- il y a 7 semaines
- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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NewsTranscription
00:00Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:04Pierre Lelouch, Alain Destec, Sabrina Medgeber et qui d'autre ?
00:09Geoffroy Lejeune bien sûr, bonsoir à tous les quatre.
00:13Le point sur l'information, c'est avec Isabelle Piboulot
00:16et nous commençons l'émission dans un instant.
00:21Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
00:23Un mois de guerre au Moyen-Orient, Emmanuel Macron appelle à tout faire
00:26pour éviter une escalade impliquant l'Irak.
00:29La souveraineté du pays et du Kurdistan en son sein sont indispensables
00:34à la stabilité régionale, a souligné sur X le chef de l'État
00:37après un appel avec le président du Kurdistan irakien.
00:41Une attaque de drones a frappé le territoire ce matin.
00:44Un acte inacceptable, dénonce le président français.
00:48Déplacement historique du souverain pontife à Monaco.
00:51Un voyage éclair sous haute sécurité à une semaine de Pâques.
00:54Depuis la principauté catholique, le pape Léon XIV a dénoncé les abîmes
00:59qui se creusent entre pauvres et riches.
01:01Une messe exceptionnelle a été célébrée au stade Louis II devant 15 000 fidèles.
01:06Attentat a déjoué la nuit dernière au siège parisien de l'enseigne Bank of America.
01:11Un homme a été interpellé alors qu'il venait de déposer un engin explosif artisanal devant les locaux.
01:17Il a été placé en garde à vue.
01:19Un second a pris la fuite.
01:21Le mis en cause a affirmé être mineur de nationalité sénégalaise.
01:25Il dit avoir été recruté sur Snapchat contre 600 euros.
01:29Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête.
01:32Un homme abattu par plusieurs balles hier soir à Vaud-en-Velin près de Lyon.
01:36La victime âgée de 29 ans était connue de la police et de la justice.
01:41Une enquête a été ouverte pour meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre un crime
01:47en bande organisée.
01:49Il s'agit de la troisième victime touchée par arme à feu en une semaine après un mort à Vénissieux
01:54et un blessé grave à Villeurbanne.
01:57Et puis manifestation à Carnac dans le Morbihan.
02:00Un rassemblement s'est tenu cet après-midi autour du tumulus Saint-Michel inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
02:07L'association Jean de Bretagne s'est mobilisée pour protester contre le projet de parc éolien en mer.
02:13Il ne souhaite pas une dégradation des paysages mégalithiques dans le secteur.
02:18Merci chère Isabelle Piboulot pour le point sur l'information.
02:21On vous retrouve à 20h30 ou pas ?
02:2321h.
02:2421h pour un nouveau point sur l'info.
02:26Avec vous Isabelle Piboulot.
02:28Commençons avec une actualité extrêmement grave.
02:31et qui en dit long sur la violence dans notre société et la violence contre nos institutions.
02:38Et notamment contre les maires.
02:41La mairie de Fresnes dans le Val-de-Marne a été littéralement mise à sac.
02:45Ça s'est passé vendredi soir.
02:47Non pas par une bande de jeunes mais par des délinquants.
02:50Et une enquête est en cours.
02:52Nous serons très prudents bien sûr sur les mobiles.
02:55Mais la situation est extrêmement grave.
02:57Un pillage dénoncé par le nouveau maire et l'air de la ville.
03:00Alors que Fresnes était à gauche depuis près de 90 ans je crois.
03:06Je vais chercher ces précisions.
03:09Le saccage s'est déroulé la veille du premier conseil municipal.
03:12Le maire a précisé qu'il n'y avait aucune tension.
03:15Et que la campagne s'était bien déroulée.
03:17Donc c'est pour ça que je dis soyons très prudents sur les mobiles de ce qu'il s'est
03:21passé.
03:22Mais voyez le reportage.
03:23Il est signé Tancred Guillotel et Maé Valamy.
03:29Il est 22h quand les caméras de vidéosurveillance filment l'intrusion.
03:33A coups de pied et à l'aide de mortiers d'artifice.
03:36Une vingtaine de personnes encagoulées enfoncent la porte de la mairie de Fresnes.
03:42Les faits se sont produits la nuit dernière.
03:44D'après les forces de l'ordre les individus ont saccagé le bâtiment avant de prendre la fuite.
03:49Ils étaient munis de barres de fer et de bâtons.
03:53Et en une minute maximum ils ont saccagé dans tout le rez-de-chaussée.
03:57A savoir ils ont cassé les ordinateurs, les bureaux, une grande baie vitrée également à l'intérieur.
04:05Ainsi que de la vaisselle servant aux réceptions à la mairie.
04:09Des actes dénoncés par Christophe Carlier, le maire LR de la ville nouvellement élu.
04:13J'ai évidemment déploré ces violences ou en tout cas ces dégâts, cette intrusion et l'opposition également par le
04:25biais de plusieurs personnes de l'opposition municipale.
04:27Ils ont condamné ces agissements.
04:31Donc on a une condamnation qui est unanime sur les membres du conseil municipal.
04:36Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a dénoncé une atteinte à la République.
04:40Il a indiqué que tout était mis en œuvre pour identifier et interpeller les auteurs de ces faits.
04:46Il s'est fait effectivement depuis 80 ans, un peu plus même, que la ville était à gauche.
04:51Nous sommes deux ans et demi après les émeutes.
04:54Et les images que nous avons vues à Frennes m'ont tout de suite rappelé les images qu'on a
05:01pu voir avec ces mairies barricadées.
05:04Et je pense à l'ancien maire de la Île-et-Rose qui a vu lui son domicile attaquer, le
05:10ministre Vincent Jevrin, qui sera d'ailleurs l'invité du grand rendez-vous demain.
05:14Je rappelle la formule, tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à
05:21la respecter.
05:22Deux ans et demi plus tard, voilà ce qui se passe sur notre territoire.
05:26Ça dit quoi de l'état de notre société Geoffroy Lejeune ?
05:29Moi déjà je fais un parallèle même si les précautions d'usage veulent qu'on dise que ce sont des
05:34délinquants, que ce sont des incivilités, qu'on ne connaît pas le mobile, etc.
05:38Mais malgré tout, depuis une semaine, moi je vois un point commun entre tout ce qu'on a vu, qu
05:43'on croit les mairies, qu'on croit les maires battues,
05:45qu'il s'agisse de toutes les violences qu'on a vues à Creil, à Sarcelles, à Vaud-en-Velin,
05:49à Mantes-la-Jolie, etc.
05:51D'ailleurs vous avez dit que la campagne s'était bien placée à Fresnes, à Mantes-la-Jolie aussi.
05:54Le maire qui est venu sur ce plateau cette semaine a dit, tu ne comprends pas, la campagne s'était
05:57bien passée.
05:58Et finalement le dimanche soir, quand je perds, je me fais insulter, mes enfants se sont menacés.
06:01Moi je vois un point commun, si vous voulez, c'est que je pense que dans un certain nombre de
06:04territoires en France,
06:06on a basculé dans une guerre de territoires.
06:07Et en fait, il faut marquer son territoire.
06:10Et donc quand des gens se sentent représentés par quelqu'un qui vient de gagner les élections,
06:14ils viennent dans la mairie pour signifier à celui qui était avant qu'il doit dégager, laisser le terrain,
06:19parce que maintenant ils sont chez eux.
06:20Et quand ils ont perdu les élections, ou que des gens dont ils pensaient qu'ils les représentaient ont perdu
06:25les élections,
06:26ils viennent se venger contre la mairie de Fresnes.
06:27Moi je pense que c'est le même phénomène, ce qui se passe dans la tête de ces gens.
06:29Pourquoi je suis prudent ? Parce qu'on pourrait aussi imaginer que c'est une volonté d'intimidation de groupes
06:35qui considèrent justement que la ville est à eux.
06:40Et c'est peut-être lié au narcotrafic.
06:43Et l'enquête va le déterminer.
06:44Mais dans les deux cas, vous avez entièrement raison, ça s'appelle une guerre de territoire.
06:47C'est l'archipélisation de la France avec des territoires.
06:50Vous savez, c'était la formule territoire perdu de la République.
06:53Mon œil, la formule, ce n'est pas la question, c'est de savoir qui a l'autorité en France
06:59et qui est en train de défier l'autorité en France.
07:03C'est beau les formules, tu casses, tu répares, c'était il y a deux ans et demi.
07:05Résultat, ça ne fait peur à personne, tu casses, tu répares.
07:08Deux ans et demi plus tard, à Fresnes, on saccage tout.
07:10On arrive et on détruit le rez-de-chaussée de la mairie, rendez-vous compte,
07:17quelques heures avant le premier conseil municipal.
07:21Il y a un symbole, il y a un signal que vous envoyez à l'un des textes.
