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  • il y a 11 heures
Avec Racem Flazi, co-fondateur de LegalPlace

Retrouvez OSEZ ENTREPRENDRE avec Thomas Binet, en partenariat avec Eco Reseau Business
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##OSEZ_ENTREPRENDRE-2026-06-07##

Catégorie

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News
Transcription
00:01Sud Radio, oser entreprendre, Thomas Binet.
00:05Soyez les bienvenus dans vos rendez-vous économiques en compagnie de Thomas Binet.
00:08Bonjour mon cher Thomas.
00:09Bonjour Maxime.
00:10Au programme pour commencer d'oser entreprendre ce matin.
00:12Et bien comment une simple enseigne de bricolage est devenue l'un des symboles du faire soi-même en France.
00:16Nous allons parler de Castorama, l'histoire d'une entreprise qui n'a pas seulement vendu des outils mais une
00:21autre façon de vivre son habitat.
00:23Et on parlera aussi d'un sujet qui en dit long sur notre époque.
00:27Les français croient encore peut-être qu'ils peuvent s'enrichir n'importe comment mais peut-être pas en créant
00:32une entreprise.
00:33On est avec Rassem Flasic, cofondateur de LegalPlace.
00:36Et nous verrons pourquoi entreprendre reste pour beaucoup un rêve qui se heurte encore à nombre de préjugés mais aussi
00:43de réalité.
00:43Et puis un document que trop d'entrepreneurs néglige au démarrage de leur entreprise, justement le pacte d'actionnaires.
00:49Nous sommes également avec Benjamin Wattin, notre expert entrepreneurial.
00:52On verra pourquoi certaines aventures entrepreneuriales ne s'arrêtent pas, faute de clients mais faute d'avoir prévu, l'avenir
00:58entre associés.
01:05Thomas, aujourd'hui on va commencer par parler de bricolage mais pas n'importe lequel.
01:13C'est une enseigne que tous les français connaissent.
01:15Alors sans forcément connaître son histoire, on parle de Castorama.
01:19Comment tout a commencé ?
01:19C'est une histoire très concrète Maxime, presque artisanale.
01:23On est en 1969 dans le nord de la France, près de l'île.
01:26Un homme, Christian Dubois, ouvre un magasin de bricolage avec une idée simple mais révolutionnaire pour l'époque.
01:32Proposer tout au même endroit pour les particuliers à prix accessible.
01:36Le nom Castorama vient d'ailleurs de Castor, l'animal bâtisseur, tout un symbole.
01:40Le départ, son idée c'est de démocratiser le bricolage au maximum.
01:44Oui Maxime, et c'est exactement ça.
01:47A l'époque, bricoler soi-même n'est pas encore une évidence.
01:50Castorama va changer la donne avec des magasins en libre-service, des prix affichés clairement et surtout des conseils pour
01:56les clients.
01:57Dans les années 70-80, l'enseigne explose.
01:59Elle ouvre des dizaines de magasins et devient une référence du « fais-le-toi-même » en France.
02:04En 2002, elle passe sous le giron du groupe britannique Kim Fisher, ce qui lui donne une dimension internationale.
02:11Alors qu'est-ce qui fait son succès face à une concurrence, on le sait, qui est déjà très forte
02:14aujourd'hui ?
02:15Mais Castorama a su évoluer avec son époque.
02:17L'enseigne ne vend plus seulement des produits, elle accompagne des projets de vie, rénovation, décoration, aménagement.
02:23Elle mise aussi sur des engagements forts, produits plus durables, économie d'énergie, accompagnement des clients vers des habitats plus
02:30responsables.
02:30Et puis il y a le digital avec des services en ligne et du conseil à distance.
02:35Et aujourd'hui, quelle est l'actualité de Castorama ?
02:37Aujourd'hui, Castorama est en pleine transformation.
02:39L'enseigne accélère sur l'omni-canal, entre magasins physiques et e-commerce, tout en renforçant ses engagements environnementaux et
02:46sociaux.
02:47L'objectif est clair, devenir un acteur clé de la transition écologique dans l'habitat, moins consommé, mieux rénové.
02:53Castorama ne vend plus seulement du bricolage, elle vend une nouvelle manière d'habiter, son logement.
02:59Sud Radio, oser entreprendre, l'inviter.
03:03Thomas, nous sommes avec Rassem Flazy, le cofondateur de LegalPlace, qui est une plateforme qui démocratise l'accès à l
03:08'entreprenariat,
03:09grâce précisément à des solutions interconnectées, qu'elles soient administratives, juridiques, comptables ou financières.
03:15Bonjour Rassem Flazy.
