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Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace

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00:01Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour le face à face.
00:05Votre rendez-vous du dimanche et ce soir, ce soir le Chevalier Blanc remercie les milliers,
00:12vous aurez pu dire millions, de téléspectateurs qui lui ont exprimé leur indignation.
00:17Rien que ça, après l'indigne spectacle de la collusion entre le Baron Noir et le Ville du Val,
00:25il a été gêné par l'envoi de chèques de soutien, mais ne voudrait pas les vexer en les leur
00:30retournant.
00:31Monsieur le Chevalier Blanc.
00:33Reconnaissez que c'est assez élégant de ma part, je ne veux pas offusquer les gens.
00:38Donc malheureusement, il faudra que je conserve les chèques, ce qui ne m'est quand même pas très agréable.
00:42Et ça vous tuerait de dire bonjour ?
00:43Pardon ?
00:43Ça vous tuerait de dire bonjour ?
00:45Vous me demandez de m'expliquer sur ce que j'ai écrit ?
00:47Non, j'ai dit bonjour à téléspectateurs, je vous interpelle le Chevalier Blanc.
00:50Je sens que je vais à nouveau recevoir des messages de soutien et d'échec.
00:54Vous savez quand même que sur Europe 1 par exemple, on a la possibilité d'échanger avec les auditeurs.
01:00Et désormais, les auditeurs m'appellent parfois Duval à cause de vous.
01:03Mais c'est votre nom, ça tombe bien, il y a justice.
01:05Le Baron Noir, bonsoir.
01:07Bonsoir.
01:08Comment allez-vous ?
01:09Ça va.
01:09J'avais une formule que j'ai réfléchi pour...
01:13Alors je ne la donnerai qu'en français parce que ma prononciation en japonais n'est pas très bonne.
01:17Ah bah oui, parce que c'est pour le tournoi de sumo, c'est ça ?
01:21Oui, je sais que vous n'êtes pas des fans du tournoi de sumo, mais moi j'aime bien ça.
01:23Vous savez que la doctrine des sumo et des sumo, la persévérance n'avait la force.
01:28Pardon, je ne suis pas un sumitori, je ne suis qu'un karatéka.
01:32Enfin, un karatéka.
01:33Je suis désolé.
01:35Les ceintures blanches au karaté.
01:36Oui, c'est sûr.
01:37Vous avez fait du karaté combien de temps ? Deux jours et demi.
01:39Alors je vous signale que j'ai quand même une grande connaissance des arts martiaux parce que je suis ceinture
01:43jaune de karaté et ceinture orange de judo, monsieur.
01:47Ceinture jaune de karaté, ceinture orange.
01:49C'est tout ce que je viens de vous dire.
01:50Mais dis donc, vous ne faites peur à personne.
01:52Peut-être pas longtemps.
01:52C'était longtemps.
01:53Ah oui, c'est sûr.
01:55Chers amis, commençons parce que ce qui est vrai, c'est que le monde...
01:58C'est beau ça, la persévérance, à force, non ?
02:00Évidemment, il faut toujours persévérer.
02:03Le monde a les yeux rivés sur l'Iran avec la possibilité d'un accord qui sera signé dans quelques
02:10heures.
02:11C'est ce que Donald Trump a annoncé il y a quelques minutes à Axios.
02:16Ça a tout chamboulé, dit-il.
02:18Il parle des frappes israéliennes à Beyrouth.
02:21Ça a retardé la signature de quelques heures.
02:23Ça devait avoir lieu maintenant.
02:26C'est désormais prévu dans quelques heures.
02:28Et il annonce Donald Trump, à Axios toujours, avoir vivement réprimandé Netanyahou au sujet des frappes contre Beyrouth.
02:37Première question qu'on se pose.
02:38Si à corps, il y a, et c'est la question qu'on vous pose, tout ça, pourquoi ?
02:43Qu'est-ce que cette guerre a permis ?
02:46On peut considérer que la guerre a été perdue.
02:49Si, par rapport aux objectifs de guerre, bien entendu que l'Iran, des mollas, a sans doute reculé de 20
02:58ans sur le plan industriel et au niveau de beaucoup de ses structures.
03:03Mais malgré tout, le but était de vaincre malgré tout les mollas.
03:07Eh bien, les mollas ont tenu parce que même dans un État lamentable sur le plan économique, ils n'ont
03:13rien à perdre.
03:14Ils n'ont rien à faire de leur peuple martyrisé.
03:17Ils ont tenu, donc ils ont gagné.
03:19Et on a affaire par...
03:20Ce que je vais vous dire là, va beaucoup contenter les antisémites et ceux qui détestent Israël.
03:26Mais pardon de dire la vérité.
03:28Ensuite, on a, je l'ai toujours dit, un président américain assez changeant, pour ne pas dire versatile.
03:36Et je crains vraiment que l'accord, s'il est signé, il va ressembler à une capitulation.
03:43Ils vont faire semblant de faire quelque chose sur le plan du nucléaire.
03:47L'Iran va recouvrer son argent.
03:51La réalité, c'est que le coup de maître des Iraniens, qui sont tout sauf des idiots, ça a été
03:56Hormuz.
03:57À partir d'Hormuz, ils ont eu la maîtrise du jeu.
04:00Et comme si ça ne suffisait pas à mon désespoir, je vous le dis très franchement,
04:05les rapports avec les Américains, on le voit bien, sont très mauvais.
04:09Et Israël est, en raison d'un immense mensonge médiatique qui dure maintenant depuis deux ans et demi,
04:19Israël est un petit peu un État paria, y compris aux États-Unis.
04:24Donc pardon de vous dire que la situation ne me réjouit pas.
04:27Mais tout est mieux que si Israël capitulait par rapport à la menace du Hezbollah.
04:34Parce qu'il y a une maladie qui règne en France, et notamment sur les chaînes publiques,
04:39c'est de cacher la vérité.
04:41Israël a frappé le Hezbollah aujourd'hui, parce que le Hezbollah a frappé avant Israël
04:50en envoyant des drones sur le nord d'Israël, ce qui n'est pas tenable.
04:54Mais comme on vous cache la moitié de la vérité, on ne vous a livré que la deuxième partie de
04:58l'histoire.
04:59Par exemple, je ne savais pas que d'abord il y avait eu des frappes du Hezbollah ce matin au
05:06nord d'Israël,
05:07qui ont entraîné les frappes israéliennes au sud du Liban.
05:11Au niveau de la dissuasion israélienne, il était indispensable de répliquer aux frappes du Hezbollah.
05:16Mais elles étaient faites justement, d'une certaine manière, pour tenter de pourrir la situation.
05:24– Julien Dray.
05:26– Le tableau que dresse Gilles William est très noir, et je ne suis pas totalement d'accord avec eux,
05:32même si je pense qu'il a…
05:33– J'espère que tu as raison.
05:35– Même si je pense qu'il met le point sur un certain nombre de choses.
05:38D'abord, certes la communication des Iraniens est bien relayée par les médias, notamment occidentaux, qui leur sont très complaisants.
05:46Mais l'Iran est aujourd'hui dans une situation catastrophique, sur le plan industriel, sur le plan économique, et ne
05:52va pas s'en remettre en 24 heures.
05:55Même si elle reçoit beaucoup d'argent, à part la suite, avec des blocs, ses avoirs, etc.
06:00Elle a reculé de plusieurs dizaines d'années. Premier aspect des choses.
06:04Deuxièmement, son potentiel nucléaire est quand même aujourd'hui, même s'il est surveillé, même s'ils espèrent, il est
06:12quand même très affaibli.
06:13La capacité qu'ils avaient, et on l'a vu, à pouvoir balancer des missiles balistiques chargés de tête nucléaire
06:21sur Israël,
06:22est aujourd'hui quasiment inexistante, même s'il faut toujours faire attention.
06:26Donc malgré tout, par rapport au potentiel qu'ils représentaient au départ, Israël a écarté, a gagné du temps.
06:31Ça ne veut pas dire qu'ils ont gagné la guerre, mais ils ont gagné du temps, parce que la
06:34menace était imminente.
