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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00Il est presque 15h, bonjour à tous, très heureux de vous retrouver comme chaque jour de 15h à 17h.
00:00:05On décrypte l'actualité dans 120 minutes à faux, à 15h pile avant de vous présenter bien sûr nos grandes
00:00:10thématiques et les invités qui m'entourent.
00:00:12Valérie Acknin, c'est l'heure du journal de la rédaction, à la une.
00:00:15Nous sommes partis, bonjour Valérie, pour au moins 10 jours dans la fournaise.
00:00:19La canicule s'installe aujourd'hui sur une large partie de la France avec des températures qui s'approchent de
00:00:24plus en plus des 40 degrés.
00:00:26Nous sommes officiellement entrés dans une vague de chaleur nationale, une première à l'échelle du pays cette année.
00:00:3326 départements sont placés en vigilance orange, canicule.
00:00:36On va tout de suite retrouver Augustin Donadieu en duplex du Trocadéro.
00:00:40Bonjour Augustin, chacun sa méthode pour faire face aux fortes températures.
00:00:46Oui, tout à fait Valérie, parce qu'ici il fait chaud, très chaud en plein cœur de la capitale.
00:00:5135 degrés relevés la dernière heure et je voulais vous montrer les jardins du Trocadéro juste autour de ces fontaines.
00:00:58Regardez, il y a très peu de personnes, très peu de parisiens, très peu de touristes.
00:01:01Pourquoi ? Parce qu'en plein soleil, c'est un petit peu compliqué de tenir.
00:01:04A l'inverse, je vais demander à Antoine Durand de tourner la caméra sur sa droite
00:01:07et vous allez voir que les touristes et les parisiens occupent tous les bancs qui se trouvent à l'ombre
00:01:11parce qu'évidemment, il fait chaud.
00:01:13Alors, on peut quand même compter sur cette légère brise qui vient nous rafraîchir.
00:01:16Mais attention, d'ici à la fin de semaine, le mercure devrait atteindre les plus de 40 degrés.
00:01:21Je vous le rappelle, on est placé ici en Ile-de-France en vigilance orange, tout comme 25 autres départements.
00:01:27Les vendeurs à la sauvette ont troqué les tours Eiffel contre les bouteilles d'eau.
00:01:31Si ça ne suffit pas aux parisiens et aux touristes pour se rafraîchir,
00:01:33la mairie de Paris autorise la baignade au canal Saint-Martin entre 16h et 20h.
00:01:38Et d'ailleurs, je vous propose qu'on s'y retrouve dans une heure avec Antoine Durand.
00:01:41On va peut-être aller se rafraîchir.
00:01:43Et on vous attend dans votre plus beau maillot, Augustin Donadieu.
00:01:46Merci beaucoup.
00:01:47L'actualité politique à l'occasion du 86e anniversaire de l'appel du 18 juin.
00:01:52Valérie, le 18 juin 1940, Emmanuel Macron a présidé une cérémonie de commémoration au Mont-Valérien,
00:01:57à Surenne, dans les Hauts-de-Seine.
00:01:58Et il vient d'arriver à Vivatec pour prendre la parole une dernière fois en tant que président de la
00:02:03République.
00:02:03Près de 10 ans après sa promesse de faire de la France une start-up nation,
00:02:08les jeunes pousses françaises réunies au Salon parisien étaient nombreuses.
00:02:11à se féliciter d'une amélioration de leur image.
00:02:14Gabriel Attal, candidat à l'élection présidentielle, était aussi présent au Salon ce matin.
00:02:19Écoutez.
00:02:20Moi, ce que je veux d'abord, c'est que la France, en 10 ans, devienne de façon incontestable la
00:02:25première puissance d'IA en Europe.
00:02:27Ce sera bon pour l'indépendance du pays en matière militaire, en matière économique.
00:02:31Ce sera bon pour le salaire des Français.
00:02:33Si la France avait eu la même croissance de productivité que les États-Unis depuis 25 ans grâce au numérique,
00:02:39le salaire médian en France serait de 3300 euros net par mois au lieu de 2200 euros net par mois.
00:02:44C'est 50% de plus.
00:02:46Moi, le message que je veux passer, c'est que c'est possible.
00:02:48D'ailleurs, ce Salon Vivatec le montre à quel point c'est possible.
00:02:50On a tous les atouts, tous les talents, toute l'intelligence.
00:02:54Et puis, le concert organisé par la France Insoumise Place de la République dimanche à l'occasion de la fête
00:02:59de la musique
00:03:00est finalement interdit par le préfet de police de Paris.
00:03:02Et pour Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement, la préfecture de police de Paris est dans son rôle en interdisant
00:03:07ce concert.
00:03:08Dans un arrêté, le préfet de police, Patrice Faure, rappelle la présence d'invités,
00:03:12comme Assa Traoré ou le rappeur Médine, qui ont tenu des propos injurieux,
00:03:17notamment à l'encontre des forces de l'ordre.
00:03:20Les Insoumis ont annoncé un recours devant le tribunal administratif.
00:03:24Les sports, quelques buts, les derniers buts de la Coupe du Monde, on regarde ça dans un instant.
00:03:31Retrouvez votre programme avec Lacoste, L12-12 Bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:03:37Votre programme avec BDR.fr.
00:03:39L'agence BDR vous propose l'achat de pièces d'or et lingots d'or.
00:03:42L'agence BDR, partenaire de votre nouvelle épargne.
00:03:45Les Anglais ont impressionné pour leur début en Coupe du Monde hier soir, porté par un Harry Kane incisif.
00:03:52Ils ont remporté 4-2 leur match contre la Croatie.
00:03:55Une équipe pourtant souvent parmi les outsiders des dernières Coupes du Monde.
00:03:59L'équipe d'Angleterre est en quête d'un deuxième titre mondial depuis 1966.
00:04:05Mauvais départ en revanche pour le Portugal de Cristiano Ronaldo.
00:04:09Pour son entrée en lice dans cette Coupe du Monde, les Portugais ont été neutralisés par la République démocratique du
00:04:15Congo.
00:04:16Bien qu'ils aient rapidement ouvert le score, la rencontre s'est terminée sur un match nul, un partout.
00:04:35C'était votre programme avec Lacoste, L12, 12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
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00:04:46L'agence BDR, partenaire de votre nouvelle épargne.
00:04:50Merci beaucoup Valérie, on vous retrouve dans une poignée de minutes à 15h30 précisément pour un nouveau point sur l
00:04:55'actualité.
00:04:55Yohann Uzaï est à sa place.
00:04:57Bonjour Julien.
00:04:57Chaque jour évidemment, le contraire mieux t'étonné.
00:04:59Bonjour Yohann du service politique, plaisir de vous avoir chaque jour autour de la table.
00:05:03Jean-Christophe Gallien, merci d'être la politologue.
00:05:05Reda Bellage, porte-parole, Unité Police Île-de-France.
00:05:09À partir de 16h, je le dis à nos téléspectateurs, on va bien sûr revenir sur cette vague de chaleur.
00:05:1210 jours de fournaises, je le disais, qui nous attendent.
00:05:14On va revenir sur le scandale du périscolaire également avec à chaque jour sa folie, j'ai envie de dire.
00:05:20Et cet homme mis en examen dans l'affaire du périscolaire à Paris,
00:05:24qui avait une plainte depuis plus d'un an pour inceste, plainte de son propre fils et les dysfonctionnements qui
00:05:30s'enchaînent.
00:05:31Ce sera au programme de la deuxième heure.
00:05:33Mais sur le côté de la sécurité, il y a beaucoup à dire également.
00:05:35Et Reda, c'est une des raisons pour lesquelles on voulait vous avoir avec nous aujourd'hui,
00:05:38puisque c'est un fléau national, on en parle depuis des années.
00:05:41Et pourtant, il se répand encore comme une traînée de poudre.
00:05:44Plus de 28 000 refus d'obtempérer ont été constatés sur les routes de France en 2025.
00:05:50C'est une hausse de 10% par rapport à 2024, selon les chiffres communiqués hier par le service de
00:05:54statistique du ministère de l'Intérieur.
00:05:56Le contexte avec ce sujet de Mathieu Devesse d'abord.
00:06:00Des carrosseries éventrées, des voitures de police complètement détruites.
00:06:04Derrière ces images de plus en plus fréquentes, une réalité.
00:06:08Les refus d'obtempérer augmentent.
00:06:10Selon le service statistique du ministère de l'Intérieur, 28 200 refus d'obtempérer ont été recensés l'an passé.
00:06:16C'est 10% de plus qu'en 2024.
00:06:19Mais ce sont surtout les cas les plus dangereux qui explosent.
00:06:22Les refus d'obtempérer aggravés bondissent de 16%.
00:06:25Derrière ces chiffres, des chauffards qui refusent de s'arrêter foncent malgré les injonctions des policiers
00:06:30et mettent en danger les citoyens comme les forces de l'ordre.
00:06:34C'est la mise en danger délibérée de la vie de mes collègues ou de leur intégrité physique.
00:06:40C'est-à-dire qu'une tierce personne, un conducteur, est prêt à tout pour s'échapper.
00:06:45Y compris s'il faut, malheureusement, à tuer du flic.
00:06:50Et la fuite cache souvent d'autres délits.
00:06:52Dans 41% des cas, le conducteur n'a pas le permis.
00:06:55Dans plus d'un tiers des situations, il roule sous l'emprise de stupéfiants ou d'alcool.
00:07:00Il y a 4 ans, Antoine Alénaud, le fils du chef Yannick Alénaud,
00:07:03était mortellement percuté à Paris par un conducteur sans permis et ivre au volant d'une voiture volée.
00:07:09Yannick Alénaud demande aujourd'hui une prise de conscience politique.
00:07:12Je pense qu'on arrive aux présidentielles et qu'il serait temps aussi que le futur président évoque ce sujet
00:07:19-là.
00:07:20Que ça devienne, comme Chirac l'avait fait, une des causes centrales de la mandature.
00:07:25Aujourd'hui, un refus d'obtempérer aggravé est passible de 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.
00:07:32Réda Bellage, le constat est accablant, comme dans bien d'autres domaines, en termes de sécurité.
00:07:38Les délinquants, on le sait, on n'apprend rien aux téléspectateurs, n'ont peur ni de la justice ni de
00:07:42la police.
00:07:43Et puis j'ai un scoop, Réda, je suis sûr que vous l'avez également.
00:07:46En 2026, les chiffres auront encore augmenté.
00:07:48On peut prendre le pari ?
00:07:50Oui, à partir du moment où vous ne vous réprimez pas proportionnellement aux actes, vous n'y arriverez jamais.
00:07:57Aujourd'hui, on l'a vu, je suis obligé de faire le parallèle à chaque fois.
00:08:01Mais avec la LDC, 233 blessés, on vous dit qu'on maîtrise et qu'on contrôle.
00:08:05La Ligue des champions.
00:08:06La Ligue des champions, avec 233 forces de l'ordre blessés, on vous dit qu'on contrôle et qu'on
00:08:10maîtrise la situation.
00:08:11Je ne sais pas si vous imaginez dans quel monde on vit.
00:08:14Et je sors encore d'une réunion ce matin où on dit que l'objectif maintenant, c'est que les
00:08:19policiers, ils montrent au sein de la PP,
00:08:24ils montrent une excellence qui fasse preuve de fermeté.
00:08:28Mais en fait, j'ai envie de vous dire, et c'est pareil pour les refus d'obtempérer, à quel
00:08:31prix ?
00:08:32Parce qu'on parle des refus d'obtempérer, c'est extrêmement grave.
00:08:35Ils ne sont pas condamnés.
00:08:36Nous, on interpelle des individus quand on nous laisse les interpeller.
00:08:39Et ça, ça a été très difficile à mettre en place.
00:08:42Et pour rappeler que les policiers n'ont même pas le droit de prendre en chasse.
00:08:44À la base, oui, maintenant, depuis peu, en province, on les prend en chasse.
00:08:47Sur le ressort de la PP, on avait le droit, sous couvert de la voie hiérarchique.
00:08:51Mais comme dans l'affaire Néel, quand il faut agir, c'est nous qui devons prendre la responsabilité.
00:08:58On me l'a dit encore ce matin, responsabilité individuelle.
00:09:01Et ça, ça commence vraiment à nous épuiser, en tout cas à unité.
00:09:04Donc je vous le dis, en primeur, on va faire une action.
00:09:06Parce qu'on en a ras-le-bol, en fait, tout simplement.
00:09:08On a l'impression que, plus que l'impression, encore il y a quelques jours, les commissaires ont eu la
00:09:12chance.
00:09:12À qui on vous parlait, Reda Bellach ?
00:09:13Je vous dirai où et comment.
00:09:14On vous dira où et comment.
00:09:15Mais en fait, on veut montrer aujourd'hui que, tout simplement, ça suffit.
00:09:20Ça suffit.
00:09:21On a la marque, on nous prenne pour...
00:09:23Je ne vais même pas utiliser les mots parce que ça risque de choquer les gens.
00:09:26Et puis, ce sera très vulgaire.
00:09:28Mais aujourd'hui, je parlais l'autre jour des hauts fonctionnaires.
00:09:32Il y a quelques semaines, sur votre plateau, aujourd'hui, ils vont gagner peut-être 1 000 euros de plus
00:09:37par mois.
00:09:38Ça a été voté par d'autres syndicats, mais pas nous.
00:09:42Et à côté de ça, moi, j'ai toujours des collègues qui attendent une Légion d'honneur.
00:09:45J'en ai plus de 50.
00:09:46Déjà, rien que sur la direction de proximité, j'en ai plus de 50.
00:09:51Les collègues qui ont été blessés, ils n'ont même pas eu une visite du PP à l'hôpital.
00:09:57Les collègues, ils n'ont pas encore une médaille pour la LDC, alors qu'on a 233 blessés quand même.
00:10:01Juste à un moment, il va falloir nous respecter.
00:10:04Ça fuit de tous les côtés.
00:10:05Oui, ça fuit de tous les côtés.
00:10:05On a l'impression que le panier est percé de tous les côtés.
00:10:07Il y aura le bol des policiers.
00:10:08Vous me posez une question sur le refus d'obtempérer.
00:10:10Je vais vous dire qu'à un moment, on n'ira même plus, en fait.
00:10:12Tout simplement.
00:10:12Mais il n'y a plus envie.
00:10:13Il n'y a plus envie.
00:10:14Et on le rappelle, et ça fait un moment qu'on le dit.
00:10:16Et notamment, bien sûr, depuis cette symbolique infernelle, un policier qui va sur la chaussée,
00:10:21aujourd'hui, qui va dans la rue, il sort du commissariat avec un juge dans la tête, bien installé.
00:10:27Mais il ne sort pas du commissariat, il va en prison.
00:10:28C'est encore pire.
00:10:30Excusez-moi.
00:10:30Non, mais quand il va travailler sur la voie publique, il a un juge dans la tête.
00:10:33C'est ça que je veux dire.
00:10:34Et bien sûr, pensons aussi aux victimes.
00:10:36Je pense à Yannick Alenaud.
00:10:38Je pense à la maman de Mathis, qu'on va entendre tout de suite, puisqu'elle était dans la matinale
00:10:40ce matin.
