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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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00:00:00Il est 20h30 sur CNews, merci d'être en direct avec nous pour l'heure des pros.
00:00:06On est avec Véronique Jacquier, Driss Galli, avec Stanislas Godon, délégué national Allianz,
00:00:11Jules Torres, journaliste au JDD bien sûr, et l'homme qui est très triste ce dimanche soir.
00:00:19Eric Nolot, supporter d'Arsenal, supporter défait, mais doublement défait ce soir,
00:00:25parce qu'il y a la défaite sportive pour vous, et puis il y a une autre défaite,
00:00:28c'est la défaite sécuritaire et les images insupportables que nous avons vécues tout au long de la nuit.
00:00:34Dans quel état d'esprit vous êtes aujourd'hui ?
00:00:37Je suis triste en tant qu'amoureux de football, parce que les défaites, quand on soutient une équipe, il faut
00:00:43les accepter.
00:00:44Écoutez, ça a été annoncé et ce qui a été annoncé est arrivé.
00:00:48Donc maintenant, je ne sais pas, on peut dire, maintenant il faut s'accommoder de ça,
00:00:53ce sera comme ça à chaque fois et peu importe.
00:00:55Vous dites qu'Arsenal a perdu, mais il célèbre en même temps le titre de champion d'Angleterre,
00:00:59avec un million de personnes, et ça se passe très très bien.
00:01:01Il y avait un million de personnes ?
00:01:02Dans les rues de Londres, donc il y a quand même un problème spécifique.
00:01:06En fait, à Paris, à ce qui se passe autour de Paris et de sa banlieue,
00:01:11ça se passe très bien ailleurs.
00:01:12Vous allez en Pologne, vous allez en province, en France, vous allez en Angleterre,
00:01:16tout se passe bien comme ça doit se passer.
00:01:18Vous célébrez une victoire, ce n'est pas un motif à piller, à voler.
00:01:22Et à Paris, les images parlent d'elles-mêmes.
00:01:24Vous savez ce qu'on va faire ?
00:01:26Nous allons mettre, quoique cet après-midi, la célébration du Paris Saint-Germain s'est bien passée sur le champ
00:01:33de Mars.
00:01:34Il y a eu des mouvements de foule après la cérémonie,
00:01:37mais c'était un événement statique sur un endroit très précis, sur les champs de Mars.
00:01:43Là, l'inquiétude, c'est au niveau du Parc des Princes,
00:01:45qu'autour du Parc des Princes et non dans le parc,
00:01:49il y ait effectivement de nouvelles violences, Stanislas Godon.
00:01:53Exactement, un peu comme d'ailleurs ça avait commencé, rappelez-vous,
00:01:56à partir de 18h hier, où aux abords du Parc des Princes,
00:02:01certains voulaient pénétrer dans l'enceinte et puis avaient décidé d'en découdre
00:02:04et d'affronter notamment les forces de sécurité.
00:02:07Pour avoir un peu travaillé sur la sécurité du Parc pendant 15 ans,
00:02:11sur justement les soirées un peu compliquées du PSG,
00:02:15il faut savoir que ça a été régulé,
00:02:17ça a été réglé cette histoire d'affrontement notamment entre supporters,
00:02:20mais aujourd'hui, je crois qu'on n'a pas affaire à des supporters,
00:02:23on a affaire à des individus qui veulent réellement en découdre
00:02:26et on l'a bien vu hier soir.
00:02:27On espère qu'ils ne vont pas revenir évidemment ce soir,
00:02:30parce que je rappelle, 57 policiers blessés hier
00:02:33et je pense que le chiffre va s'alourdir.
00:02:37Vous voyez à droite des images aériennes, d'ailleurs merveilleuses,
00:02:40de Paris et des bus du Paris Saint-Germain qui quittent le Palais de l'Elysée
00:02:44en direction du Parc des Princes.
00:02:47C'est une célébration qui va se faire avec les abonnés du Paris Saint-Germain.
00:02:52On attend 48 000 spectateurs, les vrais supporters, vous avez raison.
00:02:57C'est une cérémonie qui, une nouvelle fois, va être sous très haute surveillance.
00:03:03Et la promesse qu'on fait aux téléspectateurs, c'est de parler du réel,
00:03:07c'est-à-dire à gauche, ce qu'il s'est passé à Paris,
00:03:10mais également dans toute la France, et vous allez revoir toutes les images.
00:03:13Et puis à droite, les images en temps réel des violences.
00:03:17Jules Torres.
00:03:18C'est vrai que ce qui est intéressant, c'est qu'en effet,
00:03:21Éric Nolot parle à juste titre de Londres, il ne se passe pas ce genre de choses.
00:03:24Et c'est vrai qu'aujourd'hui, au vu du dispositif policier,
00:03:27moi je peux vous dire que j'habite à côté du Parc des Princes,
00:03:30la sortie du périphérique à Boulogne est fermée,
00:03:33la sortie du périphérique à Hauteuil est fermée,
00:03:35il y a des dizaines et des dizaines de camions de CRS,
00:03:38donc bien sûr que le dispositif policier, il est là.
00:03:41Je pense que ce qu'on a vécu hier, c'est d'abord l'échec de la dissuasion,
00:03:45c'est-à-dire qui doit nous faire poser un certain nombre de questions,
00:03:48c'est-à-dire que quand vous mettez 8000 policiers et gendarmes à Paris
00:03:52et pour la petite couronne, et que vous êtes incapable d'assurer l'autorité de l'État
00:03:56et d'assurer la sécurité, puisqu'il y a eu beaucoup de personnes,
00:03:59notamment je pense à une vidéo d'une jeune fille, d'une jeune femme
00:04:02dont la voiture est complètement molestée,
00:04:05c'est qu'il y a eu une défaite, parce qu'à Budapest,
00:04:07vous aviez 4000 policiers et gendarmes, donc moitié moins,
00:04:09et il n'y a pas eu ce genre de débordement,
00:04:11donc c'est quand même un petit peu spécifique à la France
00:04:13et à chaque fois, en effet, vous avez des casseurs, des pilleurs
00:04:17qui viennent pour gâcher la fête,
00:04:18qui n'étaient pas au Parc des Princes, par exemple, pour la retransmission
00:04:22et qui, malheureusement, ne seront pas condamnés très fermement, je le crains.
00:04:26Je vous proposerai aussi les réactions politiques,
00:04:29notamment la dernière réaction du président de la République
00:04:32qui nous explique que, ras-le-bol, plus jamais ça,
00:04:35en disant qu'il faut être intétable et que les actes sont inqualifiables.
00:04:40On a un président de la République qui est depuis 9 ans à la tête de l'État
00:04:44et sur ces 9 dernières années,
00:04:47ces violences urbaines, ces violences émeutières,
00:04:50pour reprendre la formule de M. Fourquet,
00:04:52se sont succédées.
00:04:54Et dans quel monde vit le président de la République, Véronique Zakié ?
00:04:57Effectivement, on peut se poser la question
00:04:59parce que, pour l'heure, il y a 306 gardes à vue
00:05:01et qu'on peut prendre les paris.
00:05:03Sur ces 306 gardes à vue,
00:05:05beaucoup se solderont par des gens qui vont repartir libres
00:05:09et il y aura évidemment très, très peu de condamnations.
00:05:11L'an dernier, c'était de l'ordre de 50%.
00:05:14Voilà, donc, quand Emmanuel Macron dit « plus jamais, mais ça, nous serons intraitables »,
00:05:19malheureusement, la parole politique est complètement discréditée.
00:05:21La deuxième chose, c'est que c'est depuis le 13 mai 2013
00:05:25qu'on note, en fait, ce phénomène d'émeutier
00:05:27qui vient s'immiscer dans une fête purement footballistique.
00:05:31C'était au Trocadéro, lorsque le PSG était venu fêter
00:05:34son troisième titre de champion de France.
00:05:36Pour la première fois, on a vu des émeutiers venir au Trocadéro
00:05:39et ça a d'ailleurs été le chaos.
00:05:41Il y a eu une discussion à l'époque sur
00:05:42est-ce que c'est une bonne idée, finalement, de faire la fête au Trocadéro.
00:05:46J'étais présent à ce moment-là.
00:05:47Je m'en souviens comme si c'était hier.
00:05:48Voilà, c'est à partir de ce moment-là que le sujet a été posé sur la table.
00:05:52Et 13 ans plus tard, Emmanuel Macron dit « il ne faut pas s'habituer ».
00:05:57Enfin, depuis 13 ans, on a eu le temps, malheureusement, de s'habituer.
00:06:01Laurent Nunez a communiqué aujourd'hui sur le nombre d'interpellations 780.
00:06:05C'est 30% de plus que l'an dernier.
00:06:08Donc, on ne va pas chaque année commenter des chiffres.
00:06:10Il y a un moment où il faut passer à l'action.
00:06:11On ira aussi sur les déclarations des uns et des autres.
00:06:14Laurent Nunez a quand même expliqué cet après-midi qu'en matière de sécurité, ça a été globalement une réussite.
00:06:23Globalement contrôlé.
00:06:24Globalement contrôlé.
00:06:25Les Français, les Parisiens.
00:06:26Mais c'est pour ça que la priorité des priorités, puisqu'il y a un déni politique et un déni
00:06:31médiatique,
00:06:32c'est de faire, et je le disais, moi je suis fier d'être dans ce groupe, parce que le
00:06:35journal du dimanche est le seul média presse-papiers ce dimanche
00:06:39à avoir proposé en une et l'exploit sportif, parce qu'il faut le noter, mais également les émeutes et
00:06:47la casse, avec ces scénarios,
00:06:50c'était en une des casseurs pathétiques.
00:06:52Des casseurs pathétiques.
00:06:53Et un exploit historique.
00:06:55Bon, ben voilà, c'est de parler de ce réel-là.
00:06:58Mais vous avez, dans ce système médiatique, une volonté d'invisibiliser ce qu'il se passe, ou alors de minimiser.
00:07:06Et la seule question, c'est pourquoi ?
00:07:07Pourquoi invisibiliser ? Pourquoi minimiser, Dries Galli ?
00:07:10Parce que faire le bilan, c'est poser sa démission.
00:07:13Si M. Nunez fait le bilan véritable, il part.
00:07:17Vous avez un commissariat dans l'huitième arrondissement, pris à partie, un commissariat au plein cœur de Paris.
00:07:22Je n'appelle pas ça globalement contrôlé.
00:07:24Ce n'est pas globalement contrôlé.
00:07:26Trocadéro, vous avez des voitures, une voiture rouge là, qui va faire le tour du monde, qui a été dépecée.
00:07:30Et pour nos élites parisiennes, intelligentsia, médiatiques, universitaires,
00:07:35si on fait le bilan, si on voit qui a cassé, qui a fait quoi, il faut qu'ils partent,
00:07:38ces gens-là.
00:07:39Ça veut dire, parce que c'est le fruit amer de l'arbre qu'ils ont planté depuis 40 ans
00:07:43qui remonte.
00:07:43Nous sommes numéro un mondiaux des dépenses sociales.
00:07:47De la politique de la ville, on a mis un pognon de dingue pour paraphraser notre cher président,
00:07:51et nous avons un résultat qui n'est pas là.
00:07:53Nous ne sommes même pas capables d'acheter la paix sociale.
00:07:56Donc ces gens-là, s'ils font le bilan, ils partent, donc ils ne vont pas faire le bilan.
00:07:58Et ils vont accuser tout le monde de faire le jeu d'extrême droite jusqu'à la fin du monde.
00:08:01Jusqu'au jour où ce ne sera plus possible, pour des raisons historiques ou des chocs externes.
00:08:08Stanislas Godon, je rappelle que vous êtes délégué national à l'Alliance.
00:08:11Je voudrais aussi que, quand même, dans le constat que l'on fait, et le bilan, vous avez raison,
00:08:16dans l'échec sécuritaire, on préserve quand même un peu les policiers
00:08:21qui, hier, en ont pris plein la figure pour ne pas dire autre chose,
00:08:24qui ont œuvré comme jamais.
00:08:26Ils ont fait d'ailleurs 780 interpellations sur l'ensemble du territoire national.
00:08:29Et eux aussi, ils payent le prix fort de 9 ans, vous avez raison.
00:08:34Je dirais de laisser aller, pour ne pas dire laxisme, pour ne pas dire bien d'autres mots.
00:08:39Comme par exemple, le président de la République a accusé les policiers,
00:08:42a demandé des mesures déontologiques, alors que ce n'était pas vraiment le sujet pendant les Gilets jaunes.
00:08:46Et qu'aujourd'hui, la justice, elle est complètement en retrait.
00:08:51D'ailleurs, j'ai un peu l'impression que la justice, c'est un peu comme le hamster qui tombe
00:08:54dans sa roue
00:08:54qui a l'impression de faire des kilomètres et il fait du surplace.
00:08:56Mais on nous explique que non, tout va bien, on n'a jamais été aussi ferme.
00:09:00Je suis désolé, mais hier, on a vu quand même des jeunes, des jeunes hommes
00:09:03qui n'hésitaient pas à tirer avec des espèces de bazookas ou mortiers sur les policiers.
00:09:08Et ça, c'est la réalité du terrain.
00:09:10Vous avez eu raison de citer aussi ces commissariats.
00:09:12Les commissariats attaqués, ça ne date pas d'hier, ça date déjà de plusieurs années.
00:09:17Nous, on avait dénoncé les choses quand il y avait par exemple le commissariat de Champigny qui avait été attaqué.
00:09:21Enfin, des exemples comme ça, on en a pléthore.
00:09:24Aujourd'hui, on est à 18 policiers par jour qui sont blessés.
00:09:27Et moi, je voudrais qu'aujourd'hui, on rende hommage à mes collègues sur le terrain
00:09:31qui ont fait des heures comme pas possibles,
00:09:33qui parfois ont recommencé évidemment aujourd'hui pour le dispositif de la parade.
00:09:37Certains vont être employés aussi sur demain la grande messe du président de la République,
00:09:43le Choose France par exemple, qui va mobiliser encore des hommes.
00:09:46Voilà, c'est ça en fait la réalité du terrain.
00:09:49Rappelons aussi que c'est une avant-première de ce qui pourrait se passer pendant la Coupe du Monde.
00:09:52Je me souviens de l'émission qu'on a faite dimanche dernier, Éric Nolot.
00:09:56Et si vous me permettez, excusez-moi, parce que j'ai vu la communication du maire de Paris
00:10:01qui a dit que c'était des actes isolés.
00:10:04Non mais, je crois que là, c'est vraiment le...
