- il y a 7 heures
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 27 juin, Éric Vivier, président de Paris Saclay Cancer Cluster, Matthieu Coutet, associé chez Sofinnova Partners, et Benoit Larrat, cofondateur et directeur général de TheraSonic, étaient les invités dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:10Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur BFM Business dans Check-Up Santé.
00:14La lutte contre le cancer continue grâce à bon nombre d'acteurs et parmi eux,
00:19un projet qui va permettre de transformer rapidement l'excellence scientifique en innovation concrète
00:24pour les patients atteints de cancer.
00:26C'est le PSCC, le Paris-Saclay Cancer Cluster, et j'ai le plaisir d'inviter Eric Vivier, son président,
00:33Mathieu Coutet, partenaire chez Sofinova Partners, et Benoît Lara, cofondateur et CEO de TerraSonic.
00:38On le sait, le diabète est une véritable pandémie et qui progresse, et sa gestion est parfois compliquée,
00:44notamment lorsqu'on est sous insuline.
00:46La start-up Steto propose une plateforme originale qui permet une collaboration entre endocrinologue et infirmière
00:52pour mieux suivre les patients.
00:54Son cofondateur et CEO, Gauthier Croizat, nous la présente, et il est accompagné de Isabelle Hadès,
00:59directrice médecine générale France chez Sanofi, et Emmanuel Lecorn et Socol, endocrinologue.
01:04Check-Up Santé, c'est parti !
01:08Check-Up Santé, au cœur de l'innovation santé.
01:12Eric Vivier, bonjour !
01:13Bonjour !
01:14Mathieu Coutet, bonjour !
01:15Enchanté !
01:16Benoît Lara, bonjour !
01:17Bonjour !
01:17Eric Vivier, vous êtes professeur en immunologie, je vais raccourcir votre CV parce qu'il fait deux pages et demi,
01:23vous êtes professeur en immunologie, vous êtes passé par la Harvard Medical School,
01:27et vous êtes président du Paris-Saclay Cancer Cluster depuis quatre ans.
01:31Donc c'est un projet industriel qui est développé sur le campus Grand Pâques
01:36et qui va accueillir des startups, notamment dans le domaine de l'oncologie, c'est bien ça ?
01:40Oui, alors tout à fait, en fait c'est un projet qui a pour but de transformer les résultats de
01:45la recherche
01:46en solutions industrielles, à partir du moment où ces solutions industrielles concernent le domaine du cancer.
01:53Alors on s'intéresse...
01:53Comment est-il né justement, ce cluster ?
01:55Alors ce cluster, c'est une initiative de l'État pour mettre en place cinq bio-clusters en France,
02:01qui sont, il y en a trois sur Paris, un à Marseille et un à Lyon,
02:04et l'idée c'est de regrouper sur un même lieu, d'où le nom cluster,
02:08toutes celles et ceux qui participent à une même ambition.
02:11Et nous l'ambition, c'est de transformer les résultats de la recherche en solutions thérapeutiques
02:16ou diagnostiques ou dispositifs médicaux dans le domaine du cancer.
02:20En fait, on fait passer la recherche à l'entrepreneuriat.
02:23Et c'est un établissement privé, mais avec des fonds publics ?
02:25Tout à fait.
02:26Alors c'est une fondation de coopération scientifique, exactement, du point de vue juridique,
02:30avec 100 millions d'investissements de l'État,
02:32et 65 millions qui nous viennent d'industriels, dont Sanofi.
02:35D'accord, donc il n'y a pas que le public, il y a aussi les partenaires.
02:39Donc il va réunir évidemment tous les maillons de la chaîne santé.
02:42C'est toute l'idée.
02:42Comment on dit, from bench to bed ?
02:44Exactement, puisqu'on a la chance de se développer sur le campus Grand Parc, comme vous l'avez dit.
02:48Donc en fait, le campus Grand Parc, c'est où ?
02:50C'est Gustave Roussy, avec une station de métro qui est sur la 14 et qui change complètement tout,
02:55qui met Gustave Roussy pratiquement en Paris intra-muros.
02:58Et donc autour de Gustave Roussy, où on a les médecins, on a évidemment les patients, on a les chercheurs,
03:03eh bien on amène toutes celles et ceux qui participent à la transformation de cette innovation,
03:08de ces découvertes de la recherche, en produits industriels.
03:11Et c'est pour ça qu'on a aussi des investisseurs, des entrepreneurs, et toutes celles et tous ceux qui
03:16veulent se lancer à...
03:17Alors vous leur apportez donc votre savoir-faire, c'est ça ?
03:19Donc ça va même de la formation, jusqu'à l'événement ?
03:22En fait, c'est une gamme d'activités extrêmement large.
03:26On prend en charge ces projets industriels, on les aide à rencontrer d'autres, on est des matchmakers.
03:32On a un réseau de plus de 350 experts sur la France et l'international qui peuvent aider dans toutes
03:38les étapes de cette transformation.
03:40Donc ça peut être des scientifiques, ça peut être des médecins, ça peut être des investisseurs,
03:43ça peut être celles et ceux qui font les médicaments, on appelle ça le CMC, peu importe.
