent
33:31essayer de prendre leur place.
33:33De toutes les déclarations
33:34que j'ai pu entendre cette semaine,
33:35je pense que c'est la plus importante
33:36parce qu'elle peut être contestée,
33:38mais il faudra voir
33:39dans les prochains mois
33:40ce qui va se passer à Saint-Denis.
33:41Je ne sais pas pourquoi
33:42vous dites que le nouveau maire
33:44a passé une mauvaise semaine.
33:46Lui, il applique son plan.
33:48Il trace sa route, le type.
33:50Non mais pas, pas, non mais...
33:51Ça a été rappelé à l'ordre
33:52par les ministres,
33:54les agents municipaux,
33:55les policiers municipaux
33:57veulent partir.
33:58Ça a empêché de dormir
34:00le nouveau maire
34:01qu'il était rappelé à l'ordre
34:02par l'État bourgeois.
34:04Enfin, écoutez,
34:04vous savez, moi j'ai écrit
34:05il y a un peu plus d'un an,
34:06un an et demi,
34:07au journal d'un prisonnier.
34:09C'est une dystopie un peu ironique,
34:10mais je raconte que
34:11la trans insoumise
34:12a pris le pouvoir
34:13et qu'une république
34:16islamique, autonome
34:17et démocratique
34:18est établie
34:20en Seine-Saint-Denis.
34:21Alors, d'aucuns
34:22m'ont trouvé un peu excessif.
34:24Oui, mais c'est surtout
34:24que c'est un roman, effectivement.
34:26Oui, non mais c'est un roman.
34:27Enfin, j'étais ironique,
34:28mais ça se basait quand même
34:30sur l'avenir
34:31que j'entrevoyais.
34:32Je ne peux pas dire
34:33que je me sois lourdement trompé.
34:35Là, qu'est-ce qu'il fait ?
34:36Il est en train
34:38de vouloir neutraliser
34:40la police,
34:41la police
34:42de l'État français
34:44qui tue,
34:44selon leur expression.
34:46La police tue.
34:47Ce sont les amis
34:50des Traoré et compagnie.
34:51Et alors,
34:52je ne sais pas
34:53si c'est de la complaisance
34:54ou de la connivence
34:56avec les dealers.
34:57Moi, je suis avocat,
34:58mais je vous assure
34:58que si j'étais dealer,
35:00je ne serais pas mécontent
35:01que la police
35:02s'en aille de Seine-Saint-Denis.
35:04Voilà.
35:05Donc, je pense
35:05qu'ils appliquent leur plan.
35:07Julien André.
35:08D'abord, une remarque.
35:10Je ne suis pas issu
35:11des mêmes milieux sportifs
35:12que le maire de Seine-Saint-Denis,
35:13mais quand on perd,
35:14on ne fait pas allégeance.
35:15Ça m'a surpris aussi
35:16cette formule.
35:16Voilà.
35:17Quand on perd,
35:17on reconnaît le résultat,
35:18on est sportif,
35:19on va serrer la main du vainqueur,
35:21mais on ne fait pas allégeance.
35:22Le terme allégeance
35:23veut dire beaucoup de choses.
35:24C'est-à-dire qu'on considère
35:25qu'on doit se coucher
35:27et qu'on n'existe plus.
35:30Ça donne un sentiment
35:31par rapport à la démocratie
35:32qui est inquiétant.
35:33Premier aspect des choses.
35:34Deuxième aspect des choses,
35:34je suis d'accord
35:35avec ce que vient de dire
35:36Gilles William.
35:36Faites attention,
35:37les uns et les autres,
35:38de ne pas fabriquer
35:40une nouvelle vedette.
35:41Parce que lui,
35:42tout ce qui est en train
35:42de se passer,
35:43ça le sert.
35:44D'abord,
35:45ça masque la réalité
35:46de ce qu'il va faire,
35:46mais il devient le racisé
35:48qui est désigné
35:49par la chaîne
35:50Vous avez vu laquelle ?
