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- #faceaface
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:00Il est quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour le face-à-face.
00:04Et ce soir, le chevalier blanc, le blanc chevalier d'ailleurs, a décidé de renverser l'ordre établi.
00:11Il rompra des lances avec le baron noir, le noir baron qui ne pourra plus compter sur les coups bas de son complice du Val-Fouré.
00:21Soutien financier accepté, merci de libeller les chèques en blanc à l'ordre de monsieur le chevalier.
00:27Mais c'est le chevalier blanc, c'est juste le blanc ?
00:30Vous mettez, écoutez-moi, vous ne posez pas de question, vous mettez à l'ordre de monsieur le chevalier.
00:35Comment allez-vous ?
00:36On n'en parle plus.
00:37Ah oui, du Val-Fouré maintenant.
00:39Vous savez ce qui va se passer ?
00:40C'est que demain matin, il va y avoir des centaines de coups de téléphone de gens qui s'appellent monsieur le chevalier.
00:45Ils vont dire rendez-nous les chèques.
00:46Rendez-nous l'arrogant.
00:47Eh bien, on se discutera avec eux.
00:49Vous êtes élégant ce soir.
00:50Vous trouvez vous aussi.
00:51Et vous avez fait quelque chose.
00:52Écoutez, oui, à titre exceptionnel, je me suis lavé les cheveux.
00:55C'est ça ?
00:56Ce que j'aime, c'est à titre exceptionnel.
00:57À titre exceptionnel.
00:58Vous comprenez pourquoi je suis toujours distant ?
01:00Ah bah écoutez, moi aussi.
01:02Grande élégance.
01:03C'est pour compenser peut-être la difficulté que vous avez à débattre avec Julien Drey.
01:06Je compte avant tout sur mon physique.
01:10Eh bien, écoutez, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.
01:12Si vous n'avez pas grand-chose, c'est bien de compter au moins sur une bonne douche.
01:16Parce que là, vous allez avoir un nouveau costard dans pas longtemps.
01:20Parce que je peux vous dire qu'il va vous tailler en pièces.
01:22Bien sûr, monsieur Duval-Fouré.
01:24Il est 19h et le point sur l'information, point complet sur l'information, c'est avec Isabelle Piboulot.
01:29Bonsoir Isabelle.
01:30Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
01:35À la Une, l'avenir de Paris se jouera le 15 mars, soit dès le premier tour des municipales.
01:41Déclaration de la ministre de la Culture, candidate de la droite à la mairie de Paris.
01:46En meeting à la mutualité ce soir, Rachida Dati n'a pas épargné les socialistes.
01:51Emmanuel Grégoire, c'est Anne Hidalgo.
01:53En pire, a-t-elle déclaré.
01:55Rachida Dati dit vouloir recruter 5000 policiers municipaux armés afin de réinventer la capitale.
02:02Toujours pour les municipales, François Bayrou part officiellement en campagne pour un troisième mandat à Pau.
02:08Une annonce sans grande surprise.
02:10Faites aujourd'hui, l'ancien Premier ministre, en parallèle président du Modem, est élu à Pau depuis 2014.
02:16Son deuxième mandat de maire a été marqué par des réussites en matière de sécurité, selon lui.
02:22Un mandat aussi assombri par l'affaire Betaram.
02:25La marche pour la vie organisée cet après-midi à Paris.
02:29Plusieurs milliers d'opposants à la future loi fin de vie étaient dans la rue.
02:33Près de 10 000 participants étaient attendus, selon les organisateurs.
02:37Objectif, porter le message que la vie vaut d'être vécue.
02:40Pour rappel, le texte doit être examiné à partir de mardi dans l'hémicycle du Sénat, avant un vote solennel le 28 janvier.
02:49Autre rassemblement, toujours dans la capitale, pour soutenir le peuple iranien.
02:53Comme hier, quelques milliers de manifestants ont défilé drapeau de la monarchie iranienne en main pour dénoncer l'actuelle répression.
03:01La foule a une fois de plus réclamé le retour du Suisse de l'ancien chat, Erisa Pahlavi.
03:06Pendant ce temps, le président iranien répond à Donald Trump.
03:10Toute attaque visant le guide suprême allié Rameney serait une déclaration de guerre totale contre la nation iranienne.
03:18Emmanuel Macron va demander l'activation de l'instrument anti-coercition de l'Union Européenne.
03:24Un outil qui permettrait de lutter contre les menaces économiques brandies hier par Donald Trump,
03:29déterminé à acquérir le Groenland face à sa volonté d'imposer de nouveaux droits de douane aux pays européens.
03:36Une réunion d'urgence des ambassadeurs de l'UE s'est tenue à Bruxelles.
03:40L'ordre mondial et l'OTAN sont en jeu, prévient le Danemark.
03:45Soupçonné d'avoir provoqué un accident de la route mortelle à Nanterre,
03:48un conducteur en fuite a été interpellé ce matin.
03:51Il est soupçonné d'avoir consommé du protoxyde d'azote.
03:54Le drame s'est produit la nuit dernière au niveau d'une sortie de l'A86.
03:59Son véhicule a percuté deux voitures arrêtées à un feu rouge.
04:02Un des conducteurs est décédé, un autre a son pronostic vital engagé.
04:08Enfin, le pape Léon XIV a prié ce matin pour la population de l'Est de la RDC,
04:13contrainte de fuir vers le Burundi en raison des violences.
04:16La République démocratique du Congo subit toujours une grave crise humanitaire.
04:20Le souverain pontife a aussi exprimé sa solidarité avec l'Afrique australe,
04:24en proie à des inondations meurtrières.
04:27Merci, chère Isabelle Piboulot, pour le point complet sur l'information.
04:32Messieurs, commençons donc par l'Iran.
04:34Une révolte étouffée ces derniers jours par une répression sanglante
04:37et un régime galvanisé par l'absence de réaction de la communauté internationale.
04:42Ali Khamenei a pris la parole hier pour appeler à briser le dos des sédicieux
04:48et accuse les États-Unis d'être responsables des victimes civiles durant cette révolte.
04:53Certaines informations qui ont été transmises, notamment à Emmanuel Razavi,
04:57grand remporter, qui connaît parfaitement la situation en Iran,
05:01nous parlait hier matin de massacre et le nombre de victimes ne cesse d'augmenter.
05:07Lui, recenserait près de 20 à 25 000 morts durant cette révolte.
05:13Écoutez Ali Khamenei.
05:17Par la grâce de Dieu, la nation iranienne doit briser le dos des sédicieux,
05:21tout comme elle a brisé le dos de la sédition.
05:23Le président américain lui-même a pris part à la sédition.
05:26Il a pris la parole, fait des commentaires, proféré des menaces et encouragé les sédicieux.
05:31Nous tenons le président américain pour responsable des pertes humaines,
05:34des dommages et des accusations qu'il a portées contre la nation iranienne.
05:39Voilà pour le discours d'Ali Khamenei.
05:41France Inter ce matin a reçu l'ambassadeur de la République islamique d'Iran.
05:45Je vous propose de l'écouter.
05:46Est-ce que le régime iranien, monsieur l'ambassadeur, a du sang sur les mains ?
05:52Non, je ne sais pas comment vous dire le régime iranien, le sang sur la main.
05:58Il n'y a pas de sang sur la main.
06:00Donc il y a une justice, il y a une police et il y a une sécurité pour le pays
06:04qui doit être garantie pour le bien-être de tout le monde.
06:09Mais qu'est-ce qui justifie, monsieur l'ambassadeur, qu'un pouvoir, qu'un régime tire et tue à balle réelle
06:16des enfants, des adolescents qui ne manifestent que pour leur liberté ?
06:20Il n'y a pas des enfants et des innocents, mais il y a des gens qui ont commis des actes terroristes,
06:28qui ont cassé tout, qui ont brûlé les gens, qui ont attaqué des hôpitaux, des mosquées, des centaines de mosquées, des hôpitaux.
