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  • il y a 7 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 22 juin 2026.

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00:0312h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une, les toutes premières conclusions de la mission d'inspection réclamée à la fois par Gérald Darmanin,
00:15le ministre de la Justice,
00:16et par Laurent Nunes, le ministre de l'Intérieur, après la mort de la petite Liana dans le Gers.
00:22Trois semaines après, donc ce rapport a été rendu ce matin au Premier ministre.
00:27Cindy Hubert, on vous retrouve en direct de Matignon. Que faut-il en retenir ?
00:33Alors, premier constat, pas de dysfonctionnement majeur.
00:36Là où la plainte a été déposée, l'enquête initiale à Toulouse était de qualité, notent les inspecteurs généraux.
00:42La victime a bien été auditionnée, les expertises médicales réalisées.
00:46Mais ensuite, quand cette plainte est transmise à Hoche dans le Gers, le parquet ne signale pas de caractère d
00:51'urgence.
00:52Cette procédure criminelle est traitée comme une procédure ordinaire et non prioritaire.
00:56Le constat est sévère.
00:58Les patrons des inspections notent également une perte de temps précieux à l'arrivée de la procédure du fait du
01:03retard qui s'accumule au courrier.
01:05Et déjà, deux personnes sont pointées du doigt.
01:07Le substitut du procureur au parquet mineur et le directeur de l'enquête,
01:11qui n'ont pas pris en compte le caractère urgent de cette affaire et le profil dangereux du mis en
01:16cause.
01:17D'autres investigations vont suivre pour un rapport définitif attendu le 5 septembre.
01:22Et ils ont bien précisé, ces deux personnes qui sont intervenues pour vous présenter ce rapport,
01:28que pour l'instant, c'est une inspection de fonctionnement et non une enquête disciplinaire, Cindy.
01:34Tout à fait.
01:35Donc on attend d'abord un pré-rapport le 10 juillet, puis un rapport définitif, comme je vous le disais,
01:40le 5 septembre.
01:41Ce sont juste des constats.
01:43On décortique la chronologie de cette procédure.
01:45Qui a failli à quel moment ?
01:47Mais ensuite, les sanctions disciplinaires viendront dans un deuxième temps.
01:50Elles seront décidées côté justice, d'abord par un avis du Conseil supérieur de la magistrature,
01:55et côté gendarmerie, par effectivement les gendarmes, puis les militaires selon les sanctions envisagées.
02:01Merci beaucoup, Cindy Hubert.
02:02En direct de Matignon, je rappelle que ce sont les inspecteurs généraux de la justice et de la gendarmerie
02:06qui ont pris la parole à Matignon pour présenter ce premier rapport.
02:11Pour l'instant, pas de commentaires, ni du côté de Gérald Darmanin, ni de Laurent Nunes.
02:16L'autre grand titre de l'actualité, c'est bien sûr cette canicule.
02:1949 départements en alerte rouge, 40 en alerte orange.
02:23On va y revenir dans le détail.
02:26Mais Louis Baudin, c'est important de le dire, ça va continuer comme ça jusqu'à la fin de la
02:30semaine.
02:30Oui, exactement.
02:32On est sur un plateau très très haut, complètement inhabituel et exceptionnel,
02:38avec des températures qui vont dépasser les 40 degrés aujourd'hui.
02:41Ça sera encore le cas demain, ça sera encore le cas mercredi,
02:44notamment dans les régions de l'ouest, donc maintien de la canicule.
02:47Les températures de la nuit vont rester très élevées,
02:50souvent entre 20 et 25 degrés, parfois au-delà.
02:52Il faudra attendre la journée de jeudi pour avoir une toute petite baisse,
02:55mais à peine sensible, et surtout vendredi, où là, par le nord-ouest,
02:58petit à petit, de l'air un peu plus frais, un peu plus instable, va revenir.
03:02Donc baisse des températures.
03:03Et ça sera surtout vrai pour le week-end, ou d'ouest en est, entre samedi et dimanche.
03:07Nous allons revenir à des températures raisonnables, c'est pas le froid qui revient.
03:10Mais on repasse sous la barre des 30 degrés dimanche, à priori.
03:12Mais nous repasserons, exactement, sous la barre des 30 degrés dimanche.
03:14Donc on reviendra presque à des valeurs de saison à partir de là.
03:17Et puis il y a du foot ce soir, France-Irak, bien sûr,
03:21et cette chance pour les Bleus de se qualifier dès ce soir,
03:24pour les 16e de finale du Mondial.
03:26Ce sera à suivre dès 23h sur RTL et sur M6.
03:31RTL Coupe du Monde aussi, dès 20h, comme chaque soir sur RTL.
03:42Ce matin, ma petite fille, qui est en CM2,
03:46est partie en sortie scolaire en lisière de forêt.
03:49Les enseignants ont été informés par l'inspection académique
03:53que toutes les sorties scolaires étaient annulées.
03:56Donc, ils doivent rentrer dès cet après-midi.
04:00Apparemment, l'inspection académique préfère que les enfants
04:03soient dans une école surchauffée plutôt que d'être en forêt.
04:08Le message de Monique au 3210 qui, comme beaucoup,
04:12s'interroge sur ces mesures qui sont prises dans les écoles.
04:16Je vous le disais, 845 écoles et collèges qui étaient fermées ce matin.
04:21Des horaires aménagés dans quelques 2000 autres établissements scolaires.
04:26On va en parler avec vous, Farouk. Bonjour.
04:28Bonjour, Amandine.
04:29Vous nous appelez d'où, Farouk ?
04:31Alors, je vous appelle de Montreuil.
04:33Donc, nos écoles sont ouvertes ici à Montreuil.
04:35On a eu un communiqué de la mairie hier qui maintenait le périscolaire
04:39et les écoles maternelles élémentaires ouvertes.
04:41Mais le problème, c'est que vous n'avez pas de ventilateur.
04:43Donc, il y a une solidarité chez les parents à Montreuil.
04:46Moi-même, cette semaine, j'ai dû acheter des ventilateurs,
04:49les distribuer dans les écoles à Montreuil.
04:51Donc, attendez. Vous, parents d'élèves, vous avez acheté des ventilateurs ?
04:55Effectivement. Je suis allé, je crois, mardi.
04:57J'en ai eu pour 200 euros pour acheter des ventilateurs
04:59parce que la mairie n'avait pas fait le nécessaire.
05:02Et donc, aujourd'hui, les écoles à Montreuil sont des serres.
05:05Il y a vraiment un danger imminent.
05:06Et donc, il y a une inquiétude aussi chez les institutrices,
05:10instituteurs et les directeurs dans les écoles.
05:12Donc, moi, par exemple, aujourd'hui,
05:14j'ai ma fille qui est partie à l'école ce matin,
05:16mais je vais la récupérer parce qu'il fait 35 degrés.
05:1935 degrés dans les classes ?
05:21Effectivement.
05:21Elle a quel âge, votre fille ?
05:23Alors, ma fille a 5 ans.
05:25Donc, il y a vraiment un danger imminent chez nos enfants.
05:28Et puis, là, il y a une solidarité qui s'organise
05:29pour aller acheter des ventilateurs pour les enfants dans l'école.
05:32Et les ventilateurs, ils les utilisent ?
05:33Parce que j'ai vu qu'il y avait une école à Paris
05:35où les parents, pareil, avaient acheté des ventilateurs.
05:38Et l'école a dit, eh bien non, on n'a pas le droit de les utiliser
05:40si ce n'est pas nous qui les avons achetés.
05:42Alors, à Montreuil, j'ai acheté les ventilateurs.
05:44Et je peux vous assurer que les directeurs et les instituteurs
05:47étaient très contents qu'on leur amène des ventilateurs
05:49parce que, je vous le dis, il y a vraiment un danger.
05:51Il y a une responsabilité quand même des enseignants.
05:54Donc, face à ce danger, ils ont préféré prendre des ventilateurs
05:56parce que quand vous êtes dans des classes où il fait quand même 35 degrés,
05:59où vous n'avez pas de volet, pas de store,
06:02ils pouvaient avoir des ventilateurs.
06:03Et en plus, ils essaient de les arroser.
06:05Donc, vraiment, soutien aux instituteurs et aux enseignants
06:08qu'ils essayent malgré les difficultés du danger.
06:13Et donc, vous allez aller récupérer votre fille, Farouk ?
06:16Alors, je l'ai récupéré à midi.
06:17Vous l'avez récupéré là, à midi, oui.
