- il y a 1 jour
Avec Elisabeth Lévy et Eric Revel
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:04Il est 7h... 7h... 8h36, j'avais pas mis mon maillot réveil.
00:10Elisabeth Lévy, pas super bien !
00:15Elisabeth Lévy, Éric Revelle, et puis surtout vous, 0826 300 300,
00:20vous êtes de plus en plus nombreux à participer,
00:23et évidemment vous avez justement la parole pour faire part de vos réactions,
00:28et parfois aussi de vos remarques qui sont plus pertinentes que...
00:31Bon, je dirais pas qui, mais quand même que certains.
00:35Non, alors... Mais non, mon cher Éric Revelle, vous faites pas de mal quand même.
00:39Bon, je le disais, Donald Trump, un an de pouvoir sans limite.
00:43Un an de pouvoir de prise d'opposition quasiment sans limite.
00:46Maduro, le Conseil de la paix, le Groenland, bien sûr,
00:53sauf qu'il a quand même, j'allais dire, des limites,
00:55c'est qu'il avait dit très vite qu'il allait y avoir la paix,
00:59la fin de la guerre avec l'Ukraine, entre la Russie et l'Ukraine.
01:02C'est toujours la même chose.
01:03Bon, en même temps, il a mis des droits de douane, en fait.
01:06Là, vous avez vu, maintenant, il menace de mettre des droits de douane
01:09de 200% sur les vins et champagnes français.
01:13Avant que vous réagissiez, Elisabeth Lévy, Éric Revelle,
01:16c'est Fabrice qui est avec nous de Gérons.
01:18Bonjour, Fabrice.
01:20Bonjour, Patrick.
01:22Bonjour à la Dream Team, là.
01:23Bonjour, c'est la Dream Team tous les jours.
01:27Bon, mon cher Fabrice, qu'est-ce que vous en pensez, vous, justement, de Donald Trump ?
01:33J'ai envie de dire, il fait du Donald Trump.
01:35Donald Trump, j'ai envie de dire, côté européen,
01:39je ne peux pas lui donner raison, parce que je suis européen, évidemment,
01:43mais on récolte ce qu'on sème.
01:45Et Donald Trump, il est fort avec les faibles, et faible avec les forts.
01:48Et l'Europe est faible.
01:49Moi, quand on se dit, quand on dit, l'Europe est unie, etc.,
01:55et puis que vous avez, je vais en citer quelques-uns,
01:57la Pologne, l'Allemagne, le Danemark,
01:59qui s'équipent aux États-Unis plutôt qu'en Europe,
02:03ben, après, il ne faut pas se plaindre de ça.
02:06Quand vous avez un président dit, entre guillemets,
02:10un ancien président dit gaulliste, Nicolas Sarkozy,
02:13qui retourne dans l'OTAN par rapport à la défense,
02:19dont nous avait fait sortir le général de Gaulle,
02:22il ne faut pas se plaindre.
02:23Voilà, quoi.
02:24Donc, on se met à genoux devant eux,
02:26on se met à leur pouvoir, voilà.
02:30On est défendu par eux,
02:31on est complètement coincé par eux.
02:33Ben, moralité, un gars comme Donald Trump,
02:35il nous fait payer.
02:36Ben, ok, c'est moi le maître, et je vais vous le montrer.
02:38Voilà, quoi.
02:39C'est intéressant votre démonstration.
02:43Fabrice, vous restez en ligne,
02:45et il y a d'autres auditeurs qui peuvent réagir,
02:47qui peuvent appeler, d'accord ou pas d'accord
02:48avec ce que vous dites.
02:49Elisabeth Lévy et Éric Ravel dans la discussion.
02:51D'abord, pardon de réfréner votre enthousiasme,
02:53mais le général de Gaulle...
02:54Ah, c'est pas de l'enthousiasme !
02:55Non, mais le général de Gaulle n'est pas sorti de l'OTAN.
03:00Du commandement intégré.
03:01Il est sorti du commandement intégré.
03:04Vous savez que je peux faire mes phrases toute seule ?
03:06Vous êtes au courant, merci.
