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  • il y a 3 semaines
Pour ce nouvel épisode de Chocs du monde, le magazine des crises et de la prospective internationales de TVL, Edouard Chanot reçoit Alexandre Robert, analyste militaire sur la chaîne History Legends.


Incertitude maximale, en Ukraine et au Moyen-Orient. Les missiles ont fusé entre Iran et Israël, mais aussi sur le front ukrainien. Trump essaie de discipliner Netanyahu, le peut-il ? Zelensky de son côté veut rencontrer Poutine, qui assiège la ville de Konstiantinovka dans le Donbass. Quand la ville tombera-t-elle ? Deux fronts, une exigence : percer le brouillard de la guerre.

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Transcription
00:00Il y a un an, le système politico-financier frappait Tével en fermant notre compte bancaire sans justification.
00:07Le coût a été rude, très rude.
00:09Et un an plus tard, nous pouvons même le chiffrer, 442 987 euros.
00:15Une part énorme de notre budget, des projets retardés, un manque à gagner colossal
00:20et un temps précieux volé à notre mission première, vous informer.
00:24Alors nous avons décidé de ne pas laisser cette attaque sans réponse en saisissant la justice,
00:28non seulement pour obtenir réparation, mais aussi pour forcer le pouvoir à expliquer cette chasse aux sorcières contre TVL.
00:36Car les opérations de déstabilisation du système contre TV Liberté s'enchaînent.
00:40Il y a bien sûr cette censure bancaire qui nous traite en paria pour des raisons politiques
00:44et nous interdit l'accès à des prêts pour investir et pérenniser notre activité.
00:49Mais il y a aussi les censures, les suppressions de nos émissions, de notre chaîne, de nos abonnés
00:54et notre visibilité sur les plateformes qui est amoindrie pour limiter notre force de frappe
00:59ainsi que la presse aux ordres qui cherche sans arrêt à nous salir.
01:03Tout est bon pour nous anéantir.
01:06Pourtant, jusqu'ici, nous tenons bon.
01:10Nous tenons bon grâce à vous, mais aussi grâce à une gestion au cordeau des dépenses
01:14et une rigueur sans faille dans notre volonté de vous informer sans jamais céder à la facilité.
01:20Et depuis la création de TVL, les faits nous donnent raison.
01:22Ces dernières années, notre traitement de la crise sanitaire, de la guerre en Ukraine,
01:26plus récemment de la crise au Moyen-Orient, nos analyses n'ont jamais été battues en brèche.
01:32Certains médias courent désormais derrière nos décryptages pour tenter d'effacer leurs inconséquences,
01:38leurs mensonges et leurs partis pris.
01:39Mais à l'aube d'échéance cruciale, le pouvoir est aux abois et il est prêt à tout.
01:46Avant 2027, ils veulent contrôler les réseaux sociaux, surveiller vos activités,
01:51censurer les médias alternatifs et les saigner.
01:54Ils veulent imposer leurs programmes mortifères, la guerre, la ruine, la dette et la mort de notre civilisation.
02:01Mais la violence du système traduit aussi son agonie.
02:04Et c'est là que nous devons lancer tous nos efforts dans la bataille.
02:07Face à cet extrême centre au pouvoir et aux médias financés par des oligarques, des puissances étrangères,
02:13le complexe militaro-industriel ou même vos impôts, plus que jamais nous devons nous battre pour rétablir la vérité.
02:20Quand la presse vous impose des œillères, TVL vous offre une longue vue car TVL n'a pas de conflit
02:26d'intérêts.
02:27Notre mission, c'est vous informer.
02:29Une mission uniquement rendue possible par votre don.
02:32Alors mettez les bouchées doubles et soutenez TVL, dès maintenant, je compte sur vous.
03:05Bonjour à tous et bienvenue dans Choc du Monde,
03:07le magazine des crises et de la prospective internationale de TVL.
03:12Incertitude maximale en Ukraine et au Moyen-Orient.
03:15Les missiles ont fusé entre Israël et l'Iran, mais aussi bien sûr sur le front ukrainien.
03:20La situation au Moyen-Orient a échappé au contrôle de Donald Trump,
03:24Benjamin Netanyahou aussi, mais le président américain a tenté de rattraper les choses.
03:29Hier, les forces iraniennes ont annoncé l'arrêt des frappes visant Israël,
03:33après deux jours donc de tirs et surtout de vives tensions.
03:35Et puis en Ukraine, la Russie attaque Konstantinovka et les alliés de Kiev espèrent des plans de paix
03:42sans peut-être s'en donner vraiment les moyens.
03:44Mais qu'en est-il exactement de la situation sur le front alors que le brouillard de la guerre est
03:49épais ?
03:49Eh bien, nous allons tenter de l'éclaircir.
03:51Et nous allons tenter de l'éclaircir avec Alexandre Robert.
03:54Alexandre Robert, bonjour.
03:56Bonjour, merci de me recevoir.
03:57Mais merci beaucoup de votre présence ici parce que vous êtes analyste militaire bien sûr,
04:01mais vous êtes surtout de Montréal et donc vous faites le voyage ici à Paris.
