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  • il y a 16 minutes
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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00:00Vous regardez BFM TV, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez à l'instant.
00:03C'est l'heure du grand débat du samedi soir.
00:05J'ai le plaisir d'accueillir ceux qui vont débattre et commenter l'actualité ce soir,
00:09à commencer par Florence Portelli.
00:10Bonsoir.
00:11Bonsoir.
00:11Vice-présidente des Républicains, maire de Tavernie, qui est, comme chacun le sait, dans le Val-d'Oise.
00:16Il y en a un qui suit.
00:17Nicolas Doménac, éditorialiste politique à Chalange.
00:20Bonsoir Nicolas.
00:20Yves Tréhard, bonsoir éditorialiste politique à BFM.
00:23Et Alexis Corbière est resté avec nous ce soir.
00:25L'image de la semaine, hier, à l'Elysée, cette réunion.
00:28Emmanuel Macron a invité les chefs de parti et les candidats à l'Elysée
00:32pour les tenir informés de la situation internationale et de la menace russe
00:36dans la salle de crise de l'Elysée.
00:38Est-ce qu'il nous prépare à la guerre, Florence Portelli ?
00:41Est-ce qu'il en fait trop, comme le suggérait tout à l'heure Alexis Corbière ?
00:45Ou est-ce que vous trouvez que cette réunion était nécessaire, vu la menace, aujourd'hui ?
00:48Je suis très critique, en général, sur Emmanuel Macron.
00:51Mais je dois reconnaître que ce qu'il fait actuellement,
00:53notamment avec des partenariats en matière de dissuasion nucléaire,
00:56même si, évidemment, la France reste souveraine dans l'appareil,
01:01dans la gestion du parapluie nucléaire, Dieu merci.
01:03Je trouve que c'est une très bonne chose.
01:05Parce qu'aujourd'hui, l'enjeu, c'est comment on devient de plus en plus indépendant
01:09avec la menace de la non-application de l'article 5 des statuts de l'OTAN.
01:13Article 5, c'est celui qui prévoit que si un pays est attaqué, les autres doivent le défendre.
01:17Exactement. Et le retrait, en fait, des États-Unis.
01:19Et donc, ce qu'il a commencé à faire, parce qu'en fait, c'est qu'un petit pas, bien
01:23évidemment,
01:24c'est quelque chose qui paraît essentiel.
01:26Alors, non seulement il y a une menace russe qui est réelle,
01:28on l'a vu avec l'attentat par drone de Leipzig,
01:31mais il y a également des risques par rapport même à l'élection présidentielle française.
01:37Ou même par rapport à ce qui s'est passé en Allemagne,
01:39avec la victoire de l'AFD, certes que dans un land,
01:41mais un parti qui est pro-russe.
01:43Donc, en réalité, avec le fait que les États-Unis se retirent plus ou moins
01:50de la défense de nos intérêts,
01:53que Vladimir Poutine peut avoir des intentions extrêmement belliqueuses
01:56avec des pays de l'Europe,
01:58et qu'il est en plus doté de l'arme nucléaire,
02:00et qu'on n'est pas à l'abri, d'ailleurs, même si j'y crois pas trop,
02:03mais on n'est pas à l'abri non plus de l'utilisation du nucléaire tactique,
02:06qu'on a eu dans les faits des attaques de drones
02:07et des cyberattaques de plus en plus nombreuses.
02:10C'est la moindre des choses,
02:12et ce qu'il fait actuellement, je trouve que ça va dans le bon sens.
02:15Non, mais il y a un côté pavlovien, je sais beaucoup,
02:18dans la critique de Macron, quoi qu'il fasse.
02:21C'est vrai qu'il s'expose à beaucoup de critiques,
02:24notamment, là, il fait des réunions sur tout et n'importe quoi,
02:26parce qu'il s'occupe sur l'espace, sur le cinéma,
02:31sur... toutes les semaines, il y a quelque chose à l'agenda.
02:34Vous voulez dire qu'il s'ennuie ?
02:35Oui, enfin, il faut qu'il montre qu'il existe,
02:37que c'est lui qui tient l'État.
02:39Mais là, en l'occurrence, on ne peut pas plaisanter.
02:42Il a tout à fait raison, et c'est normal qu'il informe
02:44la représentation nationale dans sa globalité.
02:48Et c'est vrai que la menace est importante.
02:51Je ne vais pas développer ce qu'a dit Florence,
02:52parce que c'est strictement la réalité.
