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Martin Guespereau, directeur général de l'EPA Paris-Saclay, Gabriel Eleuterio, cofondateur et président d’Advanced Care Technologies, et Florian de Ponnat, fondateur de Summon, étaient les invités de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce lundi 1er juin. Ils se sont penchés sur l'événement Paris-Saclay SPRING 2026, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:00Tech & Co, la quotidienne, les invités.
00:06Et oui, parce que demain se déroule le Paris-Saclay Spring 2026.
00:11Et pour en parler, nous avons Martin Guepraud qui est avec nous.
00:14Bonsoir Martin.
00:15Bonsoir.
00:15Vous êtes le directeur général de l'EPA Paris-Saclay.
00:19Merci d'être avec nous.
00:21L'EPA Paris-Saclay, vous pouvez nous rappeler ce qu'est EPA, s'il vous plaît ?
00:25L'établissement public d'aménagement de Paris-Saclay.
00:28Très bien, c'est donc vous qui organisez cet événement
00:32qui aura lieu au Technosample de Renault Group à Guyancourt.
00:35C'est la première fois.
00:36Et c'est une première.
00:36Voilà, dans les Yvelines.
00:39Alors on va découvrir tout cela avec vous,
00:41mais vous n'êtes pas venu tout seul
00:43puisque deux startups qui figureront à cet événement Spring
00:47nous ont fait la gentillesse d'être là ce soir.
00:49Gabriel et Le Thériault est là.
00:51Bonsoir Gabriel.
00:52Enchanté.
00:53Merci d'être là.
00:54Avec plaisir.
00:55Co-fondateur et président d'Advanced Care Technologies
00:57et Florian de Pona, fondateur de Summon.
01:00Bonsoir Florian.
01:02Bonsoir François.
01:02Eh bien voilà, merci à tous les deux d'être là.
01:04On va découvrir ce que vous faites dans quelques instants.
01:07Mais peut-être rentrer un peu dans le vif du sujet.
01:10Martin, expliquez-nous ce qu'est cet événement Spring
01:12qui a lieu demain donc à Paris-Saclay.
01:15Le rendez-vous immanquable des investisseurs
01:17et qui veulent venir voir les dernières productions
01:20des laboratoires comme des startups et des grandes entreprises,
01:23c'est-à-dire Paris-Saclay.
01:25Paris-Saclay, je rappelle,
01:26c'est cette grande force d'innovation qu'on a là.
01:30Paris-Saclay, c'est le projet de rassembler toutes les grandes écoles
01:33mais aussi les centres de recherche et on l'oublie.
01:35Pour avoir positionné la France,
01:37on parle beaucoup de souveraineté,
01:39la France elle s'est positionnée au tout premier niveau européen
01:42et même au premier et parfois deuxième niveau mondial en mathématiques.
01:46On est très fort en matière fondamentale en France.
01:49C'est bon pour notre égo national
01:51de savoir qu'on est deuxième en mathématiques au classement de Shanghai,
01:55troisième en physique
01:56et évidemment les matières fondamentales
01:58aujourd'hui n'ont jamais été mises autant en avant
02:02parce que jusqu'ici on croyait que c'était
02:04quasi incompréhensible.
02:05Aujourd'hui on voit que c'est ce qui nous fait l'IA,
02:07ce qui nous fait l'ordinateur quantique,
02:09c'est-à-dire ce qui nous fait le grand combat
02:12aujourd'hui de progression technologique, la deep tech.
02:15Donc la deep tech elle n'est beaucoup à Paris-Saclay
02:17et c'est pour ça qu'on a choisi dans cet événement annuel de Spring
02:20qu'on fait pour la première fois avec Renault
02:23au technocentre de Renault.
02:25On s'est mis ensemble pour mettre en place
02:27une mise en visibilité de ces startups.
02:29C'est un événement assez amusant,
02:30il y a 1800 personnes qui sont inscrites pour demain.
02:3324 startups qui seront là.
02:34Voilà, qui vont venir découvrir 24 startups par exemple
02:38qu'on a mises en avant.
02:39Pourquoi c'est 24 ?
02:40Parce qu'il y en a évidemment 100 à 150 qui naissent par an.
