- il y a 5 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00On va revenir maintenant sur ce qui s'est passé après la victoire du Paris Saint-Germain en finale de
00:05la Ligue des Champions contre Arsenal.
00:07Avec les débordements, ça s'est globalement bien passé, c'est ce qu'a dit le ministre de l'Intérieur,
00:13Laurent Nunes.
00:14Malheureusement, on s'habitue maintenant à voir ces scènes d'exaction.
00:18Il y a eu 890 interpellations, il y a eu les comparutions immédiates, mais on est dans un climat de
00:26guerre civile quasiment.
00:28C'est ce que disait Jordan Bardella, invité ce matin de BFM TV et d'RMC.
00:33Nous avons vu à l'évidence des scènes de guerre civile.
00:37On casse les commerces, on casse les abris de bus, on brûle des voitures, on pille.
00:41Et je dis aux Français, réveillez-vous parce que dans quelques temps, ils casseront la porte des immeubles et ils
00:47rentreront dans vos appartements.
00:48Il y a un lien évident avec l'immigration.
00:51Lors de l'élection présidentielle, il n'y a que deux possibilités qui vont s'offrir à vous.
00:54Soit continuer comme avant, continuer avec des gens qui ferment les yeux sur ce qui est en train de se
00:59passer aujourd'hui dans notre pays.
01:00Ou alors voter pour des gens qui ont l'intuition et qui, au fond d'eux-mêmes, le sentiment que
01:04le pronostic vital de la France est engagé.
01:06Alors on va en discuter, on va en débattre.
01:08Est-ce que c'est la faute à la police, à la stratégie du gouvernement ?
01:12En tout cas, les accusations qui sont portées notamment par la France Insoumise, qui ont été réitérées, ces critiques tout
01:18à l'heure en direct sur BFM TV par le député Thomas Porte, dans le signé Consigny.
01:22Bonsoir Raquel Garrido.
01:23Bonsoir.
01:24Bonsoir Charles Consigny.
01:27Le gouvernement n'a pas la bonne stratégie, du coup c'est lui qui crée cette violence ?
01:31Oh bah bien sûr.
01:34Bon, je ne doute pas que notre émission de ce soir sera plus calme que les événements de ce week
01:38-end à Paris.
01:40Sans remonter jusqu'à la semaine dernière, je me dis qu'au moins on peut faire plus zen que les
01:46Champs-Elysées ce week-end.
01:48Je ne pense pas une demi-seconde que ce soit de la faute des forces de l'ordre.
01:52Et je vais vous dire, je ne pense pas une demi-seconde que les gens de la France Insoumise pensent
01:58vraiment que c'est de la faute des forces de l'ordre.
02:00Je pense qu'ils font de la politique pure et qu'ils essayent de rentrer dans le cœur de cette
02:08jeunesse en se disant,
02:10tiens on va racoler jusque-là, si on incrimine les policiers contre les fauteurs de troubles, on aura peut-être
02:16les voix des fauteurs de troubles.
02:18Moi je pense qu'on a un problème avec une partie de notre jeunesse, je pense qu'on a une
02:24racaïsation qui est en train de s'aggraver
02:28et que si les policiers s'en tiennent à ce qu'ils ont fait ce week-end, c'est qu
02:32'ils ont peur d'avoir des émeutes comme on en a eu en 2005.
02:35Vous pensez qu'ils avaient des consignes de...
02:38Ils l'ont dit, certains syndicalistes ont dit.
02:41C'est lié dans certains articles de presse, bon. Et donc je développerai après, moi je suis favorable à des
02:47mesures extrêmement dures
02:50parce que j'estime que c'est de leur part une, ça fait pompeux de le dire mais je ne
02:55vois pas d'autres termes, une rupture du pacte social.
02:58Je pense qu'ils rompent le pacte social et que donc ils doivent être lourdement sanctionnés.
03:03Raquel Garrido, problème de stratégie, d'efficacité ?
03:06Alors d'abord rappeler que essentiellement ce qui a eu lieu avant-hier n'est pas un problème mais un
03:13bienfait.
03:14Nous avons quand même gagné une deuxième Coupe d'Europe, que c'est des millions de Français qui ont célébré
03:19cet événement
03:20et donc c'est un moment fédérateur dans notre histoire commune où finalement nous sommes liés par un sport
03:26qui est finalement le dernier grand sport populaire avec le Tour de France, c'est-à-dire qui concerne tout
03:32le monde.
03:33Tous les âges, tous les territoires, tous les genres parce que les femmes aussi aiment le foot et regardent le
03:38foot et pratiquent le foot, etc.