07:24Oui, moi ça me fait penser à des scènes de guérilla urbaine, c'est littéralement ça.
07:28C'est une volonté de montrer sa force par rapport à l'État et d'humilier l'État.
07:33C'est de dire, moi je suis de toute façon plus fort que l'État.
07:36Mais Elliot, c'est quand même le résultat de décennies de laxismes et de négligences.
07:43Ce n'est pas un fait divers isolé, on n'est pas dans quelque chose de ponctuel,
07:46on est dans un phénomène structurel.
07:48On n'est pas dans un sentiment d'insécurité.
07:50On n'est pas dans un sentiment.
07:51Et le problème, on le voit avec la réaction de Valérie Pécresse ou du ministre Nunez,
07:57c'est qu'on est toujours dans la condamnation républicaine, la solidarité, le soutien,
08:02mais on n'est pas dans l'action.
08:03Et si on est dans l'action, on est dans l'action ponctuelle, mais pas dans l'action structurelle
08:08pour essayer de trouver des solutions pérennes.
08:10Il y a une formule exaspérante.
08:12C'est l'arrêt de l'immigration.
08:14La phrase, vous savez, la formule qui m'exaspère désormais, c'est
08:18quand on touche à une mairie, on touche à la République.
08:22Quand on touche à une mairie, quand on touche à un professeur, on touche à la République.
08:27Quand on touche à un policier, on touche à la République.
08:30On peut le décliner longtemps.
08:30Ah bah oui, je pourrais faire l'émission comme ça, mais on est un peu pressé.
08:34Mais on va en rire, mais c'est tellement désespérant.
08:36Quand on touche à la République, on touche à la République.
08:39Déjà, moi je suis, comme on dit, en bon français, peace and love, bien évidemment.
08:43Pierre Lelouch, sur ces images.
08:44Je crois que Geoffrey a tout dit et très justement dit.
08:47Ces gens n'acceptent, ils ne sont pas là par hasard.
08:51Ils sont naturellement de la cité, de la ville.
08:53Ils sont là pour dire que cette mairie, c'était à eux et qu'il n'est pas question
08:58d'accepter que quelqu'un d'autre les prise.
09:00Donc le suffrage universel dans leur tête, ça n'existe pas.
09:03C'était à nous, donc il fallait que ça reste à nous.
09:05Et comme ce n'est plus à nous, on casse tout.
09:07Et quand on a vu les scènes d'éviction dans la douleur des mères perdants,
09:13y compris, j'ai vu des gens avec des propos épouvantables
09:18venir sur des gens qui avaient fait leur devoir d'élu pendant six ans.
09:24Et c'est très coûteux en termes de temps, de sacrifices.
09:27Les gens qui ont servi leur ville sont traités parce qu'ils ont perdu.
09:31Mais alors on considère que là, maintenant, c'est à nous.
09:34Lui, c'est un intrus.
09:36Tu nous as fait la misère, on va te faire la misère.
09:40C'est terrible en fait.
09:42Ce n'est même pas la République.
09:43C'est une dégradation complète de ce que c'est qu'un vote, une élection,
09:47l'organisation politique.
09:48Et c'est tout un climat.
09:49Je vous donne la parole, Sabrina, et peut-être que vous allez réagir aux réactions politiques.
09:54Marine Le Pen, par exemple, après les scènes de violences verbales, de menaces d'intimidation
09:57dont étaient victimes les mères battues dans les villes gagnées par LFI,
10:01l'attaque aux mortiers d'artifices et de pillages de la mairie de Fresnes,
10:03à quelques heures de l'installation d'une nouvelle majorité de droite,
10:05est un acte inqualifiable, mais malheureusement prévisible.
10:08Quand l'extrême-gauche affirme qu'elle ne reconnaîtra pas le verdict des urnes à la présidentielle
10:12en cas de victoire du RN, elle attise et légitime la violence politique
10:15et le chaos contre la démocratie.
10:17La République ne doit pas reculer d'un mètre face aux factieux et aux tenants du désordre permanent.
10:22Bruno Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur,
10:24il ne suffit plus de s'indigner ni d'en appeler à la République.
10:27Ces faits de violences traduisent un mal profond qui ne se réglera pas.
10:30À coup d'indignation, il faudra agir en profondeur, lutter contre l'immigration,
10:34se donner les moyens de peines très sévères
10:35et assumer l'assimilation comme objectif prioritaire.
10:38C'est d'une révolution pénale dont le pays a besoin
10:41et de quartiers nettoyés, de voyous qui y font la loi.
10:46Ce qui m'interpelle, c'est que deux ans et demi après ces émeutes,
10:49un milliard, ça a coûté en l'espace de quelques jours seulement,
10:53ce fameux « tu casses, tu payes », ça ne fait peur à personne.
10:56Croyez-vous un seul instant que ces individus, ces délinquants,
11:00ont eu la main qui tremble avant de rentrer dans la mairie pour tout saccager, Sabrina ?
11:04Vous avez raison, les réactions politiques sont, comme l'a dit Alain,
11:09à juste titre, très faméliques.
11:11Pourquoi ? Parce que la réponse, en réalité, elle n'est pas politique,
11:14elle n'est pas que politique en tout cas, elle est également judiciaire,
11:17puisque vous parliez des émeutes.
11:19Et là, il me semble que c'est à peu près ce type de profil,
11:21de ces fameux émeutiers qui ont été des sauvageons et des racailles auparavant,
11:26c'est la réponse judiciaire.
11:29Lorsqu'il y a eu ces fameuses émeutes,
11:31le ministre de la Justice, M. Éric Dupond-Moretti,
11:34avait émis une circulaire que le syndicat de la magistrature
11:36avait refusé d'appliquer.
11:38Et le syndicat de la magistrature qui estimait
11:40qu'il ne s'agissait pas d'émeutiers,
11:42mais bien de révolter.
11:44Donc, c'est aussi une partie du problème.
11:45Malheureusement, la réponse judiciaire n'est pas à la hauteur.
11:48Le commentariat de M. Nunez, de Mme Pécresse,
11:51de M. Retailleau, de Mme Le Pen,
11:53il est évidemment juste.
11:55Bien sûr que tout le monde condamne le fait
11:56que des personnes prennent d'assaut une mairie,
11:58mais cela révèle un problème, je pense,
12:01beaucoup plus profond.
12:01Ce à quoi on a assisté, et Geoffroy l'a rappelé,
12:03c'est un nouveau cycle politique.
12:05C'est une nouvelle alternance politique aujourd'hui
12:08qui se traduit par la revanche.
12:09La revanche communautaire, la revanche ethnique,
12:11la revanche religieuse.
12:12C'est ça aujourd'hui, ce à quoi on assiste
12:15à travers des différentes réactions
12:17où ce n'est plus l'art de la disputation républicaine,
12:20comme auparavant,
12:21mais réellement une violence affirmée et confirmée
12:24par des passages à l'acte.
12:26Ces jeunes-là, d'ordinaire,
12:28ils ont plutôt pour habitude d'attaquer la police
12:30parce qu'ils estiment que la police
12:31entre sur leur territoire, estimé comme un clan rival.
12:34Là, ils s'attaquent délibérément
12:35à un bâtiment étatique.
12:37C'est une mairie aujourd'hui qui est assiégée.
12:39Et c'est pour ça que je voulais absolument commencer
12:42par ces images qui sont sidérantes,
12:45inquiétantes,
12:45qui en disent long aussi sur l'état de la France,
12:48une France qui est archipélisée.
12:50L'enquête est en cours.
12:52J'ai confiance,
12:53on a tous une pleine confiance en la police
12:55et je peux vous dire que dans une semaine,
12:57avec les caméras vidéosurveillance,
12:59ils vont être très certainement,
13:01pour certains, retrouvés.
13:02Et le mobile, pour l'instant,
13:04on ne le connaît pas.
13:05Mais est-ce que c'est lié,
13:06par exemple, au narcotrafic ?
13:08C'est la question que je me pose.
13:09Et c'est l'alerte, par exemple,
13:11du patron des renseignements territoriaux
13:13cet été qui disait,
13:14il y a deux menaces existentielles en France.
13:16Il dit que c'est le patron des renseignements territoriaux.
13:18C'est le narcotrafic et c'est l'islamisme.
13:22Alain Destex.
13:23Oui, mais Eliott, vous avez raison de dire
13:24qu'ils vont probablement être retrouvés.
13:26Et puis après.
13:27Et quelles sanctions ?
13:28Qu'est-ce qu'ils vont avoir comme sanctions ?
13:29C'était Sabrina Petitrasse.
13:30Des travaux d'intérêt général,
13:32des amendes,
13:32une courte peine de prison.
13:34Vous savez, dans certains États américains,
13:36quand vous avez commis...
