- il y a 5 semaines
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00:14Je n'avais jamais enquêté sur un braquage de banc comme celui-là.
00:22Elle était prête à faire tout ce qu'il voulait pour sauver son mari.
00:30Les lieux de crime se multipliaient. Chattanooga, Knoxville.
00:36Des gens allaient mourir.
00:38C'était loin d'être fini.
00:44Les unités d'élite du FBI mènent des chasses à l'homme trépidantes, font des descentes tactiques intenses et mènent
00:53des traques très risquées.
00:54Elles sont investies d'une grande mission. Traquer les criminels les plus recherchés des États-Unis.
01:03Des agents risquent leur vie à tout instant pour sauver la vôtre.
01:08Ils sont chargés de faire respecter la loi à tout prix.
01:13Voici.
01:15FBI à l'assaut.
01:32La journée a été longue pour la directrice de Bankheader Stevens.
01:38Mais après avoir mis sa fille de sept ans au lit, elle pourra enfin relaxer en compagnie de son mari,
01:43Lyle.
01:44Enfin, elle l'espère.
01:50Elle ne veut pas aller dormir.
01:53Vers 21 heures, on a frappé à la porte.
01:59Et son mari est allé répondre.
02:06Dès qu'il a ouvert la porte, deux hommes se sont engouffrés dans la maison, armes au poing, le visage
02:13caché sous un banylon.
02:15En quelques secondes, Heather et Lyle ont une tête oreillée sur la tête.
02:19Leurs mains et leurs chevilles sont enchaînées.
02:23Et les intrus ont le champ libre pour aboyer leurs ordres sordides.
02:32L'un d'eux a dit, on veut avoir tout l'argent de la banque.
02:37En gros, ils lui ont dit qu'elle devrait aller à sa banque le lendemain matin et en retirer tous
02:43les fonds.
02:44Sinon, son mari serait tué par une bombe.
02:58Ils lui ont montré certaines pièces d'un engin explosif qu'il voulait attacher au corps de son mari.
03:05Toute la nuit, Heather est forcé à répéter le plan sans relâche.
03:11Le chef de la bande n'arrêtait pas de parler.
03:17Il leur disait comment ils devaient réagir et comment le braquage devait se dérouler dans les moindres détails.
03:28Par-dessus tout, il leur rappelle constamment que si Heather ne rapporte pas le butin avant 9h du matin, son
03:35mari mourra.
03:56Tandis que leurs fillettes de sept ans dorrent paisiblement à l'étage,
04:00Heather et Lyle passent la plus longue nuit de leur vie.
04:03Et peut-être la dernière.
04:08Peu avant le lever du soleil, Lyle est traînée hors de la maison.
04:13Heather avait compris que Lyle serait emmenée dans un endroit secret
04:18et que dès que l'argent serait livré,
04:22il lui dirait où Lyle se trouvait pour qu'elle puisse le sauver.
04:28Elle devait être en état de panique et terriblement effrayée, car elle aimait vraiment son mari.
04:44Vers 7h30 le lendemain matin, Heather doit affronter une nouvelle terreur.
04:49Sa fille descendra bientôt habillée pour l'école,
04:53et le chef de la bande refuse de se cacher.
04:57Il lui a répondu « Dis-lui qu'un ami qui habite loin d'ici t'a rendu visite. »
05:06« Je resterai assis sur cette chaise, avec ma casquette et une couverture pour couvrir mon arme. »
05:13Ensuite, il fait signe à Heather d'aller chercher sa fille.
05:22« La petite est arrivée et a tenté de lui parler. »
05:29Il n'a pas voulu lui parler, ce qui l'a un peu fâché.
05:48Heather emmène rapidement sa fille.
05:51Elle doit la reconduire à l'école avant d'aller à la banque.
05:56Elle était très contente qu'on lui permette d'emmener sa fille.
06:01Mais elle était quand même terrorisée.
06:12Tandis que Heather se rend à son travail, une voix lui rappelle le plan du draquage
06:18et le fait que les ravisseurs de l'isle peuvent entendre chacune de ses paroles.
06:22C'était un émetteur-récepteur portatif bidirectionnel qui devait rester allumé à tout moment.
06:29Il pouvait entendre toutes ses conversations à la banque.
06:32Il l'entendait même respirer.
06:35Après sa nuit tourmentée, Heather est persuadée que les deux hommes surveillent ses moindres mouvements.
06:49À son arrivée à la banque, tous ses collègues ont compris la gravité de la situation
06:53en lisant la peur sur son visage.
06:55« Je vais m'appeler la police. »
06:56« Non, non, ils les m'aillent si vous m'appelez la police. »
07:00« Je vais m'appeler les drawers. »
07:04Elle a donné des détails très sommaires aux autres employés de la banque.
07:13Elle leur a dit qu'elle devait prendre assez d'argent pour remplir le sac qu'il lui avait fourni
07:17et qu'elle devait leur obéir, sinon ils tueraient son mari.
07:22Elle a ajouté « On préviendra les autorités quand mon mari aura été relâché. »
07:39Naturellement, ses collègues étaient choqués et alarmés, mais ils ont coopéré entièrement.
07:45Les ravisseurs lui avaient ordonné de se rendre à environ deux coins de rue de la banque,
07:49puis d'abandonner son véhicule.
07:51« L'air de dépôt est un terrain de stationnement vide. »
07:57Elle devait laisser les clés dans la voiture,
08:02puis se diriger vers une cabine téléphonique située près d'un restaurant local
08:07et attendre l'appel des criminels.
08:13Il était environ 8h37 quand elle l'a atteinte.
08:17À 9h, on devait l'appeler pour lui annoncer que son mari se portait bien.
08:23Elle a attendu, mais le téléphone n'a jamais sonné.
08:31À 9h05, elle a compris qu'elle ne recevrait jamais l'appel.
