- il y a 1 semaine
À l’occasion des Cannes Lions 2026, The Media Leader vous propose une série quotidienne d’interviews express avec les décideurs qui font le marché, enregistrées chaque jour depuis MGallery - La French Connexion à Cannes. Pour ce deuxième épisode, François Quairel reçoit 5 invités de référence :
Adrien Masson, Managing Director France - Amazon Ads
Elodie BretaudeauFonteilles, Directrice generale - Reworld MediaConnect
Philipp Schmidt, Managing Director - Webedia
Thibault Leguillon, Directeur Général France et Belgique - Teads
Stephane Xiberras, President & Chief Creative Officer - BETC
Adrien Masson, Managing Director France - Amazon Ads
Elodie BretaudeauFonteilles, Directrice generale - Reworld MediaConnect
Philipp Schmidt, Managing Director - Webedia
Thibault Leguillon, Directeur Général France et Belgique - Teads
Stephane Xiberras, President & Chief Creative Officer - BETC
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00:07Et bonjour à tous, nouvel épisode aujourd'hui avec une nouvelle séquence ici pour ce talk
00:12vidéo The Media Leader à Cannes pour ces Cannes Lions 2026. On est depuis la French Connection
00:17au M Gallery, donc au M Gallery Croisiers de Beach. Et j'ai le plaisir aujourd'hui de recevoir
00:24Adrien Masson, directeur général d'Amazon Ads en France. Bonjour Adrien. En France, on le voit
00:28avec le petit drapeau. Merci pour le décor. Tout à fait. Voilà la France Creative Country
00:32of the Year cette année. Merci d'être avec nous cette année. Évidemment, Amazon très
00:37présent sur ces Cannes Lions avec le Amazon Porte. Des annonces aussi, parce que c'est
00:41une habitude que vous avez faite d'annoncer des choses. Évidemment, l'intelligence artificielle
00:45est partout. Mais cette année, j'ai remarqué qu'on va un peu plus loin dans l'intelligence
00:49artificielle puisqu'on parle de l'agent X, c'est à dire ces agents IA qui permettent
00:53aujourd'hui à tous les protocoles de se parler entre eux. Alors, vous avez fait des
00:59annonces assez intéressantes. On va en parler dans un instant. D'abord, cette année pour
01:04Amazon Ads avec l'intelligence artificielle. D'abord, comment l'entreprise Amazon aujourd'hui
01:11avance avec les opportunités d'intelligence artificielle ? Alors oui, tu le mentionnes, il y a un déplacement
01:20de IA vers Agentic. Et ce déplacement, il est intéressant parce qu'il vient valider
01:25la stratégie que l'on a toujours déployée chez Amazon Ads. Si je dois résumer ce que
01:29doit faire l'Ads Agentic, elle doit unifier et elle doit simplifier. Donc, sans parler
01:36d'agent, sur la simplification, l'unification, la stratégie d'Amazon Ads, c'est déjà quelque
01:41chose qu'on a déployé. Trois exemples. Le premier exemple, c'est l'unification de toute la
01:45partie supply, de toute la partie inventaire. Donc aujourd'hui, quand tu mets en place
01:50des campagnes avec Amazon Ads, tu peux les mettre en place sur des inventaires Amazon.
01:54Donc le store Amazon, Prime Vidéo et Twitch. Mais tu peux aussi les mettre en place sur
01:59des inventaires qui sont en dehors d'Amazon avec des éditeurs tiers. Et je pense évidemment,
02:03on est en France encore une fois, TF1, M6, France Télévisions, Canal+, et puis avec
02:09Netflix, avec Spotify, avec Deezer pour rappeler encore une fois la France, pour vraiment unifier
02:14l'ensemble des points de contact qui sont utiles pour les marques. Donc, ça, c'est
02:16un premier point. Le second point, c'est unifier également les signaux. Donc, on a la chance
02:21de s'appeler Amazon. On a beaucoup, beaucoup d'insights et de signaux sur la consommation,
02:26que ce soit des consommations de produits ou des intentions de consommation.
02:28Sur le e-commerce, vous avez quand même un Internet un peu fréquenté.
02:31Tout à fait, tout à fait. Au même titre que des consommations sur la partie streaming,
02:35donc la partie vidéo. Mais au-delà, encore une fois, des signaux Amazon, il y a beaucoup
02:40de signaux qui ont de la valeur du côté des marques, du côté de partenaires tiers,
02:43du côté des éditeurs. Et encore une fois, on veut unifier l'ensemble de ces signaux.
02:47Et le troisième layer, c'est un layer technologique. On a annoncé, il y a maintenant quelques mois,
02:53l'arrivée des Campaign Manager, qui est l'unification de la console Sponsored Ads et de Amazon DSP pour,
02:59encore une fois, unifier toute la partie Sponsored et la partie programmatique.
03:02C'est-à-dire qu'aujourd'hui, un acheteur qui veut sponsoriser un produit sur le e-commerce d'Amazon,
03:08il aura la même plateforme si derrière, il veut lancer une campagne sur Prime Vidéo,
03:11sur TF1+, sur M6+, sur tous les éditeurs à côté. C'est très bien résumé.
03:17Voilà, c'est exactement ça. Et donc, pour revenir à ta question, c'était une longue introduction,
03:21mais pour revenir à ta question, l'agentique permet de simplifier tout ça. Parce qu'une fois qu'on a
03:28dit
03:28qu'on défragmentait et qu'on unifiait, il faut quand même mettre en place ces campagnes. Et on sait
03:33qu'il y a beaucoup de tâches opérationnelles aujourd'hui pour effectuer ces campagnes de A à Z.
03:38L'agentique va venir simplifier tous les workflows, la mise en place des campagnes,
03:43le planning, l'activation et la mesure.
03:46Alors, il y a des choses annoncées sur Amazon Ads. Peut-être revenir sur les annonces
03:49qu'il y avait eu cette année. C'est Amazon Publisher Cloud que vous avez annoncé avec TF1 et M6.
03:56Tu peux nous réexpliquer ce que c'est ? Est-ce que c'est on-air ? Alors, je crois,
04:00et tu vas me corriger
04:02si c'est erroné ce que je dis, c'est en fait la possibilité de pouvoir croiser, quand on lance
04:09une campagne,
04:10toute la donnée Amazon, notamment provenant du e-commerce. C'est ça ? Et toute la data que vous avez,
04:15c'est ça ?
04:16C'est de la data collaboration entre Amazon Ads et les éditeurs, en l'occurrence TF1 et M6.
04:22Et bientôt d'autres, tu me disais. Et bientôt d'autres. Et donc, tout l'enjeu, encore une fois,
04:28c'est d'unifier, de tirer profit de la connaissance client qui est amenée par Amazon Ads
04:33et de pouvoir requalifier les audiences des éditeurs tiers sous le prisme de cette connaissance client.
04:40Donc, par exemple, est-ce que dans un programme phare de TF1 ou de M6, on va retrouver beaucoup d
04:46'acheteurs
04:47ou d'intentionnistes sur des drapeaux français, par exemple ?
04:52Et donc, repackager cette information sous forme de deals qui sont ensuite directement poussés dans Amazon DSP.
04:57Donc là, on voit encore une fois la simplification. Parce qu'avant, on pouvait le faire, mais c'était compliqué.
05:02Aujourd'hui, on peut le faire de façon très simple.
05:04Et ça y est, il y a des campagnes qui sont en air. Il y a des campagnes qui sont
05:08effectivement déjà live.
05:10On a lancé en fin d'année dernière avec des apprentissages qui sont intéressants en termes de reach on target,
05:17en termes d'audience incrémentale,
05:19qui sont vraiment les deux éléments qu'on va regarder le plus.
05:23Ces deux dernières années ont été assez folles pour le DSP d'Amazon.
05:26Vous avez explosé. Je crois que vous l'aviez vraiment boosté il y a deux ou trois ans ici à
05:30Cannes.
05:31On s'en souvient avec l'intégration de nouveaux de nouveaux inventaires aujourd'hui.
05:37Comment comment il va évoluer ? C'est vraiment l'agent, les agents, il y a dedans.