06:35Première chose. Deuxièmement, concernant le Liban, le Hezbollah peut la ramener régulièrement avec ses communiqués vengeurs,
06:43et le soutien total de la diplomatie française, puisque c'est comme ça que ça se passe, le Hezbollah est
06:51aujourd'hui très affaibli.
06:53Et le coup qu'il a pris ce matin n'est pas un petit coup.
06:55Parce qu'il a envoyé, comme d'habitude, des jeunes combattants se faire massacrer au Liban Sud,
07:00servir de chair à canon, mais les chefs s'étaient réfugiés dans le quartier de Beyrouth,
07:05et pensaient qu'ils allaient pouvoir s'en sortir.
07:07Et là maintenant, le message qui leur a été adressé, c'est qu'on passe à la phase 2.
07:11Et les Iraniens et les Libanais, vous avez remarqué, il n'y a qu'en France qu'on se plaint
07:15de cette situation.
07:16Parce qu'au Liban, vous avez remarqué, il n'y a pas de grande manifestation pour protester contre ce qui
07:21se passe contre l'Hezbollah.
07:22Au contraire, voilà. D'ailleurs, une petite question que personne n'a posée, vous avez vu qu'il y a
07:26une délégation de LFI qui s'est rendue au Liban.
07:29Il y a combien de temps ?
07:30Là ?
07:31Là, oui.
07:31Là ? Et qui a été reçue par les plus hautes autorités libanaises.
07:36Et une délégation de cette nature-là, reçue par les plus hautes autorités libanaises, ça ne peut pas se faire
07:41sans l'accord de la diplomatie française,
07:43et avec l'intervention de la diplomatie française. Donc, moi, le gouvernement français, il peut raconter ce qu'il veut.
07:49Mais là, il est pris la main dans le sac, dans une collaboration avec LFI, en soutien au Hezbollah. Ce
07:57n'est pas rien.
07:57La délégation, la France Assoumise a rencontré des hauts dirigeants du Hezbollah ?
08:01Des dirigeants du Hezbollah, mais elle a rendu des dirigeants libanais. D'ailleurs, elle a été très gênée parce que
08:06le président Aoun leur a dit
08:08« Nous, ce qu'on veut, c'est l'éradication du Hezbollah ». Et eux, ils étaient venus pour défendre
08:11le Hezbollah.
08:11Alors, vous avez un ministre des Affaires étrangères libanais qui tient exactement le même discours que le ministre des Affaires
08:19étrangères israélien.
08:20C'est impressionnant. Il y avait une interview dans le Figaro où je peux vous dire que je préfère ce
08:26que dit le ministre des Affaires étrangères libanais
08:28que ce que dit M. Barrault, ministre des Affaires étrangères français.
08:34Maintenant, si vous me permettez, si vous me permettez juste une...
08:37Allez-y, au contraire, c'est passionnant ce que vous dites, puisqu'on ne l'entend pas ailleurs.
08:40Comme Donald Trump a le souci de la mise en scène de son anniversaire, je pense qu'il avait à
08:46cœur de pouvoir annoncer comme cadeau au monde, pour ses 90 ans, la paix.
08:50Mais je pense qu'il n'y aura pas d'accord. Quoi qu'il en pense, quoi qu'il dise,
08:53il n'y aura pas d'accord.
08:54Parce que tant que ce régime sera en place et que le régime des Molas sera là, ils fabriqueront toutes
09:00les provocations nécessaires, etc.
09:01Sauf si, et là-dessus, William a peut-être dit, sauf si Donald Trump a décidé de plier face aux
09:08Molas.
09:08Bien sûr, c'est le cas.
09:10Vous dites ?
09:11Je pense que c'est malheureusement le cas.
09:13Et donc la question finale, c'est qui a gagné ?
09:27Il s'appelle Marc Rubio.
09:30Écoutez-le.
09:31Or, je n'ai pas eu le sentiment dans les déclarations qu'il a faites ces dernières heures que c
09:34'est un fan de l'accord.
09:36Oui, mais M. Rubio est un politicien, on va dire, classique.
09:40Et je ne suis pas sûr qu'il est barre sur le président.
09:44Je pense que quelqu'un comme G.D. Vance a plus d'influence aujourd'hui aux États-Unis que Rubio.
09:50Non, alors, vous avez raison, il y a une bataille maintenant qui est claire, mais à trois reprises d'ailleurs
09:54déjà, M. Vance s'était précipité pour croire qu'il avait réussi des accords et il a été obligé de
10:00revenir en arrière.
10:01Voilà.
10:02Après, on verra bien.
10:04Le tweet de Donald Trump, l'attaque perprétrée ce matin à Beyrouth n'aurait jamais dû avoir lieu, explique-t
10:11-il, surtout en ce jour si particulier où nous sommes si proches et si près, d'un accord de paix
10:16avec l'Iran.
10:16Israël a le droit de se défendre contre les menaces, mais l'attaque à laquelle il a répondu était mineure
10:21et insignifiante, explique-t-il.
10:23Personne n'a été blessé ni tué, elle ne devrait pas perturber ce processus crucial, je lui viendrai.
10:31Je suppose que Donald Trump se précipite dans les abris quand il entend les sirènes et qu'il est obligé,
10:36il a 7 à 8 secondes pour pouvoir rejoindre un abri.
10:39Parce que c'est ça le lot de toute une partie de la population israélienne, c'est un lot quasi
10:43quotidien.
10:43Alors, soyons justes, on aurait pu imaginer, il n'a pas tort sur le plan factuel, la riposte était infiniment
10:52plus grande que l'attaque.
10:54Mais Israël tient à ses capacités de dissuasion.
10:58Israël n'a pas envie d'un accord où il serait privé de riposte si le Hezbollah continuait à lui
11:06pourrir la vie chaque matin que le diable fait.
11:09La question qu'on peut se poser, si vous me permettez, M. Trump vit sa vie, elle est de plus
11:15en plus chaotique, c'est son droit.
11:18Mais Israël, je crois que c'est ça qui est en train de se passer, indépendamment du gouvernement en place,
11:24indépendamment, je dis bien, qu'on aime ou qu'on n'aime pas M. Netanyahou.
11:28Israël est dans une guerre de survie aujourd'hui. C'est ça qui a révélé le 7 octobre. C'est
11:33ça que ne comprennent pas un certain nombre de gens qui pensent que c'était un acte de résistance.
11:37Et dans cet acte de survie, ça passe. Et quels que soient les résultats des élections, et quelles que soient
11:43les forces politiques qui vont gagner les élections,
11:45le peuple israélien a compris que maintenant, il faut aller jusqu'au bout dans le fait que le Hezbollah ne
11:51puisse pas continuer en permanence à creuser des tunnels et à se préparer à un nouvel assaut.
11:56Et deuxièmement, à faire que l'Iran ne puisse pas attaquer à tout moment Israël.
12:00Julien, je ne veux pas te donner le cafard, ni à ceux qui aiment Israël, mais la vérité, la dure
12:08vérité m'oblige à dire que tant sur le plan militaire que sur le plan diplomatique,
12:14compte tenu des rapports de force en présence, sur le long terme, je ne dis pas sur le court terme,
12:19sur le court terme Israël peut très bien se débrouiller tout seul,
12:21mais sur le long terme, si ce que je crains se réalise, nous allons connaître de mauvais choix.
12:28Bon, le long terme, on verra, parce que l'histoire nous a appris qu'à chaque jour suffit sa peine,
12:35comme on dit, premièrement.
12:37Deuxièmement, je voudrais juste, vous savez, sur X, il y a un très très bon texte d'un journaliste que
12:44j'aime beaucoup,
12:45alors pourtant, Dieu sait si des fois on s'est pas mal engueulé par le passé, c'est M. Quatremer.
12:49Jean Quatremer, c'est quelqu'un d'exceptionnel.
12:52Jean Quatremer a fait un texte formidable dans les dernières heures, en disant, écoutez, moi je ne suis pas juif,
12:56sur le fond, avant le 7 octobre, bon, voilà quoi, j'avais beaucoup de reproches à faire.
13:02Mais depuis le 7 octobre, oui, je suis en première ligne.