13:36Ça, c'est à l'ombre dix ans, ça c'est sûr.
13:39Dans certains États américains,
13:40trois délis graves,
13:42c'est-à-dire d'attaque aux personnes,
13:44c'est la prison à vie.
13:45Bon, ça c'est dissuasif, si vous voulez.
13:48Ça reste dans le cadre démocratique.
13:50Mais ici, il n'y a effectivement pas la peur du gendarme et du juge.
13:55Avançons, mais continuons justement de parler de la violence
13:57et de la politique post-municipale.
14:01Entretien à découvrir dans les colonnes du journal du dimanche,
14:04puisque vous avez interrogé Bruno Retailleau.
14:08Et Bruno Retailleau cible directement la France insoumise.
14:12Il dit, dans certaines villes, la victoire ne suffit plus.
14:15Il faut humilier, abaisser, détruire moralement l'adversaire.
14:19C'est une forme de lynchage symbolique.
14:21C'est gravissime.
14:23Et Jean-Luc Mélenchon a lui-même levé le voile sur son projet.
14:25Nous sommes la Nouvelle-France.
14:26Le pays est à nous.
14:27Pour moi, cette Nouvelle-France,
14:29c'est la fin de la France, Geoffroy Lejeune.
14:33Écoutez, comme disait Sabrina,
14:36c'est du commentariat,
14:37mais c'est du commentariat efficace et utile,
14:39puisqu'il met les mots sur une situation qu'on connaît maintenant nous très bien.
14:42Il dit que la Nouvelle-France, c'est la fin de la France.
14:45En gros, il oppose une fin de non recevoir au projet politique de Jean-Luc Mélenchon.
14:49Ce qu'il faut comprendre, c'est que ce dont on parle depuis tout à l'heure,
14:51c'est-à-dire Fred, mais aussi toutes ses mairies, ce que rappelait Pierre, etc.
14:55C'est un projet politique.
14:56C'est voulu par Jean-Luc Mélenchon.
14:57Il veut être la traduction politique de ça,
14:59avant de se faire lui-même couper la tête plus tard,
15:01quand ces gens-là seront en situation de force par rapport à lui.
15:05La révolution dévoire toujours ses enfants.
15:06Exactement, les communistes iraniens l'ont véhicule.
15:10Exactement.
15:10Mais en attendant, on n'y est pas.
15:11Et pour l'instant, c'est lui qui porte politiquement cette promesse.
15:14D'ailleurs, dans la plupart des villes que j'ai citées,
15:16la France insoumise était soit l'étiquette du candidat,
15:18soit avait fusionné avec le candidat en question.
15:20C'est le cas notamment à Mante-la-Jolie.
15:22Tout ça pour vous dire qu'aujourd'hui, Bruno Retailleau qualifie ce projet
15:25en disant que c'est la fin de la France.
15:26Je pense qu'on ne peut pas le dire de manière plus simple.
15:28C'est un projet de contre-France,
15:30c'est un projet de remplacement de la France,
15:31c'est un projet de, comment dire, d'en finir avec ce qu'on connaît de la France.
15:36Et au moins, Bruno Retailleau s'oppose à cela.
15:38On poursuit sur sa réflexion.
15:39Vous lui posez la question après avoir ciblé les agents municipaux et les préfets.
15:42Jean-Luc Mélenchon a qualifié des journalistes de rats crevés, de moustiques.
15:46Comment qualifiez-vous cette stratégie ?
15:48C'est la question que vous lui posez.
15:49C'est une stratégie insurrectionnelle, murement réfléchie.
15:53Quand Jean-Luc Mélenchon parle de journalistes comme de rats crevés ou de moustiques,
15:56quand ils mettent en cause des préfets,
15:58ce n'est pas un dérapage, c'est une façon de délégitimer les institutions.
16:02Et cette violence a des conséquences.
16:04On l'a vu lors des municipales avec des scènes graves dans plusieurs villes.
16:07On ne peut rien laisser passer.
16:08Je lancerai prochainement un observatoire des pratiques municipales de LFI.
16:12Il ne faut pas laisser l'OMERTA, qui sévit dans ce parti sectaire,
16:15s'installer dans ces communes.
16:19Il parle donc de stratégie insurrectionnelle.
16:23Vous savez, quand on compare son adversaire à un animal,
16:27à un rat, à la vermine, à un moustique,
16:31on est, je pèse mes mots ici, Elliot, je n'exagère pas,
16:34dans une logique pré-génocidaire.
16:37Un rat, on le tue, on l'élimine.
16:40Vous dites « je n'exagère pas » et ensuite vous parlez de pré-génocidaire.
16:43Essayons d'avoir une certaine mesure.
16:45Et à la haine et l'ultra-violence,
16:47essayons de se poser une certaine équilibre.
16:50Je vous suis, Elliot.
16:51L'ancien secrétaire général de Médecins Sans Frontières que vous êtes
16:55a été confronté à l'horreur du générosi de Rwanda.
16:58Je pense un peu légitime pour en parler.
17:00Je ne dis pas qu'il y a un passage à l'acte,
17:02mais traiter son adversaire d'un animal comme le rat,
17:05c'est le déshumaniser totalement.
17:08Mais la déshumanisation, ça veut dire que tout est permis vis-à-vis de cet adversaire.
17:12Mais là où je suis d'accord avec Alain, c'est que ça induit l'idée de nuisible.
17:16C'est pas juste déshumaniser.
17:18On ne compare pas à un mouton, ça peut encore exister.
17:22Là, c'est vraiment des animaux qu'on élimine en général.
17:25Il revient, Bruno Retailleau, et c'est la dernière déclaration qu'on voit avoir.
17:28Est-ce qu'il met sur le même pied d'égalité le Rassemblement National de la France Insoumise ?
17:33Il dit « je ne mets pas de signe égal entre LFI et l'ERN.
17:36L'ERN est un adversaire politique, mais LFI est devenu pour moi un ennemi de la France.
17:41Toutes les lignes ont été franchies.
17:44Antisémitisme, racialisme, violence.
17:46Il n'y a pas de comparaison possible. »
17:49Il parle de la France Insoumise comme d'un ennemi de la France, Pierre Lelouch.
17:53Je crois que c'est très juste.
17:55Et je me demande jusqu'à quel point ça peut continuer comme ça.
17:59Parce que l'élection, elle est dans un an.
18:01Et si on est parti à ce rythme, ça va nécessairement déraper.
18:05Je me demande d'ailleurs s'il n'y a pas tant pour le gouvernement.
18:10Il existe de demander une clarification de ce qu'est ce parti politique.
18:17Il est à l'Assemblée Nationale.
18:19Mais ce qu'il dit et ce qu'il fait, c'est profondément la destruction de notre pays et de
18:25notre République.
18:27Donc il y a un moment où...
18:27Et en même temps, je peux vous répondre.
18:29Ils ont été élus dans des grandes villes.
18:31On parlera de Saint-Denis, de Roubaix.
18:34Ils se sont implantés sur une large partie du territoire.
18:38Ils ont été élus aussi, malheureusement, à la suite d'une dissolution et à la suite d'une stratégie,
18:43qui était celle de Gabriel Attal à l'époque, d'appeler au retrait de ses propres députés pour faire élire
18:49ces gens-là.
18:51Donc aujourd'hui, il y a à les demander...
18:53Ce sera un parti de droite, on demanderait son interdiction.
18:57Mais alors là, vous allez sur un autre sujet qui est tout aussi passionnant, c'est la complaisance médiatique.
19:03C'est-à-dire que le traitement qui est fait autour de la France insoumise n'est pas le même
19:09traitement qui est fait autour de Reconquête ou du Rassemblement National.
19:13Et si un parti de droite, disons de droite extrême, puisque LFI est considéré comme l'extrême gauche aux yeux
19:21du ministère de l'Intérieur,
19:24ça a été validé par le Conseil d'État.
19:26Imaginez un seul instant un membre d'extrême droite dire, dans une ville blanche, nous voulons un maire blanc.
19:32Mais il y aurait un tollé, un soulèvement complet de toute la classe politique, intellectuelle, médiatique, à juste titre, dirons
19:41-nous.
19:41Nous les premiers d'ailleurs. Mais imaginez un seul instant cela.
19:45Et ce décalage-là, ce deux poids, deux mesures, on le vit aujourd'hui au quotidien.
19:49Donc ils peuvent y aller.
19:50Mais je suis surpris aussi du silence des médias.
19:52Quand les journalistes sont attaqués en tant que journalistes, pas de droite, de gauche, pourquoi ?
19:58Ceux qui sont là pour animer le débat démocratique en récoltant l'information, en la communiquant aux citoyens, sont traités
20:07de tous les noms.
20:08Je suis surpris de voir que les journalistes ne répondent pas.
20:11Moi j'attends de voir dans Mediapart aussi des réponses à ça.
