- il y a 7 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 16 juin 2026.
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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:08La Russie devrait conclure un accord avec l'Ukraine.
00:12Ce sont les mots ce matin du président américain Donald Trump depuis le sommet du G7 à Evian.
00:18La matinée est très très largement consacrée à la guerre en Ukraine.
00:22En présence d'ailleurs du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
00:26Les Etats-Unis, explique Donald Trump, étaient jusqu'ici focalisés sur l'Iran.
00:30Il indique vouloir désormais s'occuper de l'Ukraine.
00:34Non pas pour des questions financières mais en raison du bilan humain.
00:39Dans l'actualité également, cette enquête qui nous a interpellé 8 directeurs d'école sur 10 disent avoir connu des
00:44différents avec des familles cette année.
00:46C'est deux fois plus qu'il y a 10 ans.
00:49Alors si ça vous interpelle vous aussi, appelez-nous.
00:523210, comment est-ce qu'on explique que ce climat entre parents et école se soit à ce point détérioré
00:57?
00:57Que vous soyez directeur d'école, enseignant ou parent d'élèves ?
01:00Appelez-nous, 3210, pour réagir.
01:03J'attends vos témoignages et on en parle d'ici quelques minutes.
01:07On parlera aussi foot, forcément, bien sûr.
01:09France-Sénégal, tout premier match pour l'équipe de France dans ce mondial.
01:14Le coup d'envoi à 21h, ce sera à suivre sur RTL et sur M6.
01:20La météo avec vous, Peggy.
01:21Alors on l'a dit, aujourd'hui c'est encore tout à fait respirable, même si c'est vrai qu
01:25'il fait chaud par endroit.
01:27C'est demain que les choses vont commencer à se gâter.
01:30Demain, les températures grimpent d'un cran.
01:32Alors déjà, cette nuit, sur l'ouest du pays, globalement, on sera entre 13 et 17 degrés au nord, mais
01:3716 à 21 au sud.
01:39Là déjà, les températures commencent à bien grimper la nuit.
01:41Dans l'après-midi, 21 à 27 près de la Manche, mais partout ailleurs, on sera au-dessus des 30
01:47degrés, 30 à 34 degrés sur le pays, sur la moitié nord, près de la Méditerranée.
01:52Ça va grimper jusqu'à 36 dans le sud-ouest.
01:54Et ce n'est que le début, tout ça sous un beau ciel bleu, on a juste quelques nuages près
01:58de la Manche.
01:59Puis ça peut tourner à l'orage sur les reliefs des Pyrénées, des Alpes du Sud et de la Corse.
02:04Ce n'est que le début, je dis, parce que jeudi, on a une moyenne de température au nord de
02:0933 degrés, 34 au sud.
02:11Pareil, vendredi, alors on a de l'instabilité orageuse qui se met en place, parce qu'avec cette chaleur, forcément,
02:16ça peut tourner à l'orage.
02:17Sur le nord-ouest, jeudi, sur les régions au nord et sur la façade est, vendredi.
02:24Samedi, pareil, orage sur le nord-ouest où les températures grimpent encore, moyenne de 34 au nord comme au sud.
02:30Et ça ne rebaisse pas la nuit.
02:31Et ça ne rebaisse pas la nuit, on est à 18 au nord et 19 au sud, donc c'est
02:36là que ça devient compliqué.
02:37Et le pic de chaleur est attendu dimanche avec une moyenne de 37 degrés au nord et 36 au sud.
02:44Ça ne va pas beaucoup baisser lundi, on est à 36 au nord comme au sud.
02:48Il faudra attendre mardi pour une baisse des températures, donc vous voyez que cette séquence est assez longue.
02:52Et on va sans doute avoir des départements placés en alerte.
02:55Exactement, là ils sont en train de se réunir, donc peut-être que ça peut arriver d'ici ce soir
02:59ou demain.
02:59Merci beaucoup Peggy, il est 13h03.
03:02Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
03:06Amandine Bégaud sur RTL.
03:09Moi je trouve inadmissible que ce restaurateur ou ce commerçant soit inquiété par la justice.
03:15Alors que juste parce que le commetteur des faits est mineur, mais il était mineur quand il a cambriolé le
03:19magasin.
03:20Alors pourquoi il ne paierait pas comme un majeur après tout ?
03:22Il save faire des bêtises, même mineur.
03:25Et vous êtes nombreux comme cet auditeur à réagir au 30 de 10 après l'histoire de ce restaurateur dans
03:32le Gers,
03:32on vous le racontait dès ce matin sur RTL, qui risque de perdre sa licence après avoir publié une photo
03:38de son cambrioleur sur les réseaux sociaux.
03:40C'est interdit, je le rappelle, jusqu'à trois ans d'emprisonnement.
03:43Mais c'est vrai que vous êtes très nombreux à vous insurger contre ce que peut risquer ce commerçant.
03:51Muriel, bonjour.
03:52Bonjour.
03:53Vous êtes vos pharmaciennes, c'est ça ?
03:55Oui, je suis pharmacienne à Orléans, tout à fait.
03:57Vous avez souvent été confrontée à ce genre de choses ?
04:01Oui, trop souvent.
04:03Donc nous on a la politique suivante.
04:05Lorsqu'on connaît les personnes, parce que c'est une pharmacie de quartier, donc on connaît quand même bien les
04:09gens,
04:10on vit ça comme une trahison déjà.
04:12Mais on les appelle, et en général, ils payent et on oublie.
04:17Après, il y a le deuxième cas de figure, où là par contre, on ne les connaît pas du tout,
04:21et que le seul moyen qu'on a, en fait, on extrait de notre vidéo les photos,
04:27qu'on découpe en deux, parce qu'on sait qu'on ne peut pas exposer au public des photos de
04:33personnes.
04:35Oui, avec le visage de la personne.
04:37Voilà, ça c'est parfaitement interdit, on le sait.
04:39Donc ce qu'on fait, on le découpe à moitié, et dessous, on marque la mention, pour consulter l'autre
04:44moitié de photos, rendez-vous au commissariat.
04:46Parce qu'on fait toujours une plainte pour un vol.
04:49Et ça c'est légal ?
04:50Ça c'est parfaitement légal, puisqu'il n'y a que les voleurs qui peuvent se reconnaître.
04:54Et vous avez le sentiment que c'est dissuasif ou pas Muriel ?
04:57En tout cas, ça fait réagir.
05:00Parce qu'il y a des gens qui, sincèrement, sont étonnés qu'on puisse voler dans une pharmacie.
05:06Parce que c'est vrai que ce ne sont pas des produits de première nécessité, si ce n'est les
05:09médicaments.
05:10Mais là, c'est remboursé, donc les gens n'ont pas lieu de les voler.
05:12Oui, et puis ils n'ont pas forcément accès, mais j'imagine toute la parapharmacie, en fait, c'est ça
05:15?
05:16Voilà, et là, ce n'est pas des produits vitaux, donc là, ça nous agace d'autant plus, d'abord,
05:23parce qu'on vit ça comme une trahison, c'est ça.
05:26Et puis aussi, lorsqu'on fait quand même une politique de prix, on est obligé de faire attention au prix
05:32auquel on vend les produits.
05:33Donc on fait des efforts sur ça, puis il suffit de se faire piquer une ou deux boîtes, et puis
05:37on a carrément perdu sur l'ensemble du rayon.
05:39Mais vous comprenez ce restaurateur qui en a eu marre et qui l'a mis comme ça sur les réseaux
05:44sociaux ?
05:45C'est une erreur, parce qu'il s'est forcément, mais je trouve inadmissible l'idée qu'il puisse être
05:50suspendu.
05:51Enfin, je trouve ça, c'est le monde à l'envers.
05:53C'est comme, je ne sais pas si vous avez dû voir cette vidéo où on voit cette mamie qui
05:56rentre dans une église et qui se fait agresser, arracher sa chaîne.
06:00Mais j'espère qu'elle n'a pas blessé le voleur, parce que sinon, c'est elle qui va se
06:03retrouver aussi devant le tribunal.
06:05Et ça, c'est insupportable, en fait.
06:07Voilà, je trouve ça, mais c'est le monde à l'envers, en fait.
06:11Quand on voit le pédigré du mineur, en plus, il a été condamné X fois.
06:14Enfin bon, c'est révoltant, en fait.
06:17On a une justice qui est vraiment curieuse.
06:19Restez avec nous, Muriel.
06:21Christian, bonjour.
06:22Oui, bonjour, Andine.
06:24Vous nous appelez d'où, Christian ?
06:25De la Suse, sur Sarthe, à côté du Mans.
06:28Vous aussi, vous le comprenez, ce gérant ?
06:31Je comprends le ras-le-bol qu'il a.
06:33Bon, moi, je ne suis pas réseau social.
06:34Je n'aurais pas mis la photo sur les réseaux.
06:37D'accord, mais tout le monde peut comprendre le ras-le-bol des commerçants
06:40qui se font voler, mais plein de fois de suite, quoi.
06:43Voilà, c'est sûrement un appel au secours, justement,
06:45pour que ça réagisse au plus haut niveau, quoi.
06:48On en a marre, c'est vrai qu'on en a marre.
06:50C'est toujours les victimes qui sont embêtées, au final, quoi.
06:54J'ai l'impression que maintenant, enfin, les louls-bars de maintenant,
06:58c'est plus dans le temps, parce qu'ils n'acceptent pas les règles, en fait.
07:01Non, il y a des nouvelles règles avec les réseaux sociaux.
07:03Ils devraient se dire, si, moi, je fais des connaisses, si je vole,
07:06ben, voilà, ça risque de m'arriver.
07:08Ils n'acceptent plus les règles, en fait, maintenant.
07:10Ils veulent voler, comme...
07:12Mais tu vois là, quoi, c'est tout.
07:13Ils veulent voler.
07:15Nicolas, Christian, Nicolas est aussi avec nous
07:17et je voudrais vous faire dialoguer.
07:18Bonjour, Nicolas.
07:20Bonjour, Amandine.
07:21Alors, vous, vous êtes absolument contre ?
07:23Oui, c'est tout simplement illégal, de toute façon.
07:26Mais ça, on l'a dit, tout le monde en convient, bien sûr.
07:29Oui, mais la France, c'est un état de droit.
07:31Ah, donc, si on commence à ne plus avoir confiance sans la justice,
07:34où est-ce qu'on va ?
07:36C'est grave, ce qui est en train de se passer, je trouve.
07:39Vous avez le sentiment que ça revient à se faire justice soi-même, c'est ça ?
07:43Ah, ben, c'est se faire justice soi-même, dans tous les cas, ça, c'est certain.