13:04Pas parce que j'ai de la tendresse particulière, mais surtout parce que je sais que ce pour quoi se
13:11bat Israël aujourd'hui,
13:12c'est ce pour quoi nous devons nous battre.
13:14Et ça dépasse les Juifs et Israël.
13:17C'est la formule, la pointe avancée de l'Occident.
13:19Non, mais c'est pas ça.
13:21Elle est la pointe avancée de l'Occident.
13:21Non, non, il est sur le terrain.
13:24Quatremer, c'est un juste parmi les justes.
13:27Il est sur le pur terrain de la vérité et de l'humanité.
13:30Il est à Libération, et vous avez des journalistes de Libération,
13:35qui disent qu'ils sont en souffrance en raison de ce que Quatremer écrit.
13:40C'est le plus beau compliment qu'on puisse lui faire.
13:44Dernière question qu'on peut se poser, et ensuite on passera à un autre sujet,
13:49c'est est-ce que l'Occident, est-ce qu'Israël, est-ce que les États-Unis,
13:55qui sont intervenus le 28 février, sont plus en sécurité qu'ils ne l'étaient avant le 28 février dernier
14:03?
14:03Non, non, pas du tout.
14:05Donc c'est un échec.
14:08Je le vis comme un échec de l'Occident en général, et d'Israël en particulier,
14:16qui est, que je considère, pour ma part, en péril.
14:20Moi, je ne dirais pas un échec, parce que si je dis un échec,
14:23je vais justifier notamment la diplomatie française,
14:25qui va nous dire, voyez bien, on avait raison, tout ça ne servait à rien,
14:28il aurait fallu se mettre autour d'une table, trouver un accord, etc.
14:31Alors, je ne suis pas d'accord avec ça, je pense qu'il n'y avait pas de possibilité autre
14:34que de se protéger et de se défendre.
14:37Moi, je pense que pour le peuple israélien, chaque jour, chaque semaine qui est gagnée,
14:42qui lui permet de se renforcer, c'est un élément indispensable
14:45pour tous ceux qui sont attachés à la liberté, à la démocratie et à la culture.
14:49Je préfère écouter Julien Drey que moi-même.
14:52Je voudrais que vous faire réagir, peut-être que dans un instant,
14:56je voudrais vous montrer une image du côté de Genève,
14:58puisqu'il y a de vives tensions entre militants d'extrême-gauche
15:03qui se forment en black bloc et forces de l'ordre en marge du G7.
15:10Mais avant cela, un sujet qui, pour le coup, a été sous-traité,
15:15relayé tout de même par Radio France,
15:16qui ont été quasiment les premiers à parler de cette information,
15:20l'ONU qui recense les violences commises par le Hamas
15:24contre la population de Gaza.
15:26Et on parle de quoi ?
15:28On parle de mise à mort, de violences sexuelles, d'humiliation.
15:33Le rapport d'une commission d'enquête de l'ONU pointe les exactions du Hamas
15:37à l'encontre des civils dans l'enclave palestinienne.
15:40Et la seule quasiment à avoir réagi en femme politique ou responsable politique,
15:46c'est Marine Le Pen.
15:47Elle a tweeté, organisation terroriste, le Hamas est aussi le bourreau de son propre peuple.
15:51Il n'y a que la France insoumise pour le considérer comme un mouvement de résistance.
15:55Sa neutralisation est l'une des conditions indispensables
15:57pour permettre aux Palestiniens de vivre en paix
15:59et d'envisager la création d'un État souverain.
16:01J'ai peut-être mal cherché, et je vous présente déjà mes excuses,
16:05mais je n'ai pas vu de responsable de la France insoumise
16:10relayer cet article et condamner vivement les exactions du Hamas
16:15contre sa population.
16:16Mais les journalistes ne sont pas intéressés par la souffrance des Palestiniens.
16:24Ils ne sont intéressés par leur souffrance que pour l'utiliser contre l'État juif.
16:29Ça, c'est une donnée, et il n'y a pas que les politiques.
16:33Les journalistes ont fait très peu leur chou gras, si j'ose dire,
16:40pardon pour l'expression, de cette nouvelle qui était d'une certaine manière gênante.
16:46Il faut bien l'entendre, c'est une nouvelle gênante, et elle vient de l'ONU.
16:50Ce n'est pas tous les jours que l'ONU dit la vérité.
16:55Alors, ça ne me surprend pas que ce soit Marine Le Pen
16:59qu'il l'écrive.
17:01Et d'ailleurs, je lui ai écrit sous son tweet, je lui ai dit merci, tout simplement.
17:05Je lui ai dit merci.
17:05Vous savez, mon analyse, elle est bien connue depuis longtemps.
17:08Ça fait 30 ans à peu près que je considère que
17:10l'antisémitisme d'extrême droite est en déclin.
17:15Il n'existe plus du tout, de mon point de vue ORN,
17:19et que l'antisémitisme d'extrême gauche est en expansion totale.
17:23Quand je l'écrivais, il n'y avait pas encore l'alliance avec les islamistes.
17:27Donc, on le voit de manière totale.
17:30On l'a vu, le RN, pas seulement le RN.
17:34La droite en général s'est merveilleusement bien conduite après le 7 octobre.
17:39Je parle de la droite, je ne parle pas des macronistes.
17:42De la droite en général.
17:43Et l'extrême gauche, elle s'est conduite comme un parti antisémite
17:51et avec une complaisance particulière avec les islamistes,
17:56pas seulement par antisémitisme,
17:58mais aussi par esprit anti-occidental,
18:02anti-français,
18:04et non déplaise à M. Drey,
18:06anti-blanc.
18:08Vous seriez arrêté avant, c'était pas bien sûr.
18:09Mais bien sûr.
18:10C'est pas bien sûr.
18:12Pour tout, oui, mais il se trouve que c'est la dure réalité.
18:16Et non, c'est le mot trop.
18:17Donc, l'attitude de Marine Le Pen,
18:20qui lui fait honneur, ne m'étonne pas.
18:23Julien Drey.
18:24Alors, moi, je...
18:25Je vous aurais bien mis, par exemple, le tweet d'Olivier Ford,
18:28de M. Glucksmann ou de François Hollande,
18:30mais je ne l'ai pas vu.
18:31Et si je ne l'ai pas vu, je vous présente mes excuses.
18:33Je ne sais pas, je n'ai pas suivi...
18:35Non, non, non, vous n'en trouverez pas.
18:36Vous n'en trouverez pas.
18:37Je n'ai pas suivi le détail des tweets des uns et des autres.
18:39Ce qui est important, c'est les faits.
18:42Bon, parce qu'après, il y a des interprétations politiques
18:46de tel ou tel comportement,
18:47mais les faits sont aujourd'hui établis
18:49et en ce sens-là, ils sont importants.
18:53Premièrement, une des rapporteuses de l'ONU
18:55qui a enquêté sur le 7 octobre
18:58a expliqué qu'elle a mis des mois et des mois
19:00à pouvoir établir la vérité
19:02sur la réalité des événements du 7 octobre.
19:04Elle dit, je n'ai jamais eu autant de pression
19:06pour ne pas écrire ce que j'avais à écrire.
19:09Tout ce que j'écrivais sur les exactions du 7 octobre
19:12était contesté, remis en cause.
19:15Et il a fallu que je me batte pendant plus d'un an et demi
19:17pour pouvoir écrire ce rapport
19:18qui est aujourd'hui sur la table de l'ONU.
19:20Absolument.
19:20Premier aspect des choses.
19:21Deuxièmement, l'UNRWA elle-même
19:23a reconnu qu'elle était infiltrée
19:25par des agents du Hamas au plus haut niveau.
19:27Elle a licencié, encore hier,
19:29plus de 75 de ses membres
19:31en expliquant qu'ils étaient membres du Hamas.
19:33Troisièmement, le docteur
19:35qui avait été présenté comme étant une figure,
19:37je dirais, raisonnable,
19:39qui avait été soi-disant victime,
19:42a été reconnu, plus exactement,
19:44a été reconnu comme étant un des hauts cadres du Hamas.
