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  • il y a 7 semaines
Au programme de cette édition, retour sur les trêves et cessez-le-feu non respectés au Proche et au Moyen-Orient. Tandis que les signatures d’accords s'enchaînent, les échanges de frappes entre l’Iran, les Etats-Unis, Israël et le Liban se poursuivent…

Nous reviendrons ensuite sur les difficultés du gouvernement allemand, qui bat des records d’impopularité avec l’effondrement de l’industrie et le projet de réforme des retraites.

Et puis en France, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, dans la tourmente. Après le scandale d’Etat de la mort de la petite Lyhanna, sa réforme judiciaire semble déjà condamnée, à l’instar de ses ambitions présidentielles.

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00:00TVL a besoin de vous maintenant. Je sais que pour beaucoup d'entre vous, ma demande est synonyme de sacrifice.
00:06Et je vous remercie par avance pour le soutien que vous nous accorderez. Il n'y a pas de petits
00:10gestes.
00:10De notre côté, toutes les dépenses sont concentrées sur notre mission d'information.
00:15Au sein de TVL, nous n'avons ni milliardaires, ni millionnaires.
00:19TVL, ce n'est pas non plus le service public, je peux vous le dire. Personne ne se gave.
00:24Il n'y a pas de prétendu star chez TVL, il n'y a que des personnalités animées par la
00:29volonté de vous livrer une information libre.
00:31Et c'est uniquement notre indépendance totale qui nous permet cette liberté.
00:35Celle que vous avez appréciée pendant les Gilets jaunes et le Covid, celle qui vous ouvre les yeux sur l
00:39'actualité internationale.
00:40Parce que soyons clairs, si j'avais un oligarque derrière l'épaule pour souffler mes textes,
00:44si j'avais une puissance étrangère pour dicter les éléments de langage,
00:47un marchand de canons pour décrypter les guerres,
00:50ou des perfusions d'argent public à la gloire du pouvoir en place,
00:53je ne serais pas là à vous demander de l'aide.
00:56TVL a besoin de votre don, car c'est la seule garantie d'une intégrité totale.
01:01C'est aussi pour ça que nos analyses sont confirmées par le réel.
01:04Elles ne sont pas biaisées par des intérêts privés.
01:06Et dans les mois à venir, l'information totalement indépendante, ce sera crucial.
01:12La voix de TVL sera capitale.
01:14Alors aidez-la à raisonner.
01:16Soutenez TVL maintenant.
01:38Madame, Monsieur, bonsoir.
01:40Je suis très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle page d'actualité.
01:43Au programme de cette édition, retour sur les trêves et cessez le feu non respecté
01:48aux Proches et au Moyen-Orient.
01:50Tandis que les signatures d'accords s'enchaînent,
01:52les échanges de frappe entre l'Iran, les États-Unis, Israël et le Liban se poursuivent.
01:57Nous reviendrons ensuite sur les difficultés du gouvernement allemand.
02:01Il bat des records d'impopularité avec l'effondrement de l'industrie
02:05et le projet de réforme des retraites.
02:07Et puis en France, le ministre de la Justice Gérald Darmanin est dans la tourmente.
02:11Après le scandale d'État de la mort de la petite Liyana,
02:15sa réforme judiciaire semble déjà condamnée, à l'instar de ses ambitions présidentielles.
02:24Cessez le feu, mémorandum, reprise des combats difficiles
02:28de s'y retrouver au Proche et au Moyen-Orient.
02:30Depuis les accords préalables signés entre l'Iran et les États-Unis,
02:34les revirements s'enchaînent à l'image de l'accord cadre entre Israël et le Liban
02:37qui n'a pas arrêté les combats.
02:39Le point tout de suite.
02:41Deux accords signés qui ne tiennent pas.
02:44En quelques 72 heures, Israël et le Liban ont validé un accord cadre en 14 points
02:49et l'Iran et les États-Unis ont enterriné une feuille de route pour sortir de la crise.
02:54Résultat des opérations, une reprise des combats,
02:57si tant est qu'il s'était vraiment éteint.
02:59Du côté de l'accord entre Tel Aviv et Beyrouth,
03:01rien de bien surprenant à voir les signatures rapidement battues en brèche.
03:05En effet, face à Tsaal, c'est bien le Hezbollah qui frappe
03:08et la milice chiite n'était pas de la partie pour négocier la sortie de crise au département d'État
03:13américain.
03:14De quoi annoncer un échec.
03:16En effet, à l'image des discussions de paix sur la guerre en Ukraine conduite sans la Russie,
03:21on définit mal une sortie de crise sans toutes les parties.
