- il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 20 mai 2026.
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00:08Vous avez la parole dans un tout petit instant et on voudrait vous entendre aujourd'hui sur cette crise de
00:13l'hôpital.
00:14On évoquait par exemple les urgences de Perpignan où il faut actuellement parfois 20 heures pour voir un médecin.
00:20Une crise large et un hôpital à bout de souffle.
00:25C'est ce que décrit Nicolas Béraud dans son livre « Urgence vitale » publié chez Flammarion qui sort aujourd
00:30'hui.
00:31Il est avec nous pour en parler.
00:32Si vous êtes patient ou soignant, appelez-nous pour nous raconter comment vous constatez cette crise au quotidien.
00:41On attend toujours de savoir si Emmanuel Moulin, l'ex-secrétaire général de l'Elysée, sera ou non le futur
00:47gouverneur de la Banque de France.
00:49Il a été auditionné ce matin par les parlementaires. Il doit y avoir un vote dans les toutes prochaines minutes.
00:56Nomination ou en tout cas choix d'Emmanuel Macron qui ne fait pas l'unanimité.
01:01Le Parti Socialiste et l'FI et le RN ont annoncé qu'il se prononcerait contre sa nomination.
01:08Et puis on peut revenir aussi sur ce grand retour, celui de la Deux-Chevaux qui devrait faire son retour
01:14en version électrique.
01:16Ça devrait même être annoncé dès demain. Est-ce que ça vous fait rêver ou pas ?
01:20Est-ce que vous seriez prêts à acheter une telle voiture ?
01:22Et puis plus largement, racontez-nous vos souvenirs en deux chevaux.
01:26On pourrait faire une deux chevaux décapotable aujourd'hui, Peggy.
01:29On l'a dit, ça s'arrange nettement du côté du temps.
01:32Et on va carrément, vraiment basculer dans l'été demain partout.
01:35Oui, sur tout le pays. Alors on aura juste quelques nuages le matin et quelques bancs de brouillard au nord
01:39de la Loire.
01:39Mais ce sera déjà bien ensoleillé ailleurs le matin.
01:42Et le soleil finit par s'imposer sur la majeure partie du pays.
01:45Il y a encore quelques petits nuages.
01:47Alors des nuages de beau temps qui laisseront passer quand même de belles éclaircies au nord de la Seine.
01:51Et un petit risque d'averse localisé sur les Hauts-de-France.
01:54Les températures, 8 à 11 degrés sur la moitié nord demain matin.
01:5811 à 17 au sud.
01:59Et l'après-midi, elles sont en hausse, même au nord.
02:0122 à 26 degrés sur la moitié nord.
02:04Jusqu'à 31 degrés dans le sud-ouest.
02:06Et ensuite ?
02:07Et ensuite, ça continue.
02:08On peut dire que l'été s'installe pendant plusieurs jours.
02:10Parce que jusqu'à mercredi prochain, donc pendant une semaine, moi sur les cartes, je vois du soleil partout.
02:17Juste un petit risque d'averse sur les reliefs.
02:18Et une moyenne de 29 degrés au nord, 30, 31 au sud.
02:22Donc là, on est au-dessus.
02:23On est largement au-dessus.
02:25Il y a des endroits où on sera facilement 10 degrés au-dessus des normales de saison.
02:28Merci beaucoup Péguy.
02:29Il est bientôt 13h03.
02:38Je suis en plein dedans, là, au niveau de la famille.
02:41Mon épouse est rentrée aux urgences hier à 14h30.
02:45On lui a diagnostiqué hier soir appendécite péritonique.
02:49Et elle est en attente depuis hier pour être opérée.
02:53Elle va faire bientôt 24 heures qu'elle est sur un brancard.
02:56On n'est pas en cause des médecins et des infirmiers qui font, je pense, leur maximum.
03:01Donc c'est un scandale.
03:02Et bientôt 24 heures sur un brancard pour une appendicite, une péritonite.
03:07Le message de Benoît au 3210.
03:10On va évoquer cette crise de l'hôpital.
03:13À la fois côté patient avec Benoît, qu'on va essayer de rappeler d'ailleurs.
03:18Et côté soignant.
03:20Nicolas Béraud, qui est journaliste aux Parisiens et qui publie cette grande enquête sur l'hôpital.
03:25Elle est toujours avec nous.
03:26Urgence vitale, c'est le titre, je le rappelle, publié chez Flammarion.
03:30Nicolas Béraud, ça vous surprend le témoignage de Benoît, sa femme toujours sur un brancard ?
03:34Malheureusement, des témoignages comme ça, on en entend régulièrement.
03:37On en voit, les soignants en rapportent.
03:39Et alors, c'est compliqué de savoir, est-ce qu'il n'y a pas de lit dans l'hôpital
03:42pour prendre en charge cette malade ?
03:43Est-ce qu'ils cherchent un lit dans un autre hôpital ?
03:45C'est aussi parfois ce qui arrive.
03:46Ce qu'on sait, c'est documenter, c'est chiffrer le temps moyen qu'on passe quand on va aux
03:50urgences.
03:51Donc entre l'entrée aux urgences et la sortie, que ce soit avoir un lit d'hôpital normal ou rentrer
03:56chez soi,
03:56il a augmenté, il est passé de 4 à 5 heures en moyenne.
03:59Et puis surtout, la mortalité augmente quand on passe une nuit sur un brancard.
04:03C'est une étude française qui a été menée par des chercheurs très sérieux
04:06qui montrent que le risque de mourir est 40% plus élevé quand on passe une nuit sur un brancard.
04:11Parce que la nuit, quand on est très mal installé, surtout pour des patients qui ont des pathologies chroniques,
04:15des comorbidités, ça peut avoir des conséquences graves.
04:17Et il y a relativement régulièrement des soignants qui alertent en disant
04:21telle personne, là, son pronostic vital a clairement été engagé
04:23parce qu'elle est restée aux urgences alors qu'elle n'aurait pas dû.
04:26Et on dit souvent qu'il y a des urgences qui n'en sont pas.
04:28Là, en l'occurrence, une péritonite, effectivement, ça fait vraiment partie des urgences.
04:31Je ne suis pas médecin, mais vous n'êtes pas médecin non plus, mais on est d'accord.
04:35Bonjour Aurélie.
04:37Bonjour Aurélie.
04:38Vous êtes, vous, infirmière à l'hôpital.
04:42Depuis combien de temps maintenant ?
04:44Je suis diplômée depuis 2007.
04:47Depuis 2007, donc ça fait presque 20 ans.
04:50Presque 20 ans, oui.
04:52Quel est votre quotidien aujourd'hui à l'hôpital ?
04:56Le quotidien, c'est travailler en bafouant mes valeurs personnelles, tous les jours.
05:03C'est-à-dire ?
05:04C'est-à-dire que quand on fait ce métier-là, c'est pour prendre soin des gens, de l
05:10'empathie, etc.
05:11Et en fait, la conjoncture actuelle, enfin actuelle, et depuis quelques années déjà,
05:17quelques années déjà un peu avant le Covid,
05:21c'est que ce n'est pas possible.
05:23On ne peut pas prendre soin des gens correctement quand on ne nous donne pas les moyens,
05:26quand il n'y a pas de lit pour hospitaliser les gens,
05:29quand il y a du manque de personnel.
05:32Mais des gens sur des brancards pendant des heures et des heures,
05:35comme on l'entendait par exemple pour l'épouse de Benoît, qui nous a laissé ce message,
05:39ça, c'est ce que vous voyez tous les jours ?
05:41Tous les jours, oui.
05:43Tous les jours, moi je fais des vacations dans un service d'urgence d'Île-de-France.
05:51Le lundi matin, quand vous arrivez, que vous êtes quatre infirmières pour le service d'urgence
05:57et que vous arrivez, il y a déjà 52 ou 54 patients sur des brancards qui viennent de passer la
06:01nuit.
06:02Vous savez que vous allez commencer une journée très difficile.
06:0554 patients déjà sur des brancards qui ont passé la nuit pour quatre infirmières ?
06:09Oui, et plus tous ceux qui vont arriver dans la journée au fur et à mesure des heures qui vont
06:15s'écouler.
06:1612 heures comme ça, c'est long et on sait déjà que ces patients-là, ils sont déjà en souffrance
06:22parce que passer déjà une nuit sur un brancard, c'est compliqué.
06:28Certains ont passé le week-end et on ne sait pas si on va avoir des solutions pour eux dans
06:34la journée.
06:34Et ils vont sans arrêt nous poser la question, qu'est-ce qu'on fait d'eux ? On ne
06:38sait pas.
06:39On parlait tout à l'heure avec Nicolas Béraud de maltraitance.
06:42Vous avez ce sentiment-là ?
06:43Complètement.
06:44Complètement.
06:46On est malheureusement complice de ces situations.
06:54Et nous, ce n'est pas pour ça qu'on a fait ce métier-là.
06:56Et c'est de la maltraitance.
06:57Que ce soit des personnes âgées, des adultes, des jeunes.
07:04Et en fait, j'ai écouté parler de votre invité tout à l'heure qui disait que les urgences souffrent
07:09d'avoir des gens qui n'ont rien à y faire ici.
07:11En fait, les urgences, c'est l'endroit qui est allumé la nuit.
07:16On ramène tout le monde, tout.
07:19Et puis, c'est des gens qui restent là.
07:23Qu'est-ce qu'on va en faire ?
07:23Parce qu'il n'y a pas de solution d'aval pour ces patients-là.
07:27Et il y a des moments où vous vous dites, celui-là, il va y passer, pardonnez-moi de le
07:35dire comme ça, mais parce qu'on n'arrive pas à gérer ça correctement ?
07:39Ah, il y a même des soirs où je rentre chez moi où je me dis, je ne sais pas
07:43comment on a fait pour ne pas perdre des gens aujourd'hui.
07:47Et bien sûr, ça pèse sur votre quotidien à vous, sur votre morale, votre santé mentale, j'imagine.
07:53Parce qu'on n'a pas fait ce métier-là pour ça.
07:54Oui, on n'a pas fait ce métier-là pour ça.
