Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 23 heures
Eglise universelle : Gaudi, le soleil de Barcelone
Le 10 juin dernier, le pape Léon XIV bénissait la plus haute tour de la basilique de la Sagrada familia à Barcelone. A cette occasion, le Figaro hors-série publie sous le titre : "Gaudi, le soleil de Barcelone", un numéro exceptionnel consacré au génial architecte de la Sagrada Familia : Antoni Gaudi. Isabelle Schmitz nous mène à la découverte de ce génie et de ses œuvres.

Eglise en France : Le combat contre l'euthanasie et le suicide assisté continue
A partir du 22 juin, l'Assemblée nationale examine la nouvelle version du projet de loi visant à légaliser l'euthanasie et le suicide assisté. Félicité de La Vergnolle, de la Lejeune Académie, nous présente l'état actuel du projet qui suscite d'immenses réserves de la part du personnel médical.

Eglise en Marche : Les 60 ans de Chiré
Les 5 et 6 septembre, à l'occasion des 56èmes journées chouannes, seront célébrés les 60 ans de Chiré. L'actuel directeur, François-Xavier d'Hautefeuille, retrace l'historique de ce combat au service du livre contre-révolutionnaire et présente le programme de ces prochaines Journées Chouannes.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Madame, Monsieur, faire exister une chaîne audiovisuelle alternative en France sans grands groupes financiers, sans subventions publiques, Paris réussit.
00:08Résister aux attaques, aux censures, aux pressions et inquisitions de toutes sortes, Paris réussit.
00:14Refuser la politique spectacle pour aller au cœur des vraies préoccupations des Français, Paris réussit.
00:20Parler de la France, du monde et de l'actualité sans se soumettre aux modes, aux partis ou aux puissances
00:25du moment, à l'empire du mensonge, Paris réussit.
00:28Transmettre, se renouveler, faire confiance aux jeunes générations sans renier son identité, Paris réussit.
00:35Donner la parole à l'élite souterraine, à des centaines d'intellectuels habituellement bannis des médias conformistes, Paris réussit.
00:42Et inventer un modèle économique fondé sur l'indépendance, la liberté et le soutien volontaire des téléspectateurs, là encore, Paris
00:50réussit.
00:51Mais il reste un Paris à gagner, celui de cet été 2026.
00:54Et au moment où je vous parle, à cet instant même, celui-ci est loin d'être gagné.
00:59Et il ne dépend que de vous seul.
01:01Pour que TV Liberté continue d'exister, de résister, d'informer, de transmettre, il faut faire un don à TVL.
01:08Parce que TV Liberté ne dépend que d'une seule force, la vôtre.
01:11Pouvons-nous compter sur vous ?
02:01Bienvenue sur Terre de Mission, l'émission religieuse de TV Liberté, en ce dimanche 28 juin, cinquième dimanche après la
02:08Pentecôte.
02:08Trois séquences. Tout d'abord, une rencontre avec Isabelle Schmitz, directeur adjointe de la rédaction du Figaro hors série,
02:16qui vient de publier un superbe numéro, Gaudi, le soleil de Barcelone.
02:22Gaudi étant l'architecte de la Sagrada Familia, donc la basilique de Barcelone,
02:27dont le pape Léon XIV a inauguré une tour il y a quelques semaines.
02:33Ensuite, nous rencontrerons Félicité de Lavergnole, membre de Lejeune Académie,
02:42à propos des débats en cours tout au long de cette semaine à l'Assemblée nationale sur le suicide assisté
02:49et l'euthanasie.
02:50Et enfin, François-Xavier Dautfeuille, directeur des éditions de Chiré,
02:56qui fêteront les 5 et 6 septembre prochains, donc à Chiré en Montreuil, à proximité de Poitiers,
03:04les 60 ans de Chiré.
03:18Bonjour Isabelle Schmitz.
03:19Bonjour Jean-Pierre.
03:20Donc à l'occasion de la bénédiction le 10 juin dernier de la plus haute tour de la basilique,
03:26la Sagrada Familia à Barcelone, vous avez publié un Figaro hors série intitulé
03:31Gaudi le soleil de Barcelone, puisque Gaudi a été l'architecte de cette basilique.
03:37Alors qui est-il ? Pouvez-vous nous donner quelques éléments de biographie ?
03:40Oui, Anthony Gaudi naît dans une famille de Chaudronniers, originaire de Reus, près de Tarragone.
03:45Et ce détail de la famille de Chaudronniers est en importance parce qu'il dit que c'est grâce à
03:49cela
03:49qu'il a la faculté de voir à partir d'une surface plane ce que vont donner les formes.
03:55Et il sera un étudiant architecte, je ne dirais pas médiocre, parce que dans certaines disciplines il est médiocre.
04:07Je crois qu'il n'est pas très bon en géométrie, il n'est pas très bon en calcul.
04:10En revanche, il est excellent en dessin, il a des intuitions étonnantes.
04:13Ce qui fait dire au directeur de l'école d'architecture de Barcelone qui lui remet son diplôme,
04:19nous avons accordé le certificat à un fou ou un génie, l'avenir le dira.
04:23Parce qu'il est déstabilisant, il déstabilise ses maîtres, mais devant ce qui leur semble assez génial,
04:30il s'incline et il lui laisse sa chance.
04:32Alors quelles sont ses intuitions architecturales ? Qu'est-ce qu'il apporte de nouveau ?
