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Amusant
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00:0019h-20h, Cache sur table sur Arabel.
00:07Bonsoir, bonsoir à tous, bienvenue dans une nouvelle édition de Cache sur table.
00:12Ce soir, Bruxelles est-elle devenue plus sale ou est-ce notre regard qui a finalement changé
00:17entre incivilité, manque de moyens, responsabilité politique, la propreté de la capitale fait débat ?
00:24Alors ce soir, on a pas mal d'invités pour nous en parler.
00:27Tout d'abord, Déborah Lorenzeno, qui est échevine de la propreté publique à Scarbec, Défi, bonsoir.
00:32Bonsoir.
00:33Également avec nous, Adèle Lassouli, porte-parole de Bruxelles-Propreté, bonsoir.
00:37Bonsoir.
00:38Également, Simon de Bayer, échevin de la propreté publique PTB à Forêt.
00:42Bonsoir.
00:43Et devrait nous rejoindre normalement dans quelques instants, Vincent DeWolf, bourgmestre d'Etherbec et maire.
00:48Alors, une question pour lancer un petit peu et planter le décor.
00:51Bonsoir, quand on se promène aujourd'hui à Bruxelles, beaucoup parlent d'une ville plus sale qu'avant.
00:58Est-ce que c'est un ressenti ou finalement une réalité mesurable, Adèle Lassouli ?
01:03Alors moi, quand on me demande si Bruxelles est sale, je réponds non.
01:08Je réponds qu'elle est sans doute sale à certains endroits, qu'elle souffre de propreté ou d'un manque de propreté à certains endroits.
01:15Mais il y a certains quartiers de la capitale qui sont particulièrement propres.
01:18Je suis bruxellois de naissance, je me promène à Bruxelles quotidiennement, à pied, à vélo, en prenant les transports en commun.
01:25Il y a des endroits qui sont particulièrement propres et des zones, malheureusement, qui présentent de graves carences, de graves lacunes en termes de propreté.
01:33Je dirais que Bruxelles fait face à de nombreux défis en matière de propreté, mais comme n'importe quelle ville européenne, n'importe quelle ville importante sur le continent européen.
01:46Donc, je ne dirais pas forcément que Bruxelles est sale.
01:49Alors, Adèle Lassouli, je rappelle que vous êtes porte-parole du Bruxelles Propreté. Est-ce qu'on a quelques chiffres clés sur la propreté aujourd'hui pour illustrer la situation à Bruxelles ?
01:59Alors, des chiffres chez Bruxelles Propreté, on en a beaucoup. Beaucoup de chiffres. Encore faut-il pouvoir prendre le temps de les interpréter.
02:06J'en ai retenu peut-être trois ou quatre pour vous. Le premier concerne les dépôts clandestins, parce qu'on est aujourd'hui particulièrement sensible à cette question-là.
02:15Le public est particulièrement sensible à la question des dépôts clandestins. Chez Bruxelles Propreté, on évacue et on a évacué en 2024 quelques 5 000 tonnes de déchets clandestins, de gros déchets clandestins.
02:29Il y a encore 5 à 6 ans, on tournait autour de 3 000 tonnes. Donc, on voit qu'il y a eu une augmentation substantielle.
02:35Alors, c'est toujours difficile, intellectuellement, si on veut être tout à fait honnête, c'est toujours difficile de se dire, est-ce que c'est parce que l'incivisme est en pleine recrudescence ?
02:45Ou est-ce que c'est parce que le public est de plus en plus sensible et a des outils aujourd'hui pour faire des signalements ?
02:51Je pense par exemple à l'application Fix My Street. Ou est-ce que c'est parce que Bruxelles Propreté est de plus en plus agile ?
02:56Moi, je pense qu'il y a sans doute un petit peu de tout ça.
02:59Puis, un autre chiffre aussi très important, c'est le nombre de PV qui ont été signifiés par Bruxelles Propreté et les services de recherche et de verbalisation à l'agence.
03:08On est à plus de 3 100 PV en 2025. Je vais encore vérifier les chiffres.
03:12Sur ces 3 100 PV, la grosse moitié concerne des sacs qui sont sortis au mauvais horaire et qui ne sont pas triés.
03:20Et puis, un gros millier de PV concernent des dépôts clandestins et qui sont avec des personnes qui sont prises en flagrant délit via le réseau de caméras.
03:28Oui, on y reviendra sur la répression et la prévention. Je me tourne vers vous, Déborah Lorenzino.
03:33Askerbeck est souvent citée dans les débats sur la propreté. Est-ce que votre commune est plus touchée que les autres ?
03:40Ou c'est simplement plus visible, finalement ?
03:42Oui, donc Askerbeck est une grande commune de la région bruxelloise.
03:45Et donc, elle est sale, je dirais, comme les autres communes comparables de la région que peuvent être Andorlecht, Forêt ou d'autres.
03:53Donc, il faut pouvoir comparer des communes qui sont comparables.
03:56Ce qui est vrai, c'est qu'elle est une commune très densément peuplée, très fréquentée, qui possède la deuxième plus grande gare du pays,
04:05qui a des zones très commerçantes, des quartiers très denses, je l'ai dit.
04:09Et donc, aujourd'hui, on constate qu'une partie de l'espace public se salit beaucoup plus rapidement qu'on a les moyens de la nettoyer.
04:18Et je pense aujourd'hui qu'on ne doit plus essayer de nettoyer plus, mais qu'il faut agir sur les comportements.
04:23C'est là tout l'enjeu sur lequel on va devoir travailler à l'avenir.
04:28Vincent De Wolf, Bourgoumès-Déterbeck, est avec nous ce soir. Bonsoir.
04:31Bonsoir.
04:31Alors, votre commune, de l'autre côté, est parfois perçue comme un petit peu la plus propre.
04:35Est-ce que c'est une question de moyens, de gestion ou finalement de comportement des habitants ?
04:42Merci pour la question. C'est plutôt sympa d'entendre ça comme ça.
04:45Je pense que c'est assez vrai. Je ne suis pas sûr que ce soit lié à la taille de la commune.
04:51Ça peut être différent par quartier. Mais en tout cas, moi, j'étais le premier à Bruxelles comme bourgmestre à vouloir garder la propreté.
05:00Vous savez qu'un bourgmestre ou une bourgmestre, quand il ou elle prend ses fonctions, reçoit toutes les compétences.
05:05Et puis, au premier collège, je les distribue avec un accord de majorité.
05:08Et donc, voici maintenant 15 ans, je me suis dit que la propriété et aussi la sécurité, ce sont deux questions fondamentales dans une commune.
05:18Et j'en ai marre qu'il fasse ça. C'était à l'époque le service des travaux, spécifiquement, qui s'occupait de la propriété.
05:25C'était que le nettoyement. Et évidemment, quand il y avait d'autres tâches, c'est toujours des ouvriers de la propriété qu'on n'en voyait à faire autre chose.
05:31Et donc, j'ai vraiment créé un service de propriété indépendant.
05:34J'ai engagé avec le collège un coordinateur de propriété qui ne fait que ça.
05:39Et on a fait bien plus que du nettoyement.
05:42On y reviendra en détail tout à l'heure.
05:44Non, mais c'est important de savoir qu'on a créé, et puis on en reparlera, mais je veux dire, on a fait de la prévention, on a créé des mecs.
05:50Alors, ce ne sont pas nécessairement des mecs, ce sont des femmes et des hommes.
05:53Ce sont des médiateurs éco-citoyens qui vont soler aux portes, qui font de la prévention,
05:57qui expliquent quand il faut sortir, ils ne vont pas sortir les sacs poubelles.
06:00On a créé une déchetterie mobile, on a, et ça, vous l'avez fait à Scarbec aussi, je pense, mis des caméras mobiles pour pouvoir, à tout moment, pouvoir faire de la répression.
06:11On a créé de toutes pièces, ça n'existait pas, une brigade répression avec huit personnes.
06:16Et on a créé de toutes pièces un service d'étagage qui est particulièrement efficace.
06:19Actuellement, les hommes me disent, monsieur, on détaque plus vite qu'il ne tague.
06:24Et donc, on a enlevé 1800 tags l'année passée, et ça, c'est très très important.
06:28Voilà, j'ai déjà pensé un petit...
06:31Mais c'est devenu une priorité du collège, la propreté, et je pense que ça se voit.
06:35Alors, Simon Debert, je rappelle que vous êtes échevin de la propreté publique, PTB à Forêt,
06:40vous parlez souvent de services publics sous pression.
