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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 25 juin 2026.

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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une bien sûr, cette canicule qui s'accentue, Sébastien Lecornu sonne la mobilisation générale dans les hôpitaux,
00:14puisque le niveau 3 du plan Orsan a été activé, c'est le plus haut niveau de mobilisation sanitaire dans
00:20notre pays.
00:21Rien qu'à Paris, 25 arrêts cardiaques recensés hier, c'est 10 à peine d'habitude.
00:29Si vous aussi, tiens, vous travaillez dans le milieu médical et que vous êtes confronté à une situation extrêmement difficile,
00:35que ce soit à l'hôpital ou en ville, si vous êtes médecin, infirmier, appelez-nous, 3210, je voudrais qu
00:42'on comprenne ce qui est en train de se passer en ce moment
00:45et surtout qu'on donne aussi des clés pour éviter de surcharger nos hôpitaux dans cette situation bien difficile.
00:52Dans le Val-d'Oise, un petit garçon de 3 ans lui a été retrouvé mort dans une voiture.
00:56Il a échappé visiblement à la vigilance de ses parents qui pensaient qu'il faisait la sieste dans le salon.
01:02La voiture était garée dans le jardin du couple.
01:08Et puis, le brevet, les premières épreuves du brevet, ça, ce sera demain avec plein d'aménagements qui sont prévus
01:15en ce moment même dans les collèges.
01:17On entendait tout à l'heure cette principale d'un collège de Tours qui expliquait que des brumisateurs allaient être
01:24distribués aux élèves.
01:26En tout cas, on a une pensée pour tous ces élèves de 3e, donc ils passeront leur brevet demain.
01:31Et puis du foot, France-Norvège, ça, ce sera demain soir à 21h.
01:35Et la rencontre, une nouvelle fois, pourrait être perturbée par des orages.
01:39En tout cas, le match est sous surveillance.
01:41Ce sera à suivre à 21h, donc demain, sur RTL et sur M6.
01:46Peggy, encore très très chaud, ça, on l'a bien compris, cet après-midi.
01:49La nuit prochaine aussi ou pas ?
01:50La nuit prochaine aussi.
01:51Alors, ça baisse un petit peu dans le sud, par exemple.
01:53On sera plus entre 20 et 22 degrés.
01:55Donc, on va quand même un peu plus respirer.
01:57Au nord, ça reste chaud.
01:58On est souvent encore entre 20 et 24 degrés.
02:02Encore 27 prévus à Paris la nuit prochaine.
02:04Oui, je sais, je sais, je sais.
02:06Mais dans l'après-midi, ça va baisser sur une partie du nord-ouest demain.
02:10Par exemple, au Havre, on va perdre 14 degrés.
02:1339 prévus cet après-midi.
02:1425 demain après-midi.
02:1511 degrés de moins à Brest.
02:17Il ne fera plus que 26.
02:18Demain, 8 degrés de moins à Rennes.
02:21On passera à 33 degrés.
02:22Mais ailleurs, on sera encore souvent entre 35 et 39 degrés.
02:25Et toujours des pointes à 40, 41 degrés, même à Nancy, à Clermont-Ferrand.
02:30Puis, c'est un peu moins chaud quand même, près de la Méditerranée.
02:3230 à 35 degrés.
02:34Tout ça sous un soleil de plomb.
02:35Avec un petit risque d'orage.
02:37Alors, très ponctuel sur la Nouvelle-Aquitaine.
02:40Au nord de la Nouvelle-Aquitaine le matin.
02:41Et dans l'après-midi, on aura des averses orageuses sur les reliefs.
02:44Des Pyrénées, des Alpes, du Massif Central et de la Corse.
02:48Orage isolé possible au nord.
02:50C'est difficile de vous dire où exactement, mais c'est très ponctuel.
02:52Et puis, en soirée, encore une zone orageuse.
02:55Avec des orages forts marqués sur le nord, entre la Normandie et le nord des Pays de la Loire.
03:02Je vais y arriver, orage fort avec localement de la grève et de fortes rafales de vent.
03:05Soyez prudents, ce soir, je vous le rappelle, avec des orages.
03:07Dès cet après-midi.
03:08Dès cet après-midi, c'est surtout le sud-ouest, on est d'accord.
03:11Sud-ouest et nord-ouest également.
03:13Je regarde les prévisions pour après.
03:15Vous m'avez donné un très beau tableau avec toutes les températures, je le dis pour les auditeurs qui nous
03:20regardent sur RTL.fr.
03:22Alors, il y a les températures, en fait, c'est assez rigolo parce qu'il y a les températures de
03:25la veille, d'aujourd'hui, demain et après-demain.
03:27Alors, je me regarde après-demain parce que donc après-demain, ça fait samedi.
03:29Et je croyais que samedi, ça commençait à s'améliorer.
03:32Pas du tout, 39 à Paris, 40 à Reims.
03:35Alors, je vous explique, ça s'améliore côté température, vraiment.
03:39Alors, je vous ai dit, sur une partie nord-ouest, demain.
03:41Ça va se décaler très doucement, en fait.
03:42Et c'est très lent.
03:43Samedi, sur la façade ouest, on aura des températures un peu moins chaudes.
03:48Il faudra attendre dimanche pour le centre, donc pour Paris.
03:51Et c'est vrai que dans l'est, il fera encore chaud.
03:53Et là, ce sera lundi que les températures vont baisser.
03:56C'est très progressif.
03:57Merci beaucoup, en tout cas, Peggy.
03:59Et courage à vous tous.
04:00Bientôt, 13h05.
04:02Jusqu'à 14h.
04:05Les auditeurs ont la parole.
04:06Amandine Bégaud, sur RTL.
04:09La première des choses, ce serait d'adapter les logements par des isolations extérieures.
04:15Les ventilateurs, les plafonniers sont aussi quelque chose de bien.
04:19Il faudrait adapter les horaires.
04:21C'est ce que nous faisions, nous, à l'époque.
04:23L'école commençait beaucoup plus tôt, aux alentours de 7h30, jusqu'à 13h, 13h30.
04:28Et puis, il faudrait avoir un petit peu plus de verdure, même au niveau des maisons.
04:32Le message de Valérie au 3210 qui liste tout ce qu'on pourrait faire.
04:37Effectivement, une semaine pile après le début de cette canicule, on a décidé aujourd'hui d'essayer de réfléchir à
04:44l'après.
04:45A la fois, bien sûr, comment lutter contre ce réchauffement climatique, mais aussi comment mieux s'y adapter.
04:51Anne Bringo est toujours avec nous.
04:54Je le rappelle, vous êtes directrice des programmes du réseau Action Climat, qui regroupe tout un tas d'associations qui
04:59luttent justement...
05:01Enfin, je vais dire, non, pas qui luttent, spécialistes de ces questions climatiques, mais qui luttent contre le réchauffement climatique.
05:06Et vous publiez France Urgence Climat, aux éditions Talendier.
05:10C'est un livre très intéressant parce que vous relevez les impacts de ce réchauffement, région par région, avec des
05:18exemples extrêmement concrets.
05:20Anne Bringo, on va échanger avec les auditeurs sur les solutions qui pourraient être trouvées.
05:25Et on commence avec vous, Richard. Bonjour, Richard.
05:28Oui, bonjour, Abondine. Bonjour à votre invitée.
05:30Vous nous appelez d'où ?
05:32Moi, je suis un petit village à côté de Besançon.
05:34Très bien. Et alors, vous, qu'est-ce qui vous inquiète ?
05:39En fait, moi, ce qui m'inquiète, c'est que les politiques ne font rien.
05:42Mais je dirais, je ne suis pas étonné parce que, je dirais, le tout à chacun se projette à 20
05:48ans.
05:49Un politique se projette, alors, selon les pays, on va dire à 5 ou 7 ans, parce que lui, il
05:53vise sa réélection.
05:54Et quand on sait que la nature fonctionne en centaines d'années, voire milliers d'années,
05:59forcément, il y a un gap qu'on ne peut pas assimiler.
06:03Moi, ce qui m'inquiète, c'est de savoir ce qu'on va laisser à nos enfants,
06:08en tout cas pour les jeunes grands-pères que je suis, à nos petits-enfants,
06:12parce qu'on trouve que c'est compliqué pour nous.
06:15Moi, j'ai une petite fille qui a 3 ans, dans 20 ans, dans 30 ans.
06:19Alors, dans 30 ans, moi, j'aurai 86 ans.
06:22Je pense que si j'ai la chance d'être encore là, je ne serai que très peu concerné
06:26parce que, je dirais, je serai sur ma fin de vie.
06:29Elle, elle sera en plein dedans, quoi, parce qu'elle aura 33 ans.
06:31Et qu'est-ce qu'elle va vivre ? Comment elle va vivre ?
06:33Est-ce qu'ils pourront être dehors ? Est-ce qu'ils pourront faire des choses ?
06:37Parce qu'on nous parle de la chaleur.
06:39Mais moi, je me souviens, il y a une dizaine d'années,
06:42enfin, un peu plus, lorsque j'ai débuté, mais je suis compétiteur moto,
06:46je me déplaçais un peu partout en France, j'ai découvert dans le sud des rivières
06:49qui étaient sèches, alors, sans dire des fleuves, mais des grosses rivières.
06:54Donc, ce n'est pas d'aujourd'hui.
06:56Et encore une fois, c'est en ça qu'on voit que nos politiques sont déconnectées
07:00parce que, voilà, là, il y a un gros épisode.
07:02Donc, on brasse de l'air.
07:06Voilà, ça nous fera du bien.
07:08Richard, ce que vous dites, vous êtes plusieurs à le penser.
07:10Je voudrais vous faire dialoguer les uns avec les autres
07:12et puis donner aussi la parole à Anne Bringo.
07:15Richard, restez avec nous.
07:16Philippe, bonjour.