00:10:08Alors, c'est dans un long message, mais c'est vrai que la dernière phrase, c'est de parler d
00:10:12'actes isolés.
00:10:13Mais ce déni, ce déni, il est généralisé.
00:10:18Ce déni, il est généralisé.
00:10:20Les médias sont dans le déni, le système politique est dans le déni.
00:10:24Alors, c'est pour des raisons différentes.
00:10:26Certains, les politiques notamment, c'est pour se déresponsabiliser.
00:10:30L'irresponsabilité au sens propre, c'est se dire, c'est pas de notre faute.
00:10:33Nous, on a contrôlé la situation pour éviter ce que dit Idriss Galli,
00:10:37c'est-à-dire d'assumer ses responsabilités.
00:10:40Et quand vous êtes en échec, on va partir.
00:10:42Et puis les autres, c'est aussi par rapport à un agenda.
00:10:44C'est de dire, ah non, non, non, mais attendez, il ne faut pas trop en faire
00:10:47parce que dans un an, il y a des élections.
00:10:48Dans un an, il y a des élections.
00:10:50Et c'est faire le jeu de telle ou telle partie.
00:10:53Voilà ce qui se passe.
00:10:54Vous savez quand nous, on se loupe sur le terrain.
00:10:56C'est le conseil de discipline, le tribunal et la carrière qui est morte.
00:10:59C'est ça la réalité aussi.
00:11:01Éric Nolot.
00:11:02Monsieur Grégoire a désactivé les commentaires de son tweet sur X
00:11:06parce que sinon les Parisiens l'auraient rappelé à la réalité.
00:11:10Puis ensuite, le problème, c'est qu'on ne peut pas y arriver
00:11:12parce que ce n'est pas le bon diagnostic.
00:11:14Là, ce n'est pas le service.
00:11:15Il ne s'agit pas d'assurer l'ordre après un match de foot.
00:11:17Il s'agit d'entrer dans une guerre de territoire.
00:11:19J'ai parlé de capital à défendre.
00:11:20Oui, là vous avez fait mention de cette arme.
00:11:23Moi, je n'avais jamais vu une arme comme ça,
00:11:24une sorte de mortier à rémédition à tir tendu sur les policiers.
00:11:29C'est fait soit pour blesser au mieux, pour blesser gravement, au pire pour tuer.
00:11:34Vous êtes face à des gens qui, à n'importe quelle occasion, un match perdu, un match gagné,
00:11:39le 31, si ça se trouve, la fête des pères,
00:11:42qui sont là pour occuper le territoire et dire, nous sommes chez nous, vous n'êtes plus chez vous.
00:11:46C'est comme ça qu'il faut les traiter.
00:11:48Tant que vous dites, non, c'est des débordements d'un match de foot, vous passerez à côté.
00:11:51Vous pouvez même doubler le nombre de policiers.
00:11:54Éric Nolot, la semaine dernière, je me souviens d'avoir pensé cette émission pour vous
00:11:58parce que je me disais, tout n'est pas foutu.
00:12:00Tout n'est pas foutu puisque le Racing Club de Lens a pu, en son sein, regrouper 80 000 spectateurs.
00:12:07Pas une interpellation, pas une violence.
00:12:09Signe que le football peut être associé à des moments festifs.
00:12:12Tout n'est pas foutu.
00:12:14Et d'ailleurs, vraiment, je me disais, quelle va être la réponse d'Éric Nolot ?
00:12:20Est-ce que cette semaine, vous vous dites, Éliott, vous avez été bien naïf de vous dire que tout n
00:12:24'était pas foutu ?
00:12:24Oui, parce que c'est vrai que c'est foutu.
00:12:26Tout simplement parce qu'on ne veut pas mettre les moyens et la méthode qui conviennent à ce genre d
00:12:32'agissement.
00:12:32On continue de faire comme si c'était comme avant.
00:12:35Vous voyez bien qu'on est entré dans une autre dimension.
00:12:39Il y a une partie de la population qui agresse l'autre à la moindre occasion.
00:12:43Il faut défendre la population française, pas assurer l'ordre.
00:12:46Ce n'est pas la même chose.
00:12:47Moi, je parle sous la responsabilité d'un policier.
00:12:49Ce n'est pas la même chose.
00:12:49Première déclaration politique la plus importante, il a fallu attendre quasiment 24 heures pour la voir.
00:12:54C'est celle d'Emmanuel Macron qui ne nous explique plus jamais ça.
00:12:57Ras-le-bol.
00:12:58Ras-le-bol.
00:12:58C'est inqualifiable ce qui s'est passé hier.
00:13:01Malheureusement, on a vu, et je ne veux pas qu'on s'habitue à ça, et personne n'a envie
00:13:05qu'on s'habitue à ça,
00:13:07des scènes de violence inacceptables à Paris et dans d'autres villes,
00:13:11hier soir, une bonne partie de la nuit.
00:13:13Et donc, je veux remercier le ministre de l'Intérieur, le préfet de police, l'ensemble des équipes qui se
00:13:18sont mobilisées sur la plaque parisienne et dans beaucoup de villes de province face à ce qui est inqualifiable.
00:13:32Je veux remercier l'ensemble de nos forces de l'ordre, évidemment nos commerçants qui ont été touchés, les victimes,
00:13:37les gens qui ont été blessés.
00:13:39Ce n'est pas le foot, ça.
00:13:40Ce n'est pas le sport, ce n'est pas ce qu'on aime.
00:13:43Donc, merci à nos policiers et à nos gendarmes.
00:13:45On sera intraitables avec ceux qui ont été attrapés.
00:13:48On ne veut plus voir ça.
00:13:49Fini.
00:13:50On en aura le bol.
00:13:51Terminé.
00:13:54Alors, la question que je me pose, c'est est-ce qu'on est atteint un niveau d'indécence jamais
00:13:59atteint ?
00:13:59C'est vrai, peut-être.
00:14:01Jamais atteint.
00:14:01C'est-à-dire que vous avez un président qui, depuis neuf ans, est là.
00:14:04Tout à fait.
00:14:05Qui, l'année prochaine, fera ses valises et qui vous dit à le bol plus jamais ça.
00:14:08Alors, on va écouter ce qu'il avait dit l'année dernière.
00:14:10Parce que ce n'est pas comme si c'était la première.
00:14:12Si c'est la première fois que ça arrive, on le croit.
00:14:16On dit, enfin, on a un président de la République qui est conscient de ce qui se passe.
00:14:20Sauf que l'année dernière, à la même période, un an jour pour jour, on vivait le même scénario.
00:14:26Que disait Emmanuel Macron il y a un an ?
00:14:29Les affrontements violents qui se sont tenus sont inacceptables.
00:14:34Avec un bilan lourd, deux personnes sont mortes.
00:14:36Une trentaine de policiers, plusieurs sapeurs-pompiers ont été blessés.
00:14:41Je pense aussi à notre policier qui est en ce moment même dans le coma et qui venait de Rennes
00:14:46en support à certains de ses collègues.
00:14:49Ces incidents sont très graves.
00:14:51Ils sont inacceptables.
00:14:53Et ils ont privé beaucoup trop de nos compatriotes de ce qui aurait dû être un moment de bonheur et
00:14:59d'insouciance.
00:14:59Et donc, je vous le dis, la réponse de l'État sera à la hauteur.
00:15:03Nous poursuivrons, nous punirons, on sera implacable.
00:15:07Le football, ça n'est pas cela.
00:15:09C'est une plaisanterie.
00:15:10Je redécouvre en direct avec vous les propos d'Emmanuel Macron il y a un an.
00:15:15Mais vous savez, il a utilisé le mot de maboul.
00:15:18Mais le maboulistan, c'est ça.
00:15:19Mais c'est ça.
00:15:21C'est-à-dire qu'il va...
00:15:22Alors, on est passé d'inacceptable à inqualifiable.
00:15:26Et l'État sera intraitable.
00:15:27Intraitable.
00:15:285% des condamnés l'année dernière.
00:15:30Résultat, voilà ce qui se passe.
00:15:31Il faut voir les condamnations.
00:15:32Et le foot, ce n'est pas ça.
00:15:34Le foot, ce n'est pas ça.
00:15:34Mais Emmanuel Macron est toujours dans le même temps.
00:15:36Je vous assure, pardonnez-moi d'être...
00:15:37Parce que l'an dernier, il avait aussi mis sur les réseaux sociaux
00:15:43« champion frère ».
00:15:44Donc, il avait quand même envoyé un vocabulaire.
00:15:46Oui, oui, d'accord.
00:15:47Mais enfin, on voit bien quand même l'ambivalence qu'il y avait dans les propos tenus.
00:15:50Vous imaginez le réquisitoire.
00:15:52Moi, je n'ai jamais vu un tel...
00:15:54Quand on colle les deux sonores,
00:15:57le discours d'Emmanuel Macron de l'année dernière et de celui-ci,
00:15:59mais en fait, vous prenez les gens pour des imbéciles.
00:16:01Mais si vous voulez, Eliane, vous pouvez vous amuser encore plus.
00:16:03Et mettre les propos du président de la République
00:16:05après les émeutes de 2023.
00:16:07Emmanuel Macron, il parlait de l'oisiveté.
00:16:09Les gens qui étaient dans la rue, après l'affaire Naël,
00:16:12c'était pour l'oisiveté.
00:16:13Donc, ce président de la République,
00:16:14il ne comprend pas le pays qu'il dirige.
00:16:16Il ne saisit pas, mais c'est aussi extrêmement logique.
00:16:19Parce qu'en effet, si aujourd'hui,
00:16:21il essaye de mettre et d'expliquer les causes
00:16:23de ce qu'on a vu hier soir,
00:16:24de ce qu'on avait vu l'an dernier,
00:16:25et de ce qu'on reverra sans doute,
00:16:27il va y avoir un problème.
00:16:28Parce que c'est son échec à lui.
00:16:30C'est l'échec de l'assimilation,
00:16:31couplé à une immigration de masse,
00:16:33qui amène à ce genre d'image.
00:16:34Je le dis juste, Emmanuel Macron,
00:16:36cela je lance, ras-le-bol, entre guillemets,
00:16:38avec un point d'exclamation.
00:16:39Je présente mes excuses aux téléspectateurs,
00:16:41parce qu'ils peuvent se dire,
00:16:42ah ben enfin, en fait, on va changer le synthé.
00:16:45Vous savez pourquoi ?
00:16:45Parce que l'année dernière,
00:16:46il avait déjà dit la même chose.
00:16:47Donc, c'est un échec du président de la République
00:16:50sur toute la ligne.
00:16:51De toute façon, ce n'est pas vraiment une surprise.
00:16:53Emmanuel Macron, c'est le président du Verbe,
00:16:55et même le président du Verbe.
00:16:57Il pense que le pouvoir de sa parole
00:16:58peut faire changer la réalité.
00:17:00Mais non, la réalité est têtue.
00:17:01Écoutez, il y a une seule chose
00:17:03qu'il faut prendre en considération,
00:17:05et on en a eu la énième confirmation hier,
00:17:07une partie de la population française,
00:17:09disons des gens qui vivent sur le territoire français,
00:17:11a fait sécession.
00:17:13Voilà.
00:17:13Ils se comportent avec leurs propres règles,
00:17:15ils vivent selon leurs propres lois,
00:17:17ils pillent quand bon leur semble,
00:17:19ils volent quand bon leur semble,
00:17:20ils tirent sur les policiers quand bon leur semble,
00:17:22et ils ne sont pas punis.
00:17:24Ils sont arrêtés en très petit nombre, en réalité,
00:17:26et ils sont très faiblement condamnés
00:17:28quand ils le sont.
00:17:30Si vous ne partez pas de cette réalité,
00:17:32rien ne changera.
00:17:33Alors, la seule consolation,
00:17:34c'est que l'année prochaine,
00:17:36il ne pourra pas nous dire
00:17:37la République sera intraitable,
00:17:38et voilà.
00:17:39Dries Galli.
00:17:39On échappera à ça.
00:17:40Mais sinon, c'est une très très mince consolation.
00:17:43On a l'impression que M. Macron et ceux qui l'entourent,
00:17:47ceux qui le suivent,
00:17:47font partie du problème,
00:17:48parce qu'ils en rajoutent.
00:17:50On est déjà blessés narcissiquement.
00:17:52Parce qu'il faut voir,
00:17:53Elon Musk a tweeté 220 millions de vues.
00:17:56Il a dit, il faut que ça s'arrête en France,
00:17:58qu'est-ce qui se passe ?
00:17:58Donc déjà, en tant que Français,
00:18:00nous avons honte face au monde.
00:18:01Et vous avez un président qui en rajoute,
00:18:03il fait de la violence psychologique pour dire,
00:18:04il n'y aura plus jamais ça.
00:18:05Et chaque année, il raconte les mêmes choses.
00:18:07Et je me dis parfois
00:18:08qu'on a une espèce de sadisme d'État.
00:18:10Peut-être qu'il se réjouit, ces gens-là,
00:18:11de voir la France rabaissée à ce point,
00:18:17remplie de honte,
00:18:18et une France qui n'a plus sa fierté.
00:18:21Parce que là, on fait la leçon en plus au monde.
00:18:23Mais vous voyez, on n'arrive même pas à tenir...
00:18:24Mais on parlera de l'image que ça renvoie à l'international.
00:18:27Mais le rôle du journaliste, c'est quoi ?
00:18:30C'est évidemment de donner la parole au président,
00:18:34de relayer le discours qu'il vient de mettre.
00:18:37Mais c'est de se demander,
00:18:39mais est-ce que l'année dernière,
00:18:41il tenait les mêmes propos ?
00:18:43Est-ce que l'année dernière,
00:18:44il voyait dans ses émeutes
00:18:45quelque chose d'exceptionnel,
00:18:47qui n'arriverait plus ?
00:18:49Et que s'est-il passé un an après ?
00:18:51Et donc, à ce moment-là,
00:18:53si vous avez les mêmes situations,
00:18:54s'il y a les mêmes dégâts,
00:18:56vous êtes responsable.
00:18:58Cet échec, c'est le vôtre.
00:19:00Mais quand est-ce que ces gens assumeront ?
00:19:02Mais ces gens, l'exécutif ne tient pas à assumer
00:19:06parce qu'il y a un manque de courage patent.
00:19:09C'est évident que là, ce qui manque, c'est du courage
00:19:11et que les paroles que nous entendons ce soir
00:19:13sont ceux d'une grande lâcheté.
