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  • il y a 13 heures
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Générique
00:00:04...
00:00:06Bonsoir à tous, c'est 60 Minutes, ravi de vous retrouver.
00:00:09Les premières condamnations sont en train de tomber après les violences du week-end.
00:00:13Après la victoire du Paris Saint-Germain, plusieurs casseurs présumés sont jugés.
00:00:17Dès aujourd'hui, en comparution immédiate, on va aller bien sûr au tribunal de Paris dans quelques instants.
00:00:22Pourquoi un tel déferlement de violence ? Comment y remédier ?
00:00:25C'est l'événement de 60 Minutes ce soir.
00:00:27Le Rassemblement national dénonce un climat de guerre civile.
00:00:30Le gouvernement affirme que la situation est restée globalement sous contrôle,
00:00:34malgré les 178 policiers et gendarmes blessés pendant le week-end.
00:00:39Éric Zemmour, le président de Reconquête, sera mon invité dans une vingtaine de minutes.
00:00:43Et puis l'angoisse également, l'angoisse dans le Gers ce soir.
00:00:46Toujours sans nouvelles d'une fillette de 11 ans, Liana, disparue depuis trois jours à la sortie de son collège.
00:00:51Un suspect est présenté en ce moment même au juge, mais la fillette, elle, reste introuvable.
00:00:57D'abord les images du jour, les violences du week-end qui se transforment donc en passe d'armes politiques.
00:01:01Ima Chini, Stéphanie Zenati et Simon Terassi, on se retrouve dans un instant.
00:01:06Nous sommes champions d'Europe 2026 !
00:01:09Il y a évidemment les vrais supporters du Paris Saint-Germain qui ont fêté de façon magistrale le deuxième titre
00:01:14consécutif en Ligue des champions.
00:01:16Et puis il y a les autres, ceux qui ont cassé.
00:01:20Des commerces dégradés, des véhicules incendiés, des affrontements avec les forces de l'ordre.
00:01:24On est à plus de 890 interpellations.
00:01:26C'est 45% de plus que l'année dernière.
00:01:28Plus de 80 mineurs, essentiellement des hommes, le plus jeune à 14 ans.
00:01:34On voulait voir une des armes des délits, bah c'est ça.
00:01:36Ça c'est un mortier de feu d'artifice.
00:01:38J'ai donné pour instruction de retenir une incrimination qui fait encourir aux intéressés la peine de 10 ans d
00:01:44'emprisonnement.
00:01:45On sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés, on ne veut plus voir ça.
00:01:49Fini, on en a ras le bol.
00:01:50S'il y a bien une chose que l'on sait faire avec ces violences, c'est les qualifier.
00:01:54En revanche, manifestement, elles sont devenues inévitables.
00:01:57Si demain nous sommes à la tête du pays, nous sifflerons la fin de la récréation.
00:02:00Qu'est-ce qui fait cette spécificité aux France ?
00:02:03Dans une dizaine de jours, il y a le début de la Coupe du Monde.
00:02:06Et le moment est peut-être venu pour le ministère de l'Intérieur et pour tous ceux qui sont chargés
00:02:10de la sécurité,
00:02:11de se demander comment on va gérer ça.
00:02:15La France est-elle condamnée à compter les gardes à vue et les blessés par centaines les lendemains de soir
00:02:20de fête ?
00:02:21Pourquoi un tel défermement de violence ce week-end ?
00:02:23Qui est responsable et surtout comment l'empêcher ?
00:02:25Puisque nous sommes à quelques jours seulement du coup d'envoi de la Coupe du Monde.
00:02:29Pour en parler ce soir, Pauline Revena.
00:02:30Bonsoir, chef du service police-justice de BFM TV.
00:02:33À vos côtés, Elsa Marcel.
00:02:35Bonsoir, maître.
00:02:36Bonsoir.
00:02:36Vous êtes avocate au barreau de Saint-Saint-Denis, conseillère municipale Révolution Permanente à Saint-Denis.
00:02:41Pierre Fitt, je précise que vous défendez certaines des personnes qui ont été arrêtées,
00:02:45que vous les avez défendues d'ailleurs aujourd'hui même en comparution immédiate.
00:02:49On va y aller au tribunal.
00:02:50Pas en comparution immédiate parce que c'est des mineurs,
00:02:51mais j'étais dans les salles de comparution immédiate, on pourra en parler.
00:02:53On pourra en parler dans un instant.
00:02:55Guillaume Tabard, bonsoir.
00:02:56Bonsoir.
00:02:56Éditorialiste politique au Figaro, soyez le bienvenu.
00:02:58Yannick Landrou, bonsoir.
00:02:59Vous êtes délégué régional du syndicat Alliance Police Nationale.
00:03:03On va aller dans quelques instants au tribunal de Paris,
00:03:06puisque je vous disais, les toutes premières condamnations,
00:03:08celles des comparutions immédiates sont en train de tomber en ce moment même.
00:03:11D'abord, le bilan du week-end.
00:03:13Avec vous, Pauline, on peut dire qu'il est lourd en termes de garde à vue,
00:03:16en termes de blessés aussi ?
00:03:18Oui, alors en zone préfecture de police,
00:03:20il y a eu 548 interpellations dans la journée de samedi,
00:03:23312 gardes à vue, dont 256 pour le tribunal de Paris
00:03:27et 82 prolongations de garde à vue pour les faits les plus graves.
00:03:30Côté blessés, on a 178 policiers et gendarmes blessés pour la journée de samedi.
00:03:35Mais ce qui est intéressant, et là, il y a la machine judiciaire qui s'est mise en marche,
00:03:39il y a les comparutions immédiates, c'est de les mettre en regard avec la journée de dimanche,
00:03:42parce que vous savez que ce n'était pas du tout la même journée.
00:03:44Et dimanche, dans la zone préfecture de police, on a 21 interpellations et 15 gardes à vue.
00:03:49Donc rien à voir.
00:03:49Il y a une journée noire samedi,
00:03:51et dimanche, c'était un public beaucoup plus familial et c'était beaucoup plus calme.
00:03:54On va en parler dans un instant.
00:03:55Mélanie Bertrand, au tribunal de grande instance de Paris,
00:03:59c'était donc les toutes premières comparutions immédiates aujourd'hui même.
00:04:02Les condamnations commencent à tomber ce soir.
00:04:05Combien de condamnations et quelles peines ?
00:04:09Alors, combien de condamnations, pour l'instant, on en est vraiment au tout début.
00:04:12On a eu deux cas de condamnations.
00:04:13Il faut imaginer qu'il y a une quinzaine de jeunes qui sont jugés aujourd'hui
00:04:17dans trois salles du tribunal correctionnel.
00:04:19Dans la salle où je me trouve, il y a uniquement des jeunes hommes
00:04:22qui ont tous la vingtaine qui habitent Paris ou la région parisienne
00:04:25et qui sont jugés, par exemple, pour des dégradations,
00:04:28pour des transports d'armes ou pour des faits de rébellion.
00:04:31C'est le cas de Raphaël Day.
00:04:33Alors lui, il a 22 ans, un casier vierge.
00:04:35Samedi soir, il a regardé le match avec des copains près de la place Saint-Michel.
00:04:39Il prend un vélib pour rentrer chez lui.
00:04:41Et c'est là que les choses se compliquent.
00:04:42Il est interpellé par des policiers qui disent qu'il leur a fait un outrage,
00:04:46qu'il a cherché aussi à se défendre, qu'il a frappé des policiers.
00:04:50Un policier écope même de 10 jours d'ITT.
00:04:53Mais le jeune, s'il reconnaît un doigt d'honneur,
00:04:55il dit qu'il n'a jamais commis la moindre violence dans ses réquisitions.
00:04:59Le procureur, il a eu des paroles très sévères.
00:05:01Il a parlé d'une soirée où on assistait à des scènes de violence inacceptables,
00:05:05de débordements urbains.
00:05:06Et il a considéré que les faits qui étaient reprochés aux jeunes dans le box
00:05:09devraient être condamnés, finalement jugés avec le plus de fermeté possible.
00:05:14Au final, ce jeune homme, Raphaël Day, il écope de six mois aménageables.
00:05:18Ça veut dire qu'il n'ira pas en détention ce soir.
00:05:21Je vous parle aussi d'un autre dossier en quelques mots.
00:05:24Le jeune homme s'appelle Amer K.
00:05:26Lui, il a 19 ans, aussi un casier vierge.
00:05:28Lui, il est aujourd'hui jugé parce qu'il a été interpellé
00:05:31alors qu'il distribuait des mortiers d'artifice à des passants dans Paris.
00:05:35Samedi soir, dans sa voiture, 12 mortiers d'artifice ont aussi été retrouvés.
00:05:39Bilan, au final, le jugement, c'est 10 mois de prison totalement avec sursis.
00:05:44Au tribunal, il avait expliqué que jamais il n'avait voulu s'en prendre aux forces de l'ordre.
00:05:49Des comparations immédiates, il faut le rappeler, qui concernent les faits les moins graves.
00:05:52Ça veut dire que les faits les plus graves, eux, vont donner lieu à une enquête plus longue, plus poussée.
00:05:58Des comparations qui se poursuivent ici ce soir.
00:06:01Mélanie Bertrand avec Louis Gagneux, pas en tribunal correctionnel de Paris.
00:06:05Merci à tous les deux.
00:06:06Des peines, donc deux personnes qui transportaient, en tout cas qui étaient jugées pour ça, des explosifs,
00:06:11qui sont condamnées ce soir pour l'une à six mois avec aménagement de peine.
00:06:15Ça veut dire pas de séjour en prison.
00:06:16Et pour dix mois avec sursis pour la seconde personne.
00:06:20Est-ce que ce sont des peines qui vous semblent à la hauteur de ce qui s'est passé ?
00:06:23Pas du tout. C'est encore des peines au rabais.
00:06:29Nous, on le réclame, l'Alliance Police Nationale, on le réclame depuis des années, des peines clenchées.
00:06:34On a quand même vu, samedi soir, un terrain de guerre.
00:06:40Le périphérique complètement bloqué, des violences, des tirs tendus sur les forces de l'ordre.
00:06:46À la base, le football, la victoire d'un match de football, c'est une victoire, c'est une fête.
00:06:52On devait y aller en famille, normalement.
00:06:54Ces gens-là, ils ne connaissent même pas le nom des joueurs de foot, je suis sûr.
00:06:57Donc, c'est impossible. On ne peut pas.
00:07:00Moi, j'entends toute la classe politique qui dit que c'est inadmissible, il y a un rat de bol,
00:07:05c'est intolérable.
00:07:07Oui, je suis d'accord avec eux, c'est intolérable.
00:07:09Mais on fait quoi pour résoudre ce problème-là ?
00:07:12On fait des interpellations, 890 cette année, 45% de plus.
00:07:16Ce que vous dites, c'est que vous craignez que la justice remette en liberté
00:07:21cela même que vous avez arrêté ce week-end ?
00:07:23Je m'interroge, je m'interroge, oui.
00:07:25L'an dernier, sur 21 jugés, 8 condamnations.
00:07:31Je n'ai pas les condamnations, mais 8 condamnations sur 21.
00:07:34Elsa Marcel, vous les défendez, vous en défendez quelques-uns.
00:07:37Comment ils expliquent ce qui s'est passé ?
00:07:39D'abord, vos clients que vous avez rencontrés sans doute tout récemment,
00:07:42puisque les faits se sont produits ce week-end.
00:07:45Ils vous disent quoi ?
00:07:46Alors, peut-être pour remettre un petit peu d'ordre et réagir à ce que disait
00:07:49le syndicaliste de chez Alliance, je n'ai pas votre nom, je suis désolée.
00:07:53Yannick Landreau.
00:07:53Yannick Landreau.
00:07:55Je ne suis pas étonnée de l'entendre dire ça aujourd'hui,
00:07:57puisque je rappelle quand même que le syndicat Alliance,
00:07:59c'est ceux qui, au lendemain de la mort de Naël,
00:08:01quand il y avait les révoltes dans les quartiers,
00:08:02expliquaient que c'était des ordres de nuisibles qu'il fallait éradiquer.
00:08:06Et aujourd'hui, quand j'entends la rhétorique de guerre civile,
00:08:08c'est tout simplement les propos de Jordan Bardella,
00:08:09qui cherche à instrumentaliser la situation au service d'une campagne d'extra-de-droite
00:08:13et d'un projet sécuritaire.
00:08:15Comment vous qualifiez ce qui s'est passé ce week-end d'un mot ?
00:08:17En un mot, je vais vous le dire.
00:08:18Moi, je pense que ceux qui organisent depuis dix ans
00:08:20la répression de la joie et de la fête populaire, c'est l'État lui-même.
00:08:24Parce que ça ne date pas d'aujourd'hui la manière dont ont été traités
00:08:27les jeunes qui sont descendus dans la rue après la victoire du PSG.
00:08:29Je peux me permettre ?
00:08:30Je finis juste mon propos, vous allez comprendre.
00:08:31Et après, je dirai un mot sur les comparutions immédiates,
00:08:33puisqu'il faut remettre un petit peu d'ordre et de qualifications précises,
00:08:35parce que ce n'est pas des qualifications pénales, là, ce que je vois dans vos petits points.
00:08:37Ce n'est pas des détentions d'explosifs, ça n'existe pas.
00:08:40Mais pour vous dire, ça fait depuis dix ans que l'État organise la répression,
00:08:43je disais, de la joie populaire.
00:08:45Et ça s'est vu.
00:08:46Je veux dire, on voit la manière dont la police attaque les fêtes de la musique.
00:08:48C'est la mort de Steve Maya Canisso en 2019.
00:08:51Les rêves partis, Redon 2021, des mains arrachées, Carré en 2025.
00:08:56Et si on doit regarder rien que sur un week-end,
00:08:57ce n'est pas juste les jeunes qui sont sortis après la victoire du PSG,
00:09:00c'est le concert au vélodrome de Djoul.
00:09:02Il y a eu des interpellations, il y avait des gaz lacrimaux.
00:09:04Les 178 policiers et gendarmes blessés.
00:09:07Ce n'est pas l'État qui les a blessés.
00:09:08Non, non, bien sûr, j'y arrive, vous verrez.
00:09:11Et un dernier mot quand même, pour moi, ça fait système avec les jeunes
00:09:13qui se baignaient dans le canal Saint-Martin,
00:09:14qu'on a vu se faire interpeller alors qu'ils étaient en maillot de bain,
00:09:17alors qu'ils cherchaient juste un endroit où se rafraîchir après la canicule.
00:09:19Donc la dynamique générale, vous posez la question dans votre introduction
00:09:23de qui est responsable, c'est l'État qui est responsable.
00:09:25Et si on doit regarder dans le détail des comparutions immédiates
00:09:27et de quoi sont accusés les gens...
00:09:29C'est pas l'État qui a tiré au mortier d'artifice par un droit.
00:09:30Déjà, il faut sortir de ce langage policier.
00:09:32Ce n'est pas des tirs au mortier d'artifice.