04:06Vous dirigez une chaîne absolument indispensable.
04:09Elle s'appelle History Legends.
04:11Vous avez presque 800 000 abonnés sur YouTube.
04:13Vous êtes une véritable référence, disons-le carrément,
04:16sur tous les conflits et particulièrement sur la guerre en Ukraine.
04:19C'est donc encore une fois un plaisir de vous recevoir.
04:22Merci à vous, Alexandre Robert.
04:23Ça me fait plaisir.
04:25Alors, je disais à l'instant que la guerre a bien failli repartir au Moyen-Orient.
04:28Nous allons l'évoquer d'abord et puis nous allons ensuite aller sur le front ukrainien sans grande transition.
04:33Mais au Moyen-Orient donc, le cessez-le-feu a pris fin entre Israël et l'Iran pendant quelques heures,
04:39quelques jours,
04:39puisque la guerre d'ailleurs, à vrai dire, n'a jamais cessé un peu plus loin au Liban.
04:45Nous aborderons encore une fois, donc restez connectés, le front ukrainien dans quelques minutes
04:50pour comprendre ce que vous avez à nous dire sur Konstantinovka et sur l'ensemble du front.
04:54Mais je reviens à Israël et l'Iran.
04:56L'Amérique, Donald Trump, veut calmer les choses.
04:59Trump et Netanyahou ont du mal à s'entendre.
05:02La position de Netanyahou est quand même assez complexe, il faut le dire.
05:05D'un côté, il veut mater militairement Téhéran, mais il ne peut pas le faire seul.
05:09Là, Donald Trump refuse concrètement son aide selon plusieurs sources, selon plusieurs médias israéliens.
05:15Alexandre Robert, comment jugez-vous en fait les capacités militaires israéliennes face à l'Iran ?
05:21Eh bien, elles sont assez limitées.
05:23On a vu qu'Israël a besoin des États-Unis pour bombarder l'Iran.
05:29Et sans cette aide américaine, sans cette aide américaine qui empêcherait les Israéliens.
05:33Les Israéliens ne peuvent pas faire un blocus de l'Iran à eux tout seuls, ne peuvent pas faire un
05:37blocus naval.
05:39Et leurs moyens aériens sont assez limités.
05:41Donc, je ne pense pas qu'Israël puisse faire beaucoup.
05:44Donc, quelques piqûres de guêpes.
05:46Quelques piqûres.
05:47Bien sûr, ils ont peut-être la bombe nucléaire, on ne sait jamais.
05:51Mais à part ça, ça va surtout être des petites piqûres, comme vous dites.
05:55En fait, Israël, leur ennemi numéro un, c'est le Hezbollah au Liban.
05:59Donc, en fait, l'Iran et Israël ont tous les deux intérêt à se faire des petites piques.
06:05Mais les deux sont assez fatigués, je dirais.
06:07Ils veulent éviter un conflit généralisé.
06:10Israël va se maintenir au Liban.
06:12Et c'est leur axe d'attaque principale.
06:14Leur axe d'attaque principale.
06:16Jay Devens a éclairci peut-être d'une certaine manière un peu les choses.
06:19Le rôle des États-Unis dans la nuit sur Fox News.
06:21Alors, je vous propose très rapidement de l'écouter.
06:23À quel point êtes-vous préoccupé par l'espionnage des États-Unis par Israël et son interventionnisme au Liban ?
06:39Il est évident qu'Israël et les États-Unis ont des intérêts communs, mais aussi des intérêts divergents.
06:45Le résident a été clair, les Israéliens ont des objectifs, et notre principal objectif est que l'Iran ne possède
06:52pas l'arme nucléaire.
06:54Depuis un an et demi, nous avons créé l'espace nécessaire pour parvenir, comme le pense le président, et je
07:00crois qu'il a raison, à un accord nucléaire à long terme.
07:13Donc l'administration Trump, Jay Devens, revendique être sur le point d'atteindre l'objectif recherché par Donald Trump.
07:20Mais est-ce vrai, selon vous, Alexandre Robert ?
07:23Diriez-vous que les États-Unis ont été militairement défaits ou qu'ils sont victorieux, d'une certaine manière, après
07:28100 jours de conflit ?
07:29Eh bien, on n'a qu'à regarder le résultat final. Les Iraniens contrôlent le détroit d'Hormuz.
07:34Le régime iranien est toujours en place, donc pour l'instant, on ne peut pas parler de victoire américaine.
07:39On peut plutôt parler d'une défaite. Bon, après, aucune bombe n'est tombée sur les États-Unis, donc ils
07:45peuvent se permettre de faire ces guerres expéditionnaires, disons-le.
07:49Vont-ils revenir ? C'est la question.
07:52Le problème avec Trump, c'est qu'on entend beaucoup parler de « oui, on est à 95% de
07:59la paix ».
07:59Il disait la même chose sur l'Ukraine. Bon, ça fait un an et demi, on attend toujours cette paix
08:06en Ukraine.
08:07Et d'ailleurs, Trump va continuer à dire ça pour l'Iran.
08:10Mais je pense que le public américain n'est pas favorable à une guerre contre l'Iran, en tout cas
08:16pour l'instant.