06:43Est-ce que, d'après vous, la saleté, entre guillemets, c'est un symptôme d'un manque d'investissement ?
06:48Oui, très clairement. Donc, si on prend Bruxelles, parce que c'est valable pour l'ensemble des communes,
06:53on est quand même une capitale internationale, avec 350 000 navetteurs par jour, 10 millions de touristes.
07:01On voit qu'on a une capitale très jeune, les jeunes utilisent beaucoup plus l'espace public.
07:04Et donc, forcément, ça a des conséquences en termes de propreté.
07:07On a aussi une population de beaucoup d'origine, qui bouge beaucoup,
07:10qui parfois a pris d'autres règles de propreté, parce que les services fonctionnent différemment ailleurs.
07:15Et donc, on a besoin de financements qui soient à la hauteur d'une métropole internationale,
07:20en fait, et on a plutôt un financement qui ressemble à celui d'une ville moyenne.
07:24Et donc, je pense que si on veut relever le défi de la propreté,
07:26évidemment qu'on peut améliorer toute une série de choses avec les moyens existants.
07:29Et c'est ce qu'on fait comme échevin, comme échevine, tous les jours.
07:33Mais c'est clair qu'il faudrait avoir plus de moyens.
07:36Et donc, pour ça, on a besoin d'un refinancement de Bruxelles,
07:38parce que ce n'est pas que pour les communes, c'est aussi pour notre agence régionale.
07:41Je pense que le financement, c'est souvent le nerf de la guerre, et pour la propreté, c'est vrai aussi.
07:45Alors, vous parlez de Bruxelles, capitale internationale.
07:48Justement, est-ce que Bruxelles est réellement plus sale encore, j'utilise ce mot souvent,
07:52que d'autres grandes villes européennes, comparables à Delassouli ?
07:55C'est ce que je disais il y a un instant.
07:57Je pense que Bruxelles, à certains endroits, dans certaines zones, dans certaines communes,
08:02connaît des problématiques qui sont tout à fait différentes
08:04de celles qu'on peut rencontrer en première couronne,
08:07de celles que Mme Lorenzino peut rencontrer à proximité de la gare du Nord,
08:11où on a des publics en errance, un public marginalisé,
08:14où on a des problèmes de toxicomanie,
08:16donc les problèmes déturbés que ne sont pas ceux d'Ouelu et Saint-Pierre ou d'Odergame.
08:20Donc, dire que Bruxelles est sale et faire comme ça des constats en porte-pièce,
08:24moi, c'est quelque chose qui m'énerve un petit peu.
08:28Je pense que, et encore une fois, il faut le marteler,
08:30Bruxelles est salie beaucoup plus qu'elle n'est sale.
08:34Il va falloir travailler beaucoup plus sur les comportements, mais pas que,
08:37parce qu'il ne faut pas non plus responsabiliser à outrance les individus,
08:42pouvoir travailler sur des dispositifs qui sont capables d'accueillir les encombrants,
08:47faciliter la vie des Bruxellois.
08:50C'est là aussi qu'on nous attend en tant que service public.
08:52Et donc, il y a un travail qui est fait, qui est réalisé,
08:56notamment au niveau des Roci-Parc-Mobiles,
08:57qui sont ces dispositifs itinérants qui sont proposés à Forêt,
09:01qui sont proposés à Ascarbeck, par exemple,
09:04où là, on essaye deux fois par an de programmer des campagnes, des semaines,
09:09et on va jusque dans les quartiers au plus proche des citoyens
09:12pour leur permettre d'évacuer toute une série de déchets,
09:14que ce soit des déchets chimiques, des petits déchets chimiques, des encombrants.
09:18Et ça, évidemment, c'est important.
09:20On doit pouvoir continuer à offrir des services adéquats aux Bruxellois.
09:24On est en train de travailler sur la programmation d'un nouveau Roci-Parc-Mobiles à Jette.
09:28On en a déjà six aujourd'hui.
09:31C'est pas mal, mais c'est loin d'être suffisant par rapport à la densité bruxelloise.
09:37Et il faut travailler sur des solutions comme celle-là
09:39pour lutter contre ce sentiment de saleté
09:43qui revient dans toutes les enquêtes de sécurité.
09:45C'est, comme l'a dit le bon maître d'Etherbeck, M. De Holfe,
09:48la propreté et la sécurité, c'est vraiment les deux mamelles d'une problématique
09:53qui revient de manière très récurrente dans le débat public.
09:57Déborah Lorenzino, est-ce que Bruxelles peut ou doit faire mieux
10:01pour, disons, polir cette vitrine de capitale de l'Europe ?
10:04C'est clair qu'aujourd'hui, on remarque que, en tout cas,
10:08les citoyens se plaignent beaucoup, je pense, à raison pour certains quartiers de la propreté.
10:12Et donc, on doit, il est du devoir des autorités publiques de faire mieux.
10:18Alors, peut-être que j'anticipe un petit peu sur la suite du débat,
10:21et M. Lassouli me voit venir.
10:22Mais donc, il y a, je pense, un point qui, pour moi, est un point noir total à Bruxelles.
10:28C'est le système de collecte en porte-à-porte
10:30qui, de facto, amène des sacs poubelles quasi quotidiennement
10:34au sein de la région bruxelloise, dans les rues.
10:37Et avec les sacs poubelles, on y retrouve plein d'autres choses.
10:40Je pense que le système est dépassé.
10:43On a vu que dans d'autres villes européennes,
10:44où on avait changé le cadre et qu'on était passé
10:48à un système de points d'apport volontaire,
10:50ça permet de sensiblement améliorer les choses.
10:53Je pense que c'est clairement une direction dans laquelle
10:56on doit s'inscrire progressivement, mais certainement.
10:59Votre avis, Vincent DeWolf, sur ce système de collecte porte-à-porte ?
11:05Oui, donc, tout d'abord pour M. Lassouli,
11:07parce qu'il est nouveau dans ses fonctions,
11:08et je suis heureux de voir qu'il est...
11:10Ça fait quand même trois ans, quasiment trois ans, M. DeWolf.
11:12Mais bon, on est toujours en apprentissage.
11:14Moi, ça fait 34 ans, donc évidemment, chacun son point de vue.
11:18Mais je dis ça parce qu'on était la première commune
11:20à inventer la déchetterie mobile.
11:22Ça n'existait nulle part.
11:23Et on n'a pas de mérite, enfin, on en a,
11:25mais c'est parce qu'on n'a pas de possibilité
11:28spatiale de créer une déchetterie.
11:30On ne sait pas le faire physiquement.
11:32Et donc, c'est un fonctionnaire qui a inventé ça,
11:34qui a proposé, qui est venu me voir en disant,
11:36si on allait quartier par quartier, dans cinq quartiers,
11:38mais là, ce n'est pas deux fois par an,
11:40c'est tous les mois.
11:41C'est une idée géniale.
11:42C'est tous les mois, sauf durant les mois d'été,
11:44et donc ça marche vraiment bien.
11:46Alors nous, on est membre aussi d'une association
11:48des villes en propreté.
11:49On a été les premiers à Bruxelles
11:50à se faire membre des associations.
11:52Et c'est intéressant parce qu'il y a des études.
11:54Est-ce que ça met plus de poubelles ?
11:55Est-ce que c'est mieux ?
11:58C'est des bonnes pratiques.
12:00C'est le BPU, je pense.
12:01Oui, c'est ça.
12:03On est plusieurs en est membres, en effet.
12:05Oui, oui, mais donc, voilà,
12:06ce n'était pas mon initiative à l'époque.
12:08C'était l'Echewin-Guten qui s'occupait de la propriété.
12:11Elle était la première à se faire membre de cette association.
12:14C'est assez vertueux.
12:15Les sacs, alors oui, le problème, c'est quoi ?
12:18C'est les containers.
12:18Parce qu'il y a le problème des rats.
12:22Avec notamment les déchets de toute nature
12:26qui peuvent attirer les rongeurs, les corneilles, les renards, les rats.
12:30C'est une véritable calamité.
12:33Quand vous avez des sacs qui s'ouvrent, qui sont écrasés,
12:35éclatent dans la rue, évidemment, avec un coup de vent, c'est partout.
12:39Évidemment, Bruxelles, le sous-sol est compliqué.
12:41Il y a des canalisations partout.
12:43Je me bats positivement avec l'ABP.