05:42Je crois que vous avez annoncé des choses aujourd'hui d'ailleurs ou hier sur encore plus d'IA dans
05:48ce DSP.
05:48Mais tu peux nous expliquer qu'est ce que ça change réellement pour l'acheteur ? Parce que l'idée,
05:52c'est, j'imagine, de gagner en productivité encore et toujours.
05:55Alors, je ne dirais pas encore plus d'IA parce que si on dit ça, on parle de technologie, je
06:00dirais encore moins de friction opérationnelle.
06:03Et encore une fois, c'est tout l'enjeu de l'agentique, c'est de permettre la mise en place
06:08de campagnes efficaces le plus simplement possible.
06:10Et donc, l'année dernière, on a annoncé dans Amazon Marketing Cloud, qui est notre Data Cleanroom, le lancement de
06:19Ads Agents,
06:20qui est un agent qui permet d'interagir avec la Cleanroom en langage naturel et lui demander, par exemple, construis
06:26-moi la mesure de telle campagne sur tel KPI
06:30de façon, encore une fois, naturelle et très simple. Et AMC, donc Amazon Marketing Cloud, va construire directement et automatiquement
06:38cette...
06:38En langage naturel comme ChatGPT ou en langage naturel, exactement.
06:42Et est-ce que votre cible, c'est effectivement les acheteurs en agence média ou est-ce cette longue telle
06:49?
06:50On voit bien que beaucoup s'y intéressent aujourd'hui, c'est-à-dire que la petite entreprise PME, est
06:54-ce qu'elle peut lancer sa campagne aussi facilement ?
06:56Parce qu'évidemment, on n'est pas tous des experts.
06:58Tout à fait. Eh bien, il y a les deux niveaux. Il y a un niveau qui est effectivement pour
07:03adresser l'ensemble des annonceurs, dont les marques qui sont aujourd'hui plus petites,
07:11plus confidentielles sur la publicité, qui n'ont pas forcément d'agence média et qui n'ont pas forcément la
07:15ressource pour opérer des campagnes complexes.
07:18Donc, il y a une notion de démocratisation de l'accès à ces outils. Et l'autre partie, qui est
07:22une partie experte, qui est de pouvoir lancer des campagnes qui sont beaucoup plus poussées,
07:26beaucoup plus complexes, mais en effaçant une partie de la friction opérationnelle encore une fois.
07:31Donc, il y a vraiment ces deux mondes. Il y a un monde où l'automatisation va être très importante.
07:35Il y a un monde expert où l'automatisation est importante,
07:37mais le degré de contrôle aussi est important. Et donc, ça, c'est l'un des facteurs qui est très
07:41important dans le lancement de l'IA et l'agentique.
07:43C'est qu'on a certes de l'automatisation, mais on offre aussi beaucoup de contrôle et beaucoup de learning
07:48parce qu'il y a autant de valeur dans le résultat de la fin de campagne que dans la façon
07:51de procéder pour y arriver.
07:53L'idée, c'est de ne pas planter des campagnes en dépensant de l'argent qui partent par la fenêtre.
07:58L'idée, c'est surtout de comprendre comment on produit de la performance et que cette compréhension puisse être réutilisée
08:02par les marques et les agences.
08:03Je rebondis sur Ads Agent. Donc, on a lancé en fin d'année dernière sur AMC et donc, on annonce
08:09le lancement de Ads Agent également dans Amazon DSP.
08:13Et donc là, si je reprends l'exemple de l'interaction en langage naturel, ça peut être aussi simple que
08:17lance moi une campagne programmatique sur les inventaires Amazon et les inventaires tiers en streaming sur la France
08:24avec tel et tel et tel paramètre. Et j'ai besoin de cette mesure à la fin et Ads Agent
08:29va construire tout le workflow de la campagne de façon automatisée.
08:32Aussi bien sur Amazon.fr en retail média, aussi bien sur TF1+, M6+, et puis le site du
08:41monde, par exemple.
08:41Sur l'ensemble des inventaires, effectivement. Et puis, alors, il y a Alexa aussi qui revient. On est nombreux à
08:48en avoir à la maison là dessus.
08:49Elle était un peu bête jusqu'à maintenant. Maintenant, il y a Alexa Plus qui intègre effectivement quelque chose de
08:54plus naturel.
08:55Alors moi, je suis impatient de l'avoir parce que je me suis inscrit sur la waiting list, mais je
08:59ne l'ai toujours pas à la maison.
09:00Alexa Plus. Et là, c'est ça qui nous intéresse, c'est que vous annoncez la monétisation.
09:05Alors je crois d'abord aux Etats-Unis, la possibilité de pouvoir sponsoriser directement.
09:08Exactement. On voit bien que toutes les grandes boîtes d'IA, les OpenAI notamment, n'ont pas encore trouvé la
09:14martingale pour bien monétiser l'IA.
09:16Vous, vous annoncez des choses. Qu'est ce que ça change en fait? Parce qu'Alexa, maintenant, c'est des
09:20millions de personnes qui ont déjà l'appareil chez eux.
09:24Alors avant de répondre à tes questions, un petit step back sur sur l'agentique au niveau du au niveau
09:30du commerce, au niveau du store Amazon.
09:32C'est important dans la logique que l'on développe. Donc en 2025, on a plus de 300 millions de
09:38clients qui ont interagi avec nos solutions agentiques.
09:42Donc là, je parle de commerce. Je ne parle pas de publicité. On se rend compte déjà de l'échelle
09:47d'utilisation de l'agentique dans le commerce.
09:51Rufus, c'est ça notamment le chatbot par exemple sur le site?
09:56Exactement qu'on fait évoluer, mais la première brique était effectivement Rufus. Et puis, on va parler ensuite d'Alexa
10:02Plus.
10:03Sur ces 300 millions de personnes qui ont interagi avec les agents IA, on se rend compte de deux choses.
10:10La première, c'est qu'il y a une accélération dans l'utilisation. Donc, on a fait x3 en un
10:14an sur le nombre de personnes qui interagissent avec ces IA agentiques.
10:18Là, vous parlez du grand public. Là, je parle du grand public. Je parle bien de la partie store et
10:24on se rend compte aussi que les personnes qui sont dans une démarche de recherche et d'achat et qui
10:30utilisent ces IA agentiques convertissent trois fois plus.
10:35D'accord? Donc, on se rend compte en fait du pouvoir de l'agentique qui est, et c'est là
10:40où je vais en venir avec Alexa Plus, vraiment d'enlever la friction entre la découverte et l'action, donc
10:47la découverte et l'achat.
10:48La barre de recherche aujourd'hui, ça va devenir de plus en plus discuter avec le chatbot pour parler de
10:55son besoin. On ne sait pas trop ce qu'on cherche, mais en tout cas, on nous aide à le
10:58trouver.
10:58Exactement. En fait, les consommateurs, ils font déjà ça de façon organique, mais ils le font encore une fois de
11:04façon fragmentée. Donc, si tu visualises une recherche, ils peuvent le faire sur plein de services différents.
11:11Ils peuvent avoir plein d'anglais sur leur téléphone ouvert pour faire des comparaisons. Ce que ça amène, c'est
11:17l'unification, la simplification sur des recherches qui sont des recherches complexes.
11:21Et donc, c'est encore une fois en langage naturel. C'est fait de manière extrêmement synthétique et c'est
11:27fait de manière pour créer un dialogue avec avec le consommateur, avec les consommateurs.
11:32Et donc, Alexa Plus ne fait que renforcer cette interaction en langage naturel, la création d'une discussion pour arriver
11:41le plus vite possible et le plus efficacement possible de la phase de découverte jusqu'à la phase d'achat.
11:47Donc, c'est à dire que je vais expliquer à mon Alexa, à Alexa Plus ce que je cherche. J
11:52'ai envie, je ne sais pas, deux petits drapeaux, mais je veux des drapeaux qui soient plutôt mat.
11:58D'autres qui soient colorés, peut être de différentes choses. Et là, il va me proposer des choses de façon
12:01intelligente.
12:03Exactement. Ça peut être. Voilà, j'organise un événement. J'ai besoin de drapeaux français. Quelle va être la taille
12:07des drapeaux?