03:39Donc je trouve que cette façon qu'on a peut-être de gâcher, même nous dans nos commentaires, même nous,
03:45même les politiques
03:45dans la façon dont ils abordent tout ça, de leur amener à quelque chose de dangereux, de détestable,
03:52je rappelle qu'il faudrait quand même peut-être voir un peu l'image dans son ensemble.
03:56Et dans son ensemble, je considère qu'effectivement, s'il y a un million, un million et demi de Français
04:00qui ont fait la fête samedi soir
04:01et qu'il y a mille gardes à vue, la proportion, sans évidemment nier la gravité de ce qui a
04:09lieu,
04:10les casser le matériel, les vols, les blessures, sans prendre aux forces de l'ordre...
04:14– 178 gendarmes et policiers blessés.
04:16– Voilà, tout ça est absolument inacceptable, il ne faut vraiment pas lésiner là-dessus, il faut le dire.
04:21Et quand nous, on participe nous-mêmes à des fêtes ou que nos enfants participent à des fêtes,
04:25ce n'est pas pour qu'ils soient blessés ou qu'ils blessent autrui, et ça, évidemment, il faut le
04:28rappeler.
04:29Mais attention aussi, il faut avoir une vision panoptique, c'est-à-dire mis en cause sur un million, un
04:36million et demi de fêtards, de célébrants.
04:40Ça reste des proportions qui sont peut-être regrettables, mais qui sont usuelles.
04:44À 13 ou 14 juillet, il va y avoir des fêtes.
04:47Dans d'autres événements sportifs, analogues, il y a des événements comme ça.
04:51Et je ne suis pas certaine qu'un gouvernement RN ou un gouvernement insoumis,
04:56pour prendre les deux qui ont fait des commentaires,
05:00réussirait bien davantage à produire un résultat meilleur en termes de maintien de l'ordre.
05:06– C'est une douce manière de voir le monde, très bien.
05:10C'est sûr que si on voit le monde comme ça, on est très tranquille, très optimiste,
05:16et en tout cas, on n'est pas angoissé, ça c'est certain.
05:19Moi, ce n'est pas du tout comme ça que je vois les choses, vous voyez.
05:21– Vous êtes angoissé, Charles.
05:22– Non, même l'image qui est derrière Raquel Garrido, là,
05:25avec des jeunes gens qui sont masqués.
05:29Pourquoi est-ce qu'ils se masquent ?
05:31Ce n'était pas carnaval hier.
05:33– Avec des tirs de mortiers, beaucoup de tirs de mortiers.
05:35– Ils se masquent, pourquoi ?
05:37Pour ne pas être reconnus par les images de vidéosurveillance,
05:40pour ne pas respirer trop de fumée, des tirs de mortiers,
05:46et des incendies qu'ils déclenchent.
05:47Donc non, moi, je suis désolé, mais c'est votre réponse,
05:52politiquement, elle n'est pas à la hauteur de la situation.
05:54Qu'est-ce qu'on voit ?
05:55On voit qu'on a une jeunesse qui est en rupture de banc,
05:58qui se sépare du reste de la société.
06:00Alors vous, vous pouvez dire peut-être que le reste de la société
06:02ne fait pas assez d'efforts pour l'intégrer.
06:04Moi, je pense que…
06:05– Ils mettent ça ?
06:06– Non, non, mais j'essaye d'être complet dans mon raisonnement.
06:10Moi, je pense qu'ils se mettent en séparation,
06:14et qu'il faut prendre des mesures dures.
06:16Donc qu'est-ce que je propose, moi ?
06:17Je pense qu'il faut prendre des mesures difficiles.
06:19Un, il faut inverser la logique pénale,
06:23et dès ses premiers faits, je pense que ça mérite des mandats de dépôt.
06:27Je pense que…
06:27– Certains mandats de dépôt ont été requis, on va voir s'ils sont prononcés.
06:30– Mais le parquet a parfaitement raison.
06:32Je pense que quand vous tirez au mortier sur des policiers,
06:34ça mérite un mandat de dépôt.
06:36Quand vous incendiez un véhicule, ça mérite un mandat de dépôt.
06:40– Après, souvent, le mandat de dépôt ne veut pas dire prison,
06:43c'est brassé électronique dans la plupart des cas.
06:45– Non, le procureur requiert un mandat de dépôt.
06:49– Non, si le tribunal prononce le mandat de dépôt,
06:52il y a une incarcération.
06:53Moi, je pense qu'en tout cas, il faut une fermeté pénale extrême,
06:58et je pense qu'il faut, par ailleurs, être extrêmement dur.
07:03Moi, je vais vous dire, spontanément, je me suis dit que ça méritait
07:05des déchéances de nationalité.
