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  • il y a 12 heures
Avec Elisabeth Lévy et Eric Revel

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-06-17##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Maxime Liedot.
00:05Il est 8h35 sur Sud Radio, soyez les bienvenus, 0826 300 300.
00:10Amis auditeurs, vous venez participer, vous venez discuter autour de la table avec Eric Revelle et Elisabeth Lévy.
00:15Le Grand Débrief de cette matinale, ça a été évoqué à l'instant avec Jean-François Akili et Eleonore Carrois,
00:21qui est la ministre déléguée en charge de la francophonie, de ce fameux dîner entre Donald Trump et Emmanuel Macron.
00:27Ça y est, depuis plusieurs heures, c'est la polémique.
00:29Est-ce que la France aurait dû l'accueillir, qui plus est, avec tout le grand tralala,
00:33évasile jet d'eau, évasile grand dîner, évasile feu d'artifice ?
00:37Emmanuel Macron a rassuré, mais ça a beaucoup enthousiasmé le président américain.
00:40Il a rassuré, ce n'est pas un dîner de gala.
00:41Non, non, c'est juste un dîner pour célébrer la grande histoire entre la France et les Etats-Unis.
00:46Mais vous, est-ce que vous trouvez ça choquant, indécent ?
00:49Franchement, non.
00:50Franchement, non.
00:51Alors, je veux dire, en plus, Trump a expliqué qu'il aimait beaucoup Versailles,
00:56qu'il aimait beaucoup ce côté doré vrai historique.
00:59Non, la seule chose que j'aurais conseillé de ne pas faire à Versailles,
01:08puisque le président Trump est content de son accord de paix avec l'Iran,
01:12c'est de ne pas signer à Versailles.
01:14Parce que le traité de Versailles, il faut se méfier,
01:16parfois ça tourne mal historiquement.
01:18Je crois d'ailleurs qu'ils ont choisi Genève, évidemment.
01:22Pour le reste, c'est bon, ça fait partie, non, franchement.
01:27Je ne sais pas, rappelez-vous comment on a reçu Kadhafi, c'était plus embarrassant,
01:31et d'ailleurs, il y avait peut-être, rappelez-vous, la tente, etc.
01:34Et après tout, on a obtenu à ce moment-là des choses de Kadhafi,
01:37notamment qu'il arrête de financer le terrorisme, c'était plutôt utile.
01:40Donc bon, si ça, ça valait bien une tente,
01:46Donald Trump est président des États-Unis.
01:49Donc non, ça ne me choque pas qu'on l'invite à Versailles.
01:54En revanche, et d'ailleurs, enfin, comment dire,
01:57je ne pense pas qu'on est les pires dans cette affaire avec les Américains,
02:01parce que moi, nous, on a quand même une armée digne de ce nom,
02:03et moi, je suis très reconnaissante d'ailleurs à Emmanuel Macron de ça.
02:08C'est-à-dire...
02:09D'avoir renforcé la défense, d'avoir mis le pognon sur l'armée.
02:11Pour moi, c'est ce qui restera ces deux quinquennats.
02:13Il a augmenté le budget des armées, soutenu l'Ukraine, etc.
02:17Donc ça, là-dessus, je suis...
02:19Mais vous qui avez quand même un oeil à serrer sur l'actualité,
02:21l'un et l'autre, que ce soit vous, Éric Revelle, ou vous, Elisabeth Lévy,
02:23est-ce qu'il n'y a pas quelque chose quand même,
02:25alors si ce n'est d'un descendre choquant, de déplacé ?
02:27Quand on voit le contexte quand même dans lequel sont les Français,
02:29que ce soit économique, avec toujours ce prix à la pompe qui ne veut pas baisser,
02:33et que ce soit d'un point de vue général,
02:35avec, on sait, un budget qui va être un enfer.
02:37Quand même, quelques jours après le meurtre de cette petite Liana,
02:40où la France est quand même dans une atmosphère un peu singulière,
02:42est-ce qu'il n'y a pas quelque chose de totalement déplacé ?
02:45Avoir un président, accueillir un autre président, sous l'ordre de la rue ?
02:49Vous nous cherchez, c'est une question totalement populiste.
02:52Pas du tout populiste.
02:53Moi, je pense à beaucoup de Français qui allumeront leur télévision
02:55et voir les coups de champagne trinqués devant le salon de Versailles,
02:58ça peut choquer.
