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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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00:00Il est 20h04 sur CNews et merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:04Julien Drey est présent, Jules Torres également, Sébastien Lignier et Olivier Vial.
00:09Bonsoir à les 4.
00:11C'est ce qu'on appelle remettre l'église au milieu du village.
00:14Maxime Saada, président du directoire de Canal+, est revenu pour la première fois sur la pétition
00:21dénigrant, attaquant tout un groupe, à savoir Canal.
00:25Procès en fascisation, vous le savez, s'en est suivi des heures de débat, un festival de Cannes
00:33qui a été perturbé par cette pétition.
00:37Loin des fantasmes, loin de l'instrumentalisation politique qui en a été faite, parfois d'ailleurs grossière.
00:44Voilà les faits, les faits présentés par Maxime Saada.
00:47Ça dure un peu plus de 5 minutes et je vous ai proposé de séquencer la déclaration de Maxime Saada.
00:54La première séquence, c'est sur la minorité de ce milieu qui, je ne savais même pas qu'il y
01:00avait autant de monde
01:01qui travaillait dans le monde du cinéma, c'est pourquoi ?
01:03250 000, ça fait quand même du monde.
01:05Autant que le narcotrafic.
01:07Eh bien écoutez, ce que je veux dire, c'est vrai que la référence est particulière.
01:12Ça démarre bien, autant que le policier gendarme.
01:15Non mais vous vous rendez compte, 250 000 personnes.
01:17Donc là, c'est 1%.
01:191%.
01:20Maxime Saada, écoutez.
01:22Le secteur, le domaine du cinéma en France, c'est 250 000 professionnels.
01:26250 000.
01:27Donc on a entre 1 et 2% de ce secteur qui a signé cette pétition.
01:32Pourquoi ?
01:33Parce que 99% des professionnels ne se sont pas reconnus dans cette pétition qui attaquait Canal+.
01:37Ce n'était pas le Canal+, qu'ils connaissaient.
01:40Et c'est bien Canal+, qui a été attaqué.
01:44Canal+, n'est plus une filiale de Vivendi depuis 18 mois.
01:48Canal+, n'est pas contrôlé par le groupe Bolloré, qui est notre actionnaire de référence, mais qui n'est
01:52pas en contrôle.
01:54La seule demande de cette tribune, de cette pétition, c'est de bloquer le rachat du GC par Canal.
02:00Donc c'est bien la stratégie industrielle de Canal+, qui est attaquée.
02:05Quand on parle de vision fasciste, de l'imaginaire collectif à côté du nom Canal+,
02:09c'est la réputation des équipes et l'intégrité des équipes de Canal+, la mienne, mais celle des équipes
02:15de Canal+, qui est attaquée.
02:16Quand on siffle le logo Canal+, suite à cette pétition, aux projections, à certaines projections du Festival de Cannes,
02:22c'est bien un préjudice réputationnel pour Canal+.
02:27Moi, je suis le président du directoire de Canal+, et donc mon rôle, entre autres, c'est de défendre
02:32les intérêts du groupe Canal+,
02:34et les équipes de Canal+, l'intégrité, je le disais, et de la considération pour les équipes Canal+.
02:40Donc évidemment, nous avons vécu cela comme une profonde injustice.
02:44Injustice, dit-il, et il revient sur le fantasme de la liste noire.
02:49Parce que, vous savez, dans cette période où on parle beaucoup de la guerre en Iran,
02:54on a cette formule, le tigre de papier, les révolutionnaires de papier, on les a vus à Cannes.
02:59La liste noire. Réponse de Maxime Saad.
03:02J'ai évidemment jamais parlé de liste noire.
03:05Il n'est pas question pour nous d'aller traquer les techniciens qui ont signé la pétition,
03:09de ne plus travailler, de ne plus financer les films pour lesquels ils travaillent.
03:14Ça n'a aucun sens, on a un minimum de conscience,
03:17on ne va pas traquer des gens qui ont besoin de leur travail pour manger et pour vivre.
03:22Évidemment, il n'en a jamais été question, il n'en sera jamais question.
03:28Et on étudiera les dossiers, comme toujours, au cas par cas,
03:31en comité cinéma, que je préside,
03:34avec les mêmes prismes que d'habitude.
03:36Pas un prisme politique, mais un prisme artistique, un prisme commercial.
03:41Est-ce que ça a de l'intérêt pour nos abonnés ou pas ?
03:43Est-ce que nos intérêts sont ravis de retrouver ce film sur Canal+, ou pas ?
03:45Ce sont ça nos préoccupations.
03:50Mais il est vrai que je vais ajouter une nouvelle dimension
03:53sur les dossiers qu'on va étudier.
03:55Et je ne veux pas m'en cacher.
03:57Et cette dimension, ça sera, quelle est la considération
03:59qui est portée par les personnes qui portent ce projet vis-à-vis de Canal+.
04:03Quelle est la considération de Canal+.
04:05Est-ce que ces personnes ont porté un préjudice à Canal+, ou non ?
04:08Et je ne peux pas ne pas prendre en compte cela.
04:11Ça serait inconséquent.
04:14Si quelqu'un sonne chez vous, vous traite de fasciste,
04:17et ensuite vous demande de l'argent,
04:19peut-être que vous ne lui donnerez pas de l'argent.
04:20Et on va faire exactement pareil.
04:23Vous savez, on parle beaucoup du bon sens, M. le Baron Noir.
04:26Cette dernière formule, mais c'est tellement évident.
04:29Si demain, vous avez une entreprise,
04:31que vous me permettez d'avancer dans mon domaine,
04:36vous financez massivement,
04:37et que je vais signer une pétition en disant
04:39« Mais attendez, vous, vous êtes un odieux fasciste,
04:42et je m'inquiète de ça.
04:43Est-ce que le lendemain, vous allez tendre l'autre jour,
04:46ou vous allez vous poser la question,
04:47vous venez de dénigrer un groupe,
04:49toutes les équipes qui travaillent depuis des années, ouverts,
04:53ou finalement, vous allez lui dire,
04:55peut-être que la prochaine fois,
04:56on va tirer à voir celui qui est antifasciste, visiblement,
04:59puisque je suis fasciste.
05:00J'y viendrai.
05:01D'abord, une remarque.
05:02Il y a 250 000 personnes qui travaillent dans l'industrie cinématographique,
05:06mais l'industrie cinématographique française,
05:09c'est une industrie qui rapporte de l'argent.
05:10Oui.
05:11C'est important de le savoir.
05:12Ce n'est pas de l'argent qui est gaspillé,
05:14ce n'est pas un secteur qui est déficité.
05:15Alors après, il y a des films qui réussissent, ou pas.
05:17Mais je vous donne un exemple.
05:18Quand la région Île-de-France met un euro pour aider un film,
05:22ça lui rapporte, parce qu'on relocalise ainsi
05:23la production cinématographique,
05:25cinématographique, ça lui rapporte 7 euros.
05:27Donc l'industrie, l'argent n'est pas gaspillé.
05:29C'est l'argent qui tourne et qui permet de créer de l'activité.
05:33Donc l'industrie cinématographique est une bonne industrie.
05:37Après, il y a des centaines de gens qui sont des techniciens, etc.
05:40Mais j'insiste là-dessus, parce que sinon,
05:41on a l'impression que tout ça, c'est du gaspillage
05:43et que ça ne sert à rien.
05:44Premier aspect des choses.
05:45Deuxième aspect des choses,
05:47M. Saad, je crois, à juste titre,
05:50la remarque, je crois que j'avais fait un tweet un peu comme ça tout de suite,
05:52il dit, si vous traitez quelqu'un de fasciste,
05:55après, vous ne pouvez pas lui demander de l'argent.
05:57C'est le débat de la chose.
05:58C'est-à-dire que cette évidence-là,
06:01par dogmatisme, par idéologie,
06:04pour ne pas dire chez certains,
06:05par rancœur, passion triste,
06:08ou même bêtise,
06:09ont oublié cette évidence.
06:11Et là, je vous dis, il y a une dernière séquence
06:14que je vous montrerai un tout petit peu plus longue,
06:15sur l'importance de Canal+, aujourd'hui,
06:19dans le monde du cinéma,
06:21et les enjeux qui sont alloués entre Canal+,
06:25et le cinéma français,
06:26notamment l'investissement qui avait été mis.
06:28Mais ça saute aux yeux.
06:30Et c'est important, aujourd'hui,
06:32de faire cette mise au point,
06:33de remettre l'église au milieu du village, Olivier Vial.
06:35Oui, mais effectivement,
06:35en fait, ça t'imène aussi qu'une partie de ce milieu-là
06:39considère que l'argent qu'il peut verser est un dû,
06:41et qu'en fait,
06:42c'est un dû qui n'a aucun critère.
06:45Il n'y a pas de critère artistique,
06:47il n'y a pas de critère politique,
06:48il n'y a pas de critère de respect de chacun,
06:51mais c'est un dû.
06:52Parce qu'on est de cette gauche-là,
06:55on doit avoir l'argent public,
06:57et donc, d'ailleurs,
06:57ils ont fait profession d'être victimes du système à chaque fois.
07:00Mais ce n'est pas tous,
07:01parce que ça représente un 1,2%.
07:02Non, non, mais j'ai bien plus.
07:04Mais vous avez raison, Olivier.
07:04Mais ce qui est important,
07:06c'est que ça a été...
07:07Mais dans le Festival de Cannes,
07:09on ne parlait que de ça,
07:10c'est 1%.
07:11Mais on a la même chose
07:13dans l'art au Festival d'Avignon,
07:16où on a une petite partie des artistes
07:19qui ont cette même propension,
07:21alors que ça n'est pas tout le milieu.
