- il y a 12 heures
Avec Françoise Degois et Noémie Halioua
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00:01Le grand matin sur Sud Radio, il est 8h39, vous venez d'entendre Alexis Corbière, parmi les sujets dont on
00:10a parlé ce matin, évidemment il y a cette affaire de la gifle, un président de la République doit-il
00:15jouer la transparence, y compris dans le récit de sa vie privée, c'était la chronique de Françoise Degoy ce
00:22matin, dans ce studio je suis avec Françoise Degoy et Noémie Allioua, à nouveau bonjour à toutes les deux.
00:29Mon cher ami, bonjour.
00:30On va revenir bien entendu sur l'intervention d'Alexis Corbière dans un instant, mais d'abord commençons par cette
00:36affaire, parce qu'elle pose une question de fond, est-ce qu'on doit tout savoir de la vie privée
00:42d'un président de la République, à partir du moment où un journaliste croit savoir qu'il a une explication
00:48d'une image, qui il faut bien le dire, est une image sur laquelle on s'est interrogé, parce que
00:53oui, voilà, cette image elle a été publique, là on n'a pas regardé à travers le trou de la
00:58serrure,
00:59concernant cette image d'Hanoï et cette gifle.
01:01Bien sûr, non, non, on n'a pas regardé, pas plus qu'on a regardé par le trou de la
01:04serrure, quand François Hollande se fait lever comme un bleu, avec son scooter, avec des croissants pour Julie Gaillet, donc
01:10ça, ça fait partie, c'est des choses qui tombent quasiment, j'ai envie de dire, dans le domaine public,
01:15mais non, moi je crois qu'un président n'a pas, ou une présidente, n'a pas à être transparent.
01:20Non, la vie privée, les relations amoureuses, les relations humaines, les relations transcendées, platoniques, mettez le mot que vous voulez,
01:30sexuelles, assumées, etc., donc quel que soit le type de relation, c'est la dernière liberté qui reste à un
01:36être humain.
01:36Donc, et le président de la République est un être humain.
01:39À partir du moment où ça ne joue pas, véritablement, sur la vie de l'État, le fonctionnement de l
01:43'État, on s'arrête au trou de la serrure.
01:46C'est une tradition française, on n'est pas tout à fait d'accord, Noémie, là-dessus, et bien, c
01:50'est une tradition française, comment vous dire ?
01:51Elle peut évoluer, cette tradition, aussi.
01:53Mais surtout pas, elle tient encore, moi je ne veux pas être la presse anglo-saxonne.
01:56J'en ai rien à fiche d'être la presse anglo-saxonne, et notamment la presse britannique, ça ne m
02:02'intéresse pas.
02:03Noémie Agnoa.
02:04Alors, le président de la République est un être humain, mais ce n'est pas un être humain comme les
02:08autres.
02:08Il a décidé de se vouer à la France, il a décidé d'être à la tête du pays, il
02:14a décidé de se donner entièrement, corps et âme, normalement, à ce pays, à la France.
02:19Et donc, dans la mesure où il est président de la République, il est très difficile, je crois, de considérer
02:25que sa vie privée n'intéresse pas les Français.
02:28Sa vie privée intéresse les Français, puisque d'ailleurs, dans chacun de ses déplacements, il se montre avec sa femme.
02:33Sa femme fait partie de son processus politique.
02:36Donc, quand on est président de la République, on est président de la République à part entière, et on ne
02:41peut pas s'étonner du fait que les Français veulent savoir ce qui se passe.
02:46Ce n'est pas la question qui est posée, Noémie, par Jacques.
02:48Ce n'est pas la question qui est posée.
02:50C'est la question à laquelle j'ai envie de répondre.
02:52Je pense que quand on est président de la République, je pense que quand on a fait le choix de
02:56faire de la politique à ce niveau,
02:59on ne peut pas s'étonner ensuite que les Français soient intéressés par la vie privée.