03:16Bonjour, merci pour l'invitation.
03:18Selon un sondage publié par Ouest France sur la manière avec laquelle les Français espèrent devenir riches,
03:23seuls 10% l'envisagent en créant une entreprise, 26% en devenant influenceur, ça c'est pour Maxime,
03:2927% en attendant un héritage, 38% en jouant au loto, ça dit quoi de notre pays ?
03:36Vous ne pouvez pas s'en empêcher, ne répondez pas.
03:38On en avait déjà parlé un peu en off de ce sondage, c'est impressionnant parce que que les gens
03:43ne veuillent pas créer de société,
03:45c'est normal, ce n'est pas fait pour tout le monde, entrepreneurs c'est très spécial,
03:47mais que les gens espèrent que le loto donne plus de chances d'avoir du patrimoine,
03:52ou attend de l'héritage beaucoup plus que l'entrepreneuriat,
03:56ça dit beaucoup de choses sur la société dans laquelle on est,
03:58et je pense que la partie influence elle est intéressante aussi,
04:01ça vend beaucoup de rêves le domaine des influenceurs,
04:04et pourtant quand on regarde les chiffres, la grosse majorité d'entre eux n'en vivent pas vraiment,
04:08ça reste une passion et ils le font à côté et c'est épuisant,
04:10et on aura l'occasion d'en parler.
04:12Alors, même si on est un peu plus précis d'ailleurs sur ce sondage-là,
04:16c'est en avant-dernière place dans le classement,
04:18on crée une entreprise 10%, juste derrière c'est en devenant célèbre,
04:21et juste avant c'est en épousant une personne riche.
04:24Alors, peut-on encore créer un patrimoine par le travail,
04:27alors qu'on sait qu'à 70% c'est par l'héritage en définitive ?
04:31Alors, je pense qu'aujourd'hui, les revenus qui viennent du travail aujourd'hui,
04:36la valeur qu'on extrait du travail, elle réduit tous les ans par rapport à une inflation qui est très
04:40forte.
04:41Donc, peut-être qu'il y a 30 ans c'était possible, avec certains métiers,
04:45de créer un vrai patrimoine avec le travail,
04:47aujourd'hui ça semble très très difficile,
04:49ce qui laisse principalement la place à l'entrepreneuriat statistiquement aujourd'hui.
04:53Ce que je dis parfois, c'est que quand on parle à des concessionnaires de Porsche
04:57dans certaines villes françaises, on va se rendre compte que la plupart de leurs clients,
05:00c'est des entrepreneurs qui ont la cinquantaine,
05:03et donc en fait, on remarque qu'aujourd'hui, 70% vient de l'héritage,
05:06mais les 30% qui restent, c'est une grosse partie de l'entrepreneuriat en fait.
05:10Vous avez grandi en Algérie avant de poursuivre vos études en France,
05:13quel regard portez-vous aujourd'hui sur ce parcours qui vous a conduit de l'autre côté de la Méditerranée
05:18?
05:18Alors, je suis venu en France pour mes études d'ingénieur,
05:20c'était vraiment le point de départ,
05:21et ensuite, je suis allé à Cambridge au UK, en Angleterre, pardon, pour poursuivre mes études,
05:26et j'ai fait le choix de revenir en France pour créer ma société.
05:30Donc, c'était un choix qui n'était pas forcément évident,
05:32parce que l'infrastructure anglaise, elle est quand même très très forte dans mon secteur,
05:35qui est la tech, mais en fait, pour moi, la France avait beaucoup beaucoup d'atouts,
05:39pour moi personnellement, et donc j'ai un regard,
05:43je me sens chanceux d'avoir eu ce parcours,
05:45parce que je viens d'un milieu où j'ai dû travailler quand j'étais étudiant en école d'ingénieur
05:49en France,
05:49mes parents ne pouvaient pas me financer mes études,
05:52et j'ai pu trouver dans l'écosystème français,
05:55un écosystème qui était hyper ouvert,
05:57j'ai réussi à faire ma première entreprise, à financer mes études,
06:00et ensuite, avec ce réseau que j'ai commencé à constituer,
06:03j'ai pu créer ma start-up,
06:04et il y a une méritocratie qui reste très très forte en France,
06:07c'est-à-dire que les gens regardent vraiment votre projet,
06:10j'ai eu mon premier investissement d'un million,
06:13ma première levée de fonds, je devais avoir 27 ans à l'époque,
06:16c'était des investisseurs français qui ne venaient pas de mon réseau particulièrement,
06:19c'était ni mes oncles, ni mes cousins,
06:21même si bien sûr ça aide quand on a des cousins dans des fonds d'investissement,
06:25mais voilà mon regard, il y a une forte méritocratie,
06:29et je suis peut-être un peu une preuve de ça.
