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  • il y a 6 jours
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va revenir maintenant sur les violences qui ont eu lieu après la finale de la Ligue des Champions.
00:05C'était samedi soir à Paris.
00:07C'est le temps des comparutions immédiates.
00:09On va retrouver Mélanie Bertrand qui est au Palais de Justice de Paris justement
00:12avec les premiers interpellés qui sont passés.
00:16Qu'ont-ils dit justement un jeune homme est passé devant le juge ?
00:19Qu'est-ce qu'on lui reproche et qu'a-t-il dit ?
00:23Oui, en tout, ils sont une quinzaine environ à être jugés aujourd'hui ce lundi
00:27ici au tribunal dans trois salles d'audience qui leur sont dédiées.
00:30Moi, je suis dans une des salles et on voit défiler à la barre, c'est vrai,
00:34des jeunes hommes, exclusivement des hommes qui ont la vingtaine qui habitent Paris
00:38ou la région parisienne qui sont tous jugés par exemple pour des outrages,
00:42des tensions d'explosifs, transports d'armes ou encore des dégradations.
00:45Et c'est le cas effectivement d'un jeune homme qui vient de comparaître.
00:48Il s'appelle Raphaël D, 22 ans, casier vierge.
00:52Lui, il regardait le match avec des amis samedi soir, place Saint-Michel.
00:56Ensuite, il décide de rentrer chez lui après la finale.
00:59Il monte sur un Vélib et c'est là que les versions divergent.
01:02Il croise un groupe de policiers.
01:04Les policiers disent qu'il s'est débattu, qu'il les a insultés,
01:07qu'au sol, il a donné des coups de pied.
01:09Et lui, s'il reconnaît une insulte, il nie totalement avoir fait preuve de violence.
01:15Un policier a quand même dix jours d'ITT.
01:17Il lui demande le président, comment vous l'expliquez ?
01:19Je ne sais pas, moi, je ne me suis pas débattu.
01:23C'est au contraire moi qui me suis pris un coup sur la main.
01:25Je voulais juste rentrer chez moi.
01:27Donc à ce stade, c'est un petit peu parole contre parole,
01:30même s'il y a évidemment cette expertise médicale
01:32qui parle de ces dix jours d'ITT pour l'un des fonctionnaires de police.
01:36Est-ce que c'est de la prison ferme qui a été demandée, Mélanie ?
01:41Non, mais ce sont des réquisitions effectivement très fermes et très sévères
01:46qui se voulaient presque exemplaires auxquelles on a assisté.
01:49Le procureur a eu ces mots.
01:50Ces faits ont eu lieu après la Ligue des champions avec de très nombreux débordements inacceptables.
01:56Un vrai contexte de violence urbaine, je cite, de pillage, de violence contre les forces de l'ordre.
02:01Ces faits doivent être réprimés de la façon la plus ferme possible.
02:05Il a donc demandé six mois de prison, en effet, avec mandat de dépôt.
02:09Ça veut dire que si tout à l'heure cette peine allait confirmer,
02:11ce jeune homme de 22 ans au casier vierge pourrait partir en détention.
02:15Et c'est quasiment la même peine qui a été requise dans une autre salle juste à côté.
02:20Quatre mois fermes avec.
02:22Mandat de dépôt a aussi été demandé par le procureur pour un jeune interpellé sur les champs Elysées à minuit
02:28en train de tirer aux mortiers.
02:29On aura les décisions du tribunal ici à Paris d'ici ce soir.
02:35Mélanie Bertrand avec Joao Alencar en direct du Palais de Justice.
02:39Stanislas Godon est avec nous notamment, mais on parlera aussi avec les ministères marins,
02:43notre magistrate, vice-président de la Ligue des droits de l'homme.
02:45Nous sommes toujours avec le lieutenant-colonel Erwann Coiffard.
02:48Sylvain Maillard, député Ensemble à la République de Paris.
02:50Pauline Revenat aussi.
02:52Mais je voudrais vous faire réagir parce que les policiers se peignent souvent d'une justice trop laxiste.
02:56Vous interpellez.
02:57Il y a eu plus de 800 interpellations.
03:00890, a dit Laurent Nunez.
03:02C'est un record.
03:02C'est plus 45% par rapport à l'année dernière.
03:05Bon, très bien.
03:06Mais sur toutes ces interpellations, combien de condamnations effectives ?
03:09C'est ce que vous posez comme question.
03:12Et la première des informations, c'est aussi de dire qu'il y a 178 policiers qui sont blessés.
03:16Tout à fait.
03:17Parce que ça aussi, ça illustre quelque chose.
03:18Et l'exemple qui a été donné, notamment de 10 jours d'ITT, ça aussi, ce n'est pas anodin.
03:22Parce que ça, en termes de qualification, c'est un peu plus important que 6 mois notamment requis.
03:27C'est bien ça le problème.
03:27En fait, c'est un, la qualification, deux, les réquisitions et ensuite les condamnations.
03:32Pour la sorte, ce sont les réquisitions.
03:33Exactement.
03:33Et après, vous avez l'autre problème qui est l'exécution de la peine.
03:37Je rappelle qu'en France, il y a 95 000 peines qui ne sont pas exécutées.
03:40Que le taux d'exécution des peines, entre 12 et 24 mois, il faut 5 ans pour qu'il y
03:45ait 90% des peines qui soient exécutées.
03:47Donc, c'est dire si l'entonnoir, l'embouteillage de la justice...
03:51Parce que je sais que les magistrats, ils ont des problèmes d'audiencement.
03:54On a un problème de la sous-dotation carcérale et non pas la surpopulation parce qu'il faut quand même
03:58appeler un chat un chat.