08:37Persuadée que son mari est déjà mort,
08:40Heather retourne à la banque en courant.
08:44À ce moment-là, ils ont prévenu les autorités.
08:47« 9-1-1, qu'est-ce que vous avez une émergence ? »
08:49« Je suis ici avec un de mes co-workers.
08:50Elle a dit que deux hommes ont kidnappé sa famille la nuit
08:53et ont forcés à rouler le banque que nous travaillons. »
08:56« Elle a rouler le banque ? »
08:57« Oui, ils ont son mari et ils ont dit qu'ils le tuer. »
09:00« Ils devaient nous dire où il est, mais ils n'ont appelé. »
09:03« We have units on the way. Stay on the line with me. »
09:08Et elles ont renvoyé l'affaire au bureau du FBI à Knoxville.
09:14Depuis l'époque turbulente de John Dillinger,
09:16les enquêtes sur les braquages de banques sont confiées au FBI.
09:23Notre superviseur a demandé à Ralph Perigo
09:26et quelques autres agents de courir à la banque.
09:30« Moi, je me suis rendu à la résidence du couple. »
09:34« On ignorait ce qui nous attendait à l'intérieur. »
09:37« En fait, c'était assez effrayant. »
09:47« À l'arrière de la maison, on a trouvé le mari. »
09:59« Jusqu'à ce que j'arrache le ruban adhésif qui lui couvrait la bouche. »
10:05« L'agent Chrome a été entraîné à la neutralisation des explosifs. »
10:09« Mais pourra-t-il désamorcer la bombe à temps ? »
10:12S'il fait la moindre erreur, les trois hommes seront morts.
10:28Depuis 12 heures, Lyle Stevens est attaché à une bombe.
10:32Terrifié, il est persuadé qu'il va bientôt mourir.
10:36Des ravisseurs sadiques ont forcé sa femme à braquer une banque pour le sauver,
10:40avant de disparaître avec leur butin.
10:43À présent, l'agent du FBI, Philip Chrome, doit risquer sa propre vie pour l'arracher à la mort.
10:49« J'ai été bien entraîné à la neutralisation des explosifs. »
10:55Malgré tout, le désamorçage d'un engin explosif est un travail délicat.
10:59Le moindre faux mouvement expidira les trois hommes droit au cimetière.
11:05L'œil exercé de Chrome a vite fait d'analyser l'engin.
11:09« J'ai tout de suite vu qu'il s'agissait de fusées éclairantes.
11:13Il n'y avait aucun matériel explosif. »
11:16La terrible épreuve de Lyle Stevens est terminée.
11:20Après l'avoir rassurée au sujet de sa femme et de sa fille,
11:23les agents du FBI interrogent la victime.
11:26« Je n'oublierai jamais ce qu'il m'a dit. J'ai besoin d'une cigarette. »
11:32Lyle raconte leur horrible nuit avec deux intrus masqués
11:34tandis que l'agent Chrome cherche à obtenir plus de détails.
11:41« Il nous les a décrits, deux hommes pas trop costauds, mais imposants. »
11:49Il avait eu une seule conversation avec celui qui était clairement le meneur.
11:53Il nous a dit que cet homme parlait avec l'accent du nord-est.
11:57Selon Lyle, les gens prononcent le mot « partenaire » en mettant l'accent sur le premier « R ».
12:02Mais cet homme disait « partenaire » comme les gens du nord-est des États-Unis.
12:07Lyle révèle aussi que le meneur parlait sans cesse, surtout à propos de la pêche.
12:12Lyle Stevens avait un poisson empaillé accroché au mur.
12:20Le type lui a demandé s'il aimait pêcher.
12:22Lyle a répondu oui et a parlé du type de poisson qu'il pêchait.
12:26Le criminel a commencé à se vanter d'être un excellent pêcheur
12:30et il lui a raconté qu'il avait une très grande expérience de la pêche aux brochets de mer.
12:40On ne peut le pêcher que dans les eaux côtières de la Floride.
12:46L'individu semblait connaître la Floride et il y avait sans doute séjourné.
12:51« J'ai pensé, il habite peut-être là-bas. On devrait le chercher dans ce coin-là. »
13:00Encouragé, l'agent Crumb continue d'interroger Lyle Stevens.
13:03« Le bandit était nerveux. Il devait avoir un ulcère à l'estomac parce que, selon Lyle, il buvait sans
13:13cesse du lait. »
13:15« Ce détail m'a frappé. »
13:17Lyle leur explique qu'il n'a jamais quitté le jardin.
13:21Un des hommes l'y a tenu en respect avec son arme jusqu'à ce que Heather s'en aille
13:26le lendemain matin.
13:28De l'autre côté de la ville, l'agent Ralph Perrigo interroge Heather à la banque.
13:35Son récit concorde avec celui de son mari dans tous ses sordides détails.
13:42« Le plus jeune criminel était le seul à parler. Selon elle, son complice était resté muet. Il n'avait
13:52pas dit un mot. »
13:55Pendant la nuit, l'autre lui a demandé combien d'argent il y avait à la banque.
13:59Elle a répondu « Environ 350 000 dollars. En fait, ils n'ont obtenu que 330 000 dollars. »
14:05En plus, l'individu lui a mentionné qu'il avait un ulcère et qu'il devait boire beaucoup de lait.
14:12« Son complice n'a jamais ouvert la bouche. »
14:19Une équipe médico-légale du FBI passe la maison des Stevens au penne-fin.
14:24« Hey John, you got anything down here? »
14:25« Nothing, nothing worth lifting. »
14:28On espérait au moins relever des empreintes, mais il n'y avait aucune empreinte utilisable.
14:34Manifestement, il les avait essuyées ou ils portaient des gants.
14:37En fait, il n'y avait aucune preuve physique.
14:40Pas de traces des armes ou des masques en bas ni long.
14:45Rien. Ils n'avaient laissé aucune trace pour nous aiguiller.