12:07J'ai besoin qu'ils soient de quelle taille? Est ce qu'il y a du soleil ou non pour
12:09savoir s'il faut un type de drapeau différent?
12:12Et tout ça va créer une conversation qui va amener vocale et une conversation qui est évidemment vocale via Alexa
12:18Plus.
12:19L'annonce que l'on fait aujourd'hui, c'est la possibilité pour les marques d'entrer dans cette conversation.
12:26Et donc, c'est ce qu'on appelle Alexa Plus Agentic Ads. Et c'est vraiment la faculté pour les
12:31marques d'entrer dans ce dialogue et finalement de réussir comme ce qu'on faisait sur la partie sponsor classique
12:38à créer cette possibilité d'interaction très fine avec les consommateurs dans un environnement qui est déjà un environnement de
12:46découverte.
12:47Et comment ça va se présenter? C'est à dire qu'on va être coupé et on va nous dire
12:51acheter tel produit? Est ce que le plus difficile, c'est l'intégration de la publicité?
12:56Exactement. Alors l'idée, justement, c'est de ne pas couper l'intégration. L'idée, c'est d'être présente
12:58au sein d'un dialogue qui est déjà initié.
13:02Et comme toute la partie sponsor, évidemment, il y aura des filtres qui vont permettre aux marques d'être dans
13:07des conversations, mais qui vont apporter quelque chose au consommateur.
13:10L'idée, c'est toujours que le consommateur trouve un bénéfice dans cette interaction.
13:13L'idée, c'est pas de tomber dans Black Mirror où on a une pub qui arrive comme ça. Ça
13:17va être naturel et ce sera pertinent.
13:19Ce sera naturel et ce sera pertinent. C'est toute la promesse. Si ce n'est pas naturel et ce
13:23n'est pas pertinent. En fait, l'adoption ne sera pas bonne.
13:25Donc, ce n'est pas du tout ce qu'on recherche. Ce qu'on cherche encore une fois du consommateur,
13:29c'est aider le consommateur à avoir une recherche et une découverte qui soit la plus efficace possible, que ce
13:35soit sur Amazon ou en dehors.
13:37Et ça peut être une recherche produit d'un produit qui est disponible sur Amazon, mais ça peut être tout
13:41à fait un service qui est en dehors du store Amazon, comme un restaurant, par exemple, ou comme le fait
13:47de réserver un billet pour un concert.
13:49C'est ça qui va être très nouveau parce que sur le site d'Amazon, on sait bien que derrière
13:52les 3, 4 voire plus liens, c'est souvent sponsorisé quand on fait une recherche.
13:58Là, l'idée, c'est que vous allez un peu plus loin. Vous allez un peu sur les terres de
14:00Google ou derrière, vous allez proposer d'autres choses et notamment du service, que ce soit des vols, des restaurants,
14:07des choses comme ça.
14:07Exactement. Alors, on va surtout sur les terres des consommateurs. Les consommateurs, eux, ils ont besoin d'avoir des recherches
14:11sur Amazon et en dehors. Et donc, il faut qu'on soit pertinent sur Amazon et en dehors.
14:15Donc ça, pour la France, pas encore, mais déjà les US. Lancé aux Etats-Unis, mort tout comme pour la
14:22France.
14:22Très bien. Merci beaucoup, Adrien. Très bon Cannes et merci d'avoir été avec nous. Merci beaucoup.
14:34Et une nouvelle invitée ici au bord de la piscine, au même galerie à la French Connection pour ces Cad
14:38Lions 2026, le Toggle Vidéo, The Media Leader Cannes.
14:41J'ai le plaisir de recevoir Elodie Bretaud-Fontaine, directrice générale de ReWorld Media Connect. Bonjour.
14:47Bonjour François. Bienvenue, la régie publicitaire de ReWorld Media. On a vu d'ailleurs il y a quelques jours que
14:53le groupe ReWorld Media s'était renommé en Unify Group,
14:56une marque que vous aviez en portefeuille puisque vous aviez acquis notamment les titres qui étaient chez TF1 avant et
15:03vous avez renommé ça Unify.
15:04Tu peux nous expliquer pourquoi ? Parce qu'en fait, depuis quelques temps, comme tu l'as pu voir, on
15:11fait pas mal d'acquisitions et là, on est allé sur des nouveaux métiers
15:15qui viennent vraiment être assez complémentaires avec le métier de média, donc historique de ReWorld Media, le métier d'AdTech
15:22avec l'affiliation avec Trade Doubler.
15:24Là, on va avoir deux nouveaux piliers dans le groupe. L'éducation avec EdLearn puisqu'on a racheté une dizaine
15:31d'écoles, business school et formation continue.
15:35Et on va avoir une autre filiale aussi qui va s'appeler Evenflow où on va avoir des activités événementielles
15:40qui vont venir rejoindre le portefeuille.
15:42C'est ça l'avenir aussi des groupes de presse qui se diversifient aujourd'hui, qui doivent...
15:47En fait, on informe, on forme, on a de la techno qui vient soutenir tous nos projets et on fait
15:52de la rencontre dans la vraie vie avec l'événementiel.
15:56Et le chapeau de tout ça et Unify parce qu'on est bien au-delà de juste un groupe média.
16:02Alors effectivement, le poids du corps sur les activités médias dont tu diriges la régie publicitaire, c'est le GIO,
16:08c'est la version SEO de l'intelligence artificielle.
16:11On en a parlé là depuis un an, c'est un peu la folie. Vous avez été assez pionnier avec
16:15d'autres groupes comme Prisma, je crois, à lancer vos offres.
16:19D'ailleurs, tu avais appelé tes voeux le fait que beaucoup lancent leurs offres puisque ça permet d'évangéliser le
16:24marché.
16:26D'abord, ces offres GIO, est-ce qu'elles fonctionnent ? Est-ce que les annonceurs...
16:29Parce que la difficulté qu'on a quand on a une régie publicitaire, c'est qu'on lance une offre
16:32comme celle-là un peu innovante.
16:33Et après, il faut que les annonceurs soient évangélisés et surtout les agences.
16:37Ça rentre dans quoi le GIO dans les agences médias ?
16:41Bon, nous, on a quasiment un an de recul maintenant. On a lancé en effet notre offre très tôt.
16:47Nous, on arrive avec une solution assez end-to-end, donc en fait, où nos partenaires, agences ou annonceurs peuvent
16:52aller piocher finalement dans toute la chaîne de valeur qu'on offre.
16:57Donc, en effet, on a une énorme période où on a éduqué un petit peu...
17:03En tout cas, on a informé de ce que nous, on avait constaté chez nous.
17:06On a évangélisé exactement.
17:07Je dirais que cette période, elle a duré de septembre à janvier, février. OK. Et donc là, on a eu
17:12énormément de recommandations qu'on a fait pour des clients.
17:16Ça a mis un peu de temps à transformer. Et là, depuis, je ne sais pas, février, là, c'est...
17:22Et de semaine, semaine après semaine, ça s'accélère.
17:26C'est un business qui peut devenir significatif. On voit que les modèles économiques sont mis à rude épreuve dans
17:31vos titres.
17:31Vous devez vous transformer beaucoup. Est-ce qu'aujourd'hui, ça peut devenir le GEO un centre de profit intéressant
17:37dans vos modèles économiques?
17:38Chez nous, ça l'est déjà clairement. Nous, le challenge, il est aussi sur l'environnement open web.
17:43On sait qu'il peut être un petit peu challengé depuis un ou deux ans.
17:48C'est compliqué. Donc, pour nous, c'est un véritable relais de croissance et d'autant plus avec nos médias
17:52qui font autorité, en fait,
17:54parce qu'on a nos douze thématiques éditoriales. Évidemment, dans la santé, Doctissimo est une source pour les LLM et
18:00c'est la même chose dans l'automobile.
18:02Et c'est la même chose dans la tech et c'est la même chose dans la beauté et c
18:04'est la même chose sur le food.
18:05Donc, en fait, on a cette chance là d'avoir cette diversité de portefeuille qui fait qu'on arrive à
18:10aller être présent dans énormément de réponses.
18:13Tous les jours, on a 12 millions de crawl de nos contenus par les LLM. Alors, on n'a pas
18:17de comparaison.