07:07Je me suis dit, pour ceux qui sont binationaux,
07:09on ne peut pas avoir un passeport français
07:11et se comporter comme ça avec la France.
07:13Parce que j'ai vu aussi les tweets des uns et des autres,
07:17les messages qui ont été dits.
07:18Il y a une certaine détestation de la France qui s'exprime aussi,
07:23à travers ce qui revient quasiment à des émeutes.
07:26Eh bien, moi, je suis pour que ceux qui détestent la France
07:28et qui le manifestent de manière aussi nette,
07:30on les prenne au mot en disant, très bien,
07:33puisque ce pays ne vous plaît pas, pas de problème,
07:35vous n'êtes pas obligés de rester un citoyen français.
07:38Et ça, je crois qu'on doit montrer beaucoup plus de fermeté.
07:41Sinon, qu'est-ce qu'on va faire ?
07:43Et je termine par là.
07:44On va laisser ce phénomène s'aggraver,
07:46puisque un coup, c'est les émeutes,
07:48le lendemain, c'est d'autres violences,
07:50ça peut être aussi le narcotrafic, ça peut être beaucoup de choses.
07:53Et petit à petit, on a une jeunesse qui ne s'est sépare.
07:56Dernier élément, j'arrête après,
07:58je pense qu'il faut rétablir le service militaire.
08:00Je pense que ça ferait beaucoup de bien à ces jeunes
08:02de faire un nom de service militaire.
08:04Raquel Garrido ?
08:05Bon, vous dites beaucoup de choses,
08:06vous considérez que ce qui a lieu là,
08:09l'événement est un problème qui concerne la jeunesse,
08:12une certaine jeunesse,
08:12une jeunesse que vous présumez être binationale,
08:15je ne sais pas quel élément vous permet de dire cela.
08:18Je pense que beaucoup sont issus de l'immigration.
08:19Les personnes, par exemple, mises en cause aujourd'hui,
08:22qui sont passées en comparution immédiate.
08:23Moi, j'ai lu des comptes rendus d'audience cet après-midi.
08:26Par exemple, vous avez Raphaël,
08:28habitant du 6e arrondissement,
08:30qui a fait tomber ses airpots.
08:31Mais c'est tout le 6e arrondissement qui a défermé.
08:33Pardon, Charles, je vous ai laissé.
08:34Si vous allez sur les prénoms, Raquel, c'est une porte dangereuse.
08:38Ah bon, c'est moi qui dis une porte dangereuse ?
08:39Lui, il explique qu'il y a des binationaux
08:41et que le problème, c'est la déchéance de la nationalité.
08:43Si vous allez sur les prénoms, va tous ces données.
08:43Et vous me dites à moi, Olivier Truchon,
08:45que ce que je dis, c'est dangereux.
08:46Parce que dans ce cas-là, on va avoir tous les prénoms
08:47et après, vous en tirez quoi comme conclusion ?
08:49Oui, mais peut-être que lui, il doit un peu...
08:50Il n'a pas parlé de prénoms.
08:51Lui, il parle de nationalité binationale.
08:54S'il y avait des binationaux.
08:54Oui, s'il avait des binationaux.
08:56Oui, mais on est sur BFM,
08:57on est censé donner des informations.
08:58Vous êtes en train d'expliquer
09:01qu'une des marques caractérise ce qui a eu lieu ce week-end,
09:05c'est l'avènement de binationaux.
09:07Mais en vérité, ce que vous êtes en train de faire,
09:08les gens à la maison le comprennent très bien.
09:10Parce qu'effectivement, vous dites
09:11« Regardez l'image derrière moi, etc. »
09:13Vous voulez faire peur.
09:15Vous jouez à vous faire peur.
09:16Il y avait 14 millions de Français devant le poste
09:19qui ont vibré, qui ont été heureux.
09:21Oui, mais enfin, tout le monde est désolé des images.
09:23Et vous ne voulez pas que le football,
09:28sport populaire,
09:29sport effectivement où il y a la jeunesse qui s'implique,
09:33mais ça, vous ne voulez pas le prendre comme un fait positif.
09:36Ça, c'est la jeunesse qui s'implique.
09:37Vous voulez extraire de ce phénomène social
09:40qui est très important,
09:41à telle enseigne que le président de la République
09:43reçoit l'équipe de foot,
09:45que les candidats à la présidentielle,
09:47Édouard Philippe, etc.,
09:47se mettent en scène sur les réseaux sociaux
09:50en train d'applaudir la dernière minute.