04:36Alors il apporte de nouveau la conviction que, je ne sais pas si c'est lui tout seul,
04:42mais en tout cas, il va porter à l'extrême cette intuition que la ligne droite n'existe pas dans
04:48la nature.
04:49Il y a une phrase de la Bible qui dit « Dieu écrit droit avec des lignes courbes ».
04:53Eh bien, il dit « Dieu a inventé la ligne courbe et il suffit d'observer la nature
04:59pour voir que, si on limite, on arrivera à quelque chose de beau et de stable, paradoxalement. »
05:08En fait, alors, il n'est pas seul à avoir théorisé la ligne oblique plutôt que la ligne droite
05:14dans l'équilibre des poids.
05:16Viollet-le-Duc, notamment, disait que les Grecs eux-mêmes inclinaient leur colonne
05:20vers le centre des temples qui n'étaient pas absolument droites.
05:23Mais Gaudi va se servir de ce principe et le porter jusqu'à sa fin.
05:31C'est particulièrement spectaculaire quand on rentre dans la Sagrada Familia.
05:34On est aspiré vers le haut.
05:37Pourquoi ? Parce qu'on est comme dans une forêt de pierres,
05:40des colonnes qui n'ont pas de contreforts.
05:42Dans nos cathédrales, magnifiques, les colonnes ont des contreforts.
05:46Et le gothique est plus fin parce qu'on peut faire des arcs boutants
05:51qui permettent une plus grande finesse, une plus grande élévation
05:55par rapport à l'art roman.
05:56Mais Gaudi disait que l'art gothique, malgré toute sa beauté,
05:59c'est un art boiteux puisque les colonnes ont besoin de béquilles.
06:02Moi, je veux concevoir des colonnes sans béquilles.
06:04Et donc, il va utiliser la forme hélicoïdale qui est légèrement inclinée,
06:08qui, dit-il, monte vers l'infini.
06:10Et par l'équilibre des poids, il va réussir à faire tenir ses colonnes toutes seules.
06:15– Il fait des expériences.
06:17– Il fait des expériences.
06:19– Oui, c'est ça, c'est difficile à décrire.
06:21Il faut voir, en fait, la photo de ces maquettes funiculaires
06:25où, en fait, il va suspendre des sacs, des petits sacs de jute
06:30avec des poids dedans.
06:31Il les suspend à des cordes.
06:33Et, en fait, il voit l'inclinaison naturelle du poids.
06:37Et il met un miroir sous cette maquette.
06:39Et donc, ce que l'on voit à l'œil nu, qui est des poids qui tombent,
06:43eh bien, en fait, à l'inverse, on voit une forme qui se lève
06:46avec l'inclinaison naturelle des poids.
06:48Et donc, en fait, il a théorisé que ces monuments sont des manifestes
06:55de l'équilibre naturel qui régit la nature
06:58et qui tient à la Sagrada Familia, ce qui en a étonné plus d'un,
07:02parce qu'il était la cible de moqueries, de doutes,
07:09de commentaires un peu cyniques.
07:10Ça ne va jamais tenir, mais cinq ans après, ça tient.
07:13Alors, qu'est-ce qui fait l'originalité de cette basilique
07:16qui est aujourd'hui la plus haute église au monde à 172,5 mètres ?
07:21Alors, ce qui fait son originalité, c'est d'abord ça.
07:25On note que Gaudid a voulu la conçue haute,
07:29mais pas plus haute que le plus haut point de la colonne de Montjuïde.
07:34Il estimait que Dieu avait donné à la Catalogne et à Barcelone cette colline
07:39et que lui ne voulait pas édifier une tour de Babel plus haute
07:42que la création divine.
07:44Et donc, voilà, la colline de Montjuïde est légèrement supérieure.
07:47Une des originalités de la Sagrada Familia, outre son aspect,
07:51je pense que tout le monde voit qu'elle est originale,
07:54mais c'est le projet.
07:57Ça a été le projet de dévot de Saint-Joseph,
08:00d'un certain Bocabaïa qui était libraire,
08:03qui était particulièrement attaché à la figure de Saint-Joseph
08:07et à la Sainte-Famille,
08:08et qui a eu l'idée de lancer une souscription populaire
08:10pour construire un temple expiatoire,
08:15dépêché du modernisme et de la Barcelone moderne,
08:17puisque Barcelone était la grande ville d'Espagne,
08:19la plus industrielle, avec tous les abus,
08:23tous les excès commis par l'industrialisation et la construction à outrance,
08:28les mauvais traitements, etc.
08:29Et puis, une vie moderne aussi assez éloignée de Dieu.
08:35Donc, pour tout cela, Bocabaïa voulait construire un temple expiatoire
08:37et a fait appel à la souscription populaire.
08:40Il a été en cela secondé par une association de Joséphins,
08:44à laquelle Gaudi, du coup, c'est…
08:48Enfin, qui a contacté Gaudi pour mener les travaux ?
08:50Et Gaudi lui-même, après la Deuxième Guerre mondiale,
08:54alors que l'Espagne était elle-même affaiblie, appauvrie, etc.,
08:57Gaudi est allé faire la quête, faire du porte-à-porte
09:00pour demander aux gens de donner quelque chose
09:03pour permettre de poursuivre la construction.
09:07Et aujourd'hui, c'est toujours le cas.
09:09Alors là, ça peut être des dons privés,
09:11mais c'est aussi le prix des visites.
