- il y a 7 semaines
- #faceaface
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:00Bonsoir, il est 19h, 19h-20h, vous connaissez ce rendez-vous du dimanche, vous êtes très nombreux à nous suivre, c'est le face-à-face avec ce soir Gilles-William-Goldanen.
00:10Bonsoir Gilles-William.
00:11Et le grand retour de Julien Drey.
00:15Bonsoir.
00:16Comment ça va Julien ?
00:17Ça n'a pas été facile.
00:19Mais ça va mieux.
00:20Et heureusement qu'il y a l'hôpital public.
00:22Ça commence déjà la politique.
00:24Ça commence la politique.
00:25On ne peut rien lui demander, il fait de la politique.
00:26Ça commence déjà sur de bonnes bases.
00:28J'ai fréquenté des gens formidables, je les ai d'ailleurs remercie ici, notamment l'hôpital Montsouris, qui m'ont quasiment sauvé la vie.
00:35Voilà.
00:36Eh bien on est très heureux de vous retrouver, sachez-le, et les téléspectateurs aussi.
00:40Et le débat.
00:41Même moi je suis contre.
00:42Même Gilles-William-Goldanen.
00:43Comme je ne pouvais pas commencer sans penser à vous, j'ai pensé à vous tous les deux.
00:48Ah, c'est bien.
00:49Non mais ça c'est pour nous gêner.
00:51Comme on arrive nous les pas vite.
00:52On ne va pas montrer les boîtes, mais l'émission commence sur de bonnes bases.
00:56Merci, c'est très gentil, ça me touche.
00:57Et il a bien fait les choses.
00:58Il a bien fait les choses.
00:59Du coup je vais retenir mes coups.
01:00Oui parce que...
01:01Moi on m'achète facilement.
01:02Allez les amis, on a beaucoup de sujets évoqués ensemble que vous avez choisis, mais tout d'abord vous connaissez la règle.
01:08On commence par un premier tour de l'information et ce soir c'est Isabelle Piboulot.
01:12Bonsoir Isabelle.
01:13Bonsoir Thierry.
01:16Bonsoir à tous.
01:17A la une, le bilan des victimes françaises après la tragédie du Constellation s'alourdit.
01:23Huit morts, un disparu et 23 blessés sont à déplorer.
01:26L'émotion reste puissante ce soir en Suisse, mais aussi à Versailles, car trois jeunes originaires des Yvelines font partie des 119 blessés.
01:36On va retrouver Alexandra Bischoff et Mathilde Kouiller-Flornois en direct.
01:40Bonsoir Mathilde.
01:41Une messe est célébrée en hommage aux victimes en l'église Sainte-Jeanne d'Arc de Versailles.
01:50Oui c'est ça, une messe ne va pas tarder à commencer ici et dans cette église pour rendre hommage aux blessés, aux disparus,
01:57mais aussi aux personnes décédées dans l'incendie de Crans-Montana en Suisse.
02:01Mais c'est une messe toute particulière, comme vous l'avez dit Isabelle.
02:04Elle rend surtout hommage aux trois lycéens versaillais.
02:06Ils s'appellent Valentin, Arthus et Edgar et tous les trois sont hospitalisés actuellement pour des brûlures très graves.
02:14Arthus et Edgar sont tous les deux scolarisés dans le même établissement.
02:18Ils sont en terminale alors que Valentin lui est dans un lycée tout proche.
02:22Donc vous voyez cette messe est très importante ici à Versailles.
02:25Il y a beaucoup de jeunes qui entrent dans cette église, qui peuvent accueillir jusqu'à 700 personnes.
02:30Merci beaucoup Mathilde Okwiler-Flornois et Alexandra Bischoff qui vous accompagne.
02:36Émotion également à Crans-Montana.
02:39Une messe hommage a été rendue aux victimes du nouvel an de l'horreur.
02:43Vendredi prochain marquera une journée de deuil national en Suisse.
02:47Le récit de Sharon Camara.
02:48L'église était bondée de monde, venue ce dimanche matin rendre hommage aux victimes du drame de Crans-Montana.
02:59Au sein de la chapelle Saint-Christophe, cette messe commémorative a été présidée par l'évêque de Sion, Mgr Jean-Marie Lové.
03:06Les objectifs des médias du monde entier sont braqués sur notre station.
03:14Merci à eux de solliciter la compassion dont les familles des victimes blessées ou les femmes ont tellement besoin.
03:25Selon le dernier bilan, l'incendie du bar Le Constellation a fait 40 morts et 119 blessés.
03:31Parmi les victimes, de nombreux mineurs, comme le souligne le pasteur Gilles Cavin, représentant l'église réformée de Suisse.
03:38Parmi les victimes, beaucoup étaient apprentis, collégiens, collégiennes, étudiants, étudiantes.
03:49Nous deux prions pour leurs amis, durement touchés par ce malheur, en cette nuit qui devait être une journée de fêtes et d'amitié.
03:58La messe a été suivie d'une marche silencieuse, depuis la chapelle jusqu'au lieu du drame, située à quelques mètres.
04:09En tête du cortège, les secouristes en uniforme, qui avancent sous les applaudissements de centaines de personnes.
04:15En hommage aux victimes, la Suisse a décrété une journée de deuil nationale, le 9 janvier prochain.
04:20Et puis, autre thème majeur de l'actualité, Donald Trump met en garde la présidente par intérim du Venezuela.
04:28Delcy Rodriguez fera plus cher que Nicolas Maduro si elle ne fait pas ce qu'il faut, a déclaré le président américain.
04:3424 heures après l'opération de capture et d'exfiltration, les Vénézuéliens à travers le monde célèbrent la chute du dictateur.
04:42Comme à Paris, un rassemblement a eu lieu place de la République.
04:45Écoutez ce témoignage recueilli par Alexandra Bischoff.
04:48Suite à 26 ans de dictateur dans mon pays, aujourd'hui on peut voir un peu la lumière au fond du tunnel.
04:56Il faut savoir que Maduro c'est un dictateur, ce n'était pas notre président parce que l'année dernière on a fait des élections qu'il n'a pas acceptées.
05:05C'est Edmundo González qui est notre vrai président.
05:09Donc ce que les Etats-Unis a fait, c'était élever un criminel narcotrafiquant d'un pays complètement écrasé pour son pouvoir.
05:20J'ai le plaisir de vous retrouver à 20h pour un prochain point sur l'actualité. C'est à vous Thierry.
05:23Merci beaucoup. Et à tout à l'heure, 20h évidemment. Merci ma chère Isabelle Piboulot.
05:28Allez, le face-à-face, c'est parti. Mais il y a une tradition dans ce face-à-face, paraît-il.
05:31Donc je me glisse dans les chaussures d'Eliott Deval puisqu'il paraît que nous commençons toujours, toujours, par cette petite communication de Gilles-William-Goldanen sur X.
05:44Alors je crois que ça vous est totalement destiné. Que dit Gilles-William ? Le baron noir est prévenu. S'il tente de venir au secours de son ami Maduro, le chevalier blanc, lui aussi de retour plus vif et vaillant que jamais, lui fera voir de toutes les couleurs, finit le privilège rouge.
06:00Je pars sur une bonne base.
06:02Non, parce que vous n'avez pas donné le mien.
06:05Ah oui ?
06:06Non mais il n'y a aucune tradition pour le vôtre. Je suis désolé.
06:09Justement parce que comme c'était la nouvelle année...
06:10Non mais monsieur revient.
06:11Alors on va le chercher, attendez.
06:12Monsieur revient, il met la loi déjà.
06:13J'ai voulu marquer le coup.
06:15Julien va aller le chercher parce que je ne voyais pas qu'il y ait la moindre ambiguïté et que ce match part sur de mauvaises bases.
06:21Mais non, non, attention. Est-ce qu'on peut voir la réponse de notre ami Julien ? Est-ce qu'on l'a ?
06:30Oui ? Non ? Ça arrive, ça arrive.
06:31Bon, en tous les cas, bon, attention, c'est la rentrée quand même de...