02:43Pourquoi c'est 24 ?
02:44Parce qu'elles ont un fabuleux projet
02:45et elles sont en recherche d'investissement
02:47au moment où on se parle.
02:48Elles sont prêtes en fait.
02:49Elles sont prêtes pour rencontrer les investisseurs
02:51et pour faire avancer une technologie étonnante.
02:53Alors il y a durant cet événement demain,
02:56donc des chercheurs, des industriels, des investisseurs.
03:00L'idée c'est de passer de la recherche à l'industrie.
03:05Et on sait qu'autant, on est très bon en maths comme vous le disiez,
03:09mais c'est là où on n'est pas forcément les meilleurs.
03:12Le passage à l'échelle en fait.
03:14Passer à l'échelle.
03:15C'est tout l'enjeu.
03:16Alors je voudrais rappeler, bien sûr,
03:18que passer à l'échelle, on le raconte beaucoup,
03:19les startups qui passent par l'éveil de la mort,
03:21après un démarrage un peu fabuleux,
03:24d'avoir une difficulté à embrayer.
03:26On se connaît ces chiffres américains qui souvent lèvent un zéro de plus.
03:29Quand on lève 100 millions dans une startup très performante en Europe,
03:33ils lèvent plutôt un milliard aux Etats-Unis.
03:35C'est Mistral AI, qui est un pur produit de Paris-Saclay,
03:38qui a levé 1,7 milliard d'euros il n'y a pas si longtemps
03:42et qui montre qu'on peut travailler dans le domaine des licornes,
03:45aussi en France.
03:46On connaît celle-là.
03:47On connaît moins celle du quantique.
03:48Alors vous savez que l'ordinateur quantique,
03:50c'est la génération, c'est la vraie rupture derrière ça,
03:52qui nous permet d'avoir une puissance de calcul explosive
03:55par rapport à ce qu'on connaît en mode classique.
03:57Et on a déjà à Paris-Saclay des licornes.
04:00Pas grand monde le sait.
04:01Pascal, avec un cul,
04:02parce que tout ce qui est en quantique porte un cul dans son nom.
04:05Pascal, qui a été fondé en fait
04:07par notre dernier prix Nobel de recherche à l'Inspect,
04:10qui est de 2022.
04:12Pascal a levé déjà plus de 1 milliard
04:15et valorisé plus de 2 milliards aujourd'hui à l'heure où on parle.
04:18Avec un pari sur l'avenir, parce qu'on est loin encore
04:23des usages, on va dire, massifs du quantique.
04:25C'est le principe de la deep tech,
04:26c'est qu'on s'autorise à penser loin.
04:29Mais vous savez que les usages du quantique ont déjà commencé.
04:31Peu le savent.
04:32C'est pourquoi ?
04:33Parce qu'aujourd'hui, on est en train de faire des calculs hybrides
04:36avec du classique et du quantique.
04:39Et demain, on va présenter une start-up Columbus,
04:43vous m'avez suivi, avec un cul,
04:44qui est donc dans le quantique,
04:46et qui viendra justement faire une proposition
04:49de calcul hybride,
04:51je dirais un peu de nouvelle génération.
04:52C'est-à-dire qu'elle a su réduire de façon drastique
04:55le nombre d'erreurs de jeunesse
04:57qu'on pouvait avoir dans le quantique jusqu'ici,
05:00qui étaient liées à du bruit quantique,
05:02comme on dit, qui faisaient quelques erreurs de calcul
05:03et qu'il fallait répéter pour solidifier.
05:05Elle a progressé là-dessus
05:07et elle est évidemment aujourd'hui en train de s'inscrire
05:09sur une trajectoire ascensionnelle.
05:10Quatre grandes thématiques, je crois.
05:12Health tech et biotech,
05:13green tech et food,
05:14digital technology, industrie et services, c'est ça ?
05:16Et bien sûr, oui.
05:18C'est-à-dire, on voit large à Paris-Saclay,
05:20c'est vrai que tous sont en facteur commun.
05:23La matière fondamentale qui est derrière,
05:25qui est très souvent liée à l'e-quantique,
05:26qui est là,
05:27mais aujourd'hui, on a beaucoup parlé
05:28de semi-conducteurs à Versailles.
