- il y a 6 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
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00:00Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour l'heure inter avant de décrypter l'actualité internationale.
00:06On va faire le point sur la situation concernant ce crash d'avion en Meurthe-Moselle avec Audrey Berthoud.
00:13Bonjour à tous, un avion civil s'est écrasé ce dimanche à 11h25 à Tomblaine en banlieue de Nancy.
00:2011 personnes sont décédées selon le préfet de Meurthe-Moselle que vous venez d'écouter,
00:25dont 5 moniteurs, 5 élèves et le pilote qui ont donc été tous tués dans ce crash.
00:31Les victimes sont des infirmiers libéraux de Nancy qui faisaient un baptême de parachutisme.
00:37La police a appelé sur le réseau social X à éviter impérativement le secteur et de ne pas se rendre
00:43sur place
00:44afin de laisser l'accès libre aux secours et aux forces de l'ordre.
00:48Une cellule d'urgence médico-psychologique est en train de prendre en charge plusieurs proches des victimes
00:55au moment de l'accident ainsi que des témoins de l'accident.
00:59Les effectifs devraient augmenter au fil de l'après-midi.
01:03Pour le moment, l'incident a nécessité l'intervention de 50 pompiers avec 25 engins.
01:09Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez et le ministre des Transports Philippe Tabarro
01:13sont attendus sur place dans l'après-midi à partir de 17h40 précisément.
01:19Ils s'exprimeront sur place.
01:21Une prise de parole à suivre bien sûr sur CNews tout à l'heure.
01:29Bienvenue à tous si vous nous rejoignez pour l'heure internationale.
01:33Votre rendez-vous dit dimanche avec l'actualité internationale.
01:36Alors, avant de dérouler cette émission, sachez que j'aurai le plaisir d'être accompagnée aujourd'hui par Xenia Federova.
01:43Bonjour.
01:43Merci d'être là.
01:44Nous avons aussi Michel Fayad, politologue spécialiste du Moyen-Orient.
01:49Bonjour.
01:49Et Nicolas Mirkovitch, bonjour.
01:52Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:54Vous êtes essayiste, auteur de nombreux ouvrages de géopolitique, parmi lesquels le chaos ukrainien et l'Amérique empire.
02:01On va essayer donc pendant ces 60 minutes de décrypter l'actualité internationale avec les principaux dossiers.
02:06On va s'intéresser évidemment aux Etats-Unis et à l'Iran, puisqu'on l'a vu ces derniers jours,
02:11il y a une reprise de tensions.
02:13Alors, il faut savoir qu'il y a des frappes de part des deux pays qui s'accusent mutuellement de
02:21violer le cessez-le-feu,
02:23qui est actuellement convenu, qui a été convenu dans le protocole d'accord, qui a été signé à Genève le
02:3017 juin.
02:30Donc, les hostilités ont repris jeudi déjà autour du détroit d'Hormuz,
02:35puisque Oman a décidé d'établir une voie navigable en parallèle de celle que contrôlent déjà les Iraniens.
02:44Alors, première question justement à vous, Xenia Federovoi, on l'a vu, il y a cette reprise de tensions.
02:51Est-ce que, malgré cette reprise de tensions, on peut s'attendre à ce que finalement les choses partent un
02:57petit peu en vol ?
02:58Ou est-ce qu'on va continuer à négocier ?
03:00À mon avis, on va continuer à négocier. Je pense que c'est un peu ce qu'on a vu
03:06déjà depuis un moment.
03:08Vous avez Donald Trump qui a sa stratégie contre les négociations, les frappes, les menaces, et ça se répète.
03:14Donc, je pense que ça va continuer en tous les cas parce qu'à mon avis, Donald Trump a besoin
03:19d'une sortie de cette situation.
03:21C'est important pour sa propre popularité, c'est important pour la stabilisation des marchés et de l'économie mondiale.
03:27Aujourd'hui, on est un peu trop loin déjà avec le prix de pétrole qui a baissé un petit peu
03:32depuis qu'il annonçait de cesser les feux.
03:35Mais c'est que les marchés, en réalité, la situation reste quand même assez compliquée.
03:39Je pense que, bien sûr que les négociations sont fragiles aujourd'hui, c'est sûr.
03:45Mais je pense qu'il y a les intérêts quand même toujours des deux côtés de continuer, d'essayer de
03:50trouver une solution.
03:51Donc, à mon avis, ça va continuer.
03:52Alors, pour recontextualiser un petit peu les choses, en fait, c'est un pétrolier d'abord qui a été un
03:59bateau, un navire qui a été touché par des frappes iraniennes.
04:03Donc, les Américains ont riposté en frappant plusieurs structures, infrastructures iraniennes.
04:10Le lendemain, exactement le même scénario.
04:13Cette fois-ci, c'est un pétrolier qui a été visé.
04:15Et puis, les Iraniens ont, quant à eux, décidé de bien frapper des installations américaines, à Bahreïn, mais aussi au
04:22Koweït.
04:23Le ministre iranien des Affaires étrangères est actuellement en Irak.
04:28Je vous propose d'écouter la déclaration de Abbas Arachie.
04:36Toute tentative d'adopter de nouveaux dispositifs ou des arrangements distincts par rapport à ce que met actuellement en œuvre
04:42la République islamique d'Iran
04:43ne fera que déboucher sur une situation plus complexe et retarder la réouverture du détroit d'Hormuz,
04:49tout en accroissant les tensions, comme nous l'avons constaté au cours des deux dernières nuits dans le détroit d
04:54'Hormuz.
05:00Voilà, les Iraniens qui sont donc attachés à ce détroit d'Hormuz.
05:06Nicolas Mirkovic, on l'a dit à plusieurs reprises avant la guerre, le détroit était totalement libre.
05:11Aujourd'hui, on se retrouve dans cette position où l'Iran a la mainmise sur le détroit d'Hormuz.
05:16Oui, on voit très bien que le plan de Donald Trump d'essayer de faire plier le gouvernement iranien,
05:22de le soumettre et de réussir un coup comme celui qu'il avait réussi quand il avait kidnappé illégalement Nicolas
05:27Maduro,
05:28le président du Venezuela, il pensait faire la même opération et on voit qu'il ne s'en sort pas.
05:33Il ne s'en sort pas, c'est une situation qui est beaucoup plus compliquée.
05:35Et maintenant, les Iraniens, on a vu, jouent de ces situations pour pouvoir prendre un pouvoir qu'ils n'avaient
05:39pas avant.
05:39Donc, ils sont en train de retourner leur situation à leur profit.
05:43Et aujourd'hui, ils ont très clairement montré que le détroit d'Hormuz était quelque chose de très important
05:46dans l'accord qui avait été signé avec, enfin en tout cas dans cet accord avec Trump,
05:50et qu'ils y tenaient, quoi. Ils n'allaient pas laisser Oman s'échapper à un navire
05:54sans que cela se fasse dans le cadre d'un accord qui est de l'accord qui doit être signé
05:58entre Trump et l'Iran.
06:02Et aujourd'hui, il y a un élément qui était important qu'on peut rajouter, c'est que Trump doit
06:05aller vite.
06:05Et je pense que les Iraniens le savent. Comme les Iraniens préparent cette situation,
06:09ils s'attendent à une attaque américaine ou israélienne depuis longtemps.
06:12Ils ont voulu, ils se sont préparés.
06:14Trump a aujourd'hui aussi la pression du Congrès américain.
06:16On n'en parle pas beaucoup, mais le Congrès américain a la semaine dernière signé un décret spécifique
06:23sur les pouvoirs de guerre qui sement Donald Trump d'arrêter les bombardements contre l'Iran
06:28ou alors de déclarer officiellement la guerre ou d'y retourner avec l'appui du Congrès.
06:33Donc Trump a la pression des marchés économiques mondiaux qui attendent que le prix du pétrole
06:37et du transport de différents denrées baissent.
06:40Et les Iraniens le savent.
06:41Et donc c'est pour ça qu'il y aura cette situation de on négocie, on se bat et cela
06:45va continuer je pense aussi.
06:46Mais la balle est plutôt du côté je pense aujourd'hui de Téhéran
06:49qui peut profiter de cette situation de pression qu'il y a sur les épaules de Trump
06:52qui s'est visiblement trompée en Iran.
06:54Alors justement concernant Donald Trump, il a encore tweeté hier soir, on sait que c'est son habitude.
07:00On va tout de suite regarder à l'écran justement les mots de Donald Trump.
07:04Deux nouvelles menaces.
07:06Il garde exactement le même vocabulaire et il se peut qu'un jour nous ne puissions plus faire preuve de
07:12raison
07:13et que nous soyons contraints de mener à bien par la force militaire la mission que nous avons si bien
07:18entamée
07:18si cela se produit, la République islamique d'Iran cessera d'exister.
