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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.

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00:00:00120 minutes d'info, bonjour, ravi de vous retrouver comme chaque jour à la même heure sur CNews.
00:00:05On vous accompagne jusqu'à 17h pour décrypter l'actualité d'une émission intégralement consacrée à l'onde de choc.
00:00:11L'onde de choc qui continue de se propager après le terrible décès de l'IANA, le gouvernement sous pression.
00:00:17On sera à l'Assemblée nationale dans quelques instants puisque vous le savez, nous sommes mardi.
00:00:22Les députés, la représentation nationale qui va s'adresser au gouvernement par une série de questions
00:00:27qui seront elles aussi quasiment intégralement dédiées à cette terrible affaire.
00:00:31Le gouvernement qui communique, qui tente de trouver une porte de sortie.
00:00:35Je rappelle qu'hier, Gérald Darmanin a reçu les procureurs généraux.
00:00:37Il était auditionné aujourd'hui ce matin avec son collègue de l'intérieur, Laurent Nouniez, par les sénateurs.
00:00:44Sébastien Lecornu, lui, a réuni ses ministres un tout petit peu plus tard et tente d'annoncer quelques mesures pour
00:00:49apaiser.
00:00:50Là encore cette colère.
00:00:51Je rappelle que depuis la découverte du corps de l'IANA dans le Gers, l'IANA, 11 ans.
00:00:55Les révélations sur les plaintes pour viol sur mineurs dont le suspect a fait l'objet de ce succès.
00:01:00L'institution judiciaire est mise en cause de toutes parts et on va en parler ensemble évidemment encore aujourd'hui.
00:01:05Johan Issa est avec nous comme chaque jour.
00:01:07Bonjour Johan du service politique.
00:01:09Maître Tomazini qui revient nous voir et c'est un plaisir de vous entendre.
00:01:13Avocate spécialisée dans les violences conjugales et sexuelles.
00:01:15Pierre-Marie Seve, directeur de l'Institut pour la justice.
00:01:18Maître Olivier Pardot, avocat.
00:01:19Merci à tous les deux.
00:01:20Et merci à Célia Barod de nous accompagner également.
00:01:23Spécialiste police-justice.
00:01:24Je n'ai pas encore d'image à l'Assemblée nationale.
00:01:26La séance des questions au gouvernement qui va commencer par un hommage.
00:01:29Également une minute de silence pour rendre hommage bien sûr à l'IANA.
00:01:34Peut-être avons-nous quelques secondes pour entendre un premier extrait de Gérald Darmanin.
00:01:38Et bien sûr que le direct nous conduira très vite à l'Assemblée nationale.
00:01:41Gérald Darmanin face au sénateur.
00:01:43Alors je vais peut-être me revenir en arrière parce que je voyais Elbron Pivet qui monte à la tribune.
00:01:48On va montrer l'image de Elbron Pivet.
00:01:49Restons sur le direct.
00:01:51Elbron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale qui monte à la tribune et qui va lancer, imaginons-le dans
00:01:56les secondes qui viennent, une minute de silence pour l'IANA que l'on suit en direct sur CNews.
00:02:01Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs les députés, mes chers collègues.
00:02:10Dimanche dernier, dans le Loiret, un hélicoptère de la gendarmerie s'est écrasé alors qu'il menait une mission de
00:02:18recherche pour retrouver une personne disparue.
00:02:21Trois militaires se trouvaient à bord. L'un d'entre eux, l'adjudant Dorian Larigauderie de la brigade de Châteauneuf
00:02:31-sur-Loire, a perdu la vie.
00:02:34Il avait 27 ans.
00:02:37Ses deux camarades gendarmes ont été quant à eux hospitalisés en urgence absolue.
00:02:42Aujourd'hui, nos pensées attristées vont à la famille de l'adjudant Larigauderie.
00:02:47Elles accompagnent les deux militaires blessés dans leur combat pour la vie.
00:02:52Et elles embrassent plus largement tous ceux qui risquent leur existence pour protéger les nôtres.
00:02:59Protégés, tel est le devoir premier de la République.
00:03:04Pourtant, mes chers collègues, ces derniers jours, la République a cruellement et collectivement failli à ce devoir.
00:03:13Elle n'a pas su protéger celles et ceux qui devaient l'être.
00:03:17La mort tragique de Liana, 11 ans, a bouleversé, meurtri la nation.
00:03:24Chaque mère, chaque père, chaque enfant s'est senti horrifié et révulsé par ce crime d'une horreur absolue.
00:03:36Nos pensées accompagnent en cette heure la famille, les proches et les amis de Liana.
00:03:44Qu'ils sachent que la représentation nationale partage leur affliction.
00:03:49Ce drame vient à la suite de beaucoup d'autres.
00:03:53Et chacun était le drame de trop.
00:03:58L'émotion de la nation est également très vive après le meurtre de Noam,
00:04:02victime d'un véritable lynchage dans les rues de Metz.
00:04:07Noam avait 19 ans.
00:04:09Il rentrait simplement d'une soirée entre amis.
00:04:11Dans notre République, personne, absolument personne, ne devrait être insulté, harcelé, tué, pour être qui il est, pour simplement aimer.
00:04:22La représentation nationale adresse ces pensées émues et endeuillées à la famille, aux proches et amis de Noam.
00:04:31Alors mes chers collègues, mesdames et messieurs les membres du gouvernement,
00:04:34en signes d'hommage et en la mémoire de ces vies tragiquement brisées,
00:04:40je vous invite à observer une minute de silence.
00:04:43Merci.
00:04:45Merci.
00:04:55Merci.
00:04:59Merci.
00:05:07Merci.
00:05:34Je vous remercie.
00:05:38Et on va entendre les premières questions au gouvernement ensemble,
00:05:41à commencer par la députée LFI du Val d'Oise, Gabrielle Catala.
00:05:45Les premières questions sur cette terrible affaire Liana.
00:05:47Évidemment, on écoute cela ensemble.
00:05:48Madame Gabrielle Catala pour le groupe La France Insoumise.
00:05:56Merci, Présidente.
00:05:57Messieurs les ministres, nous pensons à Liana, à celles et ceux qui l'ont aimée,
00:06:02à tous les enfants victimes de ces violences insupportables.
00:06:05Mais au-delà de la peine, nous sommes en colère.
00:06:07Les hommes violent des femmes, des petites filles, des petits garçons.
00:06:10Non par pulsion sexuelle, mais pour dominer les corps.
00:06:13Le plus souvent dans la famille, parfois ils tuent.
00:06:16Monsieur Darmanin, cette affaire n'a rien d'un dysfonctionnement.
00:06:1973% des plaintes pour violences sexuelles faites aux enfants sont classées sans suite.
00:06:2370% ne génèrent aucun acte d'investigation.
00:06:26Cette affaire reflète le fonctionnement tristement ordinaire de la justice française.
00:06:30Et vous feigniez de le découvrir.
00:06:32Et de découvrir que ces violences sont systémiques.
00:06:35Que les corps des femmes et des enfants sont des objets dont les hommes peuvent disposer dans notre société.
00:06:40Que les enfants parlent mais ne sont pas protégés.
00:06:42Il faut qu'ils meurent pour qu'enfin on les croit.
00:06:45Alors que les militantes féministes et enfantistes alertent depuis des années.
00:06:48Alors que la civise a listé 82 préconisations que vous avez enterrées.
00:06:54Alors que vous êtes en responsabilité depuis 9 ans.
00:06:56Et depuis 9 ans, vos gouvernements ont démantelé les services publics et mis en oeuvre des politiques patriarcales.
00:07:02Soit des coups de menton sécuritaires au détriment de la sécurité des femmes et des enfants.
00:07:07A présent, vous jetez en pâture les magistrats que vous avez noyés sous des dizaines de priorités pour vous défausser.
00:07:13Après avoir refusé d'entendre leurs alertes sur les moyens insuffisants de la justice.
00:07:18Pire, vous lancez une enquête sur les responsabilités qui ont conduit au drame.
00:07:22Ne craignez-vous pas qu'elles remontent jusqu'à vous, Monsieur Darmanin.
00:07:26Mediapart nous apprend même qu'un rapport accablant vous a été remis il y a 4 ans sur les défaillances
00:07:31en matière de lutte contre la pédocriminalité.
00:07:33L'avez-vous seulement lu, il est dans votre tiroir.
00:07:37La question n'est pas que faire, nous avons la réponse.
00:07:40Nous n'avons pas besoin d'une énième loi d'affichage, mais d'une loi cadre pour lutter contre toutes
00:07:44les violences faites aux femmes et aux enfants.
00:07:46Un budget de 3 milliards et la prise en charge intégrale par la sécurité sociale d'un parcours de soins
00:07:52pour toutes les victimes.
00:07:53La question est plutôt, pourquoi avez-vous décidé de ne rien faire ?
00:07:58Et quand assumerez-vous votre part de responsabilité en présentant votre démission ?
00:08:03Merci Madame la députée.
00:08:07La parole est à Monsieur Gérald Darmanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice.
00:08:14Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les ministres, Madame la députée.
00:08:22Je suis persuadé que sur tous ces bancs, nous sommes profondément traumatisés, choqués par la mort de l'IANA.
00:08:28Et comme vous l'avez dit Madame la Présidente, de tous les drames qui ont pu toucher les familles de
00:08:35France.
00:08:36Chacun ici est père ou mère de famille.
00:08:38Et bien sûr que notre cœur, comme ceux des magistrats, comme ceux des enquêteurs, bat de tristesse,
00:08:44parce que nous n'avons pas su protéger une enfant de la République.
00:08:48Et un rapport d'inspection a été commandé, à la demande de Monsieur le Président de la République et de
00:08:51Monsieur le Premier ministre,
00:08:52par le ministre de l'Education nationale, par Monsieur le ministre de l'Intérieur et de moi-même.
00:08:55De mes remontées des procureurs généraux qui sont son autorité, j'ai pu dire, et je le dis,
00:09:00cela fait 20 ans que ça n'avait pas été dit aux Français par un garde des Sceaux,
00:09:03que l'institution judiciaire que je représente devait présenter ses excuses, pas seulement à la famille mais aux Français,
00:09:09que nous avons failli, comme l'a très bien dit également le procureur général près de la Cour de cassation
00:09:12hier soir,
00:09:13à une heure de grande écoute, et que nous tirons toutes les conclusions des défaillances.
00:09:18S'il y en a des systémiques, nous les changerons, mais également particulières.
00:09:23J'ai regretté la politisation et, il faut bien le dire, le manque de respect, sans doute,
00:09:31puisque dès ce week-end, votre président de groupe politique a appelé à la démission de membres du gouvernement.
00:09:36Et si vous pensez à ce l'instant, madame, que vous allez refaire protéger, donner du courage aux enquêteurs, aux
00:09:44magistrats, à toute la société,
00:09:46si vous allez protéger les enfants en faisant de la politique politicienne, je pense que vous vous trompez frontalement.
00:09:54Je vous demande de ne pas renverser le gouvernement comme l'année dernière pour pouvoir augmenter ses budgets, en effet,
00:09:59mais aussi de voir que quand il y a des responsabilités, laisser les ministres prendre les sanctions qui vont avec
00:10:10ces responsabilités.
00:10:12Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:10:15Vous n'avez plus de temps, madame la députée, vous aviez d'ores et déjà dépassé.
00:10:20La parole est à présent à monsieur Jean-René Cazeneuve pour le groupe Ensemble pour la République.
00:10:29Merci, madame la présidente, monsieur le garde des Sceaux.
00:10:33Pardon pour ce que tu as vécu.
00:10:36Ce sont les mots des parents de Liana, dont je veux souligner la grande dignité
00:10:40et à qui je veux exprimer toute notre compassion et notre soutien.
00:10:44Je pense aussi aux habitants de Florence, Montestruc,
00:10:49puis qu'à ce qui est de tout le Gers, territoire endeuillé, territoire en colère.
00:10:54Dimanche, nous étions 6 000 pour la marche blanche.
00:10:58Mais ne vous y trompez pas, monsieur le ministre.
00:11:01Ce sont 68 millions de Français qui, aujourd'hui, attendent des réponses.
00:11:06Les inspections en cours en apporteront.
00:11:09Si les procédures ont été respectées, il faudra les changer.
00:11:14Si elles n'ont pas été respectées, il faudra aussi les changer pour éviter qu'on puisse y déroger.
00:11:20Pardon pour ce que tu as vécu.
00:11:23Ce sont aussi des mots que nous devrions tous prononcer ici.
00:11:27Le problème est systémique, sociétal, pour reprendre les mots du maire de Florence.
00:11:33Les prédateurs sexuels et les pédocriminels rôdent autour de nos écoles,
00:11:37ou sur les réseaux sociaux.
00:11:39Il faut que cesse ce déni collectif face à 160 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année.
00:11:46Qu'aucun dossier de viol sur enfants ne soit abandonné.
00:11:50Que nos principes fondamentaux soient revus à l'aune de ces crimes odieux.
00:11:54Que l'horreur de ces actes appelle des réponses exceptionnelles.
00:12:00Certes, les moyens ont progressé ces dernières années dans le Gers avec la création d'une maison des familles,
00:12:05d'un pôle d'accueil des victimes, d'une unité d'accueil pédiatrique d'enfants sans danger,
00:12:09d'une unité médico-judiciaire de proximité,
00:12:11des structures portées par des hommes et des femmes, remarquables et que je veux aussi remercier.
00:12:16Mais il faut aller beaucoup plus loin, continuer à agir.
00:12:20Il y en a et le drame de trop.
00:12:23Quand, monsieur le ministre, la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes
00:12:27soutenue par notre groupe et galerie latale sera-t-elle examinée ?
00:12:30Quelle réforme structurelle comptez-vous porter ? Merci.
00:12:34Merci beaucoup, monsieur le député.
00:12:36La parole est à monsieur Gérald Darmanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice.
00:12:41Merci, madame la présidente.
00:12:42Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Cazeneuve,
00:12:45je sais qu'en tant que député de ce département, à plusieurs reprises,
00:12:49vous vous êtes intéressé, comme votre autre collègue député,
00:12:53aux moyens de la justice dans votre département.
00:12:55Et c'est entendu que nous avons en effet créé l'unité que vous avez souhaitée,
00:13:00médico-judiciaire, mais aussi que nous avons renforcé les moyens du parquet d'Oche.
00:13:06D'ailleurs, dans votre cours d'appel, vous connaissez les renforts extrêmement importants
00:13:09en magistrat, en greffier, en assistant de justice et en service enquêteur du ministère intérieur.
00:13:14Vous avez accompagné toutes ces augmentations d'effectifs
00:13:17et nous devons continuer à le faire.
00:13:19Le tribunal d'Oche était en procédure pénale numérique.
00:13:22Le tribunal d'Oche connaît, avec les services enquêteurs,
00:13:26une activité soutenue, mais qui n'explique pas, monsieur le député,
00:13:30vous le savez, les dysfonctionnements qu'il peut exister dans cette affaire
00:13:33entre ce qui s'est passé à Toulouse et ce qui s'est passé à Hoche.
00:13:36Les inspections le diront.
00:13:37On en tira toute conclusion qu'il s'agisse en effet de sujets structurels,
00:13:42s'il devait y en avoir, et de sujets individuels, s'il devait y en avoir.
00:13:45La loi intégrale que vous évoquez a été présentée par monsieur le Premier ministre
00:13:50au Conseil de l'Etat pour nous donner le conseil juridique sur une grande loi,
00:13:54sans doute, que nous devons accompagner.
00:13:56Je me suis exprimé à plusieurs reprises sur des sujets de cette loi intégrale.
00:14:01L'imprescriptibilité des crimes pour mineurs.
00:14:03Voilà plusieurs mois que je souhaite que nous inscrivions dans la loi.
00:14:06Je constate malheureusement que ce n'est pas partagé sur tous les bancs de l'hémicycle.
00:14:11Tant mieux si nous pouvons le porter, prendre à un enfant sans prendre à l'humanité tout entière.
00:14:16La perpétuité pour les viols syriels sur les enfants, une proposition qui a été faite à monsieur le Premier ministre.
00:14:22L'encadrement dans la loi pour trois mois, puisque les circuits politiques générales ne sont pas appliqués,
00:14:27puisque vous savez que je ne peux pas légalement intervenir dans les affaires individuelles depuis 2013.
00:14:33Encadrer en trois mois pour qu'il y ait des gardes à vue, des mises en cause,
00:14:36c'est également un sujet extrêmement important pour que nous puissions lever le doute
00:14:40et poursuivre les auteurs de crimes contre les enfants.
00:14:43Voilà monsieur le député, nous avons fait beaucoup et nous ferons encore beaucoup avec vous.
00:14:47Merci beaucoup monsieur le garde de Sceaux.
00:14:50Je précise à la représentation nationale que j'ai saisie dès hier le Conseil d'Etat
00:14:55sur la proposition de loi intégrale transpartisane signée par 116 députés de cet hémicycle.
00:15:02Et je donne la parole à sa première auteure, madame Céline Thiebaud-Martinez pour le groupe socialiste.
00:15:19Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement,
00:15:23car je m'adresse à vous toutes sur ces bancs, mesdames et messieurs les ministres.
00:15:27Avant toute chose, je voudrais adresser mes pensées les plus sincères à la famille
00:15:30et aux proches de l'Iyana.
00:15:32Le meurtre de l'Iyana, ce n'est pas un simple drame.
00:15:35L'Iyana, c'est le visage d'une réalité que notre pays ne peut plus ignorer.
00:15:39Cette réalité nous concerne toutes et tous.
00:15:43Elle concerne l'Iyana, Gisèle, Chahina, Yanis.
00:15:47Elle concerne nos enfants, nos soeurs, nos mères, nos proches.
00:15:50Elle concerne notre société tout entière.
00:15:54Mais cette fois, monsieur le Premier ministre, plus jamais ça.
00:15:58Plus jamais ça parce que vous devez agir.
00:16:00Agir avec détermination et avec ambition.
00:16:03Le 25 novembre dernier, avec plus de 110 députés, nous avons déposé une proposition de loi intégrale.
00:16:09Depuis huit mois, je vous interpelle.
00:16:11Depuis huit mois, nous demandons à avancer.
00:16:13Jusqu'alors, ce sujet n'a pas été votre priorité.