03:49Et donc effectivement, c'est une première partie de notre aide.
03:52Mais on ne fait pas que ça.
03:53On développe aussi un lieu, on développe 100 000 m².
03:56Et là, on vient d'inaugurer la semaine dernière...
03:58Je l'ai vu, il est magnifique.
03:59Voilà, notre 45e mille m².
04:00Donc ça veut dire qu'on va regrouper là tous les acteurs de cette filière.
04:05Et on fait quelque chose d'autre aussi, qui est très important,
04:07c'est qu'on investit dans des plateformes technologiques.
04:09En fait, on équipe la France, on contribue à équiper la France
04:12à travers une dizaine de plateformes technologiques
04:15qui, elles, ne sont pas toutes autour de Gustave Roussy.
04:17Il y en a une à l'Institut Curie, il y en a aux hôpitaux de Paris, il y en
04:20a à Marseille,
04:21de telle manière à ce qu'encore une fois, on puisse utiliser ces plateformes
04:24pour transformer les résultats de la recherche en médicaments.
04:27Mathieu Coutet, vous êtes donc partenaire chez Sophie Nova Partners.
04:30Comment un investisseur appréhende à une institution comme le PSCC ?
04:34Pour nous, c'est extrêmement important au sein de Sophie Nova Partners
04:36d'avoir des institutions en France comme le PSCC.
04:40D'ailleurs, l'oncologie est un enjeu majeur également pour Sophie Nova
04:43et notamment pour son fonds d'accélération Sophie Nova Biologita,
04:46puisque nous avons annoncé il y a quelques années un partnership,
04:49un partenariat avec Gustave Roussy,
04:51de manière à pouvoir développer des sociétés dans le domaine du cancer.
04:54Et ce qu'apporte le PSCC est clé pour le développement de ces sociétés.
04:58Comme l'a rappelé Eric, ça permet d'avoir des plateformes mutualisées
05:02pour le développement de ces sociétés et également une dynamique qui se crée
05:07autour du cluster, entre les sociétés, entre les dirigeants de ces sociétés,
05:11entre les techniciens de ces sociétés.
05:13Ça permet d'avoir des interactions très fructueuses au niveau de ces sociétés.
05:17Et pour nous, c'est également extrêmement important
05:19que ces sociétés de biotechnologie dans le domaine du cancer
05:22évoluent dans un environnement qui leur est consacré
05:25et où ils peuvent trouver des ressources importantes pour leur développement.
05:29Ce contexte national et international, pour le moins compliqué,
05:32est-ce que ça freine un peu les investissements ou pas ?
05:34Vous êtes impacté, vous ?
05:36Alors, on a la chance de ne pas être trop impacté
05:38par les problématiques géopolitiques.
05:42Le domaine de la santé, d'une manière générale,
05:44arrive à faire face à ces problématiques.
05:49On a levé dernièrement un certain nombre de fonds
05:52et l'ensemble de nos fonds sont actifs pour des investissements.
05:56On a 4 milliards d'euros sous gestion,
05:57donc on est à même de développer et de financer des sociétés
06:00de leur création jusqu'à leur développement clinique tardif.
06:05Donc, il y a même un label PSC ?
06:06Complètement.
06:07Qui permet justement d'être un peu plus sélectif, c'est ça ?
06:09Exactement. Alors, qui permet d'être plus sélectif
06:13et qui permet également à ces sociétés,
06:15même si ce n'est pas une garantie d'être financée,
06:17ça permet à ces sociétés de venir nous voir en nous expliquant
06:20et avec ce tampon, finalement, PSC,
06:24de personnes qualifiées qui ont déjà eu un œil
06:26sur ces sociétés, sur le berceau,
06:29de manière à nous indiquer qu'elles ont été, on va dire,
06:32construites avec des fondations solides qu'apporte le PSC.
06:35Mais l'investissement seul, ça ne suffit pas toujours pour garantir un...
06:38Non, mais c'est quand même extrêmement important.
06:40Bien sûr.
06:41C'est fondamental.
06:42Ça fait partie un petit peu d'un tout.
06:44Complètement.
06:45Mais il faut de la bonne science aussi.
06:46Je pense que ce que le PSC peut apporter à l'écosystème,
06:48c'est justement, comme vient de dire Mathieu,
06:50une sélection de la meilleure science possible.
06:52Alors justement, Benoît Lara, vous êtes chercheur au CEA.
06:55Je l'ai essayé pendant 15 ans, oui.
06:57Et vous êtes cofondateur et CEO de TerraSonic.
06:59Dites-nous en quelques mots ce que fait TerraSonic.
07:01Alors TerraSonic, c'est une medtech,
07:02donc une société qui développe un dispositif médical innovant
07:06qui délivre des médicaments plus efficacement dans le cerveau.
07:09Donc nous, on ne travaille pas sur la même molécule, sur le médicament.
07:11On va lui permettre d'accéder au cerveau
07:13puisque le cerveau, c'est un organe extrêmement dur à traiter
07:16parce que très protégé.