02:54C'est-à-dire qu'on a un partenaire qui n'est plus un partenaire,
02:57qui fait tout et n'importe quoi, qui n'a aucune parole,
03:02qui est tout à fait imprévisible.
03:04C'est tout à fait étonnant qu'il soit aussi bien comporté,
03:08entre guillemets, ces dernières heures sur le Groenland,
03:10parce que là, c'était vraiment où il accepte que la défense du Groenland
03:16soit partagée par le Danemark, ce qui était tout à fait logique.
03:20On se rapproche des midterms aussi.
03:22Il se rapproche des midterms.
03:23Et c'est vrai qu'il y a une menace.
03:25Élection, ça c'est clair, parce que c'est la guerre hybride aujourd'hui.
03:29Évidemment que le...
03:30Et c'est ça que les Français auront du mal à comprendre,
03:33parce qu'il y a eu des propos qui ont été mal interprétés à un moment.
03:36On ne va pas aller faire la guerre physiquement en Ukraine.
03:39On ne va pas aller se colter face à Poutine.
03:44Mais ce que Poutine fait, c'est une guerre hybride
03:47où il utilise tous les artifices pour essayer de mettre un coin
03:53entre nous et nos partenaires européens.
03:55Je voudrais vous lire le communiqué qui a été signé aujourd'hui
03:57de la main de Marine Le Pen.
03:58Et Jordan Bardel a communiqué à quatre mains.
04:01Donc, suite à cette réunion hier de l'Élysée,
04:04nous ne tolérons jamais qu'une puissance étrangère,
04:06en l'occurrence la Russie,
04:07puisse espérer dicter directement ou indirectement
04:10la politique de notre pays
04:11par l'intimidation, la menace, la déstabilisation
04:14ou la pression psychologique.
04:18Est-ce que c'est une façon, Nicolas Domenac,
04:20de faire un peu oublier la petite phrase de Louis Alliot,
04:22numéro 2 du RN,
04:23qui avait dit sur BFM,
04:25nous couperons le robinet des aides à l'Ukraine.
04:28Ou de Marine Le Pen récemment.
04:29Oui, parce que Marine Le Pen avait enchaîné,
04:32si j'ose dire, sur la même thématique
04:35de stop à l'aide à l'Ukraine.
04:37Il faut dire qu'elle était absente.
04:39Elle était absente de cette réunion.
04:40De même que Jean-Luc Mélenchon.
04:41Et en l'occurrence, les absents avaient vraiment tort, je crois.
04:44De même qu'Alexis Corbière, tout à l'heure,
04:46qui nous expliquait que c'était que de la com'.
04:48En gros, c'est ce que j'ai entendu, retenu.
04:49Je pense que c'est la situation,
04:51comme ça a été dit, donc je vais aller vite là-dessus,
04:54est grave.
04:54Je ne parle pas, moi, de guerre hybride,
04:56mais d'attaque hybride.
04:57Parce qu'en fait, le terme guerre renvoie
04:59à d'autres schémas, d'autres imaginaires, etc.
05:02Mais les attaques hybrides, non.
05:03Se sont augmentées, se sont aggravées,
05:05se sont multipliées.
05:07Et je veux dire, on ne peut pas faire l'impasse.
05:09D'ailleurs, celle qu'il a le mieux relevée en sortant,
05:11c'était Marine Tondelier.
05:12Aussi paradoxal que ça puisse paraître,
05:14d'ordinaire, c'est un peu, bon,
05:16disons, un peu confus ce qu'elle raconte.
05:17Mais là, c'était clair.
05:19Et d'ailleurs, je ne peux pas comprendre
05:20comment, après avoir dit que c'est grave,
05:22que tout le monde doit prendre la responsabilité
05:26et puisse encore s'allier avec les insoumis.
05:28Je veux dire, ce n'est pas possible.
05:29Pourquoi ?
05:29Parce que là, ce qui était visé,
05:30c'était les pro-russes.
05:31Je veux dire, ce que visait le président de la République,
05:34aussi, c'est tous ceux qui osent soutenir,
05:38comme les munichois autrefois,
05:39ça rappellera Alexis Corbière,
05:41qui est professeur d'histoire autrefois,
05:43que tous ceux qui avaient, au fond,
05:46lâché les Sudètes
05:47pour, au fond, se prendre d'une guerre plus forte ensuite.
05:51Donc, c'est bien de ça dont il est question
05:54et qui va influer sur notre élection présidentielle.