12:46Et on va y arriver pour la place Jourdan,
12:48qui est un peu une place qui a un fort emblématique,
12:50juste à côté de l'Union européenne,
12:52de pouvoir enfouir, évidemment, dans des containers enterrés.
12:56C'est compliqué, mais c'est une solution.
12:59Le problème aussi des collectes.
13:00On ne va pas refaire tout le débat.
13:02Je m'étais un petit peu battu avec M. Marron à l'époque
13:04parce que la façon dont ça avait été conçu,
13:06ce n'était pas top, mais ça s'est amélioré.
13:08Oui, c'est vrai que le problème des sacs
13:12est souvent un indice de malpropreté important.
13:17Maintenant, il y a quand même des collectes la nuit, le soir.
13:19C'est amélioré, mais c'est loin d'être parfait.
13:23L'exiguïté des rues, l'ancienneté de la ville,
13:26la densité de la ville rend complexe ce phénomène.
13:30Alors, Simon Debert, votre avis, justement,
13:32est-ce qu'il faudrait revoir, réformer un petit peu
13:34le système actuel de collectes porte-à-porte, notamment ?
13:38Oui, je pense qu'il y a beaucoup de villes
13:40qui ont changé leur système de collecte des déchets
13:44et que Bruxelles, ça devrait passer par là aussi.
13:46Après, on l'a expliqué, c'est compliqué.
13:49Bruxelles est particulièrement dense.
13:517000 habitants au kilomètre carré en moyenne,
13:53c'est plus qu'une ville comme Berlin.
13:55On doit tenir compte aussi des particularités de Bruxelles.
14:00Mais beaucoup d'habitants me disent,
14:02les rues ne sont jamais aussi sales
14:03qu'après le passage des camions poubelle.
14:05Et donc, on a un problème à ce niveau-là.
14:06Je pense que des sacs déjà de meilleure qualité,
14:09ça pourrait aider parce que c'est aussi un problème.
14:11On travaille déjà à essayer d'augmenter le nombre de containers,
14:14par exemple, dans les immeubles qui peuvent en bénéficier.
14:17Donc, ça, ce sont des solutions intermédiaires.
14:18Utiliser les containers pour les sacs oranges.
14:20Mais fondamentalement, ce système de collecte de déchets
14:23est assez archaïque.
14:25Dans beaucoup de pays, ça ne fonctionne pas comme ça.
14:26Et donc, il y a aussi des difficultés pour des nouvelles populations
14:29qui arrivent de comprendre bien les heures.
14:31Parce que parfois aussi, les tranches sont particulièrement courtes.
14:35Et donc, c'est un ensemble de choses qui rend, à mon avis,
14:37ce système un peu obsolète.
14:39Et donc, il faudrait l'améliorer, changer.
14:42Mais ça, ça demande de grands investissements.
14:44Et donc, ça doit se faire au niveau de la région.
14:46Et pour ça, il faut, je reviens au début,
14:47mais il faut de l'argent, il faut un masterplan.
14:49Et ce n'est pas les communes, elles seules,
14:51qui peuvent mettre ça en place.
14:52Le nerf de la guerre, bien évidemment.
14:54Une réponse, une réaction peut-être, Adèle Lassouli.
14:56Je sais que Bruxelles-Propreté, il faut beaucoup de travail sur le terrain.
15:00Est-ce qu'on pourrait revoir aussi un petit peu ?
15:02Alors, on n'est pas nulle part.
15:04Sur la question des conteneurs enterrés,
15:05on a 43 sites aujourd'hui où on a ce qu'on appelle des espaceries.
15:09C'est principalement des bâtiments neufs,
15:12des sites où des promoteurs ont construit des bâtiments
15:16pour des habitations de plus de 150 appartements.
15:19Donc, on a aujourd'hui 43 espaceries avec des conteneurs enterrés.
15:24On a mené une étude ces derniers mois, ces dernières années.
15:28On a fait un benchmark de villes européennes, de villes belges.
15:31Et on voit que, par exemple, une ville comme Anvers a fait marche arrière,
15:35a fait un virage net par rapport à la question des conteneurs enterrés
15:39parce que ça génère également d'autres problèmes,
15:42notamment la question des dépôts clandestins.
15:44Et donc, on a pu observer à travers ces études,
15:46en interrogeant différentes municipalités,
15:49que la problématique des dépôts clandestins,
15:51elle a tendance à s'accentuer avec le temps par rapport aux conteneurs enterrés.
15:55Ce qui ne veut pas dire qu'on est contre le principe
15:57puisque, de toute façon, c'est aux politiques et aux prochains exécutifs
16:01de décider ce qu'il a envie de faire et ce qu'il fera.
16:04Mais c'est important de savoir qu'on présente souvent cette solution
16:07comme une solution magique, une solution miracle.
16:10Notre avis, c'est que ça peut marcher dans certains quartiers,
16:14dans des quartiers qui sont moins densément peuplés,
16:16où il y a de la place.
16:17Je mets au défi n'importe quel décideur, n'importe quel élu local,
16:22de trouver de la place pour des conteneurs enterrés
16:24dans une commune comme Saint-Jos.
16:25Avec les impétrants, il n'y a pas de cadastre des tuyaux
16:29qui passent sous les pavés.
16:31Donc, c'est très compliqué de mettre ça en place.
16:33Deuxième petit bémol que nous voyons à l'agence,
16:36c'est les résultats en termes de tri.
16:38On est très attendus au niveau européen en termes de recyclage.
16:42On doit arriver d'ici 2030 à 60% de fractions qui sont recyclées.
16:48On constate que dans les conteneurs enterrés,
16:49il y a une forme de déresponsabilisation, de démission.
16:52C'est un peu cacher le déchet que je ne saurais voir.
16:56Et là, on voit que les résultats sont catastrophiques
16:57par rapport à la fraction déchets alimentaires.
17:01Ça se retrouve mélangé aux déchets résiduels.
17:03Et donc, on se retrouve avec des fractions qu'on pourrait valoriser
17:05via biométhanisation ou via compost.
17:09Et malheureusement, des fractions qu'on doit incinérer.
17:11Donc là aussi, c'est une gabegie totale.
17:14Alors, on y travaille.
17:15On pourrait imaginer des maillages par quartier
17:18avec des quartiers où on pourrait travailler en sac,
17:21des quartiers où on pourrait travailler en conteneurs enterrés
17:24et travailler sur la complémentarité.
17:26Encore un chiffre.
17:27On a fait une estimation à l'agence.
17:29Si on devait basculer d'un système de sac
17:32vers un système de conteneurs enterrés,
17:34ça coûterait à la collectivité quelques 200 millions d'euros.
17:38Donc ça, c'est aussi un chiffre à prendre en compte.
17:40Si à un moment donné, les décideurs et les gens
17:43qui seront au gouvernement, qu'on appelle de tous nos voeux,
17:47évidemment, décident à un moment donné
17:49de passer du système de collecte en porte-à-porte
17:51à un système comme celui-là, ça va coûter de l'argent.
17:54Encore une chose.
17:55On a une population qui est vieillissante à Bruxelles.
17:59Je ne vais pas rentrer dans des considérations démographiques.
18:02Mais en échangeant avec beaucoup de gens,
18:06la question de l'accessibilité à des personnes qui ont des modes de vie
18:09beaucoup plus sédentaires, à des PMR,
18:12si vous devez leur demander de parcourir 50, 60 mètres, 100 mètres
18:15avec des sacs poubelles,
18:17c'est particulièrement problématique aussi.
18:20En tout cas, c'est aussi un frein dont il faut pouvoir tenir compte.
18:24Mais nous sommes ouverts à toutes ces propositions d'innovation
18:28et il y a énormément d'études et de réflexions sur la table aujourd'hui.
18:32Nous, on a distribué gratuitement, mais ça ne marche pas dans tous les quartiers.
18:37Il faut reconnaître que dans les grands immeubles d'appartements,
18:40s'il n'y a pas de gestion de conteneurs avec des concierges qui n'existent plus
18:45et des locaux adéquats, c'est compliqué.
18:47Mais on a distribué quand même plusieurs centaines de poubelles
18:49de 60 ou 80 litres noires, floquées, avec le nom du bâtiment,
18:54avec l'adresse et le numéro.
18:57Ça marche très bien.
18:58Ça marche bien.
19:00Alors, il faut aussi, parce que moi je suis dans un quartier comme ça,
19:02donc j'ai aussi reçu la poubelle.
19:04On en a deux.
19:06Si vous laissez votre poubelle en deux heures après le passage,
19:09elle est remplie.