18:18Ce qu'on sait, c'est que 12 millions, c'est quand même significatif. Voilà. Et ce qu'on voit
18:21aujourd'hui, c'est que ça fonctionne.
18:25Les campagnes qu'on fait avec des marques, en fait, après, on travaille un prestat externe qui s'appelle Météoria,
18:30justement, pour avoir un partenaire tiers,
18:33c'est à dire qui nous dit avant le début de la campagne sur certains prompts. Alors, c'est vraiment
18:37défini sur un certain nombre de prompts.
18:39OK, comment la marque est placée? Ensuite, on crée des contenus divers et variés puisqu'on a un catalogue avec
18:4515 types de contenus différents.
18:47Et ensuite, on regarde après et on monite. Alors, quand je dis après, on commence à...
19:03Mais ça marche bien, ça? Oui.
19:04Il y a Gmini, ChatGPT, Claude, Mistral. Est-ce qu'aujourd'hui, on arrive à avoir des résultats intéressants pour
19:09les marques?
19:09Alors, nous, on a des résultats. Après, on ne va pas oser dire qu'on maîtrise les algorithmes parce que
19:14tout est extrêmement changeant.
19:16Tu vois les différents modèles déjà en fonction de ton niveau d'abonnement.
19:20Tu n'as pas les mêmes modèles. On voit qu'il y a des modèles qui ont été fermés à
19:22l'extérieur des Etats-Unis.
19:23Bon, donc, on ne va pas dire qu'on les maîtrise.
19:25Mais en tout cas, on arrive à monitorer des évolutions de citations de marques, de rankings.
19:30Donc, c'est pareil, c'est des nouveaux KPIs qui sont en train de se créer.
19:33Mais en tout cas, voilà, nous, on a désormais un retour d'expérience extrêmement positif.
19:40On voit que nos contenus, en fait, on a une équation aujourd'hui qui nous semble être la bonne équation.
19:45C'est à dire qu'il faut des sources qui fassent autorité.
19:48Donc, c'est ce qu'on a avec nos médias.
19:49Il faut une diversité de types de contenus.
19:51C'est ce qu'on propose aujourd'hui, c'est à dire un article, mais aussi une fiche produit, mais
19:56aussi un FAQ.
19:57Voilà donc la diversité des formats.
20:00Ensuite, un volume significatif et une multiplicité de sources.
20:06Donc, en fait, ce combo, ça veut dire quoi?
20:07Ça veut dire des médias qui sont autoritaires.
20:10On les a. On va dire Doctissimo, Marmiton, Féminin, des types de contenus différents.
20:14Multiplicité, c'est à dire un volume de contenus significatifs.
20:18Donc, nous, c'est souvent 30, 40, 50 contenus.
20:22On se parle de ça, mais sur des délais courts et de diffuser sur plusieurs médias.
20:25Donc, en fait, c'est vrai que quand les marques viennent travailler avec nous,
20:28en fait, on leur fait souvent des campagnes qui sont sur 3, 4, 5, 6, 7 médias en fait.
20:35Voilà. Et donc, ce combo là, c'est cette équation à quatre données.
20:41C'est plutôt bonger comme on dit.
20:43En tout cas, voilà. Aujourd'hui, c'est vraiment nous.
20:45C'est ce qu'on voit qui fonctionne.
20:47Alors, tu voulais nous annoncer une nouvelle offre d'ailleurs pour du GIO.
20:50Tout à fait. Voilà. On en profite. On est à Cannes.
20:53Il y a toujours des petites annonces.
20:54Donc, fort de notre recul maintenant et d'un autre levier qui est très important chez nous,
20:59qui est tout ce qui est brand content social, créateur influence.
21:02En fait, après avoir discuté avec pas mal d'agences d'influence qui s'intéressent aussi au GIO,
21:08mais comme aujourd'hui, on va dire, les réseaux sociaux sont peu crawlés par rapport à l'open web.
21:13En fait, on a monté une offre qui va s'appeler GIO Créateur.
21:19Et en fait, l'idée, c'est de briefer un créateur qui fasse un contenu orienté GIO,
21:24donc type un FAQ, par exemple.
21:26Et donc, nous, ensuite, on va proposer de le réécrire, le transcrire sur de l'open web,
21:31LLM sur la ligne édito du créateur et de le multidiffuser sur nos contenus en open web.
21:35Parce que les LLM, on le rappelle, ne lisent que du texte.
21:37Ils ne vont pas lire les vidéos.
21:39Ils ne vont pas lire TikTok.
21:39Ils ne vont pas lire Instagram.
21:41Et ça, c'est une limite.
21:41Donc, ça veut dire que derrière, d'une certaine façon, c'est aussi une opportunité pour vous,
21:45parce que ça remet au centre finalement l'écrit pour faire émerger la marque.
21:48Tout à fait.
21:50C'est exactement pour ça qu'aujourd'hui, les agences sociales ou influence,
21:54elles savent bien en fait que les contenus qui sont faits sur les réseaux sociaux pour des marques,
21:59en fait, ça ne va pas les alimenter, en fait, les LLM.
22:02Donc, c'est pour ça que nous, on arrive pour leur proposer,
22:05finalement, de transposer des activations créateurs avec nos médias dans un langage LLM.
22:12Les Social Media Awards qu'on avait fait ensemble l'année dernière,
22:14on revient avec une nouvelle édition.
22:16Dépôt des candidatures à partir du 1er juillet.
22:18La remise de prix, ce sera le 24 novembre.
22:20Donc, tout l'été, pour toutes les agences, médias, agences d'influence, les marques,
22:24tous ceux qui font des campagnes pourront déposer des dossiers
22:26et on remettra des prix pour ces 2e Social Media Awards.
22:30C'est ouvert à tous, même aux autres éditeurs, on le rappelle.
22:32Tout à fait.
22:33Là-dessus, on a voulu, ensemble, mettre en place de nouvelles catégories
22:36comme celle de l'influence.
22:38En quoi l'influence, aujourd'hui, c'est vraiment un sujet aussi chez vous
22:41et peut-être sur tout l'écosystème qui est vraiment assez central,
22:43notamment pour les groupes de publishing ?
22:45En fait, l'influence, elle a été renommée influence par, on va dire, la créateur économie.
22:51Mais finalement, historiquement, les médias sont les premiers influenceurs.
22:54Et on voit aujourd'hui qu'on est dans un moment de convergence où des créateurs,
22:57en fait, créent des médias pour justement un peu se désincarner.
23:02Et nous, les médias, on a finalement de plus en plus d'incarnants de nos médias,
23:05mais avec une ligne éditoriale un peu evergreen qui assure, on va dire,
23:09une continuité dans ce qu'on apporte.
23:11Donc, en fait, nous, on pense qu'il y a une vraie complémentarité à avoir
23:13avec cette économie de l'influence parce que, finalement, on apporte des choses un peu différentes.
23:19Nous, on va apporter du scale, du rationnel, on va s'engager sur des KPIs,
23:24mais dans des codes quand même créateurs.
23:26On a la puissance de créateurs, on a des engagements de créateurs.
23:28Donc, en fait, on pense qu'un média a toute sa place dans un plan influence.
23:33Puisqu'on voit déjà des agences qui sont en train de faire ce move-là aussi.
23:37Voilà, donc, c'était important de pouvoir mettre ça aussi, d'avoir une catégorie social media awards.
23:43Et puis, tu vois, là, je vois la Cannes. En fait, je trouve que cette année,
23:47tu as une émergence d'acteurs qui sont là de cet univers de la créateur économique
23:52qui n'était pas là l'année dernière.
23:55Booster par l'intelligence artificielle, notamment, parce qu'aujourd'hui, les opportunités.
23:58Voilà, on peut créer des choses super bien avec de l'IA, par exemple.
24:01Oui, tout à fait. Mais même moi, je suis marquée par des agences sociales influence
24:07qui ont déposé plein de dossiers au festival et qui sont là nombreux.
24:12Moi, j'en ai vu beaucoup qui sont des partenaires avec qui on travaille aussi.
24:17Et je trouve que voilà, c'est un truc qui est très marqué cette année.
24:21Je pense que tu as ces sujets de IA et de créateurs influence.