00:09:35La personne que j'ai défendue, c'est un jeune de 14 ans
00:09:37qui avait un feu d'artifice, qui a tiré en l'air,
00:09:39qui a été interpellé, qui a passé une nuit en garde à vue,
00:09:41qui a été déféré.
00:09:42Techniquement, ça s'appelle un mortier d'artifice.
00:09:43Oui, parce que vous l'appelez comme ça.
00:09:45Mais ce n'est même pas qualifié comme ça pénalement.
00:09:46C'est les journaux et les policiers qui appellent ça comme ça
00:09:48pour donner l'impression que c'est une arme de guerre
00:09:50et pour justifier la rhétorique de Laurent Nunez
00:09:51qui nous expliquait qu'il y a des exactions qui allaient être commises.
00:09:53Je vous propose pour revenir sur les comparutions immédiates.
00:09:56Je vous coupe un peu, parce que sinon,
00:09:57il n'y a que vous qui allez parler ce soir.
00:09:58Non pas que je n'aime pas parler,
00:09:59mais je voudrais simplement qu'on voit de quoi on parle.
00:10:02Sur les mortiers d'artifice, je voudrais simplement qu'on voit
00:10:04à quoi ça ressemble.
00:10:06C'est une vidéo qui a été tournée ce week-end à Paris
00:10:08et on en parlera juste après.
00:10:43Là, ce qu'on voit sur ces images, Guillaume Tabard,
00:10:45ce sont ceux qui sont cachés derrière le camion,
00:10:47c'est-à-dire la protection civile et des forces de l'ordre
00:10:50qui essayent d'éviter ces mortiers dits d'artifice.
00:10:55Ce n'est pas le 14 juillet, là.
00:10:57Non, et ce que je trouve, quand on voit ces images,
00:10:59et tout le monde les a vues dans la nuit de saine des dimanches, etc.,
00:11:03et ce que je trouve, pour tout dire, assez effarant,
00:11:05c'est cette inversion de la responsabilité.
00:11:08Madame Auton, moi j'ai beaucoup de respect
00:11:10et presque d'admiration pour un avocat qui défend un client.
00:11:15Parce que le prof d'un avocat, c'est de défendre un client
00:11:17et que par exemple, s'il y a quelqu'un à défendre,
00:11:19c'est qu'il est responsable de délit.
00:11:20Donc voilà, défendre un client, c'est honorable.
00:11:23Ce qui m'effare un peu, c'est ce discours politique
00:11:26d'inversion de la charge.
00:11:31En gros, les coupables, ce n'est pas ceux qui viennent tirer.
00:11:34Peu importe le mot de mortier, ne vous plaît pas.
00:11:36Non, c'est les policiers qui éborgnent des enfants de 13 ans.
00:11:39Il y a un enfant de 13 ans qui a été éborgné.
00:11:40On vous a laissé assez longuement parler
00:11:44et mettre en cause la police, etc.
00:11:47Souffraient, même si c'est peut-être...
00:11:48Oui, allez-y, allez-y, répondez.
00:11:50Qu'on ait un avis peut-être un petit peu différent du vôtre.
00:11:53Et entendre dire que les responsables,
00:11:55ce seraient les forces de l'ordre
00:11:56qui seraient incapables d'avoir provoqué, etc.
00:11:59C'est assez hallucinant.
00:12:01Je veux dire que les forces de l'ordre,
00:12:02elles sont là pour protéger les biens et les personnes.
00:12:05Et là, on a vu non seulement ce travail était difficile,
00:12:08mais même elles ont été elles-mêmes attaquées.
00:12:11Les policiers, les gendarmes et même les pompiers.
00:12:13On a vu des pompiers attaqués, ciblés, là-dessus.
00:12:17Moi, je conteste cette présentation de la réalité, en fait.
00:12:19Que ça ne vous choque pas, c'est votre droit.
00:12:21On n'est pas là pour savoir qui est choqué ou pas.
00:12:22Mais souffrez quand même que les gens soient un petit peu effarés
00:12:25et entendent des discours politiques.
00:12:26Parce qu'à la limite, vous avez le droit de penser ce que vous voulez,
00:12:28mais ensuite, quand des élus de la République,
00:12:30c'était le cas de certains des députés,
00:12:31dès la fin du match,
00:12:33ont sommé la police de ne pas gâcher la fête.
00:12:37Oui, ils l'ont gâchée, oui.
00:12:39Je pense que ceux qui l'ont gâchée, effectivement.
00:12:40Autrement dit, en clair, pour vous,
00:12:41ceux qui ont gâché la fête,
00:12:43ce ne sont pas ceux qui ont bloqué le périphère,
00:12:46ce sont les policiers.
00:12:47C'est les policiers, tout à fait, vous m'avez bien compris.
00:12:48C'est les policiers.
00:12:49Peut-être, si on veut être un petit peu précis,
00:12:52regarder dans le détail,
00:12:53parce que vous discutez des coups...
00:12:55Allez-y, mais je voudrais réagir à ce que disait Guillaume Tabard.
00:12:57Ceux qui ont bloqué le périphérique,
00:12:59ils ne l'ont pas fait parce qu'ils voulaient répondre à la police
00:13:03qui, comme vous l'avez dit, a éborgné des jeunes.
00:13:04Mais vous savez qu'ils ont interdit
00:13:06toutes les fanzones dans Paris ?
00:13:07Vous savez qu'ils organisent systématiquement la répression.
00:13:11La police et la police marchent ensemble.
00:13:13La préfecture et la police marchent ensemble.
00:13:15Et pour vous donner peut-être une idée
00:13:17de ce qui se passe dans les comparutions immédiates,
00:13:19parce que le problème, c'est qu'il y a un langage policier
00:13:21et journalistique qui déforme totalement la réalité.
00:13:23Déjà, il y a eu des images massives de liesse et de joie.
00:13:26Évidemment, ce qui est en boucle aujourd'hui à la télé,
00:13:28c'est ça.
00:13:28Mais regardez, dans les comparutions immédiates...
00:13:36Et on a aussi montré l'autre aspect de ces deux jours.
00:13:41L'autre aspect.
00:13:42Si vous voulez regarder ce qui se passe dans les comparutions immédiates,
00:13:44parce qu'il y a une présentation journalistique de ce qui est fait.
00:13:46Moi, j'y étais dans la salle de comparutions immédiates.
00:13:47Je vous ai parlé de mon dossier de mineur,
00:13:49qui a 14 ans, qui a eu le malheur de tirer un feu d'artifice en l'air.
00:13:51Voilà, c'est ça.
00:13:52Il a 14 ans.
00:13:53Il a été interpellé à la 60e minute du juin.
00:13:55Le feu d'artifice dont la vente est interdite.
00:13:57Non, la vente n'est pas interdite.
00:13:58Bien sûr que non, ça dépend.
00:13:59C'est parce qu'il crée des arrêtés préfectoraux sur des zones particulières
00:14:01pour se créer des infractions en elles-mêmes.
00:14:03Là, il y avait une interdiction des engins pyrotechniques ce soir-là,
00:14:05parce que du coup, il y avait leur narme à décrire.
00:14:08Non, pas du tout.
00:14:08L'infraction, ce n'est pas ça.
00:14:09L'infraction, je suis quand même bien passée pour le savoir,
00:14:11c'est l'usage de cet objet-là.
00:14:13Parce que le commerce est totalement licite.
00:14:15Donc, c'est si vous avez l'intention de tirer sur un individu.
00:14:18Mais tirer un feu d'artifice en l'air, ça n'est pas une infraction.
00:14:20Sauf que là, c'est héroïque.
00:14:22Mais non, ça n'est pas une infraction.
00:14:24Et si vous voulez, dans les comparutions immédiates,
00:14:26pour qu'on soit précis, les dossiers que vous avez évoqués.
00:14:28Moi, j'ai assisté à des réquisitions de 8 mois fermes
00:14:31avec mandat de dépôt pour un crachat.
00:14:33Vous trouvez ça normal ?
00:14:34Vous savez qu'il y a 90 000 détenus en France.
00:14:36Vous savez ce que c'est que les prisons ?
00:14:37Vous savez ce que c'est que les conditions de vie dans des prisons
00:14:39et comment on les bourre de jeunes de 19, 20, 22 ans ?
00:14:42Parce qu'ils ont fait un crachat sur un policier ?
00:14:448 mois de prison ferme avec mandat de dépôt ?
00:14:46Non, mais je vous parle des dossiers que vous avez cités.
00:14:49Celui auquel vous vous intéressez ensuite, vous l'avez évoqué.
00:14:53Vous êtes du droit d'interrompre, je voudrais simplement...
00:14:55Oui, bien sûr.
00:14:55Non, mais parce que pour moi, la présentation que vous faites, elle est fausse.
00:14:58Je veux dire, la détention d'armes...
00:15:00Si je peux en placer une ?
00:15:00Oui, dites, mais c'est parce que je conteste votre qualification.
00:15:03Il y avait hier, dans les rues de Londres,
00:15:05un million de supporters d'Arsenal
00:15:06qui, accessoirement, ont perdu la veille face au Paris-Saint-Germain.
00:15:09Il y avait 500 policiers mobilisés.
00:15:12Il y a eu une dizaine d'arrestations seulement.
00:15:14Voilà les images du bus des joueurs d'Arsenal.
00:15:17Policiers anglais qui, je le dis en passant, ne se sont pas armés.
00:15:20Mais est-ce qu'on sait encore ?
00:15:22Quand on voit les deux images, forcément, Pauline Revenin, on est un peu prouvé.
00:15:25Oui, mais là, pardon, Arsenal, la parade,
00:15:27il faut la comparer avec les chiffres que je vous ai donnés dimanche.
00:15:29Ceux de la fête au Parc des Princes.
00:15:30Voilà, la soirée de samedi n'a rien à voir avec la journée de dimanche.
00:15:33Donc, il faut, à mon sens, mais je le pose ici, comparer ce qui est comparable.
00:15:38Parader avec une équipe dans les rues de Londres en plein jour,
00:15:41ce n'est pas pareil que juste après le match,
00:15:43avec effectivement ces images qu'on déplore tous.
00:15:46Donc, à mon sens, la comparaison, elle vaut de dimanche à dimanche, si je puis dire.
00:15:49Est-ce qu'il faut s'inquiéter pour la Coupe du Monde ?
00:15:51Qui n'a pas lieu en France, certes, mais les supporters sont-ils.
00:15:53Il faut s'inquiéter, oui, il faut s'interroger.
00:15:56Après, moi, je voudrais revenir sur les propos de madame.
00:15:58Vous parlez de tir de mortier d'artifice, vous parlez de crachat, vous mélangez tout.
00:16:03Non, je vous dis ce à quoi on était condamné,
00:16:04les personnes qui étaient déférées cet après-midi.
00:16:06Et moi, je vous dis que ce n'est pas des mortiers, c'est des feux d'artifice.
00:16:09Si vous, vous estimez que la police blesse gravement...
00:16:14Oui, vous savez qu'un jeune de 13 ans était éborgné.
00:16:15Mais madame, vous y êtes allé un jour, dans la rue, vous,
00:16:19pour voir un petit peu ce qui se passait ?
00:16:22Vous demandez à n'importe qui qui a fait une manifestation
00:16:24dans les dix dernières années ?
00:16:25Je vous rappelle quand même,
00:16:27il y a 178 forces de l'ordre qui ont été blessées.
00:16:31Oui, mais le problème qu'on a...
00:16:32Il y a une augmentation de 45% des interpellations, madame.
00:16:35Oui, mais précisément parce que ça a été organisé de cette manière-là.
00:16:37Mais si la justice fait son travail, madame, si la justice fait son travail,
00:16:41normalement, le pourcentage, il n'augmente pas, il baisse.
00:16:44Mais non, parce qu'ils n'en interpellent plus, c'est des interpellations préventives.
00:16:46Mais pourquoi ils n'interpellent plus ?
00:16:48Mais parce que c'est au service d'un projet politique sécuritaire.
00:16:50Mais bien sûr, mais madame...
00:16:51On vous explique, avant même le match, que des exactions allaient être commises.
00:16:54Il y a quelqu'un qui, au nom d'un projet politique sécuritaire,
00:16:55a décidé qu'il y a 178 policiers et gendarmes qui allaient être blessés.
00:16:59C'est pour ça que Laurent Nunez, il communique...
00:17:01Pour vous le dire, pour reprendre le problème dans son ensemble,
00:17:03Laurent Nunez, il communique avant le match,
00:17:05en disant des exactions vont être commises,
00:17:06on met en place 8000 policiers sur Paris,
00:17:09on interdit les fanzones...
00:17:10On ne peut pas lui reprocher d'avoir fait un dispositif à l'automne.
00:17:13C'est vraiment la même politique qui est menée, je vous dis,
00:17:14pendant la fête de la musique, pendant le concert de l'automne.
00:17:16Donc on a mis des policiers pour que les gens leur tiennent dessus.
00:17:18C'est qu'on organise la répression de la joie des quartiers populaires.
00:17:20Et après, si vous voulez, la question des blessés de police,
00:17:23le problème, c'est qu'il faut voir de quoi on parle.
00:17:25Moi, je sais à quoi ça ressemble.
00:17:26Si vous voulez, la discussion qui est faite dans les tribunaux
00:17:29pour un crachat sur un policier,
00:17:31il y a des réquisitions de 8 mois fermes avec mandat de dépôt.
00:17:34Les réquisitions qui ne sont pas les condamnations finales.
00:17:37Guillaume Tabar essaie de parler depuis tout à l'heure.
00:17:39Il y a violence et violence.
00:17:40Il y a un problème de qualification et évidemment qu'il y a un contenu.
00:17:43Très rapidement, et je vous rassure,
00:17:44j'ai bien plus bref que vous,
00:17:46je vais vous faire juste une remarque et une question.
00:17:49La remarque, c'est que vous dites que la faute
00:17:52vient de ce qu'on n'est pas organisé de FanZone et Serra.
00:17:54Croyez-vous une seule seconde que les casseurs
00:17:55qu'on a vus dans la rue seraient venus tranquillement
00:17:57dans les FanZone pour assister au match
00:18:00et repartir chez eux tranquillement ?
00:18:01Évidemment, non.
00:18:02Et la question que je vous pose,
00:18:04si vous étiez ministre de l'Intérieur,
00:18:06si au soir d'un match,
00:18:08vous avez des casseurs qui viennent mettre le feu,
00:18:12qui viennent caisser une vitrine,
00:18:13qui viennent viser des policiers, des pompiers,
00:18:16vous diriez quoi ?
00:18:17Vous direz, allez-y les gars,
00:18:20surtout pas de répression contre vous, continuez.
00:18:22Et vos propres enfants, vous leur diriez,
00:18:25allez-y, allez tirer des fardes d'artifice dans les rues,
00:18:28vous leur diriez ça ?
00:18:28Réplonce courte, Elsa Marcelle.
00:18:29Moi, je vous explique que c'est une présentation
00:18:32totalement tronquée de la réalité
00:18:33qui sert à un discours politique qui se lutte d'expliquer.