09:51Ils ne l'ont pas fait pour la double champion d'Europe
09:54de l'Union au Bordeaux-Bègle de rugby la semaine dernière.
09:57Vous n'avez pas vu le même investissement politique.
10:00C'est ça de la récupération politique.
10:02D'accord.
10:02Pourquoi ils le font ?
10:03Pourquoi ils le font, la récupération politique ?
10:05Parce que c'est un sport populaire.
10:07Oui, mais là, vous en pensez une force ouverte.
10:09Non, mais c'est aussi très politique
10:12de stigmatiser un sport populaire.
10:15Mais ils ne stigmatisent pas le sport.
10:17Quelles sont vos solutions ?
10:20Considérer que les ciliades et débordements...
10:22D'abord, donner une focale immense au débordement.
10:24Déjà, ça, c'est un parti pris.
10:26Effectivement, vous l'avez dit,
10:27derrière moi, il y a des images d'incendie.
10:29Mais il suffisait d'aller dans la rue.
10:31Non, vous étiez où ?
10:32Vous avez fait où la fête ?
10:33Vous avez fait où la fête ?
10:33Mais moi, je n'ai pas fait la fête.
10:35Je déteste le foot.
10:36Je n'ai pas regardé le match.
10:37Vous voyez, je ne suis pas comme ceux qui font de la récupération.
10:39En revanche...
10:39Non, mais moi, j'ai vu le match.
10:40Par contre, chez moi, je peux vous raconter.
10:42Chez moi, chez la famille, il y avait la diffusion du match sur la place de la ville
10:46avec 2000 familles, des jeunes, de tous les âges.
10:50Il n'y a pas eu de problème.
10:50Aucun problème.
10:51Ah oui, c'est vrai qu'ils viennent à Paris.
10:53En Ile-de-France, on peut considérer que c'est à peu près un million de personnes
10:56qui étaient en train de faire la fête.
10:57Alors, comment ça se fait que ce soit au cœur de Paris ?
10:59Peut-être pour essayer de faire chier le monde au maximum.
11:02C'est peut-être pour ça que le bordel se passe au maximum au centre de Paris
11:05pour essayer d'emmerder ce qui est perçu comme les Parisiens,
11:10cette France que certains détestent.
11:11Et ça, c'est une réalité.
11:12C'est dans les slogans.
11:13Non, c'est vous qui détestez une certaine France.
11:14Moi, je suis désolé.
11:15Non, madame Garadou.
11:15Parce que ceux qui ont gagné la Coupe d'Europe, c'est la France.
11:18Ceux qui avons fêté la Coupe d'Europe, c'est la France.
11:21Vous dites, Raphaël...
11:21Et c'est cette France que vous, vous semblez détester.
11:23Raphaël, sixième arrondissement, franchement, vous dites les gens chez eux, à la maison,
11:28je ne suis pas sûr qu'il soit...
11:29C'est une réalité.
11:30Oui, mais je ne suis pas sûr qu'il a fait changer ses Airpods
11:32et il s'est embrouillé avec les policiers parce qu'il s'est pris un coup de l'atumeau.
11:35Je ne suis pas certain que nos téléspectateurs soient convaincus
11:38que ce soit tout...
11:39Non, je n'étais pas son avocate, j'aurais pu.
11:40Je ne suis pas certain que nos téléspectateurs soient convaincus
11:42que ce soit le sixième arrondissement qui a déferlé hier...
11:45Parce que vous jouez sur les préjugés ?
11:47Non, ce n'est pas ça, c'est que j'ai vu les images que j'ai donné.
11:49Et on ne me forcera pas à ne pas voir ce que je vois.
11:52Vous avez vu les images au Stade de France ?
11:53Moi, je refuse ce genre de fascisme.
11:55Parmi les...
11:56Une fanzone de 48 000 personnes au Parc des Princes,
11:58dans une liesse, une euphorie...
12:01Je ne sais pas, d'ailleurs, il y a eu une polémique sur Palaisine.
12:03Les Champs-Élysées, l'avenue de Wagram,
12:05la place de la Concorde, la place de l'Étoile,
12:07ça n'a pas existé ?
12:08Mais au contraire...
12:09Les magasins pillés ?
12:10Non, non, vous ne m'embarguerez pas là-dedans.
12:12Je ne suis pas dans le déni.
12:13Ce qui est étonnant, c'est de voir...
12:15Je dénonce avec la dernière de la fermeté de maman...
12:19Avec une fermeté comme ça ?
12:20Non, non, mais on peut dire...
12:21On peut être ferme sans vouloir tordre la réalité.
12:26Je veux des solutions.