07:22Jules, et encore,
07:23vous êtes gentil sur ce 1%,
07:24parce qu'il y avait 600 signataires au départ,
07:27et on voit très bien
07:27qu'il y en a un certain nombre
07:28qui sont en train de rétro-pédaler,
07:30parce qu'ils voient très bien
07:31qu'il y a une véritable importance
07:34de Canal+, dans le cinéma français,
07:36qu'en effet,
07:36les critères ne sont certainement pas
07:38des critères politiques,
07:40et puis surtout,
07:41j'ai l'impression
07:42qu'une bonne partie
07:42ou en tout cas,
07:43une partie des signataires
07:44se sont fait piéger
07:46par quelques gauchistes
07:47qui voulaient, en effet,
07:48s'en prendre à Canal+,
07:50insulter Canal+,
07:51en disant qu'il y avait
07:52un projet réactionnaire,
07:53un projet fasciste.
07:54Quand vous voyez que
07:56la sainte pétitionnaire,
07:57Juliette Binoche,
07:58elle-même,
07:59est en train de rétro-pédaler,
08:00que Jean-Pascal Zaddy,
08:02qui est un acteur,
08:04un jeune acteur,
08:05qui tourne aujourd'hui
08:06dans beaucoup de films,
08:07est en train de rétro-pédaler,
08:08ils se rendent compte
08:09que non,
08:10ce n'est pas tout à fait la réalité,
08:11et que le texte
08:12de cette pétition
08:14est loin de décrire
08:15la réalité,
08:15bien au contraire.
08:16Mais c'est la réputation,
08:18l'intégrité,
08:19la manière de dénigrer
08:20tout un groupe
08:21qui oeuvre depuis des années
08:23pour le cinéma français,
08:25vous avez parlé
08:25de Jean-Pascal Zaddy,
08:27c'est 80 millions d'euros
08:28investis pour propulser
08:31les films de Jean-Pascal Zaddy,
08:33qui est talentueux,
08:34et d'ailleurs,
08:35ces films fonctionnent,
08:37et c'est devenu un acteur
08:39connu et reconnu
08:40dans le milieu du cinéma,
08:41de premier plan.
08:42Mais ces évidences-là,
08:43c'est hallucinant,
08:44Sébastien Ligné.
08:45Moi, je trouve
08:46ce qu'il y a de plus intéressant
08:47dans la séquence
08:48de Maxime Zaddy,
08:48c'est quand on compare
08:50son calme,
08:51sa manière de s'exprimer,
08:53on voit qu'il n'est absolument
08:54pas dans une colère,
08:55dans une volonté de revanche,
08:56alors qu'honnêtement,
08:57certains pourraient,
08:58dans sa position,
08:58être dans une envie
08:59de revanche
09:00par rapport aux mots
09:00qui ont été employés,
09:01et de l'autre côté
09:02de la barrière,
09:03la violence,
09:04la haine,
09:05dans les mots
09:06qui ont été employés
09:07dans cette tribune,
09:07parce qu'on s'est beaucoup
09:08arrêté sur le terme
09:09de crypto-fasciste,
09:10à raison,
09:10mais toute la tribune
09:12est une logorée
09:13de mots
09:14ou d'expressions
09:15ou de sous-entendus
09:16profondément insultants.
09:18Là où c'est très intéressant
09:19selon moi,
09:19c'est qu'en effet,
09:20on parle d'une minorité,
09:21mais ce qui est dingue,
09:22c'est qu'on aurait pu penser
09:24après les révélations
09:25sur le duvisuel public
09:27que le monde
09:28de la culture
09:28allait prendre conscience
09:29qu'il fallait
09:30qu'il se remette en question.
09:31Et en fait,
09:31on voit l'exact inverse,
09:33c'est-à-dire que
09:33cette minorité
09:34est en train
09:35de se raffermir,
09:36est en train
09:36d'accepter
09:39un statut de militant,
09:41ils sont en train
09:41de se radicaliser
09:42alors qu'on aurait pu
09:43attendre
09:44qu'ils comprennent
09:45qu'il fallait
09:45qu'ils changent un petit peu.
09:46En fait,
09:46ce n'est pas du tout
09:46ce qui est en train
09:47de se passer.
09:47Cette minorité-là,
09:48à aucun moment,
09:50elle a envie
09:51de se ranger.
09:52Elle a envie
09:52de prendre les armes,
09:53cette minorité-là,
09:54et malheureusement,
09:55prendre les armes idéologiques,
09:56bien sûr,
09:57et malheureusement,
09:58dans l'histoire,
09:58ce sont toujours
09:58les minorités
09:59qui font la doxa.
10:00Là,
10:00vous avez entièrement raison,
10:01Sébastien Ligné,
10:02c'est qu'au calme,
10:05à l'aspect chirurgical
10:07de la déclaration
10:08de Maxime Saada,
10:09vous avez en face
10:10le terrain moral
10:11depuis dix jours.
10:12Et encore,
10:13il est très brûlant.
10:13La réponse nous a fait peur,
10:15on n'a plus le droit
10:16de s'exprimer,
10:17c'est la liberté d'expression.
10:18Mais ils étaient où,
10:19tous les pétitionnaires,
10:20quand l'année dernière,
10:22vous avez 400 salariés
10:23de C8
10:24qui ont été mis
10:26sur le carreau
10:26par une décision
10:27de l'ARCOM
10:28validée par le Conseil d'État ?
10:29Liberté d'expression
10:30ou non ?
10:31Ils étaient où
10:32ceux qui demandent
10:33la fermeture actuelle
10:33de ces deux ?
10:34Ces mêmes pétitionnaires
10:36pour soutenir
10:37les acteurs,
10:38la production
10:39du film L'Abandon
10:40qui est aujourd'hui
10:41visée par
10:42les plus radicaux.
10:44Donc je vous propose
10:44d'écouter
10:45la dernière déclaration
10:46de Maxime Saada
10:47sur l'univers
10:48Canal+,
10:49dans le cinéma
10:50et le poids
10:51de Canal+,
10:52dans le cinéma,
10:53l'importance.
10:54Et ce qui est
10:55très intéressant
10:56et encore une fois,
10:57c'est pour ça
10:57que je voulais vraiment
10:58commencer par cette émission,
10:59par ces déclarations-là,
11:01c'est qu'on voit
11:02que c'est quelqu'un
11:03qui connaît son sujet
11:04et ô combien
11:06de personnes
11:06ont pu parler
11:08du cinéma,
11:09du monde
11:10de la culture,
11:10etc.,
11:11sans rien connaître
11:12ces dix derniers jours.
11:15Parfois,
11:15des pseudo-éditorialistes
11:17qui feraient mieux
11:18de rester dans leur café
11:19à faire des déclarations
11:20avec des responsables politiques.
11:23Je vous propose
11:23d'écouter Maxime Saada.
11:25Ça n'est pas un sujet
11:26de liberté d'expression.
11:27On a beaucoup parlé
11:28de la liberté d'expression.
11:29Il n'y a pas une personne
11:30chez Canal
11:30qui s'opposera
11:31à ce que les gens
11:32s'expriment
11:32et où expriment leurs opinions,
11:34quelles qu'elles soient politiques,
11:35contre Bolloré,
11:36contre qui vous voulez.
11:37Ce n'est pas le sujet.
11:39Nous, on l'a vécu,
11:40le problème
11:40de la liberté d'expression.
11:41Quand on nous ferme
11:42une chaîne comme C8,
11:43c'est un sujet
11:44de liberté d'expression.
11:45Quand on menace
11:45tous les deux jours
11:46de fermer ses news
11:47avec des gens
11:47qui appellent
11:48à fermer ses news,
11:49pour moi,
11:49c'est un sujet
11:50de liberté d'expression.
11:51Mais là,
11:52dans le cas
11:52qu'on évoque,
11:53ce n'est pas du tout
11:53un sujet de liberté d'expression.
11:55Tout le monde a le droit
11:55d'exprimer son opinion.
11:56Ce n'est pas le sujet.
11:57Le sujet,
11:58c'est le préjudice,
11:59encore une fois,
12:00qui est porté à Canal+,
12:01et exclusivement ça.
12:03Alors oui,
12:03il y a eu des tentatives
12:04de récupération politique,
12:05évidemment.
12:06On est à un an
12:06des présidentielles.
12:07Donc ça,
12:08c'est inévitable,
12:09avec des gens
12:09qui donnent des leçons
12:10à Canal+,
12:10sur le cinéma,
12:11des gens qui n'ont rien fait
12:12pour le cinéma,
12:13qui ne connaissent pas.
12:14Nous, on considère
12:14qu'on n'a pas de leçons
12:15à recevoir de ces personnes.
12:18Ça fait 23 ans
12:19que je suis chez Canal+,
12:19j'ai travaillé
12:20pendant près de 10 ans
12:22avec Vincent Bolloré.
12:23Vincent Bolloré,
12:24c'était mon voisin de bureau
12:25pendant 4 ans,
12:26ou alors plutôt,
12:27c'était peut-être moi,
12:27son voisin de bureau.
12:30Donc on n'a pas fait
12:31les choix tout seul,
12:31il était là.
12:33C'est avec lui,
12:34pour ne pas dire grâce à lui
12:35qu'on a redressé Canal+,
12:36je rappelle que Canal+,
12:37en France,
12:37ça perdait 400 millions d'euros,
12:38donc il n'y avait pas moyen,
12:39on allait droit au mur
12:40et le financement du cinéma,
12:41on pouvait l'oublier.
12:42Donc les choix,
12:43ils ont été faits avec lui,
12:44le redressement de Canal+,
12:44il a été fait avec lui.
12:4610 ans que je suis moins en charge,
12:5010 ans,
12:50c'est à peu près 100 films par an,
12:51donc c'est 1000 films
12:52qui ont été soutenus
12:52par Canal+,
12:53dont au moins la moitié
12:55ne se serait pas fait sans Canal.
12:56Donc je crois qu'on n'a pas
12:57de leçons à recevoir
12:59sur ce sujet-là.
13:00Et d'ailleurs,
13:00on va continuer notre politique,
13:01la politique de Canal+,
13:02beaucoup de gens ont parlé
13:03d'obligation,
13:04mais il n'y a pas d'obligation.