35:52Etc.
35:53Il faut faire attention.
35:54Il va falloir le juger
35:55et le prendre
35:56sur ses propres résultats.
35:57Parce que
35:58Saint-Denis,
35:59ce n'est pas rien.
35:59C'est une ville
36:00de 110 000 habitants
36:02et je peux vous dire
36:02que dans quelques semaines,
36:04la réalité va le rattraper
36:05et qu'il va falloir
36:06qu'il fasse très attention
36:07parce qu'il suffit
36:08que toutes les forces économiques
36:09qui sont présentes à Saint-Denis
36:10décident de s'en aller
36:11et c'est possible.
36:12C'est-à-dire
36:13toute une série
36:13de grandes entreprises
36:14qui ont localisé
36:15leur site là
36:17décident de s'en aller.
36:18Il suffit que par ailleurs
36:19le mot d'ordre
36:20soit donné
36:21dans toute une série
36:21de quartiers de Saint-Denis
36:23où il y a des gens
36:23qui sont venus,
36:24de bobos,
36:25parce qu'ils croyaient
36:25qu'ils disent
36:26bon maintenant c'est fini.
36:27Et vous allez voir
36:27la catastrophe
36:28que ça va représenter
36:29pour lui la difficulté.
36:30Là, il sera le premier
36:31à supplier l'État
36:32de venir l'aider.
36:34Et finalement,
36:35ce que vous êtes en train
36:36de dire,
36:37on est en train
36:37de le vivre
36:38ces dernières heures.
36:39C'est-à-dire que
36:40à cette semaine,
36:42moi je disais
36:42une semaine compliquée
36:43parce que l'État,
36:44les polémiques
36:45se sont enchaînées,
36:46il y a une volonté
36:47peut-être,
36:48dirait certains,
36:49de faire un contre-feu,
36:50une sorte de contre-attaque
36:52en ciblant ces news,
36:55accusant,
36:56lors d'une séquence
36:57par un psychologue
36:59Jean Dorido
37:00de l'avoir
37:05défini
37:05comme un singe
37:06ou fait le parallèle
37:07entre Bagayoko
37:08et un singe
37:10et ils accusent
37:11ces news
37:11de racisme.
37:12M. Bagayoko
37:13annonce
37:14vouloir porter plainte.
37:16Je vais juste vous montrer.
37:17La presse,
37:18notamment de gauche,
37:19s'est lancée
37:20les deux pieds dedans.
37:22Les deux pieds.
37:23Regardez
37:24la revue de presse
37:25en quelques heures
37:26du monde
37:28en passant par
37:29le Huffington Post,
37:30Libération bien sûr,
37:32sans oublier Sud-Ouest,
37:33l'AFP
37:36a proposé
37:37une dépêche
37:38à la hâte,
37:40la France insoumise
37:41a sauté là aussi
37:42sur l'occasion,
37:43c'est ce que je vous disais,
37:44en attaquant
37:45et accusant
37:46ces news
37:46de racisme.
37:48Ségolène Royal
37:48fait partie aussi
37:50de ceux
37:51qui nous ont
37:52attaqué.
37:53C'est une vidéo
37:54tronquée.
37:55Quand je dis tronquée,
37:56c'est parce que
37:56vous avez pris
37:57quelques secondes
37:58d'une séquence,
37:59vous avez fait dire
38:00l'inverse
38:01de ce qui a été dit
38:02et surtout,
38:02il y a eu une explication,
38:04une précision
38:04quelques minutes plus tard
38:06de Jean Dorédo
38:07et d'Olivier de Caranfleck
38:08et ça,
38:09évidemment,
38:10sur les réseaux sociaux,
38:11elle n'a pas été utilisée.
38:12Je vais vous proposer,
38:13ça dure 2 minutes 30,
38:15une partie de la séquence
38:17qui a été relayée
38:17sur les réseaux sociaux
38:18et qui a été vue
38:20plus de 5 millions de fois
38:21et puis les explications
38:22où là,
38:23ça a été évidemment
38:24silence radio
38:24par les pseudo-lanceurs
38:26d'alerte
38:26très proches
38:28de l'extrême gauche.