06:35Non, non, mais moi...
06:36Non, alors moi je tiens déjà à commencer tout de suite à corriger les choses.
06:40Je ne sais pas où a inventé Gilles William cette expression.
06:43Mon ami Maduro, moi je n'ai pas d'ami qui s'appelle Maduro.
06:47Ça commence pas pour lui. On sent qu'il fait... C'est une petite précaution oratoire.
06:51Non, ce n'est pas une précaution oratoire.
06:52Moi je n'ai aucune acquaintance avec le régime vénézuélien de monsieur Maduro.
06:57Au contraire, je pense que c'est une dictature, un dictateur sordide et qu'il n'a pas à être défendu.
07:02Alors, on va justement commencer, puisque c'est le thème que nous avons défini pour commencer cette émission,
07:09cette situation au Venezuela et cette intervention incroyable des Etats-Unis à la demande de Donald Trump
07:15avec la capture de Nicolas Maduro, son exfiltration aux Etats-Unis.
07:19Je crois qu'on voit d'ailleurs l'arrivée ce matin.
07:22C'est quand même l'image du jour dans les locaux de l'agence antidrogue américaine à New York.
07:28Il n'est évidemment pas traité comme un président, mais comme un narcotrafiquant.
07:34C'est ce que d'ailleurs a dit haut et fort Donald Trump.
07:37Et je voulais commencer par cette émission, par cette séquence.
07:40Mais je voudrais également vous faire écouter un témoignage recueilli.
07:44C'est une franco-vénézuélienne qui vit à Caracas.
07:48Et comment elle a vécu justement ce qui s'est passé dans son pays.
07:52C'est un témoignage assez intéressant.
07:54Je trouvais qu'il était aussi intéressant de vous le faire entendre à nouveau.
07:58Écoutez-la.
08:00À deux heures du matin environ, j'ai réalisé que j'entendais des explosions au son grave,
08:08très différent à celui des feux d'artifice.
08:10Puis je me suis aperçue du bruit d'avions volant très haut au-dessus de nous.
08:16Et c'est là que j'ai compris que l'opération militaire américaine se déroulait enfin.
08:20Le bombardement a duré deux ou trois heures environ, je ne suis pas sûre.
08:29Tout s'est passé loin de chez moi, heureusement.
08:31L'électricité et l'Internet n'ont pas été coupés et j'ai donc pu suivre les infos.
08:37J'ai été impressionnée par la précision de l'opération.
08:40Une opération très attendue par tous les Vénézuéliens.
08:44Depuis un silence insolite règne, il y a un grand calme que j'attribue à l'incertitude.
08:52Une période où il y a encore de nombreuses figures du régime toujours au Venezuela.
09:01Nous attendons de voir ce qui va se passer pour pouvoir enfin célébrer le retour à la démocratie
09:11et à une vie normale aux Vénézuéliens.
09:14Je trouvais que c'était bon de commencer avec ce témoignage de cette franco-vénézuélienne.
09:19Gilles-William-Goldanen.
09:20Je me demande si vous ne deviez pas donner la parole d'abord à M. Drey,
09:23parce qu'il avait commencé à expliquer que Maduro n'était pas son ami,
09:28donc je pense qu'il voulait expliquer tout le mal qu'il pensait de l'opération en elle-même,
09:32ou alors je n'ai rien compris.
09:33Alors, Julia ?
09:34Non, je pense qu'il y a deux choses différentes.
09:37Il y a le jugement qu'on porte sur ce qu'était le régime vénézuélien,
09:40la condamnation qu'il suscitait,
09:43et je veux dire tous les reproches qui étaient faits,
09:45y compris par, je dirais, la communauté internationale sur le fait qu'il avait triché au moment des élections,
09:50et après il y a l'opération en elle-même.
09:52Alors l'opération en elle-même, elle pose énormément de problèmes.
09:54Parce qu'effectivement, on peut se dire, un dictateur de moins,
09:58le peuple vénézuélien va avoir droit à la liberté,
10:01mais l'histoire nous a appris aussi que ce genre d'opération
10:03ne produisait pas forcément les effets escomptés,
10:06et qu'au contraire, souvent, le mal était le pire que ce qu'on voulait faire.
10:11Je pense à l'exemple libyen, je pense à l'exemple afghan,
10:15donc je veux bien l'embrasement général qu'on connaît de certains,
10:19qui nous disent c'est formidable, etc., une nouvelle période va commencer.
10:23– Nouvel ordre mondial à l'une de nos confrères du dimanche.
10:26– Oui, nouvel ordre mondial qui commence par le fait qu'on ne sait pas ce qui va se passer
10:30dans les semaines à venir, on peut avoir une guerre civile,
10:33il y a quand même un appareil militaire encore qui est très fort,
10:35et qui ne va pas tomber, et les Américains vont faire quoi à ce moment-là ?
10:38Ils vont venir intervenir militairement,
10:40parce que là l'opération a été chirurgicalement bien faite,
10:44certainement avec beaucoup de complicité, voilà.
10:46Donc je suis très prudent par rapport à cette situation,
10:52et pourquoi je suis prudent ? Parce que je connais ce débat,
10:54le débat c'est la faim justifie les moyens, c'est un vieux débat,
10:57un vieux débat historique, mais vous savez quand j'étais jeune,
11:00je pensais que la faim justifie les moyens,
11:01et l'histoire m'a appris que quand on emploie des mauvais moyens,
11:04la faim n'est pas belle.
11:06– Gilles William, votre regard sur cette intervention américaine ?
11:10– La position de M. Drey est moins critiquable que je le craignais,
11:17c'est-à-dire que bon, oui, ça peut toujours être pire,
11:20mais la situation au Venezuela, elle est quand même épouvantable.
11:24– Interrogez les Vénézuéliens, vous connaissez bien cette communauté ?
11:27– Je veux bien, mais effectivement, il y a toujours une prise de risque dans quoi que ce soit.
11:31Non, moi je pensais qu'il allait, comme beaucoup,
11:34s'abriter derrière le droit international, ou le droit tout court.
11:39Moi j'aimerais beaucoup vivre dans un pays de droit,
11:41ou dans un monde de droit, il n'y a jamais eu moins de droit.
11:44L'organisme qui est fait pour faire respecter le droit international,
11:49c'est l'ONU, c'est l'arrêt aux pages le plus corrompu et le plus injuste au monde.
11:56Idem pour la Cour européenne, pour la Cour internationale de justice.
12:01Donc en vérité, nous vivons malheureusement,
12:03mais je suis le premier à le déplorer, dans la jungle.
12:08Donc dans ce cadre-là, bon, écoutez, je signale à M. Drey,
12:14que lorsque les Israéliens et les Américains sont intervenus en Iran,
12:21non seulement c'était contraire au droit international,
12:25mais ça aurait pu aussi se passer encore plus mal qu'on imaginait.
12:28Quand il y a une prise de risque, effectivement,
12:33moi je sais qu'une seule chose, je vais vous dire quelque chose.
12:34D'abord, à J-1, qui connaissait M. Maduro ?
12:41M. Maduro était inconnu...
12:45M. Mélenchon connaissait très bien M. Maduro, tout comme M. Chavez.
12:49J'y viens, non mais je veux dire, dans l'opinion publique,
12:52M. Maduro n'était pas du tout critiqué.
12:55Il n'y avait pas de critique du dictateur Maduro dans les médias massifs, je veux dire.
13:01Il était peinard, M. Maduro, pardon de le dire.
13:05Et c'est vrai que, alors le grand défenseur du droit international,
13:09ou du droit tout court, c'est M. Mélenchon.
13:12Alors c'est vrai que lui, il a les liens de l'amitié.
13:14– Tout de suite, il a organisé une manifestation dès hier à 18h, ça n'a pas traîné.
13:19– M. Mélenchon, défenseur du droit, il ne défend même pas le droit des Français envahis,
13:26contrairement à la loi sur les frontières.
13:29Il ne défend pas le droit des policiers lorsqu'ils sont agressés.