03:05Mais nous, médias, est-ce qu'on doit se filcher des limites ?
03:08Est-ce qu'on doit s'interdire d'aller plus loin, et d'aller dans la chambre à coucher quelque
03:14part ?
03:14Chambre à coucher ou pas, d'ailleurs, on n'en sait absolument rien.
03:17Je rappelle que l'Élysée a démenti.
03:19On en est là, en fait, c'est un journaliste qui a publié un livre, peut-être rappelons-le, un
03:24journaliste de Paris Match, Florian Tardif,
03:26qui a publié un livre sur ce couple présidentiel, et qui a donné cette information en public.
03:30J'espère pour lui qu'il a des preuves, parce qu'effectivement, quand on avance une information pareille,
03:34normalement, il faut pouvoir la prouver.
03:36Donc j'espère, encore une fois pour lui, qu'il peut la prouver, même s'il y a assez peu
03:39de chances, véritablement,
03:40que l'Élysée ne décide de lui tomber dessus, et notamment de lui mettre un procès.
03:44Pourquoi ?
03:44Mais parce qu'ensuite, il faudra prouver que ce soit le cas ou non.
03:47Et ce sera déjà alimenté, mais ce serait alimenter cette machine infernale.
03:52Mais, encore une fois, cette histoire passionne les Français, comme depuis toujours.
03:56L'affaire privée des présidents de la République a toujours passionné les Français,
04:00et particulièrement, aujourd'hui, à l'ère de la transparence.
04:03Attendez, prends des Français.
04:04Ce n'est pas ça, la question.
04:06Bien sûr que la vie privée des puissants passionne toujours.
04:10La question n'est pas là.
04:11Vous êtes en train de m'expliquer.
04:13Il montre qui il veut, Emmanuel Macron, ou François Hollande, ou Nicolas Sarkozy.
04:17Là, ce n'est pas le sujet.
04:19Ce qui reste du domaine privé des relations et des sentiments reste privé.
04:23Vous savez que vous soyez président de la République ou que vous vous appelez du schnock.
04:27Quand vous appelez du schnock et que vous êtes président de la République,
04:30à mon sens, ça change quelque chose.
04:32D'ailleurs, le fait que ça passionne les gens, je suis d'accord avec vous.
04:36Même moi, j'aime bien chez le dentiste lire quand j'attends mon rendez-vous.
04:40Vous reconnaissez ?
04:40Mais bien sûr que ça passionne.
04:42Mais est-ce qu'on en fait un objet politique ?
04:44Est-ce qu'on invite ?
04:46Est-ce qu'on en fait un objet politique ?
04:48Est-ce qu'on le popularise ?
04:50Est-ce qu'on le traite ?
04:51Et comment on le traite médiatiquement ?
04:52Je vais poser la question différemment.
04:53Non, ça n'existe pas.
04:54Je vais poser la question différemment en m'appuyant sur la thèse qui est défendue dans le livre.
05:01Si on était à un tournant dans la vie privée d'Emmanuel Macron ?
05:04En quoi ça vous gêne ?
05:06En quoi ça nous regarde ?
05:07Non, mais ça a un impact politique.
05:09Est-ce que ça a un impact ou pas ?
05:10Non, mais je ne crois pas que ça a un impact politique.
05:12Mais ça, vous ne pouvez pas le savoir.
05:12Moi, je pense par exemple que...
05:14Merci pour ce moment...
05:15Je te laisse la parole après, Noémie.
05:17Je pense que par exemple, merci pour ce moment de Valérie Trier-Viller,
05:21qui est un best-seller.
05:22500 000 exemplaires vendus.
05:24On est au-delà du réel et on ne compte même pas la version poche.
05:28On est au-delà du réel.
05:29Eh bien, ça, je pense que ça fait encore plus de mal au quinquennat de François Hollande.
05:34J'en ai parti, donc je sais le fracas que ça a été.
