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Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace

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00:00Et ce soir, ce soir après la tentative d'attentat contre Trump, je mettrai sur la table ces affaires sans
00:08salle et d'aoud que l'odieux visuel public occulte.
00:13Et ce n'est pas ce baron de couleur noire à l'extérieur, rouge à l'intérieur et son compère
00:20Duval qui m'en empêcheront.
00:22Absolument, vous allez le voir.
00:24Les semaines se succèdent et se ressemblent avec vous.
00:27Il n'est pas né celui qui va m'en empêcher.
00:29Et certainement pas vous deux.
00:30J'ai un petit amendement à votre tweet, si vous permettez.
00:33Non, il est inamendable.
00:34Vous pouvez même faire une commission d'enquête.
00:36Oui, bon, on met juste un petit amendement.
00:39Noire à l'extérieur et rose à l'intérieur.
00:43Ah, ce n'est pas rouge ?
00:44Rose.
00:45Ah, c'est rose.
00:46Leur, c'est la rose.
00:47Ah, vous êtes sûr ?
00:48Oui.
00:48Vous étiez pas plus rouge que rose ?
00:50Ah, j'ai été rouge, mais aujourd'hui c'est rose.
00:52Ah, bah écoutez, ça change.
00:53Vous, vous êtes un peu plus rouge, c'est ça ?
00:55Moi, je suis rouge.
00:56Oui, bah oui, bien sûr.
00:58C'est bien connu.
00:59Vous avez une belle coupe de cheveux aujourd'hui.
01:01Vous trouvez vous aussi, Jules ?
01:02Beaucoup de compliments.
01:03À la une, ce dimanche.
01:04Vous ne pouvez pas fréquenter les mêmes gens, vous et moi.
01:08Commençons, chers amis, par cette nuit chaotique.
01:10A Washington, en plein gala, des correspondants, un homme armé s'est introduit avec pour objectif
01:18de tuer de tuer le président américain et des membres de son administration.
01:22Un manifeste anti-chrétien aurait été retrouvé selon le président américain Donald Trump.
01:29C'est la troisième fois en trois ans que Donald Trump est sous la menace d'une arme, écrit le
01:34New York Times.
01:35Je vous propose d'écouter Donald Trump qui a pris la parole, peut-être quelques minutes après seulement l'attaque,
01:40quand on lui demande « mais pourquoi on vous cible aussi souvent ? »
01:44Et la question qu'on va se poser, c'est « mais qui veut abattre Donald Trump ? »
01:54J'ai déjà étudié le sujet des assassinats et ce que je conclue, c'est que les gens qui ont
01:59le plus d'impact dans le monde sont des cibles,
02:01comme Abraham Lincoln par exemple.
02:06Les gens qui font le plus de choses sont ceux vers qui ces gens vont.
02:09Ils n'essaient pas de tuer les gens inutiles, ça ne les intéresse pas.
02:20Si vous regardez les gens qui ont failli être tués ou qui sont morts, ce sont des gens qui ont
02:25eu un impact dans le monde.
02:26Il n'y a qu'à regarder les noms.
02:32Je déteste le dire, mais c'est un honneur qu'on essaye de me tuer.
02:35J'ai fait beaucoup, nous faisons beaucoup, nous avons changé ce pays et des gens ne sont pas d'accord
02:39avec ça.
02:43Alors la question qu'on se pose, c'est qui a encore voulu tuer Donald Trump ?
02:48Et de manière générale, qui veut abattre Donald Trump ?
02:51Gilles-William-Golnadel.
02:53D'abord, il faut reconnaître que l'Amérique est un pays violent.
02:57C'est quand même... Il y a eu quatre présidents des États-Unis, je crois, qui ont été assassinés.
03:02Il y a eu Lincoln, il y a eu Garfield, il y a eu McKinney, il y a eu Kennedy.
03:05Il dit, ça fait beaucoup, Reagan, on a voulu le tuer, lui, ça fait trois fois qu'on veut le
03:10tuer.
03:10Donc c'est quand même...
03:11En trois ans, parce que sinon, il y en a en trois plus.
03:13Non, donc, il faut reconnaître que c'est violent, tout président confondu, si j'ose dire.
03:20Mais j'entendais, dans la voiture qui me menait vers vous, sur France Info, Dominique Moïzy, de l'Institut Montaigne,
03:28expliquer que parmi les causes de sa tentative d'assassinat, c'est qu'il était clivant.
03:36Enfin, je veux dire, c'est quand même grave si on décide d'assassiner les gens qu'on estime clivants.
03:44Je veux dire, ça dénote quand même une intolérance qui monte.
03:49Et cette intolérance-là, pardon de vous le dire, elle n'est pas qu'à droite.
03:53C'est le moins qu'on puisse dire.
03:56Je me permets de vous rappeler qu'il y a peu de mois, on a tué Charlie Kirk.
04:04On a assassiné Charlie Kirk.
04:06Et on a présenté d'ailleurs Charlie Kirk comme quelqu'un de tout à fait détestable.
04:12J'ai l'impression, je peux me tromper, mais il semblerait que l'auteur de cette tentative d'assassinat
04:21est quelqu'un de particulier.
04:24Même Trump reconnaît qu'il n'a pas tout à fait sa tête.
04:27Mais enfin, ça n'excuse rien.
04:29Mais quelquefois, ça donne...
04:31Breivnik, par exemple, en Norvège, il n'avait pas toute sa tête.
04:35Ça n'a pas empêché qu'on le condamne immoralement et sur le plan légal.
04:41Donc, je crois savoir qu'il a composé un manifeste anti-chrétien.
04:46Autre indication qui n'est pas totalement indifférente, inintéressante.
04:51Il avait donné un peu d'argent, un tout petit peu d'argent, mais un peu d'argent quand même.
04:55Ça montre sa tendance idéologique pour Kamala Harris.
05:01Donc, c'est un opposant déboussolé de M. Trump.
05:06Et il faut reconnaître que Trump est considéré comme l'un des êtres les plus détestables de la planète.
05:15Il est, et je termine là-dessus, il est infiniment plus critiqué par l'espace médiatique
05:22que son alter ego, si j'ose dire iranien, M. Vaidi, chef des gardiens de la révolution,
05:30dont personne ne veut dire qu'il y a un mandat d'arrêt demandé par Buenos Aires
05:36parce qu'il a commis un attentat contre un centre culturel juif à Buenos Aires
05:44où il y a eu presque 100 morts.
05:46Personne ne le dit.
05:46Vous voyez l'esprit critique à géométrie invariable.
05:50Donc oui, il y a beaucoup de gens qui en volent à M. Trump.
05:56Alors, moi je pense qu'en fait, c'est la CIA qui est derrière.
05:59Non, sérieusement, je pense qu'il veut tellement une salle de spectacle de 400 millions
06:03qu'il a créé cet attentat.
06:05Bon, je plaisante évidemment.
06:07Mais il y en a qui le pensent.
06:08Il y en a qui l'ont dit à l'antenne.
06:09Ah, il y en a qui le disent, à l'antenne.
06:11Il y en a qui l'ont dit sur une autre chaîne.
06:12Oui, sur une autre chaîne.
06:13Et vous parliez de l'Iran, il y a même une présentatrice qui était fière de montrer
06:16la propagande iranienne.
06:18Je voulais faire sourire à les téléspectateurs, mais je ne savais pas que j'en étais à ça.
06:21Ah, mais oui.
06:22Attendez.
06:24Non, je suis d'accord avec ce qu'a dit Gilles William.
06:26L'Amérique a un rapport particulier avec les armes.
06:28C'est quand même le pays où on peut acheter une armada quasiment de manière libre.
06:33Cette législation sur les armes est un énorme problème
06:35parce que tous les détraqués peuvent avoir des armes et peuvent faire n'importe quoi d'un côté ou de
06:40l'autre.
06:40Donc, cette question reste posée.
06:41Deuxièmement, c'est vrai qu'il y a des pratiques violentes qui font partie de l'histoire américaine.
06:46Ça commence avec le président Lincoln.
06:48Déjà, après, il y a deux choses.
06:53Le président Trump a pas raison.
06:54C'est vrai qu'on n'assassine pas ceux qui ne posent pas de problème.
06:57Et qu'à partir du moment où il a fait un constat qu'on aurait pu tous faire,
07:01c'est qu'on s'en prend à ceux qui, effectivement, sont des personnages clivants.
07:05Il assume, d'un certain point de vue, son rôle clivant parce qu'il dit lui-même,
07:09je vais au-devant de toutes ces critiques.
07:11Maintenant, on a une Amérique qui est malade.
07:13On le voit bien.
07:14La démocratie américaine est malade.
07:17Dans sa forme, dans sa qualité de ses débats,
07:20dans le fait qu'il n'y a pas d'opposition démocrate de qualité comme il y en a eu
07:23par le passé,
07:24ou de leaders démocrates qui ont de l'autorité.
07:26Donc, effectivement, on est dans une situation qui fait que Donald Trump devient le grand méchant pour tout le monde.
07:33Et vous parlez d'une démocratie malade.
07:35Julien Drey, comparaison n'est jamais raison.
07:37Mais est-ce que cette violence politique qu'on peut voir aux Etats-Unis,
07:41elle peut traverser l'Atlantique ?
07:43Et finalement, on voit des similitudes avec la violence politique en France.
07:48Alors, en général, il y a dix ans d'écart.
