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  • il y a 8 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 01 juin 2026.

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00:0212h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:07Et à la une, ces incidents en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions,
00:14569 interpellations rien qu'à Paris, plus de 890 un peu partout en France.
00:20Et ce qui est assez nouveau, effectivement, c'est qu'il n'y a pas que Paris qui a été
00:22touchée.
00:23Les premières comparutions immédiates auront lieu dès cet après-midi.
00:29On va y revenir, bien sûr, avec vous, les auditeurs.
00:31Comment faire pour que les après-matchs ne virent pas à l'affrontement systématique ?
00:36Est-ce qu'il faut durcir la loi, plus de policiers ? Le problème est-il ailleurs ?
00:39Je vous attends au 30 de 10 pour réagir, et on en parle dans un tout petit instant.
00:45Dans l'actualité également, 70 gendarmes toujours à pied d'œuvre dans le Gers
00:48pour tenter de retrouver la trace de Liana, cette collégienne de 11 ans qui a disparu vendredi à Florence.
00:54Un homme a été interpellé. Le père d'une de ses camarades de classe, il est toujours en garde à
01:01vue.
01:01On peut revenir aussi, bien sûr, sur cette hausse du SMIC, plus 2,4% depuis ce matin.
01:09Ça représente un peu plus de 30 euros supplémentaires.
01:13Si vous êtes concerné, appelez-nous au 30 de 10, dites-nous si c'est 2,4% en plus.
01:19Changez-vous pas quelque chose ? Comment est-ce qu'on vit aujourd'hui en France avec moins de 1500
01:24euros ?
01:25J'attends vos témoignages là encore au 30 de 10.
01:28Et puis à Roland-Garros, on va suivre aujourd'hui la dernière française encore en liste, c'est Diane Parry.
01:33Éric Silvestro, elle doit affronter la polonaise Szwalinska, qui est 114e mondiale.
01:39Est-ce que c'est jouable ? Oui !
01:40Et comment, Amandine, une Française favorite d'un huitième de finale à Roland-Garros ?
01:44Ce n'est pas tous les jours. On a croisé Amélie Moresmo ce matin, la directrice du tournoi,
01:48emballée par les multiples rebondissements de cette édition 2026.
01:51Carrément, il y a beaucoup, beaucoup de surprises.
01:53Et Diane fait partie, effectivement, de ces surprises.
01:56On va voir tout à l'heure, elle a encore une belle opportunité, peut-être, de continuer son parcours, cette
02:00belle aventure.
02:01Ce serait top pour elle, oui.
02:02Et puis Diane Parry aura peut-être un double bonheur aujourd'hui.
02:05Elle, la grande fan du PSG, puisque les joueurs parisiens viendront célébrer leur triomphe à Roland-Garros cet après-midi.
02:10Pour Julie Coing, l'entraîneur de Paris, l'émulation avec le foot, explique d'ailleurs son exploit samedi contre Anissimova.
02:16C'est sympa que ça se passe à Paris, chez elle, le soir de la finale de la Champions League.
02:22On lui avait un peu mis la pression en disant, c'est toi qui vas lancer la journée pour les
02:26Parisiens.
02:26Si tu gagnes, il gagne. Donc je pense que c'est pour ça qu'elle s'est bougé les fesses
02:29à la fin.
02:30Diane Parry qui est attendue sur le cours, Philippe Châtrier, après le match entre Koboli et Zvajda, l'italien mène
02:35de 7 à 0.
02:37Merci à vous Eric Silvestro, en direct de Roland-Garros.
02:40J'en profite pour vous dire que les organisateurs du tournoi ont sanctionné le Paraguayen Valero.
02:47C'est lui qui affrontait Moïse Kouamé et qui, à l'issue de ce match, avait trouvé que l'arbitre,
02:54une jeune femme, n'avait pas suffisamment fait la police
02:58par rapport au public qui était derrière le jeune Français.
03:02Il avait carrément dit que ça aurait été mieux si ça avait été un homme qui avait arbitré ce match.
03:06Bilan, il écope d'une amende de 55 000 euros. C'est la moitié de ses gains de son prize
03:12money.
03:13On va suivre un autre choc. Bonjour Thibaut Chabosch.
03:16Bonjour Amandine, bonjour à tous.
03:17Le choc entre Arina Sabalenka et Naomi Osaka.
03:20C'est d'ailleurs le premier match féminin depuis trois ans programmé en Night Session.
03:26L'actuel numéro 1 mondial face à une ancienne numéro 1 mondiale.
03:29D'un côté, Sabalenka, véritable machine à gagner.
03:32La Biélorusse vient d'enregistrer sa centième victoire en tant que numéro 1 au classement WTA.
03:37Elle n'a toujours pas perdu un set cette année, porte d'auteuil.
03:40Et face à elle, Osaka, quatre titres du Grand Chelem à son palmarès.
03:43La japonaise 16e mondiale est en pleine renaissance depuis son retour à la compétition en 2024.
03:48C'est d'ailleurs la première fois qu'elle atteint la deuxième semaine à Roland-Garros.
03:52Deux confrontations cette année entre les deux joueuses et deux victoires de Sabalenka.
03:56Et les Côtes Winamax confirment cette tendance.
03:59Sabalenka, largement favorite, 1-21 contre 4-60.
04:02Mais attention Amandine, les surprises à Roland-Garros cette année, ce n'est pas ce qui ment.
04:06C'est le moins qu'on puisse dire. Merci beaucoup Thibaut.
04:09La météo avec vous Louis Baudin.
04:12On le disait, une belle journée aujourd'hui.
04:14Pas de pluie, des températures très agréables, mais ça ne va pas durer.
04:18Non, ça ne va pas durer puisqu'effectivement la perturbation dont je vous parle qui arrivera cet après-midi sur
04:22la Bretagne
04:23va demain traverser toute la France.
04:25Alors dans la chronologie, plutôt le matin dans l'ouest, l'après-midi dans l'est.
04:29Elle va être très active, très instable cette perturbation.
04:31Donc accompagnée de nuages, de pluie, mais également d'orages.
04:35Donc par endroits, on aura de très fortes pluies.
04:37Donc ça pourrait concerner également tous les reliefs en cours d'après-midi.
04:40Pas de gel ou moins, le nord, le sud, tout le monde sera concerné.
04:43Des éclaircies reviendront par l'ouest en cours d'après-midi, mais avec encore des averses.
04:47Donc là, ça veut dire une journée à Roland-Garros qui risque d'être très perturbée.
04:50Le vent sera de la partie jusqu'à 60 km heure en bord de mer, près de l'Atlantique.
04:5470 sur les bords de la Méditerranée.
04:57Forcément des températures en baisse, autour de 20 degrés dans la moitié nord.
05:00C'est à peine de saison, voire un peu en dessous pour le coup.
05:03Et puis dans la moitié sud, nous serons autour de 25 degrés.
05:05Évidemment sous les orages, ça pourra temporairement chuter brutalement.
05:09Pour la journée de mercredi, encore des averses.
05:10Une nouvelle perturbation arrivera en fin de journée dans le nord-ouest
05:13qui pour la journée de jeudi sera plutôt dans les régions du sud.
05:17Des averses dans les autres régions.
05:18Les températures baisseront encore.
05:19Alors là, nous serons en dessous des moyennes de cent.
05:21Et ça veut dire quoi ? Qu'on va remettre plus les manteaux ?
05:23Pas plus les manteaux, mais pas loin le matin.
05:25On aura du mal à atteindre les 20 degrés dans la moitié nord et 25 dans le sud.
05:30C'est la même chose pour la journée de vendredi.
05:32Samedi, allez, on pourrait avoir une petite amélioration,
05:34mais tous les modèles ne sont pas forcément d'accord.
05:36Donc je vais être très prudent sur la fiabilité.
05:39Même chose pour la journée de dimanche.
05:40Alors, si cette amélioration se confirme,
05:42les températures devraient enfin un peu remonter.
05:44Mais je réserve encore mon pronostic.
05:46Vous nous aviez prévenus en même temps.
05:48C'est vrai.
05:48Bon, merci Louis.
05:5013h06.
05:52Jusqu'à 14h.
05:54Les auditeurs ont la parole.
05:56Amandine Bégaud sur RTL.
05:59Là, ça devient notre problème,
06:00car c'est nos impôts qui participent.
06:02La réhabilitation de tout ce qu'ils ont détruit et cassé.
06:04Il faut les faire payer.
06:06Les faire payer, saisir leurs biens.
06:08Qu'est-ce qu'on attend pour mettre une loi anti-casse ?
06:12Il faut éviter que les gens cassent gratuitement.
06:14Après, c'est comme d'habitude, aucun rassemblement maintenant, même festif, ne peut avoir lieu sans débordement.
06:21Il faudrait avoir un choc.
06:23Tout casseur qui serait pris devrait payer.
06:26Ou alors, on lui retire ses allocations.
06:28Il y en a vraiment marre.
06:29Voilà, moi, je voudrais faire une proposition à monsieur le préfet de police.