07:17Vous utilisez les ultrasons ?
07:19On utilise les ultrasons, exactement,
07:20qui permettent en fait d'augmenter les passages,
07:23les échanges entre le sang et le tissu du cerveau
07:26et donc augmenter l'efficacité de ces thérapeutiques
07:28qui existent déjà pour certaines d'entre elles.
07:30Et ça marche ?
07:31Alors ça marche très bien.
07:32Ça a été déjà validé dans plein d'applications.
07:36L'enjeu, c'est maintenant d'en faire une réalité clinique.
07:39Et donc là, nous, on a intégré le PSCC
07:41dès l'origine de TerraSonic,
07:42même un tout petit peu avant la création, il y a deux ans.
07:45Et ça nous a permis d'accéder à la fois à des réseaux d'experts,
07:47ça a été dit, à des boîtes pharmaceutiques
07:50qui sont nos partenaires aussi,
07:52puisque nous, encore une fois,
07:52on ne délivre que ce qu'on nous donne à délivrer,
07:55donc ce n'est pas nous qui faisons le médicament.
07:56Et puis, tout ce qui est formation,
07:59participation à l'écosystème,
08:00et ça, ça a vraiment énormément de valeur,
08:02puisque ça nous apporte de la visibilité,
08:04de la crédibilité,
08:05et tout un tas de partenariats utiles à notre développement.
08:08Et donc, ça vous fait franchir de nombreuses étapes ?
08:11Il y a des freins quand même ou pas ?
08:12Alors, il y a toujours des freins,
08:13des freins de financement,
08:14il y a des freins évidemment de réglementaires aussi
08:17qui peuvent être longs à franchir.
08:19Si vous aviez un coup de gueule,
08:20ça serait contre quoi ?
08:22Alors, actuellement, plutôt le financement que le reste.
08:25Je dois dire, malgré le fait qu'il y ait des financements
08:27effectivement sur la table,
08:28la METMEG...
08:28Vous venez de perdre un ami, là ?
08:30Oui, mais on a...
08:32On a dit des discussions.
08:33On a tout le respect mutuel qui va bien,
08:36l'un pour l'autre, il n'y a pas de problème,
08:38mais c'est effectivement une difficulté en Europe en général,
08:41je dirais, d'arriver à financer nos projets
08:43qui sont des projets au long cours,
08:45qui nécessitent quand même beaucoup d'étapes
08:48qui coûtent très cher,
08:49avant d'arriver au marquage CE
08:51qui nous permet d'être sur le marché.
08:53D'où l'intérêt du PSCC,
08:54donc justement pour votre développement,
08:56c'est important ?
08:56Alors oui, ça va nous fournir...
08:58Ça va nous fournir à la fois des locaux initiaux,
09:01dans notre cas,
09:03encore une fois, des plateformes technologiques.
09:05On va accéder à des plateformes, par exemple,
09:07de génotypage ou de choses extrêmement avancées
09:11sans lesquelles on ne peut pas valider
09:13scientifiquement nos projets.
09:15Tout ça, ça coûte très cher.
09:17Oui, tout à fait.
09:18Donc il y a aussi des aides financières, d'ailleurs,
09:19qui ont été mises en place.
09:20Je pense qu'on peut en parler.
09:21Je pense que ce que le PSCC apporte aussi,
09:23pour rebondir,
09:24c'est d'éviter l'entre-soi
09:25et d'avoir justement une ouverture également
09:27sur l'extérieur,
09:28pas uniquement avec les biothèques,
09:30mais également avec la pharma,
09:30comme Eric l'indiquait au départ,
09:34qui sont également partenaires.
09:35Et ça permet justement d'avoir des échanges
09:37également entre investisseurs
09:39pour comprendre les besoins de la pharma,
09:40pour identifier les sociétés derrière
09:42qui peuvent faire les médicaments de demain.
09:44Eric Vivier, qu'est-ce qui est le plus difficile
09:45à réunir ?
09:46Les scientifiques, les talents,
09:48les financements, l'investissement,
09:50les patients ?
09:51Très rapidement.
09:52Il faut simplement,
09:54enfin simplement,
09:55quote-unquote sur simplement,
09:56lancer le moteur.
09:57Nous, on est là pour être une espèce d'étincelle.
10:00On a 10 ans pour le faire.
10:01C'est la mission que nous a donnée l'État.
10:03Et on essaye de le faire
10:04avec une équipe de gens super motivés
10:07parce qu'ils trouvent du sens aussi
10:08de travailler contre le cancer.
10:09Je pense que c'est quelque chose d'important à dire.
10:11Et en fait,
10:12on a la chance d'avoir des partenaires importants.
10:14Alors évidemment,
10:15il y a les investisseurs qui sont là.
10:16La preuve, Mathieu est là.
10:17On a aussi des boîtes performantes.
10:19Et effectivement,
10:20il y a Terra Sonic qui est là.
10:21Et Terra Sonic va être ce soir récompensée
10:25comme étant une des 10 boîtes
10:26qui vont recevoir un accompagnement financier
10:29qui vient du PSC.
