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  • il y a 12 heures
Ce vendredi 26 juin, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, Pascale Seivy, directrice commerciale Banque Privée France du Groupe Lombard Odier, Romain Burnand, président de Moneta AM, et Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, se sont penchés sur Kevin Warsh et sa politique monétaire à la tête de la FED, Donald Trump et l'indépendance de la Réserve fédérale américaine, le changement de rapport de force entre l'Ukraine et la Russie, et la croissance allemande, dans Le top / flop de la semaine, dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Top ou flop du semestre ?
00:02Mon top, c'était Kevin Warch.
00:05Kevin Warch, je trouve qu'il a magnifiquement joué au dernier comité de police, au dernier FOMC.
00:10Je trouve très fort le gars.
00:11Je le trouve extraordinaire.
00:13Il ne fait rien, mais il dit genre...
00:15Il a réussi à restaurer la confiance des marchés sur son indépendance par rapport à la Fed,
00:20tout en ne se prononçant absolument pas sur ce qu'il allait faire
00:24et en annonçant qu'il n'avait aucunement l'intention de se prononcer.
00:26Je trouve que les mesures fondamentales qu'il veut prendre sont très très bonnes.
00:31De refocaliser les marchés, plutôt que ce que sur les membres du FOMC pensent sur les marchés,
00:35de refocaliser les marchés, regarder les données économiques
00:37et aussi sa politique de bilan, j'aime beaucoup.
00:40Vous préférez l'assouplissement d'Inter via les baisses de taux que via l'assouplissement du bilan.
00:44Je trouve que c'est essentiel aujourd'hui quand on a parlé de tous les déséquilibres de l'économie américaine
00:50et de cette partie de l'économie américaine qui souffre aujourd'hui et qui dépend beaucoup des taux courts.
00:54Je vais vous regretter parce que je suis d'accord avec vous, Pascal.
00:56Ah c'est très drôle, j'ai le même et moi je l'ai tourné version flop pour Trump.
00:59Allez, allez-y.
01:01Parce que typiquement Trump, pendant des mois on a débattu,
01:05l'indépendance de la Fed, il va virer Powell, il va placer ses pions.
01:08Au final il se retrouve avec quelqu'un qui est plus faucon encore que nous les pouvais l'être.
01:12Dans les paroles.
01:13Oui, dans les paroles.
01:14Mais dans les paroles, ce qui compte c'est les actes.
01:16Le dollar s'est renforcé, il n'y a pas de baisse de taux pour le moment.
01:20Donc Trump là, pour moi c'est un énième flop pour lui.
01:23On verra, moi je pense qu'il y aura une baisse de taux.
01:27Oui mais pas parce que Trump le souhaite, ils feront peut-être une baisse de taux
01:29parce qu'à un moment ce sera l'indépendance du monsieur, pour le coup, qui va décider de ça.
01:35On verra.
01:35Romain ?
01:36Alors moi je vais prendre un top et ça ne va pas être vraiment sur les marchés.
01:42Ça va être sur le changement de rapport de force entre l'Ukraine et la Russie.
01:45Vous m'avez dit sur le semestre, on y est vraiment sur le semestre.
01:51L'année s'était mal terminée, l'année dernière s'était mal terminée.
01:54La guerre en Iran était vraiment mauvaise pour les Ukrainiens parce que ça détournait la tension et ça détournait les
02:03questions.
02:03Ça faisait monter le prix du pétrole qui est effectivement positif pour la Russie.
02:08Et on a eu plusieurs signaux.
02:10On a eu effectivement le départ d'Orban de Hongrie qui a permis de débloquer les 90 milliards d'euros
02:17de fonds de soutien des Européens à l'Ukraine.
02:19Donc l'Ukraine s'est retrouvée en meilleure position par rapport au soutien de ses alliés.
02:25Et en revanche, l'Ukraine a réussi à relativement bien détruire des sites pétroliers et surtout des infrastructures et des
02:34ponts.
02:35Ils ont changé le cours de la guerre, mais pas simplement la guerre en Ukraine, de la guerre mondiale, de
02:40la guerre de demain.
02:41C'est un truc de la guerre de demain, un pays d'une population.
02:45Je suis tellement content que vous reveniez à la rentrée.
02:48Denis, je vais vous le citer parce que ça a un impact très positif sur l'Union Européenne, sur l
02:54'Europe.
02:55Le jour où il y aura une paix ou une fin des coûts d'hostilité en Europe, on verra les
02:59capitaux étrangers revenir, je pense, vers notre continent.
03:01Et là, on en a besoin.
03:02Denis, très rapidement.
03:04L'Allemagne, parce qu'en début d'année, tout le monde se disait « mais combien la croissance allemande qui
03:09va redémarrer va donner comme impulsion à la croissance française ? »
03:11C'est ce que je disais, c'est la question que je posais.
03:14Donc je suis le flop.
03:15Parce que c'est là qui a posé cette question.
03:17Non, parce que moi je disais qu'à l'Allemagne, il allait nous mettre 6-0, 6-0 et que
03:20c'est la relance de l'investissement.
03:21Alors là, moi, c'est fou pour carrer.
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