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- #faceaface
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:00Très heureux de vous retrouver pour le face-à-face.
00:02Julien Drey entre sur ce plateau à l'instant.
00:04Ah bon, c'est tellement facile.
00:06C'est une forme de bisutage pour moi qui n'est pas l'habitude de ce rôle.
00:09Et Julien Drey arrive sur le fil.
00:11Vous savez quoi ?
00:12Oui, oui, d'accord.
00:15Moi j'arrive décemment avec un quart d'heure d'avance.
00:18Oui, c'est normal que Harry, en vedette américaine, qui joue les vedettes.
00:22Vous avez une voiture, des chauffeurs, des protections.
00:24Bien sûr, c'est moi que je suis un simple soudain.
00:26La jalousie, la jalousie de classe.
00:28Je dirais en tout cas que Gilles William a gagné la bataille de la bienséance pour commencer.
00:32Mais ça ne veut pas dire qu'il va gagner les deux.
00:33La bataille de la bienséance pour commencer.
00:34Ça va ensemble.
00:34Ça va ensemble.
00:36Non, mais moi je suis à l'heure.
00:37La preuve, je suis là.
00:38Non, non, non, on avait commencé.
00:40Bonsoir à tous les deux.
00:40En tout cas, je suis très content d'être avec vous.
00:42Oui, nous aussi.
00:43J'ai occupé ce siège pour une soirée.
00:46Alors, pour tout vous dire, je me faisais une joie de vous retrouver.
00:47Je me suis dit dimanche soir, Julien Drey, Gilles William, Golnadel.
00:51Puis j'ai vu votre tweet.
00:52Je sais que c'est le rituel.
00:53Mais alors là, c'est tombé sur moi.
00:54Je n'avais rien demandé à personne.
00:56J'étais tout gentil.
00:57N'appelait aucune complaisance de ma part.
00:59Ce soir, Thomas Bonnet remplacera le vassal Éloi Duval.
01:02L'as, le pauvre chevalier blanc est sans illusion.
01:04Il favorisera comme le précédent, le richissime baron.
01:07Ce sera Bonnet noir et Noir Bonnet.
01:09Ça quand même, ce n'était pas très sympa.
01:13Non, ce n'est vraiment pas sympa.
01:14Comptez sur moi pour favoriser Julien Drey.
01:18J'ai perdu peut-être la bataille de la bienséance.
01:21Mais lui, il a perdu la bataille de la bonne camaraderie.
01:24Je suis d'accord avec vous.
01:24C'est un mot dont j'inheure le sens, monsieur.
01:27Aucune complaisance.
01:28Non, la camaraderie.
01:29Sur le plateau, il n'y a pas de camaraderie.
01:31Il n'y a que de la sincérité.
01:32La camaraderie, ce n'est pas à mon égard.
01:35C'est à l'égard du présentateur.
01:36Ce n'est pas la même chose.
01:37Maintenant qu'à mon égard, il n'y a aucune camaraderie.
01:39Heureusement.
01:40Monsieur Drey, n'attendez pas de moi que je vous appelle camarade.
01:43Je vous en prie.
01:45Je veux bien vous donner du monsieur ou du monsieur le baron ?
01:47Non, non, non.
01:48Monsieur le baron ?
01:49Non, non, il n'y a pas besoin de ça.
01:50Il n'y a pas un mauvais mot.
01:52Surtout que vous savez que Julien Drey m'a promis qu'il allait être très rugueux ce soir.
01:58Il va être le joueur paragoyen de ce plateau.
02:01Ah, mais Julien Drey m'a promis tenir à la culotte.
02:03Mais c'est un garçon qui est né au Paraguay.
02:05Non, non.
02:06Mais attendez.
02:07On va tout dire.
02:08Vous vouliez parler un peu de foot.
02:09Je crois que Gilles William n'est pas tellement intéressé par le sujet.
02:12Vous avez vécu comme nous un match stressant.
02:14C'était tendu dans la télé.
02:16C'était horrible à regarder, on peut le dire.
02:18Oui, mais l'équipe de France a, je trouve, su jouer avec une maturité qui est exemplaire.
02:23Parce qu'ils ont su prendre sur eux.
02:25Je pense qu'on a vu des scènes incroyables.
02:27Notamment autour de plusieurs joueurs comme Mbappé.
02:29Qui visaient à leur faire faire des fautes.
02:31A leur les empêcher de pouvoir développer leur football.
02:34C'est une bonne équipe.
02:35C'est une bonne ambiance.
02:36Je trouve que c'est une bonne image de la France qui est donnée par cette équipe.
02:38Et puissez-vous être viril, mais correct, vous aussi, dans ces débats ?
02:42N'y comptez pas trop concernant M. le Barreau.
02:45J'ai bien compris que l'ambiance n'était pas à la correction sur ce plateau.
02:48On va parler de notre premier sujet.
02:49Le week-end a été marqué par les célébrations du 250e anniversaire de l'indépendance américaine.
02:55Il y a eu beaucoup d'images, des feux d'artifice, des discours de Donald Trump.
02:58Alors, on nous dit que c'est les plus beaux feux d'artifice qui ont jamais été tirés.
03:01J'aimerais, moi, qu'on écoute J.D. Vance, le vice-président américain, qui a eu un discours très géopolitique,
03:07justement, en parlant, en s'adressant à ceux qui critiquent les États-Unis d'Amérique.
03:11Écoutez.
03:13Mais vous entendrez quelques voix très fortes qui ne parlent pas de notre puissance, mais de nos imperfections.
03:24Ils vont vous parler de ceux qui sont dépossédés, de ceux qui sont impuissants, qui vont vous dire que l
03:30'Amérique n'est un pays comme les autres,
03:31où les puissants se battent contre les faibles et qui vont vous dire qu'il y a une chose dont
03:38nous puissions être faire, c'est que quelquefois, ce sont les dépossédés qui l'ont emporté.
03:44Cette attitude est erronée.
03:46Ils vont vous parler des péchés de l'Amérique, de ses fautes, en considérant l'Amérique comme une créature sans
03:53esprit, sans avoir l'idée que,
03:56quelles que soient les vicissitudes d'un pays, le pardon doit aussi être présent.
04:01On sait un peu la coutume, j'allais dire, cérémonie, commémoration, célébration, et c'est utilisé par le pouvoir en
04:08place pour aussi faire de la politique.
04:10Mais c'est vrai que ça intervient à un moment où le rôle des États-Unis dans le monde est
04:13questionné en permanence, surtout à la lumière de l'accord qui a été conclu avec l'Iran, Gilles William.
04:18C'est un pays que j'affectionne particulièrement, très proche de mon cœur,
04:24qui m'a colonisé culturellement pour le meilleur.
04:28J'ai été élevé avec Hollywood et je ne le regrette pas.
04:33Je n'ai jamais été trumpiste, mais je ne pensais pas que nous aurions, dans Trump 2, pire que Trump
04:391.
04:39Je me suis réjoui de la victoire de Trump par rapport, effectivement, à une candidate wokiste.
04:45Mais on a une sorte de wokiste de droite.
04:47Et pardon de le dire, même si je n'ai jamais été trumpiste,
04:51je ne pensais pas qu'on aurait cette tendance mythomaniaque, mégalomaniaque qui me fait beaucoup de peine
04:57et qui, d'une certaine manière, crée ce wokisme de droite.
05:02Et effectivement, la manière dont il a annoncé pendant deux mois la victoire
05:08pour ensuite capituler pratiquement en race campagne me sert le cœur.
05:14Mais ça ne m'empêche pas, évidemment, d'être profondément amoureux de l'Amérique.
05:18Les regards ont changé sur les États-Unis.
05:20C'est vrai.
05:20Et la raison de les divans, il y a beaucoup de critiques.
05:22Elles sont parfois légitimes.
05:23Alors, avant de répondre à votre question, puisqu'on est dans les commémorations,
05:26je sais qu'on a beaucoup parlé de l'Algérie, de la guerre d'Algérie.
05:30Et vous savez qu'aujourd'hui, il y a une journée particulière.
05:33Aujourd'hui, c'est le 5 juillet.