07:46Et c'est une escalade, parce que dans ces cas-là,
07:48moi, le restaurateur qui, lui, ne respecte pas la loi,
07:52ben, pourquoi je ne vais pas aller dans son restaurant
07:53et puis, à mon tour, aller le voler, parce qu'il ne respecte pas la loi.
07:56Donc, moi aussi, je ne peux pas respecter la loi.
07:58Et c'est l'escalade.
08:00Christian, vous entendez ce que dit Nicolas ?
08:03Oui, oui, oui, j'entends, j'entends, oui.
08:05Après, voilà, chacun son point de vue, quoi.
08:07Mais bon, c'est vrai que, moi, je suis d'accord aussi,
08:09mettre la photo sur les réseaux, non, non, OK.
08:12Mais bon, les gens en ont marre aussi, c'est ça qu'il faut voir,
08:14c'est ça qu'il faut comprendre, c'est ça qu'il faut comprendre.
08:16Surtout quand vous êtes commerçant, vous faites voler tous les jours,
08:19au bout d'un moment, j'en avais marre, quoi.
08:22Je comprends, je comprends le monsieur.
08:26Muriel, vous entendez Nicolas dire,
08:28attention, c'est dangereux de se faire justice soi-même.
08:31Moi, ce que j'entends dans ce qu'il dit, c'est, en gros,
08:33il ne faut surtout pas interdire de voler, en fait.
08:37Il ne faut rien faire.
08:38Ça revient un petit peu à ça, la liberté,
08:40oui, d'accord, mais la liberté, c'est aussi de respecter les règles.
08:43Non, non, vous surinterprétez,
08:44je n'ai jamais dit que c'était interdit d'interdire de voler.
08:48Non, bien sûr que voler, c'est interdit.
08:50Mais il y a la police pour ça, il y a la gendarmerie,
08:53il y a une justice en France encore, encore pour l'instant.
08:55Après, vous allez porter plainte ?
08:57Alors justement, Muriel, vous, vous portez plainte à chaque fois,
09:00comment ça se passe ?
09:02Eh bien, il ne se passe rien.
09:04Les plaintes sont enregistrées,
09:05mais on n'a pas du tout la suite des condamnations, en fait.
09:10On ne sait même pas, de toute façon, on voit bien sur les gens,
09:12ils sont inscrits aux casiers,
09:14ils ont des fois des casiers longs comme le bras,
09:16avec plusieurs condamnations,
09:17puis ils continuent toujours,
09:18parce qu'en fait, il n'y a rien qui les arrête.
09:21Et les peines, planchers, tout ça, ça n'existe plus.
09:23Donc en fait, les gens...
09:25Et Muriel, quand vous arrivez au commissariat
09:26pour porter plainte pour vol dans votre pharmacie,
09:31les policiers vous accueillent, enregistrent votre...
09:34Ah oui, tout à fait.
09:34Et après, vous savez si les personnes sont appréhendées,
09:38s'il y a eu une enquête ou...
09:40Non, les seules fois où on a eu des suites,
09:42mais ça, c'est un autre sujet,
09:43c'est quand les gens présentent des fausses ordonnances
09:46avec des trafics de médicaments.
09:48Oui, ça, c'est pas autre chose.
09:48Là, on a eu des suivis,
09:49on sait que les gens ont été condamnés, ça, on sait.
09:51Mais sinon, sur les vols comme ça,
09:53je pense que c'est tellement habituel.
09:55Mais vous pensez qu'ils les retrouvent ou vous ne savez pas ?
09:57Je pense que quand il y a un faisceau...
09:59Parce que nous, on ne va pas porter plainte sans preuve, évidemment.
10:05C'est-à-dire, moi, quand les moitiés de photos que j'affiche,
10:08c'est des moitiés de photos qui sont extraits d'une bande,
10:10c'est-à-dire que je peux prouver que je ne raconte pas n'importe quoi.
10:13Effectivement, il ne me viendrait pas à l'idée
10:15de mettre sur les réseaux publics des vidéos...
10:17Oui, mais avec une photo, ils ne trouvent pas forcément l'individu, quoi.
10:21Oui, mais après, il y a des recoupements, quand même.
10:25Et puis maintenant, il y a des outils sur tous les gens
10:27qui sont sur les réseaux,
10:28et il suffit de cliquer sur une photo dans le nom de la personne.
10:30Donc je pense que si, ils arrivent à retrouver...
10:32C'est leur métier, en plus, les policiers.
10:34Mais je pense que ce n'est pas assez...
10:35Il y a des choses beaucoup plus graves qui se passent, c'est sûr.
10:38Quand on entend, pour la pédophilie de ça,
10:39on comprend qu'ils vont mieux mettre leur énergie là-dessus
10:41que sur des vols à l'étalage.
10:43Je suis consciente de ça.
10:46Mais moi, je pense que ce restaurateur, effectivement, a eu tort.
10:50Mais d'ici à le punir aussi sévèrement,
10:52là, par contre, ça ne va pas.
10:54Nicolas, vous vous en faites, en fait, une affaire de principe.
10:57Bien sûr, bien sûr.
10:59Je vais mettre d'accord le monde.
11:01Je pense que s'il y a ce ras-le-bas,
11:03c'est parce que la justice n'a pas assez de moyens.
11:05En tout cas, la justice ne fait pas de son travail.
11:07Et on en a beaucoup parlé ces derniers.
11:09Après la disparition de la petite lienne.
11:11Bien sûr.
11:12Et du coup, j'ai envie de dire, déjà, parlez à vos députés.
11:15Et puis, regardez qui vote pour restreindre les moyens de la justice
11:19et qui vote pour, au contraire, augmenter les moyens de la justice.
11:22C'est comme ça qu'on peut agir dans un État de droit.
11:28Raphaël, bonjour.
11:30Bonjour.
11:31Vous, vous portez quel regard sur tout ça ?
11:34Alors, j'ai deux regards là-dessus.
11:35Déjà, il y a le premier.
11:37Il y a une expression qui dit pas vu, pas pris, vu, pendu.
11:40Il s'est fait choper par le commerçant, effectivement.
11:44Le commerçant protège son bien et fait ce qu'il peut,
11:46effectivement, peut-être par défaut en publiant la photo,
11:51mais au moins, c'est fait.
11:52Mais l'autre chose qui me fait bondir,
11:54c'est qu'il risque de perdre sa licence de restaurateur
11:57parce qu'il doit faire, si j'ai bien compris, bureau de tabac et PMU.
12:00Et que pour ça, il faut en fait avoir un casier vierge.
12:04Et là, je digresse un peu sur le sujet,
12:06mais il faut avoir un casier vierge pour faire ça,
12:09mais pas pour être élu, quoi.
12:12Moi, ça me fait bondir.
12:15Vous dites que pour le restaurateur, il faut un casier vierge,
12:18enfin, pour avoir la licence.
12:20Il risque de perdre sa licence
12:22parce que s'il y a des poursuites sur la photo,
12:26il va avoir une condamnation,
12:28la condamnation sur son casier.
12:29Donc, il peut perdre sa licence à cause de ça.
12:33C'est juste hallucinant, quoi.
12:37Nicolas ?
12:38Oui ?
12:39Comment vous réagissez à ce que dit Raphaël ?
12:41C'est une sanction qui est prévue par la loi.
12:45Tout simplement.
12:46Après, effectivement, je pense que,
12:48surtout que s'ils vendent du tabac, etc.,
12:52il est au courant du fait qu'il doit avoir un casier vierge.
12:56Donc, s'il s'est exposé lui-même à la justice,
13:00il en connaissait les conséquences d'avance.
13:03Alors, c'est vrai que c'est triste, bien sûr,
13:06mais il l'a fait consciemment.
13:08Merci à tous, en tout cas, pour vos réactions.
13:12C'est un débat qu'on a régulièrement.
13:14Il devait y avoir une loi, en tout cas,
13:16pour un petit peu mieux encadrer tout ça.
13:19On l'attend toujours.
13:20Merci à vous, Muriel, Nicolas et Raphaël.
13:23Dans un instant, on va changer de sujet.
13:24On va revenir, moi, sur ces chiffres qui m'ont surprise.
13:27Huit directeurs d'école sur dix
13:28qui expliquent avoir connu des différents
13:30avec les familles au cours de cette année.
13:33C'est deux fois plus qu'il y a dix ans.
13:34Alors, pourquoi ce climat entre école et famille
13:37se dégrade ?
13:38Si vous êtes parent d'élève, directeur ou enseignant,
13:41appelez-nous.
13:4130 de 10, on en parle dans un tout petit instant.
13:44Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL
13:47ou au 30 de 10.
13:4850 centimes la minute.
13:51Amandine Bégaud.
13:53RTL midi, les auditeurs ont la parole.
13:55Même si on peut avoir des désaccords,
13:58je pense que la proximité avec les professeurs
14:01et un dialogue un peu en continu
14:02est de nature à vraiment nous permettre
14:05de travailler ensemble
14:07pour l'éducation et l'instruction de nos enfants.
14:10Le message d'Hélène au 30 de 10
14:12et on évoque ce constat assez terrible.
14:15Huit directeurs d'école sur dix
14:16qui disent avoir connu des différents
14:18avec des familles cette année.
14:19Alors, ça ne va pas forcément
14:21jusqu'aux insultes et aux menaces
14:22mais en tout cas, les tensions sont bien là
14:24et c'est surtout deux fois plus
14:26qu'il y a une dizaine d'années.
14:28Je voudrais entendre à la fois
14:30les directeurs d'école,
14:31les parents également.
14:33Nathalie, bonjour.
14:35Bonjour.
14:36Et vous êtes enseignante en CM2, vous ?
14:38C'est CM2.
14:39CM2.
14:40Et alors, comment ça se passe avec les parents ?
14:43Alors, avec les miens, ça se passe très bien
14:45parce qu'on est beaucoup, beaucoup,
14:47beaucoup dans le dialogue
14:47et que les parents comprennent
14:49que quand on est partenaire à trois,
14:52enfants, adultes, enseignants et parents,
14:55ça va bien.
14:57Mais le problème, c'est qu'il y a
14:58énormément de débordements,
15:00les insultes se fusent par ailleurs,
15:01les menaces.
15:02Moi, j'ai eu des menaces
15:04il y a quelques années.
15:06J'ai eu porté plainte deux fois.
15:08Contre des parents ?
15:09Alors, non, une fois contre un enfant
15:11parce que malheureusement,
15:12ils m'avaient tapé.
15:14Et une fois contre des parents, oui.
15:17Mais porté plainte...
15:18Alors, pardon Nathalie,
15:19qu'on portait plainte contre un enfant.