06:18Voilà, je l'ai récupéré.
06:20Les températures arrivent à 35 degrés.
06:22Donc, cet après-midi, elle n'ira pas à l'école.
06:24On a contacté la grand-mère qui va venir la garder
06:26parce qu'il faut qu'on aille aussi travailler à mon début.
06:29Oui, mais c'est ce que j'allais vous dire
06:30parce que tous les parents ne peuvent pas aller chercher leurs enfants
06:33pour les garder à la maison.
06:36Oui, oui.
06:37Donc, il y a beaucoup de parents qui ont dû prendre quelques journées
06:39pour ne pas aller travailler parce que, je vous dis,
06:41il y a vraiment un danger dans les écoles.
06:44Parce qu'il y a les rénovations, la gestion aussi des ventilateurs.
06:49Enfin, je ne pense pas que c'est aux parents d'aller acheter des ventilateurs.
06:51Ah ben non, ça, on est bien d'accord, c'est sûr.
06:53On est bien d'accord sur ça.
06:54Donc, il y a aussi des températures qui sont très élevées
06:57parce que vous avez aussi parfois certaines communes
07:00qui cessent de densifier, c'est-à-dire de bétonner.
07:03Donc, forcément, les températures augmentent.
07:05Vous avez des îlots de chaleur, par exemple, à Montreuil
07:08parce que vous n'avez pas assez de verdure,
07:10de plantations d'arbres, d'écoles où il y a plus de verdure.
07:14Donc, il faut tout revoir, je pense, à Mandine.
07:17Farouk, vous auriez préféré que l'école ferme purement et simplement ou pas ?
07:22Moi, je ne pense pas que les écoles doivent fermer.
07:24Mais les écoles ferment parce que, je vous le dis,
07:27les instituteurs et les directeurs, ils sont face au danger.
07:31Donc, ils préfèrent nous dire, est-ce que vous pouvez venir récupérer les enfants
07:35parce que, voilà, il fait 35 degrés.
07:37Donc, il y a aussi la responsabilité et la peur des enseignants.
07:40Farouk, restez avec nous.
07:42On va accueillir Maxime.
07:43Bonjour, Maxime.
07:45Bonjour.
07:46Bonjour à tous.
07:48Pardon ?
07:49Bonjour à tous.
07:50Oui, pardon, je ne vous entendais pas.
07:51Vous nous appelez d'où ?
07:53De la Vienne, à Poitiers.
07:55Bon.
07:55Vous, vous avez les écoles fermées.
07:57Comment ça fonctionne ?
08:00Alors, en l'occurrence, pour les écoles, là où est ma fille,
08:06les écoles sont toujours ouvertes.
08:07C'est juste qu'il y a des aménagements d'horaire.
08:10En revanche...
08:11C'est-à-dire des aménagements d'horaire ?
08:13Ils finissent beaucoup plus tôt.
08:14Oui.
08:15Comme dans beaucoup d'écoles, je pense.
08:17Alors, nous, il n'y a pas eu d'aménagement.
08:19Oui.
08:19À mon point, il n'y a pas eu d'aménagement.
08:21Et Maxime, ça veut dire à quelle heure l'école termine ?
08:24Souvent, c'est midi.
08:25Ah oui, donc, oui, il y a école le matin, mais pas l'après-midi.
08:28Ce n'est pas forcément pratique, j'imagine.
08:29Vous travaillez, vous ?
08:31Alors, aujourd'hui, non.
08:33Mais oui, effectivement, le reste de la semaine, il faut toujours s'organiser.
08:37En revanche, je voulais rebondir sur ce que disait l'auditeur précédent.
08:41Farouk.
08:42Oui, voilà, Farouk.
08:43Je suis un peu d'accord sur le fait qu'effectivement,
08:46ce n'est pas la faute des instituteurs qui sont en face à cette situation-là.
08:50En revanche, l'aspect caniculaire de la situation dans laquelle nous sommes
08:55n'est pas, comment dire, une nouveauté.
08:58L'année dernière, on a déjà eu des cas comme ça.
09:01On ne sait rien que dans ce mois-ci, on en a eu deux.
09:04Enfin, voilà, on est déjà sur des...
09:06Enfin, je pense qu'il y a des choses qui...
09:08Je suis tout à fait d'accord.
09:09Je suis tout à fait d'accord.
09:11Et je pense qu'il y a des choses dont on doit anticiper.
09:14Et je pense que l'une des problématiques, c'est que nos villes deviennent de plus en plus pauvres.
09:17Il y a aussi cette vision, le fait de toujours bétonner, construire, construire.
09:22C'est ce qui crée des îlots de chaleur.
09:25Parce que les températures, elles augmentent.
09:27Par exemple, je le vois à Montreuil.
09:29Ça n'arrête pas de bétonner, de construire.
09:31Mais derrière, il y a un manque déjà d'équipement.
09:33Et puis, surtout, le manque de verdure.
09:36Maxime.
09:37Oui, justement, je voulais rebondir là-dessus.
09:39Il a raison d'en parler.
09:41Moi, je le vois dans l'école où il est scolarisé ma fille.
09:45La partie...
09:46Souvent, ce sont des anciennes écoles qui sont réhabilitées un peu plus grandes.
09:49Parce qu'eux, ils se rendent compte qu'il y a beaucoup plus d'élèves qui arrivent d'une année
09:51sur l'autre.
09:52Et je vois, par exemple, l'école maternelle.
09:54Ce sont des anciennes algéco qui ont été réaménagées.
09:57Ah oui, donc l'algéco, là, pour le coup, il y fait très très très chaud, même si ça a
10:00été aménagé.
10:02Pour moi, c'est presque d'une absurdité.
10:04C'est son nom de mettre des enfants en bas âge à l'intérieur, en sachant que pour les enfants
10:09qui sont en maternelle, il y a la sieste aussi à gérer.
10:13Mais il n'y a même pas, même la cour d'école, il doit y avoir peut-être un arbre
10:16ou deux qui se battent en duel.
10:18Le sol, c'est du béton.
10:21En termes, ne serait-ce que déjà d'apprentissage, on est un petit peu loin de la découverte en forêt,
10:26même s'ils font peut-être comme beaucoup une journée de classe verte dans la semaine.
10:30Mais si déjà on se remettait à végétaliser les lieux scolaires, il a quand même été prouvé qu'à partir
10:39du moment où une cour a peut-être 6 ou 7 arbres et du gazon à la place du goudron,
10:45on a déjà peut-être 7 ou 8 degrés de moins.
10:47Non mais ça va très vite. Louis Baudin, alors je vais vous raconter ma vie, mais ce week-end, tard
10:53à 22h, je suis allée promener mon chien dans le bois de boulogne en me disant qu'il y aura
10:58un peu plus de frais, etc.
10:59C'était assez spectaculaire parce qu'il y avait presque une différence de 4 degrés entre vraiment Paris et un
11:06espace entièrement boisé.
11:074 à 5 degrés, c'est du halon, c'est de l'éveu pour transpiration des arbres qui font baisser
11:11un peu la température.
11:12Et puis on a le sol qui chauffe un peu moins. Donc lui aussi, pendant la soirée et la nuit,
11:17il restitue beaucoup moins.
11:18Donc ça fait 2, 3, 4 avantages à avoir des arbres un peu plus souvent dans la ville.
11:25Et végétaliser, on le dit tout le temps. On en parle souvent. Pourquoi est-ce qu'on ne le fait
11:29pas ?
11:30On le fait, mais pas assez vite et probablement pas de manière assez massive. Il y a beaucoup de cours
11:35d'école qui ont été de nouveau végétalisés.
11:37Et puis je rappelle que pour qu'un arbre prenne son extension, je veux dire pas maximale, mais en tout
11:41cas qu'il puisse avoir un vrai rôle,
11:42c'est 10 à 15 ans. Bon, voilà. Donc c'est pour ça qu'il ne faut pas traîner.
11:46Et puis dans 10-15 ans, ça changera quand même le paysage et l'ambiance.
11:50Farouk et Maxime, vous restez avec nous. On va continuer à échanger dans un tout petit instant. A tout de
11:55suite.
12:08Je suis chef d'entreprise, une société de service à la personne.
12:11Je me demande si les politiques connaissent un peu les problématiques des chefs d'entreprise.
12:15Donner des congés climatiques, payer, mais avec quoi ?
12:18Les congés payés, quand vous êtes absent maintenant, ça se cumule.