03:08Donc, le général de Gaulle est sorti du commandement intégré,
03:11c'est-à-dire, il a dit, pas d'armée de l'OTAN,
03:15ce qui ne l'empêchait pas, éventuellement,
03:17on ne l'aurait pas empêché d'envoyer des troupes
03:19dans des opérations spécifiques.
03:21Donc ça, c'est la première chose.
03:23La deuxième chose, là où je suis d'accord avec vous sur un plan,
03:28c'est que nous avons accepté que les Américains deviennent nos maîtres,
03:32les Français un peu moins que les autres,
03:34les Français et les Anglais un peu moins que les autres,
03:36puisque nous avons gardé une dissuasion nucléaire
03:39et en ce qui nous concerne, une industrie de la défense autonome.
03:43Mais néanmoins, nous l'avons accepté.
03:45Et savez-vous pourquoi nous l'avons accepté ?
03:47Eh bien, parce que vous, moi, nous, collectivement,
03:50peut-être pas vous personnellement,
03:52nous voulions notre retraite,
03:54nous voulions nos allocations,
03:56nous voulions, c'est ce qu'on appelait les dividendes de la paix, Patrick.
03:59C'est-à-dire qu'au lieu de préparer l'avenir,
04:02de s'armer, de s'occuper de notre sécurité,
04:05qu'est-ce qu'on a fait ?
04:06On a désarmé.
04:07On a claqué.
04:08On a claqué.
04:09Il y a 30 ans, 40 ans, c'est vrai qu'il y avait un discours ambiant
04:12qui était pisse, quoi.
04:15Terminé la guerre.
04:16Non, mais on a donc laissé les Américains...
04:17Non, non, non, non, non.
04:18Non, si, globalement, dans la société française...
04:20Non, pardon, Patrick, il y avait...
04:21Oui, peut-être, mais il y avait la guerre froide,
04:23la Russie existait,
04:24et nous avons laissé les Américains
04:26payer pour notre défense.
04:29Et là, Patrick a raison,
04:30nous avons accepté d'être vassalisés.
04:32Oui, oui.
04:32Éric Revelle.
04:34Bah, je vais rendre hommage au président de la République,
04:38une fois n'est pas coutume.
04:40Vous vous souvenez peut-être qu'en 2019,
04:42dans une interview avec The Economist,
04:44qui est un magazine britannique libéral,
04:46il avait expliqué que l'OTAN était en mort cérébrale.
04:50Je pense que c'était ses mots.
04:51C'était ses mots.
04:52Alors, en fait, oui, pendant des années,
04:56des années, des années, des années,
04:57même si ça servait de business américain,
04:59parce que n'oublions jamais que pour l'opérabilité
05:02des manœuvres, par exemple, de l'OTAN,
05:04la plupart des matériels militaires
05:06sont des matériels vendus par l'industrie américaine.
05:10Bon, d'ailleurs, ce qui fait dire à certains chefs d'entreprise américains
05:13autour de Trump qu'il faut peut-être faire attention
05:16parce que ces Américains, si l'OTAN se désagrège
05:18ou si l'Europe de la Défense naît,
05:20ils vont perdre tous ces marchés.
05:22Donc, il y a un enjeu business.
05:23Et quand vous parlez de business à Trump,
05:25il sait de quoi on parle,
05:26puisque c'est un businessman et un mec dealer.
05:29Moi, ce qui m'inquiète le plus, je vais vous dire,
05:31c'est que l'Europe de la Défense,
05:33est-ce qu'elle aboutit, in fine,
05:35à la mise en commun de la dissuasion nucléaire française ?
05:37Est-ce qu'elle aboutit à la fin du Conseil de Sécurité
05:42dans laquelle, depuis le général de Gaulle,
05:45la France a une voie prépondérante
05:46puisqu'on fait partie du Conseil de Sécurité ?
05:48Vous avez une partie de la réponse dans ce qu'a proposé Donald Trump.
05:51En fait, il propose un comité de la paix
05:53qui ressemble à un Conseil de Sécurité de l'ONU business.
05:58C'est un milliard le ticket d'entrée.
06:00C'est une ONU bis.
06:01Alors, là où il n'a pas tort,
06:02c'est que l'ONU, depuis ce machin,
06:05comme disait De Gaulle,
06:07ils n'ont jamais empêché qui que ce soit
06:09de faire ce qu'un dictateur ou un président souhaitait dans son pays.