38:31Maintenant,
38:31c'est important
38:32de rappeler
38:32que l'homo sapiens,
38:34nous sommes
38:34des mammifères sociaux
38:35et de la famille
38:37des grands singes
38:38et par conséquent,
38:40dans toute collectivité,
38:42dans toute tribune,
38:43nos ancêtres chasseurs
38:43cueilleurs vivaient en tribu,
38:45il y a un chef
38:46qui a pour mission
38:48d'installer son autorité.
38:51Et là,
38:52ce qui se révèle
38:53avec l'élection
38:55de M. Bali Bagayoko
38:56à Saint-Denis,
38:57c'est que ça rappelle
38:58quand même
38:58qu'un maire
38:59dans une commune
39:00a énormément de pouvoir.
39:02Ça, c'est vrai
39:03depuis toujours.
39:04Pendant la pause,
39:06je regarde
39:06les réseaux sociaux
39:07et je vois
39:08qu'il y a certaines personnes
39:10qui déforment
39:11vos propos.
39:12Alors,
39:12cette mise au point
39:13pourrait être très claire.
39:14Il y a des comptes
39:15visiblement propagandistes
39:16qui sont prêtes
39:17à toutes les ignominies
39:18pour manipuler
39:20les foules
39:20et vous faire dire
39:22des choses
39:22que vous n'avez
39:23absolument pas dites.
39:24Alors,
39:24cette mise au point
39:25est importante
39:26puisqu'on est sur
39:27les réseaux sociaux
39:28que vous auriez
39:29comparé
39:30le maire
39:30de Saint-Denis
39:31à un singe.
39:33Absolument pas.
39:34Je redis le contexte,
39:35vous rappeliez
39:37que nous sommes
39:38des homo sapiens,
39:39nous sommes des mammifères
39:40et qu'effectivement
39:42nous sommes
39:43constitués en société.
39:44Alors,
39:44peut-être préciser
39:46vos propos
39:47pour,
39:48tout de même,
39:48c'est hallucinant
39:49d'en arriver là,
39:50mais dire que ce n'est
39:51absolument pas
39:52ce que vous avez
39:53exprimé tout à l'heure,
39:54mais absolument pas.
39:55D'ailleurs,
39:55lorsqu'on écoute
39:57l'extrait,
39:57on le comprend très bien,
39:58mais vous savez
39:59comment c'est
39:59les réseaux sociaux,
40:00vous mettez une phrase
40:01et hop,
40:02ça devient viral.
40:03En écoutant,
40:03on comprend très bien
40:04que ce n'est pas
40:04l'objet de vos propos,
40:05mais peut-être préciser.
40:06Alors,
40:07préciser simplement
40:08que c'est un fait
40:09que l'être humain,
40:11c'est un mammifère,
40:12c'est-à-dire que c'est
40:13un animal.
40:14Je sais qu'il y a
40:14des créationnistes
40:16sur cette Terre,
40:16je respecte
40:17leur point de vue,
40:18pour autant,
40:19jusqu'à preuve du contraire,
40:20c'est M. Darwin
40:20qui explique
40:21qu'il y a une évolution
40:22des espèces
40:23et je suis,
40:25en train de vous parler,
40:27je suis un descendant
40:28de Lucie.
40:29Quand je remonte,
40:30vous voyez,
40:31dans mes ancêtres,
40:32j'arrive à Lucie,
40:34qui est une australopithèque
40:35qui a été découverte
40:36il y a très longtemps.
40:37Je suis descendant
40:38de Lucie
40:39et c'est mon point de vue,
40:41je ne l'impose à personne,
40:43j'ai la conviction,
40:44je vais avoir dit,
40:45de ces personnes scientifiques
40:46qui ont la conviction
40:46que nous sommes tous
40:48ici,
40:48sur ce plateau
40:49et sur cette Terre
40:50des descendants de Lucie.