05:34Le 5 juillet 1962, à Oran, plus d'un millier de ce qu'on appelait des pieds noirs ont été
05:40assassinés.
05:42Certains membres de ma famille, notamment.
05:45Ces gens-là n'étaient ni des colons, ni des colonisateurs.
05:48C'étaient des petits gens, des braves gens,
05:50qui voulaient rester justement dans une Algérie indépendante, vivante.
05:54Ils avaient toutes leurs racines.
05:56Jamais on n'a parlé de cela.
05:57Jamais il n'y a eu de reconnaissance.
06:00Jamais on a dit, par exemple, que l'armée française,
06:02qui était à moins de 50 kilomètres,
06:04n'est intervenue qu'au bout de plusieurs heures,
06:07alors qu'elle savait ce qui se perpétit.
06:09J'ai souvent dit que je n'étais pas gaulliste à cause de ça.
06:13Que le gouvernement français et le général de Gaulle ont été au courant.
06:16Ont été mis au courant par l'armée française.
06:18Et ils ont hésité.
06:20Et dans la guerre d'Algérie, il y a plein de choses qui ont été détestables.
06:24Ça n'efface pas la colonisation.
06:26Ça n'efface pas ce qui s'est passé.
06:27Mais ce souvenir-là n'a jamais été évoqué.
06:30Et donc ces vies qui ont été perdues, ces familles qui ont été blessées,
06:34je voulais ce soir leur rendre hommage.
06:35Voilà.
06:37Maintenant, pour ce qui est de l'Amérique.
06:39Moi, je n'ai été colonisé par personne.
06:41Je n'étais pas colon, je n'étais pas colonisé.
06:43Mais j'aime l'Amérique, au sens où, moi aussi, j'ai fait des très beaux voyages.
06:47J'ai rencontré des Américains formidables.
06:49J'ai des très beaux souvenirs.
06:51Mais j'ai toujours regardé l'Amérique avec les yeux d'un républicain français,
06:57attachés à ces valeurs.
06:59Et donc, je sais que dans l'Amérique, il y a eu du bon, du moins bon.
07:02Et qu'aujourd'hui, on a une Amérique qui, effectivement, a porté des espoirs à un moment donné,
07:07notamment par rapport, je pense, à mes amis kurdes en Syrie ou en Irak.
07:12Et je pense surtout à ce peuple iranien qui a cru, à un moment donné,
07:16que l'heure de sa liberté était arrivée et qu'on a laissé tomber.
07:19Après, malheureusement, on a maintenant un régime des ayatollahs qui tient encore.
07:29Un jeune soldat va être exécuté dans les heures qui viennent
07:32parce qu'il a refusé de tirer sur la foule.
07:35Personne ne dit rien dans le monde.
07:37Aucune mobilisation.
07:38Il a 23 ans.
07:40Mais cette force des mois-là, elle ne tient qu'à une seule chose.
07:44C'est à la faiblesse de M. Trump.
07:45Et justement, en miroir de ces célébrations aux États-Unis,
07:48on va voir ces images des funérailles d'Al-Iramenei à Téhéran.
07:52Il y avait des milliers, des centaines de milliers de personnes réunies dans la capitale iranienne.
07:57Et la question qu'on se pose en voyant ces images, c'est
07:59est-ce que le régime iranien est aujourd'hui plus fort qu'il ne l'a été,
08:04malgré le conflit qu'il a opposé à la fois aux États-Unis et à Israël ?
08:09Quand on voit ces démonstrations de force,
08:10alors ce sont des images qui sont fournies évidemment par le régime.
08:14et ça dit aussi quelque chose sur la force peut-être,
08:18la capacité de résistance et de résilience de ce régime.
08:22Qu'en pensez-vous Gilles William ?
08:23Je pense que je ne sais pas exactement
08:26quels ont été les effets des bombardements intensifs
08:32américaino-israéliens pendant des semaines sur l'industrie irakienne.
08:39Iranienne vous voulez dire.
08:40Iranienne pardon.
08:41Je pense qu'ils sont extrêmement importants.
08:44Mais je pense également que le fait que M. Trump ait décidé encore une fois
08:50de capituler en race campagne est quelque chose de plus que regrettable,
08:57notamment pour la population iranienne.
08:59Permettez-moi de vous dire, en ajoutant, que la manière dont les funérailles de Khamenei
09:05sont traitées par les médias français et surtout par l'audiovisuel de service public
09:10est totalement scandaleuse.
09:12Ils font venir spécialement des journalistes français en Iran,
09:18et ils sont très contents de le dire,
09:22pour uniquement interviewer des fanatiques de la République islamique.
09:28Ils pourraient au moins, lorsqu'ils sont à Paris, dire quelques mots,
09:34comme l'a dit Julien, sur la manière épouvantable dont les opposants iraniens
09:41qui sont plus nombreux que ceux qui sont en train de se pavaner,
09:45sont traités, sont exécutés chaque jour.
09:49Pas un mot sur France Inter.
09:51Pardon de vous le dire, mais il y a quand même des limites à l'aveuglement idéologique.
09:56On perd de vue le peuple iranien, c'est ce que vous disiez, Julien.
10:00Alors déjà, il faut comprendre qu'est cette démonstration de force.
10:04En fait, le régime au sommet est aujourd'hui profondément divisé
10:07entre ceux qui ont vraiment pris le pouvoir, les durs, c'est-à-dire les gardiens de la révolution,
10:12et toute une série de personnalités, le président du Parlement iranien,
10:15qui voudrait essayer de trouver un accord.
10:17C'est l'espoir de M. Vance,
10:18puisque le principal artisan aujourd'hui de ce qui est en train de se passer,
10:21c'est M. Vance, qui a forcé la main, d'une certaine manière,
10:25à ce que se mettent en place ces discussions,
10:28des lois qui portent une lourde responsabilité dans ce qui est en train de se passer.
10:31Alors, c'est une démonstration de force qui est voulue par les gardiens de la révolution
10:34dans la négociation en cours, pour dire à l'Amérique,
10:37vous avez vu, on est fort, donc vous êtes décédés,
10:39vous devez, bon, la vérité est beaucoup, est très éloignée de cela.
10:44Ceux qui descendent sont effectivement tous ceux qui ont intérêt à ce que le régime
10:49des gardiens de la révolution continue, parce qu'ils y sont associés,
10:51y compris financièrement, et pas simplement que théocratiquement parlant.
10:55Mais la grande majorité du peuple iranien, la parole, elle l'a eue,
10:59elle l'a eue et elle y a laissé plus de dizaines de milliers de victimes.
11:03Donc, se laisser impressionner par cela est une grave erreur.
11:07Est-ce que vous pensez que le régime iranien, peut-être, s'est durci avec ce conflit ?
11:12Et, disons les choses clairement, est-ce qu'il est aujourd'hui,
11:14plus que jamais, une menace pour l'État d'Israël, par exemple ?
11:17Alors, il s'est durci, oui, dans le sens où c'est les gardiens de la révolution
11:24qui maintenant encadrillent le pays.
11:26Voilà.
11:27Donc, est-ce que des fissures à l'intérieur,
11:30est-ce que l'opposition plus exactement, à l'intérieur du régime, va se durcir ?
11:33Vous savez que le président du Parlement iranien a failli être arrêté avant-hier.
11:37Parce que, justement, on lui reprochait d'avoir trop négocié avec les États-Unis.
11:41Il y a sans arrêt des aléas.
11:44Je veux dire, Gilles Louiam a eu raison.
11:46L'Iran a laissé beaucoup de choses dans cette bataille.
11:49L'industrie iranienne est au bord du gouffre.
11:51C'est-à-dire pour ça que tout se concentre dans les discussions
11:53que sur une seule chose, le paiement des droits de circulation dans le détroit d'Ormuz.
11:59Parce que c'est la seule manière de récupérer des sous,
12:01de récupérer les avoirs iraniens,
12:03et de pouvoir tenir le régime sur les mois qui viennent.
12:06Ce qui est intéressant, et vous en avez commencé à en parler, Gilles Louiam,
12:09c'est comment aussi on qualifie, comment on décrit ce régime iranien en France.
12:14Jean-Luc Mélenchon, il espère être président de la République,
12:17on le rappelle, il est candidat en tout cas.