15:20J'imagine que vous aviez d'abord
15:22discuté un peu avec les parents.
15:23Oui, bien sûr.
15:24J'ai eu une ITT de 15 jours.
15:26Ah oui ?
15:28Voilà.
15:28Mais bon, après,
15:31on m'a rappelé,
15:32on m'a demandé si je poursuivais.
15:35Et finalement,
15:36j'ai vu que, bon,
15:38la famille,
15:38le petit était vraiment...
15:41était plus victime qu'autre chose.
15:43Oui, en souffrance.
15:43Voilà.
15:44Mais la deuxième fois,
15:46j'ai porté plainte contre un parent
15:47parce qu'il a estimé
15:48que je n'avais pas à punir sa fille
15:50pour une raison
15:51qui était complètement légitime.
15:53Et alors,
15:53vous l'aviez punie pourquoi ?
15:55Juste, en gros ?
15:56En fait,
15:57je l'avais...
15:57Enfin,
15:58réellement,
15:59je ne l'avais pas punie.
15:59C'est...
16:00À l'époque du Covid,
16:02on était obligé
16:03d'amener son enfant
16:04avec le test négatif.
16:07Oui.
16:07Et la maman m'a menti.
16:09Elle m'a dit
16:10qu'elle l'avait fait tester,
16:11qu'elle était négative.
16:12Sauf que quand je lui ai demandé
16:14le papier du labo,
16:16elle ne l'avait pas
16:17parce que la petite m'a avoué
16:18qu'elle n'avait jamais été
16:20se faire tester.
16:21Donc,
16:21on a rappelé les parents.
16:22On lui a dit
16:22qu'il faut que vous repreniez la petite.
16:24Je n'ai pas le droit
16:24de la garder en classe.
16:25Oui.
16:26Et là,
16:26il est venu,
16:27il a hurlé,
16:28il est monté sur le portail
16:30en disant que je faisais l'école
16:31comme en 40,
16:32que c'était inadmissible,
16:34qu'il reprenait sa fille,
16:35qu'il la déscolarisait,
16:36etc.
16:37Et vous avez porté plainte contre lui ?
16:39Oui.
16:40Oui,
16:40pour proposer sa mâchoire.
16:43Et voilà.
16:45Ça vous est déjà arrivé
16:46d'avoir,
16:47j'allais dire,
16:47peur ?
16:48Peur ?
16:49Non.
16:49Forcément,
16:50peur pour votre vie.
16:51Mais de vous dire,
16:52là,
16:52quand même,
16:53ça dégénère trop.
16:55Peur,
16:56non,
16:56mais c'est affligeant.
16:57C'est affligeant.
16:59Alors,
16:59le problème,
17:00c'est que je n'ai pas peur.
17:02Voilà.
17:03C'est mes enfants
17:04et mon mari
17:04qui ont peur pour moi.
17:05Et vous avez
17:06quel âge,
17:07Nathalie ?
17:0752.
17:08Donc,
17:09ça fait plusieurs années.
17:11C'est 23 ans
17:12que je suis dans cette école
17:13et que je vois
17:13que le climat se dégrade
17:14dans la même école.
17:15Oui,
17:15vous voyez une différence,
17:16vraiment ?
17:16Oui,
17:17tout à fait.
17:18Oui,
17:18Ça fait une bonne douzaine,
17:20une bonne douzaine,
17:21quinzaine d'années
17:22que ce n'est plus du tout
17:23le même métier.
17:24Et vous l'expliquez comment,
17:25vous,
17:26ça ?
17:27Je l'explique
17:27parce que démission des parents,
17:29parce que les parents pensent
17:30qu'ils déposent leurs enfants
17:32à l'école
17:33comme s'ils déposaient
17:34un paquet
17:35en points-relais
17:36et que c'est à nous
17:38de les éduquer.
17:41Je vais vous faire échanger
17:42et échanger
17:44Nathalie avec Catherine.
17:46Bonjour Catherine.
17:48Oui,
17:49bonjour.
17:49Oui,
17:49bonjour.
17:50Vous êtes enseignante,
17:50vous également,
17:51alors dans le secondaire,
17:52je crois.
17:52Moi,
17:53je suis enseignante
17:53dans le secondaire,
17:54tout à fait.
17:55Et vous aussi,
17:55vous êtes confrontée
17:56comme ça à des parents
17:57de plus en plus,
17:58j'allais dire,
17:59ingérables.
18:00Oui,
18:01tout à fait.
18:01Ça fait des années
18:02que je fais les réunions
18:03parents-profes
18:04en ayant sur moi
18:05le texte de loi
18:06qui permet maintenant
18:08que lorsqu'on a des propos
18:11agressifs envers un enseignant,
18:12c'est pas cible
18:13des mêmes lois
18:13que pour un membre
18:15de la force publique.
18:16Ah oui,
18:16vous l'avez dans votre poche
18:17et vous le sortez ?
18:18Je l'ai sur moi.
18:20Ça m'est arrivé plusieurs fois
18:21de le sortir devant des parents
18:23parce que ça montait,
18:23ça montait,
18:24ça montait.
18:25Et d'avoir bien mis en fluo
18:28les peines d'amende,
18:29les peines financières,
18:30etc.
18:30Ça m'a permis
18:31de désamorcer
18:32plusieurs situations.
18:33Oui.
18:33Mais ils vous reprochent quoi,
18:34Catherine,
18:35les parents ?
18:37Alors moi,
18:38il y a eu une fois
18:38où c'était la gamine
18:40qui avait mal compris.
18:41Moi,
18:41j'ai des élèves
18:43de la première
18:43à Bac plus 3
18:45qui n'étaient pas
18:46la meilleure des élèves,
18:48qui m'avaient accusée
18:49ainsi qu'une collègue
18:50d'avoir tenu
18:51des propos
18:52que la maman
18:53jugeait choquants.
18:54Et si je les avais tenus,
18:55j'aurais compris.
18:57Et la maman
18:58est venue déjà
18:59sur un ton très agressif
19:00en me faisant
19:01une leçon de morale
19:01en me disant
19:02que je n'avais rien à faire
19:03dans une section
19:04sanitaire et sociale,
19:05comment je pouvais tenir
19:06des propos pareils,
19:07etc.
19:07Donc,
19:08je lui ai demandé
19:08de préciser
19:09quels étaient ses propos.
19:11Et puis,
19:11je lui ai dit,
19:12parce que j'ai un petit peu
19:13de bouteille aussi,
19:13j'ai 56 ans,
19:15je lui ai dit,
19:15écoutez,
19:16madame,
19:16si vous êtes persuadée
19:17que j'ai tenu ses propos,
19:18vous allez me dire
19:19quel jour,
19:20à quelle heure.
19:21Et là,
19:21j'ai vu la gamine
19:22qui commençait à se tasser
19:22sur sa chaise.
19:24J'ai dit,
19:24si vous êtes sûre
19:25de votre fait,
19:26écoutez,
19:26j'ai une assurance juridique,
19:28on est à 200 mètres
19:29du commissariat,
19:30écoutez,
19:31on va aller ensemble
19:31au commissariat
19:32et j'ai prévenu un collègue
19:33parce que nous,
19:34notre direction fait en sorte
19:35qu'on ne soit jamais seul
19:36quand on reçoit les parents,
19:37on a toujours
19:38un ou deux collègues
19:39avec ça.
19:39Oui,
19:39toujours.
19:40Oui,
19:40oui.
19:41Toujours.
19:41Et puis,
19:42si vous êtes sûr
19:43de votre fait,
19:44écoutez,
19:44on va aller ensemble
19:45au commissariat
19:46des choses et plaintes.
19:48Je dis maintenant,
19:48j'espère que vous êtes sûr
19:49de votre flou
19:50parce que je vous préviens,
19:51moi,
19:52je vais aller jusqu'au bout.
19:53Et là,
19:53je lui ai sorti
19:54le texte de loi,
19:56dénonciation calomnieuse,
19:57facile,
19:57autant de peine d'amende,
19:58etc.
19:59Et là,
20:00la maman,
20:00c'est raciste.
20:01Alors,
20:02j'ai dit tout ça
20:02sur un ton très calme
20:03d'ailleurs,
20:04mais ne le prenez pas
20:05comme ça,
20:05ne montez pas
20:06sur vos grands chevaux.
20:07Mais je dis,
20:07madame,
20:07je dis déjà,
20:08qui osse le ton ?
20:09C'est vous,
20:09c'est pas moi.
20:11Mais je dis,
20:11maintenant,
20:12je dis,
20:12vous m'accusez
20:12de quelque chose
20:13que je n'ai pas fait.
20:13Je dis,
20:14en plus,
20:14vous insultez mon intelligence
20:15parce que si j'avais
20:16effectivement,
20:18avec ma collègue,
20:19tenu ces propos-là,
20:20c'était une faute professionnelle
20:22et je perdais mon boulot.
20:23Donc,
20:23j'ai en plus
20:23vous insultez mon intelligence.
20:25Et vous avez le sentiment
20:27que c'est dû à quoi,
20:28vous,
20:28Catherine,
20:28ça ?
20:30Je pense que la société
20:31remet tout en cause.
20:33Moi,
20:34j'ai des amis dans la police,
20:35j'ai des amis dans la gendarmerie.
20:36En fait,
20:37tout ce qui est figure d'autorité,
20:38maintenant,
20:39est systématiquement remis en cause.
20:41Donc,
20:41moi,
20:41j'en veux qu'à moitié aux gamins
20:43parce qu'en fait,
20:43les gamins sont le reflet
20:45de l'éducation
20:46qu'ils ont reçu.
20:47Et si les parents
20:48ne nous respectent plus
20:50dans ce qu'on incarne,
20:51dans les valeurs
20:51qu'on est censé passer,
20:52les enfants font la même chose.
20:54Oui,
20:54et c'est ce que disait Hélène
20:55dans le message
20:56qu'elle a laissé.
20:58C'est aussi un...
20:59Ça fonctionne à trois,
21:00ça.
21:00C'est-à-dire que c'est l'école,
21:02la maison
21:02et l'enfant au milieu de tout ça.
21:04Effectivement,
21:04quand ça dysfonctionne
21:05entre l'école et la maison,
21:06pour l'enfant,
21:06ce n'est pas confortable
21:08quoi qu'il en soit.
21:09Et en plus,
21:10il en profite.
21:11C'est comme quand vous avez
21:15profite et c'est bien
21:16vers qui aller.
21:17Nathalie,
21:18vous entendez dire
21:19oui, oui,
21:19quand Catherine disait...
21:20Oui, je suis tout à fait
21:21d'accord avec Hélène.