19:10Tous les gens qui passent utilisent votre poubelle,
19:12mais ça c'est juste pour faire un petit sourire.
19:14C'est une solution, mais qui est partielle,
19:16parce que dans certains quartiers très denses,
19:18on peut parler de Saint-Jos,
19:20mais il y a ça aussi, par exemple à la chasse,
19:21dans différents quartiers sur Réthermé,
19:23ça ne marche pas parce que les gens n'ont pas la place pour stocker.
19:26Donc je crois qu'il faut avoir une multitude de possibilités,
19:29mais celle-là, la distribution,
19:30chaque année on en achète, on distribue,
19:33on profite pour faire des points de distribution,
19:36on profite pour que les médiateurs éco-citoyens soient là,
19:38pour éduquer les gens à la propriété,
19:40pour leur donner la mentalité par rapport à ça,
19:44et ça c'est une piste de solution partielle.
19:46Alors, Simon Debert,
19:48beaucoup de citoyens se posent la question,
19:50est-ce que c'est les sacs poubelles qui s'allissent le plus,
19:53ou bien il y a les particuliers,
19:54les commerces, les chantiers, les événements,
19:56ou c'est un peu de tout à la fois ?
19:58Qui est le principal responsable ?
20:00C'est un peu de tout.
20:01Je pense qu'on doit,
20:02voilà, on est une ville très dense,
20:04donc si je prends forêt,
20:05c'est 9000 habitants au kilomètre carré,
20:06mais de ça, il faut retirer quand même
20:08deux grands parcs et un zoning industriel très grand aussi.
20:11Donc en fait, on est à certains endroits,
20:13on est à 20 000 habitants au kilomètre carré,
20:15donc nécessairement, ça génère plus de saleté.
20:19Beaucoup de personnes qui vivent dans des petits appartements aussi,
20:21qui ne savent pas quoi faire de leurs déchets.
20:22Donc ça, c'est aussi un petit appel à Bruxelles Propreté
20:26pour dire que si on passe de deux collectes à une collecte
20:28dans certains quartiers,
20:29ça va vraiment être très compliqué pour les gens.
20:31Et donc, on a tout ça,
20:33on a des nouvelles populations,
20:34j'ai dit qu'elles ne connaissent pas les règles encore maintenant.
20:36Quand on a fait le triathlon de la propreté
20:38avec Bruxelles Propreté il y a quelques mois,
20:42on s'est rendu compte qu'il y avait encore un certain nombre de gens
20:43qui ne connaissaient pas les horaires de sortie des sacs poubelles.
20:47C'est que 5%,
20:48mais 5%, ça suffit dans une rue pour générer pas mal de nuisances
20:51pour les dépôts clandestins.
20:53Je fais le raccourci.
20:54Pour les encombrants qui se transforment en dépôts clandestins,
20:57c'est 17% des gens qui n'étaient pas au courant de comment faire.
21:00Donc, je pense qu'à Bruxelles,
21:02on a vraiment une ville multiculturelle, très dense.
21:07Et donc, tout ça génère beaucoup plus de saleté
21:10que dans d'autres villes qui sont moins densément peuplées
21:13ou qui bougent moins que Bruxelles.
21:16Oui, si vous me permettez, je rebondis sur ce que dit M. Debert,
21:20parce qu'en fait, le véritable problème à Bruxelles,
21:23c'est le turnover de population.
21:26Et donc, forcément, quand vous avez un grand turnover d'habitants,
21:29vous n'avez pas le même sentiment d'appartenance.
21:31Et c'est ce qu'on observe.
21:32On voit des communes de la Deuxième Couronne, par exemple,
21:35où il y a un turnover qui est moindre,
21:37notamment dans votre commune, me semble-t-il,
21:40ou des communes comme au lieu Saint-Pierre,
21:41ou au lieu Saint-Lambert,
21:44ce sont des communes où il y a forcément un sentiment d'appartenance
21:46et un contrôle social qui est beaucoup plus fort
21:49que dans des communes où il y a en permanence
21:51des mouvements de va-et-vient,
21:53avec des populations qui ne connaissent pas les règles
21:55ou qui ont tendance à les oublier.
21:58Je dis ça en ne stigmatisant personne,
22:00mais le turnover, c'est vraiment aussi une façon de...
22:03C'est un prisme à travers lequel il va falloir pouvoir travailler.
22:09– Oui, je vais dire.
22:09– Très rapidement, là-dessus, si vous permettez,
22:10parce que c'est toujours agréable de se faire comparer
22:12à Saint-Lambert ou à Saint-Pierre,
22:14mais ce n'est pas vrai, en fait.
22:16– Peut-être pas pour tous les quartiers détourbés,
22:17car je le concède.
22:18– C'est absolument pas vrai.
22:20Parce qu'il y a un facteur qu'il ne faut pas sous-estimer
22:22et qui n'existe pas dans ces communes-là,
22:24mais qui existe dans les communes du centre,
22:26c'est le Airbnb.
22:27Le Airbnb, c'est une véritable catastrophe
22:29du point de vue de la propreté.
22:31Donc, quand vous êtes à Jourdain, vous remontez toutes les rues
22:33qui vont jusqu'aux deux rues, mais au-delà,
22:35y compris dans les quartiers de Maison de Maître,
22:38là, sur l'avenue de l'Armée,
22:40vous avez du Airbnb partout,
22:41parce que ça rapporte un argent fou
22:43et ça détruit la ville.
22:45Parce que vous avez des gens qui arrivent pour deux nuits,
22:47trois nuits, en dernière minute,
22:49ils ne connaissent pas les règles,
22:50ils font n'importe quoi,
22:50ils doivent courir pour prendre leur avion,
22:52ils jettent leur sac par terre,
22:53ils ne connaissent pas les heures de collecte,
22:55ils ne connaissent pas les systèmes.
22:57Et en plus, sur Etherbeek,
22:58on a, en six ans, un turnover complet de la population.
23:02C'est-à-dire qu'il y a un tiers qui reste,
23:05mais les deux tiers tournent deux fois sur six ans.
23:08Et donc, c'est un vrai challenge de communication,
23:10c'est pourquoi on a fait ce système
23:11avec les médiateurs éco-citoyens,
23:13qui, plusieurs fois par an, vont sonner aux portes,
23:15ils parlent plusieurs langues,
23:16on fait des trucs dans plusieurs langues,
23:18parce que ce n'est pas seulement un problème
23:20de mauvaise volonté,
23:22c'est un problème de méconnaissance,
23:23mais il y en a aussi qui ne veulent pas comprendre,
23:26c'est pourquoi dans ma commune, par exemple,
23:29je ne pouvais plus supporter,
23:30comme dit, je n'ai pas vu de la poubelle,
23:31j'ai jeté à côté.
23:33Maintenant, moi, j'ai des poubelles
23:33qui sont jaunes flashies,
23:35qui ne peuvent plus être incendiées,
23:36elles sont en alu avec un cendrier incorporé,
23:40et ne pas l'avoir n'est plus possible.
23:42Et donc ça aussi, c'est une solution.
23:44Voilà, je vais donner la parole tout de suite
23:47à Déborah Lorenzino, c'est promis,
23:49mais juste après une petite pause,
23:50à tout de suite.
23:5519h-20h,
23:56Cache sur table, sur Arabel.
24:00Et on retrouve nos invités,
24:01Déborah Lorenzino,
24:02échevine de la propreté publique
24:04des filles à Scarbeck,
24:06Vincent Devolve,
24:06bon maître d'Etherbeck,
24:08humeur, bien évidemment,
24:08Simon Debet,
24:09échevine de la propreté publique PTB à Forêt,
24:12et Adèle Lassouli,
24:13porte-parole de Bruxelles,
24:14propreté qui est avec nous ce soir.
24:16Je vous aurais promis de donner tout de suite
24:17le micro après l'antenne,
24:19pour parler des comportements,
24:22si vous voulez bien présent.
24:23Est-ce que pour vous,
24:24c'est avant tout un problème d'incivilité ?
24:28Oui, bien sûr,
24:29donc on s'est fort focalisés
24:30sur le système institutionnel,
24:32les complexités en termes opérationnels,
24:36ici dans la première partie du débat,
24:37mais il ne faut pas oublier qu'avant tout,
24:39si une ville est sale,
24:40c'est parce que quelqu'un la salit,
24:41et donc c'est parce qu'effectivement,
24:43on est confronté à une recrudescence
24:45d'incivilité,
24:46à tout le moins depuis le Covid.