03:23Une nouvelle démonstration d'absence de réalisme de l'Occident
03:27qui s'enferre dans sa vision du camp du bien pour le pire.
03:30L'accord cadre signé avec le haut patronage américain n'a donc pas convaincu.
03:35Bien qu'on ne connaisse pas les 14 conditions énoncées,
03:38il validerait l'idée selon laquelle Israël n'a pas de velléité d'annexion sur le sud-Liban,
03:43ce que le Hezbollah refuse de croire comme une bonne partie de la population.
03:48En réalité, c'est sans doute un coup politique de Benjamin Netanyahou
03:51qui visait à calmer son extrême droite incarnée par Smotrich et Begvir,
03:55qui le déborde un peu trop souvent en profitant de ses échecs.
03:58Quoi qu'il en soit, pour fêter les signatures,
04:01Israël a visiblement jugé utile de poursuivre les frappes sur son voisin.
04:05Le Hezbollah a donc dénoncé la violation du cessez-le-feu
04:08et s'est réservé le droit de riposter.
04:11Le chef Naïm Kassem a pour sa part rejeté en bloc
04:14ces négociations qu'il estime absurdes, humiliantes et insultantes pour son pays.
04:19Il exige le retrait pur et simple des soldats israéliens du territoire libanais.
04:24Israël réclame de son côté le retrait des combattants du Hezbollah du sud-Liban
04:27sur leur propre territoire donc.
04:29Dans le samedi politique, le grand reporter Régis Le Saumier
04:33nous expliquait les racines de l'affrontement entre la milie chiite et Tel Aviv.
04:37Entre 82 et l'an 2000,
04:39le Hezbollah est né de l'occupation israélienne
04:44et des exactions de l'armée du sud-Liban en particulier,
04:48du ressentiment que la population chiite pouvait avoir
04:50contre cette occupation d'Israël et de ses alliés chrétiens
04:54et que le Hezbollah aujourd'hui évolue dans le même environnement,
04:59avec Israël désigné de plus en plus comme l'adversaire.
05:02C'est-à-dire qu'au début de la guerre, quand on était à peu près à la fin,
05:07début mars, beaucoup de Libanais se disaient
05:10que le Hezbollah nous entraîne à nouveau dans la guerre.
05:13C'est lui qui déclenche l'opération, mais très vite,
05:18au vu de l'ampleur des frappes israéliennes,
05:20notamment sur Dariye, sur le sud de Beyrouth,
05:24et dans l'ensemble du pays, une partie de la population dit
05:28que la nuisance causée par les frappes israéliennes
05:33et par l'occupation et par l'opération lancée au sud,
05:37qui pénalise tout le monde, chiite comme chrétien, comme sunnite,
05:41on a les Libanais qui se retrouvent et qui se disent
05:43que finalement c'est le Hezbollah qui nous défend.
05:45Une légitimation du Hezbollah au Liban qui ne fera pas les affaires d'Israël.
05:49Dans cet impasse, Tel Aviv insiste sur le poids réel ou surestimé
05:53de l'Iran dans les affaires libanaises.
05:55Toujours est-il que les Etats-Unis,
05:57forts de la signature de leur feuille de route avec Téhéran,
06:00ont bombardé pour l'occasion des installations pétrolières du pays.
06:03L'Iran a rapidement riposté sur Bahreïn et le Koweït
06:06en frappant des bases militaires.
06:08Du côté d'Ormuz, le ministre des Affaires étrangères iranien
06:11a rappelé que son pays avait le contrôle exclusif du Détroit
06:14et que seul le passage autorisé par Téhéran
06:17pouvait être emprunté, le tout avec une redevance.
06:20Dans ce cadre, l'Iran a demandé à Oman de soutenir sa position
06:24avec des menaces formulées à demi-mot contre le sultanat.
06:27Entre deux frappes, Washington et Téhéran se sont mis d'accord
06:30pour une nouvelle trêve avant de se retrouver
06:33pour de nouvelles discussions au Qatar.
06:39Saletant pour le chancelier allemand Friedrich Merz.
06:42Après une année de mandat, il cumule impopularité record,
06:46effondrement de l'industrie et il s'apprête à présent
06:48à demander aux Allemands de travailler jusqu'à 70 ans.
06:51Le décryptage de Nicolas de Lambertori.
06:54Le mandat de Friedrich Merz à la tête de l'Allemagne
06:59est en train de tourner au cauchemar.
07:01Pour celui qui a patienté deux décennies dans l'ombre d'Angela Merkel
07:06et est ensuite devenu presque chancelier par défaut
07:09consécutivement à la déroute des sociodémocrates,
07:13l'exercice du pouvoir est bien difficile.