12:27En fait, c'est ça, pour avancer un peu dans le débat,
12:29c'est comment on met fin à tout ça,
12:31parce que chaque année, il y a plus de violence.
12:33Il y avait plus de policiers, il y a eu plus de violence.
12:35Et à chaque fois, on entend le président de la République nous expliquer
12:38« ça suffit, plus jamais ça, etc. »
12:39Et ça recommence.
12:40Il y a la Coupe du Monde dans 15 jours,
12:42il y aura des matchs d'équipe de France qui seront célébrés,
12:44dans la joie pour l'immense majorité,
12:46mais il y a peut-être le risque aussi de retrouver ces images.
12:49Mais pour l'internité, manifestement, le ratio ne pose pas problème.
12:50Pardon, pour les commerçants...
12:51À Londres, il y a eu cinq personnes poignardées
12:54dans les fêtes de célébration du Arsenal finaliste.
12:58Donc quand on se regarde, on s'inquiète,
13:00et quand on se compare, on se rassure aussi un petit peu.
13:02Ce n'est pas la même chose qui s'est passée ici par rapport à l'Arsenal.
13:05Les gens poignardés, c'est quand même très grave.
13:07D'accord, mais...
13:08Nous, on n'a pas eu de délinquance.
13:11Il y a eu deux morts, il y a eu...
13:12Il y a eu deux morts, 170...
13:13Donc vous, vous considérez...
13:14On a de l'accidentologie.
13:15Il y a un jeune, et c'est très regrettable,
13:17qui est effectivement...
13:18Relativisé, mais...
13:19Non, je relativise pas.
13:20C'est notre travail aussi à la maison.
13:22Nous, on est à la télévision.
13:23Les gens partout en France comptent sur nous pour s'informer sur ce qu'il y a eu.
13:26Il n'y a pas eu 178 décès chez les policiers et les gendarmes.
13:27Il ne faudrait pas non plus qu'ils aient l'impression
13:29qu'il y a eu, sur les Champs-Elysées,
13:32une horde de 10 000 personnes
13:33qui se sont battues avec 1 000 policiers.
13:36Il y a eu des hordes...
13:37C'est exactement ce qui s'est passé.
13:39Pourquoi ?
13:39Il y a eu des hordes de jeunes
13:40qui ont effectivement tout détruit sur leur passage.
13:43Mais vous pouvez dire que ça n'a pas existé.
13:44Non, ce que je dis, c'est qu'il faut avoir une vision complète.
13:50C'est tout, c'est ça que je veux dire.
13:51Qu'est-ce qu'on fait pour mettre un terme à cela ?
13:53Parce que personne ne peut s'en contenter en disant que c'est pas grave.
13:55Mais Mme Garido considère qu'il n'y a pas de problème.
13:57Non, je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas de problème.
13:58Alors, quelle est votre solution à ce problème ?
14:00Alors, au petit bout de problème que vous voyez,
14:02quelle est votre solution ?
14:03Moi, je considère qu'il y a une certaine...
14:07Dans une certaine mesure,
14:08aucun politique sérieux peut vous promettre
14:11qu'il y aura zéro débordement
14:13quand il y a des grands événements populaires.
14:14Non, mais déjà, pour qu'il y en ait moins...
14:15Est-ce qu'on déjà peut se dire ?
14:15Non, mais déjà, pour qu'on n'ait pas des scènes de guerre...
14:18Vous êtes d'accord pour dire ça ?
14:19Pour qu'on n'ait pas des scènes de guerre civile.
14:21On n'a pas eu de guerre civile.
14:22Il n'y a eu aucune scène de guerre civile.
14:23Quand on tire au mortier sur des policiers,
14:25on n'est quand même pas loin de la guerre civile.
14:26C'est pas ça la guerre civile.
14:27C'est la guerre civile.
14:28Il y en a un jour dans ce pays
14:29parce qu'on développe par ailleurs
14:30un discours de guerre civile.
14:31Pour qu'on ne tire pas au mortier...
14:32Monsieur Zemmour qui va venir tout à l'heure
14:33à notre antenne...
14:34Pour qu'on ne tire pas au mortier sur les policiers.
14:35Laissez-moi vous dire que lui,
14:36ce qu'il veut, c'est la guerre civile.
14:37Pour qu'on ne tire pas au mortier sur les policiers,
14:38quelle est votre proposition ?
14:39Pour qu'on brûle pas de voiture ?
14:41Pour qu'on ne mette pas à sac les magasins ?
14:42Sur les mortiers,
14:43je ne comprends même pas
14:44pourquoi ils sont encore en circulation dans ce pays.
14:46Ils sont en quartier à la rente.
14:47Ça veut dire que là,
14:48il s'agit de régulation du commerce.