13:06On a parlé d'une fréquence
13:07certienne,
13:08on a rendu notre fréquence
13:09certienne il y a des années
13:10et accessoirement,
13:11il n'y a aucun lien
13:11entre les obligations cinéma
13:12et les fréquences certiennes.
13:13Ensuite, on nous dit
13:14mais Canal est obligé d'eux,
13:15Canal a des privilèges,
13:16mais c'est des gens
13:17qui ne connaissent pas le sujet.
13:18Ce sont des négociations
13:21interprofessionnelles,
13:21donc entre les syndicats
13:22qui représentent le cinéma
13:23et Canal+,
13:24et toutes les obligations
13:25dont on parle,
13:26ce sont des choix,
13:27ce sont des clauses
13:28que nous acceptons
13:29parce que nous pensons
13:29qu'elles sont positives
13:30pour le groupe Canal+.
13:31Et d'ailleurs,
13:32on a un engagement
13:33d'une centaine de millions d'euros
13:35d'obligations par an
13:35et on est bien au-delà
13:36puisqu'on a des engagements
13:37que nous avons pris,
13:38nous, délibérément,
13:40de 160 millions d'euros par an.
13:41Donc, ce n'est pas un sujet d'obligation,
13:42c'est un choix
13:43de la part de Canal+,
13:45de soutenir le cinéma français
13:46et européen
13:47et nous allons continuer
13:48à le faire
13:49dans la diversité
13:50avec des films
13:51que vous avez vus à l'écran,
13:52les Souleymanes,
13:52les Dossiers 137
13:53et tous ces films-là
13:54qui racontent
13:55toute la diversité
13:56du cinéma français.
13:57Nous continuerons
13:57quelles que soient les attaques.
14:01Jules, pardonnez-moi,
14:02j'avais l'impression
14:02que tout avait été dit.
14:03Non mais c'est que
14:04en écoutant en effet
14:05ces 5 minutes 46
14:06de mise au point,
14:08c'est vrai qu'on se rend compte
14:09quand même
14:09qu'entre toutes les personnes
14:10à qui on a donné la parole
14:11ces 10 derniers jours,
14:13que ce soit
14:13sur l'audiovisuel public,
14:14que ce soit
14:15dans beaucoup d'interviews,
14:16des personnes qui en effet
14:17ne connaissaient pas forcément
14:18très bien le sujet,
14:19étaient des militants,
14:21eh bien on a finalement donné
14:22une parole égale
14:24entre Maxime Saada
14:26qui depuis 10 ans
14:27a aidé
14:28avec Canal évidemment
14:291000 films
14:30dont 500 ne se seraient pas faits
14:31et de l'autre côté
14:32il y a eu des interviewés
14:34qui ne connaissaient rien,
14:36qui ne représentaient personne
14:37à qui on a offert
14:38une tribune.
14:39Non mais qu'on présentait
14:40comme experts
14:41ou qui se présentaient
14:42eux-mêmes
14:43comme ayant une expertise
14:44dans ce milieu-là.
14:45Moi ce qui m'intéresse
14:46et également Olivier Vial,
14:48je prenais cet exemple
14:49la semaine dernière,
14:51sur l'année 2025,
14:53Canal a investi
14:54sur plus de 120 films
14:56d'initiatives françaises.
14:58Vous prenez Canal+,
15:00qui dit que ça rapporte,
15:01Julien,
15:02c'est 6 fois plus
15:05quasiment que Netflix,
15:06c'est 2 fois plus
15:07que France Télévisions.
15:09Donc quand vous avez
15:10des militants radicaux
15:13idéologisés
15:13à outrance
15:15qui viennent perturber
15:17un festival de Cannes
15:18et qui viennent
15:20dénigrer
15:21un groupe
15:22en Mondiovision
15:23parce qu'ils le font
15:24à dessein
15:24quand ils le font
15:25au festival de Cannes,
15:27c'est évidemment
15:28pour que le monde entier
15:30puisse entendre parler
15:31de cette tribune-là.
15:33Donc c'est la réputation
15:34de Canal qui est en jeu.
15:35On a beaucoup parlé
15:36de l'exception culturelle
15:37et effectivement
15:37l'exception culturelle
15:38française,
15:39du cinéma français,
15:40elle tient à trois choses,
15:41Canal+,
15:42le CNC
15:43et la taxe spéciale
15:44sur les places.
15:45C'est grâce à ça
15:46qu'on a maintenu.
15:47Et en fait,
15:47si on touche un des trois,
15:49effectivement tous ces fonds
15:49et d'ailleurs,
15:50on a beaucoup entendu
15:51du monde,
15:52mais tous ceux qui savent,
15:53c'est-à-dire le directeur
15:54du CNC a soutenu Canal+,
15:55les syndicats de producteurs
15:57ont soutenu Canal+,
15:58en fait tous ceux
15:59qui travaillent réellement
16:00dans la production
16:01et dans l'exception française
16:02savent effectivement
16:03qu'il ne faut pas attaquer Canal+,
16:05parce que c'est un des trois pieds
16:07sur lesquels repose
16:08le cinéma français.
16:09Un dernier mot avec vous,
16:10le baron noir.
16:11Non, je pense que
16:11les pétitionnaires ont fait
16:13une très très grosse bêtise,
16:14mais par aveuglement idéologique.
16:15Oui.
16:16C'est-à-dire qu'ils sont
16:17dans une construction
16:19qui est qu'il y a un monstre
16:20qui s'appelle M. Bolloré
16:21et que partout
16:22où le nom de Bolloré apparaît,
16:23il faut dénoncer
16:24le fascisme rampant
16:26ou même pas rampant.
16:28Et donc,
16:28ils ont fait une grosse bêtise
16:29parce qu'évidemment,
16:30tout le monde du cinéma,
16:32ceux qui connaissent
16:32le monde du cinéma,
16:33l'ont dit
16:34attendez,
16:34vous êtes fous, quoi.
16:35Si on n'a plus Canal+,
16:36comment on fait ?
16:37Voilà.
16:37Et donc,
16:38ils sont effectivement maintenant
16:39dans une situation
16:40de précarité
16:41du point de vue intellectuel.
16:42Mais,
16:42vous me permettrez,
16:43pour mettre un peu d'ambiance,
16:46Canal+,
16:46Non, allez-y.
16:47C'est la gauche
16:48qui a créé Canal+.
16:49Mais merci la gauche.
16:50Mais écoutez,
16:51et d'ailleurs,
16:52merci la gauche
16:53d'être aussi présente
16:56dans le monde culturel
16:57aujourd'hui.
16:57Non, pourquoi je vous dis ça ?
16:58Parce que,
16:59quand on a créé Canal+,
17:01qu'est-ce qu'on n'a pas entendu
17:02à l'époque, déjà,
17:03par une partie
17:03des milieux culturels
17:04qui nous disaient
17:05vous allez privatiser
17:06parce qu'à l'époque,
17:07c'était la plus
17:08la gauche.
17:09C'était pas totalement favorable
17:10à ça.
17:10Voilà,
17:10il y a toute une partie
17:12qui dénonçait
17:12M. Rousselet
17:13qui avait été, voilà.
17:14Vous avez dit quelque chose
17:16important la semaine dernière,
17:17Julien,
17:17parce que c'est vrai
17:17que c'est un sujet
17:18qui était au cœur
17:19du festival de Cannes
17:20et on a pu en parler,
17:21c'est ces accusations
17:23en fascisation permanente
17:24qui sont insupportables.
17:25Pourquoi ?
17:26Parce que ça dénature
17:28complètement l'idée même
17:30du fascisme.
17:31Et ça,
17:32c'est d'une indécence morale,
17:36bien sûr,
17:36mais au-delà
17:37de l'indécence morale,
17:37c'est surtout historique.
17:39C'est ne rien comprendre
17:40à ce qu'est le fascisme
17:42et ce qu'a été le fascisme.
17:44Ce festival aurait dû
17:46être placé d'abord
17:47sous le signe
17:47de la solidarité
17:48avec le peuple iranien,
17:49déjà,
17:50parce que le cinéma iranien
17:51est un cinéma
17:52qui compte,
17:53qui a une histoire
17:53avec des cinéastes
17:54de très grande qualité.
17:56Il aurait dû être placé
17:57sous le signe
17:57de la solidarité
17:58avec l'Ukraine
17:59qui a aussi,
18:00aujourd'hui,
18:01est en première ligne.
18:02Donc avec l'ensemble
18:03des luttes,
18:03parce que ce qui fait
18:04la force du cinéma,
18:05c'est justement
18:06quand il se saisit
18:07de tous ses jugés
18:08et qu'il est à la pointe
18:09du combat pour la liberté.
18:11Benito Mussolini,
18:12il a été fusillé
18:13après la Seconde Guerre mondiale
18:14et il a été pendu
18:15par les pieds.
18:17Donc quand quelqu'un
18:17vous accuse de fascisme,
18:18c'est aussi ça.
18:19C'est pour ça
18:20que c'est le caractère,
18:23c'est l'intégrité
18:24d'un groupe
18:25qui est en jeu,
18:26bien sûr,
18:27lorsque de telles tribunes
18:28sont signées.
18:29Vous parliez tout à l'heure
18:30de Juliette Binoche
18:30qui, effectivement,
18:32est une signataire,
18:33pétitionnaire,
18:34qui revient,
18:34en quelque sorte,
18:36sur ses propos,
18:36puisqu'elle regrette
18:39le mot de fasciste
18:41qui était déplacé
18:42et c'est vrai
18:42que je regrette
18:43les UER
18:43entendues devant la croisette
18:45au moment du générique
18:46des productions
18:46de Canal+.
18:47Il n'y a pas eu
18:48que des UER,
18:49d'ailleurs.
18:49C'est important,
18:51il y a eu aussi
18:51des insultes.
18:52Les employés de ce groupe
18:53travaillent très bien,
18:54ils font vraiment
18:55un travail d'orfèvre
18:56et sont très attentifs
18:57à la diversité
18:58du cinéma.