12:21On continue à les payer, mais à un moment, je veux dire, les entreprises, elles vont toutes crouler à force
12:25de faire des cadeaux comme ça.
12:26Il y a des grosses entreprises, effectivement, qui peuvent peut-être se permettre.
12:29Mais les petites PME, TPE, je ne sais vraiment pas comment elles vont faire.
12:33Le congé climatique, c'est justement ce que proposent les écologistes face à cette vague de chaleur.
12:40Ils ont même lancé hier une pétition pour réclamer la mise en place de ce congé de 5 jours maximum
12:46par an
12:47qui permettrait à la fois aux travailleurs exposés d'être protégés pendant la canicule,
12:52mais aussi, par exemple, de garder ses enfants quand l'école est fermée.
12:58Est-ce que c'est une bonne idée de mettre en place ce type de congé ?
13:01Appelez-nous 3210 pour réagir et on y reviendra d'ici quelques toutes petites minutes.
13:07Avant cela, je voudrais qu'on parle de ce qui se passe dans nos écoles.
13:10Bonjour Farah.
13:11Bonjour.
13:12Alors vous, vous êtes intervenante dans les écoles primaires, justement ?
13:16Exactement.
13:16Oui, en région parisienne ?
13:18Exactement. J'interviens surtout dans 78, 92 et 95.
13:22Et alors, pour l'instant, est-ce que les écoles dans lesquelles vous intervenez
13:26vont fermer, réorganiser peut-être leur journée ?
13:30Alors, pas du tout. En fait, il y a une réorganisation, certes, mais juste au niveau de la récréation
13:35qui est un peu plus longue et qui se fait plutôt dans les préos, les gymnases, parce qu'il fait
13:39moins chaud dans ces endroits.
13:41Mais sinon, il n'y a pas de réaménagement. On demande aux enfants de ramener leurs bouteilles d'eau,
13:45des petits ventilos, se mouiller la tête. Mais ça ne change pas, en fait, le fait qu'il fait très
13:50chaud dans les classes.
13:51Sachant que j'interviens parfois dans des classes préfabriquées qui sont encore plus chaudes que les classes habituelles.
13:57Et ça a un impact, j'imagine, bien sûr, sur leur concentration ?
14:01Exactement. En fait, habituellement, un enfant, c'est à peu près 40 minutes de concentration.
14:05Mais avec la chaleur, c'est encore moins, vu qu'on sait bien que la chaleur, elle affecte nos fonctions
14:10cognitives.
14:10Et donc, quand on nous sert au surchauffe, on n'est plus concentré.
14:14Et donc, on n'est plus concentré à essayer de se réhydrater, d'avoir moins chaud,
14:17plutôt que de se concentrer sur les cours qu'on leur donne, les ateliers qu'on leur fait faire.
14:22Louis Baudin, j'ai l'impression qu'on découvre un peu ce problème qui peut exister dans les écoles.
14:28Il faut dire qu'à les années précédentes, les vagues de chaleur ou de canicule qu'on avait eues,
14:33c'était quand même plutôt en juillet-août, à un moment où les écoles étaient fermées.
14:37Exactement. Et pourtant, on a quand même anticipé, parce qu'on a parlé de ces cours d'école
14:40qui étaient souvent totalement minérales, absolument pas protégées du soleil.
14:45Donc, on a commencé un peu à agir, mais c'est vrai qu'on ne le fait pas suffisamment.
14:49Et puis là, quand on est une canicule qui concerne quasiment toutes les régions,
14:53on est totalement battu. Et puis enfin, ce que je vous disais tout à l'heure,
14:56c'est que même si on a commencé à planter, il va falloir attendre une bonne dizaine d'années
15:00pour qu'enfin, l'arbre puisse jouer son rôle.
15:02On va aller voir Laure, qui habite en Espagne et qui nous écoute via l'appli RTL.
15:08Bonjour Laure.
15:09Bonjour.
15:10Vous êtes professeure de français, je crois.
15:11Oui, je suis professeure en collège-lycée.
15:14Bon, vous, en Espagne, est-ce que vous diriez que les écoles sont plus adaptées
15:18que les écoles ici en France ?
15:20Bon, moi, ça fait 30 ans que je suis ici.
15:22Disons que les écoles commencent à être adaptées.
15:25Oui, alors que pourtant...
15:25Ça date de l'après-Covid, si on peut dire, 5 ans par là.
15:30Avant, on était comme en France, c'est-à-dire qu'on avait 35 dans les classes, allègrement.
15:37Alors même que chez vous, pour le coup, il fait plus chaud plus souvent que nous.
15:42Bon, c'était des températures.
15:44Moi, j'ai connu des températures jusqu'à 50 depuis 30 ans.
15:4850 ?
15:48Vous êtes à Séville, c'est ça ?
15:50C'est pas nouveau.
15:51Oui, oui, oui, je suis à Séville, en Andalousie.
15:54Donc, dans le sud de l'Espagne.
15:55C'est pas nouveau.
15:58Par contre, les horaires d'école étant de la matinée seulement toute l'année, par exemple, de 8h à 14h30
16:06dans les lycées, de 9h à 14h pour les petits, pour les maternelles et les primaires.
16:14L'après-midi, ils ne sont pas exposés à la chaleur.
16:16Oui, donc ça facilite les choses parce que ça fait partie, c'est l'emploi du temps classique, en fait.
16:20C'est l'emploi du temps classique.
16:22Il n'y a pas de changement d'horaire, réellement, à cause de la chaleur.
16:25Mais ça évite qu'à 4h de l'après-midi, ils soient exposés à la chaleur.
16:30Et ça veut dire, donc des écoles, vous me disiez, climatisées aujourd'hui ?
16:34Et les cours de récréation, est-ce qu'elles sont moins bétonnées que chez nous ?
16:40Non.
16:40Non ?
16:41Il y a une tendance à essayer d'arboler un peu tout ça.
16:45Mais pour l'instant, ça reste du béton, du boudron.
16:50Donc, c'est très chaud.
16:52C'est même...
16:54Ça devient insoutenable vers 6h de l'après-midi, par exemple.
16:57Parce que là, on a eu des réceptions pour ceux qui ont eu leur bac,
17:01genre à l'américaine.
17:04Et quand vous arrivez même à 9h du soir,
17:06vous sentez la chaleur qui monte du sol, sur la cour.
17:10Oui, oui, oui.
17:11Par contre, ce qu'ils font, même dans les maisons,
17:14comment dire, ce que font les Espagnols depuis très longtemps,
17:17c'est qu'ils arrosent le matin les façades des maisons,
17:22les sols à l'extérieur, au jet.
17:25Et ça, ça rafraîchit ?
17:27Ah, ben, ça rafraîchit toute la maison.
17:28Si on arrose les murs extérieurs d'une maison,
17:31ça fait baisser tout de suite la température.
17:34Et pareil pour les établissements scolaires.
17:37Quand il n'y avait pas d'autres mesures, disons,
17:40on arrose le matin pour que ça rafraîchisse
17:44quand la température est la plus d'asse.
17:47Et là, il fait quel temps ?
17:49Vous avez chaud, vous aussi, Laurent ?
17:51Ben, hier, on avait 46.
17:53Ah oui ?
17:53Là, ça a baissé.
17:54Et on n'aura que 40 aujourd'hui.
17:58Bon, ce sont les températures normales ici.
18:0140, c'est une température, Louis ?
18:03Oui, oui.
18:03Ah, ben, en été, oui.
18:05En été, exactement.
18:06On est au début de l'été, tout le sud de l'Espagne.
18:08On est entre 35 et 40 degrés.
18:10Là, on est dans la moyenne de saison.
18:12Oui, et en plus, si je peux rebondir sur ce que dit M. Baudin,
18:16les températures qui sont données officiellement
18:18sont les températures, par exemple, à Séville,
18:20c'est la température de l'aéroport.
18:22Donc, il y a à peu près 4-5 degrés en dessous
18:25de la température en ville,
18:27où il y a tous les climatiseurs qui rejettent de l'air chaud dehors,
18:31dans les rues.
18:31Et parce que sinon, tout le reste est climatisé, Laurent ?
18:35Les maisons sont climatisées, les banques sont climatisées,
18:38les supermarchés sont climatisées.
18:40Donc, ça joue aussi au fait que les parents ne comprennent pas
18:44pourquoi leurs enfants seraient les seuls à souffrir de la chaleur,
18:47alors que tous les autres endroits sont climatisés.
18:50Donc, tous les logements, la plupart des logements sont climatisés aujourd'hui ?