09:12Le billet, le prix de la visite est assez élevé,
09:15mais il faut savoir que cela aide à la construction de la basilique
09:19qui n'est pas encore finie.
09:21Disons qu'elle ne montera pas plus haut.
09:23La structure est finie, mais le Porsche de la Gloire,
09:26qui est l'un des trois Porsches voulus par Gaudi, n'est pas fini.
09:29Et donc, on en a encore pour des années.
09:32Alors, il y a cette anecdote amusante.
09:34Il fait la charité dans la rue.
09:35Puis, il y a quelqu'un qui lui donne quelque chose
09:37et il le remercie du nom, mais ça ne me coûte pas.
09:39Et Gaudi lui répond, si ça ne vous coûte pas,
09:42c'est qu'il faut donner plus parce que ça n'a de mérite
09:44que si ça vous coûte.
09:45– Voilà, et puis il y a une phrase aussi sur…
09:47Mais c'est vrai, en fait, lui, mesurer ce qu'était un sacrifice,
09:51en fait, il a fait le sacrifice aussi de sa vie mondaine.
09:54Il faut savoir, ce qui est très touchant dans ce personnage,
09:56c'est que c'était un dandy.
09:57Il était soucieux de son apparence.
09:59Il aimait les gros cigares, les cafés.
10:01Il allait chez le tailleur.
10:02Et puis, à la fin de sa vie,
10:03plus il s'investit dans la construction de la basilique,
10:06plus il se détache de tout cela
10:08et plus il sacrifie lui-même sa vie.
10:13Il disait du portail de la passion
10:15qu'il voulait que l'apparence soit presque effrayante pour les gens
10:19pour leur montrer le prix du sacrifice.
10:21Parce qu'il savait intimement, à force de prières,
10:25de fréquentations de la parole de Dieu,
10:28à quel point le sacrifice du Christ était précieux, coûteux.
10:33Et il voulait suggérer à toute âme chrétienne
10:35qui voit ce récit de la passion en pierre,
10:39son importance et le don inouï qu'elle supposait.
10:42Alors, que doit Gaudi à l'âme de la Catalogne
10:46et en particulier à l'abbaye de Montserrat ?
10:48Alors, c'est à Montserrat que tout commence pour la Catalogne
10:51et pour Gaudi, si je puis dire.
10:52Pour la Catalogne, parce que c'est là qu'on retrouve
10:57les premières traces de vie hérémétiques au IXe siècle à peu près.
11:01Et surtout, la Vierge Noire de Montserrat
11:06qui vraisemblablement daterait du VIIe, VIIIe siècle
11:09qui aurait été cachée par des chrétiens
11:10fuyant l'invasion des morts.
11:13Et ils l'ont cachée dans une grotte
11:16et puis elle a été redécouverte par des enfants
11:18qui ont vu une lumière dans la grotte
11:21qui ont appelé le prêtre du lieu, l'évêque du lieu.
11:23Ils ont trouvé cette Vierge qui a été rapportée en pèlerinage
11:28et qui depuis a tiré des foules, mais inouïes.
11:31Tous les pèlerins de Compostelle se passaient le mot
11:33qu'il fallait aller voir la Vierge Noire de Montserrat.
11:35Saint Ignace, quand il va à Rome, s'arrête à Montserrat.
11:38Il y a une vraie dévotion, déjà, dans l'histoire.
11:41Et Montserrat devient l'emblème de la Catalogne
11:44aussi parce que les moines de Montserrat
11:46gardent la langue catalane usuelle.
11:48Bien sûr, ils prient en latin,
11:50mais leur langue entre eux,
11:51quand la Castille fait l'unité de l'Espagne,
11:54ils veulent imposer le Castillan.
11:56Et là, les moines militent pour garder la langue catalane.
12:00Ce qui fait qu'aujourd'hui,
12:02la flamme de la langue catalane
12:04qui est portée en course tous les ans, etc.,
12:07est conservée toute l'année à Montserrat.
12:10Donc, la foi et la catalanité de Montserrat sont importantes.
12:13Et pour Gaudi, tout commence là
12:14parce qu'il va y travailler avec son maître Villard,
12:17dont il est le jeune assistant à peine diplômé.
12:19Ils vont travailler sur un projet pour la chapelle de la Vierge.
12:23Et c'est ce même Villard qui est contacté par la Sagrada Familia
12:25pour faire les travaux.
12:26Il ne s'entend finalement pas avec eux.
12:28Et donc, Gaudi est appelé pour lui succéder.
12:32Alors, Gaudi, il y a un article qui est consacré.
12:34Est-il un saint ?
12:36Et que représente la foi catholique dans son œuvre et dans sa vie ?
12:39– Alors, Gaudi, il est-il un saint ? L'Église nous le dira.
12:41Elle considère déjà…
12:43– Les procédures sont en cours.
12:44– Les procédures sont en cours, voilà.
12:45Depuis 1992, le pape François l'a déclaré vénérable.
12:48Et là, on attend un miracle pour pouvoir le déclarer bienheureux.
12:54Mais donc, déclarer quelqu'un vénérable,
12:56c'est conclure à l'exemplarité de sa vie.
13:00Ce que l'on sait de sa foi, c'est qu'il a toujours été catholique,
13:04mais sa foi a pris de plus en plus d'importance.
13:07Ses disciples disaient au fur et à mesure
13:08que les tours de la Sagrada Familia s'élevaient,
13:11sa foi, elle aussi, grandissait.