24:49Il est en effet important,
24:52je pense,
24:52de sans cesse rappeler les règles,
24:55c'est un travail sans fin,
24:56on va sonner à des portes dans un quartier,
24:58mais la population se renouvelle,
25:00les gens déménagent,
25:00il faut recommencer six mois,
25:02un an plus tard,
25:03et puis il faut le dire aussi,
25:05et les gens sont en demande,
25:06qu'on lutte vraiment
25:07contre ce sentiment d'impunité des salisseurs,
25:09il faut, lorsqu'il n'y a pas d'autre moyen,
25:13avoir le courage de verbaliser les habitants de sa commune,
25:17ce n'est pas quelque chose de facile,
25:18mais il faut pouvoir assumer cette responsabilité.
25:22Simon Debert,
25:23est-ce que les habitants aujourd'hui à Bruxelles
25:25sont suffisamment informés sur les jours de collecte,
25:27le tri et les règles à respecter,
25:29on en parlait en off tout à l'heure,
25:31c'est bien, mais vous pouvez mieux faire ?
25:33Oui, comme j'ai dit,
25:33on a organisé un triathlon de la propreté,
25:35en collaboration avec Bruxelles Propreté,
25:37et donc là, on a eu quelques informations,
25:38parce qu'il y a des portes à portes qui ont été faites,
25:40et donc oui, il y a encore des gens
25:41qui ne connaissent pas les règles,
25:4317% pour se débarrasser de ces encombrants,
25:47on a aussi lancé à échelle locale
25:49des portes à portes à nous,
25:51pour compléter l'offre qui a été faite
25:52par Bruxelles Propreté,
25:53aussi un peu sur le modèle des mecs,
25:55dont je viens à prendre l'existence,
25:57et donc on a fait quelques tests,
25:58notamment il y avait une rue
25:59où il y avait systématiquement,
26:01tous les soirs,
26:02des sacs non conformes
26:04sur une même oreille de trottoir,
26:06et donc on a identifié trois maisons
26:08avec une population qui ne parlait pas le français,
26:12et en fait, en sonnant et en discutant,
26:14on s'est rendu compte que
26:15la première dame à qui on a posé la question,
26:18elle a dit,
26:18ben oui, quand je suis arrivé,
26:19j'ai demandé à mes voisins
26:20qu'est-ce que je devais faire avec mes déchets,
26:22et ils m'ont dit,
26:23tu mets dans un petit sac,
26:24et tu les pousses sur le coin,
26:25et ce sera parti le lendemain.
26:26Donc en fait,
26:27cette légende urbaine se répétait
26:29avec chaque nouveau arrivant,
26:31et donc on se rend bien compte
26:33qu'il y a un manque de connaissances,
26:36notamment pour les personnes
26:37qui ne parlent ni français,
26:38ni néerlandais,
26:39et à qui on doit accorder
26:40une importance particulière.
26:41Qu'est-ce qu'on peut faire justement,
26:43Adèle Lassouli,
26:43pour renforcer cette prévention
26:45à l'aiselle communale ?
26:47Ce qu'on a fait jusqu'à présent
26:49et qu'on va continuer à renforcer,
26:50donc là on a travaillé sur les triathlons
26:51de la propreté,
26:52on l'a fait à Scarbet,
26:53qu'on l'a fait à Etterbet,
26:54qu'on l'a fait à Forêt.
26:55Je rappelle les principes
26:56de ce triathlon,
26:57c'est plusieurs phases.
26:58La première phase,
26:59c'est un moment de comptage,
27:01on compte le nombre de sacs poubelles
27:02qui n'ont rien à faire en rue
27:04à ce moment-là,
27:05et puis ensuite,
27:06on va sonner aux portes,
27:07on va rencontrer main dans la main
27:08avec les agents communaux,
27:10on va rencontrer la population
27:12des quartiers dits problématiques,
27:14ou en tout cas sur lesquels
27:15on a décidé de travailler
27:16avec les communes,
27:18on sonne à leurs portes,
27:19on rappelle un certain nombre de règles,
27:21on distribue un certain nombre d'outils,
27:24et puis dans la troisième phase,
27:25il y a une phase de verbalisation,
27:27où là, on fait mal au portefeuille,
27:30et on revient en dernière phase
27:32pour constater si oui ou non,
27:33il y a eu des améliorations.
27:35Alors de mémoire,
27:36je pense qu'à Forêt,
27:37on était entre la première phase
27:39et la dernière
27:39à une vingtaine de pourcents
27:41de salissures en moins,
27:44pour Scarbet,
27:46je pense qu'on tournait
27:46entre 15 et 20% de salissures en moins,
27:48et à Etterbet,
27:49qu'on a été particulièrement bon
27:51je ne dis pas bon uniquement
27:53du côté de l'agence,
27:54mais également avec la commune,
27:55puisqu'on a réussi à avoir 44%
27:57de sacs mal sortis en moins.
27:59Et donc ce qu'il va falloir faire
28:01à l'avenir,
28:02c'est de continuer ces opérations
28:03où l'on mêle la sensibilisation
28:05et la répression.
28:07On a fait sur cette opération
28:09550 PV,
28:12des PV qui en moyenne
28:15atteignent les 300 euros par PV.
28:18Et donc ce sont des messages
28:20qu'il faut renforcer,
28:22il faut taper sur le clou
28:23mois après mois,
28:25notamment avec ces triathlons
28:26de la propreté
28:26qui ont connu un certain succès.
28:27Si je pouvais simplement
28:28donner une intervention là-dessus,
28:30parce que nous,
28:31on a un peu inversé le système.
28:33Au lieu de,
28:33dans le vu tout de suite,
28:34tout de suite,
28:34ce qui est sur les trottoirs,
28:35on l'a montré,
28:37on l'a stigmatisé.
28:38On a été jusqu'à coloré en orange
28:40les crottes de chiens,
28:41par exemple.
28:42Et lorsqu'il y avait
28:43des dépôts clandestins,
28:44on mettait des barrières
28:45nadards là-autour
28:47avec des bâches
28:49qu'on a floquées à l'avance
28:50en expliquant ce que c'est,
28:52en disant que ça coûte combien,
28:53si on vous attrape,
28:54ça fera autant.
28:55Comme si c'était
28:55une scène de crime en fait.
28:56Oui, c'est ça.
28:56Voilà, exactement.
28:58Et alors on laisse ça
28:59un certain temps
28:59qu'on arrange avec
29:01les hommes de la propreté
29:01puis on l'enlève
29:02et donc ça crée petit à petit
29:03un changement de mentalité
29:05et rapidement sur les taxes,
29:06c'est quelque chose
29:07qu'on a inventé,
29:08personnellement je l'ai inventé,
29:10c'était d'en fait
29:12avoir un agent
29:13qui passe son temps
29:14à marcher en rue,
29:15à faire des photos
29:16des taxes qui sont
29:17sous les façades.
29:18On a une convention
29:19qui a été faite,
29:20qui a été votée
29:20en conseil communal,
29:21un règlement qui a été voté
29:22en conseil communal
29:23où on remet un avis
29:24dans la boîte
29:25et on dit aux personnes
29:26il y a un taxe
29:27sur votre façade.
29:28On a un service
29:29de délagage gratuit
29:30qui peut se faire
29:30dans un délai extrêmement court
29:32ou bien vous marquez un accord
29:33où on vient d'étaguer
29:34et vous signez la convention
29:35ou bien vous ne le faites pas
29:36et on vous taxe.
29:37Je peux vous dire
29:38qu'on ne taxe pas.
29:38Réaction des bornes en ronde.
29:39Évidemment que les gens
29:40marquent un accord
29:41pour qu'on vienne nettoyer
29:42et ça va vite.
29:43Oui, c'était pour compléter
29:44en matière de sensibilisation
29:46et de prévention.
29:47Il y a un aspect
29:47qui me tient particulièrement
29:49à cœur
29:49mais qui vise
29:50plutôt le long terme,
29:51c'est tout ce qui est
29:52sensibilisation
29:52avec les enfants
29:53dans les écoles
29:54ou à ce carré
29:55qu'on est très présent.
29:56Alors évidemment,
29:58ça porte ses fruits.
30:00C'est en espérant
30:01que l'adulte de demain
30:03soit sensible
30:04à cette question-là.