18:59Bon, ben, écoutez,
19:01voilà la déclaration
19:02de Louis Vuittier.
19:02D'ailleurs,
19:02la plupart des très grandes stars
19:04et des grands producteurs,
19:05comme disait Olivier,
19:05ne peuvent pas signer
19:06cette tribune.
19:06Quand vous voyez
19:07la liste des signataires,
19:08vous donnez la liste
19:09à lire à la grande
19:10majorité des Français,
19:11ils en connaissent 10.
19:11C'est même...
19:13Vous savez,
19:14ce qu'ils peuvent faire,
19:14ils peuvent traverser
19:15et descendre
19:16les Champs-Elysées,
19:17effectivement,
19:17personne ne les reconnaît.
19:19Parlez-nous d'un autre...
19:20Si vous vous permettez,
19:21deux secondes, moi.
19:21Oui, Juliette Bénage.
19:22Oui, Juliette Bénage,
19:23parce que j'avais été étonné,
19:25je vais être honnête avec vous,
19:26de l'avoir signé
19:27une telle pétition.
19:27Elle signe partout,
19:28tout le temps.
19:28Mais parfois,
19:29ils signent sans savoir pourquoi.
19:30C'est vrai que les agents
19:31peuvent dire
19:31« Bon, bah, tout c'est de ça. »
19:32Exactement.
19:32Merci de...
19:33Voilà.
19:33Je trouve qu'elle a eu raison
19:34de faire autocritique,
19:35parce qu'elle fait autocritique,
19:36mais ça va lui attirer,
19:37vous allez voir,
19:38beaucoup de remarques
19:40désagréables
19:40sur les réseaux sociaux.
19:41Ah oui.
19:42On parlera dans un instant
19:44d'une des déclarations d'Arthur.
19:46Vous savez, par exemple,
19:47liberté d'expression,
19:49les mêmes pétitionnaires,
19:51et je les attends
19:52les prochaines semaines,
19:53les prochains mois,
19:54pour faire ce que fait Arthur,
19:57c'est alerter sur le fait
19:58qu'aujourd'hui,
19:59vous avez des artistes français
20:00de confession juive
20:02qui sont boycottés
20:03depuis le 7 octobre,
20:05qui ont moins de films,
20:06qui ont moins de propositions.
20:08Donc ça,
20:09ces mêmes pétitionnaires,
20:10on ne les entend pas là.
20:11Là, on les entend
20:11on les entend pas.
20:12Liberté d'expression,
20:13là aussi,
20:13on est dans quelle société ?
20:15Mais avant cela,
20:16l'information...
20:16Oui.
20:17J'ai vu un scandale
20:17qui est terrible,
20:18qui est en train de se passer
20:19en ce moment.
20:19Est-ce que vous avez suivi
20:20ce qui est en train de se passer
20:21sur l'association
20:22qui s'appelle WWF ?
20:24Oui.
20:24Qui est une association
20:25qui s'occupe des animaux,
20:28du bien-être animal.
20:29Du bien-être animal.
20:30Et vous avez une directrice
20:31qui a été remue en cause
20:33par son conseil d'administration
20:34parce qu'elle avait participé
20:35à un rassemblement
20:36de M. Bagliocco.
20:38Voilà.
20:39Et le conseil d'administration
20:40à juste titre lui a dit
20:41à partir du moment
20:42où en tant que président
20:43de l'association tu vas là,
20:44tu engages une association
20:45qui ne s'occupe que
20:45du bien-être animal.
20:47On peut être de gauche,
20:47de droite,
20:48le bien-être animal.
20:48Eh bien,
20:49tout d'un coup,
20:50alors qu'il n'y a aucun juif
20:51qui en cause dans cette affaire-là,
20:53ni sur le plan animal,
20:54ni sur le plan personnel,
20:56eh bien tout d'un coup,
20:57maintenant,
20:57on nous explique
20:58que tout ça,
20:58c'est un complot
20:59fait et fomenté
21:00par des juifs.
21:01Je vous propose
21:02d'écouter Arthur justement.
21:03Donc,
21:04il a alerté,
21:06il dit,
21:06il y a beaucoup de comédiens juifs
21:08qui n'ont pas de travail
21:08aujourd'hui,
21:09écoutez.
21:12Il y a beaucoup
21:12de comédiens juifs
21:13qui n'ont pas de travail
21:14aujourd'hui,
21:14il y a beaucoup d'artistes
21:15qui ne trouvent pas de travail.
21:17Moi,
21:17j'ai un ami comédien
21:18à qui on a proposé
21:20un film
21:20et c'est un grand comédien
21:23et la réalisatrice
21:25lui a demandé
21:25avant de te donner le rôle,
21:27je voudrais connaître
21:27tes positions
21:28sur ce qui se passe
21:28à Gaza.
21:29C'était un film
21:30qui n'avait rien à voir ?
21:31Rien à voir !
21:32Strictement rien à voir !
21:33Une comédie romantique !
21:35Voilà où nous en sommes
21:36aujourd'hui.
21:37Il faut se le dire,
21:38il y a un antisémitisme
21:40qui déferle en France
21:41et il faut ouvrir les yeux
21:43et lutter contre.
21:44Et ce n'est pas un acteur
21:45qui le dit,
21:46donc j'aimerais bien
21:47que les acteurs
21:47qui étaient présents
21:48au festival de Cannes
21:49apportent leur soutien
21:50à leurs collègues,
21:53leurs amis ou confrères
21:54qui aujourd'hui
21:55sont en grande difficulté
21:56parce qu'ils ont le malheur
21:58d'être juifs.
21:59Voilà ce qui se passe.
22:01Julien, en un mot
22:01et après la pub.
22:02Il faut bien se rendre compte
22:03de ce qui se passe
22:03dans la société française.
22:04Sylvain Attal
22:05a eu cette expression
22:06très juste
22:06et dit
22:07la France est en train
22:08de perdre ses juifs.
22:09Il n'y a pas
22:10une famille juive aujourd'hui
22:11qui ne se pose pas
22:12la question de savoir
22:13si elle a encore
22:14sa place en France.
22:15Et quand vous allez
22:15dans des cérémonies
22:17religieuses,
22:18festives
22:19en d'enterrement,
22:21malheureusement,
22:21cette question
22:22vous revient régulièrement.
22:2420h26 sur CNews.
22:25On revient dans un instant.
22:26On va parler de Patrick Bruel
22:27parce que Patrick Bruel
22:29a pris la parole aujourd'hui
22:30pour la première fois
22:31pour annoncer
22:32qu'il ne serait pas présent
22:34pour les enfoirés
22:35pour la première fois
22:36depuis 36 ans.
22:37Mais on l'a appris
22:39il y a quelques instants.
22:40Ses concerts à Paris
22:41sont annulés
22:43dans les prochains jours
22:45et au mois de juin.
22:46Et il devait participer
22:47à plusieurs festivals
22:48cet été
22:49et il ne participera
22:51à aucun festival.
22:5220h27,
22:52nous en parlons
22:53dans un instant.
22:5720h30 sur CNews
22:58et nous parlons
22:59de Patrick Bruel.
23:00Vous le savez
23:00qu'il est visé
23:01par plusieurs enquêtes
23:02pour viol.
23:03Il a annoncé vendredi
23:04l'annulation
23:05de ses concerts
23:06jusqu'en septembre
23:08incluant Paris
23:09puis des festivals
23:10pour ne pas
23:11je cite
23:11troubler la sérénité
23:12de ses manifestations
23:13indique sa société
23:15de production.
23:16C'est une information
23:17de nos confrères d'RTL.
23:19Le chanteur annule
23:20sa tournée
23:20des festivals cet été.
23:22On parle de plus
23:22d'une quinzaine
23:23de concerts.
23:24Dans la même journée,
23:25Patrick Bruel
23:26a pour la première fois
23:26pris la parole aussi
23:27et pour annoncer
23:29dans une lettre
23:30aux enfoirés
23:31qu'il ne participerait
23:32pas aux enfoirés.
23:33C'est une première
23:34depuis 35 ans.
23:35Compte tenu
23:36des circonstances,
23:37j'ai décidé
23:37de ne mettre aucun
23:38et aucune
23:39ni aucun d'entre vous
23:40dans un quelconque embarras.
23:42J'espère vous retrouver
23:43lorsque la justice
23:44aura prouvé
23:45mon innocence.
23:48Je vous propose
23:49d'écouter une nouvelle fois
23:50Arthur
23:50qui lui aussi est revenu
23:52sur le cas
23:53Patrick Bruel
23:55en parlant
23:56de la présomption
23:57d'innocence.
23:58Est-ce que
23:58c'est une valeur cardinale
24:01ou alors
24:01est-ce qu'il fallait
24:03dans le contexte
24:04où les témoignages
24:06se multiplient,
24:06on arrive à plus
24:07d'une trentaine
24:07de témoignages ?
24:08Il fallait que
24:10Patrick Bruel
24:11pour le bien
24:12des enfoirés,
24:13pour aussi
24:13les festivals,
24:15prenne un peu
24:16de recul
24:16et pour qu'il puisse
24:17préparer sa défense.
24:18Écoutez Arthur.
24:20Tant que
24:21la personne
24:22n'est pas condamnée,
24:23il n'y a pas de raison
24:23qu'on puisse l'empêcher
24:24de faire son travail.
24:25Pour quelle raison ?
24:26Mais quand la justice
24:27est très longue,
24:28quand les témoignages
24:29sont nombreux ?
24:29Mais pour l'instant,
24:30il n'est pas condamné.
24:33En fait,
24:35si vous allez voir
24:35un spectacle
24:36d'un artiste,
24:37quel qu'il soit
24:38et qui a une suspicion,
24:40c'est votre responsabilité.
24:41Vous le savez,
24:42franchement,
24:43je pense que tous les fans
24:44de Patrie Bruel
24:44sont au courant
24:45de la situation.