10:30Donc bravo à toutes ces boîtes
10:31et bravo à Terra Sonic.
10:33Et donc,
10:34on a aussi la chance
10:35d'être sur un campus hyper dynamique
10:36avec Fabrice Barlazy
10:38qui dirige Gustave Roussy
10:40avec tous les patients.
10:41Je vous rappelle que Gustave Roussy,
10:42c'est quand même le plus grand centre
10:44de lutte contre le cancer en Europe.
10:45Et donc,
10:47on essaye de réunir
10:48avec la meilleure bienveillance possible
10:49tous les acteurs et les actrices.
10:51Et j'espère qu'on va y arriver.
10:52Vous allez y arriver, c'est sûr.
10:54Mathieu, écoutez,
10:54c'est vrai qu'on dit souvent
10:56qu'en France,
10:56on est bon pour l'amorçage
10:57et pour le développement
10:58et pour aider les startups
11:00à se développer à l'étranger.
11:01C'est un peu plus difficile.
11:03Je pense que les choses changent.
11:05Il y a eu beaucoup d'initiatives,
11:07que ce soit du gouvernement,
11:09pour permettre le financement
11:11et l'émergence de fonds
11:13capables de financer
11:14la croissance de ces sociétés.
11:16On n'a pas encore forcément
11:19tout réussi,
11:20mais on a déjà des sociétés
11:21qui ont franchi un certain nombre
11:22de paliers,
11:22comme Nanobiotics,
11:23par exemple,
11:24dans le domaine du cancer.
11:27On a Abivax,
11:28dans un autre domaine,
11:28mais qui est maintenant
11:29une capitalisation boursière
11:30incroyable,
11:31avec une double cotation
11:32en France
11:34et sur le Nasdaq.
11:35Donc,
11:36ce sont des choses
11:36qui progressent.
11:37il y a vraiment une volonté
11:38de s'appuyer sur le vivier
11:40que nous avons réussi
11:41à créer en amorçage
11:42pour le développer
11:43grâce à des fonds
11:44Let's Stage
11:45et de croissance.
11:46Pour finir,
11:48Éric Vivier,
11:48c'est quoi l'ambition du PSCC
11:50dans les 5-10 ans ?
11:51Eh bien,
11:51qu'on arrive à sortir...
11:52Même pas 10 ans
11:53dans les 5 prochaines années.
11:54Oui,
11:55alors soyons réalistes,
11:56ça va demander peut-être
11:56un petit peu de temps,
11:57mais oui,
11:58ça serait bien
11:58qu'on sorte des traitements
12:00qui marchent
12:01contre les pathologies cancéreuses
12:03que l'on traite mal
12:04encore à l'heure actuelle,
12:05ou qu'on arrive à mieux diagnostiquer
12:06ou qu'on arrive à avoir
12:07des dispositifs médicaux
12:09qui nous aident
12:09à mieux traiter le cancer.
12:11En fait,
12:11nous,
12:11c'est simple,
12:11on travaille pour un monde
12:12sans cancer.
12:13C'est ça qu'on fait.
12:15Eh bien,
12:15merci beaucoup
12:16à tous les trois.
12:17Merci Éric Vivier,
12:18merci Mathieu Côté
12:19et merci Bonnolara.
12:20On va à présent
12:20accueillir
12:21Emmanuel Socol,
12:22Isabelle Hadès
12:23et Gauthier Croizat.
12:30Emmanuel Lecornet-Soccol,
12:31bonjour.
12:32Bonjour.
12:32Isabelle Hadès,
12:33bonjour.
12:34Bonjour.
12:35Gauthier Croizat,
12:36bonjour.
12:36Bonjour.
12:37Alors,
12:37je l'ai dit en introduction,
12:39le diabète,
12:40c'est une véritable pandémie
12:42et qui progresse.
12:44Il y a beaucoup de diabétiques
12:46en France.
12:47Oui,
12:47alors c'est à peu près
12:484 millions de personnes
12:49avec un diabète,
12:50à peu près 10%
12:52qui ont un petit peu moins
12:53qui ont un diabète
12:54de type 1,
12:55donc insulino-traité.
12:56Et puis,
12:57c'est des dépenses énormes.
12:58c'est 10 milliards
13:00d'euros de dépenses
13:01qui augmentent en fait
13:03avec le temps.
13:04On a des chiffres là.
13:06Sur les 10 dernières années,
13:07on a plus de 1 000 euros
13:09de dépenses
13:09par patient en moyenne,
13:11notamment parce que,
13:12voilà,
13:12que ce soit l'augmentation
13:13des prix
13:14et puis l'arrivée
13:14des nouveaux médicaments,
13:16des nouvelles technologies.
13:17Justement,
13:18ces nouveaux médicaments,
13:19vous allez me le dire,
13:20ils améliorent un petit peu
13:22la qualité de vie
13:24des patients.
13:24Peut-être que finalement,
13:25ça va coûter moins cher
13:26à l'assurance maladie.