14:50On n'est pas capables de faire ça ?
14:51Ah, donc c'est un problème de régulation du commerce.
14:53Quand même, on devrait pouvoir le faire.
14:55On devrait pouvoir le faire.
14:56Si j'étais ministre de l'Inférieure,
14:57ministre de la Justice, etc.
14:59Ça relève du ministre du Commerce,
15:00ce qui s'est passé.
15:01Il faut demander à M. Papin.
15:02De tout le gouvernement.
15:03Pourquoi est-ce qu'il y a des mortiers ?
15:04C'est lui le responsable.
15:05Vous vous moquez.
15:06Mais vous n'êtes pas d'accord avec moi
15:07que ces choses-là
15:09ne devraient pas être en circulation ?
15:10Mais vous avez raison, Anne Garrido.
15:11Comment ça se fait que toute l'école alsacienne
15:13est déferlée hier armée de mortiers ?
15:15C'est un problème de commerce.
15:17Pourquoi vous parlez des cales alsaciennes ?
15:18Parce que c'est vous qui dites
15:20que c'est le sixième arrondissement.
15:21Mais là, en l'occurrence,
15:22je vous ai donné un exemple factuel.
15:23Oui, il y a eu un exemple.
15:24Il y a 13 personnes
15:25qui sont passées au Parc-en-Lédiat.
15:25Je ne sais pas si on est dans les Shadok
15:27ou dans 1980.
15:29Vous, vous n'aimez pas le foot.
15:30Un mélange des deux.
15:30Vous ne regardez pas les matchs.
15:31Non, je ne regarde pas le foot.
15:32Vous n'avez pas participé aux célébrations.
15:33Donc vous êtes totalement exogènes.
15:34Oui, je ne fais pas semblant.
15:36Non, mais moi, je ne fais pas semblant.
15:37Mais vous, vous êtes exogènes.
15:46La Coupe du Monde va arriver.
15:48Et effectivement,
15:48ça va être un moment sur la planète entière
15:50où on va être mobilisés.
15:52Oui, sauf que l'image qu'on renvoie à chaque fois,
15:54c'est un pays,
15:54c'est une ville qui a feu et à sang.
15:56Pardon, moi, je n'ai personne envie
15:58que la capitale de la France
16:00montre cette image.
16:01D'accord.
16:01Est-ce qu'on peut aussi...
16:02C'est la raison pour laquelle...
16:03On ne peut pas se contenter de ça.
16:03C'est la raison pour laquelle,
16:05je dis, tout en dénonçant,
16:06bien sûr, tous les actes de violence
16:09ou les actes illégaux,
16:10tous les actes de bris de matériel,
16:12je le dénonce
16:12sans aucune espèce d'hésitation
16:14ni de relativisme.
16:17Je veux quand même
16:18qu'on dise à la maison
16:20que ce n'est pas vrai,
16:21que le pays est à feu et à sang.
16:22Ce n'est pas vrai,
16:23comme le dit Jordan Bardella,
16:25que là, ce qui a eu lieu,
16:26les millions de Français
16:27qui ont fait la fête
16:29parce que le PSG a battu Arsenal
16:31et est devenu champion d'Europe
16:33une deuxième fois,
16:33ça n'est pas vrai
16:34que c'est ça, la guerre civile.
16:35En fait, le problème,
16:36c'est très intéressant d'ailleurs...
16:37Vous, vous voulez véhiculer
16:38cette impression aux gens à la maison.
16:40C'est très intéressant parce qu'il y a des gens,
16:43honnêtement...
16:43Et moi, j'y habite.
16:44Je vous donne mon sentiment.
16:45Là où vous me dites que ce sont les...
16:47Dans un logement social, peut-être.
16:48Moi, je vous donne mon sentiment.
16:49Il n'y a pas très longtemps,
16:50c'était un logement social,
16:51il me semble.
16:51J'ai habité 17 ans de ma vie
16:53en logement social, Charles Consigny,
16:55parce que c'était...
16:55Oui, sans y être éligible.
16:56Mais comment ça,
16:57je n'étais pas éligible ?
16:57C'était parfaitement ma classe sociale.
16:59C'est un autre sujet.
17:00Non, ce n'est pas un autre sujet.
17:01Mais vous détestez les gens
17:02qui habitent dans les logements sociaux.
17:04Non, pas du tout.
17:04Ceux qui abusent, effectivement,
17:05je n'aime pas.
17:05Je n'ai jamais abusé.
17:06Ce n'est pas ce que j'avais lu à l'époque.
17:08Mais lisez mieux.
