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  • il y a 10 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans 60 minutes. La France suffoque. La barre des 40 degrés a déjà été atteinte aujourd
00:00:07'hui en France par endroits.
00:00:08Ça ne fait que commencer, la canicule s'installe. Pic prévu dimanche ou lundi. Attention à la fête de la
00:00:13musique dimanche soir.
00:00:14Des euros du bac ont déjà été reportés, des dizaines de trains annulés également.
00:00:19Et sans doute un premier mort aujourd'hui, un homme qui faisait du sport en extérieur, en région parisienne.
00:00:23Les infos, les conseils bien sûr et puis toutes les équipes de BFM TV sur le terrain un peu partout
00:00:29en France.
00:00:30Et puis il revient dans le débat public neuf mois après son départ de Matignon.
00:00:34Il jure qu'il n'est pas candidat à l'Elysée et il pousse un coup de gueule sur l
00:00:37'état de la dette en France.
00:00:39François Bayrou, ancien Premier ministre, débattra tout à l'heure avec Alain Dehamel. Soyez tous les bienvenus.
00:00:56Et c'est donc reparti pour la fournaise sur une bonne partie du pays.
00:01:00Plus de la moitié de la France est concernée par cette alerte orange à la canicule du côté de Paris.
00:01:0537,6 degrés au thermomètre. On s'abrite sur des parapluies à Lyon.
00:01:1036 degrés, un peu plus même. Clermont-Ferrand, 37 degrés.
00:01:133,36 degrés. Mais ce n'est pas fini puisque je vous le disais il y a quelques instants,
00:01:18la barre des 40 degrés a été franchie aujourd'hui de peu, mais franchie tout de même 40,1 degrés
00:01:24du côté de Prunier.
00:01:25C'est dans le département de l'Indre. C'est à Auxerre qu'on part pour commencer cette émission.
00:01:31Retrouver Mathéo Pasto avec Dorine Jarnias, avec évidemment ceux qui n'ont pas le choix,
00:01:35ceux qui travaillent ce soir dans cette fournaise du côté d'Auxerre.
00:01:39Il fait chaud dehors et parfois encore plus à l'intérieur.
00:01:44Alors oui, pour qu'on se rende bien compte, il fait 39 degrés à l'ombre ici à Auxerre.
00:01:49Et donc dans ses cuisines, il fait facilement 5 à 6 degrés de plus.
00:01:52Les fours sont allumés à 160 degrés alors que nous ne sommes qu'en début de service.
00:01:56Je me trouve avec Adrien, chef cuisinier.
00:01:58Alors Adrien, expliquez-moi comment vous faites pour travailler dans cette fournaise ?
00:02:01On se rafraîchit très régulièrement et on fait les pauses dès que possible.
00:02:06Et voilà.
00:02:07C'est pas trop compliqué au quotidien ?
00:02:09Je vous rends un petit peu plus dur que d'autres, mais ça va, on est habitués maintenant et on
00:02:13s'en sort.
00:02:13Quel est le menu ? Qu'est-ce que les clients privilégient par ces fournaises ?
00:02:16On est plus sur des salades, les pokéballs, les carpaccio, les tartares, toutes ces choses-là.
00:02:21Les trucs bien frais.
00:02:23Je vous remercie.
00:02:24Alors ça ne devrait pas aller en s'arrangeant car les températures vont rester jusqu'à 21 degrés cette nuit.
00:02:30Et demain, on devrait de nouveau frôler les 40 degrés ici dans Lyon.
00:02:34Merci Mathéo. Bon courage à ce monsieur qui s'affaire devant ses fourneaux à Auxerre pour parler ce soir de
00:02:40cette nouvelle canicule.
00:02:41Aurette Gage, Anthony Ferry, Raphaël Grabli, Yves Tréhard, c'est-à-dire respectivement pour la médecine, pour la météo, pour
00:02:48les toutes dernières infos pratiques et pour la politique.
00:02:51Parce que c'est aussi une question politique parfois.
00:02:53Bonsoir, le climat. Avec nous également Gaël Musquet. Bonsoir, spécialiste de la prévention des risques naturels.
00:02:58Et le commandant sceptique Adimala. Bonsoir, porte-parole de la sécurité civile.
00:03:02En première ligne, évidemment, dans cette canicule.
00:03:05Je commence avec vous, Anthony Ferry.
00:03:07La canicule s'installe. On a vu ce chiffre tout à l'heure.
00:03:0940 degrés dépassés par endroit.
00:03:12Le pierre est devant nous, tout simplement.
00:03:14Nous avons atteint les 40 degrés aujourd'hui, mais on prévoit déjà jusqu'à 42 entre dimanche et lundi.
00:03:20Ce sera effectivement le pic.
00:03:22Nous allons vers des journées extrêmement chaudes.
00:03:25Ce qui se met en place au-dessus de nos têtes est exceptionnel et remarquable.
00:03:29Notamment parce qu'il coïncide avec le solstice d'été, là où les nuits sont les plus courtes.
00:03:33Nous connaîtrons donc des nuits, Marc, qui sont très sincèrement insupportables, suffocantes, étouffantes.
00:03:39Une seule valeur à retenir.
00:03:40On attend par exemple 31 degrés à 23h dimanche à Paris, sans compter l'effet d'îlot de chaleur.
00:03:46Jour de la fête de la musique à Paris et ailleurs.
00:03:49Ce sera extrêmement difficile.
00:03:50Donc très chaud la journée.
00:03:51Le pic, c'est dimanche, c'est lundi ?
00:03:53Le pic, alors on a encore une incertitude, ce sera dimanche ou lundi.
00:03:56Peut-être plus lundi.
00:03:57Soyons extrêmement francs, lundi pourrait être la journée la plus chaude jamais enregistrée depuis 1947,
00:04:03c'est-à-dire de l'histoire des relevés en France.
00:04:05Si on compare avec la canicule qu'on a tous en tête, la grande canicule de 2003,
00:04:09elle est plus importante, celle-là, plus chaude, plus longue ?
00:04:11Ce que nous pouvons dire pour l'instant, c'est qu'elle est un petit peu moins étendue que la
00:04:15canicule de 2003.
00:04:16Nous avons 53 départements en vigilance actuellement.
00:04:19Alors, ils seront 53 demain à midi.
00:04:21On en avait 80 en 2003.
00:04:23Ce que l'on peut dire, c'est que celle de 2003, elle a duré 15 jours.
00:04:27Celle-là, nous n'avons pas de date de fin.
00:04:29Je vous donne un exemple extrêmement concret.
00:04:33Dans la région parisienne, jusque dans 15 jours, il fera au minimum, au minimum, 33 degrés.
00:04:39Donc, ce sont des valeurs chaudes.
00:04:41Mais ça, c'est pour la moitié nord.
00:04:42Pour le sud, je vous donne l'exemple de Toulouse.
00:04:44Toulouse, jusqu'à J14, c'est-à-dire jusqu'à dans 15 jours,
00:04:47la température ne descendra pas en dessous de 35 degrés.
00:04:50Jusqu'à dans 15 jours, Marc.
00:04:52Ça, c'est exceptionnel, sincèrement.
00:04:54Oui, effectivement, ça va donc durer.
00:04:56On a appris il y a quelques minutes également qu'un homme est décédé aujourd'hui dans le Val-d
00:04:59'Oise.
00:05:00Un homme qui faisait du sport en extérieur sur une piste d'athlétisme.
00:05:04Un homme assez jeune.
00:05:05Il avait 30 ans seulement.
00:05:07Tout à fait.
00:05:07En fait, cette situation nous pousse à rappeler des gestes de prévention.
00:05:11Dans un contexte comme ça, où finalement, ces fortes chaleurs vont se prolonger dans la durée,
00:05:16il faut apprendre à vivre avec la chaleur, mais du coup, adapter son mode de vie.
00:05:20Ça passe par faire du sport peut-être plus tôt le matin ou plus tard le soir,
00:05:23lorsque les conditions le permettent.
00:05:25C'est aussi ne pas surestimer ses capacités,
00:05:27mais surtout, c'est boire quand on n'a pas soif.
00:05:30Boire de manière régulière et viser la quantité cible de 1,5, voire 2 litres d'eau par jour,
00:05:37de manière à pouvoir se préserver dans ce type de constat.
00:05:39Aurèle Guetsch, la pratique du sport avec des températures de 30, 35, 40 degrés, on fait quoi ?
00:05:45Alors, c'est une mauvaise idée, on va le dire.
00:05:48Pourquoi ? Parce qu'il faut bien comprendre que ça a été extrêmement brutal.
00:05:51Même pour les personnes qui vont se dire, je suis habitué, j'ai déjà fait du sport avec des températures
00:05:55autant extrêmes.
00:05:56Il faut bien se rendre compte qu'il y a deux paramètres importants lorsque vous avez une augmentation de la
00:06:00température.
00:06:01C'est la valeur en elle-même.
00:06:02Donc là, la valeur est extrêmement élevée.
00:06:03Vous avez des gens qui vont vous dire, attendez, moi j'ai déjà couru à 40 degrés, je l'ai
00:06:06déjà fait en été, etc.
00:06:07Mais c'est des périodes où vous aviez quand même une installation un peu plus lente.
00:06:10Et la deuxième chose, c'est la vitesse d'installation.
00:06:12Il faut bien comprendre que votre corps, certes, vous avez l'impression qu'il s'habitue très vite.
00:06:16Mais en fait, ça va mettre plusieurs semaines, une à deux semaines pour des personnes, pour que votre corps s
00:06:21'habitue vraiment à la chaleur,
00:06:22pour que le système responsable de la régulation thermique, c'est-à-dire la sudation principalement, s'adapte.
00:06:28Ça va mettre du temps.
00:06:29Par exemple, votre sueur, la sueur ne sera pas la même en début d'une période de chaleur.
00:06:34Versus si deux semaines après, vous serez capable, au bout de deux semaines, de suer plus tôt,
00:06:38ce qui vous permettra de réguler plus facilement votre température et aussi vous suerez moins de sel.
00:06:43Ce qui va vous permettre un peu mieux de réguler justement la concentration et la balance entre l'eau et
00:06:48le sel dans votre corps.
00:06:49Et on reviendra dans quelques minutes sur ce qui est sans doute le premier décès de cette vague de canicule
00:06:53avec notre équipe sur place dans le Val-d'Oise.
00:06:56L'autre conséquence visible ce soir, c'est une information qui est arrivée il y a quelques instants, ce sont
00:07:00les incendies, les départs de feu.
00:07:03Ce soir, il y en a plusieurs qui nous sont signalés dans le sud.
00:07:06Vous voyez ici les images en haut de Corse, des départs de feu sur la commune de Castello di Rostino.
00:07:12Des départs également signalés du côté de la ville d'Arles, également ce soir, et également du côté de l
00:07:21'Aude, de la région de Carcassonne.
00:07:25Ça, c'était anticipé. On savait que ça allait arriver là.
00:07:29Forcément, avec une période de forte chaleur, on est sur un contexte où le terrain va devenir beaucoup plus sec,
00:07:34moins hydraté.
00:07:35Et forcément, avec ça, on peut avoir des départs de feu plus rapides.
00:07:39Et c'est pourquoi l'état-major de la sécurité civile assure un pilotage, une surveillance avec les météorologues pour
00:07:46éviter justement d'être surpris par ce type d'événement.
00:07:49C'est-à-dire qu'il y a déjà des équipes prépositionnées aussi et encore plus en ce moment ?
00:07:53Alors, on peut prépositionner des équipes, notamment lorsqu'on est vraiment sur une vigilance sévère.
00:07:57Après, là, ce qu'il faut surtout garder à l'esprit, c'est que c'est d'abord les gestes
00:08:00de prévention qui sont importants.
00:08:01Nous, on intervient lorsque le feu débute.
00:08:03Mais en fait, pour combattre un incendie, il faut de la discipline de nos concitoyens.
00:08:07Ça passe par le fait d'éviter de mettre des mégots de cigarette dans des espaces naturels.
00:08:11Ça passe aussi par le fait d'éviter de faire des barbecues dans des espaces verts et aussi, pour finir,
00:08:17éviter de jouer avec des feux d'artifice dans des zones qui sont justement soumises à ce type de risque.
00:08:22Et on rappelle que la plupart des départs d'incendie, ils sont provoqués par les humains.
00:08:27En effet.
00:08:27Voilà, je sais que vous le dites d'habitude plutôt au cœur de l'été, mais il faut le rappeler
00:08:30aussi au début de la saison des incendies.
00:08:32Est-ce qu'on est prêt à affronter une canicule aujourd'hui ?
00:08:35Quand on voit ces écoles qui ferment, il y en a eu des dizaines aujourd'hui, ces épreuves du bac
00:08:39qui sont reportées.
00:08:42Le ministre de l'Éducation qui dit d'ailleurs aucune épreuve l'après-midi, mais même le matin, on est
00:08:45obligé de les reporter.
00:08:47Est-ce qu'on est prêt à elle ?
00:08:47Alors, on a une culture du risque qui a certes progressé depuis 2003, il faut se le dire.