12:18Il a parlé de l'Iran ce midi, et pour lui, le régime de Téhéran n'est pas une menace.
12:24Écoutez-le.
12:26L'Iran, à vos yeux, reste-t-il une menace pour le monde ?
12:29Non, non, non, j'y crois pas une seconde.
12:32D'ailleurs, il ne l'était pas davantage auparavant.
12:35Tout ce que l'attaque illégale de l'Iran a produit,
12:38c'est un renforcement du régime qui bénéficie maintenant
12:41d'un prestige absolument inouï dans le monde,
12:44puisque l'Iran a vaincu tout à la fois Netanyahou et Trump.
12:48Par conséquent, c'est un très mauvais service
12:51que l'un et l'autre ont rendu à l'humanité universelle.
12:54Quant à la paix, je fais observer qu'aujourd'hui,
12:57c'est Netanyahou qui ne la respecte pas,
13:00en massacrant les Libanais en masse,
13:01et en continuant à tuer des Palestiniens en masse.
13:04Non, cette situation est très préoccupante.
13:07La principale source de désordre et de guerre
13:10est le gouvernement de M. Netanyahou,
13:13avec les fascistes au pouvoir,
13:15et le fait que ce pays est armé nucléairement
13:19sans que personne ne lui demande jamais des comptes.
13:22Et je trouve tout ça très dangereux.
13:24C'est assez saisissant d'entendre ça de la part de quelqu'un
13:26qui, je le rappelle, aspire aux plus hautes fonctions de l'État,
13:29qui dit que l'Iran n'est pas une menace.
13:31Pardon de vous dire, il est sincèrement,
13:33et depuis déjà trop longtemps,
13:36dans sa logique pro-islamique.
13:38Il est sincère, M. Mélenchon.
13:40Il est content que la République islamique en soit sortie.
13:44Vous remarquerez qu'il n'a pas un mot
13:47pour les opposants iraniens massacrés.
13:53Que la République islamique ait pour projet
13:56de détruire l'État juif honni.
14:00Il trouve ça parfaitement correct,
14:03d'une certaine manière.
14:05Donc, non, moi, je veux dire,
14:07j'en veux plus.
14:09Moi, ça fait longtemps que mon siège est fait
14:12concernant le parti antisémite.
14:14Mais j'en veux beaucoup, infiniment plus
14:17aux médias qui l'épargnent,
14:20aux alliés qui acceptent sa tutelle,
14:24plutôt qu'un parti que je connais,
14:28que je observe depuis longtemps,
14:30et contre lequel je préviens
14:32l'ensemble de la population française.
14:34D'abord, je vous permettrai cette remarque,
14:37une remarque d'indigence intellectuelle
14:39de la part de Jean-Luc Mélenchon,
14:40et qui est même une insulte.
14:42On peut reprocher des tas de choses à Israël.
14:44On peut même combattre son gouvernement.
14:46Et si j'étais citoyen israélien,
14:48certainement je ne serais pas d'accord,
14:49et que je descendrais dans la rue,
14:51mais dire que ce sont les fascistes
14:52qui sont au pouvoir en Israël,
14:54je n'avais pas eu l'impression en 1933
14:55qu'il y avait des élections
14:57et qu'un gouvernement pouvait être renversé
14:59par des élections entre 1933 et 1940.
15:02Donc dire ça, c'est déjà,
15:04je le dis de manière brutale,
15:06c'est indigent intellectuellement,
15:08mais c'est révélateur de la manière
15:09dont il fonctionne.
15:10Il faut fabriquer des images.
15:13Et c'est comme ça qu'on éduque des jeunes.
15:15C'est comme ça qu'on éduque une génération
15:18en lui fabriquant des images fausses.
15:21Voilà, on peut critiquer.
15:22On peut dire,
15:22le gouvernement d'extrême droite,
15:23à la limite,
15:24israélien,
15:25on a le droit de le dire,
15:26on a le droit et c'est même une réalité.
15:28Mais ce n'est pas la même chose,
15:28vous savez, comme moi.
15:30Ce n'est pas la même chose
15:31dans l'imaginaire
15:32et dans ce que ça veut dire.
15:33Premier aspect des choses.
15:34Deuxièmement,
15:35moi, avec Julien,
15:36j'ai un désaccord.
15:37Moi, je ne dis pas,
15:38je suis plus contre ceux
15:39qui sont...
15:40Je suis contre Jean-Luc Mélenchon
15:42et je suis contre ceux
15:43qui pactisent avec lui.
15:44Mais je ne lui donne pas un brevet
15:45de quel qu'il soit.
15:47Aucun.
15:48Et je le dis d'autant plus
15:49que je l'ai connu
15:50et que je l'ai vu
15:51devenir ce qu'il est aujourd'hui.
15:52Voilà.
15:54Alors après, il se trompe.
15:55Ce n'est pas vrai.
15:56Tous les Émirats
15:58ont été menacés par l'Iran.
16:00Tous les Émirats ont reçu
16:01des fusées.
16:02Et puis,
16:03ce n'est pas une menace
16:04pour les milliers
16:05de citoyens israéliens
16:06qui ont été obligés
16:07d'aller se cacher
16:08en permanence
16:09dans des avries.
16:10Imaginez que ces missiles
16:11étaient porteurs
16:12de bombes chimiques
16:13ou de bombes atomiques.
16:15Ce n'était pas une menace, ça ?
16:16Est-ce qu'on sait maintenant
16:18de ce qu'ils sont capables
16:19de faire ?
16:20Donc oui,
16:21c'est une menace.
16:22Et c'est une menace grave
16:23pour la région.
16:24Et d'ailleurs,
16:24même des pays qui,
16:25sur le fond,
16:26étaient plutôt prêts
16:27à discuter avec lui,
16:28aujourd'hui,
16:29je pense que ça tombe des Émirats,
16:30disent qu'on est ennuyés.
16:31J'ajoute pour finir
16:32que certes,
16:33on peut critiquer
16:34ce qui est en train
16:34de se passer au Liban,
16:35mais Israël n'est pas non plus
16:36en train de massacrer
16:37des milliers de Libanais.
16:38D'ailleurs,
16:39la preuve en est,
16:40c'est qu'une grande partie
16:40de la population libanaise
16:42dit qu'Israël,
16:43malheureusement,
16:43fait le travail
16:44que l'armée libanaise
16:45aurait dû faire,
16:46nous débarrasser du Hezbollah.
16:47Écoutez,
16:48Israël n'a pas
16:48la moindre prétention
16:50sur un mètre carré
16:51du Liban.
16:53Israël a l'audace
16:54de vouloir que cessent
16:56les bombardements
16:58sur sa Galilée
17:00qui fait que,
17:01peu après le 7 octobre,
17:03tout le nord d'Israël
17:04a été obligé
17:04de se réfugier
17:05au centre et dans le sud.
17:06C'est tout ce qu'ils veulent,
17:07les Israéliens.
17:08Cela étant,
17:09en ce qui concerne
17:10M. Mélenchon,
17:11désolé de le dire,
17:13je ne dialogue pas
17:14avec lui.
17:15Je refuse de raisonner
17:17par rapport
17:18à ses propres raisonnements.
17:22Si nous étions
17:23dans un pays démocratique,
17:25de la même manière
17:27que le parti nazi
17:28est interdit,
17:30un parti antisémite
17:31qui cherche
17:33autant à attiser le feu,
17:35non seulement
17:36contre les Juifs,
17:37mais contre les Blancs
17:39et contre les Français,
17:40devrait être interdit.
17:42Donc, pardon,
17:43mais j'en veux beaucoup
17:45à ceux
17:46qui ne se font pas partie
17:48de ce parti
17:48et qui pactisent,
17:50si j'ose dire,
17:51à quelque chose
17:51qui ressemble quand même
17:52au diable
17:53si je croyais au bon Dieu.
17:55La question qui est posée,
17:56c'est que le problème,
17:58ce n'est pas l'interdiction
17:58pour la brandir.
18:00D'abord,
18:00je pense qu'elle est quasiment
18:01impraticable
18:02avec la législation française actuelle.
18:03donc c'est une menace
18:05qui se retournerait
18:06en son contraire.