07:15Confronté à une impopularité record
07:18qui selon certains sondages avoisinerait les 85%,
07:22Friedrich Merz semble patiner aussi bien sur le fond
07:25avec un pays en grande délicatesse
07:28que sur la forme, avec un style considéré par de nombreux Allemands
07:31comme excessivement confiant voire arrogant.
07:34Et ce n'est probablement pas sa nouvelle réforme des retraites
07:38actuellement en chantier qui devrait redorer le blason du chancelier.
07:41Désormais, Friedrich Merz parle de mettre un terme
07:45au départ anticipé à la retraite à 63 ans
07:48pour coller 67 ans à tout le monde pour le moment
07:51et prochainement probablement 70.
07:54En parallèle à cela, le chancelier fédéral propose également
07:58de faire évoluer le système de retraite allemand
08:00en le faisant progressivement passer vers une retraite par capitalisation.
08:06Un sujet que Merz maîtrise sans doute bien
08:08étant donné qu'il a travaillé pour le fonds BlackRock.
08:11Mais une chose est sûre, le savoir-faire de Merz
08:14dans la gestion plus ou moins spéculative d'actifs
08:17ne lui a pas encore permis de trouver de solution
08:20pour enrayer l'effondrement de l'industrie allemande
08:23qui est absolument vertigineux depuis le début de la guerre en Ukraine.
08:27Le géant allemand Volkswagen envisagerait de supprimer 100 000 emplois.
08:32Après les pays du sud de l'Europe et la France,
08:34c'est au tour de l'Allemagne d'être entraîné dans la tourmente.
08:37La baisse de la production industrielle atteint 20% depuis fin 2017.
08:41L'industrie allemande s'effondre.
08:43L'industrie étant le cœur de la prospérité d'un pays,
08:46c'est l'économie allemande toute entière qui vacille.
08:48Toutes les erreurs ont été faites par la Commission européenne,
08:51d'ailleurs dominée par l'Allemagne.
08:53Énergie hors de prix avec les investissements non rentables
08:56dans les énergies renouvelables et les sanctions anti-Russie.
08:59Normes européennes byzantines, monnaie trop chère,
09:02interdiction d'avoir une politique industrielle.
09:04Avec ses subventions énormes à l'industrie, son état stratège,
09:08son gigantesque marché intérieur,
09:10la Chine est en train d'écraser l'industrie européenne.
09:13Son atout maître, une monnaie très sous-évaluée,
09:16lui est permettant de vendre 40% moins cher que les industriels européens.
09:20Sans protection vis-à-vis de la Chine, sans dévaluation des monnaies,
09:23l'industrie en Europe et avec elle, la prospérité du continent disparaîtront.
09:28Les États-Unis l'ont compris et ont mis en place des mesures fortes
09:31pour protéger l'industrie américaine.
09:33L'UE, comme d'habitude, tergiverse.
09:35Et les conséquences de cette insatisfaction de l'opinion allemande
09:39sont lourdes pour le gouvernement,
09:41puisque désormais la FD est donnée assez largement en tête
09:44des sondages d'opinion à l'échelle fédérale.
09:47Et si l'on prend les sondages par région,
09:49c'est encore plus marqué,
09:50avec un très fort ancrage dans l'ancienne Allemagne de l'Est.
09:53Et la panique commence à gagner les rangs des partis traditionnels,
09:58étant donné que deux élections régionales auront lieu en septembre
10:01dans des lenders de l'ex-Allemagne de l'Est,
10:04le 6 septembre en Sachsenhalt,
10:06et le 20 septembre dans le Mecklenburg-Pomeranie occidental.
10:11Si dans le Mecklenburg, avec 35% d'intention de vote,
10:14l'AFD devrait rester minoritaire face à la coalition de l'ensemble des autres partis,
10:19en revanche, les chances de victoire en Sachsenhalt sont réelles.
10:23En effet, avec 42% des intentions de vote,
10:26l'AFD est très proche d'obtenir à elle seule
10:29une majorité absolue au Parlement régional.
10:32L'inquiétude est telle dans l'establishment allemand
10:36qu'un ancien chef du renseignement intérieur en Allemagne
10:39affirme la chose suivante,
10:41ouvrez les guillemets,
10:41« Si l'AFD entrait au gouvernement de Sachsenhalt,
10:45l'AFD découvrirait qui sont les agents infiltrés par les services secrets
10:49au sein de l'AFD de Sachsenhalt. »
10:52Fin de citation.