07:56Vous songez à changer de métier, Aurélie ? Ça vous est déjà arrivé d'y penser ?
08:01Ça fait déjà plusieurs années que j'y pense, sauf qu'en fait, on ne sait faire que ça.
08:05On a la tête dans le guidon et puis on n'a pas forcément accès, ce n'est pas dans
08:12notre culture de chercher non plus.
08:15Et on n'a pas forcément le temps de chercher pour faire une formation, pour se reconvertir.
08:19Puis on n'a pas l'argent et puis on n'a pas...
08:23Spontanément, on ne va pas se mettre au chômage et aller voir Pôle emploi pour dire, je veux faire une
08:30formation pour une reconversion.
08:31Parce qu'une infirmière à Pôle emploi, ça n'existe pas en fait.
08:34Qu'est-ce qu'il faudrait changer selon vous ? Comment on soigne cet hôpital malade ?
08:40Il y a plein de choses à faire, j'imagine. Mais par exemple, pour vous, quelle serait la priorité ?
08:44En priorité, simplifier l'administratif, diviser l'administratif et les personnels administratifs par deux.
08:51Et avec cet argent-là, réouvrir des lits.
08:55Et ouvrir des structures très spécialisées, enfin pas très spécialisées, mais pour le monsieur qui parlait de bedblocker,
09:03moi j'ai été personnellement, personnel encadrant de bed manager dans un hôpital.
09:08Donc vous gériez les lits disponibles, c'est ça ?
09:11Exactement. Et il y a des patients pour lesquels il n'y a aucune solution.
09:15On ne sait pas où les placer.
09:17C'est des personnes un peu spécifiques.
09:19C'est des personnes, par exemple, des personnes dépendantes, mais qui ont moins de 60 ans.
09:22Il n'y a pas de structure pour ces personnes-là.
09:24Parce qu'on ne peut aller en maison de retraite, en EHPAD ou en institut spécialisé qu'à partir de
09:3060 ans.
09:31Si vous avez 50 ans, que vous êtes seul, que vous n'avez pas de famille, des problèmes sociaux,
09:37et que vous avez une maladie qui vous rend dépendant, il n'y a pas de solution.
09:43Donc vous restez à l'hôpital.
09:44Restez avec nous Nicolas Béraud.
09:46Effectivement, ce que vivent aujourd'hui les gens comme Aurélie, tous les soignants qui sont à l'hôpital,
09:53c'est d'abord, j'allais dire, le symptôme, ou en tout cas la conséquence de tout un système qui
09:59s'est écroulé.
10:00Là, on parle de ces gens qui sont dépendants, mais qui n'ont pas plus de 60 ans.
10:03Mais on pourrait penser aux malades psychiatriques, qu'on ne sait pas où mettre, parce qu'il n'y a
10:08pas de place.
10:09Tous les pans de la structure...
10:12Tous les pans du système de santé, et même du système social.
10:16Moi, dans un box d'un service d'urgence d'un hôpital parisien, j'ai vu une femme adulte,
10:20qui a une situation de démence et qui est défavorisée, mais qui n'a aucun caractère de prise en charge
10:24médicale urgente,
10:25et qui était là, qu'occupait un lit.
10:26Et simplement, les médecins étaient un peu totalement désarmés,
10:29parce qu'ils disaient, l'ARS, l'Agence Régionale de Santé ne trouve pas de place,
10:32on ne sait pas où la mettre, donc on la garde là,
10:34parce qu'on nous demande de la garder là, on n'a pas d'autre choix.
10:37Ce que je trouve extrêmement fort et poignant dans le témoignage de cette infirmière,
10:40qui n'est pas du tout isolée,
10:42c'est le sentiment de...
10:42Il y a deux choses, il y a le sentiment de perte de sens,
10:45énormément d'infirmiers, de médecins racontent que,
10:48enfin, m'ont raconté et racontent qu'ils ne font pas aujourd'hui ce pour quoi ils se sont engagés,
10:52très clairement.
10:52Et ça, c'est le premier truc que dit Aurélie.
10:54C'est le premier truc que dit, effectivement, Aurélie.
10:55Et le deuxième aspect, c'est la maltraitance.
11:00Effectivement, ils sont maltraitants avec les patients, les soignants, mais bien malgré eux.
11:03Et la maltraitance, elle prend des formes très diverses.
11:05Il y a de la maltraitance du quotidien, vous savez, c'est le fameux,
11:07oui, je vous promets, je reviens dans deux minutes,
11:09en sachant pertinemment qu'on n'aura jamais le temps de venir.
11:10Mais vous revenez quatre heures plus tard.
11:11Je pense qu'on est beaucoup à l'avoir vécu, ça, à l'hôpital.
11:14Donc, il y a ça.
11:14Et puis, parfois, il y a la maltraitance plus brutale
11:17parce que des soignants sont à bout, commettent des erreurs,
11:20ne respectent plus les méthodes de soins qu'ils ont appris pendant leurs études
11:24parce qu'ils n'ont pas le temps,
11:25parce que le personnel qui doit faire une deuxième prise de sang pour contrôler,
11:27il n'y a pas assez de personnel.
11:28Donc, c'est nous qui faisons la deuxième prise de sang,
11:30on se couvre entre soi.
11:31Et donc, c'est un cercle vicieux qui s'entraîne.
11:34Et là où vous avez aussi raison,
11:35c'est que la crise de l'hôpital,
11:37non seulement elle s'inctue dans une crise plus large du système de santé,
11:39mais elle est systémique,
11:41au sens où elle a des origines qui sont anciennes,
11:44qui sont politiques,
11:45avec des enjeux aussi financiers.
11:48L'argent gangrène quelque part l'hôpital public
11:51parce qu'il y a la tarification à l'activité.
11:53L'administratif, c'est un vrai poids, comme le disait Amélie ?
11:54L'administratif, c'est un vrai poids.
11:56Alors, moi, je ne suis pas persuadé
11:58qu'en tant que tel, il y ait trop de personnel administratif.
12:01En revanche, je suis persuadé, après cette enquête,
12:03que le personnel soignant a beaucoup trop de tâches,
12:07enfin soignant et médical,
12:08a beaucoup trop de tâches administratives à gérer.
12:10Donc, je pense qu'il y a deux choses à distinguer.
12:11Il y a les tâches administratives
12:12qu'on demande aux infirmières ou aux médecins
12:14et qui sont épuisantes,
12:15et ça représente une part énorme de leur activité.
12:17Et puis, le personnel purement administratif,
12:19il en faudra toujours à l'hôpital des secrétaires.
12:21Aurélie, juste d'un mot,
12:22et sans vouloir du tout vous juger,
12:25mais ça vous est arrivé de rentrer chez vous
12:27en vous en voulant à vous ou pas ?
12:29Oui, parce que, comme le dit votre invité,
12:37quand on passe douze heures au milieu des patients,
12:40au milieu des familles qui vous sollicitent,
12:42et on n'a pas de réponse,
12:44et nous, on voit le temps qui passe
12:46et qu'on a encore une dizaine de patients à voir,
12:50que c'est chronophage d'expliquer à la famille
12:53qu'on n'a pas de solution pour eux.
12:54Et on comprend qu'ils nous demandent au bout d'un moment,
12:57quand vous en êtes à votre deuxième ou troisième jour
13:00d'affilée en douze heures,
13:02ben oui, forcément, on ne répond pas forcément.
13:04Peut-être pas de la meilleure des manières,
13:07la pression monte,
13:09et on se dit,
13:10cette famille-là, ils sont dans la peur,
13:13dans la détresse,
13:13ils ont un proche qui est aux urgences.
13:16Je n'avais pas à lui répondre comme ça,
13:18mais d'un autre côté,
13:19on n'a pas vraiment de...
13:23Merci beaucoup.
13:24Et on comprend,
13:25et j'ai une pensée, effectivement,
13:27pour tous ceux qui, comme vous,
13:29au quotidien,
13:30font tourner la machine,
13:31coûte que coûte, j'allais dire,
13:33et au mieux, comme vous le pouvez,
13:34ce n'est pas toujours facile,
13:35et les patients,
13:35enfin, nous, patients,
13:36on a parfois tendance à s'impatienter,
13:39justement,
13:40à tort, sans doute, trop souvent.
13:42Aurélie, vous restez avec nous,
13:43on va retrouver Karine dans un instant.
13:45Elle, elle a décidé de quitter l'hôpital.
13:46A tout de suite.
13:47Contactez-nous gratuitement
13:49via l'appli RTL
13:50ou au 30 de 10.
13:5150 centimes la mine.
13:53Amandine Bégaud.
13:54RTL Midi.
13:54Les auditeurs ont la parole.
13:56On nous annonce aujourd'hui
13:57que l'hôpital est malade,
13:58mais ce n'est pas d'aujourd'hui.
13:59Ça fait des années que ça dure.
14:00Aucun traitement mis en place.
14:02L'hôpital va finir en soins palliatifs
14:03si ça continue.
14:04Que font nos dirigeants ?
14:05C'est catastrophique.
14:06L'hôpital tient simplement
14:07par la passion
14:08de ceux qui travaillent dedans,
14:09les médecins,
14:10les personnels hospitaliers,
14:11les infirmières.
14:12On n'a aucune reconnaissance pour eux.
14:13En 2020,
14:14on était tous au balcon
14:15à les applaudir.
14:15On les a vite oubliés.
14:16Aller faire un tour de urgence
14:17un dimanche.
14:18Par contre,
14:18dans les bureaux,
14:19on en a embauché du monde.
14:21L'hôpital est bientôt
14:22en soins palliatifs,
14:25disait à l'instant
14:26Thierry au 30 de 10.
14:29Nicolas Béraud,
14:29vous, dans votre livre,
14:31vous parlez d'un hôpital
14:32à bout de souffle,
14:33à bout de souffle,
14:34presque en phase terminale.
14:35C'est ça l'expression
14:36que vous utilisez.
14:37On évoque bien sûr
14:38cette crise de l'hôpital.
14:40Aurélie est toujours avec nous,
14:41infirmière à l'hôpital.
14:43Karine, bonjour.