07:52C'est-à-dire, ce qui se passe aux Etats-Unis, ça met dix ans avant d'arriver en Europe.
07:55Oui, on a les risques aujourd'hui, vu la détérioration du climat politique,
08:01la haine qui s'est installée, les réseaux sociaux.
08:05Et la manière dont les réseaux sociaux deviennent un défouloir,
08:08on a le risque, effectivement, que les choses se passent.
08:12Alors, avec une remarque, si vous me permettez, qui va être un peu cocorico,
08:17mais nous avons, nous, des systèmes de sécurité et de protection des personnalités
08:21qui sont d'une très grande qualité.
08:23Rachons du bois pour que ça continue.
08:24Et malheureusement, en France, nous ne sommes pas épargnés par la violence politique.
08:30Je me permets de vous rappeler qu'il y a quelques mois,
08:35il y a un jeune Français qui s'appelle Quintin de Ranque,
08:39qui a été tué par des types d'extrême-gauche de la jeune garde
08:45parce qu'il ne pensait pas comme eux.
08:46et pour le même prix, il est aujourd'hui roulé dans la frange.
08:52Donc, pardon, la violence politique, à un autre niveau, certes,
08:55elle existe aussi en France.
08:58Et en ce moment, elle émane plutôt, ce me semble, de l'extrême-gauche.
09:03Rappelez quand même qu'aux États-Unis, à la différence de la France,
09:06les antifas sont désormais considérés comme des groupes terroristes,
09:10alors que les antifas, et vous parlez de la jeune garde, sont fondateurs,
09:14et lui, sur les bancs de l'Assemblée nationale.
09:16C'est vrai.
09:17Ce sont deux sociétés.
09:18Et c'est pour ça que comparaison n'est jamais raison,
09:20mais c'est intéressant de voir ce qu'il se passe du côté des États-Unis.
09:28Julien Dray.
09:29Non, je pense qu'il y a effectivement une dérive, maintenant, qui est marquée.
09:35Je ne veux pas dire que la violence n'existait pas.
09:38Il y avait des bagarres, honnêtement, dans les années 70,
09:42entre militants d'extrême-gauche et militants d'extrême-droite,
09:45on se rendait des coups, et parfois pas toujours très tendrement.
09:49Et c'est vrai qu'il y a aujourd'hui une tendance, je dirais déjà verbale,
09:54dans les débats politiques.
09:55Moi, je suis très très choqué par le climat qui règne à l'Assemblée nationale.
10:00J'ai été longtemps député, je ne vais pas le répéter, etc.
10:03Il y avait une courtoisie républicaine qui existait.
10:06On pouvait, des fois, le ton pouvait monter, etc.
10:09Là, on est dans des situations où, quand je discute avec les anciens parlementaires actuels,
10:13ils me disent qu'à la buvette, personne ne se parle.
10:16Chacun va dans son coin.
10:17La buvette était le moment où on faisait baisser la pression.
10:20Donc, il y a une violence du débat politique,
10:22une extrémisation qui crée un climat, effectivement,
10:29qu'on ne peut pas dire de guerre civile,
10:30mais on sent que les éléments s'accumulent.
10:33Je voudrais qu'on avance un tout petit peu,
10:35puisque aujourd'hui, c'est vrai que la question de l'Iran n'a pas été posée.
10:39Je parle de la guerre au Proche et au Moyen-Orient.
10:42Donald Trump a assuré samedi soir que les coups de feux tirés au gala de la presse à Washington
10:47ne le feraient pas renoncer à la guerre contre l'Iran,
10:49même s'il pense que l'incident est sans rapport avec la crise internationale.
10:54Écoutez Donald Trump.
10:58On a dû faire un tour en Iran.
11:00Ils auraient eu l'arme nucléaire si on ne l'avait pas fait.
11:02Les bombardiers B2 les ont empêchés de l'avoir.
11:04J'ai mis fin pendant mon premier mandat à l'accord d'Obama sur le nucléaire avec l'Iran,
11:08qui était un désastre, et ouvrait une autoroute à l'Iran pour avoir l'arme nucléaire.
11:12Donc, vous savez, quand vous faites des choses comme ça, vous devenez une cible.
11:15Si je ne le faisais pas, je serais moins exposé.
11:21Alors, qu'est-ce que vous en pensez, justement, le fait que Donald Trump...
11:25Je regardais les toutes dernières informations, j'avais la tête baissée.
11:28William Golnadel, c'est vrai qu'à travers ce climat d'ultra-attention,
11:33cette volonté de cibler Donald Trump,
11:36est-ce que c'est aussi l'homme qui est aujourd'hui en première ligne
11:41dans ce conflit au Moyen-Orient et au Proche-Orient qu'on vise ?
11:45Même si lui dit que c'est sans rapport, attention.
11:48Écoutez, je n'ai pas l'impression.
11:49J'ai tendance à croire, effectivement, là.
11:53Il était d'ailleurs étonnamment calme, M. Trump, hier, pour parler de tout ça.
11:59Il me plairait qu'il soit comme ça plus souvent.
12:04Mais je ne pense pas qu'il y ait un lien entre l'affaire iranienne et cette histoire-là.
12:10Non, ce n'est pas ce que je dis.
12:12Est-ce qu'aujourd'hui, ça peut changer quelque chose dans sa mobilisation,
12:18dans la guerre contre la République islamique iranienne ?
12:21C'est la question que je vous pose.
12:22Je pense que non.
12:24J'ai l'impression, je peux me tromper, que les choses sont assez figées.
12:28Il est arc-bouté sur le fait qu'il pense que le blocage des bateaux iraniens,
12:34des pétroliers iraniens, va faire faiblir les mollats.
12:39Je n'en suis pas du tout sûr, mais encore une fois, il est capable de changer d'avis.
12:43Donc, je me garderai bien de moindre pronostic.
12:46Julien Drey, sur la guerre en Iran à ce moment-là.
12:49Je vous l'avais dit dans un autre débat.
12:51J'ai écouté avec un intérêt très particulier et très attentionné l'interview que donne M. Danon,
12:57l'ancien ambassadeur d'Israël en France.
12:59L'ambassadeur de France en Israël.
13:02Qui a un jugement sur M. Trump très pertinent.
13:05Il dit, ne vous trompez pas, il sait où il va, beaucoup plus que vous ne le croyez.
13:11Et sa communication erratique est une manière de brouiller les cartes.
13:15Au début, j'ai regardé ça en disant, il exagère.
13:17Et plus j'avance, plus je me dis que M. Trump, maintenant, sait aussi faire semblant de délirer,
13:24de dire n'importe quoi.
13:24Parce que la vérité exacte de la situation, à l'heure où on se parle,
13:29le régime iranien, alors je sais, vous allez me dire, ça fait trois mois que vous nous le dites,
13:32le régime iranien, il est extrêmement affaibli.
13:35Et les chiens commencent à se dévorer entre eux.
13:38Vous avez vu que désormais, on dit des pragmatiques.
13:41Vous avez vu qu'on interdit aux uns et aux autres.
13:43Alors, le problème qui est posé, c'est que les gardiens de la Révolution ont fait en fait un coup
13:46d'État.
13:47Ils ont viré le pouvoir théocrate, le concentré dans leurs mains.
13:50Qu'ils ont un système de gestion du pouvoir qui est très décentralisé,
13:55puisque c'est des commandants, il y a 34 commandants, etc.
13:58Mais le pouvoir est dans la situation.
14:00Et qu'est-ce qui va se passer ?
14:01Ils sont en sens là que, d'un certain point de vue, il y a eu certainement une correction
14:05qui a été faite par les États-Unis avec l'accord d'Israël,
14:10contrairement à ce qu'on dit.
14:12C'est qu'ils sont en train de les étouffer économiquement.
14:15Ils ont détruit toute une série d'infrastructures décisives.
14:19Et maintenant, ils n'ont plus d'argent, les Iraniens.
14:21Et quand ils n'auront plus d'argent, parce que dans les jours qui viennent,
14:24le pétrole va être complètement asséché,
14:27ils n'auront plus d'argent pour payer les milices, pour payer les salaires.
14:32Et vous allez voir que c'est de là que ça va venir.
14:34D'accord, Julien.
14:35Mais cette situation-là, je suis d'accord avec ça.
14:39Et avec ce que dit d'ailleurs M. Danon.
14:41Ce n'est pas ça le problème.
14:42C'est qu'il n'a plus d'interlocuteur, M. Trump.
14:46Oui, mais il ne faut se déchirer entre eux.
14:47Non mais, quand bien même Hatchi, dans deux jours,
14:51dit amène à tout ce que lui demande Trump,
14:53si de toute manière les gardiens de la Révolution ne veulent pas,
14:57eh bien ça ne marchera pas.
14:59Et ils peuvent tenir, vous savez, même sans rien du tout,
15:03ces gens-là, ils peuvent tenir encore six mois.
15:04Alors, ils peuvent tenir, c'est-à-dire...
15:07Ils peuvent tenir, ils creuveront de faim,
15:10mais ils peuvent tenir parfaitement six mois.
15:12Vous avez raison, puisque c'est là l'argument essentiel
15:15de ce qu'on appelle les durs.
15:16Bien sûr.
15:16C'est-à-dire, le temps joue pour nous,
15:18parce que les opinions publiques vont se retourner.
15:20Mais la vérité est un peu plus complexe pour eux,
15:23parce que les opinions publiques, pour l'instant,
15:24servent dans les sondages,
15:25mais il n'y a pas eu des gigantesques manifs
15:27qu'on aurait pu attendre, etc.