13:33Et M. Mélenchon est devenu tout d'un coup défenseur du droit.
13:36Ça serait risible si ça n'était pas tellement irritant.
13:40– Non mais, dans ce qui est en train de se passer,
13:43il y a des questions qui sont des questions lourdes.
13:45Pourquoi elles sont lourdes ?
13:46Parce qu'au début, tout le monde se réjouit.
13:48Tout le monde est là en disant, voilà.
13:50Et puis après, les semaines passant, on se rend compte que
13:53la situation n'est pas aussi simple qu'on a bien cru de quoi au départ.
13:56Et mon inquiétude, elle est là.
13:57Moi, je n'invoque pas le droit international.
13:59Depuis le 7 octobre 2023, je sais que le droit international n'existe plus.
14:02Voilà, j'ai bien vécu tout ce qu'a fait l'ONU,
14:05et continue à faire l'ONU par rapport à ce qui se passe au Proche-Orient.
14:09Évidemment, les organismes, les commissaires mondiaux
14:13qui annoncent des chiffres qui sont complètement faux,
14:15comme Mme Albanez, ou la négation de la réalité des tortures et des viols
14:20qui ont été commises à l'égard des jeunes israéliennes
14:22et qu'on découvre aujourd'hui parce qu'elles se sont tuées jusqu'à maintenant
14:25pour ne pas mettre en péril les otages, mais on découvre la réalité.
14:28Voilà, donc moi, ce n'est pas une histoire de droit international.
14:31Je sais que le droit international, pour l'instant,
14:33il est souvent l'expression d'un rapport de force,
14:35et du rapport de force du plus fort,
14:37ou de ceux qui savent jouer de ça.
14:40Moi, ce n'est pas cette question-là.
14:41J'espère qu'un jour, on arrivera à construire ce droit international,
14:44ce qui était l'espoir des Nations Unies.
14:46Non, je pense que la méthode pose problème,
14:50parce que si on commence comme ça,
14:51demain, d'autres s'autoriseront la même chose.
14:54D'autres vont pouvoir se dire,
14:56moi, par exemple, chinois, je vais m'occuper de Taïwan.
14:59– C'est justement la une du journal du dimanche aujourd'hui,
15:04le nouvel ordre mondial avec la Chine, avec Taïwan,
15:09la Russie avec l'Ukraine,
15:11et puis l'intervention de Donald Trump,
15:15et notamment au Venezuela,
15:18mais avec des avertissements lancés à la Colombie, à Cuba,
15:22avertissement très ferme de Donald Trump.
15:26– Vous voyez bien le processus dans lequel on rentre à ce moment-là,
15:28à Cuba, c'est une vieille histoire.
15:30– Ah oui, c'est une vieille histoire.
15:30– Voilà, c'est pas la même chose que,
15:33en plus, c'est pas la même chose,
15:34le rapport à Cuba pour les États-Unis que par rapport au Venezuela,
15:38ce sera pas aussi simple que ça,
15:39je vous rappelle la baie des cochons,
15:41voilà, le débarquement à l'époque,
15:43bon, donc la Colombie, et il y a d'autres, voilà.
15:47Et puis, vous savez, il y a quand même un petit problème,
15:49je veux bien qu'on lutte contre le narcotrafic,
15:52formidable,
15:53mais le président, l'ancien président du Honduras,
15:56a été condamné par la justice américaine
15:58à 42 années de prison
15:59parce que c'était un narcotrafiquant.
16:01Qui a gracié, il y a quelques semaines,
16:03ce président ?
16:05– Qui l'a gracié ?
16:07– Vous avez la réponse, Donald Trump.
16:09– Qu'on soit clair.
16:10– Jean-William.
16:11– Qu'on soit clair.
16:11Je ne suis pas dupe
16:13sur les arrières-pensées de M. Trump-Donald.
16:16Je sais bien qu'il y a des arrières-pensées pétrolières,
16:19ce n'est pas uniquement pour la plus grande satisfaction des Vénézuéliens.
16:24C'est un pays que j'adore parce qu'une partie de ma famille…
16:27– C'est un pays magnifique, on ne le dit jamais assez.
16:29C'est un pays magnifique et riche.
16:31– Pardon, à chaque jour suffit sa joie.
16:35Aujourd'hui, je suis content qu'un dictateur
16:38qui a volé l'élection des Vénézuéliens
16:41soit maintenant en prison.
16:44Et j'avoue que mon stock compassionnel n'est pas assez grand
16:46quand je le vois arriver avec ses menottes pour le plaindre.
16:50– C'est pour ça que j'ai commencé notre émission avec cette image.
16:52Je savais que ça allait vous faire plaisir.
16:53– Non, effectivement, rien n'est écrit.
16:56J'aimerais bien que ça soit écrit de la même manière,
16:59vous voyez, pour l'Iran.
17:00Ça me plairait bien.
17:01Parce qu'il y a trois pays qui se ressemblent.
17:03Il y a trois pays qui se ressemblent.
17:05C'est le Vénézuéla, l'Iran et l'Algérie.
17:08Et d'ailleurs, ça tombe bien
17:09parce qu'ils ont d'excellentes liaisons les uns avec les autres.
17:15– On va en parler parce que cette émission est parfaitement bien organisée.
17:17– Je voudrais revenir parce qu'il y a une formule que j'aime bien
17:22qui dit qu'il n'a pas de passé, il n'a pas d'avenir.
17:25Et qu'il faut avoir l'histoire.
17:26Vous savez, moi, j'étais jeune parlementaire.
17:28Vous allez me dire, c'est longtemps, c'est vrai.
17:29– Je ne me suis même pas permis de le dire.
17:30– Je me suis posé pendant des heures et des heures
17:33la question de savoir si j'allais voter pour l'intervention
17:35pour la première guerre du Golfe.
17:37puisque le Parlement, cette fois-ci, avait été consulté
17:40à l'inverse d'autres situations.
17:41Et au dernier moment, je me suis dit, c'est une erreur.
17:45J'ai voté contre.
17:46J'ai eu toutes les foudres qui me sont tombées dessus,
17:48y compris mon propre parti, le Parti socialiste,
17:50qui voulait m'exclure.
17:51Mais je m'excuse de le dire, l'histoire, avec le temps, m'a donné raison.
17:55– La suite, comment peut-on l'envisager ?
17:58On vous a sorti une intervention de Donald Trump
18:00puisqu'il a été très clair et très rapide.
18:02Écoutez-la et on en parle parce que la suite est importante.
18:05Les Vénézuéliens sont très heureux d'être libérés de Maduro.
18:08Évidemment, très heureux de cette intervention,
18:10mais ils se posent beaucoup de questions.
18:12Réponse de Donald Trump.
18:14– Nous allons nous assurer qu'il y a une transition juste.
18:20Nous ne voulons pas qu'il y ait quelqu'un d'autre qui arrive à la place
18:22et que la situation que nous avions eue ces dernières années perdure.
18:29– Ce qui veut dire que nous allons diriger ce pays
18:33jusqu'à qu'il puisse avoir une transition qui soit juste et judicieuse surtout.
18:38Car nous voulons la paix, la liberté et la justice pour le grand peuple du Venezuela.
18:41– Parce que c'est ce qu'on est tous.
18:42Ce qui inclut les personnes issues du Venezuela
18:50et qui vivent maintenant aux Etats-Unis
18:52et qui veulent retourner dans leur pays, leur terre natale.
19:00On ne peut pas prendre le risque que quelqu'un d'autre prenne le contrôle du Venezuela
19:02et qu'il n'ait pas en tête le bien des Vénézuéliens.
19:05– Alors, il y a plusieurs choses qui ont étonné les Vénézuéliens.
19:10Première chose, c'est qu'on pouvait penser que Maria Karina Machado,
19:17prix Nobel de la paix, qui avait en son sein un petit peu Donald Trump,
19:22puisse jouer un rôle.
19:24Visiblement, ce n'est pas la carte de Donald Trump.
19:27Il a estimé qu'elle ne bénéficiait pas de soutien nécessaire.