00:19:15Non seulement il y a plusieurs années
00:19:17que l'on voit ce phénomène
00:19:19non seulement perduré,
00:19:21mais de chaque fois de plus en plus significatif.
00:19:24C'est-à-dire, vraiment,
00:19:25c'est l'extension du domaine de l'émeute.
00:19:27Voilà où on en est dans notre pays.
00:19:29Mais en plus, on a un chef de l'État
00:19:31qui ne veut pas regarder la réalité en face.
00:19:33C'est-à-dire, comme l'a dit Éric Nolot,
00:19:35qu'une partie du pays fait sécession,
00:19:37s'en réjouit,
00:19:38et que ça voudrait dire passer à la vitesse supérieure
00:19:41dans la façon de protéger les citoyens.
00:19:43Ça veut dire,
00:19:44et c'est la grande question, à mon avis,
00:19:45des semaines et des mois qui vont venir
00:19:47par rapport aux futurs événements,
00:19:49est-ce que la police est véritablement formée
00:19:52pour les violences urbaines ?
00:19:53Est-ce qu'on n'arrive pas à une certaine limite ?
00:19:55Est-ce qu'il ne faut pas passer à la vitesse supérieure ?
00:19:58Non, mais on a utilisé des véhicules blindés
00:20:01contre des agriculteurs.
00:20:02Pourquoi est-ce qu'on ne met pas
00:20:04des véhicules blindés dans la capitale ?
00:20:05On les a utilisé aussi...
00:20:06Les canons à eau.
00:20:07Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas de canons à eau ?
00:20:08Que faut-il faire ?
00:20:09Ce n'est pas une question de formation des policiers.
00:20:11Le bilan, effectivement, de neuf années,
00:20:14c'est les chiffres statistiques
00:20:16qui ont explosé dans tous les domaines,
00:20:18avec notamment une proportion
00:20:19des mineurs extrêmement importante.
00:20:21Le bilan, c'est aussi que,
00:20:23chaque fois qu'il y a eu des propositions,
00:20:25notamment pour avancer, justement,
00:20:27sur de la répression en tant que telle,
00:20:30à chaque fois le Conseil constitutionnel,
00:20:32je pense à son ami Richard Ferrand,
00:20:33qui est quand même juste un peu président
00:20:35du Conseil constitutionnel,
00:20:36et à chaque fois, ça a été des verrous
00:20:38et des censures.
00:20:39Par exemple, la loi anticasseur,
00:20:41article numéro 3,
00:20:42où on pouvait avoir des arrêtés administratifs
00:20:44avec un fichier constitué,
00:20:45ce qui nous aurait permis,
00:20:47lors des contrôles qu'on fait,
00:20:48en grande quantité aux abords
00:20:50de l'Île-de-France, par exemple,
00:20:51d'écarter justement tous ces individus.
00:20:54Censuré.
00:20:54Voilà, ça c'est la réalité du terrain.
00:20:56Alors après, moi je veux bien les discours,
00:20:58oui, c'est inacceptable,
00:20:59bon d'abord, c'est pas lui qui est dans les prétoires,
00:21:01c'est pas lui qui est dans les tribunaux,
00:21:02et que l'indépendance de la magistrature,
00:21:04elle est un socle qui est malheureusement inébranlable.
00:21:08Donc c'est ça aussi la réalité du terrain.
00:21:10Après, il n'a pas été capable
00:21:11de construire 15 000 places de prison.
00:21:13Pardon, ça aussi, ça fait partie du bilan.
00:21:16Je veux dire, ce sujet de l'histoire
00:21:19de la sous-dotation carcérale,
00:21:20il est au cœur du problème.
00:21:22Et moi, j'en ai marre
00:21:23quand on nous parle de déficit public,
00:21:25voilà, alors que le régalien,
00:21:27il a besoin de moyens.
00:21:28Et c'est pas faire offense ou être caricatural,
00:21:32nous avons besoin de moyens.
00:21:33Le budget de la justice,
00:21:34on consacre 5 euros sur 1 000 euros d'impôts
00:21:37pour la justice.
00:21:38C'est ça la réalité aussi des choses.
00:21:39Je voudrais qu'on écoute
00:21:40le président du Paris Saint-Germain,
00:21:42Nasser El Khelaifi.
00:21:44Imaginez que c'est le président du club de foot
00:21:48qui n'est absolument pas responsable
00:21:50de la violence à laquelle nous avons assisté hier,
00:21:55qui, lors de sa prise de parole
00:21:57sur le champ de Mars,
00:21:59va appeler au calme.
00:22:01C'est quand même...
00:22:01Vous imaginez dans le monde
00:22:03dans lequel on vit.
00:22:04Nasser El Khelaifi.
00:22:25Il appelle au calme,
00:22:26il dit que c'est très important
00:22:27dans la meilleure ville au monde,
00:22:29dit-il.
00:22:30Je voudrais qu'on voit quelques séquences
00:22:32parce que ce qui se passe aussi
00:22:34depuis le milieu de l'après-midi,
00:22:35c'est que les médias
00:22:37ne relaient plus
00:22:40les séquences de violence et de tension.
00:22:42Alors, puisque les gens
00:22:43ne veulent plus les relayer,
00:22:45ces images de violence,
00:22:46d'émeutes et de pillages,
00:22:48nous, on va les relayer.
00:22:49D'accord ?
00:22:50On va éviter de montrer
00:22:51un village Potemkin
00:22:52en expliquant que c'était anecdotique
00:22:55et que maintenant,
00:22:56place à la fiesta.
00:22:57Ben non, c'est pas vrai.
00:22:58Il y a la fête.
00:22:59Il faut saluer cette équipe exceptionnelle
00:23:01du Paris Saint-Germain,
00:23:03leur parcours incroyable,
00:23:04mais il ne faut pas oublier
00:23:05les policiers,
00:23:06les gendarmes qui ont été blessés,
00:23:07les magasins qui ont été pillés.
00:23:09Première séquence,
00:23:10je voudrais qu'on voit cette séquence,
00:23:11c'était non loin des Champs-Élysées,
00:23:13un témoin qui va essayer
00:23:16de mettre un seau d'eau
00:23:19sur du mobilier
00:23:20et un scooter incendié
00:23:21et qui va se faire insulter.
00:23:24« Il a jeté un scooter. »
00:23:28« Il a jeté un scooter. »
00:23:31« Il a jeté un scooter. »
00:23:34« Il a jeté un scooter. »
00:23:42« Il faut l'empêcher. »
00:23:44« Oh, oh, oh, oh, oh. »
00:23:46« Qu'est-ce qu'il se passe ? »
00:24:01Et dans la continuité, l'un des individus va arriver avec une sorte de...
00:24:06Mais ce n'est pas un mortier d'artifice, c'est une sorte de...
00:24:08Je ne sais pas ce que c'est, d'une sorte de bazooka d'artifice.
00:24:12Bazooka mortier, ça s'appelle ?
00:24:13Oui, on l'appelle comme ça communément, oui.
00:24:15On a le droit de circuler comme ça ?
00:24:17Bien sûr que non.
00:24:17Mais où est-ce qu'on achète ces choses ?
00:24:20C'est Nicolas Godon.
00:24:22Voyons la séquence et vous allez nous expliquer.
00:24:27Putain, tu réserves ça pour qui là ?
00:24:29C'est pour qui ça, c'est pour qui ?
00:24:31C'est pour les Juifs.
00:24:32Non, arrête, arrête, arrête, arrête.
00:24:34Non, mais non, mais non, mais non.
00:24:40Vous avez quand même un individu qui vous dit, c'est pour quoi ?
00:24:43C'est pour les Juifs.
00:24:43Donc en plus, si vous voulez de la délinquance, il y a l'antisémitisme.
00:24:47Oui, bien qu'on est passé dans autre chose.
00:24:50Stanislas Godon, c'est quoi cet énorme engin qu'on a vu ?
00:24:54Et après, on fera la courte pause.
00:24:56C'est ce qu'on appelle communément un bazooka de mortier qui peut tirer plusieurs boules de feu pyrotechniques.
00:25:04Je rappelle que l'ensemble de ces artifices type mortier sont classifiés, que normalement, ils font l'objet de réglementations
00:25:12extrêmement poussées.
00:25:14C'est pour ça que quand le ministre de l'Intérieur parle de la nouvelle loi Riposte, où il va
00:25:19sanctionner tous les établissements qui vendent ce type,
00:25:21qui normalement sont réservés aux professionnels, j'attends de voir combien d'établissements vont être fermés en mesure administrative.
00:25:28Parce que d'abord, c'est illégal.
00:25:30Et ensuite, surtout, j'attends de voir les condamnations et les qualifications de ceux qui tirent avec ce genre d
00:25:35'objet sur les policiers.
00:25:36Parce que j'ai souvent entendu parler des qualifications de violences volontaires, mais avec les trois circonstances aggravantes,
00:25:42quand on risque jusqu'à 5, 7 ou 10 ans selon la gravité des blessures, j'aimerais bien savoir comment
00:25:49on peut sortir avec du sursis, des jours amendes, des TIG.
00:25:54Voilà, ça, c'est le décalage et qui, aujourd'hui, malheureusement, est aussi le bilan catastrophique des décisions de justice.
00:26:01Et puis, la plupart du temps, ces mortiers sont achetés sur des plateformes qui sont des plateformes polonaises, des plateformes
00:26:06allemandes.
00:26:07Vous le commandez et ça arrive directement chez vous.
00:26:09Donc, il y a un contournement qui est très difficile pour l'État français de sanctionner et de contrôler davantage
00:26:15cela.
00:26:15Courte publicité, on va vous montrer séquence par séquence ce qu'il s'est passé hier soir.
00:26:21A tout de suite sur CNews.
00:26:24Un peu plus de 20h30 sur CNews.
00:26:27Nous sommes en direct pour l'heure des pros, la suite.
00:26:29Alors que le bus du Paris Saint-Germain, les champions d'Europe, doubles champions d'Europe, vont pouvoir retrouver leur
00:26:37écrin.
00:26:37Le Parc des Princes est célébré avec leurs supporters.
00:26:40Je suis assez surpris parce que quand je regardais les images aériennes du Parc des Princes, je ne voyais pas
00:26:47beaucoup de monde dans l'enceinte.
00:26:49Alors, est-ce que les festivités vont commencer beaucoup plus tard ? C'est une possibilité.
00:26:53Mais l'année dernière, moi qui étais présent au parc, je peux vous dire qu'il y avait énormément de
00:26:58monde.
00:26:59A tel point d'ailleurs que certains avaient voulu pénétrer dans le Parc des Princes sans billets et que le
00:27:06service de sécurité du Paris Saint-Germain et les équipes de sécurité ont musclé justement cette dernière.
00:27:13pour que les choses ne se reproduisent pas comme telles l'année dernière.
00:27:19Le Paris Saint-Germain donc qui arrive au Parc des Princes avec ses supporters.
00:27:23Et puis à gauche, ces images de violences urbaines dans la capitale.
00:27:2871 villes ont été concernées par ces violences.
00:27:3115 villes ont été concernées par des scènes de pillage.
00:27:37Nous les verrons dans quelques instants, dans certaines d'entre elles.
00:27:40Et près de 60 policiers et gendarmes ont été glissés.
00:27:43C'est un bilan provisoire Stanislas Godon ou est-ce qu'il va s'affiner dans les prochaines heures ?
00:27:48Je pense qu'il va s'affiner parce qu'on a des collègues qui n'ont pas forcément déclaré de
00:27:52blessures en service ou qui sont allés voir le médecin.
00:27:55D'abord il y en a certains qui font preuve de beaucoup d'abnégation, qui sont retournés au travail parce
00:27:59que beaucoup ont été rappelés.
00:28:00On me donnait des informations, notamment il y a des collègues qui ont pris quelques heures de repos et puis
00:28:04on les a remis sur le terrain aujourd'hui pour ce soir.
00:28:08Et je pense que le bilan, c'est pour ça que je disais qu'il va peut-être s'alourdir
00:28:12sur le nombre de policiers blessés.
00:28:13Après sur les villes, ça illustre aussi une chose, c'est que dans toutes les statistiques, notamment du ministère de
00:28:19l'Intérieur, on voit aussi que toutes les villes sont touchées.
00:28:22Touchées par le trafic de chute, la violence, les vols avec armes, notamment avec la part des mineurs dont je
00:28:27parlais tout à l'heure.
00:28:28Et que du coup il n'y a pas un focus spécial sur Paris.
00:28:32Et Paris évidemment c'est une grande métropole, mais si vous regardez Lyon, le département de l'Isère, Marseille, et
00:28:38puis les petites villes moyennes.
00:28:40Les dernières statistiques sur les gestions communales notamment qui sont sorties, elles illustrent parfaitement ce climat de violence et d
00:28:48'impunité surtout qui s'installe, ça c'est important de le rappeler.
00:28:51On ira voir notre équipe puisque l'ouverture du Parc des Princes, c'était 19h30, il est 20h30 et notre
00:28:59équipe qui est sur place explique qu'il y a encore énormément de sièges vides.
00:29:03Ce qui n'était absolument pas le cas l'année dernière. Alors faut-il faire un lien entre la violence
00:29:09et justement ces supporters qui se disent, après ce qui s'est passé cette nuit,
00:29:13je vais m'éviter de me retrouver au Parc des Princes. Ou alors est-ce que c'est parce qu
00:29:18'il y a du retard ?
00:29:19J'avoue ne pas comprendre et ne pas arriver à avoir une explication.
00:29:23Si vous êtes un supporter du Paris Saint-Germain et que vous voulez vous rendre à cette cérémonie par exemple
00:29:27avec vos enfants, le foot c'est souvent un truc de père à fils, vous allez au stade avec vos
00:29:32gamins.
00:29:32Ce qui est le cas au Parc des Princes désormais.
00:29:34C'est sûr, mais moi j'y allais avec mes fils, j'ai rencontré deux fils supporters du Paris Saint
00:29:37-Germain, vous voyez que j'ai mal fait leur éducation, je les aime quand même, je leur dis publiquement.
00:29:43Vous n'avez pas tout mal fait, c'est ça qu'il faut comprendre.
00:29:45D'ailleurs je suis tombé à la période où c'était vraiment terrible à l'intérieur du Parc des Princes.
00:29:49Robin Leproux et les autres dirigeants ont fait le ménage, ils sont arrivés à faire le ménage à l'intérieur.
00:29:53Mais moi je me mets à la place d'un père de famille, il se dit mais je vais tomber
00:29:56sur qui ?