14:48L'opération avait visiblement été montée par des pros.
14:51Ce braquage de banque était très différent des autres
14:54et par conséquent, le FBI ressentait une certaine appréhension.
14:58La plupart des vols de banque rapportent moins de 5 000 dollars.
15:02Mais ces deux hommes en ont empoché plus de 300 000.
15:05Ils sont très, très bien organisés.
15:08Sans piste et sans indice, les agents du FBI épluchent leur dossier à la recherche d'affaires similaires.
15:17J'ai été un peu surpris d'apprendre qu'il y avait eu très peu de cas d'extorsion de
15:21ce genre dans tous les États-Unis.
15:27L'un de ces cas est presque identique à celui des Stevens.
15:33Un groupe d'individus ou de frères incarcérés dans la prison de Walpole, au Massachusetts,
15:40avait mené un braquage de ce genre à la Nouvelle-Orléans, 18 ans plus tôt.
15:46De plus, on a appris qu'un de ces hommes venait d'être libéré le 4 septembre 1995.
15:56Cette piste est-elle trop belle pour être solide ?
16:00À cause de l'accent du Nord-Est, on croyait bien avoir trouvé nos hommes.
16:04Mais la piste a fini en queue de poisson.
16:07Le suspect était avec son agent de libération conditionnelle le jour du braquage, le 5 septembre.
16:12Il était hors du coup et on retournait à la case départ.
16:16On n'avait rien.
16:21Selon le FBI, le danger est bien réel.
16:24Une équipe aussi bien organisée ne se contentera pas d'un seul braquage.
16:30Ce scénario allait se répéter.
16:32Cette prédiction se réalisera six mois plus tard à Chattanooga, à 184 kilomètres de Knoxville.
17:01Cette fois, tout a commencé lorsque Theresa Bailey, une directrice de banque, a voulu trouver un foyer pour une portée
17:06de chiot.
17:10Il s'est approché de la résidence et s'est informé au sujet des chiots.
17:16Puis, il lui a dit qu'il communiquerait avec elles.
17:22Lorsque l'acheteur potentiel téléphone, il déclare qu'il passera prendre son chiot le soir suivant.
17:40Ils ont frappé à la porte.
17:45Puis, ils sont entrés de force en disant à Madame Bailey,
17:48« Le chiot ne nous intéresse pas, on veut l'argent de la banque. »
18:06Ligoté et terrifié, Theresa appréhende le retour de son mari et de son fils à la maison.
18:22Ils ont ligoté tous les membres de la famille Bailey, le mari, l'épouse et le petit garçon.
18:28Le scénario de Knoxville se répète.
18:31Des criminels sadiques terrorisent une famille dans son propre foyer.
18:36Le suspect numéro un lui parlait sans arrêt.
18:39Il répétait toujours les mêmes instructions.
18:42Et il lui a dit que si elle n'obéissait pas, sa famille serait tuée.
18:48Mais le FBI réalise que cette nouvelle intrusion ne reflète pas celle qui avait eu lieu six mois auparavant.
18:55Le meneur n'était pas masqué, elle avait vu son visage.
18:58Une fois séparée de sa famille, la terrible épreuve de Theresa Bailey empire.
19:03Le chef a traîné Theresa dans sa chambre.
19:11L'instigateur lui annonce que la survie de son mari dépend d'elle.
19:18Il lui a dit que si elle résistait, il ferait sauter la bombe attachée à son mari.
19:23Puis, l'homme se met à l'agresser sexuellement.
19:36Il s'arrête en entendant l'enfant hurler dans la pièce voisine.
19:41L'agression a peut-être pris fin, mais Theresa passera le reste de la nuit à s'inquiéter sur le
19:46sort de sa famille.
19:48Comme Heather Stevens l'avait fait.
19:57Le lendemain, avant qu'elle ne parte avec son fils, l'instigateur du crime lui donne un émetteur-récepteur portatif,
20:02en lui rappelant que son mari mourra si elle échoue.
20:07Elle devait le déposer dans la voiture pour qu'il puisse communiquer avec elle et lui donner ses instructions.
20:16Le plan était simple.
20:18Elle devait entrer dans la banque, expliquer la situation aux autres employés et leur demander de ne pas appeler la
20:23police.
20:26Elle est d'abord allée à la succursale principale, où elle a pris tout l'argent.
20:29Puis, elle s'est rendue au point de retrait automobile, qui n'était pas relié à la banque.
20:41Au total, elle récolte plus de 350 000 dollars.
20:52Il lui a ordonné de stationner près d'un lave-auto à perception automatique, puis de sortir de la voiture.
20:58Theresa et son fils débutent la terrible course de 13 kilomètres qui leur permettra de rentrer, de désamorcer la bombe
21:04et de sauver Bill Bailey.
21:06Elle était paniquée, elle voulait rentrer au plus vite.
21:10Par bonheur, elle a croisé une connaissance en cours de route, et cette femme les a aidés à rentrer chez
21:15eux.
21:26Chaque seconde compte, car Theresa sait qu'à chaque instant, son mari pourrait pousser son dernier soupir.
21:33Persuadée qu'une bombe sanglée à son mari est sur le point d'exploser,
21:37Theresa Bailey est en proie à la panique.
21:41Elle était terrifiée. La vie de son mari était en danger.
21:44Bill!
21:49Qu'est-ce qu'il y a les enfants?
21:53Bill!
21:56En arrivant à la maison, elle découvre qu'il s'est libéré lui-même.
21:59Oh mon Dieu, je suis allé!
22:01L'enquêteur Paul Lee, du service de police de Chattanooga, collabore avec le FBI dans le cadre de la nouvelle
22:07équipe spéciale pour la sécurité des rues.
22:10Il fallait traiter quatre lieux de crimes bien distincts.
22:14D'abord, la succursale de la banque volée.
22:16Ensuite, le point de retrait automatique.