06:37Il n'y a rien. Donc il n'y a pas de sang sur les mains du régime iranien.
06:41Emmanuel Razavi hier nous disait que c'était un massacre et dans le même temps,
06:46la réaction internationale est quasi inexistante.
06:50J'ai le William Golnadel.
06:51En tout cas, la réaction du monde intellectuel, artistique, culturel et largement politique en France,
07:00et même médiatique, pardon si vous avez montré ça.
07:02Mais M. Ali Badou et Mme Marion Lourd n'ont jamais reçu l'ambassadeur d'Israël,
07:11à pas le 7 octobre.
07:12Et à 13h, la seule information sur l'Iran a été reprise par France Inter,
07:19uniquement sur la base de la propagande de l'ambassadeur d'Iran à Paris,
07:25qui, si nous avions encore une diplomatie digne de ce nom,
07:31eh bien, aurait dû être renvoyé.
07:35Je vous signale qu'il y a un site, le site diplomatique officiel,
07:39je dis bien officiel du Quai d'Orsay, M. Duval, très sincèrement,
07:44le site officiel en anglais.
07:47Il est très courageux en ce qui concerne l'Ukraine et le Groenland.
07:55Pas un mot depuis le début des événements sur les massacres en Iran.
08:00Et ces massacres en Iran, les médias donnent le chiffre bas
08:04et non pas le chiffre que vous venez d'annoncer.
08:08Lorsqu'il s'agissait de Gaza, on donnait, sans l'oser le dire,
08:13les chiffres hauts du Hamas.
08:15C'est la différence.
08:16Le monde culturel, artistique...
08:19On en parlera dans un instant, ne vous inquiétez pas.
08:21D'accord, rien. Rien. Réellement rien.
08:24Donc c'est particulièrement honteux, mais sur le fond, pardon de le dire.
08:29Sur le fond, c'est quoi ce qui explique l'abstention sur le fond ?
08:36Je ne cesse de le dire, je ne cesse de le répéter, je ne dirai jamais assez.
08:40C'est en vérité le masochisme occidental.
08:42Les mollas anturbanais d'Orient ne sont pas, pour la gauche médiatique et culturelle,
08:51véritablement des ennemis à haïr.
08:55Il faut comprendre ça.
08:57De la même manière que le Hamas n'était pas un ennemi à haïr.
09:02Si vous vous abstenez de comprendre cela, vous vous condamnez à voir, par exemple, le régime iranien échapper à son châtiment.
09:11Pour l'instant, les mollas sont sortis.
09:14Vous coupez Internet, vous tirez dans le tas, vous torturez et malheureusement vous vous en sortez.
09:22Et ce n'est certainement pas la gauche intellectuelle en majesté qui va vous sauver.
09:29Julien Dray.
09:30Alors les choses, si elles pouvaient être réduites simplement à la responsabilité de la gauche intellectuelle en majesté, ça serait simple.
09:36Mais ce n'est pas ça qui est en train de se passer.
09:38Je ne suis pas en train de dédouaner la gauche, une partie de la gauche intellectuelle et artistique de sa responsabilité.
09:44Mais c'est un lâchage en règle de l'ensemble des puissances occidentales du peuple iranien.
09:50Avec une chose qui est encore plus grave, c'est qu'il y a moins de 10 jours, rappelez-vous, les déclarations de M. Trump et d'autres, les renforts arrivent.
09:58Attendez, nous serons là.
10:01Mercredi, les avions américains ont décollé et ils sont revenus.
10:03Vous savez pourquoi ?
10:05Parce que le ministre des Affaires étrangères iranien a dit à Steve Wyckoff, nous allons arrêter les exécutions.
10:11Les exécutions, elles continuent dans toutes les présions iraniennes en ce moment.
10:14Et dans toutes les villes.
10:16Et le monde occidental, effectivement, avec l'appui, parce que c'est ça le fond de l'affaire, des monarchies pétrolières, sur le fond, ne veut pas d'un état démocratique laïque en Iran.
10:28Et tout a été inventé pour empêcher cela.
10:31Mais je voudrais dire ce soir à ceux qui pensent que tout est fini, que rien n'est fini.
10:35Parce qu'hier soir, dans les rues de Téhéran, à l'appel des organisations et notamment de Reza Palavi,
10:41il y a eu, vous avez les images, je ne les ai pas inventées, vous avez eu des centaines de cris
10:45avec les Moudjahidines du peuple qui venaient avec des projecteurs pour essayer de repérer où étaient les cris pour tirer.
10:52Mais quand même, malgré tout, ils résistaient et ils continueront à résister.
10:55Ils ont arrêté de descendre dans la rue puisqu'ils sont massacrés à la mitrailleuse
10:59dans des conditions les plus horribles, les plus sordides qu'ils soient.
11:02Et que les choses soient claires.
11:04Nous en sommes à 25 000, mais vraisemblablement, les forces d'opposition me disent qu'il y aura beaucoup plus que 25 000.
11:10Et qu'on va approcher certainement les 50 000.
11:12Avec une semaine sanglante qui a été la semaine du 8 au 14 janvier.
11:16Des centaines et des centaines de jeunes Iraniens,
11:19parce que c'est des jeunes qui sont le plus sublés par les gardiens de la Révolution.
11:22Vous savez ce qu'ils faisaient ?
11:23Quand un jeune est tué, la famille va à l'hôpital et on leur dit
11:27sinon d'abord il faut payer les balles qu'ils ont dans le corps.
11:29C'est 2500 euros chaque balle.
11:32Et les familles sont obligées de voler discrètement des corps pour pouvoir les enterrer.
11:35On a tué des fillettes de 3 ans.
11:37De 3 ans, on les a tuées.
11:39C'est ça le régime qui est en place.
11:41Et la responsabilité historique de ceux qui ont encouragé ce peuple à descendre dans la rue
11:46et qui sont en train d'inventer je ne sais quelle stratégie militaire
11:50pour m'expliquer qu'on ne va pas intervenir, elle est terrible.
11:54Elle est terrible.
11:54Mais le peuple iranien, lui, ne cèdera pas.
11:57Et je sais que dans les mois et dans les semaines à venir, la résistance va continuer.
12:01Et je voudrais dire, je m'excuse d'avoir été un peu long, deux choses.
12:04On m'a inventé ces derniers jours deux mots d'ordre extraordinaires
12:08et là ça va concerner la gauche intellectuelle.
12:10On nous a dit, cette tribune extraordinaire,
12:13le peuple iranien doit se débrouiller tout seul
12:16parce que vous comprenez les conditions de sa libération.
12:18Comment vous pouvez vous libérer quand vous avez une armée entière de miliciens armés qui tuent ?
12:27Comment ? C'est-à-dire, on leur dit quoi ? Descendez dans la rue ?
12:30Faites-vous massacrer ?
12:32Et alors si on avait fait ça, mais en 1900...
12:34Vous savez, cette position, je la connais.
12:37C'est la position des pacifistes français qui, en 1943, ont rejoint un pétain
12:41contre les bombardements anglo-saxons qui tuaient les populations civiles
12:45et qui ont dénoncé les débarquements anglo-américains
12:48en disant l'impérialisme anglo-saxon va envahir l'Europe.
12:52C'est la même position, sur le fond.
12:53Celle qui, par ailleurs, disait qu'il ne fallait pas intervenir pendant la guerre d'Espagne.
12:57Tout ça a une continuité historique.
12:59Mais nous allons le payer très cher
13:00parce que le régime iranien, lui, l'a compris.
13:03Il se dit, maintenant on a les mains libres.
13:05Alors on va continuer à massacrer agréablement.
13:07Mais après, vous croyez quoi ?
13:08Qu'ils vont être sages ? Qu'ils vont être raisonnables ?
13:10Qu'on va négocier avec eux je ne sais quel accord pétrolier ?
13:15Tout va continuer.
13:16Et c'est pour ça que la solidarité doit continuer.
13:18Je félicite tous ceux qui se battent.