15:30Au contraire, elles existent.
15:32Et moi, je pense que vous avez raison,
15:35mais à un moment donné, qu'est-ce qui va se passer ?
15:36Les uns vont vouloir arrêter les autres.
15:38Voilà.
15:39Ils vont vouloir les enfermer,
15:40et il va y avoir...
15:41Et ceux qui vont déclencher, je dirais,
15:46la révolte populaire, c'est le bazar.
15:48Parce que dès qu'il n'y a plus...
15:48Le bazar, c'est clé en Iran et à Téhéran.
15:51Rappelez-vous, en janvier, c'est le bazar.
15:53Oui, résultat, 40 000 aminimats iraniens ont été massacrés,
15:57et les massacres se poursuivent aujourd'hui.
15:58Vous avez raison.
15:59Mais d'abord, il commence à y avoir des éléments de résistance
16:01qui s'organisent.
16:02Vous avez vu qu'il y a de plus en plus...
16:03Et puis, les gardiens de la Révolution,
16:05les 34, là, ils sont cachés,
16:07parce qu'ils savent une chose,
16:08c'est dès qu'ils sortent la tête des tunnels
16:11dans lesquels ils sont, ils sont ciblés.
16:13Voilà ce qu'on pouvait dire sur cette fusillade
16:17du côté de Washington
16:20pendant le gala des correspondants.
16:23Je vous propose, parce que tout a été dit,
16:25qu'on avance sur l'actualité française.
16:29Est-ce que vous pensez qu'on pourra être invité
16:31à l'inauguration de la salle de spectacle à la Maison Blanche ?
16:34En ce qui me concerne, ça ne fait aucun doute.
16:35C'est dans quelques années, mais vous savez que les services,
16:38les secret services, ils regardent beaucoup le...
16:40Non, mais ils regardent l'historique, l'histoire, le passé des...
16:44Même les roses, ils ne rentrent pas.
16:46Non, non, il va falloir encore faire des forces.
16:49Il y a certaines associations qui ont posé quelques problèmes
16:51qui ne sont pas les bienvenus aujourd'hui.
16:52Absolument.
16:52Je me disais qu'avec tout ce qu'on dit sur vous,
16:54vous allez avoir des entrées qu'elles nous permettent...
16:56Écoutez, je ne savais pas que j'étais suivi.
16:58Je vais faire... On verra ça, peut-être.
17:00Mais si j'ai une place, évidemment, je vous invite.
17:03Et si j'en ai deux, proposez à quelqu'un d'autre que votre adversaire.
17:07Ça fait longtemps que je ne demande plus rien.
17:09Messieurs, les Français sont adorables,
17:10mais il faut que je m'évade.
17:12Cette phrase, elle a été prononcée par Boilem Sansal
17:15et cette phrase est si révélatrice
17:17de l'intolérance de cette petite caste
17:19qui s'est liguée contre Boilem Sansal
17:22au point de lui donner envie de quitter la France.
17:25C'est ce petit monde du boulevard Saint-Germain
17:27qui a inondé le système médiatique ces dernières semaines.
17:32Alors, va-t-il, ce petit monde, avoir la peau de Boilem Sansal ?
17:35Je vous propose d'écouter Boilem Sansal
17:37qui n'en peut plus.
17:38Les attaques, il s'en fiche.
17:40Toute sa vie, il a été attaqué.
17:41Et il y répond.
17:42Mais il n'en peut plus des insultes.
17:45La France, c'est fini pour moi.
17:47Justement, vous avez quand même un certain détachement.
17:50Non, non, c'est fini.
17:51Il me reste quelques mois à tirer dans ce pays
17:53et je me tire.
17:56Non, non, ce n'est pas possible.
17:58Je ne vais pas maintenant me battre avec des...
18:00Don Quichotte contre les moulins.
18:02Non, non, je vais aller.
18:03J'ai quelques années à vivre tranquille.
18:05Voilà, je vais aller, je ne sais pas où.
18:08Chez les Belges, s'ils veulent de moi ou ailleurs.
18:11Tranquille, j'écrive des livres.
18:13Ils veulent les publier.
18:14Ils les publient.
18:15Ils ne veulent pas, ils ne les publient pas.
18:16Puis c'est tout.
18:17Mais c'est fini.
18:18La France, pour moi, c'est fini.
18:20Et dans les colonnes du Fégaro, il dit
18:21« On ne me fait passer pour un criminel, il faut que je m'évade.
18:24C'est pire que la dictature en Algérie.
18:25Ils sont en train d'exercer sur moi une dictature de la pensée
18:29parce qu'ils veulent me faire taire.
18:30Ils veulent me faire peur. »
18:32William Golnadel.
18:35C'est une situation qui m'afflige particulièrement.
18:39C'est un homme blessé qui parle.
18:43On sait bien comment ça s'est passé.
18:44Il est resté presque un an dans les geôles de la dictature algérienne.
18:51Maltraité.
18:52Défense de lire.
18:54On l'a suspendu pendant un moment.
18:57Il a 80 ans et il est cancéreux.
18:59D'une cruauté inouïe.
19:01Il n'avait fait que dire la vérité.
19:04Et que de défendre la France et de critiquer l'islamisme.
19:09Il reste un an.
19:10L'extrême-gauche était déjà très molle à l'époque.
19:13Moi, je me souviens d'un débat sur la 5
19:15où il était encore en prison
19:18et on disait que pique-pendre.
19:20Il rentre.
19:22Il rentre.
19:23Il apprend que Gallimard a été particulièrement mou et docile
19:28par rapport au régime algérien.
19:32Raison pourquoi c'est son droit le plus strict.
19:34Il veut quitter Gallimard.
19:36Et immédiatement, c'est un déchaînement
19:39de haine et de mépris
19:43par l'extrême-gauche intolérante.
19:46Et il va sur la 5.
19:50Une journaliste lui demande
19:52s'il est devenu d'extrême-droite.
19:57Un autre jour, toujours sur la 5, pas de chance,
19:59la responsable littéraire du monde
20:02explique que c'est un piètre écrivain
20:04qui vend peu de livres.
20:05Il a vendu, pour l'un de ses anciens ouvrages,
20:10400 000 exemplaires.
20:11Vous savez ce que c'est, 400 000 exemplaires ?
20:13C'est le best-seller des best-sellers.
20:15Comment peut-on être aussi bête et haineux ?
20:19Pardon de vous le dire.
20:20À ce degré de méchanceté, moi, ça me met hors de moi.
20:23Mais il y a eu des manifestes.
20:27Je veux dire, on porte au nu
20:29Madame Virginie Despentes.
20:31Non mais, on porte au nu
20:33Madame Virginie, qui est signataire
20:35des appels pour Grasset, etc.
20:39Cette dame-là, elle a fait l'apologie
20:43des frères Kouachi, qui a tué des journalistes,
20:46des gens normaux.
20:50Et on couvre de fange M. Boilem Sansal.
20:55Pourquoi ? C'est quoi la différence ?
20:56Vous savez le crime, le fond,
20:59le crime de Boilem Sansal.
21:01Il n'en a pas commis d'autres.
21:03Et celui-là, il est impardonnable.
21:04C'est d'avoir défendu la France.
21:07Ces gens-là sont dans la détestation
21:11pathologique
21:11de la France
21:13et des Français.
21:14Ils préfèrent la dictature algérienne.
21:17Ils préfèrent les islamistes.
21:19Ils préfèrent tout ce que vous voulez,
21:22sauf ceux...
21:23Alors, qu'un franco-algérien, en plus,
21:25ose défendre la France,
21:27c'est un double crime, d'une certaine manière.
21:29Donc, pardon, mais...
21:31Jamais, à ma connaissance,
21:33j'ai toujours une piètre idée.
21:35Je sais de l'extrême-gauche.
21:36Jamais je n'avais constaté
21:38une telle intolérance.
21:40Jamais.
21:43Alors, j'ai écouté dans l'émission précédente
21:45l'intervention de Paul Amard
21:48qui était, d'après moi, remarquable
21:50parce que je n'avais quasiment rien à rajouter.
21:52D'abord, je pense qu'il faut qu'on soit nombreux
21:53à se battre pour essayer de convaincre
21:55Boilem Sansal de rester en France
21:57en lui montrant qu'il n'est pas tout seul
21:59et qu'il y a beaucoup de gens
22:00qui sont à ses côtés,
22:01qui pensent d'abord que c'est un bon écrivain.
22:03Moi, j'ai lu ses livres,
22:04j'ai adoré ses livres.
22:05Je le dis honnêtement,
22:05je les ai lus avec passion.
22:07Deuxièmement, il a été d'un courage extraordinaire.
22:09Je note au passage qu'il dit lui-même
22:11que dans les prisons algériennes,
22:13ceux qui l'ont sauvé sont des détenus
22:15et notamment des détenus kabiles
22:17qui étaient là
22:18parce qu'il y a plus de 1000 détenus kabiles
22:20qui sont en prison.
22:21Dont on ne parle jamais ici.
22:22Vous savez comment elle était surnommée ?
22:23En prison ?
22:24Non.
22:25La légende.
22:25Oui, voilà, la légende.
22:26Oui, parce que c'est une légende.
22:28La vérité, le titre n'est pas usurpé.
22:30Pas boulevard Saint-Germain, pardonnez-moi.