07:23Michel Fayad, encore une fois un vocabulaire très dur mais on est habitué de la part du président américain.
07:28J'ai envie de vous dire est-ce qu'on peut le prendre au sérieux finalement aujourd'hui Donald Trump
07:31?
07:31Disons qu'il faut regarder ce qui s'est passé ces derniers jours, notamment la Fed, la banque centrale américaine.
07:37Elle a maintenu ses taux, ce qui signifie qu'en réalité ils ne sont pas convaincus complètement
07:42que la guerre est terminée et que le cessez-le-feu va tenir.
07:46L'inflation n'a pas encore diminué autant qu'il souhaitait qu'elle diminue.
07:51Il a fait des déclarations très fortes contre les compagnies pétrolières américaines pour faire baisser le prix à la pompe.
07:57Parce que vous savez très bien qu'au moment des élections de mi-mandat prévues début novembre,
08:01il y a deux choses principales qui vont compter.
08:04Le prix du gallon, c'est-à-dire le prix à la pompe, parce qu'ils appellent ça le prix
08:08du gallon.
08:09Et l'autre chose c'est la santé des marchés financiers.
08:13Et les marchés financiers jouent aussi par rapport au taux d'intérêt fixé par la banque centrale.
08:19Donc il y a quand même des éléments qui montrent que Trump lui-même n'est pas convaincu que l
08:23'accord puisse tenir complètement.
08:25Moi je suis beaucoup plus mesuré par rapport à la soi-disant victoire iranienne ou je ne sais quoi.
08:30Parce que les Iraniens ont clairement gagné politiquement et diplomatiquement.
08:34Mais en termes militaires et en termes économiques, c'est un désastre.
08:37Parce qu'ils ont perdu énormément de capacités militaires.
08:41C'est indéniable.
08:42Et puis surtout d'un point de vue économique.
08:44Ils avaient besoin de 400 milliards avant la guerre.
08:46Ils ont perdu au moins 200 milliards durant cette guerre.
08:49Leur économie est asphyxiée.
08:51Il y a 90% de la population qui vit sous le seuil de pauvreté.
08:55Les salaires des fonctionnaires sont payés avec au minimum un mois de retard.
08:59Parfois trois voire quatre mois de retard.
09:02Donc la situation est vraiment terrible en Iran en ce moment.
09:06Et c'est quelque chose justement sur quoi Trump aurait pu s'appuyer.
09:10Mais il ne s'appuie pas.
09:11C'est-à-dire qu'il aurait pu s'appuyer à se fixer économiquement la République qui s'amique d
09:15'Iran jusqu'à ce qu'elle tombe.
09:16Finalement, il continuait de liquider telle et telle personne.
09:18Mais il a choisi d'arrêter cela justement en espérant, je pense, gagner les élections d'une part.
09:25Et d'autre part, et on l'oublie très souvent, la pression des pays arabes du Golfe.
09:31On va en parler de la pression des pays arabes du Golfe.
09:35Puisqu'on sait que le même Marco Rubio, ces derniers jours,
09:41a rencontré plusieurs de ses homologues des pays du Golfe.
09:45Mais avant justement d'ouvrir ce volet concernant ce premier segment, l'Iran et les États-Unis,
09:53on est, on l'a dit, habitués à ce langage de Donald Trump avec ses menaces.
09:58Est-ce qu'aujourd'hui, l'Iran finalement doit, elle aussi, arriver jusqu'au bout de ce processus de négociation
10:06?
10:06On se rappelle de l'accord de 2015, qui finalement a été déchiré par Donald Trump lui-même.
10:11Aujourd'hui, on a une fenêtre de 60 jours pour discuter.
10:13Sauf que les accords de 2015 ont pris énormément de temps, pas 60 jours.
10:18Est-ce qu'aujourd'hui, on va essayer d'aller vite, aussi bien du côté iranien que du côté américain
10:22?
10:23Moi, je pense qu'Iran est capable de tenir encore plus.
10:27Même avec ce que Michel Fayad a dit, avec les situations économiques compliquées,
10:31je pense que militairement parlant, l'Iran n'est pas détruit.
10:34Ils ont toujours la capacité de continuer à frapper les pays du Golfe, comme on dit.
10:38C'est exactement ça que les pays du Golfe ne veulent pas.
10:41Ils ne veulent pas avoir un Iran renforcé, mais ils ne veulent pas non plus la continuation d'une guerre
10:46qui va complètement déstabiliser encore plus les moyens oriants.
10:50Donc je pense qu'aujourd'hui, l'Iran joue plutôt pour l'Iran que pour Donald Trump,
10:54qui est tout à fait vrai ce que Michel Fayad encore une fois a dit sur les élections,
10:58parce que pour Donald Trump, c'est important de gagner les médecins.
11:01Mais en même temps, je pense que la capacité militaire, elle est en toujours.
11:05Elle se prépare depuis très longtemps.
11:06C'est un pays qui vit sous sanction depuis plus de 50 ans, si je ne me trompe pas.
11:10Je pense qu'ils sont capables de continuer de jouer cette carte du Trois-Darmouze,
11:14mais pas que.
11:15Parce qu'il y a aussi, on ne peut pas parler de Yémen, de soutien.
11:22Les outils, voilà, les proxys, exactement.
11:25Donc il y a encore à quoi ça s'appuie.
11:29Donc je pense que, oui, pour Donald Trump, c'est beaucoup plus important d'aller plus vite
11:35pour répondre à votre question, qui est pour l'Iran.
11:38Justement, concernant les pays du Moyen-Orient, on sait que l'accord les a un petit peu frustrés,
11:43puisque le volet balistique n'est pas abordé, alors que l'on sait que lors de la première phase de
11:49la guerre,
11:49ce sont justement les pays arabes du Golfe qui ont, on va dire, ramassé le plus de frappes.
11:55Hier encore, c'est Bahreïn et Koweït qui ont été visés,
11:58puisqu'on sait qu'il y a également de nombreuses installations américaines,
12:03voilà, des bases américaines.
12:05Quelle pression, justement, les pays du Golfe peuvent faire sur les États-Unis ?
12:10Je pense que c'est très important pour les États-Unis de garder cette capacité d'importance des pétrodollars,
12:19parce que pour eux, le plus, en fait, les pays du Golfe continuent la livraison de leur pétrole,
12:25et ces pays en dollars, c'est mieux pour les États-Unis.
12:28Donc aujourd'hui, avec ce délai, c'est quand même compliqué, ça affiblit les dollars.
12:33Je pense que c'est en partie, c'est peut-être déjà une pression sur Donald Trump lui-même.
12:39Je pense qu'au début, il a quand même gagné avec le complexe énergétique,
12:44parce que les États-Unis, qui sont les producteurs de pétrole eux-mêmes, sont tendus, pas mal de pétrole.
12:49Mais aujourd'hui, avec le prix des carburants à la pompe, ça commence à peser lourd aux Américains.
12:55Et Donald Trump, qui était élu pour une idée de privilégier les besoins des Américains,
13:00aujourd'hui, il y a beaucoup parmi les Américains qui ne comprennent plus pourquoi, en fait,
13:05Donald Trump et les États-Unis s'engagent dans cette guerre, et quels sont les vrais objectifs.
13:10Parce qu'on parle souvent d'Israël, et les objectifs d'Israël, qui sont clairs, évidemment,
13:15mais pas si clairs pour les États-Unis.
13:17Donc je pense que ça, c'est la plus grande pression.
13:19Et après, il y a peut-être aussi les pressions sur Iran par les pays du Golfe,
13:25parce qu'il y a des pays du Golfe avec qui l'Iran continue d'échanger.
13:28Donc eux, ils font tout ce qu'ils peuvent.
13:30Il y a même aussi les rumeurs que certains pays du Golfe sont près d'un bouet d'argent à
13:35Iran
13:36pour soutenir Iran, pour soutenir ses régimes, pour avoir cette initiative
13:41qu'Iran continue de négocier avec Donald Trump.
13:43Je pense qu'avec tout ça, c'est pour ça que je reste optimiste,
13:46je pense qu'ils vont essayer de trouver un accord quand même.
13:49Alors justement, les pays du Golfe, Marco Rubio, je le disais, a été au Proche-Orient.
13:54Il a d'ailleurs tenté de rassurer ses alliés.
13:56Je vous propose d'écouter cette déclaration de Marco Rubio.
13:59Nous voulons nous assurer que, dans toutes les décisions prises tout au long de ce processus de négociation,
14:04les intérêts de nos partenaires et de nos alliés dans la région soient toujours pris en compte.