06:31Alors quand vous étiez enfant, juste une question en passant,
06:34vous rêviez d'entreprendre ou d'être ingénieur comme vous l'êtes aussi devenu ?
06:37En fait je rêvais des deux,
06:39je voulais entreprendre dans quelque chose qui soit le plus possible proche de la technologie,
06:43parce que j'étais passionné par la technologie,
06:44j'avais un ordinateur très jeune comme beaucoup de ma génération,
06:48et donc je suis tombé dans ça, je fais partie de cette génération-là.
06:51Je pense que je ne m'aurais pas pu entreprendre dans un secteur autre que la technologie.
06:56Alors vous l'avez dit tout à l'heure, vous avez fait des belles études,
06:59vous avez intégré Central Supélec, puis Cambridge.
07:03Arrêtons-nous sur l'école deux secondes quand même,
07:05parce que vous avez parlé de méritocratie.
07:07Est-ce que l'école apprend à apprendre, ou alors on apprend surtout en se trompant ?
07:12Pourquoi je vous pose la question ?
07:13Parce qu'on avait reçu il y a quelques semaines à votre place Jean-Michel Caram,
07:16qui a aussi une très belle réussite,
07:18et qui est également juré de qui veut être mon associé.
07:21Il disait, dans son parcours quotidien,
07:23il fait une erreur par jour, mais jamais la même.
07:27L'école, c'est un énorme sujet.
07:29Moi je pense que la valeur principale que j'ai tirée de l'école,
07:32ce n'est pas vraiment l'apprentissage,
07:33parce que comme vous le dites, l'apprentissage c'est vraiment par la pratique.
07:35Beaucoup de gens attendent que l'opportunité arrive,
07:38mais en fait c'est en faisant de l'action, en passant à l'acte,
07:41qu'on attire les opportunités.
07:42Ce n'est pas l'inverse, parce que les gens souvent,
07:45avant de passer à l'acte, attendent que l'opportunité se présente.
07:47Et je pense que l'action, c'est le principal vecteur d'expérience, d'apprentissage, etc.
07:52Je pense que quand on entreprend, on apprend beaucoup plus en deux ans
07:55qu'en faisant n'importe quel autre métier dans la même durée de temps.
07:58Mais l'école, ce qui est incroyable, je pense, dans les écoles,
08:01les grandes écoles en France, c'est les gens qu'on rencontre.
08:03C'est-à-dire qu'on baigne avec des gens qui sont pour beaucoup exceptionnels
08:07et ils sont inspirants et souvent ils vous enlèvent des idées limitantes, etc.
08:12Beaucoup plus que la matière et le cursus.
08:13Le cursus lui-même, on peut le trouver sur YouTube aujourd'hui,
08:15en mieux, je pense, que ce qu'on peut trouver dans les meilleures écoles.
08:18Alors nous sommes avec Rassam Fladzi, qui est le cofondateur de LegalPlace,
08:22pour ceux qui nous rejoignent en cours d'émission.
08:24Comment est née cette idée ? Pourquoi créer cette société ?
08:28C'est quoi votre constat initial ?
08:30Mon conseil initial, c'est que j'étais jeune étudiant, je lançais mon activité pour survivre
08:34et je me rends compte de cette jungle administrative dans laquelle rentre un entrepreneur.
08:38Quand on est particulier, c'est plutôt simple, les impôts sont simples,
08:41tout est simple dans la vie administrative.
08:43Et quand on rentre, et malgré ça, on a une phobie administrative,
08:46et quand on rentre dans la vie d'entrepreneur, tout ça explose.
08:48C'est fois 100 et la moindre erreur coûte très cher.
08:51Et donc il y a un stress.
08:52Et donc je me suis dit, c'est bizarre qu'il n'y ait pas encore de technologies
08:55qui permettent de résoudre ça très simplement.
08:57Donc ça c'est votre constat de démarrage, c'est effectivement une lourdeur administrative en France.
09:02Alors justement, comme c'est votre principe de base,
09:05si vous deviez supprimer demain une seule formalité administrative,
09:11vous prendriez laquelle ?
09:12C'est très difficile parce qu'elles sont, pour beaucoup d'entre elles,
09:15basées sur un vrai esprit de beaucoup d'entre elles.
09:18Et bon, c'est juste peut-être la façon dont c'est fait.
09:20Mais je donne un exemple qui alourdit beaucoup,
09:23je pense que Benjamin sera d'accord avec moi,
09:24c'est la partie RGPD.