00:29:57Chemin, il reste peut-être chez lui. Je ne sais pas si c'est l'explication, je suis comme vous,
00:30:01mais moi...
00:30:01Alors justement, allons voir notre équipe qui est à l'intérieur du Parc des Princes, Mathilde Ibanez, merci d'être
00:30:06en direct avec nous et restons sur ces deux images.
00:30:09Mathilde Ibanez, est-ce que le stade se remplit ? Comment se fait-il qu'il y ait si peu
00:30:15de monde actuellement au Parc des Princes ?
00:30:21Mais écoutez, ce que je peux vous dire, c'est que ça continue de se remplir, mais il reste encore
00:30:24énormément de sièges vides ici.
00:30:27Et pourtant, il y a une fois qu'hier, il y a de 48 000 supporters qui vont, j'espère,
00:30:32en tout cas tous venir pour célébrer ensemble, fêter ensemble cette deuxième étoile sur ce maillot.
00:30:39Ce que l'on sait, en tout cas, c'est que les joueurs arrivent et saluent la foule qui se
00:30:43trouve à l'extérieur du Parc pour l'instant.
00:30:46En tout cas, à l'intérieur, il y a une très bonne ambiance. On a d'abord eu le chanteur
00:30:50américain, Big Ali, qui a fait son show pour un petit peu mettre de l'ambiance au niveau des supporters.
00:30:56Beaucoup de slogans, de chants en faveur du PSG ici, mais c'est vrai que c'est assez surprenant, puisqu
00:31:03'il reste encore énormément de sièges vides ici.
00:31:07Merci beaucoup, Mathilde Libanès, merci à Timothée Farget qui vous accompagne.
00:31:11Et pour être, encore une fois, avoir été présent l'année dernière, on n'était pas du tout dans ce
00:31:17scénario-là.
00:31:18Peut-être comme il y a beaucoup de retard, les supporters ont décidé de venir plus tard, mais c'est
00:31:24aussi une possibilité que les supporters, les vrais, se soient dit
00:31:29« Attendez, avec ce qui s'est passé hier, on va éviter de se retrouver au Parc des Princes, ce
00:31:34qui serait terrible. »
00:31:35Je voulais que je vous dise ce qui serait tellement terrible, parce que pourquoi ?
00:31:37Ça voudrait dire que les casseurs, les délinquants, ils ont en fait gagné.
00:31:42Ils ont déjà gagné depuis longtemps.
00:31:44Ils ont gagné hier, ils avaient gagné l'année dernière, ils gagnent à chaque fois, parce qu'on a décidé
00:31:48de perdre à chaque fois.
00:31:50Voilà, si vous ne jouez pas un match, que ce soit au football ou à la sécurité, vous le perdez.
00:31:56Vous revenons sur les images, je dirais, notamment de la casse, les tirs de mortier d'artifice, parce que je
00:32:02veux vraiment qu'on voit ce qui a pu se passer hier, ce chaos, et à Paris, mais également dans
00:32:08toute la France.
00:32:09Ces mortiers d'artifice qui ont été utilisés, souvent contre les forces de l'ordre, à tel point que le
00:32:15ministre de l'Intérieur souhaite à ce qu'il y ait un recensement.
00:32:36Quand les forces de l'ordre ne sont pas ciblées, ou les bâtiments, ce sont des casseurs qui s'en
00:32:42prennent, soit des camions, même parfois des camions de pompiers.
00:32:45Et vous voyez cette séquence, un camion qui est pris pour s'y parler, par les casseurs.
00:33:03C'est hurlements des personnes qui filment, et quand ce n'est pas des hurlements, c'est des petites musiques
00:33:09au moment des pillages.
00:33:10Avenue de Wagram également, à proximité de l'avenue des Champs-Elysées, ça a été également très violent, regardez.
00:33:17Regarde le clonchard, regarde, regarde, ils tirent sur les pompiers.
00:33:25Regarde comment ils tirent sur les pompiers, fils de p***.
00:33:31Hé, t'es là, c'est les pompiers, pourquoi ils font ça là ?
00:33:33C'est les pompiers là, non, il y a les pompiers là-bas.
00:33:39C'est les pompiers là !
00:33:44Des pompiers sont ciblés, je vous propose également cette scène de pillage, un magasin a été pillé.
00:33:50J'ai entendu Laurent Nounier se satisfaire que des magasins sur les Champs-Elysées n'aient pas été pillé.
00:33:56Un vol d'oiseau à 200 mètres, c'est l'avenue de Wagram, et un magasin d'électroménagers.
00:34:03Il y a des génies dans les casseurs, ils avaient besoin d'un four, visiblement.
00:34:07Tu es magique, on t'aime à l'arrivée, merci à Louis, à Arsenal, on arrive !
00:34:15Il n'y aura plus de sourire !
00:34:28Et ailleurs, ils ne font pas le poids, les lumières brillent en panne à toute la vie.
00:34:35Et c'est en musique que parfois les images sont relayées.
00:34:40C'est un peu ce dont on parlait en début d'après-midi sur le plateau de CNews,
00:34:45en expliquant que non seulement ils se sont organisés,
00:34:48ça posera la question de l'après-méditation de ce genre d'action,
00:34:51et puis en plus ils se sont mis en scène,
00:34:54et ils se sont fait un peu une concurrence quand même sur l'ensemble du territoire national.
00:34:58Concurrence qu'on connaissait un peu dans la nuit de la Saint-Sylvestre,
00:35:01ou rappelez-vous les statistiques sur les voitures brûlées.
00:35:03Et là maintenant, on a l'impression que c'est en gros combien de policiers
00:35:08on va pouvoir tirer comme des lapins avec des mortiers,
00:35:13combien de pompiers on va pouvoir attaquer.
00:35:15Et ça aussi, ça rappelle des images terribles pendant les Gilets jaunes,
00:35:19rappelez-vous, où des pompiers intervenaient sur des incendies,
00:35:22et en fait ils étaient pris à partie.
00:35:24Mais là, on est dans un contexte entre guillemets sportif,
00:35:28mais ceux-là, ils sont très très loin d'être des supporters.
00:35:30Ce n'est pas parce qu'ils ont un t-shirt du Paris Saint-Germain
00:35:33qu'ils peuvent se revendiquer en tant que tel,
00:35:35au contraire, c'est plutôt une insulte pour ce club.
00:35:38Mais nous, vraiment, on est très très inquiets quand même de cette escalade de la violence,
00:35:44parce que match après match, fête après fête,
00:35:47et puis quand j'entends dernièrement quelqu'un qui fait un comparatif,
00:35:51comme le ministre des Affaires étrangères,
00:35:52M. Barraud, sur les Jeux Olympiques,
00:35:56en comparant 45 000 policiers mobilisés et 8 000 à Paris,
00:36:01enfin, je veux dire, c'est quoi le message ?
00:36:02C'est qu'il faut mobiliser 45 000 policiers et gendarmes ?
00:36:05Non mais, enfin, je veux dire, on marche sur la tête,
00:36:07et on fait quoi alors de tout le reste ?
00:36:08On ne s'occupe plus du terrorisme,
00:36:09on ne s'occupe plus des incendies au quotidien,
00:36:11enfin, c'est un non-sens.
00:36:13Et les filles ont théorisé la Nouvelle-France,
00:36:15ça c'est la pratique.
00:36:16Ils ont même dit que c'était de la faute.
00:36:18C'est la pratique.
00:36:18Et provocation du ministre de l'Intérieur.
00:36:20Autre séquence à présent,
00:36:21je vous propose de regarder ce moment
00:36:23où les casseurs s'en prennent un véhicule de police.
00:36:56Et puis, nouvelle séquence,
00:36:59et là aussi, signe d'une grande difficulté
00:37:03pour ne pas dire un échec sécuritaire.
00:37:05L'année dernière, le symbole, c'était quoi ?
00:37:07C'était ce périphérique qui était devenu un terrain de chasse
00:37:10ou un terrain de jeu pour les délinquants.
00:37:13Et la promesse, c'était plus jamais ça.
00:37:16On va mettre en place un dispositif tel
00:37:19que vous ne verrez pas,
00:37:21ça va dissuader les casseurs
00:37:24de retourner sur le périphérique.
00:37:26Conséquence d'ailleurs dramatique
00:37:27puisque sur le périphérique,
00:37:28il y a eu un accident mortel.
00:37:30Un accident mortel.
00:37:31Voyez la séquence.
00:38:05Et non loin de cette masse,
00:38:07il y a eu un drame quelques minutes plus tard.
00:38:10Vous-même, lorsqu'il y avait le plan serré,
00:38:12c'est-à-dire qu'on ne voyait que la foule,
00:38:14elle était tellement importante,
00:38:16cher Éric Nolot, que vous vous êtes dit...
00:38:18Attendez, là, c'est le périphérique ?
00:38:20Oui, il a vraiment fallu qu'on me le dise,
00:38:22mais je ne suis pas d'accord avec notre synthé,
00:38:24ce n'est pas le jour d'après,
00:38:25c'est la France d'après.
00:38:27C'est la France telle qu'elle est théorisée
00:38:28par la France insoumise.
00:38:29C'est la nouvelle France.
00:38:30C'est des gens qui vous disent
00:38:32« Vous n'êtes pas chez vous,
00:38:33vous n'avez jamais existé,
00:38:34maintenant, on va prendre le territoire ».
00:38:36Ben voilà, le territoire, c'est le périph',
00:38:38c'est certaines avenues de Paris,
00:38:39pas n'importe lesquelles.
00:38:40On en sécurise une, les chances d'idées,
00:38:42mais pas celle d'à côté,
00:38:44Wagram ou Clébert.
00:38:45Voilà, c'est un message qu'ils envoient
00:38:47parfois à leurs corps défendants.
00:38:48Mais je pense qu'il y a une idéologie derrière.
00:38:50Ce sont des gens qui sont,
00:38:52non pas manipulés,
00:38:53mais encouragés par toute une idéologie
00:38:55extrême-gauchiste
00:38:56où les filles jouent un rôle primordial.
00:38:58Moi, je crois qu'il faut l'analyser
00:38:59à un niveau civilisationnel,
00:39:01existentiel et pas seulement sécuritaire.
00:39:04Véronique Jacquier.
00:39:05Oui, pour compléter ce que vient de dire Éric Nolot,
00:39:08il y a aussi le fait qu'il y a une bascule,
00:39:10me semble-t-il,
00:39:11depuis les émeutes de juin 2023.
00:39:13Parce qu'avant, il n'y avait pas
00:39:14cette conquête de territoire,
00:39:15des cités jusque dans le cœur des villes.
00:39:18Et c'est peut-être depuis la mort de Naël
00:39:20et les émeutes qui se sont produites
00:39:21à ce moment-là
00:39:22qu'on a vu vraiment les émeutiers
00:39:25arriver en centre-ville,
00:39:26sans phare,
00:39:28pour prendre le territoire,
00:39:29faire un peu des sortes d'eurasien.
00:39:30Il me semble que ça date,
00:39:32qu'il y a une bascule
00:39:32depuis ce moment-là.
00:39:34Peut-être qu'on voyait poindre
00:39:35ces éléments-là plus tôt.
00:39:37Il y a aussi peut-être l'idée
00:39:38du narcotrafic en banlieue
00:39:40qui fait que cet écosystème
00:39:43se déplace maintenant
00:39:44et gangrène les corps des villes.
00:39:47Dans quelques instants,
00:39:48je vous montrerai,
00:39:49parce que c'est très intéressant,
00:39:50le parallèle que vous faites
00:39:51avec les émeutes.
00:39:52Puisque les émeutes,
00:39:53ce n'était pas seulement à Nanterre,
00:39:55ça s'est propagé
00:39:56sur l'ensemble des territoires.
00:39:58Et là, vous avez 71 villes
00:40:00qui ont été frappées
00:40:01par des violences,
00:40:03et je le disais,
00:40:03une quinzaine par des pillages.
00:40:05Et vous verrez les images
00:40:06des pillages à Strasbourg,
00:40:09à Angers,
00:40:10entre autres.
00:40:11On se dit,
00:40:12mais dans quelle France vivons-nous ?
00:40:14Dans quelle France vivons-nous ?
00:40:16On sait qu'en tous les cas,
00:40:17on vit dans une France du déni,
00:40:19médiatique et politique.
00:40:20Mais qui sont ces Français ?
00:40:22Parce que pour la plupart,
00:40:23ils sont Français.
00:40:24Qui détestent à tel point la France
00:40:26qu'ils sont capables
00:40:27d'aller piller,
00:40:29taper,
00:40:29agresser,
00:40:30sans prendre aux forces de l'ordre,
00:40:31un soir de finale
00:40:33de Ligue des Champions ?
00:40:34Qui sont ces Français ?
00:40:35C'est la question
00:40:36qu'il faut se poser également,
00:40:38bien sûr.
00:40:39Voyons ces scènes de pillage.
00:40:52Sous-titrage Société Radio-Canada
00:41:39Et donc,
00:41:40vous avez revu la Seine à Paris,
00:41:41Strasbourg,
00:41:42Angers,
00:41:43mais on aurait pu rajouter
00:41:44une douzaine de villes supplémentaires
00:41:46si nous disposions des images
00:41:48de l'Ultorès.
00:41:48Ce que je trouve le plus dingue
00:41:50dans ces images-là,
00:41:51c'est qu'on vous dit souvent,
00:41:52c'est le cas d'Emmanuel Grégoire,
00:41:54qu'à isoler,
00:41:55on vous dit que c'est
00:41:55une toute petite minorité.
00:41:57On voit bien,
00:41:58notamment avec les images
00:41:59sur le périphérique parisien
00:42:01ou même ce qu'on a pu voir
00:42:02sur les Champs-Elysées,
00:42:03que c'est peut-être pas une majorité,
00:42:06mais c'est en tout cas
00:42:06pas une petite minorité.
00:42:08C'est-à-dire qu'on a
00:42:08de plus en plus de voyous,
00:42:10de plus en plus de racailles,
00:42:11de plus en plus de pillards
00:42:15et on n'arrive pas
00:42:16parce que c'est-à-dire
00:42:16qu'on va nous dire
00:42:17que la journée a été réussie.
00:42:19Pourquoi ?