05:56Parce que, pour l'instant,
05:57on n'en est pas vraiment conscients,
05:59mais ça va jouer.
06:00Ça va jouer.
06:00Et les partis pro-russes,
06:02je veux dire,
06:03qui sont les deux principaux,
06:04pour l'instant,
06:05qui sont ceux dont on dit
06:06qu'ils ont une chance de l'emporter,
06:07c'est-à-dire Marine Le Pen
06:09et Jean-Luc Mélenchon,
06:10ils vont être mis en cause.
06:11Il est pro-russe, Jean-Luc Mélenchon ?
06:13– Non, c'est pas…
06:15– C'est un petit nom, ça.
06:16– Non, non, mais je veux dire…
06:17– Par anti-USA, il est pro-russe.
06:19– Moi, je…
06:20Enfin bon, j'ai bien compris la charge,
06:22mais je voulais…
06:23Moi, j'ai pas dit…
06:25Tout à l'heure, j'ai dit
06:25que politiquement, Emmanuel Macron,
06:28il y aura…
06:29Je répète pas…
06:29Enfin, j'ai dit, c'est l'effet treillis.
06:31Attention, silence dans les rangs,
06:32Union Nationale, il y a un problème.
06:34Bon, et je trouve que
06:35quand quasiment aux mêmes dates
06:37où la veille,
06:38M. Le Cornu présente un budget
06:40quand même de choc,
06:4053 milliards de restrictions,
06:45je veux dire,
06:46il y a quand même un sujet
06:47où le déroulé politique
06:49qui va suivre derrière,
06:50c'est que c'est pas grave
06:51de critiquer ça,
06:52l'heure est grave, etc.
06:53Voilà ce que je suis en train de dire.
06:55Je suis pas en train de dire
06:56qu'il ne se passe rien.
06:57Deuxièmement, Yves Tréhard dit,
06:58ou vous d'ailleurs,
06:59il a réuni la représentation nationale.
07:01Non, ça c'est pas la représentation nationale.
07:03La représentation nationale,
07:03ça s'appelle l'Assemblée Nationale.
07:05– Il y avait pas la place
07:06dans la salle de crise de l'Elysée
07:07pour en mettre 577.
07:08– Donc il y a aussi un choix
07:09très politique de gens qui sont là.
07:10Je veux pas être désagréable,
07:12il y a des candidats, etc.
07:13Donc il y a une photographie,
07:15pardon, mais c'est pas faire injure,
07:17il y a une photographie
07:18qui vise à dire
07:19les chefs politiques,
07:20je les réunis,
07:20et je suis le patron.
07:21– Mais l'absence justement
07:22de Jean-Marie Le Pen,
07:24pardon,
07:24l'absence de Marine Le Pen
07:25et de Jean-Luc Mélenchon,
07:25c'est une erreur ?
07:26– Je sais pas, non,
07:27mais ils sont représentés
07:28de toute manière.
07:28Pour quelles raisons
07:29ils doivent venir ?
07:30Il y a Manuel Bompard
07:31et il y a M. Bardella, non ?
07:32Ils sont pas là
07:34pour uniquement servir les places.
07:36Donc c'est des responsables politiques, mais…
07:37– Je l'ai dit Bardella,
07:38il est le président
07:39de l'Assemblée européenne.
07:40– C'était soit les chefs de parti,
07:41soit les candidats.
07:42– Mais les Français sont pas dupes.
07:44Je répète,
07:44cette salle,
07:45elle est exceptionnelle.
07:46Donc c'est de la communication.
07:47Je suis pas un perdre de l'année.
07:49Et vous non plus d'ailleurs.
07:50Donc on a le droit de le dire.
07:52Il y a une volonté de dire
07:53qu'il y a quelque chose
07:55qui est moins exceptionnel.
07:56Mais ce que j'observe,
07:57c'est que le budget qui vient,
07:58du point de vue de l'effort national,
08:00et vous citiez…
08:01– Critiquez le budget, Alexis.
08:02Ne critiquez pas cette réunion.
08:04– Non mais…
08:04– Non mais je ne vais pas critiquer.
08:05Je veux dire,
08:05qui l'informe,
08:06qui partage des informations ?
08:07J'ai vu Nicolas Lerner sur la photo.
08:09C'est des gens sérieux.
08:10J'imagine qu'il y a des informations sérieuses.
08:12Mais pour le moment,
08:13il n'en tire pas des conseils.