14:08Aucune partie de cet accord ne doit porter atteinte, de quelque manière que ce soit,
14:12à la sécurité, à la stabilité ou même à la prospérité de l'un de nos partenaires de la région
14:17du Golfe.
14:19Nicolas Merkowicz, est-ce que ces mots peuvent rassurer Mohamed Ben Salmane et puis le prince,
14:25l'émir du Qatar, Romane, Bahreïn, le Koweït ? Est-ce que ça va les rassurer ?
14:29Je pense que non.
14:30Je pense que Rubio, lui, vient très clairement essayer d'éteindre un feu.
14:33N'oublions pas que les États-Unis essayent de garder leur hégémonie sur la région,
14:37que cette hégémonie n'est pas certaine.
14:39Aujourd'hui, on sait typiquement que c'est la Chine qui avait négocié un accord entre, justement,
14:43l'Iran et l'Arabie Saoudite. C'est un premier pas vers la paix.
14:46Il y a différents acteurs qui sont influents et que les États-Unis sont en train de perdre
14:49cette puissance qu'ils avaient avant.
14:51N'oublions pas également que c'est cette puissance du pétrodollar.
14:53C'est-à-dire, qu'est-ce que c'est que ce pétrodollar ?
14:55Les Américains avaient promis au pays du Golfe une sécurité,
14:59en contrepartie de l'engagement des pays du Golfe à vendre leur pétrole en dollars,
15:03ce qui renforce le dollar au niveau mondial.
15:05Et aujourd'hui, on voit que les pays du Golfe ne sont pas protégés par les États-Unis,
15:10que les États-Unis ont eu du mal à lutter contre l'Iran,
15:12que l'Iran a pu vraiment faire quasiment la tir au pigeon sur quasiment tous les pays du Golfe
15:17et que les États-Unis ont dû dépenser beaucoup, beaucoup des milliards de dollars en armement
15:21pour essayer de défendre des pays qui, in fine, n'ont pas été défendus.
15:25Donc, si Marco Rubio s'est déplacé pour les dévoire, c'est pour essayer de les rassurer.
15:28Mais il va être jugé comme un arbre, il va être jugé sur ses fruits.
15:32Michel Fayad, est-ce que finalement, à long terme, justement,
15:35les pays du Golfe ne vont pas chercher à diversifier leurs alliances ?
15:38Pour l'instant, ils sont très proches des États-Unis, avec ces bases militaires américaines qui sont là.
15:43Ils pensaient être protégés.
15:44Voilà, des pays, des Émirats, comme Dubaï, Abu Dhabi,
15:49qui jouissaient, en fait, c'était un paradis.
15:52On voit finalement aujourd'hui le résultat.
15:55Est-ce qu'ils vont chercher, justement, à chercher d'autres alliés ailleurs
15:57pour être protégés dans le futur ?
15:59Déjà, il y a plusieurs choses dans l'accord qu'il y a entre l'Iran et les États-Unis.
16:04Il est mis comme quoi les États-Unis vont quitter la région.
16:07Ce qui signifie que...
16:08Où est-ce qu'ils pourraient s'implanter ?
16:09Justement, moi aussi...
16:11Probablement vers le continent asiatique.
16:12C'est là, à mon avis, qu'ils vont probablement se redéployer.
16:16Mais ce qui est important de dire, du coup,
16:17c'est que la présence militaire américaine dans le Golfe,
16:19depuis 1990, lors de la première guerre du Golfe,
16:22est appelée à quitter la région.
16:23C'est l'un des points de l'accord entre l'Iran et les États-Unis.
16:25Ça, c'est une première chose et qui est une victoire pour l'Iran, pour le coup.
16:28C'était une exigence iranienne et qui a été obtenue.
16:30Ensuite, il y a une deuxième chose.
16:32On parlait du balistique.
16:33Le balistique, effectivement, c'était l'une des critiques de Trump
16:36à l'époque, en 2015, contre l'accord.
16:38Et le fait que le balistique ne soit pas encore inscrit dans cet accord,
16:41c'est quand même assez ridicule,
16:42parce qu'on pourrait reprendre les critiques de Trump de 2015
16:46pour les lui mettre aujourd'hui, pour l'accord d'aujourd'hui.
16:50Ensuite, je pense qu'il ne faut pas oublier que l'Arabie saoudite
16:53voulait préserver son projet de Vision 2030.
16:56Et le Qatar voulait préserver également sa capacité
16:59de liquéfier du gaz naturel.
17:02Et donc, il fallait arrêter cette guerre pour pouvoir,
17:05pour les Saoudiens, continuer à attirer des investissements étrangers
17:07pour le projet Vision 2030 et pour les Qataris pour exporter ce gaz.
17:11Ensuite, une autre chose sur les pétrodollars et les pétroyouans.
17:15C'est vrai, aujourd'hui, l'Arabie saoudite vend une grande partie
17:17de son pétrole en pétroyouans.
17:19Et d'autres pays ont suivi la même chose.
17:22Mais les États-Unis ont sorti quelque chose de leur chapeau.
17:25C'est le fait que les Émirats arabes unis aient quitté l'OPEP.
17:29Parce que les Émirats arabes unis ont quitté l'OPEP
17:31dans cet objectif-là, augmenter la production et vendre en dollars.
17:35Ensuite, sur les outils et l'Iran,
17:36ils ont été payés par l'Arabie saoudite
17:39les derniers jours de la guerre.
17:40Parce que l'Arabie voulait continuer à exporter son pétrole
17:43et donc payer les outils, payer l'Iran
17:45pour pouvoir sortir le pétrole.
17:46Il faut quand même se rappeler de ça.
17:47Et il y a aussi une autre chose sur le complexe militaro-industriel américain.
17:50Je rappelle quand même qu'il est largement dépendant
17:52de ces pétro-monarchies arabes du Golfe.
17:55Et donc ces pétro-monarchies arabes du Golfe,
17:57de fait, ont une influence, un levier très important
17:59sur la politique américaine.
18:01De même que sur la politique britannique
18:02et la politique française.
18:04Donc ce sont plutôt eux qui sont en position de force.
18:07Pour moi, les pays arabes du Golfe,
18:09ils sont en grande position de force,
18:10que ce soit aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou en France.
18:12Parce qu'ils pèsent financièrement sur les complexes militaro-industriels
18:16qui pèsent eux-mêmes sur notre économie.
18:18Donc ils ont un levier qu'Israël n'a pas,
18:21que tous les autres pays n'ont pas.
18:24Même l'Égypte qui achète, par exemple,
18:26auprès des Français notamment et d'autres,
18:29un coup c'est le Qatar qui paye
18:30quand c'était les frères musulmans au pouvoir,
18:32un coup c'est l'Arabie qui paye
18:33depuis que les frères ont quitté le pouvoir.
18:35Donc en fait, si on compte Arabie Saoudite,
18:38Qatar, Émirats Arabes Unis,
18:40plus Égypte, sachant que c'est eux qui payent pour l'Égypte,
18:43en France, ça représente 43% du chiffre d'affaires
18:46du complexe militaro-industriel français.
18:47C'est à peu près les mêmes eaux
18:49pour la Grande-Bretagne et pour les États-Unis.
18:51Imaginez le levier qu'ils ont sur eux.
18:53Aucun autre pays au monde n'a un tel levier
18:55sur la politique américaine.
18:56Il y a un autre pays aussi
18:58qui est très important de regarder justement
19:01et de suivre, c'est la Chine.
19:03Alors on sait que la Chine, évidemment,
19:05a un regard très pointilleux
19:08sur ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz.
19:11La Chine qui a été d'ailleurs présente,
19:13on va dire, en coulisses
19:13lors des premières négociations.
19:15Déjà depuis le début,
19:17la Chine a condamné les frappes américains et israéliens.
19:21Et la Chine reste aujourd'hui,
19:23en fait, vue par le sud global
19:24comme un pays qui est plutôt...
19:28qui montre la stabilité logique,
19:31une certaine sagesse, en fait,
19:33par rapport à ce qu'on voit
19:34et le comportement des États-Unis.
19:35En tous les cas, dans les yeux du sud global.
19:37Et donc oui, bien sûr,
19:38que la Chine paise,
19:40ça reste toujours le premier client d'Iran
19:42pour l'importation pour le pétrole.
19:45Un client très important.
19:47Et on se souvient,
19:48Iran a même demandé à la Chine
19:49de jouer un rôle plus important
19:51après la paix et signer.
19:53Pourquoi ?
19:53Parce qu'il ne veut pas
19:54que les États-Unis restent dominants
19:56dans les régions.
19:58Donc ça, c'est très intéressant.