20:15Oui, bah écoutez, là vous pouvez toujours attendre.
20:17Pourquoi ?
20:17Il y a des journalistes aussi qui sont attaqués comme quoi des rats.
20:21Absolument pas militants.
20:22Pour la première fois, autre sujet à présent, et là on bascule sur l'insécurité en France,
20:29mais lié, pourquoi pas, au conflit au Moyen-Orient.
20:33Pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, un attentat, l'engin explosif visant des
20:38intérêts américains.
20:39Le siège parisien de la Bank of America, cet attentat a été déjoué samedi.
20:45Des faits dont s'est saisi le PNF, le parquet national antiterroriste, ça s'est passé dans la nuit rue
20:50de la Boétie, en plein cœur du 8e arrondissement.
20:52Un cartier que vous connaissez, bien sûr, vous en avez été le député.
20:56Je vous propose de voir le sujet de la rédaction de CNews.
21:00C'est dans la nuit de vendredi à samedi qu'un homme a été interpellé devant le siège de Bank
21:06of America.
21:07Selon les premiers éléments, il venait de déposer un engin explosif artisanal et s'apprêter à l'allumer avant d
21:14'être interpellé par les forces de l'ordre.
21:16Le parquet national antiterroriste s'est immédiatement saisi de l'enquête.
21:20Un deuxième suspect est toujours en fuite et l'inquiétude d'une menace terroriste est toujours bien présente.
21:27Je n'y pense pas tous les jours non plus parce qu'après le temps a fait que, mais on
21:31y pense.
21:32On n'est pas non plus à ne pas y penser du tout.
21:34Il faut y penser, il faut rester un peu aux aguets.
21:37Ça nous inquiète parce qu'on est confronté à ça souvent.
21:41Parce qu'il y a des choses qu'on ne veut pas nous dire mais qui sont bien présentes.
21:45Et c'est vrai qu'avec la guerre qui se passe en Iran, au Moyen-Orient, il peut y avoir
21:50des risques.
21:51Selon une source policière, le suspect aurait été recruté via Snapchat pour 600 euros.
21:57Des méthodes qui inquiètent les spécialistes.
21:59Pour le moment, on est au niveau de ce que les terroristes et les services de renseignement appellent de la
22:03propagande armée.
22:05C'est-à-dire que c'est un signal qu'on envoie aux pays européens.
22:08Nous pouvons frapper, nous sommes là d'ailleurs, nous frappons.
22:11Il est facile de recruter des petits truands pour poser une bombe la nuit sans faire de victime parce que
22:17le tarif à l'arrivée ne sera pas très élevé s'ils sont pris.
22:21Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a salué l'intervention des forces de l'ordre et a appelé à
22:27une vigilance maximale.
22:28Et il y a quelques instants, Laurent Nunez a fait le lien avec la guerre au Moyen-Orient et cet
22:35attentat déjoué à Paris.
22:37Pierre Lelouch.
22:37Bon, il y a une longue histoire.
22:39On a une longue histoire avec l'Iran et les attentats iraniens en France depuis l'arrivée de Rouménie.
22:45Il y a eu l'affaire Erodif, il y a eu les attentats de la rue de Rennes, il y
22:48a eu beaucoup de morts en France.
22:50Sans parler du draka.
22:51Il y a au moins 100 à 120 Français qui ont été tués par le régime de Téhéran et plusieurs
22:57centaines de blessés.
22:58Mais toujours par l'intermédiaire de proxy, des intermédiaires.
23:02Alors, soit c'était le Hezbollah en Iran, soit ce sont des groupes dits révolutionnaires en France, soit du droit
23:11commun.
23:13Bon, là, Monika a raison, c'est un avertissement, ce n'est pas gros.
23:18Mais il y en aura d'autres.
23:19À mesure que le conflit va s'étendre, comme c'est probablement ce qui va se passer,
23:23je crains fort que ce...
23:25Il faut comprendre que dans la politique étrangère de l'Iran, la prise d'otages, le terrorisme,
23:31ça fait partie de la politique étrangère.
23:34Il n'y a pas de limite.
23:36Et ils vont le faire, ils l'ont déjà fait.
23:40Il y a toute une série d'événements récents ces derniers mois dans plusieurs pays, dont la France.
23:45Et ça me paraît évident pour moi que c'est dans le prolongement de ce signal qu'essaye de donner
23:52aux Européens,
23:55le régime de Téhéran, ne vous menez pas de ça, on a les moyens de vous faire très mal.
23:59Parce que la question de l'entrée des Européens dans cette affaire va se poser très rapidement.
24:04Absolument.
24:05Avec le détroit d'Hormuz.
24:06Mais nous en parlons peut-être en deuxième partie d'émission.
24:08Restez avec nous, chers téléspectateurs.
24:10Dans quelques instants, nous serons d'ailleurs en direct avec Michel Onfray,
24:14qui est accusé d'avoir tenu des propos racistes par une partie de l'extrême-gauche
24:20lors d'une émission qu'il a pu proposer ce week-end avec Laurence Ferrari.
24:26C'est une séquence de 19 secondes que nous verrons après la publicité.
24:32Et il va clarifier ses propos, du moins proposer une autre réflexion que celle qui est présentée,
24:41notamment sur les réseaux sociaux.
24:45Et puis il n'y a pas que ça, puisqu'il y a une autre séquence.
24:48Et vous avez compris que CNews était massivement attaquée ces dernières heures
24:53par une certaine classe politique et médiatique.
24:56et vous verrez la version longue et les explications en long.
25:01Et là, cette fois-ci, c'était hier soir sur 100% politique.
25:05On vous explique tout dans quelques secondes.
25:07Restez avec nous sur CNews pour la suite de l'heure des propos.
25:16Il est quasiment 20h30 sur CNews et merci d'être avec nous
25:20et d'être toujours fidèle à CNews, malgré les vents contraires
25:24et malgré les attaques parfois honteuses de certains et diffamantes.
25:29Pourquoi je vous dis ça ?
25:30Vous le savez que CNews est une cible par une certaine partie de la société,
25:34de la classe politique et ses nuances de gauche.
25:38Et puis sur les réseaux sociaux, parfois vous pouvez prendre une séquence,
25:41quelques secondes, et puis peut-être faire dire le contraire.
25:44Vous pouvez aussi parfois avoir des propos qui dépassent votre pensée,
25:49vous tromper, le droit à l'erreur, etc.
25:51Mais là, on n'est pas dans ce cas-là.
25:53Olivier Faure accuse Michel Enfray de racisme,
25:58puisque Olivier Faure, le premier secrétaire du PS,
26:00dit que les départs rapages racistes se multiplient à un rythme interrompu
26:03à propos de Bali Bagayoko, qui n'est pas critiqué pour ce qu'il porte,
26:09mais à raison de sa couleur de peau.
26:11Tous ces maires discriminés doivent recevoir le soutien de toutes et tous.
26:14Pourquoi tweet-il ça à Olivier Faure ?
26:16Il relaie une séquence d'un compte Twitter,
26:19et je salue Michel Enfray qui est avec nous,
26:22d'une séquence de 19 secondes vous concernant, Michel Enfray,
26:26où vous parlez de la société pendant plusieurs minutes,
26:30mais vous allez tout expliquer dans un instant.
26:33Je voudrais juste qu'on revoie cette séquence,
26:35parce qu'elle a été relayée massivement sur les réseaux sociaux,
26:38et vous avez apporté les précisions, Michel Enfray.
26:42Et on n'est pas dans une tribu primitive comme l'a décrit Darwin,
26:47en disant vous avez le mâle dominant qui est là qui décide,
26:49et qui dit c'est moi qui décide.
26:51Toi tu auras à manger, toi tu n'auras pas à manger,
26:52moi j'aurai les femelles, toi tu n'auras pas les femelles,
26:54nous allons attaquer, nous n'allons pas attaquer la tribu d'en face,
26:56ou je ne sais quoi.
26:57Ça, ça va bien, il y a des milliers d'années que c'était comme ça,
26:59mais plus du tout comme ça maintenant.
27:00Et le compte Twitter lisse là à propos du maire de Saint-Denis,
27:06Bali Bakayoko, et effectivement vous parliez aussi de cette déclaration,
27:12et cette formule de M. Bakayoko qui disait nous faisons allégeance.
27:16Michel Enfray, que répondez-vous à vos détracteurs,
27:18ceux qui vous accusent de racisme,
27:20ou même ceux qui de bonne foi n'ont vu que ces 19 secondes,
27:23et qui ont pu être heurtés par cette déclaration ?
27:27Michel Enfray.