08:13– Non, il réunit les candidats
08:15à l'élection présidentielle
08:16parce qu'il y a une élection présidentielle.
08:17Ce serait en dehors
08:18de l'élection présidentielle,
08:19je serais assez d'accord
08:20avec le discours
08:20comme quoi il faut surtout
08:21informer le Parlement.
08:23Là, le problème,
08:23c'est qu'on a la victoire possible,
08:31pas excessive.
08:32On est même en deçà
08:33de beaucoup de pays d'Europe.
08:34– Très loin derrière.
08:35– Et on est très très loin.
08:36Et d'ailleurs,
08:37c'est à peu près 4%
08:38de notre déficit annuel.
08:40Je veux dire,
08:41c'est 23 euros par habitant.
08:42C'est moins qu'un abonnement portable.
08:45Et c'est en fait…
08:46Alors, évidemment,
08:47pour nos valeurs,
08:48par rapport à ce que l'Ukraine subit,
08:50j'allais dire même égoïstement,
08:51défendre l'Ukraine,
08:52c'est nous défendre.
08:53C'est défendre l'Europe.
08:53– Mais moi, je suis pour défendre l'Ukraine.
08:54– Non mais je ne parle pas
08:55de ce que vous dites.
08:56Moi, je parle en tous les cas
08:57de ce que dit Marine Le Pen.
08:59On a potentiellement une femme
09:02qui peut gagner la présidence
09:03de la République
09:03et qui affaiblirait l'Europe,
09:06notamment face à la Russie.
09:07Moi, j'interpelle quand même
09:08mes compatriotes.
09:09Est-ce que vous voulez ça ?
09:11Dans un monde aujourd'hui,
09:11la géopolitique a des conséquences,
09:13surtout parce qu'on va parler
09:14sûrement du carburant.
09:15Le carburant,
09:16c'est essentiellement
09:17un problème géopolitique.
09:19– Alors, on y va justement.
09:20– On y va justement.
09:21C'était l'autre objet
09:22de cette réunion hier à l'Elysée.
09:23Comment stopper l'envolée
09:25des prix du carburant ?
09:26Il y a quelqu'un qui a une solution
09:27qu'il a expliquée hier soir
09:29sur ce plateau.
09:30C'est Sandrine Rousseau.
09:31– Je pense que nous devrions
09:33entrer au capital de Total
09:34et nationaliser Total.
09:36Je pense que c'est une entreprise
09:38très dangereuse pour notre avenir,
09:39extrêmement dangereuse
09:40pour notre avenir,
09:41que par ailleurs,
09:42elle génère des profits
09:44qui sont des profits
09:46issus de pays
09:48avec lesquels on peut être
09:50en conflit,
09:51particulièrement la Russie,
09:52et qu'en fait,
09:53on a besoin d'avoir le contrôle
09:54sur cette entreprise.
09:55Enfin, pour moi,
09:55c'est une évidence.
09:57– Ah, les vieux réflexes.
09:58Les vieux réflexes.
09:59Mais l'État est un pitoyable patron.
10:02L'État, c'est ce qu'il y a de pire.
10:04L'État, c'est ce qui dépense le plus.
10:06L'État, c'est ce qu'il ne s'est pas géré.
10:07L'État, c'est ce qu'il y a de pire.
10:09De pire, c'est le collectivisme
10:11qu'elle nous propose, Mme Rousseau.
10:13C'est dommage qu'elle n'ait pas évolué
10:16depuis 50 ans,
10:18qu'on sait maintenant
10:20que l'État patron,
10:24c'est un scandale.
10:26Il faut arrêter avec ça.
10:27Et moi, je préférerais
10:28que pour régler le problème du carburant,
10:31une des pistes
10:32qui a été évoquée par un homme
10:35ou une femme politique récemment,
10:36je ne sais plus lequel,
10:37ce serait de retirer certaines
10:39de nos participations de l'État
10:41comme de certaines grandes entreprises.
10:42Vous vous privatisez ?
10:44Pardon ?
10:45Vous vous privatisez ?
10:46Oui, bien sûr.
10:48Retirer des participations,
10:49par exemple, chez Orange.
10:50On a senti qu'il frère
10:52n'est pas emballé par l'idée.
10:53Alexis Corbière.
10:53C'est inconnu que la privatisation,
10:55les libres marchés,
10:55c'est le bonheur.
10:57Nationaliser total.