17:09Ce que je vous dis simplement,
17:10c'est qu'il y a des gens
17:12qui cherchent des solutions
17:13aux problèmes.
17:14Vous ne savez plus quoi dire.
17:16Vous faites des attaques perfides.
17:17Non, parce que votre appartement,
17:18je m'en fous un peu, Mme Garrido.
17:20Il y a des gens qui cherchent...
17:23Revenons à ce qui nous intéresse,
17:25le maintien de l'ordre.
17:26Il y a des gens qui cherchent
17:28des solutions aux problèmes
17:29qui se posent.
17:30Et qui donc, pour cette raison-là,
17:32acceptent de voir les problèmes
17:33comme ils sont.
17:34Effectivement, je considère
17:35que ce qui s'est passé ce week-end
17:36dans Paris est un...
17:37Et pas que dans Paris, d'ailleurs.
17:39Est un énorme problème.
17:40Et que toute cette jeunesse
17:42qui se racaïse
17:43et qui se met en rupture
17:44avec le reste du pays...
17:45Oui, c'est pour ça que je dis
17:46toute cette jeunesse.
17:47Cette jeunesse-là
17:48qui se racaïse,
17:48qui se met en rupture
17:50avec le reste du pays,
17:51qui dit qu'elle déteste la France,
17:53qui brûle des bagnoles,
17:55qui tire au mortier sur les policiers
17:57quand elle ne fait pas d'autre chose,
17:59je suis désolé.
18:00Moi, ça me pose un problème
18:01parce que j'ai l'impression
18:02que le peuple français
18:03est en train de se morceler
18:05et que ces jeunes,
18:05on n'arrivera pas à les rattraper
18:07et qu'on va en créer d'autres comme ça.
18:08Et vous avez d'autres gens
18:10qui disent
18:10« Ah ben non,
18:11mais en fait,
18:12il n'y a pas de problème. »
18:12Je n'ai pas dit ça.
18:13Ne me faites pas.
18:14Non, ce n'est pas du tout
18:15ce que je dis.
18:16Au contraire,
18:17moi, au contraire de vous,
18:18je reconnais
18:19et je ne nie pas la réalité.
18:21Je pars de la réalité.
18:22Je vais finir une idée.
18:23Donc moi, ce que je pense,
18:23c'est qu'il faut
18:24un, le service militaire,
18:27deux, sanctionner les parents.
18:29Sanctionner les parents
18:29quand il y a du décrochage scolaire
18:31et sanctionner les parents
18:32quand il y a des dégâts matériels
18:35ou humains,
18:35quand il y a des indemnités.
18:36Vous auriez voulu
18:36que vos parents à vous
18:37soient sanctionnés
18:38quand vous vous avez fauté,
18:39par exemple ?
18:40Oui, absolument.
18:40Et ça devrait changer quelque chose ?
18:41Oui, je pense, oui,
18:42parce que je pense
18:43que quand il y a des parents défaillants
18:44et c'est le cas de beaucoup plus jeunes.
18:45Vos parents étaient défaillants ?
18:46Vous pensez ?
18:46Mais moi, Mme Garrido,
18:48je n'ai jamais tiré au mortier
18:49sur un policier.
18:49Vous avez fait aussi des choses
18:50qui étaient hors la loi ?
18:51J'ai fait des conneries de jeunesse
18:52qui n'ont nuit
18:52à personne d'autre
18:53qu'à moi-même.
18:54Ah bon ?
18:54Vous voyez ?
18:55Je suis désolée.
18:57Toutes les conneries de jeunesse
18:58peuvent nuire à soi
18:58mais aussi à un fruit.
18:59Vous avez raison
18:59de tout relativiser.
19:00Moi, je cherche des vraies solutions.
19:01Vous dites toujours
19:02qu'il y a un autre,
19:03que ce serait l'urban des autres.
19:04Mais je ne suis pas en train
19:05de mettre un bandana
19:06pour brouiller des bagnoles.
19:07Je suis désolée.
19:08Vous pouvez considérer
19:09que ça n'existe pas.
19:10C'est très bien.
19:10Non, je n'ai pas dit
19:11que ça n'existait pas.
19:12Moi, je constate que ça existe.
19:13Et je pense que les gens
19:14qui sont victimes
19:15de ces racailles
19:17le savent aussi.
19:18Mais vous,
19:19vous n'êtes victime
19:20de rien du tout.
19:21Ce qui est tout honnête.
19:21Réalité, Charles Consigny.
19:23Vous payez une...
19:25Vous dressez une peinture
19:26de la France.
19:26Si, parce que je paye
19:27pour toutes ces conneries.
19:28Mais qu'est-ce que vous payez ?
19:29On paye puisqu'à la fin,
19:32c'est Nicolas qui paye
19:32pour tout ce merdier.
19:33Il faut bien payer.
19:34Qui doit payer d'ailleurs ?
19:36Qui va payer l'urban ?
19:37Les Français qui vont payer ?
19:38Vous voulez...
19:40D'abord, le foot.
19:41J'ai quand même le droit
19:42comme citoyen
19:43que mon pays
19:45ne soit pas affleuré à 100.
19:46Vous voulez savoir
19:47combien ça va rapporter
19:48la deuxième étoile.
19:49à l'économie francilienne,
19:50à l'économie du Paris.
19:52Ce n'est pas ça.
19:52Je me mets dans votre
19:53registre argumentaire.
19:55Vous me dites
19:55dans votre registre argumentaire
19:57à vous...
19:57Le PSG peut payer.
19:58Le Qatar qui doit payer.
20:00Le PSG peut payer ?
20:01Déjà, oui.
20:02Ah, ben voilà.
20:03Le PSG,
20:03ils ne sont pas responsables.
20:05Mais attendez, pardon.
20:07Vous êtes en train
20:07de transformer.
20:09Vous le faites.
20:10C'est dommage.
20:11À mon avis,
20:11vous exagérez.
20:12Les jeunes,
20:12je vais vous dire,
20:13je pense que vous les enfoncez
20:14dans leur marasme
20:15avec votre étoile.
20:15Au contraire.
20:16Ça fait des années
20:17que c'est comme ça.
20:17Moi, les jeunes,
20:18en l'occurrence,
20:19qui importent ces mortiers,
20:23qui mettent les autres
20:25en danger,
20:25qui font des moments
20:28virilistes,
20:29qui excluent
20:30les supporters
20:31et les familles.
20:31C'est vrai qu'il n'y a que des garçons
20:32parmi les cons.
20:33Moi, quand j'étais ado,
20:35quand j'étais enfant et ado,
20:36je jouais au foot.
20:37Et dans ma famille,
20:37nous, on est Chiliens.
20:38Donc, pour nous,
20:39les latino-américains,
20:40le foot,
20:41c'est très, très, très important.
20:42C'était quelque chose
20:43de familial,
20:44de bon enfant.
20:45Je considère que,
20:46par exemple,
20:47la fanzone qui a été faite
20:48au Parc des Princes,
20:49elle était dans cet esprit-là.
20:50Parfaitement dans cet esprit-là.
20:51Sauf qu'à la sortie,
20:52ça a dégénéré.
20:54Et en fait,
20:54quand, effectivement,
20:55on se pose la question,
20:56moi, comme maman,
20:57je n'aurais pas voulu
20:58que mes filles
20:58aillent faire la fête
20:59sur les Champs-Elysées,
21:00par exemple.
21:01Ah, ben voilà,
21:01quand même.
21:02Non, mais je ne me dis pas
21:03quand même.
21:04Ne me dis pas quand même.
21:05Je n'arrête pas de dire.
21:05Mais vous n'avez aucune solution.
21:07J'ai été très claire.
21:07J'ai été très claire.
21:08Mais ce que je ne veux pas,
21:10parce que je vois la ficelle,
21:11parce que j'entends
21:12Jordan Bardella,
21:13parce que je vois
21:14les déprimateurs...
21:14Mais il crée des électeurs
21:15pour Bardella, ces jeunes.
21:17Bardella pourrait les payer.
21:19Oui, enfin, vous,
21:19il devrait les remercier.
21:20Vous crée des électeurs par Bardella
21:21en filant l'argumentaire.
21:22Ça s'appelle le réel.
21:24Vous êtes vous qui faites le lien
21:26et vous devriez faire attention
21:27à ça.
21:27Vous refusez de voir la réalité.
21:28Merci à tous.
21:29Puisqu'on parlait football,
21:30il y avait...
21:31Là, Zemmour, il est arrivé
21:31sur ce plateau,
21:32il pourrait vous remercier.
21:33Il y avait un excellent...
21:34Mais si, il pourrait vous remercier
21:36pour cette pression.
21:37Si vous vous dites
21:38la même chose que lui,
21:39c'est vous qui dites
21:40la même chose que lui.
21:41Mais parce que le réel,
21:41là, c'est mon vieux.
21:42Non, c'est mon vieux.
21:44Terminé, Marceau Bell est là.
21:45Merci, Charles Consigny.
21:46Entrée de jeu, Marc Où.
21:46Merci, Raquel Garédo,
21:54qui évolue à l'intermilan.
21:56C'est un super joueur.
21:57Absolument.
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