19:47Les photos, le pauvre, il porte l'uniforme,
19:49il est là, etc.
19:50C'est-à-dire que plus on avance dans le temps,
19:53plus on découvre qu'il y a eu une imposture totale
19:56dans la présentation des événements
19:57et qu'on a masqué la réalité.
19:59Et la réalité, c'est évidemment que le peuple palestinien
20:01aujourd'hui est otage
20:03de ce que représente le Hamas.
20:05Otage.
20:06Et d'ailleurs, le Hamas fait tout pour ne pas avancer.
20:08Parce que ça fait des semaines et des semaines
20:09qu'il doit soi-disant faire un pas
20:11dans le désarmement
20:12pour permettre que des solutions humaines soient trouvées.
20:15Et ça fait des semaines et des semaines
20:17qu'il ne la pense pas, qu'il fait un chantage, etc.
20:20Laissant la population qui vit à Gaza
20:23dans une situation déplorable
20:24parce qu'effectivement, toute une partie de l'humanitaire
20:26est confisquée et détournée.
20:28Là aussi, les preuves sont maintenant établies.
20:30On a trouvé les quantités gardées,
20:33l'argent, etc.
20:35Voilà.
20:35Donc la réalité, elle est là,
20:37c'est-à-dire sur ce qui s'est passé
20:38et ce que représente le Hamas.
20:39Maintenant qu'une partie de la gauche,
20:41de l'extrême-gauche, depuis deux ans...
20:43Une partie de l'extrême-gauche,
20:44pour le coup, pour cette information-là.
20:46Voilà.
20:46Une partie de la gauche,
20:47l'extrême-gauche,
20:49n'est dans cette affaire-là.
20:51Et comme ils n'ont pas,
20:52je dirais, une prise d'opposition erronée,
20:54mais ce soit,
20:56non pas non plus égaré,
20:57mais ce soit dans une impasse totale
20:59sur le plan politique,
21:00c'est quelque chose qui devra être
21:03traité dans les semaines et les mois à venir.
21:05C'est pour ça d'ailleurs,
21:06que je ne considère, moi,
21:07qu'il n'y a aucune relation possible
21:09à établir avec ces gens-là
21:10d'une quelconque manière.
21:12Maître Drey,
21:13Maître Golnadel.
21:14Oui, je préfère.
21:15Ça aurait été pas mal, ça, Maître Drey.
21:16Vous êtes professeur,
21:17j'ai le droit de dire.
21:19Ce que je veux vous dire sérieusement,
21:21c'est que l'état de solitude métaphysique
21:25dans lequel se trouve l'état juif,
21:27c'est d'ailleurs une des thématiques
21:28de mon prochain livre,
21:29c'est la résultante directe
21:32du mensonge épouvantable,
21:37des mensonges épouvantables
21:38que nous subissons depuis deux ans.
21:42Le mythe du génocide
21:46succède parfaitement
21:48au mythe du déicide.
21:51Il faut bien l'entendre.
21:53Donc, j'en conçois
21:56non seulement un certain désespoir,
21:58c'est vrai,
21:58mais un profond sentiment d'injustice
22:02qui, croyez le bien,
22:03transcende très largement
22:05ma qualité de juif.
22:06Nous avançons.
22:07On se fait une courte pause.
22:08Je vous montre cette image
22:10depuis Genève,
22:11puisqu'il y a actuellement,
22:13vous savez, en marge du G7
22:15qui va réunir les plus hauts dirigeants
22:19du côté de Genève,
22:21des manifestations violentes
22:23avec ce qui s'apparente
22:25à un rassemblement régulier
22:28de tout ce qu'il y a de plus extrême
22:30à gauche,
22:33et anticapitaliste,
22:34puisque vous avez
22:35ces manifestations violentes
22:37depuis Genève
22:37avec des forces de l'ordre
22:38qui doivent affronter
22:41des individus
22:41qui sont parfois
22:42des professionnels de la casse.
22:43Vous savez,
22:43ça vient de toute l'Europe.
22:46Et c'est à Genève
22:47ou il vient en ce combat ?
22:48Non, c'est Genève.
22:48C'est Genève.
22:49Genève.
22:49C'est à Genève,
22:51en marge du G7,
22:53je vous le disais,
22:55et ces forces de l'ordre
22:56qui font face
22:57assez manifestant.
22:59Une courte pause.
23:00Vous avez donné
23:00une information très importante,
23:02Gilles William.
23:03Vous avez dit
23:03l'état de solitude
23:05de l'état juif,
23:07l'état politique,
23:08qui sera l'objet
23:08de mon prochain livre.
23:10Oui.
23:10Vous allez encore écrire.
23:11Oui, enfin bon,
23:12on va devoir encore
23:13vous inviter
23:14pour parler de votre livre.
23:15Oui.
23:16Et donc chaque dimanche,
23:17on va devoir montrer
23:18votre livre,
23:19votre premier,
23:19en tête de l'état.
23:20Non, non,
23:20ne vous précipitez pas.
23:22Je dois le rendre
23:23aux alentours
23:24de la mi-septembre,
23:25donc je ne pense pas...
23:25Non, non,
23:26vous devez...
23:27Vous n'allez pas
23:28souper,
23:29J'allez pas parajeter
23:30la sortie de mémoire.
23:31Oui, oui, oui.
23:31On va rassurer mon éditeur.
23:32Mais je l'ai fait
23:33uniquement vis-à-vis de vous.
23:34Je me disais bien
23:35que c'était...
23:35Bien entendu.
23:36C'est bien qu'il y avait
23:42ces dossiers
23:43pour ces pauvres clients
23:44qui ont du mal
23:45à avoir des résultats.
23:46Ça n'est pas très gentil
23:47pour quelqu'un
23:49dont on va parler
23:50peut-être tout à l'heure.
23:50Peut-être en dernière partie.
23:52Peut-être, hein.
23:54Pas très aimable pour lui.
23:55Restez avec nous
23:56pour la suite
23:56du Face à Face.
23:58Comment vous avez dit ?
23:59L'heure des pros.
24:00Rien à voir.
24:00Oui, parce que vous êtes
24:01deux amateurs.
24:02Allez, à tout de suite.
24:04Nous sommes en direct
24:06pour la deuxième partie
24:07du Face à Face
24:08entre Gilles,
24:08William ou Golnadel
24:09en difficulté
24:11comme chaque dimanche soir.
24:12Face à Julien Drey
24:14toujours aussi omniprésent.
24:17Messieurs, un peu...
24:18Ça, je reconnais
24:18que c'est un peu fort.
24:19Ah bon ?
24:20Vous trouvez ?
24:21Alors, je présente
24:22mes excuses à l'Arcom.
24:22Ah non, c'est trop tard.
24:23Je présente mes excuses
24:25à l'Arcom.
24:25C'est trop tard,
24:26mais je vais écrire
24:26moi-même à l'Arcom.
24:27Bah, écoutez,
24:28vous avez déjà
24:28beaucoup de boulot
24:29et vous avez une plainte
24:30en cours.
24:31Si vous voyez ce que je veux dire.
24:32Nous en parlerons d'ailleurs.
24:33Non, Gilles William,
24:33il est comme l'équipe du Brésil.
24:34Il va arriver à faire
24:35un match nul
24:35alors que normalement,
24:37le Maroc aurait dû gagner.
24:39Oui, mais peut-être
24:39qu'il s'est senti trop fort.
24:41Revenons aux choses sérieuses.
24:43La France est évidemment
24:44traumatisée par la disparition
24:46de la petite Liana.
24:48C'est un séisme.
24:49Et vous savez,
24:49quand il y a un séisme,
24:50il peut y avoir des répliques.
24:52Et ces répliques arrivent
24:53deux, trois,
24:55parfois deux heures
24:56après la première secousse
24:57principale
24:58ou même quelques jours après.
24:59Et à travers la nouvelle
25:01petite phrase
25:02d'Emmanuel Macron,
25:04c'est un séisme politique.
25:06C'est-à-dire que les Français
25:07ont été outrés
25:08par la distance,
25:10pour ne pas dire
25:11la déconnexion,
25:12du président de la République
25:14qui, en Conseil des ministres,
25:16a dit donc
25:18à son gouvernement
25:19on ne répond pas
25:20à un drame
25:21par des cris.