24:25Effectivement, parce que les usages sont là aujourd'hui,
24:27ils sont sur les réseaux sociaux, etc.
24:28Donc, les Social Media Awards, à partir du 1er juin, on peut déposer les dossiers.
24:32Enfin, en tout cas, ouverture des candidatures.
24:33Et puis voilà, déposer les dossiers jusqu'à l'automne, évidemment.
24:38Merci beaucoup à toi, Elodie.
24:40Merci, François. C'est toujours un plaisir de venir te voir ici.
24:42Très bonne journée. Très bonne journée à toi.
24:44Et tout de suite, une nouvelle vidéo.
24:53Et une nouvelle vidéo ici sur le bord de la piscine, au M Gallery, à la French Connection.
24:58Pour ce taux de vidéo, The Media Leader Cannes, j'ai le plaisir d'accueillir Philippe Schmitt,
25:02qui dirige Webédia Brand Experience.
25:05Bonjour, Philippe.
25:06Bonjour, François.
25:07Merci à un habitué de Cannes. On se croise évidemment chaque année.
25:11Donc, tu as appris des nouvelles fonctions depuis quelques mois avec des annonces,
25:15Tony Truant, le rebranding de la régie publicitaire du groupe Webédia Elephant.
25:20C'est comme ça qu'on vous appelle aujourd'hui.
25:23Effectivement, d'abord, peut être un premier état d'esprit sur tes premiers jours à Cannes.
25:27Qu'est-ce que tu as vu et qu'est-ce qui t'a nourri dans tes réflexions et effectivement
25:34dans tes échanges ?
25:35Écoute, bonne question. De ce que je vois de Cannes cette année, c'est que la technologie,
25:40notamment l'IA évidemment et le mode qui est toujours partout,
25:43mais elle est en train de se démocratiser.
25:45Et finalement, ce n'est plus le sujet en fait qui va faire la différence.
25:49On revient presque au concept, à l'idée initiale.
25:52Et la technologie, en fait, en quelque part, le pinceau dans la main du créa
25:58et de celui qui va penser l'histoire.
26:01Donc ça, c'est la première chose.
26:02Donc l'idée reprime sur la techno qui est en train de se démocratiser.
26:05Deux, c'est pour moi l'accélération de la disparition des différentes frontières entre les disciplines.
26:11Donc nous, on voit bien que la production, le média, l'événementiel et aussi l'influence
26:17sont en train de merger davantage pour avoir vraiment pas plus de contenu,
26:21mais des histoires qui se déclinent.
26:23C'est l'expérience en fait.
26:24C'est l'expérience qui est notre cœur de notre promesse.
26:26Donc, on voit ça vraiment partout ici.
26:29Et le troisième sujet, c'est quand même le sujet dont tout le monde parle.
26:32C'est l'influence.
26:33La créateur industrie qui est un peu économique,
26:36qui est un peu inventée par Webédia il y a 15 ans
26:38et qui a donné vie à beaucoup de lancements en agence
26:43et beaucoup de réflexions autour de ces nouveaux écosystèmes et médias vivants.
26:47Alors, depuis quelques mois, nouvelle direction chez Webédia.
26:50Christian Bombrin qui a pris la présence du groupe Webédia Elephant.
26:55Renan Dubois, toi aussi qui s'en arrivait.
26:57Il y a eu beaucoup de changements.
26:58Vous êtes en train de twister un peu votre modèle, on va dire, chez Webédia Elephant.
27:04Effectivement, alors d'à côté, vous avez des médias très forts comme jeuxvideo.com,
27:09vous avez Hallociné, vous avez Pure Media, Pure People, enfin voilà, Pure Chats.
27:13Je ne vais pas tous les redonner.
27:15À côté, vous avez aussi des influenceurs, des créateurs que vous produisez.
27:20Puis, vous avez un fond de catalogue aussi, des choses que vous produisez pour la télévision notamment.
27:25Aujourd'hui, toi, ta mission aujourd'hui, comment on met en musique tout ça ?
27:29Comment on orchestre tout ça dans ce monde qui a beaucoup changé en fait ?
27:33Tu disais que l'influence était très présente, l'IA était très présente et puis surtout que les usages évoluaient
27:37beaucoup.
27:38On revient à les transferts, notamment de la télévision vers les plateformes et vers YouTube.
27:42Oui, absolument. On voit que les audiences, les consommateurs ne vivent pas dans les canaux.
27:47Et pourtant, le marché est organisé encore trop par verticale, par silo.
27:52Notre mission, c'est en fait de faire disparaître ces silos et orchestrer ce que tu viens de dire en
27:57fait dans une seule offre.
27:58Donc, cette régie unifiée qui n'a jamais existé, qu'on a lancé en avril, la WebMedia Brand Experience.
28:03C'est la plateforme des expériences de marque de ce groupe et qui va faire disparaître ces silos.
28:10Je te fais un exemple. Donc, un consommateur va découvrir l'existence d'un produit par un créateur de contenu.
28:15Ensuite, il va approfondir ses recherches via la marque Media.
28:19Et ensuite, il va peut-être consommer les contenus de cette marque qui raconte une histoire, une promesse, justement une
28:25expérience.
28:26Et il va peut-être même finir à vivre une expérience dans la vraie vie.
28:30Et notre enjeu de cette régie, WBX, est d'orchestrer cela dans une seule histoire intégrée.
28:35Et c'est pour ça, on s'est organisé avec effectivement les leads industriels qui vont faire le contact avec
28:41le partenaire.
28:42Un seul contact pour toute la régie. Et ensuite, on a fait un grand pôle de brand stratégie delivery pour
28:47faire disparaître ces cloisons.
28:50C'est-à-dire que ça peut lancer une campagne sur un des médias et puis créer un événement, par
28:54exemple.
28:55Tu es capable aujourd'hui de faire ça ?
28:56Tout à fait, absolument. On a organisé notre offre avec cette entrée qu'on appelle signature,
29:00où on fait vraiment rentrer les marques dans nos univers, nos IP, nos expériences, nos contextes, nos communautés.
29:06On a une apprèche full funnel où on est vraiment sur beaucoup plus la perf, le bot funnel, le GEO,
29:11le social selling, qui est un méga sujet.
29:13Donc la partie influence sociale et perf. Et un troisième entrée qui est stories.
29:18Donc vraiment l'éditorialisation des récits de l'annonceur avec les capacités d'éléphant, raconter des histoires et aussi en
29:24événementiel,
29:25qui est peut être le levier le plus en croissance en ce moment.
29:28Donc il y a un énorme retour de in real life expérience. Et je trouve ça assez chouette parce que
29:32dans le monde full écran,
29:34ce qui crée vraiment le lien, en fait, c'est ce qu'on vit là à Cannes.
29:37Le problème, c'est est ce que le marché publicitaire, il est prêt à cette révolution là ?
29:41On accuse souvent les agences d'être un peu trop silotées.
29:44Tout ça, ça rentre dans un gros truc qui s'appelle OPS, opération spéciale.
29:48Est ce que les annonceurs sont assez évangélisés ?
29:51Quels sont les premiers retours que tu as ?
29:53Est ce qu'aujourd'hui, les silos ne sont pas encore un peu trop présents, notamment dans les agences ?
29:59Alors oui, tout le monde avance avec avec la musique.
30:02Mais ce qu'on voit là, je pense que depuis six mois, c'est qu'il y a des reorgues
30:05partout.
30:06Il y a des changements qui s'accélèrent. Côté annonceurs, qui est quand même celui qui donne le tact.
30:11Moi, j'ai l'impression que les CMO aujourd'hui, ils ont une vision beaucoup plus large.
30:15Et ils ont vraiment en tête une mise en cohérence.
30:18Ce n'est pas une cumulation de points de contact, c'est une orchestration.
30:22Donc le marché n'a pas besoin encore plus de plus de plus de plus de canaux, mais de le
30:25mettre en cohérence.
30:26Et donc nous, en fait, dans les rendez-vous, les plénières et les échanges qu'on a tous les jours
30:31en ce moment, on voit que c'est vraiment le chemin du futur.
30:35Vos médias aussi, c'est un élément intéressant.