02:59Oui, à ce moment-là, supprimons tout à fait le champagne,
03:02parce que des raisons de pleurer,
03:03des raisons de ne pas être contents,
03:05des raisons d'être acquis, il y en a toujours.
03:08Donc, supprimons le champagne,
03:09vous allez beaucoup aider nos viticulteurs avec une telle critique.
03:13Non mais franchement, ça c'est vraiment démago.
03:16Vous croyez que tous les Français ont arrêté les Français ?
03:19Ils n'étaient pas en train de faire la fête hier ?
03:21Oui, dans des bars entre amis pour regarder un match de foot,
03:25pas au salon de Versailles.
03:26Vous ne dites pas que c'est indécent après Liana,
03:27d'aller faire la fête dans les bars ?
03:29Non mais franchement, je ne vois pas le rapport.
03:32Vous n'êtes pas connecté à la vraie vie, Elisabeth Lévy.
03:34Donc, si, justement, dans la vraie vie,
03:37bien sûr que les proches de Liana sont toujours dans la peine,
03:40bien sûr que la France est toujours émue,
03:43mais bon, la vie continue, c'est comme ça.
03:45Et je vous le dis, les gens ont fêté hier
03:47la victoire de la France contre le Sénégal,
03:49mais vous voyez, je suis très au courant,
03:51je suis très informé de ce qui s'est passé.
03:54Et voilà, heureusement...
03:56Vous étiez devant le match, vous, hier, non ?
03:57Comment ?
03:57Vous étiez devant le match, vous ?
03:58Et alors, figurez-vous que c'est quand même un peu bête,
04:02car je suis allée voir la première mi-temps
04:07dans une école, en fait,
04:09une école formidable qui s'appelle Pierre Claber,
04:11et qui apprend la France aux réfugiés,
04:14à des réfugiés qui ont eu le statut.
04:15Donc, j'ai chanté la Marseillaise
04:17avec de jeunes Afghans syriens, etc.
04:20Ça, c'était marrant.
04:21Et comme je me lève tôt,
04:22je suis partie à la fin de la première mi-temps.
04:24Donc, si vous voyez, question spectacle !
04:28On a connu mieux !
04:29Voilà, j'ai un peu raté le truc !
04:31Éric Rebelle, question quoi ?
04:32Populo, démago, le côté choquant
04:34par rapport à des Français qui pourraient se dire
04:36et tout ça, c'est Nicolas Kippé ?
04:39Franchement, Maxime, là, vous insistez,
04:41mais je vais vous faire à peu près la même réponse
04:43qu'Elisabeth.
04:46Il n'y a pas beaucoup de moments
04:49où on peut se réjouir,
04:52d'hisser l'image de la France.
04:54Voilà, le président des Etats-Unis
04:56a même dit qu'il partirait plus tard
04:58parce qu'il voulait,
04:59puisqu'il avait été invité,
05:00ce dîner à Versailles.
05:02C'est ce qu'il a dit, Donald Trump.
05:04Bon, écoutez, recevoir Donald Trump
05:06à Versailles, dans un dîner,
05:10est-ce que c'est ça qui rendrait du pouvoir d'achat
05:12aux 70 millions de Français que nous sommes ?
05:14Non, il faut arrêter.
05:16Bon, maintenant, ce que j'aimerais bien savoir,
05:17c'est ce qu'ils se sont dit.
05:19Vous voyez, par exemple,
05:20parce qu'il y a des sujets très lourds à traiter.
05:22Je ne parle même pas d'Iran.
05:23Je parle de l'IA, vous avez vu.
05:25Peut-être qu'au moment de lever
05:26les coupes de champagne,
05:29Emmanuel Macron a dit
05:30« J'espère que tu ne vas pas me coller
05:32100% de taxes sur les champagnes
05:33et le cognac qu'on boira à la fin. »
05:36Et Trump a dû lui dire
05:37« Eh bien, écoute, retire tes super taxes
05:38sur nos GAFAM. »
05:40Super tax limité.
05:41Il aurait pu le prouver de Champagne
05:43à ce titre-là.
05:45Mais je vous propose...
05:46Il aurait pu lui faire payer
05:47la coupe de Champagne
05:48avec les 100% de taxes
05:50que Trump veut mettre dessus.