00:08:52On pense évidemment tout de suite aux personnes vulnérables, mais on a encore de grosses marges de progression.
00:08:58On le voit, les vigilances qui sont faites.
00:09:01On a la météo des forêts qui, depuis quelques années, nous aide aussi.
00:09:04On a pour demain, si mes souvenirs sont bons, auprès de 15 départements qui sont en vigilance orange pour les
00:09:10feux.
00:09:11Et quand on regarde ces départements-là, ils ne sont pas tous dans le sud, ils sont plutôt dans le
00:09:16centre, l'ouest et l'est.
00:09:17Donc, c'est dire à quel point les températures que l'on vit en ce moment représentent aussi un danger
00:09:23pour la végétation, pour nos agriculteurs.
00:09:24Donc, le progrès que l'on doit faire...
00:09:26Si la saison des incendies commence dès maintenant, est-ce qu'on peut tenir pendant plusieurs mois ?
00:09:30Est-ce qu'on a les hommes et le matériel pour ça ?
00:09:31Alors, je laisserai évidemment beaucoup d'en répondre à cette question.
00:09:37En effet, on constate évidemment un élargissement de la période du risque feu de forêt.
00:09:41On voit les premiers feux, comment ça arrive au mois d'avril, ça se finit au mois d'octobre.
00:09:44On prend des enseignements, c'est la culture du retour d'expérience.
00:09:47Au fil des années, on a commencé à constater ce type d'événements.
00:09:50Donc, on réarme nos dispositifs, on prépositionne, comme vous le disiez tout à l'heure, des moyens s'il le
00:09:56faut.
00:09:56Et surtout, grâce au pacte capacitaire et à la réponse de l'État, on a un peu plus de moyens
00:10:00nous permettant d'assurer plus de colonnes de renfort.
00:10:02Une colonne, c'est quoi ? C'est plusieurs engins, des sapeurs-pompiers qui les arment, permettant d'être projetés
00:10:06dans des zones fortement soumises à des risques d'incendie.
00:10:10Et c'est tout l'intérêt, justement, de cette culture du retour d'expérience.
00:10:13Et sur la culture du risque, là, être bien vigilant sur les engins agricoles qu'il va falloir maintenir,
00:10:18parce que malheureusement, parfois, ce sont eux qui mettent le feu au champ.
00:10:21Il n'y a pas que des feux de forêt, il y a des feux de broussailles, des feux de
00:10:23champ.
00:10:24Les véhicules individuels, on parle beaucoup des impacts sur les transports, mais ça a aussi des impacts sur les véhicules
00:10:29individuels.
00:10:30Je l'ai fait, moi, ce matin.
00:10:32Faites un tour de votre véhicule, vos plaquettes de frein qui peuvent être à l'origine d'étincelles.
00:10:38Les plaquettes de frein peuvent provoquer un incendie.
00:10:39Si votre système de freinage est mal entretenu, oui, le freinage de votre véhicule peut provoquer une surchauffe du freinage.
00:10:48Vos pneumatiques, votre liquide de refroidissement, votre huile, tous ces éléments-là,
00:10:52c'est ce qui concourt, quand c'est bien entretenu, à éviter qu'il y ait un emballement thermique du
00:10:57véhicule
00:10:58et qu'il ne mette le feu à la végétation.
00:10:59Alors, vous parlez des transports, justement, Raphaël Grabli.
00:11:02Il y a des difficultés, en tout cas la SNCF, à anticiper cet épisode de canicule en supprimant plusieurs dizaines
00:11:08de trains.
00:11:08Expliquez-nous combien et pourquoi on fait ça, pourquoi on supprime des trains par avance ?
00:11:12Combien ces 60 trains intercités qui ont été supprimés, donc entre jeudi et lundi ?
00:11:17On va voir si ça se poursuivra plus tard dans la semaine.
00:11:20Pourquoi ? Eh bien la SNCF prévoit, je cite, un des pannes potentielles de climatisation,
00:11:24c'est-à-dire qu'elle anticipe déjà des difficultés techniques au niveau de la climatisation.
00:11:28Il y a trois lignes qui sont concernées, Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, Paris-Claire-Montferrand et Bordeaux-Marseille.
00:11:34Pourquoi ? Parce que, pour ceux qui connaissent ces lignes, c'est, vous savez, les vieilles rames corail
00:11:39et qui ne peuvent pas supporter ces chaleurs, qui ne sont pas outillées pour supporter ces chaleurs,
00:11:44qui ont des vieux systèmes de climatisation.
00:11:47Ces rames corail, en fait, elles devaient être remplacées, elles vont être remplacées,
00:11:50mais elles devaient être remplacées déjà il y a un an, en 2025,
00:11:53sauf que, voilà, les nouvelles rames ont pris trois ans de retard.
00:11:56Résultat, pendant cet été et peut-être encore une partie de l'été prochain,
00:12:01il y aura de toute façon des suppressions de sur ces lignes systématiques en cas de forte chaleur.
00:12:06En Elgage, le monde se divise en deux catégories dans ces cas-là,
00:12:09ceux qui ont la clim et ceux qui ne l'ont pas.
00:12:11Pour ceux qui ont la clim, la vie est un peu plus simple.
00:12:13Pour ceux qui ne l'ont pas, on fait quoi pour traverser une vague de chaleur
00:12:16qui va durer 5-6 jours et 14 jours pour ce qui est un thermomètre au-dessus des moyennes.
00:12:22Comment est-ce qu'on prépare son corps ?
00:12:23Alors, comme vous l'avez dit, l'idée, ça va être d'abord de...
00:12:26Bon, pour préparer son corps, malheureusement, c'est trop tard.
00:12:28Parce que préparer son corps, comme vous le disiez, c'est un temps d'adaptation.
00:12:29Je ne parle pas du summer body, moi j'étais plus dans le court terme.
00:12:32Merci pour la petite réflexion au passage.
00:12:35Vous m'avez regardé droit dans les yeux.
00:12:36Non, mais je parlais de l'adaptation thermique.
00:12:38Si j'ai l'acclimatation à la température, ça met un peu de temps.
00:12:42Mais donc là, la question, c'est quelles sont les erreurs à ne pas faire ?
00:12:45Les erreurs à ne pas faire, d'abord, la première chose, ça va être, comme on l'a dit,
00:12:49d'éviter de faire du sport dans des heures chaudes, de commencer par s'acclimater minimum 3 fois par semaine
00:12:54des séances de moins de 60 minutes pour les sportifs à des heures plus fraîches
00:12:57et où on n'essaie pas d'être en sur-régime.
00:13:00La seconde chose, ça va être d'aérer chez soi le soir, de ne pas hésiter à prendre un ventilateur.
00:13:05Alors, c'est vrai que le ventilateur, lorsqu'il fait plus de 35 degrés, malheureusement,
00:13:08vous allez envoyer de l'air chaud, vous allez encore vous déshydrater.
00:13:11Vous avez des astuces qui sont un peu des astuces, on va dire, de grand-mère,
00:13:16mais qui ne fonctionnent pas si mal que ça, c'est-à-dire de prendre un ventilateur,
00:13:19de mettre un linge frais devant ou alors de prendre des glaçons pour avoir un air frais
00:13:24puisque malheureusement, au-dessus de 35 degrés, tout ce que vous allez faire,
00:13:27c'est vous déshydrater plus, même si vous allez avoir cette sensation de vous sentir mieux.
00:13:31Et puis l'autre chose, c'est surtout de faire attention à ses proches et de boire.
00:13:34Pour rappel, les recommandations européennes, c'est hors période de canicule,
00:13:382 litres pour une femme, 2,5 litres pour un homme.
00:13:41Et l'autre chose, c'est que vous n'hésitez pas à ajouter à ça 500 millilitres d'eau,
00:13:44ça veut dire qu'on serait à 2,5 litres minimum.
00:13:46C'est-à-dire que là, vous pouvez boire autant que vous voulez,
00:13:48minimum 2,5 litres en période caniculaire pour une femme et plutôt 3 litres pour un homme.
00:13:52Raphaël ?
00:13:52Oui, je vous interromps et on apprend aussi à l'instant une panne d'électricité,
00:13:56d'ailleurs, on parlait des transports il y a quelques minutes,
00:13:58une panne d'électricité sur le réseau au départ de la gare de l'Est
00:14:01et donc le trafic est interrompu jusqu'à 22 heures.
00:14:04C'est la SETCF qui donne cette information.
00:14:05Information importante, effectivement.
00:14:07On parlait des nuits tropicales il y a quelques instants,
00:14:09c'est-à-dire ces nuits où le mercure reste au-dessus des 20 degrés,
00:14:13même au plus frais de la nuit.
00:14:14Comment est-ce qu'on se prépare à des nuits comme ça
00:14:16et comment est-ce qu'on peut quand même essayer de dormir un peu ?
00:14:19Alors vous avez raison, votre sommeil sera perturbé.
00:14:22Malheureusement, le sommeil perturbé, ça a des réelles conséquences sur l'organisme.
00:14:26Donc on va essayer de faciliter l'induction du sommeil
00:14:28parce que la meilleure température théoriquement,
00:14:31c'est on va dire entre 18 et 20 degrés.
00:14:32Là, on n'est pas du tout dedans, vous venez de le dire.
00:14:34Donc comment on va faire ?
00:14:35Il y a l'astuce du coussin qu'on met directement,
00:14:40la thé d'oreiller ou la litterie qu'on met dans le congélateur.
00:14:43Ça, ça marche 5 minutes.
00:14:45Ça permet de faciliter l'induction.
00:14:47C'est-à-dire que l'idée, c'est au moins de faire l'induction du sommeil
00:14:49et de rentrer facilement en phase de sommeil.
00:14:51On n'hésite pas à prendre une douche avant.
00:14:53Pas de douche froide, vraiment une douche tiède
00:14:55puisque la douche froide, en fait, vous allez malheureusement dire à votre corps
00:14:57« Ouh là, j'ai froid ».
00:14:58Donc il va plutôt activer les systèmes de chaleur.
00:15:00Donc on n'hésite pas à prendre une douche tiède.
00:15:02Ça va vous aider à vous rafraîchir.
00:15:05Et puis évidemment, le brumisateur, le t-shirt mouillé qu'on essore.
00:15:08Pas besoin qu'il soit trempé, mais on l'essore.
00:15:10Ça va permettre comme ça, par conduction, de vous aider à vous refroidir.
00:15:13Yves Tréard, il y a eu un plan adopté l'an dernier par le gouvernement,
00:15:16un plan d'adaptation au réchauffement climatique.
00:15:19On a mis un milliard et demi d'euros sur la table.
00:15:22La ministre aujourd'hui de la Transition, Monique Barbu, dit que ça n'est clairement pas assez.
00:15:27Non, mais c'est vrai qu'il y a une responsabilité politique
00:15:29qui va devenir de plus en plus grande, évidemment.
00:15:32Et je pense que plus ça va aller, plus les gouvernants vont être obligés,
00:15:35quels qu'ils soient, de tenir compte de cela.
00:15:37D'abord parce qu'il peut y avoir des conséquences pour eux.
00:15:41On se souvient de 2003.
00:15:422003, le ministre de la Santé l'avait payé très cher.
00:15:46En polo.
00:15:47Il était arrivé dans son jardin, alors qu'il y avait des morts par milliers,
00:15:50parmi les plus anciens.
00:15:52On se souvient aussi des incendies d'il y a quelques années,
00:15:55quand Mme Borne était Premier ministre.
00:15:58Pendant un mois, ça a été pour elle assez chaud, c'est pas le cas de le dire.
00:16:02Alors, si vous voulez, il y a deux types d'effets pour une politique.
00:16:05D'abord, c'est prévenir.
00:16:07Prévenir, mais à long terme, à très long terme.
00:16:09Un milliard 3, c'est rien du tout.
00:16:10Mais c'est vrai qu'il faut complètement qu'on change.
00:16:13Mais qui va faire ça ?
00:16:14Qui va prendre le risque de demander à ses concitoyens de changer complètement d'habitude de transport ?
00:16:20De changer complètement d'habitude d'isoler leur logement, ce qui coûte très très cher.
00:16:27Vous parliez de climatisation si on veut climatiser son logement.
00:16:31Un, les appareils de climatisation coûtent cher, en dehors du ventilateur d'occasion.
00:16:37Et puis, deuxièmement, ça coûte une énergie de dingue, comme dirait l'autre.
00:16:41Et il est là le sujet.
00:16:42C'est que quand l'énergie, en plus, est très chère, c'est double punition.
00:16:46Donc ça, ça me paraît, si vous voulez, je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de politiques
00:16:49qui vont consacrer de l'énergie, du temps, pour imaginer la ville d'il y a, dans 10 ans.
00:16:56Et il faudrait pourtant faire ça.
00:16:57Et puis après, vous avez les politiques qui sont mises devant le pied du mur
00:17:02et qui, là, doivent prévenir, prévenir au maximum, comme dans cette période-là.
00:17:06Est-ce que vous avez entendu, ces dix derniers jours, un ministre, quel qu'il soit,
00:17:11prévenir de la vague de chaleur qui allait nous rappeler ?