09:27La partie RGPD, c'est ce qui permet de garantir la confidentialité
09:33des informations personnelles, privées, des consommateurs et des utilisateurs.
09:37Et donc on est obligé en Europe, donc en France,
09:39de faire énormément de process supplémentaires dans notre société
09:43qu'on ne faisait pas avant,
09:45pour garantir que ces informations sont détruites,
09:47sont bien conservées, etc.
09:50L'esprit est très bon, mais ça nous pénalise par rapport à nos concurrents chinois et américains,
09:55qui eux n'ont pas du tout cette lourdeur-là, ni cette obligation.
09:58Et donc eux, dans leur pays, évoluent sans ce coût supplémentaire
10:01qui nous est imposé en Europe.
10:04Encore une fois, je suis d'accord avec le principe,
10:06moi-même en tant que consommateur,
10:08j'aimerais bien que mes données soient le plus garanties possible,
10:10mais du coup, soit tout le monde se l'impose,
10:12soit on le fait en Europe de manière un peu plus légère.
10:14Mais quand l'Américain progresse dans son pays,
10:16devient gros champion local américain,
10:19et qu'il arrive en Europe,
10:20donc sans cette lourdeur,
10:21ensuite il arrive en Europe.
10:22Et en Europe, il ne respecte même pas cette règle-là,
10:26parce qu'il peut payer les sanctions,
10:27parce qu'il est devenu très gros.
10:29Rassim Pazzi, vous êtes très présent aussi sur Internet,
10:32donc j'ai une question malgré tout là-dessus pour vous.
10:34Les jeunes rêvent davantage d'entreprendre qu'il y a 10 ans.
10:37Est-ce une bonne nouvelle,
10:38ou parfois une illusion entretenue par les réseaux sociaux ?
10:41Est-ce que vous pouvez en observer ?
10:43Parce que, honnêtement, on va dire,
10:44les choses.
10:45On voit, pour ceux qui ouvrent les réseaux sociaux,
10:47tous les jours,
10:47des gens qui vous expliquent comment faire.
10:49Ce n'est pas pour ça qu'ils l'ont fait,
10:50mais ils vous expliquent comment faire.
10:52C'est vrai.
10:52Je fais partie de ceux qui contribuent sur YouTube
10:55à parler beaucoup d'entrepreneuriat.
10:57Ça fait partie de notre...
10:58Tu as une grosse communauté, effectivement.
10:59Oui, exactement.
11:00On a quelques centaines de milliers.
11:01Mais nous, notre...
11:02Ma perception, c'est que ce n'est pas fait pour tout le monde.
11:04Oui.
11:04Mais il y a énormément d'initiatives
11:07pour démocratiser l'accès à l'entrepreneuriat.
11:10En enlevant, par exemple,
11:11la partie administrative le plus possible,
11:12nous, on le fait.
11:13En donnant de l'inspiration via les créateurs de contenu.
11:16Moi, si je suis inspiré par un créateur de contenu,
11:18mais qui n'a jamais rien fait de sa vie,
11:20ce n'est pas si grave,
11:20parce qu'il va peut-être inspirer,
11:22et je me suis lancé grâce à lui en partie.
11:24Donc, moi, je ne suis pas...
11:25J'ai un regard plutôt bienveillant avec ça.
11:27Ultime question.
11:28Il va falloir répondre en un mot,
11:29si vous le pouvez.
11:31Si vous aviez du coup un mot à proposer
11:33ou à prononcer pour convaincre quelqu'un
11:34qui hésite à créer son entreprise,
11:36vous lui diriez quoi ?
11:37Lance-toi.
11:38Ah, vous ne dites pas oser, vous.
11:41Merci à vous.
11:42Merci beaucoup, Rassane Pladzi,
11:44d'être passé du côté d'Oser Entreprendre.
11:45Et je rappelle donc que vous êtes le cofondateur
11:47de LegalPlace.
11:49Sud Radio.
11:50Oser entreprendre.
11:51Les essentiels de l'entrepreneuriat.
11:54Thomas, nous sommes avec Benjamin Wattin,
11:55le président de So We Found,
11:57de la plateforme d'investissement
11:58dans les entreprises de croissance
11:59et consultant entrepreneurial
12:00pour oser entreprendre.
12:01Et Thomas, avec lui,
12:02vous allez évoquer le pacte d'actionnaire
12:04qui serait, selon vous,
12:05la pièce maîtresse
12:07que la plupart des entrepreneurs
12:08bâclent avec des conséquences
12:10parfois désastreuses.
12:11Oui, clairement, Maxime.
12:13Parce que ça devrait être le vrai sujet,
12:15quand même,
12:15pour les entrepreneurs
12:16au lancement de leur société.