30:37On sait que vous avez été tous très bousculés par la baisse de l'open web, du marché publicitaire.
30:43Aujourd'hui, avec des médailles économiques qui sont, je pense, extrêmement difficiles pour tout le monde.
30:47Mais je crois que vous allez reformer des marques médias.
30:51Tu me disais en préparant, je crois que c'est jeux vidéo et à le ciné.
30:55C'est quoi l'idée? Qu'est ce que vous voulez en faire de ces deux marques médias qui sont
30:58très fortes?
30:59Il y a un énorme trafic derrière, mais derrière, il faut arriver à monétiser.
31:02Déjà, en fait, nous sommes dans une catégorie de marques médias qui est un peu différent que les autres.
31:06Je parle souvent qu'on n'est pas en fait aujourd'hui dans une bataille entre l'information et la
31:10désinformation, mais une bataille contre l'indifférence.
31:13Et ce qui est le problème, notamment avec les jeunes générations, ils ne s'intéressent plus.
31:16Ce n'est pas est ce que c'est fou? Est ce que c'est vrai? C'est en fait
31:18ce monde hyper anxiogène.
31:20L'amalgame total entre news et fake news qui fait que les gens ne s'intéressent plus.
31:24Le monde du scroll aussi.
31:26Le monde du scroll et les algorithmes, évidemment, surpandèrent l'attention négative.
31:30Donc, les émotions humaines de la colère, du dégoût, de l'innovation.
31:36Donc, c'est cette partie là, en fait, qui attire.
31:39Et nous, en fait, on mise sur l'attention positive via des univers d'entertainment.
31:44Parce que Allociné, c'est l'univers des films, c'est les récits.
31:47C'est une année énorme pour le cinéma avec du Spielberg, du Nolan.
31:51D'une Troie va sortir.
31:52JeuVidio.com, effectivement, se fait aussi une refonte avec un roster pareil dans le monde du gaming.
31:59Il y a donc le EWC qui a lieu cet été à Paris la première fois.
32:03Donc, la coupe du monde du e-sport.
32:07Il y a GTA 6 qui va sortir cet automne.
32:10Donc, ces marques là, c'est des phares médias sur des univers d'entertainment.
32:17qui sont très, très importants pour les jeunes parce qu'en fait, c'est les valeurs de refuge.
32:20C'est les contextes d'attention positive.
32:23Et les marques se disent aujourd'hui, moi, je préfère d'être dans un environnement feel good
32:27où je capte l'attention avec un contexte valorisant que dans un monde hyper anxiogène.
32:32L'amalgame news, fake news et on se bat tous entre la contre l'indifférence.
32:36C'est quoi le modèle idéal?
32:37Parce qu'on sait que c'est des médias qui ont été énormément vécu sur le programmatique.
32:41Aujourd'hui, on voit bien que ça shoot.
32:42C'est quoi votre idée justement pour arriver à les rendre rentables et monétiser?
32:47Et effectivement, que l'expérience soit bonne pour tout le monde, que ce soit pour la marque ou pour le
32:51lecteur.
32:51Alors, Webidiat n'est jamais un groupe très programmatique first.
32:54Très dépendant.
32:55Ouais, c'était vraiment plutôt un groupe de brand content, social, d'opérations vraiment sur mesure.
33:01Donc, pour nous, en fait, on est beaucoup moins dépendant de la mécanique d'audience et de la crise du
33:09programmatique.
33:09On a la chance d'avoir des marques assez attirantes et de produire beaucoup, en fait, avec les annonceurs, d
33:16'organiser aussi encore une fois ces dispositifs intégrés.
33:18Je prends un exemple sur Allociné.
33:20On organise des watch parties sur les grands événements de la télé comme les Césars.
33:26On va organiser des séances privées sur les sorties de films sur lesquelles peuvent se greffer des marques pour rebondir,
33:31faire une distribution de produits, filmer cela, faire du micro trottoir dans les réseaux sociaux.
33:35Donc, en fait, c'est des super prétextes d'ancrage culturel en quelque sorte.
33:39Et on va accélérer cela.
33:41Et avec l'IA, du coup, ces orchestrations qui sont assez complexes vont devenir de plus en plus fluides, de
33:47plus en plus faciles pour qu'on puisse se concentrer sur l'essentiel qui est l'imaginaire.
33:51Merci beaucoup, Philippe. Je te souhaite un très bon Cannes et à très bientôt.
33:55Et évidemment, on reparlera de ces nouveautés à venir pour le groupe Webédia Elephant.
33:59Merci, François, pour ce temps ensemble.
34:07Une nouvelle vidéo ici sur le bord de la piscine au M Gallery à la French Connection avec ce talk
34:14vidéo The Media Leader Cannes.
34:16J'ai le plaisir de recevoir Thibaut Leguillon. Bonjour, Thibaut.
34:18Bonjour, François.
34:19Tu es Managing Director France de Teads, évidemment.
34:22Alors peut-être, Teads, ça fait toi des années que tu viens à Cannes.
34:25Vous avez un bateau, vous recevez des clients, vous proposez du contenu.
34:30D'abord, peut-être ta vision de ces Cannes Lions, des rencontres que tu as pu faire, des échanges que
34:35tu as eus.
34:38Écoute, c'est intéressant parce qu'on sent que la CREA revient vraiment au centre des discussions,
34:43que tous les outils d'IA permettant la facilité de production à grande échelle des CREA intéressent beaucoup les annonceurs.
34:52La capacité d'optimisation avec les différents outils aussi.
34:55C'est comme une grande tendance. Sur la partie plus média, on voit que la CTV est au cœur évidemment
35:00de toutes les discussions avec la baisse du linéaire.
35:03Et c'est quelque chose qu'on retrouve partout avec des différences assez notables quand même avec les États-Unis
35:07qui sont assez en avance là-dessus.
35:09Et puis, évidemment, ça parle beaucoup de LLM et de GEO. Il y a plein de boîtes sur le marché
35:15qui viennent pitcher leurs différentes offres.
35:20Une boîte comme Mekai, par exemple, qui a une super offre sur le sujet.
35:23Donc, c'est assez intéressant de voir ce genre de choses. Et puis, ça nous inspire aussi pour le développement
35:28futur de TIDZ.
35:29On rencontre des partenaires aussi possibles avec qui, effectivement, on peut demain peut-être lancer des nouvelles offres.
35:37Alors vous, TIDZ, notamment depuis quelques mois, notamment avec le rapprochement avec Outbrain, c'est la CTV sur laquelle vous
35:45mettez le gros poids du corps et vous annoncez des choses.
35:48Je crois, alors peut-être que tu peux nous en parler. D'abord, cette CTV aujourd'hui, alors effectivement, ça
35:53fait 2-3 ans maintenant qu'on commence à beaucoup en parler.
35:57Qu'est-ce qui fait la spécificité de cette année 2026 autour de la CTV selon toi ?
36:01Écoute, nous, avant la fusion avec Outbrain, on avait lancé la CTV sur la partie home screen.
36:05On est devenu le leader mondial sur le sujet en unifiant les écrans, screens, que ce soit sur LG.
36:11Avec des partenariats notamment avec LG.
36:12Voilà, LG. Là, on a intégré Google TV. On a Samsung dans une dizaine de pays. On a TCL, iSense
36:18sur la plateforme.
36:20Donc ça, c'était la première étape. Et puis, une fois qu'on a fusionné avec Outbrain, on a consolidé
36:25à la fois notre ADN assez branding TIDZ et très lower funnel d'Outbrain au sein de la plateforme TIDZ
36:30Manager.
36:31Donc ça, c'était la première étape. Et ensuite, c'était comment on va réussir à bénéficier des qualités du
36:37digital et de ce qu'on peut faire en perf en CTV au sein de notre plateforme.
36:41Donc, c'est pour ça qu'on annonce le lancement cette semaine d'une offre qui s'appelle CTV Ensemble
36:47qui va regrouper l'ensemble de nos solutions au sein de notre plateforme.
36:51Alors, effectivement, c'est une réponse, j'imagine, aux critiques régulières des clients, notamment des agences et des annonceurs sur
36:57cette fragmentation.