18:54Pratiquement tous, oui.
18:55Donc, vous ne souffrez pas de la chaleur la nuit ?
18:59C'est assez désagréable de dormir avec l'air conditionné.
19:04Oui, mais si on la met un peu avant de se coucher,
19:07et vous laissez...
19:08Enfin, je ne sais pas, moi je déteste la clim,
19:10mais effectivement, un petit coup de frais avant de se coucher,
19:12ce n'est quand même pas désagréable.
19:13Et puis après, vous l'éteignez dans la nuit.
19:15Oui, mais cette nuit, par exemple, ça ne baisse pas à moins de 30.
19:19Oui.
19:20Même avec la climatisation ?
19:21Non, avec la climatisation, si ça baisse, mais dehors.
19:24Donc, quand la nuit est à 30 degrés dehors, c'est quand même extrêmement chaud.
19:31Merci beaucoup pour ce témoignage, parce que c'est vrai qu'on cite souvent en exemple l'Espagne.
19:38C'est presque rassurant de vous entendre nous dire que ça n'est que depuis très peu de temps,
19:44finalement, que les écoles sont peu à peu climatisées en Espagne.
19:50Monique est avec nous.
19:51Bonjour, Monique.
19:52Oui, bonjour.
19:52Vous, vous habitez en Normandie ?
19:54C'est ça.
19:55Oui, et donc, c'est vous, oui, qui avez laissé ce message,
19:58ne comprenant pas du tout pourquoi la sortie scolaire de votre petite fille avait été annulée.
20:02Racontez-nous.
20:03Alors, effectivement, ma petite fille est partie en voyage scolaire pour deux jours ce matin,
20:10à 32 kilomètres près d'Etretat.
20:14Et dans la matinée, les enseignants ont appris que toutes les sorties scolaires étaient annulées
20:19de la part de l'inspection académique,
20:21et que, donc, ils devaient rentrer.
20:23Donc, ils doivent rentrer cet après-midi au lieu de demain.
20:26Donc, et j'imagine qu'ils étaient bien plus au frais sur les lieux de leur sortie scolaire que dans
20:31leur classe.
20:32Complètement, complètement, parce que le centre de loisirs qui les accueille est en bordure de forêt.
20:37La proximité est encore de la mer, alors que leur école est en centre-ville.
20:43C'est une école assez ancienne, pas du tout isolée, en plein soleil, avec une cour bien fermée,
20:49où ça chauffe très fort.
20:51Donc, je ne vois vraiment pas l'intérêt d'annuler cette sortie pour mettre des enfants dans des conditions bien
20:59pires.
20:59Mais ça, c'est un sérieux manque de bon sens, Louis Baudin, c'est ça ?
21:02En fait, il y a eu des ordres, j'allais dire, ou en tout cas des consignes données,
21:07sans pouvoir faire ni d'exception, ou de cas par cas, quoi ?
21:11C'est ça, c'est-à-dire qu'on applique des consignes, des protocoles qui sont très restrictifs,
21:16alors que là, avec un peu de bon sens, on sait très bien qu'en bord de mer,
21:19si on va dans la forêt, si on reste dans la nature, forcément, les conséquences seront beaucoup moins importantes.
21:24Et ce sera même mieux que de rester en centre-ville.
21:27Donc, voilà, du bon sens.
21:28Mais parfois, les règles bloquent un petit peu tous les intervenants,
21:31et on arrive à ces situations ridicules, peut-être que le mot est trop fort,
21:35mais en tout cas, on se rend bien compte qu'il y a un petit décalage entre une réalité
21:40qui aurait pu être beaucoup plus agréable, finalement, dans tous les sens du terme,
21:44soit en matière de température ou même en termes d'activité,
21:47par rapport à l'usage d'une consigne avec toutes ses limites.
21:52Oui, j'imagine, Monique, que même les enseignants,
21:53enfin, vous n'avez sans doute pas encore pu échanger avec eux,
21:55mais même les enseignants, ils doivent se trouver ça complètement idiots.
21:58Ah ben bien sûr, eux, ils n'ont pas échangé effectivement avec eux, mais certainement.
22:02Voilà, et puis, ils ont essayé de voir s'il n'y avait pas d'exception possible,
22:06mais visiblement, ben non.
22:10Et du coup, vous allez récupérer votre petite fille ou ?
22:14Ben écoutez, ils doivent revenir, c'est dans l'après-midi,
22:17alors en plus un trajet en bus, non climatisé par cette température-là.
22:23Ah ben donc, c'est encore plus dangereux pour le coup que...
22:25Non, mais c'est complètement idiot.
22:26Ah ben c'est complètement idiot.
22:28Si j'avons ça, je me suis permis de vous appeler.
22:29Ah ben vous avez bien fait de nous appeler, Monique.
22:32C'est ridicule, c'est ridicule.
22:34Et mais on devrait essayer, donc inspection académique de quoi ?
22:36De Rouen ?
22:37De Rouen, tout à fait.
22:39Ben vous savez quoi, on va essayer de leur poser la question,
22:40parce que je trouve ça complètement fou ce que vous nous racontez, Monique.
22:45Merci en tout cas pour votre témoignage.
22:48Merci à vous, au revoir.
22:50Christine, bonjour.
22:52Oui, bonjour Amandine.
22:53Alors vous, vous êtes l'heureuse grand-mère d'un petit bébé de 7 mois.
22:57Oui, tout à fait.
22:58Bon, comment ça se passe ?
22:59Ben comment ça se passe ?
23:01D'abord, les parents étaient bien évidemment un peu inquiets, faire face à cette canicule,
23:06et ils m'ont envoyé une certaine préconisation, et il y en a une qui marche pas mal.
23:11Alors c'est un peu bizarre, c'est que bon, j'ai fait l'acquisition de deux gros ventilateurs avant
23:18la canicule,
23:19et entre le bébé et le ventilateur, j'ai installé un séchoir à linge, basique, sur lequel j'ai mis
23:29des torchons qui sont mouillés.
23:30Ah ben oui, mais ça marche super bien ça, Louis !
23:33C'est un grand classique, ça c'est un grand classique, vous créez votre climatisation vous-même.
23:39Alors c'est moche, mais c'est relativement inquiets.
23:41Ah oui, c'est moche, ça c'est sûr.
23:44Et le bébé pour l'instant, il réagit très bien, et puis en plus j'ai un petit ventilateur à
23:49main, vous savez, du style enfant,
23:52et il adore ça, il trouve ça très rigolo, il est toujours un peu surpris, puis après il comprend que
23:57ça le rafraîchit,
23:58et il voit l'eau qui coule le long de son visage, donc c'est très très drôle.
24:02Donc c'est un système D, mais qui fonctionne, qui fait son petit effet, une détresseur.
24:08Oui, je vais peut-être dire des bêtises, mais on conseille aussi de mouiller des serviettes de toilette, par exemple,
24:13et de les mettre au-dessus des fenêtres en les ouvrant, le soir ça rafraîchit ça aussi.
24:17Exactement, ça marche, ça peut être de la thermodynamique, on ne va pas rentrer dans la physique, mais c'est
24:20exactement ça.
24:21Effectivement, on peut, comme cela, rafraîchir notre environnement, donc non, non, très très bonne méthode à retenir.
24:28Bon, Christine, continuez comme ça, et faites un gros bisou au bébé, il fait sa sieste là, j'imagine.
24:33Il ne manque pas de câlins, de bisous.
24:35Profitez-en bien, ça dure.
24:37Merci.
24:37C'est des moments qui passent trop vite, merci beaucoup.
24:41Merci Amandine, à bientôt Louis.
24:42Merci Louis de nous avoir accompagnés, validés les quelques conseils des auditeurs,
24:47on va continuer bien sûr à évoquer cette vague de canicules et ses conséquences dans quelques tout petits instants.
24:53Et puis on trouvera Jean-Alphonse Richard, bonjour Jean-Alphonse.
24:55Bonjour Amandine.
24:56Le programme de l'heure du crime, dans un tout petit instant, l'heure du crime, c'est à 14h,
25:00à tout de suite.
25:19On va continuer à évoquer cette vague de chaleur et les conséquences sur votre quotidien dans un tout petit instant.
25:27Et puis à 14h, ce sera l'heure du crime avec vous Jean-Alphonse.
25:31Et au programme aujourd'hui, l'énigme de l'île de Cyclinos.