12:18C'est souvent ignoré.
12:19Alors, Benjamin,
12:19commençons par les fondamentaux.
12:21Ce pacte, c'est obligatoire.
12:23On peut se lancer.
12:24Sa société sent.
12:25ou il faut absolument le faire ?
12:27On peut tout à fait lancer sans, Thomas.
12:30Et c'est précisément là le danger.
12:31En France,
12:32seuls les statuts sont obligatoires
12:33pour créer une entreprise.
12:35Le pacte d'actionnaire, lui,
12:37est un contrat privé et facultatif.
12:39Mais les statuts ne règlent pas
12:40les relations entre associés.
12:42Qui décide quoi ?
12:43Que se passe-t-il
12:43si quelqu'un veut partir ?
12:44A quel prix ?
12:46Donc, dès que vous avez
12:46plusieurs associés
12:47aux intérêts différents,
12:48l'absence de pacte,
12:49c'est une bombe à retardement.
12:51Alors, vous avez un exemple concret
12:52que tout le monde pourrait connaître ?
12:54Prenez Facebook.
12:55Eduardo Savarin,
12:56on l'a peut-être oublié,
12:57mais c'était le cofondateur
12:58de Marc,
12:58avec Marc Zuckerberg,
12:59qui détenait environ
13:0030% du capital
13:02au départ de Facebook.
13:03Et donc,
13:04via des émissions d'action
13:05auxquelles il n'a pas pu s'opposer,
13:07faute de protection adéquate,
13:08sa participation
13:09a été massivement diluée.
13:11Il a dû attaquer en justice
13:12et obtenir un accord confidentiel.
13:14C'est littéralement
13:15le film The Social Network.
13:17Donc, la leçon,
13:19sans les bonnes clauses,
13:20vous pouvez cofonder une entreprise
13:21et vous retrouver
13:22totalement dépossédé.
13:23Et alors,
13:23les clauses à prévoir,
13:24elles changent selon
13:25qu'on est entre fondateurs
13:27ou avec des investisseurs,
13:28du coup ?
13:29En effet,
13:29c'est très différent
13:30et c'est crucial
13:31de bien comprendre.
13:33Donc,
13:33vous avez entre fondateurs,
13:35par exemple,
13:35une des clauses clés,
13:36c'est le bad liver.
13:37Alors,
13:37c'est quoi ce terme barbare
13:38que vous nous proposez
13:39ce dimanche matin ?
13:40Voilà.
13:41Et bien, Thomas,
13:42si un associé part,
13:42par exemple,
13:43plus tôt,
13:44en mauvais terme,
13:45pour faute,
13:46pire,
13:47je vais à la concurrence,
13:48eh bien,
13:49il revend ses parts
13:50avec une décote proportionnelle
13:51au temps qu'il a passé.
13:52Ça évite quoi ?
13:53Ça évite de récompenser
13:53quelqu'un qui abandonne
13:54le navire après six mois.
13:57Côté investisseurs,
13:58eh bien là,
13:58il y a plutôt deux clauses
13:59qui s'imposent.
14:00La clause de liquidité
14:01qui, elle,
14:02elle oblige le dirigeant
14:03à trouver une porte de sortie
14:05pour ses actionnaires
14:06au bout d'un certain temps,
14:07souvent cinq à sept ans.
14:08Et puis,
14:09il y a la liquidation préférentielle
14:10qui fait qu'en cas de vente,
14:11l'investisseur récupère sa mise
14:14avant tout le monde.
14:15Et il en existe plein d'autres,
14:16mais déjà,
14:17ces deux-là,
14:17bien rédigés,
14:18peuvent tout changer.
14:19Alors,
14:19il y aurait une règle d'or
14:20à respecter pour vous ?
14:21Alors,
14:21selon moi,
14:22la règle d'or,
14:22eh bien,
14:23c'est de signer le pacte
14:24avant de prendre le dernier euro,
14:26avant le premier euro levé,
14:28et puis surtout,
14:29avant tout désaccord.
14:30Après,
14:31eh bien,
14:31c'est souvent trop tard
14:32et c'est très,
14:33très douloureux.
14:33Donc,
14:33il vaut mieux prévenir que guérir,
14:34ce sera le mot que je retiendrai.
14:36Merci à vous,
14:36Benjamin.
14:37Merci,
14:37Thomas.
14:37Et merci à vous,
14:38mon cher Thomas.
14:38On se retrouve dans une poignée de secondes
14:40pour Oser Investir.
14:41Sud Radio,
14:43Oser entreprendre,
14:44Thomas Binet.
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