05:38Mais là, il y a des faits, comment dirais-je ?
05:39Voilà, c'est indéniable.
05:42Je pense que ce livre-là détruit en grande partie le quinquennat de François Hollande.
05:46Je ne crois pas du tout que le fait qu'éventuellement Emmanuel Macron et Brigitte Macron se séparent
05:50à un an de la fin du mandat change quelque chose.
05:52On est avec Jean-Paul qui est à Toulouse et qui est plutôt d'accord avec vous, Françoise.
05:57La vie privée du président, dit-il, ne nous regarde pas.
06:00Bonjour Jean-Paul.
06:01Oui, bonjour Jacques.
06:03Bonjour Françoise.
06:04Bonjour Noémie.
06:05Bonjour.
06:06Quelles limites vous vous fixez ? Qu'est-ce que vous en dites ?
06:11Ça n'assionne pas la vie des Français, d'une part.
06:14Ça les fait rigoler.
06:16La vie personnelle du président de la République,
06:18on a entendu déjà tout un tas de choses sur Macron, sur le sexe de sa femme, etc.
06:23C'est dégueulasse.
06:24Bon, basta.
06:26Donc, c'est pour amuser la presse, c'est pour amuser les médias.
06:31C'est pour en même temps faire de la diversion,
06:33parce qu'on a des problèmes beaucoup plus sérieux,
06:36beaucoup plus préoccupants.
06:37Il faudrait effectivement prendre à bras le corps et s'en occuper.
06:41Mais non, on balance des choses comme ça
06:44pour amuser, faire de la mousse, faire du vent.
06:48Je pense qu'un certain nombre de gens ont dû investir dans les éoliennes
06:53pour embrasser autant de vent.
06:55Donc, non, on se fiche pas mal de ce que Macron fait de ses fesses.
07:02Voilà, mais c'est assez bien résumé.
07:04C'est étonnant si vous dites ça.
07:06C'est-à-dire que quand vous dites que ça ne passionne pas les Français,
07:08mais que vous voyez le nombre de réactions,
07:10et là aussi la façon enflammée dont on est en train de débattre,
07:15ça prouve quand même...
07:15On parle de la presse, vous et moi.
07:16On ne parle pas du tout de la vie privée.
07:18Il y a eu des articles...
07:20Il ne faut pas être hypocrite, c'est aussi ce que vous nous dites,
07:21mais il ne faut pas être hypocrite.
07:22La réalité, c'est qu'on lit tous ce genre d'informations.
07:26Vous avez parlé du livre, merci pour ce moment,
07:29de Valérie Trevailor qui était revenue sur cette affaire avec François Hollande.
07:33Mais les gens disaient tous, au fond, ça ne nous intéresse pas, etc.
07:36Et je me souviens des que le jour de l'ouverture des librairies,
07:39de la sortie de ce livre.
07:40Il y avait des reportages sur les que, à n'en plus finir,
07:43sur les files d'attente devant les librairies,
07:45du nombre de Français qui se disaient,
07:48nous, ça ne nous intéresse pas vraiment,
07:50qui avaient un petit peu honte de se dire que, au fond,
07:52on est loin d'avoir terminé.
07:55Et aujourd'hui, regardez la presse américaine.
07:56Moi, j'ai vu des articles dans le New York Post, etc.
07:59La presse du monde entier s'intéresse à ça.
08:01Moi, je ne veux pas devenir ça.
08:02Il faut accepter le monde dans lequel on vit.
08:04Il ne faut pas faire preuve du copier.
08:06François, une petite pause.
08:07Je pense qu'on peut avoir une exception française.
08:10On la tient encore.
08:11Moi, je ne dis pas que ça n'intéresse pas les gens.
08:12Non, ce n'est pas ce que je dis.
08:13Je dis, c'est quoi notre travail à nous ?
08:15Est-ce qu'on fait de l'analyse politique avec ça ?
08:17Non, mais nous, on n'est pas paradis.