21:22Quand Catherine dit
21:23qu'on ne voit plus
21:24les parents seuls.
21:25Seuls.
21:25Oui, oui, bien sûr.
21:26Mais c'est fou, ça.
21:27Ah ben, c'est fou, évidemment.
21:29On s'assure toujours
21:31qu'il y ait quelqu'un...
21:32Moi, quand j'ai quelqu'un
21:33qui vient me voir au portail
21:34le matin,
21:35je m'assure toujours...
21:36Bon, on est généralement
21:37deux ou trois dans la cour,
21:39mais la cour est grande,
21:39donc il y a toujours
21:40quelqu'un au portail
21:41et deux autres dans la cour.
21:42Je m'assure toujours
21:43qu'il y ait quelqu'un,
21:44non pas pour me défendre,
21:46mais au moins pour témoigner
21:47des propos tenus.
21:50Ah oui, oui.
21:52Chantal, bonjour.
21:54Bonjour, oui.
21:55Vous aussi,
21:55vous êtes enseignante
21:56dans un lycée ?
21:57Oui, dans un lycée agricole,
21:59exactement.
22:00Oui, en classe de seconde
22:02jusqu'à BTS deuxième année.
22:04Vous faites le même constat
22:05que Catherine et Nathalie ?
22:07Ah ben oui, complètement,
22:08puisque cette année,
22:09j'en ai été victime.
22:11J'en suis tombée malade
22:13et la procédure est toujours en cours,
22:16même si ça tournerait en ma faveur,
22:19puisque c'était au sujet
22:20de propos mensongers
22:22de la part d'élèves de seconde
22:25qui, peut-être, à mon avis,
22:26n'avaient pas vraiment leur place
22:28dans la filière,
22:29une élève, une élève,
22:30et qui a réussi à manipuler
22:32deux ou trois camarades de classe
22:35contre moi
22:36et que ma hiérarchie
22:39ne m'a pas du tout entendue
22:41ni même soutenue.
22:42C'est vraiment ce qui est le plus grave.
22:44C'est ce que je déploie.
22:44Vous avez ce sentiment
22:45d'être abandonnée ?
22:47Ah ben carrément,
22:47parce que je me suis retrouvée
22:48devant les gendarmes.
22:50Un élève a déposé plainte
22:52pour des propos de harcèlement,
22:55ce qui sont complètement faux.
22:56Et en plus,
22:57c'est un élève que j'appréciais
22:59tout particulièrement
23:00pour sa participation à l'oral
23:03qui permettait effectivement
23:04de relancer des échanges.
23:06Je n'ai pas compris.
23:07Je suis tombée de haut
23:10et mon directeur...
23:11Et depuis, cet élève,
23:12il a reconnu
23:13qu'il avait été manipulé, c'est ça ?
23:14Il l'a reconnu en fin d'année
23:16auprès de ses camarades.
23:17Il l'a reconnu,
23:18donc j'ai prévenu mon avocat,
23:20parce que j'avais mis mon avocat
23:21dans la boucle.
23:22Mon avocat m'a demandé
23:24à la gendarmerie
23:25d'entendre le reste de la classe.
23:30Il a dû être fait,
23:31parce que j'ai reçu
23:31la semaine dernière
23:32que la plainte
23:33était classée sans suite.
23:35Mais à l'issue de ça,
23:36j'ai une procédure disciplinaire
23:38en cours
23:39pour laquelle
23:40on a fait un recours
23:42qui a été accepté
23:43par le tribunal administratif.
23:46Mais moi, aujourd'hui,
23:47j'ai des frais,
23:47donc je ne vais pas m'arrêter là.
23:49Mais là,
23:50c'est terrible
23:52ce qui vous arrive, Chantal.
23:54Mais les parents
23:55dans l'histoire...
23:56Pardon ?
23:57Les parents dans l'histoire...
23:59Eh bien, en fait,
23:59je pense qu'à l'origine,
24:01ce sont les parents
24:02qui sont à l'origine de ça.
24:03Ils écoutent leurs enfants.
24:05Alors, celui qui
24:06m'a effectivement accusée
24:08de l'avoir harcelée
24:10pour des propos
24:11d'homosexualité,
24:13alors,
24:13c'est complètement
24:15irréel, quoi.
24:16Ce n'est pas possible
24:16que j'ai dit ça à Camille.
24:20ma direction
24:20ne m'a jamais entendue.
24:22Et ce fameux élève,
24:23en fait,
24:24on apprend après
24:24par la suite
24:25qu'il est très, très mal
24:26dans sa peau
24:27parce que le papa
24:28j'ai échangé au téléphone.
24:30Dès le départ,
24:30je lui ai dit
24:31mais tu te rends compte
24:31de ce que vient de faire
24:32ton fils, là ?
24:33Il a fait un écrit.
24:34Il n'a pas de date.
24:35Il n'a pas d'heure.
24:36Il n'a pas de jour
24:37pour les propos.
24:39Mais on croit
24:40le jeune
24:40et ses parents.
24:42Alors,
24:42c'est vrai que...
24:43Il y a aussi
24:44des enseignants
24:44qui parfois...
24:46Alors,
24:46il devait être quand même
24:47très, très mal
24:47dans sa peau,
24:48ce jeune,
24:48parce que moi,
24:49en classe,
24:50ça se passait plutôt bien.
24:52Et encore une fois,
24:52c'est quelqu'un
24:53qui appréciait
24:54mes cours
24:56et il devait être
24:57très, très mal
24:57parce que oui,
24:58apparemment,
24:59il a tenté
25:00de mettre fin
25:00à ses jours.
25:01Je l'ai su
25:02à la gendarmerie
25:03quand j'ai été entendue.
25:04Je l'ignorais.
25:05Mais en tout cas,
25:06effectivement,
25:06et c'est un cas particulier
25:08avec une détresse,
25:09on l'entend très bien
25:09visiblement de la part
25:10de cet élève,
25:11toujours est-il Chantal
25:12que vous,
25:12vous n'avez pas été soutenue
25:13et que ça,
25:14vous en souffrez.
25:16Tout à fait.
25:17Et en plus,
25:17c'est une élève
25:18qui a manipulé
25:19tout le monde.
25:20Et je pense
25:21que ma direction
25:22en a pris conscience
25:23parce qu'à l'issue
25:24de l'année scolaire,
25:25le troisième trimestre,
25:27aucun enseignant
25:28ne souhaitait voir
25:29cet élève
25:30poursuivre ses études
25:31dans l'établissement.
25:32Elle a été réorientée,
25:33elle a changé de filière.
25:35Mais par contre,
25:35elle a fait beaucoup de mal.
25:36Ça, c'est clair.
25:37Bon, Chantal,
25:38on va poursuivre
25:38ces échanges.
25:40Nathalie et Catherine,
25:41restez bien avec nous
25:42parce que je voudrais
25:42qu'on entende aussi
25:43des parents dans ce débat.
25:45Ce sera dans un tout petit instant
25:47puis on trouvera
25:47Jean-Alphonse Richard.
25:48Bonjour Jean-Alphonse.
25:49Bonjour Amandine.
25:50Le programme
25:50de l'heure du crime
25:51qui sera comme chaque jour
25:53à 14h,
25:54ce sera dans un tout petit instant.
25:55A tout de suite.
25:58Tous les jours.
26:01Toute la journée.
26:05C'est RTL.
26:07Jusqu'à 14h.
26:10Les auditeurs ont la parole.
26:11Amandine Bégaud sur RTL.
26:13On continue à évoquer
26:15dans un tout petit instant
26:15ces relations de plus en plus compliquées
26:17visiblement entre école et famille.
26:20Mais d'abord,
26:21le programme de l'heure du crime
26:22à 14h.
26:23Comme chaque jour,
26:24avec vous,
26:24Jean-Alphonse Richard,
26:25et aujourd'hui,
26:26deux empoisonneuses,
26:27une mère et ses filles.
26:27C'est la très étonnante affaire,
26:29très spectaculaire affaire,
26:31Enrique Bonte.
26:32Lui, c'est la victime.
26:33Il a 35 ans.
26:34Il est conducteur d'engins de chantier
26:36en Vendée entre 2021 et 2022.
26:40Écoutez bien,
26:40il a failli mourir entre 4 et 5 fois.
26:43C'est un miraculé.
26:45Intoxication massive aux anxiolytiques.
26:48Intoxication avec une plante très toxique,
26:50laconite.
26:52Et puis ensuite,
26:52il va y avoir aussi de la morora,
26:55etc.
26:55Les poisons étaient versés
26:57dans la nourriture, etc.
26:59Des graines de ricin
27:01dans son tabac roulé aussi.
27:02Vous voyez,
27:03il y a toute la panoplie
27:05de l'empoisonnement.
27:06Enrique Bonte
27:08soupçonnait sa compagne
27:09et sa belle-mère
27:10d'être derrière ses attaques sournoises.
27:11Il n'a rien dit.
27:12Pas tout de suite, en tout cas.
27:14Parce qu'il voulait protéger
27:15un petit peu son foyer.
27:16Et puis tout a éclaté.
27:17Qu'est-ce qui s'est passé
27:19véritablement dans cette maison
27:20de Vendée,
27:21la maison du poison ?
27:22Enrique Bonte
27:24et les empoisonneuses,
27:2514h, dans l'heure du crime.
27:27A tout à l'heure,
27:28Jean-Alphonse.
27:29Nous, on revient sur ces liens
27:30de plus en plus compliqués
27:32entre écolés et familles.
27:348 directeurs d'écoles sur 10.
27:36Je vous le disais,
27:36d'avoir connu des différents
27:38avec des familles.
27:39Cette année,
27:39c'est deux fois plus
27:40qu'il y a 10 ans.
27:41Victor,
27:42bonjour.
27:43Bonjour, Armandine.
27:45Beaucoup de réactions
27:46ou pas sur les réseaux sociaux ?
27:47Oui, quand même.
27:48Sur notre page Facebook,
27:50Cameron nous écrit,
27:51notre société a désacralisé l'école.
27:54Les parents sont devenus des clients.
27:56Ils veulent,
27:56ils ne tolèrent plus rien.
27:58Et conséquence,
27:58on ne respecte plus
27:59le personnel enseignant.
28:00C'est une catastrophe.
28:02José a un fils qui est prof.
28:04C'est sa première année d'enseignement.
28:05Il ne se plaint pas.
28:06Donc, il pense
28:07qu'il ne faut pas généraliser.
28:08Et puis,
28:09Yves nous rapporte un fait.