06:15Le droit international sans la force, ça n'existe pas.
06:18Donc, il ne fait qu'avaliser quelque chose qui est réel.
06:21Peut-être que la bulle dans laquelle on vit depuis 60 ans,
06:24depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale,
06:27c'était une bulle protectrice avec l'OTAN,
06:30avec le face-à-face des puissances.
06:33Mais c'est peut-être qu'une parenthèse ?
06:36D'abord, le problème, c'est que l'Europe n'est pas...
06:41Ben si, j'essaie juste de participer.
06:44Le problème, c'est que l'Europe, dans un monde impérial,
06:47n'est pas un empire, elle n'en a pas la puissance.
06:49Moi, je ne crois pas, je crois que les pays européens
06:52ont des intérêts en commun.
06:54Je crois qu'il faut échapper à l'Union européenne
06:56pour tout ce qui concerne la défense.
06:57La défense, ça ne peut pas être fédérale.
06:59Ça peut être des nations qui s'associent
07:02dans un certain nombre d'objectifs.
07:04Ce n'est pas une armée européenne permanente.
07:09C'est des contingents qui peuvent travailler ensemble.
07:12J'ajoute juste sur les droits de douane.
07:14Il faut...
07:14Parce que Trump, il y a aussi beaucoup de bluffs.
07:16Vous avez dit, c'est un dealmaker.
07:18Vous avez raison.
07:19Les droits de douane, il ne peut pas faire n'importe quoi
07:21sans le Congrès.
07:23Et là, parce que vous me dites qu'il est très puissant
07:25à l'international, c'est vrai,
07:27il n'a l'air d'avoir aucune limite.
07:28Mais le président américain,
07:31il a d'énormes limites intérieures.
07:33Il y a des contre-pouvoirs partout aux Etats-Unis.
07:35Il y a 50 États.
07:36Il y a des cours, ceux-ci.
07:38Il y a les cours suprêmes de chaque État.
07:41Donc, vous voulez, même s'il a une cour suprême
07:43qui est de plus en plus...
07:44Une cour suprême fédérale
07:46qui est quand même de plus en plus à sa main,
07:48il n'a pas absolument tous les pouvoirs.
07:49C'est quand les midterms, Eric ?
07:51C'est dans...
07:51En novembre.
07:52Oui, dans une petite année, en fait.
07:54En novembre.
07:55En novembre.
07:56Je ne sais pas, vous...
07:56Ce qui est vrai, c'est qu'on attend une décision
07:59de la Cour suprême,
08:00mais qui est plutôt à la main de Trump,
08:01sur les premiers droits de douane
08:03qu'il a mis en place.
08:04Imaginez que la Cour suprême
08:06décide, après un vote,
08:07que ces droits de douane
08:09mis en place par Trump
08:09ne sont pas légaux.
08:11Je ne parle pas des nouveaux, là.
08:12Je ne parle pas des...
08:12Oui, oui, j'ai compris.
08:13Mais vous savez, la première série,
08:14ça serait un vrai stop.
08:16Est-ce que vous ne croyez pas que...
08:18Alors, on va reprendre Fabrice
08:20quelques secondes avec nous,
08:21mais c'est vrai que certains
08:23étaient mitigés sur Trump
08:24et disaient, bon, finalement,
08:25il fait bouger les choses,
08:27mais à force d'annoncer, en fait,
08:29des provocations,
08:30notamment avec des droits de douane,
08:32par exemple, sur les vins français
08:33et Champagne,
08:33il dit, bon, Emmanuel,
08:35tu ne veux pas participer
08:35à mon conseil de la paix ?
08:37Ben, attends, je te mets 200%
08:38de droits de douane.
08:39Et la lettre au premier ministre d'Anon ?
08:41La lettre au premier ministre.
08:43Norvégien, par exemple.
08:43Norvégien, oui, c'est vrai.
08:45Fabrice, il avait une certaine
08:48cote de sympathie auprès de certains
08:52en France.
08:52Si, si, il faut le dire,
08:53disons, il fait bouger.
08:54Mais notamment à droite, bien sûr.
08:57Là, c'est en train de bouger.
08:58Vous n'avez pas l'impression, Fabrice ?