00:18:35Oui, mais je suis en train de vous répondre,
00:18:37alors laissez-moi répondre.
00:18:37Ou je suis en train de vous dire
00:18:38que ça sert à un discours politique
00:18:39qui est celui du renforcement sécuritaire et répressif
00:18:42qui ne date pas de la finale de la victoire du PSG.
00:18:44S'il date depuis 10 ans
00:18:45où il y a l'adoption d'un dispositif liberticide par an
00:18:48qui sert à réprimer toutes les formes d'expression.
00:18:51C'est la même chose.
00:18:51On sort des jeunes qui se bagnent dans le canal Saint-Martin
00:18:53avec la même brutalité.
00:18:55Évidemment que ce type de situation
00:18:57produit en retour des phénomènes,
00:18:59évidemment, de contestation.
00:19:00Moi, ça, c'est la...
00:19:01Qui sont graves ou qui ne sont pas graves ?
00:19:02Moi, je ne mets pas sur le même plan
00:19:05une vitrine baisée
00:19:05et un enfant de 13 ans éborgné.
00:19:07Donc, vous ne me verrez pas ici
00:19:08expliquer que ce qui est dramatique aujourd'hui,
00:19:10c'est qu'il y a un micro-ondes
00:19:11qui a été volé dans un darty
00:19:12ou qu'il y a une vitrine qui a été brisée.
00:19:13Là, on parle de centaines de blessés.
00:19:14On ne parle pas de micro-ondes.
00:19:15Est-ce que ça vous choque
00:19:16qu'un enfant de 13 ans qui a été éborgné ?
00:19:18Je suis la seule à le poser là, ici, quand même.
00:19:19Non, tout le monde est choqué
00:19:20par un enfant éborgné
00:19:21et on est choqué sans doute là.
00:19:30Je sais ce que c'est que les 8 tétés.
00:19:31Le problème, c'est comment on les qualifie ?
00:19:33Est-ce que vous avez des policiers éborgnés ?
00:19:35Êtes-vous...
00:19:36Est-ce que vous avez des policiers éborgnés ?
00:19:37Moi, je le souhaite...
00:19:38Il y en a eu, il y en a eu, il y a eu des bons artisanaux.
00:19:40Et là, vous avez des policiers éborgnés.
00:19:42Moi, la réalité, c'est que la manière dont c'est traité,
00:19:45c'est personne, en réalité, dans un tribunal,
00:19:48vous avez des gosses de 19 ans
00:19:50à qui on fait des réquisitions de 8 mois de prison ferme
00:19:52avec mandat de dépôt pour un cachat.
00:19:53Un gosse de 19 ans, déjà, c'est un majeur.
00:19:54C'est un jeune adulte, on est d'accord sur ça, quand même.
00:19:58Moi, je considère que...
00:20:00Quand vous voyez quelqu'un en prie pour un cachat,
00:20:02c'est absolument inadmissible,
00:20:04et ça, ça me choque.
00:20:05Merci beaucoup à tous les cas d'être venus sur ce plateau.
00:20:08On retrouvera Mélanie Bertrand, sans doute,
00:20:10un peu plus tard dans la soirée,
00:20:11au rythme des condamnations qui tombent ce soir,
00:20:14ou pas d'ailleurs, on va en reparler ce soir,
00:20:16sur BFM TV.
00:20:17On va continuer à aborder ce qui s'est passé ce week-end
00:20:19avec l'homme qui nous rejoint à présent.
00:20:21Il était candidat à la dernière élection présidentielle.
00:20:23C'était le quatrième homme du premier tour.
00:20:26Probable candidat à la prochaine élection,
00:20:29puisque c'est le président de Reconquête,
00:20:30Éric Zemmour, qui nous rejoint à présent.
00:20:33Bonsoir, M. Zemmour.
00:20:36On va d'abord parler,
00:20:37on va parler dans un instant,
00:20:38de ce qui s'est passé ce week-end.
00:20:39D'abord, un mot sur vous,
00:20:40puisqu'on a pu voir ce week-end
00:20:42une vidéo de vous traversant Paris.
00:20:45Je crois que c'était juste après le match
00:20:46du Paris Saint-Germain.
00:20:48J'allais dire escorté,
00:20:51chahuté, en tout cas,
00:20:52par des gens qui vous suivent dans la rue.
00:20:55Chahuté, menacé, qu'est-ce qu'ils vous ont dit ?
00:20:58Écoutez, moi je ne vais pas en parler longuement.
00:21:01Je voulais aller dîner après avoir vu le match
00:21:03avec un ami,
00:21:05et j'étais rive gauche.
00:21:07Et donc, j'ai été effectivement suivi
00:21:10par des dizaines de gamins
00:21:15qui hurlaient,
00:21:17parfois des insultes,
00:21:18parfois non.
00:21:19Et bon, il y avait effectivement
00:21:21les gens de ma sécurité,
00:21:23puisque je suis protégé depuis des années.
00:21:26Ça vous arrive souvent ?
00:21:27Ça m'arrive souvent.
00:21:30Il y a rarement autant de monde.
00:21:33Là, vous vous êtes senti menacé ?
00:21:35Ben, disons que ça aurait pu basculer.
00:21:37Vous savez, ça peut basculer à tout moment,
00:21:39mais ça m'arrive,
00:21:40il n'y a jamais comme ça
00:21:42des dizaines et des dizaines de gens
00:21:44qui me suivent comme ça en hurlant,
00:21:45et en me menaçant,
00:21:46et en m'insultant.
00:21:47En revanche, il peut toujours y avoir,
00:21:49c'est pour ça que je suis protégé.
00:21:52Malheureusement, il y a toujours des gens
00:21:52qui peuvent m'insulter,
00:21:53il y a des gens qui peuvent me menacer.
00:21:55C'est tout le temps.
00:21:56Comme moi, en plus,
00:21:57j'aime marcher,
00:21:57parce que j'aime marcher,
00:21:59et j'aime marcher dans Paris.
00:22:00Donc, voilà.
00:22:03890 personnes interpellées
00:22:04dans toute la France ce week-end,
00:22:06219 blessés,
00:22:07dont 8 grièvement,
00:22:09890 personnes interpellées,
00:22:10c'est 45% de plus
00:22:12que l'an dernier
00:22:13pour la première victoire
00:22:14du Paris Saint-Germain,
00:22:15ce sont les chiffres donnés aujourd'hui
00:22:16par Laurent Dunez.
00:22:16Comment vous qualifiez
00:22:18ce qui s'est passé ce week-end en France ?
00:22:19Vous dites,
00:22:20il y a eu des centaines de milliers
00:22:22de personnes qui ont fait la fête,
00:22:23et quelques milliers
00:22:24qui sont venus pour tout gâcher.
00:22:26Quel est votre diagnostic
00:22:27sur ce qu'on a vu ?
00:22:29Je n'emploie pas ces éléments
00:22:31de langage,
00:22:31si vous me permettez.
00:22:33Moi, j'ai connu
00:22:36des gens qui faisaient la fête
00:22:38pour un match de football.
00:22:39Vous savez,
00:22:40j'ai beaucoup aimé le football,
00:22:41j'aime beaucoup le football.
00:22:42J'ai connu la défaite triomphale,
00:22:45si j'ose dire,
00:22:46de Saint-Etienne en 1976,
00:22:49après la finale,
00:22:50comment ils ont descendu.
00:22:50Je vous invite à regarder les images,
00:22:52et vous verrez toute la différence
00:22:53entre les deux Frances.
00:22:54Et vous ne diriez pas...
00:22:56A l'époque,
00:22:57on pouvait faire la fête
00:22:59en France.
00:23:00Vous avez d'ailleurs vu
00:23:01sans doute
00:23:01ce qui s'est passé
00:23:02au Champ de Mars,
00:23:03ce qui s'est passé
00:23:04au Parc des Pâtes,
00:23:05ce qui s'est passé
00:23:05dans beaucoup de villes.
00:23:06Il faut être sécurisé.
00:23:07Vous savez très bien
00:23:08que toutes les soirées,
00:23:09d'ailleurs,
00:23:09on savait très bien
00:23:10que ça allait arriver.
00:23:12Si vous voulez,
00:23:13moi, je ne l'analyse pas
00:23:14comme vous.
00:23:14Je pense que...
00:23:15Moi, je n'ai rien dit.
00:23:16Vous avez dit
00:23:17qu'il y a des quelques milliers
00:23:18de personnes
00:23:19qui ont gâché la fête.
00:23:20Je vous ai interrogé.
00:23:21Ah, pardon.
00:23:21Est-ce que vous considérez
00:23:23que certains,
00:23:23une minorité,
00:23:24a gâché la fête des autres ?
00:23:25En n'en parlant plus,
00:23:26je vais donc donner
00:23:27ma version à moi.
00:23:29Moi, j'observe
00:23:30depuis des années
00:23:31qu'à chaque célébration,
00:23:35soit de 14 juillet,
00:23:36soit de Nouvel An,
00:23:37soit de fête de la musique,
00:23:40vous voyez,
00:23:40on pourrait multiplier comme ça,
00:23:41il y a des hordes
00:23:43arabo-musulmanes
00:23:44qui défendent,
00:23:45qui descendent
00:23:46de la banlieue
00:23:46arabo-musulmanes.
00:23:48Oui, oui.
00:23:48Moi, j'appelle ça comme ça.
00:23:49Je n'appelle pas ça des jeunes,
00:23:50je n'appelle pas ça
00:23:51des troubles faites,
00:23:52vous voyez,
00:23:53je ne veux pas édulcorer.
00:23:55C'est-à-dire que vous les qualifiez
00:23:56par leur religion ?
00:23:57Absolument,
00:23:57et par leur origine.
00:23:58Ils étaient tous
00:23:59arabo-musulmans ?
00:24:00À 90%.
00:24:00On le sait,
00:24:01tout le monde le sait,
00:24:02vous allez voir
00:24:02les gardes à vue,
00:24:03mais tout le monde le voit,
00:24:04il y a des images partout.
00:24:06Ne faites pas le faux naïf.
00:24:08Je ne fais rien du tout.
00:24:09J'essaie de voir
00:24:10d'où vous connaissez tout ça.
00:24:11Toute la France a vu ça.
00:24:12Voilà.
00:24:13C'est ça,
00:24:13c'est clair,
00:24:14c'est net.
00:24:15Donc,
00:24:15je disais,
00:24:16théor,
00:24:16arabo-musulmane,
00:24:17qui descendent de la banlieue
00:24:18pour casser,
00:24:20piller,
00:24:22frapper,
00:24:23agresser,
00:24:24etc.
00:24:25Pour moi,
00:24:27si vous voulez,
00:24:27ce sont des actes de guérilla.
00:24:30De guérilla ?
00:24:31C'est-à-dire que,
00:24:32vous savez,
00:24:33pour moi,
00:24:33la violence n'est jamais innocente.
00:24:37Il faut remettre dans le contexte.
00:24:39Il y a quelques jours,
00:24:40il y a eu les mêmes,
00:24:42ou leurs cousins,
00:24:43qui sont descendus
00:24:44sur la plage de la Bôle
00:24:45pour faire la même chose.
00:24:46Les mêmes,
00:24:47ou leurs cousins,
00:24:48qui sont descendus à Deauville
00:24:49pour insulter les Juifs,
00:24:51etc.
00:24:51Ils étaient trois à Deauville.
00:24:53Comment ?
00:24:53Ils étaient trois à Deauville.
00:24:54Oui, oui, oui.
00:24:55D'accord,
00:24:56mais c'est pour vous dire.
00:24:57Tout ça,
00:24:57c'est dans votre contexte.
00:24:58C'est l'image de la Horde.
00:24:59Vous avez vu à la Bôle.
00:25:00Je pensais aux images de la Bôle.
00:25:01Vous avez vu ça.
00:25:03Ce que je veux vous dire,
00:25:04c'est que la violence est faite pour quoi ?
00:25:07C'est faite d'abord pour voler,
00:25:09pour piller,
00:25:11et pour menacer,
00:25:14pour intimider,
00:25:15et pour conquérir.
00:25:17La violence,
00:25:18ça sert à ça.
00:25:18C'est-à-dire,
00:25:19l'idée de votre cheminement,
00:25:20Éric Zemmour,
00:25:20c'est de nous expliquer,
00:25:22expliquer aux téléspectateurs
00:25:23ce soir qui vous regardent
00:25:23sur BFM TV,
00:25:24qu'il y a une sorte
00:25:25de guerre de religion,
00:25:26puisque vous les qualifiez
00:25:29par ça,
00:25:29par la religion,
00:25:30une horde d'arabos musulmans.
00:25:33Si vous voulez,
00:25:35je pense qu'effectivement,
00:25:37nous vivons aujourd'hui
00:25:39un moment historique
00:25:41que je qualifie depuis des années
00:25:43de grande revanche
00:25:45du monde arabo-musulman
00:25:47sur le monde occidental,
00:25:49chrétien,
00:25:50dans le cadre d'une guerre millénaire,
00:25:52en vérité,
00:25:52qui a commencé avec la création
00:25:54de l'islam,
00:25:55et qui a vécu
00:25:56de flux et de reflux.
00:25:57Moi, vous savez,
00:25:58j'essaie toujours de comprendre
00:25:59dans la longue durée,
00:26:00dans la très longue durée.
00:26:01– Mais justement,
00:26:01dans la longue durée.
00:26:03– Je suis un lecteur de Brodell,
00:26:04de grands historiens comme ça
00:26:05qui m'ont appris cela.
00:26:06– Éric Zemmour,
00:26:08on entend votre classique.
00:26:09– Je finis, je finis.
00:26:10– Vous ne nous dites pas
00:26:11comme certains,
00:26:12c'est la société,
00:26:13il y a une forme d'ensauvagement,
00:26:14et vous citez trois exemples.
00:26:16– Non, non, non.
00:26:17– Vous venez de citer trois exemples,
00:26:18mais je suis sûr
00:26:19que vous ne citez pas.
00:26:20– Il y en a un
00:26:21que vous ne citez pas,
00:26:22qui s'est produit il y a dix jours
00:26:23à Paris,
00:26:24qui ressemble quand même
00:26:25un peu à ce qui s'est passé
00:26:26ce week-end.
00:26:28Des centaines de supporters
00:26:30de l'OGC Nice,
00:26:32proches des mouvements
00:26:32d'ultra-droite,
00:26:33qui viennent,
00:26:34qui cassent,
00:26:35qui insultent.
00:26:35– Alors là, excusez-moi,
00:26:36je n'ai pas vu ces images.
00:26:39– Il y a dix jours,
00:26:40il y a eu 65 arrestations.
00:26:42– Je ne l'ai pas vu.
00:26:42– Il y a eu sept blessés.
00:26:43– Je n'ai rien vu.
00:26:44– La veille de la finale
00:26:45de la Coupe de France,
00:26:45qui est une personne
00:26:46qui est entre la vie et la mort.
00:26:47– Je n'ai pas vu.