05:51Moi, je vous propose
05:52d'aller écouter nos amis auditeurs
05:53au 0826 300 300
05:55sur ce spectacle
05:56« Est-il choquant ? »
05:57« Est-ce démago ? »
05:58« Populo ? »
05:58Eh bien, on va vérifier ça,
05:59évidemment, au standard avec vous.
06:01Pour commencer, Sandra, bonjour.
06:03Bonjour à tous les trois.
06:04Bonjour Sandra.
06:05Bonjour Sandra.
06:05D'être avec nous ce matin
06:06sur Sud Radio, ma chère Sandra.
06:08Comment vous regardez, vous,
06:09cette grande réception à Versailles
06:11signée Emmanuel Macron
06:12pour le président Donald Trump ?
06:14Alors, il y a plusieurs faits.
06:16En fait, j'ai entendu tout à l'heure
06:17la ministre qui disait
06:18que c'était un anniversaire aussi
06:20du lien qu'il peut avoir
06:21entre la France.
06:22Donc là, à ce titre-là,
06:23ça peut s'entendre.
06:25Après, si c'est sur une tentative
06:27de manipulation macronienne
06:28pour lui faire retirer les taxes,
06:32je ne suis pas sûre que M. Trump
06:34se laisse emmener dans ce sujet-là.
06:36Surtout que régulièrement,
06:38il l'a humilié.
06:39Donc, bon, c'est pas là-dessus.
06:42Après, moi, je ne suis pas choquée
06:43qu'un homme d'État soit reçu.
06:45C'est le président des États-Unis.
06:46Qu'on l'aime ou pas,
06:47il représente le pays.
06:49Le ou le nôtre, qu'on l'aime ou pas,
06:50c'est notre président aussi.
06:52Donc, il y a une retenue
06:55et puis un respect à avoir.
06:57Par contre, il s'est effectivement
06:58pour obtenir de lui
07:00certaines choses.
07:01Je ne suis pas sûre
07:01parce que, quand même,
07:02Trump a plusieurs reprises
07:04à tenter d'emmener l'Europe
07:06en soutien du conflit Moyen-Orient.
07:10Et je ne suis pas sûre
07:13qu'il ait apprécié
07:13de se retrouver seul
07:14parce qu'en fait,
07:15le résultat n'est pas extraordinaire.
07:17On le voit bien.
07:18Oui, vous, vous faites partie
07:19des gens, ma chère Sandra,
07:20des citoyens qui pensent
07:21que la fameuse méthode
07:22de la flagornerie
07:23n'est pas forcément
07:24la méthode à utiliser
07:25pour Donald Trump.
07:26Il a les moyens
07:27de s'offrir suffisamment
07:29tout ce qu'il veut
07:30sans que, voilà,
07:32ce n'est pas malheureusement
07:34un président d'un pays pauvre.
07:37C'est un président
07:37qui vit très bien
07:38et qui n'a pas besoin de ça.
07:39Et puis, en plus,
07:40je ne suis pas sûre
07:41qu'il se laisse emmener.
07:42Il est tellement cash.
07:46Je pense qu'on n'est pas
07:47à l'abri d'une sortie,
07:48d'un coup d'éclat de Trump,
07:50une petite vanne
07:51ou quelque chose comme ça
07:53pour rabattre le caké
07:54à M. Macron.
07:55Eh bien, écoutez,
07:56on ira voir ça demain matin.
07:57On verra si, en effet,
07:58il y a eu une petite phrase,
08:00ma chère Sandra,
08:00on vérifiera ça demain
08:02dans la matinale.
08:030826 300 300
08:04après vous, ma chère Sandra,
08:05à qui je souhaite, bien sûr,
08:07une belle journée
08:07au frais si possible.
08:09Je me tourne vers vous,
08:09Cédric, bonjour.
08:11Bonjour à vous.
08:12Trump, Macron,
08:13est-ce que ça vous choque ?
08:14Est-ce que c'est indécent
08:15ou le simple fait
08:15de l'évoquer,
08:16mon cher Cédric,
08:17c'est populiste ?
08:19Alors, j'ai une idée
08:20complètement personnelle
08:21des propositions
08:22que vous m'avez données
08:23parce qu'à l'heure
08:25qu'il est,
08:27j'ai un président
08:29qui est en visite
08:30même pas officielle
08:32puisqu'en fait,
08:32apparemment,
08:33c'est une visite
08:33plus ou moins privée.