19:31Et c'est plutôt Delcy Rodriguez qui est reconnue présidente par intérim
19:35et qui a été confirmée par l'armée aujourd'hui.
19:38Et évidemment, ça pose question parce qu'elle était quand même proche de Maduro.
19:42Donc, peut-être que c'est pour répondre à la question que vous évoquiez tout à l'heure,
19:46éviter une guerre civile au sein du Venezuela.
19:50Je ne sais pas, c'est une question que je vous pose.
19:52– On va avoir des informations dans les jours et les semaines à venir.
19:56Je n'exclus pas que ce soit une révolution de palais.
20:00– C'est-à-dire ?
20:00– C'est-à-dire que Delcy Rodriguez, excusez-moi les pressions,
20:05il y a 3-4 mois, les informations avaient circulé comme quoi
20:08elle avait des contacts avec les États-Unis
20:10et qu'elle souhaitait une intervention pour renverser le régime.
20:13Je remarque que très vite les choses sont mises en place.
20:16Et je n'exclus pas que dans quelques heures ou dans quelques jours,
20:19elle tende tout d'un coup la main à M. Trump en disant
20:22« Mais nous sommes prêts à négocier »
20:23et que celui-ci lui réponde « Ah mais si vous êtes prêts à négocier, alors négocions. »
20:28– Eh bien pour répondre justement à vos peurs et à vos angoisses.
20:33– C'est-à-dire que c'est des questions politiques.
20:34– Non mais cette solution médiane qui passerait sans doute avec des accords pétroliers
20:39mais aussi à une libéralisation du pays,
20:44ça serait peut-être effectivement un moindre mal.
20:47– Mais c'est pour ça que je suis prudent.
20:49– On ne peut pas être effectivement dans une quête d'absolu,
20:53ce n'est pas une guerre, je vous signale que pour l'instant ce n'est pas une guerre.
20:56– Ce n'est pas une guerre.
20:56– C'est une intervention ponctuelle qui n'avait pas besoin du tout
21:00de l'autorisation du Congrès par rapport, contrairement à ce que beaucoup prétendent.
21:05Donc nous verrons bien, mais je vous dis encore aujourd'hui,
21:09vous parlez, celui qui serait le mieux placé pour remplacer M. Maduro,
21:14c'est celui qui a été…
21:16– Non, non, le président.
21:19– Le président qui a effectivement n'a pas été élu.
21:22– Et j'attire votre attention sur le fait,
21:24et c'est ce que je disais au début de mon inter-intervention,
21:27qu'en France, on a très peu parlé de cette élection volée,
21:33parce que c'est ce que j'appelle le privilège rouge,
21:35par contre, et de la même manière qu'en Roumanie,
21:38on a annulé une élection parce que le type était,
21:41paraît-il, d'extrême droite, sous le prétexte jamais prouvé
21:45qui avait eu la mainmise de la Russie,
21:47on a annulé l'élection, vous avez entendu les grands Européens
21:51et pris de liberté se plaindre de cette élection ?
21:55– Julien, j'ai une question, parce que beaucoup de Vénézuéliens nous regardent
21:58et de Franco-Vénézuéliens nous disent…
22:00– 30 secondes, 30 secondes, peut-être que Gilles William
22:02n'avait pas son intention focalisée sur le Vénézuéla,
22:05mais il y a eu des mobilisations importantes,
22:07des prises d'opposition claires condamnant M. Maduro,
22:10y compris la diplomatie française, il faut être honnête,
22:12à l'époque, qui avait appelé justement au respect des choses.
22:15Bon, après, tout le monde, comme d'habitude, s'est détourné, s'est lassé, etc.,
22:19mais ce n'est pas vrai que c'était passé comme une lettre à la place.
22:21– Je crois qu'il n'y a pas eu un éditorial, pas un,
22:24sur l'audiovisuel de service public.
22:26– J'ai une question pour Julien.
22:29– Nous avons été un certain nombre à protester, à dire…
22:33– Ne me dis pas que c'était massif, par rapport à une élection volée en Europe.
22:37– Beaucoup de Franco-Vénézuéliens regardent notre émission
22:40et l'ont beaucoup regardé hier, quand on était en édition spéciale,
22:43et certains me disent, mais posez la question, M. Drey,
22:46pourquoi à gauche, on a été timorés sur Maduro ?
22:51Et on le voit bien aujourd'hui, 5 pays sud-américains plus l'Espagne
22:54et on le rejette toute tentative de contrôle.
22:56Et on se dit, mais pourquoi la gauche a été si modérée ?
22:58Elle n'a pas dénoncé M. Maduro ?
23:00– Mais parce que la gauche, vous le savez comme moi,
23:02depuis maintenant plusieurs années,
23:04le leadership à gauche a basculé dans une gauche radicale,
23:08qui est d'ailleurs aujourd'hui contestée, je l'espère,
23:12en tous les cas, commence à être contestée,
23:13et j'espère qu'elle sera en recul,
23:15et que ce leadership, emmené par la personnalité de Jean-Luc Mélenchon,
23:19a établi des liens très particuliers avec un certain nombre de régimes.
23:23Au départ, c'était M. Chavez, puis après, ça a été M. Maduro.
23:26Et des liens qui, d'ailleurs, étaient contestés par beaucoup d'entre nous,
23:29en disant, tu es aujourd'hui, à l'époque, on le tutoyait,
23:33tu vas, mais on a vu où il allait.
23:36Pardon de le dire, cette protestation était quand même assez timorée.
23:43On a eu quelqu'un qui a tressé des louanges à Fidel Castro,
23:49où il a même pleuré le jour de sa mort, l'épée de Fidel dans le ciel.
23:53Il était extrêmement lyrique.
23:54On a la séquence.
23:55Extrêmement lyrique.
23:56Est-ce qu'il a été critiqué massivement du...
24:00Il était du meilleur but avec M. Chavez.
24:03Bien sûr.
24:03Il a un point commun avec M. Chavez, M. Mélenchon.
24:07Tous les deux ont fait référence au mythe du peuple juif déicide.
24:13C'est quand même pas mal.
24:15Chavez comme Mélenchon.
24:17Faites attention parce que, je l'ai appris d'ailleurs récemment,
24:20M. Maduro, en 2018, a reçu le grand rabbin d'Israël
24:24et a annoncé qu'il était d'origine juive.
24:26Oh, ça alors, c'est pas spécialement pour m'impressionner.
24:31Quand je veux m'endormir le soir,
24:33je songe à beaucoup de gens qui sont d'origine juive
24:36et qui n'ont rien dit.
24:37Non, je dis, je ne cherche pas à vous impressionner.
24:40Je sais que n'est pas né celui qui sera en capacité de vous impressionner.
24:44Peut-être moins un peu de temps en temps.
24:45Il est en forme, Julien Drey.
24:46C'est le retour de Julien Drey ce soir, dans le face-à-face.
24:49Non, je dis simplement que la question est simple.
24:53Est-ce qu'on doit verser une larme sur M. Maduro quand on est de gauche ?
24:55La réponse est.
24:56Non, c'est clair, net et précis.
24:58Et quand on est de gauche, on se bat pour la démocratie.
25:00Et la démocratie, ce n'est pas quelque chose qui se marchande
25:02ou qui se négocie au nom d'une suprématie de l'idéal socialiste.
25:06Julien, je vais vous dire quelque chose.
25:07Vous savez pourquoi vous m'impressionnez d'une certaine manière
25:12ou en tous les cas, je n'ai pas les mêmes sentiments qu'avec d'autres.
25:15C'est que jamais, depuis qu'on se connaisse à peut-être 20 ou 25 ans,
25:20sur nos sujets affinitaires, vous avez manqué à la dignité ou à la mémoire.
25:25C'est tout.
25:25Merci de ce bon début d'année.
25:28Mais non, j'aurais pu le dire à la fin de l'autre.
25:31J'ai craint le pire sur la communication de Gilles William au début de cette émission.
25:37Moi, c'est une question, je n'aurais pas été à la manifestation à la République.