18:06Ça lui permettrait encore
18:07de dire,
18:08vous voyez,
18:08on veut m'interdire,
18:09etc.
18:10Si vous pouvez agiter vos bras.
18:12Ah bah non,
18:12mais pardon,
18:13pardon,
18:13mais si un même parti
18:14à droite
18:17utilisait les mêmes ressorts
18:18de l'antisémitisme,
18:19il serait interdit.
18:20La différence,
18:20c'est le privilège rouge.
18:21Non, non,
18:21ça c'est faux
18:22parce que par exemple,
18:24à aucun moment,
18:25mais ce n'est pas la peine
18:25de vous énerver,
18:26calmez-vous.
18:27Mais je sais que des fois,
18:28la chaleur porte...
18:29On peut atténuer
18:31quelques-uns de vos neurones,
18:33mais ne vous énervez pas.
18:34Je vous dis,
18:35si on avait pu la preuve en est,
18:36c'est qu'on n'a pas interdit
18:37à aucun moment.
18:38Et pourtant,
18:38à l'époque,
18:39il y en avait qui demandaient,
18:40moi j'étais contre cela,
18:41il demandait l'interdiction
18:42du Rassemblement National,
18:43pas du Rassemblement National,
18:44d'ailleurs c'est une erreur
18:44du Front National.
18:46Je ne crois pas à l'interdiction
18:47à ce stade-là.
18:47Mais il fait bien pire
18:49que le Front National.
18:50Je crois au combat politique
18:51parce que ce qui est nécessaire,
18:53c'est d'éviter,
18:54ce que j'ai commencé par vous dire,
18:55c'est-à-dire que des milliers
18:56de jeunes,
18:56c'est ça qui m'intéresse,
18:58les autres,
18:58ceux qui sont moins jeunes
18:59et qui suivent le suivant,
19:00les jeunes se laissent entraîner
19:02dans une rhétorique
19:03qui leur donne une vision du monde
19:04qui est complètement erronée.
19:06Ça rejoint les deux sujets.
19:06C'est pas que la vision,
19:08Julien,
19:08c'est pas que la vision,
19:09c'est les agissements
19:11dans la rue,
19:12c'est les attaques
19:13contre les gens.
19:14Ça va beaucoup plus loin
19:15que la vision amène
19:17à des comportements
19:18jusqu'à maintenant.
19:19Il nous reste un peu moins
19:19de trois minutes avant la pause.
19:20Ça va rejoindre les sujets
19:21qu'on aborde depuis tout à l'heure.
19:22Dans le JDD,
19:23aujourd'hui,
19:24il y a une interview
19:25de Charles Kushner,
19:25l'ambassadeur des Etats-Unis
19:26en France,
19:27et il parle justement
19:28de Jean-Luc Mélenchon.
19:28Et il dit quelque chose
19:30de très clair,
19:31il ne recevra pas
19:32Jean-Luc Mélenchon
19:33à l'ambassade des Etats-Unis
19:34parce qu'il estime
19:35que Jean-Luc Mélenchon
19:36est antisémite.
19:38Je ne sais pas
19:38s'il le dit aussi clairement,
19:40mais en tout cas
19:40qu'il frôle l'antisémitisme.
19:43Voilà ce qu'il dit.
19:43Je pense que sa politique
19:44ainsi que celle de son parti
19:45sur le 7 octobre
19:46et sur Israël
19:46est viscéralement antisémite.
19:48Donc il le dit bien clairement.
19:49Tant que je serai ambassadeur,
19:50il ne sera pas le bienvenu
19:51dans cette ambassade.
19:52Je ne sais pas comment
19:53le dire plus gentiment.
19:55Vous êtes d'accord
19:55avec cette position
19:56de Charles Kushner,
19:57Gilles William ?
19:58Je l'approuve à 100%.
20:00Il dit aussi
20:00qu'il ne veut pas interférer
20:01dans les élections,
20:02qu'il va surveiller
20:03bien sûr ce qui se passe
20:03et son rôle d'ambassadeur.
20:05Pour autant,
20:06il le dit,
20:06Jean-Luc Mélenchon,
20:07c'est un danger,
20:07il ne le recevra pas.
20:08Je pense que
20:09Jean-Luc Mélenchon
20:10se gardera bien
20:10d'aller lui demander
20:11une entrevue.
20:12Donc on est dans une
20:15rhétorique plus exactement.
20:16Il a peu de chance
20:16de se rencontrer.
20:17Voilà.
20:18Je comprends
20:19qu'aujourd'hui,
20:21Jean-Luc Mélenchon
20:21devient pour un certain
20:22nombre de pays
20:24dans le monde
20:25une menace
20:26et qu'il pactise
20:27avec des gens
20:28qui aujourd'hui
20:30sont...
20:30Je veux dire,
20:31il faut voir
20:31les amis de M. Mélenchon.
20:33Les amis de M. Mélenchon,
20:34c'est au passage
20:34la dictature iranienne,
20:36mais c'est aussi
20:37ce qui se passe en Chine.
20:39Il n'y a pas une dictature
20:39qui n'a pas le bénéfice
20:40d'une sympathie
20:41de Jean-Luc Mélenchon.
20:42La seule chose qu'il faut,
20:43c'est qu'elle dise
20:43qu'elle n'aime pas
20:44les États-Unis.
20:45Et avec ça,
20:45après,
20:45tout lui est pardonné.
20:46Et pour rester
20:47dans le même thème,
20:48vous avez peut-être vu
20:49que Bali Bagayoko,
20:50le maire de Saint-Denis,
20:50a fait citoyen d'honneur
20:51Marwan Barghouti,
20:53qu'il qualifie lui
20:54de prisonnier politique
20:55palestinien.
20:55Alors on rappelle
20:56qui est Marwan Barghouti,
20:58c'est une figure
20:59du FATA
21:00qui purge
21:02depuis 2004
21:03cinq peines de prison
21:04à perpétuité
21:04prononcées par la justice israélienne.
21:06Il a été reconnu coupable
21:07de son implication
21:08dans plusieurs attentats terroristes
21:10ayant coûté la vie
21:10à cinq Israéliens.
21:12Il a été condamné
21:12donc en mai 2004
21:14et c'est lui
21:15que Bali Bagayoko
21:16a choisi d'honorer.
21:18Bon,
21:18on est là aussi
21:19dans la même dynamique
21:20et donc pour s'adresser
21:21au public jeune
21:22dont vous parliez.
21:24Mais c'est là aussi
21:24où il faut faire attention.
21:26Souvent,
21:27les partisans
21:28de M. Bali Bagayoko
21:29font référence
21:30à l'Afrique du Sud
21:31et à Mandela.
21:33Mais l'ANC,
21:34justement,
21:34il y a eu des débats
21:35au sein de l'ANC,
21:36n'a jamais
21:37mené sa bataille
21:38en tuant des civils
21:39ou en faisant des attentats.
21:41Elle a toujours mené
21:42une bataille politique.
21:43Ils sont affrontés
21:45même aux forces de répression
21:46mais jamais
21:47ils n'ont tué des civils
21:48justement parce qu'ils considéraient
21:49que la bataille
21:51qu'ils menaient
21:51c'était une bataille
21:52pour toute l'Afrique du Sud
21:53et que les citoyens
21:54d'Afrique du Sud
21:54ne pouvaient pas être blancs
21:56notamment,
21:56ne pouvaient pas être
21:57comme ça liquidés.
21:59Et c'est différent
22:00parce que
22:01M. Barouti,
22:02moi j'ai suivi
22:02son évolution au départ.
22:04C'est un leader
22:04qui se voulait
22:05dans la tradition
22:06de l'autorité palestinienne.
22:08Et après,
22:08au moment de la deuxième intifada,
22:10il a pris part
22:11et il a commandé
22:12et dirigé
22:13des attentats
22:14qui ont touté la vie.
22:14Non pas à des militaires,
22:15à des civils,
22:16à des gens
22:17qui n'étaient pas impliqués
22:18directement dans ces situations-là.
22:20Non mais de toute manière,
22:21M. Bagayoko
22:22est dans la transgression
22:25tranquille et impunie
22:26s'il ne s'agissait que de ça.