00:26:48– Et ça,
00:26:49comment ça rentre
00:26:50dans votre logiciel,
00:26:50ces images-là ?
00:26:51– Je vais vous dire.
00:26:52Je ne l'ai pas vu.
00:26:53– Parce que les supporters
00:26:53de l'OGC Nice,
00:26:54ce n'est pas la rorde
00:26:54arabo-musulmane.
00:26:55– Non, non, non,
00:26:55je n'ai pas dit ça.
00:26:56Je ne l'ai pas vu.
00:26:57Vous me surprenez.
00:26:58– Vous n'avez pas vu,
00:26:59c'est un problème sur la rue.
00:27:00– Je ne l'ai pas vu,
00:27:00je vous assure que je ne l'ai pas vu.
00:27:01– Tout le monde en a parlé.
00:27:02– Eh bien, je ne l'ai pas vu.
00:27:04Excusez-moi, tout le monde,
00:27:05ça s'est arrêté à moi.
00:27:06– Bon, comment ça rentre
00:27:07dans ce que vous nous dites ?
00:27:08– Moi, ce que j'ai vu,
00:27:08c'est la célébration par Bordeaux
00:27:10de son titre.
00:27:11– Bègle le Bordeaux en rugby.
00:27:12– Exactement.
00:27:14Sans aucune exaction ni violence.
00:27:17Ce que j'ai vu,
00:27:18c'est le titre de la Coupe de France
00:27:19de Lens sans aucune exaction.
00:27:22Vous êtes d'accord avec moi ?
00:27:23– Oui.
00:27:23– Et ce que j'ai vu à Budapest,
00:27:26là où se déroulait le match,
00:27:28c'est aucune exaction.
00:27:29– Mais en fait,
00:27:30le fond de ma pensée,
00:27:31Eric Zemmour,
00:27:31c'était,
00:27:32est-ce que vous ne voyez pas
00:27:32que ce que vous voulez voir ?
00:27:34– Écoutez, en l'occurrence,
00:27:35je ne vois pas que ce que je veux voir.
00:27:36– Et quand des centaines de supporters…
00:27:37– Je n'ai pas vu cela.
00:27:39Encore une fois,
00:27:40si j'avais vu cela,
00:27:41je vous aurais dit
00:27:42que je condamne cela.
00:27:43Mais je ne le mets pas,
00:27:43effectivement,
00:27:44vous avez raison,
00:27:45pour moi,
00:27:45ce n'est pas le même contexte historique.
00:27:47C'est des violences
00:27:48que je condamne, évidemment,
00:27:49et ces gens doivent être punis.
00:27:50Mais quand je vous dis,
00:27:52moi,
00:27:53vous savez,
00:27:54la violence a commencé en France,
00:27:56ces violences-là
00:27:57ont commencé en France
00:27:58dès la fin des années 70.
00:28:00Ça a commencé dans les banlieues.
00:28:02La violence a permis
00:28:04à l'immigration arabo-musulmane
00:28:06de chasser
00:28:07les classes populaires blanches
00:28:09des banlieues.
00:28:10– Les ou légales ?
00:28:11– J'ai bien connu ça,
00:28:11parce que moi,
00:28:12j'ai grandi,
00:28:13vous voyez,
00:28:13dans les banlieues
00:28:15de la Seine-Saint-Denis
00:28:16dans les années 60
00:28:17quand j'étais enfant
00:28:18et en 70.
00:28:19Dans les années 70.
00:28:20Donc, j'ai bien vécu
00:28:21ce changement d'époque.
00:28:23Et j'ai bien vécu,
00:28:24j'ai bien vu
00:28:24comment la violence
00:28:26permettait de s'imposer,
00:28:27de conquérir un territoire
00:28:29et de chasser
00:28:29la population qui était là.
00:28:30Donc, je dis,
00:28:32donc je dis,
00:28:33cette violence-là
00:28:34n'est pas innocente,
00:28:35elle n'est pas gratuite,
00:28:37elle sert évidemment
00:28:37d'abord à des pillages
00:28:39pour se prendre des choses
00:28:41dont on a envie
00:28:42et en même temps,
00:28:43c'est une sorte de guerre
00:28:45sur notre sol.
00:28:47– Je reviens
00:28:47à ce qu'est le point de départ
00:28:48de votre raisonnement,
00:28:49une horde d'arabos musulmans
00:28:51qui a quitté la banlieue
00:28:52pour déferler sur les villes.
00:28:54L'information,
00:28:55vous la tenez d'où ?
00:28:56C'est leur visage
00:28:57qui vous fait dire ça ?
00:28:58Qu'ils sont arabo-musulmans ?
00:29:00Vous avez des chiffres ?
00:29:01Il y a quelque chose ?
00:29:02– Ne faites pas semblant.
00:29:04Vous savez,
00:29:05il y a une expression en français
00:29:06que j'aime beaucoup,
00:29:06c'est faire l'âme
00:29:07– C'est le fond
00:29:08de votre raisonnement,
00:29:08donc c'est important.
00:29:09– Non, mais vous faites l'âme
00:29:10pour avoir du son.
00:29:11– Eh bien, alors,
00:29:11donnez-moi un peu de son.
00:29:13– Donc, on va vous donner du son.
00:29:14Il suffit de regarder les images.
00:29:15Vous avez été très bien
00:29:16pour regarder les images
00:29:17que vous m'avez montrées
00:29:18de l'OGC Nice.
00:29:20Donc, regardez les images
00:29:21et vous verrez qui sont-ils.
00:29:23On voit effectivement
00:29:24des Africains et des Maghrébins
00:29:27à 90%.
00:29:28Mais toute la France l'a compris,
00:29:29on perd du temps,
00:29:30je vous assure.
00:29:31C'est beaucoup plus intéressant
00:29:32que vous m'interrogez
00:29:33sur qu'est-ce qu'on doit faire.
00:29:34– Faites les questions
00:29:35si vous voulez aussi.
00:29:35– Mais non, mais parce que
00:29:36là, franchement,
00:29:37c'est des questions…
00:29:38– Donc, pour vous,
00:29:39tout ce qui s'est passé
00:29:41ce week-end
00:29:41est lié à l'immigration
00:29:43de ces 10, 20, 30, 50…
00:29:45– 50 dernières années.
00:29:46– 50 dernières années.
00:29:47– Absolument.
00:29:47– Donc, la horde d'arabo-musulmans,
00:29:49ce sont les descendants,
00:29:50dans les petits-enfants aussi.
00:29:52– Absolument, absolument.
00:29:53La violence a commencé
00:29:54dès la fin des années 70.
00:29:56Vous savez, j'ai écrit un livre
00:29:57qui est republié aujourd'hui.
00:29:58Je vous invite à le lire
00:30:00ou le relire,
00:30:01qui s'appelait
00:30:01Le Suicide français.
00:30:02Je ne fais pas ça
00:30:03pour me faire de la publicité.
00:30:04– Un petit peu quand même.
00:30:05– Non, non, je vous assure.
00:30:06Pour vous dire simplement
00:30:07que je l'explique
00:30:08et je le raconte.
00:30:09J'ai plongé à l'époque
00:30:10dans les archives des journaux
00:30:12de la fin des années 70.
00:30:14Ça commence par des vols,
00:30:15des vols d'autoradio,
00:30:16puis des vols d'appartements,
00:30:18puis des viols,
00:30:19puis du trafic de drogue.
00:30:20Tout ça est lié.
00:30:22Tout ça, il y a,
00:30:23si vous voulez,
00:30:24c'est ce que j'ai appelé
00:30:25du djihad du quotidien.
00:30:27Vous comprenez ?
00:30:27C'est une violence.
00:30:28Il y a un continuum de violence
00:30:29pour reprendre une expression
00:30:30que les féministes affectionnent.
00:30:31– Mais je rappelle aussi,
00:30:32pour la bonne compréhension
00:30:33de notre entretien,
00:30:34que les statistiques ethniques,
00:30:35ça n'existe pas en France.
00:30:36Et donc, ce que vous nous dites
00:30:37aujourd'hui,
00:30:37c'est sur ce que vous avez vu,
00:30:40c'est-à-dire sur la couleur
00:30:42des visages que vous avez vus.
00:30:43– Aussi, vous avez des statistiques,
00:30:44quand même,
00:30:45quand vous avez 25% d'étrangers
00:30:47dans les prisons françaises
00:30:48alors qu'ils ne représentent
00:30:49que statistiquement 8%
00:30:50de la population française,
00:30:51vous voyez qu'il y a une surreprésentation.
00:30:52Quand vous voyez
00:30:53qu'il y a 60%, je crois,
00:30:56des agressions sexuelles
00:30:57dans le métro parisien
00:30:58qui viennent des étrangers,
00:30:59je ne parle que des étrangers
00:31:00puisque les doubles nationaux
00:31:01ne sont pas comptabilisés.
00:31:02Vous voyez bien
00:31:03qu'il n'y a pas seulement
00:31:05la façon dont je regarde les images
00:31:06et où toute la France
00:31:07regarde les images.
00:31:08Mais encore une fois,
00:31:09je vous assure,
00:31:10là, vous perdez du temps
00:31:11et vous vous ridiculisez
00:31:12auprès de vos téléspectateurs
00:31:13parce que tous les gens
00:31:14ont compris ce que je dis.
00:31:15– C'est toujours un plaisir.
00:31:17Est-ce qu'il faut faire payer
00:31:18les casseurs ?
00:31:19Je cherche les solutions.
00:31:20– Bien sûr.
00:31:20– Une fois que vous avez posé
00:31:21votre diagnostic là-dessus.
00:31:22Est-ce qu'il faut faire payer
00:31:23les casseurs
00:31:24ou même les parents des casseurs ?
00:31:25C'est ce que propose,
00:31:26par exemple, Bruno Retailleau.
00:31:27– Alors, très bien.
00:31:28Il faut...
00:31:29C'est un plan global.
00:31:31D'abord, il faut
00:31:34un maintien de l'ordre
00:31:36beaucoup plus sérieux.
00:31:37Là, d'ailleurs,
00:31:39M. Nunez n'a pris
00:31:41que la succession
00:31:42de M. Retailleau.
00:31:43Je vous souvenais
00:31:44que l'année dernière,
00:31:44c'était la même chose
00:31:45et qu'on a eu
00:31:46exactement les mêmes exactions.
00:31:47– Il y avait 22 000
00:31:48policiers gendarmes
00:31:48mobilisés ce week-end.
00:31:49– Oui, vous avez vu la différence.
00:31:50– C'est une question de nom,
00:31:51vous en auriez mis plus ?
00:31:52– Non, non,
00:31:52ce n'est pas une question de nom.
00:31:54C'est une question d'ordre
00:31:54qui sont données
00:31:55par les ministres de l'Intérieur.
00:31:56Les ministres de l'Intérieur
00:31:57donnent l'ordre
00:31:58de ne pas aller au contact.
00:32:00Je constate que
00:32:01quand c'est les Gilets jaunes
00:32:02ou quand c'est les paysans,
00:32:05on leur envoie,
00:32:06non seulement on va au contact,
00:32:07mais on leur envoie
00:32:07des blindés
00:32:08que la police vient d'acheter.
00:32:10Là, je ne les ai pas vus.
00:32:11– Il y a eu plus
00:32:12d'arrestations ce week-end
00:32:18que pendant bon nombre
00:32:19de journées d'action
00:32:19des Gilets jaunes.
00:32:21Je remets ça, 880.
00:32:22– D'arrestations,
00:32:23mais les policiers
00:32:23n'allaient pas au contact.
00:32:24Avec les Gilets jaunes,
00:32:25ils allaient au contact.
00:32:26Moi, je veux qu'ils soient réprimés.
00:32:28Je veux mater l'ennemi intérieur.
00:32:30Pour moi, c'est un ennemi intérieur.
00:32:32Vous voyez ?
00:32:32Ce ne sont pas des gamins
00:32:33qui gâchent la fête.
00:32:35Comprenez ?
00:32:35Là, c'est pour ça
00:32:36que je vous ai repris.
00:32:37Le vocabulaire est important.
00:32:39Deuxièmement,
00:32:40il faut que ces gens
00:32:41aillent en prison,
00:32:43qu'ils soient condamnés
00:32:44et donc qu'ils passent
00:32:46le filtre judiciaire
00:32:47qui est toujours plein
00:32:48de mensuétudes pour eux.
00:32:49L'année dernière,
00:32:51on avait, je crois,
00:32:52400 ou 500 arrestations
00:32:54et ça s'est fini par 5%.
00:32:56J'ai regardé les chiffres
00:32:57avant de venir.
00:32:585%…
00:32:59– Qui étaient rappelés
00:32:59par le responsable d'Alliance
00:33:01qui était avant vous
00:33:01sur ce plateau.
00:33:028 condamnations fermes
00:33:03l'an dernier.
00:33:03– Vous voyez ?
00:33:04Donc, ce n'est pas sérieux.
00:33:06Donc, il faut rétablir
00:33:07des peines planchées
00:33:08et des peines beaucoup plus sérieuses.
00:33:10Troisièmement,
00:33:11il faut impérativement,
00:33:12effectivement,
00:33:13faire payer ces gens-là
00:33:15ou leurs parents
00:33:16et supprimer
00:33:17les allocations sociales
00:33:19qui sont données
00:33:20à leurs parents
00:33:20car ils sont responsables
00:33:22de leurs enfants
00:33:22quand ils sont mineurs.
00:33:24Deuxièmement,
00:33:24il faut expulser
00:33:25ces gens-là des HLM.
00:33:27Il faudrait d'ailleurs
00:33:27les expulser
00:33:28quand leurs enfants
00:33:29trafiquent la drogue
00:33:30comme ils le font
00:33:31très souvent.
00:33:33Deuxièmement,
00:33:35il faut étendre
00:33:37la règle
00:33:38de déchéance
00:33:40de nationalité
00:33:42pour permettre
00:33:45de déchoir
00:33:47de nationalité
00:33:47ces gens-là
00:33:48parce qu'ils sont
00:33:49pour la plupart,
00:33:51je pourrais dire
00:33:51même à 99%,
00:33:53double nationaux.
00:33:54C'est-à-dire qu'ils ont
00:33:55gardé la nationalité
00:33:57de leur pays d'origine,
00:33:58de leurs parents
00:33:59ou de leurs grands-parents,
00:33:59c'est-à-dire l'Algérie,
00:34:00le Maroc,
00:34:01la Tunisie,
00:34:02voire le Mali.
00:34:03Donc vous leur enlevez
00:34:03la nationalité française ?
00:34:04Donc je leur enlève
00:34:05la nationalité française.
00:34:06Vous savez que la déchéance
00:34:07de nationalité française,
00:34:08déjà prévue,
00:34:09dans l'histoire,
00:34:09dans le Code civil,
00:34:10je crois que c'est l'article
00:34:1125.1 à 25.4
00:34:12du Code civil
00:34:13qui prévoit
00:34:14la déchéance de nationalité.
00:34:15C'est prévu d'ailleurs
00:34:16depuis la Révolution française
00:34:16la déchéance de nationalité.