19:59mais on s'est posé beaucoup de questions
20:02au début si la Chine va intervenir militairement
20:04pour aider l'Iran.
20:06Évidemment que non.
20:07Mais derrière les portes fermées,
20:10je pense que pendant le voyage
20:11de Donald Trump en Chine,
20:13il y a eu quand même les négociations
20:15et certaines pressions peut-être
20:19sur Donald Trump aussi.
20:20On va justement essayer de comprendre
20:23comment ça se passe en Chine
20:24pour essayer de voir les dernières déclarations,
20:27les derniers ressentis.
20:28nous sommes en ligne
20:30avec Shanhui Yang
20:32qui est journaliste
20:34pour la chaîne CCGT.
20:37C'est ça, si je ne me trompe pas.
20:40Exactement.
20:41Voilà.
20:42Shanhui, est-ce que vous nous entendez
20:43depuis le début, je pense ?
20:45Oui, je vous entends très bien.
20:46Très bien.
20:47Alors justement,
20:47on voudrait savoir
20:49quel regard porte la Chine
20:51sur le mémorandum
20:52qui a été signé justement
20:53entre les États-Unis d'un côté
20:56et l'Iran,
20:56cette période de 60 jours
20:58qui pourrait permettre
20:59un accord entre les deux pays ?
21:03En fait, on pourra trouver une réponse
21:05à partir des deux derniers échanges
21:07entre la Chine et l'Iran.
21:09Déjà, le 17 juin,
21:10c'était le ministre chinois
21:11des Affaires étrangères Wang Yi
21:12qui s'est entretenu par téléphone
21:14avec son homologue iranien.
21:16Et puis, le 22, à New Delhi,
21:18Wang Yi a reçu le numéro 2
21:20du Conseil suprême
21:21de sécurité nationale de l'Iran.
21:23Donc là où la Chine,
21:24les deux reprises,
21:26a salué la conclusion
21:28du mémorandum d'entente
21:29de première face
21:30entre l'Iran et les États-Unis.
21:32Et d'ailleurs,
21:33simplement,
21:33les faits démontrent
21:34que ni la force,
21:35ni les rapports de puissance
21:36ne règlent les choses.
21:37Aujourd'hui,
21:38ça reste le dialogue
21:40et la négociation
21:41qui reste les voies
21:42et puis les choix les plus justes.
21:44Et puis,
21:44du côté de la Chine,
21:45elle a également salué
21:46un point précis,
21:47c'est l'ouverture,
21:48avec l'aide du Pakistan
21:50et du Qatar,
21:51des consultations
21:52qui doivent prolonger
21:53le mémorandum d'entente
21:55entre l'Iran
21:56et les États-Unis.
21:57Et d'ailleurs,
21:58rappelons ce mémorandum,
21:59c'est 14 points.
22:00Et pour la Chine,
22:01ces principes
22:02sont conformes
22:03à la charte des Nations Unies
22:05et la Chine y voit
22:06surtout un moyen
22:06de consolider
22:07un cessez-le-feu
22:08encore fragile.
22:09Et donc,
22:10sur ce dossier,
22:11déjà,
22:11la Chine se présente,
22:12on voit bien
22:14en ce moment,
22:15sur ce dossier
22:16entre l'Iran,
22:17Israël
22:18et les États-Unis,
22:19la Chine se présente
22:20comme une puissance
22:21d'équilibre
22:22et également
22:22un partenaire stratégique
22:23global de l'Iran
22:24parce que le message
22:26de Wang Yi
22:26est constant,
22:27parce que la Chine
22:28soutient depuis toujours
22:29les revendications
22:30légitimes
22:31et fondées de l'Iran
22:32et elle soutient
22:33l'Iran
22:34dans la défense,
22:34dans sa souveraineté
22:35et de la sécurité.
22:36Elle soutient également
22:37les efforts de médiation
22:38du Pakistan
22:39et de la communauté
22:41internationale
22:41et apparemment,
22:43on voit que la Chine
22:44n'a jamais cessé
22:44à sa manière
22:45de œuvrer
22:46vers plus de paix
22:48et aussi pour faire
22:49taire des armes
22:50et promouvoir la paix
22:50dans la région.
22:51Je pense que c'est
22:52les mêmes méthodes
22:53que la Chine a appliquées
22:54pour rapprocher
22:55l'Arabie saoudite
22:56et l'Iran
22:58en 2023,
22:59comme ce qu'il y a
23:00des soulignés
23:00par l'un de nos intervenants.
23:02Donc, aujourd'hui,
23:03ça reste la question,
23:04c'est que le texte
23:05va-t-il être respecté
23:07par les deux parties ?
23:09Donc, ça dépend largement
23:10de Washington
23:10et de Téhéran.
23:12Est-ce que la réouverture
23:13ou plutôt la stabilité
23:14du détroit d'Hormuz
23:15était aujourd'hui
23:15une priorité
23:16justement pour les Chinois ?
23:18Je pense qu'il est important
23:20pour la Chine
23:20de voir la stabilité
23:22de sécurité
23:23et de voir la stabilité
23:24dans la région.
23:25Et je pense qu'aujourd'hui,
23:27c'est un souhait
23:28et c'est aussi une demande
23:29non seulement pour la Chine,
23:31mais aussi pour l'ensemble
23:31du monde, y compris
23:32pour les États-Unis.
23:33On le rappelons bien
23:34que quand Trump
23:35était venu en Chine,
23:36c'était le mi-mai.
23:39En fait, le message
23:40implicite derrière,
23:41c'est que c'est
23:42le déplacement de Trump
23:45depuis 2017 en Chine
23:46et c'est lui
23:47qui a choisi
23:47de venir en Chine.
23:49Donc, en fait,
23:49au début,
23:50Washington a misé
23:51sur la force
23:52et les sanctions
23:53concernant le détroit d'Hormuz
23:54et aussi concernant
23:55toute la situation
23:56dans le Moyen-Orient.
23:57La Chine, de son côté,
23:59elle a choisi
23:59le dialogue
24:00et le respecter du droit.
24:01Et je pense
24:02qu'il est important
24:03aussi de souligner
24:04que le détroit d'Hormuz,
24:05effectivement,
24:06c'est très important
24:07pour l'économie
24:08de la Chine
24:08et aussi pour l'économie mondiale
24:10ainsi que pour l'économie
24:11des États-Unis.
24:12Du côté de la Chine,
24:14un détroit ouvert
24:15contre ce qu'elle a toujours
24:17plaidé,
24:18c'est aussi
24:18avoir la stabilité,
24:20d'avoir plus de prévisibilité
24:22dans la région
24:23et aussi contre
24:24toute militarisation
24:25dans la région.
24:26Donc,
24:27de ce point de vue-là,
24:27je pense que la Chine
24:28est certes
24:29le plus grand pays
24:31et aussi l'un des plus grands pays
24:34dans le besoin
24:35de l'énergie,
24:37aussi de pétrole,
24:38comme pas mal de pays
24:39dans le monde.
24:40Et aussi,
24:40elle est aussi
24:41l'un des pays
24:42qui est allé de l'avant
24:44dans tout ce qui est
24:45le développement
24:45de l'énergie propre
24:47et aussi de l'énergie renouvelable
24:49pour justement combler
24:51ce besoin
24:51de l'énergie en Chine.
24:53Donc,
24:53de ce point de vue-là,
24:54je pense qu'elle est là
24:55non seulement
24:56pour son propre intérêt
24:58mais surtout
24:58pour l'intérêt
24:59dans la région
24:59et la stabilité
25:00dans la région.
25:01Parce qu'il est important
25:01de rappelons
25:02le fait
25:03de stabiliser la région
25:04au plus court terme possible
25:07pour le bien de tous
25:09et surtout
25:09pour les pays
25:10encore plus concernés
25:11parce que ça ne concerne
25:12pas que la Chine
25:12mais aussi pas mal
25:13de pays en Asie
25:14qui ont besoin
25:15de l'énergie
25:16dans le monde
25:17ainsi que pour l'Europe
25:18et pour les Etats-Unis.
25:19Merci beaucoup
25:20Jean-Louis Zang
25:21d'avoir répondu
25:22à des questions.
25:22Je rappelle que vous êtes
25:23journaliste
25:24pour la chaîne chinoise
25:25CGTN.
25:26Alors,
25:27sur un autre front
25:29également
25:29puisque on sait
25:30que cette guerre
25:31entre l'Iran
25:33et les Etats-Unis
25:34a provoqué
25:35ou bien ouvert
25:36un autre front
25:37celui du Liban
25:37avec Israël
25:39et puis
25:39on a assisté
25:41à la signature
25:42d'un accord
25:43historique
25:44selon les termes
25:45du Premier ministre
25:46Benjamin Netanyahou
25:48pour mettre fin
25:49justement
25:49aux hostilités
25:50un accord cadre
25:52qui prévoit
25:53plusieurs choses.