07:18Bonjour.
07:19Vous nous appelez d'où, Philippe ?
07:20D'un village en plein centre de la France.
07:24Vous entendez ce que Richard dit ?
07:27Nos politiques n'ont rien fait.
07:29Vous êtes d'accord avec ça, vous ?
07:30C'est pire que ça.
07:31Rappelez-vous, moi, je l'ai vécu, je l'ai entendu.
07:35En 2002, la maison brûle et on regarde ailleurs.
07:382003, canicule, on se dit on va faire un super plan et tout.
07:41Alors oui, on a fait du plan, mais il y a beaucoup de vent là-dedans.
07:43C'est de la com, beaucoup.
07:44On a fait un plan national canicule.
07:47On a fait la vigilance météo-france.
07:49On a fait, qu'est-ce que...
07:50Alors si, des choses plus concrètes.
07:52En revanche, au niveau local, on a fait des choses concrètes.
07:54Dans les EHPAD, ça s'est amélioré.
07:56Arrêtez.
07:56Dans les EHPAD, on a fait une...
07:57Oui, on s'est vachement cassé la...
07:59Pardonnez-moi le langage, mais on s'est vachement cassé la tête en 20 ans.
08:03Il s'est passé plus de 20 ans.
08:04Il s'est passé quasiment 25 ans.
08:05En 25 ans, normalement, c'est toutes les chambres et tous les appartements qui devraient être climatisés.
08:11On a fait quoi ?
08:11On a fait une salle à froid pour...
08:14Oui, enfin bon, je ne vais pas être vulgaire, mais bon...
08:16Mais alors Philippe et Richard, je vous poserai la même question.
08:19Je vous entends dire les politiques n'ont rien fait alors qu'on savait.
08:23Sauf que, pardon, les politiques, c'est nous qui les élisons.
08:26Je n'ai pas le souvenir, récemment en tout cas, Philippe et Richard, vous allez me dire,
08:30mais je n'ai pas le souvenir de débats, de campagnes présidentielles où on est parlé climat, Philippe, par exemple.
08:37Parce que ça fait partie des évidences de confort de vie que l'on doit apporter.
08:41Il ne faut quand même pas oublier qu'on a une journée solidarité dont une partie sert à ce financement
08:49-là.
08:49aux EHPAD, aux gens dépendants en général, aux gens dépendants, que ce soit le handicap, la dépendance...
08:56Oui, mais la dépendance, Philippe, c'est tout le temps, ce n'est pas juste pendant la canicule.
08:59Oui, justement.
09:01Donc ça veut dire qu'à longueur d'année, on devrait avoir consacré une partie du budget qui a été
09:05encaissée par l'État,
09:06qui l'a mis ailleurs, puisqu'on est passé de 7,5 millions à 8 millions de fonctionnaires en 3
09:10ans, 4 ans.
09:10Donc l'argent part dans des choses.
09:14On a créé des comités, des réunions de réflexion, etc.
09:19Tout un tas de cadres qu'on a embauchés pour réfléchir à ça.
09:21Mais il n'y a rien de concret sur le terrain.
09:23Richard ?
09:23Moi, alors, c'est même pire que ça.
09:26En fait, pourquoi on n'en parle pas ?
09:27Pourquoi les politiques n'en parlent pas ?
09:28C'est parce que ça a été repris, on va dire, par l'extrémisme écologique.
09:36J'appelle ça comme ça.
09:37Et que plutôt que de faire des petites choses très concrètes, on veut tout révolutionner.
09:44Et comme là, je lisais, pourquoi on n'a pas des clims partout ?
09:47Ben non, alors, si on trouve des budgets pour pouvoir financer des clims,
09:50ben plutôt faisons en sorte d'isoler les maisons.
09:55Le problème de ce réchauffement climatique, il a été pris, je dirais,
10:02il a été mis sous cloche par les écologistes qui montent ça en dogme,
10:08sans une réflexion réellement de fond.
10:10Effectivement, il faut faire des choses sur le long terme.
10:12Mais pour faire sur le long terme, il faut commencer déjà par le court terme et le moyen terme.
10:18Ça devrait être un débat apolitique.
10:20Anne Bringo, je disais, de façon un peu provocatrice à Richard et Philippe,
10:24vous en voulez aux politiques, et en même temps, on les a élus, ces politiques.
10:28C'est vrai que le débat, pour le coup, autour du climat,
10:30il a souvent été peu présent dans les campagnes électorales présidentielles ou autres.
10:34C'est considéré comme un sujet annexe.
10:36Il considère qu'effectivement, ça ne préoccupe pas les Français,
10:39alors que toutes les études d'opinion que l'on fait ou que l'on lit ailleurs
10:43montrent que c'est une préoccupation qui est toujours présente et qui monte.
10:47Parce que les impacts du changement climatique, maintenant, ils sont présents en France.
10:51Ils touchent tout le monde très dramatiquement.
10:53Avant, on pouvait penser que c'était la génération future ou d'autres pays.
10:56Maintenant, c'est ici et maintenant.
10:58Mais on n'a pas une petite responsabilité, tous, en tant que citoyens, quand même ?
11:02Il faut interpeller les politiques, mais là, je renvoie aussi la responsabilité aux journalistes.
11:07Parce que quand je vois des débats télévisés avant des élections,
11:12le sujet du climat est très, très peu abordé.
11:15Ou alors, par le petit bout de la lorgnette, sur un ou deux sujets bien clivants,
11:19et je ne vais pas rentrer dans ces sujets-là.
11:21Mais sur les vrais sujets qui sont comment on fait évoluer la mobilité,
11:25comment on fait évoluer le bâtiment, comment on fait évoluer l'agriculture,
11:28qui est très, très impactée actuellement par ces sécheresses ou ces grandes chaleurs,
11:33ces sujets-là sont très peu abordés.
11:36Et maintenant, c'est ça.
11:37Mais la prise de conscience dans la population, elle est là, on l'entend, ces dernières semaines, c'est très
11:41clair.
11:41Mais elle était là il y a déjà 5-6 ans ?
11:44Elle était déjà là.
11:45On voit les sondages qui montrent que près de la moitié des Français envisagent de déménager
11:50à cause de leurs craintes des impacts du changement climatique.
11:53Philippe, vous vouliez ajouter quelque chose ?
11:55Oui, parce que ce qui est encore plus dramatique, c'est qu'en France, on a des organismes,
12:00mais des organismes qui travaillent, comme le GIEC, comme au CNRS, il y a une branche aussi qui étudie cela.
12:06On sait, moi je travaille dans une branche, je transforme le bois, ça permettra à ceux qui vous écoutent de
12:12me reconnaître.
12:13Dans l'industrie du bois, le chêne, ça fait plus de 20 ans qu'on nous dit, si en 2050,
12:19on a atteint plus de degrés par rapport à ce que l'on avait à l'époque,
12:23eh bien il y a toute une partie des chênais qui vont disparaître, le chêne pédonculé en particulier.
12:27Et si les années après, on perd encore 2 degrés, c'est-à-dire avant 2100, eh bien il n
12:33'y aura plus de chêne en France.
12:34Nos belles chênes, elles sont disparues.
12:36Bon, la nature quand même est bien faite, elle va peut-être résister un petit peu mieux que...
12:40Et heureusement, parce qu'on s'adapte, c'est un peu comme les organismes, on s'adapte.
12:45Mais ça, on le sait, et on a pris de l'avance.
12:49C'est-à-dire que les tempérabultures montent plus vite, on n'est pas encore en 2030,
12:52et on est déjà quasiment à ce qui devrait se passer.
12:55Il suffit de le lire, il suffit de s'en cultiver, tout un chacun peut aller sur Internet,
12:59voir les résultats des travaux du GIEC par exemple.
13:01Oui, et après, une fois qu'on sait tout ça, il faut agir.
13:04Mais on le sait depuis des années, on sait qu'il faut verdir.
13:07On a coupé des haies pour l'agriculture, on ne les a pas remplacées par autre chose.
13:10C'est des milliers, des milliers, des milliers d'hectares en équivalent forêt qui ont été coupés.
13:15Et on est tout étonné que ça sèche plus vite, que l'eau part directement à la mer, qu'il
13:19n'y a pas de retenue d'eau.
13:20Quand vous entendez... Alors pardonnez-moi, mais on va appeler ça des imbéciles.
13:24Tous les pays que vous alliez en Afrique, que vous alliez dans les pays chauds,
13:28enfin n'importe quel pays et à travers l'Europe bien sûr, ont fait des réserves d'eau.
13:32Aller en Arménie, ils ont monté une des plus belles réserves d'eau qu'ils n'avaient jamais faite
13:35parce qu'ils se sont aperçus aussi chez eux qu'ils avaient besoin.
13:37Et bien chez nous, non, on a des crieurs qui vont à leur compte les bassines.
13:41Non mais enfin franchement, c'est du n'importe quoi.
13:43On ne fait pas de réserve d'eau en vue d'eux.
13:44Philippe Richard, vous restez avec nous.
13:46On se retrouve dans un tout petit instant.
13:47On continue à évoquer ces questions.
13:48A tout de suite.
13:50Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
13:52ou appelez-nous au 30 de 10.
13:5450 centimes la minute.
13:57Amandine Bégaud.
13:58RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
14:01Sur du bitume, c'est 60.
14:03Et sous un chêne, il fait 24.
14:05Tout ça, évidemment, à la même heure et dans les mêmes conditions.
14:07Alors je voudrais pousser un coup de gueule par rapport aux politiques urbaines.
14:10Pour un exemple, Nantes, puisque j'y ai vécu assez souvent,
14:13où on a abattu une centaine d'arbres pour nous faire une belle vision de la ville.
14:15Et aujourd'hui, je pense qu'aujourd'hui, il doit faire 5 ou 60 pour se promener.