25:42Ah bah oui, j'imagine.
25:45Je n'aurais pas défendu des dictateurs.
25:46Mais moi, je n'ai aucune affinité avec les dictateurs.
25:49Vous savez, mes divergences, elles ont commencé avec Jean-Luc Mélenchon
25:51quand il a commencé à m'expliquer que la grande Chine, c'était une référence.
25:54Et là, on a commencé à se disputer et après, on s'est séparés.
25:57Je rappelle que vous en avez fait un livre.
25:58Voilà, dans lequel j'explique tout ça.
26:00Exactement.
26:01Voilà, donc...
26:02Je parlerai de votre livre tout à l'heure, pour ne pas qu'il y ait de jaloux.
26:05Le plutôt sera le mieux.
26:06Évidemment, j'ai bien compris.
26:07Non, ce que je veux dire par là, c'est qu'il y a des questions politiques
26:09qui sont posées derrière et qui ne sont pas simples.
26:12Et on ne peut pas simplement s'exalter en disant
26:14un dictateur est tombé.
26:15Derrière, il y a des lourdes questions.
26:16Et ça peut se retourner en son contraire, cette affaire.
26:19Voilà.
26:19Mais ce n'est pas anodin ce qui s'est produit là, aujourd'hui.
26:21Non, ce n'est pas anodin.
26:22Et ça peut générer d'autres choses.
26:25Vous imaginez qu'il y a un certain nombre de dictateurs sur la planète.
26:28Certains peuvent trembler, mais d'autres peuvent se dire,
26:30puisque l'Amérique s'est permis, nous aussi, on ne peut se permettre.
26:32Enfin, vous me permettrez de vous dire que votre comparaison
26:35entre le Venezuela par rapport aux Etats-Unis
26:39et Taïwan pour la Chine est un peu osée.
26:42Parce que Taïwan, c'est plutôt un modèle de démocratie.
26:46Mais non seulement c'est un modèle de démocratie,
26:48mais il faut défendre bec et ongue Taïwan.
26:51Alors là, vous me trouverez, ça fait déjà plusieurs années,
26:54mais je suis inquiet.
26:55Au début, ces dernières années, je me disais,
26:57mais non, la Chine n'osera jamais,
26:58parce que Taïwan a une force, des capacités de résistance,
27:01que le peuple taïwanais est exemplaire.
27:03C'est un pays extrêmement cultivé, qui est d'ailleurs très francophile, etc.
27:06D'ailleurs, ce n'est pas un pays, puisque personne ne veut le reconnaître.
27:08Très peu de monde.
27:10Mais maintenant, je commence à me poser les questions.
27:12Je me dis, est-ce que, tout d'un coup,
27:13il n'y a pas une sorte de nouvel ordre mondial, peut-être,
27:16mais qui est, ça c'est à toi, ça c'est à moi.
27:19C'est la une du journal du dimanche.
27:20Chacun fait ce qu'il veut.
27:20C'est la guerre froide.
27:22Chacun fait ce qu'il veut dans son coin.
27:24On marque une pause, les amis ?
27:25D'accord.
27:26S'il le faut, vraiment.
27:27Il le faut, mais on va enchaîner avec l'Iran.
27:30Et vous verrez que tout se tient, évidemment, dans cette émission.
27:33Comme d'habitude, restez-nous fidèles.
27:35On se retrouve dans quelques instants pour ce Face à Face.
27:38A tout de suite.
27:41Merci et bienvenue.
27:43Merci de nous écrire dans ce Face à Face
27:44entre Julien Dray et J. William Koldanen.
27:46Alors, je ne veux pas qu'il y ait la moindre ambiguïté entre nous.
27:50J'ai commencé cette émission avec votre communication sur X.
27:55On vous cède un naturel jaloux.
27:56Et je ne veux pas que vous ayez un sentiment d'être désavantagé dans ce match.
28:01On va découvrir la réponse à Gilles William.
28:04Alors, on me dit, Julien Durand, qui prépare cette émission à mes côtés,
28:08me dit qu'il y a quelques petites coquilles.
28:10Alors, je vais découvrir votre...
28:11Ah, ça commence bien, je suis content.
28:13Ah !
28:13Alors, ce soir, malgré les difficultés de la vie prenant sur lui,
28:17le seul, l'unique baron noir revient.
28:19Et le feu chevalier blanc ne pourra plus fanfaronner.
28:23L'année 2926 se met en place.
28:26Non, pas 2926.
28:27Oui, mais c'est 2926.
28:29Ah bah ouais.
28:30Et voilà.
28:30Et je vais vous expliquer.
28:31J'ai des gros doigts.
28:32Quand je tape, je tape trop vite.
28:33D'accord.
28:33Et j'ai fait la même erreur que depuis que je suis gosse,
28:36qui me valait d'ailleurs des réprimandes terribles de mon père.
28:38Je ne relis jamais.
28:40Et si mon père avait raison, il peut me mettre une tarte de là où il est.
28:43Il y a une projection sur le futur.
28:44J'aurai le triomphe modeste.
28:46Une projection sur le futur.
28:48Oui.
28:492926.
28:492020, on y sera encore.
28:51On y sera encore.
28:52Les amis, reprenons nos sujets et nos thématiques.
28:56L'Iran, on va parler de l'Iran.
28:58Évidemment, parti de Terran sur fond de Vichère.
29:01La contestation qui traverse l'Iran s'est élargie.
29:06Des demandes politiques.
29:07Et le guide suprême a estimé hier que, alors c'est formidable,
29:09que les revendications économiques étaient justes,
29:11mais que les émeutiers devaient être remis à leur place.
29:15Qu'on prenne qui pourra.
29:16Enfin, on a tous compris ce que ça voulait dire.
29:17On va voir vite fait le sujet de Célia Judas.
29:20Et on en parle parce que tout est lié avec le sujet précédent
29:22et les liens entre l'Iran et Venezuela aussi.
29:27En Iran, la colère s'étend à tout le pays.
29:31Au huitième jour de contestation liée au coup de la vie dans la République islamique,
29:36de nouveaux rassemblements se sont tenus hier soir dans la capitale iranienne.
29:40Au départ orchestré par les commerçants,
29:43le mouvement a rapidement été rejoint par les étudiants.
29:46Hier soir, des groupes de 50 à 200 jeunes ont manifesté leur colère
29:50par des jets de pierre et l'incendie de plusieurs poubelles.
29:55Initialement économiques, les revendications prennent aujourd'hui un tournant politique.
29:59Des slogans tels que « mort au dictateur » ont notamment été entendus
30:04lors des derniers rassemblements.
30:05A l'échelle nationale, la gronde s'est étendue,
30:08marquée par une intensification des violences et des attaques à l'ouest du pays.
30:14Ces manifestations, les plus importantes en Iran depuis le mouvement de 2022-2023,
30:19ont fait au moins 12 morts lors d'affrontements depuis le 30 décembre dernier.
30:24Julien ?
30:27J'espère que cette fois, ça sera la bonne.
30:29Et pour ça, il faut que tout le monde se mobilise.
30:31Parce qu'il ne faut pas laisser les Iraniens tout seuls.
30:34Et si vous voulez, ma colère, c'est un peu plus ce qui m'a poussé à être là ce soir,
30:38pour être honnête, parce que ce n'était pas comme ça que j'avais prévu les choses.
30:40C'est ce silence complice des journaux aussi importants que les jours quotidiens du soir ou du matin.
30:49Pas un mot, normalement, ça devrait faire la une de ces quotidiens.
30:55La une.
30:56Parce que le peuple iranien, aujourd'hui, est en train de faire une révolution.
31:00Ce n'est pas comme les autres fois, cette fois-ci.
31:02Parce que les informations...
31:03Tu penses que ça peut marcher, là ?
31:04Alors, non seulement, jamais on peut prédire ça.
31:07Mais ce n'est pas la même chose.
31:09D'abord parce qu'il y a une fusion totale entre la jeunesse, les commerçants et la population.
31:14Alors qu'avant, c'était des secteurs différents.