00:34:17Ça veut dire que c'est
00:34:18pour les expulser ensuite ?
00:34:19Absolument.
00:34:20Vous avez tout compris.
00:34:20Donc vous leur retirez
00:34:21la nationalité française ?
00:34:22Vous les expulsez
00:34:23parce que j'expulse
00:34:24tous les étrangers
00:34:25qui ont été condamnés.
00:34:27Vous voyez,
00:34:27je ne les garde pas
00:34:28dans les prisons françaises.
00:34:28Je les renvoie
00:34:30soit chez eux
00:34:31ou si le pays,
00:34:32parce que je sais
00:34:33ce que vous allez me dire,
00:34:34si le pays ne veut pas
00:34:35les reprendre...
00:34:35Vous avez décidé
00:34:35de faire les questions
00:34:36et les réponses ce soir ?
00:34:36Si le pays ne veut pas
00:34:37les reprendre,
00:34:38je les renvoie ailleurs.
00:34:39C'est où ailleurs ?
00:34:40Dans d'autres pays
00:34:41avec qui la France
00:34:42aura des accords
00:34:44comme l'Italie,
00:34:45l'Angleterre,
00:34:46comment ça...
00:34:46L'Italie,
00:34:47ça fait un flop monumental,
00:34:48l'Angleterre aussi.
00:34:49Je sais,
00:34:50ça fait un flop
00:34:50parce que d'abord
00:34:52la législation européenne
00:34:55l'interdisait
00:34:56et deuxièmement
00:34:57parce que les juridictions
00:34:58italiennes et anglaises
00:34:59ont cassé ces décisions.
00:35:02Moi, je constate que
00:35:04un, désormais
00:35:06la législation européenne
00:35:07l'autorise.
00:35:08Vous avez vu ?
00:35:09Pas tout à fait.
00:35:11Directive retour,
00:35:11on en a parlé
00:35:12sur ce plateau
00:35:12la semaine dernière
00:35:13avec François-Xavier Bellamy.
00:35:14Ils autorisent à signer...
00:35:15Il le connaît bien
00:35:16parce qu'il l'a voté.
00:35:17Il faut que la France
00:35:18l'adopte.
00:35:20Exactement,
00:35:20il l'a voté avec nous.
00:35:21Il faut que la France
00:35:21l'adopte aujourd'hui
00:35:22et puis vous savez
00:35:23que c'est extrêmement compliqué
00:35:24parce que la liste
00:35:25des pays qui reprendraient
00:35:27les expulsés
00:35:28aujourd'hui,
00:35:28elle n'existe pas.
00:35:29Il n'y a pas de pays
00:35:30aujourd'hui
00:35:30qui a accepté
00:35:31de le faire formellement.
00:35:32S'il y a une volonté politique,
00:35:33on le fera.
00:35:34Et j'allais vous dire,
00:35:35deuxièmement,
00:35:36il faut mettre ça
00:35:36dans le cadre
00:35:37d'un grand référendum
00:35:38sur l'immigration
00:35:39pour empêcher
00:35:40que les juridictions,
00:35:41que ce soit
00:35:41conseil constitutionnel,
00:35:42conseil d'État
00:35:43et tous les juges
00:35:44ne cassent cette décision.
00:35:46Mais ça,
00:35:47c'est très important
00:35:48dans le cadre
00:35:48de ce que j'ai appelé
00:35:49l'immigration négative.
00:35:50Je pense qu'il faut
00:35:51non seulement
00:35:52l'immigration zéro
00:35:53mais l'immigration négative.
00:35:54Immigration négative,
00:35:55ça veut dire quoi ?
00:35:56On va prendre les chiffres,
00:35:57si vous voulez bien.
00:35:58Éric Zemmour,
00:35:59ce sont les chiffres
00:35:59des entrées en France.
00:36:01Des premiers titres
00:36:02de séjour accordés
00:36:03chaque année.
00:36:03384 000.
00:36:04384 000.
00:36:05Au moins,
00:36:05on est d'accord
00:36:05sur une chose ce soir.
00:36:06Ce sont les chiffres.
00:36:08Quand on regarde
00:36:08le détail
00:36:09des premiers titres
00:36:11de séjour
00:36:11accordés l'an dernier
00:36:12en France,
00:36:1331% ce sont des étudiants.
00:36:15Est-ce que vous baissez
00:36:16ce chiffre ?
00:36:17Je le baisse
00:36:19mais au-delà du massif.
00:36:21C'est-à-dire ?
00:36:22Vous savez,
00:36:22aujourd'hui,
00:36:24la première nationalité
00:36:26des étudiants,
00:36:26c'est les Algériens.
00:36:27Et les Algériens
00:36:29sont 75%
00:36:31à ne pas faire
00:36:32leur licence
00:36:33en 3 ou 4 ans.
00:36:35Donc ces étudiants-là,
00:36:36moi,
00:36:36je n'en veux pas.
00:36:37C'est-à-dire,
00:36:38ils font exprès
00:36:38de redoubler ?
00:36:38Non, pas du tout.
00:36:40Pas du tout.
00:36:40Ou ils ne suivent pas
00:36:41leurs études,
00:36:42ou ils ne sont pas
00:36:44de bons étudiants.
00:36:45Je n'en veux pas.
00:36:46Mais parfois,
00:36:47ce sont eux
00:36:47qui vous soignent
00:36:47à l'hôpital.
00:36:48Ah, ça,
00:36:49c'est un autre sujet,
00:36:49cher ami.
00:36:51Si vous voulez me lancer
00:36:52sur le médecin,
00:36:53mais c'est un autre sujet.
00:36:55Là,
00:36:55on parle des étudiants
00:36:56dont certains restent ensuite
00:36:57et d'autres repartent.
00:36:58Non.
00:36:59Les médecins,
00:36:59ce ne sont pas des étudiants
00:37:00qui ont suivi
00:37:01médecine en France.
00:37:02Non.
00:37:03Ça, ce sont des médecins
00:37:04qui ont été formés
00:37:05en Algérie.
00:37:06D'ailleurs,
00:37:09à repasser leur examen
00:37:10pour être sûr
00:37:11qu'ils aient le niveau
00:37:12des médecins français.
00:37:13Je trouve ça
00:37:14que c'est le minimum.
00:37:15Quand un médecin français
00:37:16va aux Etats-Unis,
00:37:17il repasse aussi son examen.
00:37:19Donc, ça,
00:37:20c'est un autre sujet.
00:37:21On va l'aborder.
00:37:21Ça, c'est l'immigration
00:37:22de travail.
00:37:23Là, on est sur les étudiants.
00:37:25Vous avez 100 000 étudiants
00:37:27par an.
00:37:27118 000.
00:37:28Oui.
00:37:29Vous baissez à combien ?
00:37:30Mais à 10 000.
00:37:31À 10 000.
00:37:32Mais quand je dis ça,
00:37:3310 000,
00:37:33c'est un chiffre
00:37:34que je vous dis comme ça.
00:37:35En vérité,
00:37:35je n'en veux plus.
00:37:36Vous comprenez
00:37:37ce que je veux dire.
00:37:38Je pense aujourd'hui
00:37:39que nous avons
00:37:40pour la plupart
00:37:41des mauvais étudiants
00:37:42dont nous n'avons pas besoin
00:37:43qui simplement,
00:37:44d'ailleurs,
00:37:45qui nous coûtent très cher
00:37:45parce que nous les faisons
00:37:47payer pratiquement rien
00:37:49comme droits de l'institution
00:37:50alors qu'ils coûtent très cher.
00:37:50Oui, mais de façon ridicule.
00:37:52Et en plus,
00:37:52les universités
00:37:53ne veulent pas appliquer...
00:37:55Donc, on passe,
00:37:55si je vous suis bien,
00:37:56sur les étudiants
00:37:56de 118 000 à 10 000.
00:37:58Voilà.
00:37:58Disons.
00:37:59Deuxième motif d'entrée en France.
00:38:01Regroupement familial.
00:38:01Pas tout à fait.
00:38:02Oui, je sais.
00:38:03Humanitaire à 92 000.
00:38:04Le regroupement familial
00:38:05est à 91 000.
00:38:0792 000,
00:38:08l'aide humanitaire.
00:38:10Vous y mettez fin ?
00:38:11Ah oui, je l'ai fait.
00:38:12Ou vous n'y touchez pas ?
00:38:13Non, j'y mets fin, oui.
00:38:14J'y mets fin.
00:38:15Qu'est-ce que vous appelez
00:38:16l'aide humanitaire ?
00:38:16Parce que si vous appelez ça
00:38:18droit d'asile
00:38:19ou si vous appelez ça
00:38:21aide humanitaire...
00:38:22Droits d'asile.
00:38:22Moi, droit d'asile,
00:38:24il y a 150 000 demandeurs
00:38:26d'asile en France.
00:38:27Demandeurs.
00:38:28Demandeurs.
00:38:28Et il y a à peu près,
00:38:29dans les derniers chiffres,
00:38:30la moitié
00:38:31à qui on accorde
00:38:32le droit d'asile.
00:38:33Et l'autre moitié,
00:38:34de toute façon,
00:38:34on ne leur accorde pas,
00:38:35mais ils restent.
00:38:36Parce qu'on ne renvoie personne
00:38:37avec nos brillants ministres
00:38:38de l'Intérieur.
00:38:40Donc, vous êtes d'accord ?
00:38:42En fait, c'est pour ça
00:38:42que ça fait beaucoup plus
00:38:43que 384 000.
00:38:44On flirte avec les 500 000 par an.
00:38:46Parce que vous comptez
00:38:47effectivement ceux
00:38:48à qui on n'accorde pas
00:38:49le droit d'asile,
00:38:50mais qui restent pour la plupart.
00:38:51Ne sont jamais expulsés.
00:38:52On est d'accord là-dessus, moi.
00:38:54Ça fait à peu près
00:38:55500 000 par an.
00:38:55Non, mais vous avez raison,
00:38:56c'est autre chose,
00:38:56mais il faut quand même le préciser.
00:38:58Sans compter les irréguliers,
00:38:59bien sûr, les illégaux,
00:39:00qui sont évalués
00:39:01par le ministère de l'Intérieur
00:39:02à 800 000, à 1 million.
00:39:04Donc, ces gens-là
00:39:05de droit d'asile,
00:39:06moi, je pense...
00:39:06Vous savez, le droit d'asile,
00:39:08c'est, par exemple,
00:39:10Victor Hugo à Garneset,
00:39:12c'est Solzhenitsyn.
00:39:13Vous voyez,
00:39:13c'est les héros de la liberté,
00:39:14des grands écrivains,
00:39:16des grands dignitaires
00:39:17qui ont été chassés
00:39:18par un pouvoir politique
00:39:20tyrannique.
00:39:21Aujourd'hui,
00:39:22ce n'est plus du tout ça.
00:39:23Aujourd'hui,
00:39:24vous dites que vous êtes homosexuel
00:39:25dans un pays musulman ou africain,
00:39:27on vous donne le droit d'asile.
00:39:29Vous dites que vous êtes...
00:39:30On ne peut pas m'exciser
00:39:30un pays où on risque
00:39:31d'être frappé pour ça.
00:39:33Mais je précise
00:39:33parce que les gens
00:39:34ne le savent pas.
00:39:35Après, on peut discuter.
00:39:36Mais il faut quand même
00:39:37le dire aux gens.
00:39:37Personne ne leur dit.
00:39:38Aujourd'hui,
00:39:39c'est cela, le droit d'asile.
00:39:40Ce n'est pas Victor Hugo.
00:39:42Bon.
00:39:43Donc, moi,
00:39:43j'estime que ces gens-là
00:39:44n'ont rien à faire en France.
00:39:46Si je reprends
00:39:47mon premier chiffre,
00:39:48384 000 entrées régales
00:39:50chaque année...
00:39:50Vous voyez, déjà,
00:39:50on a bien réduit.
00:39:51Vous arrivez à combien ?
00:39:53Une fois que vous avez touché
00:39:54aux étudiants,
00:39:55aux droits d'asile,
00:39:55on n'a pas parlé
00:39:56du regroupement familial,
00:39:57des visages de travail.
00:39:58Vous arrivez à combien ?
00:40:00Mais moi, je vous dis,
00:40:01je veux arriver
00:40:01à une émigration négative.
00:40:03Donc, ça veut dire
00:40:04que non seulement
00:40:05on ferme, entre guillemets,
00:40:07le robinet des entrées,
00:40:09mais des gens
00:40:09qui sont en France aujourd'hui
00:40:10qui ont des papiers,
00:40:11qui ont des papiers.
00:40:12Attendez, je vais vous dire
00:40:13que c'est présent.
00:40:13Vous les renvoyez ?
00:40:14J'écoute votre question, moi.
00:40:15Vous les renvoyez ?
00:40:16Alors, d'abord,
00:40:17on renvoie les illégaux.
00:40:20Oui.
00:40:21Première chose.
00:40:22Ce n'est pas fait.
00:40:23parce que vous savez
00:40:24que le taux de renvoi
00:40:26des illégaux...
00:40:2610% à peu près.
00:40:27Voilà.
00:40:28Donc, c'est ridicule,
00:40:28c'est grotesque.
00:40:29Troisième point d'accord
00:40:30entre nous.
00:40:31Oui, on progresse.
00:40:32On progresse.
00:40:34Deuxièmement,
00:40:35dans les réguliers,
00:40:36c'est-à-dire ceux
00:40:36qui ont des papiers.
00:40:37Oui.
00:40:38Première chose,
00:40:39il y a des gens
00:40:41qui ont des papiers
00:40:43pour un an,
00:40:43pour deux ans,
00:40:44pour dix ans.
00:40:45Je ne renouvelle pas
00:40:46ces papiers.
00:40:47Pour aucun ?
00:40:48On verra.
00:40:49Mais en tout cas,
00:40:51pour la masse,
00:40:52je ne les renouvelle pas.
00:40:53Donc, ces gens-là
00:40:54n'ont plus les papiers,
00:40:55donc ils sont renvoyés.
00:40:57Troisièmement,
00:40:58je renvoie
00:40:59les gens,
00:41:00comme je vous l'ai dit
00:41:01tout à l'heure,
00:41:01qui sont
00:41:03voleurs,
00:41:04assassins,
00:41:05violeurs,
00:41:06trafiquants de drogue
00:41:07et qui sont étrangers.
00:41:08Je les renvoie.
00:41:09Et chômeurs.
00:41:10Et chômeurs de longue durée.
00:41:12Et chômeurs.
00:41:12Absolument.
00:41:13Vous savez,
00:41:14aux États-Unis
00:41:15ou en Suisse,
00:41:17prenons la Suisse.
00:41:18si vous êtes chômeurs
00:41:20pendant six mois,
00:41:22vous perdez vos papiers
00:41:23et vous êtes renvoyés.
00:41:24Pareil aux États-Unis.
00:41:25Donc,
00:41:26au bout de cinq ans
00:41:26d'Éric Zemmour
00:41:27à l'Élysée,
00:41:28la population en France,
00:41:29elle a baissé de combien ?