08:17Après, j'avais fait une vidéo aussi où on parlait du problème américain en ce qui concerne la guerre contre
08:23l'Iran.
08:24Et c'est un problème de munitions.
08:26Donc la plupart des missiles et des bombes utilisées par les Américains ont été épuisés.
08:32Les stocks ont été épuisés à 75%, des fois à 80%.
08:36Et selon moi, c'est une des raisons principales pour lesquelles les Américains ont arrêté cette guerre contre l'Iran.
08:41C'est-à-dire qu'ils s'attendaient au même scénario qu'en 2025, qu'en juin 2025, si je
08:45ne me trompe pas.
08:46Donc une guerre courte, dix jours, et l'Iran va se plier aux demandes américaines et israéliennes.
08:52Sauf que cette fois-ci, les Iraniens ont prévu le coup.
08:54Et donc ils ont prévu le coup de ces assassinats ciblés.
08:59Et les Américains n'avaient pas prévu ça.
09:02Et donc voilà, les Iraniens ont répliqué.
09:04Ils ont répliqué contre les pays du Golfe.
09:06Les Américains se sont trouvés sur la défensive.
09:09Et donc voilà, beaucoup de bases américaines ont été détruites.
09:12Les pertes américaines, on ne les connaît pas vraiment.
09:16Camouflées, les pertes camouflées, pareil pour les navires.
09:19Les navires, on a des vidéos qui pourraient montrer que certains navires de guerre américains ont été touchés.
09:26Mais pour l'instant, il y a un brouillard de la guerre qui persiste.
09:29Mais donc les Américains ont payé cher leur aventure contre l'Iran.
09:33Les Américains payent cher leur aventure contre l'Iran.
09:36Vous évoquez à l'instant le problème des missiles, des munitions, des stocks américains.
09:41Ce qui nous amène évidemment au conflit en Ukraine.
09:44Puisque la question du soutien américain s'est posée et continue de se poser.
09:48Le point aussi commun, c'est évidemment l'échec de Donald Trump d'obtenir un cessez-le-feu entre Volodymyr
09:54Zelensky et Donald Trump.
09:56Nous allons y revenir.
09:57D'autant plus que Volodymyr Zelensky, le 4 juin dernier, a, je cite, tendu la main, selon les médias occidentaux,
10:04à Vladimir Poutine.
10:05Alors je ne sais pas si vous accepteriez qu'on vous tente la main de cette manière-là.
10:08Vladimir Poutine l'a écarté.
10:10Et je vous propose justement, pour que tout soit clair, d'écouter le président russe qui répondait à la presse
10:15à ce propos.
10:20Je ne vois pas l'intérêt de cette rencontre.
10:23Elle n'a d'intérêt que pour la partie ukrainienne, stopper l'avancée de nos forces armées.
10:28C'est tout.
10:29Mais nous avons besoin d'accords.
10:32Pas pour six mois, pas pour trois mois, mais pour le long terme.
10:36Laissons les experts travailler, trouver des solutions, et ensuite nous pourrons nous rencontrer, assister à la signature de documents, voire
10:43signer un accord.
10:45Mais d'abord, il nous faut trouver une solution.
10:48Et cette lettre dont vous parlez contient des grossièretés.
10:51De quoi s'agit-il ?
10:53Est-ce une manière de créer de bonnes conditions de rencontre et de négociation ?
10:57Ou bien une manière de créer un climat où toute rencontre est impossible ?
11:01Je pense qu'il s'agit de la seconde option.
11:09Alors, bon, si on comprend Vladimir Poutine, il veut évidemment un accord, il veut des conditions favorables pour la Russie,
11:15et il sous-entend quand même qu'il veut aller militairement jusqu'au bout.
11:19En Occident, encore une fois, les médias répètent que la Russie souffre, souffre économiquement, souffre sur le front.
11:25Mais en même temps, on dit aussi, et c'est paradoxal, que la Russie n'a pas, permettez-moi l
11:29'expression, 1000 paquets dans le conflit.
11:31Alors, est-ce vrai ? Est-ce faux ? Selon vous, de quel côté penchez-vous ?
11:35Alexandre Robert, Vladimir Poutine, a-t-il les moyens militaires d'aller jusqu'au bout ?
11:40C'est une très bonne question.
11:41Donc, je pense que beaucoup disent, c'est ça, que les Russes n'ont pas 1000 paquets.
11:46Je pense que, d'un côté, les Russes sont, je dirais, à 90% investis dans cette guerre en Ukraine,
11:52mais qu'ils ont toujours la possibilité de faire une nouvelle mobilisation, qui serait possible cet automne.
11:58Donc, de sources que j'ai, disons que le gouvernement russe a serré la vis en termes, sur les réseaux
12:07sociaux, Telegram,
12:09il y a moins de liberté d'expression dans le pays, et c'est peut-être en préparation à une
12:14possible mobilisation,
12:15surtout après les élections de la Douma, donc du Parlement russe, si je ne me trompe pas,
12:19qui devrait avoir lieu en septembre, et donc, une fois que ces élections faites,
12:24on pourrait avoir une nouvelle mobilisation.