40:52Ce qui explique
40:52que certains
40:53ont la conviction
40:54que nous sommes tous
40:55a minima cousins
40:56ou au pire,
40:58frères et sœurs.
40:59Volontairement,
41:00j'ai voulu que la séquence
41:00soit longue
41:01et vous avez vu
41:02le petit flash au blanc
41:03pour voir avant
41:03ce qui a été relayé
41:04sur les réseaux sociaux
41:05et après
41:06ce qui n'a jamais été montré.
41:10Il m'en coûte beaucoup.
41:12Je le vis comme
41:13une sorte de défaite
41:14d'avoir à justifier
41:17ces propos
41:18tellement compréhensibles
41:21sauf par les sceaux,
41:23sauf par les salauds.
41:25Parce que moi,
41:26je connais Dorido
41:27depuis 20 ans.
41:29C'est un psychologue,
41:30notamment un psychologue
41:31comportemental.
41:32Il s'est contenté
41:34de dire,
41:34je ne dis pas
41:35que c'est une banalité,
41:36mais c'est quelque chose
41:38de difficilement contestable.
41:40Il dit,
41:40nous sommes
41:41des homo sapiens,
41:43nous sommes
41:44des grands singes
41:45pour expliquer
41:46la manière
41:47dont les hommes
41:49se comportent.
41:50À aucun moment,
41:51à aucun moment,
41:53il ne vise
41:54même de très loin
41:56le maire noir
41:58de...
41:58Je ne sais plus d'où.
42:00Le maire noir
42:01de Saint-Denis.
42:02Il faut être aussi
42:03obsédé
42:04par la question
42:04raciale
42:05pour venir
42:07le penser
42:08et faire
42:08un mauvais procès.
42:09Et ça mérite
42:10d'autant plus
42:11que ceux,
42:13justement,
42:13qui font
42:14un mauvais procès,
42:15les maîtres
42:16est-terrorisme
42:17intellectuel,
42:18ce sont ceux
42:19qui commettent
42:20les pires actes
42:21de racisme
42:22actuellement
42:23en matière
42:24d'antisémitisme
42:25et de racisme
42:26anti-blanc
42:26et de racisme
42:27anti-français.
42:28Voilà pourquoi
42:29il m'en coûte
42:30de devoir donner
42:31cette explication
42:32parce que,
42:33bien entendu,
42:34ils nous visent
42:36expressément
42:37jaloux
42:37de notre succès.
42:40Moi,
42:40je crois
42:41qu'il faut
42:42qu'on fasse
42:43les uns
42:43et les autres
42:44très attention
42:45parce que
42:46c'est un système
42:47de communication.
42:48Ils se fabriquent
42:49en victimes
42:50et ils veulent...
42:51Ils vont se saisir
42:52de n'importe quoi
42:54parce que,
42:54comme ça,
42:55ça évitera
42:55d'avoir le débat
42:56sur le bilan
42:58et sur leur activité.
43:00Et ils vont faire
43:00sans arrêt.
43:01Donc,
43:01attention les uns
43:02et les autres
43:02que nous ne tombions pas
43:04comme un peu
43:04comme la sortie
43:05du village d'Astérix.
43:06Vous savez,
43:06quand ils vont s'attaquer
43:07au village des Romains,
43:08tout le monde se bat
43:08pour en rajouter
43:09un peu plus,
43:10etc.
43:10Il a intérêt à ça.
43:11Plus il y aura
43:12d'agitation,
43:12on parlera de son échec
43:15parce que le problème
43:15qui est posé pour eux,
43:16c'est qu'ils ont un programme
43:18qui est inapplicable
43:19sur le plan économique
43:19en termes de développement
43:20et en termes de sécurité,
43:22je leur souhaite
43:23bien du plaisir
43:23parce que même ceux
43:24qui ont voté pour eux,
43:26dans quelques semaines,
43:27quand ils vont voir
43:27que l'insécurité
43:28s'installe partout,
43:29ils vont venir,
43:30ils comptent préoccuper
43:30le hall de la mairie.