13:12On sait qu'il allait à la messe tous les jours.
13:15Il était paroissien le dimanche de la cathédrale de Barcelone.
13:18Là, la Sagrada Familia, c'est une basilique.
13:21Et il allait tous les jours chez les oratoriens,
13:24donc la paroisse de la communauté de Saint-Philippe-Neri,
13:27qui insistent particulièrement sur l'importance de l'évangélisation
13:30par l'art et par la beauté.
13:31Donc c'est sans doute aussi une grande influence de cette spiritualité
13:36que Gaudi a pu mettre en pratique.
13:38Et d'ailleurs, quand il est mort le 10 juin 1926,
13:42renversé par un tramway,
13:43il venait d'aller prier à la paroisse des oratoriens de Barcelone.
13:50Il a été hospitalisé avec les indigents,
13:53il ne savait pas qui c'était.
13:54Il y a une anecdote très touchante.
13:55Au bout de trois jours, ils ont réussi à l'identifier
13:57parce qu'il n'avait pas de papier sur lui,
13:59mais il était habillé si pauvrement qu'ils l'ont pris pour un clochard.
14:02Et quand ils lui ont dit,
14:03« Ah, ça y est, on vous a trouvés, on va vous transférer dans une bonne clinique. »
14:06Il dit, « Non, je reste là. »
14:07« Ma place est ici avec les pauvres »
14:08et c'est là qu'il a voulu mourir.
14:10Il avait un vrai amour des pauvres
14:11et il concevait sa basilique comme vraiment la Bible des pauvres
14:15et l'église des pauvres.
14:17Il y a aussi une anecdote où,
14:18un jour, il fait visiter à de riches mécènes le chantier
14:21et une dame pauvre s'approche,
14:25sans doute mal habillée,
14:27pas très attirante,
14:29et quelqu'un s'impatiente dans le groupe.
14:31Et Gaudi arrête la visite,
14:33va prendre la dame par le bras,
14:34lui explique les choses
14:35et lui dit,
14:36« D'entre nous, vous êtes celle qui comprend le mieux cette basilique
14:40parce que cette basilique est faite pour ceux qui souffrent
14:42et ceux qui ont de l'espérance. »
14:45Et c'est sans doute votre cas, chère madame.
14:48Voilà, je trouve l'anecdote touchante
14:50et révélatrice du grand cœur de cet architecte hors normes.
14:54Voilà, donc je renvoie nos téléspectateurs.
14:56Donc, le Figaro hors série,
14:58Gaudi, le soleil de Barcelone.
15:00Alors, nous n'avons fait qu'effleurer une partie des sujets
15:02et puis surtout, c'est comme toujours magnifiquement illustré.
15:06C'est vraiment très…
15:08Moi, je ne connaissais absolument pas.
15:10C'est vraiment très surprenant et très attachant.
15:13Je crois que c'était un homme attachant.
15:15Merci Isabelle.
15:16Merci, cher Jean-Pierre Majon.
15:31Bonjour, félicité de la Verniole.
15:33Bonjour Jean-Pierre Majon.
15:33Donc, cette semaine a eu lieu depuis lundi 22 juin,
15:37un débat à l'Assemblée nationale
15:39autour de la question de l'euthanasie et du suicide assisté.
15:42Quelle est la nature du texte sur lequel les députés ont dû se prononcer ?
15:46Écoutez, le texte n'a pas beaucoup changé.
15:48Une des particularités, c'est qu'en commission, ils ont rétabli le libre choix pour le patient
15:55entre l'euthanasie et le suicide assisté.
15:57Donc, le patient pourra choisir entre les deux ce qui n'est pas anodin
16:00et place le médecin dans une position…
16:02Enfin, et le personnel soignant en général dans une position assez délicate.
16:07Et alors, comment est-ce que ce texte a évolué depuis la première mouture ?
16:11Qu'est-ce qui était prévu à l'origine ?
16:12On en est où maintenant ?
16:13Eh bien, le texte n'a pas tellement évolué.
16:16Il était déjà très radical au départ et il l'est toujours maintenant.
16:21Les députés ont essayé de déposer des amendements,
16:23notamment sur la liberté de conscience.
16:27Cet amendement a été rejeté, notamment pour les pharmaciens
16:29et pour les établissements privés,
16:31donc qui seront, les établissements catholiques notamment,
16:33qui seront obligés de pratiquer des euthanasies en leur sein.
16:39Aussi, des amendements sur les personnes sous tutelle ou sous curatelle
16:42qui ont été rejetées,
16:44comme pour les handicapés mentaux qui peuvent être jugés aptes
16:48à prendre des décisions sur leur propre mort.
16:51Donc, malgré ces amendements…
16:52Enfin, ces amendements ont été tous rejetés.
16:54Donc, le texte reste assez similaire à celui qu'il était au départ, en fait.
16:57Alors, on observe néanmoins au fil des votes
17:00que la majorité s'effrite au fil du temps.
17:05Cette majorité euthanasique.
17:07Alors, pourquoi et comment ?
17:10Eh bien, ça s'effrite, tout simplement,
17:13parce que les gens commencent à en parler de plus en plus
17:15et à se prononcer, notamment chez les soignants et chez les malades.
17:18Il y a énormément d'initiatives qui se sont montées.
17:21Vous avez l'appel des psys.