12:27Donc, dans ce cas-là, ça serait, l'Ukraine aurait eu une mini-victoire,
12:32c'est-à-dire en ayant attaqué le centre de gravité de la Russie,
12:36ce qui est le soutien de la population à l'effort de guerre,
12:39mais, de toute évidence, les Russes ont le potentiel humain de mobiliser plus de troupes que l'Ukraine n'a
12:46pas.
12:46Et donc, on en vient à la situation militaire,
12:50eh bien, je pense que Poutine a bien expliqué la situation,
12:54c'est-à-dire que les Russes ont des objectifs de guerre clairs,
12:57c'est-à-dire le Donbass.
12:59Donc, ce sont les deux oblastes de Luhansk et de Donetsk,
13:03qui forment, voilà, la région qu'on appelle le Donbass.
13:06Ça, c'est l'objectif de guerre primordial pour les Russes.
13:09Pour vous, c'est le numéro un.
13:10Pour les Russes, c'est le numéro un.
13:13La guerre ne peut pas se terminer tant qu'ils n'ont pas pris contrôle de ces deux oblastes.
13:17C'est le casus belli.
13:18Et si les Russes ne prennent pas ces deux régions,
13:21ça serait une victoire ukrainienne.
13:22Ça serait une défaite.
13:23On peut dire presque une défaite russe.
13:25Le public russe ne pourra pas accepter des pertes
13:29tant que ces régions n'ont pas été intégrées à la Russie de force.
13:32Alors, je me permets de vous interrompre,
13:33parce que Zelensky, dans sa lettre, déclare,
13:35et il s'adresse à Vladimir Poutine,
13:37il déclare, je cite,
13:38« Vous ne capturerez pas cette année la région de Donetsk.
13:41Pour vous, Alexandre Robert, c'est l'objectif numéro un.
13:44Vous dites que le point central du front, c'est Konstantinovka,
13:47donc dans le Donbass.
13:48Sur la carte, nous pouvons voir qu'elle est entre Slavien, c'est Pokrovsk. »
13:51Oui, exactement.
13:52Donc, je ne pense pas que les Russes pourront prendre le blast de Donetsk cette année.
13:58Je pense que ça va durer un peu plus longtemps.
13:59Pour l'instant, les Russes vont attaquer de front,
14:03c'est-à-dire qu'ils attaquent la ligne principale ukrainienne de front,
14:06c'est-à-dire qu'ils se dirigent par le nord, par l'est et par le sud
14:10vers les villes de Slavyansk et Krematorsk,
14:13qui sont les chefs lieux, la capitale de l'oblaste de Donetsk,
14:20des villes très fortifiées, avec une haute densité de population.
14:24Et donc, voilà, les Russes vont faire des attaques pour l'instant dans cette direction,
14:29et en gros, c'est très simple, la tactique russe,
14:32c'est la tactique de siège, qu'on pourrait dire du XVIIe, du XVIIIe siècle,
14:37c'est-à-dire une ville après l'autre, il n'y a pas de grandes manœuvres,
14:40les grandes manœuvres sont maintenant impossibles à cause des drones.
14:43J'avais une question là-dessus, mais allez-y, Juson.
14:44Les drones font en sorte que toute manœuvre en race campagne
14:48se termine en un désastre,
14:49donc les Russes préfèrent attaquer en zone urbaine
14:51et de faire, on pourrait dire, du saut de mouton.
14:54D'une ville après l'autre, on l'encercle,
14:56les Ukrainiens sont forcés de partir,
14:58et on passe à la suivante.
15:00C'est laborieux, mais ça marche.
15:02C'est très intéressant ce que vous dites,
15:03parce que, d'après ce que j'ai compris,
15:04au début du conflit, on estimait en Occident
15:07que cette tactique du siège était un échec de la Russie.
15:10Aujourd'hui, quatre ans plus tard,
15:12vous dites, Alexandre Robert, que c'est totalement délibéré,
15:15et que c'est là où la Russie peut obtenir le plus de succès ?
15:19Exactement, parce que si l'on voit sur la carte,
15:21les zones en race campagne, c'est là où les Russes avancent le moins.
15:25Et encore une fois, à cause de ce mur de drones
15:27que les Ukrainiens ont établi.
15:28Donc, en fait, c'est très intéressant.
15:29Les Ukrainiens ont pu pallier, en quelque sorte,
15:32leur manque d'effectifs avec les drones.
15:34Ils ont pu remplacer leur puissance de feu avec ces drones-là.
15:38Bon, maintenant, il ne faut pas non plus surestimer
15:40l'impact des drones,
15:41mais en race campagne, c'est indéniable.
15:44L'impact des drones est indéniable.
15:46Par contre, en zone urbaine, il y a beaucoup plus d'endroits
15:49où se cacher pour l'infanterie.
15:50Et les Russes vont utiliser des tactiques d'infiltration
15:52pour sauter d'une maison à l'autre
15:53et d'infiltrer les positions ukrainiennes.
15:56Et jusqu'à maintenant, il n'y a aucune ville
15:58où les Russes sont entrés.