36:58Je sais que c'est un sujet qui est très important pour vous. Alors, vous participez à la fragmentation puisque
37:04vous avez beaucoup de concurrents.
37:06En quoi TIDZ aujourd'hui peut rendre des choses peut être un peu plus simples dans cet univers très fragmenté
37:10et complexe ?
37:11Écoute, c'est une très bonne question parce que c'est un peu notre mantra et notre mission. Déjà, d
37:16'une part, la simplicité, c'est extrêmement important pour les agences qui sont dans des logiques opérationnelles complexes pour eux.
37:23Donc, des solutions faciles à activer, simples et efficaces, c'est très important.
37:28Donc, c'est dans cette logique que sur la partie TIDZ Manager, on va regrouper l'ensemble de nos offres,
37:33à la fois digital et CTV, avec un socle commun où on va pouvoir proposer une data unifiée sur l
37:40'ensemble des univers,
37:40à la fois open web et CTV, des créas unifiés et également tout ce qui est insight, mesure de l
37:48'attention à la fois en digit où on a aujourd'hui une bonne courte d'expérience,
37:52mais qu'on lance également en in-stream et en on-screen. Donc, on a annoncé un partenariat avec Lumen
37:56en exclusivité là dessus.
37:57Donc, on peut directement mesurer l'attention sur sur la plateforme. Et puis, on est en train de faire le
38:03pont sur ce qu'on fait en CTV et en web aujourd'hui.
38:06Donc, un peu l'ADN des deux boîtes, c'est ça qui est assez excitant. 2025, c'était l'année
38:12du mariage. 2026, c'est l'année où on crée la famille et où on se retrouve et on prend
38:17les assets des uns et des autres.
38:18Donc, l'idée, c'est de se dire comment tes campagnes en CTV vont t'amener du business sur ton
38:23site web et vont t'amener du business en magasin.
38:25Et donc, c'est notre tech qui va permettre de faire ça au sein de TIDZ Manager en unifiant à
38:30la fois ce qu'on active en digit et ce qu'on active en CTV.
38:32Et ça, c'est facile à orchestrer là dessus puisque c'est vrai qu'au-delà des deux cultures, des
38:37deux boîtes, on sait que c'est compliqué.
38:39Vous aviez des offres très complémentaires, mais finalement très différentes, avec des images différentes, avec des partenaires différents.
38:44Aujourd'hui, est ce que le chantier va se terminer en 2026 ?
38:48Écoute, le chantier, il est terminé aujourd'hui. On avait un ADN commun, c'était les Publisher Premium.
38:52Donc ça, ça a été assez simple à mettre en place. Par contre, comme toute fusion de boîtes tech, tu
38:57avais plusieurs plateformes des deux côtés.
39:00Donc là, c'est l'année où on a regroupé toutes les plateformes et où on a pris l'intelligence
39:05data des solutions infeed, la puissance des algos d'optimisation sur la perf,
39:11qu'on va appliquer sur l'ensemble de nos solutions, notamment, comme je le disais en CTV.
39:16Et ce qui va être génial aujourd'hui, c'est que tu parlais d'atomisation et diversification, c'est que
39:20cet écran home screen, déjà, te permet de répondre à cette problématique-là.
39:24Parce que nous, on touche 12 millions de télés en France. C'est une télé connectée sur deux.
39:28Donc, quand tu vas allumer ton téléviseur, tu vas être exposé à ce format où on va y apporter notre
39:33intelligence créative.
39:34Et maintenant, on va pouvoir le piloter à la performance. Donc, on va regarder, est-ce que ça génère du
39:39trafic sur ton site ?
39:40Est-ce que l'internaute est allé jusqu'à l'acte d'achat ? Si oui, on va surexposer ce
39:45foyer parce qu'on sait qu'ils ont une appétence là-dessus.
39:47On va le faire en home screen. On va le faire aussi en in-stream là-dessus. Et donc, on
39:50va bénéficier de cette puissance et cette intelligence qu'on a sur le web et qu'on applique aujourd'hui
39:55sur nos différents écrans connectés pour répondre à cette logique full funnel.
40:00C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on veut ce qu'on a fait sur l'open web. On veut
40:03l'appliquer en CTV. C'est ce qu'on lance cette année à Cannes.
40:07L'IA, l'intelligence artificielle, ça vous l'avez intégré depuis longtemps. Tu parlais dans l'ACRA. Il y a
40:10les agents IA dont on parle beaucoup. C'est aussi l'autre buzzword de cette année.
40:15Comment arriver à que les différentes solutions se parlent entre elles, créer des protocoles communs ? C'est quoi votre
40:22vision chez TIS ? Parce que l'idée, c'est de créer des protocoles communs.
40:25Oui, écoute, absolument. Nous, pour le coup, on n'a pas ce positionnement DSP sur les agents. Donc, on est
40:30connecté à tous les DSP du marché.
40:31Donc, on est agnostique et plus il y aura de simplicité, ce que je disais, d'automatisation et de facilité
40:38à activer les inventaires, plus ça nous bénéficiera parce qu'on est aussi SSP là-dessus, que ce soit sur
40:43l'open web ou sur la CTV.
40:44Mais on se l'applique évidemment sur notre plateforme TITZ & Manager puisqu'aujourd'hui, on va lancer une série
40:51d'agents qui va permettre d'automatiser les différentes plateformes.
40:54Tu vois, nous, on l'a en interne. On est en train de le bêta tester où tu rentres directement
40:57le brief du client et on va sortir la reco la plus optimisée entre de l'open web, entre la
41:03CTV,
41:03home stream, in stream, perf, pas perf, quel créa on va optimiser. On le fait aussi beaucoup en créa.
41:08Donc, on fait des pré-tests créatifs automatisés aujourd'hui à grande échelle sur la plateforme.
41:14Donc, ça, c'est directement intégré sur TITZ & Manager.
41:17Ça, c'est un gros, gros, gros, une grosse avancée aussi là-dessus.
41:21D'amener de l'intelligence d'utiliser ces outils IA pour être plus efficace, plus rapide et créer de la
41:26valeur pour les marques.
41:27Très bien. Merci beaucoup, Thibault. Je te souhaite un très bon Cannes.
41:30Merci, François. À bientôt.
41:38Et un nouvel invité depuis ici les Cannes Lions pour le talk de vidéo The Media Leader Cannes au M
41:43Gallery à la French Connection, Stéphane Ziberas.
41:46Bonjour, Stéphane.
41:47Bonjour.
41:48Directeur de création, notamment chez BETC.
41:51Cette année, la France Creative Contrave de hier.
41:54D'ailleurs, c'est pour ça qu'on a le petit drapeau.
41:56Cocorico, comme on dit.
41:58Hier, au Havas Café, vous avez présenté lors d'un French Moment un peu ces créations totalement audacieuses avec cette
42:05French Touch qu'on reconnaît partout.
42:07Alors, on a revu des campagnes dont on était hyper fiers.
42:10Moi, je pense à celle d'Air France avec Benjamin Millepied qui était incroyable.
42:12D'ailleurs, je crois que c'est un de tes bébés.
42:15C'est quoi la French Touch pour toi ?
42:17C'est un esprit qui est assez particulier, que vous ne retrouvez pas chez les Anglo-Saxons, qui est une
42:25forme d'insolence.
42:27On a montré, par exemple, hier, l'excellente campagne avec Jamel pour Burger King.
42:32Très difficile d'imaginer qu'aux US, on rit d'un handicap de cette façon-là pour vendre un sandwich
42:38à la viande.
42:40Donc, c'est ce que nous, on a appelé la coquinerie.
42:43Donc, cette forme d'insolence un peu sympa.
42:47Il y a évidemment une forme de chic et de craft qui nous est propre.
42:52Voilà, tu parles de la France.
42:53Très poétique.
42:54Il y a Mercedes Serra à parler de poésie, qui était quand même cette spécificité française que personne n'a,
43:00en fait.
43:00Tout à fait.
43:01Qui est une forme assez littéraire, en fait, puisqu'on a une langue qui met du temps à se développer
43:10avec les mots.
43:11Là où l'anglais est beaucoup plus rapide.
43:15En fait, l'anglais américain est beaucoup plus rapide et condensé.
43:18Donc, c'est un peu tout ça, cette French Touch.