25:54On va en discuter.
25:55Vous connaissez
25:56très bien le sujet
25:57Michel Fayad.
25:59C'est un accord
26:00qui donne espoir
26:01aux Libanais ?
26:02Oui,
26:03c'est un accord
26:03qui donne beaucoup
26:04espoir
26:04parce que déjà
26:06c'est le premier accord
26:07qui est signé
26:07entre les deux.
26:08Je ne parle pas
26:09de l'accord
26:10des frontières maritimes
26:11de 2021-22
26:13mais en tout cas
26:15depuis 1983
26:16c'était quelque chose
26:17qui était attendu
26:18et les 14 points
26:19sont extrêmement forts.
26:20Moi je les ai résumés
26:21un petit peu.
26:22Vous avez l'article 1
26:23où il y a une reconnaissance
26:24mutuelle entre les deux pays
26:25c'est quand même très fort.
26:27L'article 2
26:28donc une évocation
26:29de la paix
26:29entre les deux États.
26:31L'article 3
26:32le désarmement
26:32du Hezbollah
26:33et le retour
26:34des déplacés
26:34partout.
26:35L'article 4
26:36l'aide internationale
26:37et l'État
26:37et l'armée.
26:38L'article 5
26:38pas d'annexion
26:39par Israël
26:40du moindre territoire libanais.
26:42L'article 6
26:43les opérations militaires
26:45et du Hezbollah.
26:46L'article 5
26:46c'est un point très important
26:47mais en contrepartie
26:49il faut le désarmement
26:50du Hezbollah.
26:50Exactement
26:51et même
26:52le Hezbollah est déclaré
26:53en termes d'opérations militaires
26:54l'article 6
26:55illégal.
26:56Par contre
26:56il y a le droit
26:57toujours de se défendre
26:58mais sans interférence étrangère
26:59donc sans interférence
27:00par exemple de l'Iran.
27:02L'article 8
27:02sécurité des deux États
27:04déplacés des deux pays
27:05qui rentrent chez eux.
27:06L'article 9
27:06aide américaine
27:07pour les deux.
27:08L'article 10
27:09une aide économique
27:10pour le Liban.
27:11L'article 11
27:11très important
27:12la fin du financement
27:13du Hezbollah
27:14donc interdiction
27:16pour le Hezbollah
27:16d'être financée par l'Iran.
27:17Qui est financée par l'Iran
27:18évidemment.
27:19Exactement.
27:19L'article 12
27:20la création de groupes de travail.
27:21L'article 13
27:22l'arrêt des hostilités
27:23le retour des dépôts
27:24et la libération des détenus.
27:26Et enfin
27:26l'article 14
27:27les remerciements
27:28à Donald Trump.
27:29Voilà
27:29remerciements à Donald Trump.
27:31On va peut-être voir aussi
27:32à l'antenne
27:33le tweet
27:34de Michel
27:36pardon
27:36de Joseph Raoun
27:38qui est le président
27:39libanais
27:39qui lui aussi
27:40s'est félicité
27:41justement
27:41de cet accord.
27:42Reste
27:43que
27:43jusqu'à maintenant
27:45les réactions
27:45du côté du Hezbollah
27:46évidemment
27:48posent problème.
27:50On va écouter
27:50d'ailleurs
27:51du côté
27:52du Hezbollah
27:53une déclaration.
27:54Je vous propose d'écouter.
27:59L'accord cadre conclu
28:00à Washington
28:01est une humiliation
28:01une honte
28:03et une capitulation
28:04face à la souveraineté.
28:05Cet accord n'a aucune valeur
28:06et les dispositions
28:07du protocole d'accord
28:08irano-américain
28:09doivent être mises en oeuvre.
28:11Lié le retrait israélien
28:12au désarmement
28:12de la résistance
28:13dans tout le Liban
28:14est une proposition
28:15extrêmement dangereuse
28:16qui franchit
28:17toutes les lignes rouges.
28:21Nicola Mirkovic
28:22une humiliation
28:23pour le Hezbollah
28:25alors qu'on attend
28:26justement
28:26que le Hezbollah
28:27dépose ses armes.
28:28Aujourd'hui
28:28quel moyen
28:29pour le gouvernement
28:31libanais
28:31pour le désarmer ?
28:33Est-ce qu'il va avoir
28:33besoin de quel autre pays
28:35justement
28:36pour l'aider ?
28:36C'est toute la complication
28:38de cet accord
28:39c'est-à-dire que
28:40le Hezbollah
28:40aujourd'hui
28:41fait une guerre
28:42contre Israël
28:42que l'armée libanaise
28:43ne fait pas.
28:44Or le grand absent
28:45de ces négociations
28:46c'est justement
28:46le Hezbollah.
28:47Il n'y a pas de dialogue
28:48avec le Hezbollah
28:48qui se sent évidemment
28:50délaissé
28:50ce qu'on peut comprendre
28:51et qui aujourd'hui
28:52ne va pas forcément
28:53avoir cet accord
28:55d'un bon oeil
28:56parce qu'il va continuer
28:56une lutte.
28:57La lutte,
28:57sa vision du Liban
28:58n'est pas la même
28:59que celle d'Aoun
29:00et on ne voit pas
29:01comment ils peuvent arriver
29:02à mettre en place
29:02ce projet
29:04sans inclure une négociation
29:05avec le Hezbollah
29:05aujourd'hui.
29:06Donc qu'est-ce qui va se passer ?
29:07C'est que le conflit
29:08va continuer
29:08à moins que l'armée
29:09libanienne
29:10réussisse à se renforcer
29:11et avoir des moyens
29:12à faire armée égale
29:14avec le Hezbollah.
29:14Le conflit va continuer
29:16et donc Israël va rester
29:17dans le sud du gouvernement.
29:18Très rapidement Michel,
29:19est-ce que le conflit
29:19va continuer ?
29:20Le conflit peut continuer
29:21effectivement
29:22mais je rappelle quand même
29:23que le Hezbollah
29:23fait partie du gouvernement libanais
29:25et donc sa décision
29:25l'engage en premier lieu.
29:27Il l'engage
29:28mais on sait que
29:30sur le terrain
29:30ça ne va pas être
29:31la même chose.
29:31Je sais mais il ne peut pas dire
29:33par moment
29:33parce qu'il est membre
29:34du gouvernement
29:35attention je suis au gouvernement
29:36et par moment dire
29:37ce que le gouvernement a signé
29:38moi je ne suis pas concerné
29:39alors qu'il est au gouvernement.
29:40et il y a une autre chose
29:41c'est que l'un des 14 articles
29:42de cet accord
29:43dit très clairement
29:45qu'il faut renforcer l'armée
29:46et que les Etats-Unis
29:47y participeront
29:48et même les pays arabes
29:49en termes d'argent etc.
29:50On rappelle aussi
29:51qu'en 2014
29:52la France avait voulu
29:53fournir des armes
29:54au Liban
29:55et finalement
29:55l'Arabie saoudite
29:56qui devait financer
29:57avait renoncé
29:58parce que le Hezbollah
29:59se maintenait armé
30:00et qu'il parlait
30:02contre l'Arabie.
30:02Donc oui
30:04l'armée libanaise
30:04a ses capacités
30:05c'est la seule armée
30:06au monde
30:06à avoir vécu Daesh
30:07toute seule.
30:08Donc si on l'arme
30:09et qu'on lui donne
30:10les moyens de le faire
30:11elle peut faire ce travail
30:11et il vaut mieux
30:12que ce soit elle
30:13plutôt que ce soit Joulani
30:14qui rentre au Liban
30:14ou qu'Israël
30:15qui ne le fera jamais
30:16aille jusqu'au nord
30:17pour faire le travail.
30:18Voilà d'où les remerciements
30:19donc à Donald Trump
30:20puisqu'on sait que
30:21les Etats-Unis
30:22ont joué un rôle
30:23très important
30:23puisque la signature
30:24a eu lieu d'ailleurs
30:25à Washington.
30:25On va passer
30:26à un autre conflit
30:27qui est un petit peu
30:28plus proche de nous
30:29en tout cas géographiquement
30:30c'est la Russie
30:31et l'Ukraine
30:33puisque là aussi
30:34les hostilités
30:35eh bien
30:36continuent.