04:00C'est ça la réalité du sujet et les moyens de la police et de la justice qui ne sont
04:04pas en adéquation avec la charge de la délinquance que l'on constate aujourd'hui.
04:08Il y avait, samedi soir, 22 000 policiers déployés dans toute la France, 8 000 à Paris.
04:145 000, c'était la dernière, donc elle était à 8 000.
04:17Donc, plus il y a de policiers et plus il y a de violences parce qu'il y a eu
04:19plus de violences qu'à l'année dernière.
04:20Que se passe-t-il ?
04:21Il se passe que déjà, nous avons affaire à soit des mineurs ou des jeunes mineurs.
04:26Des mineurs dont on n'a pas traité les sujets il y a plusieurs années.
04:30Et c'est le principe de la roue crantée.
04:32Quand vous ne répondez pas, c'est ce qu'on appelle s'aguerrir, notamment à la désinhibition de la violence.
04:37C'est ça le sujet.
04:38Et la délinquance des mineurs, voilà un petit chiffre, 2025, 116 000 condamnations, 2600 de condamnations de prison ferme.
04:45Voilà, c'est ça la réalité de la réponse.
04:47Mais vous avez eu des consignes, moi j'ai entendu des syndicalistes dire, on nous a dit, allez-y mollo.
04:54Mollo avec plus de 800 interpellations, bon voilà.
04:58Alors si vous parlez de mollo, les interpellations ou l'usage de la force légitime ?
05:03Parce que c'est ça le sujet.
05:04C'est que j'entends ici et là, on remet en cause la parole des policiers, notamment sur les procès
05:08verbaux, en disant,
05:09bon oui, c'est pas tout à fait ça, est-ce que vous avez vraiment des preuves, la qualification n
05:11'est pas bonne ?
05:12Et puis de l'autre côté, dès qu'on fait usage de la force légitime, parce qu'on a affaire
05:16quand même à des jeunes hommes et des jeunes qui ont tiré au mortier avec des trucs,
05:20vous avez vu, des bazookas mortiers qui tirent, oui oui, c'est ça la réalité.
05:24C'est pas interdit ça, c'est pas interdit à l'achat ?
05:25Bien sûr, c'est interdit à l'achat. D'ailleurs, on attend beaucoup de la réglementation.
05:28Je serais curieux de savoir quels sont les établissements qui vendent des types artificiers, qui normalement font l'objet d
05:34'une habilitation.
05:35Sylvain Maillard, vous êtes député de Paris.
05:37On n'a pas beaucoup entendu les responsables du bloc central réagir, ni Édouard Philippe, ni Gabriel Attal.
05:42Tout le monde a l'air bien gêné, parce que finalement, c'est un peu votre bilan, ce qui s
05:47'est passé samedi soir à Paris.
05:50L'incapacité de maintenir l'ordre dans la ville, après un match qui n'a même pas eu lieu à
05:55Paris.
05:56Et Emmanuel Macron, qui chaque année dit à peu près la même chose, c'est pas le foot, c'est
06:00inacceptable, on va être très sévère.
06:02Il a dit quasiment mot pour mot la même chose, hier en accueillant les joueurs, et il y a un
06:07an, pareil avec les joueurs à l'Elysée.
06:09Moi, je suis le porte-parole de personne, je suis juste député de Paris et le député des Champs-Elysées
06:13depuis maintenant 9 ans.
06:14Et donc évidemment, d'abord je voudrais remercier les policiers, parce que les policiers ont fait un extraordinaire travail.
06:20C'est très difficile quand vous avez beaucoup de supporters qui viennent fêter une magnifique victoire du Paris Saint-Germain,
06:25d'avoir des casseurs, des bandits qui s'infiltrent et qui se protègent du fait des différents supporters et qui
06:34gâchent la fête.
06:35D'abord, sur les Champs-Elysées, j'ai trouvé qu'ils étaient plutôt efficaces.
06:38Ils ont tout fait pour éviter le maximum de casse, même si évidemment il y en a eu.
06:42Je voudrais vraiment les remercier et dire, nous c'est très simple, on est non seulement inquiets de ce qui
06:46s'est passé,
06:47j'espère que les consignes seront bien passées et que les réponses carcérales seront fortes.
06:54En tout cas, les réquisitions nous semblent aller dans ce sens-là.
06:58Mais dire qu'il y a une Coupe du Monde qui va commencer.
07:00Et que la Coupe du Monde, c'est le match, il y en a trois par jour.
07:03Donc qu'est-ce qu'on dit ? Nous on dit, on ne peut pas rester sur cette situation.
07:06Donc pour les policiers, pour les Parisiens, ou partout dans le reste de la France.
07:10Donc ce que nous proposons, et avec le groupe Paris Liberté, je suis en tant que conseiller de Paris,
07:17ma casquette d'élu local, on le dit tout simplement, on ne peut pas rester comme ça.
07:21On propose d'aller du côté de la Villette, du parc de la Villette, où là c'est plus facile.
07:26Qu'est-ce que vous voulez faire au parc de la Villette ?
07:27Une fanzone.
07:28Une fanzone.
07:29C'est-à-dire de faire en sorte que les vrais supporters, ceux qui viennent supporter, qui viennent...
07:33Vous pensez que c'est limite la violence ailleurs ?
07:35Pendant les Jeux Olympiques, ils sont allés où il y avait le Club France, et c'est plus facile à
07:39protéger.
07:39Pas tout à fait la même population pendant les JO que pendant un match de foule, vous le savez aussi.
07:43Ok, mais en attendant, il faut séparer absolument les supporters qui viennent profiter de la Coupe du Monde,
07:49de ceux qui viennent casser.
07:51C'est plus facile pour le travail, moins difficile pour le travail des policiers.