10:53Un aveu qui peut sembler déroutant vu de France,
10:56mais en Allemagne,
10:57l'infiltration de partis politiques contestataires
10:59par des agents du renseignement,
11:01parfois aux comportements provocateurs,
11:03est menée courante.
11:05C'est ainsi qu'il y a une vingtaine d'années,
11:07la Cour constitutionnelle allemande
11:09avait refusé de se prononcer sur le fond
11:11d'une demande d'interdiction du parti nationaliste NPD,
11:15car elle avait constaté au cours de son enquête
11:17qu'au moins un quart du comité directeur de ce parti
11:20était constitué d'agents de police infiltrés.
11:24Face au risque de voir l'AFD s'emparer d'une région,
11:27on peut donc imaginer les partis traditionnels
11:29avoir recours à toutes sortes de procédés
11:32tordant le bras,
11:33pour ne pas dire le coup,
11:35à la démocratie allemande
11:36sur le modèle roumain
11:38du règlement de la question Georgescu fin 2024.
11:42Et on comprend mieux la rhétorique guerrière
11:44autour d'une confrontation
11:46entre les pays européens et la Russie,
11:48la perspective,
11:49voire la réalité d'une guerre
11:51permettant de museler l'opinion publique,
11:54voire de remettre,
11:55espère-t-on,
11:55les compteurs d'une économie agonisante à zéro.
11:59En tout cas,
12:00il est peu probable
12:01que le remplacement éventuel de Merz
12:04par Hendrik Wüst,
12:05le président de la région Rhénanie du Nord-Westphalie,
12:08comme les rumeurs le prétendent depuis plusieurs semaines,
12:11suffise à inverser les difficultés de l'Allemagne
12:14et la défiance des citoyens envers le pouvoir.
12:21Des gesticulations ministérielles contrariées
12:24et des ambitions électorales
12:26qui semblent s'envoler
12:27en pleine tempête médiatique
12:29après l'affaire Liana,
12:30Gérald Darmanin
12:31semble plus que jamais isolé.
12:34Olivier Frère-Jacques.
12:35Rattrapé par le laxisme
12:37et l'ensauvagement,
12:38Gérald Darmanin,
12:38ministre de l'Intérieur
12:39puis ministre de la Justice
12:41sous Emmanuel Macron,
12:42traverse une période des plus délicates
12:44alors que son projet de loi
12:45sur la justice criminelle
12:47et le respect des victimes
12:48arrive mardi à l'Assemblée.
12:50Il est isolé face à une double opposition
12:52venue des avocats et des magistrats
12:54mais aussi l'opposition politique.
12:57Le texte qu'il porte depuis près d'un an
12:59risque de ne pas trouver de majorité
13:01fragilisant un peu plus ses ambitions politiques
13:04à l'approche de 2027.
13:06Lundi, les 74 000 avocats de France
13:08observent une journée justice morte
13:11et se rassemblent devant les tribunaux
13:13pour exiger le retrait pur et simple du projet.
13:15Après avoir déjà obtenu la suppression
13:17de l'article phare
13:18sur l'instauration du plaidé coupable
13:20en matière criminelle,
13:21il conteste particulièrement
13:23l'encadrement des nullités
13:25de procédures qui limitent selon eux
13:26la possibilité de faire tomber
13:28des dossiers pour vice de forme.
13:30Cette mobilisation, rare par son ampleur,
13:32témoigne d'une défiance profonde
13:34envers une réforme perçue
13:36comme déséquilibrée.
13:37À cette fronde s'ajoute celle des magistrats,
13:39d'ordinaire plus mesuré.
13:40L'union syndicale des magistrats,
13:42l'USM majoritaire,
13:44a exprimé une critique d'une rare virulence.
13:46Son secrétaire général adjoint,
13:48Aurélien Martini,
13:49a dénoncé le cynisme et la démagogie
13:51du ministre accusé d'avoir jeté
13:53les magistrats en pâture à l'opinion publique
13:55après la mort de Liana,
13:56la collégienne de 11 ans,
13:58assassinée dans des circonstances macabres,
14:01tant pour l'appareil judiciaire
14:02que pour les forces de police.
14:03Avant même la fin de l'enquête administrative,
14:06Gérald Darmanin a annoncé
14:07de possibles sanctions individuelles
14:09contre un magistrat
14:10qu'il avait pourtant prévu de décorer.
14:12Une approche vécue comme une stratégie
14:14du bouc émissaire par la corporation
14:16qui se trouve résolument plus pointilleuse
14:18pour protéger une des leurs
14:19que des jeunes filles violées et assassinées.