17:23Donc, c'est quelques 600 psys,
17:26donc psychologues, psychanalystes et psychiatres,
17:29qui se prononcent contre l'euthanasie,
17:32qui alertent sur le fait que la souffrance psychologique
17:34puisse être un motif suffisant pour en finir,
17:37sans que l'entourage familial ou médical puisse intervenir.
17:42Ils ont même le mot assez dur,
17:43de loi Falorni, nous avons tant à perdre.
17:45Vous avez aussi les éligibles et leurs aidants,
17:48qui est une association cofondée par Louis Bouffard,
17:52qui, eux, parlent au nom, justement,
17:55de tous ces éligibles à l'euthanasie,
17:57et qui parlent de cette loi qui leur crée une grande violence
17:59et qui ne leur donne pas du tout de liberté supplémentaire.
18:02Vous avez aussi l'appel des soignants,
18:04lancé par le professeur Sapin.
18:06On a énormément d'autres initiatives,
18:08comme une mobilisation des pharmaciens
18:10pour leur liberté de conscience,
18:11parce que c'est quand même eux qui préparent la solution létale.
18:14Donc, c'est eux qui sont à la base du processus.
18:16Il y a aussi Palliatifs Solutions,
18:18qui est une initiative lyonnaise.
18:20Donc, en fait, il y a énormément d'initiatives citoyennes
18:22qui se mettent en place un peu partout en France
18:24et qui font entendre leur voix
18:26et qui montent dans le débat et qui pèsent.
18:30On a aussi observé des conséquences désastreuses
18:33dans les pays qui ont localisé l'euthanasie depuis longtemps.
18:36C'est le cas, par exemple, en Belgique, aux Pays-Bas, au Canada,
18:39où on a des exemples assez choquants
18:41de ce qui s'est passé par rapport à l'euthanasie.
18:43– Alors, par exemple, des exemples choquants, quoi ?
18:46– Des exemples choquants, comme en Belgique,
18:49une jeune femme qui était dans le creux d'une dépression
18:51et qui s'est fait euthanasiée,
18:52qui a demandé l'euthanasie,
18:54qui a été acceptée.
18:56Et sa famille l'a appris trois jours après sa mort.
18:58Et ça a fait un tollé médiatique
18:59parce qu'en fait, cette jeune femme était
19:01dans le creux de sa dépression
19:02et que dans la dépression,
19:06on a des moments où on est bien
19:07et des moments où on est vraiment au plus mal
19:10et où on peut avoir envie de mourir.
19:11Mais donc, cette envie de mourir,
19:13elle peut être, enfin, le plus souvent,
19:15elle est passagère.
19:16– Oui, c'est ça.
19:17Donc, les députés ont quand même été
19:21beaucoup plus à l'écoute qu'au départ
19:22parce que ces voix se sont fait plus entendre.
19:24Et donc, il y en a pas mal qui commencent à revenir
19:26sur leur position de départ.
19:29– Alors justement, est-ce qu'ils s'intéressent au sujet ?
19:32Ou est-ce que c'est une petite minorité
19:34qui traite le sujet, les autres ne s'intéressent pas ?
19:36Ou c'est un sujet qui fait discuter les parlementaires ?
19:40– Ah non, non, ça fait discuter.
19:42Alors, je pense qu'au départ, c'était assez…
19:45Tout le monde voulait être, pas forcément…
19:50J'allais dire bien vu, pas forcément bien vu,
19:52mais c'était une question presque de charité,
19:55de bienveillance, que de légaliser l'euthanasie
19:58pour les personnes qui souffraient trop.
19:59Aujourd'hui, les gens commencent vraiment
20:01à revenir sur cette décision
20:03et à se rendre compte que c'est quelque chose
20:06qui fragilise plus qu'autre chose
20:07et qui met en danger les personnes qui sont vulnérables.
20:11– Alors, quelle est la position des groupes politiques ?
20:14Est-ce que tout le monde a donné la liberté de vote ?
20:16Ou est-ce qu'il y a des partis d'office,
20:19on est tous pour ou on est tous contre ?
20:20Comment ça se positionne ?
20:22– Alors, techniquement, ils ont tous la liberté de vote.
20:24Après, on voit qu'il y a certains groupes politiques
20:26où ils votent uniformément pour cette loi.
20:31Je ne me rends pas trop compte des libertés que chacun ont.
20:36Je pense qu'à droite, il y a quand même plus de liberté de vote
20:38qu'à gauche, mais à gauche, il y a quand même quelques voix
20:41qui s'élèvent et qui dénoncent une injustice sociale
20:44par rapport à l'euthanasie.
20:46– Alors, qui sont justement les principaux résistants, je dirais ?
20:49Quels sont les députés qui se sont manifestés au service de la vie ?
20:54– Je n'ai plus tellement les noms,
20:56mais ils ont très peur de la récupération politique,
21:00donc qu'ils ne s'expriment pas forcément…
21:02– La récupération politique, un débat à l'Assemblée nationale,
21:05j'ai envie de dire que par nature,
21:06il est sujet à la récupération politique.
21:08– Oui, mais…
21:09– Pour ça, il faut être chaud,
21:10il faut vendre des tomates sur le marché.
21:12– Peut-être.
21:14Mais en tout cas, ils ne s'expriment pas forcément
21:17le plus ouvertement sur le sujet
21:18comme pourraient le faire certains députés de l'Union des droites
21:22ou plus à droite.