25:34Ben oui, l'énigme de l'île de Cyclinos, c'était il y a deux ans, Françoise Bouteau, 73 ans,
25:39Marie-Pierre Arphèle, 63 ans.
25:40Elle disparaît sur cette île, elles étaient parties toutes les deux, deux françaises, faire une randonnée, c'est dans les
25:46Cyclades.
25:47Alors à l'époque, il y a une grosse canicule déjà, vous voyez, il y a deux ans, qui règne
25:50sur cette île de Cyclinos.
25:52On va penser à un accident, mais on ne va rien retrouver.
25:54Et puis il va y avoir des messages très bizarres, téléphoniques, de la part d'une de ces deux femmes.
25:59On ne va pas comprendre du tout ce qui a pu se passer.
26:02Il y a quelques mois, on a retrouvé des ossements qui appartiennent à l'une des victimes, Françoise Bouteau.
26:07Mais là encore, c'est la question incroyable.
26:10C'est que ces ossements n'ont pas été rendus du tout à la famille.
26:14Ah bon ?
26:14Non, la France n'a pas pu les récupérer pour l'instant.
26:17On ignore totalement ce que dit l'autopsie.
26:20Et on se pose encore plein de questions.
26:21Vous voyez, depuis le début, on se pose des questions sur cette affaire.
26:25Accident, agression, meurtre, tout est imaginable.
26:28C'est cette affaire que je vous raconte, qui est très très étonnante et qui continue deux ans après l
26:32'énigme de Cyclinos.
26:3414h, à tout à l'heure.
26:35A tout à l'heure, Jean-Alphonse Poehler, il est 13h31.
26:4012h30, 14h.
26:41RTL midi, les auditeurs ont la parole.
26:43Avec Amandine Bégaud.
26:46Deux mois, pour supporter la chaleur, je bois du thé, comme les toirets.
26:50Ça fait une bouffée de chaleur et après, on se sent frais.
26:54Je n'ai ni de climatisation ni ventilateur, mais je tiens le coup.
27:01Et voilà pour ce message.
27:02Continuez à nous appeler pour nous raconter votre quotidien sous 40 degrés.
27:07On a beaucoup parlé d'école.
27:09Il y a un tout petit instant, on va continuer avec vous Aurélie.
27:12Bonjour.
27:13Oui, bonjour Amandine.
27:15Vous habitez à Paris.
27:17Alors, vous avez dû aller chercher votre fille, vous.
27:19Oui, tout à fait.
27:20En fait, on se mobilise avec d'autres parents pour pouvoir soulager nos enfants.
27:25Donc, on est dans une école, Paris 14e, qui est une très belle école.
27:30Sauf qu'elle est pleine de vitres.
27:32Elle est des années 2000.
27:34Et donc, la chaleur est insupportable.
27:36Je viens de croiser la maîtresse qui m'a dit qu'il y avait 38.
27:4038 ?
27:4138.
27:43Et ils ont dû descendre en maternelle parce que du coup, l'élémentaire est en haut et il y a
27:47la maternelle en bas.
27:48Il fait un petit peu plus frais, mais ils ont un béton, enfin un bitume, pardon, un goudron en plus
27:54des vitres sur l'étage.
27:56C'est juste insupportable.
27:57Là, les maîtresses sont à bout.
27:59C'est vraiment très, très dur.
28:00Et alors, Aurélie, vous organisez avec d'autres mamans, c'est ça, pour récupérer les enfants des unes et des
28:04autres ?
28:05Et puis, vous relayez en fait.
28:07Exactement.
28:07Moi, aujourd'hui, je suis en télétravail.
28:10Ce matin, j'étais en déplacement.
28:12Aujourd'hui, du coup, c'est moi qui m'occupe d'Ambre et sa copine.
28:16Le lendemain, ce sera la maman de la copine qui va pouvoir s'occuper des filles.
28:21Le mercredi, ce sera les baby-sitters respectifs, habituels.
28:24Et puis, jeudi et vendredi, on est encore dans un flou.
28:27Oui, mais c'est des systèmes des...
28:28A priori, jeudi et vendredi, Louis Baudin nous disait tout à l'heure que ça n'allait pas s'arranger.
28:32Pour la région parisienne, il va falloir attendre samedi ou dimanche.
28:36Oui, parce que les classes, là, 38 aujourd'hui, alors qu'on n'est pas au pic de chaleur, c
28:41'est insupportable.
28:41Donc là, on a pris le choix de les amener le matin et qu'ils aillent à la cantine.
28:46Mais je ne suis pas certaine que ça puisse être faisable jusqu'à la fin de semaine.
28:50Parce que les nuits sont compliqués.
28:53C'est très dur.
28:54Et vous me disiez, c'est une école qui date de l'an 2000 ?
28:57Tout à fait.
28:57Donc c'est hyper récente.
28:58Une école récente.
28:59Et ça veut dire que même il y a 25 ans, donc on ne prenait pas en compte ce risque
29:03-là.
29:04Exactement.
29:04Exactement.
29:05C'est dingue.
29:05Donc en fait, c'est des grandes baies vitrées.
29:07Il y a des rideaux, vous savez, qui sont plus ou moins occultants.
29:12Enfin, un peu épais, vous voyez.
29:13Mais ça ne fait rien.
29:15Les écoles ne sont pas ouvertes la nuit.
29:16Enfin, ça surchauffe.
29:18C'est vraiment très compliqué.
29:21Je vous dis, de voir les visages des maîtresses qui sont complètement...
29:24démunis parce qu'effectivement, les enfants ne passent pas à travailler.
29:27On n'en parle pas ça non plus.
29:28C'est vrai que les deux semaines sans travailler, les fêtes de l'école qui sont du coup annulées,
29:32les sorties.
29:33Parce qu'en fait, sur ces deux semaines, ils avaient des sorties.
29:36Donc tout est supprimé.
29:37Et la fête de l'école aussi a été annulée ?
29:39Ben oui, c'était vendredi soir.
29:42Et Ambre, votre fille est à vos côtés, c'est ça ?
29:45Oui, tout à fait.
29:46Ambre.
29:46Ambre, 9 ans, je crois que tu es en CM1.
29:50Bonjour Ambre.
29:51Bonjour.
29:52Bon, raconte-nous comment ça se passe.
29:54Comment c'était ce matin en classe ?
29:59On est descendu en maternelle parce qu'il faisait trop chaud dans la classe.
30:04Et on allait en EPL en bas et on a joué à des jeux de société.
30:10Ah oui.
30:10Et donc tu étais soulagée de voir ta maman arriver ?
30:13Oui, parce qu'on avait le droit de rester dans la cour et qu'à la maison, il s'est
30:20frais.
30:21Oui.
30:22Et en plus, tu es avec une copine, si j'ai bien compris.
30:25Oui, c'est ça.
30:27Au moins, vous n'allez pas vous ennuyer.
30:29Non.
30:29Non.
30:30Bon, ta maman disait que la fête de l'école avait été annulée.
30:34Non.
30:35Ah ?
30:35Non.
30:36C'est demain ou jeudi qu'on a la réponse.
30:40D'accord.
30:41Si la fête de l'école est annulée.
30:43Non, on a eu un message, mon cœur.
30:44La matinée, on a eu un message.
30:45C'est annulé.
30:46Ah bah, alors, elle a été annulée.
30:48Bon.
30:49C'est un petit...
30:50Bon, il y a des choses plus graves, tu me diras, mais c'est un peu dur.
30:53Oui.
30:54Oui.
30:54Bon.
30:55Écoute, l'avantage, on va se dire, c'est que tu es avec ta copine et que vous allez pouvoir
30:59jouer.
31:01Oui, sauf que c'était la semaine où on avait le plus de sorties et on a dû toutes les
31:05annuler.
31:06Ah oui, bon.
31:07Il y avait des actes du zélo ?
31:08Oui.
31:09Il y avait quoi comme sorties de prévues ?
31:11Il y avait vélo le lundi, le mardi et le vendredi.
31:17Non, le lundi, le mercredi et le vendredi.
31:19Non, le lundi, le jeudi et le vendredi.
31:21Oui.
31:22Et il y avait mercredi, on avait...
31:30C'était mercredi, on va au Parc Montsouris pour manger un pécnique.
31:37C'est la semaine prochaine.
31:40Merci beaucoup, Ambre, pour ton témoignage.
31:43Merci Aurélie.
31:44Bon courage à vous pour l'organisation.