22:19Troisièmement, la maison des Bailey, où l'invasion domiciliaire avait eu lieu dans un autre état.
22:24Et enfin, l'endroit où ils avaient ordonné à Theresa d'abandonner son véhicule.
22:29Trois de ces endroits ne livrent aucun indice.
22:33L'équipe médico-légale du FBI n'a plus qu'une chance de trouver une piste.
22:37À la résidence des Bailey.
22:40Ils avaient laissé pas mal de matériel derrière eux, mais on n'a pu relever aucune empreinte, aucun échantillon d
22:49'ADN.
22:50On avait le ruban entoilé et les liens utilisés pour immobiliser le mari, mais ça ne servait à rien.
22:57Les envahisseurs ont été très minutieux.
22:59Mais cette fois, étrangement, l'instigateur du crime n'a pas dissimulé son visage, ce qui prouve qu'il devient
23:04de plus en plus audacieux.
23:06On a demandé à Theresa Bailey de nous décrire cet homme.
23:12Madame Bailey nous a dit que le suspect n'était pas très grand.
23:15Et elle nous a dit aussi qu'il avait un accent qu'elle n'a pas réussi à identifier.
23:22La victime ajoute qu'il était bavard et qu'il mangeait sans cesse des bonbons à la menthe.
23:29Elle sentait son odeur écœurante tandis qu'il l'agressait sur son lit.
23:35Cet homme était tellement sadique qu'il a caché des bonbons partout dans la maison.
23:41Les Bailey en ont retrouvé des jours, même des semaines plus tard.
23:44Il voulait qu'il se souvienne de son passage chez eux.
23:47Il s'était échappé avec un autre butin faramineux.
23:50Mais ce génie du mal avait commis sa première erreur avant même de franchir le seuil de la porte.
23:56Madame Bailey nous a également révélé que le suspect avait téléphoné plusieurs fois à sa résidence et qu'ils avaient
24:01discuté.
24:03Et on a découvert que ces appels venaient de Knoxville, au Tennessee.
24:07Après avoir retracé les appels jusqu'à une cabine téléphonique du sud de Knoxville,
24:11l'enquêteur Lee et des agents du bureau régional du FBI entrent en action.
24:15On a réquisitionné des agents, des agents en service, mais aussi certains agents retraités,
24:23qui avaient déjà résolu des affaires comme celles des Bailey.
24:27Il est devenu vraiment évident qu'au moins trois de ces affaires étaient liées à un individu de petite taille
24:35ayant un accent du nord des États-Unis.
24:40Le braquage de Knoxville, celui de Chattanooga, et un vol plus ancien commis à Birmingham, dans l'Alabama,
24:45ont tous été menés de la même façon.
24:51Lorsque l'agent Perrigo et l'enquêteur Lee comparent leurs notes,
24:54les descriptions des deux suspects éveillent leur soupçon.
24:58Perrigo m'a dit,
25:00« Ce serait quand même étonnant. »
25:06J'ai insisté.
25:07« Ralph, qu'est-ce qui se passe ? »
25:09Il m'a répondu,
25:11« Je me suis occupé d'un enlèvement parental il y a quelques mois.
25:14Je n'ai jamais rencontré le type et la fille qui avaient enlevé l'enfant,
25:20mais j'ai parlé à des gens qui connaissaient ce type. »
25:28Et il a ajouté,
25:30« La façon dont ton suspect décrit sa façon de parler,
25:33tout ça me rappelle les témoignages des gens que j'ai interrogés à propos de cet enlèvement parental.
25:39Il décrivait mon suspect de la même façon. »
25:44Mais après le retour de l'enfant et le retrait des accusations,
25:47le ravisseur avait été relâché.
25:50Selon l'agent Perrigo,
25:52l'homme s'appelait Brian Bigelow
25:53et il vivait dans la partie sud de Knoxville.
25:58En vérifiant les antécédents de Brian Bigelow,
26:02on a appris qu'en réalité,
26:05l'homme qui habitait cette maison s'appelait Douglas Degel.
26:10Lorsque l'agent Perrigo apprend que Brian Bigelow est un des pseudonymes de Douglas Degel,
26:15il demande une copie du portrait robot de l'homme qui a terrorisé les bellets.
26:18« Ralph Perrigo a comparé notre croquis à la photo de son suspect
26:22et ils se ressemblaient énormément. »
26:26En approfondissant leur enquête,
26:27ils découvrent que Degel a dépensé beaucoup d'argent récemment.
26:31« Doug Degel avait énormément dépensé depuis quelques mois.
26:35Il avait fait construire sa maison,
26:37il avait acheté des voitures,
26:38et j'en passe.
26:40On avait de bonnes raisons de croire qu'il était l'instigateur des braquages de banques. »
26:45Tandis que l'enquête se concentre sur Degel,
26:47l'équipe spéciale reçoit un appel téléphonique totalement inattendu.
26:51« Il m'a dit,
26:52« Monsieur Perrigo, je m'appelle Doug Degel,
26:55mais vous me connaissez sous le nom de Brian Bigelow.
26:57Je veux vous parler. »
26:59Leur suspect veut savoir pourquoi le FBI enquête sur ses affaires financières.
27:03Stupéfié de son audace,
27:05les deux hommes doivent réagir rapidement.
27:07« Notre solution a été de lui dire que j'enquêtais sur une affaire de drogue
27:11et qu'il était soupçonné de trafic de stupéfiants.
27:15Il fallait éviter qu'il se méfie à propos des vols de banque. »
27:19La ruse est efficace.
27:20Perrigo et Crum sont même invités au domicile du suspect.
27:23« Il payait ses achats comptants,
27:25il ne pouvait pas dire d'où venait son argent. »
27:28Malgré tout, Degel est fier de montrer sa maison bien meublée
27:31et surtout l'étang à poissons de la cour.