06:34C'est de faire intervenir d'entrée de jeu les canons à eau.
06:39Vous êtes très, très nombreux, vous l'entendez, à réagir comme Éric, André, Jean-Paul et Didier
06:44après ces incidents survenus ce week-end à Paris.
06:48Mais pas que, on le rappelait tout à l'heure avec Thomas Proutot dans le journal.
06:51Il y a tout un tas d'autres villes en France qui ont été touchées.
06:55Comment faire ?
06:56Comment faire pour que les après-matchs ne virent pas systématiquement à l'affrontement ?
07:00On va en parler avec vous, Thomas Proutot.
07:02Restez avec moi en studio pour échanger avec vous.
07:05Bonjour, Florence.
07:07Bonjour, Amandine.
07:08Vous nous appelez d'où, Florence ?
07:10Alors, moi, j'habite un petit village des Ardennes.
07:12Et c'est la première fois que vous nous appelez.
07:14Alors, bienvenue.
07:14Oui, tout à fait.
07:15Vous étiez à Paris ce week-end.
07:17Oui, tout à fait.
07:18En fait, on voulait aller passer le dimanche à Euro Disney avec mon mari, ma fille et son copain.
07:23On s'est dit pourquoi pas aller sur Paris passer le samedi.
07:27Donc, nous sommes arrivés sur Paris.
07:30On avait normalement au départ réservé un restaurant pour le soir du côté des Champs-Elysées.
07:35Très mauvaise idée.
07:36Mais trois, quatre jours avant, je me rappelle qu'il y avait la finale.
07:39Donc, on avait annulé.
07:40Et on s'est dit, on va réserver un petit restaurant dans le Marais.
07:44Ça me semblait un endroit assez calme.
07:4635 minutes de l'hôtel à pied où on était.
07:49Donc, allons-y.
07:50On est sorti du restaurant pile au moment où j'ai entendu les cris parce que le PSG venait marquer
07:57son dernier pénalty.
07:59Et là, je dois dire qu'en un quart d'heure, 20 minutes, je ne sais pas comment expliquer.
08:05Il y a eu du bruit, des voitures dans tous les sens, des scooters avec deux, trois gamins dessus.
08:11J'ai croisé sincèrement un quart d'heure après une bande qui avait des cagoules et qui les mettait à
08:17ce moment-là.
08:19Alors, fumigènes, pétards, mais des gros pétards, des feux de Bengale un peu partout.
08:24Ça courait, ça criait dans tous les sens.
08:27Donc, nous, au départ, on s'est dit, on va rentrer tranquillement à l'hôtel en prenant la rue et
08:32au mur.
08:33Alors, on n'a rien à voir là-dedans.
08:35Donc, pourquoi est-ce qu'on nous dirait quoi que ce soit ?
08:38Donc, physiquement, à aucun moment, on ne nous a menacés.
08:41Mais vous aviez eu peur quand même ? Vous avez eu peur, Florence, ou pas ?
08:43Moi, sincèrement, oui.
08:45Moi, sincèrement, oui qu'à un moment, mon mari m'a dit, écoute, on va commencer à prendre les petites
08:50rues de traverse.
08:51On va essayer de re-rentrer par l'hôtel, par l'intérieur du Marais.
08:57Et notre petite balade de 35 minutes, en fait, on est rentré à l'hôtel au bout d'une heure
09:01et quart.
09:02Tellement, on a dû prendre des rues dans tous les sens pour pouvoir essayer de les éviter.
09:06Mais c'était un vrai cafarnome.
09:08C'était des cris, des jeunes par bandes de dizaines en scooter qui étaient deux, trois dessus, qui hurlaient.
09:16Mais c'était des supporters, d'après vous, Florence, ou pas ?
09:19Non, sincèrement, non.
09:21Pourquoi ? Qu'est-ce qui vous fait dire que ça n'était pas ?
09:23Parce qu'ils insultaient tout le monde.
09:26Et puis, je vous dis, quand on a croisé cette bande de 15 jeunes qui avaient des cagoules et qui
09:30les ont mis pile devant nous,
09:31je veux dire, moi, je suis supporteur d'un club de foot, qui n'est pas le club parisien, mais
09:36je suis contente pour eux.
09:38Et ça ne m'est jamais arrivé de voir des choses comme ça.
09:42Je veux dire, c'était pas...
09:42Oui, on ne se cache pas, ça n'a rien à se reprocher, j'ai envie de dire.
09:45Oui, tout à fait.
09:46Et puis, je veux dire, on peut manifester avec des drapeaux du PSG au milieu de la rue, ça ne
09:51me pose pas de problème.
09:52Mais là, quand on voit qu'ils s'attaquent à tout, alors, moi, je n'ai pas vu de vitrine,
09:57mais des feux de Bengale, des arrêts de bus cassés,
10:01vous n'allez pas me dire qu'on fête le football, ce n'est pas vrai.
10:04Moi, je pense sincèrement que ce ne sont des excuses.
10:07Alors, le PSG aurait gagné, ça aurait été la même chose que le PSG aurait perdu.
10:12Sincèrement, c'est la même chose.
10:13Vous êtes rentré, donc, au bout d'une heure quinze.
10:18Après, vous vous êtes senti en sécurité, mais vous garderez définitivement, j'imagine, pas une bonne image de cette soirée
10:22à Paris.
10:23Ah non, mais et puis surtout, je tâcherais.
10:26Alors, sincèrement, je savais ce qu'ils faisaient sur les Champs-Élysées, parce que ça se voit à la télé,
10:30on n'est pas inconscient.
10:31Mais quand on a réservé, on n'avait pas calculé que ça tombait pile à cette date-là.
10:37C'est certain que je n'y retournerai pas à cette date-là.
10:39C'est certain, ça ou n'importe quelle manifestation, hors de question que je sois sur Paris.
10:46D'ailleurs, je plains les parisiens, peut-être que c'est moi, je vais dire, de mon département des Ardennes
10:50qui...
10:51Alors, je vous rassure, pas du tout.
10:53Moi, j'habite pas très loin du Parc des Princes.
10:56Et même si c'est tout le temps, on ne s'y habitue pas.
11:01Et il ne faut pas s'y habituer, je pense.
11:03Mais non.
11:04Non, non, c'est scandaleux.
11:05Et sincèrement, je ne pense pas que la police aurait pu faire quelque chose à ce moment-là.
11:09Tout à l'heure, je ne sais pas si vous avez entendu, on était avec un commandant de police qui
11:14est syndiqué
11:14et qui nous disait, bon, il y avait 8000 policiers mobilisés juste à Paris.
11:19Ils auraient été 16 000, 20 000 ou 30 000.
11:21Ça n'aurait rien changé.
11:23Non.
11:23Et puis, je pense que ça aurait été dangereux qu'ils interviennent.
11:26Dangereux, ça n'aurait fait qu'augmenter les choses.
11:28Parce qu'il y avait un tel chaos que s'il y avait eu la police qui intervenait là,
11:33je ne sais pas en quoi ça aurait tourné, mais ça aurait été encore pire.
11:37Donc, je pense qu'ils ont bien fait de rester sur l'extérieur et, je veux dire, d'essayer de
11:41canaliser tout ça.
11:42Moi, sincèrement, je suis la première à dire que ces petits casseurs-là, il faudrait faire quelque chose.
11:47Je ne sais pas, intervenir auprès des parents ou je ne sais pas.
11:50Vous aviez le sentiment qu'ils étaient très jeunes, Florence ?
11:53Oui, tout à fait.
11:54Beaucoup de gamins.
11:55Beaucoup de gamins.
11:57Pour moi, j'ai 60 ans.
11:58Oui, mais c'est intéressant d'avoir...
12:00Vous l'avez vécu, vous étiez en plein milieu, en tout cas, de ce que vous, vous avez vu.
12:04Mais quand vous dites gamin, il y a moins de 18 ans ?
12:07Je dirais entre 15 et 20.
12:09Ça devait être la grande majorité.
12:11Et puis, je vous dis, ceux qui ont mis les cagoules, ce n'étaient pas des gens de 30 ou
12:1635 ans.
12:18Florence, on est avec, je le disais, Thomas Proto, qui est chef du service police-justice.
12:22Ce que dit Florence, c'est assez intéressant et c'est tout l'équilibre du maintien de l'ordre.
12:26C'est-à-dire qu'il y a des policiers sur place.
12:29Est-ce qu'il faut aller à l'affrontement ou pas, Thomas ?
12:33Alors là, on a constaté qu'effectivement, les ordres, visiblement, qui ont été donnés,
12:36c'est d'aller, de canaliser exactement, comme l'a dit notre auditrice,
12:41de canaliser sans aller trop au contact parce qu'il y avait tellement de monde dehors.
12:44En plus, avec un mélange avec la foule, avec les familles, avec les...
12:48Ici, tant est qu'il y avait des familles, les supporters réels, ceux qui faisaient la fête.
12:52Et ce mélange, du coup, si vous intervenez trop fort,
12:54ça va donner lieu à beaucoup de blessés par les policiers et les gendarmes.