27:29Je crois qu'il faut interroger les interrogateurs,
27:32c'est-à-dire que le raciste, c'est M. Fort,
27:34qui voit des problèmes de couleur partout,
27:36Mme Panot, Mme Ségolène Royal,
27:38qui sont des obsédés de la race,
27:40des obsédés de la couleur, des obsédés de la noirceur,
27:43et qui sont obsessionnels sur ce sujet-là.
27:45Je vous avais montré cet extrait,
27:48je ne parle pas de la couleur de peau de M. le maire,
27:51je dis simplement qu'on doit pouvoir commenter le mot allégeance,
27:55qui est un mot utilisé par M. Bagayoko,
27:58donc je n'ai pas traité de rat crevé, moi.
28:00Je ne l'ai pas traité de moustique, je ne l'ai pas traité d'animal nuisible.
28:03J'ai juste dit qu'un maire qui nous faisait savoir qu'il allait demander l'allégeance,
28:07eh bien je commente le mot allégeance.
28:08Vous savez, le principe de l'émission avec Laurence,
28:10c'est qu'on dispose d'une heure, qu'on a cinq ou six sujets,
28:13et que sur les cinq ou six sujets, je commente des séquences d'une minute,
28:18et je les commente sur deux ou trois minutes,
28:21je n'ai pas une moyenne en tête.
28:23Et on sort ces secondes-là, et d'ailleurs on peut utiliser ces secondes-là,
28:27je ne suis pas du tout gêné, et je souscris à ce que je dis moi-même,
28:30c'est-à-dire que je renvoie à Darwin,
28:32qui n'est pas susceptible d'être un auteur d'extrême droite
28:36ou une espèce de néo-nazi contemporain.
28:39Il y a dans un livre qui s'appelle « La filiation de l'homme »,
28:41une description des hordes primitives.
28:43Je ne suis pas l'inventeur de ce mot-là,
28:44et je l'ai même utilisé pour caractériser le projet intellectuel d'Elon Musk,
28:48qui pour le coup est blanc.
28:50Donc quand je le dis d'Elon Musk,
28:51je ne suis pas en train de tenir un propos anti-blanc,
28:54je dis simplement qu'il y a des catégories philosophiques,
28:56la horde primitive, elle existe, le mal dominant, ça existe,
28:59ça s'appelle le mal alpha, il y a des dictionnaires d'éthologie,
29:02l'éthologie est une science qui est née au XIXe siècle,
29:05avec Darwin et quelques autres, Heikel et quelques autres,
29:08c'est le moment d'ailleurs où l'écologie est une science naissante aussi à cette époque-là,
29:11et je fais juste référence à un philosophe,
29:14pour moi Darwin est un philosophe,
29:15en disant qu'un homme ne peut pas se permettre aujourd'hui d'utiliser le mot allégeance.
29:20C'est moi le coupable, mais n'est pas coupable l'homme qui nous dit qu'il demande allégeance.
29:24Alors soit on fait une référence historique et pour le coup on dit
29:27« ben voilà, vous voulez restaurer la féodalité avec le cerf, le vassal, le suzerain, etc. »
29:32J'aurais pu le faire, et on m'aurait dit « ben vous parlez de la féodalité,
29:35vous êtes donc un raciste »,
29:36et puis là je fais référence à Darwin et on me dit « ben vous êtes donc un raciste ».
29:39Je n'ai nulle part parlé de la couleur de peau de M. le maire de cette ville.
29:45Mais c'est pour ça que c'était important d'avoir vos précisions Michel Onfray,
29:50parce que cette séquence qui a été relayée,
29:55interprétée à l'inverse de la réflexion que vous avez actuellement,
29:58a été relayée massivement sur les réseaux sociaux.
30:02Et ça n'est pas la seule.
30:03Une dernière question au Michel Onfray, vous avez raison,
30:06vous êtes avec Laurence Ferrari chaque week-end sur CNews pour face à Michel Onfray,
30:10qu'on peut revoir entre 21h et 22h là aussi le samedi.
30:16Qu'est-ce que ça dit de l'état selon vous de notre société ?
30:20Est-ce qu'on peut encore échanger, réfléchir ?
30:24Qu'est-ce que ça dit du climat dans lequel on est aujourd'hui ?
30:28Ça dit que certains peuvent traiter les gens de raccrevés,
30:30ils peuvent être aussi passionnément antisémites,
30:32et ceux-là ne sont pas poursuivis.
30:34Et quand on fait une analyse en utilisant les concepts de Darwin,
30:37parce que cette analyse concerne quelqu'un qui est de couleur,
30:39eh bien on est raciste.
30:41Donc oui, le débat est interdit.
30:43Moi j'ai déjà été, de toute façon on le sait bien,
30:44je suis interdit de service public,
30:46mais j'ai été interdit d'un certain nombre de conférences.
30:48Des conférences que j'avais prévues ont été annulées,
30:50du simple fait que j'intervenais avec Laurence sur CNews.
30:56Donc nous sommes dans une situation pré-révolutionnaire,
30:58entretenue comme telle par Jean-Luc Mélenchon.
31:01Ce qu'on a vu tout à l'heure,
31:02et les images que vous avez montrées tout à l'heure
31:04sur l'attaque de la mairie de Fresnes,
31:06permettent de parler d'une horde primitive.
31:09Je n'ai pas vu la couleur de peau des gens
31:11qui ont fait ce qu'ils ont fait en saccageant cette mairie.
31:13Je parle de horde primitive,
31:15et je n'ai pas le souci ni de la religion,
31:17ni de la couleur, ni de la race, ni de l'origine sociale.
31:18Si ça se trouve, quand ces gens-là enlèvent leur cagoule,
31:21ils sont ou ceci ou cela,
31:23mais ce n'est pas mon propos.
31:23Est-ce qu'on a le droit encore,
31:25c'est le propos avec Laurence,
31:26d'essayer de faire fonctionner des catégories philosophiques
31:29pour penser le réel et la réalité ?
31:30La réponse est non.
31:31Il faut aujourd'hui obéir au catéchisme,
31:33et on se fait attaquer par des gens
31:35qui ne sont pas de haute volée.
31:36Je veux dire, quand on a Mathilde Panneau,
31:38ou M. Fort, ou Mme Ségolène Royal contre soi,
31:41bon, ce n'est pas très grave.
31:43Tout ce n'est pas des gens comme ça.
31:45Comment ?
31:45Non, Pierre Lelouch, je disais,
31:47c'est même un peu décevant avec humour,
31:49mais c'est un climat.
31:51Et encore une fois,
31:53c'est relayé massivement,
31:55c'est même relayé jusqu'à l'agence France Presse,
31:58ce qui est en train de se passer,
32:00non pas avec vous,
32:01mais une autre séquence.
32:02Et je vous remercie, Michel Onfray,
32:04d'avoir apporté ces précisions-là.
32:08Vous signalez,
32:08il me permet de dire que l'agence France Presse,
32:10par exemple, ne m'a pas contacté.
32:12Non, mais ce n'est pas concernant votre...
32:14Parce qu'il y a deux séquences,
32:15puisque visiblement,
32:17l'offensive ne concerne pas seulement vous,
32:20mais une autre séquence d'hier soir.
32:22Et on va voir ce qui s'est passé.
32:23Pour l'instant,
32:25c'est pour ça que je parlais de l'agence France Presse,
32:26puisque je vois un titre,
32:27séquence polémique sur CNews,
32:28le maire LFI de Saint-Denis annonce une plainte
32:30et souhaite un grand rassemblement anti-raciste.
32:33Ça ne concerne pas Michel Onfray,
32:35mais ça concerne ce qui s'est passé
32:36hier soir.
32:37Et là, une nouvelle fois,
32:39vous avez une séquence
32:40qui a été relayée.
32:42Mais quelques minutes plus tard,
32:44des précisions ont été faites
32:47par Olivier de Caranfleck
32:49avec le psychologue Jean Dorido
32:53qui était sur le plateau hier soir.
32:55Je vous propose de voir la séquence en long
33:00quelques instants plus tard.
33:01Mais bien évidemment,
33:02vous ne prenez pas la séquence en long
33:03qui a été relayée pour dire,
33:06attention,
33:06parce que là,
33:07on sent qu'il y a des âmes chagrines
33:08qui ont pris quelques secondes
33:09pour interpréter
33:12et faire un parallèle
33:13en disant,
33:13vous avez parlé du maire de Saint-Denis,
33:16vous l'avez traité de singe.
33:17Je résume grossièrement.
33:18Voyez la séquence en long.
33:20Jean Dorido,
33:21merci d'être resté,
33:22puisque pendant la pause,
33:24je regarde les réseaux sociaux
33:25et je vois
33:26qu'il y a certaines personnes
33:28qui déforment vos propos.
33:30Alors,
33:31cette mise au point
33:31pourrait être très claire.