16:01Les Ukrainiens n'ont pas pu les déloger.
16:03Donc, il n'y a aucune ville que les Ukrainiens
16:04ont pu garder une fois que les Russes s'y sont installés.
16:08Manque de moyens humains, manque de...
16:10Les Russes sont coréas.
16:12Les Ukrainiens aussi, d'ailleurs.
16:13On voit que les villes, les batailles se passent sur des mois.
16:16Mais une fois que les Russes investissent une place,
16:18ils amènent l'infanterie.
16:19Et c'est un processus lent, un peu laborieux.
16:23Mais une fois qu'ils y sont,
16:24c'est juste une question de temps avant que la ville tombe.
16:29Donc, si je vous comprends bien,
16:30une offensive d'ampleur est totalement inconsevable.
16:33On évoque quelquefois des manœuvres plus au sud,
16:36vers Apoéja, etc.
16:37Mais vous êtes très sceptique.
16:38Oui, je reste sceptique, encore une fois, à cause du terrain, la géographie.
16:41Donc, on voit que ce sont du terrain plat.
16:44Il n'y a même pas de zone boisée pour camoufler l'infanterie.
16:47Il n'y a même pas de zone boisée pour camoufler une force d'attaque.
16:50Donc, tant que les Ukrainiens ont quand même cet avantage au niveau des drones,
16:54je ne vois pas une offensive russe en race campagne.
16:58Maintenant, les Russes pourraient, avec une mobilisation,
17:01attaquer le nord de l'Ukraine.
17:03Donc, ça, c'est une possibilité.
17:05Le front, là-bas, est dégarni.
17:06On pourrait, peut-être, penser à une offensive vers Kharkiv,
17:10Kharkov, en russe.
17:12Mais pour l'instant, ce sont des plans sur la comète.
17:15Et les Russes, pour l'instant, vont faire Kostyantinivka.
17:18Ils vont avancer une ville à l'autre,
17:20jusqu'au siège de Kramatorsk et de Slavyansk.
17:22Pourquoi Kostyantinivka, particulièrement ?
17:25Kostyantinivka, c'est la dernière ville sur la ligne.
17:27Donc, elle n'a pas, en tant que telle, une importance stratégique.
17:31Mais c'est la prochaine étape jusqu'à Kramatorsk.
17:35Là, la ville, elle a deux doigts de tombée.
17:38Donc, les Ukrainiens ont déjà...
17:40Beaucoup d'unités ukrainennes, selon moi, sont encerclées à Kostyantinivka.
17:46Beaucoup risquent d'y être piégés s'ils ne sont pas déjà partis.
17:50Et ça risque d'être une catastrophe pour l'Ukraine.
17:52Donc, peut-être qu'on pourrait envisager une contre-attaque ukrainienne,
17:56juste pour aider leurs camarades qui sont pris au piège.
18:00Ce qui n'a pas toujours été la bonne solution, semble-t-il.
18:03C'est difficile à dire.
18:04Souvent, les Ukrainiens vont lancer une contre-attaque de dernier recours,
18:10juste pour aider leurs troupes à sortir de la ville.
18:14On évoque le chiffre de plus de 30 000 pertes.
18:17C'est d'ailleurs celui évoqué par Zelensky la semaine passée, dans sa lettre.
18:20Elle va quelquefois à 35 000.
18:23Ce chiffre est repris.
18:24Il revient en boucle dans les médias occidentaux, sans vraiment être vérifié.
18:29Le dirigeant ukrainien affirme aussi que 63% des pertes russes sur le champ de bataille
18:34sont détuées contre seulement 37% de blessés.
18:38Fin de citation.
18:39Est-ce crédible ?
18:40Eh bien, le taux de perte en Ukraine, c'est un sujet sensible.
18:45J'en ai fait une vidéo et j'ai eu des réactions assez fortes des deux côtés.
18:49D'ailleurs, le côté pro-russe et le côté pro-ukrainien m'a reproché d'être biaisé.
18:53Mais on se retrouve à un ratio de perte d'environ 1 pour 1.
18:57Donc, c'est une vraie guerre de tranchées.
18:59La guerre ressemble énormément à 14-18.
19:02Ratio d'un pour un environ.
19:03Et on se trouve à environ 200 000 tués pour chaque camp.
19:08Depuis ?
19:09Depuis le début de la guerre.
19:10Depuis en 4 ans.
19:11En 4 ans, donc depuis 2022, 200 000 tués et disparus.
19:16Ce qui est conséquent.
19:18Oui, c'est une saignée pour chaque pays.
19:20C'est une saignée, mais bon, pour l'Ukraine, c'est encore plus,
19:22vu qu'elle a une population bien inférieure à celle de la Russie.
19:27Mais quand même, vous relativisez largement le chiffre,
19:30de vous le dire, Zelensky, de 30 000 par mois côté russe.
19:34En fait, c'est ça.
19:35C'est que ce chiffre, je n'y crois pas.
19:37C'est basé sur les opérateurs de drones qui surenchérissent.
19:42Donc, chaque unité va surenchérir le nombre de pertes qu'elle infligeait.