22:29Mais il y a...
22:30Pour une fois,
22:31j'ai de bons auteurs.
22:33Vous avez une enquête
22:34de France Inter
22:35qui montre
22:36que M. Bagayoko
22:38intervient
22:39en faveur
22:40de narcotrafiquants.
22:42Il soutient
22:43l'hypothèse
22:43que si jamais
22:44le Rassemblement National
22:46arrivait légalement
22:47et démocratiquement
22:48dans les urnes,
22:49on aurait une sorte
22:51de droit
22:51à l'insurrection.
22:52Il peut tout se permettre,
22:53M. Bagayoko.
22:55Donc,
22:56c'est à rajouter
22:58parmi ces importants manquements.
23:00Alors là,
23:01aujourd'hui,
23:01il faut marquer d'une pierre
23:03les déclarations
23:04du journaliste
23:06de France Inter.
23:07C'est un jour historique
23:08qui va se retourner.
23:09Parce qu'effectivement,
23:10il y a eu une enquête
23:11très sérieuse
23:12qui a été faite
23:12par France Inter.
23:13Par Valeurs Actuelles aussi.
23:14Mais par France Inter
23:15au départ,
23:16qui,
23:17sans complaisance,
23:18a montré
23:18les interventions
23:19de ce maire,
23:21avant qu'il soit maire
23:22d'ailleurs,
23:22mais qui continue
23:23semblablement à défendre.
23:25Bon,
23:25on va marquer une courte pause.
23:26Quand on revient,
23:26on va parler
23:27de l'échéance qui arrive
23:28un mardi,
23:28décision de justice
23:29pour Marine Le Pen.
23:30Qu'est-ce que risque
23:32Marine Le Pen ?
23:33Est-ce qu'elle va être inéligible ?
23:34On essaiera de se poser la question.
23:35Puis on parlera aussi
23:35de Jean Quatremer,
23:36le journaliste de Libération,
23:37qui a donné une interview
23:38très intéressante
23:39à notre collègue
23:40et confrère,
23:41Frédéric Aziza.
23:42On marque une très courte pause
23:42et on revient tout de suite.
23:46Deux retours
23:47dans le face-à-face.
23:48Je vous le disais,
23:49Jean Quatremer,
23:49journaliste au sein
23:51du journal Libération,
23:52a donné une interview
23:52vraiment très intéressante
23:53à Radio-J
23:54auprès de Frédéric Aziza,
23:56qui a quand même
23:56le chic à chaque fois
23:57pour arriver à faire dire
23:58à ses invités
23:59ce qu'ils n'ont jamais dit avant.
24:00C'est vrai.
24:00Et donc,
24:01Jean Quatremer parle
24:02de sa relation
24:04avec ses collègues,
24:05ses confrères
24:06au sein du journal Libération,
24:07en particulier
24:08depuis le 7 octobre.
24:09Il dit,
24:10texto,
24:10c'est un enfer
24:11de travailler à Libé maintenant
24:13depuis le 7 octobre.
24:14Écoutez-le
24:15donc au micro
24:15de Frédéric Aziza.
24:17Thomas Schneiderman,
24:19ça c'est clair,
24:20il s'en est pris même à moi
24:21dans mon propre journal
24:22en citant mon nom
24:23dans mon propre journal.
24:24Ça oui,
24:24à plusieurs reprises,
24:25sauf que je n'ai moi
24:26personnellement jamais fait.
24:27Je n'ai jamais attaqué
24:28qui que ce soit du journal.
24:30Les campagnes,
24:30effectivement,
24:31ont été de plus en plus violentes
24:33depuis le 7 octobre.
24:35Et c'est des campagnes
24:37en fait qui obéissaient
24:38toujours au même schéma.
24:40Je faisais un tweet,
24:41je parlais à la télévision,
24:44j'écrivais un article.
24:46S'en suivaient en règle générale
24:48des tweets de la France insoumise.
24:50Donc le schéma,
24:51c'était donc Manuel Bompard,
24:53Rima Hassan, etc.
24:55Les seconds couteaux
24:55qui m'attaquaient.
24:57Ensuite,
24:57suivaient une réaction
24:59d'une partie du personnel
25:00de Libération
25:01via la Société des journalistes,
25:03voire le comité d'entreprise.
25:05À chaque fois,
25:05c'est la même chose.
25:06Donc ils me disaient que,
25:08voilà,
25:08donc ils posaient que
25:09mes opinions étaient problématiques.
25:11et ensuite,
25:12des condamnations
25:13et de plus en plus
25:14virulentes en interne.
25:15Et c'est ça
25:16qui est extrêmement difficile
25:18à vivre.
25:19C'est extrêmement difficile,
25:20je ne vous le cache pas,
25:21que c'est très difficile
25:21de travailler
25:22avec des gens
25:23qui expliquent
25:25dans des tweets
25:25qu'ils ont honte
25:26d'être avec vous.
25:27Il faut du courage
25:28quand même
25:28pour travailler
25:29et pour affronter
25:30tous ces faits en contraire
25:31depuis le 7 octobre.
25:33Mais M. Quatremer,
25:34qui m'inspire vraiment
25:35une grande admiration
25:36à la fois du courage
25:38et de l'intelligence.
25:39Je le considère
25:41comme un juste
25:41avec un J majuscule
25:43parmi les justes
25:44depuis le 7 octobre.
25:45Et c'est vrai
25:46qu'il souffre
25:47à Libération,
25:48mais ce sont
25:49les journalistes
25:50de Libération
25:50qui prétendent être
25:52dans la souffrance
25:53à cause de ses positions,
25:56notamment par rapport
25:57au Hamas.
25:58On parle de M. Schneiderman,
26:00qui donc effectivement
26:01le traîne dans la boue
26:03et qui est le créateur
26:04d'arrêt sur image.
26:06C'est quelqu'un
26:07qui le 7 octobre
26:08a justifié le 7 octobre
26:10et ensuite
26:10qui a, sur Twitter,
26:12qui a ensuite
26:13effacé lâchement
26:14son vomi.
26:16Il a fait la même chose
26:17quand on a expulsé
26:19des petits membres,
26:21des petits Français
26:22de colonie de vacances,
26:23des petits juifs,
26:24de Wailing,
26:25la compagnie espagnole.
26:29Il a félicité Wailing
26:30puis après,
26:31il a encore effacé.
26:32C'est ça.
26:34Et je veux dire,
26:36d'ailleurs,
26:37il est obligé
26:38d'être protégé
26:39syndicalement,
26:40M. Quatremer,
26:41à Libération,
26:43parce qu'effectivement,
26:44ce qu'il dit,
26:45il ose dire la vérité,
26:47il ose avoir de l'humanité
26:50pour les victimes
26:51du 7 octobre,
26:52il ose vitupérer
26:54le Hamas
26:55et pour les journalistes
26:57de Libération,
26:57qui ne sont quand même
26:58pas d'un niveau intellectuel
27:01exceptionnel.
27:02Il n'y a pas...
27:03La méchanceté,
27:04c'est une grande chose,
27:05mais la bêtise,
27:06quand elle s'allie
27:07à la méchanceté,
27:07ce n'est pas terrible non plus.
27:09Et vous savez,
27:09M. Quatremer,
27:10qui est un spécialiste
27:11des affaires européennes,
27:12qui est tellement,
27:13tellement,
27:14tellement au-dessus.
27:16Je pense qu'il n'y a pas
27:17beaucoup de choses
27:18à rajouter.
27:18C'est même incroyable
27:20qu'il arrive à résister
27:21à tenir,
27:22parce qu'en fait,
27:22ce qu'il voudrait tous,
27:23c'est qu'il s'en aille,
27:25qu'il claque la porte.
27:25Et sa force,
27:27c'est de dire
27:27je ne partirai pas.
27:28Il faudra que vous me verriez.
27:29Ils ne savent pas le virer.
27:30Ils ne peuvent pas le virer.
27:31Donc,
27:33je pense qu'effectivement,
27:34le matin,
27:34quand il arrive,
27:35des fois,
27:35ça doit être assez pénible
27:36de franchir le portail
27:38et de savoir
27:39ou de regarder dans les yeux
27:40ceux qui disent
27:41tiens,
27:41il est encore là,
27:42celui-là.