12:58Et ça, ce n'est pas du tout une option non plus dans ce cas-là.
13:00parce que la problématique que vous avez constatée et que les policiers nous ont rapportée aussi,
13:08c'est le nombre de personnes qui ont participé à ces incidents
13:12qui est une somme de, quand même, d'incidents de moyenne ampleur,
13:17voire de petits incidents, mais cumulés les uns aux autres, qui font un chaos indescriptible.
13:21Donc, aller interpeller quelqu'un qui a balancé une bouteille d'eau,
13:24qui est dans un groupe qui balance une bouteille d'eau vers des CRS un peu lointains,
13:27c'est la garantie que vous allez avoir un PV qui ne va servir à rien,
13:30et quelqu'un qui va être relâché.
13:31Mais la bouteille d'eau, il y a eu plein de tirs de mortiers,
13:33enfin, beaucoup plus que...
13:35Et d'ailleurs, il y a près de 600 interpellations et 405 gardes à vue à Paris.
13:40Donc, il y a eu des interpellations, il y a eu, comment dire,
13:44beaucoup d'actions de policiers, mais pour aller chercher des gens
13:46dont on savait qu'on pourrait en faire quelque chose.
13:48Pour le reste du chaos, ingérable, comme le dit notre auditrice,
13:52on ne pouvait pas...
13:54Enfin, déjà, il y a eu beaucoup de lacrymogènes qui ont été tirées,
13:56beaucoup de charges sur les champs.
13:58C'est très spécifique, ce qui s'est passé,
13:59c'est qu'on l'a senti dès samedi soir,
14:01c'est que c'était absolument partout dans Paris.
14:04Donc, le seul contre-exemple qu'on a,
14:06ça serait de faire comme les Jeux, les Jeux Olympiques.
14:09On sait que ça s'est hyper bien passé,
14:11mais il y avait 100 000 policiers et gendarmes mobilisés.
14:13On va mettre 100 000 policiers à chaque issue de match.
14:16En tout cas, c'est laitiage.
14:17Restez avec nous, Thomas, Florence également,
14:20et puis on va vous entendre dans un instant
14:23sur comment essayer de limiter la casse à chaque fois.
14:25A tout de suite.
14:27Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
14:29ou appelez-nous au 30 de 10.
14:3150 centimes la minute.
14:33Amandine Bégaud.
14:35RTL midi, les auditeurs ont la parole.
14:37Je ne comprends pas notre jeunesse.
14:39Les solutions, personnellement, j'ai du mal à les trouver.
14:42Qu'est-ce qu'il faut faire avec ces jeunes ?
14:44De toute façon, c'est pratiquement tous des mineurs.
14:46Ils sont insolvables.
14:47Peut-être la solution, ce serait une fois interpeller
14:51les maîtres en centre de redressement,
14:53les faire travailler, les faire se lever à 5 heures du matin.
14:56Ces gamins-là, il faut qu'ils payent.
14:58Le message de Monique au 3210
15:00qui réagit bien sûr à ces incidents
15:02en marge de la victoire du PSG en Ligue des Champions.
15:04Comment faire pour que les après-matchs
15:06ne virent pas à l'affrontement systématique ?
15:08C'est la question qu'on se pose ensemble.
15:11Thomas Prout, au chef du service police et justice,
15:12c'est toujours à mes côtés.
15:14On va accueillir Nicolas.
15:15Bonjour Nicolas.
15:16Oui, bonjour.
15:16Vous nous appelez d'où Nicolas ?
15:18De la région d'Angers, dans le Ménéloir.
15:20Là où on a aussi des dégradations.
15:22C'est ce que j'allais dire.
15:23Et Thomas le rappelait tout à l'heure.
15:24Thomas, vous nous le disiez,
15:25il y a eu plusieurs villes ailleurs qu'à Paris
15:27qui ont été touchées.
15:28Oui, les vêtines brisées,
15:29les vols dans les magasins,
15:31les jets de pierre et ainsi de suite.
15:33Précisément, 78 villes où il y a eu des incidents,
15:35quelle que soit l'ampleur,
15:36et 15 villes où il y a eu des commerces pillés.
15:39Il faut arrêter tout ça.
15:40Avec au maximum un à deux commerces,
15:41on le précise par ville,
15:42pas plus que ça.
15:43Comment on arrête tout ça Nicolas ?
15:45Il va falloir que le législateur bouge.
15:47Une bonne fois pour toutes.
15:49Il faut que les gens sachent,
15:50il faut arrêter de faire du curatif,
15:51il va falloir faire du préventif.
15:53Il faut que les gens connaissent la loi,
15:54il va falloir mettre quelque chose en place.
15:55Mais du style,
15:56vous dégradez du mobilier urbain extrait,
15:59vous avez trois ans de prison.
16:01Vous dégradez les vitrines,
16:02vous en avez cinq.
16:03Il va falloir que les gens payent.
16:04Mais les prisons elles sont pleines ?
16:06Nicolas, les prisons elles sont pleines ?
16:10Comment on fait ?
16:10Parce que là,
16:10on les met en tigé de travaux d'intérêt généraux.
16:12Un t-shirt rouge,
16:13c'est marqué dans le dos.
16:14J'ai cassé, je répare.
16:16Moi, j'ai travaillé 26 ans en collectivité.
16:18Il y a plein de boulots,
16:19il y a plein d'herbes arrachées partout.
16:20Ce n'est pas une sanction,
16:21parce que les jardiniers font bien
16:21l'arrachage de l'herbe.
16:23Ils vont bosser,
16:24vous avez cassé pour 3 000 euros,
16:25vous allez bosser pendant deux mois.
16:27Et à la fin,
16:27votre salaire,
16:28ça servira à rembourser.
16:30Et c'est clair,
16:30on ne fait pas de cadeaux.
16:32Il faut arrêter.
16:33Moi, j'en ai marre.
16:34Et il ne faut pas dire
16:34la Ligue du droit de l'homme.
16:36Non, stop.
16:37La Ligue du droit de l'homme,
16:38qu'est-ce qu'elle fait pour nous
16:39qui payons nos impôts
16:40pour réparer tout ça ?
16:41Il faut arrêter là.
16:42Donc, ce que vous dites,
16:43d'jurtissement des sanctions,
16:44que ce soit systématique,
16:45ou tout casse.
16:46On les prévient en amont,
16:47parce qu'ils vont nous dire
16:47qu'on n'est pas au courant.
16:48Nul n'est censé ignorer la loi.
16:49On les prévient en amont.
16:51Les médias sont là pour ça.
16:52Vous aussi,
16:53les télévisions,
16:53et ainsi de suite.
16:54Attention,
16:55demain soir,
16:55il y a un match.
16:57Celui qui est pris
16:57a cassé telle sanction,
16:59et ainsi de suite.
17:00Et il faut que le législateur
17:01suive derrière.
17:02Le problème des paupers policiers,
17:03c'est pareil,
17:03c'est qu'au niveau des jugements,
17:05quelquefois,
17:05ça ne suit pas.
17:08Au niveau des jugements,
17:09ça ne suit pas.
17:10On recherchait les chiffres
17:12avec vous, Thomas,
17:13tout à l'heure.
17:14500 interpellations
17:15à peu près l'année dernière.
17:16600, oui.
17:16600.
17:17Il y a eu 62 personnes
17:19seulement présentées à un juge
17:21à l'issue de ces interpellations.
17:23C'est beaucoup plus que ça.
17:24Oui, c'est beaucoup plus que ça.
17:26Mais c'est vrai
17:27qu'il y a de la déperdition,
17:28parce qu'entre les interpellations
17:31et les gardes à vue,
17:31déjà, ça diminue,
17:32parce qu'il y a un certain nombre
17:33de procédures,
17:34il y a des gens
17:34qui n'ont rien fait,
17:35ou en tout cas,
17:35on ne peut pas convaincre
17:36qu'on interpelle,
17:36mais qu'on passe pas en réalité.
17:37Après, les gardes à vue,
17:38il y a aussi des orientations judiciaires
17:39qui ne peuvent pas être prises,
17:40parce que pareil,
17:41le PV a été trop vite fait,
17:42c'est des moments compliqués
17:43pour les policiers.
17:45Donc voilà,
17:45il y a plusieurs dizaines,
17:46plusieurs centaines
17:47de chances de condamnation.
17:48Après,
17:49la problématique judiciaire,
17:51c'est aussi que c'est individuel.
17:52Il faut absolument démontrer
17:53ce que la personne a fait.
17:54Donc il y avait eu
17:55un certain nombre de condamnations,
17:56j'ai retrouvé deux,
17:56trois exemples quand même intéressants.
17:59C'est ça,
17:59un des sujets
18:00qui est quand même
18:01au cœur du débat,
18:03pour des violences sans blessures
18:05envers des policiers
18:06ou des gendarmes.
18:07Ce qui est un tir de feu d'artifice,
18:08c'est exactement ça.
18:09J'ai retrouvé
18:10qu'on avait une moyenne
18:11de condamnation,
18:11deux, trois mois de prison
18:12avec sursis.