08:17Ma réponse, c'est non.
08:19On n'est pas paradis.
08:20La question est posée et ce n'est pas terminé.
08:22On en parle dans un instant.
08:25Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoze.
08:29Le Grand Matin sur Sud Radio.
08:31Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez.
08:32On parle beaucoup de cette affaire de la gifle
08:36donnée par Brigitte Macron à Emmanuel Macron.
08:38Vous vous en souvenez, cette image avait fait le tour du monde.
08:40Ça s'était passé à Hanoï.
08:42On s'était tous interrogés.
08:43Pourquoi cette gifle ?
08:44Eh bien, on a peut-être une explication aujourd'hui.
08:47Elle est avancée en tous les cas par un journaliste.
08:50De Paris Match.
08:51De Paris Match.
08:52Qui sort un bouquin, qui sort un livre,
08:53dans lequel il raconte un certain nombre de choses.
08:56Et on en parlait juste avant la publicité.
08:58François de Gois.
08:58Il nous disait, il reprend d'une certaine façon.
09:02C'était l'objet aussi de votre chronique ce matin.
09:03Il reprend des informations qui circulaient déjà dans la presse.
09:05Il faut bien le dire et expliquer aux auditeurs.
09:08Alors, ce n'est pas un breaking news pour ceux qui sont un peu dans les arcanes du pouvoir et
09:12de la presse.
09:13Alors, ce n'était pas repris par la presse.
09:15Mais là, j'en veux pour preuve, Noémie, parce que nous avons vécu à peu près les mêmes choses toute
09:19l'année 2024.
09:20Vous ne pouviez pas faire un déjeuner entre journalistes ou avec des politiques,
09:25de gauche comme de droite,
09:26qui nous expliquaient alors Macron, Golsch-Tiff, Stéphanie.
09:29On était dans des espèces...
09:31C'est devenu une folie.
09:32Ça s'est devenu...
09:33Il faut relire la rumeur des guerres morins.
09:35Enfin, je veux dire, il faut relire la rumeur d'Orléans
09:37pour comprendre à un moment donné comment une légende urbaine, ou pas,
09:41devient une folie générale.
09:42On avait...
09:44On a eu l'épisode du genre sur Brigitte Macron et elle s'en est expliquée.
09:50Moi, j'ai quand même une pensée pour Brigitte Macron.
09:53Je pense que très peu de Premières Dames ont essuyé ce qu'elle essuie depuis dix ans.
09:57Brigitte Macron, ses attaques de Bolsonaro sur son physique, sur son âge,
10:02ses mises en cause de genre.
10:03Une femme qui a été obligée quasiment de faire une autopsie
10:08comme on fait pour prouver qu'elle était une femme.
10:11Maintenant, on lui colle une relation platonique.
10:14Ça, c'est pour se couvrir, en fait.
10:16Platonique avec Goldschiff et Farhani.
10:19Personne ne peut se défendre.
10:20Vous imaginez bien que Goldschiff et Farhani ne vont pas faire un communiqué.
10:24Là, on est sur quelque chose, vraiment, pour moi,
10:26vraiment de presque inconscient.
10:29Je ne sais pas si Florian Tardif,
10:30qui est un garçon que j'aime bien, j'avais vu dans quelques débats,
10:35réalise l'effet dévastateur que ça peut avoir, en fait.
10:39Ce n'était pas du tout à fait certain,
10:40puisqu'en fait, il a fait cette annonce dans une interview qu'il a donnée à RTL,
10:44qui était dans le cadre, d'ailleurs, de la sortie de son livre,
10:47qui est sortie, voilà, il y a seulement quelques jours.
10:49Est-ce qu'il a mesuré, au fond, ce qu'il était en train d'annoncer ?
10:53J'imagine que c'est des questions que vous avez avec votre éditeur, quand même.
10:56J'espère pour lui.