05:31C'est quand même nouveau qu'en France,
05:32on reparle, en Europe,
05:33qu'on reparle de production de semi-conducteurs.
05:36En vérité, on est toujours très bon,
05:38on est resté très bon en design de semi-conducteurs.
05:40Des grands laboratoires, comme Thalès,
05:43qui sont installés à Paris-Saclay, le fond,
05:45mais aussi des start-up,
05:46qui se sont vraiment mis sur ce sujet-là.
05:49Et il faut des grosses infrastructures de recherche
05:51pour le faire.
05:52Elles sont en mode partagé à Paris-Saclay.
05:54Le CNRS en porte, comme le C2N,
05:56et ça permet de faire émerger des nouveaux designs.
05:59Le problème, c'est qu'on ne les produisait plus en Europe.
06:02Et aujourd'hui, vous l'avez entendu,
06:03Hatchos France,
06:04un partenaire avec Foxconn pour Mule, par exemple,
06:07c'est le retour, et c'est vraiment historique,
06:09de production de semi-conducteurs en France.
06:12Voilà, donc la tech est vraiment en train de marquer
06:15des pas assez importants de sa progression.
06:17C'est intéressant.
06:18Bien sûr qu'on regarde aussi le domaine de la santé.
06:21La santé est un domaine fabuleux,
06:23qui est en train de se transformer tous les jours.
06:25Très prometteur.
06:26Et extrêmement prometteur.
06:27Notamment avec l'IA.
06:28Voilà, et on a des entreprises, je pense à Servier,
06:31on y était ce matin en pré-vente de Chous France,
06:35dans ses murs.
06:36Servier a mis toute sa recherche mondiale à Paris-Saclay.
06:39Pourquoi ?
06:39Parce qu'il veut être un temps d'avance sur la recherche
06:42par rapport à tous leurs compétiteurs
06:44qui sont dans l'oncologie du monde.
06:45C'est-à-dire, travailler avec l'IA,
06:48aller plus vite dans le travail traditionnel,
06:50avec le quantique,
06:52de faire quelque chose qu'on n'a jamais fait,
06:54c'est de modéliser des molécules complexes
06:56et de savoir comment elles fonctionnent,
06:57et comment elles vont interagir avec le corps.
06:59Voilà, donc la santé aussi est vraiment très très forte.
07:02Voilà, Spring demain.
07:04Alors, deux startups qui figureront à cette journée.
07:07On va commencer par vous, Gabriel,
07:10avec Advanced Care Technology.
07:12Vous travaillez sur ce dispositif
07:14qui permet à des personnes amputées
07:15de retrouver une forme de sensation tactile.
07:19Absolument.
07:20Évidemment, c'est plein d'espoir.
07:21Ça doit redonner aussi beaucoup de boosts
07:25à des personnes qui, justement, ont été amputées.
07:26Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que vous faites ?
07:28Oui.
07:30On développe des dispositifs, comme vous l'avez dit,
07:32qui permettent à des personnes qui ont perdu des sensations
07:34au niveau de leurs membres, plus généralement,
07:35la possibilité de les retrouver ou de compenser
07:37cette perte sensorielle.
07:39On a commencé par l'amputation,
07:41parce qu'on s'est rendu compte que c'était un problème
07:42à la fois économique, mais aussi d'usage,
07:45parce qu'on a des patients qui ont beaucoup de mal
07:46à utiliser les prothèses actuelles.
07:47Donc, c'est des prothèses qui vont bouger,
07:49qui bougent de mieux en mieux,
07:50mais qui n'ont pas de retour sensoriel.
07:53Alors que nous, dans la vie de tous les jours,
07:54le retour sensoriel, ça fait partie intégrante du mouvement.
07:57Quand on saisit quelque chose dans notre poche,
07:58on sait qu'on l'a dans la main parce qu'on l'a senti.
08:00N'ayant pas ce retour sensoriel,
08:02les patients abandonnent très fréquemment les prothèses.
08:04Et en fonction des éthiologies de prothèses,
08:07on peut avoir jusqu'à un patient sur deux
08:08qui abandonne complètement l'usage du dispositif.