13:20Les femmes, les hommes qui se battent, les comités, etc.
13:22Il faut continuer.
13:24Et j'appelle la jeunesse française, je finis à ça.
13:26Qu'elle donne le bon exemple.
13:27Il y a des appels maintenant, heureusement,
13:29qui ne sont pas ceux qu'on a connus il y a quelques mois.
13:32De jeunes qui disent, nous nous engageons aux côtés des jeunes iraniens.
13:35C'est ça qu'il faut faire maintenant.
13:37Et là-dessus, je finis.
13:38Et là-dessus, je m'excuse d'avoir été un peu long, Gilles William.
13:41Là-dessus, il y a quelque chose qui ne va pas.
13:42Alors, comment on peut inviter l'ambassadeur d'Iran,
13:46sur une radio de service public,
13:48venir insulter les 25 ou 30 000 morts ?
13:52Mais celui-là, il faut le foutre à la porte.
13:54Il n'a rien à faire.
13:55Quelle honte.
13:56Quel scandale.
13:57Et l'Arcom, ils sont où là ?
14:00Écoutez, la même Marion Lourd,
14:02la même qui a invité avec Ali Badou l'ambassadeur d'Iran,
14:08relayait aux grandes dames de Johan Sfar la propagande du Hamas,
14:13qui disait que le petit otage Kfir,
14:16Bibas, qui d'ailleurs...
14:18C'est anniversaire aujourd'hui.
14:19Il fêterait aujourd'hui.
14:20Il fêterait aujourd'hui.
14:22Il y a un message très émouvant de son père.
14:24Eh bien, madame Marion Lourd,
14:25elle ne s'est plus à relayer la propagande du Hamas,
14:28qui disait que c'était les Israéliens qui l'avaient tué.
14:33On en est là, si vous voulez.
14:34Mais pardon de le dire, c'est vrai.
14:37J'ai entendu sur la 5 de services publics,
14:41sur eux, c'est ce soir,
14:43Laura Adler, en majesté,
14:45expliquer qu'il fallait que les Iraniens se débrouillent tout seuls.
14:49Et en réalité, ils s'en foutent.
14:53Ce ne sont pas, encore une fois,
14:55les ayatollahs anturbanés ne sont pas des victimes détestables pour eux.
15:00Mais non, puisque leur logique, c'est considérer
15:01que tout ce qui va contre l'Amérique,
15:05leur est favorable.
15:05Leur logique, ils n'ont de haine que pour les Occidentaux.
15:11Oui, ben voilà, leur logique, c'est ça.
15:14Et quant aux jeunes,
15:15je veux bien que vous en appeliez à la jeunesse,
15:18mais pour l'instant, les jeunes en question,
15:21ceux qui faisaient les beaux à Sciences Po
15:25ou dans les universités,
15:28là, je ne sais pas, ils étaient peut-être en train de...
15:29En cela, ils avaient piscine.
15:30Ils étaient en train d'étudier, sans doute,
15:32la politique, l'histoire contemporaine ou les sciences humaines.
15:37Mais en tous les cas, ils n'ont pas manifesté
15:39pour le peuple iranien massacré.
15:41Oui, mais il y a, et c'est pour ça que j'ai bon espoir,
15:44parce qu'il faut renverser les choses, même maintenant.
15:46Il y a une question, y compris, c'est notre rôle,
15:47à nous les plus anciens, l'éducation.
15:49Il y a toute une...
15:50Je vous avais cavalé sur mon site Twitter,
15:52il y a plusieurs pétitions de jeunes
15:54qui viennent de se constituer avec des comités,
15:56et donc il faut les aider à aller jusqu'au bout de cette bataille
15:59qui va être une bataille sur les campus.
16:00Parce que je ne doute pas une seule seconde
16:02que quand ils vont arriver pour dire
16:03solidarité avec la révolution iranienne,
16:05on va essayer de leur casser la figure,
16:07de leur arracher les affiches
16:08et leur expliquer qu'ils sont les complices
16:09de l'impérialisme sioniste.
16:10Mais la bataille a commencé.
16:11Je voudrais dire juste deux choses sur le monde artistique.
16:14Moi, il y a une personne,
16:15il se trouve que je l'aime bien,
16:17comme chanteuse, c'est Madonna.
16:18Madonna, c'est la seule grande chanteuse
16:20qui a pris position.
16:21A l'inverse d'un autre,
16:24excusez-moi l'expression,
16:25enfoiré,
16:26qui s'appelle...
16:27Oui, je l'assume,
16:27si l'Arcum veut me sanctionner,
16:29il me sanctionnera,
16:29je l'assume, c'est...
16:30C'est de le modérer,
16:31si c'est possible.
16:33C'est de le modérer.
16:34C'est monsieur Roger Waters.
16:36Ah, Roger Waters.
16:38Bien sûr.
16:38En tous les cas,
16:39je me permets de retirer ce que vous venez de dire.
16:41Oui, retirer.
16:41C'est important.
16:42Je m'excuse.
16:42Bien sûr.
16:43Alors, pourquoi vous parlez du monde de la culture ?
16:45Elishoua, qui a publié une tribune,
16:47il dit « Votre silence est insupportable.
16:49Ils meurent de votre silence,
16:50les fils de l'Iran.
16:51Leurs enfants, leurs femmes, leurs parents
16:53meurent de votre silence.
16:54Pour Gaza, pourtant,
16:55vous êtes tous là,
16:56défilés à crier
16:57« Liberté du fleuve à la mer »
16:59et à signer la pétition.
17:02Mais ce sont eux qui tuent Gaza,
17:05ce sont eux, les ayatollahs,
17:06qui poussent le Hamas,
17:07le Hezbollah,
17:07et les autres à tuer,
17:08leur peuple et les peuples voisins,
17:10pour imposer cette rage,
17:12cette haine islamiste,
17:13cette détestation de ce que nous sommes.
17:15Oui, de ce que nous sommes.
17:17C'est un long papier.
17:19Oui, il termine en dit « on ».
17:20Attendez, William.
17:21Oui, mais écoutez,
17:24Elie a raison,
17:26mais cela étant,
17:27j'ai pour le monde artistique
17:30depuis toujours
17:32un souverain mépris.
17:34Je vous le dis carrément.
17:35En général,
17:38les gens qui prennent la pause
17:39et qui font ostensiblement
17:42acte de courage,
17:43ce sont les plus lâches.
17:45Le monde artistique
17:46n'a pas été très glorieux
17:47pendant l'occupation.
17:49Le monde artistique
17:50n'a pas été très glorieux
17:52non plus
17:52pendant l'affaire McCarthy
17:54ou même les plus à gauche
17:55avaient oublié tout.
17:58Ils sont comme ça.
18:00Donc, ils ont pris la pause
18:02à Gaza,
18:03mais vous les...
18:05Effectivement,
18:06je n'ai entendu personne.
18:09Je n'ai encore moins vu
18:10lors du massacre
18:12du peuple iranien.
18:14Mais encore une fois,
18:15ils n'ont...
18:16Ils ne m'étonnent pas.
18:18Ils sont fidèles
18:19à eux-mêmes.
18:20C'est tout.
18:21Je voudrais...
18:21Parce que...
18:22Je voudrais revenir,
18:23si vous me permettez,
18:24sur un point.
18:25Il y a un État
18:26dont à un moment donné
18:26ou à un autre,
18:27il va falloir quand même
18:28qu'on se pose la question
18:29de savoir
18:29quelle est sa place.
18:32Parce que ça fait des années
18:33que vous m'avez certainement
18:34entendu demander
18:35à ce qu'il y ait
18:35une commission d'enquête
18:36parlementaire
18:37sur les investissements
18:38du Qatar en France.
18:40Elle m'a toujours été refusée.
18:42On m'a toujours trouvé
18:43tous les prétextes.
18:44Or, le Qatar joue
18:45un jeu très important.