13:28Alors,
13:28si on part dans un objectif
13:29de long terme,
13:30effectivement,
13:30puisque maintenant,
13:31dans le diabète,
13:31il y en a aussi beaucoup
13:32de protection cardiométabolique,
13:34donc on utilise des médicaments,
13:35pas seulement pour améliorer
13:37l'équilibre du diabète,
13:38mais aussi pour diminuer
13:39les complications.
13:40Et puis surtout,
13:40il y a tout ce qui est autour
13:41de la technologie
13:41des patients sous insuline.
13:43Les patients sous insuline,
13:44c'est presque 900 000 patients,
13:45850, 900 000.
13:47Et donc là,
13:48c'est l'explosion,
13:49c'est la révolution
13:50de la technologie
13:51dans le diabète.
13:52Alors justement,
13:53les patients qui sont
13:54sous insuline aux thérapies,
13:56qui sont sous insuline,
13:57ce n'est pas seulement
13:57que les 10 %
13:59de diabète de type 1.
14:00On est bien d'accord ?
14:01Non, non,
14:01il y a une partie...
14:02Il arrive aussi que...
14:03Exactement,
14:04donc il y a à peu près
14:04600 000 patients
14:05avec un diabète de type 2
14:06qui sont sous insuline.
14:09Et on démarre
14:09avec un traitement classique ?
14:10Oui, souvent en fait,
14:11on démarre,
14:12alors comme on dit,
14:13souvent par des mesures alimentaires,
14:14puis après,
14:15on met en place
14:15des médicaments,
14:17et puis maintenant,
14:17on a des injectables aussi
14:18qu'on peut utiliser.
14:20Et puis à un moment,
14:21la maladie évolue
14:22et on a recours à l'insuline.
14:24Et puis avec l'insuline,
14:25alors il y a non seulement
14:25le coût de l'insuline,
14:26souvent c'est des patients aussi
14:27qui ont des diabètes
14:28plus anciens,
14:29plus de complications,
14:30mais aussi l'utilisation
14:33de la technologie,
14:34notamment des capteurs
14:35de glucose...
14:35Qui ont changé la vie
14:36des patients ?
14:37Complètement,
14:37c'est une vraie révolution,
14:38les capteurs,
14:39l'arrivée en France
14:40des capteurs,
14:40c'est 2014.
14:41Et on peut dire
14:42qu'il y a trois révolutions
14:43dans le diabète,
14:43la découverte de l'insuline,
14:44les stylos à insuline
14:45et l'arrivée des capteurs.
14:48Isabelle Hadès,
14:48vous êtes
14:49General Manager
14:51Médecine Générale France
14:52chez Sanofi.
14:53Sanofi qui accompagne
14:54depuis longtemps
14:56les diabétiques
14:57et la diabétologie,
14:58non ?
14:59Oui, absolument.
14:59Alors peut-être
15:00pour positionner rapidement
15:03Sanofi en France,
15:04donc on est,
15:04voilà,
15:04premier labo pharmaceutique français,
15:06on a quand même
15:0718 500 collaborateurs
15:08en France
15:09et ça représente
15:1125 %
15:11de nos effectifs mondiaux.
15:13J'aime bien le chiffre
15:13de 35 %.
15:14Donc on a 35 %
15:15de notre R&D
15:16qui est fait en France
15:17et 35 %
15:17de notre production mondiale,
15:19quels que soient
15:19les médicaments.
15:20Et dans le diabète,
15:21vous l'avez dit,
15:23c'est vrai que notre engagement
15:23ne date pas d'hier
15:25puisque le docteur Socol
15:26en parlait,
15:27ça date de l'introduction
15:28des premières insulines
15:29en 1923
15:30et ça a été,
15:32je pense,
15:32en effet,
15:34le virage
15:34dans la prise en charge
15:35de la maladie,
15:35d'une maladie fatale
15:37à quelque chose
15:37avec laquelle maintenant
15:38on peut vivre,
15:39même s'il y a encore
15:40beaucoup de besoins.
15:42Et donc voilà,
15:43c'est aussi notre raison
15:43de que là aujourd'hui,
15:44Sanofi,
15:45on voit notre mission
15:46bien sûr
15:47sur les thérapeutiques,
15:47c'est notre cœur de métier,
15:48le médicament,
15:49mais aussi
15:51tout ce qui est
15:52autour du patient,
15:53la prise en charge
15:54plus globale,
15:54le parcours de soins,
15:55des choses concrètes
15:56pour les aider
15:57au quotidien.
15:59Gauthier Croizat,
15:59donc vous avez cofondé
16:01Stéto il y a à peu près
16:02quatre ans,
16:03c'est ça non ?
16:03Exactement,
16:04c'est à partir d'une expérience
16:05personnelle,
16:05familiale,
16:06non ?