00:17:14Un petit peu le ministre de l'Éducation, parce que la question lui est posée tous les jours.
00:17:17À cause du bac ?
00:17:18À cause du bac.
00:17:19Justement, le bac, les écoles, Raphaël Grabli, il y a des épreuves de l'oral du bac qui vont être
00:17:24reportées.
00:17:24Oui, ça vient d'être annoncé.
00:17:26Les premiers reports pour les euros du bac, notamment dans l'académie de Poitiers.
00:17:30C'est les euros de lundi et mardi qui ont été décalés d'une semaine.
00:17:34Je rappelle que ces euros, ils ont lieu l'après-midi, au pic de chaleur.
00:17:38C'est pour ça qu'ils sont reportés.
00:17:40Je cite aussi le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, qui disait
00:17:43« Pas d'oral dans une salle à 38 degrés ».
00:17:46En revanche, les épreuves écrites qui ont lieu le matin,
00:17:49elles, a priori, elles ne devraient pas être concernées.
00:17:52Mais pour ce qui est des écoles, des collèges, les aménagements, les fermetures,
00:17:56c'est une décision qui relève du préfet ou du maire.
00:17:59Donc, c'est au cas par cas.
00:18:00Un rappel, l'année dernière, en 2025, pour les pics de chaleur,
00:18:03il y avait 2200 écoles qui avaient dû être fermées.
00:18:06Et un chiffre, un rappel quand même, 80% des écoles primaires ont plus de 50 ans.
00:18:11Pour vous donner aussi une idée de la vétusté des équipements.
00:18:14Et c'est dans le prolongement de ce que disait Yves.
00:18:16– C'est le problème majeur.
00:18:18Et ça, ça coûte évident.
00:18:20En plus, on est quand même un pays où on a une dette abyssale,
00:18:23où il n'y a pas d'argent public disponible.
00:18:25Donc, tout revoir et tout corriger en fonction des pics de chaleur
00:18:31et du réchauffement climatique qui nous attend, ça va être compliqué.
00:18:35– Et on sera justement dans quelques minutes avec le maire de Tours,
00:18:37qui avait dit hier, moi, à 40 degrés, je ferme.
00:18:41À 40 degrés, je ferme mes écoles.
00:18:42Il a fait pas loin de 40 degrés aujourd'hui à Tours.
00:18:45On va lui demander si effectivement les écoliers de Tours
00:18:47vont rester à la maison dans les jours qui viennent.
00:18:48– Vous voyez, moi, ce qui m'inquiète, c'est qu'on parle des écoles.
00:18:50Et c'est très bien.
00:18:51Mais par exemple, moi, dans l'hôpital où je suis,
00:18:54on n'a pas la climatisation.
00:18:56– Aucune salle n'est climatisée.
00:18:57– Il y a le bloc opératoire qui est climatisé,
00:19:00puisque ça, c'est pour des raisons, c'est nécessaire.
00:19:03Donc, c'est toujours climatisé, la réanimation.
00:19:04Mais vous voyez, par exemple, aux urgences, on n'a pas la climatisation.
00:19:07C'est-à-dire que là, moi, je ne sais même pas comment on va faire,
00:19:09parce qu'on ne peut pas fermer les urgences ce week-end.
00:19:11Je ne sais pas comment on va faire.
00:19:12On ne peut pas fermer les urgences.
00:19:13On a des patients qui ont plus de 80 ans.
00:19:16Ils vont rester, ils vont cuire aux urgences.
00:19:17C'est une réalité.
00:19:18Et ça, on n'a pas de solution.
00:19:20– Raphaël ?
00:19:21– Oui, je voulais évoquer un article du Parisien
00:19:24qui évoquait des témoignages d'ailleurs à l'hôpital,
00:19:26les hôpitaux qui effectivement ne sont massivement pas climatisés.
00:19:30Notamment un témoignage de l'hôpital de Dax dans les Landes,
00:19:33où ils évoquaient le fait de mettre justement des couvertures de survie
00:19:37pour rafraîchir un petit peu la pièce et mettre des serviettes humides sur les malades.
00:19:43– C'est pour limiter la couverture de survie, c'est pour limiter le rayonnement.
00:19:46Mais vous voyez, par exemple, nous, on ouvre les portes de sécurité.
00:19:48C'est-à-dire que c'est vraiment système D.
00:19:49On ouvre les portes qui ne devraient pas être ouvertes, on les ouvre.
00:19:51Pour que ça aère un petit peu, on met des ventilateurs.
00:19:53Mais vous vous rendez bien compte, quand je vous dis les apports hydriques qu'il faut faire,
00:19:56on ne peut pas les faire aux urgences, on n'a pas la possibilité.
00:19:59Donc vous êtes à peu près sûr que les gens se déshydratent encore plus.
00:20:02Et vous allez voir qu'on va avoir une véritable diatrogénie.
00:20:04Ce qu'on appelle une diatrogénie, ça va être des effets liés aux soins,
00:20:08des effets indésirables liés aux soins.
00:20:09On va les avoir dans les jours qui suivent.
00:20:11C'est-à-dire qu'on ne va pas comprendre.
00:20:12On va faire, attendez, elle venait pour une fracture du col du fémur.
00:20:16Au final, elle est déshydratée.
00:20:17Au final, elle se dégrade.
00:20:18Et ça, c'est des choses qu'on mesure un an après.
00:20:20– Et juste un autre témoignage à l'hôpital de Montauban.
00:20:2335 degrés qui étaient relevés dans la chambre d'un malade
00:20:26qui était en soins palliatifs.
00:20:28Résultat, sa famille a pris l'initiative d'aller acheter un ventilateur
00:20:31pour le placer eux-mêmes dans la chambre.
00:20:33– Quand on parle des témoignages, c'est ce que je dis souvent.
00:20:36On nous reproche d'être parfois alarmistes.
00:20:38Le sujet de la prévention, qu'elle vienne de l'État ou des plateaux,
00:20:42c'est d'éviter de se retrouver à l'hôpital,
00:20:44d'éviter de se retrouver sur les routes, dans les forêts
00:20:46et provoquer malheureusement des incidents
00:20:49qui mèneraient d'un côté évidemment à mettre en danger
00:20:52les soignants et les personnes, les primo-intervenants,
00:20:55mais aussi dépenser de l'argent.
00:20:56Je rappelle que ce que l'on paye aujourd'hui,
00:20:58c'est ce qui n'a pas été investi il y a 10, 15, 20, 30 ans.
00:21:01Et ce que l'on investira par aujourd'hui,
00:21:03nous coûtera 5 à 15 fois plus cher demain.
00:21:06Donc en matière de politique publique,
00:21:08il ne va peut-être pas falloir investir massivement d'un coup,
00:21:11mais par tranche évidemment,
00:21:13s'inspirer de nos territoires ultramarins
00:21:15qui eux aussi ont des vagues de chaleur,
00:21:17mais ont des climats tropicaux
00:21:18et qui ont évidemment des rythmes et des cultures
00:21:22qui s'adaptent à ces températures.
00:21:23– Elisabeth Borne, quand elle avait été première ministre,
00:21:26confrontée aux incendies de forêt pendant un été,
00:21:28je crois que c'était 2023 ou 2022,
00:21:31elle avait quand même engagé des investissements importants
00:21:34justement pour notamment moderniser un peu notre flotte
00:21:39d'avions et de matériel de surveillance.
00:21:43– Oui, donc je vous rappelle, 71 trains annulés
00:21:45du côté de la SNCF, des trains intercités d'ici dimanche,
00:21:48cette panne d'électricité importante du côté de la gare de l'Est à Paris.
00:21:52– Sans qu'on sache pour le moment si c'est lié à la canicule,
00:21:55c'est possible, mais on n'a pas la confirmation à l'heure où on se parle.
00:21:58– Et peut-être le premier décès lié à cette nouvelle canicule,
00:22:01on va retrouver Julie Roser qui est dans le département du Val-d'Oise
00:22:03puisqu'un homme est mort aujourd'hui sur ou près d'une piste d'athlétisme.
00:22:08Quelles sont les informations dont vous disposez ?
00:22:10Bonsoir Julie.
00:22:11– Bonsoir, oui, en effet, ce matin, peu avant 11h,
00:22:16ce sont des passants qui ont retrouvé un jeune homme de 30 ans
00:22:19sur la piste d'athlétisme du stade Raoul Dautry,
00:22:22que Théo Touché est en train de vous montrer.
00:22:24Des passants qui ont trouvé ce jeune homme de 30 ans inconscient,
00:22:28ils ont très vite alerté des secours.
00:22:30Un médecin et une infirmière de la clinique
00:22:33qui se trouvent à quelques centaines de mètres sont intervenus,
00:22:36ont prodigué un massage cardiaque, mais sans succès.
00:22:39Une fois les secours arrivés,
00:22:41ils ont déclaré le jeune homme de 30 ans mort.
00:22:45C'est donc, vous le disiez, d'après la préfecture du Val-d'Oise,
00:22:48un décès qui serait très probablement lié à la chaleur,
00:22:52alors que le département du Val-d'Oise, ici,
00:22:55comme une très large partie du pays,
00:22:56est en alerte orange à la canicule.
00:23:00Pour rappel, le ministère de la Santé
00:23:03conseille d'éviter la pratique sportive
00:23:05pendant ces gros épisodes de chaleur.
00:23:07D'ailleurs, ces consignes de sécurité sont rappelées
00:23:09à l'entrée de ce stade.
00:23:11Et puis, le stade a désormais été fermé
00:23:14à la pratique sportive jusqu'à Nouvelle-Oise,
00:23:16comme vous le voyez sur ces images de Théo Touché.
00:23:19Merci beaucoup, Julie.
00:23:20Donc, en direct, Dermont, dans le Val-d'Oise,
00:23:23arrêt cardiaque après une pratique du sport.
00:23:26C'est courant, ça ?
00:23:26Cet événement dramatique nous rappelle que ça concerne,
00:23:29malheureusement, tout le monde.
00:23:30Le fait d'être exposé à la chaleur,
00:23:32qu'à chaque fois, c'est vrai qu'on parle des personnes
00:23:33les plus fragiles et que, malheureusement,
00:23:35souvent, comme vous l'avez très justement dit,
00:23:37on surestime nos capacités.
00:23:38Parce que c'est important de rappeler
00:23:39que quand on a une surmortalité annuelle
00:23:41d'environ 6 000 personnes liées aux épisodes de chaleur,
00:23:44souvent, on parle de l'hyperthermie,
00:23:46c'est-à-dire la température qui est trop élevée
00:23:47et que vous allez faire un coup de chaleur
00:23:49ou alors de la déshydratation.
00:23:50Mais il faut bien comprendre que les autres problématiques,
00:23:53vous allez en avoir pendant ces périodes-là.
00:23:55Par exemple, les événements cardiovasculaires,
00:23:57il faut bien comprendre que vous allez devoir,
00:23:59pour refroidir votre corps,
00:24:00votre cœur va devoir pomper plus vite, plus fort.
00:24:02Donc, vous avez un risque accru d'infarctus,
00:24:05vous avez un risque accru d'arrêt cardiaque, d'arythmie.
00:24:08Vous avez aussi des problèmes pulmonaires
00:24:09puisqu'avec la pollution, vous allez avoir,
00:24:11malheureusement, des patients qui vont avoir
00:24:13plus de pathologies pulmonaires
00:24:14qui vont se retrouver aux urgences.
00:24:16Donc, réellement, il faut bien comprendre
00:24:17que là, on se dit, finalement,
00:24:19il y a peu de cas d'hyperthermie.
00:24:20Mais en fait, aux urgences,
00:24:22on va les avoir, ces patients-là.
00:24:24Commandant, qu'est-ce qui va vous équiper le plus
00:24:25dans les jours qui viennent, en France ?
00:24:27Alors, essentiellement, ça va être des malaises,
00:24:28justement, des malaises suite
00:24:30à un manque d'une déshydratation.
00:24:33C'est aussi, malheureusement, les noyades.
00:24:34En fait, si je m'appuie sur les chiffres
00:24:36de Santé publique France,
00:24:37il y a plus de 1 400 noyades en 2025,
00:24:40plus de 400 décès occasionnés par ces noyades.
00:24:43Pourquoi ?
00:24:43Parce que, forcément, vous allez avoir
00:24:45un important afflux de personnes
00:24:46qui vont souhaiter se baigner,
00:24:47qui vont sortir des zones de baignade,
00:24:49se baigner de manière un peu, des fois, anarchique,
00:24:50sans être sous la surveillance
00:24:52de personnel professionnel et formé
00:24:53au sauvetage aquatique.
00:24:55Pardon, on parlait d'adaptation tout à l'heure.
00:24:56Est-ce qu'il ne faut pas aussi que la surveillance
00:24:57des baignades, elle arrive plus tôt dans la saison ?
00:25:00S'il fait plus chaud et que les gens se baignent plus tôt ?
00:25:02Alors, oui, forcément.