00:41:31Je ne peux pas vous donner
00:41:32de chiffres précis.
00:41:33Je peux vous dire que...
00:41:34Vous en aviez donné un
00:41:35en 2022.
00:41:36Comment ?
00:41:36Vous en aviez donné un
00:41:37la dernière fois,
00:41:38il y a cinq ans.
00:41:38Qu'est-ce que je vous avais dit ?
00:41:39Dites-moi.
00:41:39100 000 en moins chaque année.
00:41:42Je vous ai dit,
00:41:42vous me dites au bout de cinq ans.
00:41:445 fois 100 000,
00:41:45si je compte bien,
00:41:46ça fait 500 000.
00:41:47Vous avez compris
00:41:47qu'il est délicat
00:41:48de vous donner
00:41:48un chiffre précis.
00:41:50Là,
00:41:50je vous ai dit,
00:41:51non seulement les 500 000
00:41:53ne rentrent plus,
00:41:54mais en plus,
00:41:55je renvoie
00:41:57ceux
00:41:58dont je ne veux plus
00:41:58et qui n'ont rien
00:41:59à faire chez nous.
00:42:00Je vous ai donné
00:42:01tous les cas de figure.
00:42:03Donc,
00:42:03si vous voulez,
00:42:03ça fait de l'immigration
00:42:04négative.
00:42:04puisque tout à l'heure,
00:42:04vous avez devancé ma question
00:42:06et ce sera la dernière question
00:42:07sur l'immigration,
00:42:07un pays qui ne veut pas reprendre
00:42:09ces OQTF.
00:42:10On pense à l'Algérie.
00:42:12Vous le renvoyez
00:42:12dans un pays
00:42:14est un pays imaginaire
00:42:15qui va les garder
00:42:16mais qui n'existe pas.
00:42:18D'abord,
00:42:20les pays
00:42:20qui ne veulent pas
00:42:21les reprendre,
00:42:22moi,
00:42:23je fais jouer
00:42:24des moyens de pression
00:42:26que personne n'utilise
00:42:27aujourd'hui.
00:42:28Parce que ce n'est pas normal
00:42:29de ne pas les reprendre.
00:42:29Comprenez ?
00:42:30Ils sont à eux.
00:42:31Ce sont leurs compatriotes.
00:42:35La France reprend
00:42:36les gens
00:42:36dont les pays étrangers
00:42:37ne veulent plus.
00:42:38Donc,
00:42:39c'est un acte
00:42:40d'hostilité
00:42:41de ne pas les reprendre.
00:42:42Donc,
00:42:43il faut actionner
00:42:44nous aussi
00:42:44des actes d'hostilité.
00:42:45Donc,
00:42:46par exemple,
00:42:48je bloque
00:42:49l'envoi
00:42:51d'argent
00:42:52des immigrés
00:42:53ici
00:42:53dans le pays
00:42:55qui ne veut pas reprendre
00:42:56les étrangers
00:42:57dont je ne veux plus.
00:42:59j'interdis
00:43:00à ces dignitaires
00:43:01de venir se faire soigner
00:43:03en France,
00:43:03de mettre leurs enfants
00:43:04en France.
00:43:05Et si vraiment
00:43:07tout ça
00:43:08ne suffit pas,
00:43:09je saisis
00:43:10les biens
00:43:11des dignitaires
00:43:12algériens.
00:43:13Par exemple,
00:43:13vous savez que
00:43:13les Algériens
00:43:14sont la première nationalité
00:43:16dans la possession
00:43:17d'appartements
00:43:19et de biens
00:43:20immobiliers
00:43:20en France.
00:43:21Éric Zemmour,
00:43:21je voudrais qu'on avance
00:43:22et qu'on parle justement
00:43:23d'une femme
00:43:24dont on parle beaucoup
00:43:24ces derniers jours.
00:43:25Raphaël Grabli nous a rejoint.
00:43:26Ce n'est pas vous la femme.
00:43:27Bonsoir,
00:43:28Raphaël Grabli.
00:43:28Une femme qui justement
00:43:29tient à des papiers français.
00:43:32Elle s'appelle
00:43:33Xenia Fedorova.
00:43:35Vous allez nous expliquer
00:43:36qui est cette femme
00:43:37puisqu'elle est soupçonnée
00:43:38aujourd'hui
00:43:38de servir en quelque sorte
00:43:39de voix du Kremlin
00:43:42en France.
00:43:42Raphaël,
00:43:43expliquez-nous d'abord
00:43:43qui elle est.
00:43:43C'est la voix
00:43:44de Vladimir Poutine
00:43:45en France
00:43:46selon ses détracteurs
00:43:47et même,
00:43:48je cite,
00:43:48une propagandiste patentée
00:43:50selon Jean-Noël Barraud,
00:43:52le ministre des Affaires étrangères.
00:43:53C'est comme ça
00:43:54qu'il a qualifié
00:43:54Xenia Fedorova
00:43:56vendredi dernier.
00:43:57Alors,
00:43:57elle se présente
00:43:58comme journaliste
00:43:59mais elle est accusée
00:44:00d'être,
00:44:00je cite,
00:44:01un relais du Kremlin
00:44:02avec notamment
00:44:03une présence récurrente
00:44:04dans les médias
00:44:04du groupe Bolloré.
00:44:05Xenia Fedorova
00:44:06qui est née en Russie.
00:44:07Elle s'est fait connaître
00:44:08en France
00:44:08en dirigeant
00:44:09la chaîne RT France,
00:44:11une chaîne d'information
00:44:12qui est liée
00:44:12au pouvoir russe
00:44:13qualifiée
00:44:14d'organe de propagande
00:44:15par Emmanuel Macron
00:44:16en 2017
00:44:17et bannie par l'Union Européenne
00:44:19après l'invasion de l'Ukraine
00:44:21par la Russie
00:44:21en 2022.
00:44:23Au fond,
00:44:23qu'est-ce qui lui est reproché ?
00:44:24De reprendre le narratif
00:44:26du Kremlin
00:44:26concernant l'Ukraine,
00:44:28l'Europe,
00:44:29l'OTAN.
00:44:29C'est d'ailleurs
00:44:30ce qui est inscrit
00:44:30dans une note interne
00:44:31du Quai d'Orsay
00:44:32qui a été révélée
00:44:33par Le Monde.
00:44:34Il y a une citation
00:44:35qui résume bien
00:44:35sa pensée.
00:44:36Je la cite,
00:44:37c'est l'Occident
00:44:37qui a choisi
00:44:39de prolonger ce conflit.
00:44:40C'est ce qu'elle a dit
00:44:40il y a trois semaines
00:44:41le 10 mai
00:44:41en parlant de la guerre
00:44:43en Ukraine évidemment.
00:44:44En un mot,
00:44:45Vladimir Poutine
00:44:46n'est pas l'agresseur.
00:44:47Xenia Fedorova
00:44:48qui devient aussi
00:44:49un sujet politique.
00:44:50Éric Zemmour,
00:44:51hier,
00:44:51elle est même qualifiée
00:44:52je cite,
00:44:53d'agente russe
00:44:54par Raphaël Glucksmann,
00:44:56probable candidat
00:44:57à l'élection présidentielle.
00:44:58Je le cite,
00:44:59Xenia Fedorova
00:45:00n'est pas une journaliste
00:45:00ni une commentatrice,
00:45:01c'est une agente russe.
00:45:02Et en pleine lutte
00:45:03contre les ingérences étrangères,
00:45:05la situation embarrasse
00:45:06jusqu'au sommet de l'État.
00:45:07Il y a Laurent Nunez,
00:45:08le ministre de l'Intérieur
00:45:09qui a été interrogé
00:45:10ce matin
00:45:11sur un futur réexamen
00:45:13du titre de séjour
00:45:14de Xenia Fedorova
00:45:14puisqu'elle n'est pas française,
00:45:15elle est russe.
00:45:16Réponse,
00:45:17je ne vous répondrai pas.
00:45:18Est-ce que vous, président,
00:45:19vous la renvoyez en Russie ?
00:45:20C'est intéressant
00:45:21parce que je suis
00:45:23vraiment heureux
00:45:24de vous voir
00:45:26tous les deux
00:45:26et de voir
00:45:27les gens
00:45:29que monsieur a cités
00:45:31s'intéresser
00:45:32au sort
00:45:34des étrangers
00:45:35et à la situation
00:45:37administrative
00:45:37des étrangers.
00:45:38Ça m'intéresse.
00:45:39Elle sera dans votre plan
00:45:40de remigration ou pas ?
00:45:42Attendez,
00:45:43là ça m'intéresse,
00:45:44vous voyez,
00:45:44c'est nouveau.
00:45:45Vous ne m'aviez pas habitué
00:45:46à ça tous.
00:45:47On progresse.
00:45:47Vous progressez tous.
00:45:48C'est bien.
00:45:50Deuxième chose,
00:45:52vous avez tous
00:45:53une drôle
00:45:54de conception
00:45:55de la démocratie
00:45:57et de la liberté
00:45:58d'opinion.
00:45:59C'est-à-dire que
00:45:59cette dame
00:46:00n'a pas le droit
00:46:03de défendre
00:46:04l'opinion
00:46:05de la Russie
00:46:05sur la guerre
00:46:07avec l'Ukraine.
00:46:08Donc il faut que
00:46:09tout le monde
00:46:09en France
00:46:11reprenne
00:46:12le narratif
00:46:13pour reprendre
00:46:14l'expression
00:46:14de votre journaliste
00:46:15de l'Ukraine.
00:46:16Sinon...
00:46:16Ça ne vous choque pas
00:46:17ces propos ?
00:46:18Moi, rien ne me choque.
00:46:19C'est l'Occident
00:46:20qui a prolongé ce conflit,
00:46:21il n'y a pas d'enlèvement
00:46:22d'enfants ukrainiens.
00:46:23Il y a...
00:46:24Attendez.
00:46:26Vous pourriez me dire
00:46:28je ne suis pas d'accord
00:46:28avec ce qu'elle dit.
00:46:29Quelle est votre conception
00:46:29de la liberté d'opinion ?
00:46:31Vous pourriez me dire
00:46:32je ne suis pas d'accord
00:46:32avec ce qu'elle dit
00:46:33mais je me bats pour elle.
00:46:34Je ne suis pas d'accord
00:46:35avec tout ce qu'elle dit.
00:46:36On pourrait discuter des heures,
00:46:38ce n'est pas le sujet
00:46:38de discuter de la guerre
00:46:40entre l'Ukraine et la Russie.
00:46:41J'en ai beaucoup parlé,
00:46:42j'ai beaucoup lu là-dessus,
00:46:43j'ai beaucoup réfléchi
00:46:44et on pourrait remonter
00:46:46selon le moment
00:46:47où on choisit
00:46:48de commencer cet affrontement,
00:46:51les versions diffèrent.
00:46:53Mais moi je pense que
00:46:55c'est la conception
00:46:56de la liberté d'opinion.
00:46:58Je trouve ça choquant
00:46:59que parce qu'on n'emploie pas
00:47:02le discours dominant
00:47:03en France et en Occident
00:47:05sur la guerre en Ukraine,
00:47:06on est immédiatement
00:47:08voué aux gémonies.
00:47:09Donc elle n'est pas pour vous
00:47:11un agent de propagande russe ?
00:47:13Non, elle défend la ligne
00:47:15de la Russie.
00:47:16La démière Poutine.
00:47:17Oui, d'accord, ok.
00:47:18Et alors tous les gens
00:47:19qui défendent...
00:47:20Monsieur Glucksmann,
00:47:21est un agent
00:47:22de propagande ukrainienne alors ?
00:47:25Moi je veux bien,
00:47:25mais dans ce cas-là
00:47:26on y va.
00:47:27Est-ce que vous allez dire
00:47:29que Monsieur Glucksmann
00:47:29est un agent
00:47:30de propagande ukrainienne ?
00:47:31C'est-à-dire ?
00:47:32Il défend,
00:47:34mordicus...
00:47:35Il ne nie pas
00:47:36qu'il y a une guerre
00:47:36lancée par la Russie
00:47:37contrairement à...
00:47:39Il dit la Russie
00:47:39à toutes les culpabilités
00:47:41et toutes les responsabilités.
00:47:42Ça s'appelle
00:47:43reprendre le narratif.
00:47:44Je reprends votre discours.
00:47:45Reprends le narratif ukrainien.
00:47:46Ce n'est pas notre discours
00:47:46citer Jean-Noël Barraud
00:47:47ou Raphaël Gagsmann.
00:47:48C'est citer
00:47:49deux responsables politiques.
00:47:52Monsieur Glucksmann
00:47:53et...
00:47:54Deuxièmement,
00:47:55deuxièmement,
00:47:58si on interdit
00:48:00à tous les gens
00:48:02qui défendent un pays
00:48:04de le faire,
00:48:06on va expulser en masse.
00:48:08Vous êtes patriote
00:48:08mais quelqu'un
00:48:09qui vient apporter
00:48:10la voix de Vladimir Poutine...
00:48:11Tous les Algériens
00:48:13qui défendent
00:48:15leur gouvernement
00:48:15C'est ce que j'allais vous demander.
00:48:16Quelqu'un qui déresse
00:48:17ce qu'elle dit aujourd'hui
00:48:18pour défendre Algiers,
00:48:19il n'y a pas de problème.
00:48:20Moi je les renverrai.
00:48:21Moi je les renverrai.
00:48:21Mais dans ce cas-là,
00:48:22il faut aller plus loin.
00:48:23Toute personne
00:48:24dans ce cas-là
00:48:25qui défend,
00:48:26un Algérien
00:48:27qui défend le gouvernement
00:48:28algérien
00:48:28contre la France,
00:48:29il faut le virer aussi.
00:48:30Il y aura des charters.
00:48:31Éric Zemmour,
00:48:32une minute.
00:48:33Est-ce que vous serez bien
00:48:34candidat à l'élection présidentielle ?
00:48:35Je vous ai déjà dit
00:48:37que...
00:48:37Oui mais parfois ça évolue.
00:48:38Non mais une annonce
00:48:39de candidature,
00:48:40c'est sérieux.
00:48:41Il ne faut pas la rater.
00:48:43J'ai vu trop de gens
00:48:43la rater encore récemment.
00:48:45Donc moi,
00:48:46si le jour où je serai
00:48:48à IS
00:48:49candidat à la présidentielle,
00:48:51je ferai une vraie annonce
00:48:53de candidature
00:48:54le plus réussie possible.
00:48:55Conditionnelle.
00:48:56A IS.
00:48:57Oui, A IS.
00:48:57Conditionnelle.
00:48:59Si je vous dis
00:49:00au futur,
00:49:00vous allez me dire
00:49:01ça y est,
00:49:02vous annoncez votre candidature.
00:49:04Écoutez,
00:49:04cette question,
00:49:05encore une fois,
00:49:06on l'a déjà dit.
00:49:07Mais vous êtes comme
00:49:08Raphaël Glucksmann.