19:45Par exemple, dans la dernière vidéo que j'ai faite sur Kosti Antinivka,
19:48je disais que ces unités de drones, en fait, vont poster leurs exploits en ligne.
19:54Mais par exemple, sur 25 hits, comme on pourrait dire, 25 vidéos de drones,
20:01je pouvais compter que 5 pertes russes.
20:05Avérées.
20:06Avérées.
20:06Donc, 5 pertes qu'on peut confirmer visuellement.
20:08Tout le reste, je ne pourrais pas...
20:11Ça serait de la spéculation.
20:12Donc, en gros, 30 000, non, on n'y est pas...
20:14C'est plutôt du 3 000.
20:15Donc, 10 fois moins.
20:17Ah oui, quand même.
20:18Même si vous divisez par 10, c'est tout à fait...
20:20Mais les deux camps font la même chose, donc...
20:22J'imagine.
20:23Vous parlez des drones.
20:24On se réjouit énormément en Occident, dans les médias occidentaux, bien sûr,
20:28des frappes de drones ukrainiens sur les lignes de logistique russes,
20:32mais aussi dans la profondeur russe, sur les raffineries, etc.
20:35Tout en s'inquiétant des survols de drones ukrainiens aussi,
20:39notamment sur les Pays-Baltes.
20:40Hier, d'ailleurs, un rafale français a abattu un drone ukrainien au-dessus de la Lettonie.
20:44Les partisans français de Kiev appellent ensuite, évidemment,
20:48à une intervention des forces armées aériennes françaises au-dessus de l'Ukraine.
20:53On dit que la Russie détourne ses aéronefs, que c'est un risque pour la paix.
20:58À quel point, selon vous, Alexandre Robert ?
21:02C'est un sujet complexe.
21:04Donc, cette intervention de l'OTAN en Ukraine,
21:08c'est un sujet que j'entends beaucoup en France.
21:12Malheureusement, je n'y crois pas, puisque déjà,
21:15les troupes européennes n'ont pas d'expérience au combat.
21:17Les Ukrainiens ont beaucoup plus d'expérience.
21:18Et d'ailleurs, il y a eu des exercices militaires
21:21où les Ukrainiens faisaient des exercices contre les troupes de l'OTAN.
21:25Et ça a été un désastre pour les troupes de l'OTAN à chaque fois.
21:28Il n'y a pas longtemps, dans les Pays-Baltes,
21:31il y avait les forces de l'OTAN.
21:34Donc, c'était une brigade mécanisée anglaise qui a essayé de faire sa manœuvre.
21:38Elle a été arrêtée par dix opérateurs de drones.
21:41Dix opérateurs de drones ukrainiens qui sont revenus du front
21:44juste pour cet exercice et qui sont repartis.
21:47Et il y avait...
21:48Ce que vous nous dites, c'est que les meilleures armées,
21:50en tout cas en Europe, sont les armées russes et ukrainiennes.
21:55Et de loin.
21:56De loin, de loin.
21:57Et donc, les Européens ne sont juste pas prêts, militairement,
22:00à s'engager dans ce conflit et surtout à prendre les pertes.
22:03C'est-à-dire que...
22:04D'ailleurs, j'avais vu que les Ukrainiens disaient qu'ils n'ont pas besoin de l'aide humaine,
22:09en potentiel humain, des pays occidentaux, de l'OTAN et même des États-Unis.
22:12Ils parlaient surtout des États-Unis.
22:13Ils ont dit...
22:15Les trois premiers mois seraient un choc tellement grand,
22:18des milliers de morts,
22:20que les États-Unis pourraient juste arrêter de se battre.
22:24Et on l'a vu en Iran.
22:24Donc, en Iran, on voit déjà les pertes en quelques centaines de blessés.
22:29Et déjà là, les Américains, pardonnez-moi, ont baissé un peu la culotte contre l'Iran.
22:35Mais qu'est-ce que ça serait si on parle de 2 000, 3 000 morts par mois dans les
22:39forces de l'OTAN ?
22:40Donc, pour moi, c'est inconcevable.
22:42Inconcevable.
22:43Alors, Donald Trump, que vous évoquez à demi-mot à l'instant,
22:46a son mot à dire sur le conflit entre l'Ukraine et la Russie,
22:50même s'il est actuellement empêtré avec l'Iran et Israël.
22:54Alors, je vous propose d'écouter justement ce qu'il a dit dernièrement à Border Force One
22:59à propos de Zelensky et Poutine.
23:01Maintenant que Zelensky a proposé une rencontre en face-à-face avec Poutine,
23:05souhaitez-vous toujours qu'il prenne l'initiative
23:07avant que les États-Unis ne s'impliquent dans les négociations ?
23:11Cela ne me dérange pas. Laissons-les gérer.
23:13C'est moi qui les ai mis dans cette situation.
23:15Et je pense que nous allons trouver une solution.
23:17Nous nous rapprochons du point où la Russie et l'Ukraine auraient dû être.
23:21Cette guerre n'aurait jamais dû avoir lieu.
23:28Donc, depuis son arrivée à la Maison-Blanche,
23:30Donald Trump, l'été dernier, a tenté une médiation.