00:10:41Ils ont quoi ?
00:10:42Ils ont des proches, des enfants, des femmes, des fils qui meurent sous le coup de délinquants de la route,
00:10:50qui ont pris je ne sais quel produit et qui ressortent avec une impunité totale.
00:10:54Ils voient que, malgré ces drames et une prise de conscience nationale, en tout cas politique,
00:11:00annoncée, eh bien, cette augmentation, elle est de 10%, ce qui est exponentiel aujourd'hui.
00:11:04Écoutez, la maman de Mathis, 19 ans, qui avait été tuée en octobre dernier à Lille,
00:11:09fauchée par un chauffard en fuite qui réagit à ce laxisme qui la rend folle.
00:11:14Je suis dans l'incompréhension, en fait.
00:11:15Je ne comprends pas comment on peut laisser un tel laxisme, en fait.
00:11:21Nous, en tant que parents de victimes, on se dit que les rôles sont inversés, en fait.
00:11:27Mon fils est mort par la faute d'un multirécidiviste qui est en délit de fuite.
00:11:33Et j'ai l'impression que c'est un peu sous-estimé, en fait, le délit de fuite,
00:11:37et qu'on ne laisse pas à la police la capacité d'arrêter parce que ces gens-là peuvent se
00:11:44tuer.
00:11:45Tant pis pour eux, mais ils peuvent surtout et surtout tuent des gens qui sont innocents et qui ont la
00:11:50vie devant eux.
00:11:51S'il y avait autant d'engouement pour, justement, irradier les délits de fuite,
00:11:56de la part du gouvernement et des gens qu'il y en a eu pour Naël, j'ai envie de
00:12:02dire que ça bougerait.
00:12:04Parce que là, on entend encore que Naël, l'histoire, elle continue à faire parler d'elle
00:12:08avec des remises en cause du policier sur ce qu'il a fait, en fait.
00:12:14Et nous, les gens sont sortis de prison, alors ils tuent, ils sortent de prison au bout de deux ans.
00:12:19On a l'impression que la justice aussi, elle n'est pas assez forte, elle n'est pas assez ferme.
00:12:22Les gens font du délit de fuite parce qu'ils se sentent intouchables aussi.
00:12:26Je n'ai pas salué Patrick Courdet qui nous a rejoint.
00:12:28Et bonsoir, bonjour, monsieur, pardon, psychiatre, criminologue.
00:12:32On vous entendra sur une autre affaire qui est l'affaire de Gros du Roi et ce mineur de 15
00:12:35ans
00:12:35qui est mis en cause et c'est là encore une situation effarante.
00:12:39Mais j'aurais bien aimé vous entendre également là-dessus.
00:12:41L'impunité, les peines qui ne sont pas dissuasives, des chiffres qui augmentent,
00:12:46des policiers qui ne peuvent pas faire autorité, qui ne sont pas pris au sérieux par les délinquants.
00:12:5140 ans de laxisme qui nous offre un pays qui est devenu celui de l'impunité.
00:12:56Est-ce que c'est ce que vous constatez également ?
00:12:58Ce n'est pas ce que je dirais.
00:12:59Moi, il faudrait voir d'abord les profils de ce qu'on va appeler les délinquants,
00:13:03c'est-à-dire les refus d'obtempéré.
00:13:05Il y a le gros délinquant qui a par exemple sa voiture remplie de stupéfiants ou d'armes, etc.
00:13:12Il n'est pas question pour lui de s'arrêter.
00:13:13Et donc, il va fuir.
00:13:17Le deuxième profil, c'est le jeune qui a emprunté, avec des guillemets, une voiture dont il n'a pas
00:13:24les papiers.
00:13:24Et il sait que s'il se fait arrêter, ça va lui coûter cher.
00:13:29Et puis, il y en a ceux qui sont éventuellement sous l'effet de certains produits,
00:13:33qui se sentent un peu dans la toute puissance et qui considèrent que la police ou que ce soit,
00:13:37ce sont des gens dont ils n'ont rien à faire et qui vont foncer.
00:13:40Et j'ai l'impression que cette dernière catégorie est de plus en plus représentée dans la population.
00:13:44Et c'est ça qui est inquiétant, je trouve.
00:13:46C'est-à-dire qu'il y a un détachement par rapport à l'autorité de la police
00:13:50et au respect de cette autorité qui est de plus en plus grande chez une partie de la population.
00:13:54Oui, mais il y a une partie, on va dire, ceux qui consomment des produits, que ce soit de l
00:13:56'alcool.
00:13:57Mais pas forcément consommer.
00:13:59Je veux dire, monsieur qui n'a pas payé son assurance, par exemple, qui a peur d'en prendre une
00:14:01avance.
00:14:02Mais il va tracer.
00:14:05Celle qui m'intéresse en tant que psychiatre, c'est celui qui a un profil.
00:14:10Pour généraliser, on va dire, psychopathique, délinquant qui n'a rien à faire de la police,
00:14:16qui a décidé dans la toute puissance qu'il habite que c'est lui qui compte, c'est son plaisir,
00:14:21c'est sa...
00:14:21Et donc, il va foncer.
00:14:23Le deuxième, c'est le délinquant qui n'a pas de papier parce que la voiture a été empruntée, entre
00:14:27guillemets,
00:14:28et qui sait très bien que bénéfice-risque, il vaut mieux qu'il s'en aille.
00:14:33Jean-Christophe, Galien ?
00:14:34Je crois que le mot est dit, bénéfice-risque, ça coûte moins cher de fuir que de s'arrêter.
00:14:38C'est ça.
00:14:38À la base, c'est ça.
00:14:39C'est-à-dire, en gros, quelles que soient les catégories, j'adore votre catégorie,
00:14:41je mettrai la quatrième, celle que je viens de décriver,
00:14:43c'est-à-dire qui est très présente, plus de points, plus d'assurance.
00:14:47Et on doit continuer à circuler.
00:14:49Et on doit continuer à se promener pour le travail, pour des choses différentes de vie normale.
00:14:53Et là, on ne s'arrête pas.
00:14:54La réalité, c'est que malgré tout, à travers ces catégories, il y a une ligne.
00:14:58Ça coûte moins cher de fuir, de taper le policier, de se faire du flic dans certains cas,
00:15:02parce qu'il y a aussi ça.
00:15:03Vous êtes des cibles, dans beaucoup de cas.
00:15:05Vous êtes des cibles.
00:15:06Et à partir de là, je veux dire, la messe est vide.
00:15:08C'est-à-dire que pour le coup, quand vous vous défendez, on vous accuse de meurtre.
00:15:13De meurtre, exactement, pour ne pas dire autre chose après, derrière.
00:15:16Et votre vie est arrêtée, votre vie professionnelle, votre vie de famille, c'est la réalité.
00:15:19Donc le ras-le-bol qu'on a entendu, qui vient s'ajouter à l'idée que la punition,
00:15:25quelle que soit la pathologie, quelle que soit la cause, quelle que soit la raison,
00:15:28est si faible que finalement, quand on fait son choix très rapidement,
00:15:31et même qu'on ne le fait plus, parce que ce n'est même plus un problème de choix,
00:15:33c'est un problème d'attitude, de culture par rapport à ce genre de moment,
00:15:37on trace, on trace, on ne fait pas demi-tour d'ailleurs,
00:15:39parce qu'on pourrait imaginer qu'on fasse demi-tour, ce serait plus intéressant.
00:15:41Non, non, on trace tout droit.
00:15:43Avant, les gens faisaient demi-tour, c'est quand même très différent.
00:15:45Maintenant, ils trace tout droit.
00:15:46Et il peut y avoir des morts, il peut y avoir un enfant, il peut y avoir une personne.
00:15:49Je trouve ça terrible de voir, et on va revenir, je le disais, sur l'affaire Liana,
00:15:53sur le périscolaire, parce que ce sont les actualités fortes et choquantes
00:15:58qui nous sont venues aux oreilles et qui ont fait la une de l'actualité ces derniers temps.
00:16:02Mais on a l'impression qu'à chaque fois, la mort de Matisse était un drame également,
00:16:06et il y a eu un retentissement national.
00:16:08On a l'impression que le politique se saisit, par moment, de ces sujets,
00:16:12en brandissant des grandes phrases, des grands discours,
00:16:14et on se rend compte qu'un an, deux ans plus tard, la situation est la même.
00:16:18Et ça nous donne envie de penser, bien sûr, pour continuer ce parallèle,
00:16:20que les scandales de pédosexualité, de pédocriminalité,
00:16:24bon, là, on entend les grands discours, on nous fait des grands mouvements,
00:16:28mais dans un an, dans deux ans, on aura les mêmes cycles d'affaires qui se répéteront,
00:16:31puisque nous les avons sous les yeux tous les ans.
00:16:33C'est précisément en raison des nombreuses affaires que vous évoquez,
00:16:38de toutes celles qu'on traite régulièrement dans cette émission,
00:16:41que nous avons plus que jamais besoin de la police.
00:16:44Et moi, je voudrais bondir sur ce qu'a dit Reda.
00:16:46C'est précisément parce que les racailles s'invitent désormais partout,
00:16:52dans les centres-villes, les soirs de match.
00:16:54Ce sera le cas probablement dimanche, lors de la fête de la musique.
00:16:57Ce sera le cas le 14 juillet.
00:16:59Ce sera le cas le 14 juillet.
00:17:01Mais enfin, la racaille s'invite partout.
00:17:03Nous avons donc besoin des forces de l'ordre.
00:17:05Les refus d'obtempérer sont en augmentation exponentielle.
00:17:09Nous avons besoin des forces de l'ordre.
00:17:11Les factieux sont de plus en plus nombreux dans ce pays
00:17:13et se revendiquent désormais comme tels.
00:17:15Nous avons besoin des forces de l'ordre,
00:17:17qui sont de surcroît extrêmement critiquées
00:17:19par une extrême gauche de plus en plus virulente.
00:17:22Et on a le sentiment que la police est soutenue du bout des lèvres par l'État.
00:17:26Et j'entends Reda souvent dire sur ce plateau
00:17:29qu'ils doivent se battre pour obtenir des sandwiches et des bouteilles d'eau
00:17:32quand ils sont obligés de travailler 15 heures d'affilée.
00:17:34Alors vous imaginez bien qu'on ne va pas pouvoir tenir comme ça
00:17:37ad vitam aeternam.
00:17:38Donc il est urgent de réagir
00:17:39parce que compte tenu de la situation du pays,
00:17:42la police va être de plus en plus sollicitée
00:17:45et nous avons besoin qu'elle soit forte,
00:17:47qu'elle soit équipée
00:17:49et qu'elle soit armée moralement
00:17:51pour pouvoir aller entre guillemets au combat.
00:17:53Là, j'ai le sentiment que c'est de moins en moins le cas
00:17:55et ça m'inquiète beaucoup.
00:17:56Et Reda, on va dire un...
00:17:57Et Patrick Courdé aussi qui veut dire un mot,
00:17:59mais j'ai l'impression pour aller encore sur le terrain politique
00:18:01et de la campagne de 2027,
00:18:03j'ai envie de dire qu'il n'est même plus question de savoir
00:18:04qui est à gauche, qui est à droite.
00:18:06La question c'est de savoir
00:18:07qui pense que la société doit tenir par une autorité assumée
00:18:10et qui pense que la société, il faut la déconstruire
00:18:12et qu'on continue comme ça.
00:18:13Et je pense que c'est entre ces deux catégories-là
00:18:15qu'il va falloir choisir.
00:18:16Oui, alors par rapport à ce que j'avais dit,
00:18:18je rejoins exactement ce que vous avez dit,
00:18:20mais le problème c'est que ce n'est pas possible.
00:18:21Ce n'est pas possible, pourquoi ?
00:18:23Parce que déjà, il faut faire le constat d'échec.
00:18:25Et ça, ils ne sont pas en capacité de le faire.
00:18:27Le lendemain de la Ligue des champions,
00:18:28quand vous dites que la situation a été maîtrisée
00:18:30et sous contrôle,
00:18:31alors que moi, j'ai 233 collègues qui sont sur le carreau,
00:18:35ce n'est juste pas possible en fait.
00:18:36Et quand nous, unités, au moins en Ile-de-France,
00:18:40on a demandé des retours sur expérience,
00:18:42j'en parlais sur ce plateau,
00:18:43ça nous a été refusé.
00:18:45Pourquoi ?
00:18:45Parce qu'ils savent très bien
00:18:46que les collègues vont leur rentrer dans la gueule.
00:18:48Parce qu'en fait, ils ne sont pas prêts en fait.
00:18:50Et là, ils font comme si rien n'était.
00:18:51Maintenant, on annonce, ne vous inquiétez pas.
00:18:52Pas de vagues, c'est le pas de vagues.
00:18:55On est dans le déni complet.
00:18:57Moi, je n'ai jamais vu ça en 28 ans de carrière.
00:18:59Là, il y a la fête de la musique,
00:19:01on nous a dit, c'est bon, il y aura de l'eau et à manger.
00:19:03C'est bon, merci, tout est réglé,
00:19:05il n'y a rien à voir.
00:19:06J'en rie, mais c'est incroyable.
00:19:07Vous voyez les réponses ?
00:19:08Elles sont catastrophiques en fait.
00:19:09Donc, on n'avance pas.
00:19:10Tout simplement, on n'avance pas.
00:19:11Et je ne sais pas si on tiendra comme ça.
00:19:13Aujourd'hui, les seuls qui nous font tenir,
00:19:14c'est les citoyens français.
00:19:16C'est tout.
00:19:17Parce que nous, on remplit notre contrat avec l'État,
00:19:19mais l'État aujourd'hui, il ne remplit plus son contrat
00:19:21avec notre corps en tout cas.
00:19:22Je vais donner un exemple parallèle
00:19:24qui montre un petit peu le délitement de notre société.
00:19:26Et qui montre, en fin de compte,
00:19:28que lorsqu'on est délinquant,
00:19:29on devient la toute puissance.
00:19:30Il y a un maire, que je ne citerai pas,
00:19:32qui a estimé que lui, la Marseillaise,
00:19:35et vous pouvez le citer, on en a parlé hier,
00:19:37c'est le maire de Saint-Denis,
00:19:38et le Fibali Bagayoko.
00:19:39Alors que, normalement, d'après la loi que j'ai lue,
00:19:44insulter la Marseillaise ou le drapeau français,
00:19:47c'est une peine de 30 000 euros, je crois,
00:19:49et trois ans de prison, si j'ai bonne mémoire.
00:19:52Je tombe dans les chiffres,
00:19:53en fait, c'est des peines lourdes
00:19:54qui ne sont jamais appliquées.
00:19:56Si on a déjà, on dirait, au sommet de l'État,
00:19:59les valeurs qui se délitent,
00:20:01comme le respect de la Marseillaise,
00:20:03comme le respect du drapeau français,
00:20:04comme le respect des institutions,
00:20:07tout part en déliquescence,
00:20:09et à ce moment-là,
00:20:10la personne qui a une culture,
00:20:12on va dire,
00:20:13je ne parle pas d'origine,
00:20:14une culture, je dirais, sociale,
00:20:17absente,
00:20:18c'est-à-dire qu'il y a l'absence des normes familiales,
00:20:21par exemple, les premiers,
00:20:22parce que, vous savez,
00:20:23l'enfant, au départ, c'est un sauvage.
00:20:25Il pense qu'à une chose,
00:20:26c'est manger et survivre.
00:20:28Et son plaisir,
00:20:29ce n'est pas le plaisir des autres,
00:20:30c'est le sien propre.
00:20:31Et c'est la société qui apprend.
00:20:33Donc la société nous rend enfants
00:20:36de plus en plus tard, en fait.
00:20:38On reste enfants.
00:20:39Oui, mais sans l'acquisition
00:20:42des valeurs normatives
00:20:43qui obligent à quelque chose.
00:20:46On est dans toute puissance.
00:20:47C'est-à-dire que,
00:20:48c'est la définition de la psychopathie,
00:20:51c'est le plaisir pour soi
00:20:53sans se préoccuper des valeurs des autres.
00:20:56Et l'autre n'est qu'un objet
00:20:58qui va donner plaisir à la personne,
00:21:01quel que soit.
00:21:02Et c'est comme ça qu'on a des mœurs d'enfants.
00:21:03Et c'est la société tout entière
00:21:04qui est affaiblie.
00:21:04Des mœurs de pédophiles, etc.
00:21:05Parce que c'est un objet qu'on utilise
00:21:07et qu'on jette après.
00:21:08Et on le jette d'autant plus vite
00:21:09qu'il y a un risque d'énonciation.
00:21:12Dernier mot.
00:21:12Ce que vous avez décrit, Julien,
00:21:14c'est, pour le faire le lien avec ce délit,
00:21:16c'est une psychopathie politique
00:21:17parce que la différence,
00:21:19c'est que là, vous parlez de quelque chose
00:21:20qui est un fondement de société aujourd'hui
00:21:23où le cadre, l'ordre à céder
00:21:25devant le plaisir personnel et mon droit.
00:21:27C'est-à-dire, j'ai un droit de citoyen,
00:21:28j'ai un droit de personne
00:21:29avant d'avoir des devoirs de citoyen.
00:21:31Je fais ce que je veux.
00:21:31Mais là, l'intérêt, c'est que
00:21:33dans le choix que vous définissez pour 2027,
00:21:36celui qui dit, voilà,
00:21:37est-ce que vous voulez cette révolution ?
00:21:39Ce n'est pas de la déconstruction.
00:21:40La déconstruction, c'est trop juste.
00:21:41C'est une révolution qui est à l'œuvre.
00:21:45Argumentée, planifiée, pensée
00:21:47et bientôt structurée.
00:21:50Notamment qui prendra en compte
00:21:51vos capacités à vous.
00:21:53Que, d'ailleurs, cette force politique
00:21:54et les filles gagnent ou perdent.
00:21:55Qu'elles se qualifient surtout.
00:21:56Pour eux, l'enjeu, c'est au deuxième tour
00:21:57de l'élection présidentielle.
00:21:58Et vous aurez quelque chose
00:21:59qui dépasse l'éclivage, en effet.
00:22:01Tout à fait d'accord avec vous.
00:22:02C'est-à-dire qu'il y a quand même
00:22:03une large partie du contexte républicain
00:22:05parti politique.
00:22:06Johan sera d'accord avec moi.
00:22:08Qui, quand même, respecte
00:22:10une partie des fondamentaux
00:22:11de l'autre côté.
00:22:12Aujourd'hui, le choix, c'est celui
00:22:13de la rupture et de la révolution.
00:22:1510% d'augmentation.
00:22:16C'est ce chiffre qui est sorti
00:22:17hier par le ministère de l'Intérieur.
00:22:23Faire la division, mais je ne sais pas
00:22:24combien ça fait par jour.
00:22:2580.
00:22:2680.
00:22:2780 d'obtempérer par jour.
00:22:29Voilà le constat.
00:22:29Un partait partout.
00:22:30Dans un pays où il est pourtant...
00:22:31Alors, ce n'est pas une cause nationale
00:22:32le refus d'obtempérer, mais on en a vu
00:22:34des ministres de l'Intérieur
00:22:35et des membres du gouvernement
00:22:37nous dire que c'était fini l'impunité
00:22:40et qu'on allait régler le problème.
00:22:41Pensez-vous.
00:22:42La suite, dans une poignée de secondes,
00:22:43on parle du drame de Gros du Roi.
00:22:45C'est un enfant, oui, c'est un enfant
00:22:46de 15 ans qui a massacré
00:22:49cette dame de 86 ans
00:22:51dans le début de semaine au Gros du Roi.
00:22:52A tout de suite.
00:22:58Très bonne question, Patrick Hourdais.
00:22:59Pourquoi il y a de la canicule ?
00:23:00Parce qu'il fait chaud.
00:23:02Non, mais ça vient de quoi, canicule ?
00:23:04Alors, bonjour.
00:23:05Nous sommes dehors de tour.
00:23:05Il est 15h30.
00:23:06Dans 120 minutes,
00:23:07on va sur CNews.
00:23:08Monsieur Hourdais, psychiatre, criminologue,
00:23:10veut nous parler de canicule.
00:23:11Je vous écoute.
00:23:12La canicule, ça vient de Caniculus,
00:23:13le petit chien.
00:23:14C'est la structure du petit chien.
00:23:24D'accord.
00:23:25Caniculus, petit chien.
00:23:26Et normalement, c'est elle qui est le plus haut
00:23:28dans le ciel en été.
00:23:30Donc en été, c'est Caniculus qui prédomine.
00:23:34C'est compris.
00:23:35Donc la canicule, la chaleur.
00:23:36Petit point étymologique précis et important
00:23:40qu'on retiendra tous.
00:23:41Merci beaucoup Patrick Hourdais.
00:23:42J'accueille Valérie Acknin pour l'essentiel de l'actualité.
00:23:44C'est le JT de 15h30.
00:23:46Cher Valérie, la canicule,
00:23:47qui vient du latin Caniculus,
00:23:49s'installe aujourd'hui sur une large partie de la France
00:23:52avec des températures qui s'approchent
00:23:53de plus en plus des 40 degrés.
00:23:55Et nous sommes officiellement entrés
00:23:56dans une vague de chaleur nationale.
00:23:58Une première à l'échelle du pays cette année.
00:24:0026 départements sont placés en vigilance orange,
00:24:03canicule, en Nouvelle-Aquitaine.
00:24:05La barre des 35 degrés en journée est atteinte.
00:24:08Ce qui met les organismes à rude épreuve
00:24:10pour les travaux en extérieur.
00:24:12Dans les vignes du Médoc,
00:24:13il faut aménager les horaires
00:24:15pour débaucher le plus tôt possible.
00:24:17Reportage de Jérôme Rampenu.
00:24:206h du matin, la température est encore fraîche,
00:24:2320 degrés dans les vignes du Médoc.
00:24:24Les équipes du château Lamos-Issac
00:24:26sont arrivées de bonne heure
00:24:27pour éviter les fortes chaleurs de l'après-midi.
00:24:29Dès que la température dépasse les 27 degrés,
00:24:32on adapte les horaires classiques de tout le monde,
00:24:35de la partie vigne.
00:24:36Ils embauchent à 7h,
00:24:38ils débauchent à 4h30 avec une demi-heure de pause.
00:24:40Et dès que la température passe les 30 degrés,
00:24:42on avance encore le début du travail.
00:24:45Ils embauchent à 6h et finissent à 13h30.
00:24:48Avec des températures supérieures à 35 degrés,
00:24:51les organismes sont mis à rude épreuve
00:24:53entre les rangs de vigne.
00:24:53Arrivés à 10h déjà.
00:24:5510h, il fait très chaud.
00:24:57Le plus dur, c'est que, en fait,
00:24:59coincé entre les deux rangs,
00:25:01l'air ne passe pas et puis ça étouffe.
00:25:04Ça étouffe, c'est le plus compliqué.
00:25:06Après, on fait quand même des pauses assez régulières,
00:25:08on va boire souvent, on se mouille la tête.
00:25:11Et chapeau obligatoire.
00:25:12Chapeau obligatoire.
00:25:13Chaque année, il faut s'adapter.
00:25:15Mais les conditions météo
00:25:16deviennent de plus en plus difficiles
00:25:17avec des pics de chaleur réguliers
00:25:19et de plus en plus tôt.
00:25:20Cette année, on a commencé mi-mai
00:25:22avec les premières canicules
00:25:24il y a un mois maintenant.
00:25:26Ça ne nous était jamais arrivé
00:25:27d'appliquer ces horaires
00:25:28qu'on appelle grande chaleur
00:25:29dès le mois de mai.
00:25:31Ce qui est le plus difficile,
00:25:32c'est le changement de rythme continuel.
00:25:34C'est pour ça que,
00:25:35lorsqu'on commence ces horaires
00:25:36à grande chaleur,
00:25:37on ne revient pas en arrière
00:25:38pour que les organismes
00:25:40s'habituent à ces horaires.
00:25:41Des températures qui vont continuer
00:25:42à monter au moins pendant 10 jours
00:25:44avec un pic attendu.
00:25:4639 degrés dimanche prochain à l'ombre.
00:25:49L'actualité internationale
00:25:51et un navire français
00:25:52a franchi le détroit d'Hormuz.
00:25:53C'est une première
00:25:53depuis le début de la guerre.
00:25:55Et au lendemain de la signature
00:25:56par Donald Trump
00:25:57du protocole d'accord
00:25:58entre Washington et Téhéran
00:26:00à Versailles,
00:26:01dans l'un des plus beaux
00:26:02châteaux de France.
00:26:03Dans cet accord,
00:26:04Téhéran s'engage
00:26:05à rouvrir immédiatement
00:26:06le détroit d'Hormuz.
00:26:07Une excellente nouvelle
00:26:08pour le ministre
00:26:09de l'économie et des finances.
00:26:11Écoutez.
00:26:12Moi, ce qui me satisfait
00:26:13je suis ministre
00:26:14de l'économie et des finances,
00:26:15c'est qu'on va rouvrir
00:26:15le détroit d'Hormuz.
00:26:16C'était le nœud économique
00:26:17de ce conflit.
00:26:18Et de manière très concrète,
00:26:19ça veut dire qu'aujourd'hui,
00:26:20le diesel à la pompe,
00:26:21il est à 2 euros,
00:26:22il était à 2,40
00:26:23il y a trois semaines.
00:26:24Donc c'est évidemment
00:26:25très important,
00:26:26y compris pour vos auditeurs.
00:26:27J'espère en tout cas
00:26:28que le plus dur est passé,
00:26:29au contraire.
00:26:30Le plus dur est passé.
00:26:31Mais les négociations
00:26:32vont se poursuivre.
00:26:33Et évidemment que
00:26:33toute négociation,
00:26:35ça ne va pas être facile.
00:26:36Mais il y a eu un moment...
00:26:37Enfin, on a tous
00:26:37traversé un moment difficile.
00:26:40International encore
00:26:41et l'Ukraine
00:26:41qui a lancé ce matin
00:26:42l'une de ses plus importantes
00:26:43attaques de drones
00:26:44sur Moscou.
00:26:45Plusieurs projectiles
00:26:46ont touché
00:26:46une importante raffinerie
00:26:48et provoqué des incendies
00:26:49autour de la capitale.
00:26:51Une réponse pleinement
00:26:52justifiée aux attaques russes
00:26:53contre nos villes
00:26:54et nos communautés,
00:26:55déclare le président ukrainien
00:26:56Volodymyr Zelensky.
00:26:58Il ajoute que ces attaques
00:26:59servent à montrer
00:27:00à la population russe
00:27:01qu'un seul homme,
00:27:02le président russe
00:27:03Vladimir Poutine,
00:27:04est responsable
00:27:05de la poursuite de la guerre.
00:27:06Retour en France
00:27:07et l'eurodéputé Sarah Knafo
00:27:08de Reconquête
00:27:09au salon Eurosatory
00:27:10pour soutenir,
00:27:10dit-elle,
00:27:11l'industrie
00:27:11de la défense française.
00:27:12Un secteur qu'elle juge
00:27:14essentiel à la souveraineté nationale
00:27:16dans un contexte
00:27:17où les questions
00:27:18de défense
00:27:18et de réarmement
00:27:19occupent une place centrale
00:27:21dans le débat public européen.
00:27:23D'autres politiques
00:27:24telles que Gabriel Attal
00:27:25et Edouard Philippe
00:27:26se sont eux aussi
00:27:27rendus dans ce salon mondial
00:27:28de la défense
00:27:29et de la sécurité.
00:27:31Bruno Retailleau,
00:27:32aspirant à l'Elysée,
00:27:33était lui aussi présent.
00:27:35Le candidat
00:27:35Les Républicains
00:27:36rentra,
00:27:37lors de son premier
00:27:38grand meeting
00:27:38à Paris ce samedi,
00:27:40d'élargir son socle conservateur
00:27:42et rassemblaient les Français.
00:27:43Valérie Ackner,
00:27:44merci pour l'essentiel.
00:27:45On se retrouve à 16h
00:27:45pour un nouveau journal.
00:27:46Johan Uzaï,
00:27:47Jean-Christophe Gallien,
00:27:48Patrick Courd,
00:27:48déficit de criminologue
00:27:49et Reda Bellage
00:27:50du syndicat de police
00:27:51Unité Île-de-France
00:27:52toujours en plateau.
00:27:52Merci à Tanguy Amon
00:27:53qui nous a rejoint
00:27:54du service police-justice.
00:27:55C'est la stupeur, Tanguy,
00:27:56au gros du roi
00:27:57après l'interpellation
00:27:58de cet adolescent.
00:28:00suspect de l'horrible meurtre
00:28:02de Jacqueline,
00:28:0386 ans,
00:28:04égorgée,
00:28:04blessée à la perceuse
00:28:06le 11 juin
00:28:07au gros du roi.
00:28:08C'est un collégien
00:28:09de 15 ans
00:28:10sans aucune histoire
00:28:11qui habite
00:28:12dans cette commune du Gard.
00:28:13Le rappel des faits
00:28:14d'abord avec Valentin Rouillon.
00:28:19Une semaine après
00:28:20la découverte du corps
00:28:21d'une femme de 86 ans,
00:28:23ici près de cet étang
00:28:24du gros du roi,
00:28:25le profil du suspect
00:28:27se précise.
00:28:28L'adolescent âgé de 15 ans
00:28:29qui a avoué le meurtre
00:28:30était inconnu
00:28:31de la police
00:28:31et de la justice,
00:28:32il vivait non loin
00:28:34de là où a eu lieu
00:28:34l'horreur,
00:28:35chez ses parents,
00:28:36gérant d'une activité
00:28:37touristique dans le secteur.
00:28:39Il avait été repéré
00:28:40sur son deux roues
00:28:41grâce à la vidéo
00:28:42surveillance de la ville.
00:28:44Des témoins disent
00:28:44l'avoir aperçu
00:28:45avec une perceuse
00:28:46près de la scène de crime.
00:28:48Selon une source proche
00:28:49du dossier citée
00:28:49par le Parisien,
00:28:51l'adolescent passait
00:28:52beaucoup de temps
00:28:52sur un site
00:28:53où des jeunes
00:28:53s'encouragent
00:28:54à tuer de petits animaux
00:28:55et évoquent même
00:28:57des projets
00:28:58de tuer des humains
00:28:58sans raison.
00:29:00Son mobile
00:29:00est pour l'heure inconnue
00:29:01mais selon le Parisien,
00:29:03les premiers résultats
00:29:03de l'autopsie
00:29:04témoignent d'un crime
00:29:05d'une extrême violence.
00:29:06Sur le visage
00:29:07et le crâne de la victime,
00:29:08plusieurs perforations
00:29:09pourraient avoir été réalisées
00:29:11avec l'aide
00:29:11d'une perceuse
00:29:12mais également
00:29:13une large plaie
00:29:15au niveau du cou
00:29:15laisse penser
00:29:16à un égorgement
00:29:17avec l'aide
00:29:18d'un objet tranchant.
00:29:19Les habitants
00:29:19de cette station balnéaire
00:29:21sont bouleversés
00:29:21par l'horreur
00:29:22qui s'est déroulée
00:29:23près de chez eux.
00:29:24Moi je trouve ça
00:29:25catastrophique.
00:29:26Une pauvre dame
00:29:27qui n'a rien demandé.
00:29:28Personne n'est en sécurité
00:29:29et il y a toujours
00:29:31toujours des petits
00:29:32problèmes d'insécurité.
00:29:33Sans prendre
00:29:34aux personnes âgées
00:29:36ça n'a aucun sens.
00:29:38Selon le parquet
00:29:38de Nîmes,
00:29:39l'enquête se poursuit
00:29:40pour éclaircir
00:29:41les circonstances
00:29:42de ce crime.
00:29:44Tanguy,
00:29:45avant de faire
00:29:46tourner la parole,
00:29:46on l'entendait
00:29:47dans le sujet,
00:29:48il consultait
00:29:49selon les informations
00:29:51recoupées
00:29:51des sites
00:29:52où on encourage
00:29:53à tuer des animaux,
00:29:54peut-être même
00:29:54projeter de tuer des humains.
00:29:55L'autopsie de la retraitée
00:29:57met à jour
00:29:57une violence incroyable.
00:29:59Perforation au visage
00:30:00dans le crâne
00:30:01compatible avec
00:30:02des blessures
00:30:04réalisées
00:30:05par une perceuse.
00:30:06Large plaie
00:30:07autour du cou
00:30:07de la victime
00:30:08laissant entrevoir
00:30:09l'hypothèse
00:30:09d'un égorgement
00:30:10réalisé au moyen
00:30:11d'un objet
00:30:13tranchant.
00:30:14on parle d'un adolescent
00:30:15de 15 ans
00:30:15qui n'est
00:30:17aucunement
00:30:17connu
00:30:18pour des problèmes
00:30:19psychiatriques
00:30:20ou judiciaires.
00:30:21Non,
00:30:21il n'avait jamais
00:30:22fait parler de lui
00:30:22auparavant.
00:30:23Il est d'ailleurs
00:30:24scolarisé
00:30:24dans un collège
00:30:25du secteur.
00:30:26Sa famille
00:30:27est très bien implantée.
00:30:28Selon nos informations,
00:30:29ils ont une attraction
00:30:30touristique
00:30:31très connue
00:30:31dans le secteur aussi.
00:30:33Et c'est ça
00:30:33qui fait que
00:30:34tous les habitants
00:30:35du coin
00:30:35sont sous le choc.
00:30:37Ça,
00:30:37et cette violence,
00:30:39cette sauvagerie
00:30:39de cette attaque
00:30:40on a égorgé
00:30:41la personne,
00:30:42on l'a percée
00:30:43avec une perceuse.
00:30:45Tout ça,
00:30:46évidemment,
00:30:46laisse sans voix.
00:30:48Donc on peut imaginer
00:30:48que c'est un crime
00:30:50qui prend du temps,
00:30:52qu'il y a une patience,
00:30:53qu'il prend le temps
00:30:55de tuer cette dame
00:30:56qui n'a pas
00:30:56cette soudaineté
00:30:57finalement
00:30:58et puis une fuite.
00:30:59Vous voyez ce que je veux dire ?
00:30:59C'est qu'il y a une méthode
00:31:01pour tuer cette pauvre dame.
00:31:03Pour donner des coups
00:31:04de perceuse ensuite
00:31:05une fois qu'il a fait
00:31:06peut-être tuer,
00:31:07peut-être qu'il a donné
00:31:08ses coups post-mortem.
00:31:10Le procureur
00:31:11dira ça peut-être
00:31:12ce soir.
00:31:13Mais c'est vrai
00:31:13qu'il a fallu rester
00:31:14sur la scène de crime
00:31:15quand même plusieurs minutes
00:31:16pour faire tout ça.
00:31:18La question qui se pose aussi
00:31:19et qui effraie
00:31:20énormément les gens
00:31:21c'est qu'elle est le mobile.
00:31:22Apparemment,
00:31:23il ne semblait pas
00:31:23connaître cette dame.
00:31:24Donc est-ce qu'il s'agit
00:31:25d'une pulsion ?
00:31:26Est-ce que c'est un individu
00:31:27qui a totalement décompensé ?
00:31:29Peut-être qu'il avait
00:31:30des problèmes cicatriques
00:31:30on le saura peut-être
00:31:31au fur et à mesure
00:31:32de l'enquête.
00:31:33Pour l'instant,
00:31:33l'enquête ne le signale pas.
00:31:34Pour le moment,
00:31:35il n'y a pas de signalement.
00:31:36Selon les remontées
00:31:37qu'on a sur place,
00:31:38les gens se posent la question
00:31:39en tout cas,
00:31:40évidemment,
00:31:40vu les circonstances.
00:31:41Mais c'est vrai
00:31:41que c'est vraiment effrayant
00:31:43pour les personnes.
00:31:43Patrick Courdé,
00:31:44vous êtes psychiatre,
00:31:46criminologue.
00:31:46Je me demande bien sûr
00:31:47d'abord vers vous.
00:31:48Je vous dis franchement
00:31:48en préparant cette thématique,
00:31:50par quel biais
00:31:51je peux entrer dans ce sujet ?
00:31:53Qu'est-ce qu'on peut dire
00:31:54quand on apprend
00:31:55qu'un gamin de 15 ans
00:31:56est capable
00:31:57d'une telle sauvagerie ?
00:31:59D'où naît
00:32:00cette violence ?
00:32:01Alors tout à l'heure,
00:32:02vous m'avez repris hors antenne
00:32:02parce que j'ai dit
00:32:03on parle d'un enfant de 15 ans
00:32:04et vous m'avez dit
00:32:04on ne peut pas l'appeler enfant.
00:32:06Pour moi,
00:32:06à 15 ans,
00:32:07on reste un enfant
00:32:07mais c'est une discussion
00:32:08qu'on aura ensemble.
00:32:10Comment peut-on avoir
00:32:11une telle violence en soi
00:32:13à un si jeune âge ?
00:32:14Ce n'est pas un si jeune âge.
00:32:1615 ans,
00:32:16c'est l'adolescence.
00:32:17Il ne faut pas oublier
00:32:18qu'à 15 ans,
00:32:19normalement,
00:32:20c'est la première année
00:32:21au lycée.
00:32:23C'est la seconde.
00:32:2415 ans,
00:32:24seconde,
00:32:25et on passe son bac
00:32:25à 17, 18 ans.
00:32:26Si tout va bien, oui.
00:32:27Lui, il est au collège.
00:32:28Alors, je ne sais pas
00:32:28dans quel type de section.
00:32:30Là, on n'a aucun élément.
00:32:33Lui, il se balade
00:32:34avec une perceuse
00:32:35qui marche à AQ
00:32:37sur lui
00:32:38exactement comme
00:32:40dans des films,
00:32:40dans des rêves.
00:32:42Le GI qui se balade
00:32:45avec son pistolet laser.
00:32:46C'est une arme
00:32:47par prédiction.
00:32:49Ça ressemble d'ailleurs
00:32:50de très loin
00:32:50à une perceuse.
00:32:51Ça ressemble
00:32:52à un pistolet quelconque.
00:32:54Ça ressemble aussi
00:32:56à un sècheur à cheveux
00:32:57si on veut.
00:32:58Donc, on joue
00:32:59avec quelque chose.
00:33:00On se donne
00:33:01de l'assurance.
00:33:02Manifestement,
00:33:03c'est un gamin
00:33:03qui semble
00:33:05très légèrement,
00:33:06mais on ne sait pas,
00:33:08j'irais en retard scolaire.
00:33:10Un tout petit,
00:33:10un petit retard scolaire.
00:33:12Pour quelles raisons ?
00:33:13Pardon,
00:33:13je vous laisse développer,
00:33:15mais je...
00:33:15Alors qu'à 15 ans,
00:33:16normalement,
00:33:17si tous les gens
00:33:18qui étaient en retard scolaire
00:33:19devaient tuer...
00:33:1915 ans,
00:33:20c'est l'entrée au lycée,
00:33:20normalement.
00:33:21Oui, oui.
00:33:21Et on passe son bac
00:33:22à 17, 18 ans.
00:33:23Normalement,
00:33:23c'est bien.
00:33:26Il reste en classe.
00:33:27Alors que dans quelle section
00:33:28de collège il est,
00:33:29on ne le sait pas.
00:33:30Au niveau familial,
00:33:32on ne le sait pas.
00:33:33Il semble que c'est un gamin
00:33:34qui semble autonome
00:33:36puisque si elle balade
00:33:38en pleine journée,
00:33:39ce n'était pas un jour férié,
00:33:41si j'ai bonne mémoire,
00:33:43qui se balade
00:33:44avec des outils sur lui,
00:33:46une perceuse
00:33:46qui attaque
00:33:47une vieille dame.
00:33:49Pourquoi elle attaque
00:33:50une vieille dame ?
00:33:50Parce que c'est une dame
00:33:51qui a priori
00:33:51a beaucoup moins de défense
00:33:53qu'un adolescent
00:33:55ou un adulte de son âge
00:33:56ou sa tranche d'âge.
00:33:59Et après,
00:34:00il massacre,
00:34:01vraiment.
00:34:03Exactement.
00:34:03Moi,
00:34:04ça m'avait fait penser
00:34:04à quelque chose
00:34:04de très archaïque.
00:34:06C'est dans la civilisation égyptienne,
00:34:09les cartouches des pharaons,
00:34:11les mauvais,
00:34:12étaient effacées.
00:34:13Et lui,
00:34:14il efface l'identité
00:34:15de ces personnes
00:34:16en la massacrant littéralement,
00:34:17en la perçant de tous les côtés.
00:34:19Et en lui tranchant la gorge aussi
00:34:20avec quelque chose,
00:34:21je ne sais pas quoi.
00:34:22Et la question,
00:34:22évidemment,
00:34:23c'est qu'est-ce qu'on fait
00:34:24de ces enfants ?
00:34:25Est-ce qu'ils sont récupérables
00:34:26à d'abellage ?
00:34:27C'est vrai qu'il y a
00:34:29ces questions
00:34:29de l'excuse de minorité
00:34:31qui vont être remises,
00:34:31bien sûr,
00:34:33au devant du débat.
00:34:34Oui,
00:34:35le débat,
00:34:36pour le coup,
00:34:36si le profil se confirme
00:34:38et qu'il est inconnu
00:34:39des services de police,
00:34:39de nos services,
00:34:40en tout cas,
00:34:40ou de gendarmerie,
00:34:43la peine risque d'être...
00:34:45Déjà,
00:34:46il risque de passer
00:34:46vers un âge
00:34:47moitié moins.
00:34:48Voilà,
00:34:48déjà.
00:34:48C'est 15 ans maximum.
00:34:50Mais c'est vrai qu'il y a
00:34:51un débat sans profil.
00:34:52Maintenant,
00:34:53la problématique,
00:34:53c'est un peu toujours
00:34:54la même sur tous les sujets.
00:34:56C'est le niveau de violence
00:34:57qu'on a atteint
00:34:58notre société,
00:34:59quel que soit...
00:34:59Vous parliez des refus
00:35:01d'obtempérer
00:35:01des différents profils
00:35:02tout à l'heure.
00:35:02Là,
00:35:02on est un peu dans le même cas.
00:35:03C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:35:05tous les profils
00:35:06de délinquants
00:35:07peuvent sombrer,
00:35:09connus ou pas connus,
00:35:10primo ou pas primo délinquants,
00:35:11peuvent sombrer rapidement
00:35:12dans une violence.
00:35:13Pourquoi ?
00:35:13Parce que,
00:35:14en tout cas,
00:35:14c'est mon point de vue de policier.
00:35:16Déjà,
00:35:16de base,
00:35:17on a un gros problème
00:35:18dans la société,
00:35:19que ce soit
00:35:20selon les profils,
00:35:22l'éducation,
00:35:23la réponse pénale,
00:35:25la réponse pénale,
00:35:27même la prévention
00:35:27et même la dissuasion.
00:35:29En fait,
00:35:29on est mauvais
00:35:30dans tous les domaines.
00:35:31Yohann Usain.
00:35:34Encore une fois,
00:35:34je pense qu'il faut
00:35:35prendre le problème
00:35:36plus largement.
00:35:37Compte tenu
00:35:37de la violence
00:35:38de la société
00:35:39qui est de plus en plus importante,
00:35:42on va être obligé,
00:35:43me semble-t-il,
00:35:44si rien n'est fait
00:35:45pour éradiquer cette violence,
00:35:47d'en venir
00:35:47à une politique judiciaire
00:35:49proche de celle
00:35:50des Américains,
00:35:51en réalité,
00:35:51pour appliquer
00:35:52une sorte de principe
00:35:53de précaution.
00:35:54Alors,
00:35:54c'est presque
00:35:55une question philosophique.
00:35:56Est-ce qu'on peut laisser
00:35:56en prison toute sa vie
00:35:57un gamin de 15 ans ?
00:35:59C'est une vraie question
00:36:00philosophique.
00:36:01Mais,
00:36:01encore une fois,
00:36:02compte tenu,
00:36:02c'est de savoir
00:36:03est-ce qu'un gamin de 15 ans
00:36:04est récupérable ?
00:36:05C'est la première question
00:36:05à se poser.
00:36:06Et à partir de cette réponse-là,
00:36:08on se pose la question
00:36:08d'une incarcération à vide.
00:36:10Compte tenu
00:36:11de la violence
00:36:11de la société,
00:36:12encore une fois,
00:36:13on va être contraints
00:36:13de se poser cette question.
00:36:14Le garde des Sceaux
00:36:15a déjà commencé
00:36:16à poser la question
00:36:17pour les pédocriminels.
00:36:18Le garde des Sceaux a dit
00:36:19je pense que les pédocriminels
00:36:21sont irrécupérables.
00:36:23Sous-entendu,
00:36:23il faut les mettre
00:36:24à l'écart à vie
00:36:25de la société.
00:36:26C'est ce qu'il a sous-entendu.
00:36:27Ça a été peu commenté,
00:36:29mais c'est une déclaration
00:36:30politique inédite
00:36:31et fondamentale.
00:36:32C'est fracassant
00:36:32comme déclaration.
00:36:34Et compte tenu,
00:36:34encore une fois,
00:36:35de l'état de violence
00:36:36de notre société,
00:36:38je crains qu'il faille
00:36:39se poser cette question
00:36:40pour l'ensemble
00:36:42de cette nature-là.
00:36:43Il y a une certitude,
00:36:43Jean-Christophe Gallien,
00:36:44et on dira peut-être
00:36:45un ou deux derniers mots,
00:36:46c'est qu'on est dans
00:36:46une société qui est en train
00:36:47de vaciller de tous les côtés.
00:36:50Ce ne sont pas
00:36:50les dernières thématiques
00:36:51qu'on a évoquées ensemble
00:36:52qui vont nous faire dire
00:36:52le contraire.
00:36:53Maintenant,
00:36:53est-ce qu'on est condamné
00:36:54à subir ça dans le futur
00:36:56ou pas ?
00:36:58Là,
00:36:58quand on regarde
00:36:59le cas présent,
00:37:00on a quelqu'un
00:37:01qui a pratiquement
00:37:02suivi des tutos.
00:37:04C'est-à-dire qu'il s'est
00:37:05acculturé à quelque chose
00:37:06qui n'est pas simplement
00:37:07du jeu vidéo
00:37:07ou par ailleurs,
00:37:08on tue toute une génération
00:37:10qui est née
00:37:10avec les jeux vidéo.
00:37:11Ce n'est pas simplement
00:37:12Splatoon,
00:37:13ce n'est pas simplement
00:37:14jouer à peindre des gens,
00:37:15ce n'est pas conduire
00:37:15des voitures,
00:37:16jouer à FIFA,
00:37:17quelque chose.
00:37:18On est dans un contexte
00:37:22où finalement,
00:37:24tuer,
00:37:24torturer,
00:37:25se sauver,
00:37:26peu importe,
00:37:26devient un jeu,
00:37:27un jeu virtuel,
00:37:28un jeu fictionnel,
00:37:30mais dans lequel
00:37:30on est plongé
00:37:31tout le temps.
00:37:32Maintenant,
00:37:32il y a des nouveautés.
00:37:33La nouveauté,
00:37:33c'est quoi ?
00:37:34C'est que les déviances
00:37:35dont on parle,
00:37:36c'est-à-dire,
00:37:36vous parliez de gens
00:37:38qui ont des difficultés,
00:37:38des problèmes,
00:37:39qui considèrent
00:37:40que torturer des animaux
00:37:41est une chose normale,
00:37:42que parfois aussi
00:37:43des personnes,
00:37:44si on allait plus loin,
00:37:46la pédocriminalité,
00:37:46elle a ses propres tutos,
00:37:47elle a ses filières,
00:37:48tout ce que vous voulez,
00:37:49vous le trouvez en ligne.
00:37:49Ce n'est pas quelque chose
00:37:50qui est simplement dédié
00:37:51aux jeunes,
00:37:51ça existe chez les adultes aussi.
00:37:53Et donc,
00:37:53à partir de là,
00:37:54vous avez quelque chose
00:37:55qui fait qu'on ne sait pas pourquoi,
00:37:56on le découvrira peut-être
00:37:57avec l'enquête,
00:37:58un enfant,
00:37:59vous vous rendez compte,
00:38:00prépare,
00:38:00parce que vous parliez tout à l'heure
00:38:01du temps qu'il a passé
00:38:02à le faire.
00:38:03Moi, ce qui m'épate,
00:38:03c'est de dire que...
00:38:04Quand on voit le résultat
00:38:04de l'autopsie,
00:38:05on se dit que ce n'est pas fait
00:38:05en 30 secondes.
00:38:06Il a passé du temps
00:38:07et il a passé du temps
00:38:08forcément à l'imaginer,
00:38:09à le préparer.
00:38:10Ce n'est pas un truc
00:38:10auquel il a pensé
00:38:11en quittant son collège
00:38:12ou ne sais quoi en sortant.
00:38:13Il a pris une perceuse,
00:38:15un couteau,
00:38:15semble-t-il,
00:38:16et se promenait,
00:38:17il devait guetter.
00:38:17C'est comme un chasseur
00:38:18s'il voulait qu'il rentre
00:38:19dans une espèce de quête
00:38:21morbide, terrible,
00:38:23fracassante elle aussi
00:38:24puisqu'on voit l'image...
00:38:25Il a avoué son crime
00:38:26donc sans y être
00:38:27trop poussé par les enquêteurs.
00:38:29J'ai l'impression
00:38:29mais il a assez rapidement
00:38:31avoué.
00:38:31Dès son interpellation,
00:38:32il l'a avoué directement.
00:38:33Et voilà,
00:38:33donc on est face
00:38:34à quelque chose
00:38:34qui, par ailleurs,
00:38:36quand on a 15 ans
00:38:37et un enfant,
00:38:38il y a toujours
00:38:39l'idée de la rédemption.
00:38:40Il y a toujours
00:38:41l'idée de la rédemption.
00:38:41Je le sentais
00:38:42dans votre prise de parole
00:38:43quand même,
00:38:44malgré tout.
00:38:44Parce qu'on a envie
00:38:45de se dire
00:38:45qu'à 15 ans,
00:38:46on peut encore être récupéré.
00:38:47C'est là où on a envie
00:38:48de se dire.
00:38:48C'est le cas de nous dire
00:38:49si on peut être récupéré ou pas.
00:38:50J'ai un exemple.
00:38:51En quelques mots s'il vous plaît
00:38:52parce qu'il faut qu'on avance.
00:38:53J'ai un exemple très précis.
00:38:54C'est au Mozambique,
00:38:55les enfants soldats.
00:38:57Moi, j'en ai connu un
00:38:58qui est arrivé
00:38:59par un truc caritatif
00:39:00qui avait participé
00:39:02au massacre.
00:39:03Il avait,
00:39:04a priori,
00:39:05d'après ce qu'il disait,
00:39:06quand je l'ai vu,
00:39:06moi, il avait 16 ans.
00:39:08Et il a été enfant soldat
00:39:10à partir de l'âge
00:39:11de 12-13 ans
00:39:12avec une kalachnikov
00:39:14et des armes
00:39:15et il a tué,
00:39:16participé à des massacres
00:39:17de toute...
00:39:18Vous l'avez récupéré ?
00:39:20Pas vraiment.
00:39:22Et c'est une partie
00:39:23de la réponse ?
00:39:24Non, pas vraiment.
00:39:25Moi, j'en ai connu un.
00:39:26C'est un cheminement différent.
00:39:26C'est pour ça que...
00:39:27Oui, c'est un cheminement différent.
00:39:28On est d'accord.
00:39:29Dans un contexte de guerre
00:39:30et qui n'est pas exactement
00:39:31le même.
00:39:32Les gamins de 15 ans,
00:39:33c'est une chose.
00:39:34Ce n'est pas un enfant,
00:39:35c'est un adolescent.
00:39:35Moi, j'en ai connu un
00:39:37qui a massacré toute sa famille.
00:39:38Il avait 15 ans
00:39:39et il était enfant de cœur
00:39:40le dimanche à l'église.
00:39:43Bon, conférence de presse
00:39:44du procureur, je crois.
00:39:45Il y a 18h30.
00:39:46Et on la suivra bien sûr
00:39:47en direct sur CNews
00:39:48pour peut-être plus de détails
00:39:49et d'éléments de compréhension
00:39:50sur cet adolescent de 15 ans
00:39:52capable d'une barbarie innommable
00:39:54contre cette vieille dame
00:39:55de 86 ans.
00:39:56Dernière thématique
00:39:57avant de se retrouver à 16h
00:39:58avec bien sûr
00:39:59le scandale du périscolaire
00:40:00et encore des informations
00:40:01et des découvertes stupéfiantes.
00:40:03Je voudrais qu'on parle
00:40:04de Caroline Pilastre
00:40:04qui est notre amie,
00:40:05qui est notre chroniqueuse
00:40:06régulière sur CNews
00:40:08qui intervient régulièrement
00:40:08sur cette antenne.
00:40:09Elle est touchée,
00:40:10vous le savez peut-être,
00:40:10depuis l'âge de 13 ans
00:40:11par un handicap visuel.
00:40:13Elle est malvoyante.
00:40:13Eh bien, elle a été exclue
00:40:16ces derniers temps,
00:40:17ces derniers jours
00:40:17d'une participation
00:40:18à une conférence
00:40:19qui devrait avoir lieu
00:40:20en octobre prochain
00:40:21sur le thème du handicap.
00:40:22Pourquoi est-ce qu'elle est exclue
00:40:23de cette conférence ?
00:40:24Je vous le donne en mille.
00:40:25Parce qu'elle vient sur CNews.
00:40:27Écoutez-la,
00:40:28c'était ce matin dans la matinale.
00:40:31C'est une organisatrice
00:40:33contre qui je n'ai absolument rien.
00:40:35Je n'ai aucune animosité
00:40:36envers elle,
00:40:36je tiens à le préciser
00:40:37parce qu'elle essaye
00:40:38de monter cet événement
00:40:39coûte que coûte
00:40:41avec sincérité,
00:40:42sur le thème du handicap visuel,
00:40:43avec d'autres personnalités.
00:40:44Je n'étais pas la seule
00:40:45lors d'un TEDx,
00:40:47c'est-à-dire une conférence
00:40:47qui en moyenne dure 12 minutes
00:40:49et qui se serait déroulée
00:40:51au mois d'octobre
00:40:51au Théâtre Mogador.
00:40:53Cela fait un an et demi
00:40:54que j'ai été sollicitée,
00:40:57demandée pour y participer.
00:40:58J'ai évidemment accepté
00:40:59parce que mon engagement
00:41:01fait que je sensibilise énormément,
00:41:02vous l'avez compris,
00:41:03sur cette question.
00:41:05Et hier,
00:41:06on a réussi à savoir,
00:41:07et en fait,
00:41:08elle m'a dit
00:41:08que je n'étais plus la bienvenue,
00:41:09pas de son fait.
00:41:11Je ne sais pas
00:41:12si ce sont des sponsors,
00:41:13je ne sais pas si ce sont des marques.
00:41:13Elle n'a pas voulu vous dire ?
00:41:14Non,
00:41:15j'ai essayé de pousser,
00:41:15mais elle a été très honnête
00:41:16puisqu'elle m'a dit
00:41:17qu'elle était gênée,
00:41:19qu'elle ne le comprenait pas,
00:41:20mais qu'elle ne pouvait pas
00:41:20faire autrement.
00:41:22Sinon,
00:41:22elle n'aurait pas les fonds
00:41:23pour monter cet événement.
00:41:24Johan,
00:41:25ce seraient donc deux sponsors
00:41:26de cet événement
00:41:27qui ont consulté
00:41:28le profil de Caroline Pilastre
00:41:29et qui ont donc choisi
00:41:30de l'exclure
00:41:31parce qu'ils ont vu
00:41:32qu'elle intervenait
00:41:32de temps en temps sur CNews.
00:41:33On parle,
00:41:34et elle vient de le rappeler,
00:41:35ça fait une vingtaine d'années
00:41:36qu'elle milite,
00:41:38qu'elle va dans des conférences
00:41:40transversales,
00:41:40à la politique,
00:41:41parler du handicap
00:41:42qui n'est pas plus consensuel
00:41:43évidemment que la lutte
00:41:44pour les droits des handicapés,
00:41:46des personnes
00:41:47à mobilité réduite.
00:41:48C'est hallucinant,
00:41:50hallucinant et honteux surtout.
00:41:52D'abord,
00:41:52je veux dire toute mon amitié
00:41:54et mon soutien
00:41:55à Caroline Pilastre
00:41:56qui est une femme remarquable
00:41:57et elle nous le prouve
00:41:59régulièrement
00:42:00avec ses nombreux engagements.
00:42:03Mais ensuite,
00:42:04dire que ça n'est pas étonnant.
00:42:05Vous savez,
00:42:06les gauchistes
00:42:07sont extrêmement sectaires
00:42:08et ils le seront
00:42:09de plus en plus
00:42:10parce qu'ils ont compris
00:42:11qu'ils sont en train
00:42:13de perdre la bataille
00:42:14et le combat idéologique.
00:42:16Donc,
00:42:16ils se radicalisent
00:42:18dans leur expression,
00:42:20dans leur combat
00:42:21et dans la manière
00:42:22dont ils l'expriment.
00:42:24Donc,
00:42:24ça n'est pas du tout
00:42:24effectivement une surprise.
00:42:27Caroline en fait l'effraie
00:42:28aujourd'hui.
00:42:28Elle n'est pas la seule
00:42:30malheureusement,
00:42:30mais il faut s'attendre
00:42:31à ce genre de choses
00:42:32de plus en plus fréquemment.
00:42:34Plus on va se rapprocher
00:42:34de l'élection présidentielle
00:42:36parce qu'encore une fois,
00:42:38constatant qu'ils sont en train
00:42:39de perdre la bataille
00:42:40des idées,
00:42:41qu'ils sont désormais
00:42:42de plus en plus minoritaires
00:42:44dans le pays,
00:42:45eh bien,
00:42:45ils se radicalisent
00:42:46et disons les choses,
00:42:47ils deviennent
00:42:47de plus en plus hargneux.
00:42:48C'est le principe
00:42:49de la bonne et de la mauvaise victime.
00:42:51J'aime bien faire des parallèles
00:42:53avec le traitement médiatique
00:42:54de certaines affaires,
00:42:55de pourquoi pas
00:42:58les choix
00:42:58de certaines féministes
00:43:00sur certaines affaires
00:43:01sur lesquelles
00:43:01elles vont militer
00:43:02et pas d'autres.
00:43:04Eh bien,
00:43:04là,
00:43:04on est encore
00:43:05dans une gauche
00:43:05qui dit,
00:43:06cette femme,
00:43:06en fait,
00:43:07comme elle va sur CNews,
00:43:08elle est toxique
00:43:08et on n'en veut pas
00:43:09dans notre événement.
00:43:11On brûlait les lits,
00:43:12vous voyez,
00:43:12là,
00:43:13en censurant des gens,
00:43:14c'est-à-dire qu'on les élimine
00:43:15et on veut les éliminer.
00:43:17Ça me paraît très inquiétant
00:43:19parce qu'au-delà de tout ça,
00:43:20vous avez l'équivalent
00:43:21dans tous les endroits
00:43:22où on est censé réfléchir.
00:43:24On n'a pas le droit
00:43:24d'exister dans le corps social.
00:43:25Non, non,
00:43:25mais vraiment,
00:43:26c'est incroyable.
00:43:26La recherche universitaire,
00:43:28l'université,
00:43:30parallèlement,
00:43:31tout ça,
00:43:31tous ces idées-là
00:43:32sont aujourd'hui en difficulté
00:43:33par rapport à ce que représente
00:43:34effectivement cette chaîne,
00:43:35apparemment.
00:43:36Bon,
00:43:36et on envoie ce message
00:43:38une nouvelle fois,
00:43:39Yoann,
00:43:39vous avez raison,
00:43:40du soutien à Caroline Pilastre
00:43:41qui était ce matin
00:43:42et qu'on accueillera
00:43:43quand elle le voudra
00:43:44aller chez elle
00:43:44dans cette émission
00:43:46et plus généralement
00:43:47sur CNews.
00:43:48La pause,
00:43:48on se retrouve à 16h,
00:43:49Karine Durand nous a rejoint
00:43:50et je le remercie
00:43:51parce que Karine Durand,
00:43:52enfin,
00:43:52je le remercie,
00:43:53je ne sais pas si je vais vous remercier
00:43:54parce que les nouvelles
00:43:55ne sont pas très bonnes.
00:43:56Vous allez m'annoncer
00:43:5610 jours de cagnards,
00:43:58c'est très compliqué
00:43:59et on voit tout ça avec vous
00:44:00avant de revenir sur,
00:44:01je vous le disais,
00:44:02ce dossier majeur
00:44:03du scandale du périscolaire
00:44:04et ces nouvelles révélations.
00:44:05A tout de suite.
00:44:08Il est 16h,
00:44:09le retour de 120 minutes infos.
00:44:11Merci de nous retrouver
00:44:12en direct sur CNews
00:44:13avant de faire un point canicule
00:44:15avec Karine Durand en plateau,
00:44:17l'essentiel de l'actualité,
00:44:18Valérie Acnain.
00:44:19Bonjour Julien
00:44:20et bonjour à tous.
00:44:20Actualité internationale
00:44:22au lendemain de la signature
00:44:23par Donald Trump
00:44:24du protocole d'accord
00:44:25entre Washington et Téhéran
00:44:27à Versailles.
00:44:27Le président iranien
00:44:28parle d'un accord historique
00:44:30avec les Etats-Unis
00:44:31pour mettre fin à la guerre
00:44:32au Moyen-Orient.
00:44:33La paix sera instaurée
00:44:35dans le respect mutuel,
00:44:36déclare-t-il.
00:44:37Le Qatar,
00:44:38qui a joué un rôle clé
00:44:39pour arracher la signature
00:44:40de l'accord,
00:44:41estime que cela constitue
00:44:42une base solide
00:44:43pour la prochaine étape
00:44:44des négociations.
00:44:46Retour en France.
00:44:47Plusieurs centaines de parents
00:44:48se sont rassemblés,
00:44:49notamment des parents d'élèves
00:44:50de l'école Saint-Dominique
00:44:52à Paris,
00:44:52devenus l'épicentre
00:44:54du scandale
00:44:54du périscolaire parisien
00:44:56pour dénoncer
00:44:57l'inaction
00:44:57des pouvoirs publics
00:44:59face aux violences
00:45:00faites aux enfants.
00:45:01L'un des animateurs
00:45:01mis en examen
00:45:02pour agression sexuelle
00:45:03au sein de cette école maternelle
00:45:04faisait déjà
00:45:05l'objet depuis plus d'un an
00:45:07d'une plainte
00:45:07pour des faits d'inceste
00:45:08dénoncés par son propre fils.
00:45:10Et on va en parler
00:45:11dans quelques instants
00:45:11avec nos invités.
00:45:12Je vous laisse poursuivre.
00:45:13Exactement, Julien.
00:45:14Et enfin, Marine Le Pen
00:45:15est à Bruxelles
00:45:16pour le sommet des patriotes.
00:45:17Elle devait s'exprimer
00:45:18auprès des médias
00:45:19mais a dû annuler.
00:45:20On va tout de suite
00:45:21retrouver Dunia Tengour.
00:45:22Bonjour Dunia,
00:45:23vous êtes sur place.
00:45:24Avez-vous plus d'informations ?
00:45:28Oui Valérie.
00:45:29Alors, l'annulation
00:45:30du micro tendu
00:45:31est due à la rétention officielle.
00:45:33C'est des entretiens bilatéraux
00:45:34qui ont duré
00:45:35un peu plus longtemps
00:45:36que prévu
00:45:37et qui ont empêché
00:45:37Marine Le Pen
00:45:38de prendre la parole
00:45:39devant les journalistes.
00:45:40Vous l'avez dit,
00:45:40c'est un rendez-vous
00:45:41qui rassemble
00:45:42plusieurs parties
00:45:43de la droite nationaliste.
00:45:44Dans le même temps,
00:45:45on le sait,
00:45:45le président du parti
00:45:47est en ce moment même
00:45:48en Pologne.
00:45:49Pour le RN,
00:45:49cette présence s'inscrit
00:45:50dans une séquence
00:45:50de rapprochement
00:45:51avec les partenaires européens.
00:45:53L'enjeu est double
00:45:54à afficher une cohésion
00:45:55politique sur des questions
00:45:56notamment de souveraineté.
00:45:58Pour Marine Le Pen,
00:45:58c'est aussi l'occasion
00:45:59de consolider les liens
00:46:00avec ses alliés
00:46:01à l'échelle européenne.
00:46:02On a pu d'ailleurs
00:46:03voir Gerd Wilders
00:46:04qui s'est exprimé
00:46:05ici à la presse bruxelloise.
00:46:07Donc, on le sait,
00:46:08elle reste encore
00:46:09la candidate officielle
00:46:10et c'est pour cette raison
00:46:11qu'elle est présente
00:46:12pour ce sommet des Patriotes
00:46:13puisqu'elle reste
00:46:14la candidate officielle
00:46:15jusqu'au 7 juillet prochain.
00:46:17Dunia Tengour,
00:46:18merci beaucoup.
00:46:18Avec Laurence Ellarié
00:46:19depuis Bruxelles.
00:46:20Merci Valérie.
00:46:21On vous retrouve à 16h30.
00:46:22Yvan Uza est toujours présent.
00:46:23Jean-Christophe Gallien,
00:46:24Reda Bellage
00:46:25de syndicat Unité Police.
00:46:27Gérard As nous a rejoint.
00:46:28Bonjour Maître,
00:46:28avocat spécialisé
00:46:29en droit de la protection
00:46:30des mineurs
00:46:30et on va entrer de plein pied
00:46:31dans ce scandale
00:46:32du périscolaire
00:46:33avec ces dernières révélations
00:46:34avec vous notamment
00:46:37spécialiste météo
00:46:38pour ces news.
00:46:39Merci d'être là
00:46:40parce que c'est le sujet
00:46:40que tout le monde discute.
00:46:41A la machine à café,
00:46:42dehors.
00:46:43Tout à l'heure encore,
00:46:44on était dehors ensemble.
00:46:45Yvan, il n'est pas resté 2 minutes
00:46:46parce qu'il avait trop chaud.
00:46:47L'été s'annonce
00:46:48particulièrement intense
00:46:49cette année
00:46:50alors qu'il reste encore
00:46:51quelques jours
00:46:51avant le 21 juin
00:46:52et l'officialisation
00:46:53de cette saison estivale.
00:46:55Les températures sont écrasantes
00:46:57sur une large partie du pays.
00:46:59On peut, ça y est,
00:46:59parler de canicule,
00:47:00des températures qui frôlent
00:47:02avec les 40 degrés.
00:47:03Oui, on est rentré
00:47:04dans officiellement
00:47:05une vague de chaleur nationale.
00:47:07Alors je rappelle
00:47:07que 26 départements
00:47:08sont quand même placés
00:47:09en vigilance orange
00:47:10canicule aujourd'hui
00:47:12et en dehors
00:47:13de ces 26 départements,
00:47:14c'est la quasi-totalité
00:47:15du pays
00:47:15qui est en vigilance
00:47:16jaune canicule
00:47:17en dehors de la Méditerranée
00:47:18où la chaleur
00:47:20est plus classique.
00:47:21Alors regardez
00:47:21les températures
00:47:22qu'on a relevées
00:47:22au cours des dernières minutes
00:47:24à 15 heures.
00:47:25Des températures
00:47:26déjà très élevées
00:47:27en France
00:47:28comme vous allez le voir
00:47:29avec des températures
00:47:30qui ont déjà frôlé
00:47:32les 40 degrés
00:47:33à Prunier
00:47:34notamment dans l'Inde.
00:47:35Une valeur qui n'est pas
00:47:36officielle.
00:47:37Donc voilà,
00:47:37on émet des réserves.
00:47:38On a eu 39 à Saint-Florent
00:47:40dans le Cher,
00:47:4137 à la Bresse-Monceau,
00:47:4335 degrés
00:47:44également à Paris
00:47:46relevé à 15 heures
00:47:47donc des températures
00:47:48encore peut-être
00:47:49plus élevées
00:47:50que ce à quoi
00:47:51on s'attendait aujourd'hui
00:47:52et nous n'en avons pas terminé.
00:47:54Un petit coup d'œil
00:47:54sur ce qui nous attend
00:47:55très rapidement
00:47:55pour les prochains jours
00:47:57avec demain
00:47:58une journée
00:47:58avec une chaleur suffocante.
00:48:00On va atteindre
00:48:00les 38 à 40 degrés
00:48:01demain sur les régions centrales
00:48:04notamment sur le Grand Est
00:48:05peut-être sur le Rhône
00:48:06sur l'Indre
00:48:07c'est possible
00:48:09possiblement
00:48:0936-37 à Paris.
00:48:11Samedi,
00:48:11une petite baisse
00:48:12mais alors vraiment
00:48:13pas grand-chose
00:48:13pour la moitié nord du pays.
00:48:15Très forte chaleur
00:48:16encore prévue
00:48:17pour le Rhône
00:48:17et pour la Provence-Alpes
00:48:19Côte d'Azur
00:48:20mais cette canicule
00:48:21elle s'annonce
00:48:21vraiment exceptionnelle.
00:48:23Ce n'est pas une canicule
00:48:24classique
00:48:25et cela
00:48:25pour plusieurs raisons
00:48:28regardez justement
00:48:29ces cinq points principaux
00:48:31déjà c'est la deuxième vague
00:48:32de chaleur
00:48:32la plus précoce
00:48:33enregistrée dans le pays
00:48:34la première
00:48:35la plus précoce
00:48:35c'était en juin 2022
00:48:37c'était le 15 juin
00:48:39donc on a deux jours de plus
00:48:40on aura probablement
00:48:41la semaine prochaine
00:48:42des journées aussi chaudes
00:48:43que lors de la canicule
00:48:44historique de référence
00:48:45de 2003
00:48:46et également celle de 2019
00:48:48des températures maximales
00:48:49comprises entre 38 et 42 degrés
00:48:51ces prochains jours
00:48:52peut-être plus
00:48:53ce n'est pas impossible
00:48:54des températures nocturnes
00:48:55ça c'est important
00:48:56comprise entre 20 et 24 degrés
00:48:58donc des nuits vraiment étouffantes
00:48:59et puis la durée
00:49:00c'est plus de 10 jours
00:49:01peut-être même 15 jours
00:49:03nous dit
00:49:03Météo France
00:49:04et le pire c'est vraiment
00:49:05à venir ce week-end
00:49:05Encore un petit mot
00:49:06avec vous là-dessus justement
00:49:07je voudrais qu'on aille dans Paris
00:49:08pour voir comment les Parisiens
00:49:09notamment s'adaptent
00:49:10dans l'Est parisien
00:49:11Augustin Denadieu
00:49:12comment ça se passe
00:49:13notamment sur le rythme de travail
00:49:14de certaines personnes
00:49:15qui sont contraintes
00:49:16de travailler en extérieur
00:49:20Des personnes contraintes
00:49:21de travailler en extérieur
00:49:22c'est le cas par exemple
00:49:23des serveurs
00:49:23les restaurateurs
00:49:24mais également
00:49:26les artisans
00:49:27les ouvriers
00:49:27derrière moi
00:49:28vous avez cet hôtel
00:49:29situé non loin de la place
00:49:30de la République
00:49:30dans le 11e arrondissement
00:49:31de Paris
00:49:32alors les travaux se font
00:49:33en intérieur
00:49:34et à l'heure à laquelle
00:49:35je suis en train de vous parler
00:49:36ils sont toujours en cours
00:49:37on a vu des ouvriers
00:49:39dans l'immeuble
00:49:39juste en face
00:49:40à droite de la caméra
00:49:41d'Antoine Durand
00:49:42et vous avez ces salariés
00:49:43qui sont d'ailleurs
00:49:44en train de partir
00:49:45on les a interrogés
00:49:46il y a quelques instants
00:49:47en dehors de la caméra
00:49:49ils adaptent
00:49:49leur journée de travail
00:49:50ils commencent plus tôt
00:49:51pour finir plus tôt
00:49:52en faisant des pauses
00:49:53fraîcheurs évidemment
00:49:54et constamment
00:49:55en train de boire
00:49:56d'ailleurs c'est ce qu'on a remarqué
00:49:57regardez
00:49:57avec cette terrasse de restaurant
00:49:59qui est assez vide
00:50:00alors qu'il fait beau dehors
00:50:02bien sûr
00:50:02il y a très peu de touristes
00:50:04il y a très peu de parisiens
00:50:05et les rares personnes
00:50:06qui sont assises en terrasse
00:50:07et bien elles consomment quoi ?
00:50:09de l'eau
00:50:09éventuellement un petit café
00:50:10mais surtout de l'eau
00:50:11d'ailleurs ils nous l'ont dit
00:50:12tout est bon
00:50:13pour tenter de se rafraîchir
00:50:15l'ombre
00:50:15l'hydratation évidemment
00:50:16et peut-être même
00:50:17le petit plongeon
00:50:18qu'est de Gemma
00:50:20juste à côté
00:50:20dans le canal Saint-Martin
00:50:21la mairie de Paris
00:50:22a autorisé la baignade
00:50:23un petit peu plus tôt que prévu
00:50:24entre 16h et 20h
00:50:25nous allons nous y rendre
00:50:26avec Antoine
00:50:26et on attend toujours
00:50:27de vous y voir
00:50:28dans votre plus beau maillot
00:50:29merci beaucoup
00:50:31Augustin
00:50:31et à tout à l'heure
00:50:32on l'espère tous
00:50:33sur CNews
00:50:34Karine
00:50:35vous me parliez
00:50:36de l'aggravation
00:50:36de ce week-end
00:50:37ça va être de pire en pire
00:50:38on est parti
00:50:39je le disais
00:50:39pour au moins 10 jours
00:50:40et peut-être
00:50:43un week-end à haut risque
00:50:45pour plusieurs raisons
00:50:46qui nous attend
00:50:46justement
00:50:47déjà évidemment
00:50:48le niveau des températures
00:50:49des pics à 40, 42
00:50:51peut-être possible
00:50:52vers la Loire
00:50:52la Garonne et le Rhône
00:50:53en plus on aura de l'humidité
00:50:55dans l'atmosphère
00:50:55donc le ressenti sera lourd
00:50:56moite
00:50:57contrairement à la dernière
00:50:58vague de chaleur
00:50:59du mois de mai
00:51:00un ressenti qui pourra dépasser
00:51:0145, 46 degrés
00:51:03possiblement
00:51:04attention
00:51:04il y a beaucoup de grands événements
00:51:05ce week-end
00:51:06déjà évidemment
00:51:07on a la fête de la musique
00:51:07partout en France
00:51:08on a de nombreux festivals
00:51:09on a le festival Hellfest
00:51:11avec 200 000 personnes
00:51:12à Clisson en Loire-Atlantique
00:51:14en extérieur
00:51:1538 degrés
00:51:15prévus là-bas
00:51:16on a également
00:51:17le festival du film
00:51:18d'animation
00:51:18à Annecy
00:51:1950 000 personnes
00:51:21prévues en extérieur
00:51:21on a le festival
00:51:23La Bonne Aventure
00:51:24à Dunkerque
00:51:2450 000 personnes
00:51:25prévues en extérieur aussi
00:51:26et du coup
00:51:27les services hospitaliers
00:51:28c'est sûr
00:51:29ils vont être en tension
00:51:29avec plusieurs jours de chaleur
00:51:31et voilà pourquoi
00:51:31Météo France
00:51:32et également
00:51:33Santé Publique France
00:51:34vont devoir s'accorder
00:51:35pour prendre une décision
00:51:36sur peut-être
00:51:37un passage probable
00:51:38en vigilance rouge
00:51:39maximum
00:51:40et bien on va être
00:51:41très attentif à ça
00:51:42et vous portez déjà
00:51:42la vigilance rouge
00:51:43sur vous-même
00:51:44c'est très annonciateur
00:51:45tout cela
00:51:46merci beaucoup
00:51:47carine
00:51:47pour toutes les précisions
00:51:49et bien voilà
00:51:50faites ton soin
00:51:50vous connaissez
00:51:51on ne va pas rappeler
00:51:51de rester chez soi
00:51:54calfeutrer
00:51:54se s'hydrater
00:51:56bon et on suivra ça
00:51:59évidemment avec les dernières
00:52:01précisions de Météo France
00:52:02merci beaucoup
00:52:02carine
00:52:03ce nouvel événement
00:52:04et on avance
00:52:05qui vient pointer du doigt
00:52:06la responsabilité
00:52:07et la défaillance
00:52:07possible de différentes autorités
00:52:09à la fois politiques
00:52:10judiciaires
00:52:10dans les scandales
00:52:11du périscolaire
00:52:12on apprend
00:52:12ces dernières heures
00:52:13que l'un des animateurs
00:52:14mis en examen
00:52:15pour agression sexuelle
00:52:16au sein de la fameuse
00:52:17école maternelle
00:52:18du 7e arrondissement
00:52:19de Saint-Dominique
00:52:20a été recruté
00:52:21par la mairie de Paris
00:52:22en 2025
00:52:22alors qu'il faisait
00:52:23Mathieu Deves du service
00:52:24pour la justice
00:52:25nous a rejoint
00:52:26qu'il faisait déjà
00:52:27l'objet
00:52:28depuis plus d'un an
00:52:29d'une plainte
00:52:30pour des faits d'inceste
00:52:31dénoncés par son propre fils
00:52:33comment cet individu
00:52:35a-t-il pu se retrouver
00:52:36au contact d'enfants
00:52:37alors de qui parle-t-on
00:52:38il s'agit d'un homme
00:52:39de 44 ans
00:52:40il s'appelle Edgar
00:52:41Edgar H
00:52:42il est camerounais
00:52:43il a été recruté
00:52:43par la mairie de Paris
00:52:45comme animateur
00:52:46de périscolaire
00:52:46ça c'était le 28 avril 2025
00:52:49et pourtant
00:52:49il faisait déjà l'objet
00:52:51d'une plainte
00:52:51depuis plus d'un an
00:52:53plus d'un an
00:52:54avant son embauche
00:52:55une plainte déposée
00:52:55par son fils
00:52:56c'était en mars 2024
00:52:58pour violence
00:52:59agression sexuelle
00:53:01et tentative de viol
00:53:02quand il était enfant
00:53:03son fils actuellement
00:53:04il est majeur
00:53:04on sait également
00:53:05que l'animateur
00:53:06était connu par la justice
00:53:08connu pour des infractions
00:53:09liées aux stupéfiants
00:53:10et des violences
00:53:11concernant son embauche
00:53:12écoutez bien
00:53:13la mairie de Paris
00:53:14en 2025
00:53:14il explique l'animateur
00:53:16qu'on lui a demandé
00:53:17s'il avait déjà travaillé
00:53:18avec des enfants
00:53:19sa réponse
00:53:20non
00:53:20non mais j'en ai
00:53:21je m'occupe des enfants
00:53:22de mes amis
00:53:23je suis capable
00:53:24de remplir ce rôle
00:53:25alors j'ai contacté la mairie
00:53:26pas de réponse
00:53:28mais selon certains confrères
00:53:29la mairie n'était pas au courant
00:53:30de cette plainte
00:53:31pour avoir connaissance
00:53:32des plaintes
00:53:32qui n'ont pas conduit
00:53:33à un jugement
00:53:34et à une condamnation
00:53:35il faudrait
00:53:36que la ville de Paris
00:53:37puisse avoir accès
00:53:38au traitement
00:53:39d'antécédents judiciaires
00:53:41un fichier de police judiciaire
00:53:42consultable
00:53:43uniquement
00:53:43par des agents
00:53:44de police
00:53:45et de justice
00:53:46alors aujourd'hui
00:53:47Edgar Hache
00:53:48il est l'un des deux animateurs
00:53:50mis en examen
00:53:51dans l'affaire
00:53:51de l'école Sainte-Dominique
00:53:53école maternelle
00:53:54vous l'avez dit
00:53:54située dans le 7ème arrondissement
00:53:55de la capitale
00:53:56il a été mis en examen
00:53:57pour agression sexuelle
00:53:58sur 7 enfants
00:53:59et exhibition sexuelle
00:54:01sur 2 enfants
00:54:02Julien
00:54:02hallucinant
00:54:03et chaque jour
00:54:03sa nouvelle défaillance
00:54:05cette nouvelle hallucinante
00:54:06qui vient ajouter
00:54:07au pire
00:54:08je vais vous entendre tout de suite
00:54:09maître Hache
00:54:09je voudrais juste
00:54:10qu'on voit ces images
00:54:11de parents d'élèves
00:54:11notamment de centaines de personnes
00:54:12qui ont défilé
00:54:13ces dernières heures
00:54:14devant cette fameuse école
00:54:15rue Sain-Dominique
00:54:16qui sont en colère
00:54:17qui ont des enfants
00:54:18scoral et scolarisés
00:54:19dans cette école
00:54:20écoutez certains d'entre eux
00:54:23ils sont là
00:54:23à blablater chacun
00:54:24dans leur coin
00:54:25chacun avec
00:54:26leur feuille
00:54:28de communication
00:54:29avec un planning
00:54:29bien défini
00:54:30quand on a une accusation
00:54:32d'inceste
00:54:33en plus
00:54:33sur un enfant
00:54:34il faut faire circuler
00:54:36l'information
00:54:36notamment aux employeurs
00:54:37pour faire en sorte
00:54:39que cette personne
00:54:39soit retirée
00:54:40de manière conservatoire
00:54:41du contact des enfants
00:54:42si ça vient pas d'en haut
00:54:43ça viendra d'en bas
00:54:44si la justice
00:54:45ne vient pas d'en haut
00:54:45elle viendra d'en bas
00:54:46mais il y a un moment
00:54:47où ça va tomber
00:54:48il ne faut pas énerver
00:54:49les parents
00:54:49je suis abasourdie
00:54:51par la manière
00:54:52dont c'est géré
00:54:52quand je découvre encore
00:54:54hier des affaires
00:54:55où des personnes
00:54:56accusées d'agressions sexuelles
00:54:58sur plusieurs enfants
00:54:58sont relaxées
00:54:59c'est un très mauvais signe
00:55:00il va falloir que les condamnations
00:55:01soient à la hauteur
00:55:02de la gravité des actes
00:55:04l'avant dernier témoignage
00:55:05maître As
00:55:06je rappelle que vous êtes spécialisé
00:55:07en droit de la protection
00:55:08des mineurs
00:55:08l'avant dernier témoignage
00:55:10de cette dame
00:55:11de cette parent d'élève
00:55:11c'est Caroline Mazurel
00:55:12qui est parent d'élève
00:55:13scolarisée dans ce 7ème arrondissement
00:55:15il fait froid dans le dos
00:55:16mais il dit tout
00:55:16de la colère des français
00:55:17si la justice
00:55:18elle ne vient pas d'en haut
00:55:19il y a un moment
00:55:19elle va venir d'en bas
00:55:20elle va venir des parents
00:55:21et faites attention à vous
00:55:22c'est ça le message
00:55:23des français aujourd'hui
00:55:23oui il y a
00:55:24c'est d'abord
00:55:25on est dans une tragédie
00:55:27et il y a des choses
00:55:28qu'on ne comprend pas
00:55:29et vraiment
00:55:30il y a quelque chose
00:55:31que je ne comprends pas
00:55:32et là je vais vous dire
00:55:33il y a un parcours
00:55:34normalement
00:55:34qui doit se faire
00:55:35au sein d'une mairie
00:55:36et de toutes les mairies de France
00:55:38qui fait que
00:55:39lorsque vous prenez
00:55:40un animateur
00:55:41et que vous devez
00:55:42le mettre en contact
00:55:43avec des enfants
00:55:44vous devez faire
00:55:46regarder un petit peu
00:55:47son parcours
00:55:47et vous pouvez demander
00:55:49ensuite
00:55:50s'il y a des soupçons
00:55:52vous pouvez demander
00:55:53ensuite
00:55:53à la préfecture
00:55:54d'avoir des renseignements
00:55:56sur s'il n'y a pas eu
00:55:57des condamnations
00:55:57et ce n'est pas fait
00:55:59il y a ici
00:56:00un trou dans la raquette
00:56:01qui est absolument
00:56:03inexplicable
00:56:03alors après on vous dit
00:56:04on ne pouvait pas avoir
00:56:05effectivement
00:56:05la mairie
00:56:06ne peut pas avoir
00:56:07connaissance
00:56:08de certains types
00:56:08de fichiers
00:56:09que seule la police
00:56:10peut
00:56:11auquel elle peut accéder
00:56:12mais une chose est certaine
00:56:13comment se fait-il
00:56:14il a été recruté
00:56:15il y a un an
00:56:16ou deux ans
00:56:18c'est-à-dire que
00:56:18le scandale du périscolaire
00:56:19on le connaissait déjà
00:56:20ça veut dire
00:56:21qu'on n'est pas
00:56:21en 2013-2014
00:56:23où on refonte
00:56:24un petit peu
00:56:25la façon dont on recrute
00:56:26on sait
00:56:27il y a des remontées
00:56:27depuis des années
00:56:28donc on se dit
00:56:29peut-être
00:56:29la mairie
00:56:30la direction
00:56:30des affaires sociales
00:56:32qui fait l'enquittement
00:56:33peut peut-être
00:56:34éventuellement
00:56:35se rapprocher
00:56:35des services de justice
00:56:36voir qu'il y a des plaintes
00:56:37qu'il y a des dossiers
00:56:38ici là
00:56:38qu'il y a des fichiers
00:56:39il y a des défaillances
00:56:40il y a des responsabilités
00:56:41qu'il faudra engager
00:56:42là-dessus
00:56:42c'est quelque chose
00:56:43qui n'est pas acceptable
00:56:44dans la mesure
00:56:45où lorsque l'on vous dit
00:56:46écoutez
00:56:47on ne pouvait pas savoir
00:56:48s'il y avait
00:56:49la mise en place
00:56:50d'un service
00:56:51qui pouvait questionner
00:56:53la préfecture
00:56:53et qui aurait pu
00:56:55indiquer
00:56:55la situation
00:56:56de cette personne
00:56:57je vais mettre les pieds
00:56:57dans le plat
00:56:59rien n'a été mis en place
00:57:00par la mairie de Paris
00:57:01on raconte encore une fois
00:57:02que le recrutement
00:57:04de cet agent
00:57:05il date d'il y a
00:57:05un an
00:57:06ça veut dire
00:57:07pardon de le dire
00:57:07de cette façon
00:57:08pardon des conséquences
00:57:09ça veut dire
00:57:09que la mairie de Paris
00:57:10nous ment
00:57:10ça veut dire
00:57:11que rien n'a été fait
00:57:13pour serrer la vis
00:57:15sur le recrutement
00:57:16de ces individus
00:57:17regardez ce que dit
00:57:18maître Cayès
00:57:19d'ailleurs
00:57:19qui est l'un de vos confrères
00:57:20qui représente
00:57:20des familles de plaignantes
00:57:21dans le périscolaire
00:57:22qui a réagi
00:57:23à cette information
00:57:24de cet homme
00:57:24qui a subi
00:57:26une plainte pour inceste
00:57:27de la part de son fils
00:57:28et qui a tout de même
00:57:29été recruté
00:57:30au contact d'enfants
00:57:31dans le périscolaire
00:57:31les mots manquent
00:57:32pour décrire
00:57:33le sentiment
00:57:33d'écœurement
00:57:34de mes clients
00:57:34alors que dans le même temps
00:57:35Emmanuel Grégoire
00:57:36et c'est pour ça
00:57:36que j'évoque la mairie de Paris
00:57:37tente de les intimider
00:57:39en menaçant de plainte
00:57:40quiconque accuserait
00:57:41la mairie
00:57:42d'avoir embauché
00:57:42des pédocriminels
00:57:43dans le périscolaire
00:57:44on croit rêver
00:57:45ou plutôt héberger
00:57:46d'un mauvais cauchemar
00:57:47les responsables
00:57:48de ce fiasco
00:57:49en répondront
00:57:49on peut regarder
00:57:50de tous les côtés
00:57:51c'est un scandale
00:57:52total et général
00:57:54oui
00:57:56le problème
00:57:57c'est que
00:57:57c'est une plainte
00:57:58il n'y a pas eu
00:57:58encore condamnation
00:57:59et donc si vous voulez
00:58:00mais peu importe
00:58:02principe de précaution
00:58:04alors justement
00:58:04vous avez tout à fait raison
00:58:06et c'est là
00:58:06où on peut s'interroger
00:58:07comment se fait-il
00:58:09qu'on n'ait pas demandé
00:58:10à la préfecture
00:58:10des renseignements
00:58:11et que ce signalement
00:58:12n'ait pas été mis en place
00:58:13donc là il y a déjà
00:58:14un problème
00:58:15et ensuite
00:58:15il n'est pas normal
00:58:16que lorsque vous mettez
00:58:17quand vous confiez vos enfants
00:58:19à une école
00:58:21c'est l'amour de votre vie
00:58:23qui est mis en place
00:58:24et qu'est-ce qu'il y a
00:58:24on les met en contact
00:58:26avec des prédateurs
00:58:27et donc là
00:58:28si vous voulez
00:58:28il y a des choses
00:58:29qui sont absolument intolérables
00:58:31et c'est pour ça
00:58:32que la population
00:58:33en a assez
00:58:35et il y a une réaction
00:58:36qui est incroyable
00:58:37on ne peut pas laisser
00:58:38les choses comme ça
00:58:39la colère
00:58:39elle va venir d'en bas
00:58:40moi j'ai vraiment en tête
00:58:41ce que vient de dire
00:58:42cette dame devant l'école
00:58:43du 7ème arrondissement
00:58:43Michel Hamas
00:58:44avocat marseillais
00:58:45spécialiste de la protection
00:58:46de l'enfance
00:58:46là encore un confrère
00:58:48qui nous disait hier
00:58:49chez Laurence Ferrari
00:58:49on va l'entendre tout de suite
00:58:50et je veux que vous réagissiez à ça
00:58:51il n'y a pas
00:58:52il le dit comme ça
00:58:53il n'y a pas de volonté
00:58:55en France
00:58:55de lutter contre la pédophilie
00:58:57écoutez-le
00:58:59la lutte contre la pédophilie
00:59:00n'existe pas
00:59:01dans notre pays
00:59:02c'est terrible
00:59:03c'est très important
00:59:03ce que vous dites
00:59:04c'est un fait
00:59:05c'est un fait
00:59:08par exemple
00:59:08là c'est compliqué
00:59:09d'attraper
00:59:10les gens
00:59:11les agressions
00:59:12dans la famille
00:59:13et dans le
00:59:15milieu scolaire
00:59:16mais il y en a
00:59:16qu'on peut attraper
00:59:17ceux qui payent
00:59:18pour avoir des relations sexuelles
00:59:20on peut les attraper
00:59:21pourquoi ?