25:22La précipitation
25:23et la démagogie
25:24sont des réponses
25:24qui ne sont pas à la hauteur
25:25et qui ne sont pas respectueuses.
25:27Alain Bauer
25:28est sorti de ses gonds
25:31dans une colère froide
25:32ce matin.
25:32Je vous propose
25:33de l'écouter.
25:34Il répond
25:34qu'il se taise,
25:36qu'il la ferme.
25:40Il ferait mieux
25:41de se taire.
25:42De la fermer,
25:44en fait,
25:44en français courant
25:45pour être brutal
25:45puisqu'il adore
25:46le côté machin.
25:47Vous avez Pascal Praud
25:49aujourd'hui
25:49dans le JDD.
25:51Je ne fais pas
25:51de citation habituelle
25:52mais là, franchement,
25:53entre Béatrice Brugère
25:54et Pascal Praud,
25:55je dois dire
25:56que mes lectures
25:57ont été plutôt
25:57rassérénantes
25:58ce matin
26:00expliquent
26:00la série invraisemblable
26:01de petites phrases
26:02inutiles
26:03parce que la petite phrase
26:04qui répond à une agression,
26:05la petite phrase
26:06qui sort
26:06parce qu'on sort
26:07de ses gonds.
26:08Mais là,
26:09il en a eu un doublé.
26:10Ce n'est pas un problème
26:11de moyens,
26:12ne me parlez pas de moyens.
26:13De quoi parle-t-on donc ?
26:14Et il n'y a pas de cri.
26:16Mais la rage sourde,
26:17la colère froide
26:18qui existe dans ce pays.
26:20Moi,
26:20je rencontre des gens
26:21tous les jours.
26:21Je ne suis pas enfermé
26:22dans une voiture blindée.
26:23Je ne sors pas
26:24de mon hélicoptère
26:24pour rencontrer d'autres gens
26:25qui sortent de leur hélicoptère.
26:26Je suis dans la rue,
26:27je vois des gens
26:28dans le train
26:29sortant d'ici
26:30en y arrivant.
26:31Leur colère est inédite.
26:33Inédite à ce point.
26:34Ce n'est pas une affaire.
26:35C'est une vraie crise.
26:36C'est une vraie crise.
26:38Qu'il la ferme,
26:39vous répondriez
26:40à la même chose ?
26:41Non,
26:41j'aime beaucoup Alain Boer.
26:46La fonction présidentielle
26:48transcende pour moi
26:49ce que je pense
26:52de M. Macron
26:53depuis très longtemps.
26:56Ceci posé
26:57au niveau de la forme,
27:00ça fait très longtemps,
27:01je le dis,
27:01je n'attache plus
27:02d'importance
27:03à ce qu'il peut dire
27:04et je pense
27:06que les Français
27:07m'imitent assez bien.
27:09Le pouvoir maintenant
27:11de sa parole
27:12est équivalent
27:13à zéro.
27:14Voilà.
27:15Ceci posé,
27:16puisque vous m'interrogez,
27:19qu'ils disent
27:20que ce n'est pas
27:20une affaire de moyens,
27:21ça ne me gêne pas
27:22d'autant plus
27:22que c'est vrai.
27:23C'est,
27:24une fois de plus,
27:28une nouvelle faute
27:30de la part
27:31d'une partie
27:32de la magistrature
27:33pour des raisons idéologiques
27:34que je n'ai pas
27:35le temps
27:36de décrire.
27:37Mais par contre,
27:38par contre,
27:39puisque vous me forcez
27:40à réagir,
27:42pas de cri,
27:43c'est insupportable.
27:44Ça veut dire
27:45que les Français
27:46n'auraient pas
27:47le droit pacifiquement
27:48parce que
27:48toutes les manifestations...
27:50Vous n'avez pas vu
27:50une boiture brûlée ?
27:51Toutes les manifestations
27:52ont été
27:55totalement pacifiques.
27:56Ce n'est pas
27:56tous les jours
27:57qu'on voit ça
27:57par rapport
27:58à l'importance
28:00de la colère
28:00et de la tristesse
28:01française,
28:02mais surtout
28:02de la part
28:04de quelqu'un
28:04qui n'a pas dit ça
28:06au moment
28:07de l'affaire Naël.
28:08Au moment
28:09où on brûlait tout
28:10au moment de Naël
28:11dans des conditions
28:12un peu différentes,
28:13si j'ose dire,
28:14M. Macron
28:15n'a pas eu
28:16le courage,
28:17la décence,
28:19justement,
28:20de dire la même chose.
28:21Là,
28:22c'est beaucoup plus facile.
28:23Ce ne sont pas
28:25les mêmes interlocuteurs.
28:27Voilà,
28:27c'est tout.
28:27Donc,
28:28sur le fond,
28:30je reçois
28:30absolument
28:31la colère
28:32de M. Bauer.
28:33Julien Dray.
28:35Moi,
28:35je crois que
28:36la colère,
28:37la mobilisation
28:39du président Macron
28:40et de l'ensemble
28:42de son gouvernement
28:43qui est assez bien décrite
28:44dans plusieurs articles
28:45de presse
28:45depuis plusieurs jours
28:47et il y a une chose,
28:49c'est que,
28:49c'est là où j'ai un désaccord,
28:51c'est qu'il y a
28:51une responsabilité politique.
28:52La responsabilité politique,
28:54c'est que
28:55les moyens nécessaires
28:57à ce qui aurait dû
28:58être une priorité
28:59puisque ça avait été
29:00annoncé comme tel,
29:02ce n'est pas simplement
29:02d'afficher des lois
29:03ou de dire
29:04on va voter des lois,
29:05c'est donner les moyens
29:06pour travailler.
29:07Or,
29:07dans ces affaires-là,
29:09on sait maintenant
29:09que tout ce qui est
29:11prévention judiciaire
29:12de la jeunesse
29:13est en difficulté énorme
29:14donc ne peut pas traiter
29:15en amont.
29:16On sait qu'on n'a pas
29:17les structures d'écoute
29:17nécessaires,
29:18on sait qu'on manque
29:19de policiers formés
29:20pour pouvoir prendre
29:21en considération,
29:22faire parler ses enfants,
29:24faire le tri de ses paroles
29:26pour pouvoir
29:27les ordonner.
29:28Il y a tout un travail
29:30à faire
29:30et tout un dispositif
29:31à mettre en place
29:32pour pouvoir,
29:34je dirais,
29:34répondre.
29:35Et si vous me permettez,
29:36moi,
29:36la caricature,
29:37je sais si pourtant
29:38j'ai du respect pour lui
29:38mais l'intervention
29:40du ministre de la Justice
29:41qui dit
29:41j'ai donné ordre
29:42de traiter 70 000 dossiers
29:44avant le 7 juillet,
29:45vous savez ce que ça veut dire ?
29:46Ça veut dire qu'il faut
29:47traiter un dossier
29:47toutes les 9 secondes.
29:49Ce n'est pas sérieux.
29:50Ça veut dire qu'on est
29:51dans une panique générale
29:52et le président de la République
29:53essaye effectivement
29:55de taire la colère
29:58justifiée
29:58et la dignité,
30:00surtout je pense moi,
30:01la dignité des familles
30:03et de la famille.
30:04Mais Julien,
30:05vous qui avez conseillé
30:06les présidents de la République,
30:07pardonnez-moi.
30:08Je ne suis pas conseillé,
30:09sinon il y a des choses
30:10qui ont été...
30:10Arrêtez,
30:11vous n'avez pas conseillé.
30:12Vous avez été un conseiller
30:13de l'ombre.
30:14Non, non, non.
30:15Vous lirez,
30:16mais moi on verrait
30:16que je n'ai pas été conseiller.
30:18Mais vous plaisantez,
30:18vous avez été l'homme
30:19qui murmurait
30:19à l'oreille de certains présidents.
30:21Murmurer, non.
30:22Parler, oui.
30:23Bon.