21:24– Alors, comment expliquer cet acharnement euthanasique
21:29par rapport à la situation de la France ?
21:31Quand vous interrogez les gens dans la rue,
21:33je pense que leur première priorité,
21:35ce n'est pas l'euthanasie,
21:36c'est la dette, c'est l'insécurité,
21:42c'est l'immigration, ce n'est pas l'euthanasie.
21:44Alors, comment ça s'explique, ça ?
21:45– Oui, alors, cet acharnement, il choque profondément
21:50parce que, de fait, ce n'est pas la priorité.
21:52Là, en ce moment, il y a un énorme sujet
21:55autour de la protection de l'enfance.
21:57– Oui, de la justice.
21:58– C'est ça.
21:58Et par exemple, cette loi sur la protection de l'enfance,
22:00elle passe en octobre,
22:01alors que la loi sur l'euthanasie et le suicide assisté
22:04passe en juillet.
22:05On aurait très bien pu faire l'inverse
22:06parce que la loi sur la protection de l'enfance,
22:08c'est vraiment une urgence absolue.
22:10C'est une question vitale.
22:14Je pense qu'il y a une volonté idéologique
22:16plus que de nécessité.
22:19Il y a peut-être aussi un aspect financier.
22:21Il y en a qui feraient beaucoup d'économies
22:22et qui auraient beaucoup d'intérêt à ce que cette loi passe.
22:26– Les mutuelles, en particulier.
22:28– Oui.
22:29Et aussi, il y a un agenda politique à respecter
22:31parce que les présidentielles sont dans moins d'un an
22:33et que c'était une des promesses d'Emmanuel Macron
22:35de faire passer cette loi sous son mandat
22:37et que le temps passant,
22:40vu l'ampleur des débats,
22:41il vaut mieux que ça passe au plus vite
22:44pour que cette loi soit passée
22:45avant la fin de son mandat.
22:47– Alors, il est paru il y a quelques jours
22:48une tribune dans le journal du dimanche,
22:50signée entre autres par Jean-Marie Leménet,
22:53qui est le président de la Fondation Jérôme Lejeune,
22:55s'inquiétant de la venue du pape au mois de septembre
22:59en disant que cela risque d'être pris
23:02comme une marque de reconnaissance,
23:05comme une caution, je dirais,
23:08de ce qui est en train de se passer
23:10par sa rencontre avec le président de la République, etc.
23:12Quelle est l'argumentation qui est développée dans ce texte ?
23:15– Il y a pas mal de choses.
23:17Ce qui en ressort surtout,
23:19c'est une grande inquiétude sur beaucoup de sujets,
23:22notamment sur la loi sur l'euthanasie,
23:24entre autres parce qu'ils évoquent d'autres sujets ensuite.
23:26Enfin, ils évoquent d'autres sujets ensuite.
23:28Et il parle de la rencontre du pape
23:32et du président de la République le 10 avril dernier
23:34où le président s'était montré inflexible sur la loi.
23:38Il a dit qu'il la ferait passer.
23:39Il a réitéré ses propos à un cardinal
23:41de l'Église catholique française récemment.
23:45Donc, c'est plus une inquiétude quant au fait que le pape puisse arriver
23:51dans un pays où l'euthanasie et le suicide assisté
23:54auront été promulgués récemment.
23:57Et sachant que l'euthanasie et le suicide assisté
24:00violent l'interdit de tuer, qui est très présent dans le décalogue
24:07et qui est très présent dans la foi chrétienne en général.
24:09– Alors, qu'est-ce qu'on peut faire encore face à tout ça ?
24:12– Eh bien, on peut se mobiliser encore.
24:15Ce n'est pas terminé.
24:16Cet après-midi, il y a une grande…
24:18– Cet après-midi, on est le 28 juin après-midi.
24:20– C'est ça. Il y a une grande mobilisation à Paris
24:23qui prendra peut-être deux heures.
24:26Et le but, c'est qu'elle soit la plus large possible
24:28afin de faire entendre nos voix
24:29et de montrer qu'on est contre cette loi.
24:33Il y a la Fondation Jérôme Lejeune aussi
24:35qui a rencontré en début de semaine le pape à Rome.
24:40Et on espère que le pape va continuer à essayer
24:43de faire bouger les lignes parce qu'il a un réel poids diplomatique.
24:46Donc, on peut espérer encore que les choses changent
24:49et que cette loi ne passe pas.
24:51– Eh bien, merci beaucoup pour votre précieux combat.
24:54– Je vous en prie.
24:55– Merci beaucoup.
24:55– Merci à vous.
25:08– Bonjour François-Xavier Daudfeuille.
25:10– Bonjour Jean-Pierre Ojoin.
25:11– Donc, les 5 et 6 septembre prochains auront lieu
25:15les 60 ans de Chiré.
25:16Alors, qu'est-ce que Chiré ?
25:17Quelle est l'intuition fondatrice ?
25:19– Alors, Chiré a été fondé en 1966 par Jean-Augui
25:23sous le nom de la diffusion de la pensée française.
25:26L'objectif, c'était de fonder une base arrière
25:31de la résistance intellectuelle.
25:34nous sommes en 1966, deux ans avant mai 68, et ça a été un peu un élément, une prémonition,
25:41mais disons, pour la construction d'un rempart face à ce qu'allait faire mai 68 en France.
25:52Donc, l'objectif, c'était de fournir des munitions intellectuelles, dont l'arme principale est le livre.