16:06Écoutez,
16:07non,
16:08c'est plutôt en écoutant
16:08des médecins
16:09comme le docteur Socol
16:10qu'on s'est rendu compte
16:12qu'il y avait vraiment
16:12un enjeu dans la prise en charge
16:13des maladies chroniques
16:14et notamment de la diabétologie
16:16qu'il fallait enrichir
16:17le parcours de soins
16:17au-delà de simplement
16:18un enchaînement
16:19de consultations
16:20mais que les soignants
16:21puissent avoir une visibilité
16:22sur leurs patients
16:23entre les consultations
16:24et c'est là
16:25tout l'intérêt
16:25de la télésurveillance
16:26qu'on a développée
16:27chez Stéto.
16:27Et votre boîte
16:27est 100% française ?
16:28Exactement,
16:29100% française
16:30basée à Paris,
16:30nos équipes R&D également.
16:32Alors comment ça marche ?
16:33Vous avez une plateforme
16:33de télésurveillance ?
16:35Voilà exactement,
16:35l'idée c'est qu'on va
16:36connecter les soignants
16:37et les patients,
16:38c'est-à-dire qu'on va
16:40côté patient
16:41se connecter aux appareils
16:42qu'ils portent habituellement,
16:43donc les pompes à insuline,
16:44les capteurs de glycémie
16:45et on va permettre ensuite
16:46de remonter ces données
16:47côté soignants
16:48chez les médecins et infirmiers
16:54l'évolution du patient,
16:55donc un patient qui va bien
16:56on va probablement
16:57moins l'embêter,
16:58un patient qui a des problèmes
16:59d'équilibre glycémique
17:00on va renforcer
17:00sa prise en charge
17:01et on est alerté,
17:02il y a des systèmes d'alerting
17:03qui permettent
17:04d'être assez dynamique
17:05et de réagir rapidement
17:06quand il y a des patients
17:06qui ont des besoins
17:07entre les corps.
17:08Il faut que les infirmières
17:08soient formées non ?
17:10Effectivement,
17:10les infirmiers impliqués
17:11sont des gens
17:11qui sont spécialisés
17:12par des DU
17:13ou par le parcours infirmier
17:15en pratique avancée
17:15pour avoir cette expertise
17:17et vraiment former
17:17un binôme avec le médecin.
17:19Emmanuel Lecornet-Socolle,
17:20est-ce que ça change
17:22évidemment favorablement
17:22de votre pratique ?
17:24Alors oui,
17:24complètement
17:24parce qu'avec l'arrivée
17:26de ces capteurs,
17:26on peut aussi accéder
17:27à distance.
17:28Donc les capteurs,
17:28non seulement ils permettent
17:29d'avoir des données
17:30toutes les minutes
17:31mais aussi ils permettent
17:32en fait d'avoir éventuellement
17:34des pompes,
17:34des appareils
17:35qui sont connectés
17:36et donc toute cette technologie
17:38elle va être accessible,
17:38tout va être transmis
17:40ce qui fait que moi
17:41je vais pouvoir aller voir
17:42les données du patient,
17:43le patient peut aussi
17:44m'appeler exactement
17:45en me disant
17:45ça va pas,
17:46ce qui fait qu'au lieu
17:47de voir le patient
17:48juste deux fois par an
17:49comme ça
17:49et puis on sait pas trop
17:50ce qui s'est passé
17:51dans l'intervalle,
17:52et bien on peut communiquer.
17:53C'est ce qu'on appelle
17:54la télésurveillance
17:54et ça aussi c'est une vraie avancée.
17:56Un suivi entre les consultations.
17:58Donc en fait
17:58c'est une espèce de conversation
18:00qu'on a tout le temps
18:00et ça en France
18:01on est l'un des premiers pays
18:02au monde à avoir
18:03la télésurveillance
18:04dans le diabète
18:05qui est remboursée
18:05et ça change vraiment
18:06la vie des gens
18:07parce que le fardeau du diabète
18:09c'est tous les jours
18:09donc le fait d'avoir
18:10un support humain
18:11en fait contrairement
18:12à ce qu'on pense
18:13la technologie
18:18justement
18:18plus aider nos patients
18:19mieux comprendre ce qui se passe.
18:20Et gagner du temps humain
18:21avec ces patients.
18:22Complètement.
18:22Isabelle Adette
18:23c'est quoi l'intérêt
18:24comme ça à nos filles
18:25de collaborer avec des start-up
18:27comme par exemple CETO ?
18:29Alors il y en a beaucoup
18:30on est parti de l'idée
18:32que c'est 180 décisions
18:35liées à la gestion
18:36de son diabète
18:37qu'un patient prend par jour.
18:38Donc un adulte
18:39vous imaginez
18:39la charge mentale
18:40et pour un patient
18:42qui serait un enfant
18:43encore plus.
18:44Donc deuxi
18:45on a vraiment des choses à faire
18:46comme je disais
18:46au-delà du médicament.
18:47Donc pour nous
18:47travailler avec CETO
18:49c'est vraiment
18:50d'accoler
18:51à l'expertise
18:52plus scientifique
18:53qu'on a au sein
18:54du laboratoire Sanofi
18:55avec vraiment
18:56une entreprise
18:57qui va être agile
18:57et puis de s'appuyer
18:58sur leurs connaissances
18:59technologiques.