08:11Et quand on sait que c'est des appareillages
08:13qui coûtent de 10, 15 000 euros
08:16à plus d'une centaine de milliers d'euros,
08:17c'est quand même dommage d'en arriver à l'abandonner
08:20à ce stade-là.
08:21Comment arrivez-vous à redonner une sensation tactile
08:23à quelqu'un qui n'a plus de main, par exemple ?
08:25Donc, en fait, ce qu'on a fait,
08:27c'est qu'on a pris le parti
08:28de ne pas développer la prothèse complète.
08:30Il y a des acteurs qui font déjà des très bonnes prothèses,
08:32très robustes, qui bougent de mieux en mieux.
08:33On a décidé de faire un gant esthétique
08:35qui vient s'enfiler sur la prothèse existante,
08:38comme les gants esthétiques actuels,
08:39qui intègrent des capteurs.
08:40Et ces capteurs communiquent
08:42avec un brassard de stimulation.
08:43Donc, en fait, sur la prothèse qu'on a ici,
08:44on a pris le parti de le faire en or,
08:46parce que c'est le souhait d'un patient.
08:47Donc, on a des capteurs qui sont intégrés
08:49dans les doigts de la prothèse.
08:50Et ces capteurs-là vont communiquer
08:51avec le brassard qui est ici.
08:53Et dans ce brassard,
08:54c'est de la stimulation haptique.
08:56Donc, il n'y a aucune énergie invasive
08:58qui est transmise au corps.
08:59C'est de la vibration,
09:00comme votre téléphone,
09:01quand il vibre dans votre poche,
09:02quand vous avez un message.
09:03Et en fonction de la position
09:06à laquelle le vibreur s'active
09:08et l'intensité de cette vibration,
09:10on a un retour d'information
09:11de est-ce qu'on est plutôt en contact
09:12sur l'index, le pouce, le majeur,
09:13à quel point on est en train de serrer ou pas.
09:15Et tout ça sans avoir à regarder la prothèse.
09:16C'est impossible actuellement.
09:18Alors, deux questions.
09:18Est-ce que le fait d'avoir ce brassard
09:20au niveau du bras,
09:22on arrive à interpréter, justement,
09:24ces informations haptiques
09:25et à les associer à un doigt spécifique ?
09:29Et deuxièmement,
09:30quelle est la précision, en fait, du tactile ?
09:33Est-ce qu'on peut ressentir des matières,
09:38des choses comme ça ?
09:40C'est un apprentissage.
09:42Donc, sur le premier temps,
09:43on avait effectivement un peu peur
09:44pendant les premiers tests de patients
09:45que l'apprentissage soit trop long,
09:47trop complexe.
09:48Parce qu'il faut que le cerveau
09:49arrive à associer, en fait,
09:51on va dire, des stimuli au niveau du bras
09:55et qu'il arrive à les associer
09:56à un membre qui n'est plus là.
09:58C'est vrai.
09:59Et on avait vraiment peur de ça.
10:00Et en fait, sur les premiers tests de patients,
10:04on avait besoin de 15 en 30 minutes
10:05pour que le patient comprenne
10:06quelle était la position du point de contact
10:08sur la prothèse.
10:09Et il avait à peu près trois niveaux de force
10:11de discrimination pour savoir
10:12s'il saisissait quelque chose de dur,
10:13de mot, etc.
10:14Là où on peut aller plus loin,
10:16c'est qu'en développant le dispositif,
10:17en fait, on peut tester le retour haptique
10:19nous-mêmes.
10:20Donc, tout au long du développement,
10:21je le teste, je le mets sur mon bras,
10:23je saisis différents objets avec la prothèse
10:25et j'essaie de comprendre ce qui se passe.
10:27Et en fait, maintenant, j'arrive à déterminer
10:29s'il y a des différences de texture,
10:32de rigidité sur un objet.
10:33Donc, si je suis en train de saisir un verre en verre
10:35ou une balle en caoutchouc un peu molle,
10:37ça, j'arrive à faire la différence maintenant.
10:39D'accord.
10:39Mais c'est plus un sujet de...
10:42tant d'apprentissage que de limites techniques.