08:35J'ai souvenir
08:35qu'on avait un général
08:37de Gaulle
08:37qui faisait
08:39un petit carnet
08:40et qui se permettait
08:41de ne pas,
08:42lorsqu'il y avait
08:43des visites privées,
08:44de ne pas les faire
08:45payer aux contribuables.
08:46Aujourd'hui,
08:47on va avoir à peu près
08:48l'équivalent
08:50de presque 200 000 euros
08:51de traiteurs,
08:52à peu près,
08:52en boisson,
08:5250 000 euros.
08:54Le personnel temporaire,
08:56à peu près,
08:56tous les extras
08:57et tout ça,
08:57il y en a pour 100 000 euros.
08:58Il faut compter
08:59à peu près par invité
09:003 000 à 3 500 euros
09:02sans compter
09:03les gardes du corps,
09:04toutes ces choses-là.
09:05Et qui c'est qui paye ?
09:06Je suis Nicolas.
09:07Voilà.
09:08Je commence
09:08à l'avoir fait.
09:10On paye ça
09:11et j'avais un rendez-vous
09:13avec la sécurité sociale
09:14hier téléphonique
09:17à 11h45
09:18et j'ai reçu
09:18le SMS
09:19de ce rendez-vous
09:20à 13h.
09:21Voilà où on en est
09:22aujourd'hui.
09:22Donc là,
09:23je suis scandalisé
09:24de voir qu'en fait,
09:25Macron dilapide notre argent.
09:27Il ne faut pas oublier
09:28que s'il me coûte,
09:29Macron,
09:29c'est moi son employeur.
09:30C'est vous,
09:31c'est tous les citoyens.
09:33On est les employeurs
09:34de ces idiots
09:35qui sont à l'Assemblée nationale
09:37et que lorsque
09:38j'ai regardé avant-hier
09:39ou il y a 4 jours,
09:40ils étaient une cinquantaine.
09:41Ils sont où les autres ?
09:42On les paye pour quoi faire ?
09:43Donc vous dites
09:44vigilance à l'argent public
09:45surtout quand c'est pour faire
09:46un tel spectacle
09:47dans un tel contexte.
09:48Ça, on a bien entendu.
09:49Merci beaucoup, Cédric,
09:50d'avoir passé ce coup de gueule
09:51en parlant de vrai.
09:52Cédric se trompe.
09:53Le général de Gaulle
09:54payait ses factures
09:55d'électricité à l'Elysée
09:57mais évidemment
09:57qu'il ne payait pas
09:58les banquets d'État
09:59qu'il organisait
10:00pour recevoir des chefs d'État
10:01au nom de la France.
10:02Évidemment que non,
10:04ça n'a jamais existé.
10:05Oui, il payait
10:05ses factures d'électricité
10:06mais il ne payait pas
10:08l'addition des banquets d'État
10:11qui étaient organisés
10:12sous la présidence
10:13du général de Gaulle.
10:13Moi, je me sentirais humilié
10:15qu'on reçoive mal
10:16un chef d'État étranger
10:18en de la France.
10:19En tant que citoyenne ?
10:20C'est une vitrine.
10:21Versailles est une vitrine
10:23de quintessence
10:24de l'art de vivre français.
10:29Et ça n'a rien à voir
10:30avec Macron.
10:32Et honnêtement,
10:35la comparaison,
10:36c'est comme quand on me dit
10:37oui, c'est parce qu'on est de l'Ukraine
10:39qu'on n'a pas de moyens
10:40pour la justice.
10:41Pardonnez-moi,
10:42moi je vous le dis tous les jours,
10:43on n'a pas de moyens
10:43pour la justice
10:44parce qu'on refuse
10:45de travailler plus longtemps
10:46et que c'est précisément Nicolas
10:49qui lui a 40 ans ou 50 ans
10:51et qui a peu de chance
10:53d'avoir une retraite rapide
10:54qui doit trimer
10:55pour que les gens aujourd'hui
10:58puissent partir à 62-63.
11:00Donc voilà,
11:01tant qu'on n'acceptera pas
11:02que l'État social
11:03est obèse chez nous,
11:05on aura effectivement
11:06un État
11:08des finances publiques
11:10épouvantable.