43:20Et on l'aime bien.
43:22Et elle continue à être vivante avec des campagnes comme Le Loup, d'Intermarché, où aussi, il y a une
43:27forme de poésie assez touchante.
43:29Ouais, on a vu des campagnes, notamment, j'ai aimé la dernière de Lacoste, je crois, qui n'est pas
43:34sortie, en fait, avec Novak Djokovic.
43:38Avec ce côté Amélie Poulain, on suit une fille qui a un peu ses airs d'Amélie Poulain.
43:43Est-ce que finalement, notamment à Cannes, où on est un peu aux États-Unis, pour être honnête, on est
43:48en France, mais on est un peu aux US.
43:49Quand on se balade dans la rue et qu'on voit un peu les créations, c'est un peu les
43:52Américains qui écrasent tout.
43:53Est-ce que la France est victime ou c'est plutôt un avantage d'avoir cette vision américaine où les
44:00Américains, ils voient Amélie Paris, ils voient Amélie Poulain.
44:04Quand on se balade au Amazon port, apparemment, ils ont voulu recréer un village français.
44:08C'est très bien fait, mais ça nous fait un peu rire. Tout ça, est-ce que la France doit
44:11en jouer ?
44:13Je crois que moi, j'ai connu une époque où la France était extrêmement complexée par rapport aux US et
44:18par rapport aux Britanniques aussi dans la pub.
44:22Et on ne gagnait rien. On se faisait rouler dessus.
44:25On aimait bien se plaindre.
44:26Et on adorait se plaindre, évidemment, sinon ça ne marche pas.
44:29Et que c'était de la triche, qu'ils trichaient, etc.
44:33Et puis, on en est revenus. Il y a eu plein de choses qui se sont passées en France dans
44:36la pub.
44:37On en est revenus. Je pense qu'on est décomplexés.
44:40Et ils ne font pas mieux que nous, en vrai.
44:42La grosse différence, c'est les marques, en fait.
44:45Et c'est le scale qu'ils peuvent y mettre.
44:47Là où nous, on met 10, eux, ils mettent 1000.
44:50Je parle d'argent.
44:51Donc, ça change, ça change.
44:52Mais comme disaient certains, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées, c'est ça ?
44:55Oui, oui.
44:56Ça tient toujours, ça, dans la créa ?
45:00Je pense qu'on n'a absolument pas à rougir.
45:02On a d'excellents créatifs, aussi bons qu'aux US, aussi bons qu'à Londres.
45:07Ça, il n'y a aucun problème.
45:09Je te dis une fois de plus, c'est le scale, en fait.
45:11On n'a pas toujours la possibilité, les médias, les marques assez puissantes pour imposer des idées toutes bonnes qu
45:20'elles soient.
45:20Et puis, il y a, par exemple, Nespresso, où là, on a associé les deux.
45:24On a pris George Clooney, qui est le plus grand acteur américain, qui est quand même iconique.
45:27Et c'est vrai qu'aujourd'hui, des grandes stars qui sont des stars de la pub, il n'y
45:32en a quasi plus, en fait, maintenant, parce qu'ils ne veulent plus prendre de risques, en fait, avec les
45:35réseaux sociaux ou ça.
45:36Et cette marque Nespresso a réussi à associer avec Camille Cotin, qui est une grande star française, très française.
45:41Il n'y a pas plus française que Camille Cotin.
45:43Ça, c'est aussi un truc intéressant où on arrive aussi à réunir ces mondes.
45:48C'est marrant que tu parles de Nespresso, puisqu'un type comme Clooney, par exemple, il est vu comme presque
45:54comme un Européen, en fait, pour les Américains.
45:56Il a un style en France, je crois, d'ailleurs.
45:57Et il a un style, c'est Cary Grant, en fait.
45:59Donc, il a ce côté européen.
46:01Ce n'est pas un hasard, ils n'ont pas pris Brad Pitt.
46:03Ils ont pris un Américain qui est très Européen et qui a une forme de chic, qu'ils n'ont
46:10pas toujours, on ne va pas se mentir.
46:13Et c'est pour ça qu'ils ont choisi ce gars-là.
46:14Ça, c'est un cas d'école Nespresso à ce titre.
46:19B.E.T.C. déjà un gold pour l'instant, peut-être d'autres.
46:23Sur quelle campagne tu peux nous dire ? Est-ce que tu as été surpris ? Est-ce que tu
46:26t'y attendais ?
46:27Alors, on ne s'attend jamais à gagner du gold.
46:30C'est tellement, c'est tellement, c'est tellement inatteignable.
46:32Même ton intuition avec ton expérience ?
46:34Non, c'est difficile à lire.
46:36C'est difficile à lire.
46:37Et puis, à un moment, il y a des...
46:38Donc, le gold en question, c'est pour un truc qui s'appelle Trojan Fax.
46:43On envoyait des fax dans les mairies parce que c'est la seule façon de se faire remarquer.
46:47Parce qu'envoyer des mails, ça ne se voit plus.
46:48Mais envoyer un fax, ça s'entend et ça se remarque.
46:54Et ça prend du gold en effet.
46:56Mais non, je ne pouvais pas imaginer qu'on gagne du gold là-dessus.
47:01C'est très difficile à lire.
47:03C'est très difficile à obtenir.
47:06Et puis, ça dépend aussi d'être dynamique de groupe dans les jurys.
47:09Où tout d'un coup, il y a des gens qui vont s'emballer pour une idée.
47:11Parce que là, j'imagine que les discussions étaient autour de...
47:14Ah, dans ce monde de l'IA, revenir aux fax.
47:17Peut-être sur un truc avec le Minitel l'année prochaine.
47:19Ça, c'est pas mal. Il faut que j'y pense.
47:22Donc voilà, c'est difficile à prévoir parce que ça reste des humains en fait.
47:26Même s'il y a beaucoup de maths à Cannes, ça reste des humains qui peuvent s'enthousiasmer pour des
47:30idées.
47:30Il n'y a pas de prix de lecture mathématique comme dans d'autres prix par exemple ?
47:35Il y en a, il y en a.
47:36Mais il peut arriver qu'il y ait des jurys assez courageux et des présidents qui imposent un truc qui
47:43n'est pas la grande marque.
47:44Qui n'est pas Heinz, Heineken, Coca, McDo.
47:48Et pour terminer, je parlais avec les patrons de romances qui disaient
47:53Lelou d'Intermarché qui a fait le bust, on parlait à l'instant.
47:55Aucune chance qu'il ait un Cannes, qu'il ait un Lion parce que ça ne rentre pas dans les
47:59grilles, etc.
48:00C'est dommage aussi parce que d'un côté, tu as un énorme succès avec un plan média qui était
48:04incroyable.
48:05Je crois des milliards et des milliards de vues sur YouTube.
48:07D'ailleurs, Intermarché a été lui-même étonné.
48:10L'annonceur a été étonné.
48:11Mais par contre, ça ne rentre pas dans le pattern de Cannes.
48:15Ben oui, je sais.
48:17Après, moi, je ne suis pas à la place des jurys.
48:18Moi, je leur ai donné volontiers quelque chose à titre personnel.
48:22Mais bon, moi, je suis un peu abonné aussi à ces trucs-là parce que nous, on fait BTC, mon
48:27agence,
48:27on fait des très grandes campagnes populaires.
48:30Les Evian, les Air France dont tu parles, les films de voitures, les Canals.
48:35Et ce n'est pas toujours récompensé ici parce que peut-être c'est un peu trop académique.
48:40Peut-être c'est un peu trop traditionnel, mais bon.
48:43Un peu trop américain, peut-être.
48:45Peut-être trop américain.
48:46On ne sait pas.
48:47Mais en effet, je suis d'accord avec toi.
48:49C'est complètement dommage qu'un grand succès populaire mondial comme le loup d'intermarché ne soit pas récompensé ici.
48:55Très bien. Merci beaucoup Stéphane. On croise les doigts pour la France au global.
48:59Pas seulement pour BTC parce que, évidemment, quand une des agences françaises gagne, c'est toute la France, on peut
49:05dire.
49:06Et puis, très bon canne à toi et bon courage.
49:08Merci.
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