23:33On se rappelle de la rencontre d'Anchorage avec Vladimir Poutine.
23:36Et puis, lassé par l'entêtement de Volodymyr Zelensky et puis aussi de Vladimir Poutine,
23:40il a laissé donc les armes décider.
23:42Mais j'en viens à une question, parce que vous remettez très souvent en cause,
23:46Alexandre Robert, le narratif occidental pour essayer de rétablir les faits,
23:50rétablir la réalité du terrain.
23:52Aujourd'hui, les Européens, eux, veulent soutenir Kiev jusqu'au bout.
23:55Y a-t-il une meilleure compréhension du front, de la réalité militaire,
23:59chez les Américains ou chez les Européens ?
24:01Eh bien, la réalité, c'est que les Ukrainiens ont quand même compris
24:06que l'aide américaine allait peut-être s'arrêter et que l'aide européenne
24:10pourrait s'arrêter aussi.
24:11Donc, les Ukrainiens ont quand même développé leur industrie militaire avec le temps
24:15et la plupart de leur équipement provient de leurs propres usines.
24:19Donc, les Ukrainiens deviennent de plus en plus indépendants militairement
24:23au risque, dans le cas où les Européens pourraient arrêter de les soutenir.
24:27Donc, c'est plutôt une question financière pour l'Ukraine.
24:30Donc, de l'argent qui viendrait de l'Europe vers l'Ukraine.
24:35Mais le plus gros problème de l'Ukraine, c'est le potentiel humain.
24:38Donc, c'est-à-dire que l'Ukraine a perdu une grosse partie de sa population
24:41en tant qu'expatriée.
24:42Je rappelle qu'environ 1 million à 1,5 million d'hommes adultes
24:47ont quitté le pays malgré une loi martiale qui interdit ce fait-là.
24:51Donc, je dirais que beaucoup de gardes frontières ukrainiens,
24:55c'est une coïncidence, mais ont pu s'acheter des villas en Espagne.
24:59Et voilà.
25:00Donc, beaucoup d'Ukrainiens ont pu quitter le pays d'une manière ou d'une autre.
25:02Et ce qui réduit énormément le potentiel humain de l'Ukraine
25:06à faire face à cette guerre contre la Russie.
25:09La Russie a une population beaucoup plus grande.
25:11Les Russes ont d'ailleurs utilisé,
25:14ont essayé d'accroître leur armée sur une base
25:17volontaire.
25:18L'Ukraine n'a pas cet argent-là pour attirer des volontaires.
25:21Et les pertes au front font en sorte que personne ne veut se porter volontaire.
25:25Du côté ukrainien, on parle de quelques centaines, peut-être,
25:282-3 milles par an, mais c'est loin d'être assez.
25:31Donc, les Ukrainiens sont forcés de mobiliser.
25:34La mobilisation, il y a de plus en plus de résistance à ça.
25:37Il y a un gros problème de corruption en Ukraine.
25:39C'est-à-dire que soit des gens sont partis
25:42en payant les gardes frontières vers les pays européens,
25:45d'où ils ne seront pas mobilisés,
25:47ou même en Ukraine, beaucoup arrivent à s'en sortir.
25:50C'est-à-dire que sur, je dirais que 70% des hommes
25:53qui sont mobilisés en ce moment en Ukraine,
25:5570% désertent au camp d'entraînement.
25:58Et ils rentrent chez eux.
26:00Donc, l'armée ukrainienne a un gros problème de désertion.
26:03Ça aussi, on ne veut pas trop en parler.
26:05Je pense que ça vient, mais moi, j'en avais parlé à l'époque,
26:07et on m'était tombé dessus.
26:09On a des vidéos, les gens en parlent.
26:12Donc, en gros, c'est ça.
26:13Il y a le potentiel humain de l'Ukraine.
26:16C'est le centre de gravité de cette guerre.
26:19En faveur donc de la Russie ?
26:21Vous y croyez, à cette possibilité d'un écroulement
26:24de l'armée ukrainienne sur le front,
26:26de brèches qui commencent à s'ouvrir
26:28et qui ne sont impossibles à colmater ?
26:30Parce qu'aujourd'hui, dans les médias occidentaux,
26:33on a l'impression que l'armée ukrainienne
26:34a repris du poil de la bête,
26:37résiste, ce qui est sans doute vrai,
26:39courageusement à l'armée russe,
26:40et serait dans une situation plus favorable
26:44qu'il y a quelques mois, voire quelques années.
26:45Non, non, la situation n'est pas du tout favorable à l'Ukraine.
26:48Une ville tombe après l'autre
26:51et ils ne sont surtout pas en mesure
26:52de changer cette balance.
26:54Donc ils ne sont pas en mesure
26:56de reprendre l'initiative.
26:57Les Russes ont l'initiative
26:58et surtout, si les Russes
27:00appellent une nouvelle mobilisation,
27:02le rapport de force aura encore plus changé.
27:04Et c'est là que ça risque de devenir
27:06très difficile pour les Ukrainiens.