11:11Je me dépêche.
11:12Voilà, donc ça n'est vraiment pas
11:15je ne sais pas ce qu'il a mangé
11:16d'ailleurs,
11:16mais ce n'est pas les huîtres
11:18qu'on a servies
11:19à M. Trump
11:21qui changent l'aide.
11:22Qui vont miner le budget
11:240826-300-300
11:25c'était pour le volet international
11:26bien sûr.
11:27Dans un instant,
11:27on va revenir sur un sujet
11:29qui devient excessivement politique.
11:31Bien sûr,
11:31l'affaire Liana,
11:32il y a une question
11:32à la ligne du journal
11:33L'Opinion
11:33qui est intéressante ce matin.
11:34Faut-il serrer la vis
11:35à la justice
11:36avec cette proposition
11:37posée notamment sur la table
11:38par le candidat Édouard Philippe
11:40de renouer
11:40avec le pouvoir politique
11:42qui pourrait mettre
11:42d'une certaine manière
11:43un peu les mains dans le cambouis
11:44du pouvoir judiciaire
11:45en permettant aux ministres
11:46de la justice
11:47de donner certaines instructions
11:49personnellement
11:49à certains procureurs.
11:50Est-ce qu'il faut revenir
11:51à cette méthode ?
11:52Est-ce que oui,
11:52le pouvoir politique
11:53doit d'une certaine manière
11:54un peu reprendre la main
11:55sur le pouvoir judiciaire
11:56si c'est un pouvoir ?
11:57Débat dans un instant
11:58avec l'éditorialiste.
11:59Je vous préviens,
12:00Elisabeth Lévy m'a fait une moue.
12:01Ça promet.
12:02A tout de suite sur Sud Radio.
12:05Le Grand Matin Sud Radio
12:077h-10h
12:09Maxime Liedot
12:11Il est 8h50 sur Sud Radio
12:13suite du Grand Débrief
12:14de la matinale
12:14en compagnie d'Elisabeth Lévy,
12:16d'Éric Revelle.
12:16On va se poser cette question
12:17à la une de quelques journaux
12:19ce matin
12:19parce que les politiques
12:20s'en emparent de plus en plus
12:22avec l'affaire Liana.
12:23Le ministre de la Justice
12:24Gérald Darmanin
12:25a regretté qu'il ne puisse pas
12:27en réalité délivrer
12:28quelques instructions
12:29directement au procureur.
12:31Résultat, Bruno Rotaillot
12:32visiblement si on en croit
12:33les informations du journal
12:34L'Opinion ce matin
12:35qui se pose cette question
12:36Faut-il serrer la vis
12:38à la justice ?
12:39Décidément très belle
12:40allitération S
12:41mais Bruno Rotaillot
12:43y réfléchirait.
12:44Edouard Philippe
12:44a déjà posé le problème
12:45sur la table également.
12:47Faut-il donc serrer la vis
12:48à la justice
12:49et permettre à nouveau
12:51au ministre de la Justice
12:52de donner directement
12:53des instructions
12:54au procureur
12:55notamment mon cher
12:56Éric Revelle ?
12:57Moi je suis assez dubitatif
13:00et je vois bien
13:00évidemment l'émotion nationale
13:03qu'a soulevé le meurtre
13:04de la jeune Yana
13:06bien qu'on n'ait pas encore
13:07d'ailleurs les résultats
13:08de l'autopsie.
13:10Bon.
13:11Mais si vous voulez
13:13moi ce qui m'intéresserait
13:15le plus
13:15pour essayer de mettre fin
13:17à ces dysfonctionnements
13:19ces fiascos judiciaires
13:21c'est qu'on est
13:22à l'instar
13:23d'autres professions
13:24des magistrats
13:25alors le parquet
13:26le fait parfois
13:27mais les magistrats du siège
13:28qui s'expliquent
13:30sur leur motivation
13:32et les peines
13:33qu'ils ont mises en place
13:34qu'ils s'expliquent
13:35publiquement.
13:36Ça ça intéresserait
13:37à mon sens
13:37beaucoup plus les français
13:38parce que Elisabeth
13:40va peut-être le dire
13:40mieux que moi
13:41mais mettre
13:42un peu plus de politique
13:44dans la justice
13:45et vous allez avoir
13:48tous les bras
13:50qui vont se lever
13:51des magistrats
13:52peut-être même
13:52des avocats
13:53des procureurs
13:54qui vont dire
13:55mais vous touchez
13:55à notre sacre sainte
13:57indépendance
13:58la politique
13:59n'a rien à voir.