27:36« Je lui ai demandé s'il pêchait
27:38et il m'a répondu,
27:39« Oh oui, je pêche souvent. »
27:41« Où ça ? »
27:42« Surtout en Floride. »
27:44« J'aime pêcher le brochet de mer. »
27:46Moi, j'ai dit, « Le brochet de mer ? »
27:48« J'avais entendu parler. »
27:54« Il m'a répondu,
27:55« Oh, Monsieur Perrigo,
27:56vous aimeriez la pêche au brochet de mer.
27:58Ce sont des poissons presque insaisissables. »
28:01À ce moment-là,
28:02« Phil et moi, on a eu très envie de l'arrêter. »
28:05Mais Degel a trop bien planifié ses braquages de banque.
28:08Ils n'ont que des preuves circonstancielles contre lui.
28:10« On savait qu'on tenait l'instigateur,
28:13mais on ne pouvait pas encore prouver sa culpabilité. »
28:16Les enquêteurs décident de suivre la piste de l'argent.
28:21« En examinant les dépenses de Degel,
28:23on a appris qu'il avait payé la voiture neuve de son fils en liquide.
28:27Il avait acheté une caravane de chantier en payant comptant.
28:32Et par la suite, il a fait un voyage à Las Vegas,
28:35où il a tout payé en espèces. »
28:37En dépit de toutes ses dépenses,
28:38Degel n'a aucune source de revenus déclarée.
28:41« On pouvait tracer une piste
28:43entre ses braquages de banque
28:45et une nouvelle série de dépenses.
28:47On pouvait pratiquement prédire
28:48le moment où il tomberait à sec
28:50et organiserait son prochain vol. »
28:54« Les menaces semblaient s'intensifier
28:56à chaque nouveau braquage.
28:59On voyait que sa tendance à la violence
29:01montait en flèche.
29:05Si on ne l'arrêtait pas,
29:06tôt ou tard, des gens allaient mourir. »
29:12Même si le FBI le soupçonne
29:13d'avoir planifié deux braquages de banque
29:15d'une rare audace,
29:16Douglas Roy Degel sillonne les routes du Tennessee,
29:19libre comme l'air.
29:21Et si les agents spéciaux
29:23n'arrivent pas à prouver sa culpabilité,
29:25il pourra poursuivre ses agressions
29:26en redoublant de violences.
29:28« Après la visite de Phil Crum
29:29et Ralph Perrigo à sa résidence,
29:32il m'a téléphoné à mon bureau.
29:35Encore une fois,
29:36Degel allait à la pêche aux informations. »
29:41L'enquêteur Paul Lee
29:42accepte de rencontrer Degel,
29:44mais il corrobore l'histoire du FBI
29:46qui prétend le considérer
29:47comme un trafiquant de drogue potentielle.
29:49« Where are you getting this money from? »
29:50« Clean pool. »
29:52« Repair them. »
29:53« Naturellement, Lee ne mentionne pas
29:55les braquages de banque. »
29:57Tandis que Degel transpire
29:58dans la salle d'interrogatoire,
29:59les agents se stationnent
30:00à plusieurs endroits du centre-ville
30:02afin de pouvoir le suivre
30:03quand il s'en ira.
30:04« En partant,
30:05il a roulé au centre-ville,
30:07visiblement pour dépister une filature.
30:09C'était évident.
30:11Il s'arrêtait,
30:12retournait en arrière,
30:13changeait de direction,
30:14mais nos agents étaient déjà en position. »
30:17Après plusieurs faux départs et détours,
30:20Degel retourne à Knoxville.
30:24C'est un fin renard,
30:25comme le prouvent
30:26ces plans d'extorsion très minutieux.
30:29« Les braquages de banques
30:30de Knoxville et de Chattanooga
30:31étaient uniques.
30:32Il a fallu pas mal de planification
30:34et d'efforts pour les exécuter.
30:36Et Degel était prêt
30:38à faire tout le travail nécessaire
30:39pour réussir ses classes. »
30:47« Il surveillait les résidences
30:49de ses cibles,
30:49parfois même des semaines,
30:52avant de passer à l'action. »
30:54Les enquêteurs sont persuadés
30:55qu'il a espionné
30:56ses premières victimes
30:57à Knoxville.
30:59« L'arrière de la résidence
31:01des Stevens
31:01donnait sur un bois.
31:03On a soigneusement fouillé
31:04ces bois,
31:05ce qui nous a prouvé
31:05que le suspect
31:06s'y était caché
31:07pour épier les Stevens.
31:09Il savait que si la directrice
31:11de banque ciblée
31:13aimait sa famille,
31:14elle accepterait
31:15de coopérer avec lui. »
31:24Les agents croient
31:25que les folles dépenses
31:26de Degel
31:26ont épuisé ses réserves.
31:28Mais ils ne savent pas
31:29qui sera sa prochaine victime
31:31ni où il la trouvera.
31:34« On savait tous
31:35que si on n'arrivait pas
31:36à compléter le dossier,
31:38il frapperait encore. »
31:42Malheureusement,
31:43le procureur des États-Unis
31:44considérait qu'on n'avait
31:45pas suffisamment de preuves
31:46à ce moment.
31:48Par hasard,
31:48on était dans son bureau
31:49en train de le supplier
31:51de rédiger un mandat d'arrêt
31:52contre Degel
31:53quand Perry Goh
31:54a reçu un appel.
31:55Une autre extorsion bancaire
31:57venait d'avoir lieu
31:58à Clarksville,
31:58dans le Tennessee.
32:05La nouvelle cible
32:06est une autre directrice
32:08de banque,
32:08Alice Gruber,
32:09qui rentre chez elle
32:10après un repas de Noël
32:11pour tomber tout éveillé
32:12dans un cauchemar.
32:15« Quand elle est entrée
32:16dans la maison,
32:17on l'a empoignée.
32:19Elle ne comprenait rien
32:20à la situation.