10:58Non, mais il y a une idée
10:59qui est puissante,
11:00qu'on porte, effectivement,
11:01c'est que si c'est un secteur stratégique,
11:03et c'est un secteur stratégique,
11:05la question de...
11:06Mais ça reste le français.
11:07D'accord ?
11:07Pour quelles raisons
11:08il n'y aurait pas un pilotage
11:09plus serré du point de vue de l'État ?
11:11Tout à l'heure,
11:12lors d'un entretien avec vous,
11:13je vous disais par ailleurs,
11:14est-ce que c'est l'argent public
11:16qui doit aider
11:17à ce que les Français
11:18soient un peu soulagés
11:19par rapport à l'augmentation
11:21des profits de Total,
11:22qui va sans doute faire
11:23un profit record estimé
11:24selon les économistes
11:25à 24 milliards
11:25à la fin de l'année ?
11:27Est-ce que dans ce moment particulier
11:29où c'est dur à la pompe,
11:30où on gaspille de l'argent public
11:31pour que ce soit moins dur,
11:33c'est le moment
11:33à ce qu'eux accumulent des bénéfices ?
11:35Là-dessus, pardon,
11:37c'est le moment justement
11:37de dire que peut-être
11:39que la puissance publique
11:40peut reprendre la main
11:41parce que laisser faire
11:42le libre marché,
11:43c'est une aberration.
11:44Alexis, en plus,
11:44c'est l'impôt à l'envers.
11:45Vous payez des impôts
11:46pour que les...
11:46Il y a Florence Portelli
11:47qui veut répondre
11:47et je vous donne la parole
11:48juste après.
11:49Non, non, non, non.
11:49Florence Portelli.
11:50D'accord, ok.
11:51Moi, j'ai réussi.
11:52J'ai réussi à couper la parole
11:54à l'EFRA.
11:54Florence, allez-y.
11:55Moi, j'ai juste entendu
11:56le Premier ministre expliquer
11:57qu'il fallait 54 milliards.
11:58En réalité, il n'en faut pas 54,
12:05la dette et que si on achète
12:07des actions,
12:08on rachète les actions de Total,
12:09le capital boursier de Total,
12:11c'est des dizaines
12:11de milliards d'euros.
12:12On a vérifié le chiffre.
12:13La capitalisation de Total,
12:14aujourd'hui, c'est 100...
12:15Alors, ça varie selon les jours.
12:16C'est plus de 100 milliards.
12:17180 milliards.
12:18Si on veut en acheter
12:19la moitié, c'est 90.
12:20Non seulement, c'est débile
12:21parce qu'en plus,
12:21le problème du prix de l'essence
12:22est un problème géopolitique
12:24et un problème de fluctuation
12:25du cours de pièces du pétrole.
12:26En plus, on ne sait pas gérer.
12:27On ne saura pas gérer ça.
12:28En plus, Total n'a pas
12:31que des intérêts qu'en France.
12:32Et puis, surtout,
12:33imaginez la personne
12:33qui serait élue au mois d'avril.
12:36Les intérêts seront peut-être
12:37différents d'une personne à l'autre.
12:39Mais en dehors de ça,
12:40on a, outre que l'idée
12:41complètement délirante
12:42et inopérante,
12:43on n'a pas l'argent.
12:44On n'a pas l'argent.
12:45On n'a pas l'argent.
12:45On est en train de gratter
12:47justement pour trouver...
12:48Et puis, à total,
12:48il y a d'autres compagnies
12:49qui ne sont pas françaises
12:50et qui sont aussi
12:51sur le marché français,
12:52qui vendent de l'essence en France
12:53et on va les nationaliser,
12:54celles-là.
12:54Ben non, on ne va pas nationaliser
13:01qu'Yves Tréhard fait du privé.
13:03Parce qu'il y a des entreprises privées
13:05qui sont pires que tout
13:06dans la gestion,
13:07qui ne sont pas des exemples
13:08à donner.
13:09Mais comme on n'a pas
13:12le moindre fifrelin
13:13à y consacrer,
13:14je ne vois pas pourquoi
13:14on perd son temps
13:15à avancer des solutions.
13:16Autant si on veut
13:18augmenter les impôts
13:19d'une manière ou d'une autre,
13:20de total, etc.,
13:22leur prendre un peu plus
13:23qu'on leur prend déjà pas mal.
13:25OK, là, ça me paraît plus réaliste.
13:28Mais sinon, c'est pas sérieux.
13:30Vous savez bien,
13:30avec Sicorbière.
13:31C'est une façon
13:32de faire du bruit.