28:10Une principale de collège
28:11m'avait rapporté
28:12un fait significatif
28:13de l'état d'esprit
28:14de certains parents
28:15parce que leur fils
28:16avait pris une heure de colle.
28:17Ils sont venus à l'école
28:18demander des comptes
28:19au chef d'établissement.
28:20Merci beaucoup, Victor.
28:21Vous continuez à réagir,
28:23à nous appeler
28:23au 3210.
28:24On est toujours avec
28:25Nathalie, Catherine et Chantal
28:26qui sont toutes trois enseignantes.
28:28Je voudrais qu'on entende
28:29des parents à présent.
28:31Et on va d'abord écouter Aurélie.
28:33Bonjour, Aurélie.
28:34Bonjour à tout le monde.
28:35Vous êtes maman de trois enfants ?
28:37Oui, c'est ça.
28:38Oui.
28:39Vous nous appelez d'où ?
28:41Je suis dans Massy,
28:42dans l'Essonne.
28:42D'accord.
28:43Trois enfants qui sont
28:44à quel niveau scolaire ?
28:46Alors moi,
28:46ils ne sont qu'en élémentaire.
28:48J'ai mon aîné
28:49qui est en CM1,
28:50j'ai ma deuxième
28:51qui est en CP
28:51et mon troisième
28:52qui ne va rentrer
28:53que cette année à l'école.
28:54Il n'y est pas encore.
28:56Vous avez,
28:58enfin,
28:59vous observez,
28:59vous,
29:00comme ça,
29:00ces tensions
29:01de plus en plus fortes
29:02entre l'école
29:02et les familles ?
29:03Alors moi,
29:05à notre niveau de parents
29:06et je suis dans
29:07une association
29:07de parents d'élèves,
29:08je ne vois pas forcément
29:09les tensions visuellement
29:11parce qu'on n'est pas là
29:12tout le temps,
29:13effectivement,
29:13mais je le ressens
29:14au niveau de l'interaction
29:16avec les parents
29:17par rapport à l'association.
29:19Moi, par exemple,
29:20si je compare
29:20à quand on était jeune,
29:22quand il y avait
29:22des fêtes d'école,
29:23des choses,
29:24les parents s'investissaient
29:26à différents niveaux
29:27et là,
29:27en fait,
29:27on voit,
29:28ça rejoint ce que disent
29:29les enseignantes,
29:30en fait,
29:30les parents sont démissionnaires,
29:33ils ne participent à rien
29:34alors qu'on essaye
29:35de proposer
29:36et non seulement
29:37ils ne participent pas,
29:37mais très peu
29:38et quand ils participent,
29:40en fait,
29:40après,
29:40les retours qu'on a,
29:41c'est une rushing
29:43sur des détails,
29:44ils ne nous insultent pas,
29:45donc ça reste un grand,
29:46mais en fait,
29:47ils sont là
29:47à critiquer plein de choses,
29:48donc je me dis
29:49que ça doit être la même chose
29:49avec les maîtresses,
29:50en fait,
29:51et en fait,
29:52ils ne donnent pas non plus envie,
29:53c'est-à-dire que là,
29:54on a fait la fête
29:55de l'école fin mai,
29:57où les maîtresses
29:58se sont encore
29:59un peu investies,
30:00où les parents
30:01doivent faire des choses
30:01et comme les parents
30:02n'ont pas fait,
30:03les maîtresses ne sont rien
30:03C'est-à-dire,
30:04ils doivent faire quoi
30:04les parents ?
30:05Tenir des stands ?
30:07Voilà,
30:07et en fait,
30:07il y en a qui ne sont pas venus,
30:08qui n'ont pas tenu les stands,
30:10donc les maîtresses sont venues
30:11et donc après,
30:12les parents qui disent
30:12« je ne comprends pas,
30:13pourquoi il y a moins
30:14de stands stannés ? »
30:15Ah,
30:15et puis ce stand-là
30:16et ceci,
30:17en fait,
30:18peut-être parce que
30:19vous n'êtes pas
30:20vous n'êtes pas
30:21impliqués
30:21et en plus,
30:22on avait fait des relances,
30:23on fait sur par mail.
30:25Et c'est une grosse école,
30:26Aurélie,
30:27ou pas ?
30:27Il y a combien d'enfants ?
30:29À peu près 300 enfants,
30:30je crois.
30:31donc c'est quand même
30:31une grosse école.
30:32Oui,
30:32avec les maternelles
30:34et les élémentaires.
30:35Donc voilà,
30:36et en fait,
30:36et en plus,
30:37vous voyez,
30:37par exemple,
30:38nous,
30:38on s'est déclare
30:39qu'à ce niveau,
30:39on leur a trouvé
30:40des super lots
30:41pour la tombola,
30:41on avait des trucs
30:42pour le futuroscope,
30:44on avait plein de trucs
30:44pour Paris,
30:45là c'était des sciences
30:46et en fait,
30:47les gens,
30:47on a un point
30:48qui ne sont venus
30:48que pour ça,
30:49c'est-à-dire qu'il n'y a
30:49même pas « Ah, merci,
30:51c'est sympa,
30:53il dit qu'il arrive,
30:53il était là
30:54à la queue de la tombola,
30:56le buffet,
30:56ils sont « Ah,
30:57mais pourquoi il n'y a
30:58pas assez de salé ?
30:59Je ne comprends pas,
30:59moi je voulais ceci. »
31:00Oui,
31:01c'est à ce point.
31:02Voilà,
31:02en fait,
31:02et donc je me dis
31:04que ça doit être
31:04la même chose
31:04avec les maîtresses,
31:05en fait,
31:05les parents sont exigeants,
31:07mais derrière,
31:08il n'y a pas de retour,
31:09il n'y a pas de merci
31:10et je vous dis
31:11que ça doit être
31:11la même chose
31:11avec les maîtresses,
31:12même pour les fournitures
31:13scolaires à Massy,
31:14tout n'est pas parfait
31:15comme dans toutes les villes
31:16et toute la France,
31:17au niveau des fournitures
31:18scolaires,
31:19franchement,
31:19la ville joue le jeu.
31:21C'est-à-dire qu'elle fournit
31:22aux enfants
31:23la plupart des choses ?
31:24Par exemple,
31:24les enfants,
31:26en tout cas en élémentaire,
31:27ils doivent acheter
31:28des ardoises
31:28en fonction des maîtresses
31:29et à la rigueur,
31:30les feutres qui vont avec
31:31et les colles et les crayons.
31:32Mais tous les cahiers
31:33sont fournis,
31:35tous les crayons de couleur
31:36ou les feutres,
31:37enfin,
31:37il n'y a pas.
31:37Et il y a des parents
31:38qui,
31:39quand les maîtresses
31:39demandent juste
31:39de racheter des cols,
31:40il n'y a même pas
31:41à l'école d'acheter.
31:42On leur dit
31:42« Ah, bah oui,
31:43mais moi,
31:45ils font tout le temps
31:46et on sent. »
31:48Bon, après,
31:48on n'est pas derrière,
31:49on ne sait pas comment
31:49ils parlent aux maîtresses,
31:50mais on sent en fait.
31:51Les parents,
31:52ils veulent tout.
31:53Ils veulent que l'école,
31:54effectivement,
31:55s'occupe de leurs enfants,
31:57que ce soit face
31:58la fête de l'école,
31:59tout.
31:59Même les parents
32:00qui arrivent en retard.
32:01J'habite juste en face.
32:02Le nombre de parents
32:03qui arrivent en retard,
32:04malgré que les maîtresses
32:05le disent,
32:06c'est compliqué,
32:07qu'il faut que la maîtresse
32:08ressorte,
32:09ouvre la porte,
32:09et bah non,
32:10tous les jours
32:10et qu'ils ne se pressent pas.
32:12Ils arrivent tranquillement,
32:13même pas un « pardon,
32:14merci,
32:15excusez-nous »,
32:15et bah non.
32:17Nathalie,
32:17vous êtes toujours avec nous
32:18enseignante en CM2.
32:20Vous vous retrouvez
32:21dans ce que dit Aurélie ?
32:22Oui, oui,
32:23bien sûr.
32:24Ce manque d'investissement,
32:25par exemple,
32:26je ne sais pas,
32:26quand vous organisez
32:27des sorties scolaires,
32:28est-ce que vous avez
32:28suffisamment de parents
32:29pour accompagner ?
32:30En même temps,
32:31je ne voudrais pas
32:31baiser le général
32:35qui est un peu amoureux,
32:36mais moi,
32:36j'ai des parents
32:37qui sont très partenaires
32:38parce que je les touche aussi.
32:39Mais après,
32:40c'est vrai que des fois,
32:41on a beau faire
32:42et on a un retour...
32:44Je ne sais pas
32:44qui joue avec l'eau.
32:46Ah, pardon,
32:47on est à l'hier,
32:48j'avais trois parents
32:49qui voulaient.
32:51On retourne
32:52à la cité de la Nouvelle-France,
32:53dans le camp de rancée,
32:54j'ai encore trois parents
32:56d'hygiène.
32:57J'ai aussi invité
32:58sept parents
32:59au bâton du vendredi.
33:00Voilà.
33:01Mais je les ai invités
33:02parce qu'ils ont participé
33:04toute l'année
33:04à la défendre de gâteau
33:05pour alimenter
33:06les fêtes sans sou.
33:08Nathalie,
33:09restez avec nous.
33:10Laetitia.
33:11C'est un partenariat.
33:13Laetitia,
33:14bonjour.
33:15Bonjour,
33:15Amandine.
33:16Parent d'élèves,
33:17présidente
33:18d'une association
33:18de parents d'élèves
33:19au collège
33:20et au lycée.
33:21Juste d'un mot
33:21et je vous redonne
33:22la parole après.
33:23Vous vous retrouvez
33:24dans le témoignage d'Aurélie ?
33:25Vous partagez
33:25ce qu'elle nous expliquait ?
33:27Je me retrouve
33:27dans les deux témoignages.
33:28Oui.
33:29Autant les prents
33:29qu'Aurélie.
33:31A tout de suite
33:31sur RTL.
33:32A tout de suite.
33:45On continue
33:46à évoquer
33:47ces tensions grandissantes
33:48visiblement
33:49entre l'école
33:50et les familles.
33:518 directeurs
33:52sur 10
33:53qui disent avoir
33:53connu des différents
33:54avec des familles
33:55cette année.
33:56Alors des différents,
33:56ça peut être juste
33:57un peu de tension
33:58et puis ça peut aller
33:59parfois jusqu'aux insultes,
34:01aux menaces
34:01ou encore
34:02aux attaques physiques.
34:05C'est deux fois plus
34:05en tout cas
34:06qu'il y a 10 ans.