24:46Donc s'ils continuent
24:47à aller le voir,
24:47c'est leur droit aussi.
24:48Je ne veux pas rentrer
24:49dans ce type de débat
24:50parce que ça devient
24:52très radioactif très vite.
24:53Ça devient radioactif.
24:55Là,
24:56pierre angulaire
24:56dans notre société
24:57où certains ne jurent
24:59que par l'état de droit,
25:00il y a l'idée
25:00de la présomption
25:01d'innocence.
25:01C'est dans l'état de droit
25:02d'ailleurs.
25:04Mais c'est une question
25:05qui est essentielle.
25:07La semaine dernière,
25:08ce n'était pas
25:08la femme politique
25:09mais l'avocate
25:10qui parlait,
25:11Marine Le Pen,
25:11elle disait quoi ?
25:12Il a le droit
25:13de se produire
25:14mais nous,
25:15on a le droit
25:15de ne pas y aller
25:15dans le contexte actuel.
25:17Qu'est-ce que vous en pensez ?
25:18Et ça peut être intéressant
25:19d'avoir votre avis.
25:20Sébastien Ligné d'abord.
25:21C'est-à-dire qu'en fait,
25:22il y a deux versants
25:23dans cette histoire.
25:24D'un point de vue du droit,
25:25en effet,
25:25la présomption d'innocence
25:26prime en permanence.
25:28Mais le problème,
25:28c'est que dans ce genre
25:29d'affaires,
25:29il y a le droit
25:30et puis il y a
25:31la morale et la décence.
25:33Et jamais de bon
25:33quand ça se mélange.
25:34Oui, mais le problème,
25:35c'est que Patrick Bruel,
25:36c'est une personnalité publique
25:38et ça implique
25:40davantage de responsabilités
25:41que si Patrick Bruel
25:42était un inconnu
25:43ou un français
25:44dit lambda.
25:45Sur le point de vue judiciaire,
25:47évidemment qu'il est
25:48présumé innocent
25:49et ça le restera
25:49jusqu'au procès.
25:50Mais on ne peut pas
25:51écarter l'aspect moral.
25:53Les conséquences
25:54de ses apparitions
25:55sur à la fois
25:56les festivals,
25:56à la fois sur la pièce
25:57de théâtre,
25:59c'est les comédiens
25:59avec qui ils travaillent,
26:01évidemment les enfoirés.
26:02Le risque,
26:02c'est d'impacter
26:03tous ceux
26:04qui travaillent autour de lui.
26:05Se mettre en retrait,
26:06moi je pense qu'il a eu raison
26:07de se mettre en retrait,
26:07je pense même
26:08qu'il aurait dû le faire avant.
26:09Il aurait dû le faire
26:09dès les premières révélations.
26:12Se mettre en retrait,
26:13ça ne veut absolument pas dire
26:14assumer une quelconque responsabilité.
26:16Ça veut dire accepter
26:17le fait que sa présence
26:19dans le cadre
26:20d'une polémique d'ampleur
26:21pose un certain nombre
26:23de sujets
26:23et pour le bien
26:24de tout le monde,
26:25pour le bien aussi
26:26de la justice,
26:26il se met en retrait.
26:27Mais ça ne veut pas dire
26:28qu'il reconnaît sa culpabilité,
26:29c'est deux choses différentes.
26:30Encore une fois,
26:30la justice et la morale,
26:32oui je les différencie pour le coup.
26:33Olivier Vial.
26:34En fait,
26:34on retrouve au-delà
26:35du cadre particuliel
26:36une mécanique
26:37qu'on retrouve presque toujours.
26:38Et c'est là que c'est grave
26:39parce qu'en fait,
26:39on a beau dire
26:40qu'il prend la décision,
26:41en réalité,
26:42c'est un peu hypocrite
26:43de dire ça
26:43parce que cette décision
26:45elle lui est imposée aujourd'hui
26:46parce qu'on a des menaces
26:48qui sont régulières
26:49faites par des collectifs.
26:50Cette semaine,
26:51ça a été perturbé.
26:56Il y avait un risque
26:57d'avoir des militants.
26:59Et moi,
26:59le jour où...
27:00C'est pas pour ça qu'il annule.
27:01Bah si,
27:01parce qu'en fait,
27:02à chaque fois qu'il y a des militants
27:02qui perturbent...
27:04Il n'arrête pas 30 ans
27:04de travailler avec les enfoirés
27:06à cause de 5 fémens.
27:07Si, parce qu'en fait,
27:08à ce moment-là,
27:09il y a un risque
27:10de trouble à l'ordre public
27:11et que ce trouble à l'ordre public
27:13peut être utilisé
27:14pour quelquefois
27:15demander des interdictions.
27:16Donc,
27:16c'est un vrai risque.
27:17Et en fait,
27:18ce qui est gênant,
27:19c'est qu'aujourd'hui,
27:20dans ce cadre-là,
27:21on a quelques militants
27:29quand il arrête les enfoirés,
27:31d'ailleurs,
27:32je me pense à mettre au crédit
27:33de Patrick Bruel,
27:34quand il arrête les enfoirés,
27:35quand on connaît la cause,
27:36ce qu'elle représente
27:38à ses yeux...
27:38Je reste très prudent
27:39sur les...
27:40Ah oui,
27:40pour Patrick Bruel
27:41et les enfoirés.
27:42Les enfoirés,
27:43lorsque vous avez Amir,
27:45qui a été menacé de mort,
27:46attaqué,
27:47de boycott,
27:47il n'y avait personne
27:48pour le soutenir.
27:49Je ne dis pas
27:49que c'est un médecin parfait.
27:50Je vais vous dire,
27:53ils ont des combats
27:53à géométrie variable.
27:54Normalement,
27:55vous êtes apolitique,
27:56quand on vous invite
27:57sur un plateau,
27:58vous êtes le premier à venir
27:59pour les enfoirés,
28:00rien que pour les enfoirés.
28:01Je vous assurez
28:02qu'au plus haut sommet
28:03de la direction des enfoirés,
28:05ils ont des combats
28:06à géométrie variable.
28:06C'est une organisation
28:07et une association
28:07d'utilité publique
28:08et que dans ce cadre-là,
28:10je pense que la présence
28:11de Patrick Bruel
28:11aurait créé un trouble.
28:12C'est pour ça
28:13qu'il n'arrête pas
28:13de poser les femelles.
28:14L'histoire des enfoirés,
28:16le combat qu'ils mènent,
28:18elle est formidable,
28:19ce n'est pas le problème.
28:20Ce n'est pas ce que je vous dis.
28:21Je vous dis simplement
28:21quand Amir est insulté,
28:24menacé de mort, boycotté...
28:25Mais on est d'accord.
28:26Je peux me tromper,
28:27je l'ai peut-être oublié.
28:28Si vous l'avez
28:28le communiqué des enfoirés
28:29pour soutenir Amir
28:30qui avait écrit
28:31plusieurs chansons
28:32pour les enfoirés,
28:33n'hésitez pas à me l'envoyer
28:34et je la lirai à l'antenne.
28:36Je viendrai.
28:36Il faut toujours faire attention
28:37entre la morale et le moralisme.
28:39Et la morale, oui, ça existe.
28:42Le moralisme, c'est autre chose.
28:43C'est quand ça devient une dictature.
28:45C'est-à-dire quand on impose
28:46aux gens des normes
28:48dont on sait exactement
28:49qu'elles n'ont qu'un objectif,
28:50c'est de les contraindre
28:51à une situation.
28:53Parce que là,
28:53ce qui s'est passé,
28:54moi, ce n'est pas satisfaisant.
28:55Oui, on a discuté
28:56la semaine dernière.
28:57J'ai pensé, je l'ai dit,
28:58qu'il fallait qu'il se mette
28:59en retrait.
29:00Mais honnêtement,
29:01il est déjà condamné.
29:02Parce que même si la justice,
29:04disons les choses honnêtement,
29:06même si la justice,
29:07dans quelques semaines
29:07ou dans quelques mois,
29:09dit finalement,
29:10on n'a pas trouvé
29:11les preuves formelles
29:12pour lui,
29:13dans sa carrière,
29:14il va faire les plier
29:14pour une bonne part.
29:16Et de manière générale,
29:17ce qui me perturbe,
29:19c'est que
29:20ces mêmes personnes
29:21ont des combats
29:22à géométrie variable.
29:23Je ne vois pas
29:23la même situation
29:24pour Gérard Miller.
29:26Je ne vois pas
29:26la même situation,
29:27pardonnez-moi,
29:28pour le périscolaire.
29:29Vous avez vu
29:29des manifestations
29:31au pied de l'hôtel de ville
29:32pour le scandale
29:33du périscolaire ?
29:33Non, mais là,
29:34on est dans un cas particulier.
29:35On parle d'une personnalité publique.
29:36C'est un cas particulier.
29:37Moi, je vous parle
29:38du périscolaire,
29:39c'est le plus grand scandale.
29:40Mais il n'y a pas
29:40une star de la chanson
29:41qui est dans les dossiers
29:42sur le périscolaire.
29:44Je ne défends absolument
29:45pas Patrick Ouellet.
29:47Je trouve que la position
29:48de dire qu'il a le droit
29:49de se produire.
29:50Mais nous,
29:51par rapport au témoignage
29:53et le courage
29:54de ces femmes
29:55qui parlent,
29:56de ces plaignantes
29:57qui se sont exprimées,
29:59moi, je n'ai pas envie
30:00d'y aller.
30:01C'est deux choses différentes
30:02que d'aller perturber
30:03un spectacle
30:03alors qu'il n'est même
30:04pas encore condamné
30:05et que cet homme
30:06est obligé de se retirer.
30:07Ce ne sont pas à cause
30:08de cinq militants de Femen
30:09que Patrick Ouellet
30:09est obligé de se...
30:11C'est beaucoup plus large
30:12que ça.