33:32Il y a des comptes
33:34visiblement propagandistes
33:35qui sont prêts
33:35à toutes les ignominies
33:37pour manipuler les foules
33:39et vous faire dire des choses
33:40que vous n'avez absolument pas dites.
33:43Alors,
33:43cette mise au point,
33:43elle est importante
33:44puisque
33:45on est sur les réseaux sociaux
33:46que vous auriez comparé
33:48le maire de Saint-Denis
33:49à un singe.
33:51Absolument pas.
33:52Je relis le contexte.
33:54Vous rappeliez
33:55que nous sommes des homo sapiens,
33:57nous sommes des mammifères
33:59et qu'effectivement,
34:00nous sommes constitués en société.
34:03Alors,
34:03peut-être préciser vos propos
34:05pour,
34:06tout de même,
34:07c'est hallucinant d'en arriver là,
34:08mais dire que ce n'est absolument pas
34:10ce que vous avez exprimé tout à l'heure.
34:12Mais absolument pas.
34:13D'ailleurs,
34:14lorsqu'on écoute l'extrait,
34:16on le comprend très bien.
34:17Mais vous savez comment c'est
34:18les réseaux sociaux.
34:18Vous mettez une phrase
34:19et hop,
34:20ça devient viral.
34:21En écoutant,
34:22on comprend très bien
34:22que ce n'est pas l'objet de vos propos,
34:23mais peut-être préciser.
34:25Alors,
34:25préciser simplement
34:26que c'est un fait
34:27que l'être humain,
34:29c'est un mammifère.
34:30Voilà.
34:31C'est-à-dire que c'est un animal.
34:32Je sais qu'il y a
34:32des créationnistes sur cette Terre.
34:35Je respecte leur point de vue.
34:36Pour autant,
34:37jusqu'à preuve du contraire,
34:38c'est M. Darwin
34:39qui explique
34:40qu'il y a une évolution des espèces
34:42et je suis,
34:43en train de vous parler,
34:45je suis un descendant de Lucie.
34:47Quand je remonte,
34:49vous voyez,
34:49dans mes ancêtres,
34:51j'arrive à Lucie,
34:52qui est une australopithèque
34:53qui a été découverte
34:54il y a très longtemps.
34:56Je suis descendant de Lucie.
34:57Et c'est mon point de vue.
34:59Je ne l'impose à personne.
35:01J'ai la conviction,
35:03je vais avoir dit,
35:03de ces personnes scientifiques
35:04qui ont la conviction
35:05que nous sommes tous,
35:06ici,
35:06sur ce plateau
35:07et sur cette Terre,
35:08des descendants de Lucie.
35:10Ce qui explique
35:11que certains ont la conviction
35:12que nous sommes tous
35:13à minima cousins
35:15ou au pire frères et sœurs.
35:18Évidemment,
35:18ces précisions-là
35:19n'ont pas été relayées.
35:22Et aujourd'hui,
35:23vous avez le maire
35:23la France Insoumise,
35:24M. Balibakayoko
35:25qui annonce
35:26à l'agence France Presse
35:27qui en a fait,
35:28je vous dis,
35:28une dépêche.
35:29L'agence France Presse
35:30portait plainte,
35:32appelait à un grand
35:33rassemblement raciste,
35:34antiraciste.
35:35Voilà le climat
35:37dans lequel on est.
35:38Et toute la France Insoumise
35:40s'est lancée
35:41dans une offensive
35:44sur les réseaux sociaux
35:45pour hurler au racisme.
35:46Je salue Michel Onfray
35:48qui était avec nous.
35:50Je salue Michel Onfray
35:53et Laurence Ferrari
35:54en quelque sorte
35:55indirectement
35:56qui n'est pas avec nous.
35:56Et qu'on peut vous retrouver
35:57cher Michel
35:58tous les samedis
35:59sur CNews.
36:00Mais c'était essentiel
36:01de pouvoir avec vous
36:03clarifier ces positions
36:05qui sont si malsaines
36:09sur les réseaux sociaux,
36:10je crois.
36:10Je vais vous donner
36:11la parole à tous
36:12mais je veux juste
36:12lui dire au revoir.
36:13Merci à vous
36:14cher Michel Onfray.
36:15Merci à vous.
36:16Bonne soirée.
36:16Merci.
36:17Excellente soirée.
36:18Alors là le débat
36:18s'installe.
36:19Le débat c'est quoi ?
36:20C'est qu'aujourd'hui
36:21vous avez bien compris
36:22que CNews était une cible.
36:24Que CNews était une cible
36:25et que certains
36:26essayent de lancer
36:27des contrefeux.
36:29On est dans un processus
36:30classique
36:32dans cette idéologie
36:34celle que véhiculait
36:35la technique
36:37la technique Mélenchon
36:39c'est toujours l'inversion.
36:41Mélenchon joue
36:42avec le racialisme
36:44depuis des mois.
36:45et il explique
36:46qu'il y a une nouvelle France
36:49d'une autre couleur
36:50et c'est ça qui est bien.
36:51Il appelle ça
36:52la créolisation.
36:53Il en fait
36:54un argument de vente.
36:55Il dit
36:55vous êtes là
36:57choisissez votre mère
36:58quasiment en fonction
36:58de la couleur de sa peau.
36:59Il le dit lui-même.
37:01maintenant il accuse des gens
37:03qui disent
37:03l'allégeance
37:04n'a rien à voir
37:05avec la République
37:06de racisme.
37:07Donc c'est une technique
37:09de diversion.
37:11On envoie une cible
37:13sur l'adversaire.
37:15Je voudrais dire
37:15quelque chose
37:16de plus important peut-être.
37:18Parce que ça
37:19c'est de la technique
37:20politicienne.
37:21L'extrême-gauche.
37:22Oui bien sûr.
37:23Je suis désolé
37:25pour Michel Onfray
37:26pour lequel j'ai
37:26une énorme estime
37:27de lui faire
37:28un mauvais procès
37:29de ce genre.
37:29L'allégeance
37:30n'a naturellement
37:30rien à voir
37:31avec la République.
37:33Je crois même
37:33qu'on a fait une révolution
37:34en France
37:34pour en finir
37:35avec l'allégeance.
37:36Mais je voudrais dire
37:36quelque chose d'important
37:37je crois.
37:38C'est qu'il y a un siècle
37:40à la fin du 19ème siècle
37:42tout le débat politique
37:43notamment aux Etats-Unis
37:44tournait autour
37:45de la notion de race.
37:47Il y avait un homme
37:48d'affaires très puissant
37:50à l'époque
37:50qui s'appelait
37:51Madison Grant
37:52qui était un des inspirateurs
37:54d'Adolf Hitler
37:56qui avait un discours
37:57sur les races
37:58inférieures, supérieures
37:59etc.
38:00Ça c'était le discours
38:01qui a nourri
38:02l'extrême droite
38:03à l'époque.
38:04Et il a eu
38:06lui et d'autres aussi
38:07en Angleterre notamment
38:08une influence majeure
38:10sur la théorie des races
38:12Gobineau et autres
38:12en France
38:13et en Allemagne.
38:15Et on trouve
38:16dans la bibliothèque
38:17de Hitler
38:17beaucoup de références
38:18à ses travaux
38:19sur l'eugénisme américain.
38:21Vous savez qu'en Amérique
38:22à la fin du 19ème
38:23il y avait des lois
38:24qui permettaient
38:25l'extermination
38:26de races titres inférieures.
38:28Et ça a donné
38:28ce que ça a donné.
38:29Ce qui est grave
38:30c'est qu'un siècle plus tard
38:31on est maintenant
38:32en train de jouer
38:33avec la race
38:33mais dans l'autre sens.
38:34En expliquant
38:35que l'heure
38:36est au décolonialisme
38:38donc
38:39et on le voit
38:40on le voit
38:40même dans le conflit
38:41en ce moment même
38:43avec l'Iran
38:43on est dans un stade
38:45où c'est la revanche.
38:46Et ça est extrêmement
38:48dangereux
38:49extrêmement grave
38:50c'est pour ça que
38:51j'ai pris quelques minutes
38:52pour l'expliquer
38:52parce que quand on commence
38:53à jouer avec les races
38:55et en faire de la politique
38:56ça termine en général
38:56c'est à l'inverse
38:57de la société
38:58dans laquelle on a tous
39:00grandi
39:00bien évidemment.