00:49:09Vous dites
00:49:10j'ai besoin d'un peu de temps,
00:49:11il faut encore trois mois
00:49:11pour réfléchir.
00:49:12Simplement,
00:49:12je choisis mon moment.
00:49:13Je pense qu'en ce moment,
00:49:15les Français
00:49:16ne sont pas encore
00:49:17dans la présidentielle.
00:49:18Vous savez,
00:49:19d'ailleurs je vois
00:49:20dans tous les sondages
00:49:21qui sortent,
00:49:21les Français ne sont pas
00:49:22dans la présidentielle.
00:49:23Donc,
00:49:24la présidentielle,
00:49:24c'est un choix d'homme.
00:49:26Ce n'est pas un choix
00:49:26de parti politique.
00:49:28Oui,
00:49:28vous comprenez
00:49:28ce que je veux dire.
00:49:29Le général de Gaulle
00:49:30l'a voulu comme ça.
00:49:31Ce n'est pas une élection
00:49:32de parti,
00:49:32c'est une élection d'homme.
00:49:33Et là,
00:49:33quand les Français
00:49:34rentrent dans la campagne,
00:49:35je l'ai vécu,
00:49:37ils changent leur regard.
00:49:38Ils se disent
00:49:38mais celui-là,
00:49:39est-ce que je voudrais
00:49:40qu'il soit...
00:49:40Est-ce que je suis prêt
00:49:40à lui confier les clés ?
00:49:41Exactement.
00:49:42Et c'est important.
00:49:43On voit le caractère,
00:49:44on voit ce qu'il a fait,
00:49:45on voit son âge,
00:49:45on voit son épaisseur
00:49:49intellectuelle,
00:49:50culturelle,
00:49:51humaine.
00:49:51Et on a entendu
00:49:52que ce n'est donc pas
00:49:53encore le moment pour vous.
00:49:54Ça viendra,
00:49:55mais que c'est un peu plus tard
00:49:56à IS,
00:49:57le conditionnel,
00:49:58qu'on n'est pas tout à fait un.
00:49:59Merci beaucoup Éric Zemmour,
00:50:00bienvenue ce soir.
00:50:01Sur ce plateau,
00:50:02toute autre chose à présent,
00:50:03on va évoquer cette course
00:50:05contre la montre
00:50:06dans le Gers
00:50:07pour tenter de retrouver
00:50:08une collégienne de 11 ans.
00:50:09Elle s'appelle Liana,
00:50:10elle n'a plus donné signe de vie
00:50:11depuis vendredi dernier.
00:50:12À la sortie de son collège,
00:50:14un suspect est présenté
00:50:16en ce moment même
00:50:16à un juge.
00:50:18Il s'agit du père
00:50:19de l'une de ses amies.
00:50:20Pour en parler ce soir,
00:50:20Vincent Vantingham,
00:50:21bonsoir.
00:50:22Bonsoir.
00:50:22Grand reporter police-justice
00:50:23à BFM TV,
00:50:24Jacques Fonbonne,
00:50:25bonsoir.
00:50:26Bonsoir.
00:50:26Général de gendarmerie,
00:50:27ancien commandant
00:50:28de la section de recherche
00:50:29d'Orléans.
00:50:30Où en est l'enquête ce soir
00:50:32puisque cet homme,
00:50:33Vincent,
00:50:33est donc toujours
00:50:34dans le bureau du juge ?
00:50:35Oui,
00:50:36il est toujours
00:50:36dans le bureau du juge.
00:50:37Alors,
00:50:37où en est l'enquête ?
00:50:38En fait,
00:50:38il y a deux façons
00:50:39de répondre à cette question.
00:50:40Sur l'aspect judiciaire,
00:50:41cet homme est donc allé
00:50:42au bout des 48 heures
00:50:43de garde à vue.
00:50:44Une information judiciaire
00:50:46est ouverte
00:50:46pour enlèvement
00:50:47et séquestration de mineurs
00:50:48et il a été transféré
00:50:49au pôle criminel
00:50:50au tribunal judiciaire d'Agin
00:50:52où il doit être
00:50:53en ce moment
00:50:54dans le bureau
00:50:54d'un juge d'instruction
00:50:55en vue de son éventuelle
00:50:57mise en examen
00:50:57et puis derrière
00:50:58se posera la question
00:50:59de son éventuel placement
00:51:00en détention provisoire
00:51:01si le juge le souhaite
00:51:03et qu'un juge des libertés
00:51:04et de la détention
00:51:05leur donne ça.
00:51:05C'est sur l'aspect
00:51:06purement judiciaire.
00:51:07On le sait,
00:51:08cet homme,
00:51:09et ça c'est la procureure
00:51:09de la République,
00:51:10Doche,
00:51:10qui a fait des déclarations
00:51:12à son sujet,
00:51:12il a eu des propos
00:51:14incohérents et imprécis
00:51:15au cours de cette garde à vue
00:51:17sur cette période,
00:51:18ce créneau horaire
00:51:19très particulier
00:51:20de vendredi après-midi
00:51:21où il est soupçonné
00:51:22d'avoir enlevé
00:51:23la petite Liana.
00:51:24À la sortie de son collège.
00:51:25À la sortie de son collège.
00:51:27Ce créneau horaire,
00:51:28c'est important d'en parler,
00:51:28c'est entre 15h et 17h.
00:51:3115h05,
00:51:32la jeune Liana
00:51:32est vue dans la voiture
00:51:33de cet homme
00:51:34par un témoin,
00:51:34ça a été corroboré
00:51:35par les images
00:51:36de vidéosurveillance,
00:51:37et à 17h,
00:51:38cet homme,
00:51:38il retourne au collège
00:51:39mais pour aller chercher sa fille,
00:51:40vous l'avez dit,
00:51:40qui est une camarade de classe
00:51:42de la petite Liana
00:51:43et les enquêteurs
00:51:44se concentrent donc
00:51:45sur ce créneau horaire
00:51:45de 2h,
00:51:46que s'est-il passé ?
00:51:47Ça, c'est pour l'aspect judiciaire
00:51:49et puis on a l'aspect opérationnel,
00:51:50on pourrait dire,
00:51:51sur le terrain
00:51:51parce qu'un gros dispositif
00:51:53est mis en place
00:51:54par les gendarmes.
00:51:55Le porte-parole
00:51:56de la gendarmerie nationale,
00:51:57Erwan Coiffard,
00:51:58qui était sur notre plateau
00:51:59tout à l'heure,
00:51:59a annoncé notamment
00:52:00l'arrivée de 70 gendarmes mobiles
00:52:02qui seront mobilisés
00:52:04sur les secteurs
00:52:05les plus difficiles d'accès
00:52:07parce qu'on le sait,
00:52:07il y a des points d'eau,
00:52:08il y a des zones boisées,
00:52:09on cherche à retrouver
00:52:10la jeune Liana.
00:52:11Général, là,
00:52:12l'expression course
00:52:13contre la montre
00:52:14est la bonne
00:52:15puisque ça fait 3 jours
00:52:17une fille a disparu,
00:52:19un suspect
00:52:20qui n'a rien reconnu
00:52:22et qui est présumé innocent
00:52:23et des recherches
00:52:24qui se poursuivent sur le terrain.
00:52:25Oui, alors c'est effectivement
00:52:27ce que vous disiez,
00:52:28c'est la course contre la montre,
00:52:29je le dis souvent,
00:52:30mais en matière d'enlèvement,
00:52:32le temps,
00:52:33et comme souvent d'ailleurs
00:52:33dans toutes les affaires criminelles,
00:52:35le temps,
00:52:35mais encore plus dans les enlèvements,
00:52:36est vraiment l'ennemi
00:52:38de l'enquêteur.
00:52:38Qu'est devenue cette petite fille ?
00:52:40Est-ce qu'elle est encore vivante ?
00:52:41Est-ce qu'elle est séquestrée
00:52:42quelque part
00:52:43où elle n'a pas à boire
00:52:44ou elle n'a pas d'alimentation ?
00:52:45De toute façon,
00:52:46il faut aller très vite
00:52:48et avec les recherches
00:52:49qu'on voit sur le terrain,
00:52:50je dirais que c'est la pire des hypothèses.
00:52:53C'est-à-dire que si on commence
00:52:54à sonder les points d'eau,
00:52:55les zones forestières
00:52:56et les endroits
00:52:57qui sont difficiles d'accès,
00:52:59ça veut dire qu'on ne ferme pas
00:53:00la porte
00:53:02au fait qu'elle soit décédée,
00:53:03qu'elle ait été tuée
00:53:05par cet homme
00:53:06ou par quelqu'un d'autre,
00:53:07puisqu'elle est évidemment
00:53:08présumée innocente.
00:53:09Mais si vous voulez,
00:53:10les deux hypothèses marchent
00:53:11en même temps.
00:53:12L'enquête judiciaire
00:53:13pour boucler les éléments juridiques
00:53:15de l'affaire
00:53:16et puis la recherche opérationnelle.
00:53:18Donc des gendarmes mobiles
00:53:19pour faire des ratissages,
00:53:20des drones,
00:53:21des chiens évidemment,
00:53:22l'hélicoptère de la région,
00:53:25des plongeurs,
00:53:25c'est-à-dire tous les moyens
00:53:26qui correspondent
00:53:27aux difficultés...
00:53:28Les villageois qui ont participé
00:53:30ce week-end à une battue.
00:53:31Oui, alors c'est toujours
00:53:32très difficile la battue citoyenne
00:53:33parce qu'il faut que ça soit
00:53:34très encadré.
00:53:36C'est difficile à faire une battue.
00:53:38Il faut que les gens avancent
00:53:39tous en même temps.
00:53:40Il ne faut pas laisser de trous.
00:53:42Il faut que chaque mètre carré
00:53:44soit effectivement examiné.
00:53:46Si on laisse faire des gens,
00:53:47non, ce n'est pas le métier.
00:53:49Ils vont laisser des espaces
00:53:51qui n'auront pas été visités,
00:53:52ce qui veut dire
00:53:53qu'il faudra recommencer.
00:53:55S'il y a des indices,
00:53:56ils sont susceptibles
00:53:57d'être bouleversés.
00:53:57Donc oui, parce que ça fait
00:53:59gagner du temps,
00:54:00parce que ça fait
00:54:00des effectifs sur place,
00:54:02mais il faut que ce soit
00:54:03vraiment très encadré
00:54:04avec des gendarmes
00:54:05qui expliquent comment on fait
00:54:06et qu'on tienne les gens
00:54:07qui le font.
00:54:09On va aller sur place
00:54:09dans un instant.
00:54:10Des objets et des indices
00:54:11ont été trouvés
00:54:12lors de cette battue.
00:54:13C'est ce qu'on dit
00:54:14les enquêteurs sur place
00:54:15qui n'en ont pas dit plus.
00:54:17Des objets et des indices
00:54:18de quoi on peut parler ?
00:54:20Effectivement,
00:54:21au moment d'une battue,
00:54:21on va relever tout ce qui
00:54:23nous semble un peu anormal.
00:54:24Alors parfois, la normalité
00:54:25peut trouver une forme de normalité
00:54:27si on trouve une canette vide
00:54:28dans un terrain vague
00:54:30en face du collège.
00:54:31On va se dire
00:54:31que c'est peut-être
00:54:32quelque chose d'anormal
00:54:33et c'est peut-être
00:54:33quelqu'un qui l'a jeté là.
00:54:34Mais en revanche,
00:54:35ce qu'on est en capacité
00:54:36de faire,
00:54:37c'est de relever ces indices
00:54:37pour les analyser,
00:54:38les expertiser
00:54:39et tenter de découvrir
00:54:41ce qui est arrivé
00:54:41à cette jeune fille.
00:54:43Ça, c'est sur l'aspect
00:54:43objet-indice
00:54:44qui ont été relevés
00:54:45lors de cette battue citoyenne
00:54:46sous l'autorité des gendarmes.
00:54:48Jacques Fombeault faisait
00:54:49raison de le préciser.
00:54:51Puis il y a aussi
00:54:51d'autres indices.
00:54:53La maison du suspect
00:54:54a été placée sous scellé.
00:54:55On peut imaginer
00:54:56qu'il y a des investigations
00:54:57qui sont menées
00:54:57sur son téléphone,
00:54:58sur son ordinateur.
00:55:00Et puis surtout,
00:55:00le véhicule dans lequel
00:55:02il a été vu
00:55:02en compagnie de Liana
00:55:04a été placé
00:55:05sur un camion plateau
00:55:06la nuit dernière,
00:55:07transporté à Pontoise.
00:55:08Parce qu'on va examiner
00:55:09le GPS, par exemple ?
00:55:11Alors, on va examiner
00:55:11deux choses.
00:55:12On va d'abord trouver,
00:55:13rechercher les traces
00:55:14de la jeune fille,
00:55:15savoir si elle était bien
00:55:15dans ce véhicule
00:55:16et qu'est-ce qu'on peut en tirer.
00:55:17Est-ce qu'on va trouver
00:55:18des cheveux,
00:55:19une goutte de sang ?
00:55:20Voilà, tout ça.
00:55:21Et puis surtout,
00:55:21on va tenter de faire parler
00:55:23le GPS du véhicule
00:55:24parce que, je le disais,
00:55:25sur ce créneau
00:55:26de 15h à 17h,
00:55:26parce qu'on veut savoir
00:55:27c'est où il s'est rendu
00:55:28pour tenter de retrouver
00:55:30la jeune fille,
00:55:31tenter d'aider
00:55:32dans les recherches.
00:55:32Bonsoir Mathéo Rivière.
00:55:34Florence, donc,
00:55:34dans le Gers,
00:55:36vous êtes sur place.
00:55:36Florence, c'est un petit village,
00:55:38village qui est évidemment
00:55:38ce soir sous le choc
00:55:39qui attend de savoir
00:55:41évidemment ce que donnent
00:55:42les recherches d'un côté
00:55:43et ce que donne
00:55:44la fin de la garde à vue
00:55:45de l'autre.
00:55:49Et pour tout vous dire,
00:55:51Marc, c'est même
00:55:51tout un territoire ici
00:55:52qui est sous le choc
00:55:53parce que d'un côté,
00:55:54vous l'avez dit,
00:55:55il y a ce village de Florence
00:55:56où nous nous trouvons
00:55:57actuellement
00:55:57et où a disparu
00:55:58la jeune Liana
00:55:59vendredi dernier
00:56:01et puis pour la première fois,
00:56:02aujourd'hui,
00:56:03des collégiens
00:56:04sont revenus
00:56:04dans cet établissement
00:56:05que vous voyez derrière moi
00:56:06pour la première fois
00:56:07sans leurs camarades,
00:56:09un collège
00:56:09où l'on nous a décrit
00:56:11des élèves
00:56:11très perturbés.