30:12C'est vrai que ce n'est pas
30:15cinq militants,
30:16mais c'est vrai que
30:18cette semaine,
30:19il a eu un spectacle,
30:20une pièce de théâtre
30:21qui a été perturbée
30:22et qui a été arrêtée
30:23et ça lui a annoncé
30:24ce qui allait se passer
30:25par la suite.
30:26Donc, il était obligé
30:26de se retirer
30:27parce qu'il savait
30:28qu'il y aurait 15, 20, 30
30:30et que les spectacles
30:31ne pourraient pas se tenir.
30:32Donc, on est dans un...
30:33Excusez-moi,
30:34on peut se dire
30:34c'est bien
30:35parce que les choses,
30:37il s'est retiré,
30:37mais moi,
30:38je ne suis pas satisfait
30:39de la manière
30:40dont les choses se passent.
30:41Je vais vous dire
30:41une deuxième chose
30:42sur le traitement médiatique,
30:43que ça soit évidemment
30:45ultra-médiatisé,
30:46c'est l'une des plus grandes stars
30:47françaises
30:48de la chanson,
30:49etc.
30:50D'accord.
30:51Donc, il faut le médiatiser.
30:52Les heures d'antenne
30:53pour l'affaire d'Apstein,
30:54pourquoi pas ?
30:55C'est normal,
30:56c'est une affaire tentaculaire,
30:57ça concerne
31:00un réseau quasi international
31:01peut-être.
31:02Mais le périscolaire...
31:04Mais on est tous d'accord là-dessus.
31:04Mais le périscolaire,
31:05il se passe quoi ?
31:06Vous avez 86% des parents
31:07qui craignent aujourd'hui
31:08des abus sexuels
31:09dans au moins
31:10une structure fréquentée
31:11par leurs enfants.
31:12Vous avez 57% des parents
31:14qui ne font pas confiance
31:15au pouvoir public
31:15pour protéger efficacement
31:18les enfants.
31:19Ce midi,
31:19sur Europe 1,
31:20entre 11h30 et 13h,
31:22on a complètement
31:23bousculé notre émission.
31:25Je vais vous raconter.
31:26On me dit,
31:27tu vas pouvoir échanger
31:29avec le papa
31:29d'une jeune fille,
31:31d'une enfant,
31:31pardon,
31:31parce que ce n'est pas
31:32une jeune fille,
31:32qui a 4 ans et demi
31:33a été victime d'abus sexuels.
31:35Elle dit d'avoir été
31:36victime d'abus sexuels.
31:37Ça s'est passé en avril 2025.
31:39Son témoignage
31:40était tellement bouleversant
31:41qu'au lieu de le garder
31:435-10 minutes,
31:44l'émission qui dure
31:45une heure et demie,
31:46pendant plus de 45 minutes,
31:48on a échangé avec lui.
31:49Il nous a raconté
31:50l'horreur d'un papa
31:51qui va chercher sa fille
31:53le 11 avril 2025
31:55et qui se retrouve
31:57confronté
31:57à un monde
31:58qui s'écroule
31:59autour de lui
31:59parce que,
32:00dans le périscolaire,
32:01vous avez sa fille
32:02qui lui explique
32:03comment elle a été abusée.
32:04Un an plus tard,
32:05le procès est en cours.
32:07Moi,
32:07je fais très attention,
32:08là aussi,
32:08encore une fois,
32:09puisque présomption
32:10d'innocence.
32:11L'animateur en question,
32:12il y avait déjà eu
32:13des signalements
32:14en septembre 2025,
32:16mais ils ont été
32:18mis de côté.
32:19Donc,
32:20c'est plusieurs enfants
32:21qui ont témoigné
32:22et viendra ensuite
32:23la décision de justice
32:24en juillet.
32:25Je vous propose
32:25d'écouter Jérôme.
32:28On est sous le choc.
32:31On est sous le choc.
32:32On est à gare.
32:32On est à Uri.
32:35On se sent coupable.
32:36On se sent coupable
32:37de ne pas avoir compris
32:38que ce qui se passait,
32:40par exemple,
32:41dans la douche,
32:41ce n'était pas un caprice.
32:43C'était surtout...
32:44C'était une manifestation
32:46du corps
32:46et une manifestation
32:47d'un mal-être
32:48qui est dû à quelqu'un
32:49qui se comporte mal
32:50à l'école.
32:52Donc,
32:52on est à Uri,
32:55à gare.
32:56On se sent coupable
32:58et on se pose des questions
32:59comme on en arrive là.
33:01Et à partir d'avril,
33:03et c'est là,
33:04avec ma femme
33:05et avec les collectifs
33:06et avec le collectif
33:07MeToo École
33:08qui s'est créé
33:09à ce moment-là,
33:10on pose des questions
33:12et plus on pose des questions
33:13et plus on enquête
33:14et plus on se rend compte
33:16des défaillances
33:17du système entier.
33:19Olivier Vial.
33:20Oui,
33:20mais je sais ce qui est
33:21peut-être le plus congélieux,
33:23c'est qu'effectivement,
33:23on s'aperçoit
33:24qu'en réalité,
33:25les signaux d'alarme,
33:27il y en a eu beaucoup.
33:28On a appris
33:28qu'il y avait eu un rapport
33:29en 2015
33:29de l'inspection générale
33:30de la ville de Paris
33:31qui avait déjà enquêté
33:32en 2015
33:33sur les dérives
33:34et donc
33:34qui en avait noté
33:36un bon nombre
33:37et qui avait demandé
33:39justement que des mesures
33:39soient prises
33:40qui n'ont jamais été prises.
33:41Pire que ça,
33:42ce qu'on a appris
33:42dans le procès
33:43qui a lieu cette semaine,
33:44c'est que certaines personnes
33:45qui étaient des lanceurs d'alerte
33:47se sont retrouvées
33:49quasiment baïonnées.
33:50On leur a dit
33:50attention,
33:51si vous dénoncez ça,
33:52vous risquez de porter atteinte
33:53à la réputation de la ville
33:54et donc vous pouvez avoir
33:55des sanctions.
33:56Tout ça,
33:57effectivement,
33:57quand le déni
33:58devient une omerta,
33:59ça a laissé
34:01ce genre de dérive
34:03durer
34:03et donc ça a laissé
34:04de plus en plus
34:05de victimes
34:06pouvoir avoir lieu.
34:07Je repense
34:08en vous écoutant
34:09à ce qui s'était passé
34:10il y a quelques années
34:10au moment où
34:11Gérald Darmanin
34:12devient ministre
34:13de l'Intérieur.
34:14C'était donc
34:15il y a plusieurs années,
34:162020,
34:18sur le perron
34:19de l'hôtel de ville
34:20à Paris,
34:21une manifestation
34:21en hurlant
34:23un violeur
34:24à l'intérieur,
34:24avec des pancartes
34:25un violeur
34:26à l'intérieur.
34:27D'accord ?
34:27Il a été
34:28lavé de tout son,
34:29blanchi totalement.
34:31D'accord ?
34:32Je n'ai pas vu
34:33ces derniers jours
34:34les mêmes
34:36manifester
34:37sur le perron
34:37de l'hôtel de ville
34:38et demander des comptes,
34:40non pas à Emmanuel Grégoire
34:41aujourd'hui
34:42qui se mobilise
34:43le maire
34:44pour qu'il y ait
34:46effectivement
34:47toute la lumière
34:48qui soit faite
34:48mais je n'ai même pas vu
34:50Madame Hidalgo
34:50réagir.
34:51Concernant le témoignage
34:52que vous venez d'entendre,
34:54Jérôme,
34:54qui est son nom d'emprunt
34:55parce qu'évidemment
34:58pour des raisons
34:58qu'on pourrait comprendre
34:59il ne veut pas donner
35:00son véritable nom,
35:02expliquer qu'il y avait eu
35:02des premiers signalements
35:03en septembre 2025
35:04dans la même école,
35:05sur le même animateur.
35:07Ils vont voir
35:08le directeur de l'école.
35:10Le directeur de l'école
35:11il dit
35:11ce n'est pas mon sujet,
35:13allez voir le périscolaire.
35:14Voilà ce qui se passe.
35:16Et au périscolaire
35:17on vous dit
35:18ce n'est pas nous,
35:19ce n'est pas nous
35:19la responsable du périscolaire,
35:21allez voir la mairie de Paris,
35:23la responsable
35:24à la mairie de Paris.
35:25C'est à chaque fois ça,
35:26l'irresponsabilité,
35:27ce n'est pas notre problème.
35:28C'est la dilution de la responsabilité
35:30dans le millefeuille administratif.
35:32C'est le principe de l'OMERTA
35:33et beaucoup de personnes
35:34qui connaissent ce sujet
35:35et notamment Inès Doragnel
35:36qui porte ce sujet
35:36dans l'opposition de droite
35:39vous disent que
35:40s'il y a autant d'OMERTA
35:42c'est sans doute
35:43parce qu'il y a un système.
35:44Et quand vous avez
35:44autant de personnes
35:46qui ont été suspendues,
35:47quand vous avez
35:47autant de chaînes de responsabilité
35:49parce que par exemple
35:49dans les 16 gardes à vue
35:50de la semaine dernière,
35:53il y avait 10 agents spécialisés,
35:55il y avait 3 ADSEM
35:56et il y avait 3 responsables.
35:57Donc vous voyez bien
35:58que c'est toute la chaîne
35:59de responsabilité du périscolaire
36:01et puis pardonnez-moi,
36:02les premières alertes
36:02en effet c'est l'inspection du travail.
36:04Le maire Lecoq
36:05dès 2015.
36:06Oui,
36:07le maire du 6ème arrondissement.
36:08Dès 2015 il en parle
36:09donc à un moment donné
36:10il y a des responsabilités.
36:11Dernière chose
36:12mais je n'étais pas
36:14cette semaine au tribunal.
36:16Jérôme que vous avez entendu
36:17s'étonne des réquisitions
36:19du procureur de la République
36:21pendant ce procès.