14:19L'avenir de nos enfants, c'est les arbres.
14:21L'avenir de nos enfants, c'est une température acceptable.
14:24Le message de Christophe au 30 de 10.
14:26On continue, bien sûr, à évoquer toutes ces initiatives,
14:32en tout cas tous ces aménagements qu'on pourrait faire
14:35pour faire face à ces températures caniculaires.
14:39On est toujours avec Anne Bringo qui publie
14:40France, urgence, climat, les impacts région par région
14:44d'après les scénarios du GIEC.
14:46C'est publié chez Talendier.
14:48Vous êtes, je le rappelle, Anne Bringo,
14:50directrice des programmes du réseau Action Climat.
14:54Il a raison, Christophe.
14:55Quand on enlève des arbres dans une ville,
14:58forcément, la température grimpe.
14:59Et on en a beaucoup enlevé ces dernières années.
15:01On en a beaucoup enlevé, mais il faut avoir en tête aussi
15:02que ces canicules, elles sont injustes
15:04parce que ce sont les quartiers défavorisés
15:07qui sont les plus minéralisés.
15:08C'est-à-dire là, on a le moins d'espace vert,
15:10le moins de verdure,
15:11et souvent avec des bâtiments très denses,
15:14parfois pas de volets.
15:15Donc, c'est là où on souffre vraiment le plus de la chaleur.
15:17Les arbres, à la fois, ça fait de l'ombre
15:19et à la fois, ça évapore de l'humidité
15:21qui est rafraîchée également.
15:23Donc oui, il faut absolument végétaliser.
15:25Mais je pense à un exemple très concret dans le sud
15:29où avant, on avait des places dans les villages,
15:31les places des boules notamment,
15:33avec des énormes platanes, etc.
15:35Et dans beaucoup de communes,
15:37ces places, elles ont été remplacées
15:38par des places toutes bétonnées.
15:41Parce qu'il fallait des parkings.
15:42Ah oui, non mais c'est ça.
15:43C'est vrai que ça, on a beaucoup coupé d'arbres
15:45pour mettre des voitures.
15:47Je ne sais pas si on a gagné au change,
15:48en tout cas le climat, pas vraiment.
15:50Et il faut revenir effectivement
15:52à quelque chose qui est de plus de bon sens,
15:55c'est d'avoir effectivement davantage d'arbres partout
15:57et des espaces verts
15:59où on puisse réellement avoir une baisse de température,
16:02où on puisse se réfugier, comme en Espagne,
16:04où il y a des refuges climatiques,
16:05soit des pièces climatisées,
16:07mais aussi des espaces verts
16:08ouverts plus tard le soir
16:09pour qu'on puisse simplement avoir
16:11quelques heures dans la journée
16:12où on peut avoir des températures décentes.
16:14Pierre, bonjour.
16:16Oui, bonjour.
16:17Vous nous appelez d'où, Pierre ?
16:18De la Mayenne.
16:19Alors vous, vous êtes agriculteur, c'est ça ?
16:22Oui, on a très chaud.
16:23Pardon ?
16:24Et on a très chaud.
16:25Oui, ça j'imagine.
16:27Mais aux premières loges aussi,
16:28ce changement climatique,
16:30vous le voyez de façon très, très, très concrète
16:33dans votre travail.
16:35Oui, ben là, vous voyez,
16:37je sors d'une intervention avec le vétérinaire.
16:39Typiquement, on a une vache qui vient d'avorter.
16:42Donc, c'est de la perte économique.
16:43Et puis, on n'est même pas sûr
16:45qu'on va arriver à faire survivre
16:47la pension qu'on a eue.
16:49Ce matin, je vais chez un collègue.
16:50Il y avait une bête qui a dû mourir en prairie.
16:53Je ne sais pas ce qu'elle a eue.
16:54Mais bon, il y a beaucoup de problèmes.
16:56On va avoir beaucoup de problèmes avec les animaux.
16:58C'est comme les humains.
17:00Au début, on encaisse.
17:01Et puis après, on lâche.
17:02Et on va avoir des problèmes de reproduction, c'est sûr.
17:05Vous avez 250 bovins, vous ?
17:07Oui.
17:08C'est des vaches pour faire du lait ou non ?
17:11Non, non.
17:11Parce que je pensais à ça
17:12parce qu'on dit que la production de lait chute.
17:15Ah oui.
17:16Anne Bringo.
17:17Elle peut baisser jusqu'à 30% effectivement avec la chaleur
17:20parce que les vaches ne peuvent pas s'hydrater autant.
17:23Et il y a une baisse de production directe.
17:25Et Pierre, vous, vos vaches, vous voyez qu'elles sont très affectées ?
17:29Nous, le plus gros souci qu'on a, c'est les petits veaux en fait.
17:31Parce qu'on est dans des vaches à viande
17:33que les veaux suivent les mers.
17:34Et on s'inquiète.
17:35C'est comme un bébé.
17:36Ils se déshydratent très vite.
17:38Et donc, on doit être très, très vigilant.
17:40Des fois, on les arrose quand il est bizarre.
17:42On les laisse dehors la nuit.
17:44Et le jour, ils veulent rentrer dans le bâtiment.
17:46Vous n'avez pas besoin de les pousser.
17:47Tout le monde vient.
17:48Ils ne veulent pas sortir dehors.
17:49Donc, on les arrose avec des tuyaux.
17:50On fait comme on peut.
17:51Mais ce n'est pas marrant.
17:52Oui, ça, j'imagine.
17:54Et plus la moisson avec les incendies et tout.
17:56On fait super attention.
17:59On respecte.
17:59Il y a des introductions la journée, ce qui est normal.
18:01Du coup, vous moissonnez la nuit ?
18:03Voilà, on moissonne la nuit.
18:04Donc, on doit se lever très tôt le matin.
18:05On travaille le matin le plus vite qu'on peut.
18:07L'après-midi, on ne fait pas grand-chose finalement.
18:09Et puis le soir, on rattaque.
18:10Donc, physiquement, ça c'est dur.
18:13Oui, j'imagine que ça fait des très, très grosses journées.
18:16Ce n'est pas comme si, déjà, le reste du temps, vous n'étiez pas déjà bien occupé.
18:21Vous dites qu'il y a urgence à revoir notre mode de vie, Pierre.
18:24Ah oui, oui.
18:25Pour beaucoup de choses.
18:27Par exemple, nous, c'est le stockage de l'eau.
18:29On en a parlé là tout à l'heure.
18:30Il faut arrêter.
18:32Dès qu'on veut faire quelque chose.
18:33Mais même une petite installation, on ne demande pas à faire des méga-bassines, des choses comme ça.
18:37Eh bien, ça, pour avoir l'autorisation de ça, vous pouvez attendre un moment.
18:40Donc, ça, c'est impossible.
18:41Moi, j'ai des enfants.
18:43Les crèches sont pas tées.
18:44Le deuxième, il est à la maison.
18:45Les vacances sont déjà prématurées d'une semaine parce que le collège, il fait beaucoup trop chaud.
18:50Et on entend des fois, quand ils parlent de l'école, qu'il faut faire aller les enfants jusqu'au
18:5414 juillet.
18:55C'est complètement débile.
18:56Si on a un changement climatique, il faut au contraire donner des vacances le plus tôt possible.
19:00Et puis, en rogner, mettons...
19:02Oui, moins de vacances dans l'année.
19:04C'est pas grave.
19:04De toute façon, s'il y a un réchauffement climatique, il n'y aura plus de neige.
19:07Donc, je comprends que ceux qui en vivent, c'est compliqué.
19:11Mais il faut qu'on s'adapte.
19:13On ne va pas emmener des enfants par 35, 40 degrés.
19:15À l'école, c'est complètement impensable.
19:17En plus, en fin d'année, ils en ont marre d'aller en cours.
19:20Donc, il faut changer.
19:21Mais en France, c'est compliqué.
19:24Faire avancer le moindre truc logique, pragmatique de terrain, c'est compliqué.
19:29On se heurte à, je ne sais pas, des lois, tout un lobby de l'administration.
19:33C'est complexe.
19:34Anne Bringo, sur les écoles, je voudrais qu'on prenne le temps.
19:37Parce qu'on a eu plein de témoignages, effectivement, de parents.
19:40Peut-être juste sur l'agriculture.
19:42Oui, sur l'agriculture.
19:42Pour revenir dessus, il y a aussi une baisse de production dans les cultures.
19:46Et sur le blé ou le maïs.
19:48Avec déjà une hausse de prix.
19:50Donc, ça veut dire aussi que ça va toucher le pouvoir d'achat des Français.
19:53Parce qu'on a déjà, en une semaine, 5% de hausse du prix du blé.
19:568% de hausse du prix du maïs.
19:58Donc, c'est un impact direct dans notre assiette, en fait.
20:00Impact direct.
20:01Et risque d'incendie, comme le disait l'auditeur, effectivement.
20:04Parce qu'il va s'accentuer en fin de canicule.
20:06Parce que le vent va se lever.
20:08Et le vent, c'est un facteur qui aggrave le risque d'incendie.
20:12Donc, il y a un vrai enjeu.
20:13Et ça veut dire aussi, au niveau des cultures, qu'il va falloir changer.
20:16Il y a parfois des freins au changement.
20:17Parce que certaines cultures qui demandent beaucoup d'eau, comme le maïs,
20:20ne sont certainement plus très adaptées au monde qui se réchauffe.
20:24Vous dites sans doute que dans les années à venir, en France, il ne faudra plus produire de maïs.
20:28Mais alors, qu'est-ce qu'on pourrait produire ?
20:29On peut produire, par exemple, du sorgho, qui est également très bon pour les protéines.
20:34On peut produire d'autres types de cultures.
20:35Mais en tout cas, il va falloir évoluer vers des cultures qu'on connaissait davantage en des pays du Sud.
20:41Et qui, maintenant, vont venir dans nos pays.
20:45Je reviens juste sur les écoles.
20:46Qu'est-ce qu'on peut faire très concrètement dans les écoles ?
20:49On ne va pas reconstruire toutes les écoles de France en 10 ans.
20:52Il faut un plan pour quand même prévoir leur rénovation complète à terme.
20:58Donc, il y en a 40 000 écoles publiques.
21:00Ça veut dire que ça va prendre plusieurs années.
21:02Mais déjà, démarrer en se disant, actuellement, il y a à peu près 2 000 rénovations par an.
21:07C'est beaucoup trop lent.
21:08Donc, il faut accélérer ces rénovations.
21:10Mais on ne peut pas attendre.
21:11Donc, en attendant, ce qu'il faut, c'est des solutions où on peut se protéger du soleil.
21:15Donc, mettre des volets ou des brises soleil qui empêchent le soleil de rentrer dans les pièces.
21:20On peut aussi mettre des ventilateurs au plafond, des brasseurs d'air qui peuvent également améliorer le confort.
21:26Donc, il y a des solutions à mettre à court terme qui ne coûtent pas trop cher,
21:30tout en ayant en tête ce qu'il faut, à terme, aller vers une rénovation.
21:33Et accélérer cette rénovation.
21:35C'est une rénovation quand ça sera nécessaire, effectivement.
21:37Mais ce n'est pas toujours la solution préconisée.
21:39En tout cas, pas forcément celle à mettre en premier.
21:42Merci beaucoup, Pierre, pour votre témoignage.
21:45Et bon courage.
21:47Oui, merci.
21:48Merci beaucoup.
21:49Bonne journée.
21:50A vous aussi.
21:51Béatrice, bonjour.
21:52Bonjour, Amandine.
21:53Bonjour, Anne.
21:54Vous nous appelez d'où, Béatrice ?
21:56À côté de Caen.
21:57J'habite à côté de Caen.
21:58Et alors, votre rêve, vous, c'était de déménager en Vendée ?
22:02Vendée ou Charlotte-Maritime.
22:03Parce qu'il se trouve, en effet, que depuis 2013, je vais tous les ans faire trois semaines de cure
22:08à Sojon,
22:08qui est à 15 kilomètres de Royan.
22:10Alors, c'était un peu le rêve que je caressais, il y a encore 5 ou 10 ans,
22:14de me dire, waouh, qu'est-ce que ce serait un endroit où j'aimerais m'installer pour la retraite
22:17?
22:17Sauf que, Amandine et Anne, je pense que quand je vais vous parler du 12 juillet 2022,
22:22où la dune du Pila a pris feu, et que ça a duré des semaines, enfin des jours en tout
22:25cas,
22:26moi, j'étais en cure, donc, au moment où c'était une grosse séance de canicule,
22:31et que moi, qui avais mes soins à 7h30 du matin, il faisait déjà 31 degrés quand je me rendais
22:36au terme de Sojon,
22:38que l'après-midi, il faisait 45, eh bien, j'étais cloîtrée dans mon logement
22:42à ne pas pouvoir sortir, visiter, comme je le faisais d'habitude,
22:44et en plus, on s'est trouvés cloîtrés certains jours,
22:47parce qu'il y avait le nuage de fumée qui était engendré par les incendies,
22:53qui faisait que le ciel était devenu pollué à un tel point qu'il ne fallait pas sortir.
22:57Eh bien, moi, figurez-vous que moi, je me suis dit,
22:59ouh là là là, si c'est ça l'avenir, dans certaines régions,
23:03d'être sujet à des tels feux de...
23:06Enfin, bon, moi, écoutez, Amandine et Anne,
23:09eh bien, moi, j'ai décidé maintenant que ma retraite, je la vivrai en Normandie.
23:13Ah oui, donc vous restez à Caen ?
23:15Voilà, donc je resterai à Caen,
23:17et pour vous dire, j'ai un volet qui est en panne depuis 3 ans,
23:19qui fait que, bon, là, par exemple, ma chambre qui est à l'étage,
23:22bon, là, on fait 28 tous les soirs, donc ça fait 3 nuits que je ne dors pas.
23:26Oui, parce que là, on annonce 40 à Caen, pour cet après-midi.
23:29Ah, il y avait 45, mardi après-midi.
23:31Je suis allée m'enfermer 3 heures au cinéma à Mont-de-Ville.
23:35Je sors du cinéma à 16h30,
23:37j'avais 45 degrés affichés au compteur, mardi après-midi.
23:40Oui, sur la voiture.
23:41Oui, alors, ce n'est pas forcément la température qui est retenue, en tout cas,
23:44mais bien sûr, c'est chaud.
23:46Le trajet pour rentrer chez moi d'un quart d'heure,
23:47je suis restée à 45 pendant un quart d'heure,
23:49donc on était quand même autour des 45.
23:52Donc là où je veux intervenir, Amandine,
23:54parce que ce qui m'a interpellée,
23:55c'est dans le flash de 11h et de midi,
23:58vous demandiez s'il y avait des auditeurs qui envisageaient, par exemple, de déménager.
24:01Moi, je suis dans l'optique inverse.
24:04C'est-à-dire que moi, j'ai découvert,
24:05j'ai pris conscience, surtout,
24:07que nous, en Normandie,
24:09nous sommes dans un arbre de fraîcheur
24:11qui sera très, très convoité dans les 5 à 10 ans.
24:14Et ça, j'en mettrai ma main à couper.
24:15C'est-à-dire qu'on viendra en vacances en Normandie
24:18parce que c'est là où il y aura de la fraîcheur.
24:21Ça va être la nouvelle Côte d'Azur, c'est ce que vous voulez nous dire ?
24:23Exactement.
24:25Vous êtes d'accord avec ça ?
24:26Alors, c'est vrai que les impacts sont différents d'une région à l'autre.
24:29C'est ce qu'on montre dans notre livre France, Urgence, Climat.
24:32Par contre, il n'y a pas vraiment de région complètement épargnée.
24:35Moi, je suis bretonne, la petite rivalité avec la Normandie.
24:39Mais c'est vrai qu'on pouvait imaginer
24:40que la Bretagne était préservée des fortes chaleurs
24:43ou des sécheresses.
24:44Et on l'a vu, là,
24:46malheureusement, des températures incroyables à Rennes.
24:49Et ces derniers étés,
24:51des vagues de sécheresse,
24:53et y compris des incendies.
24:55Moi, j'ai été évidemment particulièrement touchée
24:57par les incendies du Mont d'Arrêt,
24:59qui sont un lieu très apprécié par les Bretons.
25:05Donc, on voit que ces phénomènes montent.
25:06Et la Normandie aura également d'autres impacts.
25:10Peut-être pourra produire du vin en contrepartie.
25:13Et oui, vous dites que, notamment,
25:15je regarde le livre,
25:16parce qu'il est bien fait,
25:17parce que c'est vraiment région par région.
25:19Donc, sur la Normandie, effectivement,
25:21il y a l'aspect agricole,
25:22puisque la région de Normandie
25:25est l'une des grosses régions agricoles françaises.
25:27Donc ça, on l'a évoqué tout à l'heure avec Pierre.
25:31Et puis, vous parlez aussi du risque d'érosion.
25:35Enfin, pas du risque, d'ailleurs,
25:36des projections.
25:37Alors, les forts coefficients de marée
25:39qui se répètent
25:40pourraient être atteints 65 fois par an,
25:43par exemple,
25:44dans les années qui viennent,
25:45contre 3 à 4 fois aujourd'hui.
25:47C'est ça.
25:47C'est vrai que, alors,
25:48à Caen,
25:49vous n'êtes pas directement concerné,
25:51mais sur la côte et en Normandie,
25:53il y a de très belles côtes.
25:54On voit que le trait de côte,
25:55il va diminuer.
25:57Il y a des falaises qui s'écroulent.
25:58On a vu aussi le cas Biarritz.
26:00Mais en Normandie,
26:01c'est un phénomène aussi qui est bien connu.
26:03Et effectivement,
26:05certaines habitations
26:06qui sont déjà condamnées,
26:08parce que proches de ces falaises qui s'écroulent.
26:12Donc, c'est d'autres impacts que l'on voit.
26:15Et voilà, si on allait dans les Alpes,
26:17on verrait la fonte des glaciers.
26:19Si on allait en Paca,
26:20on verrait la Méditerranée
26:22qui s'échauffe de plus en plus
26:23avec la disparition de certaines...
26:27Enfin, ou la baisse de certaines algues
26:29qui sont très importantes pour la biodiversité.
26:31Donc, les impacts sont différents,
26:32mais ils sont très importants dans chaque région.
26:35Merci beaucoup, Béatrice,
26:36pour votre témoignage.
26:37Je voulais apporter un petit complément,
26:38Amandine.
26:3910 secondes.
26:4010 secondes.
26:41C'est que aussi,
26:42ce qui me fait rester à Caen,
26:43c'est aussi le fait qu'à Caen,
26:44on a un CHU qui est en train de sortir
26:48de terre tout neuf.
26:50Donc, moi, si vous voulez,
26:51quand je vois Pierre qui est de la Mayenne,
26:53moi, j'ai ma famille qui est justement
26:54qui est à Mayenne et à Laval.
26:55Quand eux, ils ont besoin de voir un spécialiste,
26:57il faut qu'ils aillent à Tours,
26:59à Angers, au Mans ou à Rennes.
27:01Bon, ben moi, voilà,
27:02je veux rester à Caen
27:03parce que j'ai tout au niveau médical aussi
27:05qui sera porté demain,
27:06le jour où j'en aurai besoin.
27:07Vous avez fait une belle pute pour Caen.
27:09Merci beaucoup, Béatrice.
27:11Et on salue tous les Normands au passage.
27:13Dans un tout petit instant,
27:14on va retrouver Jean-Alphonse Richard.
27:15Bonjour, Jean-Alphonse.
27:16Bonjour, Amand.
27:16Le programme de l'heure du crime
27:18et puis on poursuit nos échanges
27:19autour du climat avec Anne Bringo.
27:21A tout de suite sur RTL.
27:23Bonne journée.
27:28Sur RTL.
27:32RTL.
27:34Votre radio.
27:35Un bon matelas.
27:36Jusqu'à 14h.
27:38Les auditeurs ont la parole.
27:40Amandine Bégaud sur RTL.
27:43À 14h, comme chaque jour,
27:44vous aurez rendez-vous
27:45avec Jean-Alphonse Richard.
27:46L'heure du crime.
27:47Jean-Alphonse,
27:47vous nous emmènerez tout à l'heure
27:49dans l'Ariège.
27:50Absolument,
27:50avec une drôle d'histoire.
27:53Cindy Pereira,
27:5419 ans,
27:54elle est serveuse.
27:55Johan Gamiochipi,
27:56il a 20 ans,
27:57a étudié en ingénieur.
27:58Ils sont suspectés
27:59d'être derrière la mort
28:00d'un jeune homme de 19 ans
28:01dans une forêt de l'Ariège.
28:03On s'est acharné
28:03à coup de couteau sur ce garçon.
28:05Puis, avec un marteau,
28:07on lui a brisé les dents.
28:08Alors, la jeune serveuse,
28:09elle s'accuse.
28:10L'élève ingénieur,
28:11lui, il dit qu'il n'a rien fait.
28:13Sauf que c'est un tout autre scénario
28:14qui va être découvert
28:16derrière cette histoire.
28:17La jeune femme aurait
28:18tout simplement offert
28:20un assassinat à ce garçon.
28:22Un cadeau d'anniversaire
28:24à l'élève ingénieur.
28:25Un cadeau à la Dexter.
28:26Ils vont raconter Dexter.
28:27Vous connaissez la série.
28:28Oui, la série.
28:28Criminel.
28:29Est-ce que c'est vrai ?
28:30Est-ce que c'est faux ?
28:31Qui dit la vérité ?
28:32Cindy Pereira,
28:33Johan Gamiochipi,
28:34la mort en cadeau.
28:3614h.
28:36A tout à l'heure.
28:37A tout à l'heure,
28:38Jean-Alphonse Poehler.
28:39Il est 13h33.
28:4212h30, 14h.
28:44RTL Midi,
28:44les auditeurs ont la parole.
28:46Avec Amandine Bégaud.
28:48Bonjour.
28:49Le réchauffement climatique,
28:50on le cause principalement
28:52par la déforestation.
28:54Entre 1950 et aujourd'hui,
28:57on a environ perdu
28:58550 milliards d'hectares de forêt.
29:03Le message de Nicolas Rau.
29:05Au 30 de 10,
29:06Anne Bringo,
29:07550 milliards de forêts disparues ?
29:09Alors,
29:10ce chiffre,
29:11je ne sais pas le confirmer,
29:12mais en tout cas,
29:13en France,
29:14la première cause
29:15du changement climatique,
29:16c'est les transports.
29:17C'est les voitures,
29:18les camions,
29:19les bus.
29:20Donc,
29:20c'est ce carburant
29:21qu'on consomme.
29:22En deuxième,
29:23c'est l'agriculture
29:24avec l'élevage,
29:26notamment le méthane
29:26des ruminants
29:27et le protoxyde d'azote
29:29fameux gaz hilarant,
29:30mais qui est aussi
29:32produit à l'épandage
29:33des engrais.
29:34Donc,
29:35c'est les deux principaux secteurs
29:36au niveau mondial.
29:37C'est la production d'électricité,
29:39les transports.
29:40Donc,
29:40c'est plutôt ça.
29:41La déforestation,
29:41évidemment,
29:42joue un rôle important,
29:43notamment dans certaines zones
29:45comme en Amazonie.
29:47Mais ce n'est pas
29:48la première raison
29:49du changement climatique.
29:51Jean-François,
29:51bonjour.
29:53Jean-François ?
29:55Oui ?
29:55Oui,
29:56bonjour,
29:56pardon,
29:56je ne vous entendais pas.
29:58Avec pas de souci.
29:59Vous nous appelez d'où,
29:59Jean-François ?
30:00De Port-des-Barc,
30:01en Charente-Maritime.
30:03Vous vouliez évoquer
30:04le bâtiment ?
30:06Oui,
30:07le bâtiment,
30:08parce qu'en fait,
30:09alors effectivement,
30:10j'entendais ce que disait
30:11votre collaboratrice à l'instant
30:12par rapport à la déforestation,
30:14mais surtout par rapport
30:14aux transports en commun,
30:15etc.
30:16Mais il y a aussi
30:17les constructions
30:18de bâtiments,
30:19d'appartements,
30:19C'est votre secteur,
30:20Jean-François,
30:21ou pas ?
30:21Alors,
30:22pas du tout,
30:22parce que moi,
30:22je suis dans le milieu
30:23du jouet.
30:23D'accord,
30:24je voyais que vous étiez
30:24entrepreneur,
30:25donc.
30:26Voilà,
30:26je suis entrepreneur
30:27dans le milieu du jouet
30:28où j'ai ma propre
30:29boutique internet.
30:30Voilà.
30:31Alors,
30:32revenons sur le bâtiment.
30:33Sur les bâtiments,
30:34alors,
30:34moi,
30:34ce qui me choque un petit peu,
30:35c'est qu'on n'arrête pas
30:36de construire des nouveaux bâtiments,
30:38toujours plus grands,
30:39toujours plus hauts,
30:40pour loger les gens.
30:41Mais on a besoin de logements.
30:42Parce qu'on a besoin de logements,
30:43mais tout à fait,
30:44tout à fait.
30:45Par contre,
30:45moi,
30:46ce qui me gêne un peu,
30:46c'est qu'on a des bâtiments,
30:48des grands bâtiments
30:49qui sont abandonnés
30:50depuis des années
30:51et des années
30:51et des années.
30:52Et on ne fait rien
30:53pour dire,
30:54bah tiens,
30:55on va le racheter,
30:57le réaménager,
30:58l'entretenir
30:59pour justement loger les gens.
31:00On préfère construire à côté,
31:02quitte à abattre des arbres,
31:06abîmer la nature,
31:07entre guillemets,
31:08pour pouvoir construire
31:09des nouveaux logements.
31:10Je prends juste un exemple.
31:12Je suis deux chaînes
31:13sur YouTube
31:14de Paranormal
31:15qui font avant tout
31:16de l'urbex.
31:17Et quand vous voyez
31:18des grands,
31:19grands bâtiments,
31:20c'est-à-dire
31:21des grands hôtels
31:22ou même des châteaux
31:24abandonnés,
31:25il y aurait moyen,
31:27je pense,
31:28de réaménager
31:29ces bâtiments-là
31:29au lieu d'en construire
31:30des nouveaux.
31:31Oui,
31:31sauf qu'à Mbringo,
31:32je pense que ça coûte
31:33beaucoup plus cher
31:34de réaménager
31:36que de construire
31:38du neuf,
31:39non ?
31:39Pas forcément.
31:39Alors,
31:40je ne vais pas parler
31:40du cas du château,
31:41mais en règle générale,
31:43non,
31:44c'est moins cher
31:44de rénover
31:45quand même
31:46les bâtiments.
31:47Alors après,
31:48modulo les règles
31:49des architectes
31:50des bâtiments de France,
31:52mais parce que
31:53dans certains endroits,
31:54on va avoir
31:54beaucoup de difficultés
31:55à mettre une isolation
31:56par l'extérieur,
31:57par exemple,
31:57alors que c'est
31:58effectivement plus efficace
32:00et ça évite
32:00de perdre
32:01des mètres carrés
32:02habitables.
32:03mais voilà,
32:04c'est moins cher
32:05de rénover
32:06que de construire.
32:07En plus,
32:08quand on construit,
32:09on va effectivement
32:10couper des arbres
32:11ou artificialiser
32:12des sols,
32:13ce qui contribue
32:14finalement à cette chaleur
32:15et au changement climatique
32:17puisqu'on n'a plus
32:17ces sols
32:18qui peuvent absorber
32:19du CO2
32:20par la photosynthèse.
32:22Donc,
32:22effectivement,
32:23la priorité,
32:23c'est la rénovation
32:24performante
32:25des logements.
32:26il y a une attente,
32:27les Français sont prêts,
32:28le problème qu'on a eu,
32:30c'est des politiques
32:30de stop and go
32:31avec MaPrimeRénov'
32:32qui a été créée,
32:34stoppée, relancée.
32:35toutes les aides,
32:36les incitations,
32:37elles sont sans arrêt.
32:38Les règles changent
32:39tout le temps,
32:40c'est d'une complexité infinie
32:41et donc là,
32:42il faut des choses
32:44effectivement
32:44qui soient stables
32:45dans le temps
32:46pour qu'on puisse
32:47et efficace
32:50flécher vers les personnes
32:51qui en ont vraiment besoin,
32:52donc les personnes
32:52qui ont des revenus bas
32:53parce que si on a
32:54des revenus conséquents,
32:55on peut investir
32:56dans cette rénovation
32:57qui va être rentable
32:58à terme
32:59puisqu'on aura
32:59moins de factures
33:00de chauffage.
33:01Jean-François,
33:01vous vous dites
33:02qu'il faut agir
33:02sur les taux d'intérêt.
33:03Oui, aussi
33:04parce qu'en fait,
33:05moi j'ai eu le cas
33:06il y a quelques années
33:06quand j'ai acheté ma maison,
33:08donc nous on a acheté
33:09une maison
33:10qui existait déjà
33:11depuis 10 ans
33:12et en fait,
33:14que ce soit
33:15sur les taux
33:17au niveau
33:17des crédits immobiliers
33:19ou bien aussi
33:20sur
33:22sur
33:23mince,
33:24comment dire,
33:25sur les notaires,
33:26sur les notaires,
33:27on paye plus cher
33:29sur un bien
33:29qui est déjà existant
33:31qu'un bien
33:31qui est neuf.
33:34Moi je le vois
33:34avec ma petite soeur
33:35actuellement
33:35qui cherche
33:36à acheter,
33:37à acheter du neuf
33:38parce qu'elle m'a dit
33:39au niveau de mon prêt
33:40comme au niveau
33:40des frais de notaire,
33:41ça me coûte moins cher
33:43et peut-être
33:44qu'il faudrait
33:44qu'on inverse
33:45la tendance
33:45et puis après
33:46pour revenir
33:47comme disait
33:48votre collaboratrice
33:49par rapport aux règles,
33:49aux lois,
33:50que ça n'arrête pas
33:50de changer
33:50et ainsi de suite.
33:51Je pense qu'après
33:53c'est mon avis
33:53mais je pense
33:54qu'on a un autre problème
33:55parce qu'en fait
33:56on a des lois
33:57qui existent en France
33:58mais il y a aussi
33:58des lois européennes
33:59qui viennent se greffer
34:00sur ces lois
34:01en France
34:02et qui parfois
34:03contredisent
34:03ou complexent
34:04nos lois
34:05qui sont déjà existantes
34:06pour pouvoir
34:08réaménager
34:09tous ces biens.
34:09Merci beaucoup
34:10Jean-François.
34:11Bruno,
34:11bonjour.
34:13Bonjour Amandine,
34:14bonjour à tous.
34:14Vous aussi
34:15vous vouliez évoquer
34:17ces entreprises,
34:18la question du bâtiment
34:19en tout cas.
34:20Oui,
34:20sur le plan bâtimentaire
34:22et il va falloir
34:24que l'exécutif
34:25réunisse
34:25tous les grands patrons
34:26de nos entreprises
34:28du BTP
34:29pour voir un petit peu
34:30quel matériau
34:31adapter.
34:32J'entendais tout à l'heure
34:33que je confirme
34:34ce que disent
34:35certains
34:36de mes prédécesseurs
34:38qui ont parlé
34:39avec vous.
34:41D'abord,
34:42qu'en est-il
34:42du canal Seine-Nord
34:43pour mettre
34:44tous les camions dessus
34:45pour acheminer
34:46du bassin parisien
34:50vers le nord
34:50de l'Europe
34:51tous nos camions
34:52pour ne pas boucher
34:53nos autoroutes.
34:54Ça,
34:54c'est une bonne chose.
34:55Mais ensuite,
34:56sur les matériaux
34:57à construire.
34:59J'ai eu l'occasion
35:00d'aller souvent
35:00au Danemark
35:01et au Canada
35:02et dans d'autres pays.
35:04Il y a une mesure
35:05qui est très bonne.
35:07Ils ont des matériaux
35:08tels que le verre
35:09qui filtre
35:10la chaleur
35:11par exemple.
35:12Ensuite,
35:14on ne peut pas
35:15déguiser nos bâtiments
35:17parce que
35:19le bois
35:20pourrait remplacer
35:21la brique
35:21sur les façades.
35:23Le bois absorbe
35:24et évite
35:26la propagation
35:27de la chaleur
35:27aussi bien
35:28qu'été
35:29comme hiver.
35:30Donc,
35:30il faudrait
35:31qu'on revoie
35:31un peu
35:31toutes nos bases
35:32de construction
35:33et qu'on pourrait
35:35évidemment
35:36en gardant
35:38un petit peu
35:38avec nos jardins
35:39paysagers
35:40éviter trop
35:41de béton
35:42trop de macadam
35:43et des choses
35:45qui absorbent
35:45beaucoup la chaleur.
35:46Finalement,
35:46j'allais dire
35:47que c'est presque
35:47du bon sens Bruno.
35:48Anne Bringo,
35:49sur les matériaux...
35:51C'est extrêmement important
35:52d'utiliser
35:53des écomatériaux
35:54par exemple
35:55du bois
35:56qui va en plus
35:57être très confortable
35:58comme le disait
35:59cet auditeur.
36:01J'avais avant
36:02une maison
36:03avec une extension
36:03bois
36:04au saturbois
36:05et une isolation
36:06avec de la laine
36:07de bois.
36:08Clairement,
36:08c'était très très
36:09confortable.
36:10Ce n'était pas chaud
36:11en été
36:11et l'hiver
36:12c'était vraiment
36:13facilement,
36:14très bien isolé
36:15également.
36:16Donc il faut
36:16développer
36:17ces écomatériaux.
36:18Il y a différents
36:19produits à base
36:20de paille,
36:21de chanvre,
36:22etc.
36:22Ça coûte plus cher
36:23de tissu recyclable.
36:24Pour l'instant,
36:25les filières
36:25effectivement ne sont pas
36:26encore suffisamment
36:27généralisées
36:28et les artisans
36:30aussi parfois
36:30ont tendance
36:31à faire ce qu'ils
36:32connaissent déjà.
36:33On parlait tout à l'heure
36:33de l'agriculture
36:34et des difficultés
36:35à changer.
36:36Sur ces sujets-là,
36:37on a parfois des artisans
36:38qui n'ont pas le temps
36:38de se former
36:39parce qu'ils perdent
36:40du chiffre d'affaires
36:41et qu'ils vont passer
36:42vers ces écomatériaux.
36:44Donc c'est des choses
36:44à favoriser
36:45parce que ça développe
36:46aussi de la production
36:48agricole
36:49qui peut aller aussi
36:49vers ces types d'usages
36:51qui sont très très bons
36:52au niveau des bâtiments.
36:54Merci beaucoup Bruno
36:55pour votre témoignage.
36:56Jeanne Bringo,
36:57vous restez avec nous.
36:58Je le rappelle,
36:58vous êtes directrice
37:00des programmes
37:01du réseau
37:01Action Climat.
37:02Vous publiez ce livre
37:03France Urgence Climat.
37:05On va aller voir
37:05dans un instant
37:06si on ne pourrait pas
37:07s'inspirer
37:08chez certains de nos voisins
37:09ou d'autres pays
37:11à l'étranger d'ailleurs.
37:12A tout de suite sur RTL.
37:13Contactez-nous gratuitement
37:14via l'appli RTL
37:16ou au 30 de 10.
37:1750 centimes la minute.
37:20Amandine Bégaud,
37:21RTL Midi,
37:22les auditeurs ont la parole.
37:2513h45 bientôt sur RTL.
37:27Ça fait une semaine pile
37:28que la France suffoque
37:30à débuter cette nouvelle canicule
37:33et on a décidé aujourd'hui
37:35de prendre le temps,
37:35de réfléchir un peu à l'après
37:37et surtout aux façons
37:38dont on pourrait tenter
37:39de s'adapter pour faire face.
37:42Bien sûr, il faut agir
37:43sur ce réchauffement climatique
37:45mais en attendant
37:46d'avoir un éventuel résultat,
37:47il faut aussi
37:49pouvoir faire avec.
37:52Paul, bonjour.
37:54Bonjour à vos auditeurs.
37:55On est toujours avec
37:56Anne Bringo
37:57qui publie
37:58France, urgence, climat,
37:59les impacts région par région.
38:01C'est vraiment
38:01les différents scénarios
38:03du GIEC
38:04appliqués à chaque région.
38:05On voit ce qui pourrait se passer
38:06dans les années qui viennent.
38:08Paul, vous nous appelez d'où vous ?
38:10Je vous appelle,
38:11je ne suis pas très loin
38:12de la dame d'auditrice tout à l'heure,
38:13je suis à Bayeux.
38:14Ah oui, en Normandie,
38:16vous aussi.
38:18Vous vous dites,
38:19il faudrait s'inspirer
38:20de ce qui se passe
38:21dans d'autres pays
38:22et notamment au Vietnam.
38:23Racontez-nous.
38:24Voilà, tout simplement.
38:25Parce que tout simplement,
38:26moi je me suis marié au Vietnam,
38:27là-bas,
38:28donc ma belle-mère
38:28est au Vietnam,
38:29je suis en vacances au Vietnam
38:31et je vois ce qui se passe.
38:32Tout à l'heure,
38:33vous parliez des écoles
38:34et tout ça,
38:34je vois ce qui se passe là-bas.
38:36Vous avez
38:38des ventilateurs
38:39de partout,
38:39de partout,
38:40de partout.
38:41de la maternelle
38:42jusqu'à l'école primaire,
38:44vous avez des ventilateurs.
38:46Après,
38:46quand vous montez
38:46dans la gamme,
38:48genre collège,
38:49lycée,
38:49tout ça,
38:50tout est climatisé.
38:52Mais sinon,
38:52vous avez des ventilateurs,
38:53les fenêtres sont en permanence
38:54ouvertes
38:55et surtout,
38:56par rapport à la loi de travail.
38:58J'entends parler
38:59de la loi de travail
38:59qu'il faudrait avoir le droit
39:01d'arrêter 5 jours.
39:03Ça,
39:03c'est le congé climatique.
39:04C'est ce que proposent
39:05les écologistes.
39:07Moi,
39:07je les vois faire là-bas.
39:09Il n'y a pas
39:09de congé climatique.
39:10C'est naturel.
39:11Dès qu'il fait chaud,
39:13dès qu'il fait chaud,
39:14il s'arrête.
39:15Il n'y a pas de loi.
39:15Ils s'arrêtent.
39:16Ils viennent boire un coup,
39:17un coup de frais.
39:20Un coup de frais
39:20et puis voilà.
39:21Quand ça va mieux,
39:22ils repartent.
39:23Ils savent s'arrêter.
39:25J'écoutais en début de semaine,
39:26j'écoutais François Langlais
39:27puis Thomas Soto qui parlait.
39:28Il y avait Thomas Soto
39:29qui disait,
39:32il y a eu un parent d'élèves
39:33qui a voulu emmener
39:34un ventilateur
39:35dans une classe chez nous
39:36et ça a été un enfer.
39:36Et l'école lui a dit,
39:38on ne sait pas
39:39si c'est au norme ou pas
39:40donc on ne le prend pas.
39:42Moi,
39:42je vois ce qui se passe là-bas.
39:43Tout est naturel.
39:44Et je vais vous dire
39:45un truc entre nous,
39:46Paul.
39:46Moi,
39:47j'ai vu des écoles
39:48où les gens ont apporté
39:49des ventilateurs
39:50et les instituteurs
39:52et institutrices
39:52les ont acceptés.
39:54Je pensais à vous,
39:55Amandie,
39:56cette semaine,
39:57vous avez entendu
39:57vous chercher des ventilateurs
40:00et un bon frère à la banque.
40:02Vous savez comment j'ai trouvé ?
40:03Je vais vous dire la vérité.
40:05Et Paul,
40:05vous savez comment j'ai trouvé ?
40:06Arthur Pereira
40:07qui était ce matin
40:08en reportage
40:09dans un supermarché,
40:11il en a rapporté
40:11quelques-uns
40:12à ceux d'entre nous
40:13qui en manquaient.
40:14Parce que j'ai le bon frère
40:15et l'envoi en avant
40:16par...
40:16Bon,
40:16ça ne se vend pas tellement
40:17parce que maintenant,
40:18même chez la belle-mère,
40:20c'est climatisé.
40:21On a fait une vraie maison.
40:22Parce que maintenant,
40:23je vais dire à la dame,
40:24la maison en bois,
40:24c'est bien gentil.
40:25Mais vous voyez,
40:26chez ma belle-mère,
40:27avant qu'on fasse
40:27une maison en dur,
40:28c'était du bois
40:28avec de la tôle ondulée.
40:31Le toit,
40:32c'était de la tôle ondulée.
40:34Le bois,
40:34ça n'isole pas beaucoup.
40:35Oui,
40:36ça dépend qu'elle boit.
40:37C'est ça,
40:37la tôle ondulée.
40:38Oui,
40:39c'est la tôle ondulée
40:39qui pose problème,
40:40en l'occurrence.
40:41Paul,
40:42merci,
40:42je voudrais qu'on retrouve Laure.
40:44Bonjour Laure.
40:45Oui,
40:46bonjour Alondine.
40:46Vous habitez en Espagne,
40:48à Séville,
40:49précisément,
40:50vous êtes professeure de français
40:51là-bas depuis des années.
40:52Il y a quelques jours,
40:53on a échangé ensemble,
40:54vous nous racontiez
40:56comment ça se passe
40:56dans les écoles
40:57qui commencent,
40:58me disiez vous,
41:00à être toutes climatisées.
41:01Ça y est.
41:03Qu'est-ce qu'il y a d'autre
41:04comme aménagement
41:04qui est fait en Espagne
41:07pour lutter
41:07contre ces vagues de canicule ?
41:09Par exemple,
41:11les horaires de travail,
41:13j'allais dire des gens normaux,
41:15pas les horaires scolaires,
41:16non,
41:16les horaires de travail
41:17sont adaptés.
41:18Les gens qui travaillent,
41:20par exemple,
41:20l'après-midi,
41:21pendant l'hiver,
41:22etc.,
41:23arrêtent à 3 heures,
41:25font 7 heures,
41:263 heures,
41:27ils font les 8 heures de suite
41:29pour ne pas avoir à revenir
41:30quand il fait trop chaud.
41:32Dans la construction,
41:33par exemple,
41:34ils commencent à 5 ou 6 heures
41:35du matin
41:36et ils arrêtent à 1 heure.
41:38C'est l'heure de question
41:39qu'ils travaillent
41:40en plein soleil.
41:41Je veux dire,
41:42il y a des choses
41:42qui sont adaptées.
41:43Je ne sais pas si c'est des lois,
41:44mais c'est comme ça.
41:45Oui, oui, oui.
41:45C'est ce que disait Paul
41:46tout de suite.
41:48C'est par état de fait.
41:50Je veux dire,
41:50bon,
41:51on ne va pas mettre...
41:53Les gens n'arrêtent pas
41:54de travailler,
41:55mais on ne va pas les mettre
41:55non plus en danger.
41:57Il y a aussi
41:58des refuges climatiques,
41:59là,
41:59alors ?
42:00C'est ça ?
42:02Refuges climatiques ?
42:03Non,
42:03il n'y a pas un.
42:04Non, non, non.
42:05Oui,
42:05à Bringo.
42:07Normalement,
42:07ça a été mis en place
42:08effectivement en Espagne.
42:09C'est des endroits
42:10où,
42:11pas très loin de chez soi,
42:13il y a une distance
42:14que je n'ai plus en tête,
42:15maximale.
42:16On peut aller se réfugier
42:17si on habite dans un endroit
42:18où malheureusement
42:19il fait trop chaud.
42:21Un endroit climatisé
42:22qui peut être
42:23un bâtiment public
42:24ou voir un bureau
42:25ou autre
42:26où on peut aller
42:27se rafraîchir
42:27pendant quelques années.
42:28Moi,
42:28j'habite en Andalousie
42:29depuis 30 ans,
42:30je n'ai jamais entendu
42:31parler de ça.
42:32Bon,
42:32les réfuges climatiques
42:33de toute façon existent.
42:34C'est les grands magasins,
42:35les centres commerciaux,
42:36tout est climatisé.
42:38Si les gens
42:39n'ont pas la clim
42:40chez eux,
42:42bon,
42:42la plupart des gens
42:43ont une climatisation
42:44minimum mobile.
42:46Ce qu'on appelle ici
42:47des pingouins,
42:48les climatiseurs.
42:49Avec le tube
42:50qui ne sort pas la fenêtre,
42:51c'est ça ?
42:51Voilà.
42:52Oui.
42:52Oui.
42:52Mais pratiquement
42:53tout le monde,
42:55si les gens sont
42:56dans, par exemple,
42:58des logements
42:58plus modestes,
42:59des quartiers
43:00plus modestes
43:01ou dans certains villages,
43:03ont une seule pièce
43:04climatisée,
43:05le salon.
43:05Oui.
43:06Donc,
43:06dans ce cas-là,
43:07ils dorment tous
43:08dans le salon.
43:08Ils amènent les...
43:10Mais la climatisation,
43:11c'est très largement
43:13démocratisé.
43:14En pratique.
43:14Tous les logements,
43:16moi,
43:16les amis que je connais,
43:17tout le monde
43:18est climatisé.
43:20dans les villages,
43:21par exemple,
43:22qui ont des maisons
43:24avec des murs
43:24très épais,
43:26anciens.
43:26Oui.
43:27Et les appartements
43:29du bord de mer,
43:29il fait quand même
43:3010 degrés de moins
43:31normalement.
43:32Quand on va de Séville
43:33à 100 kilomètres
43:34au bord de la mer
43:34à Ouelba,
43:35il fait 10 degrés
43:36de moins qu'ici.
43:37Donc,
43:38les appartements
43:39du bord de mer
43:41n'étaient pas climatisés
43:43et ils commencent
43:44à les climatiser
43:45parce que la nuit,
43:46ça ne baisse pas.
43:47Merci beaucoup,
43:48Laure,
43:48de nous avoir accordé
43:49ces quelques minutes.
43:50Ambringo,
43:50la climatisation,
43:52on entend tout
43:52et ce au contraire.
43:53C'est une bonne chose
43:53ou pas ?
43:54Alors,
43:54c'est juste que c'est
43:55ni blanc ni noir.
43:56C'est-à-dire que
43:57ce n'est pas interdit.
43:58Ce serait ridicule
43:59de dire qu'on ne va pas
44:00en utiliser,
44:01notamment dans les hôpitaux
44:02et les écoles.
44:03Moi,
44:03ça me choque
44:04qu'on aille se rafraîchir
44:06mais c'est le cas actuellement.
44:07C'est un état de fait
44:08dans les centres commerciaux
44:09pour acheter des choses
44:10plus ou moins utiles
44:11et que des choses
44:11vraiment nécessaires
44:12comme l'hôpital
44:13ou l'école
44:14ne soient pas climatisées.
44:15C'est vrai que là,
44:15c'est quand même
44:16très très choquant
44:17et ce n'est pas faute
44:18d'avoir alerté
44:19depuis très longtemps
44:20sur les canicules
44:21à venir.
44:22Sur les domiciles
44:24ou d'autres bâtiments,
44:27il faut voir,
44:28on peut déjà
44:28se protéger du soleil
44:30avec des volets,
44:31on peut avoir
44:32des brises soleil,
44:33on peut avoir
44:34des ventilateurs
44:35et on peut isoler
44:36aussi son logement
44:37pour éviter
44:38que la chaleur
44:39ne rentre
44:39et si ça ne suffit pas
44:40mettre une climatisation.
44:42Mais mettre une climatisation
44:43seule sans ne faire
44:44les autres gestes,
44:47c'est dommage.
44:48Ça consomme actuellement
44:49la climatisation,
44:50c'est 20% de la consommation
44:51d'électricité en France
44:52alors qu'on n'a que 25%
44:54des logements
44:55équipés de climatisation
44:56donc c'est quand même beaucoup.
44:57En fin de journée,
44:59on fait tourner
44:59des centrales à gaz
45:00pour produire
45:01l'électricité
45:02pour ces climatiseurs
45:03ce qui n'est pas terrible
45:04pour le climat.
45:05Donc voilà,
45:06c'est pas tout blanc,
45:07tout noir
45:07et c'est important
45:09de l'avoir rappelé.
45:09On se retrouve
45:10dans un tout petit instant
45:11sur RTL.
45:13Toute la journée,
45:16RTL vous accompagne.
45:21RTL
45:24Votre radio
45:27Amandine Bégaud
45:28RTL Midi
45:29Les auditeurs ont la parole.
45:30Et on continue
45:32à évoquer avec vous
45:33cette canicule.
45:34Une semaine maintenant
45:35que cela dure,
45:36on s'est pas mal interrogé
45:38sur ce qu'on pourrait faire
45:40en tout cas
45:40pour essayer de s'adapter.
45:41Anne Bringo est toujours
45:42avec nous,
45:43auteure de ce livre
45:44France Urgence Climat,
45:45les impacts région
45:46par région
45:46d'après les différents
45:49scénarios du GIEC.
45:50Anne Bringo,
45:51je rappelle que vous êtes
45:51directrice des programmes
45:52du réseau Action Climat.
45:55Victor,
45:55des messages d'auditeurs,
45:57bonjour.
45:58Je vous dis bonjour
45:59à l'entête,
45:59mais en même temps,
46:00on s'est dit bonjour
46:01depuis ce matin.
46:01C'est pour ça que parfois
46:02j'oublie de vous dire bonjour.
46:04Des messages sur l'application RTL.
46:06Thierry en Charente
46:07nous écrit 2003,
46:092026,
46:0923 ans
46:10et aucun changement.
46:11Demain,
46:12brevet des collèges,
46:12on le rappelle,
46:13et dans les classes
46:13à plus de 35 degrés
46:14et les ados ne seront pas
46:16dans les meilleures conditions
46:17pour leur examen.
46:18Et puis Sébastien,
46:19je fais poser la clé
46:20de la clé de l'étisation,
46:21c'est décidé.
46:22Pour l'année prochaine,
46:23il faut bien s'adapter.
46:24Merci beaucoup Victor.
46:26On est avec Sébastien.
46:27Bonjour Sébastien.
46:28Bonjour Amandine.
46:29Et merci de nous avoir appelés.
46:31Vous êtes infirmier à Paris,
46:32c'est ça ?
46:33C'est bien ça, oui.
46:34Dans un service de psychiatrie.
46:35Waouh.
46:36J'imagine que ça doit être difficile là.
46:38C'est compliqué.
46:39C'est un euphémisme.
46:40Que ce soit les conditions
46:42d'hospitalisation pour les patients
46:44ou les conditions de travail
46:45pour les collègues,
46:46ce n'est pas optimum
46:47pour ne pas dire que c'est indigne
46:49d'un pays comme la France.
46:50Racontez-nous très concrètement.
46:52Concrètement,
46:53il y a trois pièces
46:54qui sont climatisées dans le service.
46:55Le réfectoire
46:56et les deux chambres
46:57de soins intensifs,
46:58autrement dit
46:59les chambres d'isolement
47:00dans lesquelles les patients,
47:01eux au contraire,
47:02se plaignent
47:02qu'il fait trop froid
47:03parce que la climatisation
47:04est poussée à fond.
47:06Et sinon,
47:07dans le reste de votre service,
47:08il fait combien ?
47:10Il doit faire une bonne
47:12trentaine de degrés.
47:13Et imaginez
47:14sur des patients
47:15qui ont une vulnérabilité psychique
47:16ce que ça peut donner
47:18comme conséquence.
47:18Et avec des médicaments
47:19qui réagissent différemment
47:21selon la chaleur aussi.
47:23Exactement.
47:23On a un patient
47:24qui cette nuit
47:24a été transféré en réanimation.
47:25Alors c'est peut-être
47:26un peu de technique
47:27pour un syndrome malin
47:28au neuroleptique.
47:28et j'imagine
47:29que la chaleur
47:30n'a rien fait de bon
47:30sur les effets secondaires
47:32de ce traitement.
47:33Vous dites
47:34que c'est complètement
47:35indigne de notre pays ?
47:37Oui, parfaitement.
47:38Parfaitement.
47:38On a le droit
47:38d'être hospitalisé
47:39dans de bonnes conditions
47:40et on a le droit
47:41de travailler
47:41dans de bonnes conditions
47:42également.
47:44Et alors justement
47:45pour vous,
47:46soignants,
47:46c'est quoi le quotidien ?
47:48Le quotidien,
47:49c'est de faire front
47:50en équipe,
47:51d'essayer de,
47:52pardonner l'expression,
47:53de ne pas péter les plombs
47:54pour prendre au mieux
47:54en charge de nos patients
47:55qui sont rendus
47:56encore plus vulnérables
47:57par cette canicule.
47:59Vous arrivez le matin,
48:00c'est quand même dingue
48:01que moi je pars le matin
48:02pour prendre le train,
48:03il fait 30 degrés
48:04et je me dis
48:04que c'est une température fraîche
48:05alors que dans des époques passées,
48:07j'aurais eu chaud
48:08à ces températures-là.
48:11Et on évoquait tout à l'heure
48:14la mobilisation
48:15plus ou moins générale
48:16décrétée par le Premier ministre
48:17qui déclenche le niveau 3
48:19du plan RSAN
48:20notamment dans les hôpitaux.
48:21Vous savez comment ça se passe
48:22dans votre hôpital
48:23au niveau des urgences,
48:24tout ça ?
48:25Est-ce qu'il y a plus
48:25de sollicitations ?
48:26Peut-être vous d'ailleurs.
48:28La psychiatrie,
48:29on a un milieu à part
48:29mais c'est bien gentil
48:31de nous faire des promesses
48:31sur le service public
48:32quand on sait qu'on ferme des lits
48:33donc on ferme des postes.
48:36La psychiatrie,
48:37c'est le parent pauvre
48:37de la médecine en France.
48:39Donc on est encore moins gâté
48:40que les autres services
48:42et moi j'invite
48:43tous les ministres de la santé
48:45qui veulent bien
48:45se rendre dans un service
48:46de psychiatrie fermé
48:47parce qu'il y a des services
48:49qui sont ouverts
48:50où les conditions
48:51d'hospitalisation
48:51ne sont pas du tout les mêmes.
48:52Quand vous avez des patients
48:53qui sont hospitalisés
48:54sous contrainte
48:55qui n'ont pas le droit
48:56de sortir du service,
48:57ça rend les choses
48:57un peu explosives.
49:00Vous avez le sentiment
49:01qu'à tout moment
49:01ça peut déraper là ?
49:04Effectivement,
49:04on a des patients
49:05qui ne peuvent pas
49:05quitter le service,
49:06on n'a pas de jolis arbres,
49:09on n'a pas de dîlots
49:10de fraîcheur
49:10dans nos établissements
49:11donc c'est compliqué
49:11de les maintenir
49:12en hospitalisation
49:13dans de bonnes conditions.
49:15Et comment vous faites
49:16du coup au quotidien ?
49:20Alors je n'irais pas
49:21juste à dire
49:21que c'est un sacerdoce
49:22notre métier
49:23mais on l'a choisi,
49:24on a choisi la psychiatrie,
49:26on fait avec les conditions,
49:27on les subit
49:27comme tout le monde
49:28et on ne peut pas
49:29les choisir
49:29donc à part
49:30j'entendais en début
49:32de débat
49:32peut-être en votant mieux,
49:34en votant pour des gens
49:34qui ont un peu plus
49:35de sensibilité écologique
49:37qui peut-être
49:38pourront mieux
49:38faire bouger les choses
49:39pour améliorer
49:40les conditions
49:41d'hospitalisation
49:42et les conditions
49:42de vie des citoyens.
49:43C'est-à-dire que
49:44votre quotidien
49:44il est déjà extrêmement dur
49:45et on le sait
49:46en psychiatrie
49:47on n'en parle pas
49:48assez souvent d'ailleurs
49:49mais c'est extrêmement compliqué
49:51vous le disiez
49:52on est un peu
49:52le parent pauvre
49:53de l'histoire
49:54mais là
49:56votre travail
49:56il est encore
49:57plus compliqué.
49:59Effectivement
49:59parce qu'il y a
49:59des traitements
50:00qui sont rendus
50:01peut-être un peu
50:02plus dangereux
50:03parce qu'il faut
50:03surveiller l'hydratation
50:04des patients
50:04leur température
50:06je parlais tout à l'heure
50:07d'un syndrome malin
50:08au neuroleptique
50:08l'un des signes principaux
50:10c'est l'hyperthermie
50:10donc vous imaginez
50:11que si le signe principal
50:12de cet effet secondaire
50:13c'est l'hyperthermie
50:14quand il fait 40 degrés dehors
50:15c'est encore plus pernicieux.
50:17En effet
50:17merci beaucoup
50:18et bon courage Sébastien
50:20on a une pensée
50:20pour tous les soignants
50:21qui effectivement
50:23travaillent en ce moment
50:24dans des conditions
50:25encore plus difficiles
50:27que d'habitude
50:28que d'habitude
50:29pardon
50:29Anne Bringo
50:29un grand merci
50:30de nous avoir accompagnés
50:32tout au long
50:33de cette émission
50:33je rappelle le titre
50:34de votre livre
50:35vous y trouverez
50:36plein d'exemples
50:37très concrets
50:37France
50:38urgence climat
50:39les impacts région par région
50:41d'après les scénarios
50:42du GIEC
50:43il y a le constat
50:45ce qui peut nous attendre
50:46et aussi des solutions
50:47c'est publié
50:48chez Talandier
50:49merci beaucoup
50:49dans un instant
50:51l'heure du crime
50:52avec vous
50:52Jean-Alphonse
50:53et on part pour l'Ariège
50:54aujourd'hui
50:54on va dans l'Ariège
50:55avec un
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