27:44Alors,
27:44il n'est pas tout seul.
27:45Je pense que,
27:45par exemple,
27:46la jeune journaliste
27:47qui a fait le livre
27:47La Meute,
27:48qui était une journaliste
27:48de Libération,
27:49a eu le courage
27:50de faire ce livre-là
27:51et elle aussi avait subi
27:52beaucoup de pression.
27:55Ce qui est intéressant
27:56dans ce que dit
27:57Jean Quatremer,
27:57c'est qu'il montre
27:58quand même,
27:59on comprend bien,
28:00qu'il y a quand même
28:01des liens très particuliers
28:02d'une partie
28:03de journaliste
28:04avec la direction
28:06de la France insoumise.
28:07Et peut-être
28:08qu'à un moment donné,
28:09un jour,
28:09il faudra aussi
28:09se pencher là-dessus.
28:10Avec un phénomène
28:11de meute
28:12qui s'est mis en place
28:12aussi contre
28:13Guillaume Erner,
28:14qui est journaliste
28:15à France Culture,
28:16qui recevait Marine Le Pen.
28:17Alors,
28:17il y a eu
28:18toute une polémique
28:19autour d'un extrait sonore
28:21qu'il a diffusé.
28:22Il a présenté ses excuses
28:23parce que l'extrait
28:24avait été tronqué.
28:24Mais alors depuis,
28:25c'est une véritable cabale
28:26contre lui,
28:27au point que
28:28Jean-Luc Mélenchon,
28:29et vous allez voir
28:29le tweet,
28:30qualifie Guillaume Erner
28:31de faussaire,
28:32le faussaire Erner
28:33et ses complices
28:34à France Culture.
28:35Étant impunis,
28:36ils sont à présent
28:37suivis sur les réseaux sociaux
28:38par des hordes
28:39qui harcèlent
28:39ceux qui refusent
28:40de répondre à Erner
28:40comme l'historien
28:41Patrick Boucheron.
28:42Le plus sage,
28:43dit-il,
28:44est de ne pas aller
28:44à la matinale
28:45de France Culture.
28:46Radio France
28:47a été obligée,
28:48en tout cas,
28:48à réagir
28:49en rappelant
28:50un peu le déroulé
28:51de l'histoire.
28:52Je vous épargne
28:52tous les détails,
28:53mais il parle du fait
28:54que Radio France
28:55ne peut pas travailler
28:56sous de telles pressions
28:57politiques permanentes.
28:58Mais c'est la même chose,
28:59c'est le système
28:59de meute
29:00qui se met en branle
29:01dès qu'il y a une parole
29:02qui ne leur convient pas.
29:03Oui, mais monsieur Mélenchon
29:05est quand même
29:06assez habile
29:07parce que son parti,
29:09le parti antisémite,
29:11est sans doute
29:11le parti le plus cajolé
29:14par l'audiovisuel
29:15de services publics,
29:16infiniment plus
29:17que le Rassemblement National.
29:19D'ailleurs,
29:19France Inter continue
29:21de situer
29:22le Rassemblement National
29:23à l'extrême droite
29:24et la France a soumise
29:27au sein de la gauche radicale
29:29alors qu'il est classé
29:30par le ministère de l'Intérieur
29:31à l'extrême gauche.
29:32Je vous donne cet exemple,
29:33je pourrais vous en donner mille.
29:34Mais il n'en a jamais assez.
29:37La dernière fois
29:38qu'il est allé
29:39à France Inter,
29:40il a aboyé
29:42sur Benjamin Duhamel,
29:43le pauvre,
29:44il arrivait en plus,
29:45il était complètement traumatisé.
29:47Il est parti
29:47en faisant un doigt d'honneur.
29:50Mais on continue
29:52à bien le traiter,
29:53si vous voulez.
29:54Alors que les gens
29:55du Rassemblement National,
29:56je ne voudrais pas trop
29:57les critiquer,
29:57mais quand ils arrivent
29:58à France Inter,
29:59ils se tiennent bien,
30:00comme des bons élèves.
30:02Donc, pardon,
30:04mais d'une certaine manière,
30:07M. Mélenchon,
30:10en aboyant,
30:11voyant,
30:11a quand même malgré tout
30:13son os.
30:14Parce que Radio France réagit
30:15et essaye aussi
30:16de le ménager un peu
30:17et de la situation.
30:19Ce qui est plutôt intéressant,
30:22c'est de voir que
30:23ceux qui l'avaient finalement
30:25presque adoubé
30:26sont obligés eux-mêmes
30:27maintenant
30:27de se révolter
30:29par rapport à la pression
30:30qu'ils essayent d'exercer
30:31en disant
30:31si vous n'obéissez pas,
30:33vous n'êtes plus,
30:35je ne vous considère plus,
30:36je vous méprise.
30:37et donc même
30:38un certain nombre de journalistes
30:39qui jusqu'à maintenant
30:40était pour le moins
30:43complaisant,
30:43sont obligés de dire
30:44attendez,
30:44on peut quand même
30:45encore faire un peu
30:46notre métier.
30:47Pas la société des journalistes.
30:49La société des journalistes,
30:51la rédaction,
30:52la rédaction,
30:53mais la société des journalistes.
30:54Il a communiqué
30:55pour dire que,
30:56je le cite,
30:57la confiance avec la rédaction
30:58a été rompue
30:58et les propositions
30:59ne sont pas de nature
31:00à pouvoir le renouer.
31:01Alors même
31:01qu'il défendait
31:02Guillaume Meurice
31:03qui avait expliqué
31:05qu'un juif circoncié
31:08était un nazi
31:08et alors là
31:10il le défendait.
31:11Le pauvre Erner
31:12il s'est excusé
31:13mais ça n'est pas
31:14encore suffisant.
31:17Il faut aller
31:19encore plus loin.
31:20Vous voyez bien
31:21quand même
31:21qu'il y a un problème
31:23entre certains journalistes
31:26de ce pays
31:26et notamment
31:27du service public
31:28et quand même
31:29la France insoubise.
31:30Non mais
31:30je pense qu'il y a
31:32une génération
31:32de journalistes
31:33qui a été formée
31:35je dirais
31:36ces dernières années
31:37non pas une collusion
31:40mais une complaisance
31:41idéologique forte
31:42parce qu'ils ont
31:43souvent été
31:44dans des écoles
31:45où il y avait
31:45des militants
31:45de la France insoumise
31:46des écoles journalistes
31:47voilà donc
31:48on voit bien
31:48moi quand j'écoute
31:49souvent je vois bien
31:50qu'il y a
31:51on ne fait pas simplement
31:52que d'écrire des papiers
31:54on a dû boire
31:54quelques canons ensemble
31:56on a dû faire
31:57quelques soirées ensemble
31:58et ça produit cela
31:59c'est-à-dire
31:59une collusion
32:00qui est effectivement
32:00assez gênante.
32:01Mais vous savez
32:02en ce moment
32:03il y a une
32:03moi je trouve
32:04j'incite d'ailleurs
32:05il y a une petite vidéo
32:06qui circule
32:07qui a été faite
32:08par un
32:08qui s'appelle
32:09Léon l'Africain
32:09je crois
32:10et qui reprend
32:12le comportement
32:13de M. Mélenchon
32:13et le comportement
32:14de Jean-Marie Le Pen
32:15ça met hors de lui
32:16c'est le fameux Léon
32:19qui a inspiré
32:19Guillaume Erna
32:20voilà c'est ça
32:20et qui met hors de lui
32:22M. Mélenchon
32:23pourtant j'incite
32:24à la regarder
32:24elle est assez intéressante.