30:37Il y a quelques jours
30:38plus de 660 drones
30:40se sont abattus
30:41sur la Russie
30:42la Russie qui a répliqué
30:44sauf que
30:44en fait sur le terrain
30:45ce ne sont pas souvent
30:47les images que l'on voit
30:48qui sont réelles
30:49puisqu'on sait qu'aussi
30:50la Russie progresse
30:51alors elle progresse
30:52sur le terrain
30:53sur le front
30:54on sait que
30:55les Ukrainiens quand même
30:56continuent à lancer
30:57des drones
31:00le rapport de force
31:01il se joue où aujourd'hui ?
31:03Vous avez très bien commencé
31:05vous avez dit
31:05que cette guerre
31:06est plus proche
31:07géographiquement
31:08mais en fait
31:08c'est le plus proche
31:09aux Français
31:09parce que c'est les Français
31:10qui les financent
31:11parmi les autres pays européens
31:13et donc aujourd'hui
31:14c'est absolument vrai
31:15nous voyons des images
31:16assez fortes
31:19de ces drones
31:19qui arrivent jusqu'à Moscou
31:21qui frappent
31:21des rafinéris
31:23mais en fait
31:24on ne voit pas d'image
31:25ce qui se passe vraiment
31:26sur les tyrains
31:27où l'armée russe
31:29aujourd'hui avance
31:30dans le niveau
31:32de la République
31:33de Donetsk
31:34Konstantinovka
31:35elle avance lentement
31:36mais elle avance
31:36oui il y a un moment
31:38où on n'a pas vu
31:39vraiment
31:39un changement
31:41des forces
31:41donc en fait
31:41tous les deux côtés
31:42ont un peu gardé
31:43la même
31:44tirée de roi
31:45aujourd'hui
31:46depuis je vais dire
31:47peut-être une semaine
31:48ou dix jours
31:49peut-être encore
31:51un peu plus
31:51il y a quand même
31:53un avancement
31:53vers ce niveau
31:54de Konstantinovka
31:55ça on n'attend pas
31:56souvent
31:57pourquoi ?
31:57parce qu'aujourd'hui
31:58ce qui est important
31:59pour Vladimir Zelensky
32:00et le dirigeant européen
32:02c'est de montrer
32:03une image
32:03de l'Ukraine
32:04qui gagne
32:05ce qui n'est pas
32:05le cas en vérité
32:06parce qu'on peut
32:07on peut bien sûr
32:09perturber
32:11le prix de pétrole
32:12par exemple
32:14le prix sur la pompe
32:16à Roussi
32:16on peut
32:16avoir ces images
32:18et communiquer
32:19que l'Ukraine
32:20est capable
32:20de frapper
32:21avec les drones
32:22plus loin
32:22mais en vérité
32:24ça ne va pas changer
32:24la réalité des terrains
32:26et en fait
32:27ce qui change
32:28c'est exactement ça
32:29c'est que les territoires
32:30continuent d'être reprises
32:32par l'armée russe
32:33et en même temps
32:34on va se trouver
32:35à mon avis
32:36dans la situation
32:37où l'Ukraine
32:38sera obligée
32:38d'aller
32:39au table de négociation
32:41sauf que ça sera présenté
32:42plutôt je pense
32:43comme si c'était
32:44Moscou
32:45qui était poussé
32:46à aller vers la négociation
32:48avec tous ces drones
32:48qui sont lancés
32:49parce que les drones
32:50ne coûtent pas très cher
32:51il y a plein
32:52qui sont produits
32:54qui sont livrés
32:55à l'Ukraine
32:56par exemple
32:56par Royaume-Uni
32:57et les autres
32:57et en fait
32:59ils sont abattus
33:01en milliers
33:02on peut dire
33:03ils sont interceptés
33:04mais il y a quand même
33:06ça se passe un peu partout
33:07comme en Ukraine
33:08comme en Russie
33:09on voit ça
33:09comme en Errand
33:10aussi
33:11dans la ville de Golfe
33:12ça c'est quelque chose
33:13parce que la guerre
33:14aujourd'hui
33:14est transformée
33:15dans une autre dimension
33:17avec les drones
33:18mais encore une fois
33:19on reste dans les situations
33:20où pas grand chose
33:21a changé
33:22sur les tyrans
33:23sauf que la Russie
33:24continue petit à petit
33:25avancer en Donbass
33:28alors quand on parle
33:29justement de ces 660 drones
33:31quand on connaît
33:32l'étendue de la Russie
33:33et des infrastructures russes
33:35finalement
33:35c'est une goutte d'eau
33:37dans la mer
33:38c'est peut-être
33:39un peu plus
33:39qu'une goutte d'eau
33:39dans la mer
33:40mais c'est quand même
33:40on va dire
33:41c'est presque anecdotique
33:43je veux dire
33:44même si ça fait mal
33:45on ne peut pas nier
33:45le fait que ces frappes
33:47en profondeur
33:48en Russie
33:49font mal
33:49que ça va avoir une neige
33:50et des Ukrainiens
33:51ont frappé quand même
33:51des cibles stratégiques
33:52et fabriquaient
33:53des composants
33:53de l'armement russe
33:55des centrales
33:56des raffineries
33:57qui obligent les Russes
33:58même à importer
33:59aujourd'hui du pétrole raffiné
34:00donc ça fait mal
34:01mais la tactique
34:01la stratégie n'est pas la même
34:03les Russes veulent avancer
34:04sur le front
34:05et aujourd'hui
34:05c'est ce qui vient d'être dit
34:07autour de
34:07ce qui reste du Donbass
34:09à conquérir
34:10de la République populaire
34:11de Donetsk
34:12autour de Kramatorsk
34:13autour de Slaviansk
34:14qui sont les deux verrous
34:15du Donbass
34:15après il n'y a plus rien
34:16jusqu'aux prochaines régions
34:18les Russes sont en train
34:19d'avancer
34:20ils engrangent
34:21des victoires
34:21en ce moment
34:21alors évidemment
34:22ça se fait petit à petit
34:23c'est une stratégie d'attrition
34:25avec des pertes
34:25des deux côtés
34:26mais contre ça
34:27comme les Ukrainiens
34:28en tout cas comme Zelensky
34:29n'arrivent pas à contrer
34:30cette offensive lente russe
34:31sur le terrain
34:32sur le front
34:33c'est une autre tactique
34:34et quelle est la stratégie
34:35de Kiev et de Zelensky
34:36c'est d'envoyer
34:36ces dizaines de milliers
34:38de drones payés
34:39par les Européens
34:41aujourd'hui
34:41pour faire mal
34:42à Poutine
34:43pour faire mal
34:43à la réputation de Moscou
34:45c'est ça la stratégie
34:46quand Zelensky dit
34:47que pendant 40 jours
34:48il veut faire
34:48il veut s'attaquer
34:50directement à la Crimée
34:50oui justement
34:52Zelensky a confirmé
34:53des attaques
34:54dans le cadre
34:54d'une opération
34:55de 40 jours
34:56pour forcer à la paix
34:5740 jours
34:58pour amener
35:01Vladimir Poutine
35:02à abdiquer
35:03à dire finalement
35:04j'arrête
35:05et dans les médias
35:06on dit
35:06ça y est
35:06c'est la perte de la Russie
35:07recule
35:09les Ukrainiens vont gagner
35:10ou Zelensky va gagner
35:11plutôt que les Ukrainiens
35:12mais c'est pas la réalité
35:13qu'on voit sur le terrain
35:14et Zelensky est le premier
35:16à dire que lui
35:16il voudrait terminer
35:17la guerre
35:18avant la fin de l'année
35:19s'il était en train de gagner
35:20pourquoi est-ce qu'il voudrait
35:21terminer la guerre
35:22dans une condition
35:22où il y a 20%
35:24du territoire
35:24qui est aujourd'hui
35:25clairement occupé
35:26par la Russie
35:26donc ce sont des techniques
35:27ce sont des effets de communication
35:28n'oublions pas
35:29qu'il y avait le E5
35:30qui s'est retrouvé
35:31la semaine dernière
35:32que nous avons un grand sommet
35:33à Ankara
35:34où l'OTAN doit se retrouver
35:35et que l'OTAN aimerait parler
35:36comme d'un seul homme
35:37ce qui n'est pas le cas
35:38puisque aujourd'hui
35:39que ce soit la stratégie américaine
35:41qui est dans l'OTAN
35:41qui dirige l'OTAN
35:42on va dire
35:42la stratégie de la France
35:44de l'Allemagne
35:44du Royaume-Uni
35:45celle d'Ankara
35:47qui va héberger
35:48cette rencontre
35:49ce sont des stratégies différentes
35:50donc l'OTAN n'arrive pas
35:51à parler comme
35:52d'un seul homme
35:53et donc la stratégie
35:54c'est de dire