27:07D'ailleurs, je pense que c'est pour ça
27:08qu'on voit une certaine agitation du côté ukrainien
27:10par peur d'un appel d'une mobilisation en Russie
27:14qui pourrait appeler, on ne sait pas,
27:15100 000, 200, 300 000 hommes,
27:17ça serait 30 divisions d'un coup
27:19et ça pourrait faire mal à l'Ukraine
27:21qui déjà, qui a du mal à gérer le front
27:25à l'est de l'Ukraine, dans le Donbass,
27:27oui, à l'heure actuelle.
27:29Mais maintenant, d'ouvrir un nouveau front
27:31serait catastrophique pour l'armée ukrainienne.
27:33Donc les Russes ont quand même l'initiative
27:35et quand vous parliez de mettre le paquet,
27:38les Russes ont encore le potentiel
27:40de doubler, de tripler la taille de leur armée.
27:42Donc la victoire serait possible pour Moscou
27:44à condition de cet effort supplémentaire.
27:47Vous dites que cela pourrait, vous disiez,
27:49que cela pourrait devenir à l'automne,
27:51donc scénario envisageable,
27:53un conflit qui dure jusqu'au printemps prochain,
27:56donc un an de conflit encore.
27:58Oui.
27:58Si je vous souviens.
27:59Ça peut durer encore, les Russes, c'est ça,
28:01les Russes n'ont pas une date d'échéance.
28:03Donc les Russes sont les maîtres du jeu
28:05dans cette guerre.
28:07La guerre pourrait durer encore 5 ans.
28:09C'est-à-dire que, par exemple,
28:11les Russes, leur guerre contre la Suède
28:13au 18e siècle a duré 20 ans.
28:15Mais cette guerre leur a ouvert les portes
28:17aux Pays-Baltes.
28:18Donc les Russes ont le temps.
28:20C'est l'Ukraine qui n'a pas le temps.
28:22L'Ukraine sait que chaque année qui passe,
28:24c'est le potentiel humain qui se réduit.
28:26Les Russes vont rattraper le côté technologique en drone.
28:31Et il y a aussi toute cette guerre
28:33de nouveautés technologiques qui m'intéressent aussi.
28:36Donc les drones, les Russes sont en train de former
28:38leurs propres unités de drones
28:40qui sont très performantes.
28:42D'ailleurs, les Ukrainiens perdent plus de véhicules
28:44en ce moment que les Russes
28:45à cause des drones russes.
28:47Oui, c'est ça.
28:47Parce que les Russes, en fait,
28:49priorisent les cibles en termes de véhicules,
28:52c'est-à-dire d'artillerie, chars,
28:55véhicules de logistique.
28:56Ce sont les cibles principales.
28:58L'infanterie vient en deuxième.
28:59Tandis que pour les Ukrainiens, c'est le contraire.
29:01Les soldats russes, c'est la cible principale.
29:04D'ailleurs...
29:05Parce qu'il faut saigner la Russie.
29:07Exactement.
29:07Le centre de gravité, ce que vous disiez,
29:10pour la Russie, c'est le soutien de la population.
29:11Donc les Ukrainiens visent le soldat russe.
29:14Oui, et il y a aussi cet impact psychologique,
29:17c'est-à-dire que les Russes qui voudraient peut-être
29:19rejoindre l'armée russe voient les vidéos
29:21et ne voudraient pas se retrouver dans cette killcam
29:24de jeux vidéo qui ressemble à ça.
29:26Et d'ailleurs, on voit cette version de jeux vidéo
29:29parce que les Ukrainiens reçoivent des points
29:30pour chaque soldat qu'ils éliminent, pardon pour le terme.
29:35Mais beaucoup pensent que d'ailleurs c'est un jeu.
29:38On prend des jeunes de 18, 20, 25 ans pour ces rôles
29:44puisqu'ils savent jouer à la PlayStation et à la Xbox
29:46et là on leur dit que c'est la même chose.
29:49Et voilà, donc chacun attaque là où il peut.
29:52Donc les Ukrainiens attaquent la logistique des Russes
29:54mais les Russes répliquent avec leurs propres moyens.
29:56La puissance de feu des Russes, il y a l'aviation, il y a l'artillerie.
29:59Donc c'est très difficile pour les Ukrainiens
30:02mais on voit que les Russes, peu importe ce qui se passe,
30:05continuent d'avancer d'une ville à l'autre
30:06et dès que les Russes s'implantent dans une ville,
30:09ce n'est qu'une question de temps.
30:11Ce n'est qu'une question de temps
30:13parce que la Russie est maître du temps.
30:15Eh bien Alexandre Robert, merci beaucoup pour ces éclairages
30:17sur les conflits ukrainiens et du Moyen-Orient.
30:20Je rappelle que vous dirigez,
30:21que vous avez lancé la chaîne YouTube History Legend.
30:24Merci encore de votre présence dans Choc du Monde.
30:27Merci à tous d'avoir suivi cet épisode.
30:29Surtout n'oubliez pas de le commenter, de le partager
30:32et bien évidemment de vous abonner à TVL.
30:34C'est indispensable pour notre chaîne et pour la réussite de cet épisode.
30:37Merci à tous et bonne soirée.
30:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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