30:26Revenons à ce que
30:26je voulais vous demander.
30:28Une telle phrase,
30:30on ne répond pas
30:31à un drame
30:32par décrit
30:33qui a été prononcé
30:34en Conseil des ministres,
30:35qui a été relayé
30:36par la porte-parole
30:37du gouvernement.
30:38C'est donc assumer
30:39vous d'expérience.
30:42Est-ce que c'est une faute ?
30:43Est-ce que c'est une erreur ?
30:44Est-ce qu'il aurait mieux fait
30:45de se taire ?
30:46J'ai autant de respect
30:49que Gilles William
30:49sur la fonction présidentielle.
30:51Donc je serai prudent
30:52dans ma formulation.
30:53Mais effectivement,
30:55c'est totalement déplacé.
30:57Et un président...
30:58Mais j'insiste,
31:00comprenez,
31:00il y a une panique.
31:01J'ai compris.
31:02La panique,
31:02elle est liée au fait
31:03qu'il y a une responsabilité
31:05politique,
31:05cette affaire.
31:06Maintenant,
31:07moi j'essaye de comprendre
31:08parce que ce n'est pas
31:08la première fois,
31:09si ce n'était que
31:10la première phrase
31:11Gilles William Golnadel.
31:13Mais les gens
31:13qui ne sont rien
31:14dans les gares,
31:16les gaulois réfractaires,
31:18qu'ils viennent me chercher,
31:20brainwacher sur des faits divers,
31:22toutes ces petites phrases,
31:24qu'est-ce qu'elles représentent
31:25d'Emmanuel Macron
31:26et Gilles William Golnadel ?
31:27Il y a peut-être une imposture
31:29sur l'intelligence
31:31qu'on lui prête.
31:32c'est-à-dire qu'il a des côtés
31:33effectivement éminemment intelligents.
31:36Mais je crois que sur le plan
31:38de la psychologie,
31:39il a un grand problème.
31:41Je pense que son quotient
31:42intellectuel est infiniment
31:43supérieur à son quotient
31:45émotionnel.
31:46Oui,
31:46c'est ce qui explique justement
31:48tout ce que vous venez de dire.
31:49Je ne sais pas,
31:51parce que c'est compliqué,
31:53est-ce qu'il a un quotient
31:54émotionnel qui est très ferme ?
31:55Il y a une maladresse
31:57qui sont liées à une forme
31:58de mépris
31:59appris dans les grandes écoles
32:00françaises.
32:02C'est intéressant ça,
32:03c'est l'élite déconnectée
32:04de la France enracinée.
32:05C'est un comportement
32:07de ceux qui disent
32:08le peuple ne sait pas.
32:10Il y en a qui sortent
32:11des grandes écoles
32:12et qui ont une psychologie
32:14quand même différente.
32:15On peut toujours trouver
32:16un exemple qui contredit
32:17ce que je dis,
32:18mais c'est quand même
32:19quelque chose qui est particulier
32:20à ce qu'on a appris
32:21dans un certain nombre
32:21de grandes écoles
32:22et notamment à l'ENA.
32:24Enfin, le précédent
32:25président de la République
32:26qui sort de l'ENA
32:26si je ne m'abuse,
32:27François Hollande,
32:30on pourrait revenir
32:31des heures sur son bilan
32:32mais j'imagine
32:33qu'il se serait peut-être
32:35même rendu sur place
32:36très rapidement
32:37tout comme Nicolas Sarkozy
32:38tout comme Jacques Chirac.
32:39Le problème,
32:39ce n'est pas l'ENA
32:40en tant que tel.
32:40L'ENA est une très bonne école,
32:41etc.
32:42C'est une forme de culture
32:43qui est donnée
32:44qui amène à prendre
32:46une distance
32:46par rapport
32:47à l'émoi populaire.
32:48Autre sujet à présent
32:50et voilà ce qu'on pouvait dire
32:51en sachant que
32:53Emmanuel Macron
32:53mais je vous donnerai
32:54les toutes dernières informations
32:55dans l'heure des pros
32:57sera au 13h de TF1.
32:59Au 13h, c'est bien ça.
33:00Au 13h de TF1.
33:01Petit coup de fatigue.
33:02Au 13h de TF1 demain,
33:04on a appris ça à la hâte.
33:06Oui.
33:07qui vont maquiller ça
33:08en disant
33:09c'est le G7.
33:10Évidemment,
33:10il faut parler.
33:10Bien sûr,
33:11c'est l'actualité internationale.
33:13Il est content
33:13de pouvoir recevoir
33:14ce programme.
33:15Et dans la presse,
33:17ces informations ont fuité
33:18comme quoi
33:18Brigitte Macron
33:19et Emmanuel Macron
33:20auraient pu échanger
33:21avec la famille
33:22de la petite Liana
33:23très récemment.
33:24Mais ça s'est tombé
33:25à l'instant.
33:27Signe que,
33:27c'est ce que je vous disais,
33:28les répliques
33:29sismiques
33:30sont parfois
33:31quelques jours après
33:32les phrases.
33:32Parce que je pense
33:33qu'ils ont des notes
33:34et c'est logique
33:35d'abord du ministère
33:37de la Justice
33:37et du ministère
33:38de l'Intérieur
33:38qui leur disent
33:39à la fois la colère
33:41et aussi l'émotion
33:42qui règnent dans le pays
33:43et qui ne va pas
33:44et qui n'est pas
33:45quelque chose
33:46qui est passé.
33:47Cette colère
33:48elle s'est installée.
33:48On parle beaucoup
33:49de cela partout.
33:51Avançons.
33:52Avançons s'il vous plaît
33:54et je voudrais
33:55qu'on parle d'un sujet
33:55qui là aussi
33:57a été peu traité
33:58dans les médias.
34:01Je résume.
34:01Vous avez un maire
34:03communiste
34:03qui en conseil municipal
34:06refuse le principe
34:08de laïcité.
34:10Son adjointe
34:12voilée
34:12se dit
34:13elle fière
34:14de porter le voile.
34:16En réponse
34:17un élu
34:18de l'éposition
34:18RN
34:19qui voulait
34:19interdire
34:20le port
34:21de signes religieux
34:22veut proposer
34:23un amendement.
34:25Cet amendement
34:25est retoqué.
34:26Je ne suis même pas sûr
34:27qu'il soit débattu
34:28et voté.
34:29Et cet élu
34:30répond
34:31puisque vous
34:32foulez le principe
34:33de laïcité
34:34ce conseil
34:35sera sous le signe
34:37de la croix
34:38et il va réciter
34:39un je vous salue
34:40Marie.
34:40Un acte
34:41considéré
34:42par l'édile
34:43d'Ivry-sur-Seine
34:45mère communiste
34:45comme
34:46attention
34:47un crime politique.
34:49Un crime politique.
34:51Voilà le résumé
34:52qu'on pouvait faire.
34:53Ce résumé-là
34:55n'a pas forcément
34:56été fait
34:56par le journaliste
34:58de France 3
34:58qui était l'invité
34:59de Marine Le Pen
35:00mais ça vous le verrez
35:01dans l'heure des pros.
35:01Je voudrais qu'on voit
35:02la séquence
35:03s'il vous plaît.
35:05Chanoine Kier
35:07était en habillé
35:08à l'Assemblée Nationale
35:09et l'abbé Pierre
35:11dont la mémoire
35:12est un peu entachée
35:13par quelques déviations
35:15était lui aussi
35:17député
35:18de l'Assemblée Nationale
35:19et il portait
35:20les signes
35:21d'appartenance
35:22à un ordre
35:23de prêtrise.
35:24Si je suis élu
35:25aujourd'hui
35:25c'est pour mes convictions
35:26pour mes engagements
35:27et je suis fière
35:28d'être ici
35:29d'être élu
35:29avec mon voile.
35:31Vous refusez la laïcité
35:31c'est bien ça.
35:33Donc on sera
35:35placé sous le signe
35:35de la croix
35:36à chaque conseil municipal
35:37dorénavant
35:37et que la croix
35:39vous bénisse tous
35:40que Dieu vous bénisse
35:41et je vais dire
35:42je vous salue Marie
35:43d'ailleurs
35:43je vous salue Marie
35:44pleine de grâce
35:45le Seigneur est avec vous
35:46vous êtes bénie
35:47entre toutes les femmes
35:47et Jésus
35:48le fruit de vos entrailles
35:49est béni.