00:59:22on a leurs adresses IP
00:59:22vous dites
00:59:23pour les ordinateurs
00:59:26les enfants
00:59:27sont livrés
00:59:29à la pédophilie
00:59:30par des réseaux
00:59:30de pédocriminalité
00:59:31à base
00:59:32de plusieurs sites
00:59:33il y en a un notamment
00:59:34Sexmodel
00:59:35qui est un site d'escorte
00:59:37une fois que vous avez repéré
00:59:38le signal pour avoir un enfant
00:59:39vous regardez
00:59:40si elle vous convient
00:59:41on parle d'enfant
00:59:42enfant
00:59:42c'est-à-dire
00:59:43ah mais moi
00:59:43j'ai des enfants
00:59:44de 11 ans
00:59:45qui devraient être en 6ème
00:59:46qui ont des MST
00:59:48et que l'état français
00:59:50a transformé
00:59:50en prostituée
00:59:51en quelques semaines
00:59:53il y a 20 000 enfants
00:59:54qui se prostituent
00:59:55à partir des foyers
00:59:56de l'aide sociale
00:59:57à l'enfance
00:59:57tout le monde le sait
00:59:58personne ne fait rien
00:59:59et ce site-là
01:00:01par exemple
01:00:01quand je dis
01:00:01il n'y a pas de lutte
01:00:02contre la pédophilie
01:00:03ce site
01:00:04on a l'adresse IP
01:00:05on a le numéro
01:00:06de téléphone
01:00:07de l'enfant
01:00:07et ça se fait sur Snapchat
01:00:08c'est-à-dire
01:00:09on localise les gens
01:00:10au mètre près
01:00:11on a demandé
01:00:12au gouvernement
01:00:13de le fermer
01:00:14en septembre
01:00:14on a eu
01:00:16des réunions de travail
01:00:17avec une plateforme
01:00:19pluriministérielle
01:00:19intérieure
01:00:20justice
01:00:20santé
01:00:21femmes
01:00:22informelles
01:00:23sur Zoom
01:00:24avec des directeurs
01:00:25de cabinet
01:00:25on a dit
01:00:26mais il faut fermer
01:00:26ce site
01:00:26on a demandé
01:00:27la fermeture
01:00:28de ce site
01:00:28on l'a demandé
01:00:29en septembre
01:00:30c'est toujours pas fait
01:00:30maître ?
01:00:31on est en jeu
01:00:31mais pas du tout
01:00:32mais il n'y a pas
01:00:33un acte posé
01:00:34alors c'est coupé
01:00:35un peu cut
01:00:35comme on dit
01:00:36dans le jargon
01:00:38et depuis tout à l'heure
01:00:39on a parlé des refus
01:00:41d'obtempérer
01:00:42on a parlé de ces mineurs
01:00:43ultra violents
01:00:44on fait des parallèles
01:00:45en fait
01:00:46entre les différents
01:00:47dysfonctionnements
01:00:47de notre pays
01:00:48et c'est la même chose
01:00:50qu'avec l'affaire Liana
01:00:50c'est la même chose
01:00:52qu'avec la pauvre
01:00:54maman de la petite
01:00:55Rosa
01:00:55c'est-à-dire
01:00:56qu'il se passe des choses
01:00:57il y a des témoignages
01:00:58il y a des plaintes
01:00:59elles sont multiples
01:01:00et on n'écoute pas
01:01:01on n'entend pas
01:01:02et on renvoie même
01:01:03les parents et les victimes
01:01:04dans leur retranchement
01:01:05on les laisse seuls
01:01:06face à eux-mêmes
01:01:07à leur peine
01:01:07et à leurs difficultés
01:01:08le cas du mineur
01:01:09est absolument fondamental
01:01:11et on ne peut pas
01:01:12laisser les choses comme ça
01:01:13donc si vous voulez
01:01:14la réaction
01:01:14elle doit être totale
01:01:15elle doit être vraiment
01:01:16si vous voulez
01:01:17d'une manière
01:01:18il y a un cri qui vient
01:01:19ce cri il faut l'entendre
01:01:21et là-dessus
01:01:22on ne peut pas laisser
01:01:24les choses dans l'état
01:01:25et donc les lois
01:01:26doivent changer
01:01:26les mesures
01:01:27on doit mettre en place
01:01:29mettre en place
01:01:29des mesures qui sont importantes
01:01:30Est-ce que vous êtes d'accord
01:01:32quand ce monsieur
01:01:33cet avocat nous dit
01:01:34que rien n'est fait
01:01:35pour lutter contre
01:01:36la pédophilie en France
01:01:37est-ce que dans votre spécialité
01:01:38vous iriez aussi loin ?
01:01:39Non ce qui est fait
01:01:40n'est pas suffisant
01:01:41ce qui est fait
01:01:43n'est pas suffisant
01:01:44et aujourd'hui
01:01:45si vous voulez
01:01:46on s'abrite derrière
01:01:47des protections
01:01:50principe d'innocence
01:01:52et on ne regarde pas
01:01:53le vrai problème
01:01:54comment peut-on
01:01:55laisser nos enfants
01:01:56dans des écoles
01:01:57alors qu'ils sont
01:01:58la proie de prélateur
01:01:59Bon là on a un exemple
01:02:00chimiquement pur
01:02:01comme on dit
01:02:01un cas d'un individu
01:02:03qui a une plainte
01:02:04où certains ont des précédents
01:02:06mais continuent quand même
01:02:07d'exercer au contact
01:02:08d'enfants
01:02:08et on se pose les questions
01:02:09si la mairie de Paris
01:02:10n'est pas capable
01:02:11en recrutant un individu
01:02:12de voir qu'il a une plainte
01:02:12on se dit que des français
01:02:13qui vont chercher un baby-sitter
01:02:14le pourront encore moins
01:02:16d'où cette question
01:02:17et ce sondage CNews
01:02:18comment repérer mieux
01:02:19les pédocriminels
01:02:19plusieurs politiques réclament
01:02:21que le fichier
01:02:21des auteurs d'infractions sexuelles
01:02:23ou violentes
01:02:23soit ouvert au public
01:02:24initiative partagée
01:02:25regardez donc ce sondage CNews
01:02:26CSA
01:02:28Europe 1 et LJDD
01:02:3076% des français
01:02:31sont pour
01:02:32est-ce une nécessité
01:02:33selon vous
01:02:34Jean-Christophe ?
01:02:36On est face à un système
01:02:37dans le cas parisien
01:02:38mais ce système
01:02:39est relié à un marché
01:02:40c'est très bien
01:02:41ce qu'a dit votre avocat
01:02:42Marcia
01:02:42parce que c'est la réalité
01:02:43c'est un business
01:02:44il y a beaucoup de cas
01:02:45où c'est pas un business
01:02:45ce sont des pédocriminels
01:02:47isolés
01:02:47mais il y a beaucoup de cas
01:02:48où c'est un marché
01:02:49on vend des enfants
01:02:51certaines fois
01:02:51des enfants se vendent
01:02:52alors on a dit
01:02:53adolescent tout à l'heure
01:02:54mais pour moi
01:02:54ça reste des enfants
01:02:56se vendent
01:02:57oui
01:02:57dans l'aide sociale
01:02:58à l'enfance
01:02:59là où on est censé
01:03:00protéger des enfants
01:03:00qui n'ont aucune chance
01:03:01des jeunes filles
01:03:02la plupart du temps
01:03:03j'irai plus loin
01:03:05tout à l'heure
01:03:05on parlait de ce garçon
01:03:06qui a tué une mamie
01:03:08mais il y a des jeunes filles
01:03:09qui en dehors
01:03:10de l'aide sociale à l'enfance
01:03:11se prostituent aujourd'hui
01:03:12pour gagner un peu d'argent
01:03:13et ça leur paraît normal
01:03:14donc on est en totale dérive
01:03:16c'est-à-dire que là-dessus
01:03:17l'enfance n'est pas protégée
01:03:19n'est pas assistée
01:03:20dans l'affaire parisienne
01:03:21on peut être en colère
01:03:22le système existait
01:03:24il a été couvert
01:03:25soyons clairs
01:03:26il a été accompagné
01:03:27parce que la direction
01:03:28d'affaires scolaires
01:03:30n'a pas fait son travail
01:03:31parler du travail
01:03:32c'est pas de la vigilance
01:03:32c'est l'essentiel du travail
01:03:34se renseigner
01:03:35et quand on est en 2025
01:03:36alors que
01:03:36moi j'ai eu
01:03:37une fille
01:03:38en 2015
01:03:39à l'école Paul Dubois
01:03:40un des premiers cas
01:03:41dans le troisième arrondissement
01:03:42elle n'a pas été touchée
01:03:43ni quoi que ce soit
01:03:44j'ai d'ailleurs moi-même
01:03:44nié au départ
01:03:45l'idée qu'il pouvait se passer
01:03:46quelque chose
01:03:46voyez comment on est
01:03:47dix ans plus tard
01:03:49on recrute quelqu'un
01:03:50dont le propre enfant
01:03:52l'attaque pour
01:03:53aidez-moi
01:03:54inceste
01:03:55inceste
01:03:55non mais attendez
01:03:57là on peut pas nous dire
01:03:58après que c'est
01:03:59simplement des fautes
01:04:00on a accompagné
01:04:01on a mis des pressions
01:04:02le maire de Paris
01:04:04lui-même aujourd'hui
01:04:04met la pression
01:04:05sur un certain nombre de gens
01:04:06pour que leur parole
01:04:07de protéger sa propre personne
01:04:08il est complètement dépassé
01:04:09non mais là c'est la parole
01:04:11la parole qui est celle
01:04:12d'un maire qui dit
01:04:13je vais poursuivre
01:04:14vous vous rendez compte
01:04:14il est pas dépassé
01:04:15il a peur
01:04:15il a peur
01:04:16il prend pas le dossier
01:04:18par le bon bout
01:04:19j'ai le sentiment
01:04:19parce que dans une séquence
01:04:21comme celle-ci
01:04:22essayez de se protéger
01:04:23en disant
01:04:24si vous essayez de faire croire
01:04:25c'est inacceptable
01:04:26c'est honteux
01:04:27je vous flingue
01:04:28parce qu'en matière administrative
01:04:29c'est-à-dire
01:04:29je vais vous flinguer
01:04:30votre carrière est finie
01:04:31ça veut dire exactement ça
01:04:32c'est très grave
01:04:33c'est très grave
01:04:34c'est scandaleux
01:04:35et oui
01:04:35un dernier mot
01:04:36non je voulais dire
01:04:37que les collègues
01:04:40qui travaillent
01:04:40dans les brigades des mineurs
01:04:41font un travail
01:04:42très très très très très difficile
01:04:44parce que
01:04:47ce qu'ils entendent
01:04:49ce qu'ils essayent
01:04:49de faire ressortir
01:04:51des vidéos
01:04:52j'ai des collègues
01:04:52qui travaillent
01:04:53dans le service vidéo
01:04:53c'est des bébés
01:04:55je vais pas
01:04:56on est là
01:04:57mais c'est atroce
01:04:58donc en fait
01:04:59quand j'entends
01:05:00je sais que c'est pas pour nous
01:05:01mais quand j'entends
01:05:02que le boulot n'est pas fait
01:05:03ça me dérange un peu
01:05:03en fait
01:05:04et quand vous avez un gendarme
01:05:05qui dit à une maman
01:05:06qui appelle tous les lundis
01:05:06pour savoir où on a la plainte
01:05:07de sa fille
01:05:08arrêtez de vous harceler
01:05:09parce qu'on va porter plainte
01:05:10contre vous
01:05:11vous dites qu'il y a
01:05:11là ils ont tous peur
01:05:12parce que oui c'est vrai
01:05:13il y a une fronde
01:05:14je sais pas comment on peut
01:05:15appeler ça
01:05:15là c'est très simple
01:05:17en tout cas sur le ressort
01:05:18Île-de-France
01:05:19ils sont en train de
01:05:20c'est simple
01:05:21tous les collègues
01:05:22qui n'ont aucune formation
01:05:23qui n'ont jamais appris
01:05:24à auditionner des mineurs
01:05:25ou autre
01:05:25et bien ils se retrouvent
01:05:27à traiter des affaires
01:05:28en urgence
01:05:28et maintenant aujourd'hui
01:05:30on n'a que les services flag
01:05:31qui bossent
01:05:33mais c'est triste
01:05:34mais aujourd'hui
01:05:35ce qui se passe
01:05:35c'est qu'il y a des gens
01:05:36qui se présentent
01:05:37dans les commissariats
01:05:37maintenant
01:05:38qui se disent
01:05:38attendez je me suis fait agresser
01:05:39il y a deux mois
01:05:40c'en est où ?
01:05:40j'ai écouté madame
01:05:41parce qu'on leur répond
01:05:42ça ne va pas être possible
01:05:43pourquoi ?
01:05:44parce que là
01:05:44on a trois mois
01:05:46pour trouver des solutions
01:05:47et pour traiter des affaires
01:05:48et peut-être même
01:05:49et j'espère que ce ne sera pas bâclé
01:05:51et franchement
01:05:52il y a un ras-le-bol général
01:05:54qui est en train de se faire sentir
01:05:55merci à tous les cinq
01:05:57d'avoir participé
01:05:58parce que nous sommes jeudi
01:05:59face à Pierre Lelouch
01:06:00dans un instant
01:06:00on va décrypter
01:06:01l'actualité internationale
01:06:02quelque chose qui n'a été fait
01:06:03nulle part
01:06:03d'ailleurs restez avec nous
01:06:04parce qu'on va prendre
01:06:05les 14 points signés hier
01:06:07de l'accord irano-américain
01:06:09et on va les décrypter
01:06:10point par point
01:06:11avec Pierre Lelouch
01:06:12good deal, bad deal
01:06:13il va nous répondre
01:06:14Pierre Lelouch dans un instant
01:06:15merci à tous les cinq
01:06:16à tout de suite
01:06:17merci à tous
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