31:15Deuxièmement, il y a une fusion entre les différentes ethnies.
31:19Je veux dire, populations qui peuplent l'Iran.
31:21Vous savez, l'Iran, c'est multi-ethnique, comme on dit.
31:24Et là, pour la première fois, tout le monde s'y met.
31:26Des Kurdes aux Azéries, tout le monde s'y met.
31:29Et alors, c'est encore plus intéressant.
31:32Parce qu'il y a une véritable réflexion qui s'est installée.
31:36Le mouvement, il est très fort dans les villes de province.
31:38Pourquoi ?
31:39Parce que dans les villes de province, les gardiens de la révolution sont faibles.
31:42Et il y a aujourd'hui des zones entières qui ne sont plus contrôlées par le régime.
31:45Ce qui n'était pas le cas auparavant.
31:46Et ils ne sont pas attaqués encore à la capitale, parce que là est concentré l'essentiel de l'appareil de répression.
31:52Et qu'ils ne veulent pas se faire tirer par des appareils.
31:54Mais ce qui est très important, et j'insiste là-dessus, les Iraniens n'arrêtent pas à nous le dire.
31:58Il faut qu'on en parle, qu'on en parle, qu'on en parle.
32:00Qu'on ne les laisse pas tout seuls, qu'on ne détourne pas notre regard.
32:02Parce que cette pression, elle est nécessaire, elle est essentielle.
32:05Et je pense que c'est un basculement terrible de l'histoire si ce régime tombe.
32:09Et il y tombera, non pas parce que quelqu'un s'est occupé d'eux, mais parce que c'est eux qui s'occupent de leur sort.
32:15Ça c'est important.
32:15Gilles William.
32:16Encore que s'il y avait une intervention américaine pour s'emparer des aïetollahs,
32:23je serais courageux devant la violation du droit international, si vous voyez ce que je veux dire.
32:27Mais Gilles William, vous permettez deux secondes.
32:28Au moment de la guerre des douze jours, ça m'appelle désormais la guerre des douze jours,
32:32les Iréliens voulaient intervenir, et c'était ça qui était attendu.
32:35Que certains nombres de sites de répression, notamment des prisons, des sites des gardiens de la Révolution, soient frappés.
32:42La population iranienne s'attendait à ça.
32:44C'est Donald Trump qui a demandé aux Iréliens de ne pas le faire.
32:46En disant, attention, je ne veux pas qu'on fasse ça.
32:49Sans doute, ça ne m'étonne pas, mais je le déplore.
32:52Alors, c'est les mêmes remarques, d'une certaine manière, par rapport justement au Venezuela, mais c'est encore en pire.
33:00Vous avez entendu tellement, vous entendez tellement, parce que là il y a des émeutes,
33:04mais vous entendez tellement, en temps normal, en temps habituel, la critique du régime des Mollahs.
33:12Vous avez des condamnations à l'ONU contre l'Iran.
33:15À mon avis, il y a eu une condamnation contre l'Iran, contre 200 ou 300, contre un autre État.
33:22Voilà.
33:22Donc, de manière générale, le monde médiatique n'aime pas à s'en prendre un État non-occidental islamiste.
33:33Il ne s'en prenne qu'aux États occidentaux blancs.
33:36Ça fait partie du masochisme occidental.
33:41Donc là, on en parle, mais je vous signale qu'on ne parle...
33:44On parle de temps en temps du droit des femmes.
33:47Ça fait partie des...
33:48Mais on ne parle pas du nombre d'exécutions capitales.
33:531 500, 1 500, 1 500.
33:56Les grands adversaires de la peine de mort, si vous vous rendez compte, massives.
34:02On ne parle pas des homosexuels qu'on pend en masse en haut des grues.
34:08On n'en parle jamais.
34:10Et là, effectivement, Julien a raison, on en parle très peu, très peu d'articles dans le monde.
34:16Sur France Inter, quand on en parle, on le présente plutôt comme une...
34:21C'est contre la vie chère.
34:23Ce n'est pas quelque chose de massif contre le régime des Mollas.
34:27Donc, maintenant, qu'est-ce qui va se passer ?
34:30Je n'en sais rien.
34:31C'est vrai que le seul problème, mais les Thaïs, ce sont les gardiens de la Révolution.
34:37Corrompus, surarmés, déterminés, plus rien à perdre.
34:42Il est possible que l'explication de Julien se soit valable.
34:47À savoir, en province, ils sont peut-être moins puissants que dans la capitale.
34:52Je ne sais pas ce qui va arriver, mais encore une fois, c'est très important.
34:57Trois États qui se ressemblent.
34:59Corrompus, dictatoriaux, le Venezuela.
35:04Il y a des liens entre Maduro et...
35:06Le Venezuela, l'Iran et un certain pays qui, en ce moment, détient un otage français.
35:14Qui s'appelle l'Algérie.
35:15Qui s'appelle l'Algérie.
35:15Vous avez raison de le rappeler.
35:16On pense à Christophe Vilaise parce qu'il faut en parler aussi.
35:18Ah bon, mais on n'en parle pas non plus beaucoup.
35:20Nous, on en parle dans Punchline et Clarence Fary tous les jours dans Punchline.
35:24Je voulais revenir.
35:25D'abord, la diplomatie française, elle doit être au rendez-vous de ce peuple.
35:29Et il y a un silence qui est insupportable.
35:32Un silence...
35:33Alors, on va faire deux, trois petites déclarations comme ça.
35:35Mais vous avez vu également sur le Venezuela, il y a eu une réaction.
35:37Alors, c'était intéressant, on ne l'a pas évoqué tout à l'heure, on n'a pas eu le temps.
35:40Ils n'étaient pas forcément d'accord l'un et l'autre.
35:41Oui, ils n'étaient pas d'accord entre le Quai d'Orsay et M. Macron.
35:44Ça ne nous a pas échappés.
35:46Je voudrais revenir, si vous me permettez.
35:48Oui, je vous en prie.
35:48Je vous donne la parole, je vous en prie.
35:50Parce que la mobilisation internationale, on peut penser que ça n'a pas d'effet.
35:54Ça a de l'effet.
35:55D'abord parce que ceux qui se battent dans la rue, ils ont le sentiment qu'on les soutient.
36:00Mais là, ça a de l'effet parce que le régime, on se voit bien en ce moment, c'est en ce sens-là que je pense que la crise, cette fois-ci, peut être la bonne crise.
36:09Le régime, aujourd'hui, il hésite.
36:10Il y a l'aile dure qui dit qu'il faut frapper.
36:12Et puis il y en a un autre qui dit qu'on ne peut pas frapper parce qu'il ne faut pas tirer sur nos propres enfants.
36:15Parce que souvent, les enfants des dignitaires du régime sont dans la rue et s'insultent avec leurs parents.
36:20Donc il y a quelque chose qui est en train de se passer.
36:22Et là, il y a besoin vraiment.
36:24Et oui, je déplore.
36:25Je ne comprends pas qu'il n'y ait pas de manifestation.
36:27Je ne comprends pas qu'il n'y ait pas des rassemblements devant l'ambassade d'Iran en permanence.
36:31Le harcèlement démocratique, il doit s'exercer maintenant.
36:34Mais vous avez une manifestation hier à 18h qui a été organisée par les défis pour dénoncer, évidemment.
36:39Il y avait cet après-midi une manifestation au Trocadéro en défense des femmes iraniennes et en défense de ce qui est en train de se passer.
36:46La géométrie variable comme d'habitude.
36:48C'est intéressant la contradiction un peu qu'on voit entre le ministre des Affaires étrangères et le président de la République.
36:53Une sorte de petite contradiction.
36:55Entre parenthèses, sur le plan de la politique internationale, les Français et les Britanniques ont tapé en Syrie hier.
37:02Hier matin.
37:03Hier soir.
37:04Hier soir.
37:04Et fort heureusement, ça ne choque personne au regard du droit international.
37:11Bon, mais cela étant, l'explication psychologique que je donne à la position de M. Macron, c'est la mienne, purement intuitive.