34:07Laetitia,
34:08vous êtes avec nous,
34:08je le disais,
34:09vous êtes présidente
34:09d'une association
34:10de parents d'élèves.
34:12Comment vous expliquez,
34:14d'abord,
34:14est-ce que vous,
34:14vous constatez au quotidien
34:16aussi ces tensions
34:17entre l'école
34:17et les parents
34:19et puis comment
34:19vous l'expliquez ?
34:20Alors oui,
34:22je constate les tensions,
34:23ça c'est sûr.
34:24Comment je l'explique ?
34:25Alors je pense
34:27une ambiance générationnelle
34:28parce que moi
34:29je vois la différence
34:30entre mon aîné
34:30qui est en terminale
34:31cette année
34:32et quand elle était
34:33en sixième
34:34et mon dernier
34:35qui est en cinquième
34:36cette année.
34:36Vous voyez,
34:37une vraie différence,
34:37ça ne fait pas
34:38de temps d'année
34:38que ça pourtant.
34:39Ah non,
34:39il y a une vraie différence.
34:41Il n'y a plus du tout
34:42le respect des institutions,
34:45des professeurs
34:46l'ont dit tout à l'heure,
34:47ça c'est sûr.
34:48Moi j'ai déjà vu
34:48un proviseur se faire,
34:49enfin je ne l'ai pas vu
34:50mais ça m'a été rapporté,
34:52un proviseur agressé
34:53dans la cour d'école
34:54par des parents.
34:55Mais agressé comment ?
34:56Ben physiquement,
34:57verbalement.
34:58Oui,
34:59oui,
35:00et puis devant les parents
35:01sont venus
35:02et devant les élèves
35:03en collège.
35:04Donc,
35:05c'est quand même,
35:06voilà,
35:07c'est quand même impressionnant.
35:08Enfin,
35:08les enfants ont été impressionnés.
35:10Et puis,
35:11ben en fait,
35:12je pense que
35:12c'est tout bête
35:13mais les parents
35:15ont dit
35:15éducation nationale
35:17et en fait,
35:18comme disaient
35:19certains professeurs,
35:20il y a des parents,
35:20ils déposent leurs enfants.
35:21Alors,
35:22je ne leur jette pas la pierre
35:22parce que
35:23c'est très difficile actuellement,
35:25tout est très difficile.
35:27on parlait l'autre jour
35:28des troubles,
35:29il y a plein de facteurs
35:30qui rentrent en compte
35:31mais il y a des parents
35:32qui sont démissionnaires
35:33parce qu'ils n'y arrivent plus
35:34et en fait,
35:35on est à l'éducation nationale
35:36donc certains,
35:38volontairement aussi,
35:38pensent que vous déposez
35:39votre enfant à l'école
35:40et les profs sont là
35:42pour les éduquer.
35:42Et en fait,
35:44ben les profs,
35:44ils ne sont pas là
35:45pour éduquer les enfants,
35:46ils sont là
35:47pour leur apprendre.
35:48Le nom est déjà pas bon
35:49parce qu'on devrait être
35:52enseignement,
35:52instruction,
35:53voilà,
35:54exactement.
35:54Ils ont tendance à penser
35:56que tout est dû.
35:58Quand Aurélie racontait
35:59cette histoire
35:59et je ne trouve pas ça
36:00anecdotique
36:01de fête de l'école
36:03où des parents
36:04ne veulent plus tenir
36:04des stands
36:05et se permettre
36:05de se pointer
36:06en disant
36:06il n'y a pas assez de salé
36:07et pourquoi il n'y a plus
36:08de stands
36:09et pourquoi ?
36:10C'est fou ?
36:10Mais Amandine,
36:11je vais vous dire,
36:12moi j'ai fait la primaire
36:13petite école rurale
36:15à Blanzey,
36:17il y avait une maîtresse,
36:18une équipe très dynamique,
36:19une directrice très dynamique
36:20qui emmenait tout le monde
36:21et l'association des parents
36:23on était des fois 15,
36:24je suis partie,
36:26il n'y avait plus que
36:26une dizaine de parents
36:28mais on était encore
36:28en rural.
36:29Actuellement,
36:30l'APE collège-lycée
36:31de Sivray,
36:32on a un lycée professionnel,
36:34un lycée général
36:35et un collège,
36:36nous ne sommes que 4
36:38dans le bureau.
36:395, pardon,
36:39on est 4 dans le bureau.
36:42Non.
36:42Alors,
36:43il y en a qui vont vous donner
36:44un coup de main,
36:44qui vont venir pour vous donner
36:45un coup de main
36:45mais les gens ne s'investissent plus
36:47et ils ne veulent plus s'investir,
36:49ils ne veulent plus donner.
36:50Alors,
36:50il y a aussi des
36:51j'aime pas les profs
36:52ou j'ai pas envie
36:53ou pourquoi je donnerais
36:53de toute façon,
36:55ça m'est dû cette instruction.
36:56En fait,
36:56c'est une mentalité générale
36:57et il y a le porter plainte.
37:00Voilà,
37:01tout le temps aussi
37:01quand il y a un truc,
37:02on va porter plainte,
37:03on retire notre enfant
37:06mais c'est terrible
37:06et le climat social
37:07et ce n'est pas les enfants
37:08en fait,
37:08je pense que c'est vraiment
37:09c'est l'éducation en fait
37:12et il n'y a plus le respect
37:14qu'il y avait dans le temps
37:14où l'instituteur,
37:16les profs,
37:16c'était quelque chose,
37:18voilà,
37:18c'était une institution.
37:19Laetitia,
37:20je voudrais aussi entendre Sandrine.
37:22Bonjour Sandrine.
37:23Bonjour Mme Vandine.
37:24Vous êtes principale de collège,
37:25vous un gros collège quand même ?
37:28Oui,
37:29j'ai un petit peu moins
37:30de 500 élèves.
37:31Bon,
37:31vous aussi,
37:32vous avez ce sentiment-là
37:33que les liens entre l'école,
37:35alors je disais l'école en général,
37:36ça peut être effectivement
37:37collège ou lycée
37:38et les familles
37:40se durcient,
37:41se tendent ?
37:43Oui,
37:43c'est ce que je disais
37:44à votre collaborateur,
37:46c'est-à-dire qu'on est
37:47dans une politique
37:47où ils pensent avoir
37:49plus de droits
37:50que de devoirs
37:51et quand on les met
37:52face à leurs devoirs,
37:53c'est très compliqué.
37:55Justifier une absence,
37:56venir discuter
37:57d'un dysfonctionnement
37:58de comportement,
37:59ça c'est des choses
38:00qu'ils trouvent inadmissibles
38:01parce que leurs enfants
38:02sont parfaits,
38:03on n'a jamais rien
38:03à leur reprocher.
38:05mais ça va très loin
38:07parce que ça va même
38:08jusqu'à,
38:09pour moi je trouve,
38:10mettre en péril
38:11parfois l'orientation
38:12des enfants
38:13parce qu'ils remettent
38:14en question
38:14les décisions
38:15du conseil de classe
38:17en vous menaçant
38:18d'aller en commission
38:20d'appel
38:21et que si la commission
38:22d'appel
38:22ne leur donne pas raison,
38:23ils iront au tribunal
38:24administratif
38:25parce qu'ils veulent
38:25le passage
38:26et ils l'auront.
38:27Oui,
38:27donc il y a cet aspect,
38:28on judiciarise
38:29beaucoup plus.
38:30Oui,
38:31c'est ça.
38:32Et vous,
38:32qu'est-ce qui vous étonne
38:33le plus ?
38:34Qu'est-ce qui existe
38:35aujourd'hui
38:35qui n'existait pas,
38:36je ne sais pas,
38:36il y a dix ans peut-être ?
38:38C'est la remise en question
38:40de l'école,
38:42de sa valeur,
38:43de ce qu'on peut apporter
38:44à l'école.
38:45Mais il y a dix ans,
38:46les parents
38:47ne venaient pas se plaindre
38:48pour une appréciation,
38:49une mauvaise note,
38:50une punition ?
38:51Non,
38:52parce qu'ils entendaient
38:53le fait que leur enfant
38:54pouvait dysfonctionner,
38:55que leur enfant pouvait
38:56ne pas travailler suffisamment
38:57et vous aviez effectivement
39:00dans l'entretien
39:02la famille qui reprenait
39:04l'enfant pour lui dire
39:05tu te rends compte,
39:05c'est pas bien.
39:06Aujourd'hui,
39:07c'est aux professeurs
39:09et aux chefs d'établissement
39:10de justifier finalement
39:12les notes et les appréciations
39:13et pourquoi vous avez écrit ça
39:14mais vous ne vous rendez pas compte.
39:15Et comment,
39:16Sandrine,
39:17on peut inverser
39:17cette tendance-là,
39:18vous qui êtes au contact
39:19des familles au quotidien ?
39:22Il faut discuter,
39:23mais le problème,
39:24c'est que,
39:24comme on le disait,
39:26une autre intervenante,
39:27je n'ai pas noté son prénom,
39:28mais c'est l'évolution
39:30de la société,
39:31c'est-à-dire que j'ai les droits,
39:33c'est prioritaire à mes devoirs,
39:35donc je veux,
39:35j'exige,
39:36je demande
39:37et je vais avoir
39:38et peu importe
39:39le justificatif
39:40que vous allez mettre en face,
39:41finalement,
39:42si ça ne leur convient pas,
39:43vous essuyez une fin
39:44de non-recevoir.
39:45c'est aussi un peu
39:47le côté consommateur
39:48de l'école.
39:49C'est ça,
39:50voilà,
39:51il est dans la classe,
39:53il doit passer
39:53dans la classe supérieure,
39:55voilà,
39:55il n'y a pas d'explication
39:57à donner,
39:57il n'y a pas de compte
39:58à rendre,
39:59c'est comme ça.
39:59Et s'il n'y arrive pas,
40:019 fois sur 10,
40:01ce n'est pas de sa faute,
40:03c'est de la faute des profs,
40:05voilà,
40:06il y a plein de choses
40:06qui font que les enfants,
40:08de leur côté aussi,
40:09ne s'investissent pas
40:10dans leur scolarité
40:11parce qu'ils entendent
40:13le discours à la maison.
40:14Effectivement,
40:15ce sont les principales victimes
40:17à l'arrivée.
40:17Merci beaucoup Sandrine
40:18pour ce témoignage.
40:19Je voudrais quand même
40:20qu'on termine cette discussion
40:21sur une note
40:22un tout petit peu plus positive.
40:24Magdalena,
40:25bonjour.
40:26Bonjour.