13:33Non, mais ce qui n'est pas sérieux,
13:33c'est qu'il y a un lien
13:34entre aujourd'hui
13:35l'énergie carbonée,
13:36l'échauffement climatique,
13:38la question de l'énergie
13:38est un enjeu majeur,
13:39planétaire, de l'humanité.
13:40C'est l'humanité
13:41qui est en cause.
13:42Est-ce qu'on laisse faire ça
13:43uniquement au privé ?
13:44C'est ça le sujet.
13:45Ou est-ce qu'il y a
13:45de la puissance publique
13:46peu pilotée ?
13:48Moi, c'est ce que je suis
13:49en train de dire
13:49à l'heure actuelle.
13:50Il semblerait que,
13:50Yves Tréhard,
13:51on ne peut rien faire,
13:52on le laisse faire.
13:53Mais là, on va à la catastrophe.
13:54Il y a d'autres missions,
13:55l'État, mais pas ça.
13:57Concernant, par exemple,
13:58le nucléaire,
13:59c'est piloté
13:59par la puissance publique.
14:00On peut critiquer
14:01beaucoup de choses,
14:01mais ce qui a fait
14:02la particularité de la France,
14:03la grandeur du gaullisme,
14:05chère Florence Partelli,
14:06c'est aussi,
14:07comme on est,
14:07il y avait,
14:07comment dirais-je,
14:08un pays,
14:09la France,
14:09qui a pris l'initiative
14:10dans certains secteurs.
14:11Ça peut même relancer
14:12l'économie
14:13dans les secteurs stratégiques.
14:14C'est un secteur stratégique,
14:17d'accord,
14:17qui va nous mettre à genoux.
14:19D'ailleurs,
14:20suivez,
14:20y compris,
14:21la manière dont
14:22Donald Trump s'est comporté
14:24n'est pas erratique.
14:25Il y avait une certaine cohérence.
14:26La manière dont il frappe
14:26le Venezuela,
14:27ce n'est pas que le Venezuela
14:28est le pire pays du monde,
14:29c'est que le Venezuela
14:30est le deuxième pays
14:31producteur de pétrole.
14:32Suivez le pipeline
14:33pour comprendre
14:34aujourd'hui
14:34de quelle manière
14:35l'ordre du front
14:36est en train
14:37de se réorganiser.
14:37Il ne faut pas confondre
14:38deux choses.
14:40Il y a,
14:40effectivement,
14:41des secteurs
14:42qui sont des secteurs
14:43qui relèvent
14:44des secteurs sensibles
14:45qui doivent rester en France,
14:47mais ce n'est pas pour ça
14:48que l'opérateur exploitant
14:50doit être,
14:51et d'ailleurs,
14:51c'est ce que Montebourg
14:52avait inscrit dans la loi,
14:54ce n'est pas pour ça
14:55que l'opérateur
14:56doit être l'État.
14:57On peut gazer la maîtrise
14:59avec un autre perteur privé.
15:01On peut discuter,
15:01mais ne nous esclavons pas
15:02de rire
15:03quand ce type de proposition
15:04est sur l'État.
15:05Elle est infinançable.
15:06Honnêtement,
15:07elle est infinançable.
15:07Même si,
15:08sur le fond,
15:09je trouve ça aberrant,
15:10mais en plus,
15:11il n'y a pas le nombre
15:11d'un COPEC
15:12pour aller racheter Total.
15:15C'est juste ça.
15:15Donc, c'est mentir aux gens.
15:17C'est les prendre
15:17pour des imbéciles.
15:18Et dans la période dramatique
15:20que vivent nos compatriotes,
15:21pardon l'expression,
15:22c'est dégueulasse de faire ça.
15:24En fait,
15:24d'aller raconter
15:25des trucs pareils.
15:26Et puis,
15:26le vrai problème aujourd'hui,
15:27vous allez avoir
15:28le problème évidemment
15:28du court terme,
15:29c'est la situation dramatique
15:30que vivent les Français
15:32qui n'arrivent plus justement
15:34à accéder à l'essence
15:35parce que ça coûte trop cher.
15:36Donc,
15:37il faut évidemment
15:37une solution de court terme.
15:38La solution de court terme,
15:40il y a des débats.
15:40Est-ce que c'est une baisse
15:41de la taxe ?
15:42Ou est-ce qu'au contraire,
15:43c'est par exemple
15:43le doublement des aides ?
15:44Moi,
15:45je suis plutôt favorable
15:46au fait d'augmenter les aides
15:47et revoir le plafond
15:48parce que le problème
15:49des taxes,
15:50c'est qu'elles sont indexées
15:51justement sur le prix du pétrole,
15:53enfin sur le prix du baril
15:53et qu'en plus,
15:54on ne maîtrise pas ça financièrement.
15:56Mais en dehors de ça,
15:57ça c'est du court terme.
15:59Mais le vrai problème,
16:01mais le vrai problème,
16:04c'est aujourd'hui,
16:04vous avez par exemple
16:05un cinquième du gasoil
16:06qui est maritime
16:07et qui manque justement
16:08à cause des problèmes internationaux.
16:10Le problème,
16:10c'est aussi par exemple
16:11la capacité de l'Europe
16:12à pouvoir faire un bras de fer
16:14avec Donald Trump
16:14parce que le premier responsable,
16:16ce n'est pas total
16:17de ce qui se passe actuellement
16:18sur le prix de l'essence.
16:19C'est Donald Trump.
16:20Bien sûr.
16:21C'est ça ce qu'il faut dire aux gens.
16:22Évidemment que c'est Donald Trump,
16:23mais Donald Trump,
16:24on ne va pas faire un bras de fer
16:26avec lui
16:26parce qu'il s'en moque
16:27Non mais justement,
16:28la question à long terme,
16:29elle est géostratégique.
16:30Je pense que,
16:31oui mais sauf que Florence,
16:32elle n'est pas à long terme
16:32la réponse.
16:34Non mais il faut une réponse
16:35à court terme
16:36et il faut aussi une réponse
16:36à long terme.
16:37Il faut les deux, Yves.
16:39Oui, bien sûr.
16:40Mais je ne vois pas
16:41d'autres solutions
16:41à court terme
16:42que de trouver,
16:44de baisser les taxes.
16:45Je suis désolé
16:46si ça continue
16:47parce que je pense
16:48que le gouvernement
16:48ne va pas pouvoir y échapper.
16:50Ça n'est pas dans les touillots
16:51pour l'instant
16:51et je redonne simplement
16:52l'information.
16:53C'est encore dingue cette histoire.
16:54C'est-à-dire que vous n'êtes pas choqué
16:55à l'idée
16:55quand je vous dis tout à l'heure
16:56que les dividendes vont continuer
16:58à augmenter pour les actionnaires.
17:00Par contre,
17:00ce qui va baisser,
17:01c'est les recettes pour l'État.
17:02C'est-à-dire
17:04qu'on va déshabiller l'État
17:06et il semblerait
17:07qu'il y a quelque chose
17:07qui est impossible,
17:08une discussion
17:09qui est impossible
17:09à aborder entre nous.
17:10C'est le fait
17:11que dans un moment
17:11si particulier,
17:12inquiétant dans lequel nous sommes,
17:14si nous parlons
17:14de sujets stratégiques,
17:15on puisse dire
17:16écoutez,
17:16aux actionnaires,
17:17il y aura moins de marge
17:18cette fois-ci.
17:20Il y a un autre sujet
17:22quand on parle d'Espagne.
17:23Non, non.
17:24Mais par exemple l'Espagne.
17:25L'Espagne,
17:25elle a baissé.
17:26Elle a baissé la télé.
17:27Oui, pourquoi ?
17:28Elle a une croissance
17:29qui est supérieure à l'autre.
17:30Oui, de mémoire cette année-là
17:32où on va être à 0,5%.
17:34Oui, mais d'accord.
17:35Mais nous,
17:35la gueule de mon,
17:35c'est qu'on avait prévu
17:360,9%.
17:37On est aujourd'hui
17:38à 0,5%.
17:39Elle a augmenté les salaires,
17:41elle a augmenté le SMIC,
17:42elle a fait de la relance.
17:42Il y a un problème
17:43de productivité dans ce pays.
17:44Il y a un problème de croissance.
17:45Il y a peut-être aussi
17:46un problème de temps de travail.
17:47Ça, c'est un débat
17:47qu'on peut avoir entre nous.
17:48On ne sera sûrement pas d'accord
17:49mais c'est un débat honorable
17:51sur comment on remet
17:52de la croissance dans ce pays.
17:53C'est ça aussi qui manque
17:54et qui fait qu'on est
17:55complètement à sec
17:56et qu'on ne peut pas aider les gens.
17:57Je voudrais, Florence Portelli,
17:57simplement vous montrer
17:58une petite phrase
17:59de Monique Barbu.
18:00C'est la ministre
18:00de la Transition écologique
18:02qui avait fait un petit peu
18:03parler d'elle déjà cet été.
18:05Petite phrase rapportée
18:05ce matin par nos confrères
18:07du Parisien
18:07qui raconte la scène.
18:08On est à la fin du séminaire
18:10cette semaine du gouvernement.
18:12Sébastien Lecornu
18:12garde quelques-uns
18:14de ses ministres
18:14à côté de lui.
18:15Il leur dit
18:15qu'il va falloir trouver des idées
18:17parce que les caisses sont vides.
18:19Trouver un petit peu
18:19sur quel levier
18:20on pourrait jouer
18:21pour ramener un peu le calme
18:23dans le pays.
18:24Et Monique Barbu
18:24met sur la table
18:25une proposition
18:26inciter les Français
18:27à limiter leur vitesse
18:28sur l'autoroute
18:29au nom du principe
18:30de sobriété.
18:33C'est vrai que...
18:34Elle a oublié évidemment
18:35l'épisode d'Edouard Philippe
18:37qui va sans doute payer
18:38d'ailleurs
18:38les 80 à l'heure.
18:39À l'élection présidentielle
18:41parce qu'il y a beaucoup
18:41de Français
18:42qui n'ont pas oublié.
18:43Mais on parlait
18:44de la nationalisation
18:44de Total.
18:45La nationalisation
18:46de Total.
18:48Il ne faut pas oublier
18:49que dans les années...
18:50Et je parlais moi
18:50du passé
18:51des années 80, 70,
18:53quand Mitterrand
18:54a nationalisé.
18:55Mais vous savez
18:55quand il y a eu
18:56la première crise pétrolière
18:57et moi je m'en souviens
18:58très bien,
18:59une des premières mesures
19:00du gouvernement
19:01c'est d'avoir baissé
19:03la vitesse sur le...
19:05Donc elle n'a pas tort.
19:06Non.
19:07On a fait ça
19:08il y a 50 ans.
19:09Non mais le problème
19:09c'est pas d'avoir tort
19:10ou pas
19:10parce qu'en effet
19:12c'est pas totalement délirant
19:14même techniquement.
19:14Oui.
19:15Le problème
19:15c'est le consentement
19:16à ça.
19:16C'est peut-être
19:17difficilement audible
19:18en ce moment
19:18parce que je pense
19:19que les gens
19:20qui limitent déjà
19:21leur déplacement
19:21sont des malades.
19:22J'imagine beaucoup
19:23de choses.
19:23Vous l'avez oublié
19:23mais Mme Lagarde
19:24ministre de l'économie
19:26avait en son temps
19:26lorsqu'il y avait eu
19:27un précédent coup de pompe
19:30proposé que les gens
19:31marchent davantage à pied.
19:33Oui oui.
19:33Voilà.
19:34Ce qui est pas faux non plus.
19:36C'est pas exactement
19:36la même chose.
19:37Dire aux gens
19:38marcher à pied
19:38c'est ne rien connaître
19:39à ce pays
19:39ou à la voiture
19:40que c'est obligé.
19:41D'accord ?
19:42Dire, même si j'ai bien compris
19:43que certains membres du gouvernement
19:44se foutent de la gueule
19:45de Mme Barbu
19:45et font des fuites.
19:46Mais c'est eux
19:47qui ont balancé ça
19:48par exemple.
19:48Ça ne nous a pas échappé.
19:50C'est sans doute pas elle
19:51qui a sorti ça.
19:52Elle sert un peu
19:52de sac de frappe
19:54mais ceci dit
19:55bon moi j'ai pas de voiture
19:56mais je veux dire
19:57On va pas vous dire
19:59ralentissez
19:59pour économiser l'essence
20:00si vous conduisez
20:01vous le savez
20:01vous avez pas besoin
20:03d'un ministre
20:03pour vous dire ça.
20:04Là-dessus vous avez
20:05parfaitement raison.
20:05Je pense que les gens
20:06actuellement ils sont en train
20:07de regarder
20:07et de voir en plus
20:08de plus en plus
20:08sur les comptes
20:09des bagnoles on voit
20:09de limiter la consommation
20:11et peut-être de moins appuyer
20:12sur la pédale d'accélération.
20:14Ça ils n'ont pas besoin
20:14que Mme Barbu
20:15ou M. je ne sais trop qui
20:17leur disent.
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