00:42:19Parce que le dispositif policier
00:42:21a été massif,
00:42:22il y avait 22 000 policiers
00:42:23et puis on va aussi nous dire
00:42:25qu'il n'y a personne
00:42:26qui a été blessé
00:42:26du côté des pillards
00:42:27parce qu'encore une fois,
00:42:29s'il y avait eu un policier
00:42:31qui après 12 heures de stress,
00:42:3212 heures à se faire attaquer,
00:42:34qu'avait eu un mauvais geste,
00:42:35qu'avait eu le mauvais angle
00:42:37de la caméra,
00:42:38d'un passant
00:42:39qui l'aurait filmé
00:42:40en train de faire
00:42:41quelque chose
00:42:42qui selon ces gens-là
00:42:43n'est pas convenable,
00:42:45là je peux vous dire
00:42:46qu'on aurait eu
00:42:46deux jours de polémiques,
00:42:47que sans doute peut-être
00:42:48ce policier aurait fait
00:42:49de la détention provisoire
00:42:51et ça aurait été
00:42:52une autre soirée.
00:42:53Donc encore une fois,
00:42:54on est dans une,
00:42:55je trouve,
00:42:56dans une sorte de débat parallèle
00:42:59que je trouve absolument lunaire
00:43:00dans un pays normal.
00:43:01Dans un pays normal,
00:43:03on aurait déjà des personnes
00:43:04qui seront en prison,
00:43:06on aurait déjà des personnes...
00:43:08On le verra demain.
00:43:09Première comparution immédiate,
00:43:11c'est demain.
00:43:11Il y a un placement en garde à vue,
00:43:14respectons l'état de droit quand même.
00:43:17Placement en garde à vue
00:43:18et puis ensuite,
00:43:19comparution immédiate.
00:43:20On verra ce qui va se passer
00:43:22sur les comparutions immédiates.
00:43:24On connaît trop bien notre justice.
00:43:25Demain, pour voir si, effectivement,
00:43:27la réponse sera extrêmement ferme.
00:43:29Première déclaration politique,
00:43:31on revient aux déclarations politiques.
00:43:33Laurent Nouniez, l'année dernière,
00:43:35il était préfet de police de Paris.
00:43:37Donc il était en charge de la sécurité.
00:43:39Il avait expliqué que le dispositif
00:43:40de sécurité est suffisant
00:43:42et que ce dispositif préviendrait
00:43:45de toute nouvelle acte de violence.
00:43:49C'est-à-dire que c'est tellement
00:43:50un dispositif fort que les délinquants
00:43:52allaient trembler.
00:43:53Et aujourd'hui, lorsqu'il prend la parole,
00:43:56ça c'est Eric Ciotti,
00:43:57lorsqu'il prend la parole,
00:43:59il va nous expliquer, Laurent Nouniez,
00:44:02que le maintien de l'ordre
00:44:04s'est globalement bien passé.
00:44:08La situation a été globalement sous contrôle.
00:44:10On a eu, évidemment, des débordements
00:44:12que vous avez toutes et tous notés,
00:44:14qui ont entraîné des troubles
00:44:16à l'ordre public,
00:44:16voire des violences urbaines,
00:44:18mais qui ont systématiquement
00:44:19été pris en compte par les forces de l'ordre.
00:44:21Systématiquement, il y a eu
00:44:22une réponse policière
00:44:24qui a été mise en place.
00:44:26Il va prendre la parole une dizaine de minutes ce matin.
00:44:28Je vous assure, je crois qu'il a répété
00:44:30plus de 25 fois le mot « systématiquement ».
00:44:34Systématiquement, il y a eu.
00:44:35Systématiquement, les policiers sont intervenus.
00:44:37Est-ce qu'il y a là aussi
00:44:41une déconnexion du ministre de l'Intérieur ?
00:44:43Ce qu'il dit, ça s'est globalement bien passé.
00:44:45Et je me tourne vers vous,
00:44:46parce que c'est votre chef, Stanislas Godon.
00:44:50Nous, on a été surpris de la déclaration.
00:44:52Alors d'abord, je redis ce que j'avais dit,
00:44:53que je suis un peu étonné
00:44:55qu'il y ait une déclaration seulement
00:44:56du ministre de l'Intérieur.
00:44:57On aurait préféré qu'il y ait un tandem
00:44:58police-justice avec le garde des Sceaux.
00:45:00Ça aurait été quand même très intéressant.
00:45:02Ça en dit long quand même
00:45:03sur ce dysfonctionnement aussi.
00:45:05Après, tout s'est bien passé ?
00:45:07Non.
00:45:08C'était un peu le chaos quand même,
00:45:09on va le dire.
00:45:12Je salue, parce que quand même,
00:45:14alors les policiers, oui,
00:45:15sont intervenus de manière,
00:45:17je vais reprendre le terme, systématique,
00:45:19mais ça, c'est leur boulot au quotidien.
00:45:21Les collègues, vous savez,
00:45:22ils obéissent sur ordre,
00:45:24mais quand ça part en vrille,
00:45:27comme on dit dans notre jargon,
00:45:28et qu'il y a des individus
00:45:30qui tirent en mortier,
00:45:31l'objectif, c'est de procéder
00:45:33à des interpellations.
00:45:33C'est pour ça que nous aussi,
00:45:35on est quand même consternés
00:45:36quand à chaque fois,
00:45:37on remet en cause
00:45:37la parole des policiers
00:45:39qui désignent bien des personnes
00:45:40qui tirent ou lancent
00:45:41des projectiles sur les policiers.
00:45:43Alors, vous parliez du profil,
00:45:44notamment des auteurs
00:45:45qui vont être ultra analysés
00:45:47avant de passer
00:45:48en comparaison immédiate.
00:45:49On va dire,
00:45:49est-ce que vous allez à l'école ?
00:45:50Est-ce que vous faites
00:45:51des stages de réinsertion,
00:45:52de formation ?
00:45:53Tous ces exemples-là
00:45:55qui vont évidemment
00:45:56atténuer les choses.
00:45:57Je sens que vous avez une info.
00:45:59Non, ce n'est pas une info,
00:46:00mais j'ai failli tomber
00:46:01de ma chaise en lisant ce titre.
00:46:02Quoique William Galdaneil
00:46:04dirait,
00:46:04votre étonnement m'étonne,
00:46:06je vois un article
00:46:08de l'Humanité.
00:46:09Le titre,
00:46:10c'est
00:46:10Victoire du PSG 2 points
00:46:12en voulant faire
00:46:13de la récupération
00:46:13sur les incidents.
00:46:15Les incidents,
00:46:16c'est l'extrême droite
00:46:17qui gâche la fête.
00:46:20Extraordinaire.
00:46:20L'Humanité.
00:46:21Remarquez,
00:46:22l'Humanité,
00:46:22ils ont une grande,
00:46:23grande tradition quand même
00:46:24de retourner la réalité
00:46:26depuis le soutien
00:46:27de l'instaginisme.
00:46:28Je voudrais juste
00:46:28faire un commentaire
00:46:29sur ce que vous avez dit
00:46:30par rapport aux policiers
00:46:31qui interviennent.
00:46:32Je rappelle que nos collègues
00:46:33de la CRS 43
00:46:34qui sont intervenus
00:46:35sur le Burger King,
00:46:35ils ont été condamnés.
00:46:37Voilà,
00:46:37donc eux,
00:46:37on ne leur fait pas de cadeaux,
00:46:38croyez-moi.
00:46:39Parce qu'en plus,
00:46:40derrière,
00:46:40il va y avoir l'histoire
00:46:41de la carrière
00:46:41qui va être extrêmement compliquée.
00:46:43Et ça pose la question
00:46:44d'ailleurs de l'ordre
00:46:45qui est donné
00:46:46et des responsabilités individuelles
00:46:48alors qu'on est en plein
00:46:49maintien de l'ordre
00:46:49et que c'est une action
00:46:50notamment collective
00:46:51de mes collègues sur le terrain.
00:46:52La préfecture cette année
00:46:53a parlé de débordement
00:46:55pour la demi-finale.
00:46:56Les médias ont parlé
00:46:57de débordement
00:46:58pour la demi-finale
00:46:59et pour la finale.
00:47:01On avait l'année dernière
00:47:02un autre discours
00:47:04du côté de la place Beauvau.
00:47:06Chacun voit midi à sa porte.
00:47:08Chacun considère
00:47:09ce qu'il veut simplement.
00:47:11Le ministre de l'Intérieur
00:47:12l'année dernière
00:47:13s'appelait Bruno Torretaillot
00:47:14et pour Bruno Torretaillot
00:47:15on était face à des barbares.
00:47:17Écoutez.
00:47:19Ceux qui hier soir,
00:47:20je le dis,
00:47:21sans mâcher mes mots,
00:47:23ont gâché
00:47:24cette belle fête
00:47:26sportive.
00:47:27Ce sont des barbares.
00:47:29Oui, ce sont des barbares.
00:47:30La barbarie,
00:47:32vous voyez,
00:47:33c'est quand
00:47:34tout devient prétexte
00:47:35à la violence.
00:47:36La barbarie,
00:47:36c'est quand tout devient prétexte
00:47:39au plaisir,
00:47:40au désir désinhibé
00:47:42de la destruction
00:47:43et du pillage.
00:47:44Oui, c'est cela la barbarie.
00:47:46Comme le dit le dictionnaire,
00:47:48c'est quand on est décivilisé.
00:47:49C'est un manque de civilisation.
00:47:51Et cette fabrique de barbares,
00:47:53malheureusement,
00:47:53qu'on a vu déferler
00:47:54hier sur Paris,
00:47:56mais aussi malheureusement,
00:47:57malheureusement,
00:47:58sur tout le territoire français,
00:47:59je pense à des villes,
00:48:01à des villes aussi moyennes,
00:48:02cette fabrique de barbares
00:48:04a été engendrée
00:48:04par une société
00:48:05qui, pendant des décennies,
00:48:07a déconstruit
00:48:08tous les cadres communs
00:48:09qui permettent à une société
00:48:10de tenir debout
00:48:11tous les piliers
00:48:12qui sont les piliers
00:48:14porteurs d'une civilisation.
00:48:15Et vous imaginez
00:48:16qu'on a Bruno Rotaillot
00:48:18qui parle,
00:48:19derrière lui,
00:48:19c'est le préfet de police
00:48:21de Paris.
00:48:22C'est Laurent Nunez.
00:48:23Et on est passé
00:48:24de barbares
00:48:25à débordements
00:48:26et situation
00:48:29globalement
00:48:29sous contrôle.
00:48:31M. Rotaillot
00:48:32a fait une analyse
00:48:34convenable,
00:48:35c'est-à-dire
00:48:35il a placé
00:48:36le problème
00:48:37au niveau civilisationnel
00:48:38et M. Nunez,
00:48:40malheureusement,
00:48:41lui,
00:48:41il est dans le déni
00:48:42de la réalité
00:48:43mais il pousse
00:48:44la langue de bois
00:48:45à un point
00:48:45même inquiétant
00:48:46parce que parler
00:48:47de troubles
00:48:48à l'ordre public
00:48:49voire de violence,
00:48:51voire de violence,
00:48:52toutes les images
00:48:53qu'on voit,
00:48:53écoutez,
00:48:53excusez-moi,
00:48:54mais il faut arrêter
00:48:54avec les précautions
00:48:55rhétoriques,
00:48:56il faut nommer les choses.
00:48:57Voilà,
00:48:57il y a des scènes
00:48:58de guerre civile,
00:48:59on voit apparaître
00:49:00des armes
00:49:01de plus en plus
00:49:01sophistiquées
00:49:02parmi les émeutiers
00:49:03et les pillards
00:49:04et comme ils sont
00:49:05encouragés
00:49:06par une forme
00:49:06d'impunité,
00:49:07ils savent très bien
00:49:08que sauf à en faire
00:49:09la demande écrite
00:49:10ils n'iront pas en prison
00:49:11et à la prochaine fois
00:49:12ils pousseront le bouchon
00:49:13encore plus loin.
00:49:14Une courte pause,
00:49:16je le dis aux téléspectateurs,
00:49:17on est ensemble
00:49:18jusqu'à 21h30,
00:49:20j'ai encore beaucoup
00:49:20de séquences à vous montrer,
00:49:22on va se poser la question
00:49:23pourquoi ces violences
00:49:24en France ?
00:49:26Dans la famille du déni,
00:49:28je vous présenterai
00:49:29le ministre des Affaires étrangères,
00:49:32Jean-Noël Barrault.
00:49:33Alors il a d'autres sujets
00:49:34à traiter,
00:49:34il est d'ailleurs excellent
00:49:35sur ces sujets
00:49:37évidemment diplomatiques
00:49:38et notamment
00:49:39le poids de la France
00:49:40sur le Proche
00:49:41et le Moyen-Orient
00:49:41en ce moment,
00:49:42mais visiblement
00:49:43il était intéressé
00:49:44à l'idée de parler
00:49:45de ce qui pouvait se passer
00:49:47du côté
00:49:48de ces violences urbaines
00:49:49et le problème
00:49:51évidemment
00:49:51c'est que
00:49:52Marine Le Pen
00:49:53selon lui
00:49:53dénigre la France
00:49:55en expliquant,
00:49:55en se posant la question
00:49:56mais pourquoi ça se passe
00:49:57qu'en France ?
00:49:58Génial.
00:50:0121h sur CNews
00:50:02et on poursuit
00:50:03l'heure des pro
00:50:04ensemble
00:50:04jusqu'à 21h30
00:50:06à gauche
00:50:07les images de violence
00:50:08et de chaos
00:50:10hier soir
00:50:11à droite
00:50:11la fête
00:50:12parce qu'il faut quand même
00:50:14garder le sens
00:50:14de la fête
00:50:15pour le Paris Saint-Germain
00:50:16alors que vous voyez
00:50:17les anciennes légendes
00:50:18du club
00:50:20célébrer
00:50:20cette nouvelle victoire
00:50:22en Coupe d'Europe.