00:25:03Sauf que, nous, on a un dispositif,
00:25:05et on a des neigeurs sauveteurs
00:25:06qui sont prévus sur ces dispositifs-là.
00:25:09Après, forcément, lorsque vous avez des baignades
00:25:10qui sont faites de manière anarchique,
00:25:12on ne peut pas contrôler un flux
00:25:13lorsque des personnes de leur propre chef
00:25:16vont se baigner sans respecter les consignes.
00:25:19Et d'ailleurs, c'est aussi pour les enfants.
00:25:21On parle beaucoup des adultes,
00:25:22notamment en période d'été,
00:25:24mais surtout les enfants, garder à l'esprit
00:25:26que ce n'est pas parce qu'un enfant a un brassard
00:25:28que l'attention de l'adulte doit être écartée.
00:25:32C'est bien évidemment deux instructions
00:25:34qui sont nécessaires de conserver.
00:25:35On est en ligne à présent avec le maire de Tours,
00:25:38Emmanuel Denis.
00:25:39Bonsoir, maire écologiste de Tours.
00:25:41Merci d'être avec nous ce soir.
00:25:42Vous aviez dit, je le rappelais il y a quelques minutes,
00:25:45si on franchit les 40 degrés,
00:25:46je ferme les écoles de ma ville.
00:25:48C'est une responsabilité des maires, aujourd'hui,
00:25:50de fermer ou non les écoles.
00:25:51Est-ce qu'effectivement à Tours, vous allez les fermer ?
00:25:54Alors, ce qu'on va faire, on en a parlé,
00:25:57on s'est mis d'accord avec l'Éducation nationale,
00:25:59on va adapter les horaires, lundi et mardi,
00:26:01puisque vous l'avez vu, le bout de chaleur
00:26:03va avoir lieu dimanche, lundi,
00:26:05et puis vraisemblablement le temps
00:26:07que les températures baissent encore mardi.
00:26:09Et donc, ce qu'on a décidé,
00:26:10c'est que les enfants vont arriver un peu plus tôt,
00:26:13commencer les enseignements un peu plus tôt,
00:26:15dès lundi matin, donc 8h, au lieu de 8h30,
00:26:17jusqu'à midi au lieu de 11h30,
00:26:19donc une plage d'enseignement un peu plus longue.
00:26:22Ensuite, repas froid,
00:26:22et ensuite, on demandera aux parents
00:26:24de récupérer leurs enfants.
00:26:26Alors, bien sûr, pour les personnels prioritaires,
00:26:29on prendra en charge les enfants.
00:26:31On va conserver deux ou trois établissements refuges
00:26:34qui ont été rénovés,
00:26:37qui pourront accueillir les enfants.
00:26:39Mais sinon, la règle, ça sera 8h, midi,
00:26:42le repas froid,
00:26:42et ensuite, les parents récupéreront leurs enfants.
00:26:45On fera ça lundi et mardi
00:26:47pour passer ce pic de canicule.
00:26:49Pas de cours lundi après-midi
00:26:51et mardi après-midi
00:26:52pour les petits écoliers de Tours.
00:26:54Il fait combien à l'intérieur de vos écoles en ce moment ?
00:26:57Est-ce que vous le savez ?
00:26:58Oui, je le sais,
00:26:59on le suit très bien.
00:27:02On a un certain nombre d'écoles
00:27:04qui sont des écoles qui pailleront,
00:27:05donc avec des structures métalliques
00:27:07et puis des écoles qui datent maintenant des années 70.
00:27:11On peut monter à plus de…
00:27:13Cet après-midi,
00:27:14on est allé avec des journalistes,
00:27:15on était à 35 degrés,
00:27:16c'est-à-dire la température qu'il y avait à l'extérieur.
00:27:18Et quand on monte à des températures encore plus élevées,
00:27:21ce qui va arriver lundi et mardi,
00:27:23on peut dépasser les 40 degrés.
00:27:25C'est ce qu'on a observé sur la vague de chaleur
00:27:27il y a quelques semaines.
00:27:28On est monté à plus de 40 degrés
00:27:31dans certaines classes.
00:27:33Donc, c'est pour cette raison
00:27:36et pour des raisons…
00:27:37J'entendais l'intervention juste avant mon interview
00:27:41sur le sujet de santé publique.
00:27:44On est vraiment dans un sujet de santé publique.
00:27:45Au-delà de 40 degrés,
00:27:47ce n'est pas responsable de laisser les enfants
00:27:50dans les classes avec les professeurs des écoles,
00:27:53avec les agents de la ville.
00:27:54Et c'est pour ça qu'on a pris cette décision
00:27:56d'adapter les horaires lundi et mardi
00:27:57dans les écoles de tour.
00:27:59Monsieur le maire,
00:27:59il semble que le pic de la canicule
00:28:01soit pour dimanche ou pour lundi.
00:28:04Dimanche, c'est la fête des pères,
00:28:05mais c'est aussi la fête de la musique.
00:28:07Est-ce que vous allez la maintenir dans votre ville ?
00:28:09Est-ce que vous envisagez de renoncer
00:28:11à certains concerts ?
00:28:12Comment ça va se passer chez vous ?
00:28:14Alors, en fait, la ville de Tour
00:28:15n'organisait pas de concerts particuliers.
00:28:18Il y a beaucoup de…
00:28:19C'est un peu une manifestation spontanée,
00:28:22la fête de la musique.
00:28:23Donc, l'idée, là aussi,
00:28:25on en a discuté avec les services de l'État,
00:28:27avec le préfet,
00:28:28c'est d'organiser les choses,
00:28:29d'être très présents
00:28:30et puis de rappeler aussi
00:28:31les consignes de sécurité,
00:28:33les consignes de prudence.
00:28:34Ça veut dire que
00:28:36les personnes âgées qui sont fragilisées,
00:28:38plutôt ne pas sortir
00:28:40aux heures les plus chaudes,
00:28:41surtout à un moment
00:28:43où il y aura peut-être beaucoup de monde.
00:28:44Les familles, peut-être aussi,
00:28:46ne pas faire la fête de la musique cette année.
00:28:50Chacun doit, de manière responsable,
00:28:52choisir ou pas
00:28:53de venir à cette fête de la musique.
00:28:56Et puis, nous, on aura des dispositifs de sécurité
00:28:58et de secours importants partout dans la ville.
00:29:02On a des points de rafraîchissement
00:29:07et des fontaines un peu partout.
00:29:08Donc, voilà.
00:29:09On va rappeler les consignes de sécurité,
00:29:11s'hydrater, rester à l'ombre.
00:29:12Et puis, on va faire ce qu'il faut
00:29:15pour que ça se passe bien dimanche soir.
00:29:18Merci beaucoup, Emmanuel Denis,
00:29:20d'avoir été avec nous ce soir sur BFM TV.
00:29:22On voyait, pendant que parlait le maire de Tours,
00:29:25on les revoit là,
00:29:26les températures prévues à 23 heures.
00:29:28À 23 heures, dimanche soir,
00:29:3031 degrés à Paris, 31 à Lyon,
00:29:3232 à Bourges, 30 degrés à Poitiers,
00:29:3532 à Agen.
00:29:38Est-ce qu'il faut annuler la fête de la musique ?
00:29:41Alors, le lait de la Sécurité civile
00:29:43sera plus apte à répondre.
00:29:45En tout cas, ce qui est sûr,
00:29:46c'est que cette chaleur va accentuer,
00:29:49notamment pour les personnes
00:29:50qui prennent de l'alcool,
00:29:52les effets justement de cet alcool.
00:29:55On sera par exemple à Paris,
00:29:56au niveau des quels de Seine,
00:29:57avec une foule immense.
00:29:59Et donc, dans la foule,
00:30:00on aura une chaleur encore plus importante.
00:30:04Personne ne nous dit qu'il y aura
00:30:05une personne qui pourrait être alcoolisée
00:30:08et qui va se jeter dans la Seine
00:30:09pour se rafraîchir.
00:30:10On a un risque d'hydrocution.
00:30:11Il y a vraiment des risques
00:30:13qui sont importants
00:30:14à cause justement de cette fête de la musique
00:30:15et de cette chaleur.
00:30:16Voilà, chaleur plus alcool,
00:30:18ça, c'est une mauvaise soirée
00:30:19pour vos équipes sur le terrain ?
00:30:21Ce n'est jamais un très bon combo.
00:30:22En effet, la chaleur plus l'alcool.
00:30:24Il n'y a pas de match de l'équipe de France dimanche soir ?
00:30:26Non, je ne crois pas d'ici.
00:30:27Non, non.
00:30:27En Syrac.
00:30:2823h.
00:30:29Il fera chaud en plus.
00:30:30Ça reste malgré tout un cocktail assez mortifère.
00:30:33Il faut être vigilant par rapport à ça.
00:30:34C'est de la discipline.
00:30:35On doit apprendre aussi à vivre avec les fortes chaleurs.
00:30:37Mais pour ce faire, il faut respecter des règles.
00:30:39On parle de baignade.
00:30:40On parle aussi d'éviter de s'alcooliser à outrance.
00:30:43Et puis, quand un maire ou un préfet interdit un événement,
00:30:48c'est pour la sécurité des concitoyens.
00:30:49Il faut le respecter aussi.
00:30:50Il y a eu des concerts déjà interdits, Raphaël ?
00:30:52Oui.
00:30:52Il y a une annulation.
00:30:54Alors, dans des petites villes,
00:30:55il y a quelques annulations déjà de la fête de la musique.
00:30:58La plus grosse ville pour le moment où ça a été annulé,
00:31:00à notre connaissance, c'est à Brive-la-Gaillarde.
00:31:03Il y a aussi l'annulation d'un concert, notamment à Angers.
00:31:07Vous parliez d'un match à l'équipe de France.
00:31:09Alors, il n'y a pas de match,
00:31:10mais il y a un concert au Stade de France,
00:31:12très important, un concert de Bruno Mars.
00:31:15Yves Tréard, il est au courant de tout.
00:31:16Le foot, les concerts de Bruno Mars.
00:31:18Je ne sais pas ce qu'on fait le week-end.
00:31:19Ben, écoutez, je m'en fous.
00:31:21Vous disiez, il y a un concert lundi soir aussi.
00:31:23Oui, je crois que c'est trois soirs.
00:31:25Non, mais c'est un concert extrêmement important.
00:31:27Alors, il n'est pas annulé.
00:31:28Il y a des consignes qui ont été quand même passées
00:31:30par les organisateurs, évidemment, de s'hydrater.
00:31:32Et notamment, je cite ce qui est écrit par les organisateurs,
00:31:37éviter les efforts physiques inutiles.
00:31:40Donc, je ne sais pas s'il faudra ne pas danser
00:31:41pendant le concert de Bruno Mars,
00:31:42mais c'est vrai qu'il y a quand même des consignes
00:31:44qui ont été passées, mais il n'est pas annulé.
00:31:45Et vous savez ce qu'on va faire au Hellfest,
00:31:47le grand festival de métal qui commence ce soir.
00:31:49On prend des lances à incendie et on arrose tout le public.
00:31:52Il y a 240 000 personnes attendues au Hellfest.
00:31:55Et on va, en plus des brumisateurs habituels,
00:31:57lancer incendie pour tout le monde, pour le public.
00:31:59Alors, il y a aussi un petit rappel par rapport à ça.
00:32:01C'est que l'utilisation des lances à incendie
00:32:02et notamment l'eau qui sert à éteindre les incendies.
00:32:05Si je parle un petit peu des poteaux incendie,
00:32:06on parle de street pooling dans beaucoup d'agglomérations.
00:32:08Malheureusement, quand il fait très chaud, on porte à l'eau.
00:32:10Ça, ce sont ceux qui ouvrent les bornes.
00:32:11Exactement.
00:32:12Ça, c'est un réel sujet.
00:32:13On le sous-estime assez souvent.
00:32:14Mais finalement, quand on ouvre un poteau incendie,
00:32:15c'est une canne de saison d'eau qui est impactée.
00:32:17Ça veut dire que c'est d'autres poteaux
00:32:18qui ne fourniront pas suffisamment de débit.
00:32:20Et du coup, ça peut occasionner un risque,
00:32:21lorsqu'on intervient dans un quartier,
00:32:23d'avoir moins d'eau pour éteindre le feu.
00:32:25Si vous nous rejoignez, 19h18 sur BFM TV,
00:32:28c'est donc une nouvelle canicule
00:32:30qui est en train de s'abattre sur la France
00:32:31avec un chiffre aujourd'hui, la barre des 40 degrés
00:32:34qui a déjà été atteinte par endroits.
00:32:37Vous le voyez, 53 départements sont en vigilance orange
00:32:40pour cette canicule.
00:32:42Anthony Ferry, on va redonner toutes les informations
00:32:44puisque c'est une canicule qui va durer
00:32:47dans les jours qui viennent.
00:32:4953 départements en alerte,
00:32:5140,1 degrés aujourd'hui dans l'Inde.
00:32:53À quoi faut-il s'attendre dans les heures,
00:32:55dans les jours qui viennent ?
00:32:55Alors déjà, en deux mots, bon courage.