14:45Oui, bonjour.
14:46Alors vous,
14:46vous avez fait le choix
14:47de quitter l'hôpital.
14:48Vous étiez, vous aussi,
14:49infirmière.
14:51Oui, tout à fait.
14:52Alors moi,
14:52ça fait un petit moment,
14:53ça fait 25 ans.
14:54Mais par contre,
14:56j'ai aussi quitté l'hôpital
14:57en partie
14:59pour les raisons évoquées précédemment.
15:02C'est-à-dire que moi,
15:03à l'époque,
15:03je commençais à sentir
15:05que ça allait devenir compliqué
15:07de continuer à faire mon métier.
15:09Mais déjà,
15:09il y a 25 ans,
15:10vous sentiez ça ?
15:11Mais quoi, par exemple ?
15:13Par exemple,
15:14on commençait à avoir
15:15des cadres
15:17qui arrivaient
15:18et qui n'étaient pas forcément
15:20issus du soin déjà.
15:21Et ensuite,
15:23en fait,
15:24on n'avait plus du tout
15:25d'équipe,
15:26si vous voulez.
15:27Dans le temps,
15:27on avait un chef de service,
15:29dans le temps,
15:29on appelait ça une surveillante.
15:31Maintenant,
15:31on appelle ça
15:31un cadre infirmier.
15:32Mais voilà,
15:33mais qui connaissaient
15:34son personnel.
15:34on était toute une équipe.
15:36Et déjà,
15:37à l'époque,
15:38on commençait à avoir
15:38des équipes d'infirmières
15:40qu'on appelait sur un service,
15:41sur un autre,
15:42à droite,
15:42à gauche,
15:43qui commençaient à devenir
15:44malléables
15:46parce qu'on n'avait pas le choix.
15:48Et donc,
15:49déjà,
15:49moi,
15:49je commençais à sentir
15:51que...
15:51Voilà,
15:52moi,
15:52je suis partie
15:52parce que les médecins partaient
15:54et parce que
15:54les cadres qui arrivaient
15:56ne correspondaient déjà pas moi
15:57à ce que je pensais du soin.
16:00Et ça,
16:00c'est malheureusement confirmé.
16:01Moi,
16:02mon mari a continué
16:03de travailler à l'hôpital
16:04et il a fini avec un burn-out.
16:06Il a été arrêté
16:07pendant 5 ans
16:07et lui,
16:08il était soignant.
16:09Ah oui.
16:10Donc,
16:10voilà,
16:11ça s'est vraiment confirmé.
16:12C'est-à-dire qu'en fait,
16:14nous,
16:14les soignants,
16:15on n'est plus du tout...
16:19On n'est plus du tout
16:20maintenant de moins en moins
16:21auprès du patient
16:22parce qu'en fait,
16:23comme le disait le journaliste,
16:25il y a énormément
16:25de tâches administratives.
16:26Maintenant,
16:27quand vous arrivez
16:27dans un hôpital,
16:28vous voyez des infirmières
16:29avec un ordinateur
16:31et on commence déjà
16:32par travailler
16:32sur l'ordinateur.
16:33Qui devrait leur simplifier
16:35la vie,
16:35j'imagine,
16:36mais qui leur complique
16:37les choses.
16:37Mais qui complique
16:38énormément les choses.
16:40Bien sûr.
16:41Bien sûr.
16:41Et c'est une réalité
16:42de tous les jours.
16:44Et en plus,
16:44comme disait...
16:45Je m'excuse,
16:46mais je crois que c'est Audrey.
16:47Aurélie.
16:48Aurélie, pardon.
16:49C'est qu'en fait,
16:50on n'a pas fait ce métier-là
16:51du tout pour ça.
16:51C'est quand on devient
16:52infirmière,
16:53c'est vraiment parce qu'on aime
16:54les gens
16:55et qu'on le fait
16:56parce qu'on aime les gens
16:57et qu'on aime notre métier.
16:58et que...
16:59Enfin, moi,
17:00je l'ai retrouvé...
17:00Alors, moi,
17:01après, je suis partie en libéral
17:02et je l'ai retrouvé
17:02dans le libéral
17:04parce que, voilà,
17:04vous avez ce contact
17:05avec les gens.
17:06Et ce sentiment
17:07d'être utile
17:08et de prendre soin d'eux.
17:10Ce qui est la base
17:11de votre métier,
17:11bien évidemment.
17:13Juste, Karine,
17:14pendant que vous parliez,
17:15Nicolas Béraud,
17:15quand vous avez parlé
17:16des cadres,
17:17faisait oui de la tête.
17:19Qu'est-ce qui a changé,
17:19Nicolas ?
17:20Très clairement,
17:22il y a un énorme fossé,
17:23souvent,
17:24entre le monde administratif,
17:26les directions,
17:27plus globalement,
17:27et puis le personnel médical.
17:29C'est un petit peu...
17:29Enfin, ce que m'ont décrit
17:30plusieurs personnes dans le livre,
17:31ce que je raconte,
17:31c'est que c'est vraiment
17:32deux mondes
17:33qui se parlent un peu
17:34mais ne se comprennent pas du tout.
17:35Ils n'ont pas le même langage.
17:37Il y a une expression
17:38qui revient beaucoup,
17:38c'est les tableaux Excel
17:39du directeur accusé
17:41d'avoir le nez
17:41dans ces tableaux Excel
17:42avec des chiffres partout
17:43pour le nombre de lits,
17:44le nombre de patients
17:45par rapport à...
17:45Mais ils parlent chiffres
17:46au lieu de parler humain, en fait.
17:47Ils parlent chiffres
17:48et les médecins,
17:49ils sont là,
17:49ils reçoivent des tableaux Excel
17:50mais très concrètement,
17:51ils m'ont montré,
17:52ils reçoivent des tableaux Excel
17:53avec le nombre de patients
17:53sur tel mois
17:54par rapport au même mois
17:55de l'an dernier
17:55et on leur dit
17:56mais ce n'est pas normal,
17:57il y a eu moitié moins de patients
17:58ou au contraire,
18:00il y a eu plus de patients
18:01et ils répondent
18:01bah oui,
18:02mais c'est parce que
18:02c'est des patients plus compliqués,
18:04on ne peut pas comparer.
18:05Ils sont agacés
18:06à l'idée
18:07qu'on mette des chiffres sur tout
18:09et qu'on raisonne uniquement
18:11de façon comptable
18:11et c'est un petit peu
18:12ce qui est le cas
18:13dans certains hôpitaux
18:14aujourd'hui, effectivement.
18:15Bonjour Thomas.
18:18Oui, bonjour.
18:19Vous êtes brancardier, vous.
18:21Exactement.
18:21Et vous nous confirmez
18:22ce que dit Karine,
18:23vous voyez beaucoup
18:24d'infirmiers partir.
18:27Je crois que les gens
18:28n'ont pas conscience
18:29de ce qui est en train
18:29de se passer.
18:30Là, ce qui tient l'hôpital
18:32et d'une manière générale
18:33le système de santé,
18:34c'est la génération
18:35des cinquantenaires,
18:37quarantenaires, cinquantenaires
18:37et les proches retraites.
18:39Mais la nouvelle génération,
18:40à peine elle arrive
18:40fraîchement diplômée,
18:41qu'elle s'en va
18:42puisque rien ne correspond
18:44à ce qu'on leur a dit.
18:45Et vous les voyez, vous ?
18:48Complètement.
18:50Essayez de faire une moyenne
18:51sur les infirmiers
18:53de moins de 40 ans
18:55et ceux de plus de 40 ans,
18:56vous allez voir
18:57qu'il y en a
18:58qui veulent tout de suite partir
19:00alors que ceux
19:01qui sont de la génération
19:02d'après 40 ans
19:03tiennent parce que
19:04c'est de la passion.
19:06Oui, c'est ce qu'Aurélie
19:07nous disait.
19:08Son témoignage,
19:08il était très fort
19:11pour ça aussi.
19:13Et donc, vous les voyez,
19:14il reste combien de temps ?
19:17Dès qu'ils peuvent partir,
19:18ils partent
19:19parce que ça ne correspond pas
19:20à ce qu'on leur a promis.
19:22Mais voyez-vous,
19:23moi, ce que j'aimerais quand même
19:24qu'on...
19:25Il y a toujours une base au mal.
19:27Bien sûr.
19:28C'est quoi la base du mal ?
19:30La base du mal,
19:31c'est la réforme
19:32qui a été mise en place
19:33par Sarkozy en 2008.
19:34C'est celle-là
19:35qui tue l'hôpital.
19:37Et on arrive aujourd'hui
19:38aux chiffres.
19:39C'est très simple à vérifier.
19:40Vous allez sur Internet,
19:42vous vérifiez les chiffres
19:43avant 2008
19:43ou après 2008.
19:45Parce qu'après 2008,
19:46c'est l'ARS qui arrive.
19:47Donc, c'est des technocrates
19:49qui essayent d'expliquer
19:49aux soignants...
19:50C'est ce qu'on appelle
19:50la tarification à l'acte.
19:52C'est ça ?
19:53C'était un peu avant.
19:53Ça, c'était un petit peu avant.
19:55D'accord, Nicolas ?
19:56La loi de 2012
19:57auquel elle fait référence,
19:57monsieur, je crois,
19:58c'est la loi HPST
19:59qui a notamment donné
20:00plus de pouvoir
20:01aux directions des hôpitaux.
20:03C'est ça, Thomas ?
20:04Oui, oui, on a ça.
20:05Mais on a aussi là
20:06la facturation à l'acte
20:07qui prend
20:13une tarification exponentielle,
20:15par exemple.
20:16Et moi, j'ai vraiment vu
20:18la différence à ce moment-là,
20:19en fait.
20:20Et vous, en tant que brancardier,
20:22quelle évolution vous avez vue ?
20:24Est-ce que vous aussi,
20:26aujourd'hui,
20:26c'est beaucoup plus compliqué
20:28que ça ne l'était
20:29il y a 10, 15 ou 20 ans ?
20:31À partir du moment
20:32où vous prenez un patient
20:33pour un chiffre,
20:34vous imaginez
20:35ce qu'il en découle derrière.