00:56:13Aujourd'hui,
00:56:13c'est pour cela
00:56:14qu'une cellule
00:56:15médico-psychologique
00:56:16a été mise en place
00:56:17et de l'autre,
00:56:18cette commune
00:56:18de Montestruc-sur-Gers
00:56:20où habite le suspect
00:56:21de 41 ans
00:56:22avec sa femme
00:56:23et ses deux enfants
00:56:24et où tout le long
00:56:25de l'après-midi,
00:56:26on a pu croiser
00:56:26des familles
00:56:27très inquiètes,
00:56:28très inquiètes
00:56:29de cette disparition
00:56:31mais aussi
00:56:31très inquiètes
00:56:32que cela se produise
00:56:33dans ce petit village
00:56:34de 700 habitants
00:56:36réputés
00:56:36plutôt tranquilles.
00:56:38C'est le cas
00:56:38notamment de cette maman
00:56:39que vous allez écouter
00:56:40et dont le fils
00:56:41connaissait la jeune Liana.
00:56:43Écoutez,
00:56:44c'était au micro
00:56:44d'Eliott Francom.
00:56:46Là,
00:56:46à l'heure d'aujourd'hui,
00:56:47même mon fils
00:56:47et mes enfants
00:56:48autres que j'ai,
00:56:49je les sécurise
00:56:50avec le téléphone portable
00:56:52pour leur lieu de collège,
00:56:54leur établissement
00:56:54pour qu'ils me préviennent
00:56:55quand ils arrivent
00:56:56et quand ils repartent
00:56:57automatiquement
00:56:58parce qu'on ne peut plus
00:56:59vivre en sécurité.
00:57:00À l'heure d'aujourd'hui,
00:57:01on est obligé
00:57:01de les protéger
00:57:02en permanence.
00:57:03On n'a plus de vie.
00:57:04C'est devenu infernal.
00:57:06Et ce que l'on peut
00:57:07vous dire également,
00:57:08c'est que toute l'après-midi,
00:57:10on a pu croiser
00:57:10également des habitants
00:57:11qui s'organisent
00:57:12pour des battues citoyennes
00:57:15qui se poursuivent
00:57:16ce soir encore
00:57:17des habitants
00:57:17que l'on a croisés
00:57:18qui, pour certains,
00:57:19nous disent
00:57:19ne pas se rendre au travail
00:57:21pour aider les forces
00:57:22de l'ordre
00:57:22à retrouver la trace
00:57:23de la jeune Liana.
00:57:24Mathéo Rivière
00:57:25avec Elliot Francombe
00:57:26dans ce village
00:57:27du Gers général.
00:57:29La priorité des enquêteurs
00:57:30trois jours après
00:57:31la disparition,
00:57:32vous avez dit
00:57:33il y a quelques instants
00:57:34le temps est notre adversaire,
00:57:36le temps est notre ennemi
00:57:37dans ces cas-là.
00:57:38Il faut se focaliser
00:57:39sur quoi ?
00:57:39Sur les recherches,
00:57:41sur d'éventuels aveux
00:57:42de l'homme
00:57:43qui est suspecté aujourd'hui
00:57:44si c'est lui, bien sûr ?
00:57:45Alors, on va faire
00:57:46tout en même temps
00:57:46mais ce n'est pas
00:57:47les mêmes gendarmes
00:57:48qui vont faire ça.
00:57:49Vous avez,
00:57:50on les voit,
00:57:50ils sont entraillés.
00:57:51C'est des gendarmes mobiles
00:57:52c'est-à-dire
00:57:53qui ne sont pas officiers
00:57:53de police judiciaire.
00:57:54Leur travail,
00:57:55ça va être de ratisser
00:57:57matériellement,
00:57:58de trouver les indices
00:57:59et comme vous le disiez
00:57:59très justement,
00:58:00ce que l'on apprend
00:58:01aux gens qui collectent
00:58:02les indices qu'on appelle
00:58:03des techniciens
00:58:04d'identification criminelle,
00:58:05c'est que si on ne sait pas,
00:58:06on prend, on saisit
00:58:07et on verra si on l'exploite.
00:58:09Ça, c'est la première chose,
00:58:10je dirais,
00:58:11dans la pire des hypothèses.
00:58:13Après, il y a des enquêteurs
00:58:14qui sont des officiers
00:58:15de police judiciaire
00:58:16de la gendarmerie,
00:58:16c'est la section
00:58:18des recherches de Toulouse
00:58:20qui est saisie.
00:58:21Eux, ce sont des enquêteurs
00:58:23chevronnés,
00:58:24ce sont des officiers
00:58:24de police judiciaire
00:58:25et ils vont,
00:58:26après l'avoir fait
00:58:27sous l'autorité
00:58:27du procureur de la République,
00:58:28maintenant,
00:58:29par commission orgatoire,
00:58:30sous l'autorité
00:58:31du juge d'instruction,
00:58:33je dirais,
00:58:33boucler la procédure
00:58:34en termes d'éléments
00:58:35constitutifs de l'infraction,
00:58:37peut-être avoir des aveux.
00:58:38A priori,
00:58:39le suspect est toujours
00:58:40dans le bureau
00:58:40du juge d'instruction.
00:58:41C'est un entretien
00:58:42de première comparution.
00:58:43Il peut faire
00:58:43des déclarations spontanées,
00:58:45répondre aux questions
00:58:45ou demander à ce terme.
00:58:47Qu'est-ce qui peut se passer
00:58:47à la sortie du bureau du juge ?
00:58:49Alors,
00:58:49à la sortie du bureau du juge,
00:58:51on pense,
00:58:52compte tenu de la gravité
00:58:53des faits,
00:58:53qu'il va y avoir
00:58:54une demande
00:58:54de mise en détention.
00:58:56Là,
00:58:57depuis quelques années maintenant,
00:58:58il y a un JLD,
00:58:59c'est-à-dire un juge
00:59:00des libertés de la détention.
00:59:02On sort la personne
00:59:03du bureau du juge d'instruction.
00:59:06Il est accompagné
00:59:06de son avocat.
00:59:07On rentre,
00:59:08c'est un tout petit procès
00:59:09dans le bureau du JLD.
00:59:12Il l'interroge
00:59:12sur son identité.
00:59:13Il l'interroge
00:59:14sur les faits
00:59:15si la personne veut répondre.
00:59:16Son avocat,
00:59:17et là,
00:59:18le procureur de la République
00:59:19demande la confirmation
00:59:20et le juge prend sa décision,
00:59:22c'est-à-dire détention
00:59:24ou contre le judiciaire
00:59:27ou juridiquement
00:59:27remise en liberté.
00:59:28On imagine
00:59:29que dans une affaire comme ça,
00:59:30ce sera,
00:59:31mais on a parfois des surprises,
00:59:32ce sera la mise en détention.
00:59:33Et dans tous les cas,
00:59:34il peut être entendu
00:59:35à nouveau très rapidement.
00:59:36Alors,
00:59:37il peut être entendu.
00:59:38Ce qu'il faut comprendre,
00:59:38c'est que la garde à vue
00:59:39est terminée.
00:59:40On est arrivé au bout
00:59:41des 48 heures.
00:59:41On est arrivé au bout.
00:59:42Même si on n'était pas
00:59:43au bout des 48 heures,
00:59:44à partir du moment
00:59:44où la personne est déférée
00:59:45et où il y a ouverture
00:59:46d'informations,
00:59:47il n'est plus entendu
00:59:48que par le magistrat.
00:59:49Mais sur commission rogatoire,
00:59:51les officiers de police judiciaire
00:59:52de la gendarmerie
00:59:53vont continuer
00:59:54leurs investigations.
00:59:55On va vérifier ce qu'il dit.
00:59:56On va,
00:59:56comme vous le disiez,
00:59:59expertiser la voiture
01:00:00à l'IRCG.
01:00:00Rappelez-vous de l'affaire Lelandais.
01:00:02Les gendarmes avaient trouvé,
01:00:03mais après deux jours d'expertise,
01:00:04une toute petite trace de sang
01:00:06sous la manette rouge
01:00:07qui sert à libérer
01:00:09la ceinture de sécurité.
01:00:11Et ça,
01:00:11ça peut permettre
01:00:12d'arriver avec une preuve
01:00:15ou un indice.
01:00:15ça peut permettre
01:00:16de confronter une personne
01:00:17beaucoup plus facilement.
01:00:18Oui, c'est-à-dire qu'après,
01:00:19c'est la question
01:00:20de la preuve en matière pénale.
01:00:21C'est-à-dire que la preuve
01:00:22n'existe qu'au bout
01:00:23de la procédure
01:00:24lorsqu'elle a emporté
01:00:25la conviction des juges.
01:00:27Dans ce genre d'affaires,
01:00:29on a toujours,
01:00:30je dirais,
01:00:31des aveux
01:00:31très, très, très progressifs.
01:00:33Manifestement,
01:00:34la garde à vue
01:00:34s'est arrêtée
01:00:35avant que les gendarmes
01:00:36aient pu obtenir
01:00:37ou des aveux
01:00:38ou des éléments circonstanciés.
01:00:39Je voudrais qu'on écoute,
01:00:40si vous voulez bien,
01:00:40la maman de Diana.
01:00:41Elle s'appelle Charlie.
01:00:42Elle s'est exprimée
01:00:43devant les caméras
01:00:44de BFM TV.
01:00:45Bien sûr que je suis inquiète.
01:00:47Enfin,
01:00:49elle a disparu quand même.
01:00:50Ça fait deux nuits
01:00:51qu'elle n'est pas là.
01:00:51C'est la fête des mères
01:00:52aujourd'hui.
01:00:54Bien sûr que
01:00:56c'est horrible,
01:00:57horrible ce qui se passe.
01:00:59C'est vrai,
01:00:59qu'est-ce pas là ?
01:01:00Bien sûr.
01:01:02Je rêve que d'une chose,
01:01:03c'est qu'on la retrouve
01:01:04et que j'ai le droit
01:01:07à mon câlin de fête des mères
01:01:08comme tous les ans.
01:01:09Et voilà.
01:01:12Voilà, c'était hier.
01:01:13On entend l'émotion évidemment
01:01:14de cette maman
01:01:16le jour de la fête des mères.
01:01:18Le profil du suspect.
01:01:21Vincent, qu'est-ce qu'on sait de lui ?
01:01:21C'est un père de famille ?
01:01:23C'est pour ça que ça interroge aussi
01:01:24cette affaire
01:01:25parce que comme je l'ai dit,
01:01:26on l'a vu dans la voiture
01:01:27avec la jeune Liana.
01:01:28Ça, c'est un élément
01:01:28quasi matériel
01:01:29sur lequel on va l'interroger.
01:01:30Mais on va aussi l'interroger
01:01:31sur son profil
01:01:32parce qu'on a découvert
01:01:33notamment avec le témoignage
01:01:34de la maman
01:01:35qu'en fait,
01:01:35il connaissait très bien Liana.
01:01:36Liana avait été invitée
01:01:37à une soirée pyjama
01:01:39chez eux,
01:01:40chez sa fille
01:01:41à la rentrée dernière.
01:01:42Et quand elle est rentrée
01:01:43de cette soirée,
01:01:43elle a dit à ses parents
01:01:44qu'il a beaucoup joué avec nous,
01:01:45qu'il était beaucoup
01:01:46avec les enfants
01:01:47et qu'il nous a fait
01:01:47des chatouilles,
01:01:48ce qui a intrigué
01:01:50les parents de Liana.
01:01:50Elle le dit.
01:01:51On a interrogé Liana.
01:01:52Est-ce que c'est pas
01:01:53allé plus loin ?
01:01:54Ça a choqué la petite fille.
01:01:56Mais en tout cas,
01:01:57c'est de l'avocat
01:01:58des parents
01:01:59qui nous l'a confié
01:01:59tout à l'heure.
01:02:00Ils ont coupé
01:02:01tout contact avec cet homme.
01:02:02Et puis,
01:02:02on a découvert depuis
01:02:02que ce suspect de 41 ans,
01:02:04il venait tous les jours
01:02:05au collège
01:02:06et il donnait un goûter
01:02:07à Liana tous les jours
01:02:08alors qu'elle n'en avait
01:02:09pas forcément besoin.
01:02:10Ce sont autant d'éléments
01:02:11qui intriguent aujourd'hui
01:02:12sur le profit de cet homme
01:02:13et qui ont sans nul doute
01:02:15fait l'objet de questions
01:02:15des enquêteurs
01:02:16lors de sa garde à vue.
01:02:17Qu'a-t-il répondu là-dessus ?
01:02:18Comment s'est-il justifié ?
01:02:19Et surtout,
01:02:19comment a-t-il expliqué
01:02:21ou explicité
01:02:22ce qu'il faisait
01:02:22avec la jeune fille
01:02:23vendredi après-midi
01:02:24dans son véhicule ?
01:02:24Là, on n'est pas,
01:02:25général,
01:02:26dans le cercle familial
01:02:27mais on n'est pas très loin.
01:02:28On n'est pas très loin
01:02:29mais c'est souvent comme ça
01:02:31parce qu'on confie ses enfants
01:02:33a priori à des gens
01:02:33qu'on connaît
01:02:34sauf une agression de rue
01:02:36sauf effectivement
01:02:36un enlèvement
01:02:37par quelqu'un qui passe
01:02:39et qui obéit à une pulsion.
01:02:41La difficulté,
01:02:41parce que je pense
01:02:42que les gens vont se poser
01:02:43la question de savoir
01:02:44pourquoi vous n'avez pas
01:02:45prévenu les policiers ?
01:02:46Pourquoi vous n'avez pas
01:02:46prévenu les gendarmes ?
01:02:47Parce que leur enseignement
01:02:49est extrêmement ténu.
01:02:50Si on dénonce quelqu'un
01:02:51pour des faits,
01:02:52sa vie est bouleversée
01:02:53alors qu'on n'a pas
01:02:54d'éléments matériels
01:02:54qui permettraient
01:02:55d'avoir sinon
01:02:56une certitude
01:02:57du moins d'outre raisonnelle.
01:02:58Merci beaucoup
01:02:59à tous les deux,
01:02:59cet homme est donc
01:03:00en ce moment
01:03:00dans le bureau d'un juge.
01:03:01On va continuer
01:03:01évidemment à suivre
01:03:03cette affaire.
01:03:03Le temps pour moi
01:03:04de saluer Julie Ahmed
01:03:05qui nous rejoint
01:03:05pour le 20h.
01:03:06Bonsoir Julie,
01:03:07quel est le programme ?
01:03:07Ce soir,
01:03:08on va donc revenir
01:03:09sur cette disparition
01:03:10très inquiétante
01:03:11d'Angers.
01:03:12Le maire de la ville
01:03:13sera notre invité
01:03:14ce sera dans quelques minutes
01:03:15et puis à 20h30,
01:03:16place aux militaires
01:03:17les généraux Sido,
01:03:18Sesholaï
01:03:18et le lieutenant-colonel
01:03:20Guillaume Ancel
01:03:20alors que l'Iran menace
01:03:22d'interrompre les négociations
01:03:23et d'ouvrir d'autres fronts,
01:03:25un autre détroit
01:03:26au sud du Yémen.
01:03:27Voilà pour le programme.
01:03:27Restez avec nous.
01:03:28Bonne soirée sur BFM TV.
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