09:00Ben, si, si, si, si, si,
09:01parce que c'est toujours pareil.
09:03Comme ça, quand ça concerne les autres,
09:06on trouve ça très bien.
09:07Et quand ça, du coup,
09:08ça concerne à nous, c'est différent.
09:09Maintenant, effectivement,
09:11par rapport à ces...
09:12On le connaît, quoi.
09:13Il est fantasque.
09:14Ça part de 200%.
09:15On en a vu dans d'autres cas.
09:16Ça part de 200%
09:17et ça se termine à 10-12.
09:19Oui, oui, bien sûr.
09:20C'est un bon commercial.
09:21Donc, on a tout en tête,
09:22c'est 200%.
09:23C'est un bon commercial.
09:25Je ne sais pas si vous avez vu
09:26le film de l'année dernière
09:27où il y a un an et demi déjà.
09:28The Apprentice.
09:28The Apprentice, oui.
09:30Qui raconte l'ascension
09:31de Donald Trump, justement,
09:32aux Etats-Unis
09:33dans les années 70 et 80.
09:35et sa relation avec un avocat
09:37qu'il avait choisi pour...
09:39Il l'avait repéré.
09:40Il avait dit, lui, il est fort.
09:41Il est fort.
09:42Je vais l'aider.
09:43Il l'a aidé contre la mairie
09:44de New York, à l'époque,
09:45pour construire des immeubles.
09:46C'est assez remarquable
09:47à ce niveau-là, quoi.
09:49Après, c'est très caricatural.
09:50Et on voit sa force,
09:52sa détermination.
09:53Je voudrais parler de...
09:54On n'a plus le temps, là.
09:55Non, mais 46.
09:56Attendez.
09:57Pardon, pardon, pardon.
09:58Légère pause, légère pause,
09:59légère pause.
10:00Et on revient aussi
10:01sur ce sujet, si vous le voulez,
10:02mais aussi sur le logement social.
10:06Terminé, à vie.
10:07Pas de le cornu ?
10:08Non, peut-être le cornu, un peu,
10:10tout à l'heure.
10:11Enfin, bon, vous voulez dire
10:12un mot sur le cornu, tout à l'heure.
10:14Bon, allez, vous allez nous dire
10:14un mot sur le cornu.
10:15Mais le logement social,
10:16les logements sociaux,
10:18est-ce qu'il faudrait arrêter
10:18d'en délivrer à vie ?
10:20Est-ce qu'il faudrait vraiment
10:21revoir ça tous les trois ans,
10:22comme l'a dit le ministre ?
10:23Je vous attends.
10:240826 300 300
10:25et beaucoup d'autres sujets.
10:29Le Grand Matin Sud Radio,
10:307h10h, Patrick Roger.
10:33Il est 8h49,
10:34les logements sociaux.
10:35Beaucoup de sujets, en fait,
10:36sur la table ce matin,
10:37le 49.3.
10:40Sébastien Lecornu,
10:41je vous invite à en parler
10:43tout à l'heure avec Jean-François
10:44qui lit dans La Vérité en Face
10:45après 9h.
10:46Mais d'un mot,
10:47l'attitude et la stratégie
10:50de Sébastien Lecornu,
10:51Elisabeth Lévy ?
10:51Moi, je n'y comprends rien,
10:53mais ce qui me fait marrer,
10:53c'est qu'on dirait...
10:54Non, ce n'est pas que j'y comprends rien.
10:57Honnêtement,
10:58je trouve ça drôle,
11:00c'est qu'on dirait
11:01qu'il y avait une sorte de suspense.
11:03Va-t-il choisir les ordonnances
11:04ou le 49.3 ?
11:06Aller donc sur un marché
11:07ou dans un bistro,
11:09demander aux gens...
11:10Bon, Éric Rebelle ?
11:11Non, mais ni Lecornu
11:12ni le Parti Socialiste
11:13n'honorent la crédibilité
11:15de la parole politique.
11:16Je rappelle que le PS
11:16et Olivier Faure disaient
11:18pas de 49.3,
11:19c'est un déni
11:20de démocratie parlementaire
11:21et maintenant,
11:22ils vont...
11:23Ils opent pour le 49.3.
11:24Quant au Premier ministre,
11:25il avait dit pas de 49.3.