40:26C'est vous la note positive,
40:27vous vouliez dire
40:28attention,
40:29pas de généralité.
40:30Vous êtes enseignante,
40:31vous en primaire.
40:32Oui,
40:32en primaire,
40:33en CM2,
40:34cette année,
40:35je suis remplaçante,
40:36donc je fais beaucoup
40:36de classes différentes.
40:38Et oui,
40:39j'aimerais juste
40:40qu'on se détende tous
40:42parce qu'on entend,
40:44j'entends parfaitement
40:45ce que disent mes collègues
40:46et effectivement,
40:47il y a des parents
40:48qui dépassent totalement
40:49les limites
40:49et il faut mettre des limites.
40:51Mais en revanche,
40:52je pense qu'on y gagnerait
40:53tous à se calmer un peu.
40:54Par exemple,
40:55la mère qui n'est pas contente
40:56parce qu'il y a un stand
40:57et ce n'est pas le stand
40:57qu'elle voulait,
40:58qu'elle s'énerve
40:59toute seule dans son coin.
41:00Ce n'est pas grave.
41:01Je ne sais pas pourquoi
41:01on relève ça.
41:02Ce n'est pas un problème.
41:04Après,
41:04on parle là
41:05que des parents
41:07judicisalisent un peu tout.
41:09Mais visiblement,
41:09les professeurs aussi.
41:10On entend que
41:11ça porte plainte
41:12dans tous les coins.
41:13On est en rendez-vous.
41:14Il y a des textes de loi
41:15dans les rendez-vous.
41:17Je pense qu'on y gagnerait
41:18tous à se calmer.
41:19Oui, tout le monde
41:19est un peu tendu.
41:21Oui, on est tout tendu.
41:22Du coup,
41:22on se renvoie tous la balle.
41:24Les parents,
41:25c'est la faute des profs.
41:25Les profs,
41:26c'est la faute des parents.
41:28Et du coup,
41:28qu'est-ce qui se passe
41:29pour les enfants ?
41:30Eux, ils sont mis
41:30de tout ça.
41:31Ils voient tout le monde
41:32se déchirer.
41:33Forcément,
41:33ça ne leur donne pas envie
41:34de s'investir
41:36et d'être
41:36beaucoup plus sérieux.
41:37Ils voient que
41:37dans tous les cas,
41:38tout le monde se déteste.
41:40Ça vous est arrivé,
41:41Magdalena,
41:41de faire face
41:42à des parents
41:43sans aller jusqu'à
41:44des menaces
41:45ou des insultes
41:45ou encore moins des coups,
41:46mais en tout cas,
41:47qui vous demandaient
41:48des comptes
41:49sur des choses ?
41:49Oui, j'en ai eu.
41:51Mais moi,
41:53à partir du moment
41:53où je lui explique
41:54mon travail,
41:55je lui explique
41:55ce qui a été fait,
41:57il s'obstine
41:58à dire que
41:59ce n'est pas ça,
42:00son enfant est parfait,
42:01etc.
42:02Et bien qu'il s'obstine,
42:03à un moment donné,
42:03il va bien se rendre compte
42:04qu'il y avait un souci,
42:06il y avait un trou
42:07dans la raquette.
42:07Je ne vais pas
42:09me foirer ma santé
42:11parce qu'un parent
42:12remet en cause
42:12ce que je fais.
42:12Je sais ce que je fais.
42:14Je n'ai pas
42:15de compte à rendre
42:16à qui que ce soit.
42:17Et j'ai du mal
42:18aussi avec ce truc
42:20de...
42:20Alors évidemment,
42:21il faut respecter
42:22le corps enseignant,
42:22il n'y a pas de débat,
42:24mais de vouloir
42:25qu'on revienne
42:26à l'ancienne
42:27où l'enfant
42:28ne pouvait rien dire,
42:29les parents
42:29ne pouvaient rien dire,
42:30c'est intouchable.
42:32Oui, il faut arriver
42:33à instaurer ce dialogue.
42:34D'autant que parfois,
42:37tout à l'heure,
42:38Chantal nous faisait part
42:38de ce qui lui est arrivé
42:39et c'est dramatique,
42:40mais parfois,
42:40les enfants font remonter
42:41de vraies informations.
42:43On a quand même
42:43beaucoup parlé
42:43ces derniers jours
42:44de la parole de l'enfant.
42:46C'est aussi important
42:47de les prendre
42:47un petit peu en compte
42:48à l'école,
42:49ce qui n'empêche pas
42:50de faire respecter
42:51l'autorité.
42:52Oui, exactement.
42:53Et puis de toute façon,
42:53ce qui nous s'appelle aussi,
42:54c'est tout ce qu'on voit
42:55à la télé.
42:56Enfin, on ne nous aide pas.
42:57Les parents,
42:58ils voient à la télé
42:59que les professeurs,
43:00ils sont tous absents,
43:01ils sont tous en vacances,
43:01ils sont tous en grève,
43:03ils sont faits défaillants,
43:04etc.
43:05Donc, ça n'aide pas
43:06à la cause.
43:07Et puis là,
43:08dernièrement,
43:09avec tous les problèmes
43:10qui ont eu dans le périscolaire,
43:11avec les animateurs,
43:12etc.,
43:12ça n'aide pas non plus
43:13à la confiance
43:14de ce qui se passe
43:15à l'intérieur de l'école.
43:16Donc, ils vont écouter
43:17ce que disent leurs enfants,
43:18ils vont peut-être déformer
43:19les propos,
43:19entendre ce qu'ils veulent entendre
43:20et pas vraiment
43:21ce que l'enfant a rapporté.
43:22Et après,
43:23ça part loin
43:25pour quelque chose
43:26qui, à la base,
43:26n'en valait pas la peine.
43:27Bon, je retiens en tout cas
43:28ce que vous nous avez dit.
43:29Essayons de nous détendre
43:30des deux côtés.
43:32Voilà,
43:32on va rester sur cette note.
43:34Merci à vous
43:35et merci à tous.
43:36Et effectivement,
43:37c'est sans doute
43:38très compliqué au quotidien
43:39de faire face
43:41à des parents
43:41qui ne sont pas toujours
43:42réglo,
43:43on en profite
43:44pour avoir une pensée
43:45pour tous ces enseignants,
43:47ces chefs d'établissement
43:47qui oeuvrent au quotidien
43:49pour nos enfants.
43:50Dans un tout petit instant,
43:51du foot.
43:52Allez, ça j'espère
43:53que ce sera unanime.
43:54France-Sénégal,
43:55ce soir,
43:56où est-ce que vous comptez
43:56le regarder ?
43:57À la maison,
43:58autour d'une pizza
43:58ou dans un bar ?
43:59Vous nous appelez.
44:003210,
44:00à tout de suite.
44:03Merci d'écouter RTL.
44:05J'aimerais te serrer
44:06dans mes bras
44:07Te dire que la vie
44:08est une fête
44:09Toi et moi,
44:11on a la recette
44:13RTL,
44:14votre radio.
44:1812h30,
44:1814h.
44:19RTL midi,
44:20les auditeurs ont la parole.
44:21Avec Amandine Bégaud.
44:24Devant mon écran de télévision,
44:26il est prévu une visio
44:27avec des amis
44:29pour le suivre ensemble.
44:31Le stress monte énormément,
44:33je suis déjà parée
44:34pour les supporters.
44:35Bracelets,
44:36boucles d'oreilles,
44:38maillots,
44:39les drapeaux accrochés.
44:40On sera jusqu'au bout
44:41derrière l'équipe de France
44:42ramener la coupe à la maison.
44:44Bon match
44:44à tous les supporters
44:45des Bleus
44:46et allez les Bleus !
44:47Le message très sympa
44:49de Solène
44:50au 3210
44:51qui,
44:52comme des milliers
44:53de supporters
44:53des Bleus
44:54est dans les starting blocks.
44:56Solène,
44:56qu'on retrouvera
44:57dans un instant.
44:58Je voulais vous entendre
44:59sur cette première soirée,
45:01premier match
45:01de l'équipe de France
45:02dans cette Coupe du Monde.
45:03Qu'est-ce que vous avez de prévu ?
45:04On commence avec vous Magali.
45:06Bonjour !
45:07Bonjour Amandine !
45:08Vous nous appelez d'où Magali ?
45:09Moi j'appelle de Montrouge.
45:10Bon,
45:11et alors vous,
45:11vous avez prévu
45:12un super programme.
45:13Racontez-nous.
45:14Voilà.
45:15Donc,
45:15ce soir nous allons voir
45:16avec mon fils
45:17et un de ses copains
45:18le match au cinéma
45:20Le Grand Rex.
45:20Donc il est diffusé là-bas
45:22à Paris ?
45:23Il est diffusé là-bas
45:24donc j'ai pris trois places.
45:26Donc je les emmène
45:27tous les deux
45:28et la petite anecdote
45:29c'est que mon fils
45:30son papa est sénégalais
45:31donc ça va être...
45:33Génial !
45:33Et alors attendez...
45:34Ça va être une bonne ambiance.
45:35Il va y aller avec quel maillot ?
45:36Celui de la France
45:37ou celui du Sénégal ?
45:39Alors pour l'instant
45:40il n'a pas encore décidé.
45:41Moi je pars avec
45:42la casquette de la FFF
45:44et puis bleu-blanc-rouge
45:45sur les joues
45:46et puis le sweat
45:48des lions de la Teranga.
45:49Ah oui !
45:50Donc vous allez quand même
45:50être un peu tiraillé.
45:52Oui,
45:52un petit peu.
45:54Oui,
45:55oui,
45:55et vous les avez pris
45:56il y a longtemps
45:56ces billets au Grand Rex ?
45:58Non,
45:58il y a quoi ?
45:59Il y a une quinzaine de jours.
46:00D'accord,
46:01c'est une bonne idée.
46:01Je ne sais pas si tout est complet
46:02mais pour ceux
46:03qui sont à Paris
46:04et qui aimeraient le voir
46:04dans une ambiance
46:05un peu de stade
46:08parce que j'imagine
46:08qu'il va y avoir
46:09quand même de l'ambiance
46:10ça peut être sympa.
46:12Il a quel âge
46:12votre fils Magali ?
46:13Il a 17 ans.
46:14Ah oui,
46:14donc super soirée
46:16en perspective.
46:17Exactement.
46:18L'avantage c'est
46:18que vous ne serez pas déçue
46:19quel que soit le score.
46:20Exactement.
46:22Bon,
46:23merci à vous en tout cas
46:24et passez une très belle soirée.
46:25Vous avez un petit pronostic
46:26ou pas ?
46:28Je...
46:29Non,
46:29je ne me prononce pas.
46:30Non,
46:30allez,
46:30pas de pronostic.
46:33On va tout de suite retrouver
46:35Solène.
46:35Solène,
46:36bonjour.
46:37Bonjour Amandine.
46:38Alors vous nous avez laissé
46:39un message très sympa
46:40je le disais.
46:41Vous allez être donc
46:41devant votre télé
46:42mais alors en visio
46:43mais comment ça ?
46:44C'est ça.
46:45En fait,
46:46on avait déjà fait ça
46:47à l'euro
46:48quand on avait...
46:49Je ne sais même plus
46:50parce qu'on a fait ça
46:51plusieurs fois
46:52et en fait on a trouvé
46:53que c'était un très bon concept
46:54sauf qu'à l'époque là
46:55on n'avait pas pensé
46:56qu'on était certains
46:57abonnés chez un tel
46:58et un tel
46:59et du coup il y avait
46:59des décalages.
47:00Oh là là,
47:00vous n'avez pas les buts
47:01en même temps.
47:02C'est ça,
47:02donc en fait c'était
47:03un carnage
47:04et là on ne va pas
47:06être très nombreux
47:06on va être 4 ou 5
47:08mais on va être
47:08à la caméra interposée
47:10parce qu'on ne peut pas
47:10être réunis vraiment
47:11ensemble ce soir.
47:13Donc on va se faire ça
47:15tranquillou.
47:16Moi je serai dans mon salon
47:17devant la télé
47:18avec des amis
47:19par visio
47:20et je pense qu'on va
47:21se régaler.
47:22Enfin j'espère en tout cas,
47:23j'espère.
47:23Oui,
47:24donc c'est sympa,
47:25vous arrivez à faire
47:26un événement,
47:26enfin à partager l'événement
47:27sans être forcément
47:28ensemble.
47:29Tout à fait,
47:30voilà,
47:30bon après c'est exceptionnel,
47:32à venir si on va
47:33plus loin possible,
47:34je sais qu'il y aura
47:34des fanzones dans ma ville
47:36près de chez moi,
47:37là il y avait déjà
47:37comme Magali,
47:39un cinéma qui diffusait
47:40le match.
47:41Vous êtes où,
47:42vous Solène ?
47:43Moi je suis à Maxéville
47:44mais disons Nancy en fait.
47:46Donc voilà,
47:46c'est vrai que nous
47:47on a déjà des fanzones
47:48d'organiser si on va
47:49en demi-finale
47:50et plus loin.
47:51Donc ça déjà c'est prévu
47:52que je serai sur place.
47:53Mais là pour le premier match,
47:55en plus le Sénégal
47:56qui est une très bonne équipe,
47:57il faut s'en méfier.
47:59Donc on reste à la maison,
48:01on va voir ce qu'on va donner
48:02mais ça n'empêche pas
48:03que je serai dans les starting blocks.
48:05Les voisins sont prévenus,
48:07avec moi les matchs de foot
48:08c'est même pas la peine.
48:10Vous avez toujours aimé ça ?
48:12J'ai toujours adoré le foot,
48:14même sans,
48:14déjà toutes les compétitions
48:16des bleus,
48:16moi je les suis
48:17puis alors comme je vous dis,
48:18je suis parée des fois même
48:19jusqu'au vernis à ongles et tout,
48:20c'est vraiment jusqu'au bout du bout.
48:22Et les drapeaux accrochés,
48:24j'ai décoré à la maison,
48:26j'ai décoré mes fenêtres,
48:27j'ai décoré les volets,
48:28j'ai vraiment...
48:29Vous êtes prête là ?
48:30Ah oui, j'ai mis le paquet.
48:31Moi franchement,
48:32j'attendais que ça avec impatience
48:33et j'espère qu'on ira
48:34le plus loin possible.
48:35Vous avez un petit pronostic
48:36pour ce soir Solène ou pas ?
48:38Le Sénégal me fait peur
48:41et 2-1 parce que je pense
48:42que le Sénégal va nous faire mal.
48:44Bon, on va suivre tout ça,
48:46à voir sur M6
48:47et à suivre bien sûr sur RTL.
48:49Je vous rappelle au passage
48:50notre soirée spéciale,
48:52comme tous les soirs d'ailleurs
48:52de la Coupe du Monde sur RTL,
48:54dès 20h et jusqu'à minuit.
48:55Frédéric, bonjour.
48:57Oui, bonjour Amandine.
48:58Vous êtes, vous,
48:59le maire d'une commune
49:00de 430 habitants.
49:02Quelle commune ?
49:03Oui, la commune
49:04de la Chapelle-Saint-Fray
49:05dans la Sarte.
49:06D'accord.
49:07Et alors vous,
49:07vous avez décidé
49:08d'organiser les choses,
49:11racontez-nous.
49:12Alors en fait,
49:13effectivement,
49:13on est une nouvelle équipe
49:14qui vient de prendre
49:15la municipalité
49:16et pour faire vivre
49:17notre village
49:18et donner du lien
49:19dans le village,
49:20on a décidé de profiter
49:21de la Coupe du Monde
49:22pour à chaque fois
49:23que l'équipe de France jouera,
49:25on ouvrira la salle communale,
49:27on organisera
49:28une projection
49:29sur l'écran géant,
49:31ouvert à tous les gens
49:33de la commune
49:33et voilà.
49:34C'est génial,
49:35ça va permettre
49:36de créer des liens.
49:38Absolument,
49:39c'est l'objectif à la base
49:40et bien sûr
49:40supporter l'équipe de France
49:41bien naturellement.
49:42Vous avez un petit pronostic vous ?
49:44Ah, j'ai dit 2-1.
49:452-1 ?
49:46Bon, écoutez,
49:47comme Solène,
49:48on verra ça.
49:50Franck,
49:50bonjour.
49:51Bonjour Amandine.
49:52Bon,
49:52fervent supporter
49:53vous de l'équipe de France.
49:55Oh là,
49:55supporter de tous les,
49:56on va dire,
49:57des clubs de France,
49:59on va dire,
50:00Vous avez prévu quoi
50:01pour ce soir ?
50:02Ah bah moi,
50:02je vais être avec un voisin,
50:03on regarde tous les matchs ensemble,
50:05on a regardé la Ligue des Champions ensemble
50:06et c'est quelqu'un
50:07qui aime bien regarder le foutre.
50:08Il a 80 ans
50:09et ça veut dire que
50:11sa femme,
50:12il aime pas trop bien le foot
50:13et il aime bien.
50:14Alors des fois,
50:14il m'appelle,
50:14il me dit,
50:15Franck,
50:15est-ce que tu regardes le match ?
50:16Je lui dis,
50:16oui,
50:16je peux venir.
50:17Je lui dis,
50:18vas-y,
50:18on supporte,
50:19on est tous les deux là,
50:20on regarde la télé tous les deux
50:21et c'est vachement sympa.
50:22Et après,
50:23c'est l'ambiance qu'il faut
50:26et on s'amuse bien,
50:27on rigole bien.
50:28Mais c'est pour ça
50:30qu'il faut supporter
50:32l'équipe de France
50:33parce que
50:33le Sénégal,
50:34on connaît le Sénégal,
50:36beaucoup de Sénégalais
50:38jouent en France
50:39et j'espère qu'on ira loin.
50:42Par contre,
50:42il ne faut pas crier victoire avant.
50:44Non,
50:45mais bon,
50:45en tout cas,
50:46il faut être derrière eux.
50:48Voilà,
50:49c'est ça.
50:49C'est une équipe
50:50qui est quand même
50:51champion d'Afrique
50:52des Nations.
50:54Il ne faut pas oublier ça aussi.
50:55Bien sûr.
50:56Après,
50:57on va le souhaiter.
50:59Je pense qu'il ne va pas
51:01falloir qu'il laisse
51:01certains joueurs
51:02partir devant
51:03parce que ça va aller très vite.
51:04Et un petit pronostic,
51:05vous ?
51:06Moi,
51:06je mets 3-1
51:07pour l'équipe de France.
51:08Allez,
51:083-1 pour vous,
51:09Franck.
51:10Autre Franck de Tourcoing
51:11cette fois-ci.
51:11Bonjour.
51:12Oui,
51:13bonjour,
51:13Armandine.
51:14Patron du bar Le Chagnot.
51:15On s'était eu
51:15il y a quelques jours
51:16au téléphone
51:17et on avait dit
51:19qu'on se tiendrait
51:19au courant comme ça.
51:20Donc,
51:21ça y est,
51:21tout est prêt chez vous
51:22au Chagnot ?
51:23Ça y est,
51:24tout est prêt.
51:24on a bossé
51:25depuis plus d'une semaine
51:26une petite équipe
51:27de 15-20 personnes.
51:29On a tout décoré,
51:31tout est prêt
51:32pour la fête ce soir.
51:33Les jeunes ont même
51:34créé un nîme
51:35pour les Bleus
51:36avec l'IA
51:37et tout ça.
51:38Ils ont fait un nîme ?
51:39Oui,
51:39oui.
51:40C'est génial.
51:41Je vous invite
51:41à aller sur la page Facebook
51:42Le Chagnotourcoing
51:43et vous allez voir.
51:44Il y a un nîme
51:45qui a été créé
51:46pour les Bleus
51:47pour ce soir.
51:48On va tous répéter,
51:50on va tous chanter ensemble.
51:51Ah bah écoutez,
51:52vous savez quoi ?
51:52On va le chercher
51:53et on le diffusera demain.
51:55On se repasse
51:55un petit coup de fil,
51:56Franck,
51:56pour débriefer le match.
51:58Super.
51:58Vous m'en racontez
51:58si vous avez eu du monde,
52:00tout ça,
52:00quelle ambiance ?
52:02Comme chaque année,
52:03nous,
52:03on est une institution
52:04dans le nord de la France,
52:05le Chagnotourcoing.
52:07Depuis plusieurs années,
52:08on fait une mini-fanzone
52:11pour l'équipe de France
52:12et puis on espère faire la fête
52:14et aller jusqu'au bout.
52:15Bon,
52:16un pronostic pour vous ?
52:17Allez,
52:18moi je dis 3-1
52:18pour l'équipe de France.
52:193-1,
52:19comme l'autre Franck de Mayenne.
52:21Oui.
52:21Merci beaucoup.
52:22Le Chagnot à Tourcoing,
52:24on vous repassera
52:25un petit coup de fil demain
52:25et d'ici là,
52:26Victor va trouver l'hymne
52:27et puis on l'entendra ensemble.
52:29Ce match,
52:30dont 21h.
52:31est un petit coup de fil demain.
52:31Merci.
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