18:13Avec sursis.
18:15Nicolas,
18:16vous vous dites
18:16qu'il faudrait
18:16de la prison ferme.
18:18Ah bah oui,
18:18la vie est belle,
18:19c'est super.
18:20C'est super,
18:21on casse,
18:22on pique des chaussures,
18:22on pique des vêtements de sport
18:23et puis après,
18:24on se remange
18:25avec des mois de sursis.
18:26Ah bah la vie est super belle
18:27et puis c'est les autres
18:28qui vont payer.
18:29Non mais il faut arrêter tout ça.
18:31C'est fini.
18:33Nicolas,
18:33je voudrais vous faire échanger
18:34avec les autres auditeurs.
18:36Jérôme,
18:36bonjour Jérôme.
18:38Oula,
18:39il y a beaucoup,
18:39beaucoup de bruit.
18:40Vous êtes où Jérôme ?
18:41Je suis sur un chantier
18:43de terrassement.
18:44Alors peut-être
18:45qu'il faut enlever
18:46votre haut-parleur ?
18:47Ah oui,
18:48d'accord.
18:49Oui parce que là,
18:49j'entends presque plus
18:51le chantier que vous.
18:54Allô ?
18:54Alors Jérôme,
18:56on va vous faire patienter
18:57le temps de retrouver
18:57là une liaison correcte.
18:59Philippe,
18:59bonjour.
19:00Bonjour Madame Légaud.
19:01Vous nous appelez d'où Philippe ?
19:03De Paris.
19:04De Paris.
19:04Vous aussi,
19:05vous trouvez comme Nicolas
19:06que les casseurs
19:08ne sont pas assez sanctionnés ?
19:10Oui,
19:11Nicolas a tout à fait raison
19:12mais moi je pense
19:13qu'il y a un manque flagrant
19:14de volonté politique.
19:16Le président Macron,
19:17hier soir,
19:18lors de son discours
19:19lorsqu'il a reçu
19:20les joueurs du Paris Saint-Germain,
19:22il a dit que c'est inacceptable,
19:23les scènes de violence
19:24dans la capitale,
19:25c'est inqualifiable,
19:26on ne veut plus voir ça,
19:28on en a ras-le-bol.
19:29Mais je rappelle quand même
19:30que ça fait neuf ans
19:31qu'il est élu notre président.
19:32Qu'est-ce qu'il a fait
19:33depuis neuf ans ?
19:34Je vous rappelle juste
19:35quelque chose Amandine.
19:36Il y a trois ans,
19:37lorsqu'il y a eu
19:38le décès du petit Naël,
19:40la France s'est embrasée.
19:41On peut employer le mot
19:43puisque 3000 bâtiments publics
19:45ont été saccagés.
19:46Les crèches,
19:47des écoles,
19:48des gymnases,
19:49des médiathèques,
19:50des concessions automobiles.
19:52Il n'y a pas eu
19:53un seul bâtiment,
19:55et vous pouvez vérifier,
19:56il n'y a pas eu
19:57un seul bâtiment
19:57de la CAF,
19:58la Caisse d'Allocations Familières,
20:00qui a été touchée.
20:01Donc Nicolas a raison,
20:03à un moment donné,
20:04les casseurs,
20:05lorsqu'on les a identifiés,
20:07interpellés,
20:08il faut les faire payer.
20:10Et donc,
20:11par exemple,
20:11suspendre les allocations familiales,
20:13c'est ce que vous dites ?
20:13Alors,
20:14suspendre les allocations familiales,
20:16s'il y en a,
20:17faire payer les frères et sœurs,
20:18faire payer les parents,
20:19à un moment donné,
20:20il faut une vraie volonté politique.
20:22Et on ne la voit pas.
20:24Je pense également,
20:25c'est un sentiment personnel,
20:26mais il ne faut pas de bavure.
20:28Il ne faut pas.
20:29Parce qu'autrement,
20:30la France va s'enflammer.
20:31Moi,
20:31j'ai 65 ans,
20:32je ne suis pas un père de l'autre année,
20:33mais quand la France a gagné
20:35la Coupe du Monde en 98,
20:36il y a 30 ans,
20:37pratiquement 30 ans,
20:38on ne voyait pas tout ça.
20:40Qu'est-ce qui s'est passé ?
20:41Il y avait eu des incidents en 98,
20:43Philippe.
20:43Oui,
20:43mais beaucoup moins,
20:44beaucoup moins d'aujourd'hui.
20:45Moins d'aujourd'hui, c'est vrai.
20:47Qu'est-ce qui se passe
20:48dans notre société depuis 30 ans
20:50pour en arriver là ?
20:52Parce qu'il n'y a pas que les voyous.
20:53Il y a un nombre d'incivilités
20:56permanentes dans notre pays,
20:57tous les jours.
20:59Mais il y a une impunité
21:00de ces voyous
21:01qui fait que,
21:03ben voilà,
21:03on laisse aller.
21:04C'est dramatique.
21:05Alors,
21:06comme il n'y a pas de soucis
21:06dans les caisses,
21:07on ne peut pas renforcer
21:08les moyens des policiers,
21:10on ne peut pas renforcer,
21:11etc.,
21:11etc.
21:12Donc,
21:12c'est dramatique
21:13ce qu'on est en train de vivre.
21:14Mais les policiers eux-mêmes le disent,
21:16ce n'est pas parce qu'on aurait mis
21:17deux fois plus de policiers,
21:18ça n'aurait sans doute rien changé.
21:20Alors,
21:20qu'est-ce qu'on fait ?
21:21Parce que là,
21:22on fait un constat,
21:22simplement.
21:23On est des millions de gens
21:25à constater qu'on en a ras-le-bol,
21:27mais derrière,
21:28rien ne bouge.
21:30Vous êtes d'accord avec moi,
21:31avant de dire,
21:31rien ne bouge.
21:33Il y a 15 jours,
21:34c'était les pseudo-voyaux de Nice
21:37qui sont nus.
21:38Oui,
21:38avec ces incidents au Canal Saint-Martin
21:40qui étaient dingues aussi.
21:41Alors là,
21:42je vous arrête peut-être,
21:43il y avait quand même
21:44beaucoup de supporters.
21:45Ce n'était pas des casseurs.
21:46C'était des ultras,
21:47comme on les appelle.
21:48Mais à partir du moment
21:49où on identifie ces gens-là
21:52et qu'on les interpelle,
21:54qu'est-ce qu'on fait derrière ?
21:55Parce que les gardes-vues,
21:56il y a eu 700 arrestations,
21:58il y a 450 gardes-vues,
21:59suite au match
22:00à la victoire du Paris Saint-Germain.
22:02Qu'est-ce qu'on fait
22:03après ces 450 gardes-vues ?
22:05Qu'est-ce qu'ils deviennent,
22:06ces gens-là ?
22:06Si on a la preuve
22:08qu'ils ont cassé,
22:10incendié,
22:11pillé,
22:11qu'est-ce qu'on fait ?
22:14Thomas Proutot,
22:15il y a un élément intéressant
22:16dans ce que dit Philippe,
22:17il y a le peur
22:18de ne pas de bavure,
22:19enfin,
22:19il y a ce sentiment
22:20qu'il ne faut pas de bavure.
22:21Est-ce que c'est vraiment
22:21quelque chose de très présent
22:23chez les policiers ?
22:24Dans la doctrine du maintien de l'ordre,
22:26de toute façon,
22:26c'est toujours cet équilibre
22:27entre canaliser les foules,
22:31les foules qui deviennent
22:32parfois violentes,
22:34et l'usage de la violence légitime.
22:37Mais en fait,
22:37on ne peut pas se retrouver
22:38avec 20 blessés graves
22:39parmi les supporters.
22:41On considère que la proportionnalité
22:43n'a pas été respectée.
22:45C'est politiquement intenable aussi.
22:46Et vous nous disiez tout à l'heure
22:47que finalement,
22:48il y a eu,
22:48si on compare avec l'année dernière,
22:50plutôt moins de casse,
22:51moins de pillage,
22:52mais plus de violence
22:53contre les forces de l'ordre.
22:55Oui, ça c'est très marquant
22:56cette année.
22:57Ce qui fait qu'il va falloir voir
22:59quelle est la caractérisation judiciaire.
23:00Le parquet de Paris
23:01qui a le plus de garde à vue
23:02et les parquets autour
23:03pour les mineurs
23:04sont en train,
23:05là ce matin,
23:05en train de regarder
23:07chaque PV,
23:07chaque procédure
23:08pour voir quels sont
23:09les éléments de preuve
23:10apportés par les policiers
23:11qui ont fait les PV
23:11pour dire telle personne
23:12a fait quoi.
23:13Quand il s'agit
23:14d'un gros mortier d'artifice
23:15dangereux tiré
23:16vers les gendarmes
23:17ou les policiers,
23:17ça va donner lieu
23:18à des peines de prison
23:19avec sursis,
23:22que vous avez dirigé
23:23vers le policier
23:24pour faire un peu le malin
23:25comme ça,
23:25mais que ça ne va pas bien loin
23:26et que ça n'atteint même pas
23:27la colonne,
23:29oui, vous êtes interpellé
23:30mais le juge,
23:31il ne va pas vous mettre
23:31en prison six mois.