00:16:17Et malheureusement, une fois de plus, c'est l'horreur qui nous oblige à regarder la réalité en face.
00:16:22Cette réalité, nous devons l'affronter en travaillant enfin sur une proposition de loi intégrale.
00:16:28L'examen du texte est demandé dès le mois de septembre en session extraordinaire.
00:16:32Qui le demande ?
00:16:32Nous, les députés, mais aussi des sénateurs et des sénatrices qui ont travaillé sur le texte.
00:16:38La coalition de plus 150 associations et syndicats a l'initiative d'une plateforme inédite de proposition.
00:16:45Les prêts de 200 000 signataires de la pétition pour une loi intégrale.
00:16:49A nos voix se sont ajoutées hier celles de milliers de citoyens et de citoyennes mobilisés partout en France.
00:16:56Monsieur le Premier ministre, cette mobilisation appelle désormais une réponse politique.
00:17:01J'ai bien entendu vos annonces faites ce midi et qui seront examinées dans le texte sur la protection de
00:17:05l'enfance.
00:17:06Mais soyons clairs, nous ne nous contenterons pas de cela.
00:17:08Ce ne sera pas suffisant.
00:17:11Monsieur le Premier ministre, au nom de toutes celles et de tous ceux qui veulent être écoutés, protégés et défendus,
00:17:16je vous demande d'inscrire à l'ordre du jour la proposition de loi intégrale visant à lutter contre les
00:17:20violences faites aux femmes et aux enfants.
00:17:24Merci beaucoup Madame la députée.
00:17:29La parole est à Monsieur Gérald Darmanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice.
00:17:36Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Thiebaud-Martinez.
00:17:41Nous nous sommes vus à plusieurs reprises et nous connaissons tous ici votre engagement,
00:17:45nous connaissons tous votre engagement sur la lutte contre les violences sexuelles.
00:17:52Chacun des ministres ici, je pense à Madame Berger, je pense à Monsieur Nunez, a eu l'occasion d'évoquer
00:17:56avec vous vos propositions.
00:17:57Comme vous l'a dit Monsieur le Premier ministre, comme l'a dit la Présidente de l'Assemblée nationale, le
00:18:00texte s'est transmis au Conseil d'Etat,
00:18:03personnellement je me suis déjà exprimé favorablement, y compris devant vous en commission parlementaire,
00:18:07y compris encore ce matin en Sénat avec le ministre de l'Intérieur pour dire bien sûr à quel point
00:18:12les dispositions de la loi intégrale
00:18:13pouvaient nous aider pour lutter contre les crimes sexuels, contre les femmes et les enfants.
00:18:19Mais et puis je peux aussi me permettre Madame la députée, aucune des dispositions de la loi intégrale n'aurait
00:18:26répondu dans le cas précis
00:18:28au drame de la petite Yana.
00:18:33Nous n'avons pas besoin de nouvelles lois pour ce cas très précis.
00:18:38Nous n'avions pas besoin d'avantage de moyens parce que personne ne comprend quand une enquête est ouverte par
00:18:48un parquet,
00:18:49que nous avons un médecin qui a constaté des faits de viol sur une petite fille,
00:18:54que nous avons un expert qui en dix jours a rendu un rapport,
00:18:57que nous avons des auditions circonstanciées,
00:19:00que nous avons de la discrimination et que nous connaissons l'auteur
00:19:03et que les fichiers applicatifs fonctionnent et que nous savons qu'il a eu déjà de plainte placée pour viol.
00:19:09Personne ne comprend, Madame la députée,
00:19:12dans cette affaire très précise,
00:19:14pourquoi on met neuf mois à mettre en garde à vue
00:19:17un auteur criminel syriel sur mineur.
00:19:21La loi intégrale est nécessaire pour des dizaines de milliers de cas sans aucun doute.
00:19:26Mais ne faisons pas croire aux Français
00:19:29que dans le cas extrêmement précis,
00:19:32c'est une nouvelle loi
00:19:34ou des moyens supplémentaires qui auraient empêché ce drame-là.
00:19:39Merci, Monsieur le garde des Sceaux.
00:19:41C'est ma responsabilité de chef de l'administration que de vous le dire.
00:19:45Merci, Monsieur le garde des Sceaux.
00:19:49Je vous remercie. Vous n'avez plus de temps, Madame la députée. S'il vous plaît.
00:19:53On revient un instant en plateau.
00:19:54On garde cette image à l'Assemblée nationale
00:19:55et on entendra la prochaine réponse de Gérald Darmanin.
00:19:59Sachez que le Premier ministre va être interpellé également dans quelques instants
00:20:01par Marine Le Pen, la présidente du groupe RN.
00:20:04Juste un petit commentaire pour deux minutes
00:20:06en attendant de nouveau le garde des Sceaux.
00:20:08Johan, pression maximum sur le gouvernement
00:20:11et particulièrement, bien sûr, sur Gérald Darmanin.
00:20:14On le voit avec ces questions particulièrement offensives.
00:20:16De toute évidence, on a un garde des Sceaux qui est particulièrement marqué aujourd'hui,
00:20:20marqué parce qu'il est sans doute très affecté comme l'ensemble des Français
00:20:22par ce qui s'est passé et marqué parce qu'il est depuis vendredi
00:20:25à la demande du président de la République manifestement sur tous les fronts.
00:20:29L'objectif de Gérald Darmanin, c'est bien sûr que ça ne se reproduise pas.
00:20:32La question n'est pas là, mais c'est de faire en sorte que la crise judiciaire
00:20:35que nous vivons ne se transforme pas en crise politique.
00:20:38C'est l'objectif également de Sébastien Lecornu
00:20:40qui lui aussi tente de se démultiplier.
00:20:42Pour éviter quoi dans l'immédiat ?
00:20:44Pour éviter qu'un groupe ne dépose une motion de censure
00:20:46et que ce gouvernement ne tombe parce que c'est quelque chose qui peut arriver.
00:20:50On n'en parle plus depuis un petit moment déjà,
00:20:52mais n'oublions pas que ce gouvernement ne dispose d'aucune majorité à l'Assemblée nationale.
00:20:56Donc en cas de faux pas, en cas effectivement de crise politique majeure
00:21:01et nous pouvons en arriver à ce stade-là tant la situation est tendue,
00:21:06et bien il n'est pas à exclure que ce gouvernement puisse chuter sur cette question-là.
00:21:10Maître Pardot, c'est intéressant cette dernière réponse je trouve de Gérald Darmanin
00:21:13parce que oui, l'émoi du pays est telle et la pression est telle
00:21:17que la réponse politique doit être forte et elle commence à l'être,
00:21:20notamment avec ses auditions, ses mesures proposées par Sébastien Lecornu.
00:21:26Mais la réponse de Gérald Darmanin, la dernière, là je la trouve intéressante
00:21:28parce qu'il explique qu'aucune disposition de loi ou aucune nouvelle loi
00:21:33n'aurait changé quoi que ce soit dans le cadre très précis de l'affaire Liana.
00:21:37Qu'est-ce que vous répondez à cela ?
00:21:39Je réponds qu'il a à la fois tort et raison, je vais être très bref.
00:21:43Évidemment que de dire je mets la perpétuité réelle
00:21:46n'aurait absolument pas empêché ce qui s'est passé
00:21:49parce que je ne connais pas un prédateur sexuel
00:21:51et Dieu sait que j'en ai côtoyé en tant que juge notamment
00:21:55qui au moment de l'acte dit
00:21:57oh là là je ne risque pas 20 ans, je risque plutôt 30 ans
00:21:59et qu'il va s'arrêter. En revanche, là où il a tort,
00:22:02et c'est vrai aussi qu'il y a un dysfonctionnement personnel incontestable
00:22:06dans cette affaire, mais là où il a tort,
00:22:08c'est que moi je préconise la création d'un parquet national
00:22:12sur les violences des mineurs.
00:22:15Pourquoi ? Pas pour faire une énième configuration administrative
00:22:20mais surtout parce que ça me permet d'éviter déjà
00:22:24que de Toulouse à Hoche on attende 20 jours pour que cela passe,
00:22:27que ça me permet d'avoir, comme pour le parquet national financier,
00:22:31des procureurs qui sont valorisés
00:22:33et des services qui sont également cohérents
00:22:37et extrêmement efficaces.
00:22:38Voilà le type de mesures...
00:22:39La réponse de Gérald Darmanin qui vient d'être interpellé
00:22:42sur les moyens financiers à l'aube ministère de la Justice.
00:22:44... et de la lutte contre les discriminations.
00:22:48Merci Madame la Présidente.
00:22:50Mesdames et Messieurs les députés,
00:22:51permettez-moi d'abord Madame la députée
00:22:53de saluer aussi la mémoire de Noam
00:22:55puisque vous l'avez fait et vous avez posé les termes
00:22:57qui doivent être posés.
00:22:58Il y a eu en effet des cris homophobes
00:23:00qui ont été constatés
00:23:01et personne ne doit mourir pour qui il est
00:23:03ou pour qui il aime dans notre pays.
00:23:12Concernant la lutte contre les violences sexuelles,
00:23:15vous êtes en colère
00:23:16et vous avez raison de l'être.
00:23:18Vous êtes en colère
00:23:19et je crois que les Français aussi sont en colère.
00:23:21et ils ont raison de l'être.
00:23:23J'espère d'ailleurs que cette colère ne va pas affaiblir,
00:23:25que cette colère va rester dans la société
00:23:27et que cette colère saine et nécessaire
00:23:29va continuer à nous habiter
00:23:31de manière à ce que nous puissions continuer,
00:23:32continuer à agir
00:23:34et à prendre toutes les dispositions
00:23:36qui sont absolument nécessaires
00:23:38pour protéger les enfants
00:23:39et protéger les femmes victimes de violences sexuelles.
00:23:43Les victimes ont toujours parlé.
00:23:45Les enfants ont toujours parlé.
00:23:48Mais la justice ne les a pas toujours entendues.
00:23:50La société ne les a pas toujours entendues.
00:23:53Les femmes ont toujours parlé
00:23:55et les mères ont toujours protégé leurs enfants.
00:23:58Et ce que nous voulons faire justement,
00:24:00notamment dès maintenant,
00:24:02dès cette semaine,
00:24:03avec une lettre rectificative
00:24:04dans le projet de loi
00:24:05dédiée à la protection de l'enfant,
00:24:07c'est de l'élargir
00:24:08à la lutte contre les violences sexuelles,
00:24:10notamment pour protéger les mères
00:24:12qui protègent leurs enfants
00:24:13et qui, elles, sont incriminées
00:24:15pour non-présentation d'enfants, par exemple,
00:24:18pour résoudre ce sujet
00:24:19qui est absolument insupportable,
00:24:21pour que le doute ne profite jamais,
00:24:24encore une fois,
00:24:25alors que nous avons la nécessité
00:24:27de mieux protéger nos enfants.
00:24:30Les enfants parlent,
00:24:31il faut les écouter.
00:24:32Les mères protègent,
00:24:34il faut les écouter
00:24:35et il faut les protéger.
00:24:37L'objectif est d'aller vite,
00:24:39l'objectif est d'aller vite
00:24:40et de faire bien.
00:24:41C'est exactement ce que nous allons faire
00:24:43en nous inspirant de toutes,
00:24:45je dis bien toutes,
00:24:46les initiatives parlementaires
00:24:48qui ont été prises
00:24:48sur tous les bancs
00:24:50et de l'Assemblée nationale
00:24:51et du Sénat.
00:24:52Je vous remercie.
00:24:53Merci beaucoup,
00:24:54Madame la Ministre.
00:24:55Madame la députée.
00:24:57Madame la Ministre,
00:24:57tous vos ministres
00:24:58qui nous parlent sans argent,
00:24:59c'est que du vent.
00:25:02Je vous remercie.
00:25:03La parole est à présent
00:25:05à Madame Marine Le Pen,
00:25:07présidente du groupe
00:25:08Rassemblement national.
00:25:10Monsieur le Premier ministre,
00:25:12Le chagrin du peuple français
00:25:14en écho à celui de sa famille
00:25:16et de ses proches
00:25:17à l'annonce de la mort
00:25:18de Liana, 11 ans,
00:25:20assassinée par un homme
00:25:21déjà connu comme pédophile,
00:25:22un prédateur identifié,
00:25:24mais jamais interpellé,
00:25:25jamais neutralisé,
00:25:27a laissé place à la colère
00:25:29et à les justifier.
00:25:31Cette petite fille
00:25:32a été sacrifiée
00:25:32sur le tête de la nonchalance
00:25:34d'un État
00:25:34dont l'appareil judiciaire
00:25:36a failli.
00:25:37Un État englué
00:25:38dans le déni
00:25:38de l'explosion
00:25:39de la criminalité
00:25:40contre les enfants
00:25:41et la culture généralisée
00:25:43du pas de vague.
00:25:44Ce drame s'inscrit
00:25:45dans un tableau d'ensemble
00:25:46qui s'avère révélation
00:25:47après révélation
00:25:48proprement effrayant
00:25:49et accablant.
00:25:50Il intervient
00:25:51après l'affaire
00:25:52du périscolaire parisien
00:25:53qui a révélé
00:25:54une ampleur
00:25:55de mise en cause
00:25:56qui dépasse manifestement
00:25:57la faute individuelle
00:25:58alors même
00:25:59que le silence
00:26:00a protégé les bourreaux
00:26:01et le laissé faire
00:26:02livrer les jeunes
00:26:03et malheureuses victimes
00:26:04à l'indicible
00:26:05et à l'irréparable.
00:26:06Et que dire
00:26:07de tant d'autres affaires
00:26:09de Epstein
00:26:10aux enfants
00:26:11de l'ASE
00:26:12captives
00:26:12de réseaux
00:26:13de prostitution
00:26:14à pensant
00:26:14par l'affaire
00:26:15Betaram.
00:26:16Ce drame
00:26:17a plusieurs causes
00:26:18mais qui relève
00:26:20toutes du politique.
00:26:21Sa réticence
00:26:23à traiter
00:26:23avec une fermeté
00:26:24absolue
00:26:24les atteintes
00:26:25à l'intégrité physique
00:26:26en particulier
00:26:26des enfants.
00:26:28Son déni
00:26:29face à l'explosion
00:26:30de la criminalité
00:26:31qui fait renoncer
00:26:31aux moyens supplémentaires
00:26:32pour y faire face.
00:26:34Son aveuglement
00:26:34sur la délinquance
00:26:35des mineurs
00:26:36qui embolisent
00:26:37les institutions
00:26:38chargées
00:26:38aussi des mineurs
00:26:39victimes.
00:26:40Le manque récurrent
00:26:42de places de prison
00:26:43qui affaiblit
00:26:44toute la chaîne pénale.
00:26:45L'obsession idéologique
00:26:47de la réinsertion
00:26:48des criminels
00:26:49au détriment
00:26:50de la protection
00:26:50de la société.
00:26:51Et je ne parle pas
00:26:52des idées perverses
00:26:54sur la sexualisation
00:26:55des enfants
00:26:56distillées dans les années
00:26:5770
00:26:57dans certains milieux
00:26:58culturels
00:26:59et qui fut relayées
00:27:00par des pans entiers
00:27:01de la pensée
00:27:02dite progressiste.
00:27:03Vous n'êtes pas
00:27:04exclusivement responsable
00:27:05de tout cela
00:27:06parce que ces dérives
00:27:07durent depuis des décennies
00:27:08mais vous avez préféré
00:27:10les camoufler.
00:27:11J'en veux pour preuve
00:27:12le rapport de 2022
00:27:13de la civile
00:27:13qui a été volontairement caché.
00:27:15Monsieur le Premier ministre,
00:27:16une seule question.
00:27:17Comptez-vous tout
00:27:18remettre à plat
00:27:19pour permettre aux Français
00:27:20de retrouver la confiance
00:27:22aujourd'hui terriblement
00:27:23entamée ?
00:27:26Merci.
00:27:27La parole est à
00:27:27Monsieur le Premier ministre.
00:27:29Madame la Présidente
00:27:30de l'Assemblée nationale,
00:27:31Mesdames et Messieurs
00:27:31les députés,
00:27:32Madame la Présidente
00:27:33Marine Le Pen,
00:27:34je vous réponds
00:27:35puisque évidemment
00:27:35vous présidez votre groupe
00:27:37mais j'en profite
00:27:37pour répondre
00:27:38et rendre compte
00:27:39à l'ensemble
00:27:40de la représentation nationale
00:27:41dans la suite
00:27:41des précédentes questions.
00:27:45Je ne ferai pas
00:27:46commerce de mots.
00:27:47Inutile de redire
00:27:48l'effroi,
00:27:49l'émotion
00:27:49et je m'inscris
00:27:50dans les propos
00:27:50que la Présidente
00:27:51de l'Assemblée
00:27:51a donné
00:27:53à l'ouverture
00:27:54de cette séance
00:27:55et par pudeur
00:27:56vous permettrait
00:27:57de ne pas y revenir.
00:27:59Au fond,
00:27:59de là où je suis,
00:28:00de là où nous sommes,
00:28:01c'est aussi pour ça
00:28:01que je souhaitais
00:28:02que les ministres
00:28:02puissent s'exprimer
00:28:03avant moi,
00:28:05seul le résultat compte
00:28:06et donc il nous faut
00:28:06agir vite.
00:28:08Le premier moyen
00:28:09d'agir vite
00:28:09c'est évidemment
00:28:10de faire la vérité
00:28:10et on le voit bien
00:28:11la séance de questions
00:28:12gouvernement,
00:28:12je vais revenir,
00:28:13parle à la fois
00:28:14du drame épouvantable
00:28:15qui touche la famille
00:28:16de Liana et Liana
00:28:17et en même temps
00:28:18un fait de société
00:28:18plus large.
00:28:19Repartons quand même
00:28:20des faits.
00:28:21nous devons la vérité
00:28:23au peuple français
00:28:23sur ce qui s'est passé
00:28:25dans cette affaire
00:28:26et donc c'est le sens
00:28:27de la saisine
00:28:28des inspections
00:28:29éducation nationale
00:28:31justice intérieure
00:28:33qui devra,
00:28:34il faut bien le reconnaître,
00:28:35expliquer l'inexplicable
00:28:36et rendre compréhensible
00:28:37ce qui semble incompréhensible.
00:28:39Je le dis
00:28:40parce qu'évidemment
00:28:40nous avons déjà
00:28:41des remontées
00:28:42par la voie hiérarchique,
00:28:43celles et ceux
00:28:43qui ont été ministres
00:28:44ou premiers ministres
00:28:45le savent très bien
00:28:46et je vais y revenir
00:28:47dans un instant
00:28:47sur la question
00:28:48de la loi intégrale
00:28:48puisque je pense
00:28:49qu'il nous faut être précis.
00:28:50j'ai bien peur
00:28:51et nous le verrons
00:28:52peut-être
00:28:53que la question
00:28:55de la loi intégrale
00:28:55ne couvre pas
00:28:56malheureusement
00:28:57le drame
00:28:57là auquel
00:28:58nous devons faire face.
00:29:00Si, c'est le sujet.
00:29:01Soyons rigoureux.
00:29:02Je vais y revenir
00:29:04mais soyons précis.
00:29:06Je veux quand même
00:29:07là aussi
00:29:07que la vérité
00:29:08soit faite
00:29:08et dite
00:29:09devant le peuple français.
00:29:10Le 19 juin,
00:29:11les inspecteurs généraux
00:29:13rendront leur conclusion
00:29:14à moi-même,
00:29:15au ministre,
00:29:16à Matignon
00:29:17et comme le garde des Sceaux
00:29:18s'y est engagé
00:29:19le ministre de l'Intérieur
00:29:20et le ministre
00:29:20de l'Éducation nationale,
00:29:21nous publierons
00:29:22l'intégralité
00:29:23de leurs conclusions
00:29:24ce qui permettra
00:29:25même la présidente
00:29:26de l'Assemblée
00:29:26aux législateurs
00:29:28d'examiner aussi
00:29:29ce qui s'est passé
00:29:30et de le traduire
00:29:31dans un certain nombre
00:29:32de propositions.
00:29:33La deuxième des choses,
00:29:35il faut agir vite,
00:29:36il faut agir vite,
00:29:38ce n'est pas très élégant
00:29:40mais il faut le,
00:29:40c'est comme ça
00:29:41que techniquement on dit
00:29:42sur le stock.
00:29:42C'est évidemment
00:29:43les 70 000 plaintes
00:29:44qui sont actuellement
00:29:45en cours.
00:29:46Le garde des Sceaux
00:29:46a réuni, vous le savez,
00:29:47les procureurs généraux
00:29:48lundi dernier.
00:29:49Une date a été donnée
00:29:50le 14 juillet,
00:29:51je ne reviens pas,
00:29:52tout a été dit
00:29:52mais c'est une question
00:29:54de confiance
00:29:55dans l'autorité judiciaire
00:29:56que d'être capable
00:29:57de dire précisément
00:29:58où nous en sommes.
00:29:59Cela va susciter
00:30:00une mobilisation importante
00:30:01des services d'enquête,
00:30:02police, gendarmerie
00:30:03mais c'est indispensable.
00:30:05La troisième chose,
00:30:06c'est d'agir vite
00:30:07face à ce qui n'est pas
00:30:09un fait divers.
00:30:10J'en suis intimement persuadé,
00:30:11vous l'avez d'ailleurs
00:30:12toutes et tous
00:30:13redit dans vos propos
00:30:14mais qui est un véritable
00:30:15fait de société
00:30:16sur une violence
00:30:17qui est endémique
00:30:18qui ne va pas
00:30:20en s'arrangeant,
00:30:20c'est le moins qu'on puisse dire
00:30:21ces dernières années.
00:30:22J'ai moi-même
00:30:23présidé un département,
00:30:24j'ai été maire
00:30:24il y a de cela
00:30:25quelques années,
00:30:26force est de constater
00:30:26que dans mon propre
00:30:27département de l'heure
00:30:28je vois les faits s'aggraver
00:30:29et donc par définition
00:30:30il nous faut nous adapter
00:30:32à cette violence
00:30:32dans la société.
00:30:34Cela m'amène
00:30:34à plusieurs types de réponses
00:30:35là aussi pour être précise.
00:30:37La première des choses,
00:30:38nous avons un projet de loi
00:30:39qui a déjà été discuté
00:30:41et validé
00:30:42par le Conseil d'Etat
00:30:43et le Conseil des ministres
00:30:44visant à la protection
00:30:45des mineurs
00:30:45qui emportaient déjà
00:30:47la plupart des réponses
00:30:49qu'un certain nombre
00:30:49d'entre vous
00:30:50de manière transpartisane
00:30:51avaient demandé
00:30:52de reprendre,
00:30:53je regarde les députés
00:30:54Santiago et d'autres,
00:30:55que nous avons donc repris.
00:30:56Ce vecteur-là,
00:30:57il va être inscrit
00:30:58à l'ordre du jour
00:30:59de l'Assemblée nationale
00:31:00le 15 juillet.
00:31:02Nous allons compléter
00:31:04ce projet de loi
00:31:05pour les...
00:31:06Est-ce que je peux
00:31:07m'exprimer ?
00:31:09Dans le calme
00:31:10et dans la dignité.
00:31:12Est-ce que notre démocratie parlementaire,
00:31:15est-ce que je peux
00:31:16rendre compte
00:31:17au Parlement
00:31:18dans le calme
00:31:19et la dignité ?
00:31:21Ce qui, me semble-t-il,
00:31:22au regard de la gravité
00:31:23du sujet
00:31:24qui amène notre ordre du jour,
00:31:26le mérite
00:31:27et le nécessite.
00:31:28Allez, s'il vous plaît.
00:31:31Ce texte de loi,
00:31:32Madame la Présidente,
00:31:34Mesdames, Messieurs les députés,
00:31:35va être rectifié
00:31:37par un Conseil des ministres
00:31:38qui aura lieu dans dix jours
00:31:39sur au moins quatre demandes
00:31:41qui nous semblent urgentes
00:31:42et qui correspondent
00:31:44malheureusement,
00:31:45directement ou indirectement,
00:31:48à l'affaire de la petite Liana.
00:31:50La première question,
00:31:51c'est évidemment
00:31:51l'alourdissement des peines.
00:31:53Je l'ai dit,
00:31:54mais ce sont les associations
00:31:56qui le demandent.
00:31:57Vous en débattrez.
00:31:58Vous en débattrez,
00:31:59Mesdames et Messieurs les députés.
00:32:01Cessez de polémiquer
00:32:02à chaque fois
00:32:02qu'une proposition
00:32:03est mise sur la table.
00:32:04Nous cherchons à agir
00:32:05en droit
00:32:06et pas sur le terrain
00:32:07politicien.
00:32:09Allez, s'il vous plaît,
00:32:10on laisse le ministre
00:32:11terminer.
00:32:1220 ans
00:32:13de réclusion criminelle
00:32:15pour les viols en série.
00:32:17Il vous sera proposé
00:32:18de débattre
00:32:19et de porter
00:32:23de 20 ans
00:32:25à la perpétuité
00:32:25pour les crimes sexuels
00:32:26commis contre les mineurs.
00:32:28Et Madame la Présidente
00:32:28de l'Assemblée,
00:32:29nous ouvrons la concertation
00:32:31pour aller plus loin
00:32:32que la seule question
00:32:33des crimes sexuels
00:32:34contre les mineurs
00:32:34car je sais que c'est
00:32:35une demande qui émane
00:32:36d'un certain nombre
00:32:37de groupes transpartisans.
00:32:38La deuxième des choses,
00:32:39et ça, ça répond
00:32:40très directement à l'affaire
00:32:42sur laquelle le garde des Sceaux
00:32:43vous a répondu tout à l'heure,
00:32:45nous encadrerons
00:32:46dans un quantum
00:32:47de trois mois,
00:32:48un quantum
00:32:49de délai,
00:32:50de temps
00:32:50qui permettra
00:32:51aux enquêteurs
00:32:52qui obligera
00:32:53et les enquêteurs
00:32:54et les parquets
00:32:55d'effectuer
00:32:56les premiers actes
00:32:57d'enquête
00:32:57qui permet ou non
00:32:58d'emmener
00:32:59un présumé coupable
00:33:00à la garde à vue.
00:33:02En clair,
00:33:02ce sont malheureusement
00:33:03les instructions
00:33:04du garde des Sceaux
00:33:04par circulaire
00:33:05que nous allons
00:33:06vous proposer
00:33:07de transcrire
00:33:08dans la loi
00:33:09pour faire en sorte
00:33:09que le système
00:33:10soit beaucoup plus protecteur,
00:33:12beaucoup plus rigide.
00:33:12Ça, ça répond très clairement
00:33:15malheureusement
00:33:15à notre actualité.
00:33:17La troisième chose,
00:33:18ce travail n'est pas consensuel,
00:33:20je le sais,
00:33:20mais il faut l'ouvrir,
00:33:21c'est le travail
00:33:22sur les prescriptions.
00:33:23Donc là,
00:33:24il y a un débat important,
00:33:25il faut le prendre
00:33:26avec beaucoup
00:33:27de précautions juridiques,
00:33:28beaucoup de précautions
00:33:30constitutionnelles,
00:33:30mais je ne veux pas
00:33:31fermer la porte
00:33:31à cette question
00:33:32des prescriptions
00:33:33et donc je vais demander
00:33:33aux gardes des Sceaux
00:33:34et à la ministre
00:33:34Aurope Berger
00:33:35de vous réunir,
00:33:36de réunir les présidents
00:33:37de groupe,
00:33:38les responsables de texte
00:33:39qui sont engagés
00:33:39sur ces sujets
00:33:40pour essayer de bâtir
00:33:41un compromis
00:33:42qui nous permette
00:33:43dans le cadre
00:33:44de la lettre rectificative
00:33:45d'avancer.
00:33:46Puis la quatrième chose,
00:33:48et c'est une absolue nécessité,
00:33:49vous le savez toutes et tous,
00:33:50c'est la question
00:33:50de la transparence
00:33:51des procédures.
00:33:53C'est la question
00:33:54des transparences
00:33:55des procédures
00:33:56pour les victimes
00:33:57parce qu'on le voit bien,
00:33:59c'est un enjeu majeur.
00:34:00Mais ça nous amène
00:34:02à la question
00:34:02de la loi dite intégrale.
00:34:05Il ne peut pas être
00:34:06seulement question
00:34:07de la mobilisation.
00:34:08Je cherche la députée
00:34:10Thiebaud-Martinez.
00:34:14Madame la députée,
00:34:16la loi intégrale
00:34:18est utile
00:34:19et donc nous allons
00:34:20l'utiliser.
00:34:21En cela,
00:34:22elle nous permettra
00:34:22d'aller au-delà
00:34:24des questions liées
00:34:24au ministère de l'Intérieur
00:34:25et de la Justice.
00:34:26Ça pose la question
00:34:27de la psychiatrie,
00:34:28de la mobilisation
00:34:29de la santé,
00:34:30de la mobilisation
00:34:30des collectivités locales,
00:34:31de la mobilisation
00:34:32de l'éducation nationale,
00:34:33de la mobilisation
00:34:34des collectivités locales.
00:34:36Mais des moyens,
00:34:37s'il faut en débloquer
00:34:38pour les enfants,
00:34:38nous le ferons.
00:34:39Mais ne mentez pas
00:34:40au peuple français
00:34:41en laissant à penser
00:34:42que ce n'est qu'une affaire
00:34:44de moyens
00:34:44puisque malheureusement
00:34:45vos propos,
00:34:46vous le verrez,
00:34:47vieilliront mal.
00:34:47En tout cas,
00:34:48Madame la députée,
00:34:49je vous recevrai
00:34:50si vous en êtes d'accord
00:34:51avec les collègues
00:34:51de votre choix
00:34:52en cette fin de semaine.
00:34:53La présente de l'Assemblée
00:34:54a saisi le Conseil d'Etat.
00:34:55Je l'ai fait aussi
00:34:56pour montrer l'engagement
00:34:57de l'exécutif
00:34:58à côté de la présente
00:34:59de l'Assemblée nationale.
00:35:00Beaucoup de mesures,
00:35:01mais vous le savez déjà,
00:35:01en bonne professionnelle
00:35:02de ce sujet,
00:35:03sont réglementaires,
00:35:04ce qui veut dire
00:35:05que nous pourrons également
00:35:05les prendre très en amont
00:35:07d'une discussion
00:35:07de ce texte.
00:35:08En tout cas,
00:35:08moi, je souhaite
00:35:09qu'on avance
00:35:10sans démagogie,
00:35:11sans instrumentalisation
00:35:13politicienne,
00:35:13pour apporter
00:35:14une réponse sociétale
00:35:15à un problème
00:35:16de société large.
00:35:19Dernier point,
00:35:19et pardon d'être long,
00:35:20mais je manquerai,
00:35:21Madame la Présidente Le Pen,
00:35:23Mesdames et Messieurs les députés,
00:35:24à mon devoir
00:35:25de chef de l'administration.
00:35:27Je veux quand même,
00:35:28parce que personne ne l'a fait,
00:35:30ou presque,
00:35:31depuis le début de cette séance,
00:35:32redire ma confiance
00:35:33dans les enquêteurs,
00:35:35les policiers,
00:35:36les gendarmes,
00:35:37les magistrats,
00:35:39l'ensemble
00:35:39de ces métiers de justice
00:35:41qui bien souvent
00:35:42se sont engagés
00:35:43par vocation
00:35:44pour protéger
00:35:45nos concitoyennes
00:35:46et nos concitoyens.
00:35:47J'ai eu l'honneur
00:35:48de porter l'uniforme
00:35:49de la gendarmerie,
00:35:49de servir dans des brigades.
00:35:51Je sais qu'il y a des gens
00:35:52qui sont engagés
00:35:53pour cela
00:35:53et je ne veux pas
00:35:54qu'on jette l'opprobre
00:35:55sur celles et ceux
00:35:56qui ont fait vœu
00:35:57de protéger les autres
00:35:59et de rendre
00:36:00le service indispensable
00:36:01de la protection
00:36:02des plus fragiles
00:36:03au nom de la République.
00:36:06Merci beaucoup,
00:36:07Monsieur le Premier ministre.
00:36:10La parole est d'un président.
00:36:11La réponse de Sébastien Lecornu
00:36:13à la question
00:36:14de Marine Le Pen,
00:36:15présidente du groupe RN.
00:36:17Je rappelle
00:36:18quelques citations
00:36:19que l'on vient d'entendre.
00:36:20Il faut agir vite.
00:36:21Ce qui est arrivé à Ligana
00:36:22n'est pas un fait divers
00:36:23mais un fait de société.
00:36:24Nous devons la vérité
00:36:25au peuple français.
00:36:27Il nous faut nous adapter
00:36:28à la situation.
00:36:29Maître Tomasini,
00:36:31si ça ne faisait pas
00:36:32presque dix ans
00:36:33que la Macronie
00:36:34était au pouvoir,
00:36:35je dirais
00:36:35qu'il y a une bonne volonté.
00:36:37Il faut attendre les actes.
00:36:38Mais je ressens
00:36:40une forme d'hypocrisie
00:36:41à vouloir prendre
00:36:42ce dossier à bras-le-corps
00:36:43une fois que le drame
00:36:43est arrivé
00:36:44qui est presque indécente.
00:36:45Et en même temps
00:36:46tellement nécessaire,
00:36:47bien sûr aussi.
00:36:48Mais il y a une forme
00:36:48d'indécence
00:36:49à vouloir sonner le toxin
00:36:50une fois que le mal est fait.
00:36:51Mais ils ne peuvent pas
00:36:53faire autrement
00:36:53puisque l'affaire Ligana,
00:36:56vous savez,
00:36:57me fait penser
00:36:57d'une manière irrésistible
00:36:59à cette affaire
00:37:01qui s'est produite
00:37:02en 2004
00:37:02en Espagne.
00:37:04Une femme
00:37:05a été assassinée
00:37:07par son conjoint
00:37:09violent.
00:37:10Elle était passée
00:37:10quelques semaines avant
00:37:12sur les médias
00:37:14pour dénoncer
00:37:15des violences
00:37:16et elle a été
00:37:17brûlée vive
00:37:18par son conjoint.
00:37:19Et l'Espagne
00:37:21a finalement
00:37:24édicté
00:37:24un plan intégral
00:37:26contre les violences
00:37:28faites aux femmes.
00:37:29Il y a beaucoup
00:37:29de résultats en Espagne
00:37:30ces dernières années.
00:37:31Mais en Espagne,
00:37:32il y a eu
00:37:32justement avec ce plan
00:37:34de 2004
00:37:35qui est donc
00:37:36à l'origine
00:37:37un féminicide
00:37:38et donc c'est pour ça
00:37:40que moi,
00:37:40quand on parle
00:37:41de loi intégrale
00:37:42suite au décès
00:37:44dramatique
00:37:45de la petite Ligana,
00:37:47évidemment,
00:37:47je fais le parallèle.
00:37:49Alors,
00:37:49quand on me dit,
00:37:50j'écoutais mon confrère
00:37:52qui disait
00:37:53à juste titre,
00:37:54peut-être...
00:37:55Je suis désolé,
00:37:56maître,
00:37:56je vous interromps
00:37:57parce qu'il y a
00:37:57une nouvelle réponse
00:37:58de Gérald Darmanin
00:37:59et je vous laisserai
00:38:00poursuivre votre propos
00:38:01juste après.
00:38:01Pardonnez-moi.
00:38:01Merci, madame la présidente,
00:38:02mesdames et messieurs les députés.
00:38:03Monsieur le député,
00:38:0670 000 plaintes,
00:38:07c'est aujourd'hui
00:38:09les plaintes
00:38:09ouvertes
00:38:10par les parquets
00:38:12qui n'ont pas été classées
00:38:14et qui ne connaissent pas
00:38:15une information judiciaire.
00:38:17Il s'agit à la fois
00:38:18de délits
00:38:19et de crimes
00:38:20qui touchent
00:38:21des personnes mineures.
00:38:23Parmi ces délits
00:38:24et ces crimes,
00:38:25il y a des faits prescrits
00:38:27qui ne connaissent pas
00:38:28la même urgence
00:38:29que lorsque ça concerne
00:38:31des enfants
00:38:31qui sont encore enfants.
00:38:33Et il y a aussi
00:38:35des crimes
00:38:36qui sont commis
00:38:36sur des mineurs
00:38:37qui ne sont pas prescrits,
00:38:39mais dont des personnes
00:38:40qui ont 30,
00:38:4140 ou 50 ans
00:38:42disent,
00:38:43des années après,
00:38:44qu'ils ont été victimes
00:38:45de viols
00:38:46de personnes
00:38:46qui ont parfois
00:38:4670, 80 ou 90 ans.
00:38:48C'est évidemment important
00:38:50de les traiter.
00:38:51Elles n'ont pas
00:38:52le même caractère,
00:38:53à mon avis,
00:38:53d'urgence
00:38:54que des enfants mineurs
00:38:55qui viennent voir
00:38:56la police
00:38:57et la gendarmerie
00:38:57pour dire protégez-moi
00:38:58parce que d'autres victimes
00:38:59sont par ailleurs
00:39:00aussi possibles,
00:39:02comme c'est le cas
00:39:02de la plainte
00:39:03du mois d'août 2025
00:39:04que vous avez cité.
00:39:05Donc j'ai demandé
00:39:06aux parquets généraux
00:39:07de faire leur travail
00:39:08quotidien
00:39:09puisqu'ils m'assurent
00:39:11que c'est ce qu'ils font
00:39:12et j'ai entendu
00:39:13des 3 heures de discussion
00:39:14avec les parquets généraux
00:39:14comme dans toutes les réunions
00:39:16que je fais depuis 3 mois
00:39:16depuis mes circulaires
00:39:17de politique pénale
00:39:18que dans l'immense majorité
00:39:19des cas,
00:39:20les services enquêteurs
00:39:21de M. le ministre
00:39:21intérieur sont particulièrement
00:39:22mobilisés
00:39:23et que les procureurs
00:39:26mettent en priorité
00:39:27comme je l'ai demandé
00:39:28depuis maintenant 14 mois
00:39:29mais c'était,
00:39:30je sais,
00:39:30le cas de mes prédécesseurs
00:39:32les crimes
00:39:33comme enfants
00:39:33en haut de la pile.
00:39:35La question est donc
00:39:36de savoir s'il y a
00:39:36d'autres affaires lianas
00:39:38M. le député.
00:39:39Petit 1,
00:39:40l'inspection que nous commandons
00:39:41qui dans 3 jours
00:39:42rendra publique
00:39:43verra les défaillances
00:39:44de la chaîne des enquêteurs
00:39:46des magistrats
00:39:47peut-être d'autres services publics
00:39:48et on en tirera
00:39:49des conclusions.
00:39:50Petit 2,
00:39:51les rapports
00:39:52que je demande
00:39:52à un procureur généraux
00:39:53pour s'arriver
00:39:53à d'autres affaires lianas
00:39:54seront rendus publiques également.
00:39:55Je les transmettrai
00:39:56aux commissions des lois
00:39:57et si vous le souhaitez
00:39:58à l'ensemble des groupes politiques
00:39:59pas à connaître
00:40:00les affaires individuelles
00:40:01mais le Parlement
00:40:02à connaître
00:40:02des affaires générales
00:40:03et je ferai toute la vérité
00:40:04sur cette histoire.
00:40:05Merci beaucoup
00:40:06M. le ministre.
00:40:07M. le député.
00:40:08Mon constat est que
00:40:09vous avez pris 90 heures
00:40:10pour auditionner
00:40:10les agriculteurs
00:40:11après la manifestation
00:40:12de la Gers
00:40:12et vous n'avez pas trouvé
00:40:133 heures pour auditionner
00:40:15un prédateur
00:40:16mystique, sexuel,
00:40:17mutil, récidiviste
00:40:17dans le même parquet d'hoches
00:40:19durant la même période.
00:40:21Alors M. le ministre
00:40:22nous n'avons pas
00:40:22les mêmes sens de priorité
00:40:23et de l'urgence.
00:40:25Merci beaucoup
00:40:26M. le député.
00:40:27La parole est à présent
00:40:29Mme Muriel.
00:40:30Une courte pause
00:40:30on revient en plateau
00:40:31et à l'Assemblée nationale
00:40:32évidemment toujours en direct
00:40:33sur CNews
00:40:34pour couvrir les conséquences
00:40:36et cette honte de choc
00:40:37autour de l'affaire Liana.
00:40:38A tout de suite.
00:40:4116h49
00:40:42on est de retour en plateau
00:40:43avec Yoann Huiza
00:40:44et Maître Tomazini
00:40:45Maître Pardo
00:40:46Pierre Maricef
00:40:47directeur de l'Institut pour la Justice
00:40:48Célia Barod
00:40:48du service police-justice
00:40:49de CNews
00:40:50on peut peut-être remontrer
00:40:51l'image de l'Assemblée nationale
00:40:52puisque les questions
00:40:54continuent d'affluer
00:40:55envers le gouvernement
00:40:55sur cette honte de choc
00:40:57autour de l'affaire Liana
00:40:58le gouvernement sous pression
00:40:59comme peut-être jamais
00:41:01ces dernières années
00:41:02et je regarde Yoann
00:41:03en le disant
00:41:04tant la déflagration
00:41:05autour de cette affaire
00:41:06est importante.
00:41:07Maître Tomazini
00:41:08on s'est quitté
00:41:09il y a un instant
00:41:09avec une dernière réponse
00:41:10de Gérald Darmanin
00:41:12à une députée
00:41:13c'était la députée
00:41:15Carbonelle
00:41:15je crois
00:41:15le député Carbonelle
00:41:16il explique que
00:41:18il se demande
00:41:19Gérald Darmanin
00:41:20et moi ça m'a interpellé
00:41:21il y a quelques instants
00:41:21il se demande
00:41:22s'il y a d'autres affaires Liana
00:41:24et on a réagi ensemble
00:41:25en plateau
00:41:25et je vous ai vu
00:41:26réagir en plateau
00:41:28évidemment qu'il y en a d'autres
00:41:29des affaires Liana
00:41:30mais tous les jours
00:41:30tous les jours
00:41:31dans mon cabinet
00:41:31j'ai des affaires Liana
00:41:34pas plus tard
00:41:34qu'aujourd'hui
00:41:35je demandais
00:41:36des nouvelles
00:41:37à ma collaboratrice
00:41:38dans un dossier
00:41:39où il y a eu
00:41:40une information préoccupante
00:41:42et des signalements
00:41:43de la part de l'école
00:41:45parce qu'une petite fille
00:41:46on est en procédure
00:41:47depuis longtemps
00:41:48et en fait nous
00:41:49en tant qu'avocat
00:41:49on sait qu'il ne faut pas
00:41:51que la maman
00:41:51elle aille déposer plainte
00:41:53parce qu'on ne la croit pas
00:41:56donc je dis à la maman
00:41:57écoutez
00:41:58votre fille est suivie
00:41:59par la psy de l'école
00:42:00il faut qu'elle parle
00:42:02la petite se livre
00:42:03elle livre des attouchements
00:42:05sexuels de la part
00:42:07de son père
00:42:07sur sa propre personne
00:42:09et celle de son petit frère
00:42:11l'école fait un signalement
00:42:13immédiat
00:42:14par la suite
00:42:15je dis à la maman
00:42:17maintenant vous pouvez
00:42:17aller déposer plainte
00:42:18mais il y a dépôt de plainte
00:42:20déjà à la gendarmerie
00:42:22en tant que représentante légale
00:42:24de sa petite fille mineure
00:42:25et puis il faut faire écouter
00:42:26la petite fille
00:42:27à la brigade
00:42:28donc des mineurs
00:42:30avec le protocole
00:42:31Mélanie etc
00:42:32finalement
00:42:33on a
00:42:345 transferts
00:42:35de plainte
00:42:36aujourd'hui
00:42:37on appelle le parquet de Bobigny
00:42:39pour savoir où ça en est
00:42:40ils n'ont toujours pas la plainte
00:42:42ils ne savent pas où aller
00:42:44d'accord
00:42:45c'est un système
00:42:45et donc
00:42:46et en attendant
00:42:47en attendant
00:42:48le père fait des plaintes
00:42:50pour non représentation
00:42:51d'enfants
00:42:52parce que
00:42:52évidemment
00:42:53la maman n'a pas remis
00:42:54les enfants père
00:42:55ça va de soi
00:42:56mais qu'est-ce qu'elle risque
00:42:57la maman
00:42:58d'être condamnée pénalement
00:43:00voilà
00:43:00donc ça
00:43:01c'est une des affaires
00:43:03demain peut-être
00:43:04que le père va enlever
00:43:05les enfants
00:43:06on a l'impression
00:43:06qu'on tourne en rond
00:43:07et notamment autour
00:43:08de ces questions
00:43:09à l'Assemblée nationale
00:43:09où l'opposition
00:43:10renvoie la responsabilité
00:43:12du gouvernement
00:43:12où le gouvernement
00:43:13semble se défausser
00:43:15sur des responsabilités
00:43:16individuelles
00:43:16tout en avant
00:43:17en admettant
00:43:18des défaillances
00:43:19et des dysfonctionnants
00:43:21c'est le serpent
00:43:22qui se mord
00:43:22là que peut-être
00:43:23un mot de Pierre-Maricef
00:43:24qui n'est pas encore
00:43:24intervenu dans nos discussions
00:43:26et on fait tourner
00:43:27la parole
00:43:28Maître Pardot également
00:43:29mais on ne prend pas
00:43:30le sujet par le bon bout
00:43:31c'est le sentiment
00:43:31qu'on a
00:43:32que là ça se règle
00:43:33à coup de débats politiques
00:43:35mais que
00:43:37les Français
00:43:37n'ont pas la réponse
00:43:38qu'ils attendent encore
00:43:40la difficulté
00:43:41qu'on a principale
00:43:42c'est que nous n'avons pas
00:43:43encore le rapport
00:43:43de l'inspection générale
00:43:44et donc pour savoir
00:43:45qui a dysfonctionné
00:43:47précisément
00:43:48dans cette affaire-là
00:43:48on a des bribes
00:43:49évidemment
00:43:49on commence à comprendre
00:43:51quand même
00:43:51oui oui mais
00:43:52et encore
00:43:53on ne sait pas exactement
00:43:53ce qui a dysfonctionné
00:43:54dans le fonctionnement précis
00:43:55dans la transmission
00:43:56de la plainte
00:43:56est-ce que pourquoi
00:43:57les gendarmes
00:43:57ne sont pas allés
00:43:58mettre en garde à vue
00:43:58il y a certainement
00:43:59des explications
00:44:00ou alors il n'y a pas
00:44:00d'explication
00:44:01auquel cas il y a des fautes
00:44:02mais donc c'est la difficulté
00:44:03pour raisonner
00:44:04pour trouver des solutions
00:44:05dès maintenant
00:44:06on en entend beaucoup
00:44:07à l'Assemblée
00:44:07des solutions
00:44:08qui seraient tout trouvées
00:44:09pour régler le problème
00:44:10le problème c'est que
00:44:11dans cette affaire précise
00:44:12on doit encore attendre
00:44:14un petit peu
00:44:14il faut être patient
00:44:15malheureusement
00:44:15même si évidemment
00:44:16l'émotion fait qu'on a envie
00:44:17d'avoir des réponses rapides
00:44:18et on est en droit
00:44:20d'avoir des réponses
00:44:21sinon rapides
00:44:21au moins fortes
00:44:22mais en tout cas
00:44:24ce que cette affaire permet
00:44:25et même en l'absence
00:44:27des résultats
00:44:28du rapport
00:44:28de l'inspection générale
00:44:29de la justice
00:44:30c'est de mettre
00:44:31sur le devant de la scène
00:44:32des sujets
00:44:33qui sont oubliés
00:44:34depuis longtemps
00:44:34et typiquement
00:44:35quand on voit
00:44:36l'affaire du périscolaire
00:44:37quand on voit
00:44:38l'affaire Epstein
00:44:39dans laquelle on a eu
00:44:40très peu d'actes d'enquête
00:44:42où on a l'impression
00:44:42que personne n'est inquiété
00:44:43pour cette affaire
00:44:44quand on voit
00:44:45l'affaire du baby-sitter
00:44:47dans le Nord
00:44:48quand on voit l'affaire
00:44:49Pierre-Alain Cotineau
00:44:50cet ex candidat à LFI
00:44:51qui a commis des viols
00:44:52monstrueux
00:44:53sur des bébés
00:44:54sur des enfants handicapés
00:44:55avec actes de barbarie
00:44:57tout ça
00:44:58on se dit
00:44:58voilà
00:44:59il y a un gros sujet
00:45:00violence contre les mineurs
00:45:01et pédophilie
00:45:02qui n'a jamais
00:45:03été pris au sérieux
00:45:04et qui peut-être
00:45:05là maintenant
00:45:05va prendre au sérieux
00:45:07on doit marquer
00:45:08une dernière pause
00:45:08je suis désolé
00:45:09très vite
00:45:09n'oubliez pas ce magistrat
00:45:10qui livrait sa petite-fille
00:45:12en pâture
00:45:12sur les réunions
00:45:13qu'a pris du sursis
00:45:15qu'a pris du sursis
00:45:16absolument
00:45:16qu'a pris du sursis
00:45:17je vous le confie
00:45:18bienvenue en France
00:45:19on marque la dernière pause
00:45:20avant 16h
00:45:20on se retrouve très vite
00:45:21bien sûr
00:45:22à tout de suite
00:45:25il est presque 16h
00:45:26on revient bien sûr
00:45:27sur les conséquences politiques
00:45:29sociales
00:45:29de cette terrible tragédie
00:45:32qu'est la mort de Liana
00:45:33le gouvernement largement
00:45:34interpellé
00:45:34on l'a vécu ensemble
00:45:35pendant la première heure
00:45:36on continue nos discussions
00:45:37mais d'abord le rappel
00:45:38de l'essentiel
00:45:38des titres de l'actualité
00:45:40les grands titres
00:45:40en une minute
00:45:41avec Sandra Chiambo
00:45:42bonjour Sandra
00:45:42bonjour Julien
00:45:43bonjour à tous
00:45:44la garde à vue
00:45:44de Patrick Bruel
00:45:45a été prolongée
00:45:46de 24h
00:45:47tandis que trois nouvelles
00:45:48plaintes à son encontre
00:45:50pour viol
00:45:50et tentatives de viol
00:45:51ont été annoncées
00:45:52le chanteur de 67 ans
00:45:54est auditionné
00:45:54depuis hier matin
00:45:55dans les locaux
00:45:56du premier district
00:45:58de police judiciaire
00:45:59à Paris
00:45:59sur des faits
00:46:00qui concernent
00:46:00à ce stade
00:46:0113 victimes
00:46:02l'artiste conteste
00:46:04l'ensemble des accusations
00:46:05le conseil d'orientation
00:46:07des retraites
00:46:07va revoir à la hausse
00:46:08sa prévision de déficit
00:46:10du système en 2070
00:46:11d'après les conclusions
00:46:13du projet
00:46:13qui sera soumis jeudi
00:46:14aux 41 membres
00:46:15de l'institution
00:46:16il faudrait
00:46:17augmenter
00:46:17l'âge moyen
00:46:18de départ
00:46:18pour atteindre 67,6 ans
00:46:21en 2070
00:46:22en cause notamment
00:46:23le recul
00:46:24de la natalité
00:46:25et puis plus de 14 000 personnes
00:46:27seront mobilisées
00:46:28en France
00:46:28pour la sécurité
00:46:29du G7 à Evian
00:46:30du 15 au 17 juin prochain
00:46:327 160 policiers
00:46:34seront dédiés
00:46:35à la protection
00:46:35des chefs d'Etat
00:46:36une partie
00:46:37des 6100 gendarmes
00:46:38sécurisera la navigation
00:46:40sur le lac Léman
00:46:41l'armée de terre
00:46:42et celle de l'air
00:46:43seront aussi mobilisées
00:46:44tout comme les magistrats
00:46:46objectif
00:46:46anticiper
00:46:47les risques
00:46:47susceptibles
00:46:48de toucher
00:46:49ce rendez-vous
00:46:50on a vu que le gouvernement
00:46:52était sous pression
00:46:53ces dernières heures
00:46:54face aux questions
00:46:55des députés
00:46:56on les a suivis en direct
00:46:57sur CNews
00:46:57face à la colère
00:46:58des français
00:46:59qui s'est exprimée
00:47:00d'ailleurs dans plusieurs
00:47:01villes de France
00:47:01plus de 60 000 manifestants
00:47:03hier soir
00:47:03et des plaintes
00:47:05qui vont être déposées
00:47:06contre l'Etat
00:47:06et contre le garde des Sceaux
00:47:08ce matin
00:47:08la mère de Rosa
00:47:09petite fille
00:47:11née en 2014
00:47:11jeune fille
00:47:12née en 2014
00:47:13a annoncé
00:47:14porter plainte
00:47:14contre l'Etat
00:47:15pour faute lourde
00:47:16donc aujourd'hui
00:47:17en août dernier
00:47:17cette femme
00:47:18avait porté plainte
00:47:19après que sa fille
00:47:20a dit avoir été violée
00:47:21par Jérôme Barrella
00:47:22pendant des mois
00:47:24suspect dans l'affaire Liana
00:47:25on le sait
00:47:26mais rien n'a été fait
00:47:27écoutez
00:47:28la maman de Rosa
00:47:29émue
00:47:31et bien sûr
00:47:32dans une grande colère
00:47:33ce matin
00:47:33moi je posais
00:47:352025
00:47:36le août 2025
00:47:38je posais
00:47:39une plainte
00:47:41pour viol
00:47:42contre Jérôme Barrella
00:47:44avec le médecin
00:47:46qui ont fait
00:47:47des tests
00:47:48des épreuves
00:47:49pour ma fille
00:47:50qu'elle était entendue
00:47:51pendant des heures
00:47:53et des heures
00:47:53pour montrer
00:47:55qu'elle ne ment pas
00:47:56et en attendant
00:47:58il n'y avait rien
00:48:00été fait
00:48:01la justice
00:48:02n'a pas fait
00:48:03son travail
00:48:04pourquoi
00:48:05pourquoi
00:48:06il faut attendre
00:48:06autant longtemps
00:48:07avoir des réponses
00:48:09je vais appeler
00:48:09tous les lundi matin
00:48:11tous les lundi matin
00:48:12le temps que ma fille
00:48:13elle était
00:48:14chez le psychologue
00:48:15j'ai eu des réponses
00:48:17l'affaire
00:48:17il est en cours
00:48:19mais je suis
00:48:20le maman de victime
00:48:21je ne peux pas
00:48:23entendre ça
00:48:24qu'il est en cours
00:48:25il n'était pas entendu
00:48:26il n'était pas convoqué
00:48:27moi j'ai entendu
00:48:28j'ai été entendu
00:48:29deux fois
00:48:30la dernière fois
00:48:31que j'ai appelé
00:48:32ils m'ont dit
00:48:33si je continuais
00:48:33à harceler
00:48:34ils m'ont fait
00:48:35porte-plaine
00:48:35j'ai la culpabilité
00:48:37que je n'ai pas assez
00:48:38fait
00:48:39que je n'étais pas
00:48:41à la hauteur
00:48:41en tant que maman
00:48:42aujourd'hui
00:48:43je vois que
00:48:44la justice
00:48:45ne m'a pas suivi
00:48:47alors je me tourne
00:48:49je me tourne rapidement
00:48:49vers vous
00:48:49Pierre Maricef
00:48:50parce qu'on va aller
00:48:51une dernière fois
00:48:51à l'Assemblée nationale
00:48:52avec une réponse
00:48:52du gouvernement
00:48:53mais ce qu'on comprend
00:48:54depuis quelques jours
00:48:55c'est que littéralement
00:48:56les français
00:48:56ont la nausée
00:48:58en fait
00:48:58de cette histoire
00:49:00qui les révulse
00:49:02à l'évidence
00:49:03l'état n'est plus capable
00:49:04de protéger ses enfants
00:49:05qu'est-ce que ça veut dire
00:49:06cette procédure
00:49:07quelles éventuelles conséquences
00:49:09pour l'état
00:49:09pour le ministre
00:49:10qui est mis en cause
00:49:11également
00:49:11Gérald Darmanin
00:49:12Alors sur les conséquences
00:49:13juridiques
00:49:14en tout cas
00:49:14j'ai entendu
00:49:15que les familles
00:49:16des victimes
00:49:17voulaient attaquer l'état
00:49:19je pense qu'elles sont
00:49:20tout à fait légitimes
00:49:21à le faire
00:49:21et je même
00:49:22je pense
00:49:23il est assez probable
00:49:24qu'elles l'emportent
00:49:25il serait compliqué
00:49:26et étonnant
00:49:27de ne pas voir
00:49:28des fautes lourdes
00:49:29de l'état
00:49:30dans ces procédures là
00:49:32et je rappelle
00:49:33que même la responsabilité
00:49:34la mise en cause
00:49:35des responsabilités
00:49:36des magistrats
00:49:36en fait
00:49:36se fait via l'état
00:49:38c'est l'état
00:49:39qui derrière
00:49:41pourrait se retourner
00:49:43via une action
00:49:44récursoire
00:49:44ce qu'on appelle
00:49:45une action récursoire
00:49:45vers les magistrats
00:49:46ce qu'il ne fait jamais
00:49:47d'ailleurs
00:49:47entre parenthèses
00:49:49mais sinon
00:49:50il faut attaquer
00:49:51au tribunal administratif
00:49:52et il me semble
00:49:53qu'il y a toutes les chances
00:49:54que l'état soit condamné
00:49:55dans ces affaires
00:49:56Yoann
00:49:58sur cette plainte
00:49:58contre Gérald Darmanin
00:50:01et ces victimes
00:50:02ces victimes en fait
00:50:03qui se sentent
00:50:04punies littéralement
00:50:05par le système judiciaire
00:50:06oui parce que d'abord
00:50:07elles ont le sentiment
00:50:08qu'elles n'ont pas été écoutées
00:50:09ce qui n'est pas qu'un sentiment
00:50:10le témoignage
00:50:11de cette maman-là
00:50:12que nous avons entendu
00:50:13en direct
00:50:14sur notre antenne
00:50:15est absolument accablant
00:50:16son émotion
00:50:17mais au-delà de l'émotion
00:50:18la détresse
00:50:19qui est la sienne
00:50:20et qu'elle a vécu
00:50:21manifestement
00:50:22depuis de très très
00:50:23nombreux mois
00:50:23personne n'a été là
00:50:25pour l'écouter
00:50:26pour considérer
00:50:27ce qu'elle avait à dire
00:50:28l'état a évidemment
00:50:29été défaillant
00:50:30mais d'ailleurs
00:50:30au gouvernement
00:50:31personne ne le conteste
00:50:32c'est même
00:50:33non pas assumé
00:50:34mais c'est en tout cas
00:50:35accepté
00:50:36l'idée qu'il y a eu
00:50:37une défaillance
00:50:38au niveau de l'état
00:50:39et de ses services
00:50:39est quelque chose
00:50:40qui est aujourd'hui
00:50:41dit
00:50:41et donc il faudra
00:50:42en tirer toutes les conséquences
00:50:43mais c'est bien ce qui nous conduit
00:50:44à vivre cette crise judiciaire
00:50:46qui est peut-être
00:50:47manifestement
00:50:48sous nos yeux en tout cas
00:50:49en train de devenir
00:50:50une crise politique
00:50:51on a appris des choses insupportables
00:50:53c'est bien des jours
00:50:53autour de Jérôme
00:50:54alors très très vite
00:50:55parce que je voudrais
00:50:55qu'on ait sur le terrain
00:50:56pardonnez-moi
00:50:56mais là on parle
00:50:57de la maman de Rosa
00:50:58mais la maman de Liana
00:51:00ça sera exactement pareil
00:51:02évidemment
00:51:02bien sûr
00:51:03évidemment
00:51:03on parle de ce suspect principal
00:51:07rappelons-le
00:51:08dont on a appris
00:51:09les différents méfaits
00:51:10au cours des derniers jours
00:51:12en comprenant
00:51:13les défaillances
00:51:14les dysfonctionnements
00:51:15stupeurs
00:51:16dans tout un département
00:51:17dans tout un territoire
00:51:18au-delà bien sûr
00:51:19de l'émoi national
00:51:20c'est dans le Gers
00:51:21que se concentre
00:51:22une grande colère
00:51:23une grande émotion
00:51:23et je voudrais
00:51:24qu'on aille rencontrer Nelly
00:51:25Nelly qui est avec nous
00:51:26je la remercie
00:51:27elle est en direct
00:51:27pour CNews
00:51:28je remercie Pauline Trevzer
00:51:29et Noémie Hardy
00:51:30qui ont permis
00:51:30cette liaison avec vous
00:51:32madame
00:51:33vous êtes la voisine
00:51:34la voisine de Jérôme Barrella
00:51:36d'ailleurs je crois
00:51:37que vous êtes là
00:51:38en direct
00:51:38devant sa maison
00:51:41j'imagine que
00:51:43vous avez des choses
00:51:44à nous dire
00:51:45concernant le profil
00:51:46de cet homme
00:51:46depuis combien de temps
00:51:47est-ce que vous êtes sa voisine
00:51:48vous étiez sa voisine
00:51:50alors
00:51:52voilà
00:51:52j'étais sa voisine
00:51:53exactement
00:51:53j'ai vécu deux ans
00:51:55à Montestruc
00:51:55juste un petit peu plus haut
00:51:57dans la rue
00:51:57et en fait
00:51:58je passais souvent
00:52:00devant sa maison
00:52:00et il m'arrivait
00:52:01de l'apercevoir
00:52:02ou alors de l'apercevoir
00:52:04à l'épicerie
00:52:04en bas du village
00:52:05ou sur les parkings
00:52:06autour
00:52:07voilà tout simplement
00:52:08et c'est vrai que
00:52:09c'était quelqu'un
00:52:10de très commun
00:52:10je ne me serais pas doutée
00:52:12un seul instant
00:52:12qu'il était comme ça
00:52:15est-ce que je peux me permettre
00:52:17de vous demander
00:52:17de me montrer un petit peu
00:52:19les lieux
00:52:19peut-être de me décrire
00:52:20cet endroit
00:52:22où vous viviez
00:52:23où lui vit
00:52:26oui alors
00:52:27c'est une petite rue
00:52:28à sens unique
00:52:29donc on y monte
00:52:30par ici
00:52:32et elle redescend
00:52:33là-bas
00:52:33de l'autre côté du village
00:52:34du coup vers l'église
00:52:36et moi j'habitais
00:52:37voyez à gauche
00:52:38rue du Repos
00:52:39un peu plus haut
00:52:40et du coup
00:52:41sa maison
00:52:42elle est juste ici
00:52:44et du coup
00:52:45ça m'arrivait souvent
00:52:45de passer
00:52:46tout le monde
00:52:47même dans le village
00:52:48passait souvent par là
00:52:50voilà
00:52:50et ça lui arrivait
00:52:51d'être ici
00:52:53il y a des scellés
00:52:54de la police
00:52:55j'imagine que cette maison
00:52:56est inaccessible
00:52:57aujourd'hui
00:52:58quel type d'interaction
00:52:59avez-vous pu avoir
00:53:00avec lui
00:53:02qu'avez-vous remarqué
00:53:03au cours des
00:53:04dernières années
00:53:05est-ce que certains
00:53:06comportements
00:53:07certaines phrases
00:53:08qu'il aurait prononcées
00:53:09peut-être à votre égard
00:53:10d'ailleurs
00:53:10vous ont interpellé
00:53:12est-ce que vous avez
00:53:14eu le sentiment
00:53:15d'être face à quelqu'un
00:53:17de potentiellement suspect
00:53:20et bien justement
00:53:21non
00:53:22c'est bien ça le problème
00:53:23c'est qu'on a l'impression
00:53:24qu'on est tous prêts
00:53:25à déceler
00:53:27quelqu'un de pas normal
00:53:28quelqu'un de peut-être fou
00:53:29mais au final
00:53:30c'est quelqu'un de commun
00:53:32vraiment avec un physique
00:53:34très commun aussi
00:53:35ainsi que toute sa famille
00:53:36et jamais
00:53:37jamais
00:53:38jamais de la vie
00:53:38ici dans le village
00:53:39je pense que je parle
00:53:40au nom de tous les
00:53:41Montestruquois
00:53:42et Montestruquoises
00:53:43personne ne se serait
00:53:44douté un seul instant
00:53:45qu'il était comme ça
00:53:46parce que je n'ai pas
00:53:48précisé
00:53:48c'est à Montestruc
00:53:49sur Gersk
00:53:50et cette maison
00:53:50et c'est depuis
00:53:52ce village
00:53:52que vous nous
00:53:54que vous nous parlez
00:53:55en direct
00:53:56sur CNews
00:53:59quel comportement
00:54:00au quotidien
00:54:00est-ce qu'il avait
00:54:01il était intégré
00:54:02au village
00:54:03est-ce qu'il
00:54:04est-ce qu'il avait
00:54:04des interactions
00:54:05avec les commerçants
00:54:06du coin
00:54:06est-ce que peut-être
00:54:08des amitiés
00:54:09un peu plus
00:54:10précises
00:54:10dans ses alentours
00:54:13également
00:54:15et bien écoutez
00:54:16j'ai pu en discuter
00:54:17avec les épiciers
00:54:18parce que à force
00:54:19on crée des liens
00:54:20tous ensemble
00:54:20dans le village
00:54:21et vu que je m'y rendais
00:54:22souvent je pense
00:54:23comme la plupart
00:54:24d'entre nous
00:54:25on discute
00:54:25et franchement
00:54:26même eux
00:54:27m'ont dit que
00:54:28c'était quelqu'un
00:54:29de très discret
00:54:29qui ne parlait pas
00:54:30mes voisins
00:54:31qui sont un petit peu
00:54:32plus haut
00:54:32avec qui j'ai gardé
00:54:33de très très bons contacts
00:54:35c'est pareil
00:54:36aucune idée
00:54:37de ce que ce monsieur
00:54:38pouvait manigancer
00:54:40en fait
00:54:40et c'était monsieur
00:54:42tout le monde
00:54:42et c'est bien ça
00:54:43le problème
00:54:43Qu'est-ce que vous vous êtes dit
00:54:45quand vous avez compris
00:54:45que votre ancien voisin
00:54:47baignait dans une terrible
00:54:49et dramatique affaire
00:54:50comme celle que nous
00:54:51commentons malheureusement
00:54:52depuis plus d'une semaine ?
00:54:55Eh bien
00:54:55je suis tombée des nus
00:54:57vraiment
00:54:58je me suis dit
00:54:58que ce n'était pas possible
00:54:59que ça se passe
00:55:00dans mon village
00:55:00dans mon ancien village
00:55:01plus exactement
00:55:02mais dans mon village
00:55:03et qu'au final
00:55:04le Gers
00:55:05c'est tout petit
00:55:05et qu'on a l'impression
00:55:07de connaître tout le monde
00:55:08et que tout se passe bien
00:55:09mais non pas du tout
00:55:10il y a trop d'histoires
00:55:11comme ça
00:55:12qui peuvent se cacher
00:55:13au fin fond des villages
00:55:13même les plus calmes de France
00:55:15Il y a une grande colère
00:55:16et bien sûr
00:55:17depuis quelques jours
00:55:17également au sein
00:55:18de la population française
00:55:20vous vous êtes peut-être
00:55:21j'imagine
00:55:21refait le film
00:55:22des dernières années
00:55:23en vous disant
00:55:24c'était peut-être
00:55:25alors je ne connais pas
00:55:26votre situation privée
00:55:27mais c'était peut-être
00:55:28ma nièce
00:55:29ma soeur
00:55:29ma fille
00:55:30moi-même
00:55:31j'ai échappé au pire
00:55:33j'aurais dû m'en douter
00:55:33j'ai ressens une forme
00:55:35de culpabilité
00:55:36ou pas
00:55:37est-ce qu'on se pose
00:55:39toutes ces questions-là ?
00:55:41Ah mais complètement
00:55:42j'ai des voisins ici
00:55:43qui avaient des enfants
00:55:44dont des petites filles
00:55:45et je me suis demandé
00:55:47plusieurs fois
00:55:48est-ce que ces petites filles
00:55:48n'ont pas eu contact
00:55:49avec lui
00:55:50ou tout simplement
00:55:51je pense aux enfants
00:55:52de mes amis
00:55:54c'est pas possible
00:55:55de se dire
00:55:55qu'il s'est passé
00:55:56des choses comme ça
00:55:56juste à côté de chez moi
00:55:58et je ne vais pas
00:55:59vous le cacher
00:56:00je regarde la télé
00:56:01comme tout le monde
00:56:02les affaires
00:56:04criminelles
00:56:04etc
00:56:04on est tous
00:56:05à peu près au courant
00:56:06et se dire
00:56:07que ça se passait
00:56:07juste à côté de chez moi
00:56:08ça m'a mis vraiment
00:56:09le frisson
00:56:09et ça m'a juste dégoûtée
00:56:11quoi
00:56:11Un tout dernier mot
00:56:12Nelly
00:56:13avant de vous remercier
00:56:14d'avoir le courage
00:56:15aussi de témoigner
00:56:16parce que j'imagine
00:56:17que c'est compliqué
00:56:18à vivre
00:56:19que c'est traumatique
00:56:20pour tous les gens
00:56:22qui habitent aux alentours
00:56:23qui ont pu côtoyer
00:56:23ou croiser cet homme
00:56:25cette défiance
00:56:26qui est grandissante
00:56:27autour de la justice
00:56:29cette colère
00:56:30des français
00:56:30vous la partagez également ?
00:56:33Bien évidemment
00:56:34on voit que rien n'est fait
00:56:35quand on entend
00:56:36la maman de Rosa
00:56:37quand on entend
00:56:38bien sûr
00:56:38ensuite
00:56:39tous les autres témoignages
00:56:40de 2017
00:56:40de 2022
00:56:41de 2024
00:56:42mais il n'y a aucun moyen
00:56:44de ne pas être en colère
00:56:45face à tout ça
00:56:46et de ne pas vouloir
00:56:48que justice
00:56:49soit réellement faite
00:56:50parce que là
00:56:50c'est trop long
00:56:52on a vraiment assisté
00:56:54à un drame là
00:56:55et tout ça
00:56:56à mon avis
00:56:57et je pense
00:56:58de l'avis de beaucoup
00:56:59aussi de français
00:57:00de Gersois
00:57:01et de Montestrucois
00:57:03c'est un fiasco
00:57:04et ça aurait très bien
00:57:05pu être évité
00:57:06tout ça
00:57:07Merci beaucoup
00:57:08Nelly
00:57:09d'avoir répondu
00:57:10depuis Montestruc
00:57:11sur Gers
00:57:12donc vous êtes l'ancienne
00:57:13voisine de Jérôme Barrella
00:57:15suspect principal
00:57:16présumé innocent
00:57:17je le rappelle
00:57:18dans cette affaire
00:57:19mais suspect principal
00:57:20dans le meurtre de Liana
00:57:21et homme sur lequel
00:57:23de nombreuses plaintes
00:57:24ont été déposées
00:57:25rappelons-le
00:57:25ces dernières années
00:57:27il y a le sentiment
00:57:27maître Tomasini
00:57:28qui est un détonateur
00:57:29en fait
00:57:29qui a été déclenché
00:57:30autour de cette affaire
00:57:32qui est en train de
00:57:33je ne sais pas
00:57:35j'anticipe un peu
00:57:36mais de porter
00:57:37une estocade
00:57:38à neuf ans
00:57:39de Macronie
00:57:41et d'un gouvernement
00:57:42qui semble-t-il
00:57:43a peut-être
00:57:44trop pris à la légère
00:57:44les violences sexistes
00:57:45et sexuelles
00:57:46envers les femmes
00:57:47et les enfants
00:57:47Absolument
00:57:48il faut aujourd'hui
00:57:49une véritable
00:57:50je dirais
00:57:51autopsie
00:57:52de notre justice
00:57:54moribonde
00:57:55et j'emploie
00:57:56ces mots
00:57:57et ces termes
00:57:57à dessein
00:57:58maintenant
00:57:59je voudrais quand même
00:58:00revenir sur
00:58:01ce témoignage
00:58:02et nous avons vu
00:58:04la maison
00:58:05du suspect
00:58:06et moi
00:58:08je m'interrogeais
00:58:08aussi sur
00:58:09les petites filles
00:58:11de Jérôme B
00:58:12qui avaient
00:58:13le même âge
00:58:15que Liana
00:58:17et bien sûr
00:58:17l'enquête
00:58:18dira
00:58:18s'il a
00:58:20abusé
00:58:21ou pas
00:58:21de ces petites filles
00:58:23ce qui n'est pas
00:58:24on sait que son frère
00:58:25et d'ailleurs son frère
00:58:25est déféré
00:58:26à Auch aujourd'hui
00:58:27pour une autre affaire
00:58:28de viol
00:58:29et je regarde Célia
00:58:30pour être sûr
00:58:30de ne pas dire de bêtises
00:58:31sur conjointe
00:58:32et sur mineure
00:58:33de plus de 15 ans
00:58:34bon je ne suis pas spécialiste
00:58:36et je m'en remets
00:58:36à votre expertise
00:58:37et on ne va pas faire
00:58:38de la psychiatrie
00:58:38de comptoir
00:58:39mais quand on arrive
00:58:40à un sujet familial
00:58:41comme celui-là
00:58:42on se dit
00:58:42et on voit cette image
00:58:44c'est la maison
00:58:44de Jérôme Barrella
00:58:45on se dit
00:58:46qu'il y a un contexte familial
00:58:47chez le principal suspect
00:58:48qui est quand même
00:58:49assez évident
00:58:50après dans ce type d'affaires
00:58:52on a des pédocriminels
00:58:53qui ne touchent pas
00:58:54leurs propres enfants
00:58:55donc l'enquête le dira
00:58:56mais je voudrais quand même
00:58:58revenir sur le fait
00:58:59que cet homme
00:59:01a sacrifié
00:59:02une petite fille
00:59:03Liana
00:59:03il a
00:59:06dramatiquement
00:59:07fait éclater
00:59:08toute la famille
00:59:09de Liana
00:59:09autour de ce drame
00:59:10mais pensons
00:59:11et je ne sais pas
00:59:13s'il y pense lui-même
00:59:14à sa propre famille
00:59:15ces petites filles
00:59:17elles portent le nom
00:59:18de cet agresseur
00:59:19elles vont à l'école
00:59:22elles
00:59:23imaginez
00:59:23le drame
00:59:24qu'elles vont porter
00:59:25toute leur vie
00:59:26elles vont être
00:59:27pointées du doigt
00:59:29je ne sais pas
00:59:29si cet homme
00:59:30réalise
00:59:30quand vous arrivez
00:59:31à perpétrer des actes
00:59:32comme celui-là
00:59:33je pense qu'il y a
00:59:33un narcissisme
00:59:34et un égo
00:59:34qui fait que
00:59:35vous oubliez
00:59:36tout le reste
00:59:36et qu'il n'y a
00:59:37que votre plaisir personnel
00:59:38et la pulsion
00:59:39à laquelle vous répondez
00:59:40je pense qu'il y a toujours
00:59:41une toute petite part
00:59:42d'humanité
00:59:43même chez les plus grands
00:59:44monstres
00:59:45j'espère
00:59:47pardon maître
00:59:47mais regardez-vous
00:59:48qui parlez des filles
00:59:49de Jérôme Barrella
00:59:50c'est la boîte aux lettres
00:59:51famille Barrella
00:59:52Jérôme
00:59:53Alexia
00:59:54Sophia
00:59:54et Amélie
00:59:56alors je ne connais pas
00:59:57les noms des petites filles
00:59:58et celui de sa compagne
00:59:59et ça font le cœur
01:00:00et c'est celle qui avait
01:00:00l'âge de Liana
01:00:01Sophia c'est la petite fille
01:00:02qui a l'âge de
01:00:03elle est terrible cette image
01:00:04de la boîte aux lettres
01:00:05de la famille Barrella
01:00:06pardon maître
01:00:07je suis de vous en recouper
01:00:08non non
01:00:09c'est juste
01:00:10je voulais quand même
01:00:11souligner cela
01:00:12parce que bien sûr
01:00:13Liana c'est atroce
01:00:15mais pensez aussi
01:00:16aux petites filles
01:00:17de ce
01:00:18je ne pourrais pas dire
01:00:20encore aujourd'hui
01:00:20ce monstre
01:00:21mais en tout cas
01:00:22ce présumé auteur
01:00:26Pierre-Marie Sèvres
01:00:27il y a un émoi
01:00:29national
01:00:30cette affaire
01:00:30elle fait monter une pression
01:00:31je le disais tout à l'heure
01:00:33politique
01:00:33qui n'a jamais été
01:00:36aussi grande
01:00:36envers le gouvernement
01:00:38il y a un moment
01:00:39où je pense que
01:00:41les français
01:00:41c'est l'écueil
01:00:42que veut éviter
01:00:43le gouvernement
01:00:44vont se dire
01:00:45on ne peut pas compter
01:00:46sur l'état
01:00:47il va falloir
01:00:48qu'on se fasse justice
01:00:49nous-mêmes
01:00:49si on veut un jour
01:00:50que les pédocriminels
01:00:51et les gens
01:00:52qui s'attaquent à nous
01:00:52soient arrêtés
01:00:54soient interpellés
01:00:54soient sanctionnés
01:00:55il y a la question
01:00:56du consentement à l'impôt
01:00:57qui peut aussi se poser
01:00:59des français
01:01:00qui se disent
01:01:00je suis ponctionné
01:01:01jusqu'à l'os
01:01:02matin, midi et soir
01:01:04et je ne comprends pas
01:01:04ce que l'on fait
01:01:05de mon pognon
01:01:06pardon de le dire comme ça
01:01:07parce que
01:01:09je parle comme tous les français
01:01:10finalement
01:01:11qui se posent la question
01:01:12et en effet
01:01:13peut-être qu'il y a le père en moi
01:01:14qui se pose cette question également
01:01:16nous sommes dans le pays
01:01:18où l'imposition
01:01:18est la plus élevée du monde
01:01:19et nous avons
01:01:21des institutions
01:01:22et on parle de la justice
01:01:23mais on pourrait en évoquer d'autres
01:01:24qui sont en face
01:01:25de tiers-mondisation
01:01:25alors je vois Yohan réagir
01:01:26mais Pierre-Marie et Yohan
01:01:28si vous le voulez bien
01:01:28non mais effectivement
01:01:29sur la question
01:01:30de la pédocriminalité
01:01:31les gens se font déjà
01:01:32justice eux-mêmes
01:01:34évidemment
01:01:34on a tous envie de dire
01:01:35moi aussi j'ai des enfants
01:01:36c'est sûr qu'une genre d'affaires
01:01:37ça arriverait
01:01:38j'aurais qu'une envie
01:01:39c'est de me faire justice moi-même
01:01:40et elle serait expéditive
01:01:41et je pense cruelle
01:01:42mais en l'occurrence
01:01:44on voit déjà
01:01:45des groupes de bénévoles
01:01:46qui vont traquer
01:01:47de la pédocriminalité
01:01:48et je pense que ça
01:01:49quand on met ça
01:01:50à côté de
01:01:51des réquisitions
01:01:52dans le procès
01:01:54de David Geoffroy
01:01:56dans l'affaire
01:01:57du périscolaire parisien
01:01:58procès qui a eu lieu
01:01:59il y a deux semaines
01:02:00le jugement
01:02:02un nombre
01:02:03de brassées électroniques
01:02:04trois ans
01:02:05donc deux ans avec sursis
01:02:06trois ans de prison
01:02:06deux ans avec sursis
01:02:07un an avec brassées électroniques
01:02:08je veux bien que les magistrats
01:02:10fassent des communiqués
01:02:11ces derniers jours
01:02:12en disant
01:02:12sont jetés en pâture
01:02:13d'ailleurs faites attention
01:02:14aux mots que vous utilisez
01:02:15parce que c'est Liana
01:02:16qui a été jeté en pâture
01:02:17à un pédocriminel
01:02:17eux ils ne sont pas jetés
01:02:18en pâture
01:02:19ils sont critiqués
01:02:20et a priori
01:02:21il y a une forme de logique
01:02:23à se demander
01:02:23ce que font les procureurs
01:02:24et les magistrats
01:02:25même s'il ne faut pas
01:02:26tous les mettre
01:02:26dans le même panier
01:02:27mais ça manque de décence
01:02:28il ne faut absolument pas
01:02:29tous les mettre
01:02:29dans le même panier
01:02:29mais sur le sujet
01:02:31de la pédocriminalité
01:02:32force est de constater
01:02:33ça saute aux yeux
01:02:34de tout le monde
01:02:35que la justice
01:02:36n'est pas à la hauteur
01:02:37on attend beaucoup plus
01:02:38de fermeté
01:02:39et depuis des années
01:02:40et la preuve en est
01:02:42qu'il y a déjà
01:02:43des groupes de bénévoles
01:02:44qui traquent les pédocriminels
01:02:45parce que
01:02:45je comprends très bien
01:02:47ces bénévoles
01:02:47c'est insoutenable
01:02:48quand on est quelqu'un
01:02:49de normalement constitué
01:02:50de voir des faits comme ça
01:02:51de voir de la lenteur
01:02:52de voir des réquisitions
01:02:53d'un an de bracelet
01:02:54pour avoir agressé sexuellement
01:02:55peut-être même violé
01:02:56je ne sais pas
01:02:57mais au moins agressé sexuellement
01:02:58neuf fillettes dans une école
01:03:01évidemment
01:03:01qu'on a envie que
01:03:03c'est humain
01:03:04de vouloir se faire justice
01:03:05soi-même
01:03:05et d'ailleurs
01:03:05mais tout ce que l'Etat pilote
01:03:07est un échec aujourd'hui
01:03:08en fait
01:03:09malgré le plus haut niveau
01:03:10d'impôts de toute l'OCDE
01:03:11encore une fois pardon
01:03:13il faut élargir un peu le débat
01:03:14parce que la question
01:03:15du financement
01:03:15est primordiale
01:03:16le gouvernement
01:03:17a beau se défausser
01:03:18en disant
01:03:19ça n'est pas une question de moyens
01:03:20bien sûr
01:03:20la justice
01:03:21et tous ceux qui travaillent
01:03:22au sein de cette institution
01:03:23vous disent naturellement
01:03:25que la justice
01:03:25manque cruellement de moyens
01:03:27mais il faudra là aussi
01:03:28que ce soit un débat
01:03:29de l'élection présidentielle
01:03:30où va l'argent des français
01:03:31qui sont sans doute
01:03:33parmi
01:03:34ceux qui sont
01:03:35le plus ponctionnés au monde
01:03:36il va dans la protection sociale
01:03:38et quasiment uniquement
01:03:39dans la protection sociale
01:03:40mais c'est vraiment
01:03:41c'est vraiment un enjeu
01:03:42pour le monde de demain
01:03:44quelle société
01:03:44on a un peu de chiffres
01:03:45pour 1000 euros d'impôts
01:03:465 euros
01:03:47moins la justice
01:03:47quelle société
01:03:48voulons-nous demain
01:03:49on ne pourra pas
01:03:50continuer à partir
01:03:51tôt à la retraite
01:03:52avec de telles pensions
01:03:54à ne pas
01:03:54à financer de cette manière-là
01:03:56le chômage
01:03:57l'assurance maladie
01:03:58etc
01:03:59et on ne pourra pas
01:04:00dans le même temps
01:04:00mettre de l'argent
01:04:01dans la justice
01:04:02dans la police
01:04:03dans l'hôpital
01:04:04dans l'école
01:04:05ça n'est pas possible
01:04:06et vous voyez bien
01:04:07que toutes ces institutions-là
01:04:08vont mal
01:04:09parce qu'elles manquent
01:04:10notamment de moyens
01:04:11que ce soit l'hôpital
01:04:11que ce soit la police
01:04:12que ce soit la justice
01:04:13et pour mettre de l'argent là
01:04:15pour avoir une société
01:04:16qui soit mieux demain
01:04:18qui soit meilleure demain
01:04:19il faudra naturellement
01:04:20réduire la protection sociale
01:04:21c'est vraiment un enjeu
01:04:22de société fondamentale
01:04:23et en attendant
01:04:24des victimes de pédophiles
01:04:26qui attendent d'être entendues
01:04:27qui attendent d'être crues
01:04:29et qui attendent
01:04:30bien sûr pour les familles
01:04:31qu'il y ait une audition
01:04:32une garde à vue
01:04:33un jugement
01:04:33qu'elles se sentent en sécurité
01:04:34protégées par l'Etat
01:04:36et bien il va se passer du temps
01:04:37je voudrais juste
01:04:37pardonnez-moi
01:04:38je sais que vous voulez intervenir
01:04:39mais je voudrais qu'on entende
01:04:39cette victime
01:04:40parce que c'est un extrait exclusif
01:04:43qu'on a pu récolter
01:04:44pour CNews
01:04:46d'une victime présumée
01:04:47de Jérôme Barrel
01:04:48à une autre
01:04:48qui a été
01:04:50par le club de sport
01:04:51qu'elle fréquentait
01:04:51en contact avec lui
01:04:52pendant de longues années
01:04:54j'ai plusieurs extraits
01:04:55et elle a témoigné longuement
01:04:56pour nous aujourd'hui
01:04:57elle a été victime
01:04:58de textos scandaleux
01:04:59on l'entendra d'ailleurs
01:04:59dans un instant
01:05:00il l'a fait monter
01:05:01dans sa voiture
01:05:02elle a eu plusieurs interactions
01:05:03avec lui
01:05:04il a tenté de la séduire
01:05:06elle n'a toujours pas
01:05:07à l'heure où nous nous parlons
01:05:08été entendue
01:05:09par quelconque enquêteur
01:05:11écoutez ce premier extrait
01:05:13j'accepte une fois
01:05:14de monter dans sa voiture
01:05:16parce que ça arrangeait
01:05:17mon papa
01:05:17qui me ramène à la maison
01:05:18on n'a habité qu'à 10 minutes
01:05:20donc le trajet
01:05:21s'est passé nickel
01:05:22on ne s'est pas trop parlé
01:05:24mais pas non plus ignoré
01:05:26il n'a eu rien de déplacé
01:05:28rien de dit
01:05:30de déplacé non plus
01:05:31rien fait
01:05:32mais c'est vrai
01:05:33que je n'étais pas du tout à l'aise
01:05:34et d'ailleurs
01:05:35ce soir-là
01:05:35j'ai reçu un message
01:05:36qui me disait
01:05:37pourquoi
01:05:38Jérôme me demandait
01:05:39pourquoi j'étais en panique
01:05:41dans la voiture
01:05:41pourquoi j'étais mal à l'aise
01:05:42si c'était lui le problème
01:05:44si j'avais entendu
01:05:45des ragots sur lui
01:05:47et donc du coup
01:05:48j'ai répondu que non
01:05:48je n'avais rien entendu
01:05:49que je n'étais pas à l'aise
01:05:51forcément
01:05:51et que je ne voulais pas
01:05:53en discuter
01:05:53et donc on en est resté là
01:05:54il me dépose
01:05:55c'est dans une résidence
01:05:56je l'ai fait me déposer
01:05:57au bout de la résidence
01:05:59et c'est tout
01:06:00après moi je suis rentrée
01:06:00chez moi
01:06:01et voilà
01:06:02il est rentré chez lui aussi
01:06:03j'ai dit merci
01:06:04au revoir
01:06:04et c'est tout
01:06:04et ensuite il y a eu
01:06:05les messages
01:06:05mais après là
01:06:06je ne répondais plus
01:06:07en fait le personnage
01:06:08est vraiment bizarre
01:06:10il est trop
01:06:12mais trop trop trop gentil
01:06:13trop bizarre
01:06:14il ne fait que sourire
01:06:15tout le temps
01:06:15il est
01:06:16enfin il est
01:06:17mauvais feeling
01:06:18pourquoi il me parle comme ça
01:06:19pourquoi il veut tout le temps
01:06:20enfin on ne se connait pas trop
01:06:21il veut m'inviter chez lui
01:06:22tout le week-end
01:06:23il veut savoir ce que j'aime
01:06:24enfin c'est quand même
01:06:25assez louche
01:06:27personne de normal
01:06:27aurait fait ça
01:06:29c'est monstrueux
01:06:30si vous venez de le dire
01:06:31hors antenne
01:06:32maître Tomazini
01:06:33je me permets de le relayer
01:06:35un manipulateur professionnel
01:06:36restez avec nous
01:06:37remarque la toute dernière pause
01:06:38de ce 120 minutes infos
01:06:39vous allez entendre
01:06:40un autre extrait
01:06:40de cette jeune fille
01:06:41qui livre à Pauline Trevzer
01:06:43sur place pour CNews
01:06:44le contenu des SMS
01:06:46qu'il nous montre
01:06:46les échanges avec Jérôme Barrella
01:06:48et là encore
01:06:49bien sûr
01:06:50c'est édifiant
01:06:51et on ne comprend pas
01:06:52que cette jeune fille
01:06:53aujourd'hui
01:06:549 juin 2026
01:06:55n'ait toujours pas été entendu
01:06:56dans le contexte
01:06:57qu'on connait par les enquêteurs
01:06:58on se retrouve tout de suite
01:07:0216h30
01:07:03de retour sur le plateau
01:07:04de 120 minutes
01:07:05on continue bien sûr
01:07:06de développer les conséquences
01:07:07de l'affaire Liana
01:07:08conséquences politiques
01:07:09notamment
01:07:10Sandra Tchionbo d'abord
01:07:11l'essentiel de l'actualité
01:07:12les grands titres avec vous
01:07:13chère Sandra
01:07:14Au moins deux militaires iraniens
01:07:16ont été tués par des frappes israéliennes
01:07:19hier au moment où les deux pays
01:07:21s'attaquaient mutuellement
01:07:22ces membres de la défense aérienne
01:07:24ont été tués
01:07:25en accomplissant leur mission
01:07:26de défense du ciel du pays
01:07:28selon la télévision d'état iranienne
01:07:29ce mardi
01:07:30qui n'a pas précisé leur grade
01:07:32ni le lieu de l'attaque
01:07:33la ville de tir dans le sud du Liban
01:07:36a été visée ce mardi
01:07:37par un bombardement
01:07:38après un appel à évacuer israélien
01:07:41il concernait toute la ville
01:07:42y compris le quartier chrétien
01:07:43pour la première fois
01:07:44depuis le début
01:07:45de la guerre
01:07:46entre Israël
01:07:46et le Hezbollah pro-iranien
01:07:48le 2 mars dernier
01:07:49le mouvement islamiste
01:07:50a appelé les autorités
01:07:51libanaises
01:07:51à rétablir de bonnes relations
01:07:53avec Téhéran
01:07:54et à tirer profit
01:07:55de son soutien
01:07:56et puis le pape Léon XIV
01:07:57est à Barcelone
01:07:58ce mardi
01:07:59à la veille d'une messe
01:08:00à la Sagrada Familia
01:08:01où il bénira
01:08:02la tour de Jésus-Christ
01:08:03haute de 172 mètres et demi
01:08:05un record qui fait
01:08:06de la célèbre basilique
01:08:08l'église la plus haute du monde
01:08:09elle coïncide
01:08:10avec le centenaire
01:08:11de la mort
01:08:11de son architecte
01:08:13Anthony Gaudi
01:08:13le souverain pontife
01:08:14se rendra ensuite
01:08:15aux Canaries
01:08:16où il rendra hommage
01:08:17aux milliers de migrants
01:08:18décédés pendant la traversée
01:08:20merci beaucoup Sandra
01:08:21Johan Uzaï
01:08:22toujours au tour de la table
01:08:23maître Tomasini
01:08:24Pierre-Marie Seff
01:08:25Célia Barotte
01:08:25du service police-justice
01:08:27le gouvernement sous pression
01:08:29on l'a dit
01:08:29on le répète
01:08:30Gérald Darmanin
01:08:31Laurent Nunez
01:08:32interrogé par la commission
01:08:33d'enquête du Sénat
01:08:34aujourd'hui
01:08:35réunion interministérielle
01:08:36aux alentours
01:08:37de 11h30 tout à l'heure
01:08:38au tour de Sébastien Lecornu
01:08:39pour annoncer des mesures fortes
01:08:41que l'on décryptera
01:08:42d'ailleurs avec vous
01:08:42Célia
01:08:43on verra si ce début de réponse
01:08:45peut suivre à apaiser
01:08:46la colère immense
01:08:48dans la population
01:08:49on a entendu
01:08:50juste avant la pause
01:08:51cette victime présumée
01:08:52de Jérôme Barrella
01:08:54qu'il a rencontré
01:08:55qu'elle a rencontré
01:08:56dans son club de sport
01:08:57et qui pendant 2-3 ans
01:09:00a essayé
01:09:01Jérôme Barrella
01:09:01d'obtenir
01:09:02de la séduire
01:09:03et d'obtenir
01:09:04des faveurs
01:09:05ont entendu son premier témoignage
01:09:07il y a un instant
01:09:07écoutez
01:09:08elle dévoile à Pauline Trevzer
01:09:09et Noémie Hardy
01:09:10pour CNews
01:09:11les différents SMS
01:09:12qu'elle a pu échanger
01:09:13et qu'elle a surtout reçu
01:09:14de la part du principal suspect
01:09:16du meurtre de Liana
01:09:17il m'a écrit
01:09:18il m'a écrit
01:09:19il n'y a même pas un mois de ça
01:09:21il m'a dit
01:09:23au fait j'ai oublié
01:09:24que je te dois toujours un McDo
01:09:28faudra que je te le paye bientôt
01:09:29car ça ferait plaisir aux filles
01:09:30de te revoir
01:09:31en fait il prend toujours ses filles
01:09:32comme appât
01:09:34exactement c'est ça
01:09:36et après il me dit
01:09:37est-ce que tu reviens
01:09:38dans le Gers bientôt
01:09:39ou on passera te voir nous
01:09:40donc là j'ai tout
01:09:44je te laisse tranquille
01:09:45car je dois trop t'embêter
01:09:46avec mes messages
01:09:47mais d'un côté
01:09:48j'aime faire chier les gens
01:09:50attends je vais t'envoyer
01:09:51des messages toute la nuit
01:09:53qui me disaient
01:09:54va falloir que je vienne
01:09:55t'assommer
01:09:55pour que tu dormes
01:09:56à 22h13
01:09:58et j'avais 15 ans
01:09:59donc les messages
01:10:00datent depuis
01:10:02déjà 3 ans
01:10:03depuis ma première année
01:10:04de sport
01:10:04c'était
01:10:05oui mes filles
01:10:06elles veulent te voir
01:10:07on pourra faire des pizzas
01:10:09dis moi ce que t'aimes
01:10:10et tout
01:10:10c'est plein de choses
01:10:11comme ça tout le temps
01:10:12et après là
01:10:13par exemple
01:10:14j'ai reçu un message
01:10:15qui me disait
01:10:16t'as pas l'air en forme
01:10:17depuis un moment
01:10:18t'es distante
01:10:19avec tout le monde
01:10:21il t'arrive quoi
01:10:22la dernière fois
01:10:23que je t'ai ramené
01:10:23chez toi
01:10:24tu avais l'air mal à l'aise
01:10:25et en panique
01:10:26dans la voiture
01:10:26j'espère que c'est pas moi
01:10:27qui te mets dans cet état
01:10:28et si c'est le cas
01:10:29dis moi juste par rapport
01:10:30à quoi
01:10:31que je comprenne
01:10:32que je comprenne
01:10:34juste car je ne pense pas
01:10:35avoir fait quelque chose
01:10:36de mal ou de travers
01:10:37voilà
01:10:38et moi j'ai répondu
01:10:39non rien
01:10:39parce que j'avais
01:10:41un smiley
01:10:41et moi j'ai répondu
01:10:42non rien
01:10:43parce que je ne voulais
01:10:43pas d'un bruit
01:10:46et encore une fois
01:10:47c'est glaçant
01:10:48d'entendre ça
01:10:48pourquoi c'est glaçant
01:10:51déjà parce que
01:10:52le cas particulier
01:10:53de cette jeune fille
01:10:54les messages
01:10:54cette entreprise
01:10:55de séduction
01:10:56de manipulation
01:10:57d'une mineure
01:10:58ce mode opératoire
01:10:59qu'on commence
01:11:00bien sûr
01:11:01à appréhender
01:11:01et à comprendre
01:11:02et ce qui est encore
01:11:03plus glaçant
01:11:04j'ai envie de dire
01:11:04c'est qu'on sait
01:11:06aujourd'hui
01:11:06et les français
01:11:07comprennent aujourd'hui
01:11:08que ce qu'on entend
01:11:08ce qu'on voit
01:11:09de cette jeune fille
01:11:10ce qu'on apprend
01:11:10sur l'affaire Liana
01:11:11c'est la part émergée
01:11:13de l'iceberg
01:11:13et que dans les 70 000 plaintes
01:11:16ouvertes
01:11:17les informations judiciaires
01:11:18ouvertes en attente
01:11:19il y a potentiellement
01:11:20des milliers et des milliers
01:11:21de petites Lianas
01:11:22et de personnes
01:11:24qui sont dans ce cas
01:11:25on pense à la maman de Rosa
01:11:26qui porte plainte
01:11:27contre l'Etat
01:11:27et on l'a vu tout à l'heure
01:11:28ce sont des milliers
01:11:30de Lianas
01:11:30qui sont dispatchées
01:11:31partout sur le territoire
01:11:32en puissance
01:11:33cette jeune fille
01:11:34Lisa
01:11:35on a le sentiment
01:11:37que c'est Liana
01:11:38quelque part
01:11:39qui nous parle
01:11:40avant son décès
01:11:42parce qu'il a eu
01:11:43la même technique
01:11:44d'approche
01:11:46vraisemblablement
01:11:47avec la petite Liana
01:11:48et cette jeune fille
01:11:50ça fait froid
01:11:51dans le dos
01:11:51parce qu'on imagine
01:11:52que ça aurait pu être
01:11:54elle
01:11:54qui se retrouve
01:11:55dans ce silo
01:11:56et c'est dramatique
01:11:58parce que ce qu'il faut savoir
01:11:59c'est que les pédocriminels
01:12:00ont des techniques
01:12:02comme je le disais
01:12:03d'approche
01:12:03c'est-à-dire
01:12:04qui parlent
01:12:05aux enfants
01:12:06avec ce langage-là
01:12:07en fait
01:12:08ils sont avenants
01:12:09ils sont gentils
01:12:11pour ne pas
01:12:12ça joue le meilleur copain
01:12:13ça se met au niveau
01:12:14de l'interlocuteur
01:12:15et là où c'est
01:12:16particulièrement perfide
01:12:17vous avez entendu
01:12:18le message
01:12:19mes filles te demandent
01:12:21c'est-à-dire
01:12:22qu'il prend
01:12:23l'objectif
01:12:24finalement
01:12:25ses filles
01:12:26pour s'en servir
01:12:27pour appâter
01:12:28cette petite
01:12:29comme avec la pyjama partie
01:12:31voilà
01:12:31mais en même temps
01:12:32c'est ces filles
01:12:33dont il se sert
01:12:35c'est pour ça
01:12:35peut-être que
01:12:36comme vous le disiez
01:12:36peut-être qu'il ne les touche pas
01:12:37pour au contraire
01:12:38les avoir encore en alliés
01:12:39voilà
01:12:39c'est un outil d'appât
01:12:42c'est la libye
01:12:43c'est l'appât
01:12:43mais c'est épouvantable
01:12:45exactement
01:12:45et je pense que
01:12:46ce que nous sommes en train de dire
01:12:48de comprendre
01:12:49d'entrevoir
01:12:49à travers ce témoignage
01:12:51Rudy
01:12:51qui nous écoute
01:12:52le ressent dans sa chair
01:12:54merci beaucoup Rudy
01:12:55d'être avec nous
01:12:56je dis
01:12:57vous le ressentez certainement
01:12:58dans votre chair
01:12:59parce que vous êtes
01:12:59le papa d'une victime
01:13:01de pédophiles
01:13:03votre fille a 13 ans
01:13:05et vous m'arrêtez
01:13:06si je dis une bêtise
01:13:07vous habitez Gap
01:13:08et votre fille a été victime
01:13:10à deux reprises
01:13:12de pédophiles
01:13:13d'abord
01:13:14et je résume rapidement
01:13:15et vous nous en expliquerez
01:13:17bien sûr
01:13:18les détails
01:13:18dans un instant
01:13:19d'abord
01:13:19dans un premier cas
01:13:20votre fille
01:13:22a une copine
01:13:23cette copine
01:13:24n'a pas de téléphone
01:13:25ou en tout cas
01:13:26on prétend
01:13:27qu'elle n'a pas de téléphone
01:13:28et c'est le papa
01:13:29qui dit
01:13:30prends mon numéro
01:13:31et tu pourras communiquer
01:13:32avec ma fille
01:13:32ils s'en sont suivis
01:13:33des échanges directs
01:13:35entre votre fille
01:13:36et cet homme
01:13:37au bout d'une semaine
01:13:37il envoyait des photos
01:13:38de lui nu
01:13:39des photos
01:13:39de ses parties intimes
01:13:41il a voulu organiser
01:13:42une soirée de pyjama
01:13:43on y revient
01:13:45pour coucher
01:13:46avec votre fille
01:13:47ça n'a pas eu lieu
01:13:48dans ce cas là
01:13:49et il a été condamné
01:13:51avec du sursis
01:13:52cet homme
01:13:52a été libéré
01:13:54et libre aujourd'hui
01:13:55en janvier 2026
01:13:56un autre cas
01:13:57votre fille sort du collège
01:13:59elle est poussée de force
01:13:59dans une voiture
01:14:00cette fois-ci
01:14:01très dramatiquement
01:14:02et bien malheureusement
01:14:03elle est violée
01:14:04avec pénétration vaginale
01:14:05pardon
01:14:06je suis désolé
01:14:07d'évoquer votre fille
01:14:08avec ces mots là
01:14:09mais c'est la triste réalité
01:14:10le juge des libertés
01:14:12de détention
01:14:13alors qu'il a été jugé
01:14:15coupable
01:14:15le juge des libertés
01:14:16de détention
01:14:17a jugé
01:14:17que cet homme
01:14:18n'était pas dangereux
01:14:20monsieur
01:14:20il est donc
01:14:21aujourd'hui
01:14:22à l'heure où nous nous parlons
01:14:23dehors
01:14:24sous contrôle judiciaire
01:14:26il habite
01:14:26à 3 kilomètres
01:14:28de chez vous
01:14:29c'est ça
01:14:30exactement
01:14:30en fait
01:14:31j'aimerais revenir
01:14:32quand même
01:14:32sur la première affaire
01:14:34parce que c'est
01:14:35déjà
01:14:36on pensait déjà
01:14:37pour la petite
01:14:38Liana
01:14:38mais ma fille
01:14:39c'est à peu près
01:14:40ce qu'elle a vécu aussi
01:14:41il avait prévu
01:14:42une soirée
01:14:43pyjama
01:14:44en fait
01:14:44il se servait
01:14:45de sa fille
01:14:46il se servait
01:14:47d'appât
01:14:47pour attirer
01:14:49les autres
01:14:49les autres enfants
01:14:51et
01:14:52ma fille
01:14:53a failli
01:14:54passer
01:14:55passer par là
01:14:56en fait
01:14:56il était
01:14:57à la fin de l'histoire
01:14:58en fait
01:14:59il avait
01:15:00il avait dit à ma fille
01:15:01de trouver un subterfuge
01:15:03de faire une soirée pyjama
01:15:04de parler à ses parents
01:15:05du coup à mes parents
01:15:07à moi
01:15:08et
01:15:09comme quoi
01:15:09elle allait faire une soirée pyjama
01:15:10ou quoi que ce soit
01:15:11du coup il attendait devant le collège
01:15:12et à ce moment là
01:15:12il y a ma femme
01:15:13heureusement qui était là
01:15:14pour récupérer ma fille
01:15:15sinon il l'a kidnappé
01:15:16et puis il s'aurait peut-être
01:15:17été
01:15:19gravissime
01:15:19donc
01:15:20c'est ouf
01:15:21et une dernière chose
01:15:22c'est que le collège
01:15:23nous a appelé
01:15:25ce matin
01:15:26en fait
01:15:26et cette petite
01:15:27la petite du coup
01:15:28du pédophile
01:15:29qui est toujours avec lui
01:15:30celui qui a eu du sursis
01:15:32sa femme aussi
01:15:32est toujours avec lui
01:15:34elle est psychologue
01:15:34pour enfants
01:15:36cette petite
01:15:39cette petite
01:15:40du coup le collège
01:15:41nous a fait savoir
01:15:41que cette petite
01:15:42a voulu se suicider
01:15:44elle a voulu se peindre
01:15:44dans le collège
01:15:46et heureusement
01:15:47qu'il y a eu un pion
01:15:48qui est venu
01:15:48la récupérer
01:15:49et du coup
01:15:50c'est l'infirmière
01:15:51qui nous a appelé
01:15:51pour savoir
01:15:51si on pouvait venir
01:15:54pour parler justement
01:15:55de cette affaire là
01:15:57donc bien sûr
01:15:58qu'on va venir
01:15:59et bien sûr
01:15:59qu'on va y aller
01:16:00mais c'est ouf en fait
01:16:01donc ça
01:16:02ça a été la première affaire
01:16:04cette personne là
01:16:05est toujours livrée
01:16:05donc ça
01:16:07c'est du sursis
01:16:09c'est pas grave
01:16:10et puis tu peux recommencer
01:16:11et la deuxième
01:16:12la deuxième affaire
01:16:13c'est un
01:16:16vous l'avez expliqué
01:16:17ce que veut dire
01:16:18c'est un homme
01:16:19qui a poussé ma fille
01:16:21dans la voiture
01:16:22devant le collège
01:16:23il l'a mis en montagne
01:16:25et il l'a violé
01:16:26voilà
01:16:26comme vous l'avez dit
01:16:27il l'a violé
01:16:27ça a été constaté
01:16:29par l'hôpital
01:16:31l'hôpital
01:16:31l'a appelé la police
01:16:32la police
01:16:33ils nous ont fait savoir
01:16:34que malheureusement
01:16:36ils n'avaient pas son nom
01:16:36ni son prénom
01:16:37du coup moi
01:16:38j'ai fait des recherches
01:16:39sur lui le lendemain
01:16:40parce que j'étais à Paris
01:16:40en convention la veille
01:16:42et j'ai fait des recherches
01:16:44je l'ai retrouvé
01:16:45et cette personne là
01:16:46avait déjà deux plaintes
01:16:47contre lui
01:16:48par
01:16:49il avait déjà deux plaintes
01:16:51contre lui
01:16:51pour viol également
01:16:53pour viol également
01:16:54exactement
01:16:55et il n'y avait pas
01:16:56de casier
01:16:57parce que du coup
01:16:58ça n'avait pas été jugé
01:16:59donc
01:17:00mais il avait déjà eu
01:17:01deux plaintes
01:17:01donc ma fille
01:17:03c'était la troisième
01:17:04et
01:17:05bon moi
01:17:05je ne me suis pas arrêté là
01:17:07j'ai demandé
01:17:08parce que du coup
01:17:09j'avais malheureusement
01:17:11dû à la première affaire
01:17:12j'avais une avocate
01:17:12qui est spécialisée dans ça
01:17:14et on a été
01:17:15on a été
01:17:16on a été plus loin
01:17:17du coup la police
01:17:18la police
01:17:19ont été le chercher
01:17:21directement
01:17:22directement chez lui
01:17:23et
01:17:24il a eu une détention
01:17:26pas une détention provisoire
01:17:27parce que
01:17:27il aurait été en prison actuellement
01:17:30mais plus une garde à vue
01:17:31et la garde à vue
01:17:32elle a duré
01:17:33du coup 24 heures
01:17:34la procureure
01:17:36et le palais
01:17:37et le président
01:17:37pardon
01:17:38ils ont voulu le condamner
01:17:39le condamner
01:17:40en détention provisoire
01:17:41et c'est le juge
01:17:43des libertés
01:17:44de détention
01:17:44qui a
01:17:44qui a refusé
01:17:46totalement
01:17:46comme quoi
01:17:47la personne
01:17:47n'était pas dangereuse
01:17:49alors qu'il y a eu
01:17:50des peines contre lui
01:17:51cette personne là
01:17:52habite
01:17:54juste devant
01:17:54un collège
01:17:55en fait
01:17:57alors monsieur
01:17:57j'ai plusieurs questions
01:17:58à vous poser
01:17:59et je vous remercie
01:18:00encore une fois
01:18:01de trouver le courage
01:18:02et la force
01:18:02de nous parler
01:18:03déjà
01:18:03moi la première chose
01:18:04que j'aimerais vous demander
01:18:05c'est le juge
01:18:06des libertés
01:18:06et des détentions
01:18:07est-ce que vous vous êtes
01:18:07déjà retrouvé
01:18:08face à lui
01:18:10est-ce que vous savez
01:18:10qui il est
01:18:11est-ce que vous avez pu
01:18:13poser la question
01:18:14les yeux dans les yeux
01:18:15à ce magistrat
01:18:17comment
01:18:17pouvez-vous
01:18:18laisser le violeur
01:18:20d'une gamine
01:18:20de 13 ans
01:18:21en liberté
01:18:21en estimant
01:18:22qu'il n'est pas dangereux
01:18:23non je vois votre visage
01:18:24vous me dites
01:18:24vous n'avez jamais rencontré
01:18:25ce monsieur
01:18:25et vous n'aurez jamais
01:18:27de compte
01:18:28vous n'aurez jamais
01:18:29d'explication précise
01:18:30sur la décision
01:18:32de ce juge
01:18:32des libertés
01:18:33et des détentions
01:18:34c'est ça
01:18:34exactement
01:18:35et le problème
01:18:36c'est que mon avocate
01:18:37parce que ma fille
01:18:38est quand même
01:18:38passée devant
01:18:40un psychologue judiciaire
01:18:41il y a trois semaines
01:18:42de ça
01:18:43pendant deux heures et demie
01:18:46et il y a un juge
01:18:47d'instruction aussi
01:18:47qui a été mis en place
01:18:48avec une constitution
01:18:49de partie civile
01:18:51et cette psy
01:18:53du coup je lui ai demandé
01:18:54parce que moi je suis
01:18:54dans le flou total
01:18:56je ne pensais pas
01:18:56un jour que ça allait m'arriver
01:18:59et à la fin
01:19:00je lui ai demandé
01:19:00à la psy
01:19:01comment ça va se passer
01:19:02ou quoi que ce soit
01:19:04comment ça va se passer
01:19:05la suite
01:19:05elle m'a fait savoir
01:19:07mais monsieur
01:19:08vous savez
01:19:09qu'il peut être jugé
01:19:10complètement irresponsable
01:19:11donc
01:19:13cette personne là
01:19:13elle n'a pas de plus trois
01:19:14ce que je veux dire
01:19:14irresponsable
01:19:15c'est ouf
01:19:16mais bon
01:19:16elle peut l'être
01:19:17elle peut être jugée
01:19:18comme fou
01:19:19et ne pas avoir de prison
01:19:21donc à la fin
01:19:22mais
01:19:22à la fin
01:19:23je suis devenu fou
01:19:24donc je me dis
01:19:25mais
01:19:26cet homme
01:19:26Rudy
01:19:26il habite donc
01:19:27et là encore
01:19:28je parle sous votre contrôle
01:19:29il habite à trois kilomètres
01:19:31de chez vous
01:19:31ça veut dire que
01:19:32n'importe quand
01:19:33aujourd'hui
01:19:33demain
01:19:34dans une semaine
01:19:35dans un mois
01:19:35vous votre fille
01:19:36votre famille
01:19:37peuvent le croiser
01:19:38à tout moment
01:19:39c'est ça
01:19:40mais je croise
01:19:40ma fille le croise
01:19:41ah vous le croise
01:19:42elle le croise
01:19:43c'est devant le collège
01:19:44du coup
01:19:45on voit sa voiture
01:19:46on voit
01:19:48on le croise
01:19:49et qu'est-ce qui se passe
01:19:50dans ces moments là
01:19:52elle ignore
01:19:52elle baisse les yeux
01:19:53lui il ignore
01:19:54baisse les yeux
01:19:55il y a des confrontations
01:19:57elle ignore
01:19:58ou là
01:19:59actuellement
01:20:00elle ne va plus à l'école
01:20:01depuis quelques jours
01:20:03par rapport à l'affaire Liana
01:20:06elle pleure
01:20:06elle pleure tous les soirs
01:20:08elle pleure tous les matins
01:20:09elle pleure tout le temps
01:20:10elle n'a plus de sourire
01:20:11elle n'a plus rien du tout
01:20:12c'est difficile
01:20:13il a brisé
01:20:14il a brisé
01:20:15il a brisé ma femme aussi
01:20:16mon fils
01:20:17c'est pareil
01:20:17il a peur des adultes
01:20:18donc il a brisé toute une famille
01:20:20moi c'est compliqué aussi
01:20:23et du coup
01:20:23elle baisse la tête
01:20:24du coup
01:20:25c'est nous la victime
01:20:26qui baissons la tête
01:20:27en fait c'est pour ça aussi
01:20:28que j'essaye de médiatiser l'affaire
01:20:30c'est pas pour mon affaire
01:20:31à moi en fait
01:20:31il faudrait que
01:20:32toutes les victimes parlent
01:20:34toutes les victimes
01:20:35se mentent
01:20:36parce que
01:20:37eux c'est des monstres
01:20:38c'est des
01:20:38toute leur vie en fait
01:20:39ils vont violer
01:20:40toute leur vie
01:20:41c'est des sociopathes
01:20:42c'est tout ce que vous voulez
01:20:43et c'est pour ça
01:20:44quand j'entends
01:20:45perpétuité
01:20:46pour violer en série
01:20:49pour les pédophiles
01:20:50non c'est perpétuité
01:20:52immédiate
01:20:52après un viol
01:20:53pédophile
01:20:54il faudrait déjà
01:20:56qu'il y ait des interpellations
01:20:57qu'il y ait des juges
01:20:58de liberté
01:20:59qui mettent en détention
01:21:00provisoire
01:21:00en attendant
01:21:01parce que
01:21:01ce monsieur là
01:21:02votre cas personnel
01:21:03monsieur
01:21:03quand bien même
01:21:04il y a une loi qui est passée
01:21:05et que c'est perpétuité
01:21:06directe
01:21:07et réelle
01:21:08en l'occurrence
01:21:09mais là ça vous concerne pas
01:21:10vous
01:21:11puisque vous
01:21:11là il y a un juste
01:21:12après une garde à vue
01:21:13en attente d'un jugement
01:21:15il y a un juge des libertés
01:21:16qui a décidé
01:21:16que ce monsieur
01:21:17il n'avait pas sa place
01:21:18en prison
01:21:18donc on n'est même pas encore
01:21:19dans votre cas
01:21:20et c'est ça
01:21:21qui est complètement fou
01:21:22et qui nous révulse
01:21:23en vous entendant monsieur
01:21:24je me dis
01:21:25que vous avez une force intérieure
01:21:27également
01:21:27qui est immense
01:21:28et je vous remercie
01:21:30pour votre courage
01:21:31et pour l'exemple
01:21:32que vous donnez
01:21:33à tous les français
01:21:33qui nous regardent
01:21:34parce qu'on se dit
01:21:35bien sûr que ça nous renvoie
01:21:36à nous
01:21:36à chacun de nous
01:21:37que ce sont nos enfants
01:21:38et qu'est-ce qu'il y a
01:21:39de plus précieux au monde
01:21:40et qu'on se dit
01:21:41qu'on deviendrait fou
01:21:42et j'entends
01:21:43que vous êtes tiraillés
01:21:44bien sûr
01:21:45entre ce drame
01:21:45que vous vivez
01:21:46et cette raison
01:21:47que vous êtes en train
01:21:48de garder
01:21:49cette façon d'interpeller
01:21:50les médias
01:21:50qui est la vôtre
01:21:51également
01:21:52je sais que vous avez pu parler
01:21:53ces dernières heures
01:21:54au ministre de la justice
01:21:56est-ce que vous avez eu
01:21:57des réponses
01:21:58que vous attendiez ?
01:22:00Non j'ai rien eu du tout
01:22:02il n'y a qu'à eu
01:22:03c'est la com
01:22:04c'est que la communication
01:22:05qu'il a fait
01:22:05donc
01:22:06il ne s'est même pas
01:22:07il n'est même pas venu me voir
01:22:09pour s'excuser
01:22:10donc
01:22:11c'est même un off
01:22:14ou quoi que ce soit
01:22:15un off
01:22:15oui il y a des personnes
01:22:16qui sont venues
01:22:17qui ont été très gentilles
01:22:18que ce soit
01:22:19de tous les partis
01:22:20mais
01:22:21monsieur Darmanin
01:22:22n'est même pas venu
01:22:22donc
01:22:24M. Tomasini
01:22:25est sur ce plateau
01:22:27un petit mot avec elle
01:22:29oui tout à fait
01:22:30bonjour monsieur
01:22:31je suis très touchée
01:22:32par votre témoignage
01:22:33je suis moi-même
01:22:35avocate
01:22:36de victimes
01:22:38de pères et de mères
01:22:40comme vous
01:22:40qui ont des enfants
01:22:41qui ont été abusés
01:22:43ma question
01:22:44c'est pour éclairer
01:22:45un petit peu
01:22:46les téléspectateurs
01:22:47quand vous dites
01:22:48cet homme
01:22:50donc
01:22:50a été relâché
01:22:52j'imagine
01:22:52qu'il a quand même
01:22:53été mis sous contrôle judiciaire
01:22:55à minima
01:22:56un contrôle judiciaire
01:22:57ça nécessite
01:22:58donc un suivi
01:22:59et le fait
01:23:00de ne pas rentrer
01:23:01en contact
01:23:01avec les victimes
01:23:03est-ce que ça a été le cas ?
01:23:04il voit sa fille
01:23:05tous les matins ?
01:23:06non
01:23:06il n'y a pas de mesure
01:23:08d'éloignement
01:23:08aucune mesure
01:23:09d'éloignement
01:23:10donc déjà
01:23:11première anomalie
01:23:13parce que là
01:23:14on parle non pas
01:23:14en plus d'agression sexuelle
01:23:16mais on parle de viol
01:23:16en plus d'une victime
01:23:18mineure
01:23:19qui a déjà été
01:23:21abusée
01:23:22si j'ai bien écouté
01:23:23votre discours
01:23:24donc d'une fragilité
01:23:25extrême
01:23:26qui doit avoir
01:23:27des réminiscences
01:23:28en permanence
01:23:29c'est pour ça
01:23:29que vous expliquez
01:23:30qu'elle ne dort plus
01:23:31qu'elle pleure
01:23:32tous les soirs
01:23:32et de surcroît
01:23:34vous avez
01:23:34un psychiatre
01:23:36qui vous dit
01:23:37écoutez monsieur
01:23:38peut-être que cet homme
01:23:39finalement
01:23:40pour une altération
01:23:42du discernement
01:23:43ou une abolition
01:23:43du discernement
01:23:45va être jugé
01:23:46irresponsable
01:23:47pénalement
01:23:48et ne sera pas
01:23:49condamné
01:23:49mais déjà
01:23:50c'est impossible
01:23:51pour un professionnel
01:23:52psychiatre
01:23:53d'évoquer ça
01:23:54à des parties civiles
01:23:56parce que
01:23:56je vois l'état
01:23:57dans lequel vous êtes
01:23:58monsieur
01:23:58et on le serait à moi
01:23:59mais vous êtes
01:24:00totalement désabusé
01:24:02vous êtes perdu
01:24:02et donc si vous avez
01:24:04un professionnel
01:24:05juge des libertés
01:24:07qui n'a pas
01:24:09demandé une détention
01:24:09provisoire
01:24:10pour cet homme
01:24:11et un psychiatre
01:24:12qui vous dit
01:24:12vous savez
01:24:13peut-être qu'il ne fera
01:24:14pas de prison
01:24:15comment vous voulez
01:24:16parler comme ça
01:24:17aux victimes
01:24:18il y a des dysfonctionnements
01:24:19de tous les côtés
01:24:20et je vous donne tout de suite
01:24:22la parole Rudy
01:24:22moi le sentiment que j'ai
01:24:23en vous entendant
01:24:24et en vous voyant
01:24:25c'est que
01:24:25il y a deux hommes
01:24:26qui ont volé
01:24:27la jeunesse
01:24:27de votre fille
01:24:28et il y a un système
01:24:29judiciaire
01:24:30qui vous punit
01:24:30par-dessus cela
01:24:31et c'est vraiment
01:24:32le sentiment
01:24:33que l'on a
01:24:34je vous rends la parole
01:24:35pardonnez-moi
01:24:38oui exactement
01:24:39au point de vue de justice
01:24:40j'y crois plus du tout
01:24:41de toute façon
01:24:41la justice
01:24:43malheureusement
01:24:44honnêtement
01:24:44je vous dis la vérité
01:24:45quand je suis descendu de Paris
01:24:47je suis allé le chercher
01:24:47directement chez lui
01:24:48je voulais lui mettre la misère
01:24:49comme il l'a fait à ma fille
01:24:52heureusement
01:24:52il n'était pas chez lui
01:24:54mais après j'ai réfléchi
01:24:55mes parents m'ont fait réfléchir
01:24:56mon travail m'a fait réfléchir
01:24:57heureusement qu'ils sont là aussi
01:24:59et
01:25:00heureusement que j'ai un soutien derrière
01:25:02mais que ma fille a un soutien derrière aussi
01:25:03mais c'est
01:25:05c'est incroyable
01:25:06parce qu'en plus de l'avoir violée
01:25:08il avait filmé en fait
01:25:09quand il l'a violée en direct
01:25:10donc
01:25:11c'est
01:25:12il y a tout un réseau derrière
01:25:13il y a tout un
01:25:16je ne sais pas quoi dire
01:25:17mais bref
01:25:18c'est
01:25:20c'est
01:25:20c'est malheureux
01:25:22mais il n'y a pas que moi
01:25:22dans ce cas
01:25:23ce que je veux dire
01:25:23il n'y a pas de même
01:25:24pour le victime
01:25:25il y a deux filles
01:25:26qui ont été violées aussi
01:25:28par cet homme-là aussi
01:25:31avant ma fille
01:25:32ces deux filles-là
01:25:33malheureusement
01:25:34elles ne sont pas constituées
01:25:34en partie
01:25:35en partie civile
01:25:36parce qu'elles ont peur
01:25:38parce que c'est tabou
01:25:39parce que
01:25:40c'est ce que j'ai dit aussi ailleurs
01:25:41c'est que ça coûte cher
01:25:42c'est
01:25:44vous savez
01:25:44la première affaire
01:25:47le monsieur
01:25:47il avait été condamné
01:25:48avec des dommages à intérêts
01:25:49parce qu'en soi
01:25:50c'est quand même
01:25:50au départ
01:25:50ça coûte un peu cher
01:25:53normalement
01:25:53s'il ne payait pas
01:25:54les dommages à intérêts
01:25:55son sursis
01:25:56son spi
01:25:57puis tombait
01:25:58et
01:25:59il ne s'est pas tombé
01:26:00il a payé zéro
01:26:02il n'y a jamais de sanctions
01:26:04il n'y a jamais de sanctions
01:26:05et c'est insupportable
01:26:07Rudy
01:26:07je suis désolé
01:26:08parce qu'on arrive au bout
01:26:09de cette émission
01:26:09et je voulais vraiment
01:26:11vous donner le plus
01:26:11de place possible
01:26:13parce que votre témoignage
01:26:14il nous émeut tous
01:26:15je me permets de dire
01:26:16que
01:26:17vous avez bien fait
01:26:18de vous contenir
01:26:20et ne pas céder
01:26:20à cette
01:26:21à cette terrible envie
01:26:22d'en découdre
01:26:23vous même
01:26:24parce que
01:26:25évidemment
01:26:25on peut imaginer
01:26:26que
01:26:27les conséquences
01:26:28elles seraient terribles
01:26:28pour vous encore plus
01:26:29pour votre famille
01:26:30votre fille
01:26:31et votre femme
01:26:32et tous les gens
01:26:33qui vous aiment
01:26:34ont besoin de vous
01:26:35en liberté
01:26:36et le plus conscient possible
01:26:37de la réalité
01:26:38de ce qu'il faut faire
01:26:39donc
01:26:40bravo pour votre courage
01:26:41bravo pour votre témoignage
01:26:42je pense que
01:26:43tous les français
01:26:44qui nous regardent
01:26:44sont derrière vous
01:26:45et comprennent
01:26:46votre détresse
01:26:47qui est absolue
01:26:48et qui est visible
01:26:49on gardera le contact
01:26:50si vous le voulez bien
01:26:51et on continuera
01:26:52de prendre des nouvelles
01:26:54de vous
01:26:54on pense très très fort
01:26:55à votre famille
01:26:56à votre petite fille
01:26:57à vous même
01:26:58également
01:26:59dans ce moment
01:27:00terrible
01:27:00merci beaucoup
01:27:01d'avoir été sur l'antenne
01:27:02de CNews
01:27:03bon
01:27:04c'est terrible
01:27:05d'entendre ce témoignage
01:27:06malheureusement
01:27:06on n'a plus le temps
01:27:06parce qu'on doit rendre l'antenne
01:27:07on va avoir la conférence
01:27:08de presse
01:27:09des parents
01:27:10et de l'avocat
01:27:10des parents de l'IANA
01:27:12en direct
01:27:12chez Laurence Fermer
01:27:14et Rari
01:27:14dans une poignée de secondes
01:27:15donc
01:27:15merci beaucoup
01:27:16d'avoir été avec nous
01:27:17cette affaire
01:27:18elle continue de nous tenir
01:27:19en haleine
01:27:19elle continue de
01:27:20provoquer l'effarement
01:27:21des français
01:27:22et vous restez sur
01:27:23sur l'antenne
01:27:24pour les analyser
01:27:26et les commentaires
01:27:26à tout de suite
01:27:27dans
01:27:28Punchline sur CNews
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