37:18Mais j'aime bien regarder psychologiquement M. Macron.
37:20Je pense qu'il ne détesterait pas M. Macron faire un tête-à-tête mondial avec M. Trump sur la question de l'Ukraine.
37:30Et du coup, il faut faire attention à l'épiderme de M. Trump qui est quand même assez sensible.
37:37Et je pense que c'est ce qui explique le petit décalage entre les deux.
37:40Encore une fois, c'est purement intuitif de ma part.
37:42En tous les cas, la chute de Maduro peut fragiliser indiscutablement l'Iran.
37:48Ça fragilise le régime en place, oui, parce qu'il avait des relais et qu'il n'a plus aujourd'hui.
37:52Ce régime, il est à bout de souffle.
37:55Et d'ailleurs, si vous me permettez, là aussi, au début, j'étais même surpris,
37:59compris puisque vous parlez de LFI, ça donnait lieu à une polémique intense sur Internet,
38:04parce qu'on a été un certain nombre à faire remarquer que, d'abord, ce n'était pas du tout...
38:08Certes, au départ, c'est la vie chère, parce que de toute manière, il n'y a plus d'eau.
38:10Il y a des coupures d'électricité en permanence.
38:1360% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
38:19Et c'est vrai que ce qu'on appelle le bazar, c'est-à-dire les commerçants,
38:21ont été à la pointe, et ça, c'est très important, dans ce qui est en train de se passer.
38:25Donc, c'est un mouvement, certes, au départ, économique,
38:27mais comme dirait un vieil ancêtre à moi, c'est un processus classique de révolution permanente.
38:32C'est-à-dire qu'on part d'une revendication élémentaire,
38:34et puis, tout doucement, tout se déroule et s'enchaîne.
38:36Et maintenant, les mots d'ordre, et les plus importants,
38:39c'est notre dernier combat, c'est le bon,
38:42et le régime du chat, le régime du chat,
38:44le régime des Ayalatola vont tomber.
38:49Alors après, il y a un débat, est-ce qu'il y a une solution ?
38:51C'est un petit lapsus.
38:51Oui, non, parce que, je ne sais pas pourquoi,
38:53parce qu'il y a un débat maintenant dans l'opposition,
38:55de savoir s'il y a une solution politique autour du fils du chat,
38:58qui a joué un rôle non négligeable,
39:00que j'ai rencontré une fois il y a longtemps,
39:01et qui est un personnage très intéressant.
39:03Et son nom a été scandé, au cours des ministres.
39:05Oui, oui, oui, pas la vie, pas la vie, oui, absolument.
39:08Mais, Julie a eu raison de revenir sur les manifestations d'hier,
39:14parce qu'il y a quand même une perle qu'on allait oublier,
39:17c'est celle de M. Mélenchon,
39:19qui a fait un communiqué,
39:21il a fait un communiqué de soi-disant soutien au peuple iranien,
39:26et il n'a pas pu s'empêcher dans ce communiqué
39:31de mettre en cause le Mossad.
39:34C'est-à-dire qu'en réalité,
39:36pour excuser le fait qu'il tape sur un État islamiste
39:40auprès d'une grande partie de sa clientèle,
39:44il est obligé d'en mettre un coup sur le Mossad.
39:47C'est quand même assez exceptionnel,
39:49la situation dans laquelle il se trouve,
39:51prisonnier ou pas, je n'en sais rien,
39:53et à la limite, je m'en moque.
39:54C'est une image qui, pour lui, est insupportable,
39:55mais qui s'est multipliée.
39:57Vous avez beaucoup de situations
39:58où vous avez des Iraniens qui viennent
40:01avec le drapeau ancien de l'Iran,
40:05et à côté le drapeau israélien,
40:06parce qu'eux, ils veulent la paix.
40:07Ils veulent en sortir de cette confrontation.
40:10Et ils savent, par ailleurs,
40:11il faut être honnête,
40:12qu'Israël a beaucoup aidé ces dernières semaines,
40:17et tant mieux.
40:18Alors là, vous voyez, tant mieux.
40:19Mais ils ne veulent pas se substituer,
40:21d'ailleurs, ils l'ont très bien dit.
40:22Ils ne nous substitueront pas au peuple iranien.
40:24Mais si nous pouvons les aider,
40:25nous les aiderons.
40:26Allez, on va changer de thème,
40:27parce que je voudrais qu'on termine
40:28à la demande de M. Drey,
40:31sur 2026.
40:32C'est M. Drey qui fait la loi, ici.
40:34Non, non, mais c'est son retour.
40:36J'ai bien compris, oui.
40:37C'est son retour, Gilles William.
40:39Mais là, est-ce que vous jouez au bowling ?
40:41Ah oui.
40:41Je me flamme de bien connaître ce jeu.
40:44Alors, il y en a un qui a fait un strike extraordinaire,
40:48qu'on va commenter, c'est M. Bilongo.
40:50Pardonnez-moi pour ce parallèle, mais je n'ai pas trouvé mieux.
40:53Strike du député LFI, puisqu'il était invité de l'émission La Libraire Africaine,
40:59c'est une sur YouTube.
41:01Et là, strike.
41:03Un, et la critique, et Rachida Dati, on en a beaucoup parlé,
41:06d'une manière très inélégante, c'est le moins qu'on puisse dire.
41:09Sordide, même.
41:10Sordide, et je pèse les mots.
41:11La France, les Français, là, c'est un bonheur absolu.
41:17Et les gens du Nord, je dis volontairement les gens du Nord,
41:20évoquant une pauvreté intellectuelle dans le Nord de la France.
41:23Je dis strike de M. Bilongo,
41:25et c'est effectivement une thématique qui a retenu votre attention.
41:28Oui, d'ailleurs, ça sera l'objet d'un papier, pour moi,
41:31dans le Vigéro de demain.
41:33Mais ce n'est pas un coup pour rien.
41:38Je pense que ça signifie que la France insoumise
41:42a franchi un degré supplémentaire sur l'échelle du racisme,
41:49par voie de racialisme.
41:51Il est allé loin, M. Bilongo.
41:52D'abord, il avait, dans une précédente déclaration...
41:55Il y aura ses déclarations au moment où vous parlez.
41:56Oui, mais il avait, dans une précédente déclaration,
42:00indiqué, tenez-vous bien,
42:01que M. Jordan Bardella n'était pas beau,
42:06ou que s'il était beau,
42:07c'était selon les critères du 3ème Reich.
42:10Vous voyez ce que je veux dire ?
42:11Donc, je veux dire, si vous êtes beau en tant que blanc,
42:15c'est selon des critères nazis.
42:17On est dans le racialisme, le racisme pur.
42:19Vous imaginez un peu si on disait le contraire.
42:22Ensuite, ces déclarations, effectivement, à la librairie africaine,
42:30donc ils sont entre Africains, sont extraordinaires.
42:34Il explique que nous, en parlant des Africains,
42:37nous sommes plus intelligents et plus nombreux que les autres.
42:41Et tant pis pour eux, si nous faisons plus d'enfants,
42:47pardon, mais là, ça n'est pas être complotiste
42:49que de se trouver dans un cadre de grands remplacements.
42:55Malheureusement, si vous avez un esprit chagrin,
42:58c'est le projet de M. Milongo.
42:59Il trouve le moyen, effectivement,
43:02d'insulter l'intelligence des gens du Nord.
43:05Je vous avoue très franchement,
43:08très franchement,
43:09que l'intelligence de M. Bilingo
43:12ne me saute pas ni aux yeux, ni aux oreilles immédiatement.
43:16Mais imaginez un seul instant,
43:18vous qui avez de l'imagination,
43:20si un Français de droite et blanc
43:23précédait de la même manière avec des Africains.
43:28Je n'en vis pas son sort,
43:30ni social, ni évidemment médiatique,
43:34et peut-être même juridique.