35:55on va donner beaucoup d'argent
35:55à Zelensky
35:56avec cet argent
35:57et ses drones
35:58et bien il va faire du mal
35:59à la réputation de la Russie
36:00il va endommager la réputation
36:01de l'image
36:03de Vladimir Poutine
36:04et ça va le contraindre
36:05à négocier
36:06mais je pense que ça ne va pas marcher
36:07parce qu'en effet
36:08pour revenir à votre première question
36:09c'est une goutte d'eau
36:10par rapport à l'étendue de la guerre
36:11et par rapport aux capacités
36:12dont les Russes disposent encore
36:14pour aller plus loin
36:15les dernières déclarations
36:17de Volodymyr Zelensky
36:1840 jours
36:19pour faire plier
36:20Vladimir Poutine
36:21aux opérations de communication
36:23un message
36:24qui est adressé
36:24aux Etats-Unis
36:25pour les forcer
36:28à se tenir
36:29plus près
36:30des Ukrainiens
36:31un peu aux Etats-Unis
36:32bien sûr
36:33mais je pense qu'en général
36:34plutôt aux Européens
36:35parce que c'est eux
36:36qui financent
36:37comme je l'ai dit déjà
36:38qui financent la guerre
36:39et à ces moments
36:41avec tous les scandales
36:42des corruptions
36:43qui sont en train
36:44de découvrir
36:44je pense que c'est l'image
36:46des Eliens
36:46qui a besoin d'être
36:47plutôt peaufiné
36:49si on peut dire
36:50donc aujourd'hui
36:51ces attaques
36:52c'est déjà
36:53bien sûr
36:54pour essayer de déstabiliser
36:55la situation
36:55à l'intérieur de la Russie
36:56pour pousser les Russes
36:58pour amener la guerre
36:59vers la population russe
37:01une guerre des nerfs
37:02c'est pas suffisamment
37:03pour vraiment créer
37:05cette situation
37:06qui est la guerre
37:06et la guerre
37:07est venue en Russie
37:07mais c'est peut-être
37:08dans l'idée
37:10de faire les Russes
37:11douter
37:12les décisions
37:13qui étaient prises
37:13par Vladimir Putin
37:14je parlais par exemple
37:15avec mon frère
37:15c'est maintenant
37:16il y a de problèmes
37:19avec le pétrole
37:20aujourd'hui
37:21par exemple
37:21il passe 40 minutes
37:23pour faire
37:23des pénuries
37:27mais qu'est-ce que ça va donner
37:29en général
37:29en fait
37:30ce qu'il va donner
37:30c'est que la Russie
37:31va arrêter
37:32exporter plus
37:33comme avant
37:34des pétroles
37:35à l'extérieur
37:36va garder les pétroles
37:37pour l'intérieur
37:38ça va probablement
37:39je ne suis pas économiste
37:40mais je pense
37:40que ça va probablement
37:41influencer encore une fois
37:43les prix de pétrole
37:44en global
37:45Michel Fayette dit oui
37:46en global
37:47je pense que ce n'est pas
37:47très bien
37:48pour les marchés mondiaux
37:50donc ce qu'Isilien
37:50ce qu'il fait aujourd'hui
37:51pour essayer
37:52d'un peu
37:53à se positionner
37:55comme un gagnant
37:56en fait
37:56ça ne donne pas
37:57une grande chose
37:59je pense que les Russes
38:00sont toujours très réunis
38:01autour de Vladimir Poutine
38:02même si c'est en popularité
38:04baissé
38:05ce n'est pas baissé
38:06comme les popularités
38:07des dirigeants européens
38:08comme Mertz
38:09par exemple
38:09Starm
38:10qui vient de partir
38:11et Emmanuel Macron
38:12donc ça
38:13c'est tout ça
38:14c'est vraiment
38:15une com'
38:16et aussi pour Donald Trump
38:18pour dire peut-être
38:19si Donald Trump
38:20change son avis
38:20peut-être on peut gagner
38:21mais il ne faut pas
38:23sous-estimer
38:24la capacité militaire
38:25de la Russie
38:26et le plus
38:28il y a des frappes
38:29sur les
38:29par exemple
38:30le bâtiment résidentiel
38:31les écoles
38:33le plus ça renforce
38:34le plus ça renforce
38:35les mesures
38:39les frappes russes
38:40en fait
38:41comme on a déjà vu
38:41après les frappes
38:42sur les collèges
38:44qui est tué
38:46beaucoup
38:46je pense presque
38:48plus qu'il y a
38:4820 personnes
38:49en adolescent
38:50ont été tuées
38:50la réponse russe
38:52était encore plus forte
38:53et donc je pense
38:53que l'intensité
38:54des frappes
38:55sera encore plus forte
38:56avec chaque tentative
38:59de déstabiliser
39:00la situation
39:00à l'intérieur
39:01de la Russie
39:02vous partagez cet avis
39:03c'est pour l'instant
39:04en fait
39:05c'est des nuisances
39:06tout simplement
39:06que produise justement
39:07l'Ukraine
39:08sur les russes
39:09mais que les russes
39:10finalement restent encore
39:11bien en position
39:12de force
39:13que finalement
39:14rien ne les atteint
39:15en fait comme tout à l'heure
39:16je vous ai dit
39:16la situation économique
39:17et financière des Etats-Unis
39:18je pense qu'il faut regarder
39:19aussi la situation économique
39:21et financière de l'Ukraine
39:22la Banque mondiale
39:23et le FMI
39:24nous disent que
39:252026 et 2027
39:26vont être extrêmement critiques
39:28pour l'Ukraine
39:28voire même la faillite
39:29de l'Ukraine
39:30donc l'Ukraine a besoin
39:31d'argent
39:31et on ne va pas miser
39:33sur un cheval perdant
39:34il faut donc que l'Ukraine
39:35se montre
39:35comme étant capable
39:36de gagner
39:37et pour montrer
39:38justement
39:39on est un cheval gagnant
39:40donnez-nous de l'argent
39:41et c'est ça
39:42ce qu'est en train
39:43de faire Zelensky
39:44il essaye de taper la Russie
39:45pour montrer
39:45qu'il est capable
39:46de le faire
39:46il essaye de montrer
39:47telle ou telle victoire
39:48ici et là
39:49pour attirer de l'argent
39:50en fait
39:50c'est un bon communicant
39:52mais la question est
39:54est-ce que l'Ukraine
39:55peut gagner cette guerre
39:56moi à mon sens
39:56non
39:57Justement un bon communicant
40:00qui a été remarqué
40:02on va dire
40:02par Donald Trump
40:03on se rappelle
40:03que Donald Trump
40:04avait déjà reçu
40:06Volodymyr Zelensky
40:07dans son bureau
40:07à ce moment-là
40:08il avait été très virulent
40:09en lui disant
40:10vous n'avez pas
40:10les cartes en main
40:11pour cette guerre
40:12sauf que
40:13il y a eu cette déclaration
40:14il y a quelques jours
40:15de Donald Trump
40:17concernant Zelensky
40:17le président ukrainien
40:18je vous propose d'écouter
40:21Eh bien
40:22il s'en sort plutôt bien
40:23et écoutez
40:24quel que soit
40:24le point de vue
40:25qu'on adopte
40:25il s'en sort plutôt bien
40:26au moins
40:27il tient bon
40:27il y a beaucoup
40:28de mort des deux côtés
40:29mais je pense
40:30qu'il s'en sort
40:30plutôt bien
40:31il faut reconnaître
40:32qu'il est courageux
40:32il dispose
40:33d'un excellent équipement
40:34mais il a aussi
40:35des hommes formidables
40:36il a des vrais combattants
40:39Qu'est-ce qu'il faut
40:40comprendre par cette
40:41déclaration de Donald Trump
40:42est-ce que finalement
40:43c'est juste
40:44un effet de communication
40:46là aussi
40:47un positionnement
40:48qui change
40:48on a du mal
40:49un petit peu
40:49à lire en fait
40:51le président américain
40:52C'est très compliqué
40:52il est très compliqué
40:53à lire
40:54Donald Trump
40:54je pense qu'il faut
40:55remettre cette conversation
40:56dans son contexte
40:58il est avec
40:58Marc Rutte
40:59le secrétaire général
41:00de l'OTAN
41:00il a quand même
41:01des messages importants
41:02qu'il veut faire passer
41:03auprès de l'OTAN
41:04il veut que les européens
41:04prennent leur sécurité en main
41:06et il ne veut pas du tout
41:07qu'il y ait une défense européenne
41:08et dans ces discussions
41:09évidemment il va flatter
41:10Zelensky
41:10qui est un petit peu
41:11l'idole de l'OTAN