10:44En fait, on est capable de donner
10:46beaucoup d'informations.
10:47Oui.
10:48Il faut que ce soit le cerveau qui comprenne tout ça
10:50et qui arrive à réinterpréter toutes ces données, c'est ça ?
10:52Et le tout dans un contexte de rééducation
10:54qui est aussi contraignant.
10:55Les périodes de rééducation,
10:56elles peuvent durer plusieurs mois
10:57avec ces taux d'abandon qui interviennent
10:58à la fin de cette rééducation.
11:00Donc, on n'a pas envie de ramener
11:01trop de charges non plus à l'utilisateur.
11:03Donc, il faut amener les choses, je pense, progressivement
11:05pour que ce soit accepté correctement.
11:07Alors, vous pensez à quel membre ?
11:09Alors, on voit des mains là, forcément,
11:11mais est-ce qu'on peut imaginer des jambes aussi ?
11:12Ça a du sens sur d'autres, on va dire, parties du corps ?
11:17Oui, absolument, mais pas tout à fait sur les mêmes enjeux.
11:20On s'est intéressé, évidemment, très rapidement
11:22à l'amputation du membre inférieur aussi.
11:23Mais en fait, les amputés du membre inférieur
11:25n'ont pas tout à fait le même intérêt pour le dispositif
11:28parce qu'ils ont déjà un retour de force
11:30de leurs pieds qui appuient au sol
11:31dans l'emboîture de la prothèse.
11:33Là, par contre, on a un très gros potentiel de développement.
11:37C'est sur le diabète.
11:38Parce que le diabète, ça entraîne aussi
11:39une perte de sensibilité, mais plutôt au niveau du pied.
11:41Et ça rend le suivi du pied diabétique vraiment compliqué.
11:44Il y a beaucoup de patients,
11:4650% des patients qui ont des pertes de sensibilité
11:48au niveau du pied.
11:49Et sur ces 50%, on en a 25 qui vont développer des ulcères,
11:53donc des malperforants plantaires.
11:54Et sur ces 25%, il y en a 80
11:56qui vont subir une amputation de membre inférieur.
11:59Donc, globalement, à l'échelle mondiale,
12:01ça fait à peu près la population française
12:03qui est amputée chaque année
12:04à cause de complications du diabète.
12:07Très bien.
12:07Ben voilà, écoutez, c'est très intéressant.
12:09Ça s'appelle Advanced Care Technology.
12:11Merci beaucoup, Gabriel et Le Thériault.
12:14Et vous restez avec nous,
12:15puisqu'on va découvrir maintenant
12:16un autre participant de ce Paris Sacré Spring.
12:19Il s'agit de Summon avec Florian Deponareau.
12:23Bonsoir, Florian.
12:24Bonsoir.
12:25Avec vous, on parle de robotique humanoïde.
12:28C'est ça.
12:28Alors, expliquez-nous ce que vous faites.
12:32Alors, j'ai passé les 10 dernières années aux Etats-Unis.
12:34Pour le contexte, mon métier, c'était d'intégrer
12:36les technologies émergentes dans de grandes entreprises.
12:38Et c'est là que j'ai découvert, dans la Silicon Valley,
12:41les robots humanoïdes.
12:42Et quand j'ai découvert le concept et son progrès incroyable,
12:44je me suis dit, je rentre en France et je lance Summon.
12:46Donc, chez Summon, on développe des robots humanoïdes
12:49destinés à devenir des assistants personnels
12:51sur les métiers pénibles.
12:52et l'objectif, c'est de faire en sorte
12:55qu'on réduise la pénibilité sur ces métiers-là
12:57et les pénuries de recrutement.
13:00Aujourd'hui, on est en partenariat,
13:01on est en pilote avec trois entreprises françaises.
13:04Et donc, on profite de Spring
13:05pour commercialiser nos solutions.
13:08Alors, expliquez-nous, donnez-nous un exemple concret
13:11de ce à quoi vous servez, justement.
13:14Parce que vous dites que vous enlevez la pénibilité,
13:16c'est-à-dire que le robot va soulever des charges lourdes
13:19à la place d'un humain.
13:21Comment ça marche ?