14:22J'attendrai le résultat de cette réception
14:24dans 15 jours,
14:24qui concerne évidemment aussi
14:26la gendarmerie nationale
14:27et l'éducation nationale,
14:29pour éventuellement communiquer
14:32devant vous
14:33sur les sanctions éventuelles
14:35que je prendrai
14:36dans ce que nous pouvons considérer
14:39comme étant un terrible échec
14:41de l'action de l'État en général
14:42et de la justice, bien évidemment.
14:45Éventuel, éventuellement,
14:46il n'en fallait pas plus
14:47pour alerter la caste judiciaire.
14:50Plus de 800 magistrats
14:51ont ainsi signé une tribune
14:52s'interrogeant sur le retard
14:53pris par les pouvoirs publics
14:54dans la protection de l'enfance.
14:55Ce contexte rend le débat parlementaire
14:58particulièrement périlleux.
14:59Le texte a déjà été rejeté
15:01en commission le 10 juin.
15:02Il se heurte désormais
15:03à une proposition de, je cite,
15:05« loi intégrale contre les violences
15:07faites aux femmes et aux enfants »
15:08soutenue par des associations
15:09et des députés,
15:10essentiellement de gauche,
15:12qui entendent profiter de l'occasion
15:13pour opérer ce que l'on appellerait
15:15dans d'autres circonstances
15:16une récupération politique.
15:19La contradiction est frontale.
15:21Le projet d'Armanin
15:22vise à élargir
15:23les cours criminelles départementales,
15:24notamment pour les affaires de viol,
15:26tandis que la loi intégrale
15:27propose de les supprimer
15:28au profit de cours d'assises classiques
15:30avec jury populaire.
15:31Le gouvernement entretient
15:33un certain flou,
15:33affirmant soutenir le texte
15:35du garde des Sceaux,
15:35tout en promettant
15:37un travail transpartisan,
15:39un en même temps classique
15:40dans le macronisme,
15:41mais qui semble de moins en moins
15:42tenable à l'approche
15:43de la fin du règne
15:44du Mozart de la finance.
15:45Ce casse-tête législatif
15:47intervient au pire moment
15:49pour Gérald Armanin.
15:50L'affaire Liana a ravivé
15:51les appels à sa démission
15:52à gauche comme à droite.
15:54Son omniprésence médiatique
15:55pour défendre la thèse
15:56d'erreurs individuelles
15:57plutôt que de problèmes structurels
15:59n'a pas convaincu les professionnels
16:01du droit en dépit
16:02des maigres concessions
16:03qu'il a pu faire
16:04sur sa propre responsabilité,
16:06préférant généralement
16:07se cacher derrière
16:07les chiffres de la délinquance
16:09qu'il connaît bien
16:10pour avoir traîné ses guêtres
16:11au ministère de l'Intérieur
16:12pendant plus de 4 ans.
16:13Je l'ai dit depuis maintenant
16:15un an en responsabilité,
16:17c'est ce qu'ont dit
16:17tous les magistrats,
16:18je crois,
16:18dans vos rentrées d'audience.
16:21Notre difficulté,
16:22c'est que quelqu'un
16:23pourrait être aujourd'hui
16:25libéré des tensions provisoires,
16:27parce qu'on ne garde pas
16:27ad vitam des gens en détention provisoire,
16:29il y en a 23 000
16:31détenus en détention provisoire
16:33aujourd'hui,
16:3323 000.
16:34Pas sa faute,
16:35mais celle des prisons,
16:36une irresponsabilité chronique
16:38invoquée sans cesse
16:39qui sauvera peut-être
16:39son Marocain ministériel,
16:41mais qui ne favorisera pas
16:42ses petites ambitions.
16:44Sans soutien des magistrats
16:45ni des avocats,
16:46et face à un Parlement fragmenté,
16:48l'adoption de son texte
16:49est aujourd'hui
16:50hautement improbable,
16:51et ce revers pourrait nous épargner
16:53de voir Gérald Darmanin
16:54en énième candidat
16:55pour 2027.
16:56Le transfuge
16:57DLR
16:58est ainsi pris
16:58entre deux feux,
16:59politique,
17:00par l'isolement
17:00au sein même
17:01de sa majorité,
17:02et corporatiste,
17:03face aux magistrats
17:04et aux avocats.
17:09Et l'on poursuit à présent
17:10aux côtés de Renaud de Bourleuf
17:11pour l'actualité
17:12en bref en France.
17:16Le système de santé suffoque.
17:18Après 11 jours
17:19d'un épisode
17:20de canicule
17:21particulièrement brutal,
17:22Sébastien Lecornu
17:23réunissait ce lundi
17:24une cellule interministérielle
17:25de crise.