00:50:23Le stade
00:50:24le parc des Princes
00:50:26qui l'année dernière
00:50:26à la même période
00:50:27était plein à craquer
00:50:29est en train
00:50:30de se remplir
00:50:31mais visiblement
00:50:32il y a un peu moins
00:50:33de monde
00:50:34que l'année dernière
00:50:35est-ce que c'est une conséquence
00:50:37des violences
00:50:37c'est-à-dire que des gens
00:50:38par sécurité
00:50:39se sont dit
00:50:39on ne va pas y aller
00:50:40on a vu ce qui s'est passé hier
00:50:42aux abords du stade
00:50:43parce que dans le stade
00:50:44tout s'est très bien passé
00:50:45il faut le rappeler
00:50:47Stanislas Godon
00:50:48c'est justement
00:50:49tout l'intérêt
00:50:50en fait des enceintes fermées
00:50:51c'est un
00:50:51vous les contrôlez
00:50:53avec tout ce qui rentre
00:50:54ou ce qui ne doit pas rentrer
00:50:55là je pense qu'il y a aussi
00:50:57certainement un problème
00:50:58de filtrage à l'extérieur
00:50:59justement
00:51:00pour des raisons de sécurité
00:51:01c'est peut-être pour ça
00:51:02que ça met un peu de temps
00:51:03pour rentrer
00:51:03mais il est clair
00:51:04qu'on n'est pas dans
00:51:05l'affluence
00:51:06que vous avez décrite
00:51:08l'année dernière
00:51:08avec un stade rempli
00:51:10plein à craquer
00:51:11ou alors
00:51:11vous avez parlé du filtrage
00:51:13ça prend plus de temps
00:51:13pour rentrer dans le stade
00:51:15et le stade
00:51:16dans peut-être
00:51:17la prochaine demi-heure
00:51:18sera rempli
00:51:19sera rempli
00:51:21la position des images
00:51:22est un peu irréelle
00:51:23bah oui
00:51:24là vous avez
00:51:24le monde d'avant
00:51:25on a fait une victoire
00:51:26a été célébré
00:51:27comme ça
00:51:28avec les anciens du club
00:51:29il y a quelque chose
00:51:29de très sympathique
00:51:30avec des gens
00:51:31qui sont des supporters
00:51:32et qui se comportent
00:51:33comme tels
00:51:33et puis vous avez
00:51:34le monde d'aujourd'hui
00:51:36et sans doute
00:51:36le monde de demain
00:51:37c'est terrible
00:51:38comme juge sa position
00:51:39je vous propose
00:51:40d'écouter la colère
00:51:40des policiers
00:51:42l'inquiétude
00:51:43de Stanislas Godon
00:51:45qui alerte
00:51:46depuis le début
00:51:47de l'émission
00:51:48et qui alerte
00:51:49depuis des années
00:51:49bien sûr
00:51:50je voudrais vous proposer
00:51:51le témoignage
00:51:52de Reda Belage
00:51:53qui était avec nous
00:51:53ce matin
00:51:55bienvenue
00:51:56dans nos quartiers
00:51:56populaires
00:51:57de France
00:51:58qui ont décidé
00:52:00parce que
00:52:01les narcotrafiques
00:52:02eux
00:52:02ont fait leur job
00:52:04contrairement à nous
00:52:06parce qu'on ne nous laisse
00:52:06pas le faire
00:52:07ils ont pris le contrôle
00:52:08des quartiers
00:52:08donc du coup
00:52:09ils ne brûlent plus
00:52:10les voitures
00:52:10dans les quartiers
00:52:11ils viennent
00:52:12dans les grandes villes
00:52:13voilà
00:52:13et le résultat
00:52:14aujourd'hui
00:52:14il est triste
00:52:16j'espère que les gens
00:52:17vont enfin ouvrir les yeux
00:52:18parce que c'est terrible
00:52:20tout à l'heure
00:52:20vous avez vu
00:52:20on revient encore
00:52:21les images du périph
00:52:22ça c'est que
00:52:23ce que vous avez vu vous
00:52:24il faut savoir
00:52:25qu'hier soir
00:52:25il y a eu au moins
00:52:26une vingtaine
00:52:27de refus d'obtempérer
00:52:28parce qu'on parle
00:52:28du refus d'obtempérer
00:52:30on a vu des individus
00:52:32qui étaient
00:52:32comme notre brave à nous
00:52:35équipés
00:52:36avec des mortiers
00:52:37et qui tiraient
00:52:37sur tout ce qui bougeait
00:52:38sur les véhicules
00:52:39des personnes
00:52:40qui rentraient
00:52:40en famille chez eux
00:52:41donc je pense
00:52:42j'espère que
00:52:44certaines
00:52:45peut-être certains
00:52:46hauts fonctionnaires
00:52:47vont prendre la responsabilité
00:52:48parce que pour moi
00:52:48hier ce qui s'est passé
00:52:49dans Paris
00:52:50est un vrai échec
00:52:52honnêtement
00:52:52c'est vraiment un échec
00:52:53et tant qu'on ne
00:52:54ce constat là
00:52:55on ne le fera pas
00:52:56ça ne bougera pas
00:52:57mais moi ce qui me dérange
00:52:58c'est qu'en attendant
00:52:59ceux qui payent les pots cassés
00:53:00c'est les policiers
00:53:01et les gendarmes
00:53:02les hauts fonctionnaires
00:53:03eux si ça se passe bien
00:53:04ils vont avoir une médaille
00:53:05et nous
00:53:05notre corps en tout cas
00:53:07celui de
00:53:08des garins de la paix
00:53:09et bien nous
00:53:10on va se retrouver
00:53:10soit en prison
00:53:12comme on l'a vu
00:53:12dans la fernelle
00:53:13soit devant des tribunaux
00:53:14et ça c'est vraiment triste
00:53:16et voilà cette injustice
00:53:17pour les forces de l'ordre
00:53:18Stanislas Godon
00:53:19c'est à dire que
00:53:20si vous faites une erreur
00:53:21vous on ne vous rate pas
00:53:22après on peut se dire
00:53:23tant mieux
00:53:23parce que vous avez
00:53:26c'est la violence légitime
00:53:28exactement
00:53:28c'est l'usage
00:53:29de la violence légitime
00:53:30l'usage de la violence légitime
00:53:31et je tiens à souligner
00:53:32qu'hier
00:53:35les collègues
00:53:35ont fait preuve
00:53:36d'un sang-froid
00:53:37mais exemplaire
00:53:38par rapport à ce qu'ils prenaient
00:53:40dans la figure
00:53:40certains ont craint
00:53:41pour leur vie
00:53:42alors on a eu des témoignages
00:53:44effectivement de collègues
00:53:45ça ne fait pas partie
00:53:46de notre langage
00:53:47il faut être quand même
00:53:48assez clair sur le sujet
00:53:49mais on a des collègues
00:53:50qui nous ont dit
00:53:51qu'il y avait des moments
00:53:51où c'était quand même
00:53:52très très chaud
00:53:52notamment ceux qui tiraient
00:53:53en tir tendu
00:53:54parce que là par contre
00:53:55ça ne rigole pas
00:53:57quand vous êtes en tir tendu
00:53:58avec les mortiers d'artifice
00:53:59c'est pour viser
00:54:00évidemment
00:54:00directement
00:54:01c'est pour faire
00:54:01le plus de mal possible
00:54:03et moi je voudrais reprendre
00:54:04parce qu'il a été beaucoup
00:54:06question des hauts fonctionnaires
00:54:07et moi j'en veux plutôt
00:54:09enfin nous en tout cas
00:54:09Alliance
00:54:10on en veut quand même
00:54:10au pouvoir politique
00:54:11et à certains parlementaires
00:54:13entre ceux
00:54:14qui disent
00:54:14que la police
00:54:15elle tue
00:54:16qu'il faut la désarmer
00:54:17y compris d'ailleurs
00:54:18des maires
00:54:18qui veulent désarmer
00:54:21d'ailleurs leur police municipale
00:54:22parce qu'il faut aussi
00:54:23les associer
00:54:23ils sont aussi sur le terrain
00:54:24et la tenue
00:54:25de police municipale
00:54:26c'est la même
00:54:26que la police nationale
00:54:28ils prennent exactement
00:54:29les mêmes foudres
00:54:31de ces individus
00:54:32ceux qui font la loi
00:54:33ce sont les parlementaires
00:54:34donc nous on appelle
00:54:35quand même
00:54:36à ce qu'il y ait
00:54:36un courage politique
00:54:37et qu'on arrête
00:54:38de regarder
00:54:40combien ça coûte
00:54:41ceci
00:54:42combien ça coûte cela
00:54:42qu'on construise
00:54:44un
00:54:44les places de prison
00:54:45pour donner à la justice
00:54:46les moyens d'exercer
00:54:46qu'il y ait quand même
00:54:48un peu plus de parquetiers
00:54:49dans les parquets
00:54:50je rappelle qu'on en a
00:54:513 pour 100 000 habitants
00:54:52alors que la Bulgarie
00:54:53en a 24
00:54:54et que la moyenne européenne
00:54:55est à 12
00:54:55voilà
00:54:55c'est ça la réalité
00:54:56aussi du système
00:54:58judiciaire pénal en France
00:54:59et que les magistrats
00:55:00du siège
00:55:00également
00:55:01sont en sous-dotation
00:55:02ensuite
00:55:03il faudra s'occuper
00:55:04de la législation
00:55:05notamment des mineurs
00:55:05parce que si on s'en occupe
00:55:07pas aujourd'hui
00:55:07et pas avec des petites réformettes
00:55:09l'ordonnance de 45
00:55:10le code justice pénal
00:55:11des mineurs
00:55:12aujourd'hui
00:55:13il va pas assez loin
00:55:13l'excuse de minorité
00:55:14il faudra la mettre
00:55:15sur la table
00:55:15je sais bien
00:55:16que ça va pas faire plaisir
00:55:17au conseil constitutionnel
00:55:18qui va nous dire
00:55:18pas touche à l'excuse
00:55:20de minorité
00:55:21bon
00:55:21quand la loi
00:55:22elle est pas bonne
00:55:22et qu'elle est pas adaptée
00:55:23à la régie des terrains
00:55:24et bien il faut réadapter
00:55:25la loi
00:55:26je suis désolé
00:55:26autre séquence à présent
00:55:28et on va venir sur le terrain
00:55:29des dégâts
00:55:30je vous propose la séquence
00:55:31du journaliste
00:55:33Tony Pitaro
00:55:34alors dans les médias
00:55:35mainstream
00:55:35Tony Pitaro
00:55:37n'est pas un journaliste
00:55:38c'est à dire que
00:55:39c'est une autre forme
00:55:40de journalisme
00:55:41il est actif
00:55:42sur les réseaux sociaux
00:55:43il fait des petites pastilles
00:55:44vidéo
00:55:44où il interpelle
00:55:45les élus locaux
00:55:46il va sur le terrain
00:55:47mais il y a
00:55:49dans ce qu'il fait
00:55:50un regard
00:55:51très
00:55:53condescendant
00:55:54c'est
00:55:54dans le monde du journalisme
00:55:56vous savez
00:55:56ça me fait penser
00:55:57à Alexandre Jardin
00:55:57qui a cette formule
00:55:58les gueux
00:55:59bon bah lui
00:55:59c'est pas véritablement
00:56:00un journaliste
00:56:01alors que vous devriez
00:56:02être attentif
00:56:02à ce qu'il fait
00:56:03Tony Pitaro
00:56:04il est allé ce matin
00:56:05avant 8h du matin
00:56:06sur le terrain
00:56:07pour voir un peu
00:56:08les dégâts qu'il y avait
00:56:09regardez
00:56:11je suis au coeur
00:56:12du trocadéro à Paris
00:56:12et regardez ce qui s'est passé
00:56:13hier soir
00:56:14regardez
00:56:14une voiture complètement détruite
00:56:16tout cas brûlé
00:56:17des feux d'artifice
00:56:18qu'on retrouve de partout
00:56:19et surtout
00:56:19du protoxyde d'azote
00:56:20des gens qui étaient
00:56:22drogués
00:56:22regardez l'état des vélos
00:56:23voilà
00:56:24les vélos électriques
00:56:25les vélos
00:56:25pour ne pas polluer
00:56:26non mais c'est terrible
00:56:27ce qui se passe
00:56:28qu'est-ce qui se passe
00:56:29c'est des cars
00:56:31des cars
00:56:32des cars de
00:56:34ah la voiture
00:56:35ah oui la voiture
00:56:36non mais c'est
00:56:37vous êtes touriste
00:56:38non mais c'est extrêmement
00:56:39choquant
00:56:40non mais c'est horrible
00:56:42ah ça je peux peut-être
00:56:43expliquer
00:56:44c'est ce qui a été lancé
00:56:45sur vos collègues ça
00:56:45non ?
00:56:45attendez je vais expliquer
00:56:47là je discutais
00:56:47avec des forces de l'ordre
00:56:48voile 6 qui est lancé
00:56:49sur la police
00:56:50on lance des pavés
00:56:51voilà on est comme ça
00:56:52et on tire les pavés
00:56:53directement sur les forces
00:56:54de l'ordre
00:56:55c'est ça qui se passe
00:56:55dans Paris
00:56:56regardez les végétaux
00:56:57comment ils ont terminé
00:56:59avec les agents
00:56:59qui sont en train
00:57:00de tout nettoyer
00:57:01il est même pas 8h du matin
00:57:03et déjà
00:57:04les services sont obligés
00:57:05de venir
00:57:06et de ramasser
00:57:07de venir voilà
00:57:07remorquer
00:57:09tout ce qui a brûlé
00:57:09hier soir
00:57:11ça c'est les dégâts
00:57:12maintenant la question
00:57:13qu'on va se poser
00:57:13c'est qui va payer
00:57:14la question est dans la réponse
00:57:16la réponse est dans la question
00:57:17parce que vous 5
00:57:18vous allez sortir le chéquier
00:57:20vous aussi
00:57:20d'accord
00:57:21oui peut-être
00:57:22peut-être
00:57:24malheureusement
00:57:25malheureusement
00:57:29malheureusement
00:57:30donc qui va payer
00:57:31je vous propose
00:57:32d'écouter Andréa Cotarac
00:57:33vous savez
00:57:34il est porte-parole
00:57:34du Rassemblement National
00:57:35et il veut mettre
00:57:37en place quelque chose
00:57:38c'est que
00:57:39même une personne
00:57:40insolvable
00:57:41s'il est insolvable
00:57:43bien sûr payeur
00:57:43vous allez quand même payer
00:57:45on va trouver une solution
00:57:46vous avez des allocations
00:57:48vous allez peut-être
00:57:49avoir moins d'allocations
00:57:50et puis
00:57:51s'il faut que vous payez
00:57:52même 5 euros
00:57:53jusqu'à vos 85 ans
00:57:54vous allez sortir le chéquier
00:57:57et d'autres personnes
00:57:58tout aussi courageuses
00:58:00qui gagnent peut-être
00:58:01moins d'argent
00:58:01ce sont les policiers
00:58:02les gendarmes
00:58:03la sécurité civile
00:58:04qui ont bataillé
00:58:06toute la nuit
00:58:06pour empêcher
00:58:08des hordes
00:58:09de casseurs
00:58:10on n'en peut plus
00:58:11on n'en peut plus
00:58:12de voir ces images
00:58:13je pense qu'on est
00:58:14la seule capitale
00:58:15ou en tout cas
00:58:15le seul pays
00:58:17où ça se passe
00:58:17à chaque fois maintenant
00:58:18que ce soit une victoire
00:58:20ou une défaite
00:58:21et effectivement
00:58:22le dispositif était très lourd
00:58:23on a interdit
00:58:24certaines places
00:58:25mais convenez avec moi
00:58:27qu'on a
00:58:28un maintien de l'ordre
00:58:29qui est différent
00:58:30lorsqu'il s'agit des agriculteurs
00:58:31on emploie des centaures
00:58:32des véhicules blindés
00:58:33quand il s'agit des gilets jaunes
00:58:34on tire au flashball
00:58:35en l'occurrence
00:58:36pour les casseurs
00:58:37et bien
00:58:38il n'y a ni véhicules blindés
00:58:39ni centaures
00:58:40et je pense qu'à un moment donné
00:58:41il faut taper
00:58:42et taper fort
00:58:42d'abord taper
00:58:43dans l'identification
00:58:44des personnes
00:58:45ce sont des groupes mobiles
00:58:46par drone
00:58:47on a des drones
00:58:48par hélicoptère
00:58:49on a des hélicoptères
00:58:50il y a beaucoup
00:58:50d'hommes
00:58:51qui ont été mobilisés
00:58:52sur l'ensemble
00:58:53de la région parisienne
00:58:54la Brave M
00:58:55et le reste
00:58:56il n'empêche
00:58:57on a aujourd'hui
00:58:59416 interpellations
00:59:00et l'année dernière
00:59:02on avait eu
00:59:02autant d'interpellations
00:59:04et vous savez
00:59:04combien de personnes
00:59:05avaient été condamnées ?