00:32:57Oui.
00:32:58Et ensuite, soyons plus précis,
00:32:59la chaleur va se déplacer, en fait,
00:33:02au fur et à mesure des jours.
00:33:04À partir de dimanche,
00:33:05arrivée d'une nouvelle masse d'air chaud
00:33:08qui va faire augmenter les températures.
00:33:11C'est d'ailleurs pour cela
00:33:12qu'on se dirige tout droit, sans doute,
00:33:14vers une vigilance rouge.
00:33:16Mais ce sera évidemment avec Santé publique France
00:33:18qu'il faudra aussi la déclencher.
00:33:19Mais on va donc vers une vigilance rouge.
00:33:21Le pic de cette canicule est attendu
00:33:24entre dimanche et lundi.
00:33:26Lundi pourrait d'ailleurs être la journée
00:33:28la plus chaude de l'histoire
00:33:29puisque nous pourrons atteindre les 42 degrés par endroit.
00:33:32Mais surtout, on dépassera les 29 degrés,
00:33:34peut-être à l'échelle nationale.
00:33:36Quand est-ce qu'elle va se finir ?
00:33:38Eh bien, je n'ai pas de réponse à vous donner.
00:33:40Il y aura un léger refroidissement,
00:33:43si je puis dire.
00:33:44Mais quand je parle de refroidissement,
00:33:45il fera encore 33 degrés à Paris
00:33:46à partir de mercredi.
00:33:48En revanche, jusqu'à au moins 10 jours,
00:33:51on sera sur des valeurs
00:33:52exceptionnellement chaudes.
00:33:53Le jour et la nuit,
00:33:55ça aussi, c'est un phénomène
00:33:55qu'il va falloir surveiller,
00:33:56la température la nuit,
00:33:57au milieu de la nuit.
00:33:58Au milieu de la nuit,
00:33:59eh bien, on ne descendra pas.
00:34:01Par exemple, dimanche,
00:34:02dans la nuit de dimanche à lundi,
00:34:03en dessous de 26 degrés
00:34:06au plus frais dans la nuit,
00:34:08auquel il faut aussi ajouter,
00:34:09n'oublions pas,
00:34:10pour ceux qui n'ont pas de clim,
00:34:11eh bien, l'effet d'îlot de chaleur,
00:34:12c'est-à-dire à peu près 7 degrés de plus.
00:34:14Donc, dans certains appartements parisiens,
00:34:16lyonnais, toulousains,
00:34:17on pourrait dépasser les 30 degrés
00:34:19au cœur de la nuit.
00:34:21Sincèrement, les nuits qui arrivent,
00:34:22c'est-à-dire samedi à dimanche,
00:34:24dimanche à lundi,
00:34:25seront éprouvantes
00:34:26et même suffocantes.
00:34:28Ce sera très inquiétant.
00:34:30Merci, Anthony.
00:34:30Les infos pratiques à présent,
00:34:32Raphaël Grabli.
00:34:32D'abord, les transports,
00:34:34cette panne en cours
00:34:36à Paris, à la gare de l'Est,
00:34:37panne électrique.
00:34:38On ne sait pas si c'est lié,
00:34:39mais probablement.
00:34:39Exactement, c'est la principale
00:34:40information ce soir,
00:34:41sans qu'on puisse affirmer
00:34:43que ce soit en lien
00:34:43directement avec la canicule,
00:34:45mais la SNCF qui annonce
00:34:46une panne d'électricité
00:34:47sur le réseau
00:34:48au départ de la gare de l'Est
00:34:49avec un trafic
00:34:50qui est totalement interrompu
00:34:51jusqu'à 22h.
00:34:52Et puisqu'on parle des transports,
00:34:53je rappelle,
00:34:5571 trains intercipés
00:34:56qui seront supprimés
00:34:57entre jeudi et lundi
00:34:58sur les lignes
00:34:59Paris-Orléans-Limoche-Toulouse,
00:35:00Paris-Claire-Montferrand
00:35:01et Bordeaux-Marseille.
00:35:03Ce sont des images
00:35:05qui apparaissent depuis,
00:35:06on va dire,
00:35:07une heure sur les réseaux sociaux,
00:35:09notamment sur la ligne du RRE.
00:35:12Une multitude d'images
00:35:13de voyageurs
00:35:15qui doivent sortir
00:35:16et qui quitter les rames,
00:35:19faire comme ça
00:35:19plusieurs kilomètres à pied.
00:35:22Donc, voilà.
00:35:23Pardon, mais c'est normal, ça,
00:35:24qu'on ouvre les portes
00:35:25entre deux...
00:35:26Ils ont forcé les portes, sans doute.
00:35:28Sauf autorisation
00:35:29de l'exploitant,
00:35:30mais effectivement,
00:35:31ce sont des situations
00:35:32qui sont dangereuses
00:35:33si la SNCF ne la part autorise
00:35:34et d'où l'importance, là,
00:35:36de bien écouter
00:35:37les consignes
00:35:37qui sont données
00:35:38par toutes les autres.
00:35:38Le commandant a fait
00:35:39non, non, non,
00:35:39quand j'ai dit
00:35:40est-ce que c'est normal ?
00:35:41On ne s'engage pas
00:35:42sur les voix,
00:35:43sur les consignes
00:35:44du chef d'incident local
00:35:45et des responsables
00:35:46de la SNCF.
00:35:47Et je pense que là,
00:35:47visiblement,
00:35:48quand on voit les images,
00:35:49on est sur un comportement
00:35:51de rechercher une zone froide
00:35:53un petit peu
00:35:53et du coup,
00:35:56la discipline à avoir, malheureusement.
00:35:57Malheureusement.
00:35:58Deux autres infos à vous donner.
00:35:59D'abord, peut-être le premier mort
00:36:00lié à cette canicule.
00:36:01Un homme qui faisait du sport
00:36:01aujourd'hui dans le Val-d'Oise,
00:36:03du sport en extérieur,
00:36:04que les secours
00:36:05n'ont pas pu réanimer,
00:36:06vous nous le disiez tout à l'heure.
00:36:08Et puis,
00:36:08ces premiers départs de feu
00:36:10aujourd'hui signalés
00:36:11dans plusieurs départements
00:36:12du sud.
00:36:13En Corse,
00:36:14également,
00:36:14départs de feu signalés
00:36:15du côté de la Haute-Corse.
00:36:17Vous voyez ici
00:36:17les images également
00:36:19du côté de l'Aude
00:36:20et du côté d'Arles.
00:36:22Extrême prudence,
00:36:23puisque vous nous rappeliez
00:36:24tout à l'heure commandant
00:36:26que la plupart de ces feux
00:36:28sont d'origine humaine.
00:36:30On va repartir
00:36:31à présent sur le terrain,
00:36:32repartir du côté d'Auxerre,
00:36:34retrouver l'envoyé spécial
00:36:36de BFM TV.
00:36:37On était tout à l'heure
00:36:38en cuisine
00:36:38avec ceux qui souffrent
00:36:39de la chaleur.
00:36:40Vous avez pris l'air,
00:36:41vous êtes dehors.
00:36:42Enfin, je dis
00:36:42vous avez pris l'air,
00:36:42vous êtes dehors.
00:36:43Il fait la même température, non ?
00:36:47Alors,
00:36:48l'air commence à devenir
00:36:49un peu plus respirable.
00:36:50Il fait 37 degrés,
00:36:51le mercure baisse doucement.
00:36:52Il faisait 39.
00:36:53Il y a encore une heure,
00:36:55le mercure baisse,
00:36:55mais les terrasses,
00:36:56elles, se remplissent.
00:36:57Je suis avec Angélique.
00:36:59Angélique,
00:37:00alors expliquez-nous
00:37:01pourquoi venir en terrasse ce soir ?
00:37:03Bonjour.
00:37:04Alors,
00:37:05en terrasse ce soir,
00:37:05on attendait un petit peu
00:37:06que le soleil se baisse.
00:37:09Donc,
00:37:09vers 18h,
00:37:10la température
00:37:11descend un petit peu.
00:37:12On vient s'hydrater,
00:37:13pas mal.
00:37:14On évite les verres de vin.
00:37:15On s'hydrate avec de l'eau,
00:37:16avec des orangines,
00:37:17comme on peut.
00:37:18On a de la chance aussi
00:37:19d'avoir beaucoup de points d'eau.
00:37:20Donc,
00:37:20l'après-midi,
00:37:21on part se baigner.
00:37:22On y va jusqu'à 17h,
00:37:2318h à peu près.
00:37:24Et après,
00:37:24on vient en terrasse.
00:37:25J'ai cru comprendre
00:37:26que c'était particulièrement compliqué
00:37:27chez vous.
00:37:27Il fait très chaud chez vous.
00:37:28Là,
00:37:28il fait très chaud.
00:37:29Donc,
00:37:29on ferme les volets principalement.
00:37:31Ça fait du bien.
00:37:32Ça rafraîchit un petit peu les pièces.
00:37:33Et le soir,
00:37:34on privilégie un petit peu les restos,
00:37:36au moins les choses fraîches.
00:37:37Donc,
00:37:38la table des cordeliers
00:37:39fait un très bon pokéball.
00:37:41Merci Angélique.
00:37:42Vous l'aurez compris,
00:37:43le mercure commence doucement à baisser.
00:37:45Mais ce soir,
00:37:45il ne redescendra pas
00:37:46en dessous des 21 degrés.
00:37:48Merci,
00:37:49Météo Pasto,
00:37:49Dorine Jarnias.
00:37:50Voilà ce qu'on pouvait dire ce soir
00:37:51sur cette canicule.
00:37:5253 départements en alerte orange.
00:37:55Ça va durer jusqu'à la fin de la semaine.
00:37:57Peut-être même jusqu'en début
00:37:59de la semaine prochaine.
00:38:0019h24,
00:38:01c'est l'heure d'accueillir
00:38:02un ancien Premier ministre
00:38:03qui revient
00:38:04neuf mois après avoir quitté Matignon.
00:38:06Bonsoir,
00:38:06François Bayrou.
00:38:07Bonsoir.
00:38:07Vous allez débattre ce soir
00:38:08face à Alain Doamel.
00:38:10Bonsoir Alain.
00:38:11Vous revenez en librairie
00:38:12avec votre petit livre rouge
00:38:14« Alerte sur la France qui vient ».
00:38:16C'est aux éditions de l'Observatoire.
00:38:18Vous racontez votre séjour à Matignon.
00:38:20Vous vous poussez aussi
00:38:21un coup de gueule
00:38:21sur l'état des finances publiques
00:38:22et sur le fait que
00:38:24finalement,
00:38:25ça a l'air de n'intéresser
00:38:26à peu près personne.
00:38:27Et vous dites
00:38:27on va dans le mur.
00:38:28C'est le Titanic.
00:38:29Le concert joue
00:38:30mais nous regardons ailleurs.
00:38:33Je précise aussi
00:38:34parce que vous l'avez dit
00:38:34vous-même ces derniers jours
00:38:35que vous n'êtes pas candidat
00:38:37à l'élection présidentielle.
00:38:39Vous avez lu le livre
00:38:40évidemment Alain Doamel.
00:38:41Est-ce que c'est une forme
00:38:42de testament politique
00:38:44de François Bayrou ?
00:38:45Non, je dirais que c'est plutôt
00:38:48une proclamation de guerre
00:38:51contre l'endettement de la France.
00:38:54Alors chez François Bayrou
00:38:56c'est un vieux combat.
00:38:58Mais enfin disons que
00:38:59c'est un combat
00:39:00qui chaque année
00:39:00malheureusement
00:39:01est de plus en plus légitime.
00:39:03Et est-ce que François Bayrou
00:39:05est légitime
00:39:06pour incarner ce combat-là ?
00:39:08Ah bah oui
00:39:08puisqu'il dit ça
00:39:09j'allais dire
00:39:09depuis sa naissance
00:39:10mais enfin
00:39:12pratiquement
00:39:12depuis sa naissance politique.
00:39:15Pourquoi publier un livre
00:39:16neuf mois après son départ
00:39:17de Matignon ?
00:39:18Vous avez été
00:39:19je le rappelle
00:39:20renversé par un vote
00:39:21de confiance
00:39:21que vous avez réclamé
00:39:23vous-même
00:39:24pour dire
00:39:25ça fait des années
00:39:26que j'alerte
00:39:26on ne m'écoute pas
00:39:27mais écoutez-moi
00:39:28une dernière fois
00:39:29parce que l'heure est grave.
00:39:30Une dernière fois
00:39:31vous prenez vos désirs
00:39:33pour des réalités.
00:39:34Encore une fois.
00:39:35Non c'est pas encore une fois.
00:39:38Nous sommes
00:39:39au bord
00:39:40de la catastrophe
00:39:41et pas seulement
00:39:43au bord de la catastrophe
00:39:44mais désormais
00:39:45nous sommes
00:39:46submergés
00:39:47par les conséquences
00:39:49de notre
00:39:51insouciance.
00:39:53Il faut
00:39:53avoir deux ou trois choses
00:39:55en tête
00:39:55que je crois
00:39:56ce livre explique
00:39:56et qui n'est
00:39:58presque jamais
00:39:59expliqué.