30:05C'est aussi un vecteur
30:06de discussion
30:08et de dialogue
30:09à la maison
30:10avec les parents
30:11et donc au travers
30:12des enfants
30:12aussi pouvoir toucher
30:13l'ensemble
30:14de la famille.
30:17Renforcer, oui.
30:19Je soutiens
30:20totalement cette idée.
30:22On a aussi en train,
30:22on a contacté
30:23toutes les écoles de forêt
30:24aussi pour faire directement
30:25des initiations
30:27à la propreté
30:28dans les écoles
30:28et on a même
30:29la chance d'avoir ouvert
30:30sous cette législature
30:31une école de la propreté
30:33toujours dans cette idée
30:35qu'il faut renforcer
30:36l'aspect sensibilisation.
30:38Nous, on a un plan
30:38propreté à trois niveaux
30:40sensibilisation,
30:42qualité du service
30:42et contrôle
30:43et donc cette école
30:44de la propreté
30:45qui est située
30:46dans un quartier
30:46bien spécifique
30:47organise des actions
30:49de sensibilisation,
30:50des permanences.
30:51On a engagé aussi
30:52une actrice
30:53qui travaille avec
30:53le service propreté
30:54mais sous un angle
30:55beaucoup plus ludique
30:56et qui va haranguer
30:57les gens,
30:58qui organise des spectacles,
30:59qui va aussi dans les écoles
31:01et on voit que ça
31:02apporte ses fruits
31:03et que c'est vraiment
31:04très efficace.
31:05Vincent de Walsh,
31:06renforcer les amendes
31:07c'est important
31:08mais aussi privilégier
31:10davantage la pédagogie,
31:11pédagogie pardon,
31:12c'est important de le rappeler.
31:13Oui, donc on organise
31:15mais vous aussi je suppose
31:16des clean-up day
31:17dans lesquels on...
31:19parce qu'il y a
31:20la densité scolaire
31:21la plus importante du pays,
31:23petites communes,
31:23des grosses écoles partout,
31:25on a Saint-Michel,
31:25on a Apsil,
31:27enfin je ne vais pas
31:28tous les citer
31:29mais on a des milliers
31:29des milliers d'élèves
31:30qui viennent tous les matins
31:31donc c'est aussi
31:32un élément qui salit la ville
31:34parce que quand on est
31:34adolescent,
31:36on est en révolte
31:36et donc on n'a pas envie
31:37de mettre dans la poubelle,
31:38on met à côté de la poubelle.
31:40Et donc on fait
31:41des clean-up day ensemble,
31:43on a des formations
31:43effectivement
31:44ensemble
31:47et moi je pense que
31:49l'aspect de la répression
31:52est important
31:53mais qu'il faut donner
31:54l'alternative
31:55et donc on est en train
31:57de mettre en place
31:57les sanctions alternatives
31:59en matière de propreté
32:00et ça c'est très important
32:01me semble-t-il
32:02parce que si vous recevez
32:03une médiation
32:05qui dit
32:06vous devez payer autant
32:07comme sanctions
32:07comme sac,
32:09donc sanctions communales
32:11mais vous pouvez ne pas
32:12le payer
32:12si vous faites telle
32:13opération de nettoyement.
32:14Moi je crois beaucoup à ça.
32:15On va démarrer ça
32:16et on va aussi mettre
32:17les jeunes là-dedans.
32:19On a une politique
32:19où les préfets
32:21ont été rencontrés,
32:22les directeurs
32:22ont été rencontrés
32:23et quand il y a des jeunes
32:24qui sont pris
32:24en flagrant délit
32:26d'une salissure
32:26et bien il y a une procédure
32:28qui évite qu'ils soient
32:29sanctionnés
32:29mais ils doivent alors
32:30aller chez le proviseur,
32:31le préfet,
32:32le directeur,
32:33les parents sont invités,
32:35il y a une explication
32:35et moi je crois effectivement
32:38ce changement de mentalité
32:39il est lent.
32:40J'ai des amis
32:41dont l'ancien
32:43échevine de propreté
32:43qui a été au Japon.
32:45Alors je ne dis pas
32:46que j'aimerais vivre au Japon
32:47parce que je pense
32:48que c'est nécessairement
32:49beaucoup plus carcérales
32:50et beaucoup plus sévères
32:51comme mode de vie
32:52mais c'est très impressionnant
32:53il n'y a aucune poubelle
32:54aucune poubelle
32:55et on mange par terre
32:56ils m'ont fait des photos
32:57et tout le monde
32:59a son contenant
33:00pour les déchets
33:01avec soi
33:01et personne ne jette rien
33:02en Suisse allemande
33:03c'est la même chose
33:04donc c'est aussi
33:05un problème de mentalité
33:06d'éducation
33:07et de respect
33:08des gens
33:09qui nettoient aussi des villes.
33:10Alors on va marquer
33:11une courte pause
33:12avant notre troisième
33:13et dernière partie
33:14ne bougez surtout pas
33:15vous êtes bien dans
33:15cas sur table
33:16sur Arabelle.
33:17Voilà en troisième
33:24et dernière partie
33:25qu'est-ce qu'on va faire
33:25maintenant concrètement
33:26je me tourne peut-être
33:27vers vous
33:28Déborah Lorenzeno
33:29pour voir d'abord
33:30quelles initiatives
33:30locales ont donné
33:32déjà des résultats
33:33concrets dans votre
33:34commune Ascarbet.
33:34Oui alors il y a deux
33:36initiatives particulières
33:37que je souhaiterais
33:39mettre en avant
33:39la première c'est
33:41alors elle n'est pas
33:41très originale
33:42mais c'est les caméras
33:43intelligentes
33:44qui ont vraiment
33:45changé et facilité
33:47le travail de répression
33:48et je vous le disais
33:48il est nécessaire
33:51et de plus en plus
33:52les citoyens nous demandent
33:53de verbaliser
33:54les salisseurs
33:55et alors il y a
33:56une action très simple
33:57c'est cette petite affiche
33:59ma rue propre
34:00qu'on distribue
34:01en fait au riverain
34:03d'un quartier
34:03souvent avec des actions
34:04qui sont réalisées
34:06avec le balayeur
34:07et des habitants
34:09d'une rue
34:09et c'est un travail
34:11qui ne coûte pas très cher
34:12qui demande juste
34:12de l'investissement humain
34:13mais on associe
34:14les habitants
34:15qui parviennent
34:16souvent mieux
34:17que les pouvoirs publics
34:18à sensibiliser
34:19leurs voisins
34:20ça crée des dynamiques
34:21collectives
34:22et ça crée
34:23un contrôle social
34:24qui fait que les voisins
34:25arrêtent certains comportements.
34:27Oui j'ai cette pancarte
34:28à ma fenêtre
34:29depuis pas mal de temps
34:29déjà Simon de Veyerle
34:30de PTB
34:31vous vous plaidez
34:31pour la gratuité
34:32ou la simplification
34:33de certains services
34:35liés aux déchets ?