00:59:065
00:59:06bon
00:59:07est-ce qu'on peut considérer
00:59:08que ça est tolérable ?
00:59:09donc il faut pour les casseurs étrangers
00:59:13qu'ils soient légaux ici
00:59:14la fin du visa
00:59:15pour les clandestins
00:59:16l'expulsion
00:59:17et pour les autres
00:59:18il faut taper au portefeuille
00:59:19il faut leur faire payer
00:59:21quand vous brûlez
00:59:22un abribus
00:59:23et bien c'est pas aux français
00:59:24de payer
00:59:25par leurs impôts
00:59:26c'est encore moins aux français
00:59:27de payer
00:59:27par une augmentation
00:59:28des assurances
00:59:29maintenant c'est
00:59:29aux délinquants de payer
00:59:31et même s'il est insolvable
00:59:32et bien on lui prendra
00:59:335 euros
00:59:34jusqu'à 85 ans
00:59:36la question du portefeuille
00:59:38est peut-être
00:59:39la plus importante
00:59:40parce que
00:59:40certains n'ont même pas peur
00:59:42ils n'ont pas peur
00:59:42du policier
00:59:44ils n'ont peut-être
00:59:44même pas peur
00:59:45de la prison
00:59:46ils seront peut-être
00:59:47même fiers
00:59:47de ressortir de prison
00:59:48en se disant
00:59:50j'ai fait un petit tour
00:59:51à Flory Mérogis
00:59:53donc la question du portefeuille
00:59:54est peut-être la question
00:59:55la plus importante
00:59:56aujourd'hui
00:59:56alors ce qui est intéressant
00:59:58c'est qu'il y a
00:59:58beaucoup de mineurs
00:59:59qui sont mis en cause
01:00:00dans les exactions
01:00:01qui sont commises
01:00:03donc ça veut dire
01:00:03que là
01:00:04on touche au portefeuille
01:00:05des parents
01:00:05qui vont sans doute
01:00:06dire qu'ils sont insolvables
01:00:07donc en fait
01:00:08il faut s'attaquer
01:00:08à tout un écosystème
01:00:09c'est le principe
01:00:10vraiment du
01:00:11du casseur-payeur
01:00:12jusqu'à présent
01:00:13il me semble
01:00:13qu'on n'a pas réussi
01:00:14à le mettre
01:00:16véritablement en place
01:00:16même si c'était
01:00:17une volonté
01:00:17de l'ancien ministre
01:00:19de l'Intérieur
01:00:20Bruno Retailleau
01:00:21mais c'est évident
01:00:22qu'il faut agir
01:00:23et qu'il faut agir
01:00:24j'ai envie de dire
01:00:25il faut que le politique
01:00:26à un moment
01:00:26se montre un peu cynique
01:00:27parce que je vous rappelle
01:00:28qu'on a été capable
01:00:29de mettre en place
01:00:29une assurance
01:00:33spéciale
01:00:34on vous fait payer
01:00:36un petit quelque chose
01:00:37pour réparer
01:00:38tout ce qui a été cassé
01:00:39c'est absolument inadmissible
01:00:40qu'on demande
01:00:41encore un peu plus
01:00:42aux contribuables
01:00:43de payer
01:00:43d'autre part
01:00:44quand le trésor public
01:00:45a de l'argent
01:00:46à venir vous réclamer
01:00:47il sait mettre en place
01:00:49un échéancier
01:00:49et il sait trouver
01:00:51de l'argent
01:00:52sur votre compte en banque
01:00:53et il sait se servir
01:00:54donc il y a un moment
01:00:55je pense qu'il faut arrêter
01:00:56un peu la naïveté
01:00:57de ce côté là
01:00:57et il faut effectivement
01:00:59les toucher au portefeuille
01:01:00même si pour l'instant
01:01:01c'est compliqué
01:01:02de le faire
01:01:03je serais très curieux
01:01:04de savoir
01:01:04combien a coûté
01:01:05ce week-end
01:01:05pour l'état
01:01:07pour nous
01:01:07pour le contrat
01:01:08vous allez voir
01:01:08ça va se monter
01:01:08à plusieurs millions d'euros
01:01:09déjà la mise en place
01:01:11d'un tel dispositif
01:01:12ça coûte combien
01:01:15la fermeture
01:01:16la fermeture
01:01:17de tous les commerces
01:01:18à partir de 17h
01:01:19samedi
01:01:20sur les Champs-Elysées
01:01:21ça a coûté combien
01:01:22les dégradations
01:01:23à Paris
01:01:24ça a coûté combien
01:01:25les dégradations
01:01:26dans 70 villes de France
01:01:27ça a coûté combien
01:01:28là c'est aux députés
01:01:29quel que soit le parti
01:01:31d'ailleurs
01:01:31c'est aux députés
01:01:32d'alerter le plus rapidement
01:01:33possible
01:01:34en disant
01:01:35vous allez faire la transparence
01:01:36vous allez nous dire
01:01:37combien ça a coûté
01:01:38parce que les Français
01:01:39ils ont besoin de savoir
01:01:40l'impact économique
01:01:41non seulement
01:01:43intra-française
01:01:44mais l'impact économique
01:01:45pour ces images
01:01:46qui font le tour du monde
01:01:47la France
01:01:48premier pays touristique
01:01:49on va en parler
01:01:50justement dans un instant
01:01:51de pourquoi ça se passe
01:01:52en France
01:01:52et quelle image
01:01:53pour la France
01:01:54sur qui va payer
01:01:55et est-ce qu'on pourra savoir
01:01:57parce que les émeutes
01:01:57on a su
01:01:58les émeutes
01:01:59quasiment un milliard
01:02:00un milliard
01:02:01en l'espace
01:02:02de quelques jours seulement
01:02:03d'accord
01:02:04un milliard
01:02:05là ça a coûté combien
01:02:06bah là
01:02:07ce sera haut
01:02:08ça se comptera
01:02:09oui
01:02:09en peut-être
01:02:10des dizaines
01:02:11de millions
01:02:11d'euros
01:02:12d'abord parce que
01:02:13il y a eu un certain
01:02:14nombre de dégradations
01:02:15beaucoup
01:02:15et ensuite
01:02:16on est très très loin
01:02:17aujourd'hui en France
01:02:18du fameux casseur payeur
01:02:19c'est-à-dire que
01:02:20la surprime émeute
01:02:21dont vous avez parlé
01:02:23je vous rappelle
01:02:23qu'elle a été votée
01:02:24par le Sénat
01:02:25et qu'elle faisait suite
01:02:26justement
01:02:27à la note
01:02:28des émeutes de Naël
01:02:29donc c'est un milliard
01:02:30c'est entre 800 millions
01:02:31et un milliard
01:02:32et qui va payer
01:02:33bah c'est ceux
01:02:33qui payent l'assurance habitation
01:02:35parce qu'il va y avoir
01:02:36une surprime donc
01:02:37dans les prochains mois
01:02:39et les prochaines années
01:02:39de l'assurance habitation
01:02:42donc encore une fois
01:02:42et bien ce seront
01:02:43les honnêtes gens
01:02:44ce seront les français
01:02:45qui travaillent
01:02:46les actifs
01:02:46et c'est toujours à cela
01:02:47qu'on demande des efforts
01:02:49et certainement pas
01:02:50à ceux qui ont cassé
01:02:51puisque de toute manière
01:02:52ils ne vont pas en prison
01:02:54ils ont des peines
01:02:55qui sont pas forcément
01:02:57pas forcément fermes
01:02:59et bien souvent
01:03:00ils ne payent rien
01:03:01et juste si je peux rappeler
01:03:02j'ai découvert
01:03:04en recherchant un peu
01:03:05qu'il existe
01:03:06dans le code pénal
01:03:07un article
01:03:08qui s'appelle
01:03:09l'organisation frauduleuse
01:03:10de l'insolvabilité
01:03:11intéressant
01:03:12je serais curieux
01:03:13de savoir
01:03:14si un jour
01:03:15il y a une procédure
01:03:16qui est allée jusqu'au bout
01:03:18parce que c'est
01:03:18en plus puni
01:03:19très sévèrement
01:03:20ces trois ans de prison
01:03:21donc c'est vous dire
01:03:22s'il y a peut-être
01:03:23une piste aussi
01:03:24à exploiter de ce côté là
01:03:24en France
01:03:25on préfère le contrôle fiscal
01:03:27plutôt que de savoir
01:03:28si vous avez triché
01:03:30sur votre insolvabilité
01:03:32et c'est
01:03:35adressé notamment
01:03:36à Jolotores
01:03:37pourquoi ça se passe
01:03:38en France
01:03:39pourquoi ça se passe
01:03:40en France
01:03:40c'est la question
01:03:41que s'est posée
01:03:41Marine Le Pen
01:03:42Marine Le Pen
01:03:43elle s'est dit
01:03:44mais pourquoi
01:03:44ça se passe
01:03:45en France
01:03:47on va voir
01:03:48le tweet
01:03:49de Marine Le Pen
01:03:51qui dit
01:03:52il n'y a qu'en France
01:03:53où la victoire
01:03:53d'un club de foot
01:03:54provoque des émeutes
01:03:55il n'y a qu'en France
01:03:56où chacun se sent obligé
01:03:57de s'enfermer chez soi
01:03:58un soir de victoire
01:03:59pour éviter d'être
01:04:00confronté à des violences
01:04:01et écoutez la réponse
01:04:02de Jean-Noël Barraud
01:04:03qui a une grande compétence
01:04:05bien évidemment
01:04:05sur les questions sécuritaires
01:04:06comme chacun sait
01:04:07et les questions intérieures
01:04:09et la question
01:04:10c'est de savoir
01:04:11vous avez parlé de Londres
01:04:13il y avait un million
01:04:13de personnes à Londres
01:04:14un million cinq
01:04:15célébrées
01:04:15un million cinq cent mille
01:04:17un million cinq cent mille
01:04:18personnes
01:04:18mais il faudrait montrer
01:04:19ces images
01:04:20je vais demander à la régie
01:04:21qu'avant la fin de l'émission
01:04:22on puisse voir
01:04:23les images de la liesse
01:04:24pour célébrer
01:04:25le soir même du titre
01:04:26par un incident
01:04:27un million cinq cent mille
01:04:28et alors qu'ils ont perdu
01:04:29hier soir
01:04:29et alors qu'ils étaient
01:04:30défaits hier
01:04:31donc il faudrait
01:04:31qu'on voit ces images
01:04:32mais avant cela
01:04:33écoutons Jean-Noël Barraud
01:04:35rappelez-vous
01:04:36j'évoquais les Jeux Olympiques
01:04:38de Paris 2024
01:04:39qui se sont remarquablement passés
01:04:41alors même que des choix
01:04:42très audacieux
01:04:42avaient été faits
01:04:44que les manifestations
01:04:44puissent se tenir en excès
01:04:46oui mais pardon
01:04:46moi je ne fais pas partie
01:04:47de ceux qui comme Marine Le Pen
01:04:50dénigrent systématiquement
01:04:51notre pays
01:04:52considèrent qu'il a déjà perdu
01:04:53qu'il doit baisser les bras
01:04:54moi je vois
01:04:56dans la soirée d'hier
01:04:56avant toute chose
01:04:57et je n'accepte pas
01:04:59que des voyous
01:05:00tentent par tout moyen
01:05:01de gâcher cette fête
01:05:02je vois une grande victoire française
01:05:03à laquelle beaucoup de français
01:05:05se sont sentis associés
01:05:07il nous reste 9 minutes
01:05:08avant la fin de l'émission
01:05:09vraiment je vous convoie
01:05:10ces images en fin d'émission
01:05:11à Londres
01:05:11c'est de la folie furieuse
01:05:13incroyable
01:05:14j'ai des images aériennes
01:05:16qui nous parviennent
01:05:17c'est impressionnant
01:05:19bon il faudra voir
01:05:20si demain
01:05:20il n'y a pas eu
01:05:21de débordement
01:05:22du côté de Londres
01:05:221 million 500
01:05:23une marée humaine
01:05:24une marée humaine
01:05:25quand il y a eu
01:05:26des manifestations nationalistes
01:05:28il n'y a pas eu d'incident
01:05:30vous auriez pu rajouter
01:05:31d'extrême droite
01:05:31c'est la formule consacrée
01:05:33de l'international
01:05:35je n'ai pas encore les réflexes
01:05:36de l'international réactionnaire
01:05:38Eric Nolot
01:05:38vous avez vraiment oublié
01:05:40toute la formule
01:05:41exactement
01:05:42parce que moi
01:05:42je parle de la réalité
01:05:43mais simplement
01:05:44il n'y a pas eu d'incident
01:05:45ça se passe bien
01:05:47donc il y a un problème
01:05:48spécifique à la France
01:05:49ce n'est pas dénigrer
01:05:50la France de le dire
01:05:51c'est regarder la réalité en face
01:05:52regardons la réalité en face
01:05:54ce sera déjà
01:05:54quelque chose d'acquis
01:05:57visiblement
01:05:57Marine Le Pen
01:05:59dénigre systématiquement
01:06:00la France
01:06:02bon
01:06:02les médias étrangers
01:06:04qui ont traité
01:06:06ce qu'il s'est passé
01:06:07chez nous
01:06:07ils n'ont pas forcément
01:06:09de velléité
01:06:10à dénigrer la France
01:06:11Build
01:06:13La Stampa
01:06:14les médias
01:06:16pourquoi pas même
01:06:17égyptiens
01:06:18bon
01:06:20italien
01:06:20le Corriere de la Serra
01:06:22il parle de quoi
01:06:24le média égyptien
01:06:25dit comment
01:06:26les célébrations parisiennes
01:06:27du titre européen
01:06:28se sont-elles transformées
01:06:29en affrontements de rue
01:06:30c'est le terme
01:06:31affrontement
01:06:31on est loin du débordement
01:06:33La Stampa
01:06:34Paris plongée dans le chaos
01:06:36La Stampa
01:06:37parle de chaos
01:06:38Build
01:06:38violentes émeutes
01:06:40à Paris
01:06:41le Corriere de la Serra
01:06:42affrontement
01:06:43entre supporters
01:06:44du Paris Saint-Germain
01:06:45et force de l'ordre
01:06:47c'est-à-dire que
01:06:48pour avoir une idée
01:06:48de la réalité
01:06:49il faut regarder
01:06:50soit regarder ces news
01:06:51soit s'abonner à la Stampa
01:06:52c'est compliqué
01:06:53ça devient compliqué
01:06:55écoutez
01:06:55moi je vous propose
01:06:56vous parlez bien d'italien ?
01:06:57ben non
01:06:57je vais m'y mettre
01:06:58parce qu'apparemment
01:06:58c'est une source
01:06:59d'information
01:07:00qui me paraît plus fiable
01:07:01que beaucoup de journaux français
01:07:02mais c'est là aussi
01:07:05sidérant de voir le décalage
01:07:06cette négation du réel
01:07:08cette volonté
01:07:09je pense qu'en Macronie
01:07:11il y a une chose
01:07:11qui leur est insupportable
01:07:13c'est de dire
01:07:14soit nous sommes
01:07:16en échec
01:07:16sur ce point-là
01:07:17je trouve qu'on s'est trompé
01:07:18c'est deux formules-là
01:07:20que vous entendrez
01:07:21jamais
01:07:22et puis
01:07:23ils ont un aplomb d'enfer
01:07:24ils n'ont pas honte
01:07:25moi je vois Gabriel Attal
01:07:26qui nous vend la virginité
01:07:27alors qu'il sort de
01:07:28il était aux affaires
01:07:29depuis dix ans
01:07:30Macron aujourd'hui
01:07:31a l'impression
01:07:31qu'il a commencé à travailler
01:07:32et il vous dit
01:07:34on va réindustrialiser la France
01:07:35ça fait dix ans
01:07:35qu'il est là
01:07:36que la France
01:07:36perd son industrie
01:07:37qu'on a un déficit
01:07:38commercial énorme
01:07:39moi je me demande
01:07:39la Macronie
01:07:40et j'étends ça
01:07:41malheureusement
01:07:42aux hauts fonctionnaires
01:07:43comme disait
01:07:44en quoi elle est bonne
01:07:45en quoi ces gens sont bons
01:07:46pas en sécurité
01:07:48pas en culture
01:07:49pas en industrie
01:07:51pas en économie
01:07:52pas en finance
01:07:52pas en affaires étrangères
01:07:54en quoi ils sont bons
01:07:55en déni
01:07:56alors Londres
01:07:57justement
01:07:57Arsenal
01:07:58je précise aux téléspectateurs
01:07:59Arsenal a donc perdu
01:08:01la finale de Ligue des Champions
01:08:03ils retrouvent leur public
01:08:04et ils vont célébrer
01:08:06non pas la défaite
01:08:07bien sûr
01:08:08mais ils vont célébrer
01:08:09avec leur public
01:08:09le titre
01:08:10de champion d'Angleterre
01:08:11parce qu'ils ont été
01:08:12également champions
01:08:13de l'Angleterre
01:08:13ça s'est passé
01:08:14cet après-midi
01:08:15d'accord
01:08:15donc regardez
01:08:16les images
01:08:17du côté de Londres
01:08:19on va les découvrir
01:08:21ensemble
01:08:21ah oui
01:08:22vous avez effectivement
01:08:23le bus à Impérial
01:08:24mais ce qui serait intéressant
01:08:26c'est de voir
01:08:26les images aériennes
01:08:28est-ce que nous les avons
01:08:29j'essaie de parler
01:08:30à la régie
01:08:32bon alors
01:08:33nous les avons pas
01:08:34et nous les verrons
01:08:35après
01:08:36quelle déception
01:08:38bon bref
01:08:39ils sont 1 500 000
01:08:40bref
01:08:40ça se passe bien
01:08:42bref
01:08:42ça se passe bien
01:08:43en Angleterre
01:08:44et pas en France
01:08:44alors pourquoi
01:08:45nous revenons
01:08:45à cette question
01:08:47et on est loin
01:08:47du hooliganisme
01:08:48qu'on a connu
01:08:49à une certaine époque
01:08:50comme quoi
01:08:51les choses
01:08:51sont pas irréversibles
01:08:53je pense qu'on a créé
01:08:54je m'aventure
01:08:55on a probablement créé
01:08:57une culture criminelle
01:08:58dans une partie
01:09:00j'insiste sur une partie
01:09:01parce qu'il y a la censure
01:09:01sur une partie
01:09:02dans une partie de la jeunesse
01:09:03qui est différente
01:09:03de la culture criminelle
01:09:04qui existe à Londres
01:09:05parce qu'en Angleterre
01:09:06tout ne va pas bien
01:09:07malheureusement
01:09:08malheureusement
01:09:08en Belgique
01:09:09en Hollande
01:09:10les choses vont très mal
01:09:10aussi
01:09:11il y a la mochromafia
01:09:12d'autres choses
01:09:12en Italie
01:09:13il y a aussi
01:09:13des problèmes
01:09:14mais je pense
01:09:14que nous avons créé
01:09:15une culture
01:09:16une exception française
01:09:17dans la culture criminelle
01:09:18qui est de cette culture
01:09:19de la razia
01:09:20de la descente sur Paris
01:09:22moi je suis arrivé en France
01:09:24en 2000
01:09:24et j'ai vu
01:09:25petit à petit
01:09:26après je suis parti
01:09:27petit à petit
01:09:28moi j'étais toujours choqué
01:09:29par ces descentes
01:09:30sur les Champs-Elysées
01:09:30et par mon père
01:09:32feu mon père
01:09:33qui adorait le drugstore
01:09:35moi j'ai vu le drugstore
01:09:36cramer trois fois
01:09:37je viens d'un pays
01:09:39du sud de la Méditerranée
01:09:40où quand vous cramez
01:09:40quelque chose
01:09:41dans la capitale
01:09:42vous êtes en taule
01:09:43pour longtemps
01:09:43et je me dis
01:09:44mais qu'est-ce qui se passe
01:09:45et je pense qu'on a créé
01:09:46une espèce de culture
01:09:48de l'impunité
01:09:48et on ne met plus de limites
01:09:50comme il n'y a plus de limites
01:09:51en fait
01:09:53on a un crime d'état
01:09:54parce qu'à force
01:09:55parce que quand vous avez
01:09:57un prédateur
01:09:57vous ne lui mettez pas
01:09:58une limite
01:09:58vous l'encouragez
01:09:59ce n'est pas d'un gentillesse
01:10:00Dries Galli
01:10:01on a retrouvé
01:10:02pour le plus grand bonheur
01:10:03d'Eric Nolot
01:10:04l'image
01:10:04voyons donc l'image
01:10:06de cette liesse
01:10:07à Londres
01:10:08effectivement
01:10:09regardez ce monde
01:10:111 500 000 personnes
01:10:12donc à Londres
01:10:14qui ont célébré
01:10:16donc les Gunners
01:10:18c'est les joueurs d'Arsenal
01:10:20pour le titre
01:10:21de champion d'Angleterre
01:10:22ça fait du bien
01:10:23et ça fait
01:10:24un peu de beaume au cœur
01:10:26le foot c'est ça
01:10:30ça vous fait plaisir
01:10:32vous qui étiez si triste
01:10:32hier soir
01:10:33ça me fait plaisir
01:10:33pas seulement en tant que
01:10:33supporter d'Arsenal
01:10:34ça me fait plaisir
01:10:35parce que c'est ça le foot
01:10:37c'est à dire
01:10:38vous vous réunissez
01:10:39pour célébrer une victoire
01:10:41et vous faites ça
01:10:42dans le meilleur climat possible
01:10:43vous ne descendez pas
01:10:45en disant
01:10:45qu'est-ce que je vais pouvoir piller
01:10:46sur qui je vais pouvoir tirer
01:10:48les pompiers
01:10:48les policiers
01:10:49n'importe quel porteur
01:10:50d'uniforme
01:10:51voilà le foot
01:10:52voilà ce qu'on voit
01:10:53à gauche de notre écran
01:10:54là ce n'est pas le foot
01:10:55c'est autre chose
01:10:56c'est pas les mêmes populations
01:10:57exactement
01:10:57et c'est pas le même système
01:11:00mais prudence
01:11:01parce que pardonnez-moi
01:11:02du côté de Londres
01:11:03l'insécurité est grandissante
01:11:05oui elle est grandissante
01:11:06l'insécurité est grandissante
01:11:07le système judiciaire
01:11:07elle n'est pas le même
01:11:08la répression judiciaire
01:11:10elle n'est pas la même
01:11:11il y a des places de prison
01:11:12bon voilà
01:11:13il nous reste trois minutes
01:11:14et je vous remercie
01:11:17Eric Nolot
01:11:18Stanislas Godon
01:11:19Dries Galli
01:11:20Véronique Jacquet
01:11:21Jules Torres
01:11:21et j'y ai pensé
01:11:23on a commencé avec
01:11:25qu'on va terminer avec
01:11:26la séquence pour moi
01:11:27la plus importante politique
01:11:28du jour
01:11:29c'est évidemment
01:11:30la déclaration d'Emmanuel Macron
01:11:31aujourd'hui
01:11:31qui nous promet
01:11:32plus jamais ça
01:11:32et pour terminer cette émission
01:11:34pour les téléspectateurs
01:11:35qui nous ont rejoints
01:11:36un peu plus tard
01:11:36vous allez entendre
01:11:37le Emmanuel Macron
01:11:38du plus jamais ça
01:11:39c'est en 2025
01:11:41et le Emmanuel Macron
01:11:42du plus jamais ça
01:11:43c'est en 2026
01:11:44parce qu'il n'y a pas
01:11:45que le Paris Saint-Germain
01:11:45qui fait des back to back
01:11:47c'est à dire
01:11:48rééditer le même exploit
01:11:50chaque année
01:11:51récidiver
01:11:51là vous allez avoir
01:11:52l'exploit
01:11:53d'un président de la république
01:11:54qui vous dit plus jamais ça
01:11:55c'est vraiment intolérable
01:11:56ce qui s'est passé
01:11:57je peux vous dire
01:11:58on va être très ferme
01:11:58on est en 2026
01:12:00aujourd'hui
01:12:00mais il avait dit ça
01:12:01l'année dernière déjà
01:12:02c'est vraiment inqualifiable
01:12:03on sera intraitable
01:12:05je vous remercie
01:12:06merci à tous
01:12:07merci aux équipes
01:12:08en régie
01:12:09et qui ont préparé
01:12:10cette émission
01:12:10et sur le terrain
01:12:11merci aux équipes
01:12:12de programmation
01:12:13et écoutons
01:12:14l'Emmanuel Macron
01:12:15de 2025
01:12:15et l'Emmanuel Macron
01:12:17de 2026
01:12:20malheureusement
01:12:20on a vu
01:12:21et je ne veux pas
01:12:22qu'on s'habitue à ça
01:12:23et personne n'a envie
01:12:24qu'on s'habitue à ça
01:12:25des scènes de violence
01:12:27inacceptables
01:12:27à Paris
01:12:28et dans d'autres villes
01:12:29hier soir
01:12:30une bonne partie de la nuit
01:12:32et donc je veux remercier
01:12:33le ministre de l'intérieur
01:12:34le préfet de police
01:12:35l'ensemble des équipes
01:12:37qui se sont mobilisées
01:12:38sur la plaque parisienne
01:12:39et dans beaucoup de villes
01:12:40de province
01:12:41face
01:12:42à ce qui est inqualifiable
01:12:51je veux remercier
01:12:52l'ensemble
01:12:52de nos forces de l'ordre
01:12:53évidemment
01:12:54nos commerçants
01:12:55qui ont été touchés
01:12:56les victimes
01:12:56les gens qui ont été blessés
01:12:57c'est pas le foot ça
01:12:59c'est pas le sport
01:13:00c'est pas ce qu'on aime
01:13:02donc merci à nos policiers
01:13:03et à nos gendarmes
01:13:04on sera intraitables
01:13:05avec ceux qui ont été attrapés
01:13:06on ne veut plus voir ça
01:13:08fini
01:13:08on en aura le bol
01:13:10terminé
01:13:12les affrontements violents
01:13:13qui se sont tenus
01:13:14sont inacceptables
01:13:16avec un bilan lourd
01:13:18deux personnes sont mortes
01:13:19une trentaine de policiers
01:13:21plusieurs sapeurs-pompiers
01:13:22ont été blessés
01:13:23je pense aussi
01:13:24à notre policier
01:13:25qui est en ce moment même
01:13:27dans le coma
01:13:28et qui venait de Rennes
01:13:29en support
01:13:30à certains de ses collègues
01:13:32ces incidents sont très graves
01:13:33ils sont inacceptables
01:13:35et ils ont privé
01:13:37beaucoup trop
01:13:38de nos compatriotes
01:13:39de ce qui aurait dû être
01:13:40un moment de bonheur
01:13:41et d'insouciance
01:13:42et donc je vous le dis
01:13:42la réponse de l'Etat
01:13:44sera à la hauteur
01:13:46nous poursuivrons
01:13:47nous punirons
01:13:48on sera implacable
01:13:49le football
01:13:50ça n'est pas cela
01:13:51à la hauteur
01:13:52– Sous-titrage FR 2021
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