13:59Bon.
14:00Alors qu'on sait
14:00quand même
14:01qu'il y a quand même
14:02parfois des liens politiques
14:03très forts
14:04notamment avec
14:05les magistrats
14:06du parquet
14:07et de la politique.
14:08Elisabeth Lévy
14:09sur ce sujet.
14:10Très attention
14:11quand on parle
14:11de l'indépendance
14:12de la justice
14:13l'indépendance
14:14de la justice
14:14c'est pas un petit
14:15colifiché
14:16c'est comme la présomption
14:17d'innocence
14:17c'est constitutionnel
14:19c'est constitutionnel
14:20c'est dans la déclaration
14:21des droits de l'homme
14:22de 89
14:23c'est évidemment
14:24dans la convention européenne
14:25des droits de l'homme
14:26c'est au fondement
14:27de toutes les démocraties
14:29les juges qui jugent
14:30ceux qui condamnent
14:32ne sont pas asservis
14:34ne sont pas contrôlés
14:36par le pouvoir politique
14:37et ça semble assez normal
14:38parce que sinon
14:38vous seriez à la merci
14:40de l'arbitraire.
14:41Ça c'est très bien.
14:42En revanche
14:43ce qui est problématique
14:44c'est l'indépendance
14:45non pas des juges du chef
14:46c'est l'indépendance
14:48folle du parquet
14:49le parquet
14:50c'est l'état
14:50en réalité
14:51le parquet
14:51requiert
14:52au nom du peuple français
14:54le parquet
14:55ordonne des investigations
14:57au nom du peuple français
14:58désigne
14:59des juges d'instruction
15:00au nom du peuple français
15:02en conséquence
15:03il devrait être soumis
15:05au pouvoir politique
15:06alors normalement
15:08il l'est pour la politique générale
15:09c'est-à-dire
15:10le ministre
15:12peut dire
15:12au procureur
15:13rassemblé
15:14voilà
15:14il faut faire attention
15:15au crime contre les enfants
15:17ceci cela
15:17bon
15:19avec les effets
15:20que l'on sait
15:21mais
15:21il ne peut pas dire
15:23dans l'affaire
15:24par exemple
15:25l'IANA
15:25ou dans l'affaire
15:27de
15:28je ne sais pas quel
15:29crime
15:31vous devez requérir
15:33tant vous devez faire appel
15:34si le juge
15:36vous déboute
15:37Eric a raison
15:38sur cette décision
15:39moi je voudrais
15:40prendre un exemple
15:41qui me frappe
15:42levé de bouclier
15:43notamment à droite
15:44sur le jugement d'hier
15:46sur le périscolaire
15:47à Paris
15:48et il faut faire
15:49très attention
15:50moi je ne crois pas
15:51les juges
15:51si je ne crois
15:53que les juges
15:53ont beaucoup de défauts
15:54y compris idéologiques
15:56mais je ne crois pas
15:56qu'ils soient complaisants
15:58avec les crimes
15:58contre les enfants
15:59ça je ne le crois pas
16:01du tout
16:01donc je pense
16:02en revanche
16:03que si ils ont relaxé
16:06le prévenu
16:06c'est qu'ils n'avaient
16:07pas de preuves
16:08or
16:09la demande
16:10qui est en train
16:11de monter
16:11dans une partie
16:12de la population
16:13et la demande
16:14de référendum
16:15sur la justice
16:17de Alexandre Jardin
16:19ça ça m'inquiète beaucoup
16:20parce que c'est quoi
16:20la demande
16:21c'est principe de précaution
16:23puisqu'il s'agit d'enfants
16:24dès que quelqu'un
16:25est accusé
16:26on doit le foutre en tôle
16:28l'écarter
16:28etc
16:29attention
16:30et je suis navré
16:31de vous le dire
16:32nous n'avons pas
16:34d'autre choix
16:35que de condamner
16:36avec des preuves
16:37alors vous pouvez
16:39écarter quelqu'un
16:40de l'éducation nationale
16:41vous pouvez
16:42ça bien sûr
16:43quelqu'un qui a été signalé
16:44plusieurs fois
16:45dans un collège
16:45aucune loi
16:46ne vous oblige
16:47à le garder
16:47dans l'éducation nationale
16:49à mon avis Elisabeth
16:49à mon avis
16:51je partage
16:51ce que vous avez dit
16:52mais à mon avis
16:52l'exemple que vous avez pris
16:53n'illustre pas
16:55ce que vous venez
16:55de démontrer
16:56pourquoi ?