19:00Donc on est vraiment
19:02inscrits dans notre écosystème
19:03on a différentes collaborations
19:05je pourrais vous citer
19:07par exemple
19:07Future4Care
19:08qui est cet incubateur
19:10vraiment
19:10pour supporter
19:11les start-up de demain
19:13qui vont faire la différence
19:14dans la santé
19:15sur le digital
19:16et donc la collaboration
19:19avec CETO
19:19pour nous c'est vraiment
19:20l'occasion
19:20d'aller au-delà du médicament
19:22avec cette première collaboration
19:24donc très en ligne
19:25avec notre ADN
19:26Emmanuel Lecornet-Secol
19:27on travaille dans le même
19:30dans le même quartier parisien
19:33c'est pas facile
19:34de trouver une infirmière ?
19:35Oui c'est un vrai challenge
19:37aujourd'hui
19:38de trouver des infirmières
19:39des infirmiers
19:40qui soient compétents
19:41et puis surtout
19:42voilà
19:42qui ait cette expertise
19:44parce que les choses
19:44vont très très vite
19:45on a énormément
19:46de progrès
19:48dans ces nouvelles technologies
19:49et il faut avoir
19:50la capacité
19:51d'avoir
19:52justement tout ça
19:53donc on espère
19:54qu'avec l'augmentation
19:55du nombre par exemple
19:55d'infirmières
19:56de pratiques avancées
19:57on va pouvoir aussi
19:59augmenter en compétence
20:00nos infirmières
20:01et donc pouvoir plus déléguer
20:02on sait
20:03il n'y a pas beaucoup
20:03d'endocrinologues en France
20:04aujourd'hui
20:05un peu plus de 2000
20:06on connaît les délais
20:07qui sont incroyables
20:09avec toutes ces pathologies
20:10autour
20:11du diabète
20:12du poids
20:13etc
20:13donc c'est vrai
20:14que la possibilité
20:15d'avoir
20:16comme ça
20:17de l'aide humaine
20:18du support humain
20:19ça va libérer du temps
20:20pour les médecins
20:21ça c'est sûr
20:21mais surtout mieux accompagner
20:23les patients
20:24parce qu'avec cette technologie
20:25il y a quand même aussi
20:26plus de fardeau
20:27quand ça ne marche pas
20:29et puis il y a tout ce qui est
20:31les données de sécurité
20:31donc il y a quand même
20:32des challenges à tout ça
20:34et donc on doit toujours
20:35être là
20:36la relation
20:37la communication
20:38elle doit être encore plus
20:39renforcée avec nos patients
20:40et vous proposez justement
20:42vous de trouver
20:42sur votre plateforme
20:44de trouver des infirmières
20:44oui effectivement
20:45il y a un enjeu
20:46pour toute la médecine
20:47extra-hospitalière
20:48donc quand on travaille
20:49en cabinet
20:49d'avoir du temps humain
20:52pour accompagner
20:53ces patients
20:53pour regarder les données
20:55regarder ce que présente
20:56Stéto dans notre plateforme
20:57et donc c'est un enjeu
20:58qui a émergé de dire
20:59j'ai besoin de collaborer
21:00avec un infirmier spécialisé
21:02et donc nous chez Stéto
21:03on a cette capacité
21:04à aller trouver
21:05des infirmiers spécialisés
21:06en diabétologie
21:07et de les mettre en relation
21:08avec les endocrinologues
21:09pour qu'ils puissent
21:10collaborer ensemble
21:11et à la fois
21:12avoir l'expertise
21:13et le temps nécessaire
21:14pour s'occuper de ces patients
21:15regarder les données
21:16les accompagner à distance
21:17et mener toutes les activités
21:18d'éducation
21:19qui font qu'on va pouvoir
21:20ramener le diabète
21:21vers une situation d'équilibre
21:22Alors quel est votre business model ?
21:24Alors on a la chance en France
21:25d'avoir la télésurveillance
21:27qui est prise en charge
21:28par l'assurance maladie
21:29avec un reste à charge zéro
21:30pour les patients diabétiques
21:32et effectivement
21:33Ils sont d'ailleurs souvent
21:33en ALD ?
21:34Oui la plupart du temps
21:35ils sont en ALD
21:37Et également
21:37Donc il y a un forfait
21:38c'est ça ?
21:39Exactement
21:39un forfait
21:40un forfait pour les soignants
21:41et un forfait pour les plateformes
21:43qui amènent ce service
21:44et donc ça nous permet
21:46de nous développer
21:47et d'ailleurs le fait que la France
21:48ait ce statut de pionnier
21:49sur la télésurveillance
21:50ça nous permet aussi
21:51de construire une filière
21:52qui bâtit une expertise
21:53et qui permettra demain
21:54d'aller dans d'autres pays
21:55à l'international
21:55pour exporter ce savoir-faire
21:57cette connaissance
21:57et cette façon d'exercer du soin
21:59qui est en réalité important
22:01à une époque où on vit
22:02dans une époque
22:03où on a un manque de soignants
22:05en tout cas un nombre
22:05contraint de soignants
22:06et un nombre de patients
22:07qui augmente
22:07l'idée de pouvoir gérer
22:09des patientelles
22:10de manière adaptée
22:12selon l'évolution
22:13de chaque patient
22:13c'est vraiment très important
22:15pour résoudre cette équation
22:17un petit peu démographique
22:19Isabelle Hadès
22:19on parle beaucoup de souveraineté
22:20vous êtes une boîte française
22:22c'est toujours un plus
22:23donc d'aider des boîtes françaises ?