20:36Vous ne pouvez plus mettre
20:38le côté humain
20:39puisque c'est un produit,
20:40c'est un numéro.
20:42Alors, je parle prument,
20:43ce n'est pas agréable à entendre,
20:44mais je me passerais bien
20:45de vous dire ça.
20:46Malheureusement,
20:47si c'est la vérité,
20:47c'est la vérité.
20:48Et parce que vous aussi,
20:49vous avez fait ce métier,
20:50j'imagine,
20:50pour être au plus proche
20:51des gens.
20:53On ne peut pas aller
20:53dans le médical
20:54sans avoir de la compassion
20:56et de l'empathie
20:57pour les gens.
20:57Je veux dire,
20:58les gens qui ont essayé
20:59de rentrer dans les soignants,
21:01dans le système médical
21:03pour essayer de s'enrichir,
21:04déjà,
21:04ce n'était pas le bon endroit.
21:05Et ceux qui veulent juste,
21:08qui n'en ont rien à foutre
21:09des gens,
21:09tout simplement,
21:10le système les éjecte
21:11parce que vous avez besoin
21:13d'avoir de l'empathie
21:15C'est cette part d'humanité
21:16qui vous fait rester,
21:17en fait.
21:17Quand vous amenez quelqu'un
21:19dans un bloc opératoire
21:20sur un brancard,
21:21c'est un geste simple
21:22pour un brancardier.
21:23Mais la personne
21:24qui est sur le brancard,
21:25elle sait qu'elle part
21:26dans un bloc opératoire.
21:27On va l'endormir.
21:29Peu ou longtemps,
21:30mais vous imaginez le stress.
21:32Donc,
21:32si nous,
21:33on arrive
21:33et qu'on nous parle
21:34d'une personne
21:36qu'on la considère
21:37comme un numéro,
21:39quelle empathie
21:40on peut mettre là-dedans ?
21:41Et donc,
21:42laisser les gens
21:42dans le désespoir.
21:43Est-ce que vous,
21:44vous avez le sentiment,
21:45parfois,
21:46et là encore,
21:46je ne juge pas,
21:47mais de maltraiter
21:48certains de vos passions ?
21:49Moi,
21:50jamais.
21:50Jamais ?
21:51Mais,
21:53c'est un débat intéressant
21:54qui méritera une autre émission,
21:55je pense,
21:56parce qu'effectivement,
21:56là-dedans,
21:57vous savez très bien,
21:58chacun fait ce qu'il veut
21:59de son métier.
22:00C'est aussi pour ça
22:01que je parlais entre l'ancienne...
22:02Ou ce qu'il peut,
22:02parfois, Thomas.
22:03Oui,
22:03aussi,
22:04aussi,
22:04mais quand même,
22:05la base,
22:05chacun fait ce qu'il veut
22:06de son métier.
22:06S'il a envie de bien le faire,
22:07il le fait bien.
22:08Donc,
22:09il y a là aussi quelque chose
22:10entre la nouvelle
22:11et l'ancienne génération
22:14qui fait que,
22:16nous,
22:16on aura toujours plus d'empathie
22:17que la nouvelle.
22:18Je ne suis pas là
22:20pour essayer de confronter les deux,
22:21c'est juste,
22:21encore une fois,
22:22un constat de fait.
22:24Nicolas Béraud,
22:24ça aussi,
22:25vous le constatez,
22:27ce choc des générations ?
22:28Très clairement,
22:29et même,
22:29j'ai découvert,
22:30et ce qu'on raconte aussi
22:31dans le livre,
22:31c'est que l'institution
22:32hôpital public
22:33n'a pas anticipé
22:35assez tôt
22:36ces attentes
22:37des nouvelles générations.
22:38Certes,
22:39il y a des conditions de travail
22:39qui sont dégradées,
22:40mais pourquoi il y a aussi
22:41autant de jeunes qui partent ?
22:42C'est parce que
22:43ce qu'on leur propose
22:44en termes de temps de travail,
22:45de charge de travail,
22:46d'horaire de travail,
22:47ce n'est pas devenu des fainéants,
22:48les jeunes soignants,
22:49ce n'est pas du tout ça,
22:49mais parfois,
22:50ils aiment bien,
22:51par exemple,
22:51avoir des journées plus longues
22:52mais moins de jours
22:52de travailler dans la semaine.
22:53Ça peut être de l'aménagement
22:54du temps de travail,
22:55ça peut être des climats
22:56un petit peu néfastes,
22:58voire toxiques
22:59au sein de certains services
23:00qui étaient impunis,
23:06donc c'est vrai
23:06qu'il y a ces nouvelles générations
23:08qui ont de nouvelles attentes
23:09et l'institution n'a pas
23:09anticipé ça suffisamment tôt
23:11et un tout petit mot
23:12sur la tarification
23:13de l'activité dont parlait monsieur,
23:14en gros,
23:15pour faire court,
23:15c'est que depuis,
23:16au début des années 2000,
23:17a été mis en place
23:18ce principe de financement
23:19pour que ce soit
23:21le financement principal
23:22de nombreux services
23:23d'hôpitaux en France.
23:24Pour faire court,
23:26chaque patient est devenu
23:28ce qui rapporte de l'argent
23:29à l'hôpital,
23:29c'est-à-dire que l'hôpital
23:30était rémunéré
23:31en fonction du profit
23:32des patients qu'il accueillait,
23:33en fonction du profil
23:35des maladies des patients
23:36et puis aussi des actes
23:37qui étaient réalisés
23:38sur ce patient.
23:39Sur le principe,
23:40c'était plutôt une bonne chose
23:41parce que ça permettait
23:41de récompenser,
23:42entre guillemets,
23:42les hôpitaux qui étaient actifs
23:44et de, voilà,
23:45plutôt dévaloriser les autres.
23:47Mais ça entraînait des dérives,
23:48par exemple,
23:48de faire sortir
23:49le plus vite possible,
23:50en tout cas aussi vite que possible,
23:51des patients
23:52pour en faire entrer d'autres,
23:53pour, voilà,
23:54faire entrer plus d'argent.
23:55Il peut y avoir la tentation
23:56pour certains médecins
23:57de parfois surcoter,
23:58donc mettre un code supplémentaire
24:00pour que ça rapporte
24:00un petit peu plus d'argent.
24:01C'est la raison pour laquelle
24:05du tout T2A,
24:06comme on dit,
24:06pour revenir à un système
24:07plus équilibré.
24:08Mais ça, clairement,
24:09c'est quelque chose
24:10que quand je parle de l'argent
24:11qui gangrène l'hôpital public,
24:12la T2A y a contribué.
24:15Philippe, bonjour.
24:17Bonjour Amandine.
24:17Oui, vous avez, vous aussi,
24:19travaillé aux urgences, je crois ?
24:21Oui, absolument.
24:22Moi, j'ai fait une carrière complète
24:23de 39 ans et 8 mois
24:24et je confirme
24:26tout ce que les auditeurs
24:27viennent de dire à l'instant
24:28sur votre antenne.
24:30Mais l'hôpital n'est pas malarable.
24:32L'hôpital est gangréné
24:34jusqu'à la moelle.
24:35Et c'est depuis la réforme Sarkozy,
24:37Xavier Bertrand,
24:38et c'est une continuité.
24:40Quand vous avez un service d'urgence
24:42avec 5 lits
24:43et que vous avez 20 à 30 patients
24:45qui dorment dans les couloirs
24:46la nuit,
24:47là, on ne peut pas parler de soins,
24:49on parle de maltraitance.
24:50Et puis, vous avez eu
24:51la création des ARS.
24:53Les agences régionales de santé.
24:54Voilà.
24:55Alors là, c'est une usine à gaz.
24:57C'est pire que l'armée mexicaine.
24:59Et puis, bon, on n'a pas arrêté.
25:01On a continué.
25:02On a créé les GHT,
25:03les groupements hospitaliers.
25:05Alors, on a nommé des directeurs,
25:07des gens qui ne sont pas du tout
25:08de la filière hospitalière,
25:10des gens qui ont fait Sciences Po
25:11et qui arrivent dans un service
25:12et qui se présentent comme directeurs
25:14à 38 ans
25:15et puis qui vous disent
25:16« Voilà, messieurs, dames,
25:17maintenant, il va falloir changer
25:18votre façon de soigner.
25:20On n'est plus autant des bonnes sœurs.
25:21Je suis là pour fermer
25:22ce qui ne rapporte pas
25:23et ce qui rapporte,
25:24on le laissera. »
25:25On ne peut pas entendre ça
25:26dans un établissement.
25:28Et malheureusement,
25:29c'est connu de tous les élus.
25:30Puisque moi, dans mon département,
25:32nous avons manifesté,
25:33nous avons fait grève
25:34et nous n'avons pas eu de soutien
25:36ni du maire local
25:38qui était président
25:38du conseil d'administration,
25:40ni du député
25:41qui sont allés dans le sens
25:42du directeur du GHT.
25:44Et si vous prenez
25:44le département de la Meuse,
25:46vous vériférez,
25:47les hôpitaux du département
25:49de la Meuse sont gangrénés.
25:51Ça ne fonctionne plus du tout.
25:52Vous n'avez pas de lit.
25:53Vous n'avez plus de médecin.
25:54Vous n'avez plus d'aval.
25:57Vous n'avez qu'une seule ambulance
25:58le soir à 20 heures.
25:59Quand vous voulez transférer
26:00un patient à Nancy, à Metz,
26:02c'est minimum 4 à 5 heures
26:04que le patient va rester
26:05sur un brancard.
26:06Alors, je vous dis tout simplement,
26:09Amandine,
26:10hôpital gangréné jusqu'à la moine.
26:12Nos dirigeants sont tous
26:14responsables de ce qui se passe.
26:15Et Nicolas Perrault disait
26:16en phase terminale,
26:19juste Nicolas d'ailleurs d'un mot,
26:20ce que dit Philippe à l'instant,
26:21il y a plusieurs soignants
26:22qui vous disent,
26:23il y en a un notamment dans le livre
26:24qui dit à Bercy,
26:24ils sont convaincus
26:25qu'on dépense trop pour la santé.