35:50Sainte Marie
35:50Mère de Dieu
35:51priez pour nous
35:51pauvres pécheurs
35:52maintenant et à l'heure
35:53de notre mort
35:54ainsi soit-il
35:55du Père du Fils
35:56et du Saint-Esprit.
35:59Alors
36:00ce que vous venez de faire
36:01Monsieur Nader
36:03signe
36:03votre crime
36:06politique
36:07et je vous rappelle
36:09quand même
36:09que vous êtes filmé
36:10et moi qui ai
36:12un respect profond
36:14pour toutes les religions
36:16même si je n'en pratique
36:17aucune
36:18je pense que la communauté
36:20chrétienne et catholique
36:21d'Ivry
36:21appréciera
36:23la manière
36:24dont vous venez
36:25de les traîner
36:26dans la boue
36:27par cette attitude
36:29c'est une honte
36:31c'est un véritable scandale
36:33en quelques heures
36:36de conseil
36:36vous avez atteint
36:38tous les sommets
36:39et franchi
36:40toutes les lignes rouges
36:41je me suis dit
36:42que
36:43peut-être
36:44on allait quand même
36:45avoir du mal
36:46à dénoncer
36:48ce qu'est le rassemblement
36:49national
36:50dans ce pays
36:50et je dois
36:51vous remercier
36:52Monsieur Nader
36:53pour la caricature
36:55que vous offrez
36:56ce soir
36:57et la séquence
36:59va durer
36:59pendant plusieurs
37:01minutes
37:01Gilles-William
37:02Golnadel
37:02d'abord
37:03bon
37:03est-ce qu'on vient
37:06d'assister
37:06à un crime politique
37:07oui non mais
37:08je vais vous dire
37:08le fond de ma pensée
37:10moi pour moi
37:11l'un des crimes
37:11c'est qu'il y ait
37:12un parti communiste
37:15tout simplement
37:16si
37:16non mais
37:17je le dis
37:18je le dis
37:18très franchement
37:19un parti
37:20responsable
37:20de 100 millions
37:21de morts
37:22simplement
37:22parce qu'il n'y a pas eu
37:24un urabère du communisme
37:26comme il y a eu
37:26un urabère du nazisme
37:28je trouve que c'est
37:28un crime
37:29déjà
37:30vous êtes dur
37:30pour Fabien Roussel
37:31non mais
37:32peu importe
37:33il peut changer
37:34il peut changer
37:35le nom de son parti
37:36je maintiens
37:37ce que je dis
37:38et d'ailleurs
37:38ils ont encore
37:40des positions
37:42sur certains sujets
37:43notamment un sujet
37:44affinitaire
37:45que nous avons abordé
37:47digne
37:47effectivement
37:48de Staline
37:49donc ça ne
37:50m'étonne pas
37:51ça c'est la première chose
37:52deuxièmement
37:53j'ai félicité
37:54la personne
37:56qui a récité
37:57je vous salue Marie
37:58je vais jusqu'au bout
37:59de ma franchise
37:59c'est évidemment
38:01la réponse
38:02du berger
38:02à la bergère
38:03c'est une manière
38:04de dire
38:05je ne tolère pas ça
38:06par conséquent
38:07puisque vous étalez
38:09votre religion
38:09je vais étaler
38:10étaler la mienne
38:11c'est tout
38:12il n'aurait jamais fait
38:12sinon
38:13et la réponse
38:14et la manière
38:15dont le maire communiste
38:17monte
38:18dans les tours
38:20est exceptionnelle
38:21et enfin
38:21je vais aller
38:22jusqu'au bout
38:23jusqu'au bout
38:24de ma franchise
38:25d'une part
38:26chez les communistes
38:27et chez l'extrême gauche
38:28c'est évidemment
38:29la préférence
38:29pour l'autre
38:30ils ont
38:31un respect
38:32de la laïcité
38:33à géométrie variable
38:34ils sont très durs
38:36avec les crèches
38:37mais moins durs
38:38effectivement
38:39avec
38:41l'islam
38:42voire l'islamisme
38:43et le fond
38:44le fond
38:44le fond
38:45de ma pensée
38:46c'est que je pense
38:47que la France
38:48est un pays
38:49aux racines
38:50chrétiennes
38:51alors
38:52je viendrai
38:53il y a beaucoup de choses
38:54d'abord sur le
38:55il faut distinguer
38:57ce qu'est le talinisme
38:58du communisme
38:58quand même
39:00parce que le parti
39:01communiste français
39:01a cette spécificité
39:02qu'on ne peut pas
39:03lui retirer
39:04même s'il y a eu
39:05des
39:05il a quand même
39:08beaucoup donné
39:08dans la lutte
39:09contre le nazisme
39:10oui en 53
39:11on rend hommage
39:13à Staline
39:13il était formidable
39:14non non
39:14mais attendez
39:15je vous ai dit
39:16qu'il faut distinguer
39:16mais visiblement
39:17vous n'avez pas
39:18bien lu
39:19mais je vous ferai
39:19un cours de formation
39:21là dessus
39:21avant tout
39:22je suis un anti-puniste
39:23avant tout
39:23parce qu'il reste
39:244 minutes
39:24et je veux vraiment
39:25contrater un sujet
39:26vous ne pouvez pas
39:27plus affronter
39:28le parti communiste
39:29que je ne l'ai fait
39:30quand j'étais jeune
39:30mais je fais la distinction
39:31entre ce que c'est
39:32que le stalinisme
39:33et ce qu'ont été
39:33les militants communistes
39:34qui ont donné leur vie
39:35à la libération
39:36contre le nazisme
39:38ou aux combattants
39:39de l'Union soviétique
39:40qui ont été
39:41quand même
39:42malgré le pacte
39:43germano-soviétique
39:44vous avez raison
39:45et contre le pacte
39:46germano-soviétique
39:47justement
39:47et contre
39:48il nous reste 4 minutes
39:49il y a encore un sujet
39:50deuxième chose
39:50moi je pense que
39:52il faut maintenant
39:53clarifier
39:54parce que
39:55ce que dit
39:55le maire d'Ivry
39:57est faux
39:59vous pouvez venir
40:00avec une tenue
40:02religieuse
40:03à l'Assemblée nationale
40:04si vous êtes invité
40:05dans une audition
40:06on ne vous demande pas
40:07d'abandonner
40:08mais quand vous rentrez
40:09dans l'hémicycle
40:10vous ne portez pas
40:11de style distinctif
40:12ce n'est pas vrai
40:13vous n'avez pas le droit
40:14de porter de style
40:14distinctif religieux
40:15donc faire cette comparaison
40:17est une erreur
40:18et d'ailleurs
40:18j'ai même regretté
40:20personnellement
40:20qu'on ait abandonné
40:21le port de la cravate
40:22obligatoire
40:23à l'intérieur de l'hémicycle
40:24je pense que c'était une erreur
40:25voilà
40:26donc ça veut dire que
40:27pour ce qui est
40:28des conseils municipaux
40:29je sais qu'un certain nombre
40:30d'élus m'ont dit
40:31à tort
40:31moi je pense qu'il faut
40:32faire régler
40:33il faut faire régner
40:34une règle
40:34peut-être qu'il faudra
40:36légiférer là-dessous
40:36ou une circulaire
40:37il ne peut pas y avoir
40:38dans un conseil municipal
40:39qui représente la nation
40:40et donc qui est
40:42régit par le signe
40:43de la laïcité
40:43de signes religieux
40:45distinctifs
40:45voilà quel mérite
40:46d'être clair
40:46autre et dernier sujet
40:48il nous reste
40:48trois petites minutes
40:49et je me tourne
40:50non pas vers le chroniqueur
40:51mais l'avocat que vous êtes
40:53et l'avocat de
40:54Philippe Devilliers
40:54puisque cette semaine
40:56nous avons assisté
40:56à une manipulation
40:57grossière contre
40:58Philippe Devilliers
40:59qui a décidé d'ailleurs
41:00de porter plainte
41:00vous allez en parler
41:01dans un instant
41:02Xenia Federova