22:25Oui oui bien sûr
22:26ça fait partie de notre rôle
22:28enfin je le disais tout à l'heure
22:30on est quand même très présent
22:31dans l'économie française
22:32et on collabore
22:34on a plus de 150 projets
22:35de collaboration
22:36avec des organismes publics
22:39privés
22:39et des tailles différentes
22:40et s'engager aux côtés
22:42des start-up françaises
22:43et participer à cette économie
22:44Vous avez aussi des outils
22:45vous aidez aussi parfois
22:46à former même les médecins
22:47les professionnels de santé ?
22:48Oui oui absolument
22:48on a des outils
22:49pour former les professionnels
22:50de santé
22:50on a des équipes au quotidien
22:52qui les accompagnent
22:54qui présentent
22:55les dernières innovations
22:56thérapeutiques
22:56et puis qui proposent aussi
22:58des services
22:59pour les patients
23:00donc tous ensemble
23:01je pense que
23:01dans la prise en charge
23:03du diabète
23:03comme on le disait
23:04on a encore beaucoup à faire
23:05c'est dynamique
23:06il se passe énormément de choses
23:07donc tant mieux
23:08je pense que pour les patients
23:09avec des innovations
23:11et
23:13Gauthier Croisard
23:14donc les objets sont connectés
23:15donc vous amassez des datas
23:16oui effectivement
23:17pour les gérer aussi
23:20non ?
23:20C'est un vrai sujet
23:21nous on collecte
23:22à peu près
23:23un million de points
23:24de données chaque jour
23:25et c'est un enjeu
23:26dans la diabétologie
23:26parce qu'on a tous
23:27ces appareils
23:27qui sont connectés
23:28qui génèrent énormément
23:29de données
23:29et cette quantité de données
23:30elle est difficilement digérable
23:32par l'équipe soignante
23:33donc le métier qu'on fait
23:34nous en tant qu'entreprise
23:35de télésurveillance
23:36c'est de prendre ces données brutes
23:37et d'en extraire
23:38toutes les informations importantes
23:39les visualisations
23:40qui permettent de rapidement
23:41prendre une décision
23:42et de comprendre
23:42où en est le patient
23:43et ça ça a une grosse valeur
23:45pour les soignants
23:46en consultation
23:46qui très rapidement
23:47grâce à la donnée
23:48comprennent là où est le patient
23:49et ensuite peuvent se concentrer
23:50sur de la discussion
23:51et donc pour nous
23:52d'un point de vue technologique
23:53c'est vraiment de la R&D
23:54le machine learning
23:55et l'intelligence artificielle
23:56s'appliquent typiquement
23:57sur ce genre de problématiques
23:58pour aller extraire
23:59des motifs récurrents
24:00pour comprendre
24:00ce qui se passe
24:01de manière très fine
24:02et c'est pour ça
24:02qu'on a une équipe R&D
24:03pour mettre en place
24:04ces algorithmes
24:05et l'intégrer dans notre plateforme
24:06Pour finir
24:07Emmanuel Lecorne et Socol
24:08donc c'est vrai
24:09que l'endocrinologie
24:10est au centre vraiment
24:11c'est une spécialité transversale
24:13en milieu de la cardiologie
24:14de la pneumologie
24:15surtout de la néphrologie
24:16Oui exactement
24:17donc il y a maintenant
24:18un grand thème
24:19qui s'appelle
24:20le syndrome
24:21cardio-réno-métabolique
24:22en fait
24:23avec une vue vraiment
24:24holistique des patients
24:26où à la fois
24:26on sait que si on s'occupe
24:27bien de leur cœur
24:28bien de leur métabolisme
24:29et bien de leurs reins
24:30ça permet d'améliorer
24:31la survie des patients
24:32d'améliorer la qualité de vie
24:34la longévité
24:36vraiment ça
24:36c'est des éléments
24:37essentiels
24:38Donc quand vous aidez
24:38les diabétiques
24:39à mieux se traiter
24:40vous aidez aussi
24:41les cardiologues
24:41qui ont moins de travail
24:42De toute façon
24:43Vous les soulagez
24:44On a toujours besoin
24:46d'un bon cardiologue
24:46avec soi
24:48Merci beaucoup
24:48Merci beaucoup
24:49Emmanuel Lecarni-Soccol
24:50Merci beaucoup
24:50Isabelle Hadès
24:51Merci beaucoup
24:52Gauthier et Croisa
24:53C'est la fin de cette émission
24:54On se retrouve
24:55la semaine prochaine
24:58Check-up Santé
24:59sur BFM Business
25:01Sous-titrage Société Radio-Canada
25:01Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires