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Les Vraies Voix avec Luc Gras, Philippe Bilger et Bruno Pomart

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-06-01##

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Transcription
00:00C'est fini ! C'est fini ! Le Paris Saint-Germain est double champion d'Europe !
00:07Des nuages de fumée, celle du gaz lacrymogène et celle des nombreux incendies.
00:12Des vélos et des poubelles en feu.
00:16Sur les Champs-Elysées, les pompiers multiplient les interventions.
00:23Ici une camionnette, là un kiosque.
00:27Et je ne veux pas qu'on s'habitue à ça, et personne n'a envie qu'on s'habitue
00:30à ça.
00:31Partout en France, des interpellations.
00:35480 à Paris, 780 au total.
00:39Contre 563 il y a un an après la première victoire du PSG.
00:42Moi mon travail c'est de mettre un terme à ces exactions.
00:46C'est ce qui a été fait par les forces du sécurité intérieure.
00:48Et s'il y a autant d'interpellations, c'est que ce travail a été évidemment bien fait.
00:51C'est pas le foot ça, c'est pas le sport, c'est pas ce qu'on aime.
00:54Merci à nos policiers et à nos gendarmes.
00:56On sera intraitables avec ceux qui ont été attrapés.
00:59On ne veut plus voir ça.
01:00Fini.
01:01On en a ras-le-bol.
01:02Terminé.
01:06On en a ras-le-bol, c'est ce qu'a dit le Président de la République.
01:11Jean-Paul qui est avec nous de Toulouse.
01:14Jean-Paul j'imagine que même si c'est un peu en langage un peu châtié,
01:18c'est un peu ce que tout le monde pense.
01:21C'est ce que tout le monde pense, mais bon, après les animations de Macron,
01:25ça fait rire tout le monde.
01:26C'est toujours de la comédie, c'est toujours du cinéma.
01:30Chaque année ou tous les deux ans, les choses se répètent.
01:33Attention, Jean-Paul, vous avez un problème avec votre téléphone.
01:38Ah oui, et comme ça, est-ce que c'est mieux ?
01:40Voilà, c'est très bien.
01:41Vous avez levé un bras, mettez une bouche.
01:44D'accord.
01:47Oui, tout à fait.
01:49Ce que je disais, c'est que les indemnisations de Macron,
01:53même si elles sont partagées par l'ensemble des Français,
01:57plus personne n'y croit.
01:58C'est de la comédie, c'est toujours de la comédie,
02:00parce que depuis qu'il est au pouvoir,
02:03ça fait dix ans qu'il est au pouvoir,
02:05il a exercé aussi cinq ans, pratiquement cinq ans sous Hollande,
02:09et déjà les violences dans les manifestations commençaient sous Hollande,
02:14et toujours ces violences ont été tolérées,
02:17on a laissé faire, là on arrête, oui on arrête,
02:20mais on va les relâcher dans combien ?
02:22On va les relâcher dans deux jours, une semaine,
02:24avec des peines symboliques,
02:25et des peines symboliques qui ne seront pas effectuées,
02:27qui ne seront pas effectuées parce qu'il y a eu de place en prison,
02:31il y a deux fois plus de prisonniers que de places dans les prisons,
02:35et grosso modo.
02:36Donc après leur faire faire des travaux d'intérêt généraux,
02:40est-ce qu'ils vont rembourser ?
02:42Ben non, ils ne rembourseront pas,
02:43celui qui paye toujours c'est le contribuable.
02:46L'argent, les impôts du contribuable vont rembourser.
02:49Et alors moi je plaigne les gens qui ont eu leur véhicule brûlé,
02:53parce que si leurs véhicules sont dans la rue,
02:56c'est que généralement ils n'ont pas de garage,
02:57et s'ils n'ont pas de garage,
02:58c'est qu'ils n'ont pas les moyens de louer ou de se payer un garage.
03:02Et ces gens-là, donc on voit leur véhicule,
03:05leur moyen de transport pour aller travailler,
03:08qui est détruit, qui est démoli.
03:10Et ça, ça c'est une honte.
03:12Et les assurances vont leur rembourser quoi ?
03:14Les assurances vont leur rembourser 1 500, 2 000 euros,
03:16c'est tout ce qu'il va y avoir.
03:18À la valeur de leur voiture, ça c'est sûr.
03:20À la valeur de la voiture, mais c'est honteux.
03:23Alors que ces gens-là ont besoin,
03:26c'est un outil, c'est un outil pour vivre,
03:28pour se déplacer, pour travailler.
03:30Jean-Paul, on va faire réagir,
03:32je me retourne vers la justice.
03:34Philippe Bilger, quand Emmanuel Macron dit
03:36« On sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés ».
03:40Ça n'est pas du ressort du président,
03:42c'est du ressort de la justice.
03:43Oui, mais en même temps, le président pourrait récapituler
03:48le nombre de phrases relevant d'injonctions
03:52qui sont restées à peu près sans effet
03:54durant plusieurs années.
03:56Je ne m'en moque pas.
03:58Pour moi, il est sincère, il ne fait pas de théâtre,
04:01mais parfois il n'a que le verbe, un présidentiel.
04:04Deuxième élément, pour répondre à la question de Sud Radio,
04:08il y a 800 personnes interpellées dans le lot.
04:12Il y aura évidemment des relax,
04:14il y aura du sursis,
04:16et j'espère pour tous ceux
04:18qui auront été démontrés coupables,
04:21il y aura de la prison ferme.
04:23Je n'en suis pas sûr, mais je l'espère.
04:26Et troisième élément, et je finis, ma chère Cécile,
04:29c'est le fait qu'on a été confrontés
04:32à deux mouvements contradictoires.
04:34D'abord, il faut reconnaître
04:37l'efficacité de l'autorité policière,
04:41et j'espère judiciaire demain.
04:43Et en même temps, évidemment,
04:45on continue le scandale dans la région parisienne
04:49de ces voyous qui viennent gangrener
04:52l'attitude des vrais supporters.
04:54Dominique Duroussillon est avec nous,
04:56on le prend dans quelques instants.
04:58Luc Gras ?
04:59Je crois que Macron, ce n'est pas son sujet,
05:01la sécurité, sinon ça se saurait depuis dix ans.
05:04C'est pas son sujet, non, mais bon, ça reste à la marche.
05:08Sur la question de droit, le président de la République
05:10ne peut pas, évidemment, directement appliquer la règle de droit.
05:14Par contre, il peut quand même donner,
05:15il peut échanger avec le garde des Sceaux,
05:17qui lui-même peut donner des instructions.
05:19Et donc, il a un pouvoir d'influence,
05:22je parle sous le contrôle de l'honorable Philippe,
05:24qui est améliore.
05:25Visiblement, non, parce que ce n'est pas la première fois qu'il le dit,
05:27il ne s'est rien passé de plus.
05:28Il aurait la capacité.
05:30Après, en a-t-il la volonté ?
05:32Il a la volonté verbale,
05:34mais la volonté concrète, j'en doute plus.
05:36Et enfin, il faut quand même, encore une fois,
05:38saluer la police,
05:40parce qu'avec les bandes de types qu'il y a,
05:44qui sont par dizaines, on les compte par dizaines,
05:47et les jeunes policiers qui sont en face,
05:49jeunes pères de famille,
05:50qui sont confrontés à cela,
05:52il y a eu quasiment...
05:54Oh, il n'y a pas eu de bavure, il n'y a rien eu.
05:56Donc, il faut quand même dire que, dans notre pays,
05:58non seulement la France ne tue pas,
06:00mais elle fait respecter, au mieux,
06:02compte tenu des ordres qu'il y a en face,
06:04l'esprit de la République.
06:07Si vous permettez, Dominique est avec nous,
06:09ça va vous interpeller Dominique,
06:11qui nous appelle du Roussillon.
06:12Bonsoir Dominique.
06:13Oui, bonsoir à toute l'équipe,
06:15bonsoir aux auditeurs.
06:16Vous vouliez évoquer un sujet à la marge
06:19de ce qui s'est passé avec le PSG,
06:22qui, visiblement, vous a choqué.
06:25Ah, mais moi, c'est un sujet, pour moi,
06:27qui n'est pas à la marge,
06:27qui est un sujet essentiel,
06:29parce qu'il risque d'avoir des conséquences...
06:30Quand je dis à la marge, c'est-à-dire qu'il y a eu l'événement,
06:33et à côté, il s'est passé d'autres choses.
06:34C'est ça que je veux dire, la marge.
06:36Oui, pendant l'événement, en fait.
06:37Oui, je voulais parler du député Carlolive.
06:39Donc, le député Carlolive, je vous le rappelle,
06:41c'est quelqu'un qui est donc à l'Assemblée nationale.
06:44Un député ?
06:45C'est un député, pour définir les lois
06:47et les faire appliquer si possible.
06:49Donc, ce bon député Carlolive,
06:52qui était un bon client des plateaux de télé,
06:55devait devenir un bon client des prétoires,
06:57parce que, je le rappelle,
06:58il a sauté à pieds joints sur une voiture
07:00qu'il a piétinée,
07:02la soi-disant voiture d'un de ses amis.
07:04Bon, moi, j'ai un ami comme ça,
07:06je pense que je vais lui faire une ablation démolaire.
07:10Vous êtes dentiste.
07:13Non, mais il faut venir.
07:15Comment c'est pour protéger la carrosserie ?
07:17Non, mais sérieusement,
07:19quand on voit ce député qui se jette
07:20sur une voiture, qui la piétine,
07:22et qui dit derrière, pour sa défense,
07:25sous le coup de l'excitation,
07:27j'ai agi par impulsivité,
07:28je suis désolé,
07:29mais imaginez demain un avocat dans un prétoire
07:33qui présente la vidéo de Carlolive
07:35en disant,
07:35qu'est-ce que vous allez embêter mon client,
07:38qui lui aussi agit sous le coup de l'impulsivité,
07:41et vous allez le condamner, lui,
07:43et pas Carlolive.
07:44Mais non, mais vous plaisantez.
07:45Donc, voilà l'exemple qui a été donné aujourd'hui.
07:48Voilà la catastrophe dans laquelle on est.
07:51C'est un maestro de bêtises.
07:53Et je pense aujourd'hui qu'il faudrait qu'on revienne
07:55à une justice comme la reine,
07:57comme la justice de Berne.
07:58J'espère que M. Bilger continuera encore
08:01à nous régaler de ses diatrices,
08:04parce que, franchement,
08:06j'en peux plus de voir ça,
08:07de voir non seulement les racailles,
08:09mais de voir des gens
08:10qui sont censés représenter le peuple
08:12et faire la loi,
08:13se comporter comme des racailles,
08:15et avoir des défenses aussi piteuses
08:17ou miteuses que ce M. Carlolive,
08:19qui aujourd'hui n'a d'autre choix
08:21que de démissionner.
08:23M. Pommard, par exemple,
08:25M. David ?
08:26J'entends la colère de ce monsieur.
08:28Moi, je connais très bien Carlolive,
08:30c'est un ami de longue date.
08:32C'est pas le mien.
08:33Pardon ?
08:34Ça n'est pas le mien.
08:35Bon, écoutez, chacun a ses amis.
08:37Bien sûr.
08:38Ça a été un très bon maire de Poissy,
08:40il a fait beaucoup de choses.
08:40Moi, je travaillais beaucoup avec lui
08:41sur la jeunesse dans les quartiers,
08:42etc., sur Poissy.
08:44Effectivement, il a déconné,
08:45je l'ai eu, moi,
08:47en direct,
08:47il a déconné totalement,
08:48parce qu'on sait que Carlolive
08:49est un super passionné de foot.
08:51Bon, il en est devenu fou,
08:53visiblement,
08:53puisqu'on le voit monter
08:54sur une bagnole.
08:55Est-ce que c'est la voiture
08:56d'un ami ou pas ?
08:56Parce que, visiblement,
08:58le mec était à côté de lui,
08:59il faisait un peu l'amour
09:00quand il a fait l'interview.
09:02Mais c'est vrai que c'est une connerie,
09:03ça donne le mauvais exemple
09:05aux jeunes que moi,
09:06sur lesquels je travaille,
09:07évidemment,
09:08en leur donnant des brides
09:09de citoyenneté,
09:10de respect de la République,
09:11etc.
09:12C'est vrai que ça la fout mal.
09:13Et le respect des biens
09:14et des personnes.
09:15Ou alors, je tiens à dire
09:16que Carlolive,
09:17il a un peu pété un plomb,
09:18mais j'ai vu beaucoup de choses
09:19beaucoup plus graves
09:20par d'autres députés,
09:21soit dit, en passant.
09:22Et je ne pense pas
09:23qu'un avocat aura
09:24l'outrecuidance de dire
09:25« Voyez comment se comporte
09:26un député.
09:27Donc, mon client,
09:28cher Rubin,
09:29qui a brûlé une voiture
09:30et pillé un magasin,
09:31il ne faut rien lui mettre. »
09:33Je pense que là,
09:34enfin, moi,
09:34je ne suis pas magistrat,
09:35mais un avocat me dirait ça,
09:37je pense que j'aurai
09:38la main plus lourde
09:39pour son client.
09:39Je me tourne donc
09:41vers un magistrat.
09:43Non, mais c'est vrai.
09:45Ce que pointe très,
09:47justement...
09:47Dominique.
09:48Dominique,
09:49c'est le fait
09:49que la notion
09:51d'exemplarité
09:52a disparu,
09:53même pour des actes
09:55dont il ne faut
09:56tout de même pas,
09:57compte tenu de l'ambiance,
09:59surestimer la gravité.
10:00C'est là où je me distingue
10:02un tout petit peu
10:03de Dominique.
10:03Mais pour le reste,
10:05il a totalement raison
10:06quand il pointe
10:07le fait que
10:08l'absence d'exemplarité
10:10de nos élites
10:11réelles ou prétendues
10:13est une incitation
10:15à la malfaisance.
10:16Jean-Paul,
10:16vous réagissez
10:17comme vous voulez.
10:18Moi, je voudrais ajouter
10:19parce que je trouve
10:20le débat très intéressant.
10:22C'est-à-dire,
10:22est-ce qu'on est en droit
10:24d'attendre
10:24qu'un élu
10:25soit exemplaire
10:26à la question ?
10:27La réponse est oui.
10:28Or,
10:29j'ai assisté, moi,
10:30en 2017
10:31à l'élection
10:32de la vague
10:33des députés Macron.
10:34Je suis au-delà
10:34de Carl Olive
10:35ou d'autres députés.
10:36Il y a un problème
10:37dans ce pays,
10:38c'est que la seule
10:39activité sérieuse
10:41normalement
10:41qui est celle
10:42d'élu
10:43de représentant
10:44de la nation
10:44n'est conditionnée
10:46par aucune formation,
10:47aucun accompagnement.
10:48Alors, moi,
10:49je milite depuis des années
10:50pour dire que
10:50quand vous êtes médecin,
10:52vous avez 10 ans d'études,
10:53quand vous êtes avocat,
10:54vous êtes procureur,
10:55vous avez 10 ans d'études,
10:56quand vous avez plein de métiers,
10:57vous vous formez.
10:58la seule activité
11:01essentielle
11:02dans la République
11:02qui est celle
11:03de représentant
11:04de la nation,
11:05les gens ne sont pas formés.
11:06Or, ils devraient être formés
11:07sur 4 points,
11:07la culture générale,
11:09l'animation d'équipe,
11:10l'humanité
11:11et évidemment
11:12l'exemplarité.
11:13Et vous allez dans mon sens
11:14parce que moi,
11:15c'est ce que je dis
11:15depuis des années
11:16parce que quand ils arrivent
11:17à l'Assemblée nationale,
11:18ils débarquent,
11:19ils ne savent rien du tout.
11:22Le désert refleurira.
11:24Vous m'amusez
11:26avec l'humanité,
11:27vous croyez
11:27que ça s'apprend,
11:28il faut être sérieux.
11:30Non, mais au moins des bases.
11:31C'est la formation humaine.
11:32La formation humaine.
11:33Moi, je vais dans le sens
11:34de l'huile, effectivement.
11:34Déjà, comment ça fonctionne ?
11:35J'ai été petit maire du rural
11:37pendant deux mandats
11:38dans le sud
11:39et vous avez raison de dire
11:41et je rajouterais même
11:42qu'on devrait pouvoir postuler
11:45ou partir
11:46dans les législatives
11:47à partir du moment
11:47où on a
11:48une expérience politique
11:49conseil municipal.
11:51Là, on va faire
11:51des députés militants
11:52depuis 2017.
11:54Jean-Paul,
11:54le mot est la fin.
11:55Une partie.
11:55Vous avez 30 secondes.
11:58Je pense aussi
11:59que les élus
12:00devraient être exemplaires,
12:02avoir un quasi judiciaire vierge
12:04et avoir une expérience
12:06de terrain,
12:07c'est-à-dire
12:08une expérience
12:09donc au niveau local
12:10et ça impose
12:12un âge minimum
12:13pour devenir
12:14effectivement
12:15pour devenir élu.
12:17Ce qui n'est pas le cas
12:18actuellement,
12:18on a des élus
12:19qui ne connaissent rien
12:20au monde du travail
12:22et rien
12:23au...
12:23enfin, rien
12:24à la vie tout court
12:25en fait.
12:25et ça, c'est très grave.
12:27On a perdu la main
12:27avec le cumul des mandats.
12:29Moi, j'étais contre
12:29le cumul des mandats
12:30et en fait,
12:31on aurait dû garder ça.
12:31C'est un autre débat
12:32et on pourrait l'ouvrir.
12:33On pourrait l'ouvrir.
12:33Jean-Paul, merci.
12:34Dominique, merci.
12:35Dans un instant,
12:36seul qu'on se retousse.
12:37Luc Gras,
12:38il n'y a aucun candidat
12:39d'inspiration gauliste
12:40pour l'instant en 2027.
12:41Bruno Pommard,
12:42le dispositif de sécurité
12:43mis en place
12:43pour la finale,
12:44Arsenal a bien fonctionné.
12:46A tout de suite.
12:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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