18:47C'est lui qui a,
18:48notamment,
18:49mercredi,
18:50fait la médiation
18:51pour qu'il n'y ait pas
18:51d'intervention militaire.
18:52C'est lui qui fait pression
18:53sur l'Arabie saoudite
18:55et sur les États
18:56des Émirats
18:57pour dire
18:57qu'il faut sauver l'Iran.
18:59Parce que le Qatar
19:00joue un jeu trouble.
19:01On va y revenir tout à l'heure
19:02sur ce qui se passe en Syrie.
19:04Or, cette question,
19:05elle est posée à la France.
19:06Est-ce que la France
19:06a une véritable indépendance
19:08par rapport à cet État ?
19:10Ce qui me permet
19:12de rajouter...
19:13Il nous reste 4 minutes
19:13avant la France.
19:14Ce qui me permet
19:15la moindre des choses,
19:16ce serait que le gouvernement français
19:18vienne s'expliquer
19:18devant la Commission
19:19des Affaires étrangères.
19:21Alors,
19:21il ne nous reste que quelques minutes
19:22avant la fin
19:23de la première partie.
19:24Je veux absolument
19:25qu'on parle de la Syrie.
19:26Puisque,
19:27si tous les regards
19:28sont tournés vers le Groenland,
19:29vers l'Ukraine,
19:30vers désormais...
19:33Enfin,
19:33peu,
19:34mais quand même
19:34quelques-uns vers l'Iran,
19:36peu regardent
19:36ce qui se passe en Syrie.
19:37Le président Emmanuel Macron
19:39s'est entretenu ce dimanche
19:40avec M. Ahmed Al-Chara,
19:44qui s'appelait auparavant
19:44Al-Joulani,
19:45il ne faut pas l'oublier,
19:46qui était un haut responsable
19:48de l'État islamique
19:49et désormais
19:50le président syrien
19:53par intérim.
19:55Préoccupation,
19:55donc,
19:56d'Emmanuel Macron,
19:57qu'il l'a reçu à l'Élysée.
19:58Qu'il l'a reçu à l'Élysée.
20:00Et s'il n'est pas seul,
20:01c'était le premier.
20:02Préoccupation...
20:02Il y a eu M. Trump.
20:03Ce que je veux dire,
20:04c'est que le premier à l'avoir reçu,
20:05c'est pas l'Emmanuel Macron.
20:06Préoccupation face à l'escalade.
20:08Un accord prévoit
20:09que le gouvernement
20:10prenne en charge
20:11les prisonniers
20:11de l'État islamique
20:12et de leur famille.
20:13Un accord prévoit également
20:14que les Kurdes
20:15confient immédiatement
20:15à l'État
20:16l'administration
20:16de Deir Ezzor
20:17et Raqqa,
20:19puisque l'armée syrienne
20:20a délogé
20:21les forces kurdes
20:22de plusieurs villes
20:23et zones stratégiques.
20:24William ?
20:25Le silence
20:26sur les Kurdes
20:28est identique
20:29et pour les mêmes raisons
20:30que le silence
20:31sur l'Iran.
20:32Il faut bien comprendre
20:33d'abord
20:34une loi au Proche-Orient,
20:36c'est que les peuples
20:37non arabes
20:38n'ont aucune espèce
20:40d'importance ici.
20:42Que ce soit les Kurdes,
20:43que ce soit les Druzes,
20:45que ce soit les Kabiles
20:46ou que ce soit les Juifs,
20:48en réalité,
20:49il n'a aucune espèce
20:50d'importance.
20:51Effectivement,
20:52c'est un ancien djihadiste
20:55et on le reçoit
20:56comme du bon pain.
20:57Le seul journal
20:58qui s'est grandi
20:59ces derniers 48 heures,
21:01c'est uniquement le Figaro.
21:02Le Figaro
21:03a fait un article
21:04très convenable
21:05pour expliquer
21:07les massacres
21:08qui se passent
21:08actuellement
21:09aux Kurdistes
21:10syriens
21:13contre la population
21:14kurde
21:15qui est en train
21:16d'être,
21:17elle aussi,
21:18massacrée
21:18dans le silence
21:19le plus total,
21:21notamment,
21:21une fois de plus,
21:22de la diplomatie française.
21:24Julien Drey,
21:24rapidement.
21:25Nous sommes ce soir,
21:26malheureusement,
21:27confrontés à une situation
21:28terrible.
21:29C'est que la pression
21:30a été maximum
21:30sur les Kurdistans syriens
21:32qu'on appelle
21:33le Rojava
21:33qui concerne
21:34à peu près 3 millions
21:35de gens
21:36qui vivent de manière
21:37quasi autonome
21:38depuis la chute
21:39du régime de Bachar.
21:40Et l'objectif
21:41des troupes islamistes
21:43est simple,
21:45se venger
21:45de ces Kurdes,
21:47leur faire payer
21:47le prix
21:48de leur résistance
21:49qu'ils ont manifestée
21:51en libérant
21:52Kobané,
21:53Raqqa
21:53et Mossoul.
21:55Et ce que nous sommes
21:55en train de faire,
21:56c'est de participer
21:58à cette mascarade
21:58parce que ce fameux
22:00Al-Shara
22:00et d'abord
22:01Al-Joulani
22:02a fondé
22:02l'État islamique
22:04en Syrie.
22:05Ces troupes
22:06sont des mercenaires
22:07turcs
22:07ou les mercenaires
22:09de Dach.
22:09Hier soir,
22:10la première chose
22:11qu'ils ont fait,
22:12c'est d'attaquer
22:13à Raqqa,
22:13la prison
22:14dans laquelle
22:14se trouvent
22:15les terroristes.
22:16L'objectif
22:17de M.
22:17Al-Joulani
22:18dit Al-Shara,
22:20c'est de libérer
22:20les 10 000 terroristes
22:22qui sont aujourd'hui
22:23retenus par les Kurdes
22:24et d'en faire une armée
22:25à son service.
22:27Et ne croyez pas
22:27que cette armée
22:28elle sera là
22:29pour garantir
22:29la sécurité
22:30du peuple syrien.
22:31Ni les Alawites,
22:33ni les Druzes,
22:34ni les Chrétiens,
22:35ni les Kurdes
22:36ne seront protégés.
22:37C'est ça
22:38qui est en train
22:38de se passer.
22:39Et nous sommes en train
22:39de recommencer
22:40la même erreur politique.
22:42C'est-à-dire,
22:42nous sommes en train
22:43de lui dresser
22:43les lauriers,
22:45un tapis rouge,
22:46se communiquer en disant...
22:47Emmanuel Macron
22:48a fait deux tweets
22:49là-dessus en disant
22:50mais je discute,
22:51mais on ne discute pas
22:52la réalité de ceux
22:53qui sont sur le terrain.
22:54Vous les recevez-les,
22:55ils vont vous expliquer
22:56ce qui est en train
22:56de se passer.
22:57Et dans les heures
22:58qui viennent,
22:58alors qu'est-ce
22:59qu'ont fait les Kurdes ?
22:59Comme ils ont été,
23:00ils se sont abandonnés,
23:01ils se sont repliés
23:02sur leur territoire.
23:04Et maintenant,
23:04chacun va gérer
23:05les 10 000 détenus
23:07et les 35 000 personnes
23:08qui sont aujourd'hui
23:10à la charge des Kurdes
23:11parce qu'ils ont fait
23:11le sale boulot
23:12pour tout le monde
23:12dans la région.
23:14Messieurs,
23:14la publicité,
23:15on revient dans un instant
23:16pour la deuxième partie
23:17du face-à-face.
23:19A tout de suite
23:19sur CNews.
23:23Il est quasiment
23:2319h30 sur CNews
23:25et c'est la suite
23:25du face-à-face
23:26entre le chevalier blanc,
23:28juste le blanc,
23:29bien sûr,
23:29et le baron noir,
23:30l'excellent baron noir.
23:32On va parler
23:33de la France insoumise.
23:34Qu'est-ce qu'il y a ?