10:57Maintenant, c'est vrai que, sur le coup, pour aller dans le sens de Françoise Desgois,
11:01Mme Macron, elle a beaucoup essuyé.
11:02Elle a beaucoup essuyé d'humiliation, depuis le début de ces deux quinquennats.
11:05Cette histoire d'amour n'a pas été comprise, elle a été beaucoup jugée,
11:09parce que différence d'âge avec une femme plus âgée,
11:12parce que couple, au fond, assez original dans ce monde politique,
11:18et c'est une femme qui, oui, a subi des humiliations, des insultes,
11:23des attaques absolument monstrueuses, qui a dû se justifier d'être une femme.
11:28Je vais me faire l'avocat du diable, mais honnêtement, quand on est à l'Élysée,
11:31je veux dire, on se doute bien que des histoires, on va en avoir,
11:36qu'elles vont circuler, des fausses et des vraies.
11:39Donc, j'ai envie de dire, c'est un peu le corollaire du pouvoir,
11:44quand on est à ce niveau-là, et qu'on n'est pas non plus totalement effacé.
11:50C'est-à-dire que Brigitte Macron, même si elle ne joue pas le rôle
11:53que toutes les dames, que toutes les premières dames ont pu jouer par le passé,
11:57elle a quand même, et elle occupe quand même un rôle.
12:00Donc, si vous voulez, c'est le corollaire, ça va avec, ça n'excuse pas tout.
12:05Non, non, mais moi, je ne suis pas dans l'accusation ou pas.
12:08Chacun fait ce qu'il veut, les journalistes sont libres,
12:10chacun sort les livres et qu'il a envie de sortir avec les infos qu'il veut.
12:13Mon questionnement n'est pas celui-là.
12:14Je redis, mon questionnement n'est pas celui-là.
12:17Mon questionnement est, comment nous nous situons, nous, en tant que journalistes,
12:20et en tant que médias, comment nous nous situons par rapport à ce type d'informations ?
12:25Comment on sépare le bon grain livré ?
12:27Est-ce qu'on reprend ? Est-ce qu'on amende ?
12:32Moi, j'ai été sidéré d'une interview...
12:34Et tout à l'heure, Alexis Corbière, dans ce studio, a été très clair.
12:36Pour lui, pas question d'aller, effectivement, il a écouté votre chronique,
12:40pas question de regarder dans la chambre à coucher de qui que ce soit.
12:44Il y a une exception française, et moi, je veux qu'on la respecte.
12:47Un mot, quand même, vous avez entendu Alexis Corbière tout à l'heure.
12:51On a parlé beaucoup de la sécurisation des musées, puisqu'il est rapporteur.
12:56Il fait un certain nombre de propositions.
12:58Mais j'ai envie de vous entendre sur cette fameuse primaire de la gauche.
13:02Moi, pardon, mais j'ai tendance à me dire, mais ça n'arrivera jamais, en fait.
13:05Ils sont dix de ce côté-là.
13:08Est-ce que, Noémie, vous avez écouté les arguments d'Alexis Corbière ?
13:11D'ailleurs, malheureusement, il n'en a pas beaucoup. Il espère. C'est un souhait, pour le moment.
13:14Mais il y a une inflation de candidatures à l'élection présidentielle qui est absolument vertigineuse.
13:20Mais à gauche comme à droite.
13:21C'est-à-dire qu'on est à l'ère de, moi, président, tout le monde va être président.
13:25Vous avez oublié Mathieu Pigasse.
13:26Tout le monde va être président.
13:27Mathieu Pigasse, peut-être un jour Philippe de Villiers.
13:30C'est des choses aussi qu'on peut entendre.
13:32François Hollande, évidemment.
13:33Mélenchon, qui a déjà annoncé sa candidature sur TF1.
13:36François Ruffin.
13:37Ils veulent tous être président de la République.
13:39Alors, j'espère qu'ils considèrent tous qu'ils ont aussi les capacités pour mener le pays dans une meilleure
13:45perspective d'avenir.