31:48Et effectivement, si vous êtes, comme Aurélie, parent et que vous mettez en place un système D,
31:53que vous vous relayez les uns et les autres pour essayer de garder les enfants,
31:57et n'hésitez pas à nous appeler 3210 ou à nous envoyer un petit message via l'application RTL.
32:02Vous cliquez sur l'onglet « Laissez un message ».
32:04Maryse, bonjour.
32:07Bonjour.
32:08Je voulais évoquer avec vous la proposition des écologistes, ce congé climatique.
32:15Je rappelle pour ceux qui n'auraient pas entendu, l'idée, en tout cas des écologistes,
32:20c'est de mettre en place un congé, 5 jours maximum, qui pourrait être pris sans que ça ait d
32:25'impact sur le salaire,
32:26en cas justement de canicule, pour garder aussi, pourquoi pas, ses enfants si l'école est fermée en raison de
32:32la météo.
32:34Ils ont lancé une pétition d'ailleurs hier pour soutenir cette proposition.
32:38Vous, ça vous fait bondir ?
32:40Oui, ça me fait bondir en tant que chef d'entreprise.
32:44Parce qu'en fait, plus ça va, plus le gouvernement...
32:46J'ai vraiment l'impression que nos politiques ne savent pas comment gérer une petite entreprise.
32:53En tant que chef d'entreprise, on nous demande, pour ceux qui font, avec la hausse du carburant,
32:59donc les gros rouleurs, que l'entreprise donne une prime entre 350 et 600 euros.
33:04On nous demande effectivement des congés supplémentaires climatiques.
33:08Maintenant, les salariés, lorsqu'ils sont en arrêt maladie, continuent à cumuler les congés payés.
33:14Enfin, ça, à terme, c'est la mort des petites entreprises, quoi.
33:17Vous avez une entreprise de quoi, Maryse ?
33:21J'ai une société de service à la personne.
33:23Avec combien de salariés ?
33:25On est 29 salariés.
33:27Oui.
33:28Et vous, vous dites, si demain, ils se mettent tous en congé climatique, c'est impossible ?
33:33C'est impossible, parce que nous, on s'occupe de personnes âgées et indépendantes.
33:36Donc, qui va s'occuper de nos papinamis, en fait ?
33:38Il faut les lever, il faut leur donner à manger, il faut aller faire leurs courses.
33:41Il faut... Enfin, voilà, c'est tout juste impossible.
33:44Alors, on essaye, dans la mesure du possible, parce que j'ai aussi des jardiniers et des aménagères,
33:48d'aménager leur temps de travail.
33:51Mais pour nos auxiliaires de vie, malheureusement, c'est tout juste impossible.
33:54Donc, on leur donne... Enfin, moi, de mon côté, je leur ai acheté des petits ventilateurs portatifs.
33:59Je leur donne... Ils ont à disposition des boissons fraîches, elles ont des brumisateurs.
34:05Effectivement, ça ne fait pas tout.
34:07Mais il me serait impossible, au même titre que mes collègues, je pense,
34:11qui font le même métier que moi, de prendre des congés complémentaires.
34:16Et puis, déjà, les congés... Donc, ça veut dire qu'en plus de leurs congés,
34:19ils auraient cinq jours maximum de congés supplémentaires.
34:22Et puis, en plus, rémunérés par l'entreprise.
34:24Ça veut dire que nous, on n'a pas... On ne récupère pas de chiffre d'accord,
34:27mais par contre, on paye quand même nos salariés.
34:29Voilà. Je veux dire, nous, on n'est pas total, on fait des millions,
34:32on n'est pas des catons, on n'est pas toutes ces entreprises,
34:34on entend parler actuellement, qui font des énormes bénéfices.
34:37Nous, franchement, ce n'est pas possible. C'est tout juste impossible.
34:40Merci.
34:41C'est pour ça que ça me fait bondir.
34:42Oui, mais vous avez... Enfin, vous avez raison.
34:45Et effectivement, on comprend que pour des petites entreprises,
34:49mais je suis sûre que pour certaines de nos autres aussi,
34:51ça doit être même plus grosse.
34:53Ce n'est pas forcément facile à gérer.
34:55En tout cas, je voulais qu'on ouvre ce débat
34:57autour de cette proposition des écologistes.
34:59Merci beaucoup, Maryse.
35:01Je vous en prie.
35:02Patrice, bonjour.
35:04Oui, bonjour.
35:05Alors vous, vous êtes photographe animalier,
35:07vous vouliez lancer une petite alerte.
35:10Oui, parce qu'on entend parler d'écologie, d'écologie, chaleur.
35:15Mais aujourd'hui, l'écologie, je m'aperçois, on n'en parle pas.
35:18Parce que comme tout le monde a chaud, on achète tous la petite climatiseur qui réchauffe.
35:23Et ce n'est pas Louis Baudin qui dira le contraire, qui réchauffe l'atmosphère,
35:26vu les quantités qui sont mises en place.
35:28Et le problème, c'est qu'on fait l'effet inverse de ce qu'on voudrait.
35:31C'est-à-dire qu'on veut que ça se rafraîchisse, mais on fait tout ce qu'il faut pour
35:34se réchauffer.
35:35Et puis nous, l'humain, effectivement, on souffre beaucoup de la chaleur.
35:39Mais est-ce qu'il y en a un qui pense aux animaux qui sont dehors ?
35:42Je parlais des chiens tout à l'heure, effectivement, avec les qualités.
35:45Mais il n'y a pas que les chiens, vous avez raison, Patrice.
35:47Il y a les oiseaux, il y a toute notre faune et notre fleur,
35:50dont la France a une certaine richesse, qui est en train de brûler, qui est en train de cramer.
35:55Alors on nous dit qu'il y a de l'eau, il faut qu'ils aillent se promener au niveau
35:57des étangs.
35:58Les étangs, ils ont baissé, mais il reste un fond d'eau.
36:01Vous êtes dans quelle région, Patrice ?
36:03Je suis dans le département de l'Indre.
36:04Dans le centre de la France.
36:05Oui, donc oui, il fait très chaud et vous êtes concerné par cette alerte rouge, oui.
36:09Tout à fait.
36:10Et je pourrais vous montrer, j'ai des photos où j'ai un chevreuil,
36:14et bien il n'a plus de peau, c'est que de la croûte.
36:15Ah bon ?
36:16J'ai des sangliers qui, allez, sur le dos, ils font à peine 15 cm d'épaisseur.
36:21Ils sont morts, bien sûr, à côté où c'est qu'il y avait un point d'eau, parce qu
36:24'il n'y a plus d'eau.
36:25L'eau, ils ne boivent plus de l'eau, ils boivent de la boue.
36:29Si vous voulez, quand vous avez beaucoup de boue, il y a une espèce de scintement, vous savez, l'eau
36:33qui est sur le dessus, là.
36:34Et bien c'est ça ce qu'ils boivent, les animaux sauvages aujourd'hui.
36:36Et les oiseaux, vous disiez, je crois, au standard à Victor, qu'on pouvait les aider.
36:42Ah ben moi, les oiseaux, chez moi, j'ai un bassin de 300 litres.
36:45Je change l'eau deux fois par jour pour qu'ils aient tout le temps de l'eau fraîche.
36:48Oui.
36:49J'ai des points d'eau un peu partout dans mon jardin.
36:51J'ai 1200 m² de terrain.
36:53J'ai 8 points d'eau.
36:54Bon, et si on n'a pas autant de points d'eau que vous, comment on fait ?
36:58Et bien vous prenez une sous-tasse, et puis vous la mettez, puis vous changez l'eau toutes les 2
37:03-3 heures.
37:03Par exemple, si c'est sur un balcon, parce que l'eau, elle se réchauffe très vite.
37:07Et parce que c'est pareil, l'eau chaude, les oiseaux ne la boivent pas.
37:09Et en plus, ça sort des bactéries, ça fait des machins comme ça.
37:13Et les animaux, s'ils boivent, ils s'empoisonnent.
37:16Et puis sinon, ils ne la boivent pas.
37:17Vous voyez ce que je veux dire ?
37:18Mais une petite coupelle d'eau fraîche, ça fonctionne.
37:20Ils viennent boire.
37:22Écoutez, moi, vous voyez, tout à l'heure, j'étais chez moi.
37:24Là, je vais partir au boulot.
37:26J'ai mon bassin.
37:27J'ai un tas d'oiseaux tout autour de mon bassin.
37:29J'ai des pigeons.
37:30J'ai des roitelets.
37:31J'ai des...
37:32Comment ça s'appelle ?
37:33Des chardonneries élégantes.