00:40:00ce que personne
00:40:01n'explique
00:40:01on parle de la dette
00:40:02mais personne
00:40:03n'explique jamais
00:40:03ce que c'est.
00:40:04Comment c'est venu ?
00:40:08Depuis 50 ans
00:40:10aucun budget
00:40:11n'a été voté
00:40:12en équilibre
00:40:13en France.
00:40:1450 ans.
00:40:1674
00:40:19et spécialement
00:40:20à partir
00:40:20de 81.
00:40:22Aucun budget
00:40:23en équilibre
00:40:23on emprunte
00:40:24tous les ans
00:40:25de quoi
00:40:27rembourser
00:40:28ou compenser
00:40:29nos déficits
00:40:30mais depuis
00:40:3150 ans
00:40:32on n'a jamais
00:40:33remboursé
00:40:34un seul euro
00:40:35des sommes
00:40:36qu'on emprunte
00:40:37et non seulement
00:40:40désormais
00:40:40cette charge
00:40:41pèse si lourd
00:40:42mais pour ceux
00:40:43qui nous écoutent
00:40:44ils savent bien
00:40:45qu'il y a un problème
00:40:46de dette
00:40:46mais ils se disent
00:40:47c'est pour dans longtemps
00:40:48c'est pour plus tard
00:40:49aujourd'hui
00:40:49ça n'est plus ça
00:40:50aujourd'hui
00:40:51c'est une
00:40:53submersion
00:40:53comme une marée
00:40:54qui monte
00:40:55et qui fait
00:40:56que désormais
00:40:57peut-être
00:40:58écoutez bien
00:40:58ça vaut la peine
00:40:59d'entendre
00:41:00tous ceux
00:41:01qui nous écoutent
00:41:02tous les foyers
00:41:03qui paient l'impôt
00:41:04sur le revenu
00:41:06ils regardent
00:41:07en sortant
00:41:07dans la rue
00:41:09leurs compatriotes
00:41:10leurs concitoyens
00:41:11contribuables
00:41:13et ils les regardent
00:41:14chacun d'entre eux
00:41:15tout le monde
00:41:16paie de l'impôt
00:41:16sur le revenu
00:41:17l'année prochaine
00:41:18l'année prochaine
00:41:20la totalité
00:41:22de l'impôt
00:41:22sur le revenu
00:41:23payé par la totalité
00:41:24des foyers français
00:41:26ne suffira pas
00:41:27pour payer
00:41:29les intérêts
00:41:29de la dette
00:41:30uniquement les intérêts
00:41:31de la dette
00:41:31uniquement les intérêts
00:41:32ça veut dire que
00:41:33le travail
00:41:34des français
00:41:35la créativité
00:41:36des français
00:41:36tout ça
00:41:37est envoyé
00:41:39à nos créanciers
00:41:40et nos créanciers
00:41:42qui sont-ils
00:41:43pour les deux tiers
00:41:44d'entre eux
00:41:45ce sont des étrangers
00:41:47je dis
00:41:49des voisins
00:41:50ou des lointains
00:41:52Alain Demel
00:41:52vous savez que c'est
00:41:53le principe d'un débat
00:41:54mais Alain Demel
00:41:54pourquoi
00:41:56ça n'intéresse personne
00:41:57il y a ceux qui disent
00:41:57la dette
00:41:58on la remboursera jamais
00:41:59il y a ceux qui disent
00:42:02je ponctionnerai
00:42:02sur le budget
00:42:03de l'Union Européenne
00:42:04je ferai des économies ailleurs
00:42:05je ferai la taxe
00:42:05tout le monde a une bonne idée
00:42:07aujourd'hui
00:42:07mais personne n'arrive
00:42:09dans cette course
00:42:10à l'Elysée
00:42:11en disant
00:42:12la dette c'est ma priorité
00:42:13pourquoi tout le monde
00:42:14s'en fout
00:42:14alors
00:42:15c'est exagéré
00:42:17tout le monde
00:42:17ne s'en fout pas
00:42:18et le sujet existe
00:42:20pour prendre un exemple
00:42:21Edouard Philippe
00:42:22on a déjà parlé
00:42:23plusieurs fois
00:42:24donc on ne peut pas dire
00:42:25tout le monde
00:42:26mais en revanche
00:42:27pas assez de monde
00:42:29alors là
00:42:29oui
00:42:30et ce qu'il faut
00:42:31bien avoir en tête
00:42:32vous parliez de l'Europe
00:42:33c'est que
00:42:35si
00:42:36il n'y avait pas l'euro
00:42:38qui est une protection
00:42:39pour le franc
00:42:41on serait
00:42:42en faillite
00:42:43déclaré
00:42:44autrement dit
00:42:45on est
00:42:46si j'ose dire
00:42:46en survie monétaire
00:42:47artificielle
00:42:48ce qui quand même
00:42:50n'est pas la meilleure
00:42:51des situations
00:42:51alors ça nous est arrivé
00:42:53ça nous est arrivé
00:42:54au moment de la révolution
00:42:55ça nous est arrivé
00:42:57après des guerres
00:42:58bon ça nous est arrivé
00:43:00plusieurs fois
00:43:00dans notre histoire
00:43:01mais simplement
00:43:02à cette époque là
00:43:04la France était
00:43:05financièrement
00:43:06une île
00:43:07ce qui se passait
00:43:07dans un pays
00:43:08ça ne se passait
00:43:09que dans ce pays
00:43:10aujourd'hui
00:43:11on est à ciel ouvert
00:43:12on dépend de nos créanciers étrangers
00:43:14on dépend du monde entier
00:43:16et donc on est dans une situation
00:43:18effectivement
00:43:18je ne vais pas dire le contraire
00:43:19parce qu'en plus
00:43:20je le pense depuis longtemps
00:43:21on est dans une situation
00:43:24je dirais
00:43:24non seulement dangereuse
00:43:26mais surtout
00:43:29irresponsable
00:43:29et de ce point de vue
00:43:31je trouve que
00:43:31alors il y a eu
00:43:32des hommes politiques
00:43:33en dehors de François Bayrou
00:43:34qui prenaient ça au sérieux
00:43:35il est arrivé par exemple
00:43:36à Raymond Barre
00:43:37d'en parler
00:43:38ou à Jacques Delors
00:43:39d'en parler
00:43:40disons qu'ils étaient
00:43:40très très minoritaires
00:43:42très très minoritaires
00:43:43et aucun n'est arrivé
00:43:44à l'Elysée
00:43:44éminemment estimable
00:43:46peut-être il faut dire ça
00:43:48mais je reprends
00:43:50ce qu'Alain Duhamel dit
00:43:51pour expliquer
00:43:53quelque chose
00:43:53de très préoccupant
00:43:57à l'époque
00:43:58qu'il évoque
00:43:59c'est-à-dire
00:44:00après les guerres
00:44:01ou après la révolution
00:44:02on avait deux armes
00:44:05pour effacer la dette
00:44:07la première
00:44:08s'appelait
00:44:09la dévaluation
00:44:10et on ne peut plus le faire
00:44:11maintenant qu'on est passé
00:44:12à l'euro
00:44:12et c'est l'euro
00:44:13qui à la fois
00:44:14nous protège
00:44:15et puis qui nous empêche
00:44:17de faire n'importe quoi
00:44:18et la deuxième
00:44:19c'était la croissance
00:44:20lorsque le général de Gaulle
00:44:22revient au pouvoir
00:44:23il prend des mesures
00:44:24très très dures
00:44:26pour rétablir
00:44:27les finances publiques
00:44:28mais il crée
00:44:30une croissance
00:44:30de 5 à 6%
00:44:32par an
00:44:33et donc
00:44:35la vie de la nation
00:44:37compense
00:44:37les efforts
00:44:39qu'il faut faire
00:44:40nous n'avons plus
00:44:41ces armes là
00:44:41pardon mais
00:44:42je vous écoute
00:44:43depuis tout à l'heure
00:44:44et pour vous suivre
00:44:45un peu politiquement
00:44:46depuis quelques années
00:44:47le fait que vous alertez
00:44:48sur la dette
00:44:49depuis longtemps
00:44:50c'est vrai
00:44:50mais est-ce qu'on est
00:44:52aux yeux des français
00:44:53crédibles
00:44:54quand on a été
00:44:55le premier ministre
00:44:55d'un président
00:44:56qui a alourdi
00:44:57la dette
00:44:57de 1200 milliards d'euros
00:44:59depuis qu'il a
00:45:00l'Elysée
00:45:01pardon
00:45:01vous êtes aussi
00:45:02le messager
00:45:03et l'acteur
00:45:04qui a lui aussi
00:45:04alourdi la dette
00:45:051 je suis le seul
00:45:09chef de gouvernement
00:45:10qui ait fait de ce sujet
00:45:12un sujet
00:45:13d'une telle importance
00:45:15et d'une telle urgence
00:45:17qu'il a engagé
00:45:19la responsabilité
00:45:20du gouvernement
00:45:20sur ce sujet
00:45:21comme Pierre Mendès France
00:45:23l'avait fait
00:45:23sur la décolonisation
00:45:24et comme de Gaulle
00:45:26l'a fait
00:45:26comme vous savez
00:45:27à deux reprises
00:45:30personne ne l'a fait
00:45:32et deuxièmement
00:45:33tous les chefs
00:45:35d'Etat
00:45:35et de gouvernement
00:45:36depuis 50 ans
00:45:38tous
00:45:38ont participé
00:45:40le plus important
00:45:42c'est Mitterrand
00:45:43dans l'ordre
00:45:43qui a ajouté
00:45:4650%
00:45:47ou 40%
00:45:48de PIB
00:45:49à la dette
00:45:50Nicolas Sarkozy
00:45:51après 2008
00:45:52a ajouté
00:45:53des sommes
00:45:53considérables
00:45:54et
00:45:55François Hollande
00:45:56lui-même
00:45:57a fait
00:45:5710%
00:45:59de produits intérieurs
00:46:00mais vous n'étiez pas
00:46:01premier ministre
00:46:01de François Hollande
00:46:02et bien
00:46:03je suis allé
00:46:04au combat
00:46:05vous vous souvenez
00:46:06de ça ?
00:46:07je veux dire
00:46:07j'ai pas
00:46:07j'ai proposé
00:46:10un plan complet
00:46:11dans le plan
00:46:13il y avait
00:46:13vous savez
00:46:14deux journées
00:46:15par an
00:46:16les jours fériés
00:46:17qui sautaient
00:46:17et ça a provoqué
00:46:20une révolution
00:46:22dans les esprits
00:46:23je ne me suis pas
00:46:25contenté
00:46:25de parler
00:46:26on a fait
00:46:28sous la responsabilité
00:46:30qui a été la mienne
00:46:31j'ai pris
00:46:33la responsabilité
00:46:34du gouvernement
00:46:35alors qu'on avait
00:46:35près de 6%
00:46:37de déficit
00:46:38pour le pays
00:46:39et je l'ai ramené
00:46:40à 5,1%
00:46:43en 9 mois
00:46:44bon
00:46:45c'est peut-être
00:46:46pas rien
00:46:46et quand j'ai
00:46:48ouvert
00:46:48cette épreuve
00:46:49de vérité
00:46:50vous savez bien
00:46:51que tous les partis
00:46:52avaient décidé
00:46:52de censurer
00:46:53le gouvernement
00:46:54vous en avez rendu compte
00:46:55longuement
00:46:57dans vos
00:46:59journaux
00:47:00François Bayrou
00:47:01vous faites partie
00:47:02du club
00:47:02des ex
00:47:02d'Emmanuel Macron
00:47:04des ex-premiers
00:47:04ministres
00:47:05avec Gabriel Attal
00:47:05avec Edouard Philippe
00:47:06qui eux
00:47:07ont réglé leur compte
00:47:09ont coupé le cordon
00:47:09avec lui
00:47:10en disant
00:47:10pour l'un
00:47:11je ne le comprends plus
00:47:12ça c'est Gabriel Attal
00:47:13et pour l'autre
00:47:13ça c'est Edouard Philippe
00:47:14il devrait même
00:47:15démissionner
00:47:16il aurait dû démissionner
00:47:17il a dit ça
00:47:17il y a plusieurs mois
00:47:18est-ce que Alain Douamel
00:47:19vous avez devant vous
00:47:20le dernier des macronistes
00:47:24je ne dirai pas
00:47:25le dernier des macronistes
00:47:26mais peut-être
00:47:27le dernier
00:47:27ne tombant pas
00:47:29à bras raccourcis
00:47:30sur Macron
00:47:31ce qui est un peu différent
00:47:33je ne pense pas
00:47:34que François Bayrou
00:47:36soit un idolâtre
00:47:37d'Emmanuel Macron
00:47:38mais je ne pense pas
00:47:41non plus
00:47:41qu'il lui découvre
00:47:44tous les défauts
00:47:45après en avoir trouvé
00:47:46toutes les qualités
00:47:47quand il était
00:47:48Premier ministre
00:47:49donc
00:47:51vous savez
00:47:53c'est un
00:47:54c'est un petit jeu
00:47:56de société
00:47:57qu'on a toujours connu
00:47:59ceux qui ont été
00:48:00Premier ministre
00:48:00d'un président
00:48:03sont les hommes
00:48:04les plus admiratifs
00:48:06pendant qu'ils sont
00:48:06Premier ministre
00:48:08et les plus critiques
00:48:09quand ils ne le sont plus
00:48:10bon et
00:48:12je n'appartiens pas
00:48:13à cette catégorie
00:48:14mais vous leur en voulez
00:48:15vous leur en voulez
00:48:16vous avez dit une phrase
00:48:17vous avez dit une phrase
00:48:18sur laquelle on va s'arrêter
00:48:19une seconde
00:48:20est-ce que je suis
00:48:21un macroniste
00:48:22vous l'êtes ou pas ?