23:32Ça n'aurait aucun sens
23:33non plus, vous voyez.
23:34C'est là qu'on cherche
23:35que ce peuvent être
23:36les solutions,
23:37celles des travaux
23:37d'intérêt généraux,
23:39comme disent nos auditeurs,
23:41peut-être c'est de ce côté-là
23:42qu'on peut chercher des choses.
23:44Restez avec nous,
23:45Philippe et Nicolas,
23:46dans un instant,
23:47on va aller voir
23:48du côté de l'Anse
23:49parce qu'effectivement
23:50vous êtes nombreux
23:51à nous avoir appelés
23:52depuis l'Anse
23:53ou supporters de l'Anse
23:54en nous disant
23:54que l'Anse a gagné
23:56la Coupe de France
23:56il y a une dizaine de jours,
23:58enfin la semaine,
23:59pas le week-end dernier,
24:00celui d'avant
24:01et il ne s'est rien passé,
24:03tout s'est bien passé
24:04sans aucun incident.
24:05Quelle différence
24:06entre l'Anse et le PSG ?
24:07On va en débattre
24:08dans un instant.
24:09Et puis Jean-Alphonse Richard
24:10nous a rejoint.
24:10Bonjour Jean-Alphonse.
24:11Bonjour Amandine.
24:12L'heure du crime
24:12comme tous les jours
24:13à 14h
24:14et le programme
24:15dans un tout petit instant.
24:16A tout de suite.
24:21Bonne journée
24:21sur RTL.
24:25RTL,
24:26votre radio.
24:28Jusqu'à 14h.
24:30Les auditeurs ont la parole.
24:32Amandine Bégaud
24:33sur RTL.
24:35Nous sommes ensemble
24:36jusqu'à 14h
24:36et après comme chaque jour
24:37vous retrouverez
24:38Jean-Alphonse Richard
24:39et l'heure du crime.
24:40Jean-Alphonse,
24:40aujourd'hui la trajectoire
24:41d'une manipulatrice hors pair.
24:44Cindy Senok,
24:4525 ans en 2009.
24:46Deux enfants
24:47avec son compagnon
24:48lequel est retrouvé mort
24:49dans un étang.
24:50C'est près de Metz.
24:51Il ne s'est pas noyé,
24:52il ne s'est pas suicidé
24:52mais il a été assassiné.
24:54Cindy Senok,
24:54elle apparaît devant
24:56les policiers
24:56en plein désarroi.
24:57Elle est anéantie
24:58par ce décès.
24:59Elle pleure beaucoup.
25:00Les policiers
25:00ne la croient pas du tout
25:01capable d'avoir tué
25:03son compagnon.
25:04D'abord,
25:04elle est très peinée
25:05et puis elle serait incapable
25:07de mettre dans l'eau
25:08un homme qui pèse 100 kilos,
25:09de le traîner,
25:10de le mettre
25:10dans un coffre de voiture,
25:11etc.
25:12Pourtant,
25:12les policiers vont continuer
25:14évidemment à s'intéresser
25:15à elle
25:15et à ses amants
25:18des hommes
25:18qui seraient tout simplement
25:20sous son emprise.
25:21Comment ?
25:22Et pourquoi ?
25:23Je vous raconte tout
25:24dans l'heure du crime.
25:24Vous allez voir,
25:25c'est un cas d'espèce assez rare.
25:27Cindy Senok,
25:28manipulatrice de génie.
25:2914h,
25:30à tout à l'heure.
25:31A tout à l'heure,
25:32Jean-Alphonse.
25:32Petit détour par Roland-Garros
25:34où l'on retrouve
25:35Isabelle Langer.
25:37Isabelle,
25:38on attend bien sûr
25:39la dernière française.
25:40Diane Paris
25:41et on a tendance
25:42à scorer
25:42pour l'Italien
25:45Flavio Koboli.
25:47Effectivement,
25:47tête de série numéro 10
25:48de ce tournoi.
25:49Il déroulait tranquillement
25:50et il avait remporté
25:51les deux premiers 7-6,
25:522-6-3
25:53face à l'américain
25:54Zvajda.
25:55Mais il a perdu
25:56le troisième set
25:57au tie-break.
25:587 points à 3
25:59pour Zvajda
26:00dans ce tie-break
26:01de cette troisième manche.
26:03Mais ça va un tout petit peu mieux
26:04pour Koboli
26:04puisqu'il a fait le break
26:05d'entrée de jeu
26:06dans le quatrième set.
26:07Donc 2-7-1
26:08pour Koboli
26:08qui a fait le break
26:09dans la quatrième manche.
26:11Sur le cours,
26:11Suzanne Langlène,
26:13un set partout
26:13entre mesdemoiselles
26:15Potapova
26:15et Kalinskaya.
26:164 partout
26:17dans le troisième set.
26:18A tout à l'heure.
26:19A tout à l'heure,
26:20Isabelle Roland-Garros.
26:21C'est toutes les demi-heures
26:22sur RTL.
26:2512h30, 14h.
26:26RTL midi,
26:27les auditeurs ont la parole.
26:29Avec Amandine Bégaud.
26:31Il ne faut pas commencer
26:32à pointer du doigt
26:33les clubs de foot,
26:34les supporters.
26:35Moi, je fais partie
26:36d'un groupe ultra
26:37dans un club français.
26:38Quand on voit
26:39que Lens gagne
26:40une Coupe de France,
26:41tout se passe bien.
26:42Il ne faut pas raison
26:42de ce qui s'est passé ce week-end.
26:43C'est juste inadmissible.
26:44Mais il ne faut surtout pas
26:45tout mélanger.
26:46Ce n'est ni du fait
26:47des clubs de foot,
26:48ni du fait des supporters
26:49ou des ultras.
26:50Ce sont des groupes de casseurs
26:51qui cherchent juste
26:52une couverture
26:53et une opportunité
26:54pour piller les magasins.
26:55Le message de Nicolas
26:56au 32.
26:57Ils ont continué
26:58à évoquer ces incidents
26:59en marche de la victoire
27:00du PSG en Ligue des Champions
27:01ce week-end.
27:02Bonjour, Lucien.
27:04Bonjour.
27:05Alors, vous,
27:05vous faisiez une comparaison
27:07avec ce qui s'est passé
27:08après la victoire de Lens
27:09en Coupe de France.
27:10Bien sûr.
27:11Bien sûr.
27:12Parce que moi,
27:12j'étais justement...
27:13Je suis...
27:13Et je peux justement
27:15m'appeler ultra.
27:16Je suis un ultra de Lens.
27:18Et j'ai été
27:19en plein cœur
27:20du COP Lens-Foy
27:21donc au Stade de France
27:23et il a tout
27:24s'est bien passé
27:25tout simplement.
27:26Alors oui,
27:26on a juste grillé
27:27les fumigènes.
27:27C'est tout.
27:29Rien de criminel.
27:31On peut justement
27:34se renseigner
27:34auprès du ministre
27:35au ministère de l'Intérieur.
27:37Zéro interpellation.
27:38Zéro casse.
27:39Que de la ferveur.
27:40Que de la bonne humeur.
27:42On s'est même entendu.
27:43Je peux vous dire.
27:44On a même fait la chenille
27:44avec les forces de l'ordre.
27:47J'ai vu notre ministre
27:49de l'Intérieur
27:49qui est passé juste
27:50à côté de nous
27:51avec sa garde rapprochée
27:52bien sûr.
27:52Mais juste à côté de nous
27:54parce que justement
27:54on rentrait dans
27:55le Stade de France.
27:56Et bien voilà,
27:57il ne s'est rien passé.
27:58Alors là justement,
27:59c'est marrant que justement
28:00le petit vocal de Nicolas
28:02je crois,
28:03qui est passé juste avant moi,
28:06moi je ne suis pas d'accord
28:07avec lui en fait.
28:07Parce qu'on parle beaucoup
28:08du gouvernement,
28:09on parle beaucoup
28:10des forces de l'ordre
28:11et autres.
28:11Mais on ne parle pas
28:12du club.
28:13Et je pense qu'en fait
28:14le club y est pour quelque chose.
28:15Vous pensez vraiment ?
28:17Parce que Lucien,
28:17hier et tout à l'heure
28:19on était,
28:20j'oublie son prénom
28:21avec Florence je crois,
28:22qui venait des Ardennes
28:23et qui a passé la soirée
28:24à Paris et qui nous disait
28:25que ce n'était pas du tout
28:26des supporters
28:26ceux qui ont mis le bazar.
28:28Moi je ne suis pas d'accord
28:29parce que moi justement
28:29je suis près d'Amiens.
28:31A Amiens,
28:31il y a aussi eu des casses.
28:33Il y a des personnes
28:34qui ont été interpellées,
28:35tout ça,
28:35des personnes que je connaissais
28:36qui étaient justement
28:37supporters de Paris.
28:39Donc voilà,
28:39Paris c'est la casse,
28:40Paris c'est la délinquance,
28:42Paris c'est la provocation.
28:44Ça a toujours été,
28:45nous on a été supportés,
28:46on a déjà fait une finale
28:47contre le PSG
28:48au Stade de France
28:49où justement
28:50c'était aussi des banderoles
28:52nous insultant
28:52de consanguins
28:54et autres,
28:54voilà je ne dirais pas
28:55d'autres mots,
28:56en disant bienvenue
28:57chez les filles et tout ça.
28:58Le PSG c'est la provocation,
29:00c'est l'indélinquance,
29:01ça a toujours été,
29:02avant qu'il y ait le Qatar
29:03justement,
29:05Paris était prêt
29:06à descendre en Ligue 2,
29:07c'était des casses
29:08à chaque défaite,
29:09c'était des supporters.
29:12Donc il faut arrêter tout ça.
29:13Nous on était au Stade de France,
29:14on était à Saint-Denis,
29:15est-ce qu'il y a eu
29:16des casseurs justement ?
29:17Eh bien non,
29:18il n'y a pas eu de casseurs.
29:19Si vraiment il y avait
29:19des casseurs autour de Paris
29:21et tout ça,
29:22Saint-Denis c'est à côté de Paris,
29:23donc il y aurait eu aussi
29:24des casseurs
29:25à la sortie du Stade de France
29:27quand l'Ange
29:27avait gagné la Coupe de France,
29:28il y a eu zéro casseur.
29:30Donc ce n'est pas vrai,
29:31ce n'est pas vrai.
29:31Les casseurs...
29:32Et ça veut dire que
29:33Lucien,
29:34vous iriez jusqu'à dire
29:35qu'il faut mettre
29:35le PSG à contribution ?
29:37Bien sûr,
29:38je pense que le PSG
29:39doit payer l'addition,
29:40je pense qu'ils ont des moyens
29:41en plus,
29:41ils s'en vont tasser comme ça.
29:43Donc là justement,
29:44on a parlé justement
29:44de la grosse enveloppe
29:45qu'ils vont avoir
29:46pour la Ligue des Champions.
29:47Eh bien c'est bien
29:47que cette enveloppe-là
29:49revienne un petit peu
29:50à la ville de Paris
29:50pour justement payer l'addition
29:52parce que je pense
29:53qu'il y a quand même
29:54pas mal de dégradations
29:56à payer
29:56et aussi je pense
29:57à indemniser
29:59nos forces de l'ordre,
29:59les pauvres
30:00qui sont toujours
30:00en première ligne
30:01et que justement
30:02leur mettre une petite prime,
30:04ça ne serait pas trop
30:05je pense.
30:06Lucien,
30:06on va accueillir Philippe.
30:07Bonjour Philippe.
30:08Bonjour.
30:09Vous aussi,
30:10vous nous avez signalé
30:11le parallèle
30:13qu'on pouvait faire
30:14éventuellement
30:14avec Lens
30:15qui a gagné
30:15la Coupe de France
30:16la semaine dernière.
30:17Vous êtes d'accord
30:18avec ce que dit Lucien ?
30:20Non.
30:21Oui et non.
30:22Non,
30:22c'est pas.
30:23Le PSG a fait
30:24énormément,
30:25énormément
30:25pour éradiquer
30:26la violence
30:27dans son stade.
30:28Oui,
30:28il y a eu ce grand plan
30:29contre le hooliganisme.
30:30Absolument.
30:31initié par Robin Le Proulx.
30:32Et ils y sont parvenus.
30:34Moi,
30:35je m'interroge
30:36sur un point.
30:36Je n'ai pas de solution,
30:37je ne suis pas sociologue,
30:38je ne suis pas en train
30:39de dire
30:39il faut les mettre
30:40en prison,
30:41etc.
30:41Mais moi,
30:42je m'interroge
30:42sur un point.
30:44Paris
30:46regroupe
30:47tout le pouvoir.
30:49C'est-à-dire,
30:50on a
30:51tout ce qui se passe
30:52à Paris,
30:52on a l'Assemblée nationale,
30:54le Premier ministre,
30:55toutes les entités
30:57ministérielles
30:57et autres
30:58font le pouvoir.
31:00Et je m'interroge
31:00sur le fait
31:01est-ce que ce n'est pas
31:02une attaque,
31:04non pas à l'encontre
31:05du PSG,
31:06mais profiter
31:06de ce genre d'événement
31:07pour justement
31:11déverser sa haine
31:11contre le bouloir.
31:14Lance,
31:14fantastique,
31:15merveilleux,
31:17des super supporters,
31:19il ne s'est rien passé.
31:19Les Ligues de France,
31:20on le dit souvent.
31:21Oui,
31:21mais c'est vrai,
31:22mais c'est vrai.
31:23Bon,
31:23moi,
31:24je suis Saint-Etienne,
31:24mais voilà,
31:26si je pense
31:26Saint-Etienne,
31:27on a perdu,
31:28on ne sera pas
31:28en Ligue 1
31:29l'année prochaine,
31:29on n'a pas tout cassé.
31:31Voilà,
31:31on a perdu,
31:32on a perdu.
31:32Mais vous pensez
31:33que c'était des supporters,
31:34Philippe,
31:35qui cassaient ?
31:35Non,
31:36non,
31:36ce n'est pas des supporters,
31:37je ne le crois pas,
31:38je ne le pense pas.
31:39Moi,
31:40je pense que c'est
31:41une revendication,
31:42un ras-le-bol
31:43et Paris concentre
31:45les pouvoirs
31:46et à partir de là,
31:47c'est un peu plus facile
31:48de se fondre
31:49dans une masse
31:50avec des supporters,
31:52des vrais par contre
31:53et puis ensuite,
31:54on sort de ça
31:55et on se met
31:56à tout fracasser.
31:58La preuve en elle,
31:59c'est que le match
31:59n'était pas terminé,
32:00ils ont commencé
32:00à détruire
32:03des abris de bus
32:04et autres
32:04et le match
32:05n'était pas fini.
32:06Donc,
32:06le supporter,
32:07il est où ?
32:07Il est devant la télé
32:08ou il est au stade
32:09mais il n'est pas
32:10en train de casser.
32:12Mais moi,
32:12je n'ai pas de solution
32:13je ne suis pas sociologue
32:14mais vous avez raison
32:16Philippe,
32:16ce sera intéressant
32:17effectivement de voir
32:18le détail
32:21de chacune des personnes
32:23interpellées
32:24qui vont être déférées
32:25devant la justice
32:26Thomas Proutot.
32:27Ça va livrer
32:28quelques enseignements
32:28à la fois sur l'âge
32:29d'où ils viennent.
32:31Oui,
32:31avec un biais
32:32qui est effectivement
32:33d'abord ce qu'on voit
32:34c'est ceux qui se font attraper.
32:35Donc,
32:35parfois les plus durs,
32:36les plus violents
32:37ils ne se font pas attraper
32:38d'une part.
32:39Par ailleurs,
32:41la justice de Paris
32:42et le parquet de Paris
32:42et la juridiction
32:43et le tribunal judiciaire
32:44ont mis des moyens
32:45très importants
32:46pour,
32:46il avait prévu à l'avance
32:47400 gardes à vue
32:48ça sera plus d'ailleurs
32:49470
32:51et donc ils nous tiennent
32:52au courant des nombres
32:53des grandes masses
32:53des orientations
32:54il y a plein d'orientations
32:55possibles
32:55on va pas rentrer dans le détail
32:56comparution immédiate
32:57procès,
32:58amende,
32:58etc.
32:59Après,
32:59ils ne vont pas jusqu'à
33:00la finesse
33:00d'aller étudier
33:01474 profils
33:02ce qui serait absolument
33:04passionnant.
33:04Et peut-être que des sociologues
33:06pourraient le faire
33:06parce que ça c'est
33:07et on apprendrait des choses
33:08et peut-être que ça permettrait
33:09de trouver des solutions.
33:10Après,
33:10nous sommes aux audiences
33:11cet après-midi
33:11aux premières audiences
33:12et on va vous décrire
33:13ce qu'on voit
33:13à ces audiences-là.
33:14C'est ceux sur lesquels
33:15on tombe
33:16qui sont quand même
33:17significatifs
33:17pas toujours
33:18mais en tout cas
33:19ça nous permet
33:19d'avoir un premier regard.
33:20Et vous entendrez
33:21tout ça avec Anne-Sophie
33:22Lapix dans RTL ce soir.
33:24Nous,
33:24on se retrouve
33:24dans un tout petit instant
33:25on continue à évoquer ça
33:26on va notamment accueillir
33:28Maxime et Philippe
33:29dans un instant
33:30à tout de suite.
33:31Contactez-nous gratuitement
33:32via l'appli RTL
33:33ou au 30 de 10
33:3450 centimes la minute.
33:41Je suis un grand fan
33:43de football
33:43depuis ma trente enfance.
33:45Toute la casse
33:46qui est faite
33:46ce n'est pas la première fois.
33:48Ce qui me chagrine moi
33:48c'est que c'est tout le temps pareil
33:50c'est tout le temps
33:50l'État-Rivien.
33:51Vous allez dans les autres villes
33:52il n'y a pas tout ça.
33:53Mais que fait
33:54le club du PSG
33:55parce que finalement
33:56ce sont ses supporters
33:57qui cassent tout le temps.
33:59Johan,
33:59au 30 de 10
34:01qui réagit
34:01à ces incidents
34:02en marge de la victoire
34:03du PSG
34:04en Ligue des Champions
34:04on le rappelle
34:05il n'y a pas du tout
34:06qu'à Paris
34:07qu'il y a eu des incidents
34:08Thomas Proto
34:09vous me donniez
34:10un chiffre
34:10de nombre de communes touchées
34:1178 communes touchées
34:13selon le ministère de l'Intérieur
34:14ou 15
34:15où il y a eu des pillages
34:16alors attention
34:17à chaque fois
34:17de 1 ou 2 magasins
34:18au maximum
34:19mais effectivement
34:20il y a eu plusieurs dizaines de villes
34:21où il y a eu
34:21des incidents
34:22de plus ou moins grande ampleur.
34:24Bonjour Monique
34:25Oui bonjour
34:26Bonjour
34:26vous habitez à Paris
34:27J'habite à Paris
34:29dans le 15ème
34:30Et alors vous
34:33vous pensez
34:33que ça vient de quoi ?
34:34qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
34:36Alors moi
34:36je suis d'accord
34:38sur le fait
34:39que ce n'est pas
34:39la majorité
34:40des supporters
34:42qui sont responsables
34:45je pense que
34:46tous les auditeurs précédents
34:48que j'ai entendu
34:50parlaient aussi
34:51de sanctions
34:52envers les casseurs
34:53mais on n'en est plus
34:55on n'en est plus là
34:56ce qu'il faut
34:57c'est arrêter
34:58que ça se produise
35:00et personne
35:01ne prend les mesures
35:02nécessaires
35:03pour que tout ça
35:03s'arrête
35:04et qu'il dure depuis des années
35:06Mais on fait comment
35:06Monique
35:07pour que tout ça s'arrête ?
35:08Eh bien
35:09on fait comme l'armée
35:10il ne se passe jamais rien
35:12au 14 juillet
35:13ou alors
35:14s'il se passe quelque chose
35:16le problème
35:16est pris à la base
35:18Alors le 14 juillet
35:19il y a eu pendant
35:19des années et des années
35:20des voitures incendiées
35:21Thomas Proutot
35:22Le précédent 14 juillet
35:24la suite de 2025
35:24il a été marqué
35:25par de très nombreuses
35:26violences urbaines
35:27du même type
35:28que celle qu'on a vu
35:28là pour la victoire du PSU
35:30En fait c'est un problème
35:31plus global
35:32qui n'est peut-être pas
35:32que lié au foot Thomas
35:33Alors c'est un problème
35:34plus global
35:34parce qu'on le voit
35:35sur tous les événements
35:36festifs en fait
35:36sur beaucoup d'événements
35:38festifs et notamment
35:39à Paris
35:40que ce soit le 14 juillet
35:41le 31 décembre
35:42Halloween de temps en temps
35:44C'est vrai
35:44oui il n'y a pas que le foot
35:45je suis d'accord
35:46Il n'y a pas que le foot
35:47Mais à ce moment-là
35:47chaque fois qu'il y a
35:48un événement festif
35:50puisque la police
35:51on ne lui donne pas
35:53les moyens
35:53de faire le nécessaire
35:54en fait
35:55c'est ça
35:56au JO
35:57au JO
35:58tout s'est bien passé
35:59on leur a donné
36:00des moyens
36:00Donc peut-être
36:01il ne faut pas l'armer
36:02mais encore
36:04faut-il donner
36:05l'ordre
36:05les ordres
36:06et les moyens
36:07aux policiers
36:08d'agir
36:09Je pense que là
36:11c'est un problème
36:11à plus haut niveau
36:12C'est un problème
36:14même beaucoup plus haut
36:15pourquoi
36:16est-ce que peut-être
36:19on ne laisse pas
36:19faire certaines choses
36:20Voilà
36:21Donc c'est pas possible
36:23que cela dure
36:24depuis tant d'années
36:25sans qu'aucune mesure
36:26n'ait été prise
36:27Il faut peut-être
36:30je ne sais pas
36:31des sanctions
36:31peut-être effectivement
36:33plus fortes
36:34mais surtout
36:35un filtrage
36:36plus important
36:37qu'au cours
36:38de ces manifestations
36:39Merci beaucoup
36:40Monique
36:41Maxime
36:41Bonjour
36:42Bonjour
36:43Amandine
36:43Vous nous appelez
36:44Dijon vous ?
36:45Oui tout à fait
36:46le Dijon oui
36:46Qu'est-ce qu'il faudrait
36:47faire pour ne pas
36:49avoir de dérapage
36:50d'incidents
36:51et d'affrontements
36:52systématiques ?
36:53Ce n'est pas évident
36:54de savoir
36:54ce qu'il faudrait faire
36:56Je pense qu'on est devenu
36:58à un tel point
36:58que pour revenir en arrière
36:59ça va être compliqué
37:01Pour moi
37:01il y a un gros problème
37:03déjà d'éducation
37:04C'est sûr
37:05J'entendais un auditeur
37:06qui disait
37:06qu'il y a un ras-le-bol général
37:08Ce n'est pas parce qu'il y a
37:09un ras-le-bol
37:09que je pense
37:10qu'il faut aller tout casser
37:11Avant ce n'était pas comme ça
37:13Le ras-le-bol
37:13il y en a toujours
37:14plus ou moins
37:14on n'allait pas casser
37:15on n'allait pas
37:16piller les vitrines
37:18Je ne sais pas
37:18Ce n'est pas évident
37:21Ça abîme
37:22l'image de la France
37:23vous le disiez ?
37:24Pour moi ça abîme
37:26énormément l'image de la France
37:26Mais moi je trouve
37:28que dans le quotidien
37:29il y a un gros problème
37:30d'éducation
37:31On marche en ville
37:32il y a les trottinettes
37:33qui roulent n'importe comment
37:34sur les trottoirs
37:34les vélos
37:35c'est pareil
37:36Moi je voyage beaucoup
37:38Je suis scandalisé
37:39quand je rentre en France
37:40et quand je suis à l'étranger
37:41de voir la différence
37:42qu'il y a
37:42Il n'y a pas autant
37:43de manque de respect
37:45à l'étranger
37:45qu'il y a actuellement en France
37:47Thomas Proutot
37:48c'est vrai
37:50en partie
37:50de ce que dit Maxime
37:52il y a plein de pays
37:53qui sont touchés
37:53par des problèmes
37:54de hooliganisme
37:55etc
37:55mais des problèmes
37:56comme ceux
37:57qu'on connait
37:58chez nous
38:00a priori
38:01il n'y a qu'en France
38:01que ça se passe comme ça
38:02Oui c'est assez spécifique
38:03effectivement
38:04sous toute réserve
38:06mais en tout cas
38:07dans ce qu'on voit
38:08il y a des émissions
38:09notamment à Londres
38:09qui est régulièrement touchée
38:11aussi par ce type
38:12un peu de délinquance
38:14mais pas à l'occasion
38:15de victoires sportives
38:16beaucoup plus rarement
38:17il n'y a pas ce côté
38:18systématique
38:19où on sait que ça va arriver
38:19Ils ont perdu à Arsenal
38:21il n'y a pas eu
38:21il ne s'est rien passé
38:22en Angleterre
38:23Un million de personnes
38:23pour fêter la victoire
38:24en Ligue anglaise
38:27Leur victoire en Ligue anglaise
38:29mais leur échec face au PSG
38:31il n'y a pas eu
38:31d'émeute ni rien
38:32Pas du tout
38:32Il y a une vraie question
38:34politique au sens large
38:35et au noble sens du mot
38:37qui effectivement
38:39on comprend qu'un certain
38:40nombre d'auditeurs
38:41de nos auditeurs
38:42et de gens
38:42se disent
38:42mais est-ce qu'on ne pourrait
38:43pas réussir à le traiter
38:44comment ?
38:45La question elle est vaste
38:46Merci beaucoup Thomas
38:47de nous avoir accompagnés
38:49Merci à vous Maxime
38:50et Monique
38:52On va bien sûr
38:53et Thomas le disait
38:54suivre les toutes premières
38:55comparutions immédiates
38:57dès cet après-midi
38:58compte rendu d'audience
38:59ce soir
39:00dans RTL Soir
39:01Nous on se retrouve
39:03dans un tout petit instant
39:03on va changer de sujet
39:05à évoquer le SMIC
39:06plus 2,4%
39:08depuis ce matin
39:09ça fait une trentaine
39:10d'euros en plus
39:10Comment vivre aujourd'hui
39:12avec moins de 1500 euros
39:13en France ?