16:57parce qu'en première instance
16:58quelle a été la réquisition
17:00contre cette personne
17:01qui est accusée
17:02d'attouchement
17:03et d'agression sexuelle
17:0418 mois avec sursis
17:06ça c'est ce qui avait été requis
17:08par les magistrats
17:09du parquet
17:10ce que
17:11on ne comprend pas
17:12c'est que
17:13ensuite
17:14les magistrats du siège
17:15disent
17:16zéro peine
17:17donc le citoyen
17:18que je suis
17:19ne comprend absolument pas
17:20mais oui
17:21mais attendez
17:21si il est condamné
17:22à 18 mois avec sursis
17:24c'est que les faits
17:25ont été établis
17:25non
17:26à ce moment là
17:27mais si les faits
17:28ont été établis
17:29mon cher
17:29il n'y a pas besoin
17:30de jugement
17:30le principe
17:32de l'audience
17:32c'est précisément ça
17:34un procès
17:36contradictoire
17:37et public
17:37ça c'est vraiment
17:39la déclaration
17:40des droits de l'homme
17:40c'est le dur
17:41du dur
17:41du dur
17:42de la justice démocratique
17:43et s'il y a
17:45le parquet
17:45et le siège
17:46c'est précisément
17:48sinon
17:48avec votre raisonnement
17:51il suffit d'arrêter
17:52les procès
17:53aux réquisitions
17:54il n'y a pas de défense
17:56parce qu'après le réquisitoire
17:57il y a la plaidoirie
17:58de la défense
17:58et bien
17:59les faits ne sont pas établis
18:01je dis
18:01on ne peut pas passer
18:02de 18 mois
18:03avec sursis
18:04à rien
18:04si
18:05on ne peut passer
18:06si
18:06si le juge considère
18:08qu'il n'y avait pas
18:09de preuve
18:10d'accord
18:11si il considère
18:12que ce n'est pas établi
18:14que les crimes
18:15ne sont pas
18:15ou les délits
18:16je ne sais plus
18:17de quoi il est relevé
18:18ne sont pas établis
18:21c'est tout à fait normal
18:22aussi douloureux
18:23cela soit
18:23pour les victimes
18:24pour l'opinion publique
18:26etc
18:26c'est tout à fait normal
18:28qu'il relaxe
18:30je ne connais pas le dossier
18:31donc je ne sais pas
18:32en l'occurrence
18:32évidemment
18:34voilà
18:34mais vous ne pouvez
18:36certainement pas décider
18:37que le réquisitoire
18:38tient lieu
18:39puisque le principe
18:41de l'accusation
18:42c'est qu'elle accuse
18:43quand même
18:43le principe
18:44de l'accusation
18:45c'est qu'elle demande
18:45une peine
18:46c'est que si le dossier
18:47est arrivé là
18:47ils ne vont pas dire
18:48le dossier est vide
18:50quand on requiert
18:51pour un crime sexuel
18:52enfant
18:54de la peine
18:54avec sursis
18:55c'est qu'on n'a
18:56quand même pas grand chose
18:57dans le dossier
18:57sinon ils auraient requis
18:58du faire
18:59mais en tout cas
19:00ce sera un débat
19:01qui va certainement animer
19:02la présidentielle
19:02de façon solide
19:03dans les prochaines semaines
19:04merci beaucoup
19:04Elisabeth Lévy
19:05belle journée
19:05merci beaucoup
19:06merci monsieur
19:07Eric Le Revelle
19:08d'avoir été
19:08avec nous ce matin
19:10dans un instant
19:10suite du Grand Matin Sud Radio
19:12avec la vérité en face
19:13c'est Jean-François Aquili
19:14qui débarque
19:15et moi je vous dis
19:15avec plaisir
19:16dès demain matin
19:177h
19:17Sous-titrage Société Radio-Canada
19:18Sous-titrage Société Radio

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