39:02Je précise
39:02une autre chose
39:03qui est essentielle
39:04il s'avère que le maire
39:06Balibagayoko
39:06on l'avait déjà reçu
39:07non pas sur le plateau
39:09mais moi j'ai le souvenir
39:10d'une séquence avec lui
39:11c'était en 2023
39:14avant qu'il ne devienne
39:15bien évidemment maire
39:16puisque c'était
39:16il y a trois ans
39:17c'était à l'époque
39:18où vous savez
39:19à Saint-Denis
39:19des femmes archéologues
39:20étaient victimes
39:21de harcèlement
39:22aux abords
39:23d'un chantier
39:24de fouilles
39:25et naturellement
39:26j'étais allé
39:27vers Balibagayoko
39:28pour essayer
39:29d'avoir son regard
39:29son avis
39:30sur ce qui s'était passé
39:31un échange
39:33parfois un peu musclé
39:34puisqu'il nous reprochait
39:36autour du plateau
39:36de ne pas être issu
39:38des quartiers populaires
39:39sans savoir
39:39d'où je venais
39:40d'où venaient les invités
39:42mais ça c'est
39:43un point à côté
39:45simplement pour vous préciser
39:47que monsieur Bagayoko
39:47quand il voulait parler
39:49à CNews
39:49il le faisait
39:50et il pourra le faire
39:51demain
39:52si monsieur Bagayoko
39:53veut venir sur ce plateau
39:54le bienvenu
39:56je ferme
39:56et juste une parenthèse
39:58ici
39:59la parole elle est libre
40:00la parole elle est plurielle
40:01on parle du réel
40:03on a le courage
40:04d'aborder des sujets
40:05qui sont mis sous le tapis
40:06par bon nombre
40:07ça dérange
40:08notamment l'extrême gauche
40:09en revanche ici
40:10sur ce plateau
40:11lorsque c'est
40:12des appels à la haine
40:13la discrimination
40:14l'insulte
40:15l'invective
40:16la diffamation
40:16ou encore
40:17des propos racistes
40:18évidemment
40:19ils n'ont pas leur place ici
40:20ils n'auront jamais
40:21leur place sur le plateau
40:22et tous les gens
40:23sont les bienvenus
40:24pour traiter
40:25échanger
40:25sur ce plateau
40:26à l'indesté
40:27absolument
40:27ce qu'il faut bien voir
40:29c'est que
40:30l'accusation de racisme
40:31aujourd'hui
40:32elle est devenue
40:32une intimidation
40:34c'est pour menacer
40:35c'est pour censurer
40:36c'est pour interdire
40:38c'est pour empêcher
40:39le débat
40:40sur des sujets
40:41dissensibles
40:42sur l'immigration
40:43sur l'islam
40:44sur l'islamisme
40:45sur l'islamophobie
40:46par exemple
40:46il y a cette tentative
40:48aujourd'hui
40:48d'assimiler
40:49la critique de l'islam
40:51qu'on appelle
40:52l'islamophobie
40:52à du racisme
40:54et c'est ça
40:54qui est derrière
40:55donc c'est une accusation
40:56qui sort directement
40:57et qui paralyse
40:58et qui est intimide
40:59je voudrais juste
41:00dire une chose
41:01le racisme
41:01n'est pas une opinion
41:02c'est un délit
41:03absolument
41:03si monsieur Bagayoko
41:04a décidé de porter plainte
41:06j'ai qu'une hâte
41:06c'est de voir
41:07que justice soit rendue
41:09puisque
41:09s'il s'appuie
41:11sur 19 secondes
41:12ou 20 secondes
41:13et qu'il ne voit pas
41:13la séquence
41:14dans son entièreté
41:15s'il prend la vidéo tronquée
41:17la justice ne fera pas ça
41:18et j'ai hâte de savoir
41:19ce que la justice
41:20peut dire
41:21sur ces séquences là
41:22et une nouvelle fois
41:23nous
41:24on n'alimentera
41:26aucune forme
41:26évidemment
41:28de haine
41:28quelles que soient
41:29les thématiques
41:31bien sûr
41:31et on prône
41:32la liberté d'expression
41:33qui
41:34vous connaissez le slogan
41:35à ces news
41:36la liberté d'expression
41:37n'a pas de prix
41:38Geoffroy
41:39parce que
41:39Geoffroy
41:40c'est intéressant aussi
41:42d'avoir votre regard
41:42de patron de rédaction
41:44la liberté d'expression
41:45aujourd'hui
41:45elle est malmenée
41:46vous avez
41:47des vidéos tronquées
41:48des attaques
41:49en règle
41:50là c'est toute une
41:52caste
41:53qui fonce
41:54contre ces news
41:55et contre le groupe
41:56de manière générale
41:58absolument
41:58je ne vais pas répéter
41:59ce que viennent de dire
42:00Pierre et Alain
42:00mais moi ce qui me frappe
42:02si vous voulez
42:02Michel Onfray a dit
42:03il faut interroger
42:04les interrogateurs
42:05j'essaie de comprendre
42:06je la connais par coeur
42:07cette accusation
42:08je l'ai déjà subie moi aussi
42:09ce qui est intéressant
42:10c'est que Michel Onfray
42:11est l'invité
42:12d'Olivier de Quiranfleck
42:13font la même erreur
42:15entre guillemets
42:15c'est de parler de Darwin
42:16et en fait
42:17c'est en gros
42:18toute la caste racialiste
42:19qui leur tombe dessus
42:20et moi ce qui m'amuse
42:21c'est que
42:22dans tous ces cas
42:23il y en a très régulièrement
42:24des polémiques comme ça
42:25dans tous ces cas
42:26systématiquement
42:26je me dis
42:27les racialistes
42:28sont tellement aux aguets
42:29dès que quelqu'un
42:30émet un point de vue
42:31sur quelqu'un
42:32qui est issu de l'immigration
42:33issu de la diversité
42:34d'une autre couleur de peau
42:34etc
42:35qu'ils entendent
42:36des mots clés
42:37comme par exemple
42:39évolution
42:39là en l'occurrence
42:40il avait utilisé l'expression
42:41nous sommes tous des grands singes
42:42l'invité d'Olivier de Quiranfleck
42:43ils entendent ça
42:44et ils disent racisme
42:45et
42:47imaginez-vous
42:47la conception
42:48qu'ils ont
42:49des personnes issues
42:49de l'immigration
42:50pour faire cette association
42:51tout seul
42:52comme des grands
42:53alors que ça n'était
42:53ni le propos de Michel Onfray
42:54ni le propos de
42:55Monsieur Dorido
42:56qui est le psychologue
42:57on va parler de choses
42:59vous savez
43:00de belles images
43:00d'espérance
43:01dans un instant
43:02avec Bertrand Descaires
43:02force est de constater
43:03que la semaine politique
43:04et là on est sur du factuel
43:06elle a été plutôt complexe
43:07pour le maire de Saint-Denis
43:08qui explique
43:09qui va désarmer la police
43:10municipale dans sa ville
43:11en enlevant les LBD
43:12et que les policiers
43:14municipaux dans sa ville
43:15espèrent qu'une chose
43:16pour certains
43:16c'est de quitter
43:19et d'être mutés
43:20vous avez en même temps
43:22ces propos
43:23contre les agents
43:24municipaux
43:25l'Etat
43:26l'a rappelé
43:27à l'ordre
43:29voilà
43:30ce qu'on a vécu
43:31à Saint-Denis
43:32cette semaine
43:32certains pourraient imaginer
43:34que
43:34la France insoumise
43:35tente
43:35une sorte d'écran de fumée
43:37mais là encore une fois
43:38personne n'est dupe
43:39je souhaiterais
43:40qu'on prenne
43:41tout a été dit
43:42mais je souhaiterais
43:44qu'on prenne quelques minutes
43:44avec vous Bertrand Descaires
43:45parce qu'on a vécu
43:46une journée
43:47loin des polémiques
43:48loin de la haine
43:50loin de ce climat anxiogène
43:54avec la venue
43:55historique
43:56du pape
43:56Léon XIV
43:58en la principauté
43:59de Monaco
43:59je voudrais qu'on voit
44:00le sujet de la rédaction
44:01et vous allez me dire
44:02si ça a été
44:02une visite
44:03pour son altesse
44:04sereinissime
44:05une visite
44:06réussie
44:09Il était 15h ce samedi
44:10lorsque le pape
44:11a fait son entrée
44:12dans le stade Louis II
44:13de Monaco
44:14sous les acclamations
44:15de la foule
44:1615 000 personnes
44:17des monégasques
44:19mais aussi
44:19des fidèles
44:20venus des villes françaises
44:21alentours
44:22quelques minutes auparavant
44:24la famille princière
44:25avait pris place
44:26dans la tribune officielle
44:27pour cette première visite
44:29en Europe de l'Ouest
44:29depuis le début
44:30de son pontificat
44:31Léon XIV
44:32a pris soin
44:33de parcourir
44:34toutes les allées
44:34du stade
44:35bénissant au passage
44:36les enfants
44:37qui lui étaient présentés
44:38puis conformément
44:40à la tradition liturgique
44:42le pape a revêtu
44:43une chasuble violette
44:44la couleur portée
44:45par les prêtres
44:46pendant le carême
44:47et l'avant
44:47comme il l'avait fait
44:49un peu plus tôt
44:50le matin
44:50en français
44:51le pape a dénoncé
44:52dans son homélie
44:53les ravages de la guerre
45:10le souverain pontife
45:11aura passé huit heures
45:13dans la principauté
45:14un voyage à la fois
45:15historique
45:16mais aussi insolite
45:17qui a surpris
45:18son entourage
45:19Monaco étant surtout
45:20connu
45:20pour ses casinos
45:22ses milliardaires
45:22et son immobilier
45:23hors de prix
45:24et justement
45:25au balcon du palais
45:26le pape a délivré
45:27un premier message
45:28insistant sur le devoir
45:30intrinsèque
45:30de redistribuer
45:32la richesse
45:32mis entre nos mains
45:33Léon XIV
45:35s'est également offert
45:35un bain de foule
45:37en parcourant à pied
45:38une partie du chemin
45:39pour se rendre
45:40à l'église de Sainte-dévote
45:41patronne de la principauté
45:42de Monaco
45:43où l'attendait
45:44près de 1500 jeunes
45:45en fin d'après-midi
45:46le prince Albert
45:47et la princesse Charlène
45:48ont raccompagné
45:49le souverain pontife
45:50jusqu'à l'héliport
45:51de Monaco
45:52ils ont assisté
45:53à son envol vers Rome
45:54à bord d'un hélicoptère
45:57Et nous avons besoin
45:58du résumé avec vous
45:59Bertrand Descaires
45:59Qu'est-ce que vous retenez
46:01de cette journée ?