13:46Parce que c'est quand même ça le sujet.
13:47Ce n'est pas moins jeu.
13:48C'est quand même le pays.
13:49C'est ça le sujet.
13:49Alors, l'un des arguments d'Alexis Corbière, c'est de dire, oui, mais il y a le jeu des
13:52sondages.
13:52Et par la force des choses, il y a un moment où on sera contraint de passer par la primaire.
13:57Vous y croyez à cet argument ou pas ?
13:59Parce que là, c'est inédit.
14:00Non, je n'y crois pas dans la mesure, encore une fois, où certains ont déjà annoncé leur candidature.
14:04Mais c'est comme à droite.
14:05Quand vous avez, par exemple, Bruno Rotaillot, qui a déjà annoncé sa candidature à l'élection présidentielle,
14:10quelque part, la droite est déjà engagée.
14:13Comment est-ce qu'ensuite vous faites pour organiser une primaire quand vous avez déjà eu des déclarations ?
14:17Ça va être compliqué quand même.
14:18Ça a toujours été ça.
14:19Il y aura des alliances.
14:20Au-delà des primaires, il faut s'attendre à des alliances.
14:22Ça me permet de rectifier vos propos.
14:25Toutes les primaires ont toujours été faites entre des gens qui avaient annoncé leur candidature, déjà.
14:30Donc ça, ce n'est pas le problème.
14:31Moi, je crois, je suis une fan de la primaire.
14:34Les arguments qui consistent à dire...
14:35Ça donne un élan aussi.
14:36Non seulement ça départage une ligne primaire, ça donne un élan, mais ça donne aussi une légitimité.
14:42Et tous les gens qui me donnent...
14:43Ça a soin à un candidat.
14:43Oui, mais regardez, toutes les primaires sont mal passées.
14:46Elles ne sont pas mal passées à cause de la primaire.
14:47Elles sont mal passées à cause des fautes des candidats qui ont suivi.
14:50Benoît Hamon, il met un mois et demi.
14:52Quand il gagne la primaire, Benoît Hamon, il est à 17% dans les sondages.
14:55C'est énorme.
14:56C'est sa responsabilité s'il passe un mois à négocier avec les Verts, à perdre autant de temps et
15:01se faire rattraper par Mélenchon.
15:03Oui, vous vous dites, après, il y a aussi l'utilisation qu'on en fait.
15:05Mais bien sûr, François Fillon, il a un élan et une légitimité de 4 millions de votants.
15:09S'il n'y a pas l'affaire des costumes, la primaire, tout le monde dira qu'elle est merveilleuse,
15:13comme elle a été merveilleuse pour François Hollande.
15:15Non, mais ce qui est intéressant aussi dans ces nouvelles primaires, tout le monde va s'entendre.
15:19Et qu'à la fin des fins, on va atterrir sur une primaire parce qu'il n'y aura pas
15:22d'autre choix.
15:23Vous savez ce que disait Lacan ? Le réel, c'est quand on se cogne.
15:26Tout le monde va se cogner au réel.
15:29Notamment parce qu'on va voir qu'il va encore y avoir des alliances entre la gauche et l'extrême
15:33-gauche.
15:33Alors même que c'est censé être des courants de pensée qui s'affrontent sur des questions de liberté, sur
15:39des questions de laïcité, par exemple.
15:43La primaire qui va permettre encore de créer des alliances entre la gauche et l'extrême-gauche va nous montrer
15:47qu'effectivement, le réel, c'est quand on se cogne.
15:49Et peut-être que la gauche sociale-démocrate a vocation à être vassalisée par la France insoumise.
15:55Merci infiniment à toutes les deux, Noémie Allioua et Françoise Degoy.
15:58Évidemment, on vous retrouve très vite sur les antennes de Sud Radio.
16:01Dans un instant, c'est le journal de 9h.
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