07:53Donc la fanzone, c'est la bonne réponse.
07:55On ne peut pas continuer à les laisser se disperser, et on ne peut pas continuer à avoir une armada
08:01sur les Champs-Elysées de policiers,
08:03où de toute façon il y aura quand même de la casse, et qui empêche d'un déploiement des policiers
08:07pour protéger les supporters.
08:08Donc nous ce qu'on dit, c'est très simple, soyons efficaces, c'est ce qui a marché pendant les
08:12Jeux Olympiques.
08:12Une fanzone parfaitement contrôlée, et à côté de ça, des policiers et une réponse pour les juges, une réponse très
08:19très ferme.
08:20Il faut que tous ceux qui sont condamnés là, non seulement n'aient plus le droit de paraître au moment
08:23des matchs de foot,
08:24très clairement, ils vont pointer au commissariat pendant X mois pour ne plus avoir accès aux matchs de foot,
08:30et ils sont obligés de rester chez eux, et puis à côté des réponses, j'espère, fermes pour ceux qui
08:35ont blessé les policiers.
08:35On a Thomas Porte, le député France Insoumis de Seine-Saint-Denis, qui était avec nous.
08:39Bonsoir, monsieur le député.
08:40Ce qu'on a pu voir sur les réseaux sociaux, certains élus, comme par exemple Clémence Guettet, de votre famille
08:46politique,
08:48dire attention que les policiers ne gâchent pas la fête,
08:50ou reprochait ensuite la stratégie de chaos du gouvernement et du ministre de l'Intérieur.
08:55Ce qui s'est passé, c'est la faute des policiers et du gouvernement ?
09:00D'abord, ce que vous dites est faux.
09:02Clémence Guettet a pointé du doigt ce qu'on appelle la gestion du maintien de l'ordre.
09:06Et nous, on assume de dire que sur la question du maintien de l'ordre,
09:09notamment dans les événements festifs en France, il y a un problème.
09:12Écoutez, on ne découvre pas ce qui s'est passé.
09:15Je rappelle qu'en 2022, finale de Ligue des Champions, organisation accueillie par la France,
09:19Liverpool-Real Madrid, un désastre.
09:21Gérald Darmanin n'a jamais rendu un seul compte.
09:24L'an dernier, déjà célébration, déjà problème.
09:27Force est de constater que le déploiement policier et le maintien de l'ordre tel qu'il était organisé hier
09:31n'a ni permis d'assurer la sécurité.
09:34Pire, il a gâché la fête de milliers de personnes qui étaient venues pacifiquement.
09:37Donc pourquoi il n'y a pas eu de fin de zone ?
09:39Organiser des événements festifs, ça se prépare, ça se planifie, ça s'anticipe.
09:44Et je termine sur une chose, parce que j'ai entendu beaucoup, beaucoup de contre-vérités ces dernières heures,
09:49où on nous a dit que c'est spécifique à la France.
09:51Mai 2025, en Italie, l'Italie de Mélonie, célébration de la victoire de Naples qui gagnait la Serie A,
09:57des énormes incidents.
09:59À Dortmund, ville allemande il y a quelques mois, terribles incidents après un match de foot.
10:041998, déjà, victoire du Real Madrid en Ligue des Champions,
10:08incidents sur la place des Cibeles à Madrid.
10:10Donc il y a la question du maintien de l'ordre dans les événements festifs.
10:13Et je partage un peu ce qui a été dit.
10:15La Coupe du Monde va arriver en France.
10:17Il faut revoir entièrement le schéma du maintien de l'ordre
10:19pour permettre que celles et ceux qui veulent faire la fête puissent le faire de manière pacifique.
10:24Mais M. Fort, vous parlez des gens qui font la fête, c'est pas eux qui sont en cause.
10:26Vous ne pointez jamais la responsabilité des casseurs, en fait.
10:30Parce que la responsabilité première avant de chercher des coupables,
10:32c'est quand même, ce sont ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre,
10:35qui pillent des magasins et qui gâchent justement un moment de fête.
10:41La première responsabilité, elle est politique.
10:43C'est au gouvernement et au ministre de l'Intérieur de garantir,
10:46un, la sécurité, deux, de garantir,
10:48deux, de garantir, laissez-moi terminer,
10:50deux, de garantir le fait qu'on puisse faire la fête en toute sécurité.
10:54Écoutez, est-ce que vous trouvez normal qu'aux abords du Parc des Princes,
10:56dès le début du match, alors qu'il y avait le calme,
10:59les policiers aient tiré des grenades lacrymogènes ?
11:01Est-ce que vous trouvez normal que sur des familles
11:03qui étaient réunies pacifiquement,
11:05il y ait eu des tirs tendus de grenades de la part des forces de l'ordre ?
11:08Donc moi, je dis une chose,
11:10le ministre de l'Intérieur doit prendre ses responsabilités,
11:12il doit créer les conditions d'assurer la fête.
11:15Et après, s'il y a des gens qui ont commis des exactions,
11:19évidemment, ils vont être arrêtés, ils ont été arrêtés,
11:22ils seront jugés et ils seront condamnés.
11:24Mais c'est trop facile de renvoyer ce qui s'est passé hier
11:26à celles et ceux qui étaient dans la rue.
11:28Des milliers de personnes étaient là de manière pacifique.
11:30C'est un peu l'évidence quand même.
11:31Mais attendez, parce que vous accusez finalement
11:34les policiers, les gendarmes qui étaient au Parc des Princes
11:35d'avoir commencé.
11:37Je voudrais interroger notre lieutenant-colonel,
11:39Erwann Pafard, qui reste avec nous.
11:42C'est vrai que vous provoquez, là,
11:43aux abords du Parc des Princes,
11:44les tirs, ce n'était pas nécessaire ?
11:46Alors déjà, je suis très heureux d'être sur votre plateau,
11:48d'être resté après avoir discuté au sujet de l'IANA,
11:51parce que depuis tout à l'heure,
11:52j'entends beaucoup parler de police.
11:54Donc je suis heureux de permettre la représentation
11:56de la gendarmerie nationale.
11:57Sur la plaque parisienne, hier,
11:59c'était déjà plus de 2000 gendarmes mobiles
12:00qui étaient déployés.
12:01Et on parlait des Champs-Elysées.
12:03La moitié des Champs étaient tenus
12:04par des escadrons de gendarmerie mobile.
12:06Il est évident que l'engagement premier
12:08des forces de sécurité intérieure,
12:10c'est avant tout de permettre à chacun
12:12de manifester en se prémonissant
12:15de toute action qu'il peut avoir par ailleurs
12:17et qui pourrait porter atteinte
12:18à l'intégrité physique.
12:20Je rappelle qu'on est encore sur un portage
12:21d'alerte-attentat.
12:24Hier et encore ce week-end,
12:25ce sont des milliers de personnes
12:27qui se sont rassemblées pour faire la fête.
12:29La présence de gendarmes à leur côté
12:31est nécessaire et permet justement
12:34que la grande majorité puisse faire la fête
12:36et célébrer.
12:37Vous avez un phénomène qui se développe,
12:39qui est que des personnes profitent de cette masse
12:43pour accéder à des lieux
12:45afin de commettre des pillages.
12:47Et aussi, vous avez depuis tout à l'heure
12:49diffusé pas mal d'images,
12:50l'emploi de ce que moi je vais appeler
12:52des armes pyrotechniques.
12:53Parce que ce ne sont pas des mortiers d'artifice.
12:55Ce sont des armes pyrotechniques
12:56qui sont détournées
12:59de leur usage festif premier
13:01pour être immédiatement tournées
13:03vers les escalons de gendarmerie mobile
13:05mais également les compagnies républicaines.
13:07Il faut expliquer qu'ils visent à l'horizontale
13:09alors qu'initialement,
13:10quand on fait des feux d'artifice,
13:11on les tire en l'air.
13:12Ce sont des tirs tendus.
13:12L'Institut de recherche qui est venu
13:13de la gendarmerie a fait des tests
13:15à près de 50 mètres,
13:16certains de ces mortiers traversaient des mannequins.
13:19Moi, j'ai des camarades qui étaient blessés hier.
13:20Donc, on peut tuer avec un mort.
13:21Vous pouvez être tué.
13:23Vous pouvez avoir par la détonation
13:24des pertes d'audition.
13:26Vous pouvez avoir des brûlures importantes.
13:27Donc, ça va être utilisé comme une arme ?
13:30Les gens d'armes comme les policiers
13:31qui sont déployés sont là
13:32pour que les personnes puissent célébrer,
13:34faire la fête
13:34pour empêcher les atteintes
13:36aux personnes et aux biens.
13:38On vous a reproché également
13:39pourquoi vous n'avez pas utilisé,
13:40enfin, ce n'est pas vous qui décidez,
13:41mais les centaures,
13:43ces fameux blindés,
13:45qui ont été déployés
13:46lorsqu'il fallait intervenir
13:48face à l'agrogne des agriculteurs,
13:50mais qu'on n'a pas vu déployer
13:51véritablement à Paris hier.
13:54Les centaures sont prépositionnées en permanence
13:56et effectivement,
13:56ils peuvent être utilisés pour se protéger.
13:58On a affaire à des personnes
13:59qui sont extrêmement mobiles.
14:00Ce sont des petits groupes
14:01qui se déplacent énormément.
14:03Et quand vous êtes sur des manœuvres
14:04avec à la fois la volonté
14:06de protéger un point
14:07et en même temps de vous déplacer
14:08pour essayer d'interpeller
14:09les personnes qui sont hauteurs,
14:10vous pouvez facilement vous retrouver
14:13à être fixées.
14:15Donc, c'est la raison pour laquelle
14:16le centaure n'a pas été...
14:16Est-ce que vous avez été dépassé
14:18par les événements ?
14:19Je ne crois pas du tout
14:20qu'on ait été dépassé
14:21par les événements
14:21sur les événements de ce week-end.
14:23Moi, j'ai appelé,
14:24avant de venir sur le plateau,
14:26bon nombre de mes camarades,
14:27puisque j'étais sur le terrain
14:27il n'y a pas plus tard qu'un an encore,
14:29bon nombre de mes camarades
14:29qui étaient déployés
14:30pour prendre le pouls,
14:31pour savoir vraiment
14:32ce qu'ils avaient vécu.
14:33Il y a eu des interpellations
14:34qui ont été réalisées
14:35en amont des différentes zones
14:36sur lesquelles il y a des filtrages,
14:37puisqu'il y a des personnes
14:38qui se présentent
14:38avec ce type de mortier,
14:40perdant même toute conscience
14:41du fait que c'est interdit.
14:43Et ensuite,
14:43vous avez des personnes
14:44qui le déploient.
14:45Et là,
14:45il faut être particulièrement professionnel
14:48et faire attention,
14:49parce que lorsque vous déployez
14:50justement des moyens
14:51qui sont des moyens
14:52de maintien de l'ordre,
14:53vous devez impérativement
14:54agir en proportionnalité.
14:55Et donc,
14:56quand vous devez interpeller
14:56des personnes et des groupes
14:57qui se confondent
14:58avec une masse de personnes
15:00qui se célèbrent,
15:00il est important
15:01d'être attentif.
15:02Justement,
15:03comment est-ce qu'on arrive
15:04à attraper
15:05et faire le tri
15:05entre les émeutiers
15:06et les vrais supporters
15:07du Paris Saint-Germain
15:08qui se retrouvent
15:09au milieu
15:12de cette foule ?
15:13C'est pour ça d'ailleurs
15:14que ce n'est pas parce
15:14qu'ils avaient un t-shirt
15:15que c'était des supporters.
15:17Soyons très clairs sur le sujet.
15:18Mais en maintien d'ordre,
15:19oui,
15:19vous avez raison,
15:22les unités constituelles
15:23ne se déplacent pas comme ça.
15:24C'est pour ça que d'ailleurs
15:24le schéma du maintien d'ordre
15:26avait beaucoup évolué
15:27et que maintenant,
15:28depuis d'ailleurs
15:28les gilets jaunes,
15:29on utilise aussi
15:30des unités plus légères
15:31qui font en fait
15:31ce qu'on appelle
15:32du saute-dessus,
15:33qui vont aller chercher
15:34les individus
15:34que l'on désigne.
15:36Parce qu'en fait,
15:37c'est bien pour ça
15:37que ça m'agace
15:38quand on remet en cause
15:39la parole du policier
15:40parce qu'en général,
15:41on les désigne
15:42de manière extrêmement précise
15:43et on va chercher
15:44effectivement l'individu
15:45qu'a tiré sur les policiers
15:47ou les gendarmes d'ailleurs
15:48puisque j'associe évidemment
15:49les collègues
15:50aux difficultés
15:51qu'on a rencontrées
15:52notamment le soir de la finale.
15:54Mais est-ce qu'il y a
15:55des éléments venus
15:56de l'extérieur
15:56qui viennent se greffer
15:58aux supporters
15:59du Paris Saint-Germain,
16:00je ne sais pas,
16:00venus des cités,
16:02des banlieues ?
16:03Est-ce qu'on a le profil
16:04des émettis ou pas ?
16:05C'est comme dans les manifestations.
16:06Dans les manifestations,
16:07les Black Blocs,
16:07ils s'insèrent dans les cortèges
16:10pour se servir de la foule
16:12comme d'un bouclier.
16:13C'est pour ça que nous,
16:14on avait dit que,
16:15par exemple,
16:16l'article 3
16:16de la loi anti-casseur
16:18qui a été censurée
16:19par le Conseil constitutionnel
16:21qui nous aurait donné
16:22un outil
16:23des arrêtés administratifs.
16:25Préventifs.
16:26Exactement.
16:27Puisque la justice aujourd'hui
16:28prononce très peu
16:29d'interdiction de séjour
16:31sur des endroits,
16:32sur la voie publique.
16:33Donc,
16:33en fait,
16:33nous,
16:33on avait demandé
16:34est-ce qu'il y a
16:34un outil administratif
16:35pour que,
16:35lorsqu'on fait
16:36les contrôles préventifs,
16:37par exemple,
16:38aux abords de l'île de France,
16:40si la personne,
16:41elle est dans le fichier,
16:42on l'écarte
16:42de manière systématique.
16:43Lévin Sir-Marin,
16:45on va donc condamner
16:47ces jeunes,
16:48il y a des mineurs
16:49d'ailleurs qui sont déférés,
16:50on l'a bien compris,
16:51c'est tous des garçons,
16:52mais est-ce qu'on les condamne
16:53à réparer ?
16:54Parce qu'il y a beaucoup
16:56de dégâts.
16:57Qui va payer ?
16:58Alors,
16:59les réparations,
17:00c'est pour les mineurs.
17:01Alors,
17:01il y a un certain nombre
17:02de mineurs,
17:03il y en a 82.
17:04C'est effectivement
17:05très très bien
17:06pour les mineurs
17:07parce que ça permet
17:08évidemment de leur faire
17:09comprendre aussi...
17:10Comment on sait ?
17:11C'est des travaux d'intérêt ?
17:12Non, non,
17:13ce ne sont pas des travaux
17:14d'intérêt général,
17:14c'est si c'est quelque chose
17:16de pas grave,
17:18on demande aux mineurs
17:20de réparer,
17:22soit directement
17:22ce qu'il a cassé,
17:24soit indirectement,
17:25ou si c'est des choses graves,
17:28effectivement,
17:28ça peut être un travail
17:29d'intérêt général.
17:30Mais,
17:31non,
17:32ce que je veux dire,
17:33c'est qu'il ne faut pas
17:34trop s'inquiéter quand même.
17:36Il y a 32%
17:37de mandats de dépôt
17:39qui sont prononcés
17:40en comparution immédiate.
17:43Donc,
17:43il y a une personne
17:44sur trois
17:45qui va directement
17:46en prison
17:47en comparution immédiate.
17:48Donc,
17:49il ne faut pas
17:49s'inquiéter
17:51en se disant
17:51qu'ils vont sortir,
17:52etc.
17:53Mais,
17:53ils iront en prison
17:55s'il y a une preuve
17:57qu'ils ont commis
17:58des dégradations,
18:00des outrages,
18:00etc.
18:01C'est de documenter
18:02la présence
18:02et l'intentionnalité.
18:03C'est pour ça
18:03qu'il y a des juges.
18:04Sinon,
18:05on peut tout à fait
18:06les annuler.
18:07C'est une idée aussi.
18:09Il n'y a pas un sentiment
18:09d'intuité
18:10parce que l'effet
18:11de meute,
18:12en fait,
18:12on se dit de toute façon
18:13je suis dans la meute,
18:14on ne m'attrapera pas.
18:15Qu'est-ce que vous proposez ?
18:18Il faut absolument
18:19des preuves
18:20pour condamner quelqu'un,
18:21quels que soient
18:22les délits,
18:23quels que soient
18:23les crimes.
18:24Donc,
18:24voilà.
18:25Je voulais simplement
18:26informer
18:26qu'il y a une personne
18:27sur trois
18:28qui va sortir
18:28en principe
18:29en prison.
18:30Sans aménagement ?
18:31Par la suite ?
18:33Ça dépend.
18:34S'il a une peine
18:34de six mois
18:35ou une peine d'un an,
18:36il aura un bracelet.
18:37Ce n'est pas spécialement drôle
18:39non plus d'avoir un...
18:40On dit mandat de dépôt
18:41mais il ne va pas en prison.
18:42Ce n'est pas spécialement drôle
18:43d'avoir un bracelet,
18:45c'est-à-dire
18:46d'être coincé chez soi.
18:48C'est d'avoir son commerce
18:49saccagé,
18:50sa voiture brûlée,
18:51un policier blessé.
18:51Tout à fait.
18:52Et ce qui est encore
18:53moins drôle,
18:54c'est qu'il y a
18:5488 000 personnes en prison.
18:57Donc,
18:57quand ils sont deux
18:57par cellule
18:58et que ce ne sont pas
18:59des enfants de cœur,
19:00vous imaginez
19:01comme ils sortent.
19:02Donc,
19:02il faut un peu aussi
19:04réfléchir aux conséquences.
19:06C'est-à-dire,
19:06je ne dis pas
19:06qu'il ne faut pas prononcer
19:08de peine d'emprisonnement.
19:09Je dis que
19:10qu'est-ce que ça fait
19:11aux contribuables
19:12de payer 3 200 euros
19:13par mois
19:14pour un prisonnier
19:15si ça ne sert à rien ?
19:16Il faut réfléchir
19:17un peu
19:18à ce qu'on fait en France.
19:19Je finis simplement.
19:21Je finis simplement.
19:23Ce que je ne comprends pas,
19:24c'est que dans d'autres pays
19:26que la France,
19:27on n'a pas
19:27cette doctrine
19:28de maintien de l'ordre.
19:29Vous savez très bien
19:30que le Conseil d'État
19:31a annulé
19:32le premier schéma
19:34de maintien de l'ordre
19:36et qu'aujourd'hui,
19:37il y en a un
19:38qui n'a pas été annulé.
19:40Mais comment ça se fait
19:41qu'en Allemagne,
19:42en Angleterre,
19:43en Hongrie,
19:44en Pologne,
19:45on arrive à maintenir
19:47les fous protestataires ?
19:49Oui.
19:49Je pense que la justice polonaise
19:50ou la justice hongroise
19:51doit être un peu plus sévère.
19:53Je parle du maintien de l'ordre.
19:54Oui, mais tout est dit.
19:55Comment ça se fait ?
19:55Ah non,
19:56le maintien de l'ordre
19:57en Pologne,
19:57ce n'est pas le même
19:58qu'en France.
19:59Jusqu'aux années 2003,
20:01le maintien de l'ordre
20:01en France,
20:02il y avait une volonté
20:04de médiation,
20:06d'éloignement
20:07des manifestants,
20:08des protestataires,
20:09etc.
20:09Et depuis 2003,
20:11le maintien de l'ordre
20:11est assez brutal.
20:12Et c'est à ça
20:14qu'il faut qu'on réfléchisse
20:15et au profil.
20:15Je vais parler juste,
20:16mais...
20:16Et au profil.
20:17Au profil des manifestants.
20:18Ça, c'est très important.
20:19Alors, c'est la faute
20:19du maintien de l'ordre ?
20:20Non, non, je suis vraiment
20:22en avril, mais...
20:22Ce n'est pas la faute.
20:23Ce qui caractérise
20:25le maintien de l'ordre,
20:25c'est la distanciation.
20:26Ça n'a pas changé.
20:28C'est pas ce qu'on constate.
20:30Vous regardez, par exemple,
20:31l'usage de ces engins
20:33mortiers d'artifice,
20:34c'est 50 mètres.
20:36Et les gilets jaunes,
20:37le Burger King,
20:38qu'est-ce qui s'est passé ?
20:39On leur a tapé dessus,
20:41comme ça ?
20:41En tant que technicien,
20:42je me permets juste
20:45d'intervenir...
20:47La doctrine de maintien
20:48de l'ordre,
20:49c'est le principe
20:50qui est la distanciation.
20:51Actuellement,
20:52quand vous regardez
20:52les affrontements
20:53qu'il y a eu,
20:53par exemple,
20:54sur le week-end
20:54qui vient de s'écouler,
20:56vous avez beaucoup
20:57d'échanges,
20:58de tirs d'un côté
20:59des forces de l'ordre,
21:00de grenades lacrymogènes
21:01pour disperser,
21:03et par ailleurs,
21:04des personnes en face
21:04qui tirent avec
21:05des mortiers d'artifice
21:06tendus pour blesser.
21:08Oui, c'est vrai.
21:08Et quand vous n'allez pas
21:09au contact,
21:09on vous le reproche aussi,
21:10inversement.
21:11Bien sûr.
21:12Évidemment.
21:12Et d'ailleurs,
21:13nos concitoyens,
21:14les parisiens,
21:15pourquoi on laisse casser
21:17des boutiques ?
21:18Pourquoi on laisse
21:18dégrader du matériel ?
21:20Parce que les policiers...
21:21Est-ce qu'on préfère
21:22des dégâts matériels
21:23plutôt qu'un jeune
21:24de 15 ans au tapis ?
21:25C'est ça, en fait ?
21:26Je crois que vous avez
21:27la bonne réponse.
21:28Et c'est-à-dire que
21:29les parisiens...
21:31Donc il y a quand même
21:33à laisser faire.
21:33Quand on dit
21:34vas-y, mollo,
21:34c'est vrai.
21:35C'est la doctrine
21:35suivie par la police
21:37et la gendarmerie.
21:38Moi, je ne veux pas
21:39laisser penser
21:40qu'ils ne font pas
21:41leur travail.
21:41Ils font au mieux
21:43face à une population
21:44de fous furieux
21:45qui vient pour en découdre,
21:47qui vient pour taper dessus.
21:48On a eu combien
21:49de pavés lancés
21:51contre les policiers ?
21:54Le député Thomas Porte
21:55est resté avec nous.
21:56Monsieur le député,
21:57est-ce qu'il faut arriver
21:57à une doctrine
21:59comme la police britannique ?
22:00On désarme
22:02et on essaie
22:03de se faire discret
22:04et de faire de l'accompagnement.
22:06Si vous arrivez aux affaires,
22:07c'est ce que vous ferez ?
22:10Ce que nous ferons,
22:11c'est que nous irons
22:11vers une doctrine
22:12qui va vers la désescalade
22:13parce que j'ai entendu dire
22:15que la doctrine actuellement
22:16policière n'était pas
22:17d'aller au contact
22:17mais j'ai fait un certain
22:18nombre de manifestations
22:19que ce soit sur la question
22:21des retraites,
22:22que ce soit sur la question
22:24des gilets jaunes.
22:24Les forces de police
22:25allaient au contact
22:26et notamment avec des unités
22:27qui sont déployées,
22:28qui ne sont pas là
22:29pour le maintien de l'ordre
22:29et notamment la brave M
22:31qui n'a rien à faire,
22:32qui était encore déployée hier
22:33et qui est dangereuse
22:34pour celles et ceux
22:35qui manifestent
22:36et qui participent
22:36à des fêtes.
22:37Je veux aussi dire une chose
22:38parce que vous l'avez esquissée
22:39de manière assez légère
22:40mais j'entends depuis 48 heures
22:42que finalement,
22:43toutes celles et ceux
22:43qui font des grandes leçons
22:44de sécurité,
22:45qui parlent de ce qui s'est passé hier
22:46n'ont aucun projet
22:48pour assurer la sécurité,
22:49n'ont aucun projet
22:50pour garantir la fête
22:50et en fait,
22:52utilisent ce qui s'est passé
22:53ce week-end
22:53pour distiller une forme
22:54de haine raciste.
22:55J'ai entendu Éric Zemmour
22:56qui parlait d'immigration
22:57arabo-musulmane.
22:58Ce matin,
22:59sur votre chaîne,
23:00j'ai entendu sur BFM,
23:01un député du Rassemblement
23:02de l'Assemblée dire
23:03nous voulons rendre
23:04les rues aux Français
23:05mais 99% des gens
23:06qui étaient hier
23:07dans les rues de Paris
23:08ou dans les rues du pays
23:08étaient des Français
23:09donc ça suffit
23:10d'utiliser ce qui s'est passé hier
23:12de ne pas pointer
23:12la responsabilité du gouvernement
23:15pour exercer une haine raciste.
23:16Moi, je suis député
23:17de Sainte-Saint-Denis.
23:18Dans ma circonscription,
23:19il y a eu deux communes
23:19où il y a eu des fins de zone
23:20qui ont été mis en place
23:22non pas par des maires insoumis
23:23mais par des maires de droite.
23:24Des milliers de gamins
23:25et de familles sont venus.
23:26La fête s'est prolongée
23:27dans les rues
23:27et ça s'est bien passé
23:28parce que tout cela
23:29avait été planifié
23:30et organisé
23:31et que nous n'étions pas
23:32sur un schéma
23:33uniquement répressif.
23:34Merci M. le député Porte.
23:36Justement, puisqu'on faisait
23:36des comparaisons
23:38voyons maintenant
23:38avec Marie Gentry
23:39ce qui s'est passé
23:41dans les dernières grandes affiches
23:43les derniers grands matchs
23:44savoir, bonsoir Marie
23:45si c'est violent
23:46c'est une spécificité française
23:47ou pas alors ?
23:48Non, pas vraiment.
23:49Il suffit de remonter
23:50quelques mois en arrière
23:51et de regarder chez nos voisins
23:52pour voir que là-bas aussi
23:53il y a des débordements.
23:55Je vais commencer par Amsterdam.
23:56On est en novembre 2025
23:57lors d'un match
23:58entre l'Ajax et Groningen
24:00dans les tribunes
24:01des supporters
24:01vous le voyez
24:02et bien brandissent
24:03des fumigènes
24:04lancent des feux d'artifice
24:05pour rendre hommage
24:05à l'un des leurs
24:06qui est décédé
24:06quelques jours plus tôt
24:07sauf que certains
24:08de ces fumigènes
24:09arrivent sur la pelouse
24:11le match doit être
24:12totalement arrêté
24:13il reprend seulement
24:14deux jours plus tard
24:15et se jouera
24:16à huis clos.
24:17Autre exemple
24:18on est toujours à Amsterdam
24:19mais cette fois
24:20en novembre 2024
24:21malgré le dispositif
24:22de sécurité conséquent
24:23des heures éclatent
24:24entre des supporters
24:26de l'Ajax
24:27et ceux du Maccabi
24:28Tel Aviv
24:295 personnes sont brièvement hospitalisées
24:3163 sont arrêtées
24:33je vous propose maintenant
24:34de regarder du côté
24:35de nos voisins italiens
24:36un exemple qui a été évoqué
24:37tout à l'heure
24:37à Naples
24:38on est le 23 mai 2025
24:40le Napoli est sacré
24:41champion d'Italie
24:42pour la quatrième fois
24:43et ça dégénère complètement
24:45des centaines de personnes
24:46sont blessées
24:46dans des bagarres
24:47ou par des pétards artisanaux
24:49des dizaines sont hospitalisées
24:50la police arrête
24:52deux mineurs
24:52en possession
24:53d'engins explosifs
24:54bref
24:54la fête tourne au cauchemar
24:55comme ça a été le cas
24:56deux ans auparavant
24:57en mai 2023
24:58du côté de l'Angleterre
25:00là aussi
25:00les soirées de foot
25:01ont pu être émaillées
25:02parfois d'incidents
25:03notamment à Birmingham
25:04en novembre 2023
25:05de violons heurts
25:06avaient éclaté
25:07avant le coup d'envoi
25:08du match
25:08entre des supporters polonais
25:10et des membres
25:11de la police
25:11trois policiers d'ailleurs
25:12avaient été blessés
25:13et je termine
25:14avec le pire exemple
25:15qui là pour le coup
25:16est bien plus loin de nous
25:17aussi bien dans le temps
25:17que géographiquement
25:18ça s'est passé
25:19au Pérou
25:20en 1964
25:21à Lima
25:22plus précisément
25:23les Péruviens
25:24jouaient contre les Argentins
25:25pour tenter de se qualifier
25:26pour les Jeux
25:27et les Péruviens
25:28réussissent à égaliser
25:29à la 88ème minute
25:30sauf que le but
25:31est annulé par l'arbitre
25:32et la colère
25:33dans le stade
25:33qui est rempli
25:34avec plus de 47 000 personnes
25:35au final
25:36plus de 300 personnes
25:37meurent asphyxiées
25:38ou piétinées
25:39plus de 500 personnes
25:40sont blessées
25:40le pays déclare
25:41une semaine de deuil national
25:42et c'est à ce jour
25:43le pire drame
25:44qui s'est produit
25:45dans un stade de foot
25:46et hier
25:46Arsenal
25:47qui avait perdu
25:48en finale
25:48la Ligue des Champions
25:49était quand même
25:49sacré champion d'Angleterre
25:51il y a eu la parade
25:51dans les rues de Londres
25:53dans le quartier d'Arsenal
25:54il y avait 700
25:54800 000 personnes
25:551 million
25:56et tout s'est bien passé
25:58au moment où le bus
25:59des champions
25:59est passé
26:00il faut être honnête
26:01ça s'est bien passé aussi
26:01dimanche à Paris
26:02bien sûr
26:03au Champ de Mars
26:05et au Parc des Princes
26:06le problème c'est samedi soir
26:07mais là
26:08Stanislas Godon
26:09là on voit justement
26:11parade d'Arsenal
26:11750 000 personnes présentes
26:13et 24 arrestations
26:16256 gardes à vue
26:17à Paris
26:188000 policiers
26:19gendarmes mobilisés
26:20500 policiers
26:21non armés
26:21mobilisés à Londres
26:23vous enviez
26:24la doctrine britannique
26:25ou pas ?
26:26il faut passer
26:27vous devez devenir
26:29des bobby
26:29en fait
26:30des policiers non armés
26:31ça vous irait bien
26:32alors
26:32juste quand même
26:34pour un peu
26:34mettre l'église
26:36au milieu du village
26:36c'est que
26:37les autres pays européens
26:38ils n'ont pas tout à fait
26:39le même système judiciaire
26:40avisez-vous
26:42d'attaquer
26:42un policier anglais
26:44vous allez voir
26:44ce qui va se passer pour vous
26:45et c'est la même chose
26:47dans les autres pays européens
26:48aujourd'hui
26:49je rappelle quand même
26:50juste on a eu un observatoire
26:51de la réponse pénale
26:52sur les agressions
26:52à l'encontre des policiers
26:53sur les refus d'obtempérer
26:55pour deux ans encourus
26:56c'est sept mois
26:56pour des agressions
26:57à l'encontre des policiers
26:58c'est entre six et huit mois
26:59de peine prononcée
27:01c'est ça la réalité
27:02en fait du terrain
27:03donc tant qu'on n'aura pas
27:04je dirais
27:05mis en oeuvre
27:06ce que disait
27:06César et Beccaria
27:07la certitude de la peine
27:09pour qu'on combatte
27:10les crimes et les délits
27:11je crois qu'on sera
27:12vraiment à côté
27:13dans quelques jours
27:14on va démarrer
27:15la Coupe du Monde
27:15il y aura des matchs
27:16d'équipe de France
27:17qui vont sans doute
27:18être célébrés
27:19on espère qu'on ira
27:20le plus loin possible
27:20vous êtes inquiet ?
27:22alors ça fait pas partie
27:23de notre vocabulaire
27:24et je crois pas non plus
27:25du vocabulaire
27:26des gendarmes
27:26on va évidemment
27:27se préparer
27:28on va encore mobiliser
27:29par contre je voudrais
27:30corriger un peu
27:31certains politiques
27:32qui parlent
27:32de comparaison
27:33avec les Jeux Olympiques
27:34où on a mobilisé
27:3545 000 policiers
27:36gendarmes
27:38il faut quand même
27:40raison garder
27:40parce que je rappelle
27:41on a beaucoup aussi
27:42de priorités
27:43vous avez raison de rappeler
27:44qu'il y avait le terrorisme
27:45il y a aussi
27:45les violences intrafamiliales
27:47les violences sexuelles
27:48la délinquance du quotidien
27:49on peut pas mettre
27:50toute la police
27:51et les gendarmes
27:51sur le foot
27:53merci à tous
27:53d'avoir été avec nous
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