36:22L'individu risque 10 ans de prison
36:23ou 150 000 euros d'amende.
36:24Il est requis contre lui
36:26mais les juges pourront mettre
36:28plus ou moins
36:30ça c'est au juge de décider
36:323 ans et 1 an
36:35de prison ferme.
36:37Donc aménageable
36:37avec un bracelet électronique.
36:40Soit c'est un homme
36:42qui a abusé sexuellement d'enfants
36:43et la peine doit être
36:45la plus lourde
36:45soit c'est un homme innocent
36:47et à ce moment-là
36:49il n'a rien à apprendre.
36:50C'est aussi simple que ça.
36:51Et il y a quelque chose
36:52d'encore pire.
36:52Il y a eu un autre procès
36:53où là les réquisitions
36:54étaient de 18 mois de prison
36:55avec sursis
36:56parce qu'il y a quelque chose
36:57qui s'appelle
36:57vous savez
36:57la confusion des peines.
36:59C'est-à-dire qu'avec
36:59la confusion des peines
37:00que vous agressiez
37:02ou que vous violez
37:02que vous agressiez sexuellement
37:04ou que vous violez
37:04un ou six enfants
37:07c'est la peine la plus lourde
37:08qui s'exprime.
37:10Julien, en un mot
37:10et ensuite on parlera
37:11de la sécurité de demain.
37:13Visiblement l'ampleur du scandale
37:15a été totalement sous-estimée
37:17par les responsables politiques.
37:18C'est clair qu'il y a eu
37:19visiblement une chaîne
37:19qui a dysfonctionné
37:21et c'est le moins qu'on puisse dire
37:22entre guillemets
37:23ou qui a voulu couvrir
37:26un certain nombre de choses.
37:27Maintenant j'attire votre attention
37:28sur une chose.
37:28Moi je suis pour les sanctions
37:29de ceux qui font ça
37:31mais la sanction
37:31ce n'est pas forcément la prison.
37:33C'est quoi ?
37:34C'est des traitements psychiques lourds.
37:36Pourquoi ?
37:36Je vais vous expliquer pourquoi.
37:37Parce que c'est...
37:39Je vous raconte une anecdote.
37:41C'est délinquants sexuels.
37:43Parce que ce sont des délinquants sexuels.
37:44Oui, ou des pédocriminels.
37:46Je les appelle comme ça.
37:46Oui, délinquants sexuels.
37:47Quand ils arrivent en prison
37:48ne croyez pas que la prison
37:49va les traiter à prison trois étoiles.
37:52Et on découvre souvent
37:53qu'au travers de ce parcours pénitentiaire
37:55on fabrique après à la sortie de ça
37:57des bombards au tard de mort.
37:58Oui, mais ça on entend pareil
37:59sur le narcotrafic
38:00on entend pareil sur l'islamisme.
38:01À un moment donné le sujet
38:02c'est est-ce qu'on a le droit
38:03de protéger la société
38:04oui ou non des pédocriminels.
38:06Mais la question c'est
38:07de protéger les pédocriminels
38:08mais ce n'est pas de fabriquer
38:10à cause du fait
38:11qu'on n'a pas bien traité des choses
38:13des meurtres, des délinquants encore plus.
38:17Oui, mais ça fait 40 ans
38:19qu'on entend ça
38:19que la prison c'est l'école du crime.
38:22On peut aussi en faire ça
38:23à ce niveau de la violence
38:24qu'il y a dans la société.
38:25Ce qui est incroyable
38:25c'est que quand on vous met le doigt
38:27sur un problème
38:29vous...
38:29Oui, j'ai le droit
38:30de vous rétorquer un argument.
38:31Non, mais évidemment
38:32au contraire même plus
38:33je vous dis simplement
38:34un témoignage
38:35qui montre qu'on n'a pas
38:37le système qu'il faut.
38:38Les Canadiens l'ont par exemple.
38:39Les Québécois l'ont.
38:40Ils ont des prisons spécifiques
38:43avec des traitements appropriés
38:45pour ne pas fabriquer...
38:46On en a une
38:47elle est en Dordogne
38:48et l'architecte de cette prison
38:49c'est le même que l'architecte
38:50du Club Med.
38:51D'accord, et alors ?
38:53Pour le coup...
38:54C'est une prison
38:55où ils font ce qu'ils veulent
38:57où on n'est pas du tout
38:59sur une prison de haute sécurité.
39:00qui est en cause là.
39:01Non, je n'ai pas l'architecte
39:01mais c'est pour le...
39:03Non, mais c'est un décommodaire.
39:05Ce n'est pas des prisons
39:06de haute sécurité.
39:07Vu l'ampleur de ce que ça représente
39:09vous savez,
39:10tous les grands délinquants
39:11les grands meurtriers
39:13d'enfants
39:14ils ont commencé
39:15quand vous regardez leur parcours
39:16ils commencent par des premières alertes
39:18ils font des parcours...
39:20En fait, il y a la question du suivi
39:21qui est encore la plus importante.
39:22C'est énorme.
39:22Et ça, effectivement,
39:23la question du suivi
39:24que ce soit les maires
39:26ou les associations
39:27n'ont pas le droit
39:28aujourd'hui
39:28d'avoir le suivi
39:30de ces délinquants
39:31et c'est pour ça
39:32qu'il y a beaucoup de recrutements
39:33qui robent des récidives.
39:35On est à Jimo 1
39:37de la finale de Ligue des Champions
39:40et Paris, demain,
39:41sera une capitale à défendre.
39:44Alors, est-ce que...
39:45On connaissait les ZAD,
39:46les zones à défendre
39:47donc là, c'est la capitale à défendre.
39:49Est-ce que ça va être le même chaos
39:52que l'année dernière ?
39:53Personne ne sait.
39:54Le dispositif,
39:55et d'ailleurs, bravo aux forces de l'ordre,
39:56on les salue,
39:57qui vont être présents.
39:58C'est un dispositif XXL,
40:008000 policiers,
40:0122 000 dans toute la France
40:03pour une finale
40:04qui se joue à 1500 kilomètres.
40:07Tout est normal dans cette histoire.
40:09Évidemment.
40:10Vous savez combien ?
40:10Il y a de policiers et gendarmes
40:11à Budapest ?
40:12Non.
40:124000.
40:13Vous vous dites,
40:13c'est incroyable ça.
40:154000 ?
40:164000.
40:17Alors que pour gérer,
40:18oui,
40:19quasiment 70 000 supporters
40:21et tous les autres
40:22qui pourraient y avoir autour.
40:23Regardez cette image
40:23puisque les Champs-Elysées
40:25se barricadent aussi.
40:28Donc l'inquiétude,
40:29évidemment,
40:30elle grandit.
40:30Est-ce qu'on a l'image ?
40:31Non, peut-être pas.
40:32Alors à ce moment-là,
40:33on va écouter les Français
40:34et les Franciliens
40:35qui sont inquiets
40:36à 24 heures de la finale.
40:41Allez les gars.
40:43On écoute,
40:43on écoute, s'il vous plaît,
40:45les Franciliens
40:45qui ont été interrogés
40:46au micro de CNews,
40:47s'il vous plaît.
40:48Vu ce qui s'est passé
40:48l'année dernière
40:51pour la victoire,
40:52la victoire,
40:53là,
40:53j'ai peur cette année
40:54qui est peut-être
40:55que pourvu que ça se passe bien,
40:57il y aura peut-être,
40:58ça se passera peut-être
40:58très bien,
40:59mais je ne sais pas.
40:59Ce ne sont pas des vrais sportifs,
41:01non,
41:01ce sont des gens
41:01qui viennent d'ailleurs,
41:02qui viennent pour casser,
41:04semer le trouble.
41:05Ça va casser.
41:06Je ne sais pas pourquoi,
41:08au lieu de s'amuser,
41:09ils font des bêtises.
41:10C'est la jeunesse d'aujourd'hui.
41:13Je pense qu'il faut retourner
41:16à l'ancien.
41:18Julien Drey,
41:20quelle tristesse de se dire
41:21que 24 heures,
41:22on ne tremble pas
41:23pour savoir
41:23si le Paris Saint-Germain
41:24va être champion d'Europe
41:25une deuxième fois,
41:26mais demain,
41:27on va se retrouver
41:28avec les mêmes scènes
41:29que l'année dernière.
41:30Regardez tous ces barricades
41:32qui se mettent en place
41:32du côté des Champs-Elysées.
41:36La question qui se pose,
41:37c'est qu'il y a eu la finale
41:39dont vous avez annoncé
41:41qui allait gagner.
41:41Oui,
41:42le Racing Club de Lens.
41:43Vous avez vu
41:44comment les choses
41:44sont passées,
41:45mais incroyablement bien.
41:46Un public totalement solidaire,
41:48aucun débordement,
41:49une énorme fraternité.
41:50Du coup,
41:51il y a peut-être
41:51une petite explication.
41:53Mais c'est quoi l'explication ?
41:54L'explication,
41:56c'est qu'il y a quand même
41:58aujourd'hui des émeutes.
41:59D'ailleurs,
42:00les sociologues ont inventé
42:01un mot pour ce qui se passe
42:01à Paris régulièrement.
42:02Le bordel.
42:03C'est ce qu'ils appellent
42:03des émeutes de célébration.
42:05Les émeutes de célébration,
42:06effectivement,
42:07c'est très identitaire.
42:09Les émeutes de célébration,
42:10je vais vous dire,
42:11il y a un côté un peu...
42:12Ce n'est pas de leur faute,
42:12c'est une émeute de célébration.
42:14Écoutez,
42:14ce n'est pas grave.
42:14C'est sociologique.
42:15Concept sociologique.
42:16Mais effectivement,
42:17où on voit la différence,
42:18c'est que le Pas-de-Calais,
42:21c'est le plus petit taux
42:23d'une population immigrée.
42:24C'est 2,5%.
42:26Alors qu'on est sur 20%
42:27sur l'Île-de-France
42:28et 32% en Seine-Saint-Denis.