11:26Donc voilà.
11:27Maintenant, sur le logement social...
11:28Il le fait avec amertume.
11:30Oui, oui, bon...
11:31Je ne sais pas ce que vous en pensez.
11:32Vous nous avez 826, 300, 300.
11:34Est-ce qu'il a quand même raison
11:34de l'utiliser ou pas ?
11:36Le logement social.
11:37Le logement social à vie,
11:38stop, dit le ministre du logement.
11:41Alors, beaucoup de ministres le disent.
11:44Tous les trois ans,
11:45on va revoir les revenus,
11:47le comportement, etc.
11:49C'est Jean-Pierre qui nous a appelés,
11:50qui a réagi en entendant tout à l'heure
11:52le ministre.
11:53Bonjour Jean-Pierre
11:54de Montaisson, région parisienne.
11:56Oui, bonjour.
11:58Effectivement, ça fait...
11:58J'ai été élu municipal
12:00et ça fait des années,
12:01une vingtaine d'années
12:02ou une trentaine d'années,
12:03je ne sais pas,
12:03que l'on pourcent vertueusement
12:05ceux qui occupent injustement
12:07des logements sociaux
12:08alors qu'ils pourraient aller
12:09dans le privé.
12:10Bon, alors,
12:11maintenant, si on regarde la réalité,
12:14c'est que les bailleurs sociaux
12:16ont absolument besoin
12:17de locataires
12:18qui payent leur loyer.
12:20Parce que parmi ceux
12:22qui sont dans le logement social,
12:23il y en a qui confondent
12:25logement social
12:26et logement gratuit.
12:28On le sait.
12:29C'est-à-dire ?
12:30C'est-à-dire ?
12:31C'est-à-dire qu'ils ne payent pas
12:32leur loyer.
12:33Oui, oui.
12:34Ah ben non,
12:34c'est vrai.
12:35Et c'est là où il faut
12:36qu'il y ait des révisions
12:37avec les bailleurs, quoi.
12:38Mais absolument,
12:39c'est là où le bas blesse.
12:41C'est-à-dire,
12:41parce que c'est de la folie douce.
12:43On utilise de l'argent public
12:45pour loger des gens
12:47qui n'en ont pas besoin.
12:49Alors ça, oui, ça, c'est...
12:50Il y a de quoi se frapper la tête
12:50contre les murs.
12:52Oui, oui, c'est vrai.
12:52C'est-à-dire qu'on devrait
12:54en avoir besoin
12:54à un moment donné dans sa vie
12:56pour pouvoir rentrer.
12:58Et puis après,
12:58après, si on peut,
13:00on change.
13:01Elisabeth Lévy et Éric Revelle,
13:03quel est votre regard
13:03sur le logement social ?
13:04Merci, Jean-Pierre,
13:05de votre réaction.
13:06Vous continuez de nous appeler
13:070 826 300 300 1.
13:09Deux choses.
13:10La première,
13:11je suis totalement d'accord
13:12avec cette proposition
13:13parce que le problème,
13:15disent tous les bailleurs aujourd'hui,
13:17c'est qu'une fois que vous entrez
13:18dans un logement social,
13:19vous n'en partez jamais,
13:20même si les revenus augmentent,
13:21etc.
13:22Ce qui fait que vous avez
13:23des milliers,
13:24des dizaines de milliers,
13:25probablement,
13:26de gens en attente.
13:27Mais la deuxième chose,
13:28c'est que je pense
13:29que tout le système
13:30est, comment dire,
13:31tout à fait pervers.
13:33Les gens ont l'impression
13:34que ça ne coûte rien,
13:35ils ne savent pas
13:35combien ça coûte en réalité
13:37puisque c'est un logement
13:38subventionné.
13:41Ça a créé,
13:41évidemment,
13:42ça enquiste les gens
13:44dans l'assistanat.
13:46Donc moi,
13:46je pense que tout est à revoir.
13:48Mais je laisse la parole
13:49à Éric.
13:49Éric Revelle.
13:50Bon, d'abord,
13:51taillons en pièces
13:51un peu l'hypocrisie
13:52de l'État.
13:53Je ne dis pas du ministre
13:54qu'on a entendu tout à l'heure
13:55sur Sud Radio,
13:55mais de l'État.
13:56Parce que aider
13:58les bailleurs sociaux
13:59après leur avoir fait
14:00les poches,
14:00c'est ce qui s'est passé
14:01pendant des années.
14:02Par exemple,
14:02Action Logement
14:03a été ponctionné
14:04sur sa trésorerie
14:05par l'État
14:05parce que l'État
14:06a besoin d'argent.
14:07Donc après,
14:07les bailleurs sociaux,
14:08ils ont du mal,
14:09si vous voulez,
14:09à construire
14:10ou à lancer
14:11des programmes de logement.
14:12Maintenant,
14:13l'équation est très simple.
14:14Vous avez,
14:15en ce moment,
14:16entre 80 et 90 000
14:18logements
14:18construits
14:20par an sociaux.
14:21Il en faudrait,
14:22vu la demande
14:23qui explose,
14:24des millions et demi
14:24de personnes
14:25attendent un logement social,
14:26vous avez
14:26une offre
14:28qui devrait être
14:29aux alentours
14:29plutôt de 130 000.
14:30Donc vous voyez le gap
14:31qu'il y a chaque année.
14:32Il y a beaucoup plus
14:33de demandes
14:33qu'il n'y a d'offres
14:34de logements sociaux.
14:36Maintenant,
14:36l'engorgement,
14:37il est dû à une chose.
14:39On écoutait notre auditeur
14:41nous expliquer
14:42qu'il y a ceux
14:42qui ne payent pas
14:43leur loyer.
14:43Très bien.
14:44Mais il y a aussi
14:44un fait très simple
14:45que soulignait Elisabeth
14:46qui est très vrai
14:47et qui explique
14:49l'engorgement
14:50du parc social
14:51un peu partout
14:51dans le pays.
14:52C'est qu'une fois
14:53que vous avez
14:53un logement social,
14:55vous êtes une famille,
14:56une fois que vos enfants
14:57sont partis,
14:58vous n'avez pas forcément
14:58les moyens d'aller louer
15:00ailleurs ou d'acheter
15:01un appartement.
15:03Donc vous restez
15:04dans un logement
15:04peut-être de 3 pièces,
15:064 pièces
15:07parce que vous aviez
15:07deux enfants
15:08et le couple continue
15:09à rester
15:10et donc engorge
15:11et enlève la possibilité
15:15à un ménage
15:15qui aurait des enfants
15:16de venir dans
15:17un logement social.
15:18Vous allez virer les gens
15:19comment vous faites ?
15:20C'est un casse-tête construit.
15:21Non, non,
15:22mais complètement.
15:23Merci.
15:24En tout cas,
15:24c'est intéressant ce débat.
15:25Si vous voulez
15:26continuer de réagir
15:27sur le logement social,
15:28avis oui ou non
15:30et qui devrait avoir
15:31droit au logement social,
15:33vous appelez,
15:34vous réagissez
15:340 826 300 300.
15:36On va poursuivre
15:36la discussion et le débat
15:37avec Jean-François
15:38qui lit dans
15:39La Vérité en Face
15:39tout à l'heure.
15:40Hashtag,
15:41on en parle pour terminer
15:42aussi avec vous,
15:43Elisabeth Lévy,
15:44Éric Revelle
15:44et ainsi que vous
15:45au 0 826 300 300.
15:48La violente charge
15:49de Rima Hassan
15:50contre l'ancien ministre
15:52de l'Intérieur,
15:53Bruno Retailleau.
15:54Ça tourne beaucoup
15:54sur les réseaux sociaux.
15:55Oui, ça s'est passé
15:56vendredi dernier
15:57lors d'un meeting
15:57organisé du côté
15:58de la Courneuve
15:59en Seine-Saint-Denis
16:00en vue des municipales.
16:01Beaucoup de choses
16:02à retenir de sa prise de parole.
16:03Rima Hassan
16:04qui a notamment qualifié
16:05la France d'État raciste.
16:06Il faudrait combattre cela
16:08en élisant, je cite,
16:09celles et ceux
16:09qui nous ressemblent.
16:10Et puis elle s'en est prise
16:11effectivement à Bruno Retailleau.
16:13Écoutez.
16:13Je sais que Retailleau
16:15et tous ses prédécesseurs
16:16n'ont eu de cesse
16:17de désigner les musulmans
16:18et les immigrés
16:19comme les tout premiers
16:21responsables
16:21de tous les malheurs
16:22de la France.
16:24Souvent,
16:24pour éviter de rendre
16:25des comptes
16:27sur les conséquences
16:28des politiques
16:28qu'ils avaient menées
16:30et fait subir au pays.
16:32Alors,
16:32j'ai une chose
16:33à lui répondre ce soir
16:34à Retailleau.
16:35Abba Retailleau.
16:37Bien sûr.
16:38Bien sûr.
16:39Bruno Retailleau
16:40qui a répondu dans un tweet
16:41à Rima Hassan.
16:42Je lis son message.
16:43Rima Hassan s'adonne
16:43à son sport favori
16:44mettre une cible dans le dos
16:45de ses adversaires politiques.
16:47LFI continue sa dérive
16:48anti-républicaine
16:49et anti-française.
16:50Cet appel à m'abattre
16:51poursuit-il
16:52ne m'intimide pas
16:53et je continuerai
16:53à m'élever avec force
16:54contre le communautarisme,
16:55l'islamiste
16:56et les agents
16:57des puissances étrangères
16:59qui s'en prennent
16:59à notre pays
17:00dans le débat public.
17:01Un mot rapidement,
17:02une réaction
17:02d'un député insoumis
17:03à ce message
17:04de Bruno Retailleau
17:05puisque ça n'en finit plus.
17:06Le député Antoine Léaumant
17:07qui rappelle
17:08l'ancien ministre
17:08de l'Intérieur
17:09qu'il avait déclaré
17:10l'an dernier
17:10abat le voile.
17:11Antoine Léaumant
17:12qui lui demande donc
17:13si cet appel
17:13à abattre les femmes musulmanes
17:15si c'était un appel
17:16à abattre les femmes musulmanes
17:18qui portent le voile
17:18à l'époque.
17:19Elisabeth Lévy,
17:20Eric Revelle ?
17:21Ni la mauvaise foi
17:22ni la haine
17:22anti-France,
17:23anti-police
17:24de Rima Hassan
17:25ne m'étonne.
17:25Je dois dire que
17:26évidemment c'est tout à fait choquant
17:28mais il n'y a rien de neuf
17:30à mon avis.
17:30J'ai été encore plus sidéré
17:32par les propos de Mélenchon
17:33expliquant qu'on ne parlait pas
17:35assez arabe en France
17:36et qu'on n'était pas français.
17:38Qu'en français
17:38ça ne voulait rien dire.
17:40Alors il faudra quand même
17:40lui rappeler
17:41quand il briguera
17:42la présidence
17:44de la République française.
17:46Eric Revelle ?
17:47Moi j'opère
17:48un tout petit distinguo
17:49quand même.
17:50C'est que
17:50abat
17:51c'est pas abattre.
17:55Abat
17:55c'est pas abattre.
17:57Parce qu'elle aurait dit
17:58abattre Retailleau
17:59là ça voulait dire
18:00faire un attentat contre lui.
18:02Abat ça veut dire
18:03enfin
18:03ça veut dire
18:05contre ses idées.
18:06C'est comme ça
18:06que je le prends.
18:07Maintenant Rima Hassan
18:08elle ne vit
18:09que par des outrances politiques.
18:13Elle ne vit que
18:14par des buzz.
18:15Et je vais vous dire
18:15moi j'ai pris une résolution
18:17pour cette nouvelle année
18:182026.
18:19Oui.
18:19J'ai pris une résolution.
18:21C'est que j'en ai marre
18:22de faire de la pub
18:23aux députés
18:23et les fistes.
18:24Donc j'en ai marre
18:25de commenter
18:26les propos
18:27des députés
18:28et les fistes.
18:28Donc en faisant
18:30votre gîme quotidienne
18:31vous ne les commenterez pas.
18:32Je ne sais pas
18:33évidemment si c'est
18:34votre cas.
18:35Qu'est-ce que vous en pensez
18:35de cette violente charge
18:36quand même
18:37de Rima Hassan
18:37contre Bruno Tailleau ?
18:39Bruno Retailleau
18:40vous pouvez appeler
18:400 826 300 300
18:43sans.
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