25:59À l'ère de l'immédiatelé, le livre reste le vecteur le plus profond, le plus sûr pour former les
26:04intelligences.
26:05Donc, nous proposons pour cela, depuis 1970, une maison d'édition,
26:12qui s'appelle les éditions de Chiré, qui publie environ une dizaine de titres par an.
26:17Vont sortir là, fin juin, deux ouvrages.
26:21Un, qui est un livre de Salazar, sur les principes d'action,
26:25donc qui est un livre de principes d'action politique.
26:29Et puis, un deuxième titre qui s'appelle « La France et Saint-Piedis »,
26:34et donc qui reprend tous les grands actes du pontificat du pape Piedis,
26:41qui sont en relation avec la France.
26:43Nous avons aussi à Chiré, depuis les années 2010 maintenant,
26:49une maison d'édition pour jeunesse, pour essayer de contrebalancer la grande presse
26:56et les grandes maisons d'édition qui ne font pas nécessairement que des bons livres catholiques.
27:05Et puis, nous avons repris, il y a une dizaine d'années maintenant,
27:08la maison d'édition Elor, qui avait été fondée en son temps par Louis Fontaine,
27:13puis reprise par la famille Gurneau.
27:18– Alors, quel bilan tirait de ces 60 années ?
27:21– Donc, ces 60 années, qu'est-ce que c'est ?
27:23C'est des millions de catalogues, des millions de livres envoyés partout en France,
27:28envoyés en France métropolitaine, mais aussi à l'étranger.
27:32Nous faisons des dizaines et des dizaines de colis tous les jours
27:35qui partent à l'étranger pour le public francophone.
27:40Et donc, qu'est-ce que c'est ?
27:41– Oui, c'est vraiment un combat, 60 années de combat,
27:48de combat de la contre-révolution, avec une opposition tout de même
27:54avec le monde ambiant, avec la censure, avec tout ça.
27:59Mais pour quoi faire ?
27:59Pour essayer de construire quelque chose.
28:03Et on voit bien que depuis 1966, et maintenant, en 2006,
28:09on a maintenant plein de maisons, plein d'entreprises,
28:14plein d'associations qui sont là pour mener ce combat.
28:18Et en 1966, il n'y avait pas autant de monde.
28:21– Alors, ces 5 et 6 septembre, ce seront également l'occasion
28:24des 56e Journées Chouannes.
28:27Alors, que représentent les Journées Chouannes dans ce dispositif ?
28:30– Alors, les Journées Chouannes, ça a été fondé en 1970.
28:33La première, ça s'appelait la Journée Saint-Louis.
28:36Ce n'était pas une Journée Chouannes.
28:38C'était un peu le même principe, des conférences, des auteurs.
28:41Cette année, on fête le 800e anniversaire de Saint-Louis.
28:44Donc, de l'accession au pouvoir de Saint-Louis au trône de France.
28:50Donc, voilà, ça va être l'occasion, en fait, cette année,
28:55d'essayer de reprendre aussi ce maître, cette ligne directrice
29:02qui a été faite il y a 56 ans.
29:06Donc, les Journées Chouannes, c'est un grand rassemblement.
29:08C'est une centaine d'auteurs, une quinzaine de conférences.
29:13Et puis, surtout, des rencontres, des exposants
29:16qui viennent présenter des artisans.
29:22Et puis, les lecteurs qui viennent rencontrer les auteurs,
29:25comme on avait pu le faire pendant des années,
29:27comme on le faisait avec Radio Courtoisie,
29:29comme on le faisait vous avec Renaissance Catholique.
29:32Voilà, c'est un peu sur le même principe.
29:34La grosse différence, c'est qu'on n'est pas à Paris,
29:36on est à la campagne.
29:38Mais voilà, c'est dans le vert,
29:40c'est dans un milieu très convivial aussi.
29:43– Alors, quel est le programme ?
29:45Quels sont les conférenciers ?
29:47Les vedettes ?
29:48Alors, chaque fois qu'on parle des vedettes,
29:49les autres ne sont pas contents.
29:50Donc, je vous laisse faire le choix.
29:52– Alors, les vedettes, c'est toujours compliqué
29:54parce qu'en effet, il y a un tel,
29:56mais moi, je ne veux pas aller avec un tel,
29:57et ainsi, et ainsi, et ainsi.
30:00L'idée de Chiré, de mon beau-père,
30:01quand il avait créé Chiré,
30:03c'était de dire toujours pas d'ennemi à droite.
30:05Il a toujours essayé de garder cet élément-là.
30:08Mais l'ennemi à droite, c'est aussi, bon,
30:10l'ennemi, en fait, le voisin,
30:12qui n'est pas le plus méchant.
30:14Et essayer de toujours travailler en bonne entente
30:16avec les uns et les autres,
30:17sans toujours se tirer dessus.
30:19Parce que c'est vraiment un problème aussi dans nos milieux.
30:22C'est de se dire, ben voilà, un tel, il fait ci, il fait ça.
30:25Et puis, à chaque fois, donc, on se dispute,
30:26on se dispute,
30:27et en fait, on n'avance pas sur le fond du problème.
30:31Et donc, à cette occasion-là,
30:33nous, on invite quand même de manière très large les auteurs,
30:37même si on reste dans le courant de ce qu'on fait.
30:40Cette année, on va avoir différents sujets.