17:26Selon Santé publique France,
17:27l'organisme qui aidait
17:28à compter les morts
17:29pendant le Covid,
17:30un millier de décès supplémentaires
17:31sont à comptabiliser
17:32par rapport au mois dernier.
17:33Un chiffre brandi
17:34sans grande explication,
17:36mais avec l'envie
17:36de maintenir les Français
17:37dans la peur,
17:38alors que les efforts
17:39pour accompagner
17:40les épisodes de chaleur,
17:41eux, sont aux abonnés absents.
17:42Ainsi, 23 ans après
17:43la canicule meurtrière de 2003
17:45et l'instauration
17:46de la journée de solidarité
17:47l'année suivante,
17:48on se demande
17:49à quoi ont servi
17:50les deniers,
17:50plus de 3 milliards d'euros,
17:52dégagés par la journée
17:53supplémentaire de travail
17:54imposée aux Français.
17:55Visiblement,
17:55pas à la climatisation
17:57dans les maisons de retraite
17:58ni dans les hôpitaux.
17:59Selon l'ADPA,
18:00l'Association des directeurs
18:01aux services des personnes âgées,
18:03plus de 20 milliards d'euros
18:04issus de la journée de solidarité
18:05ont été détournés
18:06pour alimenter
18:07le budget général de l'État.
18:09Edor Geoffrey,
18:09désavoué par des professeurs
18:10qui jouent aux mauvais élèves,
18:11alors que les épreuves écrites
18:13du baccalauréat
18:13sont en cours de correction,
18:15de nombreuses réunions d'académie
18:16font état d'un manque
18:17de suivi des consignes
18:18du ministre de l'Éducation nationale
18:19concernant l'orthographe.
18:21Rappelons qu'en mai,
18:22Edouard Geoffrey affirmait
18:23que les notes du baccalauréat
18:24et du brevet 2026
18:25devraient prendre en compte
18:26la qualité rédactionnelle
18:28des copies.
18:28Selon lui,
18:29un élève qui rend une copie
18:31mal rédigée
18:31ne peut pas avoir son bac.
18:33Sur le terrain,
18:34de nombreux enseignants
18:34disent ouvertement
18:35corriger avec autant de souplesse
18:37qu'avant,
18:37continuant à accorder la moyenne
18:39si la copie
18:40lui à voix haute
18:40est cohérente.
18:41Par ailleurs,
18:42certaines académies
18:42n'ont même pas changé
18:43le barème pour certaines matières,
18:44méprisant ouvertement
18:46les consignes du ministre
18:47qui devrait partir
18:48avant les fonctionnaires
18:48du mammouth.
18:49Un tout petit début
18:51de préférence nationale.
18:52À compter du 1er juillet,
18:53les étudiants non européens
18:54et non boursiers
18:55seront privés
18:56d'être personnalisés
18:56au logement.
18:57Les APL,
18:58le décret publié
18:58au journal officiel dimanche,
19:00officialise une mesure
19:01intégrée à la loi de finances
19:02pour 2026
19:03et validée par le Conseil
19:04constitutionnel en février.
19:06Seuls les étudiants
19:06extra communautaires
19:07remplissant les conditions
19:08d'attribution
19:09d'une bourse secrétaire sociaux
19:10conserveront le droit
19:11à cette aide.
19:12Annoncée il y a plusieurs mois,
19:13cette restriction
19:13a naturellement provoqué
19:14une vive indignation à gauche.
19:17Désinformation
19:17qui ne coulait pas de source.
19:19Ce mardi 23 juin,
19:20la marque d'eau minérale
19:20Volvic a été jugée
19:21coupable de pratiques
19:22commerciales trompeuses
19:23par le tribunal judiciaire
19:24de Paris.
19:25Les mentions imposées
19:26sur les bouteilles
19:26et emballages Volvic
19:27telles que
19:28neutres en carbone,
19:29100% recyclés
19:29ou 100% recyclables
19:31ont été jugées trompeuses.
19:32Le groupe d'Annon,
19:33des denteurs de Volvic,
19:35a annoncé faire appel.
19:36Une affaire qui devrait
19:37faire couler
19:37beaucoup moins d'encre
19:38que le scandale
19:39Nestlé Waters,
19:40une affaire des traitements
19:40interdits appliqués
19:41sur les eaux minérales
19:42avec la possible complicité
19:44d'Alexis Colleur,
19:45alors secrétaire général
19:45de l'Élysée.