23:35Monsieur Duval Fouré
23:36ne changera donc jamais.
23:38J'ai ri
23:38parce que même
23:39pendant l'émission,
23:40lorsque vous reprenez
23:41un peu votre sérieux
23:42plutôt que vos tweets,
23:43vous m'avez appelé
23:44Duval.
23:45Faites gaffe.
23:47Vous avez un côté
23:48de Joe Biden
23:49en ce moment.
23:49Quand je pense à vous,
23:50vous êtes Duval.
23:52La France insoumise.
23:53On va peut-être l'appeler
23:53Sleepy William alors.
23:55Ah bah oui,
23:55effectivement,
23:56Sleepy William.
23:57Non mais là,
23:57ça va,
23:57il est en forme.
23:59Il y a quelque chose
24:00qui s'est passé.
24:01La France insoumise
24:02avance fièrement
24:03et fermement
24:05vers un vote
24:06communautaire.
24:07C'est la ligne
24:08assumée,
24:10présentée
24:10par la France insoumise
24:12et notamment
24:13à la Courneuve.
24:14Alors,
24:15c'est toujours
24:15la difficulté.
24:16Est-ce qu'on vous
24:17en écoute
24:18Rima Hassan,
24:19c'est faire de la publicité
24:20pour Rima Hassan
24:23qui n'en est pas
24:24à ses premières attaques
24:25contre la France ?
24:27Ce qui est intéressant,
24:28c'est de voir
24:28qu'elle va dire ça
24:29sous le regard
24:30bienveillant
24:31de Mathilde Panot
24:32et elle a pu
24:34sans complexe
24:35à la Courneuve
24:36attaquer la France.
24:38Elle parle d'un État raciste,
24:39d'un État policier
24:40et elle invite
24:42les électeurs
24:42à voter
24:43pour des gens
24:44qui lui ressemblent.
24:45Je ne sais pas
24:46ce que ça veut dire
24:46en France,
24:47des gens qui se...
24:48voter pour des gens
24:49qui lui ressemblent.
24:50Mais vous allez peut-être
24:50m'expliquer.
24:51Je rappelle qu'à la Courneuve,
24:52par exemple,
24:53en 2020,
24:5473% des habitants
24:55ne s'étaient pas rendus
24:56aux urnes.
24:58Et là aussi,
24:58c'est un enjeu
24:59qui est majeur.
24:59Rima Assad.
25:02Dans un État raciste
25:03qui relativise
25:04son histoire coloniale,
25:06voire qui la glorifie,
25:08son nom,
25:09la couleur de sa peau,
25:10c'est politique.
25:12Dans un État policier,
25:14manifester,
25:16s'exprimer,
25:17c'est politique.
25:18Il n'y a qu'une seule façon
25:20de s'affranchir
25:21de ces chaînes
25:22et lire
25:23celles et ceux
25:24qui nous ressemblent
25:25et qui parlent
25:26à vos cœurs
25:26plutôt qu'à vos peurs.
25:28Ali,
25:29Mohamed
25:30et Betty
25:31et la liste
25:32nous la Courneuve
25:33qu'ils portent
25:34sont de cela.
25:36À ceux qui ont préféré
25:37le foot
25:38à une marche
25:38contre l'islamophobie,
25:40Ruffin,
25:41si tu nous entends.
25:43À ceux qui veulent
25:44bien des voix électorales
25:46des personnes racisées
25:47à condition
25:48qu'ils n'envisagent pas
25:49de se présenter.
25:51Garrido,
25:52si tu nous entends.
25:54Ou encore à ceux
25:55qui prétendent
25:56avoir un cap clair
25:57en défendant
25:58un État génocidaire,
26:00Glucksmann,
26:01si tu nous entends.
26:10Nous leur disons
26:11une chose simple,
26:14la seule gauche
26:15qui nous représente
26:16c'est la gauche
26:17de rupture,
26:19celle qui ne plie
26:20ni sur l'antiracisme
26:21ni sur l'anticolonialisme.
26:24William Golnadel.
26:25Non, je ne veux pas
26:26votre...
26:26Enfin, en tout cas,
26:27je ne me pose pas
26:27le même questionnement.
26:28Je pense qu'il faut dire
26:29tout le mal,
26:30enfin, moi,
26:31je dis tout le mal
26:31que je pense
26:32de ce que j'appelle
26:34le parti antisémite
26:35parce que,
26:37malgré tout,
26:38les racisés
26:39communautaristes
26:41ne sont quand même
26:42pas majoritaires
26:43en France.
26:43Je me permets
26:44de vous indiquer
26:45que dans le dernier sondage,
26:46M. Mélenchon,
26:47il a fait 12%.
26:47Alors, ils peuvent
26:48espérer le grand soir,
26:49ils peuvent espérer
26:50beaucoup de choses,
26:51mais la victoire,
26:52je ne la sens pas.
26:53Très sincèrement,
26:54je pense qu'au contraire,
26:56ils s'isolent de plus en plus
26:58par leur racialisme.
26:59On parlait de...
27:00on parlait de Mme Obono
27:03qui trouve pas assez,
27:05qui trouve qu'il y a
27:05trop de blancs
27:06à la fête de l'Huma.
27:07On parlait de l'autre
27:08qui trouve que les Africains
27:09sont beaucoup plus intelligents
27:11que les gens du Nord.
27:12Là, aujourd'hui,
27:13la Rima Hassan,
27:15elle nous fait le coup
27:16des racisés,
27:17puis elle règle son compte
27:18avec l'extrême-gauche
27:19qui est un peu moins
27:20racialiste qu'elle.
27:22Là, le but,
27:23c'est de tailler
27:24une croupière
27:25à l'extrême-gauche,
27:26un peu moins racialiste
27:28façon Yarido.
27:28Bon, moi, je veux bien...
27:30Ou Ruffin.
27:30Ou Ruffin.
27:31Bon, moi, je veux bien.
27:32Non, mais je pense
27:33très sincèrement
27:35que malgré tout,
27:37d'avoir comme ça...
27:39Alors, je parle
27:40sous la réserve
27:41du jugement
27:42beaucoup plus pointu
27:44sur le plan politique
27:45du baron noir
27:46que moi,
27:47mais je pense
27:48que c'est un très mauvais calcul
27:51et qu'ils sont en train
27:54de se rendre
27:54moins populaires,
27:56y compris au sein de gens
27:58qui ont tendance
27:59à voter
28:00et à ne pas voter
28:00à droite.
28:01Voilà ce que je crois.
28:02Julien Dray.
28:02Alors, il y a plusieurs choses.
28:04D'abord, il y a une tactique politique
28:05qui s'est durcie
28:05ces dernières semaines
28:06dans la préparation
28:07de ces municipales,
28:08nette.
28:09C'est-à-dire partout,
28:10ils revendiquent maintenant
28:11un vote communautaire
28:12affiché
28:13et durcissent le ton
28:14sur ce terrain-là,
28:16y compris dans l'affrontement
28:17avec les autres forces de gauche.
28:18On l'a vu ce soir.
28:20Voilà.
28:21Quel est l'objectif politique ?
28:22L'objectif politique,
28:23ils n'ont pas,
28:24à part deux ou trois villes,
28:25l'objectif de prendre des villes.
28:26Ils ont simplement
28:28un besoin d'engranger
28:29un rapport de force
28:30pour pouvoir,
28:31à partir de là,
28:33paralyser toute la gauche
28:35par ce rapport de force
28:36et n'être que la seule
28:37solution alternative.
28:39C'est ça qu'ils sont en train
28:40d'essayer de construire.
28:42Et donc, pour ça,
28:42ils ont besoin, effectivement,
28:43de mobiliser cette partie
28:45de l'électorat
28:45qu'ils espèrent représenter
28:47et qu'ils favorisent.
28:48Alors, avec aussi une nuance,
28:49il y a aussi des dizaines
28:50de milliers de Français
28:51de confessions musulmanes
28:52qui ne se reconnaissent pas
28:53du tout dans cela.