32:21C'était trop surréel. »
32:24« Et on lui a chuchoté
32:26à l'oreille,
32:26« Tu te souviens
32:27des extorsions
32:28de Chattanooga
32:29et de Knoxville ?
32:30C'est ce qui se passe ici. »
32:35Les parents et le fils
32:36d'Alice sont blottis
32:37sur le sofa,
32:38mais étrangement,
32:39ils ne sont pas ligotés.
32:41L'équipe de braquage
32:42est-elle devenue indisciplinée
32:43ou carrément arrogante ?
32:49Les parents d'Alice
32:50n'avaient pas les yeux bandés.
32:52Ils étaient âgés
32:53et le chef de bande
32:53les a traités en vieillards.
32:55Ils savaient où ils étaient,
32:56mais il n'a pas restreint
32:57leur mouvement.
32:59Sinon, les scénarios
33:00de Knoxville
33:00et de Chattanooga
33:01se répètent.
33:02L'instigateur du braquage
33:03ordonne à Alice
33:04de dévaliser sa banque
33:05pour sauver la vie
33:06de son mari.
33:14Toute la nuit,
33:15il l'a terrorisé
33:16psychologiquement.
33:17Il a même menacé
33:18d'agression sexuelle
33:19pour garantir
33:19son obéissance.
33:21Il a tout fait
33:22en son pouvoir
33:23pour qu'elle fasse
33:24exactement ce qu'il voulait
33:25le lendemain matin
33:26au moment du braquage.
33:28« Donc vous allez faire ça,
33:29non ?
33:29Pourquoi ?
33:30Je veux qu'ils mourir ?
33:31Non, s'il vous plaît ! »
33:39Le lendemain matin,
33:40les ravisseurs
33:41Romain Gruber
33:41abordent un véhicule
33:42utilitaire sport.
33:43Ils déclarent qu'une bombe
33:45est sanglée à sa poitrine
33:46et qu'elle explosera
33:47si le braquage échoue.
33:48Les parents
33:49et le fils d'Alice
33:50restent seuls dans la maison.
33:51Ils ont été menacés
33:52du pire s'ils sortaient
33:53ou s'ils communiquaient
33:54avec qui que ce soit.
33:55« Elle était inquiète
33:57à l'idée de sortir
33:58l'argent de la banque.
33:59Un million de dollars
34:00en billets,
34:01ça pèse lourd.
34:05Elle avait mis l'argent
34:07dans des sacs de sport
34:08et elle avait demandé
34:10l'aide d'une employée
34:11pour sortir les sacs
34:12de la banque
34:13et les entasser
34:14dans sa voiture.
34:19Elle portait
34:20un émetteur-récepteur
34:21afin que les suspects
34:22puissent lui indiquer
34:23où elle devait laisser
34:24l'argent.
34:26Elle a abandonné
34:28les sacs
34:28derrière la succursale
34:29bancaire
34:30près de la place publique.
34:32Comme ils l'ont fait
34:33à Knoxville,
34:34les ravisseurs
34:34lui ordonnent
34:35de retourner
34:35à la banque
34:36et d'y attendre
34:36leur appel.
34:39Mais au bout
34:40d'une heure
34:40d'attente,
34:41elle perd espoir.
34:44Grignant le pire,
34:45le président
34:46de la banque
34:46communique
34:47avec le FBI.
34:53quand je suis arrivé
34:54au bureau du président,
34:56la victime
34:56était affalée
34:57sur une chaise
34:58en larmes.
35:00Je leur ai demandé
35:01combien d'argent
35:02avait été dérobé.
35:03Le président
35:04m'a répondu
35:04« J'ignore le chiffre exact,
35:06mais pas loin
35:07d'un million de dollars. »
35:08Il a ajouté
35:09« Le vrai problème,
35:10c'est qu'il devait
35:11nous téléphoner
35:11il y a une heure et demie
35:12pour nous dire
35:13où ils avaient laissé
35:14son mari. »
35:16Créant la mort
35:16de son mari,
35:17Alice est au bord
35:18de la crise de nerfs.
35:21Tandis que
35:21Brett Murray
35:22rassemble ses agents
35:23pour partir
35:23à sa recherche,
35:24ils reçoivent
35:25enfin une bonne nouvelle.
35:26Le mari d'Alice
35:27a été retrouvé
35:28à l'arrière
35:29de son véhicule
35:29utilitaire sport.
35:31Il était ligoté
35:33et baillonné,
35:33mais il se débattait
35:35depuis un bon moment
35:35en faisant
35:36le maximum de bruit.
35:40Des passants
35:41ont regardé
35:42à l'intérieur,
35:43ils l'ont vu
35:43et ils ont prévenu
35:44les policiers.
35:46Après avoir retrouvé
35:47les parents d'Alice
35:48et le fils du couple
35:49sain et sauf
35:50à la maison,
35:50les agents réunissent
35:51la famille traumatisée
35:52au poste de police.
35:57Dagle a encore
35:58réussi à s'échapper,
36:00mais cette fois,
36:01ce criminel
36:02avisé a commis
36:03une grave erreur.
36:05Elle était certaine
36:06de pouvoir identifier
36:07l'individu
36:08qui était resté
36:09près d'elle
36:09toute la nuit.
36:10Et le père d'Alice
36:11en a peut-être
36:12tiré profit.
36:18Les criminels
36:20avaient fumé
36:20dans les toilettes.
36:23Le père m'a dit
36:25qu'il y était allé aussi.
36:27Il avait récupéré
36:28quelques mégots
36:29de cigarettes
36:30dans la cuvette
36:31et il les avait mis
36:33dans la corbeille
36:33à papier
36:34sous plusieurs couches
36:36de papier hygiénique.
36:39Je n'étais pas certain
36:40qu'ils y seraient encore,
36:41mais je l'espérais.
36:42Je suis entré
36:43dans la pièce
36:44et sous le papier hygiénique,
36:46j'ai trouvé
36:46les mégots.