19:46L'intéressé avait d'ailleurs
19:47refusé de répondre
19:48à une commission
19:48d'enquête sénatoriale
19:49sur ce sujet
19:50invoquant le faux prétexte
19:51de la séparation
19:52des pouvoirs.
19:53À croire que
19:54la Volvic de Danone
19:55va servir à diluer
19:56le scandale d'État
19:57Nestlé.
20:01Et poursuivons
20:02avec le reste
20:02de l'actualité internationale.
20:07Make Washington
20:08Great Again,
20:09un projet peut-être
20:10compromis.
20:11Dimanche,
20:12le président des États-Unis,
20:13Donald Trump,
20:14a ouvertement critiqué
20:15Janice Levis-George,
20:17candidate démocrate
20:18à la mairie
20:18de Washington,
20:19D.C.,
20:20qui devrait probablement
20:21être élue
20:22en novembre prochain.
20:23Selon Donald Trump,
20:25c'est une communiste
20:26qui veut s'opposer
20:27à la police fédérale
20:28de l'immigration,
20:29l'ICE,
20:29mais aussi vider les prisons
20:31et faire entrer
20:32de nouveaux immigrés
20:33clandestins.
20:34Peut-être craint-il aussi
20:35qu'elle ne mette à mal
20:36certains projets
20:36tels que son arc de triomphe
20:38ou la Trump-promenade.
20:41Entre business et politique,
20:43les Trumps
20:43jusque dans les Balkans.
20:45Depuis le début
20:46du mois de juin,
20:47des milliers d'Albanais
20:47manifestent chaque soir
20:48à Tirana
20:49contre un projet
20:50de complexe hôtelier
20:51de luxe
20:52sur l'île de Sazan.
20:53Ce projet initié
20:54après la visite
20:55d'Ivanca Trump
20:56et de son mari
20:57Jared Kushner
20:58est accusé
20:59de menacer
20:59la biodiversité
21:00de la zone protégée,
21:02notamment
21:02les flammes en rose.
21:04Les manifestants
21:05réclament la démission
21:06du Premier ministre
21:07Edi Rama
21:07au pouvoir depuis 13 ans
21:09et dénoncent une politique
21:10jugée néfaste
21:11pour l'environnement.
21:12Le gouvernement
21:12défend l'opération
21:13estimée à 4 milliards d'euros
21:15qui doit permettre
21:16au pays
21:17de se positionner
21:18sur le tourisme
21:19haut de gamme
21:19et probablement
21:20aussi d'être bien vu
21:22par l'actuel patron
21:23de la Maison-Blanche.
21:24Cette contestation
21:25intervient alors que
21:25l'Albanie aspire
21:26à rejoindre l'Union européenne
21:28d'ici 2030.
21:29La question environnementale
21:30risquant de devenir
21:31un sujet symboliquement sensible
21:33avec Bruxelles.
21:35Grand oral
21:36pour Vladimir Poutine.
21:37Dimanche,
21:38le président russe
21:38s'est exprimé
21:39lors du congrès
21:39de son parti
21:40Russie-Uni.
21:41En ligne de mire,
21:42les élections législatives
21:44de septembre prochain
21:45pour lesquelles
21:45la gestion de la guerre
21:46en Ukraine
21:47portera une importance
21:48capitale.
21:49A ce titre,
21:50le président a reconnu
21:51que la période
21:51était difficile
21:52pour la Russie
21:53tout en réaffirmant
21:54sa puissance
21:54face aux attaques
21:55de l'ennemi.
21:56Vladimir Poutine
21:57a également rappelé
21:57qu'il était prêt
21:58à poursuivre les négociations
21:59pour sortir du conflit
22:00tout en constatant
22:02que l'attention
22:02de Donald Trump
22:03était largement captée
22:04par les questions
22:05proche-orientales.
22:06Malgré une cote
22:07de popularité
22:08aux alentours
22:08de 66%,
22:09plus basse
22:10que les 74%
22:11de février dernier
22:12mais nettement plus élevé
22:13que les dirigeants européens,
22:14le président russe
22:15doit composer
22:16avec des opinions
22:17différentes sur la guerre.
22:18Alors que l'assitude
22:20a gagné une partie
22:20de la population,
22:22certains aimeraient
22:22une attitude
22:23plus agressive
22:24et radicale
22:25à l'égard de l'Ukraine
22:26pour en finir.
22:28Le torchon brûle
22:29entre Islamabad
22:29et Kaboul.
22:30Le Pakistan
22:31a annoncé
22:32ce lundi 29
22:33avoir mené
22:34des frappes aériennes
22:35de précision
22:35et des opérations terrestres
22:37dans l'est de l'Afghanistan
22:38visant le Jamat
22:39Oul Harar,
22:41une faction radicale
22:42dissidente
22:43des talibans
22:44pakistanais.