00:48:24quand on dit
00:48:25macroniste
00:48:27comme quand on dit
00:48:28capitaliste
00:48:29ça a une chose
00:48:30ça veut dire une chose
00:48:31oui il y en a
00:48:32quelques-uns
00:48:34ça veut dire une chose
00:48:35extrêmement précise
00:48:36ça veut dire
00:48:37qu'on s'est engagé
00:48:39pour
00:48:40le nom
00:48:41qui est suivi
00:48:42de hist
00:48:44et moi je me suis engagé
00:48:45très longtemps
00:48:46avant de savoir
00:48:47qu'Emmanuel Macron
00:48:48existait
00:48:49mais vous l'avez rejoint
00:48:50je ne l'ai pas rejoint
00:48:51j'ai fait une alliance
00:48:52avec lui
00:48:53et je ne renie pas
00:48:56les derniers trois jours
00:48:58que nous venons de vivre
00:49:01qui parmi les chefs d'état
00:49:02européens
00:49:03est capable
00:49:05d'avoir fait
00:49:06ce que le président
00:49:07de la république française
00:49:08a fait
00:49:09qui dans les trois jours
00:49:10que nous venons de vivre
00:49:12a réussi à insérer
00:49:14son pays
00:49:14au coeur même
00:49:16des décisions mondiales
00:49:18qui donne cette image
00:49:20de la France
00:49:21et permet à la France
00:49:22de jouer ce rôle là
00:49:24le nombre de personnes
00:49:26qui depuis 24 heures
00:49:28ont dit quand même
00:49:28ça avait de la gueule
00:49:30et moi je dis une chose
00:49:31très simple
00:49:33je
00:49:34en cinq mots
00:49:35la raison pour laquelle
00:49:36je ne
00:49:37je ne
00:49:37crache pas dessus
00:49:39et je ne
00:49:40il est à la hauteur
00:49:42de sa responsabilité
00:49:44internationale
00:49:44je vais vous faire un aveu
00:49:45je suis un peu tombé
00:49:46de ma chaise
00:49:46en lisant le passage
00:49:47que vous consacrez
00:49:48à Emmanuel Macron
00:49:49parce que vous dites
00:49:49effectivement
00:49:50il est à la hauteur
00:49:51il aime la France
00:49:51il connaît la France
00:49:53contrairement à ce que
00:49:53beaucoup de français
00:49:54peuvent penser
00:49:56mais vous dites
00:49:56il agace
00:49:57il révulse
00:49:58quand on l'écoute
00:49:59c'est là où je suis
00:50:00vraiment tombé de ma chaise
00:50:00quand on l'écoute
00:50:01on en vient à penser
00:50:02de toute façon
00:50:03il va nous baiser
00:50:04alors vous mettez
00:50:05un
00:50:06on reconnaît assez clairement
00:50:07le mot
00:50:09IVNB
00:50:09il va nous baiser
00:50:10c'est le tétragramme
00:50:12de la malédiction
00:50:13qu'il frappe
00:50:14Macron va nous baiser
00:50:15j'ai essayé de comprendre
00:50:17d'où venait
00:50:19cette réticence
00:50:20puis quand on écrit
00:50:21il faut bien
00:50:23mais pardon
00:50:23mais c'est pas du Bayrou
00:50:24ça dans le texte
00:50:25d'habitude
00:50:25oui mais peut-être
00:50:26parce que vous ne me lisiez
00:50:27pas assez souvent
00:50:28et donc peut-être
00:50:29parce que je ne publie pas
00:50:29assez souvent non plus
00:50:30ça n'est que mon 17ème livre
00:50:32pourquoi
00:50:33j'ai essayé de comprendre
00:50:34ce sentiment
00:50:35d'agacement
00:50:38d'exaspération
00:50:40et même
00:50:42il y a quelque chose
00:50:43qui me frappe
00:50:43quand
00:50:44beaucoup des gens
00:50:45que nous connaissons
00:50:46sont convaincus
00:50:48par ce qu'il fait
00:50:49je dis
00:50:50ils sont convaincus
00:50:51par effraction
00:50:52ça les agace
00:50:53d'être convaincus
00:50:55et donc
00:50:56j'essaie d'expliquer
00:50:57ce sentiment là
00:50:58et je donne
00:50:59la cause
00:50:59à mes yeux
00:51:00c'est que
00:51:01trop jeune
00:51:04trop chanceux
00:51:05au départ
00:51:07trop maître
00:51:08des dossiers
00:51:08le sentiment
00:51:10de jamais être
00:51:10déstabilisé
00:51:11ni par les journalistes
00:51:13ni par ses contradicteurs
00:51:15et ça a fini
00:51:16par créer
00:51:17quelque chose
00:51:18qu'on a connu
00:51:18à d'autres époques
00:51:19avec d'autres présidents
00:51:20c'est à dire
00:51:21le sentiment
00:51:22que
00:51:23au fond
00:51:26c'est pas assez fragile
00:51:30Alain Dommel
00:51:30vous êtes d'accord
00:51:32si les français
00:51:32n'aiment pas
00:51:33Emmanuel Macron
00:51:33parce que c'est pas
00:51:34ce qu'ils se disent
00:51:34je vais pas répéter
00:51:35la phrase
00:51:35une quatrième fois
00:51:36on l'a tous vu
00:51:37et lu
00:51:38écoutez
00:51:38je lui ai consacré
00:51:40deux livres
00:51:41qui étaient
00:51:43essentiellement
00:51:43organisés
00:51:44sur
00:51:46certaines formes
00:51:47d'incompréhension
00:51:48et d'incommunicabilité
00:51:49entre le président
00:51:51et les français
00:51:52et
00:51:53je suis persuadé
00:51:54qu'il y a
00:51:55des raisons politiques
00:51:56ceux qui sont
00:51:57ses adversaires
00:51:58politiques
00:51:58bon c'est forcément
00:51:59une bonne part
00:52:00des français
00:52:00soit de gauche
00:52:01soit de droite
00:52:02ou d'extrême droite
00:52:03bon ça
00:52:04c'est normal
00:52:04mais il y a autre chose
00:52:06il y a le fait
00:52:08que
00:52:09il apparaît
00:52:10comme quelqu'un
00:52:11qui a
00:52:12trop de dons
00:52:14ce qui
00:52:14non seulement
00:52:15est farouche
00:52:16mais révulse
00:52:17l'égalitarisme
00:52:18français
00:52:20il est plutôt
00:52:20bien de sa personne
00:52:21il a passé
00:52:23des grands concours
00:52:24il a été très jeune
00:52:25il a gagné
00:52:26de l'argent
00:52:27il est élu
00:52:28on a l'impression
00:52:29qu'il a été élu
00:52:30la première fois
00:52:31les mains dans les poches
00:52:32et la deuxième fois
00:52:33qu'il a été élu
00:52:33sans se donner de mal
00:52:34puisqu'il y avait la guerre
00:52:36bon c'est
00:52:37alors
00:52:38le fond politique
00:52:39des français
00:52:41tout n'est pas négatif
00:52:42d'ailleurs dans ce que je vous dis
00:52:43mais le fond politique
00:52:45des français
00:52:45c'est l'égalitarisme
00:52:46et Emmanuel Macron
00:52:48c'est une provocation
00:52:50pour l'égalitarisme
00:52:51il est le contraire
00:52:52de l'égalitarisme
00:52:53il l'est pas par idéologie
00:52:55il l'est par ce qu'il est
00:52:57lui-même
00:52:58et je pense que c'est
00:53:01très ressenti
00:53:01par les français
00:53:02c'est
00:53:03il n'est pas comme nous
00:53:04il est différent
00:53:05donc ça veut dire
00:53:06qu'il ne nous comprend pas
00:53:07et ça veut même peut-être
00:53:09dire qu'il ne nous aime pas
00:53:11il y a un mot
00:53:12François Bayrou
00:53:13pardon il y a un mot
00:53:14François Bayrou
00:53:14c'est la même analyse
00:53:15oui pas loin
00:53:15c'est pour ça que je
00:53:16permettais de reprendre
00:53:17la parole
00:53:18il y a un mot
00:53:18qu'on n'a pas encore prononcé
00:53:19sur ce plateau ce soir
00:53:20et qui pourtant a empoisonné
00:53:22votre séjour à Matignon
00:53:22c'est le mot
00:53:23bétarame
00:53:24François Bayrou
00:53:25vous y consacrez un chapitre
00:53:26une quinzaine de pages
00:53:28pour dire
00:53:29ça a été trois mois
00:53:30d'enfer pour moi
00:53:31c'est une manipulation
00:53:32de la France insoumise
00:53:33et il n'y a pas
00:53:34ni de regret
00:53:35ni de remords
00:53:36dans ce livre
00:53:37pour vous Alain Duamel
00:53:38est-ce que c'est une erreur
00:53:39de la part de François Bayrou
00:53:40de ne pas dire
00:53:41aujourd'hui
00:53:42de ne pas faire une forme
00:53:43de mea culpa
00:53:44sur cette affaire
00:53:46bon d'abord
00:53:47s'il n'en avait pas parlé
00:53:48dans son livre
00:53:49tout le monde lui serait tombé dessus
00:53:50à juste titre
00:53:51à juste titre
00:53:52ensuite
00:53:53dans cette affaire
00:53:54qui est une affaire pénible
00:53:57dont je ne prétends pas connaître
00:53:58tous les ressorts
00:53:59et en particulier
00:54:00pas tous les ressorts locaux
00:54:03je pense
00:54:04je me trompe peut-être
00:54:05je pense que François Bayrou
00:54:07au départ
00:54:08on a sous-estimé
00:54:10le poids dans l'opinion
00:54:12et qu'il a réagi
00:54:14trop tard
00:54:16et pas toujours
00:54:17comme il fallait
00:54:18alors il y a une fois
00:54:19où j'ai trouvé
00:54:19qui c'était franchement
00:54:20puisque j'ai regardé
00:54:21du début à la fin
00:54:22bien débrouillé
00:54:23si j'ose dire
00:54:23c'est quand c'était
00:54:24à l'assemblée
00:54:25avec les deux rapporteurs
00:54:26de la commission d'enquête
00:54:27de la commission d'enquête
00:54:28il y avait les deux rapporteurs
00:54:29et j'ai rarement vu
00:54:31d'abord un match politique
00:54:32de cette intensité
00:54:33dans ma vie
00:54:34pourtant je regarde ça
00:54:35depuis disons
00:54:371956
00:54:38et j'ai rarement vu
00:54:39quelque chose de ce genre
00:54:40avec en plus
00:54:40une dimension
00:54:42psychodramatique
00:54:43et une dimension
00:54:44hyper personnelle
00:54:46évidente
00:54:47naturelle
00:54:47indispensable
00:54:48bon et
00:54:50ce jour là
00:54:52j'ai trouvé
00:54:52que
00:54:53les questions
00:54:55étaient
00:54:55très dures
00:54:56les affirmations
00:54:58étaient
00:54:59quelquefois
00:55:00très partiales
00:55:01et qu'il y avait
00:55:03une bagarre terrible
00:55:04et qu'il faisait face
00:55:06alors moi
00:55:07j'ai ressenti ça
00:55:08comme
00:55:08il a tenu le coup
00:55:10en phase 2
00:55:10d'autres ont certainement
00:55:11ressenti ça autrement
00:55:12en disant
00:55:13ce sont les rapporteurs
00:55:16qui évidemment
00:55:16détenaient la vérité
00:55:17mais
00:55:18c'est une scène politique
00:55:19comme
00:55:20de ce genre
00:55:21je n'en ai pas connu
00:55:22beaucoup de comparables
00:55:23François Bayot
00:55:24est-ce que vous
00:55:25attendez
00:55:25est-ce que vous
00:55:25oui
00:55:26il faut que j'apporte
00:55:28mon
00:55:30mon grain
00:55:31de
00:55:31de
00:55:32de béton
00:55:33pour construire
00:55:34quelque chose
00:55:35qu'est-ce que c'est
00:55:36bétard
00:55:37comme il y a
00:55:38tant et tant
00:55:39et tant
00:55:40de collèges
00:55:41en France
00:55:41dans lesquels
00:55:42on confiait
00:55:43les enfants
00:55:44des garçons
00:55:44surtout
00:55:44pour essayer
00:55:46de les remettre
00:55:46sur les rails
00:55:48et il y a eu
00:55:50sans doute
00:55:51à l'époque
00:55:51des punitions physiques
00:55:53des brutalités
00:55:53on sait bien
00:55:54qu'il y en a
00:55:54et il y a eu
00:55:55un certain nombre
00:55:57d'accusations
00:55:58d'atteintes sexuelles
00:56:00qui sont
00:56:03vérifiées
00:56:04ignominieuses