43:31Non mais Julien,
43:33moi,
43:34j'en veux infiniment moins
43:35aux partis antisémites
43:37qui se défendent
43:39par voie de diversion
43:40que par tous les journaux,
43:43les grands penseurs,
43:46façon Le Monde
43:47et Libération
43:49et l'AFP
43:50qui relaient
43:52cette diffamation.
43:53Je suis d'accord,
43:54mais ils sont plus rapides
43:55pour écrire des articles
43:56sur ces news
43:56que pour qualifier
43:57le Hamas,
43:58le groupe terroriste.
43:58Évidemment,
43:59tout ce système médiatique
44:01fonctionne comme cela.
44:02Donc,
44:02ils vont essayer
44:03effectivement
44:03de fabriquer
44:04un personnage
44:05qui est la cible
44:07de tout le reste,
44:09la sphère Bolloré,
44:12etc.
44:12Donc,
44:13je pense qu'il faut
44:14faire attention
44:14de ne pas tomber,
44:15ça ne veut pas dire
44:15qu'il ne faut pas dénoncer,
44:16mais il faut faire attention
44:17de ne pas tomber
44:17et puis il faut opposer
44:18des contre-images.
44:19Si vous me permettez,
44:20moi,
44:20j'étais très fier
44:20ce matin
44:21d'apprendre
44:22que par exemple
44:23la première adjointe
44:24de l'Amérique de Paris
44:24soit une amie
44:25qui s'appelle
44:26Lamia et la Rage
44:26et qui est un bon exemple
44:28de la réussite.
44:29Elle est effectivement
44:31numéro 2.
44:32Il y en a 36
44:33d'adjoints à la mairie.
44:33Il y en avait 40
44:34avec Chirac.
44:35Non mais,
44:35je veux bien,
44:36mais sauf qu'avec Chirac,
44:37il n'y avait pas
44:3710 milliards d'euros de dette.
44:38D'accord,
44:38mais vous me faites
44:41la transition parfaite
44:42parce qu'on va en parler.
44:43On ouvre à 20 heures
44:44avec les 36,
44:45je crois que c'est 36.
44:46il y en avait 40.
44:4738 adjoints
44:48à la mairie de Paris.
44:49Non,
44:49vous pouvez compenser
44:50comme ça,
44:50mais le maire
44:51a déjà pris des décisions.
44:52moi que je salue,
44:54il a réduit
44:54les frais généraux,
44:55il a réduit
44:56tous les frais de mandat,
44:57il a annoncé lui-même
44:58qu'il se déplacerait
44:59désormais en métro
45:00et en vélo.
45:02Donc,
45:02prenez,
45:03là aussi,
45:03donnons-lui le temps.
45:04Il y a quand même
45:06Mme Simonnet,
45:09ancienne LFI
45:10qui a accueilli
45:11Corbyn
45:12sur un tapis rouge
45:12à Paris.
45:13Ça me reste quand même
45:14à travers le goût.
45:15Regardez
45:15les déclarations
45:16de Mme Rousseau
45:18contre l'élection
45:19à Paris
45:19et comment elle la caractérise.
45:21Dernière petite information,
45:23il nous reste deux minutes,
45:24j'aurais aimé
45:24qu'on ait un peu plus
45:25de temps
45:26et je le précise
45:27mais il a monopolisé
45:28la parole
45:29M. Balibagayoko
45:30et le bienvenu
45:31pour parler,
45:32moi je vais maintenant
45:32une heure,
45:33une heure
45:33pour parler avec vous
45:34par exemple
45:35de Saint-Denis,
45:36des questions de sécurité,
45:37des questions
45:37d'impération,
45:38des questions
45:39d'assimilation,
45:40des questions
45:41peut-être
45:42de la vie politique
45:44aujourd'hui,
45:45comment retrouver
45:46une certaine sérénité.