13:24Ou la répétitivité, peut-être, des gestes ?
13:27Oui.
13:27Alors, la polyvalence du robot humanoïde,
13:30c'est vraiment ça qui est intéressant.
13:32Donc, potentiellement, on peut accompagner nos clients
13:34sur de nombreux quels usages.
13:35Quand on est rentré,
13:36quand on a fait notre étude de marché,
13:38on a, du coup, étudié la restauration,
13:40la logistique, le manufacturing,
13:42le facility management, la propreté.
13:44Et en fait, on a eu une forte demande sur la propreté.
13:47Et aujourd'hui, en fait, la façon dont on travaille,
13:49c'est qu'on vient avec les équipes sur le terrain.
13:50On leur demande, aujourd'hui, sur les tâches que vous faites,
13:52qu'est-ce qui est le plus pénible ?
13:53Et souvent, la réponse, c'est que ce sont des tâches
13:55qui sont répétitives.
13:56Donc, par exemple, dans les bureaux,
13:57nettoyage de bureaux, nettoyage du cafétéria,
13:59nettoyage du sanitaire.
14:02Et inévitablement, ce qu'ils fassent,
14:03c'est que quand les clients de nos clients voient les robots,
14:06ils nous disent,
14:07est-ce que vous pourriez nous accompagner
14:08sur la logistique, sur le manufacturing ?
14:10Il y a beaucoup de cas d'usage tangent.
14:13Alors, on voit, si vous êtes avec nous à la télé,
14:14des images, j'imagine, de votre robot
14:16qui nettoie les sanitaires et des choses comme ça.
14:20C'est quand même assez impressionnant.
14:22On voit que figure.ai est sur ce domaine-là, typiquement.
14:25Alors, eux, ils imaginent peut-être le robot à tout faire,
14:27qui pourrait être notre assistant majordome,
14:30ça fait rêver.
14:31Vous en êtes où aujourd'hui ?
14:33Comment apprend ce robot ?
14:35Est-ce que c'est compliqué de lui faire apprendre des gestes ?
14:37Est-ce qu'il est autonome ?
14:38Ou est-ce qu'il est piloté par un humain ?
14:41Parce qu'il y a toujours cette interrogation.
14:44Est-ce qu'il est véritablement autonome ?
14:46Je le mets dans une salle de bain.
14:47Il va comprendre ce qui se passe tout de suite ou pas ?
14:49Alors, la robotique, ce qu'on appelle physico-layer,
14:53donc la robotique qui est animée par l'intelligence artificielle,
14:56c'est un sujet qui débute, on va dire, depuis quelques années.
15:00Et en fait, chaque entreprise, aujourd'hui,
15:01on a parlé de figure tout de suite,
15:03mais à peu près chaque entreprise utilise, on va dire,
15:06une combinaison de comportement autonome et de supervision à distance.
15:09Nous, la façon dont on travaille, c'est qu'on arrive du coup chez le terrain.
15:12Et je pense que sur le terrain, et notre élément de différence,
15:14c'est en travaillant directement avec les entreprises françaises,
15:16c'est de comprendre quels sont leurs standards de qualité
15:18et reproduire directement dans la phase d'apprentissage
15:21la façon dont eux réalisent les métiers.
15:23Donc, c'est vraiment notre élément de différence,
15:24c'est qu'on réalise d'après leurs standards de qualité.
15:27Prenons un exemple, je ne sais pas moi,
15:28voilà, des sanitaires.
15:31Comment ça se passe en fait ?
15:32Un humain va faire le geste,
15:34le robot va observer, le refaire.
15:37Comment ça fonctionne en fait ?
15:38Ou alors, il faut que vous soyez là.
15:40Comment ça marche ?
15:41Alors, la façon dont ça fonctionne,
15:43c'est que quelqu'un, en fait,
15:43un utilisateur est formé par un de nos clients
15:45pour expliquer la façon dont on travaille.
15:47Ensuite, cet utilisateur met une caméra,
15:49du coup, vous avez déjà vu des vidéos comme ça,
15:51et des gants tactiles.
15:52Nous, ce qu'on veut, c'est faire en sorte
15:54que la donnée qui est collectée soit collectée en France.
15:56Et le fait est qu'en ayant de la donnée de bonne qualité,
15:59puisqu'elle est directement en ligne avec les attentes du client,
16:02on a de meilleurs résultats d'automatisation que la concurrence.
16:04Donc, c'est-à-dire qu'un humain va être équipé de sensors,
16:08il va faire son geste du quotidien,
16:11vous allez l'enregistrer,
16:12et après, vous mettez le robot au même endroit,
16:15et il va reproduire en fait tous ces gestes-là.
16:18C'est ça, à partir du moment où on a une diversité suffisante
16:21dans les données qui sont collectées,
16:23le gros robot est capable de reproduire ces tâches,
16:25effectivement, dans les environnements divers.
16:28Est-ce que ça marche ?
16:30En fait, c'est des questions de pourcentage,
16:32c'est-à-dire qu'on est encore...
16:34Les deux chiffres à retenir,
16:35qui sont au niveau de l'industrie en général,
16:37c'est... Il y a deux dates.
16:38La première, c'est dans les 12 à 24 prochains mois,
16:41on va se retrouver avec des robots spécialisés
16:43qui sont extrêmement fiables,
16:44c'est-à-dire qu'ils vont pouvoir faire ces tâches
16:46de façon extrêmement fiable.
16:47Cinq à sept ans, on aura du coup des robots généralisés,
16:50c'est-à-dire qu'ils n'auront jamais vu une tâche avant,
16:52et ils sauront le faire.
16:53Voilà un petit peu les deux dates à tenir en tête.
16:54Tout ça, c'est lié à Génératif,
16:55qui accélère en fait leur intelligence, c'est ça ?
16:59Parce que l'électromécanique est prête, en fait.
17:01Les robots arrivent à manipuler des choses, etc.,
17:03à se déplacer sans aucun problème.
17:05Exactement.
17:06Donc, c'est vraiment les deux dates à retenir.
17:08Et nous, en fait, en France,
17:09on se concentre sur développer une expérience chez nos clients,
17:12qui est créatrice de valeurs économiques et sociales,
17:15c'est-à-dire que tout le monde s'y retrouve,
17:17les employés, les clients, les clients de clients.
17:19Donc, c'est là où on passe du temps,
17:20pendant cette phase où la technologie est en train de maturer.
17:22Et donc, dans cinq à sept ans,
17:23on aura un robot majeur d'homme à la maison,
17:24c'est ça, vous pensez ?
17:26C'est très probable.
17:26C'est probable.
17:27OK, merci beaucoup.
17:29Ça s'appelle Summon Florian de Pona.
17:32Voilà, joli programme.
17:33Rendez-vous donc demain.
17:35C'est ça.
17:35Pour cette grande journée Spring,
17:38qui est ouverte à qui, en fait ?
17:39Qui peut venir à cet événement ?
17:41L'événement est gratuit, sur simple inscription.
17:43Tout le monde a pu se présenter.
17:44Il est évidemment destiné aux professionnels,
17:46essentiellement.
17:47On a des investisseurs,
17:48on a des grandes entreprises,
17:49tous ceux qui ont un intérêt à venir découvrir
17:52toute cette recherche,
17:53tout ce qu'elle a pu produire,
17:54comme innovation à Paris-Saclay.
17:56On parle beaucoup de souveraineté
17:57ces derniers temps.
17:59On a aussi toute une dimension sur la défense.
18:02Parce qu'on se développe aussi dans les Yvelines,
18:04à Satori et à Saint-Quentin-Yvelines.
18:06On a vraiment une importance
18:09très singulière dans ces secteurs-là.
18:11On sait que c'est les drones
18:12qui sont en train de complètement transformer
18:14le champ de bataille.
18:16Il y aura quelques exemples,
18:17effectivement,
18:17qui sont aussi là
18:18avant d'aller dans les grands salons spécialisés.
18:20Merci beaucoup,
18:21Martin Descroz.
18:22Vous êtes directeur général,
18:23donc, je le disais,
18:24de l'EPAS à Paris-Saclay.
18:25Et tout cela se déroulera demain
18:27au Technocentre Renault de Guyancourt.
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