41:12en ce moment
41:12et que c'est dans ce contexte-là
41:13qu'il faut le prendre
41:14pour autant
41:15il faut savoir aussi
41:15il ne faut pas perdre
41:17l'objectif de Trump
41:18qui n'est quand même pas
41:19de laisser la Russie gagner
41:20sans avoir un peu
41:22tordu le bras
41:22de Vladimir Poutine
41:23donc il y a une espèce
41:24de rapprochement
41:26par rapport à Biden
41:26c'est sûr
41:27ce n'est plus la priorité
41:28de Washington
41:29ça c'est clair et net
41:29pour autant
41:30si la Russie peut être
41:31un peu affaiblie
41:32et continue d'être
41:33un peu affaiblie
41:33dans cette guerre
41:35Donald Trump
41:36ne va pas pleurer
41:38pour autant
41:38il avait quand même
41:39promis qu'il mettrait fin
41:40à la guerre
41:40sous 24 heures
41:42donc on voit bien
41:42qu'il n'a pas été capable
41:43de faire ça
41:43ça serait une victoire
41:43quand même pour lui
41:44de réunir Zelensky
41:46et Poutine
41:46autour d'une table
41:47de négociation aussi
41:48c'est sûr que ça serait
41:48une victoire
41:49mais je pense que c'est
41:50compliqué
41:51mais ça serait
41:52une victoire pour lui
41:53parce qu'aujourd'hui
41:54les Européens n'y arrivent pas
41:55n'oublions pas
41:56que c'est sur le continent européen
41:57que nous avez dit
41:57que l'Union Européenne
41:58c'était sur la défense
42:00de la paix
42:01qu'il n'y aurait plus jamais
42:01de guerre
42:02et que là aujourd'hui
42:03on ne parle que de guerre
42:03que de guerre
42:04et je rappelle juste
42:05un élément
42:06c'est qu'en prêtant
42:0790 milliards
42:08à l'Ukraine
42:08qui est un pays
42:09qui va peut-être être failli
42:10qu'on ne verra peut-être
42:11plus jamais
42:12et en permettant à l'Ukraine
42:13de s'enhardir
42:14et de jeter des missiles
42:16sur des sites stratégiques russes
42:17rien ne nous dit
42:18qu'il n'y aura pas
42:19une escalade
42:19qui au bout d'un moment
42:20va nous entraîner
42:20directement dans cette guerre
42:21donc c'est pas un jeu
42:22la guerre
42:23et je pense que ça
42:23les dirigeants européens
42:24ne l'ont pas compris
42:24et que peut-être
42:25malheureusement
42:25ce ne sera pas
42:26un dirigeant européen
42:27ce sera peut-être
42:27le président Trump
42:28ou peut-être même
42:30Erdogan
42:30qui en Turquie
42:31pourrait rassembler
42:32les responsables politiques
42:33des deux pays
42:33pour trouver une paix
42:34on sait que c'était
42:35à Ankara en 2022
42:36qu'il y avait déjà eu
42:37un accord
42:37qui avait été quasiment signé
42:38entre Kiev et Moscou
42:39Avant justement
42:40de parler des Européens
42:42et du sommet E5
42:43qui a eu lieu à Berlin
42:44vous voulez rajouter
42:45quelque chose ?
42:46Oui juste comme quoi
42:46l'Europe paye
42:47l'achat d'armes
42:49par l'Ukraine
42:49auprès des Etats-Unis
42:50et donc pour Trump
42:51qui est un homme d'affaires
42:52il ne voudrait quand même
42:53pas perdre le fait
42:54que l'Europe
42:55bon client
42:55continue à acheter
42:56des armes américaines
42:58Alors on va justement
42:59parler de ce sommet
43:00puisque les cinq
43:01grandes puissances européennes
43:02se sont réunies
43:04à Berlin le 24 juin
43:06dernier c'est en amont
43:07du sommet de l'OTAN
43:09là aussi un soutien
43:11indéfectible à l'Ukraine
43:13je vous propose
43:14d'écouter la déclaration
43:14du chancelier allemand
43:19Nous voulons envoyer
43:20un signal fort
43:20de soutien à l'Ukraine
43:21à Ankara
43:22le gouvernement allemand
43:23propose que nous prenions
43:24un engagement financier
43:25important envers Kiev
43:26en tant qu'allié européen
43:27de l'OTAN
43:28le message à la Russie
43:29l'Ukraine reste forte
43:30le soutien de l'Europe
43:32est indéfectible
43:35Depuis le sommet
43:36du G7 à Evian
43:36nous pouvons ajouter
43:38que l'unité transatlantique
43:39est plus solide
43:40qu'elle ne l'a été
43:40depuis longtemps
43:41nous espérons que Moscou
43:42en tirera les conclusions
43:43qui s'imposent
43:44il est temps d'engager
43:45des pourparlers de paix
43:50Voilà, un soutien
43:51à l'Ukraine
43:52un message aussi
43:53adressé à Donald Trump
43:55Oui, je pense
43:56mais je rejoins
43:57complètement
43:57ce que Michel Fayette
43:59vient de dire
43:59pour l'Europe
44:01aujourd'hui
44:02l'OTAN
44:03cherche un défaite
44:04stratégique de la Russie
44:05c'est sûr
44:06mais ils ne sont pas
44:06capables de le faire
44:08sans les Etats-Unis
44:10donc tout est fait
44:11tous les messages
44:12sont adressés
44:12évidemment à Donald Trump
44:14il n'y a pas de questions
44:15sur ce sujet
44:15mais Donald Trump
44:16comme dit Michel Fayette
44:18ce n'est pas en idéologie
44:20c'est plutôt
44:20une relation transactionnelle
44:22il veut
44:23que les Européens
44:24continuent
44:25d'acheter
44:25des armes américaines
44:27donc pour lui
44:27c'est plutôt
44:28ok
44:29il va mettre
44:30peut-être un peu
44:31de pression
44:31sur la Russie
44:32avec les sanctions
44:33mais en général
44:33il comprend très bien
44:34qui sont les Etats-Unis
44:36ils ne peuvent pas gagner
44:37et les Etats-Unis
44:38ne veulent pas s'engager
44:39dans une guerre
44:40avec une puissance nucléaire
44:41comme la Russie
44:42ou commencer
44:43en troisième guerre mondiale
44:44et là nous avons
44:45notre réponse
44:46mais Donald Trump
44:48a été très critique
44:49envers l'OTAN
44:50on l'a vu justement
44:51par rapport à cette crise
44:53avec l'Iran
44:55est-ce qu'aujourd'hui
44:56les Européens
44:59peuvent finalement
45:01calmer
45:01on va dire
45:02le président américain
45:03par rapport à ces sursauts
45:06de l'OTAN
45:06il y a deux visions
45:07de l'atlantisme
45:08de part et d'autre
45:09de l'océan Atlantique
45:10et je pense que c'est ça
45:11ce qui est important
45:12Donald Trump
45:13a une vision américaine
45:14d'abord
45:14impérialiste
45:15classique américaine
45:16qui diverge beaucoup
45:18avec une pensée
45:19atlantiste
45:20qui a été beaucoup
45:20cultivée à Washington
45:21qui est l'espèce
45:22de mondialisme
45:24atlantisme et mondialisme
45:25se confondaient
45:25dans une espèce
45:26de même idéologie
45:27et les Européens
45:28derrière sont encore
45:29dans cette idéologie
45:30un peu mondialiste
45:30et voudraient parler
45:31ou pensent en tout cas
45:32qu'ils parlent d'égal à égal
45:33avec Trump
45:34alors que Trump
45:34il voit vraiment
45:35les membres européens
45:37de l'OTAN
45:37comme sa légion étrangère
45:38Il nous reste vraiment
45:3930 secondes
45:40Vous voulez rajouter quelque chose ?
45:42Je voulais juste dire
45:43que c'est très important
45:44qu'on trouve un schéma diplomatique
45:46pour arrêter cette guerre
45:47parce que ça peut durer
45:48ça va continuer
45:49sinon
45:50et en un moment
45:50une plus grande escalade
45:52peut arriver
45:52et ça c'est exactement
45:53ce qu'on ne veut pas
45:54Essayer de trouver
45:55un chemin
45:56pour réunir
45:57à la table des négociations
45:58Vladimir Poutine
45:59et Volodymyr Zelensky
46:00Merci à tous
46:01de nous avoir suivis
46:02pour leur interne
46:03Je voudrais remercier
46:04également mes invités
46:05Xenia Fedorova
46:06merci beaucoup
46:07Nicolas Mirkovic
46:08merci
46:08et Michel Fayad
46:10je remercie également
46:11Arthur Bastide
46:12qui m'a épaulé
46:13pour cette émission
46:14Très bonne suite de programme
46:15sur CNews
46:16Merci à tous
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