22:45Selon Islamabad,
22:46au moins 25 combattants
22:48ont été tués
22:48dans les provinces
22:49de Paktia,
22:50Paktika et Kunar.
22:51Ces attaques font suite
22:52à un assaut revendiqué
22:53par ce groupe
22:54contre un camp
22:54des Rangers
22:55à Karachi
22:55samedi soir.
22:56Le gouvernement
22:57taliban afghan
22:58a annoncé
22:59la mort
22:59de dizaines
22:59de civils
23:00et qualifie
23:00l'opération
23:01d'acte
23:01d'agression
23:02lâche.
23:02Les tensions
23:03entre les deux
23:04pays voisins
23:05se sont aggravées
23:06depuis le retour
23:07au pouvoir
23:07des talibans
23:08en 2021
23:08avec des frappes
23:10pakistanaises répétées
23:11et une frontière
23:12largement fermée.
23:16Et voilà,
23:17nous approchons
23:17de la fin
23:18de cette édition.
23:18Dès à présent,
23:19retrouvez Politique et Éco.
23:20Pierre Bergerot
23:21reçoit l'économiste
23:22Bernard Monod
23:23pour évoquer
23:24la troisième guerre mondiale
23:25monétaire
23:26en cours
23:26entre l'Occident
23:27et les BRICS.
23:29Est-ce que vous pouvez
23:30nous dire
23:30comment l'économie
23:32sort de cette guerre
23:33si elle est bien terminée
23:34aujourd'hui ?
23:35Moi, je ne crois pas
23:36qu'elle soit terminée.
23:38Ils sont en perpétuelle guerre
23:39comme je l'ai dit
23:40par rapport au pétrodollar.
23:42Le grand problème
23:43des États-Unis,
23:44enfin, on va dire maintenant
23:45du bloc occidental
23:46avec les pays du G7
23:48qui se sont réduits
23:48encore un peu plus tard
23:49que la semaine dernière
23:50à Evian.
23:52C'est le dernier combat
23:53d'arrière-garde
23:54pour tenter de survivre
23:56au niveau
23:57de l'économie occidentale
23:59qui est surendettée.
24:00En fait,
24:01c'est là où le bas blesse.
24:02C'est que
24:03tous les États du G7
24:04et puis leurs affidés
24:06sont surendettés
24:08et en fait,
24:08ça détruit la valeur
24:09de la monnaie
24:10que ce soit le dollar,
24:11la liste sterling,
24:12l'euro,
24:14le yen au Japon,
24:15etc.
24:16Donc,
24:16ils sont en train
24:18de payer 50 ans
24:19de surendettement
24:20par la destruction
24:22de leur monnaie
24:22et c'est pour ça
24:23qu'ils font des guerres.
24:24Demain,
24:24dès 7h,
24:25retrouver un Zoom
24:26avec Xavier Driancourt,
24:28ancien ambassadeur
24:28de France à Alger,
24:30il dénonce
24:30la naïveté
24:31de la diplomatie française.
24:32On dit toujours
24:34le 1er novembre 54
24:35et l'Algérie
24:36fait sa fête nationale
24:38le 1er novembre,
24:40mais en réalité,
24:41la guerre d'Algérie
24:42a commencé
24:43à Sétif
24:43le 8 mai 1945
24:46au moment de la célébration
24:47de l'armistice
24:48avec ce qu'on appelle
24:49les massacres de Sétif
24:51qui ont été effectivement
24:52une période horrible
24:53et à partir de Sétif
24:56en 1945,
24:58il n'y avait plus
24:58de réconciliation possible
25:00entre les Français
25:02et les musulmans
25:03d'Algérie.
25:04Et c'est à partir
25:07de Sétif
25:08que des jeunes Algériens
25:09ont choisi
25:10la lutte armée
25:12et notamment
25:12ont créé le FLN
25:13en considérant
25:16qu'il n'y avait pas
25:17de négociation possible
25:19avec la France
25:20et qu'il fallait
25:21bouter les Français
25:23hors d'Algérie
25:24par la force.
25:25Et voilà,
25:25c'est à présent
25:26la fin de cette édition.
25:27Merci à tous
25:28pour votre fidélité.
25:29Rendez-vous
25:30même lieu même heure
25:31demain
25:31pour une nouvelle page
25:32d'actualité.
25:33En attendant,
25:34portez-vous bien.
25:35Bonsoir.
25:38– Sous-titrage Société Radio-Canada
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