28:57Heureusement, d'ailleurs.
28:59Mais qui, effectivement,
29:00sont d'ailleurs souvent
29:01très gênés
29:02parce qu'ils disent
29:02qu'on n'en peut plus
29:03de la manière dont ils nous désignent,
29:06ils nous mettent
29:06dans le même sac, etc.
29:08Nous, on veut vivre
29:09notre vie tranquille
29:09en tant que citoyen français,
29:11point à la ligne.
29:11Donc, c'est effectivement
29:12très désagréable.
29:13Maintenant, il y a aussi
29:14un problème qui est lié
29:15à Mme Rima Hassan.
29:17Je n'ai pas vu que la France
29:18se revantait aujourd'hui
29:18de son passé colonial.
29:20On ne doit pas vivre
29:20dans le même pays.
29:21J'ai plutôt même l'impression
29:22qu'on essaie en permanence
29:23de la culpabiliser là-dessus.
29:24Bon, voilà.
29:25Deuxièmement,
29:26elle, par contre,
29:27elle se présente
29:28comme étant
29:29une réfugiée palestinienne.
29:31Elle n'a jamais
29:31été une réfugiée palestinienne.
29:34Elle a grandi
29:34sous le régime
29:37de Bachar el-Assad.
29:39Elle a des relations
29:39très profondes
29:41avec l'ensemble
29:41des réseaux islamistes
29:43à l'échelle de la planète
29:44qu'elle défend.
29:45Voilà.
29:46Et on l'a vu,
29:46la flottille était financée
29:47par le Hamas.
29:48Voilà.
29:48Donc, la question
29:49qui est posée,
29:50c'est qu'est-ce qu'elle...
29:51Flottille soutenue
29:52par M. Khamenei,
29:53le guide suprême iranien.
29:54Évidemment.
29:54Dont on sait...
29:55Bon, voilà.
29:56Donc, elle,
29:57elle est l'agent
29:59qui sert à cela.
30:00Et donc,
30:01Jean-Luc Mélenchon
30:02s'en sert pour cela.
30:03Voilà.
30:03Non, il y a...
30:04Rapidement,
30:05parce que sinon,
30:05on ne pourra pas...
30:06Non, mais je veux
30:06rendre justice
30:08à M. Gluckman.
30:09Je trouve que Rima
30:10a quand même été
30:11très injuste
30:11envers M. Gluckman
30:13de dire qu'il défend
30:14l'État d'Israël.
30:15Je ne l'ai jamais
30:16entendu défendre d'Israël.
30:18Et puis,
30:18il était quand même
30:18allié longtemps
30:20avec M. Mélenchon.
30:21Donc, c'est vraiment injuste
30:22de cracher comme ça
30:23sur ses alliés.
30:23Alors, je vais juste
30:24faire une remarque,
30:25si vous me permettez,
30:25je finis.
30:26Ils font aux socialistes
30:27un énorme procès
30:28en disant que c'est
30:29le meilleur soutien
30:30d'Emmanuel Macron
30:31et qu'ils n'ont pas
30:31voté la censure.
30:32La seule chose
30:33qu'ils ont oublié de dire,
30:33c'est qu'ils ont voté
30:34avec le Rassemblement National
30:35pour pouvoir cette censure.
30:36Donc, il vient de donner
30:37des leçons
30:37d'anti-impérialisme,
30:45le gouvernement est maintenu.
30:46C'est grâce au Parti Socialiste.
30:47C'est grâce aussi
30:48aux Républicains.
30:49Et d'ailleurs,
30:49le budget qui va être présenté
30:50la semaine prochaine,
30:51le budget Frankenstein,
30:53c'est le vice-premier ministre
30:54qui s'en est occupé.
30:56Il s'appelle Olivier Faure.
30:57Monsieur,
30:571,75% à la présidentielle.
31:01Ah oui,
31:01mais là,
31:01on change de sujet.
31:03Vous l'avez lancé.
31:05Vous l'avez lancé.
31:06Vous m'avez regardé.
31:07Je m'excuse de le dire,
31:08ce n'est pas aussi simple que ça
31:09parce que la question
31:09qui est posée derrière,
31:11c'est est-ce qu'on veut
31:11des élections présidentielles
31:12immédiatement
31:12dans des conditions
31:13qui sont catastrophiques
31:14ou est-ce qu'on préfère
31:15essayer de faire
31:16que ce pays,
31:17pour une fois,
31:17ait un vrai débat politique
31:18avec des vraies élections présidentielles.
31:20Donc voilà.
31:21Et ce budget,
31:21il n'est pas aussi horrible
31:23du point de vue
31:23d'un certain nombre
31:24d'avantages sociaux
31:24que vous l'avez bien présent.
31:25Ah non,
31:25mais alors là,
31:26pour le coup,
31:26vous avez entièrement raison.
31:27Sur les avantages sociaux,
31:28on a bien compris
31:29que c'était un budget gauche.
31:31Si on pouvait suivre
31:32l'ordre du jour
31:33plutôt que de...
31:34Bah écoutez,
31:35c'était une parenthèse
31:36qu'il a faite.
31:36On ferme cette parenthèse.
31:38Parlons de la question migratoire
31:40à présent
31:40avec l'enquête de Marianne
31:43à sa plume
31:44Rachel Binas
31:45qui revient sur
31:47les demandes
31:49non pas d'asile
31:50mais les titres de séjour.
31:52Vous savez que la France
31:52est le seul pays
31:54dans le monde
31:55à offrir cette possibilité,
31:57c'est-à-dire
31:57prendre en charge
31:59des personnes
32:00parfois en situation irrégulière
32:02sur notre sol
32:03pour les soigner,
32:04offrir une régularisation temporaire,
32:07y compris
32:07une régularisation
32:08pour troubles psychiatriques.
32:10Comment les troubles psy
32:11sont devenus
32:12un motif de régularisation ?
32:13Écoutez Rachel Binas.
32:14Qu'est-ce qui relève
32:17par exemple
32:18d'un fanatisme religieux
32:20ou alors d'une maladie mentale
32:22avec derrière
32:23une irresponsabilité ?
32:24On a tendance
32:25peut-être trop souvent
32:25à mélanger les deux.
32:27Or, c'est des choses
32:28très différentes
32:29en psychiatrie notamment
32:30et dans la prise en charge
32:31et les prises en charges
32:32qui sont possibles
32:32d'un côté
32:32et de l'autre
32:33pas du tout.
32:34Là, j'ai pris
32:35l'angle de la psychiatrie
32:36pour bipolarité,
32:38schizophrénie,
32:39trouble de l'humeur,
32:39ça veut dire
32:39dépression sévère.
32:41On a des nationalités
32:42qui reviennent
32:43depuis très longtemps
32:44qui sont à peu près
32:45les mêmes,
32:46algériens,
32:47congolais,
32:48guénéens,
32:49marocains,
32:49géorgiens,
32:50c'est les premières nationalités
32:51à faire la demande,
32:53essentiellement donc
32:54des majeurs
32:54et un public
32:55essentiellement masculin
32:57qui pose la question
32:58de la prise en charge
33:00alors qu'on a des services
33:01pour certains
33:02et la psychiatrie
33:04de manière assez large
33:05qui sont saturés.
33:06Mais, donne la parole.
33:07Pardon,
33:07mais c'est réellement
33:09une histoire de fou.
33:11Pardon de le dire,
33:12mais preuve
33:14est faite
33:15qu'en raison
33:16d'une manière
33:17de masochisme français
33:18que je brocarte souvent,
33:21la France
33:21est devenue
33:22littéralement
33:23un asile.
33:25Le droit d'asile
33:26fait que la France
33:27est maintenant
33:28un asile.
33:29C'est tellement...
33:29En plus,
33:30c'est complètement...
33:31Sur le plan sécuritaire,
33:33accueillir
33:34des vrais paranoïaques,
33:36des vraies schizophrènes,
33:38c'est extrêmement dangereux
33:40et on le voit.