22:32J'allais y arriver.
22:34Donc, je pense déjà,
22:34premièrement, qu'il faut se battre
22:35et je suis d'accord avec Paul Lamarre.
22:37Je ne suis pas sûr qu'en Belgique,
22:38il sera mieux.
22:39Ah non.
22:39Ben non.
22:40Vous avez vu ce qui s'est passé
22:41quand il a reçu son prix
22:42et quand il a été intronisé
22:43pour l'académie en Belgique.
22:45Non, mais...
22:45Le discours était d'un auteur belge
22:48de chez Gallimard
22:49qui l'a traité dans la boue.
22:52Donc, je pense que...
22:53Voilà, je comprends
22:54qu'il est à le moment dans lequel il est
22:57mais je pense qu'on doit être nombreux
22:58à pouvoir le voir, le convaincre
23:00et surtout, à prendre la parole
23:01et à lui montrer qu'il n'est pas tout seul
23:03et que ceux qui font beaucoup de bruit
23:05dans un certain nombre de médias
23:07sont en fait très minoritaires
23:08parce que je pense que le peuple français
23:10considère que c'est un combattant
23:12et qu'il est plutôt sur la bonne ligne.
23:14Et je finis, si vous permettez,
23:15je pense que certains
23:17qui font encore des affaires avec l'Algérie,
23:19je crois qu'il y a une délégation commerciale
23:21qui va partir dans quelques jours,
23:23ferait bien de se mettre ça en tête.
23:25On ne peut pas discuter avec les Algériens,
23:27pas les Algériens d'ailleurs,
23:28j'ai une bêtise,
23:29le gouvernement algérien
23:30si on n'a pas un rapport de force
23:33intransigeant à son égard.
23:35Intransigeant.
23:36Et ce n'est pas aller contre le peuple algérien
23:38que de faire ça.
23:39Contrairement à ce que pense
23:40une certaine gauche.
23:41Alors, moi j'essaie de comprendre quelque chose.
23:44J'ai le William Golnadel.
23:45La semaine dernière,
23:47le monde médiatique
23:49était concentré sur le séisme.
23:52C'est-à-dire qu'il y a eu 1789,
23:54il y a eu le mur de Berlin
23:55et puis il y a eu l'affaire Grasset.
23:56Mais là, Boilem Sansal,
23:58qui vous explique,
23:59qui va quitter la France,
24:00qui n'en peut plus,
24:01je n'ai pas eu l'impression
24:02que ces 48 dernières heures,
24:04c'était le sujet phare.
24:05Pas que la semaine dernière,
24:06encore hier,
24:07encore hier sur France Inter,
24:10ça reste de l'affaire Grasset.
24:12Ce n'est pas une fois par jour,
24:14c'est dix fois par jour.
24:15Encore hier !
24:15Mais ils sont monothématiques !
24:17Vous n'avez qu'à suivre mes tweets.
24:19Ce n'est pas la peine de lire le journal.
24:22Non mais attendez.
24:24Je vous assure,
24:24je ne veux même pas rentrer...
24:26Dans le détail ?
24:27Non mais je ne veux pas rentrer du tout
24:29dans le détail
24:29qu'un auteur soit attaché
24:32avec son éditeur
24:33qui dit
24:33« Attendez,
24:35je sais comment je peux réagir. »
24:37Ce n'est pas ça le problème.
24:39C'est la disproportion.
24:41C'est Grasset,
24:43Bolloré,
24:43dix voix,
24:44mais cent fois par jour.
24:46C'est totalement obsessionnel.
24:49Or, ça,
24:50la déclaration de Boilem Sansal hier,
24:54d'accord ?
24:55Que pour quoi il envisage
24:56de quitter la France ?
24:57Il n'y a pas eu un édito,
24:59il n'y a rien eu
25:00sur France Inter,
25:01France Info,
25:02à propos de ça.
25:03C'est l'occulte.
25:04J'estime que c'est largement
25:06aussi important
25:07que la petite affaire d'édition
25:08dont on vient de parler.
25:10Donc,
25:11il y a,
25:12encore une fois,
25:14le mot,
25:15le mot le plus important
25:16pour expliquer tout ça,
25:18il y a deux mots.
25:19C'est l'intolérance,
25:21intellectuelle,
25:22et la détestation
25:23de la France.
25:2419h25,
25:25on revient dans quelques secondes.
25:27On parle,
25:28vous vouliez réagir,
25:29Julien ?
25:29Non,
25:29je pense que c'est,
25:31il y a une forme
25:32de culpabilité
25:33avec laquelle
25:34une partie
25:35de ce que vous appelez
25:36la gauche germano-pratique.
25:37Germano-pratique.
25:39J'avais du mal à...
25:40Oui,
25:40vous n'avez pas
25:41le même vocabulaire.
25:42Voilà.
25:43Il y a une culpabilité historique,
25:45c'est-à-dire que
25:46ces gens-là
25:46n'ont pas fait
25:47la guerre d'Algérie,
25:48sur le fond,
25:49parce qu'ils étaient
25:50trop jeunes,
25:51etc.
25:51Et maintenant,
25:52ils sont en permanence
25:53dans la répétition
25:54de la culpabilité
25:55de la France
25:56pendant la guerre d'Algérie.
25:57Avec ça,
25:58on ne va pas avancer beaucoup.
25:59Parce que le peuple algérien,
26:00lui,
26:00il n'attend qu'une seule chose,
26:01c'est qu'on l'aide
26:02à se débarrasser
26:03de la corruption.
26:03Chers amis,
26:04on revient dans quelques instants
26:05pour la suite.
26:05Mais pourquoi on s'en va ?
26:07On ne s'en va pas,
26:08on reste.
26:08On respire un peu.
26:09Bien sûr.
26:10Parce qu'il y a des paroles
26:12qui sont un peu lourdes,
26:13d'autres qui apaisent,
26:14qui nous permettent
26:14d'y voir un peu plus clair,
26:16qui nous permettent...
26:17Et puis,
26:17il y a une certaine lourdeur.
26:18Bien sûr.
26:19Je ne vise personne.
26:20Ça ne m'empêchera pas
26:21de te lourdes.
26:21Mais pourquoi vous avez
26:22l'impression d'être ciblé ?
26:23Pourquoi vous sentez ciblé ?
26:24En revanche,
26:24j'ai l'impression
26:25qu'il est pour moi.
26:26Et William,
26:27j'ai été élevé
26:29dans l'oppression.
26:30William,
26:31j'ai une surprise
26:32en fin de l'émission.
26:33J'ai un thème,
26:35une thème surprise.
26:36Un thème qui va vous plaire.
26:37C'est presque un cadeau.
26:39Dans football,
26:39on appelle ça
26:39une passe décisive.
26:41D'accord.
26:41Passe en retrait.
26:42Une passe décisive.
26:42J'ai rarement loupé
26:43un pénalty
26:44quand je faisais du football.
26:4519h27.
26:46On revient dans un instant.
26:47Il a fait très peu
26:48de football.
26:49Il s'est voué les croiser
26:50au bout de deux jours.
26:50On va se batter
26:51pour ne pas boire
26:51dans les élus.
26:53Vous êtes mentés ?
26:54Pardon.
26:5619h30 pour la suite
26:57du face-à-face
26:58entre Gilles Oulia
26:59Mungol Nadel
26:59et Julien Drey.
27:01Puisqu'on parlait
27:01du régime algérien,
27:03là aussi,
27:04il y a un certain malaise
27:05à rappeler
27:06que nous avons
27:07un auteur extraordinaire
27:08du nom de Kamel Daoud
27:10pris Goncourt 2024
27:12qui a été condamné
27:13cette semaine
27:14à de la prison.
27:15Fait unique
27:15dans l'histoire,
27:16dit-il.
27:17Algérienne,
27:18l'histoire algérienne,
27:19le verdict du procès
27:20du 7 avril
27:21est tombé
27:21ce 21 avril courant.
27:23Je suis condamné
27:24à trois ans
27:24de prison ferme
27:25et à 5 millions
27:26de dinars
27:27algériens d'amende
27:28en application
27:28de la charte
27:29pour la paix
27:30et la réconciliation nationale.
27:32Il rappelle son texte,
27:33c'est son livre,
27:35réprime
27:36l'évocation publique
27:37de la guerre civile.
27:38Dix ans de guerre,
27:39près de 200 000 morts
27:41selon les estimations,
27:42des milliers
27:44de terroristes
27:45amnistiers
27:46et un seul coupable,
27:47et c'est la deuxième partie
27:48du texte qui est la plus importante,
27:50un seul coupable,
27:51deux points,
27:52un écrivain.
27:54William Golnadel,
27:55pourquoi souhaitiez-vous
27:55impérativement
27:56traiter ce sujet ?
27:57Parce que j'ai deux causes
28:00d'indignation.
28:01La première,
28:02directement,
28:04c'est
28:05il y a une dictature algérienne,
28:07mais il n'y a pas
28:08de justice algérienne.
28:10Il faut comprendre ça.
28:12Là,
28:12il est condamné
28:13à trois ans
28:13ferme,
28:15plus
28:16une grosse amende,
28:18alors même
28:19que son livre
28:20n'a pas été publié
28:22en Algérie.
28:23C'est une histoire
28:25de fou.
28:25Sur le fond,
28:27c'est parce que
28:27vous n'avez pas le droit
28:29de parler
28:30de la guerre civile
28:32qui s'est passée
28:33il y a quelques années
28:34en Algérie,
28:35avec des centaines
28:36de milliers de morts,
28:38par amnésie
28:39décrétée.
28:41D'accord ?
28:42Parce que
28:43on a amnistié
28:46volontairement
28:46les terroristes.
28:48Par contre,
28:49vous devez absolument
28:51parler
28:52de la guerre
28:54avec la France,
28:56ça c'est obligatoire
28:58par besoin
28:59si vous voulez
29:01identitaire.
29:02Donc on est réellement
29:03dans...
29:04Et je peux vous dire
29:05que la justice algérienne,
29:06je suis assez bien placé
29:07puisque je suis l'avocat
29:08des cabiles en exil,
29:11il faut voir la tête
29:12de leur demande
29:13d'extradition.
29:14Les juges français,
29:15franchement,
29:17on aurait presque ri
29:19si c'était risible.
29:20mais j'ai une cause
29:22de colère
29:23beaucoup plus grande
29:24encore
29:25qu'à l'égard
29:26de la dictature algérienne,
29:27c'est le même problème
29:28qu'avec Boalem Sansal.
29:30Est-ce que vous avez
29:31entendu
29:32la gauche
29:34parler,
29:35évoquer
29:36la condamnation
29:37de Kamel Daoud ?
29:38On peut me faire
29:39beaucoup de reproches
29:40dans l'existence,
29:41mais pas d'être
29:42un auditeur infidèle
29:44de l'audiovisuel
29:46de services publics.
29:46Il n'y a pas eu
29:47un mot,
29:48un mot,
29:49pas un éditorial
29:50depuis la condamnation
29:52sur Kamel Daoud.
29:54Ils s'en foutent
29:55l'excès.
29:56Encore une fois,
29:57c'est l'extrême-gauche
29:58intolérante.
29:59Il n'y a pas
30:00d'autre mot
30:01par rapport à ça.
30:02C'est une sorte
30:03de déni
30:04de justice.
30:05Julien Dray.
30:06Alors,
30:06on va revenir
30:07sur l'extrême-gauche,
30:08mais il faut comprendre
30:09ce qu'est en train
30:10de faire le régime algérien.
30:12Il est en train
30:12d'essayer
30:13de donner un signal
30:14clair
30:15à tous ceux
30:16et notamment
30:17les opposants
30:17en interne
30:18ou en externe.
30:20Et pour nous,
30:21c'est très important
30:22que la mobilisation
30:23intellectuelle,
30:24culturelle,
30:26militante,
30:26se fasse
30:27aux côtés
30:28de tous ces intellectuels.
30:30Parce que souvent,
30:32j'ai pensé
30:32que tant que c'était
30:33nous qui critiquions,
30:35c'était toujours
30:35une critique extérieure.
30:36Mais à partir du moment
30:37où il y a
30:38maintenant
30:39des voix fortes
30:40comme Boalem Sansal,
30:41comme Kamel Daoud,
30:42comme Limal Chalgouni,
30:44comme Mohamed Sifawi,
30:45comme d'autant d'autres,
30:45alors là,
30:46c'est la panique.
30:47Parce que le jeu
30:48auquel se livre
30:49le gouvernement algérien
30:50ne sera plus
30:51aussi facile
30:52de dire
30:52c'est la guerre coloniale,
30:54c'est les blancs,
30:55tout ce que vous voulez,
30:56etc.
30:56Parce que la critique,
30:57elle vient de l'intérieur.
30:58Et donc là,
30:59il y a un bras de fer.
31:00Et c'est pour ça
31:00qu'ils sont aussi durs
31:02à l'égard de toutes ces têtes
31:03qui commencent à se lever
31:04parce qu'ils veulent
31:05qu'ils veulent que ça serve
31:07d'exemple.
31:08Alors après,
31:09ah oui,
31:09on est dans un processus historique,
31:11on a compris
31:12qu'il y a une partie
31:12de l'extrême-gauche
31:14qui est devenue
31:14l'ultra-gauche islamisée,
31:16qui est complètement
31:17aberrante
31:18dans ses comportements,
31:19dans ses attitudes
31:20et qui,
31:21évidemment,
31:21est aujourd'hui
31:22complice
31:22des pires dictatures criminelles.
31:24Enfin là,
31:24c'est l'ensemble de la gauche,
31:25Julien.
31:26Non,
31:26moi je suis là,
31:26je suis David Daoud.
31:27Je parle de la gauche politique,
31:30je n'ai pas vu,
31:31je n'ai pas vu
31:32même M. Hollande
31:34monter au front,
31:35je n'ai pas vu évidemment
31:36Ségolène Royal.
31:37Vous n'êtes pas obligé
31:37d'aller aussi loin.
31:37Est-ce que vous avez vu,
31:38au-delà d'aller sur la gauche politique
31:40parler des médias,
31:41est-ce que vous avez vu
31:41un reportage au 20h
31:43de 10 minutes
31:44sur la condamnation
31:45de Kamel Daoud ?
31:46Non,
31:46mais je viens de parler,
31:47je vous dis que sur le plan médiatique,
31:48c'est zéro.
31:49Je ne sais pas si François Hollande,
31:52je ne suis pas son avocat.
31:53Non,
31:53mais je n'ai vu personne.
31:55Vous comptez le devenir ?
31:56Ce n'est pas Ségolène Royal
31:57en tous les cas.
31:59Là,
31:59il y a un petit problème.
32:00C'est la co-ambassadrice
32:02d'Algérie en France.
32:03Elle a pris la présidence
32:04d'une association
32:06qui normalement
32:06est une association
32:07qui vise au rapprochement
32:08entre la France et l'Algérie.
32:10Normalement,
32:10elle m'avait habitué
32:11par le passé,
32:13elle nous avait habitué
32:14à être intransigeante
32:15sur un certain nombre de principes.
32:16J'espère qu'elle va
32:17se les appliquer à elle-même.
32:19Je regardais
32:19les derniers tweets
32:20de votre client
32:22puisque vous êtes devenu
32:23avocat de François Hollande.
32:25Il n'y a pas
32:28un message
32:30sur les réseaux sociaux.
32:31Je n'ai pas vu
32:32un socialiste
32:33monter au front
32:34pour Kabel Naud.
32:3519h35.
32:36Je peux vous dire
32:36qu'il avait pris position.
32:3819h35
32:38et parlons à présent
32:40de la Nouvelle-France.
32:42La Nouvelle-France
32:43et Rima Hassan
32:44qui veut en finir
32:44avec le porte-parole
32:46à gauche.
32:46Rima Hassan
32:47persiste et signe
32:48dans une émission
32:50diffusée ce vendredi
32:51sur la chaîne YouTube
32:51du média décolonial
32:52Parole d'honneur.
32:54L'eurodéputé
32:54insoumise a réaffirmé
32:55sa critique du modèle
32:56de représentation
32:57au sein de la gauche
32:58estimant que le temps
32:59du porte-parole
33:00ou du porte-parole-là
33:01était terminé.
33:02Qu'est-ce que ça veut dire ?
33:03Ça veut dire que Rima Hassan
33:05elle veut des fonctions
33:06désormais plus importantes
33:07et à travers
33:09toutes les personnes
33:09dites
33:10entre guillemets
33:11racisées.
33:11c'est le terme
33:12qui est employé
33:13par la France insoumise
33:15finit les petits postes.
33:17Ça ne va pas prendre
33:19c'est le grand
33:22remplacement
33:22de Jean-Luc Mélenchon
33:23si j'ai bien compris.
33:24On écoute Rima Hassan ?
33:25Oui, oui.
33:25Quand même.
33:26Oui, c'est la moindre des choses.
33:27Un peu de respect.
33:28Un peu de politesse.
33:30J'avais déjà
33:32alerté
33:33ou en tout cas
33:33j'avais déjà
33:33eu un discours là-dessus
33:34en disant
33:35le temps du porte-parole-là
33:37est terminé
33:37et ça y est
33:38maintenant
33:39il faut faire
33:39de la place
33:40au...
33:41Ça avait fait son petit effet.
33:42Exactement.
33:43Et donc
33:43moi je suis totalement
33:45en soutien
33:46je suis totalement
33:47sur cette ligne-là
33:48en interne
33:50avec le mouvement
33:51et autant que possible
33:52j'essaie aussi
33:52de pousser
33:53pour que cette dynamique-là
33:56elle s'enclenche complètement
33:57et qu'elle soit
33:58qu'elle soit porteuse
33:59en fait.
34:00Et elle parle
34:01d'une séquence
34:02en juin ou juillet 2024
34:03c'est après les élections
34:05Mathilde Panot
34:06est juste à côté
34:07et elle dit
34:08c'est terminé ce temps
34:09d'accord ?
34:09Ça va bouger
34:10et vous voyez la tête
34:11de Mathilde Panot
34:12qui se décompose
34:13parce que
34:13en même temps
34:15mais attendez
34:17la révolution racialiste
34:19dévore ses propres enfants
34:21M. Mélenchon
34:24considère
34:25les blancs
34:26comme moches
34:27mais
34:28ça veut dire
34:29qu'il est moche lui-même
34:30la racialisation
34:32toute la campagne municipale
34:34on nous a expliqué
34:36les gens des insoumis
34:37nous ont expliqué
34:38qu'il fallait
34:39un maire racisé
34:42à Saint-Denis
34:43un autre nous a expliqué
34:44que les nordistes
34:45étaient sous-développés
34:47intellectuellement
34:48et que les africains
34:50étaient plus intelligents
34:51ça a été un festival
34:53de racialisme
34:54donc ces gens-là
34:56et c'est tout à fait
34:57dans leur logique
34:58vont jusqu'au bout
34:59jusqu'au bout
35:01de leur conclusion
35:03donc moi
35:04ça me paraît normal
35:05que le prochain président
35:07des insoumis
35:07soit lui-même
35:09un racisé
35:09il n'y a aucune raison
35:11Julien Dré
35:11je crois que
35:13c'est la logique
35:13de ce qu'ils appellent
35:14le culte du droit
35:15à la différence
35:16puisqu'ils se sont
35:18impliqués
35:18et Jean-Luc Mélenchon
35:19s'est converti
35:20désormais à cette théorie
35:22il s'est même excusé
35:23de ses positions passées
35:24en disant
35:24je m'étais trompé
35:25j'avais pas compris
35:26que je blessais
35:27un certain nombre de gens
35:28mais là où
35:29Julien a trouvé
35:31une très bonne formule
35:31cette révolution racialiste
35:33parce que c'est pas
35:34c'est pas l'égalité
35:35qu'ils demandent
35:36c'est pas
35:37de pouvoir avoir
35:38accès aussi
35:39à égalité
35:40ils veulent prendre la place
35:41et ils veulent les pousser dehors
35:44donc cette révolution racialiste
35:45dévorera
35:46ceux qui au départ
35:47pensaient
35:47qu'ils étaient
35:49simplement
35:49l'avant-garde
35:50etc
35:50moi j'ai un petit pronostic
35:53j'ai fait un tweet
35:54comme ça
35:54pour m'amuser
35:55j'ai dit
35:55vous allez voir
35:56que dans quelques semaines
35:57peut-être quelques mois
35:59les indigènes de la République
36:00vont demander
36:01à Jean-Luc Mélenchon
36:02de ne pas être candidat
36:03à la présidence de la République
36:04et de laisser sa place
36:05à Balibakayoko
36:06ou non justement
36:07du fait que le porte-parle-rat
36:08trouve
36:09et je pense que Mélenchon
36:10va être obligé
36:12d'expliquer
36:12que non ça doit être lui
36:13et que les autres doivent attendre
36:15et bien écoutez
36:16wait and see
36:16comme on dit
36:17en beau français
36:18dans l'actualité internationale
36:21là aussi
36:22on va parler d'un sujet
36:23ô combien sensible
36:25et qui n'est pas traité
36:27dans les médias
36:27mais je veux saluer
36:28Julien Drey
36:29qui nous avait alerté
36:30déjà depuis plusieurs mois
36:32sur la situation
36:32au Mali
36:33l'armée malienne
36:34parce que vous allez voir
36:35que Gilles William
36:36va encore dire
36:36que je suis favorisé
36:37et chouchouté
36:38c'est la conclusion
36:40de tous les téléspectateurs
36:41si vous saviez
36:42le nombre de messages
36:43de soutien
36:44que je reçois
36:45ce qui est bien
36:46c'est qu'il n'y a même pas besoin
36:47de déplorer le bouton
36:48il y va
36:49alors que c'est factuellement vrai
36:50il y a plusieurs semaines
36:51Julien Drey
36:52sur ce plateau
36:52avait dit
36:53il faut faire attention
36:54et surveiller
36:54la situation
36:56au Mali
36:56et notamment au Sahel
36:58parce que
36:58c'est absolument dramatique
37:00qu'il y a
37:01un retour
37:02d'une vague djihadiste
37:03l'armée malienne
37:04poursuivit les combats
37:04dimanche
37:05contre les djihadistes alliés
37:06et des séparatistes
37:08Touareg
37:08près de la capitale
37:09et dans le nord du pays
37:10sahélien
37:11après les attaques
37:12coordonnées sans précédent
37:14de la veille
37:16contre la junte
37:17en pouvoir
37:18dont le ministre
37:19de la défense
37:20est mort
37:20mais visiblement
37:22c'est une situation
37:23dramatique
37:24pour la population
37:25vous avez l'une
37:26des représentantes
37:27de l'Union Européenne
37:27Madame Callas
37:28qui a dit
37:28nous réaffirmons
37:29notre détermination
37:30dans la lutte
37:31contre le terrorisme
37:32ainsi que notre engagement
37:33en faveur de la paix
37:35la sécurité
37:35et la stabilité
37:36au Mali
37:36et dans l'ensemble
37:37du Sahel
37:39Julien Drey
37:40faut-il comprendre
37:41qu'on est vers
37:41un retour
37:42du djihadisme
37:44au Sahel
37:45pas qu'au Sahel
37:46dans toute l'Afrique
37:48maintenant c'est devenu
37:49le terrain privilégié
37:50dans lequel
37:51d'ailleurs
37:51se sont reconvertis
37:52toute une série
37:53de militants
37:54armés
37:55de dash
37:56qui essayent
37:57de déstabiliser
37:58toute une série
37:59de régimes
37:59alors ils sont
38:00ils sont aidés
38:01malheureusement
38:02par le fait
38:03que la corruption
38:04généralisée
38:05d'un certain nombre
38:05de régimes
38:06permet de
38:08susciter
38:09de l'émotion
38:09légitime
38:10de la population
38:11qui est dans
38:12une situation
38:12très difficile
38:13et que nous n'avons pas
38:15c'est ça le problème
38:15c'est dans notre relation
38:17nous n'avons pas
38:18été capables
38:18de promouvoir
38:20des régimes
38:20démocratiques
38:22exemplaires
38:22et donc à chaque fois
38:24on fait ce qui s'est passé
38:25c'est-à-dire que nous sommes
38:25venus éviter
38:27la prise du pouvoir
38:28par les djihadistes
38:29c'était l'intervention
38:29conduite par François Hollande
38:31et que par la suite
38:32les régimes qui se sont installés
38:33ont été de plus en plus
38:34corrompus
38:34avec le jeu très trouble
38:37des russes
38:38et des chinois
38:38en Afrique
38:39mais la vraie menace
38:41elle est là
38:41et le Mali
38:43la pointe avancée
38:44le Niger
38:45elle n'est pas loin
38:46et je n'exclus pas
38:48qu'au Sénégal
38:48à un moment donné
38:49ou à un autre
38:49on est aussi
38:50l'émergence de ça
38:53Julien a raison
38:55la France de monsieur Macron
38:57a perdu
38:58pratiquement toute
38:59l'Afrique francophone
39:00je ne veux pas jeter
39:01le discrédit
39:02uniquement sur monsieur Macron
39:03parce que c'était compliqué
39:05c'était compliqué
39:06parce que dès l'instant
39:07où nous voulions agir
39:08ici même à Paris
39:10on critiquait
39:11d'une certaine manière
39:12l'interventionnisme
39:14néocolonial
39:15de la France
39:16il y avait aussi
39:17pas mal de corruption
39:18tout autour de ça
39:20et
39:21Julien a parfaitement
39:22raison aussi
39:23on ne peut pas dire
39:25que
39:25l'Afrique
39:26ce soit
39:27sur le plan politique
39:28ce soit merveilleusement
39:29comportée
39:30au niveau de ses dirigeants
39:32ultra corrompus
39:33eh oui
39:34la
39:35la
39:35la
39:35la
39:36la Russie post-soviétique
39:38sait agir
39:40elle ne s'embarrasse pas
39:41de beaucoup de problèmes
39:41démocratiques
39:42et maintenant
39:43on peut dire que
39:44la Russie
39:45et les islamistes
39:47ont remplacé la France
39:48en Afrique francophone
39:49à part effectivement
39:50le Sénégal
39:51mais pour combien de temps ?
39:53le Sénégal
39:53c'est un régime
39:54qui est en plein dérapage
39:56les premiers homosexuels
39:57ont été
39:58vous remarquerez
39:58vous remarquerez
39:59le silence
40:00des LGBT français
40:02on a même salué
40:04la victoire
40:04de ce président
40:05et de ce premier ministre
40:06le conflit
40:07il est maintenant
40:08entre le président
40:09et le premier ministre
40:09et qu'on a considéré
40:11que c'était un progrès
40:12c'était formidable
40:12bien sûr
40:13on est en train de se rendre compte
40:13de ce qui est en train de se passer
40:14et j'ajouterais quand même
40:16un petit mot
40:16j'aimerais quand même
40:18qu'on m'explique
40:18quelle est la position
40:19de la France
40:19sur le Somaliland
40:21parce que malgré tout
40:22dans cet univers là
40:23le Somaliland
40:24on peut lui reprocher
40:25des tas de choses
40:25mais c'est plutôt
40:26un régime
40:27qui est à regarder de près
40:28voilà
40:29revenons en France
40:30et avançons
40:32vers l'un des temps forts
40:34de la journée
40:35de demain
40:36demain à 14h30
40:37les députés
40:39de la commission
40:40d'enquête parlementaire
40:41sur l'audiovisuel public
40:42devront voter
40:43voter oui
40:44ou non
40:45non pas pour
40:46ou contre
40:47le rapport
40:48mais pour ou contre
40:49la publication
40:50du rapport
40:51et que les français
40:53aient la possibilité
40:54de le découvrir
40:55donc après six mois
40:58de commission d'enquête
40:59et jusqu'au bout
41:00le système médiatique
41:02a tenté de discréditer
41:04le travail
41:04de Charles Aloncle
41:05et des députés
41:06de cette commission
41:07pourtant strictement
41:08interdit
41:08même plus qu'interdit
41:10c'est illégal
41:11depuis 78 heures
41:13il y a
41:14des fuites
41:15de ce rapport
41:16pourtant
41:17il est impossible
41:18d'y avoir accès
41:20sauf si vous êtes
41:21député
41:21de cette commission
41:22ce qui veut dire
41:23que des députés
41:24de cette commission
41:26accompagnés
41:27de journalistes
41:28et bien
41:29ont pu
41:30faire le relais
41:31et faire fuiter
41:32ce rapport
41:33en toute impunité
41:34bien sûr
41:35et puis il y a un climat
41:36j'ai vu par exemple
41:37dans la presse
41:38je vais vous proposer
41:39une petite revue
41:39de presse
41:39regardez
41:40j'ai rarement vu
41:41un truc aussi souillon
41:42c'est entre guillemets
41:43le titre du Parisien
41:45le cas de conscience
41:47des députés
41:47sur la publication
41:48du rapport
41:49et puis
41:50c'est très ange
41:51parce que
41:51regardez à droite
41:52c'est France Info
41:53France Info
41:54mettre
41:54toujours entre guillemets
41:56mettre le cachet
41:57de l'Assemblée
41:58dessus
41:58c'est compliqué
42:00la commission d'enquête
42:01de l'ovidiovisuel public
42:02bloquera-t-elle
42:03le rapport
42:04de Charles Lalonc
42:04et puis la veille
42:06tous les médias
42:07se sont emparés
42:08du dossier
42:08le monde
42:08le Parisien
42:09Libération
42:09France Info
42:10le Off Post
42:11ou encore
42:11la tribune
42:12dimanche
42:13on s'est permis
42:14d'enlever
42:15certains éléments
42:16des chapeaux
42:17ou des titres
42:17parce que
42:18par respect
42:19pour le travail
42:20des députés
42:21il y avait
42:23des préconisations
42:23qui étaient mises
42:24à l'intérieur
42:25et donc c'est pour ça
42:26que vous voyez
42:26des titres
42:27qui sont modifiés
42:28ou du moins
42:29des mots
42:29qui sont enlevés
42:30je sonde juste
42:31que je vois
42:32que le Off Post
42:33en tout équilibre
42:33parle des premières pistes
42:35sidérantes
42:36du rapport
42:37de Charles Lalonde
42:39alors
42:39est-ce que si
42:41le rapport fuite
42:42d'abord
42:42est-ce que c'est un scandale
42:43le rapport fuite
42:44de Golnadel
42:45attendez
42:45mais tout est scandaleux
42:48dans cette histoire
42:49du début
42:51jusqu'à la fin
42:52jamais
42:53jamais
42:53un rapporteur
42:56d'une commission
42:56d'enquête
42:57n'aurait été aussi
42:59vilipendé
43:00que Charles Lalonde
43:01chapitré par son président
43:04que Charles Lalonde
43:05jamais
43:05jamais
43:06et d'ailleurs
43:07il était tellement vilipendé
43:08que les derniers invités
43:10comme ils avaient compris
43:11comment ça se passait
43:12se moquaient de lui
43:13quand Nagui
43:14on voit
43:15la manière
43:15dont Nagui
43:16ou Niel
43:17ont agi
43:19lorsqu'ils étaient
43:21jamais comparé
43:22simplement comparé
43:24avec la manière
43:25dont le rapporteur
43:28insoumis
43:29de C8
43:31qui était largement
43:32aussi critique
43:34à l'égard de C8
43:36que M. Charles Lalonde
43:37l'est par rapport
43:38à l'audiovisuel
43:39de service public
43:40que ça soit
43:41son manque de pluralisme
43:42ou la gabegie
43:43donc ça n'est jamais
43:45tout a été anormal
43:46donc vous avez raison
43:48ils ont violé impunément
43:50le secret du rapport
43:52les journaux
43:54s'en sont fait l'écho
43:55sans aucun complexe
43:56mais bon
43:57c'est pénalement répréhensible
43:58c'est un million d'euros
43:59un million
44:00un an de prison
44:0115 000 euros d'amour
44:02on en reparlera
44:03on en reparlera
44:04je ne sais pas
44:05que ça va arriver
44:05mais je vous dis
44:07ma façon de penser
44:08c'est demain
44:09c'est demain
44:10qu'il va être décidé
44:12à 14h30
44:13à main levée
44:14c'est ça qui est intéressant
44:15à main levée
44:17pour savoir
44:18si ce rapport
44:19ou non
44:20pourrait être publié
44:21si ça n'est pas le cas
44:22ça sera la deuxième fois
44:24seulement
44:25dans l'histoire parlementaire
44:27mais moi je vous le dis
44:27très sincèrement
44:28alors je suis peut-être minoritaire
44:30qu'il soit publié
44:32ou qu'il ne soit pas publié
44:34pour moi ça ne change rien
44:35on sait déjà
44:37j'ai appris moi-même
44:38je ne le savais pas
44:39toute la gabegie
44:40tous les excès
44:41le majestique
44:43et les taxis
44:44ça eux
44:45ils peuvent ne pas le publier
44:46c'est ici
44:47et on en fera un livre
44:48je vous assure
44:49je m'engage
44:50que si jamais
44:50il n'est pas publié
44:51moi je ferai un livre
44:52on n'aurait pas le droit
44:52ah bon
44:53attends
44:53personne ne peut m'empêcher
44:55d'utiliser
44:56vous n'avez pas le droit
44:58vous pouvez faire un livre
45:00non mais je ne reprendrai pas
45:02je ne reprendrai pas
45:04texto
45:04cela
45:05sinon vous serez derrière les barreaux
45:07moi je ne veux pas faire
45:07l'émission à la santé
45:08toute ma vie
45:08j'ai pris des risques
45:09pour la liberté
45:11mais ça
45:12je vous dis
45:13de toute manière
45:13il a donné la parole
45:14au député
45:15il a monopolisé la parole
45:16pendant toute l'émission
45:17il faut bien préciser
45:21les termes des choses
45:22le rapport
45:23le vote
45:24ne vaut pas
45:26approbation du rapport
45:27non
45:27je pense qu'il faut bien
45:29l'expliquer
45:30non mais
45:30c'est pour nos téléspectateurs
45:31ce n'est pas pour vous
45:32je l'ai dit en entrée
45:33pardonnez-moi
45:34ne sous-estimez pas
45:35nos téléspectateurs
45:36monsieur Drey
45:36s'il vous plaît
45:37le rappelez pourquoi
45:38parce que ça me permet
45:39d'arriver au point 2
45:40je pense que
45:41le plus mauvais
45:42des services
45:42qu'on puisse
45:44rendre à l'Assemblée nationale
45:46c'est d'empêcher
45:47que ce rapport
45:48soit publié
45:49parce qu'à ce moment-là
45:50on va avoir un débat
45:51sur la liberté d'expression
45:53la censure
45:54etc
45:54alors que
45:55moi j'ai lu
45:56les extraits
45:57comme vous
45:58de ce rapport
45:59et je pense que
46:00dans les extraits
46:00j'ai des désaccords
46:01mais qui méritent débat
46:02et que donc
46:03il faut
46:03l'intelligence
46:05parce que c'est comme ça
46:06que ça se passe
46:06vous votez la publication
46:08et vous avez le droit
46:09de joindre
46:09à la publication
46:10du rapport
46:11un commentaire
46:12chaque groupe
46:12a le droit
46:13de faire un commentaire
46:14détaillé
46:14donc il peut faire
46:15un commentaire
46:15du rapport lui-même
46:16disant voilà
46:17telle mesure
46:17telle mesure
46:18telle démarche
46:19etc
46:19et je pense que
46:20ça serait plus intelligent
46:20de le faire comme ça
46:22mais vous voyez
46:22à part l'affaire Trump
46:24toute la discussion
46:26qu'on vient d'avoir
46:27depuis une heure
46:28ça a porté sur quoi
46:29je suis désolé de vous le dire
46:30sur l'intolérance
46:31d'extrême gauche
46:32il n'y a rien à faire
46:33ou l'intelligence
46:33oui
46:34enfin c'est pas pareil
46:36l'intelligence politique
46:37je vous assure
46:38je vous assure
46:39qu'il est parfaitement
46:40compatible
46:41d'être intolérant
46:42et inintelligent
46:43au contraire
46:45ça s'emboîte bien
46:46c'est parce que
46:47justement d'ailleurs
46:48l'extrême gauche
46:50a été convaincue
46:51tardivement
46:53mais convaincue
46:54d'inintelligence
46:55qu'elle devient
46:57maintenant
46:57intolérante
46:58elle n'imprime plus
46:59elle empêche d'imprimer
47:00oui
47:00mais c'est la logique
47:02de l'ordre
47:02mais moi je pense que
47:04c'est dommage
47:05parce que le débat
47:06sur l'audiovisuel public
47:06il doit avoir lieu
47:07mais il a eu lieu
47:08pendant 6 mois
47:09il peut pas
47:10non il a pas eu lieu
47:10comme il faudrait
47:11sur le regroupement
47:12des chaînes
47:13sur la qualité
47:14de l'information
47:15etc
47:15et ce débat là
47:16de toute manière
47:17si on l'a pas maintenant
47:18sur d'ailleurs
47:19ce que propose
47:19avec lequel je suis
47:20en total désaccord
47:21le rapporteur
47:22ah bah vous ne dites
47:23rien des mesures
47:24ah bah j'ai lu
47:25vous le lisez
47:26vous décrivez
47:26par respect
47:28pour les décrivains
47:28et l'arcome
47:29et l'arcome
47:30vous voyez quoi
47:31moi je suis pas France Info
47:32je fais attention
47:33alors juste
47:34ça me permet
47:34de répondre
47:35à votre question
47:35le rapporteur
47:36c'est très simple
47:37il suffit
47:37qu'il change
47:38quelques passages
47:39il dit
47:39c'est mon travail personnel
47:40j'ai le droit
47:41de le publier
47:41chez un éditeur
47:42j'allais avoir un nom
47:43peut-être
47:44mais je le donnerai pas
47:44écoutez
47:46la surprise
47:47parce que
47:48l'audiovisuel public
47:50et cette commission
47:50dans le cadre
47:51sur la neutralité
47:52sur le financement
47:55et sur
47:57ces neutralités
47:58financement
47:59et la commission
48:00d'enquête
48:01neutralité financement
48:02il y avait un pluralisme
48:03non pas du tout
48:05en revanche
48:06est-ce que vous avez vu
48:07c'est un petit cadeau
48:08pour vous
48:09mais peut-être
48:09que c'est vous
48:10qui avez provoqué ça
48:11allez-y
48:11France Inter
48:12a été épinglé
48:14par les internautes
48:15sur la question
48:16du nucléaire
48:17ils ont invité
48:19monsieur
48:19Jancovici
48:20qui est une sommité
48:21vous savez que
48:22monsieur Jancovici
48:23est une sommité
48:24sur les questions énergétiques
48:25et
48:25ils ont été
48:27impériglés
48:27on va le voir
48:28sur l'antenne
48:29et on va écouter
48:30monsieur Jancovici
48:31est-ce que vous voulez
48:32l'écouter avant
48:33d'avoir le résumé
48:34de France Inter
48:35on écoute monsieur
48:36Jancovici
48:37tenez
48:38aucune énergie
48:39n'est sans inconvénients
48:40et aucune énergie
48:41n'est sans risque
48:42les risques
48:43associés aux alternatives
48:45sont très importants
48:46les risques
48:47bien supérieurs
48:48évidemment
48:49vous savez que
48:50les installations
48:51de production d'énergie
48:52qui ont fait le plus
48:53de morts instantanées
48:54en Europe
48:55c'est les barrages
48:57les barrages
48:58oui
48:59le barrage de Vajon
49:00Longaronne
49:01en Italie
49:03au début des années 60
49:04a fait plus de 2000 morts
49:06il y a eu un accident
49:07de barrage
49:07instantané
49:07absolument
49:10et la rupture
49:11du barrage
49:12de Malpasset
49:13en France
49:13alors ce n'était pas
49:14un barrage
49:14de production hydroélectrique
49:15mais enfin
49:15il a quand même fait
49:16quelques centaines de morts
49:18et le plus grand complexe
49:19de barrage
49:19à avoir jamais rompu
49:20en Chine
49:20a fait 100 000 morts
49:22dans les années 70
49:23donc vous avez
49:25des risques
49:26absolument partout
49:27et en fait
49:27ce qu'il faut regarder
49:28c'est bénéfice-risques
49:29ou l'arbitrage
49:30des risques
49:30quand vous demandez
49:31aux médecins
49:32par exemple
49:32ils vous disent
49:33que le nucléaire
49:33accident inclus
49:34est le plus sûr
49:36des modes
49:36de production électrique
49:38c'est plutôt clair
49:39de la part de M. Jancovici
49:40résumé de France Inter
49:42si la production
49:43d'électricité nucléaire
49:45est décarbonée
49:46elle s'accompagne
49:46de risques importants
49:48Jean-Marc Jancovici
49:49rappelle que toute production
49:51d'énergie s'accompagne
49:51d'inconvénients et de risques
49:52à l'image des barrages
49:53hydroélectriques
49:54au cours du XXe siècle
49:56et les lecteurs
49:57les internautes
49:58ont épinglé
49:59en disant bien
49:59que la production nucléaire
50:00s'accompagne de risques
50:01Jancovici précise
50:02dans l'extrait
50:03que c'est le mode
50:04de production d'électricité
50:05le plus sûr
50:06accident
50:07inclut
50:08avec des risques
50:09inférieurs
50:09aux alternatives
50:10comme les barrages
50:11c'est terrible
50:12mais pourquoi vous dites
50:13c'est terrible ?
50:15c'est la tête
50:17que fait
50:17Gilles William Goldnadel
50:19moi je trouve ça génial
50:20beaucoup d'internautes
50:21s'est intervenu
50:21notamment un certain
50:22Benjamin Goldnadel
50:23qui m'a tweeté ça
50:25ah c'est pas vrai
50:26ah bah alors là
50:27pour le coup
50:27je savais pas du tout
50:27et bah vous regarderez
50:28si vous regardiez un peu mieux
50:29et qui est intervenu
50:30pour dire
50:31pour dire qu'effectivement
50:32les propos
50:33les propos de monsieur
50:34Jancovici
50:35avaient été totalement déformés
50:36le climat
50:37c'est à dire que
50:38je dis avec tout le respect
50:40que je dois aux qualités
50:42intellectuelles
50:43je suis pas convaincu
50:44que la comparaison
50:44soit si aussi
50:45pourquoi ?
50:46pourquoi parce que
50:46vous avez Tchernobyl
50:48vous avez Fukuyama
50:49rien en dégâts humains
50:51et en
50:51il vous dit que
50:52voilà
50:52donc l'énergie nucléaire
50:53moi je suis pour le nucléaire
50:54on peut pas la présenter
50:55non mais attendez
50:56sans risque majeur
50:57enfin attends
50:58d'abord
50:59d'abord
50:59ça n'enlève rien
51:00aux chiffres
51:01que donne Jancovici
51:02au niveau des barrages
51:04et deuxièmement
51:04il faut savoir
51:05comment Tchernobyl
51:06a été géré
51:07d'accord
51:07c'est en pleine déliquescence
51:09du système
51:10du système soviétique
51:13ça n'a rien à voir
51:14avec les centrales nucléaires
51:15de maintenant
51:15rien à voir
51:16c'est la dernière fois
51:17qu'on a connu la frontière
51:18vous savez
51:19pardon
51:19le nuage nucléaire
51:21n'a pas passé
51:21la frontière française
51:22Fukushima
51:23je crois qu'il y a eu un mort
51:2430 secondes
51:242 secondes
51:25vous avez raison de dire
51:26qu'il y a eu une gestion
51:27chaotique et dramatique
51:29mais qui prouve
51:30que le nucléaire
51:31c'est un instrument dangereux
51:33mais la vie c'est dangereux
51:34oui mais
51:35c'est pas n'importe quel danger
51:36et deuxièmement
51:37il y a eu Fukuyama
51:38Fukuyama c'est pas non plus rien
51:40mais il vient de le dire
51:41il y a eu Fukuyama
51:41mais attendez pardonnez
51:42beaucoup n'a rien à voir
51:43mais la discussion
51:44c'est sur le nombre de morts
51:46non
51:46la discussion c'est pas ça
51:47c'est que monsieur Jancovici
51:49peut peut-être se tromper
51:50sauf que ce qui est présenté
51:52par France Inter
51:53n'est pas la explication
51:54de monsieur Jancovici
51:55et il protestera pas
51:57parce que monsieur Jancovici
51:58veut être invité à France Inter
51:59je sais pas
52:00bah moi je vous le dis
52:01malheureusement
52:01on pourrait l'inviter
52:03Julien il nous reste 30 secondes
52:04allez-y
52:04voilà
52:05moi c'était les propos
52:06qui suscitent débat
52:07je considère qu'il faut
52:09effectivement avoir
52:10une industrie nucléaire
52:11mais qu'elle n'est pas sans risque
52:12et il faut faire attention
52:13c'est exactement ce qu'il a dit
52:14moi c'était pas du tout
52:15sur le fond
52:16c'est-à-dire savoir
52:17s'il a tort ou s'il a raison
52:18parce que monsieur Jancovici
52:19peut se tromper
52:20ou au contraire
52:20peut avoir raison
52:21sur la question nucléaire
52:22en revanche lorsque ses propos
52:24sont relayés
52:25c'est absolument pas
52:26ce qui est présenté
52:27et heureusement
52:28qu'il y a les internautes
52:29et on les salue
52:29qui sont là pour rappeler
52:30et remettre l'église
52:32au milieu du village
52:32parfois
52:3419h55 sur cette nuit
52:34merci à tous les deux
52:36à la semaine prochaine
52:37cher Julien Drey
52:38encore une très belle victoire
52:40de votre côté
52:40après ce face à face
52:41je réagirai sur les réseaux sociaux
52:44soufflez un peu
52:45la seule chose qu'on peut faire
52:46c'est de le voir
52:46on va le convoquer
52:47pour qu'il nous tire des pénalités
52:48qui montre
52:48qui joue au foot
52:50mais c'est encore un mensonge
52:51de Gondadell
52:52encore un de plus
52:5419h56
52:55à tout de suite
52:55sur CNews pour l'heure des pro
52:56à tout de suite
52:57on va sortir
52:59un petit peu
52:5910h57
52:5915h75
52:59Bisz
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