00:56:05et que vous avez
00:56:06à l'Assemblée nationale
00:56:08François Bayot
00:56:09quelques jours
00:56:09après la publication
00:56:10des premiers articles
00:56:11de presse
00:56:11vous dites
00:56:13je n'ai jamais
00:56:14je n'ai pas été informé
00:56:15de quoi que ce soit
00:56:15de violence
00:56:16ou de violence
00:56:16à force sur
00:56:17il sexuel
00:56:18à bétard
00:56:18jamais
00:56:20cette phrase
00:56:21elle a été contredite
00:56:22ensuite par les faits
00:56:23mais
00:56:24vous vous trompez
00:56:25alors je vais expliquer
00:56:26s'il vous plaît
00:56:28elle a été contredite
00:56:30oui
00:56:30il y a des gens
00:56:31qui l'ont contredite
00:56:33mais elle n'est pas
00:56:33contredite
00:56:34par les faits
00:56:35j'aurais dû dire
00:56:37je n'ai aucune
00:56:38information autre
00:56:39que celle
00:56:40qu'il y avait
00:56:40dans les journaux
00:56:41ah oui mais c'est pas pareil
00:56:42que celle
00:56:43qu'il y avait dans les journaux
00:56:44peut-être je me suis
00:56:45mal exprimé
00:56:45parce que dire
00:56:47je n'ai jamais été informé
00:56:48de quoi que ce soit
00:56:48de violence
00:56:49ou de violence sexuelle
00:56:49alors que
00:56:50en 97
00:56:51des élèves et des parents
00:56:53révèlent ce qu'ils ont vécu
00:56:54qu'en 98
00:56:55l'ancien directeur
00:56:56le père Carica
00:56:57est mis en examen
00:56:58incarcéré pour viol
00:56:59qui passe 15 jours en prison
00:57:00et qu'à ce moment là
00:57:01vous êtes le président
00:57:02du département
00:57:03que vous êtes
00:57:04au courant
00:57:05en charge de la protection
00:57:06des enfants
00:57:06tout ça vous le saviez
00:57:07c'est des blagues
00:57:08ce que vous dites
00:57:09c'est des blagues
00:57:10non
00:57:10le département
00:57:11n'a aucune responsabilité
00:57:13sur les établissements scolaires
00:57:15vous êtes député
00:57:16de ce département
00:57:16et vous êtes ministre
00:57:17de l'éducation
00:57:18non
00:57:18j'ai été ministre
00:57:19de l'éducation
00:57:19jusqu'en 97
00:57:203 ans avant
00:57:21jusqu'en 97
00:57:22au moment où tout ça sort
00:57:23non c'est pas vrai
00:57:24s'il vous plaît
00:57:25précisons les choses
00:57:26c'est extrêmement précis
00:57:27ce que j'ai dit
00:57:28non
00:57:28vous dites des choses
00:57:30mais qui induisent
00:57:31des vérités
00:57:32qui sont pas avérées
00:57:33alors précisons les choses
00:57:35exactement comme
00:57:36elles doivent l'être
00:57:39quand cette affaire sort
00:57:41portée par LFI
00:57:43et tout le monde
00:57:43a vu le rôle
00:57:44que la France insoumise
00:57:46a joué
00:57:47dans cette mise en cause
00:57:49quand cette affaire sort
00:57:51mon dernier fils
00:57:53parce que mes enfants
00:57:54ont été scolarisés
00:57:54c'est juste à côté
00:57:55de chez nous
00:57:55mon dernier fils
00:57:57a quitté Bétarame
00:57:58depuis 23 ans
00:58:00et ma fille aînée
00:58:01a quitté Bétarame
00:58:02depuis 35 ans
00:58:04et je n'ai aucune idée
00:58:07cette affaire appartient
00:58:08pour moi
00:58:09à un passé
00:58:10extrêmement lointain
00:58:11mais vous saviez
00:58:12ce qui s'était passé
00:58:13je savais ce qui était
00:58:14dans les journaux
00:58:15oui
00:58:15vous savez vous
00:58:18c'est comme si on vous disait
00:58:19qu'est-ce que vous savez
00:58:21sur l'affaire
00:58:21dramatique du petit
00:58:23Grégory
00:58:24vous dites rien
00:58:24pourtant vous avez lu
00:58:26des milliers d'articles
00:58:27de journaux sur ce sujet
00:58:28alors je reviens
00:58:31je suis ministre
00:58:32j'étais ministre
00:58:33on m'accuse
00:58:35de n'avoir rien fait
00:58:37j'ai pas de souvenirs
00:58:38mais j'ai une phrase
00:58:41dans laquelle je réponds
00:58:42à un journaliste
00:58:43qui m'interroge
00:58:43ce que l'éducation nationale
00:58:46devait vérifier
00:58:47a été vérifié
00:58:48une phrase d'il y a 30 ans
00:58:51et je me dis quand même
00:58:52il doit y avoir quelque chose
00:58:53alors je demande
00:58:54à l'éducation nationale
00:58:56s'ils ont quelque chose
00:58:57parce que je me dis
00:58:58et vous retrouvez quelque chose
00:58:59et on met un mois et demi
00:59:01à retrouver quelque chose
00:59:02c'est-à-dire une inspection
00:59:04que j'ai demandé
00:59:07dont personne ne voulait
00:59:09donner le contenu
00:59:10et une fois qu'on l'a
00:59:11on découvre que l'inspecteur
00:59:13qui a passé des dizaines
00:59:15d'entretiens
00:59:16trois jours
00:59:16à Betaram
00:59:17oui
00:59:17des dizaines d'entretiens
00:59:19c'est la même chose
00:59:21cet inspecteur-là
00:59:23dit
00:59:24il n'y a aucun problème
00:59:25à Betaram
00:59:26et même
00:59:27le climat scolaire
00:59:29et extrêmement
00:59:30et j'ajoute
00:59:30pour être parfaitement complet
00:59:31François Bayrou
00:59:32sur ce rapport
00:59:33que l'inspecteur a reconnu
00:59:34des années après
00:59:35que ce rapport avait été
00:59:36bâclé
00:59:37il a dit lui-même
00:59:38il ne tient pas la route
00:59:3930 ans
00:59:40il ne tient pas la route
00:59:40ce sont ses mots
00:59:41vous comprenez
00:59:41vous voyez ça
00:59:43vous essayez de reprendre
00:59:46des argumentaires
00:59:47alors 30 ans après
00:59:50quand l'affaire est sortie
00:59:52devant des témoignages
00:59:53l'inspecteur dit
00:59:54je n'ai pas dû faire mon travail
00:59:55comment c'est possible
00:59:57qu'un inspecteur
00:59:58de l'éducation nationale
01:00:00dise
01:00:01je n'ai pas été
01:00:01à la hauteur du travail
01:00:03qui m'était confié
01:00:03comment c'est possible
01:00:06moi je pense
01:00:06qu'il s'est laissé
01:00:09intimider par les choses
01:00:10et ensuite
01:00:10j'ai été accusé
01:00:12ce qui est encore
01:00:12beaucoup plus fou
01:00:14d'être intervenu
01:00:15auprès des hauts magistrats
01:00:17pour je ne sais pas quoi
01:00:18adoucir le sort
01:00:19je ne connaissais pas
01:00:21les magistrats en question
01:00:22et j'ai pu faire la preuve
01:00:23c'est ce
01:00:24qu'Alain Duhamel
01:00:25évoquait à l'instant
01:00:26j'ai pu faire la preuve
01:00:28dans une confrontation
01:00:29qui a duré
01:00:325h30
01:00:32j'ai pu faire la preuve
01:00:33que non seulement
01:00:35je n'étais pas intervenu
01:00:36mais qu'on avait trouvé
01:00:38que j'avais trouvé
01:00:39le document qui disait
01:00:40ce qui était intervenu
01:00:41et pourquoi
01:00:42une question d'actualité
01:00:43on vous a entendu
01:00:44François Bayrou
01:00:45sur cette séquence
01:00:46de Bétarame
01:00:47une question d'actualité
01:00:48qui concerne
01:00:49l'actuel gouvernement
01:00:49celui qui vous a succédé
01:00:50Sébastien Lecornuc
01:00:51a annoncé
01:00:52par une circulaire
01:00:53qu'il allait
01:00:55tester ses ministres
01:00:56et également
01:00:57les hauts fonctionnaires
01:00:57pour savoir
01:00:58s'ils consommaient
01:00:59de la drogue
01:00:59est-ce que c'est
01:01:01pour vous
01:01:02Alain de la com
01:01:03ou est-ce que c'est efficace
01:01:04et il faut après tout
01:01:05que le plan narcotrafic
01:01:06s'applique aussi
01:01:06au plus haut gradé
01:01:08j'allais dire
01:01:08je suppose que c'est
01:01:10de la communication politique
01:01:12bon
01:01:13et l'idée
01:01:14paraît
01:01:14un peu étrange
01:01:15mais
01:01:17je suis persuadé
01:01:18aussi que
01:01:19dans le monde politique
01:01:20comme dans
01:01:21la vie tout court
01:01:22il y a évidemment
01:01:24des gens qui se droguent
01:01:25ça j'en suis persuadé
01:01:26et pour dire les choses
01:01:29ce que je dis
01:01:30des hommes politiques
01:01:30je le dirais
01:01:31de la même façon
01:01:31des journalistes
01:01:32la première fois
01:01:33de ma vie
01:01:34que j'ai vu
01:01:35quelqu'un se droguer
01:01:36devant moi
01:01:36c'était un journaliste
01:01:39hyper connu
01:01:39qui allait présenter
01:01:40le 13h
01:01:425 minutes après
01:01:43donc vous ne dites pas
01:01:43le 19h de BFM
01:01:44tout va bien
01:01:44non non non
01:01:45je vous écoute
01:01:46le 13h
01:01:48BFM n'existait pas
01:01:49à cette époque là
01:01:49et qui prenait
01:01:51de la cocaïne
01:01:51avant d'aller présenter
01:01:53le journal le 13h
01:01:54c'est la première fois
01:01:54de ma vie
01:01:54que j'ai vu quelqu'un
01:01:55se droguer
01:01:56se droguer comme ça
01:01:57enfin sous mon nez
01:02:00et je m'étais dit
01:02:03il est dingue
01:02:04d'ailleurs je le pense
01:02:05il a raison de faire ça
01:02:06Sébastien Lecornu ou pas
01:02:07vous y aviez pensé vous aussi
01:02:09ou pas
01:02:09vraiment jamais
01:02:11j'ai été stupéfait
01:02:15par cette annonce
01:02:18quelles sont les causes
01:02:19de tout ça
01:02:20est-ce qu'il y a
01:02:21des éléments d'alerte
01:02:22il y a eu récemment
01:02:23il y a quelques mois
01:02:24c'est le canard enchaîné
01:02:25qui l'avait révélé
01:02:25un conseiller
01:02:26qui avait été pris
01:02:27en train de consommer
01:02:28en février
01:02:32je ne crois pas
01:02:32que ce qui s'est passé
01:02:33en février
01:02:34soit la cause
01:02:34non puis c'était un conseiller
01:02:36ce n'était pas un ministre
01:02:37là il s'agit de ministre
01:02:38mais demandez
01:02:39à des ministres
01:02:41du gouvernement
01:02:42et au directeur
01:02:43d'administration centrale
01:02:44et à tous les collaborateurs
01:02:45de ministères
01:02:46de faire analyser
01:02:48leurs cheveux
01:02:48j'imagine
01:02:49ou leur salive
01:02:49c'est la salive
01:02:51il y a quelque chose
01:02:52qui laisse interrogatif
01:02:57dans tout ça
01:02:57et d'ailleurs après
01:02:59comme Alain De Hamel
01:03:00le disait
01:03:00on va demander ça
01:03:01aux médias aussi
01:03:03alors je m'empresse
01:03:04de dire
01:03:04que non seulement
01:03:06je n'ai jamais consommé
01:03:07de drogue
01:03:08mais je n'en ai jamais vu
01:03:09la question ne vous était pas posée
01:03:10merci
01:03:11beaucoup François Bayrou
01:03:12ça s'appelle
01:03:13dans votre sourire
01:03:14non non non
01:03:15je ne me serais pas bien
01:03:16alerte sur la France qui vient
01:03:17c'est aux éditions de l'Observatoire
01:03:18votre livre
01:03:19François Bayrou
01:03:20merci d'être venu ce soir
01:03:21sur ce plateau
01:03:22merci Alain De Hamel
01:03:22merci d'avoir regardé cette vidéo
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