36:50En 1996,
36:52l'analyse de l'ADN
36:53en est à ses débuts.
36:57J'attendais
36:57impatiemment
36:58les résultats.
36:59Les analyses
37:00du laboratoire
37:01du FBI
37:01ont duré très longtemps.
37:03Un étalement
37:03des photos
37:04leur offre
37:04la meilleure chance
37:05d'obtenir un mandat
37:06d'arrêt
37:06contre Doug Dagle.
37:08J'ai présenté
37:09le choix
37:10de photos
37:11aux quatre témoins.
37:16Ils ont tous
37:17identifié Doug Dagle
37:19comme étant
37:19l'intrus
37:20qui était entré
37:21de force
37:21dans la maison.
37:24Avec l'identification
37:25positive
37:26des témoins oculaires,
37:27j'ai pu obtenir
37:27un mandat d'arrêt.
37:29Dagle comprend
37:30l'urgence
37:30de la situation
37:31et il prend la fuite
37:33après avoir posé
37:34un dernier geste
37:35imprudent.
37:37Dagle m'a téléphoné
37:38pour me dire
37:39qu'il quittait
37:39la ville.
37:40Il a même ajouté
37:41Sayonara.
37:43À partir de ce moment-là,
37:45il était en cavale.
37:46On ne savait pas
37:46où il était
37:47mais son cellulaire
37:48était déjà sur écoute.
37:50Le cerveau
37:51d'une opération criminelle
37:52est en fuite
37:53et le FBI
37:54n'a aucun indice
37:55sur sa destination.
37:57Mais si ses agents
37:58ne le retrouvent pas,
37:59ils savent
37:59qu'il reprendra
38:00son petit jeu sadique
38:01à la prochaine occasion.
38:03Après l'avoir
38:04pourchassé
38:05pendant plus d'un an,
38:06le FBI
38:06a enfin
38:07les preuves nécessaires
38:08pour arrêter
38:08Doug Dagle.
38:10Ses agents
38:11ne se doutent pas
38:11qu'il est l'instigateur
38:12de trois sinistres
38:13invasions de domicile
38:14doublées de braquages
38:15de banques
38:16dans l'état du Tennessee.
38:17Il ne leur reste plus
38:18qu'à le retrouver.
38:20Il a appris
38:20qu'un mandat d'arrêt
38:21avait été émis
38:22contre lui.
38:23À ce moment-là,
38:24il a quitté Knoxville
38:25et entrepris
38:26de traverser
38:26plusieurs états.
38:28Toujours audacieux,
38:29Dagle laisse des pistes
38:30en poursuivant sa route.
38:32Il payait souvent
38:33avec ses cartes de crédit,
38:34arrivait quelque part
38:35et repartait rapidement
38:36en utilisant
38:37un pseudonyme différent
38:38d'un endroit à l'autre.
38:40De plus en plus,
38:41il met le FBI au défi.
38:43Durant des mois,
38:44il téléphone aux agents
38:45pour les narguer.
38:47Un jour,
38:48il nous a dit
38:48« Vous avez un mandat
38:49d'arrêt contre moi ? »
38:52L'agent Crum lui a répondu
38:53qu'on avait ce mandat
38:55et qu'il devrait se livrer
38:56aux autorités.
38:57Il a répondu
38:57« Bon, je viendrai lundi matin. »
39:00Il n'avait aucune intention
39:01de se rendre.
39:02S'il continue son manège,
39:04les enquêteurs pourront
39:04retracer ses appels
39:05et déterminer sa position.
39:07Tandis que la chasse
39:08à l'homme s'éternise,
39:09un indicateur divulgue
39:11enfin les noms
39:11des complices du criminel.
39:14Carlton Smith,
39:15Albert Nichols
39:16et John Crisp.
39:18Le physique
39:19ou la stature
39:20de John Crisp
39:21correspondait
39:21au deuxième homme
39:22décrit par les victimes.
39:26Malheureusement,
39:26les enquêteurs
39:27n'ont pas les preuves
39:28matérielles requises
39:29pour appréhender
39:29les trois hommes.
39:33Au bout de plusieurs mois,
39:34un des appels
39:35de Bagel est repéré.
39:36Le signal de son cellulaire
39:38a été capté
39:38par une tour,
39:39non loin de la demeure
39:40de Knoxville
39:41qu'il partage avec sa femme.
39:42Je m'y suis rendu
39:43et je ne l'ai pas ménagé.
39:48Je l'ai menacé
39:49de l'arrêter
39:49pour avoir hébergé
39:50un fugitif.
39:51L'épouse de Bagel cracke.
39:53Elle partage
39:53tout ce qu'elle sait,
39:54y compris la description
39:55de sa voiture de location
39:56et son itinéraire.
40:01Elle nous a donné
40:02une bonne description
40:03de la voiture
40:03et j'ai pu diffuser
40:05un avis de recherche
40:05pour la retrouver.
40:17Il y avait beaucoup
40:18de terrain à couvrir.
40:19Toute la zone située
40:20entre les villes
40:21de Nashville
40:21et de Knoxville.
40:24La patrouille routière
40:25du Tennessee
40:25a été avertie.
40:28Quelques minutes plus tard,
40:30deux patrouilleurs
40:30ont levé les yeux
40:31et ils ont dit
40:32« Sapristi,
40:33c'est le véhicule recherché. »
40:37Ils l'ont fait ranger
40:38sur l'accotement
40:39et ils ont interrogé
40:51le conducteur.
40:55Il leur a donné
40:56un de ses pseudonymes.
40:58Ils nous ont appelés
40:59en disant
40:59« FBI,
41:01nous avons un suspect
41:02dont la description concorde. »
41:05Je leur ai dit
41:05« L'individu
41:07qu'on recherche
41:07s'est fait tatouer
41:08un champignon
41:09et un papillon
41:10sur l'avant-bras gauche.