42:30Et qu'effectivement,
42:30aujourd'hui,
42:31dans ces émeutes de célébration,
42:32il y a, soi-disant,
42:33une dimension identitaire,
42:35revendicative,
42:36revancharde.
42:36Ce qui est intéressant
42:37au-delà de l'aspect migratoire,
42:39c'est qu'à Lens,
42:41c'est une population
42:43d'enracinés,
42:44de tradition.
42:45Effectivement,
42:46il est enraciné
42:47avec une population migratoire.
42:49Bien sûr.
42:49Évidemment,
42:50et vous avez entièrement raison,
42:51puisque Gervé Martel,
42:52le président du RC Lens,
42:53il rappelait aussi
42:53l'aspect mélangé de Lens.
42:55Ce que je veux dire,
42:56c'est que la population lançoise,
42:58elle reste fière
42:59d'être lançoise.
43:00Elle l'a dans son cœur,
43:00dans ses tripes,
43:02le Parisien
43:03ou en région parisienne,
43:04et c'est le Parisien
43:05qui vous parle,
43:06ils sont rares,
43:07ceux qui se disent
43:07fiers d'être paris.
43:08Moi, je le dis.
43:09Pardon.
43:10D'ailleurs, j'ai mon maillot.
43:10Non, je n'ai pas encore mon maillot.
43:11C'est comme moi.
43:13Moi, j'ai regardé
43:13la dernière fois,
43:15les trois quarts de ceux
43:16qui descendent pour casser,
43:17je ne sais même pas
43:17s'ils savent le score.
43:18Ils s'en fichent.
43:20Sur les 126 interpellations
43:22pour la demi-finale,
43:23il n'y en a pas un seul
43:23qui est abonné
43:24au Paris-Saint-Germain.
43:25C'est une occasion.
43:25C'est une occasion.
43:26C'est une occasion.
43:26C'est l'occasion qui fait le larron.
43:27On est passé un petit peu vite
43:29sur les images qu'on vient de voir.
43:30C'est-à-dire qu'on accepte
43:31maintenant dans ce pays
43:32qu'une capitale soit mise sous cloche
43:34pour un match de foot
43:35qui se passe à des milliers de kilomètres
43:37de Paris.
43:38C'est complètement lunaire.
43:39C'est-à-dire que maintenant,
43:40on applaudit le fait
43:41que Laurent Nunez nous explique
43:42que cette année,
43:42il y aura 8000 policiers
43:43pour la festivité.
43:45Et on applaudit.
43:45C'est génial.
43:46Il y en a 3000 de plus
43:47ce qu'année dernière.
43:48C'est ça.
43:48C'est-à-dire que ce n'est plus
43:49aux casseurs, aux délinquants
43:50de s'adapter à la République.
43:51C'est à la République
43:52de s'adapter aux casseurs,
43:53aux délinquants.
43:53C'est-à-dire que c'est maintenant
43:54un commerçant de se barracader.
43:57C'est aux riverains
44:00de quitter Paris
44:00le temps du week-end.
44:01J'en connais qui font ça.
44:02C'est-à-dire qu'on a inversé
44:03totalement le rapport
44:04entre les victimes et les casseurs.
44:06Moi, j'ai des proches
44:06qui se disent
44:07à partir de 15h demain,
44:08je ne sors pas chez moi.
44:09C'est la société de vigilance.
44:10Vous avez vu qu'on a coupé
44:10les métros en plus
44:11dans certaines régions.
44:12Ah oui, bien sûr.
44:12Mais c'est-à-dire qu'on s'adapte
44:14aux casseurs.
44:14C'est-à-dire qu'un casseur,
44:15vous pouvez venir.
44:15Olivier Decaire-Enfleck
44:16va nous rejoindre
44:17pour faire le programme
44:18de 100% politique.
44:19Dernière information
44:20puisqu'on l'a traité
44:21le week-end dernier quand même.
44:23Charles à l'oncle.
44:24Charles à l'oncle.
44:25Ni mariage, ni paxe,
44:27ni concubinage.
44:28À l'Assemblée,
44:29le député à l'oncle
44:37saisi par Yael Broun-Pivet
44:39qui visiblement
44:39n'avait pas grand-chose à faire
44:42pour vérifier
44:43si le député Charles à l'oncle
44:44avait employé sa compagne
44:45en tant que collaboratrice parlementaire.
44:47Le déontologue de l'Assemblée,
44:48on va peut-être voir
44:48le bon titre de l'Assemblée nationale,
44:51a conclu
44:51à l'absence de manquement
44:53aux obligations.
44:54Jules Torres.
44:55Ça, c'est un cas d'école
44:56quand même du système médiatique.
44:57C'est-à-dire que vous avez
44:58un journal qui lance
44:59de soi-disant révélations
45:00qui sont reprises
45:01par tous les médias,
45:03qui sont reprises
45:03sur toutes les radios,
45:04sur toutes les chaînes d'information
45:06hormis une, évidemment.
45:08Je vous laisse deviner laquelle.
45:09Et puis, quand Charles à l'oncle
45:11est blanchi,
45:12là, c'est drôle,
45:13il n'y a pas de droit de réponse.
45:14Et là, je vais vous citer
45:15un certain nombre
45:16de journaux de référence.
45:17Le Monde,
45:18qui parlait de Charles à l'oncle
45:20qui semait le trouble.
45:21Pas d'article pour dire
45:22qu'il a été blanchi.
45:23Mediapart,
45:24qui donne des leçons de journalisme
45:25à tout le monde.
45:26Charles à l'oncle
45:26embarrassé par la paparazzade.
45:28Pas d'article de droit de réponse.
45:29Le Nouvel Obs,
45:31je suis sûr et certain,
45:32le Nouvel Obs,
45:33qui disait que Charles à l'oncle
45:33était dans l'embarras
45:34après cette paparazzade.
45:35Pas de réponse.
45:37Et alors, le mieux,
45:37le pompon.
45:38Je vous fais confiance.
45:39Faites-moi confiance.
45:40J'ai bien vérifié.
45:40Ne vous inquiétez pas.
45:42La dépêche du midi,
45:43qui est un organe très important,
45:45notamment dans le Sud,
45:46notamment dans la circonscription
45:47de Charles à l'oncle.
45:47Elle avait fait un article
45:48donc il y a dix jours.
45:49Le titre, c'est
45:50Charles à l'oncle
45:51risque très gros.
45:52Le député photographié
45:54avec sa collaboratrice parlementaire.
45:55Comment deux photos
45:56publiées par Paris Match
45:57l'ont piégé ?
45:58Pas de droit de réponse.
46:00Pas d'article sur le fait
46:01que Charles à l'oncle
46:02a été blanchi.
46:03Voilà un cas d'école
46:04de mensonge médiatique.
46:05Ils sont en 24 heures
46:06de la finale.
46:06Ils sont eux aussi stressés
46:08de savoir si le Paris Saint-Germain
46:09ils sont tous abus d'apest.
46:11Tout est permis.
46:12Julien m'a abattu.
46:13Julien, en dix secondes
46:14parce qu'après,
46:15il faut faire le plus.
46:15Il y a trois choses
46:16qui sont inquiétantes.
46:18Trois choses en dix secondes.
46:19La première,
46:20c'est la présidente
46:20de l'Assemblée nationale.
46:21Qu'est-ce qu'elle va faire
46:22dans ce dossier ?
46:23Quand j'ai vu
46:24qu'elle se mêlait
46:24de cette histoire-là,
46:26je me dis
46:26que ce n'est pas son rôle,
46:27ce n'est pas sa fonction.
46:28Elle veut se le payer.
46:29Oui, mais d'accord.
46:30Mais c'est en ce sens-là
46:30que ce n'est pas son rôle
46:31ni sa fonction.
46:32La première chose.
46:33Deuxièmement,
46:34je suis d'accord,
46:34mais ça c'est la tradition.
46:35La presse attaque
46:36et ne corrige jamais.
46:38Elle ne fait aucune autocritique.
46:39La troisième,
46:40c'est quand même
46:40la bonne nouvelle,
46:41c'est que désormais,
46:42Charles à l'oncle
46:42est un homme célibataire.
46:46Quoi, vous êtes intéressés ?
46:47Il est 20h53.
46:49Rapidement,
46:50cher Olivier de Caranflet.
46:51Ravi de vous retrouver.
46:52Mais moi aussi.
46:52J'allais juste oublier
46:53vos chaussettes dans le couloir.
46:54J'en étais sûr.
46:56Faites bien
46:57qu'il y a les chaussettes
46:57d'Olivier de Conner
46:58en fait dans le couloir.
46:59Mais il était très chaud.
47:00Trois villes,
47:01trois ambiances ce soir.
47:02On va aller à Budapest.
47:03On va s'intéresser
47:04à la ville de Paris
47:04et puis on ira également
47:05à Londres.
47:06Et c'est très intéressant
47:07puisque effectivement
47:08l'atmosphère n'est pas
47:09du tout la même
47:09dans ces trois villes
47:10à la veille de cette finale
47:12de la Ligue des champions.
47:13Ça va être passionnant.
47:14On sera à Budapest
47:15dans un instant.
47:15Eh bien écoutez,
47:16on a hâte de vous suivre.
47:17Allez Paris bien sûr
47:19parce qu'on rêve de quoi ?
47:20On rêve de voir
47:21quand vous gagnez une fois
47:22la Ligue des champions.
47:24Mais je l'ai vu
47:24le match 3-1
47:25victoire du PSG.
47:27Quand vous gagnez une fois
47:29la Ligue des champions
47:30c'est historique.
47:31Quand vous gagnez deux fois
47:33de manière consécutive
47:34c'est légendaire.
47:35Vous êtes en train de nous parler.
47:3720h54
47:37on revient dans un instant
47:38avec Olivier de Caen.
47:40Oups.
47:41Moi je ne connais pas trop
47:42je pense qu'au PSG.
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