26:26Le politique ne comprend pas
26:28les soignants.
26:29C'est ça l'une des clés ?
26:31C'est vrai qu'il y a un énorme clivage
26:32entre la santé et le ministère
26:34qui tient les cordons de la bourse.
26:36Et il y a beaucoup de médecins,
26:37de directeurs d'hôpitaux même
26:38qui le disent,
26:39ils sont étonnés,
26:40enfin ils sont agacés
26:41de voir que les responsables politiques
26:43au gouvernement
26:43dans les ministères plutôt économiques
26:45ne comprennent pas
26:45que l'hôpital a besoin d'argent
26:47juste pour prendre en charge
26:48tous ces Français,
26:49de plus en plus nombreux,
26:50parce qu'il y a le vieillissement
26:51de la population.
26:52Donc l'hôpital ne pourra pas tenir
26:53à budget constant,
26:54ne serait-ce parce qu'il y aura
26:55de plus en plus de malades
26:55à prendre en charge,
26:56parce que c'est une bonne chose,
26:57on vit de plus en plus longtemps.
26:58Vous, restez avec nous Nicolas Perrault,
27:00on va continuer à parler
27:01de cette crise de l'hôpital.
27:02Côté patients,
27:03dans un instant,
27:04je remercie Aurélie,
27:05Karine, Philippe et Thomas,
27:06merci vraiment à vous
27:07pour vos témoignages
27:09et puis Jean-Alphonse Richard
27:09est arrivé dans le studio.
27:10Bonjour Jean-Alphonse.
27:12Bonjour Amandine.
27:12L'heure du crime à 14h
27:14et le programme
27:14dans un tout petit instant.
27:16A tout de suite sur RTL.
27:19Toute la journée,
27:21RTL vous accompagne.
27:32Jusqu'à 14h,
27:34les auditeurs ont la parole.
27:36Amandine Bégaud sur RTL.
27:38On continue à parler
27:39de cet hôpital malade
27:41dans un tout petit instant.
27:43Avant cela,
27:43le programme de l'heure du crime
27:45que vous retrouverez bien sûr
27:46dès 14h comme chaque jour
27:47sur RTL avec vous Jean-Alphonse.
27:49Et aujourd'hui,
27:49une étrange histoire
27:50dans un petit village
27:51de Seine-et-Marne.
27:51Oui, on va à Saint-Loup de Nau.
27:54C'est en pleine campagne
27:54en Seine-et-Marne.
27:55Deux explosions bien mystérieuses.
27:57En 2017,
27:58une voiture qui explose.
27:59Deux morts.
28:00Un grand-père
28:00et son petit garçon de 5 ans.
28:032024.
28:03Là, on est là 7 ans et demi plus tard.
28:05Deuxième explosion.
28:06Encore ?
28:06Dans le même village.
28:07C'est un tout petit village.
28:08Une maison détruite.
28:09La bombe était dans le salon.
28:10Une jeune femme morte.
28:12Son compagnon grièvement blessé.
28:13Alors les enquêteurs
28:15vont réunir finalement
28:16ces deux histoires
28:17bien mystérieuses
28:17parce que la première,
28:18on n'avait aucune explication.
28:19Et puis on va remonter
28:21à une mère
28:21et son fils.
28:23Hélène et Simon Maréchal.
28:2473 ans et 35 ans.
28:26Lui est un inventeur de génie.
28:28Il a même sur Youtube
28:29une chaîne à succès
28:31sur des inventions,
28:32des créations qu'il fait.
28:34Mais pourquoi cette mère
28:35et son fils
28:37seraient impliqués
28:38dans un tel carnage ?
28:39Alors les policiers
28:40ont une explication.
28:41Je ne vous la donne pas tout de suite.
28:42Pour ça, il faut écouter.
28:43Je vais dire alors, oui.
28:44Non, mais oui.
28:44C'est la clé qui manque.
28:45Mais vous allez la trouver
28:46dans l'heure du crime
28:46évidemment à 14h.
28:48avec l'affaire Marshall
28:50soupçon au village.
28:5114h.
28:52Ça c'est à 14h.
28:53Et Jean-Alphonse,
28:53on vous retrouvera aussi
28:54ce soir,
28:5620h, 22h,
28:57la nuit du crime.
28:57La nuit du crime
28:58avec cette question
28:58est-ce que nous sommes tous
28:59des criminels en puissance ?
29:00Est-ce qu'on aurait tous
29:01un jour eu envie
29:02de tuer quelqu'un ?
29:03C'est une bonne question.
29:04Je ne vais pas vous la poser
29:04Amandine,
29:05mais enfin,
29:06ça existe
29:06et on va en parler
29:07pendant deux heures
29:08avec nos invités
29:08dont Christophe Ongelat
29:09qui sera avec moi.
29:10Ça ce sera 20h, 22h
29:12ce soir sur RTL
29:13et avant cela,
29:14donc l'heure du crime
29:15à 14h,
29:15il est 13h32.
29:1812h30, 14h.
29:20RTL midi,
29:20les auditeurs ont la parole.
29:22Avec Amandine Bégaud.
29:24J'ai vécu
29:25avec ma maman de 80 ans
29:26une attente de 27 heures
29:28aux urgences.
29:29Les soignants font le maximum.
29:31Nombreux sont des patients
29:33qui viennent
29:34pour des urgences
29:35qui n'en sont absolument pas.
29:36J'ai vu des patients
29:37venir pour des ampoules,
29:39des patients hurler
29:40en salle d'attente
29:41pour deux points de futur.
29:42Donc il y a un vrai sujet
29:43de respect,
29:44de compréhension aussi
29:46de ce que sont
29:47les urgences.
29:48Le message de Céline
29:50au 3210,
29:51on continue à évoquer
29:53cette crise de l'hôpital.
29:54On a beaucoup parlé
29:57des soignants
29:58de leur quotidien
30:00et de ce qu'ils vivent
30:00au jour le jour.
30:02On va à présent
30:03donner la parole
30:03aux patients.
30:04Et Victor, bonjour.
30:05Bonjour Amandine.
30:06On a beaucoup de messages
30:07sur la page Facebook
30:08de l'émission
30:08et sur les réseaux sociaux.
30:09Exactement.
30:10Sabrina, je suis infirmière
30:11à l'hôpital
30:12et dire que l'hôpital
30:12va mal est un euphémisme.
30:14Jean-Marc,
30:15ce sont nos dirigeants
30:16qui ont détruit
30:16le système de santé.
30:18Tout mon soutien
30:19aux soignants
30:20et surtout aux urgentistes
30:21qui sont remarquables.
30:22Et puis,
30:23une parole d'une patiente
30:25ou d'une proche,
30:25mon père est décédé
30:26le mois dernier.
30:27Il a passé une journée
30:28à attendre aux urgences
30:29et il est décédé
30:30quatre jours plus tard
30:31à cause de cette prise
30:33en charge tardive.
30:34Et on le rappelait
30:35avec Nicolas Béraud
30:35qui est toujours avec nous,
30:36journaliste aux Parisiens
30:38et qui signe
30:39cette enquête urgence vitale
30:41publiée chez Flammarion.
30:43Pourquoi l'hôpital public craque ?
30:46Nicolas,
30:46vous nous rappelez
30:47qu'effectivement,
30:47plus on passe de temps
30:48sur un brancard,
30:49plus ça augmente
30:50les risques de mortalité.
30:51Oui,
30:52quand on passe une nuit
30:53sur un brancard,
30:54une étude a montré
30:5440% de risque accru
30:56de mortalité
30:56pour une personne âgée.
30:57On va retrouver Benoît.
30:58Bonjour Benoît.
30:59Bonjour Amandine.
31:00Vous nous avez laissé
31:02ce message tout à l'heure
31:02au 3210
31:03en nous expliquant
31:04que vous étiez
31:05en plein dedans.
31:06Votre femme est aux urgences
31:08sur un brancard
31:09depuis hier,
31:10début d'après-midi,
31:1114h30,
31:11c'est ça ?
31:12Oui,
31:12c'est ça.
31:13Et c'est toujours le cas là ?
31:15Oui,
31:15j'ai eu des nouvelles
31:16il n'y a pas très longtemps.
31:17Elle attend son transfert
31:19qui devrait arriver
31:20en début d'après-midi
31:21pour un passage au bloc
31:23dans la foulée.
31:24Des transferts
31:25vers un autre service ?
31:27Oui,
31:27parce que là,
31:28elle est dans un hôpital
31:29de campagne,
31:30on va dire.
31:31on est en milieu...
31:32Oui,
31:33on est en milieu rural
31:34et il n'y a pas de service
31:35de chirurgie
31:36dans cet hôpital-là.
31:38Et depuis hier,
31:40vers 18h,
31:4119h,
31:41qu'il avait diagnostiqué
31:43ce qu'elle avait,
31:44eh bien,
31:45ils attendent
31:46un endroit
31:46pour pouvoir
31:47la prendre en charge.
31:48Donc,
31:49elle devait partir
31:50ce matin
31:50sur une clinique privée,
31:52changement de programme
31:54et voilà,
31:55elle attend toujours
31:56en même endroit
31:56sur le brancard.
31:57Mais par contre,
31:58avec une prise en charge,
32:00les urgentistes,
32:01les infirmiers,
32:02tout ça,
32:02tout le monde a fait
32:02très très bien son travail
32:05et heureusement,
32:06parce que c'est quand même...
32:07Enfin,
32:07il y a un peu d'importance
32:08d'aller sous antibiotiques...
32:10Oui,
32:10j'allais vous dire,
32:10c'est pas rien,
32:11c'est pas un petit bobo pour le coup.
32:13Non,
32:13c'est une péritonite.
32:14non,
32:14c'est pas rien.
32:15Non,
32:15non,
32:15mais c'est une vraie urgence
32:16pour le coup.
32:17Voilà,
32:17et du coup,
32:19ben voilà.
32:19Alors par contre,
32:21quand on parle de...
32:22Enfin,
32:22si chaque patient
32:23passe 24 heures
32:24dans les urgences,
32:25je comprends qu'il y a un moment
32:26où c'est compliqué
32:26pour prendre du monde
32:27dans les urgences.
32:28Et vous aviez déjà
32:29connu ce type de situation
32:31ou c'est la première fois
32:32que vous vous êtes confronté
32:34à ce sujet
32:35dont hélas,
32:35on parle souvent ?
32:37Non,
32:37j'avais connu quelques cas
32:39mais avec mon père
32:40mais qui était très vieux
32:41et qui était un peu plus compliqué,
32:44un peu d'attente,
32:44enfin voilà.
32:45Mais là,
32:46non,
32:47comme ça,
32:47non.
32:48Alors après,
32:48on n'est pas souvent
32:49c'est des services
32:50qu'on contouait très peu.
32:52Bon,
32:52tant mieux,
32:52j'ai envie de vous dire.
32:53Mais voilà,
32:54tant mieux
32:54et puis nous,
32:55on est en pleine campagne.
32:56Vous êtes où Benoît ?
32:58Dans le sud de l'Indra-Loire.
32:59Enfin,
32:59on est 10 habitants
33:01au kilomètre carré
33:01donc il n'y en est pas beaucoup.
33:04Nicolas Béraud,
33:05effectivement,
33:06on le disait,
33:06en zone rurale,
33:07c'est d'autant plus tendu.
33:09Oui,
33:09c'est ça qui est très intéressant
33:10je trouve,
33:11pour remonter là-dessus,
33:12les difficultés
33:12ne sont pas les mêmes
33:13dans les grands hôpitaux
33:14de Paris
33:15que dans un grand hôpital
33:17d'une grande ville de province
33:18et que dans a fortiori
33:19les petits hôpitaux
33:20à la campagne
33:20vous avez très régulièrement
33:22en hiver
33:23à cause des épidémies
33:24de grippe notamment
33:24et l'été
33:25parce qu'il y a
33:25la période de vacances
33:26des services d'urgence
33:27qui sont fermés
33:28dans des petits hôpitaux
33:29de province
33:29soit fermés la nuit
33:31soit fermés le week-end
33:31etc.
33:32parce qu'il manque
33:32de médecins
33:33pour assurer des gardes
33:34et il y a un cercle vicieux
33:36qui s'enclenche
33:36parce que
33:37ce qu'on raconte aussi
33:38dans le livre
33:38c'est que quand on manque
33:39de médecins
33:40ou d'infirmières
33:40mais surtout de médecins
33:41les hôpitaux font appel
33:42à des intérimaires
33:43donc des médecins intérimaires
33:45pour permettre
33:45de conserver des lits
33:46de maintenir des lits ouverts
33:47et de continuer
33:48à accueillir des patients
33:49mais d'une part
33:49ça peut coûter plus cher
33:51à l'hôpital
33:51même si maintenant
33:52les rémunérations
33:53des intérimaires
33:53sont censées être plafonnées
33:54oui on se souvient
33:55des intérimaires
33:56qui touchaient
33:56des sommes
33:57il y avait eu
33:57des sommes scandaleuses
33:58à 3000-4000 euros
34:00la garde
34:00etc.
34:01bon maintenant
34:01c'est plafonné
34:02donc ça au moins
34:03ça va mieux
34:04mais il y a aussi
34:04quelque chose
34:05qui est documenté
34:05notamment dans les rapports
34:06de la Cour des Comptes
34:07et beaucoup de médecins
34:07en témoignent
34:08c'est que quand on a
34:08des médecins intérimaires
34:09qui arrivent
34:10qui ne sont pas habitués
34:11qui ne connaissent pas
34:11les équipes
34:12qui ne connaissent pas
34:12les lieux
34:13il y a une moins bonne
34:15ambiance au travail
34:15il peut y avoir des erreurs
34:16parce qu'on est moins habitué
34:17à travailler avec des outils
34:18qui sont présents
34:19etc.
34:20et donc c'est un cercle vicieux
34:21qui au final
34:22encore une fois
34:23et on l'entend ici
34:24a des conséquences
34:24sur les patients
34:25en bout de chaîne
34:26Merci Benoît
34:27pour votre témoignage
34:28Bonjour Didier
34:30Bonjour Amandine
34:30et Benoît
34:31bon rétablissement
34:32à votre femme
34:33et j'espère que
34:34tout va bien se passer
34:35vous lui transmettrez
34:36nos pensées
34:37pardon
34:38j'ai été un peu sèche
34:39Merci
34:40merci
34:41je lui transmettrai
34:42Merci
34:42Merci beaucoup
34:43Bonjour Didier
34:43pardon
34:44Oui bonjour Amandine
34:45excusez-moi
34:47écoutez
34:48j'ai un exemple
34:48ma mère
34:49c'était il y a 10 ans
34:50elle avait été
34:52elle était tombée
34:53dans une gare
34:55et les pompiers
34:57ont pris en charge
34:57très rapide
34:58mais 12 heures
35:00d'attente
35:00sur un brancard
35:01elle n'était pas stressée
35:02elle avait quel âge
35:03votre maman à l'époque ?
35:05elle devait avoir
35:0788 ans
35:08ah oui
35:09donc à cet âge là
35:10si longtemps
35:10sur un brancard
35:11mais elle n'était pas stressée
35:12parce qu'au bout du fil
35:14on constamment
35:15on avait le médecin généraliste
35:16et qui avait rassuré
35:18moi j'étais bien plus stressé qu'elle
35:19mais le problème
35:20restait 12 heures
35:21parce que
35:22elle était montée
35:23dans une chambre
35:23en pleine nuit
35:24parce que malheureusement
35:26pardon à vous
35:27chers soignants
35:27il y a une famille
35:28qui voulait
35:29pour des raisons cultuelles
35:31que ce soit
35:32une dame chirurgien
35:33qui prenne en charge
35:33son patient
35:34et les policiers
35:35jusqu'à l'arrivée
35:36des policiers
35:37pauvres soignants
35:37ils ne méritent pas ça
35:38quand même
35:39et
35:41je voulais
35:42donner un petit argument
35:43je suis prof
35:45c'est un problème
35:46de musique
35:47on s'est souvent parlé
35:48pardon
35:48on s'est souvent parlé
35:50il y a une similitude
35:52ces institutions
35:53étaient prises en charge
35:54il n'y a pas si longtemps
35:55que ça
35:56il y a quelques siècles
35:56par les congrégations
35:59l'un comme l'autre
36:00et
36:02c'est l'adaptation
36:04qui ne s'est pas bien faite
36:05au niveau de la logistique
36:06et de l'intendance
36:07c'est ce que nous disions
36:08avec des amis
36:09une fois
36:10en parlant de ça
36:10parce que des heures
36:11sur les brancards
36:13en plus j'ai un témoignage
36:14dans la famille
36:14j'ai une fille
36:16qui est anesthétiste
36:17son mari urgentiste
36:18donc on connait
36:19ma fille
36:20burn out
36:21maintenant elle est médecin
36:23du travail
36:23ah oui
36:24elle a tellement arrêté
36:25à l'hôpital
36:25ah oui
36:26elle est médecin du travail
36:27et lui
36:28il continue
36:30c'est le médecin
36:31qu'on a
36:31quand on fait le 15
36:32dans son hôpital
36:34mais ils sont très courageux
36:35mais
36:38mais c'est vraiment
36:39je pense à eux
36:40au médecin
36:41à tous les soignants
36:42on aime son médecin traitant
36:44on les aime
36:45ces gens là
36:46moi une fois
36:46écoutez
36:48j'ai dû avoir une piqûre
36:50je sais pas
36:51peut-être 6 euros
36:51la piqûre
36:52mais j'ai été gêné comme
36:53bah oui
36:54mais ça on en parle
36:54très régulièrement
36:55quand on discute
36:57avec les infirmières libérales
36:58vous avez raison
36:58je voudrais
36:59pardon Didier
37:00je veux pas vous couper
37:00je voudrais aussi
37:01qu'on entende Cécile
37:02bonjour Cécile
37:04bonjour
37:04vous comme Didier
37:07vous avez accompagné
37:07votre maman
37:09à l'hôpital
37:1027 heures
37:11c'est ce que vous disiez
37:12absolument
37:13oui ça
37:14en 27 heures
37:15on a beaucoup de temps
37:16d'observer
37:16à l'hôpital de Blois
37:17avec un personnel
37:19soignant
37:20très engagé
37:22j'étais très admirative
37:23vraiment
37:23de la prise en charge
37:24de la patience
37:25de l'ensemble
37:26du personnel
37:27et en 27 heures
37:29ce que j'ai observé
37:30c'est des patients
37:31qui viennent aux urgences
37:33finalement
37:33un peu par facilité
37:35peut-être
37:36aussi parce que
37:37l'hôpital c'est gratuit
37:38et aussi peut-être
37:40parce que
37:40l'hôpital est obligé
37:42finalement d'accueillir
37:44et de prendre en charge
37:44l'ensemble des patients
37:45qui se présentent
37:46et ce qui m'a mis
37:48un peu hors de moi
37:49c'est de constater
37:50que certains patients
37:51viennent pour
37:53vraiment des petits
37:54traumatos
37:55des ampoules
37:56j'en parlais dans le message
37:57de la bobologie
37:57comme on dit
37:58voilà exactement
37:59et ces gens-là
38:00en fait
38:01ne réalisent pas
38:02qu'ils encombrent
38:04les urgences
38:05qu'ils contribuent
38:06à allonger
38:07le temps d'attente
38:09voilà
38:09alors que
38:10d'autres patients
38:11sont là
38:11pour des vraies urgences
38:13avec des prises en charge
38:15qui doivent être rapides
38:16Nicolas Béraud
38:16on entend très souvent
38:17ça
38:18cette bobologie
38:19qui encombre les urgences
38:20c'est toujours le cas
38:21il y en a
38:22mais ces gens-là
38:22ils ne vont pas aux urgences
38:23de gaieté de coeur
38:24ils vont parce qu'ils n'ont pas
38:24accès à un médecin traitant
38:26à un suivi médical
38:27plus régulier en ville
38:28le plus souvent
38:29alors maintenant
38:29il y a des méthodes
38:30qui sont mises en place
38:31pour qu'il y ait un filtre
38:32un tri qui soit fait
38:33à l'entrée
38:34et puis monsieur
38:34parlait des pompiers
38:35les pompiers
38:35c'est intéressant
38:36aujourd'hui les pompiers
38:37ils sont aussi victimes
38:38de la crise de l'hôpital
38:39ces dernières années
38:40il y a plusieurs exemples
38:41qu'on raconte dans le livre
38:42dans différentes villes
38:43comme Strasbourg
38:43Toulouse
38:44les camions de pompiers
38:45quand ils vont chercher
38:46un patient
38:46qu'ils amènent à l'hôpital
38:47ils sont pénalisés
38:48parce que soit
38:49il y a un service d'urgence
38:50qui est fermé
38:50j'en parlais tout à l'heure
38:52dans les territoires ruraux
38:53donc ils doivent faire
38:53plus de routes
38:54pour trouver un service ouvert
38:55soit ils arrivent
38:56sur un parking
38:56de service d'urgence
38:57et puis comme il n'y a pas
38:58de place à l'intérieur
38:58même pas de brancard disponible
39:00le fourgon de pompiers
39:01il doit attendre
39:02à la queue le le
39:03sur le parking des urgences
39:04donc les pompiers
39:04ne sont pas contents
39:05parfois certains même
39:07envoient la facture
39:08aux hôpitaux
39:09ou à l'ARS
39:10donc tout le monde
39:11se renvoie un petit peu
39:11la balle
39:12mais c'est bien la preuve
39:13que la crise de l'hôpital
39:14elle s'élargit
39:19qu'on est tous attachés
39:19à l'hôpital public
39:20au service public
39:21on a tous envie
39:21que ça aille mieux
39:22il y a des solutions
39:23il y a des solutions
39:24et vous les évoquez
39:25à la fin de votre livre
39:26il ne faut pas attendre
39:27et on aura sans doute
39:29hélas j'ai envie de dire
39:30l'occasion d'y revenir
39:32parce qu'on le disait
39:33ce sera
39:34en tout cas il faut l'espérer
39:35un des sujets
39:36au coeur de la campagne
39:37présidentielle de 2027
39:39merci beaucoup Nicolas Béraud
39:40d'être venu avec nous
39:41échanger sur RTL
39:43je rappelle le titre
39:43de ce livre
39:44qui est donc sorti aujourd'hui
39:45Urgence vitale
39:46pourquoi l'hôpital craque
39:48c'est avec un gros H
39:50que vous retrouvez
39:51notamment pour indiquer
39:52les parkings des hôpitaux
39:53c'est publié
39:54chez Flammarion
39:55merci
39:55mille fois
39:56et merci à vous les auditeurs
39:58pour tous vos témoignages
39:59qui illustrent parfaitement
40:00ce qu'il y a aussi
40:02dans ce livre
40:03dans un instant
40:03on change de sujet
40:05et ça y est
40:05on connait le nom
40:06du nouveau gouverneur
40:07de la Banque de France
40:08ce sera bien
40:09Emmanuel Moulin
40:10le nom proposé
40:10par Emmanuel Macron
40:12le Parlement ne s'y oppose pas
40:14est-ce que ça vous choque
40:15qu'un proche
40:16du président soit nommé
40:18ou est-ce que c'est normal
40:18on en débat dans un instant
40:20à tout de suite sur RTL
40:21envoyez-nous vos messages
40:22sur l'application RTL
40:24ou appelez-nous
40:24au 30 de 10
40:2550 centimes la minute
40:29Amandine Bégaud
40:30RTL midi
40:31les auditeurs ont la parole
40:33le fait qu'Emmanuel Macron
40:35soit en train
40:36de placer
40:36tous ses anciens
40:38petits camarades
40:39à des postes
40:40très importants
40:41malheureusement
40:41c'est quelque chose
40:42qui s'est toujours passé
40:43on a l'impression
40:44qu'Emmanuel Macron
40:46est en train
40:47de verrouiller
40:47tous les postes clés
40:48de manière à ce que
40:50le prochain président
40:51qui arrive
40:52n'ait finalement
40:53plus les coups des franches
40:54pour faire passer
40:55quelques textes
40:56qu'ils soient
40:57Le message de Valérie
40:59au 30 de 10
41:00vous réagissez
41:01autour de cette polémique
41:04autour de la nomination
41:06du futur gouverneur
41:07de la Banque de France
41:08je rappelle les faits
41:10Emmanuel Macron
41:11a proposé le nom
41:12d'Emmanuel Moulin
41:13l'ancien secrétaire
41:14général de l'Elysée
41:16donc pour remplacer
41:18François Villeroy
41:19de Gallo
41:20il y a une partie
41:21des parlementaires
41:22qui étaient
41:22plutôt contre
41:23les filles
41:24le PS et le RN
41:25avaient même dit
41:26qu'ils voteraient contre
41:28mais finalement
41:28le vote a eu lieu
41:29et le parlement
41:30ne s'oppose pas
41:31à cette nomination
41:32elle devrait donc
41:32être actée
41:33sans doute
41:34dans les jours
41:35qui viennent
41:36on en parle avec vous
41:37bonjour Jérôme
41:39bonjour
41:39vous nous appelez d'où Jérôme ?
41:42Angoulême
41:42est-ce que ça vous choque
41:43vous qu'Emmanuel Macron
41:45nomme
41:46quelqu'un
41:47l'un de ses proches
41:48quelqu'un avec qui
41:48il a travaillé ?
41:50en fait si vous voulez
41:50j'ai surtout regardé
41:52quelles ont été
41:52les compétences
41:53d'Emmanuel Moulin
41:54et on voit quoi
41:55il a été inspecteur
41:56des finances
41:57un ancien directeur
41:58du trésor
42:00bon il a pas mal
42:01travaillé sur la politique
42:01économique et financière
42:02de l'état
42:03sur la gestion des crises
42:04comme le covid
42:04la dette
42:05l'inflation
42:05notamment des dossiers
42:06européens
42:07bon ça signifie
42:08qu'il maîtrise quand même
42:09pas mal les mécanismes
42:10financiers et monétaires
42:11les politiques macro
42:12les relations avec
42:12l'institution européenne
42:13telle qu'est la BCE
42:14et la commission
42:15bon par conséquent
42:17il sait de quoi il parle
42:18ça c'est une évidence
42:19je pense que c'est pas
42:20un ignorant sur le sujet
42:22donc du coup
42:23ce monsieur
42:24je le connais pas
42:25personnellement
42:25mais quand je regarde
42:27un peu ce qu'il a fait
42:28par le passé
42:28je pense qu'il coche
42:30pas mal de croix
42:31pour pouvoir faire
42:31réaliser ce métier
42:32de gouverneur
42:34de la Banque de France
42:35et il a rappelé
42:36qu'effectivement
42:37il avait exercé
42:38sous différents gouvernements
42:41et défendu sa position
42:43d'homme libre
42:44c'est en tout cas
42:44comme ça qu'il s'est présenté
42:45ce matin devant
42:46les parlementaires
42:47qui l'auditionnaient
42:48jamais je n'ai abdiqué
42:49ni mes convictions
42:50ni ma liberté de penser
42:51ni mon indépendance
42:53dit-il
42:53ma boussole constante
42:55reste l'intérêt général
42:56donc vous vous dites
42:57que ça vous choque pas
42:58et au contraire
42:59à la limite
42:59autant bon
43:00certes c'est peut-être
43:01un proche d'Emmanuel Macron
43:02mais le personnage
43:03est compétent
43:04donc ça vous choque pas
43:06moi ce qui m'aurait choqué
43:07c'est si Emmanuel Macron
43:08avait nommé plutôt
43:09une personne
43:10qui était pro
43:11en rassemblement nationale
43:12ou pro et les filles
43:12là ça m'aurait choqué
43:13oui
43:14là
43:16ça aurait été étonnant
43:18aussi
43:19on est d'accord
43:21Gilles bonjour
43:23bon
43:24vous
43:25alors vous n'êtes pas
43:26du tout d'accord
43:26avec Jérôme
43:27c'est pas ça
43:28c'est que
43:30qui nomme ce monsieur
43:31bon en priori
43:32j'ai rien de découvrir
43:32en écoutant
43:33l'auditeur précédent
43:34les compétences
43:36de Emmanuel Moulin
43:38que je ne connaissais pas
43:39encore ce matin
43:40avant qu'on donne son nom
43:42moi ce qui me choque
43:43c'est pas ça
43:44c'est pas ça
43:44c'est que
43:46le cours des comptes
43:47conseil constitutionnel
43:49audiovisuel public
43:52donc maintenant
43:53la banque de France
43:54ils ont verrouillé
43:55ils verrouillent
43:56tous les postes clés
43:57de l'état français
43:58avec des gens
43:59qui leur sont proches
44:00parce que bon
44:01effectivement demain
44:02imaginons que ça soit
44:04Jordan Bardella
44:05ou même un autre
44:06parce qu'attention
44:07aujourd'hui l'élection
44:08n'est pas faite
44:10qu'est-ce qu'il va avoir
44:11comme possibilité
44:12il aura le parlement
44:13avec lui
44:14alors
44:14s'il ne fait pas
44:17ce qu'a fait
44:17François Mitterrand
44:19en 81
44:20faire des ordonnances
44:21c'est-à-dire
44:22pendant trois mois
44:23les députés
44:24votent des ordonnances
44:25et qui verrouillent
44:26de l'autre côté
44:27tout ce que le parlement
44:28aura décidé
44:29donc le peuple
44:30le prochain gouvernement
44:32ne pourra pas fonctionner
44:33vous dites que c'est un moyen
44:34de
44:36bien sûr
44:36de protéger
44:37en cas d'élection
44:39d'autres
44:39enfin d'élection
44:40de
44:41n'importe quel
44:42d'ailleurs
44:42n'importe quel président
44:43mais en tout cas
44:44Macron c'est
44:45excusez-moi
44:46je vous ai interrompu
44:47Macron sait pertinemment
44:48que ça ne sera pas
44:49quelqu'un de son camp
44:49qui va gagner
44:50parce qu'ils sont
44:51vraiment dans des confitures
44:54même Edouard Philippe
44:55pour moi ça c'est
44:56c'est un candidat
44:57qui a été monté
44:58par les médias
45:00c'est un ballon de Baudruche
45:01ce gars
45:01oui bon alors
45:02après pardon
45:04mais c'est lui
45:05qui arrive
45:06en numéro 2
45:07dans les sondages
45:08et ça pour le coup
45:09les médias
45:09forcément
45:09Gilles juste
45:11je comprends
45:12ce que vous dites
45:13et ce que vous voulez
45:14sous-entendre bien sûr
45:15mais là en l'occurrence
45:16les députés
45:17auraient très bien pu
45:18s'y opposer
45:19députés on le rappelle
45:20élus par vous
45:21tous
45:21qui a voté pour
45:24alors
45:24j'ai pas encore le détail
45:26parce que ça
45:27ça vient de tomber
45:27mais le PS
45:28LFI avait dit
45:29qu'il voterait contre
45:30et le RN
45:32a priori aussi
45:33donc ça fait pas
45:34deux tiers
45:34mais voilà
45:35il fallait
45:363 cinquièmes
45:37qui votent contre
45:373 cinquièmes
45:38de 121 parlementaires
45:40c'était pas tous
45:41les parlementaires
45:42121 parlementaires
45:43des commissions des finances
45:44de l'Assemblée
45:45et du Sénat
45:45qui devaient se prononcer
45:47donc habitués
45:48à ces questions là
45:50après avoir auditionné
45:52Emmanuel Moulin
45:53et au Sénat
45:54et à l'Assemblée
45:55et donc il devait voter
45:56donc il fallait être
45:563 cinquièmes
45:57des 121
45:58contre
45:59là visiblement
46:00oui c'était
46:00100 personnes quoi
46:01oui à peu près
46:02une centaine
46:03une centaine
46:04en comptant vite
46:05bon
46:05mais de toute façon
46:06ceux qu'on votait pour
46:07c'est éliminément
46:08les LR
46:09parce qu'ils sont
46:10QHM avec les macronistes
46:12les macronistes
46:13et puis éventuellement
46:15quelques liottes
46:16ou je sais pas quoi
46:16à côté
46:17mais ce que je veux dire
46:18c'est que c'est pas un putsch
46:18ça a été validé
46:19par les députés
46:20qui représentent
46:22oui mais
46:23de toute façon
46:24il va falloir
46:24écoutez
46:25moi c'est simple
46:25dans moins d'un an
46:26on aura un nouveau
46:27président de la république
46:28ou un peu de choses
46:28près au niveau date
46:29il va falloir que ce nouveau
46:31président ou présidente
46:32de la république
46:34prenne les choses
46:35dans l'ordre
46:36et qu'on fasse
46:38un méga référendum
46:39sur toutes ces institutions
46:40qui sont pourries
46:42pour moi
46:42jusqu'à la moelle
46:43et quand j'écoutais
46:44ce qui vient de se passer
46:45parce que
46:46c'était très intéressant
46:47c'est pas du tout
46:48dans mon domaine
46:49dans les hôpitaux
46:50et tout part en sucette
46:52et pendant ce temps là
46:53on nomme des gens
46:54soit des gens compétents
46:55et tout
46:55mais ce sont des
46:57c'est pas possible
46:58ces gens là
46:58sont pas compétents
47:00oui c'est ce que vous dites
47:01Gilles
47:02qu'il est pas compétent
47:03après jusqu'à preuve
47:04du contraire
47:05pour le coup
47:05faut pas faire non plus
47:06de procès d'intention
47:07et on a rappelé son parcours
47:09restez avec nous
47:09on se retrouve dans un instant
47:10à tout de suite sur RTL
47:13quand soudain
47:14elle croise
47:14le regard de celui
47:15qu'elle aime
47:15merci d'écouter RTL
47:17ce n'est pas la vraie vie
47:18qu'on apprend
47:19dans ces soirées hondaines
47:23Amandine Bégaud
47:24RTL midi
47:25les auditeurs ont la parole
47:27on va dans un instant
47:29évoquer cette deux chevaux
47:30qui devraient faire son retour
47:32avant cela
47:32petite précision
47:33sur le sujet
47:34dont on vient de parler
47:35la nomination du futur gouverneur
47:37de la Banque de France
47:37je vous disais que le Parlement
47:38ne s'opposait pas
47:39à la nomination
47:40d'Emmanuel Moulin
47:41l'ex-secrétaire générale
47:42de l'Elysée
47:43dont Emmanuel Macron
47:44avait proposé le nom
47:46je vous précise malgré tout
47:48que les parlementaires
47:50ont été plus nombreux
47:51à voter contre
47:52que pour
47:5358 voix contre
47:5452 pour
47:56mais en vertu des règles
47:57il fallait que les 3 cinquièmes
47:59des suffrages exprimés
48:00soient défavorables
48:02pour entraver cette nomination
48:04il aurait donc fallu
48:04que 80 parlementaires
48:07votent contre
48:08je ne sais pas si j'ai été claire
48:09on me dit oui en régie
48:11voilà
48:12et on ne saura pas qui
48:13à voter quoi
48:13puisque ce vote
48:15avait lieu à bulletin secret
48:17venons-en à cette deux chevaux
48:19on vous le disait
48:20Stellantis
48:20veut relancer
48:21cette voiture mythique
48:23et a priori
48:25devrait présenter
48:26demain
48:26donc une deux chevaux
48:27électrique
48:28bonjour Philippe
48:29bonjour Anandine
48:30merci de prendre mon appel
48:31je vous en prie
48:31vous êtes un amoureux
48:32des deux chevaux
48:33complètement
48:33moi je suis né dedans
48:35depuis que j'avais 5 ans
48:36et en fait maintenant
48:37je fais les mariages
48:38en deux chevaux
48:38pendant tout l'été
48:39dans l'Oise
48:40le Val d'Oise
48:40et la Normandie
48:41vous en avez plusieurs ?
48:44alors dans la famille
48:45on en a trois
48:46et il n'en a qu'une seule
48:47qui fait les mariages
48:48d'accord
48:48et moi à chaque fois
48:49que je fais un mariage
48:50j'ai toujours
48:51les parents des mariés
48:52qui viennent me voir
48:52en nous racontant
48:54leurs premières histoires
48:55avec leur voiture
48:57et tout l'aspect
49:00nostalgique
49:01qu'ils ont
49:01avec cette voiture
49:02un petit peu
49:03à l'image
49:03de la Fiat 500
49:04et on attend
49:05depuis très longtemps
49:06d'avoir
49:07une deux chevaux
49:07revisité
49:08mais qui soit bien
49:09revisité
49:10avec les formes originales
49:12bien sûr
49:12au mieux goût du jour
49:13avec de l'électrique
49:13pourquoi pas
49:14en tout cas
49:15moi je serai le premier acheteur
49:16à partir sur une deux chevaux
49:18de maintenant
49:19d'autant qu'elle devrait être
49:20en tout cas
49:20d'après ce qu'on pouvait lire
49:22ce matin dans les échos
49:23à prix relativement raisonnable
49:26c'est en tout cas
49:26l'objectif de Stellantis
49:28on verra ça sans doute
49:28dans les prochains jours
49:30Guy, bonjour
49:31oui, bonjour
49:32vous aussi
49:32vous êtes un amoureux
49:33des deux chevaux
49:35oui, oui
49:35j'ai été un amoureux
49:36des deux chevaux
49:37bien que je n'en possède plus maintenant
49:39ce que je racontais
49:40à votre collègue
49:41c'est une anecdote
49:43quand mon beau-père
49:44est décédé
49:45à Saint-Nazaire
49:47il avait une deux chevaux
49:48et donc
49:48on a ramené
49:49la deux chevaux
49:49de Saint-Nazaire
49:50jusqu'en Ile-de-France
49:53mais dans le même temps
49:54on ramenait
49:55un cerisier
49:56que mon beau-père
49:57venait de planter
49:58dans son jardin
49:59avant son décès
49:59vous l'avez mis
50:01dans la deux chevaux ?
50:02oui, on a mis
50:02le cerisier
50:03dans la deux chevaux
50:03alors c'était
50:04un petit arbre
50:05mais
50:07l'extrémité
50:08de cet arbre
50:09traînait par terre
50:10dans la deux chevaux
50:12parce que
50:12avec le poids
50:14des racées
50:15inépides la terre
50:16qu'on avait laissé autour
50:17la deux chevaux
50:18était bien chargée
50:19et donc
50:20le coffre
50:21il ne fermait pas
50:22il était attaché
50:22avec une ficelle
50:23et donc
50:24avec mon fils
50:25qui venait juste
50:26d'avoir son permis
50:26on a remonté
50:28cette deux chevaux
50:30avec l'arbre
50:30dedans
50:31jusque chez nous
50:33en passant
50:33par les petites routes
50:35départementales
50:35pour éviter
50:37les autoroutes
50:37imaginez arriver
50:39en Ile-de-France
50:40en cherchant son chemin
50:42en dehors des autoroutes
50:43ce n'est pas évident
50:44et maintenant
50:45ce cerisier
50:48il fait 25 mètres de haut
50:49dans le jardin
50:5010 mètres de large
50:51et bien voilà
50:52et ça vous rappelle
50:55ce joli souvenir
50:56voilà
50:57surtout
50:57le fait
50:58d'être remonté
50:59en deux chevaux
51:01oui deux chevaux
51:01au Saint-Nazaire-Paris
51:02effectivement
51:03vous devez vous souvenir
51:04du voyage
51:05merci beaucoup Guy
51:05merci à vous Philippe
51:06et dès qu'on a des infos
51:07sur cette nouvelle deux chevaux
51:09bien sûr
51:09on vous en parle
51:11sur RTL
51:12dans un temps
51:12et dès qu'on a des infos
51:12– Sous-titrage FR 2021
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