45:47On l'invite,
45:48il est bienvenu.
45:49On peut même avoir
45:50un débat
45:50sur la sécurité,
45:51sur l'utilité
45:52de la police municipale,
45:54la complémentarité
45:54par rapport
45:55à la police nationale
45:55et sur les caméras vidéo.
45:57Vous avez remarqué
45:57que tout d'un coup
45:58il a décidé
45:58de ne plus les débrancher.
46:00Écoutez,
46:01c'est pour ça
46:02qu'il y a parfois
46:03un monde
46:04entre ce qui est annoncé
46:05et ce qui va se passer.
46:07J'aurais aimé
46:07vous parler
46:08de Rima Hassan
46:08qui a été empêché
46:09d'entrer sur le territoire.
46:11Il nous reste une minute.
46:12Empêché d'entrer
46:13sur le territoire
46:14où elle devait participer
46:15à des conférences,
46:16ça s'est passé
46:17du côté de Montréal.
46:19Je ne regrette pas
46:24pour Avocats sans frontières
46:26d'avoir saisi
46:27la justice française
46:28parce que c'est au moins
46:29le premier effet concret.
46:31Parce que jusqu'à maintenant
46:32la justice française
46:33n'a rien fait,
46:34le Canada
46:35était plus efficace.
46:36Au moins,
46:37elle ne rentrera pas
46:38parce que j'en profite
46:39pour vous dire
46:39que s'il y a aussi
46:41une institution
46:42qui n'a pas fait
46:43son travail
46:44pour l'heure
46:45pour défendre
46:46les juifs français,
46:47c'est la justice française.
46:49Aucun député insoumis
46:51n'est pourtant
46:52pour l'instant
46:53mis en difficulté.
46:54Je vous avoue
46:55que ça a du mal à passer.
46:56Au-delà d'être mis en difficulté,
46:58c'est simplement
46:58que justesse soit rendue.
47:00Est-ce que les propos
47:01qui ont été tenus
47:02depuis le 7 octobre
47:02sont condamnables ?
47:04Oui ou non ?
47:05Les gens ont besoin de savoir.
47:06C'est aussi simple que ça.
47:0810 secondes.
47:0910 secondes.
47:09Comme on n'a pas pu aller
47:10jusqu'au bout,
47:10je voulais saluer ce soir
47:12la mémoire de Lionel Jospin
47:14parce qu'on avait prévu
47:15d'en parler
47:15mais bon,
47:16ce n'est pas grave.
47:16Vous présentez l'excuse.
47:17Voilà,
47:18mais on en reparlera une autre fois.
47:19La personnalité de Lionel Jospin
47:21est importante
47:21pour la gauche
47:22et puis moi,
47:23je pense qu'il faut finir
47:23quand même de temps en temps
47:24par des notes positives
47:25et je conseille
47:26à nos amis téléspectatrices
47:27et téléspectateurs
47:28d'aller voir
47:29le patinage artistique
47:30et notre couple français
47:31qui a été médaillé,
47:32c'est repartir.
47:33Champion du monde.
47:34Vous avez entièrement raison
47:35et champion olympique.
47:36Merci à tous les deux.
47:37Dans un instant,
47:38l'heure des pros,
47:39on va parler des 36 adjoints
47:41à la mairie de Paris.
47:43Bon,
47:43je vais rester alors.
47:44Vous voulez,
47:44quelques instants ?
47:4536 !
47:46Moi,
47:47je pense qu'il aurait pu
47:48en prendre 46.
47:49Pourquoi pas ?
47:50Il y a de l'argent à parler.
47:51Vous allez l'inviter,
47:52il va vous expliquer.
47:53Avec grand plaisir.
47:53Mais moi,
47:54je rêverais
47:54et j'aimerais parler du PSG
47:55avec lui aussi.
47:56Il va vendre le stade,
47:57vous êtes content ?
47:58Je ne vous dirai pas
47:59si je le suis.
Commentaires