39:14Je vous attends au 3210
39:15A tout de suite
39:15Tous les jours
39:18Toute la journée
39:27C'est RTL
39:3112h30, 14h
39:32RTL midi
39:33Les auditeurs ont la parole
39:34Avec Amandine Bégaud
39:36J'aurais 58 ans
39:36au mois de juillet
39:37Je vis avec 1349 euros par mois
39:40Sachant que j'ai un loyer
39:41qui approche les 100 euros
39:43J'ai mes garçons
39:44en garde alternée
39:45Ils sont scolarisés à l'abord
39:46et j'ai 140 kilomètres
39:48à faire par jour
39:49pour les amener
39:49les récupérer
39:50etc.
39:50Voilà donc c'était
39:51pour un témoigné
39:52Non on ne peut pas vivre
39:53avec 1500 euros
39:55quand on paye le loyer
39:57et qu'il faut payer
39:58les charges
39:58il faut payer le reste
39:59la nourriture
40:00on la partage à deux
40:02entre ma soeur et moi
40:03on fait les courses
40:04elle paye la nourriture
40:06et moi je paye le reste
40:07Je vous le disais
40:08c'est l'un des changements
40:09de ce 1er juin
40:10la revalorisation du SMIC
40:11plus 2,4%
40:13revalorisation automatique
40:15après l'inflation
40:15de ces derniers mois
40:16le salaire minimum
40:17atteint désormais
40:18les 1477 euros net
40:20ça fait une hausse
40:22d'un peu plus de 30 euros
40:23chaque mois
40:24et on a voulu se demander
40:26comment aujourd'hui en France
40:27on pouvait vivre
40:29avec moins de 1500 euros
40:31Bonjour Thomas
40:32Thomas ?
40:34Oui bonjour
40:35Oui bonjour
40:36Vous avez longtemps travaillé au SMIC
40:40et aujourd'hui vous êtes au chômage
40:41c'est ça ?
40:42Exactement Amandine
40:43j'ai vécu
40:44j'ai vécu
40:47pendant longtemps
40:48je travaille en restauration
40:50j'ai vécu pendant
40:522 ans
40:53avec un salaire vraiment minimum
40:55Et aujourd'hui vous touchez
40:56combien au chômage ?
40:58Je touche 1349,80 euros
41:011349,80 euros
41:03Avec
41:04bon
41:05sachant que c'est un logement social
41:08que j'ai depuis
41:09janvier 2024
41:10parce que je n'ai pas pu
41:12je n'ai pas pu louer
41:13autre chose que logement social
41:14en fait
41:14je n'ai pas eu de possibilité
41:17Et vous payez combien
41:18par mois de loyer ?
41:20Je suis à 597 euros par mois
41:22Donc près de la moitié
41:23de votre indemnisation chômage
41:25qui part dans le loyer
41:26Exactement
41:27et du coup
41:28après je ne vous parle pas
41:29des assurances
41:30de la téléphonie
41:31le coût d'un véhicule
41:33etc.
41:34La nourriture également
41:35bien sûr
41:36et sachant que
41:37j'ai une aide en plus
41:38du secours populaire
41:39j'y vais deux fois par mois
41:43et en fait
41:44je récupère l'équivalent
41:45de 2-3 poches
41:47de nourriture
41:48des
41:49quelques laitages
41:50du lait
41:50des gâteaux
41:51des biscuits
41:51des fruits et légumes
41:54mais tout ça
41:55bien sûr
41:57ça reste compliqué
41:58en fait
41:59Et sans le secours populaire
42:01j'imagine que ce serait
42:02encore plus compliqué ?
42:04Ce serait impossible
42:06vu que
42:09Une fois que vous avez payé
42:11toutes vos charges
42:11Thomas
42:12c'est-à-dire que je pense
42:13au loyer
42:13la voiture
42:14l'essence
42:15le téléphone
42:16qu'est-ce qu'il vous reste
42:17pour vous nourrir ?
42:19Écoutez
42:19je vais vous expliquer
42:22le cas de ce matin
42:23en fait
42:24j'ai perçu
42:26mon allocation
42:26de France Travail
42:27ce matin
42:29donc j'étais
42:30en débit
42:31en créditeur
42:32mais le seul problème
42:34j'étais en débit
42:35encore hier
42:35de 34 euros
42:37Donc vous étiez
42:37à découvert
42:38de 34 euros hier ?
42:39Oui tout à fait
42:40et en fait ce matin
42:41je vais faire
42:42les courses
42:44j'achète un maximum
42:45de choses
42:45en date courte
42:46c'est-à-dire
42:4625-30%
42:48de
42:49on va dire
42:49deux mois
42:49si vous payez
42:50parce que
42:50les DLC
42:51on va dire
42:51et le seul problème
42:53c'est qu'au moment
42:55de payer
42:56facture globale
42:57182 euros
42:58paiement refusé
42:59deux fois
42:59avec ma carte
43:01je fais 5 kilomètres
43:02pour sortir de l'argent
43:05deux paiements
43:06refusés
43:07de ma banque
43:07en fait
43:08donc il a fait
43:09que je fasse
43:09un détour
43:11il a fait que je fasse
43:1110 kilomètres
43:12pour aller récupérer
43:13de l'argent
43:13que m'a prêté ma soeur
43:15pour vite retourner
43:16récupérer les courses
43:16vite rentrer
43:17etc
43:17et pourquoi
43:19ça a été refusé
43:20votre paiement refusé
43:20alors même
43:21que vous aviez
43:22l'utilisé
43:23parce qu'en fait
43:23la situation
43:24est trop instable
43:25c'est pas comme si
43:26j'avais
43:26je me dis
43:275000 euros par mois
43:27vous voyez
43:27vous êtes en débit
43:29une fois
43:29deux fois
43:30on encaisse
43:31mais là la banque
43:32elle veut rien
43:32c'est une situation
43:34qui ne peut pas durer
43:38c'est
43:39en fait
43:39vous vivez pas
43:40vous survivez
43:40quoi
43:41ouais c'est ça
43:44vous le disiez
43:44vous avez deux petits garçons
43:45je crois
43:46en garde alternée
43:48donc que vous avez
43:49une semaine sur deux
43:51exactement
43:53il faut tenir
43:54ils ont 9 et 15 ans
43:56en fait
43:58ils sont dans une chambre
43:59qui fait 12 mètres carrés
44:01il y a deux lits à l'intérieur
44:02ils sont pour eux
44:03et
44:07et je fais le maximum
44:08pour eux
44:08vous le disiez
44:12vous êtes au chômage
44:14depuis un an
44:15qu'est-ce que vous cherchez
44:16comme travail
44:16Thomas ?
44:18écoutez
44:19j'ai fait
44:20j'ai fait de la cuisine
44:22toute ma vie
44:23donc vous cuisinez
44:25ouais mais je suis dans
44:26une inaptitude professionnelle
44:29donc
44:29donc j'ai été
44:30j'ai été licencié
44:31suite à l'inaptitude
44:33mais là je recherche
44:35un travail de commercial
44:36un travail
44:38j'ai postulé
44:39dans 2-3 postes
44:40vous voyez
44:42mais bon
44:43je vous posais la question
44:44parce que s'il y a des auditeurs
44:45qui nous écoutent
44:46qui peuvent peut-être
44:47je ne sais pas
44:48qui cherchent peut-être quelqu'un
44:49vous êtes dans quelle région
44:50Thomas ?
44:52Occitanie
44:52région Toulousaine
44:54et
44:55je ne sais pas
44:56s'il y a d'éventuels
44:56recruteurs
44:57employeurs
44:58qui nous écoutent
44:58qu'est-ce que vous voulez leur dire ?
45:00écoutez
45:01à 58 ans
45:03la vie professionnelle
45:04ne s'arrête pas
45:06il y a
45:07il y a l'expérience
45:08derrière
45:08il y a le
45:09il y a l'accueil
45:10de
45:12l'accueil qui est
45:15c'est toujours
45:17que le contact
45:17est facile
45:18pour moi
45:19donc là aujourd'hui
45:21c'est particulier
45:21je passe à la radio
45:22pour la première fois
45:23vous parlez de quelque chose
45:24qui est très intime
45:25et qui est bouleversant
45:26donc c'est normal
45:27c'est ça
45:28c'est ça
45:30donc un boulot de commercial
45:31en Occitanie ?
45:32un boulot de commercial
45:34même faire de la livraison
45:35avec un permis B
45:37voilà quoi
45:38après je m'adapte
45:39c'est
45:41je serais
45:42Thomas
45:42si on a des auditeurs
45:44qui nous contactent
45:45pour éventuellement
45:46échanger avec vous
45:46vous proposez
45:47vous proposez quelque chose
45:49on fera suivre
45:49si vous le voulez bien
45:50vos coordonnées
45:51merci en tout cas
45:52pour votre témoignage
45:53et bon courage à vous
45:56merci beaucoup
45:57merci beaucoup
45:59à bientôt
46:00on arrive à la fin
46:01de cette émission
46:02dans un tout petit instant
46:03l'heure du crime
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