30:44Le matin, le colonel Hogar,
30:46qui a rédigé plusieurs articles dans Lecture française ces derniers temps,
30:50viendra nous faire une analyse des dernières guerres,
30:53l'Iran et l'Irak, et l'Ukraine, pardon.
30:55L'Irak, c'était bien avant.
30:57Donc, pour une analyse un peu plutôt militaire,
30:59on a, après, une table ronde autour des sujets de la Christiada.
31:04Donc, on est en 1926-2026,
31:07donc c'est le centenaire de la Christiada.
31:09C'est aussi le centenaire de la condamnation de l'Action française.
31:12Donc, on a une petite table ronde sur ce sujet-là
31:15avec Philippe Prévost, Hilaire de Crémier,
31:19et puis Mme Bedel,
31:21qui a, pendant des années,
31:23rédigé différents articles dans Lecture française.
31:26L'après-midi, on a différentes choses.
31:29Jean-Baptiste Léon, qui est deux contribuables associés,
31:32qui nous fera un petit bilan économique de la France
31:36et des dix dernières années de règne, entre guillemets,
31:41de notre ami Macron.
31:42Et puis, par la suite, un collectif de quatre auteurs,
31:48qui, sous le nom des Coriaces,
31:49on édite un livre de constats,
31:53de bilans sur plutôt les 30-40 dernières années politiques en France.
31:59Donc, un livre qui est sorti aux éditions de Chéry
32:01il y a 15 jours, trois semaines.
32:02Je pense qu'ils viendront sur le plateau ici,
32:04dans quelques jours.
32:07Voilà.
32:07Et après, on a toujours le grand rendez-vous du samedi soir,
32:10qui est un grand banquet.
32:12Et le dimanche,
32:14donc c'est sur deux jours,
32:15on a la messe le matin,
32:16on a des conférences matin, l'après-midi, le samedi.
32:20Le dimanche matin est consacré à la messe,
32:22donc on a plusieurs messes.
32:23La Fraternité de la Transfiguration,
32:25le Père Argoach qui dit la messe à 9h,
32:27et l'abbé Cotard qui dit la messe depuis une cinquantaine d'années,
32:30pareil, à Chéry.
32:31Enfin, oui, parce qu'il a été ordonné il y a autant de temps,
32:34donc ça doit être à peu près ça.
32:37Et l'après-midi, on aura un moment fort autour de Chéry,
32:41donc des 60 ans, avec mon beau-père et moi-même,
32:44nous présenterons les 60 ans de Chéry
32:49pour retracer un peu toutes ces années de combat.
32:51Voilà, donc deux jours, une dizaine de conférences,
32:54des sujets variés, vous retrouvez tout le programme
32:58sur le site internet de Chéry.
32:59Alors, comment vous rejoindre, comment s'inscrire,
33:02comment savoir plus ?
33:03Alors, déjà, le programme que je vous ai donné
33:04est très, très rapide, très succinct.
33:07Donc, le plus simple, c'est aller sur le site de Chéry,
33:09donc c'est www.chir.fr.
33:11Sur la page d'accueil, vous avez directement un grand bandeau,
33:14et là, vous allez avoir toutes les informations pratiques,
33:19que ce soit la liste des auteurs qui viennent déjà,
33:21qui se sont inscrits.
33:22Alors, on l'a mis à jour tous les jours.
33:25Comment venir ?
33:26On organise depuis Paris toujours une navette
33:28de la gare de Poitiers, donc il y a des possibilités.
33:30Et puis, après, bon, ben voilà, la route.
33:34Après, il faut s'inscrire pour les repas,
33:36il faut nous prévenir, et puis, voilà,
33:37on demande une petite participation relativement succincte.
33:41Voilà, si vous êtes auteur et que vous nous regardez là ce soir,
33:45vous pouvez prendre contact avec notre secrétariat.
33:47On accepte, voilà, on regarde, voilà, nécessairement les différents ouvrages,
33:54mais n'hésitez pas à prendre contact avec notre secrétariat au 05 49 51 83 04.
33:59Voilà.
33:59Et puis, venez nombreux en famille.
34:01Vous pouvez aussi retrouver nos livres à la librairie du Quenne à Paris, dans le 7ème,
34:05qui est une des dernières librairies du courant nationaliste à Paris.
34:11Ça ferme, ça ferme, les libraires ferment régulièrement.
34:14On maintient cette librairie.
34:15Je pense que beaucoup de spectateurs de TV Liberté connaissent.
34:19Et puis, nous avons une seconde librairie dans la région nantaise,
34:21donc la librairie d'Aubray.
34:23Donc, la librairie du Quenne fête ses 50 ans cette année.
34:25Donc, c'est quand même pas anecdotique.
34:28Et la librairie d'Aubray, normalement, qu'on a reprise il y a 13, 14 ans maintenant,
34:32devrait fêter ses, on espère, ses 50 ans dans deux ans.
34:36Voilà.
34:36Merci beaucoup.
34:37– Merci beaucoup.
34:38Nous nous retrouverons, puisque je serai présent.
34:41J'espère rencontrer de nombreux téléspectateurs.
34:43Donc, cette émission s'achève.
34:47Je vous souhaite un bon dimanche.
34:49Que Dieu, qui est Père, Fils et Saint-Esprit, nous garde.
34:51Bon dimanche et bonne semaine à tous.
34:53Merci, François-Xavier.
34:54– Merci, Monsieur le Président.
34:55– Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations