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Les Vraies Voix avec Françoise Degois, Domenico Cotrone, Luc Gras
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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-05-05##
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00:00Bienvenue avec cette question du soir, puisque Sébastien Lecornu a dit du rapport sur l'audiovisuel public
00:06qu'il était une occasion manquée. Est-ce que l'audiovisuel public est devenu un enjeu trop politique selon vous
00:14?
00:14Vous dites oui à 87%. Soyez les bienvenus, le grand débat du jour.
00:19Quand on voit le traitement médiatique qui est quand même largement défavorable depuis le premier jour de cette commission d
00:24'enquête,
00:24j'avais pas grand chose à attendre et à espérer aussi de mon traitement médiatique.
00:28Et Sébastien Lecornu ouvre le bal et accuse Charles Aloncle de chercher la polémique plutôt que d'effectuer un travail
00:35de fond.
00:35De trop nombreux incidents ont émaillé nos travaux. Invective, insinuation, accusation sans preuve, menace, règlement de compte.
00:44La soirée des Molières hier soir, cette espèce d'entre-soi de gens qui vivent de subventions et qui sont
00:51en train de cracher dans la soupe en permanence
00:53en expliquant qu'ils sont les meilleurs et qu'ils ont forcément raison et que les autres ont tort.
00:57Ça peut pas être ça le service public. Parce que le service public, ça doit rassembler tout le monde,
01:03quelle que soit sa famille politique et quelles que soient ses opinions politiques.
01:09Les vraies voix Sud Radio
01:12Et je rappelle que Valérie Expert, demain, entre 10h et 11h, recevra le président de la commission.
01:16Jérémy Patrier, l'estude d'Horizon qui sera en direct, bien entendu, sur Sud Radio.
01:23Frédéric est avec nous, 0800 26 300 300. Bonsoir Frédéric, bienvenue.
01:27Oui, bonsoir.
01:28Je vous rappelle la question, cet audiovisuel public est-il un enjeu trop politique, selon vous ?
01:37Oui, c'est un enjeu trop politique, mais je dirais même que ça a toujours été.
01:40C'est un enjeu politique dans tous les membres. C'est clairement un enjeu politique, ça l'a toujours été.
01:45C'est un outil important pour la communication auprès du peuple, auprès de la France, auprès des citoyens.
01:52Et il ne faut pas s'en couper, mais il ne faut pas non plus que ça devienne une usine
01:57à gaz où ça prenne trop d'ampleur.
02:00Il faut ajuster qu'il est.
02:01Et je pense qu'en ce moment, ce qui passe, c'est un peu surmédiatisé, surpolitisé.
02:07On en fait des tonnes et des tonnes sur un rapport qui n'est là que pour, au moins, essayer
02:13de faire éclaircir un peu ce que j'appellerais moi un no man's land.
02:16C'est-à-dire que c'est une grosse société, l'audiovisuel français, personne n'y comprend rien, on ne
02:21sait pas comment c'est traité.
02:22On donne 4 milliards, je ne sais pas combien, par an sur un audiovisuel.
02:28Il pèse lourd pour le peuple, pour les gens, et on est en droit de savoir ce qu'il y
02:33a dedans, comment ça fonctionne.
02:36Et s'il y a des propositions à faire pour améliorer, optimiser, travailler en efficience, pour économiser parce qu'on
02:43en a besoin,
02:43et bien pourquoi pas ? On est là pour tout écouter, on n'est pas là pour faire de la
02:47politique déjà, on est là pour voir et proposer des choses.
02:50Et pour moi, ce rapport, il est là pour éclairer et pour proposer des choses.
02:54Il n'y a rien qui est écrit dans le marbre, tout est à discuter, ça amène énormément de débats
02:59sur pas mal de choses,
03:01parce que quand on voit le contenu, bon ben voilà, moi il y a des choses que je suis pour,
03:05il y a des choses que je suis contre,
03:06mais voilà, ça pose un débat à plusieurs débats sur comment on fait pour optimiser cet outil.
03:12Mais il faut surtout en servir, la politique en a besoin, on en a besoin au niveau de la démocratie,
03:19c'est un enjeu politique, c'est un enjeu aussi géopolitique et européen.
03:23Quand vous entendez ça, Françoise de Goy, et que Frédéric dit, on est en droit de savoir...
03:29Oui, moi je suis d'accord avec le fait qu'on est en droit de savoir, là où je ne
03:32suis pas d'accord,
03:33c'est que c'est Charles Aloncle qui a commencé à politiser cette commission d'enquête,
03:38la façon dont il a mené les débats, je rejoins complètement Sébastien Lecornu,
03:42pourtant ce n'est pas mon ami politique, sur le fait que c'est une occasion manquée,
03:46bien sûr qu'il faut ouvrir un débat, mais la façon, tous les procès d'intention qui ont été faits
03:51sur,
03:51en gros, vous êtes un ramasside gauchiste qui utilise l'argent public,
03:55parce que c'est ça l'accusation principale, vous êtes un ramasside gauchiste
03:58qui utilise l'argent public pour empêcher la droite d'arriver au pouvoir, c'est ça l'histoire.
04:03Mais là où je suis d'accord avec notre auditeur, vraiment, bravo, c'est l'éternelle histoire de l'audibilité
04:08publique
04:09et c'est l'éternelle histoire des changements politiques.
04:12Quand Berlusconi arrive en Italie, il met la raille en pièce.
04:16Quand la droite arrive à Londres, il met la BBC en pièce.
04:19Trump arrive, il s'attaque aux radios publiques.
04:22C'est la règle, malheureusement c'est la règle, et vous avez une réaction derrière.
04:27Voilà, je trouve que ça a été très malmené, et de la part de Charles Aloncle,
04:30et de la part de Jérémy Patrier-Lettus, qui n'a absolument pas été à l'auteur,
04:35et il y a El Brun Pivet qui a laissé tout ça se dérouler.
04:38Ça c'est d'inventable. Le reste, non.
04:41Je crois qu'en plus, c'est d'autant plus intéressant ce que vous dites,
04:44que contrairement à l'imaginaire collectif aujourd'hui,
04:47on a tendance à penser que les médias de masse, c'est un peu terminé,
04:52que la télévision, etc.
04:54Je pense que c'est une erreur.
04:56Il y a encore des millions de gens le soir.
04:58Enfin, je veux dire, quel est le vecteur aujourd'hui qui vous permet de parler à 6 ou 7 millions
05:04en espace d'inventeurs ?
05:05Il n'y a que l'inventeur.
05:06Ce n'est pas les chats d'info, en aucun cas.
05:06Donc il ne faut pas se tromper, je veux dire,
05:09la sensibilité du monde politique dans son ensemble,
05:12face à l'audiovisuel public et face à la chose médiatique dans son ensemble,
05:18elle demeure, et elle sera un enjeu, je pense, de la prochaine présidentielle.
05:22Moi, je vois une vertu quand même à cette commission d'enquête,
05:25c'est le fait qu'on puisse en parler et le fait qu'on puisse évoquer certains sujets.
05:31J'ai vu, par exemple, si on rentre dans les détails, Cécile,
05:34j'ai vu qu'il y a un certain nombre d'idées.
05:36Faut-il supprimer France 4 ?
05:37Faut-il fusionner France Info et France 24, etc.
05:41Bon, chacun peut avoir son opinion là-dessus,
05:43mais je trouve que ça a au moins ce mérite-là,
05:45et ça aura le mérite, puisqu'on n'est pas loin de la présidentielle,
05:49à ce que les candidats nous disent comment ils voient la télévision publique de demain.
05:55Vous, pardon, excusez-moi, Luc Gras.
05:57Bon, moi je pense que c'est toujours bon de débattre en démocratie,
06:01et donc pourquoi pas une commission d'analyse sur le service public ?
06:05Certains le considèrent que ça n'en est pas,
06:07que c'est pas un débat, c'est une injonction.
06:09C'est pas bien sûr, c'est un tribunal.
06:11Non mais par définition, le fait d'aborder un sujet, ça ouvre le débat.
06:14Et c'est ça qui est intéressant.
06:16Moi je vais témoigner personnellement, puisque je vais un peu partout.
06:18Je vais sur les chaînes publiques, j'ai la chance d'aller sur Sud Radio,
06:21je vais sur CNews, je vais partout.
06:23Et moi je trouve qu'on est dans un beau pays,
06:25parce qu'en réalité, nulle part j'ai été censuré.
06:28Nulle part.
06:29L'enjeu principal c'est le pluralisme.
06:31Donc chacun doit balayer devant sa porte,
06:34est-ce que sur toutes les chaînes que j'ai citées,
06:36toutes les sensibilités sont invitées ?
06:38C'est ça le sujet.
06:39Et je peux dire que sur la quasi-totalité des chaînes,
06:44je peux m'exprimer librement,
06:46et puis il y a des débats, en tout cas moi quand je participe,
06:50qui sont plutôt intéressants et plutôt de qualité.
06:52Donc voilà l'essentiel.
06:54Donc on est en démocratie,
06:55oui c'est vrai que c'est toujours politique,
06:57depuis Alain Perfitte,
06:58depuis le ministère de l'Information,
07:01où on est compte,
07:02sous le glorieux général de Gaulle,
07:04il y avait cela quand même.
07:04qui a fait construire la maison ronde,
07:06je rappelle quand même, bien sûr.
07:07Vous voyez, il y a un enjeu politique et naturellement politique,
07:11mais on a en France, et moi je reste positif,
07:13la possibilité encore de s'exprimer.
07:15Domenico ?
07:16Eh bien moi, contrairement à Louis Grasse,
07:18c'est que je vais nulle part ailleurs que Sud Radio,
07:21mais je vais le voir moi d'un point de vue téléspectateur.
07:24Et en fait, par rapport à ce que disait François tout à l'heure,
07:26en disant, c'est un tribunal politique, etc.
07:28Mais en tant que spectateur, enfin téléspectateur,
07:31je pense que c'est bien en fait.
07:33Parce que oui, l'image du fameux gauchisme
07:36de France Télé ou de France Radio,
07:39il y est factuellement.
07:41Il y a juste à regarder,
07:42rien que la cérémonie des Molières qui a eu lieu là,
07:45c'était une idéologie de gauche.
07:48Ils ne sont pas responsables de ce que disent les artistes sur scène ?
07:51Non, mais c'est plutôt les artistes qui sont gauchés.
07:54Je pense qu'il y a un moment donné,
07:56mais on est quand même responsables de ce qui se dit sur son antenne.
07:59On va pas censurer les artistes.
08:01Écoutez, les mêmes...
08:02Attendez, si je peux finir ma phrase.
08:04On va pas refaire comme la dernière fois quand même.
08:06Mais dis donc !
08:08Qu'est-ce qu'il s'est passé la dernière fois ?
08:10Ils sont cognés !
08:12C'était pas mon sentiment.
08:15Ce que je veux dire par là,
08:16c'est que les mêmes qui s'offusquent aujourd'hui de ça
08:19étaient les premiers, il n'y a pas très longtemps,
08:21à condamner C8 et à demander la fermeture de TPMP, etc.
08:24Ce sont exactement les mêmes qui aujourd'hui s'offusquent
08:27en disant, oh là là, la droite s'attaque à une chaîne de gauche.
08:31Peut-être que dans une soirée de remise de prix,
08:36est-ce qu'on a envie d'engagement politique ?
08:38Est-ce qu'on a envie d'entendre tout ça ?
08:39Écoutez, je m'en sais rien.
08:40La nuit des Césars, par exemple,
08:42je me souviens de la soirée des Césars
08:43où l'actrice Adèle se dit
08:45je me lève et je me casse, etc.
08:47Ce n'est pas le diffuseur qui est responsable
08:49qui se passe dans la vie des artistes, Dominico.
08:52Et moi, vous dites les mêmes.
08:53Par exemple, moi, je m'insurge sur la façon
08:55dont s'est déroulée cette commission d'enquête
08:57parce que je redis Charles à l'oncle
08:59et cette image véhiculée d'un rassemblement de gauchistes.
09:02Quand on pense quand même, à côté,
09:04que 70% des Français adorent leur service public
09:07et quelles que soient les chaînes supposément rouges, etc.
09:11Mais moi, par exemple, je me suis offusqué
09:12de la fermeture de C8
09:15et je me suis offusqué de la commission d'enquête
09:17tout aussi tarquemadesque.
09:18Vous l'avez demandé vous-même sur Twitter,
09:20la fermeture de C8.
09:21Moi, mais pas du tout.
09:22Jamais de la vie, je me suis réjoui
09:24de la fermeture de C8.
09:25Qu'est-ce que vous racontez ?
09:26Je ne me suis jamais réjoui de la commission d'enquête.
09:29Ça m'étonne.
09:30Ça m'étonne pas.
09:31Vraiment, franchement, Dominique.
09:3206, 300, 300.
09:33Olivier est avec nous de Melun.
09:35Bonsoir, Olivier.
09:37Bonsoir à tout le monde.
09:38Bienvenue sur Sud Radio.
09:39Quel est votre avis sur cette politisation,
09:42en tout cas, de cette commission ?
09:45Alors, c'est une commission politique
09:47parce que le sujet était politique
09:48puisque c'est un sujet de dépense publique.
09:50Alors, Mme Degoy,
09:52je suis d'accord, comme d'habitude,
09:54avec une partie de ce que vous dites
09:55et d'autre partie, je me retrouve un peu frontale.
09:57J'aime bien quand je vous écoute.
09:59C'est un peu macroniste, ça, non ?
10:01Ah non, ne dites pas ça, malheureux.
10:03Ça, c'est une insulte.
10:06Allez, Olivier.
10:07Moi, je suis un mec de gauche
10:09oublié de passer à droite
10:10puisque ma gauche, à moi,
10:10elle a disparu.
10:11Les seuls mecs qui racontent des trucs
10:13que je trouve un peu sensés
10:14sur l'état du pays
10:14sont malheureusement maintenant
10:15des gens qui sont à droite.
10:16Avant, c'est la gauche.
10:17Il y a une fois,
10:18je fais une diversion,
10:20une fois l'année dernière,
10:21Fabien Roussel a dit
10:22le travail aux travailleurs français.
10:24Il l'a dit qu'une fois.
10:25Alors, il n'a pas dit
10:25aux travailleurs français,
10:26blanc, caucasien,
10:27de 15e génération, chrétien.
10:28Je l'ai dit tout ce qu'il a dit.
10:29Il a dit
10:30le travail aux travailleurs français.
10:31C'est ça, ma gauche.
10:32La gauche qui prend les problèmes
10:34en avant le corps.
10:34Ça fait très longtemps que non.
10:35Et notamment la télévision.
10:37Alors, pourquoi la droite
10:38arrête la télé d'état
10:39quand elle arrive ?
10:40Parce que comme elle n'y est jamais,
10:41ça ne lui manque pas.
10:42C'est ça, c'est une petite chose
10:44un peu rigolote.
10:44Mais l'autre chose,
10:46surtout pour laquelle
10:46je voulais intervenir,
10:47ce sont les chiffres.
10:48Faites un service public.
10:50Ça sort de la même poche
10:52que tous les autres services publics.
10:54Eh bien, je suis désolé.
10:55Mais même s'il y a des gens
10:56des CSP Plus
10:57ou des maniagères
10:58de plus de 55 ans
10:59qui trouvent que regarder
11:00un jeu à la télé,
11:01c'est sympa.
11:02Je préfère avoir
11:036000 chirurgiens de plus
11:04dans les hôpitaux de Paris
11:05par rapport à ce que je vois
11:06à la télé.
11:06Non, mais ça,
11:07je suis d'accord avec vous.
11:08Mais est-ce que c'est...
11:09C'est du en train
11:09qu'on est souvent d'accord
11:09tous les deux.
11:10Non, mais c'est vrai.
11:11Mais est-ce que c'est
11:11ce paralysme des formes
11:12qu'il faut faire ?
11:13Est-ce que c'est ce...
11:15Comment dirais-je ?
11:16Ces vastes communicants ?
11:17Est-ce que, par exemple,
11:19Taratata
11:19ou n'écoutez Tarataka
11:20qui est une émission sublime
11:21ou est-ce que
11:22n'oubliez pas les paroles ?
11:24Il faut le mettre en parallèle
11:25avec 6000 médecins.
11:26Vous comprenez ce que je veux dire ?
11:27N'oubliez pas les paroles,
11:28ça fait du bien
11:29à des millions de gens
11:29qui regardent.
11:30C'est un vrai succès
11:31et ça fait aussi...
11:33Je ne sais pas.
11:34Vous voyez ce que je veux dire ?
11:35Oui, mais ce que disent les gens
11:36et là, je répète ce qui est dit,
11:38c'est que 9, 10 jeux sur France Télé
11:41on n'est pas...
11:42Je suis d'accord avec vous.
11:44C'est l'amant seulement.
11:45Je entends ce que vous dites.
11:46C'est surtout l'appel
11:47à des prestataires extérieurs privés.
11:50Alors qu'il y a des équipes
11:51en interne.
11:51Les émissions,
11:52je ne les regarde pas
11:53mais les émissions,
11:53c'est quand même un peu de la culture
11:55quand vous vous rappelez
11:56les paroles de la chanson française,
11:58etc.
11:58Il faut aussi faire des émissions
12:00qui plaisent au public
12:01et qui nourrissent un peu le public.
12:04Par contre,
12:04faire appel à des boîtes extérieures privées
12:08et se faire des fortunes
12:10sur la production notamment
12:11de ces émissions,
12:12là, ça pose un problème.
12:13C'est vrai qu'on peut
12:15rationaliser le service public.
12:16Il ne faut pas y toucher.
12:17On peut le rationaliser.
12:18On doit saluer son pluralisme
12:19et on doit tout faire
12:21pour que tout le monde
12:22puisse continuer
12:22à s'exprimer sur le service public.
12:23Mais faire des émissions politiques
12:24avec des gens autour d'une table,
12:25on n'a pas besoin d'extérioriser
12:27effectivement cette expertise.
12:28On peut le faire en interne.
12:40C'est ça.
12:41Le fait d'avoir retiré la publicité
12:43du service public,
12:44est-ce que ça n'a pas fait justement
12:45du mal à ce même service public ?
12:47Ça a été compliqué pour français.
12:49Non, en termes de budget,
12:50ça a été compensé.
12:51Ça remonte à Sarkozy.
12:53C'est justement en ça
12:54que je dis.
12:55Mais ce n'est pas forcément une autre chose.
12:56Le fait que ça a été compensé
12:57par de l'argent public
12:58fait qu'aujourd'hui,
12:59on est dedans.
13:00Moi, je ne suis pas du tout
13:01d'accord avec ça
13:02parce que je trouve
13:03que le service public
13:05doit se différencier.
13:06Si vous proposez à des gens,
13:08si vous dites aux gens
13:10il y a un prélèvement
13:11sur votre TVA,
13:12c'est-à-dire qu'à chaque fois
13:12que vous allez acheter
13:13un paquet de pâtes,
13:14il y a quelques centimes
13:15qui sont prélevées
13:16pour la télévision publique.
13:17C'est de ça dont il s'agit.
13:20Je pense que les gens
13:21ont déjà payé en réalité.
13:22Donc, je ne vois pas
13:23pourquoi il y aurait
13:23de la publicité.
13:24Moi, je suis pour
13:25qu'il n'y ait pas du tout
13:26de publicité sur le service public.
13:28De la même façon que
13:30je pense que le service public
13:31ne doit que se différencier
13:33par rapport aux chaînes privées.
13:35Et le critère,
13:36c'est celui-là.
13:37C'est-à-dire que je pense
13:38que quand Charles Lalonde
13:39dit des émissions
13:40de divertissement,
13:41est-ce que c'est le lieu
13:43des émissions de télé-réalité ?
13:44Alors, il se trouve
13:44qu'il n'y en a qu'une.
13:45Donc, bon,
13:45là, il a un peu forcé le trait.
13:47Mais là, je trouve
13:49que ça a du sens
13:50parce que je ne vois pas
13:51pourquoi on ferait
13:51la course à l'échalote
13:52vis-à-vis du privé
13:54sur des programmes
13:54qui peuvent éventuellement
13:55coûter cher
13:56en termes de concept.
13:57En plus,
13:58c'est aux chaînes privées,
13:59c'est à la une et à la six
14:00de faire de l'audience.
14:01Elles en ont besoin.
14:02Elles ne vont pas super bien
14:03ces chaînes aussi.
14:04On est aussi dans un contexte.
14:06Vous voyez ?
14:06Donc, voilà.
14:07Donc, je pense que moi,
14:07un, il faudrait réduire
14:09un petit peu le périmètre
14:10de France Télévisions
14:12et mieux définir
14:15la ligne éditoriale
14:16de certaines chaînes.
14:17Je l'ai déjà dit,
14:18mais France 4, pour moi,
14:21qui est une chaîne
14:21qui ne coûte pas cher,
14:22elle ne coûte que
14:2235 millions d'euros.
14:23Mais elle n'a pas trouvé
14:24son public.
14:24Elle n'a pas trouvé son public,
14:25mais elle avait trouvé
14:26accidentellement son public
14:27durant le Covid.
14:29Pourquoi ?
14:29Et là, ça va vous intéresser.
14:31Parce que, pendant le Covid,
14:33on avait eu l'idée
14:34de dédier les programmes
14:36de France 4
14:37aux cours
14:38pour les scolaires
14:39de français,
14:40de maths.
14:40C'était absolument génial.
14:41Mais c'était génial.
14:42Pourquoi ça a été arrêté ?
14:44Pourquoi ça a été arrêté ?
14:46Et quand je pose
14:47cette question-là,
14:48j'ajoute quelque chose.
14:49Il faut toujours avoir
14:50en tête que
14:52il ne faut pas toujours
14:53se tourner vers
14:54le président
14:55ou le directeur général
14:56du groupe.
14:56C'est qu'ils ont aussi
14:58une tutelle au-dessus d'eux.
14:59et ils ont des liens
15:00avec des ministres.
15:01Donc, les choses ne sont pas
15:02toujours...
15:03Ce que je veux dire,
15:03c'est que, voilà,
15:04quand on dirige
15:05le service public,
15:06forcément, son employeur,
15:07c'est l'État.
15:07Donc, on est aussi
15:08perméable à des choses
15:09qu'on peut entendre
15:10dans les couloirs.
15:11Donc, voilà.
15:11Le mot de la fin,
15:12peut-être, avec Olivier
15:13ou Frédéric ?
15:14On vous entend ?
15:15Oui, si je peux.
15:16Allez-y.
15:17La remarque sur France 4
15:19et les cours,
15:19fabuleux.
15:20C'est vraiment ça
15:21que ça devrait être.
15:22Et pour finir,
15:24même indépendamment
15:24de la politique
15:25et de l'orientation politique,
15:26je suis désolé,
15:27quand le gouvernement dit,
15:29bon, c'était Hollande,
15:30mais le gouvernement dit,
15:31on va fermer 25 centrales nucléaires,
15:32il n'y a pas un journaliste
15:34qui est passé à la télé
15:34pour dire que c'était
15:35zéro carbone.
15:37C'est quoi,
15:37ce service public ?
15:39Mais là,
15:40ce n'est pas de la politique.
15:41Je comprends les liens.
15:42On n'a pas de gens
15:43qui font les choses
15:44à l'endroit.
15:47Merci beaucoup, Olivier.
15:48Le dernier mot avec Frédéric,
15:49vous vouliez dire
15:50un petit mot rapidement ?
15:52Oui, moi,
15:53je disais que l'enjeu
15:55dans tout ça,
15:55c'est la transparence.
15:56Oui.
15:57La transparence,
15:58transparence,
15:59transparence,
15:59que ce soit de gauche,
16:00de droite.
16:01On n'en est pas là.
16:03Là, j'entends
16:04on crache sur Charles Alonc.
16:06Je ne l'aime pas forcément.
16:08Mais il a des choses
16:09qui ne sont pas bien.
16:10Dans son rapport,
16:10il y a des choses
16:11que je n'aime pas.
16:11Il a le mérite au moins
16:12de l'avoir dit,
16:13d'avoir initié un débat.
16:16Peu importe ce que l'on pense,
16:17ce qu'on dit de lui,
16:18on en a dit beaucoup aussi sur lui.
16:20Donc, il a été invectivé,
16:22il a été craché dessus,
16:23il a été malmené.
16:25Bon, je veux dire,
16:26on n'en est pas là.
16:27On est à l'objet
16:28de la transparence
16:31pour que l'audiovisuel français
16:34puisse vivre plus longtemps
16:37et amener une chose
16:38en équilibre.
16:39Merci en tout cas
16:40pour votre témoignage,
16:41Frédéric.
16:41Vous vouliez dire
16:42que j'ai un truc ?
16:42Sur la transparence,
16:43la direction générale
16:44a déjà commencé à réagir
16:45puisque Stéphane Cidbon-Gomez
16:47a décidé de publier
16:48les chiffres de dépenses
16:51de certains reportages
16:52ou de certaines...
16:54Et ça, je pense que c'est
16:55une très bonne idée.
16:56C'est fini aussi
16:56les chambres d'hôtel.
16:58Comme quoi le débat est utile.
17:00Et bien voilà,
17:00il y a déjà des réactions
17:01qui vont dans le bon sens.
17:02Merci les amis.
17:03Dans un instant,
17:03seul contre tous,
17:04on est très en retard
17:05et on revient dans un instant.
17:06A tout de suite.
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