32:26On en vient
32:26à l'actualité
32:27de la semaine prochaine
32:28la décision de justice
32:29concernant Marine Le Pen
32:30ça sera mardi
32:32on saura si elle peut
32:33ou pas être candidate
32:34à l'élection présidentielle
32:35hier elle était
32:36à Liévin
32:37dans le Pas-de-Calais
32:38aux côtés de Jordan Bardella
32:39pour sa dernière apparition
32:40publique
32:40et elle a notamment
32:41parlé de cette décision
32:43qui s'annonce
32:44comme une décision
32:45qui aura des répercussions
32:46historiques
32:46selon Marine Le Pen
32:47écoutez
32:48à quelques jours
32:50d'une décision
32:52qui sera évidemment
32:54importante
32:57importante
32:58parce que
33:00elle peut venir
33:02contrecarrer
33:03le fonctionnement démocratique
33:05de notre pays
33:06elle peut venir
33:08en quelque sorte
33:09décider
33:10à votre place
33:11et
33:13en cela
33:15ces répercussions
33:16auront bien sûr
33:19des
33:20comment dire
33:22une dimension
33:23historique
33:24parce que
33:26selon la décision
33:27des magistrats
33:28les choses
33:29ne seront pas
33:31les mêmes
33:33On va en venir
33:34à l'aspect
33:35judiciaire
33:36avec vous
33:36notamment
33:36Gilles William
33:37parce que je crois
33:37que vous voulez
33:38en plus parler
33:38de la politisation
33:39des juges
33:39dans une autre affaire
33:40mais sur l'aspect
33:41politique d'abord
33:41Julien Drey
33:43on a quand même
33:43la favorite
33:44en tout cas
33:45l'une des favorites
33:45à l'élection présidentielle
33:46dont le sort
33:47va être décidé
33:48par des juges
33:49mardi
33:50c'est vrai que ça pose
33:51un certain nombre
33:51de questions
33:51d'ordre démocratique
33:52est-ce que vous aussi
33:53vous partagez cet avis-là
33:54ou vous dites
33:54non c'est la loi
33:55et c'est juste la loi
33:56je pense que
33:57le plus mauvais service
34:00qu'on puisse rendre
34:00dans le moment actuel
34:01c'est d'en rajouter
34:02dans la critique des juges
34:04si on veut arriver
34:06je dirais
34:07à les laisser faire
34:08leur travail
34:08je dirais
34:11loyalement
34:12le mieux
34:12c'est quand même
34:13qu'elles puissent
34:14au moins personnellement
34:15concourir
34:16à l'élection présidentielle
34:17il y a
34:17les possibilités juridiques
34:19existent
34:19et je pense
34:20que ce serait mieux
34:20et je vais même ajouter
34:21une chose
34:21je souhaite qu'elles soient là
34:23parce que je ne suis pas convaincu
34:24que celui qui la remplacera
34:25face à Jean-Luc Mélenchon
34:27tiendra le coup
34:29donc vous dites
34:30qu'elle est plus solide
34:31face à Mélenchon
34:31au moins dans le débat politique
34:34parce que moi
34:34je vais vous dire
34:35mon inquiétude
34:35je l'ai écrit
34:36dans l'introduction
34:37d'un livre
34:38où tout le monde se rigolait
34:38en disant
34:39mon inquiétude
34:39c'est au soir du premier tour
34:40de retrouver
34:41cette histoire de fou
34:42où on est
34:43Jean-Luc Mélenchon
34:44face à Marine Le Pen
34:46et je ne veux pas cela
34:47c'est pour ça que je me bats
34:48en ce moment
34:48j'ai repris du service
34:50puisque l'ARCOM demande
34:51qui je suis
34:51je suis encore un socialiste
34:52je leur signale
34:53coucou
34:54je me bats
34:55un socialiste
34:55qui veut un candidat socialiste
34:57qui ne soit pas complaisant
34:58avec Jean-Luc Mélenchon
34:59et qui puisse faire
34:59que justement
35:00il y ait un candidat de gauche
35:01qui soit crédible
35:03le candidat c'est François Hollande
35:04on peut le dire
35:05pour moi ça serait François Hollande
35:07je vous le dis clairement
35:09il se prépare en tout cas
35:10en tous les cas
35:11il se prépare
35:11et si je peux l'aider
35:13à se préparer
35:13je le ferai
35:14donc les choses sont claires
35:15et pour l'ARCOM au moins
35:16ça sera classifié
35:19et je rappelle
35:20que Hollande est socialiste
35:22comme ça
35:22dans leur classe
35:23voilà
35:24maintenant
35:25c'est pour ça que je pense
35:27que moi je ne sous-estime pas
35:29Jean-Luc Mélenchon
35:30et ceux qui disent
35:31et qui me disent sans arrêt
35:32mais non
35:33il n'y a pas de risque
35:34il fera ses...
35:35voilà
35:35ils ne comprennent pas
35:36le drame dans lequel
35:37vit la société française
35:39et l'instrumentalisation
35:40de tous les drames
35:41dont il est capable
35:41sur cette décision de justice
35:43Gilles-William
35:43c'est mardi
35:44on en a beaucoup parlé
35:45lors du procès en première instance
35:47là c'est quand même
35:47le destin d'une femme politique
35:49qui se joue
35:49mais j'allais dire
35:50c'est plus que ça
35:50c'est un aspect démocratique aussi
35:52est-ce qu'elle sera en mesure
35:53est-ce qu'il y aura un bulletin
35:54Marine Le Pen
35:55au mois d'avril prochain ?
35:56Personne ne le sait monsieur
35:58Thomas
35:59personne ne le sait
36:01les juges sans doute
36:02je l'imagine
36:03la décision est prise d'ailleurs
36:05j'imagine que oui
36:08mais à part eux
36:10personne ne le sait
36:12et certainement pas
36:13celui qui vous parle
36:14mais de manière générale
36:18il ne me plaît pas
36:20que les juges
36:23se substituent
36:24au peuple français
36:25et donc
36:26l'inégibilité
36:28en général
36:29et dans ce cas particulier
36:31je la déplorerai
36:33je note quand même
36:34que monsieur Drey
36:35socialiste
36:38souhaiterait
36:39qu'il y ait quelqu'un
36:40qui sache
36:41effectivement
36:42tenir tête
36:43aux représentants
36:45du parti antisémite
36:46vous vouliez parler
36:47d'ailleurs
36:47Gilles William
36:48de la politisation
36:50de la justice
36:51c'est un sujet
36:51qu'on évoque souvent
36:52il y a une affaire
36:53en particulier
36:54dont vous parlez
36:55dans le JDD
36:55c'est aussi pour ça
36:56qu'on en parle aujourd'hui
36:56dans laquelle
36:58vous constatez
36:58encore une fois
36:59une idéologie
37:00qui peut nuire
37:01aux décisions
37:02qui sont rendues
37:03est-ce que vous pouvez
37:03nous expliquer
37:04vous avez voulu dire
37:05je n'ai pas
37:07envie d'utiliser
37:08notre média
37:10pour régler
37:11des comptes personnels
37:12qu'on soit clair
37:13une question d'éthique
37:15on va dire
37:15de manière générale
37:17je suis en ce moment
37:19effectivement
37:20très préoccupé
37:22par la politisation
37:24de la justice
37:25ça c'est très clair
37:27et l'affaire
37:28à laquelle
37:29vous faites allusion
37:31et dans laquelle
37:32je suis partie prenante
37:34pas en tant qu'avocat
37:34en tant que justiciable
37:36qui a gagné
37:37un autre procès
37:39et qui vient réclamer
37:40maintenant des comptes
37:41au maire d'Eustin
37:42qui est d'extrême gauche
37:44et il se trouve
37:46que le président
37:47en question
37:48que je n'ai pas envie
37:49de nommer
37:49a lu aussi
37:51comme un autre magistrat
37:53qui a défrayé
37:54la chronique
37:55il n'y a pas longtemps
37:56dans l'affaire
37:57l'opposant
37:58à monsieur
37:59Tegner
37:59a lui aussi
38:01s'est répandu
38:02sur les réseaux sociaux
38:06de manière
38:08politique
38:10et donc
38:11je ne me sens pas
38:12je ne me sens pas
38:13dans la sérénité
38:14de devoir
38:16paraître devant lui
38:17il a comme
38:18le maire d'Eustin
38:19signé
38:20des pétitions
38:23pour le boycott
38:24d'Israël
38:25ça ne me rend pas
38:26serein
38:27lorsque
38:28lorsque je me présente
38:29devant lui
38:31et
38:31de manière générale
38:33je note
38:34une tendance
38:35montante
38:36à ce que
38:37certains magistrats
38:38ne respectent pas
38:40leur obligation
38:41de réserve
38:42et comment
38:43et donnent maintenant
38:44leur opinion
38:45sur les réseaux sociaux
38:46moi je peux tout dire
38:47moi je suis avocat
38:49j'ai le droit
38:50de dire des bêtises
38:51j'ai le droit
38:52de dire des vérités
38:52j'ai le droit
38:53d'exprimer
38:53mais
38:54un juge
38:55qui juge les gens
38:57il doit
38:58justement
38:59faire en sorte
39:00que les gens
39:01qui sont jugés
39:02par le
39:03c'est un privilège
39:05extraordinaire
39:06de pouvoir
39:08envoyer
39:08quelqu'un
39:09en prison
39:09de dire
39:10le juste
39:11et l'injuste
39:12le prix
39:14à payer
39:14c'est de ne pas
39:16exprimer
39:17ses opinions
39:17publiquement
39:18et je vois
39:19au delà
39:20du cas particulier
39:21que ça ne se passe
39:23pas ainsi
39:23et ce juge là
39:24j'allais oublier
39:25de le dire
39:26il a été un membre
39:27important
39:28du syndicat
39:29de la magistrature
39:31or ce syndicat
39:32de la magistrature
39:33me pose
39:34un vrai problème
39:36de mon point de vue
39:37il n'est pas normal
39:39qu'un syndicat
39:40de magistrats
39:40puisse entrer
39:43aussi nettement
39:44dans le débat
39:45politique
39:46sur tous les sujets
39:48parce que
39:49personne ne me fera croire
39:50pour terminer
39:50personne ne me fera croire
39:52qu'un magistrat
39:55du syndicat
39:56de la magistrature
39:57qui se rend
39:58à la fête
39:58de l'UMA
39:59en basket
40:00le dimanche
40:01d'accord
40:02le lundi
40:03lorsqu'il est au tribunal
40:05qui met une robe noire
40:06et qui garde toujours
40:07ses baskets
40:07c'est pas le même homme
40:08c'est le même homme
40:09donc ce syndicat là
40:12effectivement
40:13que j'ai
40:14que j'ai fait
40:15que j'ai fait
40:16condamner
40:17pour Philippe de Villiers
40:18pour Nadine Morano
40:19pour Robert Ménard
40:21et bien
40:22pardon de vous le dire
40:23pour le mur
40:24des cons
40:24est un syndicat
40:26qui ne devrait pas
40:28de mon point de vue
40:29je le dis franchement
40:30être agréé
40:31par la justice
40:33je pense que
40:34pour la sérénité
40:35des décisions
40:36de justice
40:37et pour que
40:38le principe
40:39d'indépendance
40:40de la justice
40:40soit respecté
40:41et soit
40:42respecté par tous
40:44les juges
40:45se doivent
40:47se tenir
40:47à ce qu'on leur apprend
40:49dans l'école
40:49de la magistrature
40:50c'est à dire
40:50justement
40:51de ce devoir
40:53de réserve
40:53après un juge
40:54il peut redevenir
40:55un citoyen
40:56se présenter
40:56à des élections
40:57tirer les leçons
40:58de ses propres exercices
40:59mais quand il est juge
41:01il se doit
41:01à un devoir de respect
41:02et il faut s'y tenir
41:03et c'est vrai
41:04que ces derniers temps
41:06certains ont commencé
41:07au nom de la bataille
41:08idéologique
41:09qui se menait
41:09dans la société
41:10à sortir de ça
41:11mais c'est un mauvais service
41:12qui est rendu
41:12à l'autorité de la justice
41:14il nous reste une minute
41:15je voulais qu'on vous montre
41:16des images
41:16parce que je vous ai vu
41:17beaucoup réagir
41:17à ce sujet
41:18cette semaine
41:19je vous liendrai
41:19les images
41:20de cette vente
41:21opération commerciale
41:22des climatiseurs
41:23des ventilateurs
41:24dans des magasins
41:25qui pratiquent
41:26des prix bas
41:27on a vu que ça a viré
41:28au chaos
41:29il y a eu des personnes âgées
41:30qui ont été bousculées
41:31on a beaucoup diffusé
41:32ces images
41:32cette semaine
41:33et je vous ai vu réagir
41:34en disant
41:35que c'était d'une certaine manière
41:36la responsabilité aussi
41:37du gouvernement
41:38est-ce que je traduis bien
41:39ce que vous avez dit ?
41:39Non vous avez rien
41:40alors c'était rigolo
41:41de voir un certain nombre
41:42de gens se précipiter
41:43chez Lidl
41:43pour acheter des ventilateurs
41:45alors que quelques jours
41:46auparavant
41:46ils appelaient à boycotter
41:47Lidl
41:48pour un certain nombre
41:48de produits
41:49que cette marque vendait
41:51bon mais ça
41:51c'est pas grave
41:52je comprends que la chaleur
41:53les a amenés
41:53à se précipiter
41:55là où il y avait
41:55des ventilateurs
41:56maintenant
41:57les images
41:58elles sont incroyables
41:59et inimaginables
41:59d'abord
42:00elles sont révélatrices aussi
42:01du climat
42:02qui règne dans notre société
42:03c'est-à-dire
42:03les gens se battant
42:06contre une dame
42:07à un moment donné
42:08ou des gens âgés
42:09pour leur voler
42:09leur climatiseur
42:10pour la voir
42:11je trouve que ça
42:11ça révèle quelque chose
42:13qui va plus
42:13la courtoisie
42:15la politesse
42:15c'est des choses
42:16auxquelles moi je suis attaché
42:17mais surtout ça révèle
42:19une incompétence terrible
42:21comment se fait-il
42:22qu'alors qu'on avait
42:23tous les signes
42:24on n'est pas préparé
42:26je veux dire
42:27la France
42:28avoir des réserves
42:29de ventilateurs
42:30les avoir stockés
42:31dans les régions
42:31d'avoir préparé
42:33les choses à l'avance
42:33ça veut dire
42:34c'est ça qui m'interpelle le plus
42:36c'est que j'avais vécu
42:37la clinique de 2003
42:38on m'avait dit
42:38qu'il y avait plein de plans
42:40il n'y avait pas de plans ventilateurs
42:42un mot sur ces images
42:43Gilles William
42:43on les a commentées
42:44beaucoup cette semaine
42:44mais c'est vrai
42:45qu'elles disent quelque chose
42:46de notre rapport à l'autre
42:48du savoir-vivre
42:49qui s'efface
42:50dans certains
42:51dans certains
42:52oui oui sans doute
42:53ça en dit long
42:54ça en dit long
42:55sur l'état de la société
42:56mais bon
42:57je n'ai pas de
42:58je
43:00Julien a tout dit
43:01j'ignore complètement
43:02quels sont les produits
43:04que vous voulez boycotter
43:05je crois que vous ne les ignorez pas
43:06vous avez deviné
43:07oui je le devinais
43:09mais je l'ignorais
43:09voilà
43:11en tout cas
43:11l'ambiance sur ce plateau
43:12a été beaucoup plus cordiale
43:14qu'on a vu dans ces magasins
43:15et je m'en félicite
43:17je vous remercie
43:17je croyais que vous disiez
43:19qu'elle était plus cordiale
43:20que du temps de M. Éloi Duval
43:22merci en tout cas
43:23ça a été un plaisir
43:23de partager
43:24c'est un plaisir
43:24vraiment
43:25c'est très agréable
43:26on se retrouve dans l'heure des pros
43:27dans quelques instants
43:28restez bien avec nous
43:29on va vous montrer
43:30des images
43:31que vous n'avez pas encore vues
43:32ce sont des heures
43:33qui se sont produites
43:34après le match
43:35du Maroc
43:36qui s'est qualifié
43:37pour les quart de finale
43:38de la Coupe du Monde
43:39il y a France-Maroc
43:40jeudi
43:40il se trouve qu'on constate
43:42on dénombre malheureusement
43:43des débordements
43:44des violences
43:44dans plusieurs villes de France
43:45on va vous montrer les images
43:46juste après la pause
43:48dans l'heure des pros
43:49restez bien avec nous