37:35J'ai tout ça.
37:36Ils sont au point d'eau.
37:37Ils viennent tous boire les uns après les autres.
37:38Les pigeons, tout ça.
37:39Et je regarde.
37:40C'est une multitude.
37:41C'est aussi joli que la télévision.
37:42Regardez.
37:44Non, mais ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, l'écologie...
37:47Oui, je suis d'accord.
37:47Moi, personnellement, je ne suis pas écologiste.
37:49Mais j'ai l'écologie.
37:50Je m'en occupe un petit peu.
37:52Mais là, aujourd'hui, les gens, ils ont chaud.
37:53Ils n'en ont rien à foutre de ce qui se passe dehors.
37:54Je peux vous le garantir.
37:56Merci beaucoup, Patrice, pour votre témoignage.
37:59Et puis, pour cette alerte, effectivement, il faut penser à nos animaux sauvages et notamment aux oiseaux.
38:0513h42 sur RTL.
38:06Dans un tout petit instant, on va complètement changer de sujet.
38:09Mais continuez à nous appeler au 3210, à nous envoyer aussi des messages via l'application RTL sur votre quotidien
38:15par 40 degrés.
38:17Et on aura l'occasion, bien sûr, d'y revenir demain.
38:19Dans un instant, le don d'organes.
38:21A tout de suite.
38:22Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 3210.
38:2650 centimes la minute.
38:29Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
38:33Je voudrais témoigner en tant que donneur d'organes et donner un organe à mon mari en juillet 2009.
38:39En tant que donneur vivant, je voudrais surtout témoigner de l'encadrement qu'on a, du soutien des équipes médicales,
38:44des infirmières coordinatrices qui nous ont beaucoup, beaucoup aidés pendant cette période-là.
38:48Il ne faut pas avoir peur.
38:49Il faut vraiment faire confiance.
38:51Le message de Céline au 3210, qui a donné un rein à son mari.
38:56On parle du don d'organes aujourd'hui, car c'est la journée nationale.
38:59Et c'est l'occasion de rappeler ces chiffres qui sont importants.
39:01Plus de 23 000 Français sont en attente de greffe.
39:04Et chaque jour, en France, encore trois personnes meurent chaque jour, faute de dons.
39:10C'est important de donner.
39:13C'est important aussi, surtout, d'en parler de son vivant.
39:16En France, nous sommes tous donneurs.
39:19Mais c'est vrai que, sauf si on s'y oppose, bien sûr,
39:22mais il faut l'avoir dit de façon assez formelle.
39:25Et c'est vrai que très souvent, trop souvent, sans doute,
39:28les proches se retrouvent confrontés à cette question.
39:31Est-ce qu'un tel, votre mère, votre père, votre grand-mère ou votre grand-père,
39:36était donneur ?
39:38Eh bien, si on en parle en amont,
39:40ça permet d'éviter à ses proches de décider à votre place.
39:43On va en parler avec vous, Véronique.
39:46Bonjour, Véronique.
39:47Oui, bonjour.
39:48Alors vous, vous avez votre carte de donneuse d'organes depuis longtemps.
39:51Ah, depuis 93.
39:52Ah oui.
39:52Ah bon, oui, il fallait l'envoyer à Françando, à Paris.
39:56Oui, à l'époque, il fallait dire, je suis donneur d'organes.
39:59Tout à fait.
40:00C'était vraiment la carte.
40:03Dans l'espoir de sauver des vies humaines,
40:05je désire qu'après ma mort,
40:06tout prélèvement d'organes puisse être effectué en vue de transplantation.
40:09Et donc cette carte, vous l'avez toujours avec vous ?
40:11Oui, je l'ai toujours gardée.
40:12J'en ai deux, même.
40:13J'en ai une en 93 et une en 98.
40:15Et avant, parce que je vais avoir 70 ans au mois d'août,
40:19et donc à 20 ans,
40:21j'avais fait une lettre que j'avais sur moi,
40:24comme quoi j'étais donneur de mes organes.
40:26Comment à 20 ans, vous avez pu penser à ça, Véronique ?
40:30Parce que ça a toujours été ma philosophie de vie.
40:32Je pars du principe qu'à partir du moment où vous êtes décédé,
40:35que ce soit dans votre tombe ou alors incinéré a fortiori,
40:39qu'il vous manque les yeux, le foie, n'importe quel organe qui peut sauver des vies,
40:43mais je ne vois pas pourquoi l'en tirer, c'est ridicule.
40:45Donc pour moi, c'était évident de donner mes organes pour sauver une vie.
40:54Et vous en avez pris conscience très jeune ?
40:56Ah oui, j'avais 20 ans.
40:59Donc au départ, j'avais une lettre.
41:00Et puis après, quand j'ai pu avoir la carte de donneur,
41:03j'ai la carte de donneur et je l'ai toujours sur moi.
41:05Même si maintenant, c'est l'inverse,
41:08ils sont des donneurs et oui, voilà.
41:11Oui, maintenant, il faut dire je ne suis pas donneur.
41:14Mais c'est vrai que malgré tout, c'est bien d'en parler avant avec ses proches, sa famille.
41:20Ah mais tout le monde le sait à la maison.
41:22Merci beaucoup Véronique pour votre témoignage.
41:25Un don, ça peut sauver 7 vies, je le rappelle.
41:28Nancy, bonjour.
41:30Oui, bonjour.
41:31Vous avez, vous donnez un rein à votre mari ?
41:35Exactement.
41:36Oui.
41:36Ça fait 7 ans.
41:38Oui.
41:40Il était en souffrance rénale à cause d'une maladie sévère.
41:44Alors, je n'ai pas hésité à le donner, quoi.
41:47Parce que je trouve que c'est important.
41:49Il a vécu 47 ans.
41:52Donner un rein, ça n'est pas rien.
41:54Et malgré tout, vous n'avez pas hésité.
41:55Non, pas du tout.
41:57Non, pas du tout.
41:58Il n'y a aucune conséquence pour vous ?
42:00Pour moi, tout va bien.
42:01Oui.
42:02Tout va bien.
42:02Tout, il n'y a pas de soucis.
42:04Je travaille normalement.
42:07En plus d'un travail assez dur.
42:09Et lui, comment il va ?
42:10Lui, c'est un peu compliqué.
42:12Parce que la maladie, il est un peu partout.
42:14Parce qu'il y a une maladie qui s'appelle syndrome d'allagie.
42:18Et il y a le diabète à cause d'intérégie qu'il prend.
42:22C'est un peu compliqué.
42:23Mais sinon, à part ça, ça va, quoi.
42:26J'imagine que ça a créé un lien supplémentaire entre vous.
42:29Exactement.
42:31Et aussi, je vous l'ai dit, il y a ma fille aussi qui doit être transplantée, mais du foie.
42:34Parce qu'elle a la même maladie que ma fille.
42:37Elle est suivie déjà à l'hôpital avec une cour de noterie, tout ça.
42:41Et elle est en attente de greffe ?
42:43Avec le temps.
42:44Avec le temps.
42:44Elle a 28 ans.
42:46Ça veut dire que son faille va, petit à petit, être faible.
42:50Mais bon, la vie continue.
42:51C'est comme ça, la vie.
42:54Nancy, on est aussi avec Céline.
42:56Céline, bonjour.
42:57Bonjour Martine.
42:59Bonjour Céline.
43:00C'est vous qu'on entendait dans le message qu'on a diffusé il y a quelques instants.
43:04Vous aussi, vous avez donné votre rein à votre mari.
43:08À mon mari.
43:10Et ça fera 17 ans, le 9 juillet.
43:12Vous allez nous raconter ça dans un tout petit instant.
43:14A tout de suite sur RTL.
43:15Merci beaucoup.
43:21Le matin.
43:23Le midi.
43:24C'est toutes les épis.
43:26Le soir.
43:27De mon cœur.
43:28C'est RTL.
43:31Amandine Bégaud.
43:32RTL midi.
43:33Les auditeurs ont la parole.
43:35Et on continue d'évoquer le don d'organes.
43:38À l'occasion de cette journée nationale du don d'organes, c'est important de sensibiliser.
43:42Important aussi d'en parler.
43:44Je vous le disais, plus de 23 000 Français sont toujours en attente de greffe.
43:47Et chaque jour, trois personnes dans notre pays.
43:49Chaque jour, trois personnes meurent faute de dons.
43:53On en parle avec vous, Céline.
43:57Vous le disiez, vous avez donc donné un rein à votre mari il y a 17 ans ?
44:01Voilà, ça fera 17 ans le 9 juillet.
44:04Et donc, c'est une date qui est restée ?
44:07Oui, gravée.
44:09Et pour deux raisons.
44:11C'était le jour de l'anniversaire de l'infirmière coordinatrice qui nous a accompagnés pendant toute cette période.
44:19Donc voilà, on lui a fait un joli cadeau.
44:22Et pour nous aussi.
44:22Surtout pour mon mari.
44:23Je vous sens très émue encore d'en parler ?
44:26Toujours.
44:27Toujours parce que ça a été un grand, grand moment.
44:29Je crois que je devais avoir 15 ans quand j'ai dit un jour, s'il y a besoin de
44:34quelque chose, prenez-le.
44:36Parce que franchement, il y a trop de personnes qui sont en attente.
44:39Et plus les années passent et plus il y a de personnes en attente d'un organe.
44:45Il ne faut pas hésiter en fait.
44:47Il ne faut pas hésiter.
44:48Et la question, quand votre mari en a eu besoin, vous avez réfléchi ou c'était évident pour vous ?
44:55Non, ça a été une évidence dès le départ.
44:58Et on habitait encore sur Nancy à cette période-là et on est arrivés sur Bordeaux.
45:03Et voilà, on a rencontré toutes les équipes du CHU de Bordeaux.
45:07Et ça a été en fait, ça a été très très vite.
45:11Parce que mon mari n'a été dialisé que pendant 10 mois en fait.
45:14Ah oui, ça a été rapide.
45:15Voilà, ça a été très rapide.
45:17J'ai commencé, on a eu l'occasion de rencontrer le chef de service.
45:22Et il nous a dit, est-ce que vous êtes prête pour commencer toute la batterie d'examens ?
45:26Parce que forcément, il y a des examens.
45:28Et ça s'est fait très très vite.
45:31Et ça s'est très bien passé.
45:33Comment va votre mari aujourd'hui ?
45:35Très bien.
45:35Très bien.
45:36Très bien.
45:37Il est en grande forme.
45:39Ça a créé, je posais la même question à Nancy tout à l'heure,
45:41mais ça a créé un lien encore plus fort, j'imagine, entre vous.
45:44Alors, oui et non, parce qu'il ne faut pas oublier non plus que c'est un bon d'orgasme,
45:50donc ça ne nous appartient plus.
45:53Oui, mais il a quand même un petit bout de vous.
45:55Voilà, voilà.
45:57Et on se dit toujours, quoi.
45:59Alors nous, on blague beaucoup sur ça d'ailleurs.
46:02On se dit, bon, tout n'était pas mauvais en fait.
46:05Donc là, je pense qu'il a pris mon petit côté râleur, je pense.
46:10Ah oui, il a pris un peu de vous, du coup.
46:12Et votre fils aussi a été...
46:14Alors, mon fils, oui, a été greffé, donc ça a fait deux ans, là.
46:18Donc c'est un don anonyme parce que mon fils a eu besoin aussi,
46:22puisque c'est la même maladie.
46:24Les deux petits-fils sont touchés aussi par cette maladie.
46:27Mais voilà, quoi, pour mon fils, ça a été, oui, il a attendu 18 mois avant d'avoir un rein.
46:36Et voilà, quand ça se présente, c'est quand même quelque chose de magique.
46:39Et quand ça fonctionne, c'est encore plus magique.
46:42Et lui aussi va bien aujourd'hui ?
46:43Et lui, il va très bien aujourd'hui.
46:45C'est une renaissance quelque part.
46:50Alors c'est sûr qu'en tant qu'épouse, c'est une chose, mais en tant que maman...
46:53Ah ben j'imagine.
46:54Et voilà, c'est sûr que 17 ans en arrière, il a fallu faire un choix,
47:00parce que je savais que mon fils avait cette maladie-là.
47:02Vous avez dû choisir entre donner un rein à votre mari ou à votre fils ?
47:05Voilà, mais mon fils allait très bien.
47:07Il n'y avait pas du tout de soucis encore avec sa maladie.
47:10Elle était là, mais il n'y avait vraiment pas d'effet d'urgence.
47:14Et mon mari avait...
47:15C'était urgent pour lui.
47:18Donc voilà, conseil de famille à trois.
47:20Et la décision a été prise et sans regret.
47:24Et avec le soutien de notre enfant, c'est ça qui est encore plus beau.
47:29Merci beaucoup Céline pour votre témoignage.
47:33André, bonjour.
47:34Oui, bonjour.
47:35Alors vous, vous vivez André avec, j'allais dire, le cœur d'un autre depuis plus de la moitié de
47:41votre vie à peu près ?
47:42Depuis bientôt 42 ans.
47:44Oui.
47:45Le 18 juillet, ça fera 42 ans que je vis avec le cœur d'un jeune homme de 20 ans.
47:50Ah, vous savez qui ?
47:51Enfin, vous saviez que c'est un jeune homme et qu'il avait 20 ans ?
47:55Exactement.
47:55Mais c'est tout ce qu'on peut savoir.
47:58Parce que le reste, c'est anonyme.
48:01C'est secret.
48:02On ne peut pas savoir ni le nom de la personne, ni quoi que ce soit.
48:06Et on peut rester autant d'années ? Moi, je ne savais pas, je découvre ça.
48:10Je suis certainement un des plus vieux greffé de France, peut-être même d'Europe.
48:15Ah oui.
48:17C'est le professeur Cabrol et le professeur Gangebach de la pitié-sède-pétrière qui m'avait transplanté.
48:23La pitié-sède-pétrière qui est toujours très en pointe, puisqu'on voyait tout à l'heure dans le journal
48:27avec Agathe Landais,
48:29cette, je cherchais le nom, une nurserie pour les organes qu'ils ont mis en place et inauguré la semaine
48:37dernière
48:37pour essayer que les organes, finalement, soient au mieux avant d'être transplantés.
48:42Ah ben oui.
48:43Pour vous, tout à l'heure, Céline, à l'instant, nous disait que c'est une renaissance.
48:47C'est comme ça que vous l'avez vécu aussi ?
48:49Ah ben, au départ, pas tout à fait.
48:52Parce qu'à mon époque, donc il y a 42 ans, ça ne se passait pas comme aujourd'hui.
48:58Je vous donne un exemple qui est très court et très simple.
49:02Mon épouse est venue avec moi pour le jour de ma transplantation.
49:06Oui.
49:08Pendant qu'il me préparait pour des endobloques, on a dit à mon épouse, il faut rentrer chez vous.
49:14Sans aucune explication.
49:16Ah bon ?
49:17Oui.
49:18Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
49:20Aujourd'hui, c'est différent.
49:22À l'époque, on n'avait pas de psy, on n'avait rien du tout.
49:24Oui, bien sûr.
49:25Il n'y avait pas d'accompagnement.
49:27Ah non, on avait très peu d'accompagnement.
49:29Très peu, très peu.
49:30Et donc, on vous a fait cette greffe et vous avez été sur pied combien de temps après ?
49:37Ben, écoutez, j'étais sur pied 48 heures après.
49:41Ah oui ?
49:4148 heures après, je passais ma première...
49:46Oui, en chambre stérile.
49:48En chambre complètement stérile.
49:50Qu'est-ce que vous avez envie de dire, André, à tous ceux qui hésitent, qui s'interrogent, qui se
49:55disent...
49:55Alors, ce que j'ai envie surtout de dire, c'est ce que plusieurs personnes ont dit, c'est que
50:01le temps d'organe aujourd'hui, c'est primordial.
50:05Pourquoi partir avec un bon cœur, avec des bons reins, avec un bon foie, alors qu'on peut sauver des
50:12tas de personnes ?
50:15Et ça, aujourd'hui, je crois que les gens n'ont encore pas pris conscience de ça.
50:19Oui, je rappelais ces chiffres.
50:21Enfin, 23 000 personnes qui sont en attente de greffe en France.
50:24Moi, j'ai connu beaucoup de personnes qui sont parties avant de recevoir leur cœur.
50:32Et c'est pour ça que c'est important d'en parler, d'en parler en famille et sans tabou.
50:37Merci infiniment, André, pour votre témoignage.
50:40Je m'excuse auprès de Béatrice et de Pierre-Emmanuel, qu'on n'a pas eu le temps de prendre.
50:45Mais on ne manquera pas de réévoquer ce sujet, parce que c'est un sujet ô combien important.
50:50Dans un tout petit instant, l'heure du...
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