34:37A Bruxelles
34:37on a encore la chance
34:39que la plupart
34:39des services de propreté
34:40soient gratuits
34:41et on pense que c'est important
34:42on a aussi un des sacs
34:43les moins chers de Belgique
34:45et on a vu que dans
34:45certaines communes
34:46on passe parfois
34:46des tarifications
34:47compliquées
34:49mais en plus assez élevées
34:50on pense que
34:51c'est certainement pas
34:53la bonne voie à suivre
34:54donc de ce point de vue là
34:55on préfère
34:56continuer comme c'est maintenant
34:57on pense que
34:58la propreté
34:59ça fait partie
35:00des services publics
35:00qui doivent être financés
35:01par la collectivité
35:03et donc on veut même
35:04aller vers plus de services
35:05plus de services gratuits
35:07il y a la question
35:08des encombrants
35:09par exemple
35:10on a lancé
35:10depuis l'année passée
35:12un nouveau service
35:13d'enlèvement
35:13des encombrants à domicile
35:14pour les personnes
35:15à mobilité réduite
35:16et de plus de 65 ans
35:18parce qu'on sait
35:18que c'est particulièrement compliqué
35:20même s'il y a
35:20les roci-parcs mobiles
35:21qui viennent
35:21ils peuvent être à 200 mètres
35:22mais c'est déjà trop loin
35:23et donc les services communaux
35:25aident ces personnes-là
35:27sur l'inscription
35:28et donc on veut étendre
35:30les services
35:30et de préférence gratuits
35:32oui
35:32alors on parlait en off tout à l'heure
35:34et ça m'a intrigué
35:36à être avec
35:36cette camionnette spéciale
35:39pour sanctionner
35:40Vincent de Wolf
35:41ben oui donc
35:42je crois qu'il faut faire
35:44de la transversalité
35:45et il faut que la propreté
35:46concerne absolument tout le monde
35:47et donc moi j'ai
35:49comme je suis chef de la police
35:50au niveau administratif
35:52et disciplinaire
35:53j'ai vraiment veillé
35:54à ce que dans le plan zonal
35:56de sécurité
35:57la propreté soit très haut
35:59dans les priorités
36:00tous les policiers
36:01sont compétents
36:01pour sanctionner
36:02pour la propreté
36:03et donc on collabore bien
36:05avec l'agence
36:06bruxelloise pour la propreté
36:09qui nous prête
36:10leur sous-marin
36:12donc c'est ce que la police
36:13emploie aussi
36:14pour faire des planques
36:15sans être vu
36:16c'est-à-dire que c'est
36:17une vitre teintée
36:17de l'intérieur on voit l'extérieur
36:19de l'extérieur on ne voit pas
36:20à l'intérieur
36:21c'est très efficace
36:22on fait ça la nuit
36:23donc c'est évidemment
36:24assez prégnant
36:25en termes d'heures de travail
36:28des agents
36:29mais ça marche bien
36:30on a des systèmes aussi
36:32où on fait des contrôles
36:34avec l'aide aussi
36:35de l'ASCA
36:36avec l'aide
36:37de l'ABP
36:38la police
36:39nos agents
36:40des policiers à moto
36:42quand on voit des cabinets
36:44qui circulent
36:44on les amène
36:45un peu comme quand on fait
36:46un contrôle
36:47d'alcool test
36:49ou d'alcoolémie
36:50et souvent on trouve
36:51alors des déchets
36:52clandestins
36:53on trouve des déchets chimiques
36:55on trouve des briques
36:57en grand nombre
36:58et on vérifie
37:01est-ce qu'ils sont
37:02entrepreneurs
37:02ou pas entrepreneurs
37:03d'où ils viennent
37:03où ils vont
37:04etc
37:04on dresse infraction
37:06on les oblige
37:07à aller à la déchetterie
37:09régionale
37:10on les oblige
37:11à revenir
37:12le jour même
37:12ou le lendemain
37:13avec la preuve
37:14qu'ils l'ont fait
37:14et sinon ils ont encore
37:15une sanction supérieure
37:17alors les médiateurs
37:18éco-citoyens
37:18je vous en ai parlé
37:19la brigade de répression
37:20c'est évidemment important
37:22les ambassadeurs de propreté
37:23ça aussi c'est bien
37:25on vient d'en parler
37:26on a fait ça
37:26il y a très longtemps
37:27c'est que par rue
37:28on a un ou une responsable
37:29pour la propreté
37:30qui est un citoyen
37:31on les réunit tous les mois
37:32on fait
37:33oui ça j'ai pas dit
37:34on fait des baromètres
37:35de propreté
37:36tous les deux mois
37:37on reçoit
37:38l'ensemble
37:39des différents secteurs
37:41et
37:42je voulais le dire
37:44je l'ai dit hors antenne
37:46la motivation
37:47des agents de la propreté
37:48les femmes et les hommes
37:49qui nettoient en rue
37:50il faut les motiver
37:51et donc moi je leur ai dit
37:52j'étais les voix
37:53je les vois souvent
37:54dans le dépôt
37:54je leur ai dit écoutez
37:55c'est pas que pour l'école blanc
37:57le team building
37:58le team building
37:59c'est pour vous aussi
38:00et donc deux fois par an
38:01on leur dit
38:02qu'est-ce que vous souhaitez
38:02faire comme activité
38:03est-ce que vous voulez faire
38:04du sport
38:04est-ce que vous voulez faire
38:05une découverte
38:05est-ce que vous voulez faire
38:06un truc culturel
38:06vous voulez faire un voyage
38:07et donc on fait ça
38:09avec les
38:09on a aussi amélioré
38:10leur quotidien
38:12et ça c'est très très important
38:13parce que
38:14il faut qu'ils aient envie
38:15et à ce moment-là
38:16quand on va travailler
38:17avec envie
38:17avec son balai
38:18ça j'arrête
38:18ou son camion
38:19on travaille mieux
38:20alors justement
38:21quelques mois
38:21Adèle Lassouli
38:23pour toutes ces femmes
38:25et tous ces hommes
38:25qui travaillent au quotidien
38:27pour rendre Bruxelles
38:28encore plus propre
38:28plus que les motivés
38:31où j'ai envie moi
38:32de les remercier
38:33évidemment
38:33je pense que
38:35l'ensemble des personnalités
38:36qui sont autour de la table
38:37seront tout à fait
38:38d'accord avec moi
38:39parce qu'ils et elles
38:40font un travail formidable
38:42où il y a une forme
38:42de pénibilité
38:44et c'est un petit peu
38:44le mythe de Sisyphe
38:46c'est cet homme
38:47qui est condamné
38:48finalement à envoyer
38:49ce rocher
38:50il dévale la colline
38:52et puis le lendemain
38:53il doit à nouveau
38:54remonter ce petit rocher
38:55donc c'est un travail
38:56qui est à refaire
38:58continuellement
38:59et donc c'est clair
38:59ils ont besoin
39:00de notre reconnaissance
39:01ils ont besoin
39:01de notre motivation
39:02et ils ont besoin
39:04aussi de conditions
39:05de travail
39:05les plus agréables
39:07possibles
39:08ça c'est important
39:08peut-être un mot aussi
39:10sur les solutions
39:11à mettre en oeuvre
39:12une solution à laquelle
39:13on ne pense pas assez
39:15ou qui n'est pas suffisamment
39:16mise en avant
39:17dans le débat public
39:18c'est la question
39:18des réaménagements publics
39:20on l'a expérimenté
39:21sur l'avenue de Villevord
39:23qui est une avenue
39:24qui n'est pas très loin
39:25de Scarbet
39:26qui est du centre commercial
39:28qui se trouve
39:28à côté du pont
39:29Van Pratt
39:29on a travaillé
39:31avec la ville de Bruxelles
39:32avec Bruxelles Mobilité
39:33parce qu'on avait un problème
39:34avec des poids lourds
39:36qui étaient stationnés là
39:37pendant de très longues heures
39:38et parfois de longues journées
39:39et certains entrepreneurs
39:41ou des faux entrepreneurs
39:43se cachaient derrière
39:44ces poids lourds
39:45pour évacuer
39:46leurs déchets clandestins
39:47en toute impunité
39:48et on a installé
39:50avec la ville de Bruxelles
39:51des blocs en béton
39:53pour limiter le stationnement
39:54et on a vu des résultats
39:56très rapidement
39:57pareil du côté
39:58du boulevard du Midi
39:59où désormais
40:00le stationnement
40:01des camionnettes
40:01est interdit
40:02sur le terre-plein
40:03qui se trouve au milieu
40:04là où la foire du Midi
40:06prend ses quartiers
40:06en été
40:07et là aussi
40:08on constate
40:09moins de déchets clandestins
40:11donc ce sont des quick wins
40:12des gains rapides
40:14qu'on peut mettre en place
40:15en travaillant
40:16sur l'aménagement
40:17en renforçant
40:18le contrôle social
40:19en faisant attention
40:20à ce qu'il n'y ait pas
40:20des éléments urbains
40:22qui servent
40:23de cache-misère
40:24pour des déchets
40:26Alors je me tourne vers vous
40:28Déborah Lorenzino
40:29et également Simon Debert
40:31pour avoir aussi
40:32votre sentiment
40:32par rapport
40:33à ces ressources humaines
40:35mobilisées pour travailler
40:37au quotidien
40:38pour rendre Bruxelles
40:39un peu plus propre
40:40Oui je pense
40:43je rejoins évidemment
40:44les deux autres intervenants
40:46je pense qu'on doit
40:47avant tout
40:48les remercier
40:49parce que le travail
40:50n'est pas facile
40:51et la tâche
40:52est immense
40:53et infinie
40:54et puis ce sont eux
40:55surtout
40:56qui connaissent
40:57le mieux
40:58le terrain
40:59dans lequel ils travaillent
41:00et dans lequel ils évoluent
41:01et donc c'est vrai
41:02que nous on sort
41:02d'une période
41:03de réorganisation
41:05où on a senti le besoin
41:06de se réinventer
41:07face à tous les défis
41:10qui se présentent
41:11et donc ils ont été
41:12dans ce processus
41:13une énorme force
41:14de proposition
41:15pour réadapter
41:16notre stratégie
41:17donc ça
41:18je leur en suis
41:19vraiment très reconnaissante
41:20pour cette plus-value
41:21Simon Debert
41:22Oui
41:23ils font un travail
41:24exceptionnel
41:25et donc moi
41:26je les accompagne
41:27tous les mois
41:27sur le terrain
41:27déjà pour apprendre
41:29que la fonction
41:29est nouvelle pour moi
41:30ça fait un an
41:31il y a différentes choses
41:32le balayage
41:33il y a le dépôt clandestin
41:34il y a aussi
41:35les contrôles
41:36etc
41:37donc j'ai fait le tour
41:38de tout le service
41:39je connais
41:40toutes les personnes
41:41qui y travaillent
41:42j'essaie aussi
41:43systématiquement
41:45vraiment de valoriser
41:46leur travail
41:46lorsque je reçois
41:47des commentaires positifs
41:48via les réseaux sociaux
41:49de gens qui disent
41:49tiens il y a tel balayeur
41:50dans ma rue
41:51un travail remarquable
41:52parce que c'est un travail
41:53qui est à la fois dur
41:54physiquement
41:55qui n'est pas très bien payé
41:57et en même temps
41:58qui est ingrat
41:59parce qu'on reçoit
42:00beaucoup de commentaires
42:01négatifs
42:01donc je pense
42:02que c'est important
42:02de montrer
42:04tout ce qui est fait
42:06grâce à ces personnes
42:07et dans n'importe quelle rue
42:09si un balayeur ne passe pas
42:11je peux vous garantir
42:12que la situation
42:13elle s'aggrave
42:14mais c'est très très rapide
42:15on ne voit pas toujours
42:16ce qui est enlevé
42:17on voit ce qui reste
42:17mais il y a des tonnes
42:19et des tonnes de déchets
42:19qui sont enlevés
42:20et c'est un travail
42:20extrêmement intéressant
42:21c'est aussi un travail
42:22très ingrat et désespérant
42:23parce que leur travail
42:24est à peine fait
42:25c'est de nouveaux salles
42:26et donc ils reçoivent
42:27très très peu de félicitations
42:28et c'est toujours à recommencer
42:29donc c'est pour ça
42:30que je vous dis
42:31la motivation
42:31par rapport à ces agents
42:33est tout à fait essentielle
42:34il nous reste encore
42:36deux petites minutes
42:38une question
42:39d'une manière générale
42:40un peu pour tout le monde
42:40et chacun peut intervenir
42:41comme il le sent
42:42est-ce que la propreté
42:44est-elle aussi
42:45quelque part
42:45une question
42:46de fierté collective
42:47et de respect
42:48de l'espace public
42:50Adèle Lassouli
42:51Fierté collective
42:53certainement
42:54je pense que
42:55la propreté
42:56est aussi
42:56le reflet
42:58à un moment donné
42:59du haut degré
43:01de considération
43:02qu'on peut avoir
43:02pour la citoyenneté
43:03et donc
43:05moi je pense que
43:06oui
43:06la propreté
43:07dans la cité
43:08elle est
43:09quelque part
43:10le reflet
43:12de toute une série
43:14de thématiques
43:15moi je dis toujours
43:16que la propreté
43:18en fait
43:19elle se situe
43:22en aval
43:23de beaucoup
43:23de thématiques
43:25que ce soit
43:25les problèmes
43:26de toxicomanie
43:27de marginalisation
43:28de problèmes
43:29de vivre ensemble
43:30et donc oui
43:30c'est important
43:31de prendre soin
43:32de la propreté
43:33Vincent De Wolf
43:34mais oui
43:36moi je crois que
43:37je vous l'ai dit
43:38c'est la mentalité
43:39générale
43:40c'est la fierté
43:41de la ville
43:42mais ça va loin
43:42parce que moi je remarque
43:43qu'aujourd'hui
43:44quand on change
43:45les poubelles
43:45quand on change
43:46le mobilier urbain
43:47quand on change
43:47les abribus
43:48quand on fait
43:48des aménagements
43:49les gens estiment
43:50que c'est leur salon
43:52que c'est leur ville
43:53leur rue
43:54et demandent leur avis
43:54donc il faut profiter
43:56de ça
43:56pour que les gens
43:58ont quelque chose
43:58à dire
43:59et quand ils critiquent
44:00moi je dis toujours
44:01c'est bien de critiquer
44:01mais vous allez faire
44:02quoi pour aider
44:03parce que je dis
44:03la même chose que vous
44:04je ne sais pas
44:05avoir 50 000 balayeurs
44:07un balayeur
44:08en dessous de chaque habitant
44:09à côté de chaque habitant
44:10et la crasse
44:11elle ne vient pas
44:11toute seule
44:11c'est les gens
44:12qui jettent leur
44:14et il y a parfois
44:15de l'agression
44:15moi j'ai quand même
44:16un agent de répression
44:17qui a eu la mâchoire cassée
44:18parce que
44:19il a rattrapé un gars
44:21avec sa voiture
44:21qui fait le geste là
44:22comme ça
44:23bouffe de jeter le mégot
44:24à travers la vitre ouverte
44:25et le gars dit
44:26monsieur vous avez fait
44:27un mégot
44:27vous avez jeté un mégot
44:28c'est entre 50 et 80 euros
44:30le gars à travers
44:31la vitre a baissé
44:32doit donner un coup de poing
44:33un autre a vidé
44:34devant un balayeur de rue
44:35tout son cendrier
44:36avec une grosse voiture
44:37il vide son cendrier
44:39devant la personne
44:40ramasse c'est de ton travail
44:41donc ça c'est
44:42ça c'est vraiment
44:43un comportement scandaleux
44:44d'un habitant
44:44ça arrive aussi malheureusement
44:46Simon Debert
44:47votre avis ?
44:48Oui tout à fait
44:49donc je voudrais vraiment
44:50remercier déjà
44:51toutes les personnes
44:52qui travaillent dans le service
44:53de la propreté
44:53que ce soit à Forêt
44:54ou au niveau de l'agence
44:55régionale
44:55mais aussi on voit
44:56énormément de citoyens
44:57de citoyennes qui s'engagent
44:58qui deviennent ambassadeurs
44:59ambassadrices de la propreté
45:00qui s'inscrivent au clean up
45:02qu'on organise
45:03de manière soit individuelle
45:05soit collective
45:05mais aussi de plus en plus
45:07qu'on essaie de développer
45:07ce réseau d'ambassadeurs
45:09et d'ambassadrices
45:09qui prennent des responsabilités
45:11alors on n'est pas encore
45:11à une personne par rue
45:12comme à Etterbeck
45:14mais on a désigné
45:16toute une série
45:16de petites places
45:17de petits parcs
45:18on essaie de trouver
45:19chaque fois
45:19un petit responsable de zone
45:21et on voit que les gens
45:22sont investis
45:23et ont envie de rendre
45:24leur ville propre
45:25et donc c'est vraiment
45:25très encourageant
45:26Encore un mot
45:27Déborah Lorenzino
45:28Oui mais donc
45:29quand l'espace public
45:29est propre
45:30il est beau
45:32bien entretenu
45:33végétalisé
45:33effectivement
45:34il est davantage respecté
45:36aussi parce qu'on
45:37se l'approprie mieux
45:38et donc on respecte
45:40ce qu'on considère
45:41comme étant son lieu de vie
45:42et davantage respecté
45:43effectivement
45:44Voilà c'est ainsi
45:45le temps passe très très vite
45:46on pourrait encore parler
45:47pendant une heure
45:47mais bon
45:48il faut rendre tout de suite
45:49l'antenne
45:49Déborah Lorenzino
45:50je rappelle que vous êtes
45:50échevine de la propreté publique
45:52des filles à Skerbeck
45:53Vincent De Wolf
45:54pour maître d'Etherbeck
45:55et maire
45:56Simon Debert
45:56échevine de la propreté publique
45:58PTBA Forêt
45:58et Adèle Lassouli
46:00pour prendre le rôle
46:00de Bruxelles
46:01propreté
46:02merci d'avoir été avec nous
46:03sur Arabel
46:04Merci à vous
46:05Merci à vous
46:05Et c'est ainsi
46:06qu'on referme
46:06votre cache sur table
46:08excellente soirée
46:09à le coup de nos programmes
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