46:02Moi je suis rassurée
46:04de voir que
46:05malgré l'Iran
46:06malgré Israël
46:07malgré la tentative
46:08de terrorisme
46:09qui a eu lieu cette nuit
46:09malgré toutes les haines
46:10que l'on déverse
46:11et bien il y a quand même
46:13certaines personnes
46:13qui arrivent à ouvrir
46:14des parenthèses enchantées
46:16alors certes
46:17il faut être souverain pontif
46:18et souverain
46:18d'un très vieil état
46:20sur le vieux continent
46:21Monaco
46:21ça fait quand même
46:227 siècles qu'ils y règnent
46:23mais moi je vois cela
46:24comme un peu une espérance
46:26et je me dis
46:26que pendant 8 heures
46:27on l'a fait sur ce plateau
46:28on a presque plus
46:29parlé de guerre
46:30et de haine
46:30pour dans le fond
46:31se tourner
46:32vers un message
46:33de tolérance
46:33vers un message
46:34d'ouverture
46:35qui nous est envoyé
46:35par le Vatican
46:36et je salue ici
46:37le travail qui a été
46:38accompli par le prince
46:40Albert de Monaco
46:40parce qu'il a réussi
46:41dans le fond
46:42aux quatre coins du monde
46:43à faire sortir
46:44ce territoire
46:45de papier glacé
46:46qui a en effet
46:47très vite assimilé
46:49au yacht
46:49au casino
46:50au botox même
46:51et qu'il a montré
46:53que Monaco
46:54c'était autre chose
46:55c'était une terre
46:55d'histoire
46:56c'était une terre
46:57de tradition
46:57c'était une terre
46:58de valeur
46:58et il rappelle aussi
47:00que le catholicisme
47:02est religion d'état
47:03je suis sûr
47:03qu'aujourd'hui
47:04beaucoup de personnes
47:04l'apprennent
47:05dans le fond
47:05ils n'étaient pas
47:06forcément au cours
47:07mais c'est un rappel
47:07à la souveraineté
47:09à l'identité
47:11monégasque
47:12à son histoire
47:12c'est un territoire
47:13de 2 km²
47:14140 nationalités
47:15et aussi une fierté nationale
47:17intimement liée
47:17à la religion
47:18et je disais ce matin
47:20et c'est la première question
47:21que j'ai posée
47:21à l'abbé Raffray
47:22il n'y a rien d'anodin
47:23à ce que le pape Léon XIV
47:25Geoffroy Lejeune
47:26aille sur une terre
47:27en Europe
47:28de l'Ouest
47:29qui assume encore
47:30être une terre catholique
47:33Geoffroy Lejeune
47:33vous avez retenu quoi
47:34de cette journée ?
47:35Déjà je vous ai regardé
47:36ce matin
47:36c'était vraiment bien
47:38C'est sympa
47:39on a les bons points
47:40de Geoffroy Lejeune
47:41mais au-delà de ça
47:42Non mais c'est parce que
47:42j'ai appris
47:43il y en a même chose
47:43en le regardant
47:44le discours sur la paix
47:45vous avez raison
47:46Bertrand a raison
47:47le discours du pape Léon XIV
47:49sur la paix
47:50ce qu'il a dit
47:51sur le monde
47:52le monde
47:53qui ne doit pas être
47:54juste un monde
47:55de puissance
47:55et de force
47:57parce qu'on n'y trouve pas
47:58la paix
47:58j'ai trouvé ça très puissant
47:59et côté monégasque
48:01je reconnais
48:02que j'ai été
48:02pour moi
48:03le prince de Monaco
48:04je l'ai découvert
48:05grâce à Téléfoot
48:06quand j'étais jeune
48:07Pourquoi ?
48:08Parce qu'il est fan de foot
48:08et qu'il accueillait
48:09très souvent Téléfoot
48:10donc j'avais la vision
48:12caricaturale de Monaco
48:13et j'ai découvert
48:13ce petit état
48:17avec cette religion d'état
48:19le catholicisme
48:19en religion d'état
48:20avec un discours
48:21qui était très profond
48:21lui aussi
48:22du prince de Monaco
48:23et donc
48:24j'ai trouvé
48:25que c'était une très belle journée
48:26en effet
48:26Je connais
48:27le scepticisme
48:29de Pierre Lelouch
48:30Je ne suis pas sceptique
48:32sur l'intensité
48:34de la cérémonie
48:35pas du tout
48:36j'ai même assisté
48:37j'ai regardé la messe
48:38Ah !
48:39Il a changé
48:40entre hier et aujourd'hui
48:41Non non
48:41j'ai écouté
48:41avec beaucoup d'attention
48:42son discours
48:43j'ai vu
48:44la foi
48:45c'est pas ça le sujet
48:47mon sujet est politique
48:49qu'est-ce qu'il foutait
48:50à Monaco
48:51et son prédécesseur
48:53pourquoi il est allé
48:53à Marseille
48:54et pas en France
48:55est-ce que le Vatican
48:56a un problème
48:57avec la France ?
48:58La fille est née
49:00de l'église
49:01Cher Pierre
49:02visiblement
49:02il y a une visite
49:04papale
49:05c'est la Bérafraie
49:06qui nous disait
49:07parce que j'ai posé
49:08la première question
49:09que je lui ai posée
49:10c'est pourquoi Monaco
49:11et pourquoi pas la France
49:12et pourquoi pas la France
49:13c'est vrai
49:13à Monaco
49:14pour exhorter les riches
49:15de partager avec les pauvres
49:17dans un endroit
49:18qui est saturé de russes
49:19d'arabes
49:19de leur bord
49:20du sud Ferrari
49:20Je suis tellement frustré
49:22parce que
49:22j'aurais aimé
49:23vous montrer
49:24une dernière séquence
49:25absolument magnifique
49:26du Saint-Père
49:27qui bénit
49:30un enfant
49:31qui bénit un enfant
49:33et il s'avère
49:33regardez cette séquence
49:34regardez
49:35et il s'avère
49:36que c'est Frédéric Michel
49:37qui a pu interroger
49:38Cyril et Mickaël
49:39c'est les parents
49:40et Cyril on l'a eu
49:41en direct sur Europe 1
49:43et elle en pleurait
49:44elle a attendu
49:45jusqu'à 6h du matin
49:47elle est arrivée
49:48et l'histoire dans l'histoire
49:49j'ai écouté ça
49:50c'était très émouvant
49:51mais évidemment
49:51et vous l'étiez aussi
49:52donc je ne remets pas ça
49:53en question
49:54la ferveur populaire
49:56la foi c'est quelque chose
49:57que je respecte infiniment
49:58mais le Vatican
50:00c'est un état
50:00qui fait de la politique
50:01on rend
50:02et nous en parlerons
50:03en longueur
50:03demain matin
50:04merci Bertrand Deskers
50:05on en reparlera en longueur
50:06on vous montra
50:07les plus belles images
50:08de ce déplacement historique
50:0920h54 sur CNews
50:10je suis pressé
50:11merci à Julien Duroux
50:12qui a préparé cette émission
50:13la liberté d'expression
50:15n'a pas de prix
50:15n'oubliez jamais
50:16cette formule là
50:17on
50:18on
50:18on
50:18on
50:19on
50:20on
50:20C'est parti !
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