41:03je rappelle le contexte
41:04journaliste
41:05qui travaille à Europe 1
41:06et CNews
41:07est visé par une partie
41:08de la classe politique
41:09et médiatique
41:10pour son positionnement
41:10autour de la guerre
41:11en Ukraine
41:12Philippe Devilliers
41:13a considéré
41:15la semaine dernière
41:16qu'aujourd'hui
41:16toute pensée
41:17qui n'était pas
41:18une pensée dominante
41:19était finalement
41:21accusée
41:22de participer
41:23à une forme
41:24de propagande
41:24les fameux propagandistes
41:26et dans un raisonnement
41:27par l'absurde
41:28qui dure
41:29une dizaine de minutes
41:30donc je ne vais pas
41:30le passer maintenant
41:31pour éviter
41:32de dénaturer
41:33ses propos
41:33dans un raisonnement
41:35par l'absurde
41:35il dit
41:36si vous voulez enlever
41:37le titre de séjour
41:38d'une propagandiste russe
41:40il va peut-être falloir
41:41enlever le titre de séjour
41:42des propagandistes ukrainiens
41:43exemple
41:44Raphaël Glucksmann
41:45exemple
41:46Edouard Philippe
41:47exemple
41:48Rima Hassan
41:49exemple
41:50Shem Zeddin Afiz
41:52pour l'Algérie
41:53ou encore
41:54Bruno Retailleau
41:55et je termine la séquence
41:56en disant
41:56monsieur Philippe Devilliers
41:57vous serez peut-être
41:58pour avoir dit tout cela
41:59le premier QTF français
42:01et on termine cette séquence
42:03sur le sourire
42:03mais voilà ce qui a été gardé
42:05par des médias
42:06dits de confiance
42:07notamment madame Saporta
42:09d'RTL
42:09et monsieur Gassnier
42:10je crois qu'il s'appelle
42:11comme ça
42:13de quotidien
42:15voilà le verbatim précis
42:17exact de Philippe Devilliers
42:20Glucksmann
42:20il est pro Zelensky
42:21il est pro-Ukraine
42:23donc c'est un agent
42:24de propagande ukrainienne
42:25faut peut-être
42:26qu'on lui retire
42:27son titre de séjour
42:28fermez les guillemets
42:29des propos qui vous indignent
42:30Isabelle
42:31oui à tous ceux
42:32qui jouent la non-francité
42:34comme argument politique
42:35parce que pour ces gens-là
42:36on ne peut pas être
42:37un vrai français
42:38un français véritable
42:39un français de souche
42:40que quand on est capable
42:42d'aligner 15 ou 20 générations
42:43sur le sol de l'Hexagone
42:44sans aucun mélange
42:45avec pour seul horizon
42:46et seule racine
42:47une lignée blanche
42:48et catholique
42:48que ce soit Philippe Devilliers
42:50voulant pour ses opinions
42:52retirer je le cite
42:53son titre de séjour
42:53à Raphaël Glucksmann
42:54parce que quand on est
42:55Philippe Devilliers
42:56il semble-t-il impensable
42:57d'être tout à la fois juif
42:58et français
42:59avec cette petite musique
43:00bien rance
43:01à peine sous-entendue
43:02sur la double allégeance
43:03des juifs
43:04c'est une remarque
43:05non seulement débile
43:06mais pro-russe
43:07c'est-à-dire contraire
43:08aux intérêts français
43:09et surtout
43:09c'est une remarque
43:10antisémite
43:11le mythe du juif errant
43:13qui au fond
43:13n'est pas vraiment français
43:14qui aurait une double allégeance
43:15c'est le plus vieux
43:16trope antisémite
43:18de l'extrême droite
43:18une obsession
43:19dont manifestement
43:20elle n'arrive pas
43:21encore aujourd'hui
43:21à se défaire
43:22et là je ne veux pas dire
43:24Jéloïam Golnadel
43:25mais maître Golnadel
43:26puisque vous représentez
43:27Philippe de Villiers
43:29dans ces plaintes
43:29qui seront déposées
43:30si vous saviez comment
43:31je suis fier
43:32dans cette affaire
43:33notamment de défendre Philippe
43:35bon d'abord
43:35l'histoire du
43:36pardon
43:37le permis de séjour
43:38de retirer le permis de séjour
43:40à Xenia Fedorava
43:41c'est bizarre
43:42vous avez sur France 24
43:44chaîne publique
43:44un Fadi Hanona
43:46d'accord
43:46qui lui veut brûler
43:48les juifs comme Hitler
43:49d'accord
43:50on ne lui demande pas
43:51de retirer la carte
43:52de séjour à lui
43:53les grands amoureux
43:55des juifs
43:56c'est quand même plus grave
43:57d'accord
43:57premièrement
43:58deuxièmement
43:59j'accuse le type de RTL
44:01de dire
44:02je cite
44:03je cite complètement
44:05il oublie
44:06que Philippe
44:08n'a pas parlé
44:08que de Glucksmann
44:10il n'a même pas pensé
44:11qu'il était juif
44:12Glucksmann
44:12il a parlé de Retailleau
44:13il a parlé de Philippe
44:14il a parlé de Rima Hassan
44:15il a parlé de tout le monde
44:17donc de quoi on parle
44:18c'est un truc
44:19à je complète
44:19ça me fait de la peine
44:20de porter plainte
44:21contre
44:22contre
44:23Saporta
44:23Isabelle
44:24vous savez que
44:24c'est une amie
44:26j'ai moins d'état d'âme
44:27par rapport au type
44:28du quotidien
44:29mais
44:30je veux dire aussi
44:32que
44:34accuser
44:34Philippe de Villiers
44:35d'antisémitisme
44:37moi que je le connais
44:38depuis 20 ans
44:38c'est l'un
44:39des hommes
44:41qui a été
44:41le plus sensible
44:42à la douleur juive
44:44après le 7 octobre
44:45il a dit
44:46il m'a dit à moi
44:47à moi
44:48et que c'est adressé ici
44:49il m'a dit
44:49en parlant de moi
44:50et de ma douleur
44:51j'irai le chercher
44:52derrière les barbelés
44:54et on l'accuse
44:55d'antisémitisme
44:55mais en vérité
44:56cette accusation là
44:57elle est là le racisme
44:59sous prétexte
44:59que c'est un français
45:00fils de français
45:01fils de français
45:02fils de français
45:03
45:04ce serait un antisémite
45:05pardon de vous le dire
45:06effectivement
45:07je me fais un honneur
45:09de défendre
45:10Philippe de Villiers
45:10dans cette histoire
45:11vous allez saisir
45:12l'arcom aussi ou pas
45:13je sais pas si je vais
45:14sévérer l'arcom
45:15mais je saisirai
45:16je saisirai
45:1620 secondes
45:18vraiment sinon
45:18on est en débord
45:19je connais moi aussi
45:20Philippe de Villiers
45:21pas aussi bien
45:22je l'ai souvent affronté
45:24idéologiquement
45:25donc lui faire le procès
45:26sur l'antisémitisme
45:27d'après moi
45:27totalement dépassé
45:28est une erreur
45:29par contre
45:30oui j'ai une discussion
45:31très sévère
45:32à voir avec lui
45:32sur la question
45:33il juge le conflit
45:35et les positions
45:36et c'est un débat
45:37qui serait passionnant
45:38avec vous
45:38je suis du côté
45:39du peuple ukrainien
45:40et de monsieur Zelensky
45:41merci à tous les deux
45:42sauf que monsieur Zelensky
45:44a rendu hommage
45:45à des nazis
45:46il y a 15 jours
45:47personne n'a rien dit
45:48c'est terminé
45:511931
45:51on en parle
45:52on aurait dû en parler
45:52en début d'émission
45:53c'est la faute
45:53à tout fait pour l'heure des pros
45:54dommage
45:55on puisse pas poursuivre
45:56bien sûr
45:56on aurait dû
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