41:11Le dessin
41:12est très voyant.
41:14Retrousser sa manche.
41:15S'il a ce tatouage,
41:16c'est notre homme. »
41:30Ils sont revenus
41:31quelques instants plus tard
41:32en disant
41:32« On le tient. »
41:34Les tortures psychologiques
41:36de Douglas Deggall
41:36sont chose du passé.
41:38Mais toujours audacieux,
41:39il espère conclure
41:40un accord
41:40en échange
41:41d'aveux complet.
41:43Il n'avait pas envie
41:44de purger
41:45une longue peine
41:45de prison
41:46pour ses crimes.
41:48Finalement,
41:49il a admis
41:50qu'il avait planifié
41:51l'extorsion
41:51de Clarksville.
41:52Il avait déjà mené
41:54les braquages
41:54de Chattanooga
41:55et de Knoxville
41:56et il avait décidé
41:57d'exécuter
41:58un dernier braquage.
41:59Il voulait voler
42:01un million de dollars
42:02et prendre sa retraite.
42:04Il a fini
42:05par me donner
42:05les noms
42:06des autres individus
42:07impliqués
42:07dans ces combines.
42:11Il m'a dit
42:12que son premier
42:12complice
42:13était Carlton
42:14Victor Smith
42:15et le second
42:17Albert Nichols.
42:19Deggall identifie
42:20aussi un troisième
42:21complice,
42:22John Crisp.
42:23Convaincu
42:24qu'aucun accord
42:24ne lui sera proposé,
42:26Deggall cesse
42:26de coopérer
42:27et montre
42:28sa vraie nature
42:28derrière les barreaux.
42:31Douglas Deggall
42:32n'était pas un type
42:33qu'on pouvait enfermer.
42:34Il n'a pas pu
42:35le supporter.
42:38Il décide
42:39de s'évader
42:39pour de bon.
42:44Son suicide
42:45était très élaboré.
42:47Il avait arraché
42:48le fil de fer
42:49d'un cahier à spirale.
42:52Il l'avait étiré,
42:54passé à travers
42:55le lit des deux côtés
42:57et attaché
42:58à une cuve.
43:00Puis,
43:01il avait pris
43:01un sac poubelle
43:02en plastique,
43:04l'avait rempli d'eau
43:05et percé
43:06avec un stylo creux
43:07pour que l'eau
43:09s'écoule lentement
43:10dans la cuve
43:10en plastique
43:12en tirant
43:12sur le fil de fer,
43:14ce qui a fini
43:15par l'étrangler.
43:16Après avoir conçu
43:18un plan d'extorsion
43:18diabolique,
43:20Douglas Deggall
43:20a planifié
43:21un mode d'exécution
43:22atroce.
43:23Il s'est couché
43:24en sachant
43:25que cette petite cuve
43:26allait se remplir
43:27d'eau
43:27en resserrant
43:28le fil de fer
43:29autour de son cou.
43:30Il n'a pas bougé
43:31jusqu'à ce qu'il lui
43:32coupe la respiration.
43:34Après la mort
43:35de Deggall,
43:36les agents tentent
43:36de monter un dossier
43:37contre ses complices.
43:39Pour y arriver,
43:40ils auront besoin
43:40de preuves plus solides
43:41que la dénonciation
43:42d'un mort.
43:43Ils commencent
43:44par faire analyser
43:45l'ADN prélevé
43:45sur les mégots
43:46récupérés à Clarksville.
43:49Ils ont établi
43:50une corrélation
43:50entre l'ADN
43:51des mégots
43:52et celui
43:52de Carlton
43:52Victor Smith.
43:54Afin d'obtenir
43:55les preuves nécessaires
43:56pour arrêter
43:57Albert Nichols
43:58et John Crisp,
43:58les hommes de main
43:59de Knoxville
44:00et de Chattanooga,
44:01les agents du FBI
44:02refont pression
44:03sur l'épouse
44:03de Deggall.
44:06Elle nous a donné
44:07les dates,
44:08les endroits
44:08où les crimes
44:09avaient eu lieu
44:10et ceux
44:11où on pourrait
44:11trouver des preuves.
44:14Elle nous a parlé
44:15d'Albert Nichols,
44:16de John Crisp,
44:18de Carlton
44:19Victor Smith
44:20et du rôle
44:22qu'ils avaient joué
44:22dans ces extorsions.
44:24Le FBI
44:25arrête les trois
44:26complices de Deggall
44:27sous une longue série
44:28de chefs d'accusation.
44:30Braquage de banque,
44:31complot,
44:32décharge d'une arme à feu
44:33dans l'exercice
44:34d'un crime,
44:35un jury les condamne
44:36sans délai
44:37et les trois hommes
44:38écopent de sentences
44:38allant de 15
44:39à 52 ans de prison.
44:43En combinant
44:44ces trois braquages,
44:45la banque avait récolté
44:46un million et demi
44:47de dollars.
44:48L'argent n'a jamais
44:49été récupéré.
44:51Par leurs actes,
44:53Deggall et ses complices
44:54ont sans doute
44:55causé des dommages
44:56irréversibles
44:56à la psyché
44:57de leurs victimes.
44:58Elles ne s'en remettront
44:59jamais.
45:01Un agent du FBI
45:03ne doit jamais
45:04oublier sa raison d'être.
45:05Il exerce ce métier
45:07pour défendre
45:08les victimes.
45:09J'ai mené bien
45:10des enquêtes
45:11durant mes 25 années
45:12de service
45:13au FBI.
45:15Mais je dois dire
45:16que ce dossier
45:18a été un des dossiers
45:19les plus complexes
45:20et les plus frustrants
45:22de toute ma carrière.
45:25Il est en tête de liste.
45:27d'un des dossiers
45:28et les plus complexes
45:31les plus complexes
45:31et les plus complexes
45:31– Sous-titrage FR 2021
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