43:36Mais pour que, ce que je veux dire,
43:38c'est que pour M. Bilingo,
43:39alors qu'il n'est pas rabroué par l'autre,
43:42à part ses déclarations scandaleuses
43:44sur Mme Dati,
43:47qui ferait de la promotion au canapé,
43:49là, il a été gourmandé,
43:50gentiment, gentiment par les siens,
43:53et on lui a promis un stage de reconstruction.
43:56Mais à part cela...
43:57Et sur le Nord, là ?
43:58On n'entend pas les députés du Nord.
44:01Silence radio !
44:02Mais je me tue à vous dire,
44:04depuis le début de cette émission,
44:07qu'en raison du privilège rouge,
44:09vous pouvez tout dire,
44:10sur les Blancs,
44:13sur les Français,
44:14sur les Juifs,
44:15sans qu'il ne vous arrive rien.
44:17Ce n'est pas un privilège rouge,
44:18c'est un privilège racial.
44:19Les deux sont liés, M. Drey.
44:23Non, pas forcément.
44:24Bon, enfin, on va venir...
44:25Moi, je pense que,
44:27si vous voulez, dans ses déclarations,
44:28ce qui est extraordinaire,
44:29c'est qu'il a essayé de dire
44:30« mais je n'ai pas dit ça ».
44:31Je ne sais pas si vous avez vu la séquence.
44:32Oui, bien sûr.
44:33Il dit « je n'ai pas dit ça ».
44:34Mais non, je n'ai pas dit ça.
44:34Et quand on retrouve les phrases,
44:35il a dit ça.
44:36Et moi, vous savez,
44:37je pense qu'il faut le prendre avec dérision.
44:40J'ai envie de lui offrir deux belles chansons,
44:42celle d'Henri Comasias,
44:43« Les gens du Nord ».
44:44Vous avez remarqué que j'ai fait référence
44:45à cette chanson,
44:46ça ne vous a pas échappé.
44:46Voilà, c'est pour ça,
44:47ou celle de M. Bachelet
44:48sur « Honore les corons ».
44:51C'est vraiment un mépris.
44:54Alors, le pire,
44:55c'est que c'est le mépris du prolétariat,
44:56si vous me permettez,
44:57pour ceux qui se revendiquent.
44:58Parce que c'est là que souvent
45:00les premières grandes luttes ouvrières ont lieu.
45:02C'est là que c'est constitué, d'ailleurs,
45:04une grande partie du syndicalisme français, etc.
45:07Donc, franchement,
45:07ce personnage-là,
45:08c'est un triste personnage.
45:09J'ai une réaction à l'instant
45:11d'une personne qui m'écrit
45:13et il insulte non seulement
45:15les Français du Nord
45:16qui accueillent tout le monde
45:17et les grands-parents résistants.
45:19Désolé, je devais réagir.
45:20– Pardon, mais moi,
45:21je ne prends pas ça avec dérision.
45:23– Je ne prends pas dérision.
45:24– Non, mais je veux dire,
45:25il incarne de manière grotesque,
45:29mais il incarne quand même
45:30l'idéologie de la France insoumise d'aujourd'hui,
45:33qui n'est plus sur le prolétariat,
45:36mais qui est justement sur la race,
45:38sur la créolisation.
45:40C'est l'exact contraire,
45:41mais ça ne vaut pas mieux
45:42que l'extrême droite du sang pur
45:44d'il y a 100 ans.
45:45– C'est clair qu'il est l'illustration,
45:48effectivement, de cette dérive
45:49qui est terrible.
45:50– Je vous avais…
45:51– Et qui va les emmener très, très loin.
45:53– Mais voilà,
45:53ce qui est terrible, c'est ce silence.
45:56Il reste une minute.
45:57On aurait pu parler de M. Delogu,
45:58mais on va éviter,
45:59si ça ne vous dérange pas.
46:00Et si vous êtes d'accord avec moi,
46:01– On aura d'autres occasions.
46:03– Je pense qu'on aura d'autres occasions.
46:04– Julien Dray,
46:04donc c'est le retour,
46:05vous voulez évoquer rapidement.
46:07Alors, c'est quoi 2026 ?
46:10– C'est quoi 2026 ?
46:11Une fois que j'ai dit ça,
46:13je ne sais pas de quoi il va nous parler.
46:14C'est un peu la surprise de cette émission,
46:16vous non plus, mon cher Julien,
46:17mais nous sommes promptes à réagir.
46:19– Non, mais d'abord,
46:19je voulais présenter mes voeux
46:20à tous les téléspectatrices,
46:21à tous les spectateurs,
46:22et avec une mention particulière
46:23pour l'ARCOM,
46:24pour leur dire bonne année,
46:26si vous voyez ce que je veux dire,
46:27s'ils nous regardent.
46:28Et puis deuxièmement,
46:29parce que j'ai lu,
46:30parce que j'avais du temps,
46:31que nous rentrions
46:32dans un cycle positif.
46:34Vous savez,
46:34les cartomancières,
46:36les…
46:36– Positives attitudes.
46:37– Voilà,
46:37j'ai lu que en 2025,
46:39achevé un cycle,
46:41qui était un cycle pessimiste,
46:42et que 2026 allait ouvrir
46:43un nouveau cycle positif.
46:44Et donc,
46:45je commence à croire
46:46qu'il faut aussi croire,
46:47vous savez,
46:48comme on dit,
46:48s'ils croient en Dieu,
46:49comment ça va partager
46:50l'année et prie.
46:52Et j'espère que l'année de 2026,
46:53pour mon pays,
46:54va lui permettre de se ressaisir.
46:55Et c'est ça que je voulais dire.
46:56– Ah,
46:56on a bien fini
46:57de donner la parole,
46:58Gilles William.
46:59Vous voyez,
46:59Gilles William,
46:59vous écoutez comme ça,
47:00quand je dis Gilles William,
47:01comme ça,
47:03ce…
47:03– Oui,
47:03il a quelques tics de ce genre.
47:06Il paraît que quand Gilles William
47:07ne fait pas ça,
47:08il se caresse le ventre.
47:09– Non,
47:09monsieur.
47:10Vous savez,
47:11je ne fais que remplacer
47:11Deval dans cette émission,
47:13donc j'essaie de prendre la mesure de…
47:15– Écoutez,
47:15j'en accepte l'augure très volontiers.
47:18Bonne année,
47:19évidemment,
47:20à tout le monde
47:20et à la clientèle,
47:21en premier.
47:25Je veux bien m'en remettre
47:26aux augures,
47:26mais je m'en remets davantage
47:29au peuple.
47:30Et il est temps
47:31que le peuple
47:33se prenne en main
47:33parce que sinon,
47:34personne ne fera rien pour lui.
47:36– Vous retrouvez
47:36quelques racines marxistes
47:37comme ça.
47:37– Voilà.
47:39– Est-ce que ça sera
47:39le mot de la fin
47:40de cette émission
47:40de ce Face à Face ?
47:41– Ça pourrait l'être.
47:42– Vous étiez heureux
47:43de retrouver Julien Drey.
47:44– Moi aussi,
47:45de vous retrouver tous.
47:45– J'étais très heureux.
47:46– J'étais très heureux.
47:47– J'étais très heureux.
47:47– Absolument.
47:49– Vous savez,
47:49quand vous voyez la balle
47:50passer pas trop loin,
47:51après vous appréciez
47:52ces moments-là.
47:52– Et vous avez raison.
47:53– Merci.
47:53– Ça sera le mot de la fin
47:54et merci en tous les cas.
47:56Et c'était un bonheur
47:56pour moi de vous accompagner
47:58dans ce Face à Face.
47:59Et merci aussi
48:00pour les petits présents.
48:02Ça nous a touchés,
48:03Gilles William.
48:03– Ne donnez pas les noms.
48:04– Après,
48:04on n'en parle.
48:05– Après,
48:06je suis obligé de citer
48:06tous les chocolatiers
48:07et là,
48:07je ne suis pas très bien.
48:08– Il a bien fait les choses.
48:10– Il a bien fait les choses.
48:11Merci.
48:12Je vous retrouve
48:12dans quelques instants
48:13pour l'heure des pros.
48:14À tout de suite.
48:15– Merci.
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