33:42C'est un moyen aussi habile.
33:43Vous dites que votre enfant
33:44a des problèmes psychiatriques
33:46et effectivement,
33:48c'est difficile
33:48de pouvoir le contrer.
33:50Et enfin,
33:51je ne sache pas
33:52que les psychiatres français,
33:54compte tenu du caractère
33:55complètement sinistré
33:57en plus
33:57du monde
33:58psychiatrique français
34:00en ce moment,
34:01soient plus habilités
34:03qu'ailleurs
34:04pour soigner
34:05des gens
34:06qui ont des problèmes psychiatriques.
34:07Donc,
34:07où que je tourne mon regard,
34:10c'est une...
34:10Pardon,
34:11c'est une perspective
34:12non seulement suicidaire
34:13mais littéralement folle.
34:16Je reviendrai.
34:17Je vais être honnête avec vous,
34:17je ne me suis pas passionné
34:18pour ce sujet-là.
34:19Donc, on ira très vite là-dessus.
34:21Je vais juste dire une chose.
34:22Il y avait...
34:22Alors, certainement
34:23que maintenant,
34:24elle est détournée,
34:24malheureusement.
34:25C'est un des problèmes
34:25qui est posé
34:26avec toutes ces lois.
34:27Il y avait avant
34:28une clause
34:28qui était effectivement...
34:29qui a été débattue souvent
34:30à l'Assemblée nationale
34:30qui était la clause humanitaire.
34:34dramatique.
34:35Notamment des gens...
34:36Moi, je me rappelle
34:36d'un débat avec Charles Pasquois.
34:37C'est des gens
34:38qui étaient en situation terminale
34:39victimes du sida.
34:41Donc là,
34:41la France faisait l'honneur
34:42de pouvoir les accueillir, etc.
34:44Maintenant,
34:44si cette procédure est détournée,
34:45notamment avec toutes les clauses
34:46psychiatriques, etc.,
34:48effectivement,
34:48mais ça fait partie
34:49de la manière
34:49dont il faut reposer
34:50toutes ces lois migratoires
34:51et ces contrôles
34:52qui sont effectivement
34:53aujourd'hui en discussion.
34:55Bon, je suis toujours attentif
34:55à ce qui se passe
34:56sur les réseaux sociaux.
34:57Je vois parfois
34:58des gens qui m'alertent,
34:59notamment,
35:00non pas sur les sujets
35:00que nous sommes en train
35:01de traiter,
35:02mais un invité,
35:02un épidémiologiste
35:03qui a été invité
35:04sur France Inter
35:05et qui explique
35:05que chaque degré
35:06de réchauffement
35:07augmente les violences conjugales
35:10de 5%.
35:11Et c'est 5 ou 5,2% ?
35:14Et faites attention
35:15à ce que vous dites
35:15sur le réchauffement climatique
35:16parce que l'ARCOM veille.
35:17D'accord ?
35:18Donc là,
35:18est-ce que l'ARCOM va veiller
35:19sur cette analyse
35:20qui est faite ?
35:21Sur quelle chaîne ?
35:22France Inter.
35:22Ah oui, non.
35:23Vous auriez pu me signaler
35:24cette information.
35:25C'est du sérieux.
35:26Ben évidemment.
35:26C'est du sérieux.
35:28Évidemment que c'est du sérieux.
35:30épidémiologiste,
35:31chaque degré de réchauffement
35:32augmente les violences
35:33que l'on jugale de 5%.
35:34Les chaleurs sont produites.
35:35Ah ben voilà,
35:35mais oui,
35:36les gens effectivement
35:37sont plus en colère
35:37quand il fait chaud.
35:39Autre sujet.
35:40Ça ne peut pas utiliser
35:40les climatisations.
35:41Alors,
35:41c'est un sujet
35:42qui n'a absolument pas
35:43été traité ce week-end.
35:45Et pourtant,
35:46il y a 13 ans,
35:47jour pour jour,
35:48sortait la France
35:49orange mécanique
35:50de Laurent Auberton.
35:51Et Laurent Auberton
35:52a publié un petit texte,
35:54je me permets
35:55de vous le lire,
35:57de la chaire sur les faits divers,
35:58des chiffres sur le sentiment
35:59d'insécurité.
36:00Il met ça bien sûr
36:00entre guillemets.
36:01Une lumière crue
36:02sur le réel,
36:03l'ensauvagement,
36:04l'ultra-violence,
36:05les victimes,
36:05le laxisme et les complicités.
36:07Un crime impardonnable.
36:08Et c'est ça qui est intéressant
36:09aux yeux des grands médias.
36:11Vous n'avez pas de preuves,
36:12m'a dit Emmerich Caron.
36:14Le problème,
36:15a ajouté
36:15Apolline de Malherbe,
36:16c'est que des gens
36:17lisent ce livre.
36:19Tissus d'ânerie
36:20pour Thomas Guénolé.
36:21Flagrant délire,
36:23selon Mediapart.
36:24Et sous le titre
36:25La France orange mécanique,
36:27il y a 13 ans,
36:28et Laurent Auberton écrivait
36:30« Nul n'est censé
36:31ignorer la réalité. »
36:33La réalité, c'est quoi ?
36:34C'est l'explosion
36:34des tentatives d'homicide,
36:35des coups et blessures,
36:36des violences sexuelles,
36:37des nombres de détenus.
36:39Il dit,
36:40ce sont les chiffres
36:40du ministère de l'Intérieur.
36:42Accessoirement,
36:42le nombre d'immigrés
36:43et de descendants d'immigrés
36:44a doublé sur la période.
36:45Mais ça n'a sans doute
36:47rien à voir, n'est-ce pas ?
36:48Et en l'écoutant,
36:50parce que je l'ai reçu
36:51hier matin,
36:51je me suis dit
36:52que de temps perdu.
36:5413 ans.
36:55Alors pour le coup,
36:56aujourd'hui,
36:58municipal pour les Français,
37:00pas pour les politiques,
37:01parce qu'ils n'ont pas
37:01forcément tous du courage,
37:03mais pour les Français,
37:04c'est de dire
37:04la sécurité des biens
37:06et des personnes.
37:07Moi, je me souviens,
37:07j'étais l'avocat d'Auberton.
37:09C'est pas vrai.
37:10À cette époque-là, oui.
37:11Ah, donc, c'est vrai.
37:12Mais je ne savais même pas.
37:13Il ne savait même pas
37:14avant l'émission.
37:15Je ne savais pas
37:16que vous étiez...
37:17Vous savez,
37:18j'ai quand même
37:18deux ou trois clients
37:19dans Paris.
37:19Oui, vous en avez beaucoup.
37:20D'ailleurs,
37:21quand vous bougez votre costume,
37:23il y a quelques pièces.
37:24Donc, ce que je veux dire,
37:26c'est que tous les gens
37:27qui ont eu raison
37:29avant l'heure
37:29ont été piétinés
37:31par l'extrême-gauche
37:33en majesté,
37:34que ça soit sur la question
37:35de la sécurité,
37:37que ça soit sur la question
37:38de l'immigration.
37:39Bien sûr.
37:40Qu'est-ce que Philippe de Villiers
37:42n'a pas entendu
37:42lorsqu'il a eu le malheur
37:44d'expliquer qu'il pourrait y avoir
37:46des problèmes de sécurité
37:47à Orly et à Roissy
37:49en raison des islamistes
37:53qui pouvaient rentrer
37:55où ils voulaient.
37:57Et lorsque les attentats
37:59sont arrivés,
38:00la CGT,
38:02en toute discrétion,
38:04a retiré beaucoup de badges
38:05à certains de ces CGTistes
38:08badgés,
38:09mais qui étaient également
38:10islamistes.
38:12Donc, oui,
38:13avoir raison
38:14avant l'heure,
38:16ce n'est pas très bon
38:17pour ces gens-là,
38:18pour les prophètes de malheur.
38:19Et Auberton était
38:21un prophète de malheur.
38:21Vous auriez pu citer
38:22Jean Séville,
38:22terrorisme intellectuel 2000.
38:25Vous auriez pu citer
38:26Georges Bensoussan
38:27qui, lui,
38:28a été traîné devant les tribunaux.
38:29Il a tout eu.
38:30Exact.
38:31Jean Raspail aussi.
38:32Bien sûr.
38:33Mais là,
38:33j'étais plus récent.
38:35Vous auriez pu citer
38:36Julien Ré
38:36avec État de violence
38:37en 2000.
38:39C'était le premier livre
38:40qui disait
38:40la réalité de la situation.
38:42Parce que la première phrase
38:43du livre,
38:44c'est
38:44« Un jour,
38:44ils tireront ».
38:46C'était le commandant Adam
38:47des Bacs
38:47de l'Essonne
38:49qui m'avait prononcé
38:50cette phrase
38:50et je racontais
38:51ce qui était en train
38:51de se passer.
38:52Voilà.
38:53Je pense que
38:53le problème
38:54qui est posé
38:55dans la situation actuelle,
38:57qui était un peu sous-estimé
38:58d'après moi
38:58à ce moment-là,
39:00c'est l'importance
39:01et je suis revenu
39:01là-dessus souvent
39:02du trafic de drogue
39:04dans la structuration
39:04de cette délinquance
39:05et dans l'importance
39:06qu'elle a prise.
39:08Dernier sujet,
39:09messieurs,
39:09et ce sera le sujet
39:10de la semaine prochaine.
39:11Vous savez que la commission
39:12sur l'audiovisuel public
39:15va reprendre ses travaux
39:16dans un climat
39:17extrêmement tendu.
39:19Charles Aloncle,
39:20le rapporteur
39:21de cette commission
39:23qui fait un travail
39:23chirurgical,
39:24qui fait un travail
39:26hautement contesté
39:27par la classe médiatique
39:29et politique,
39:30ça ne doit pas être
39:30si simple
39:31d'être rapporteur
39:32de cette commission
39:33face à ce système
39:35médiatico-politique
39:36qui tente
39:37finalement
39:38de vous mettre
39:38en grande difficulté.
39:40Je me suis fait
39:41la réflexion,
39:42je crois qu'il est plus
39:43difficile pour Charles Aloncle
39:44d'être rapporteur
39:45de cette commission
39:46sur l'audiovisuel public
39:47que Mathieu Bloch
39:49sur la commission
39:50sur les réseaux islamistes
39:51et les partis politiques.
39:53En tous les cas,
39:54il est extrêmement ciblé.
39:56Alors,
39:57on lui demande
39:57s'il va changer de méthode,
39:58c'est le point
39:59qui lui pose la question.
40:00Pourquoi changer ?
40:01Je fais mon devoir,
40:02je n'ai rien à me reprocher
40:03et ce serait céder
40:04aux pressions démentielles
40:05qu'on me met
40:05depuis le début des travaux.
40:07Elles ont atteint
40:07des niveaux inédits.
40:08La présidente de l'Assemblée
40:09a même fait une déclaration
40:10sur une antenne
40:11du service public France Inter
40:12le matin de l'audition
40:13de la présidente
40:14de Radio France
40:15pour essayer d'intimider
40:16un rapporteur
40:17et ce alors
40:18qu'elle est garante
40:19de l'indépendance
40:19des pouvoirs de la commission.
40:20On ne me censurera pas,
40:22on ne me bayonnera pas.
40:24Gilles William Golnadel,
40:25il nous reste deux minutes.
40:26Moi,
40:26je crois que les chiens
40:27aboient,
40:27mais la caravane à l'ompe
40:29va passer.
40:31C'est vrai
40:32qu'il a eu le droit
40:32à tout,
40:33y compris quand même
40:34à une attitude
40:34de son président
40:36de la commission
40:37qui est quand même
40:38également particulière.
40:39Il n'a plus le droit,
40:40si j'ai bien compris,
40:41d'envoyer des tweets
40:42pendant les audiences
40:44qui étaient pourtant
40:45extrêmement éclairants.
40:46Il a demandé
40:47la communication.
40:48Il a demandé
40:49la communication
40:50comme il en a le droit
40:51en tant que rapporteur.
40:53Il a des droits
40:54équivalents
40:54à la police
40:55qui investigue.
40:57C'est une commission
40:57d'enquête parlementaire.
40:58parlementaire.
40:59Il a demandé
41:00à France Télévisions
41:02la communication
41:03de documents
41:04sur le plan
41:05justement financier.
41:07À ma connaissance,
41:08il est loin
41:09de l'avoir reçu.
41:11Je crois aussi,
41:11comment s'appelle
41:12cet artiste
41:13très connu
41:14qui avait demandé
41:14à venir,
41:15rappelez-moi son nom ?
41:16Patrick Sébastien.
41:17Patrick Sébastien,
41:18vous voyez qu'avec les noms...
41:19Jérémy Patrier-Litus,
41:20qui est le président
41:21de la commission,
41:22considère que ce n'est pas
41:23une bonne idée
41:23de recevoir Patrick Sébastien
41:25qui a pourtant passé
41:26plusieurs années
41:27au sein du service public.
41:28Il est quand même
41:29assez représenté.
41:30Je crois comprendre
41:32que c'était
41:33un témoignage,
41:35pardon de le dire,
41:36mais il l'aurait dit lui-même,
41:36d'une sorte de vieux
41:37mal blanc
41:38de plus de 50 ans
41:39qui a été exclu,
41:41effectivement,
41:42Manu Militari,
41:43pratiquement,
41:44du service public.
41:46Mais moi,
41:47je suis extrêmement confiant.
41:50Il nous reste 40 secondes
41:51pour laisser la parole
41:52à Julien Dray.
41:53De toute manière,
41:54le rapporteur
41:55c'est lui qui écrit
41:55le rapport,
41:56c'est personne d'autre.
41:57Donc il va écrire
41:58son rapport,
41:59personne ne l'empêchera
42:00d'écrire ce qu'il a à dire,
42:01après le rapport sera voté
42:02ou non par la commission,
42:04mais personne ne peut écrire
42:05la place du rapporteur.
42:06C'est sa liberté
42:07la plus totale.
42:08Après,
42:08il a visiblement
42:09chahuté
42:10beaucoup d'interlocuteurs,
42:12etc.
42:13Mais je vais être honnête
42:13avec vous,
42:14dans les semaines
42:15qui viennent de s'écouler,
42:16ma préoccupation principale
42:17n'était pas
42:18l'audiovisuel public.
42:19Je l'avoue.
42:20Écoutez,
42:20je vous invite à revoir
42:21cette commission
42:22qui est plutôt intéressante
42:24et ce serait intéressant
42:25d'avoir votre avis
42:26justement
42:27d'ancien parlementaire,
42:29parlementaire honoraire
42:30et de savoir
42:32que vous avez quand même
42:34réussi à gagner
42:35quelques élections législatives
42:36avec un certain talent.
42:38La commission d'enquête sur C8,
42:42notamment menée par...
42:43M. Saint-Toul.
42:44Par M. Auréonio Saint-Toul.
42:45Ah oui,
42:45ce n'est pas les mêmes problématiques.
42:46a été moins contestée
42:48pour des raisons
42:49qui échappent à mon entendement.
42:50Et si vous me permettez,
42:51j'ai l'impression
42:51que M. Saint-Toul
42:53était plus en difficulté
42:54face à ses interlocuteurs
42:56que ne l'est M. Aloncle.
42:58Mais c'est une...
42:59peut-être très personnelle
43:01et je peux me tromper,
43:02bien sûr,
43:02en ne le disant.
43:03Merci à tous les deux.
43:04C'était un plaisir
43:05d'être avec vous dans un instant.
43:06C'est l'heure des pros.
43:06N'essayez pas tomber
43:07les Iraniens et les Kurdes.
43:09Bien sûr.
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