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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Il est 20h05 sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros 2.
00:04On est avec Céline Pina.
00:05Chère Céline, vous savez qu'on est encore le 30 janvier et je peux vous souhaiter bonne année
00:09puisque nous n'avions pas fait d'émission après la nouvelle année ensemble.
00:13Tous mes voeux, chère Céline Pina.
00:15On est avec le ministre Pierre Lelouch, merci d'être avec nous.
00:18Et le tandem de choc, Sébastien Ligné, Jules Torres.
00:22Bonne année.
00:22Pour toutes les actualités.
00:24Oui, vous êtes très bon journaliste politique mais moins bon humoriste, effectivement.
00:28C'est vrai, je vous expliquerai comment faire.
00:32Les images de la honte, elles nous viennent d'une manifestation dans la Haute École des Arts du Rhin à Mulhouse.
00:40Des étudiants se sont amusés à détruire des sculptures en carton à l'effigie de la police nationale.
00:46Le préfet a décidé de saisir la justice.
00:48Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a condamné les faits tout comme l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau.
00:54Le préfet condamne fermement l'événement et dénonce des attaques indignes à l'encontre de la police nationale.
01:01Voyez le sujet.
01:02Il est signé Inès Alican.
01:05Sur ces images, une voiture de police en carton, frappée à coups de bâton par un étudiant.
01:11La scène se déroule à Mulhouse, dans une école d'art, lors d'une mobilisation étudiante.
01:16Sur le réseau social X, le président des Républicains, Bruno Retailleau, dénonce une scène choquante.
01:25A Mulhouse, dans une école financée par l'argent public, on organise des mises en scène où l'on invite à fracasser une voiture de police sous les applaudissements.
01:32Voilà où mène l'idéologie d'extrême gauche qui gangrène une partie de nos institutions.
01:36Honte à ceux qui banalisent la violence contre nos forces de l'ordre.
01:39Des images qui font réagir aussi les syndicats de police qui fustigent une vidéo anti-policier.
01:45Je trouve ça choquant, terrible. Je ne sais pas, je n'ai pas les mots. Franchement, je n'ai plus les mots d'ailleurs.
01:49Franchement, je n'ai plus les mots.
01:50Comment on peut apprendre à un lycéen ou à un jeune adulte à détruire une voiture de police quand il a à peine fini ses études ?
01:57Quel exemple on donne ? Pour moi, ça devrait être sanctionné, ça, ce n'est pas normal.
02:01C'est une apologie à la haine contre les flics, je suis désolé.
02:04C'est dans un communiqué que le préfet du Haut-Rhin dénonce une mise en scène indigne et rappelle le rôle de la police.
02:13Il annonce avoir saisi la justice pour déterminer les responsabilités.
02:20Et alors, écoutez bien la déclaration de la maire de la ville de Mulhouse, Michel Lutz, qui dit
02:25« Plusieurs étudiants étaient invités à casser ce véhicule à grands coups de bâton guidés dans leurs gestes par un public festif.
02:31Je considère que la liberté d'expression, y compris artistique, ne peut permettre et justifier tous les outrages. »
02:36J'ai également appris que le premier choix était l'incendie d'un véhicule de pompier factice avant de finalement retenir cette piñata policière.
02:45Alors moi, j'ai juste quelques questions dont je suis certain que les Français se posent.
02:49Qui dirige cette école ? Dans quel cadre il y a eu lieu cette mobilisation ?
02:53Est-ce qu'il y a un centime d'argent public qui est accordé à cette école ?
02:58Et que va-t-il se passer dans les prochaines heures ?
03:01Parce que demain, il y a une mobilisation historique pour les forces de l'ordre.
03:04Vous pouvez être certain que toutes les chaînes d'information vont dire
03:07« Les policiers, nos journalistes aux côtés de la police, la police en colère,
03:13ça va partir à grands coups d'édition spéciale, sauf quatre forces majeures. »
03:19Mais qui va parler de ce qui s'est passé à Mulhouse ce soir dans les grandes chaînes ?
03:24Jules Torres, alors ces questions.
03:25Qui dirige ? Dans quel cadre il y a eu cette mobilisation ?
03:28Et surtout, qui finance ?
03:30C'est trois questions à laquelle on va devoir répondre dans les prochaines heures.
03:33Parce que c'est vrai que quand vous regardez dans la presse,
03:35quand vous regardez dans les médias, quand vous regardez sur les sites de recherche,
03:38vous tapez « Mulhouse, Pignata », je peux vous dire que vous n'avez pas beaucoup d'occurrence.
03:41Parce que visiblement, il y a certains de nos confrères journalistes
03:44qui diront demain qu'ils sont avec les policiers,
03:45mais qui ont piscine depuis jeudi, puisque cette haine anti-police,
03:49s'est passée à Mulhouse.
03:51Jeudi, ce qui est intéressant, et encore une fois,
03:53c'est qu'aujourd'hui, tout est permis.
03:55Quand il s'agit de s'en prendre à notre police,
03:57alors là, on va vous dire que c'est une performance, c'est de l'art.
04:00C'est une sorte de satire.
04:02Donc évidemment, tout ça est autorisé, parce qu'on ne peut pas brimer l'art.
04:05Quand on brime l'art, c'est qu'on est forcément quelqu'un d'assez autoritaire.
04:08On est un régime totalitaire.
04:10En réalité, la haine anti-police n'a jamais été aussi porteuse aujourd'hui,
04:14parce qu'elle a des complices.
04:16Et elle a notamment un parti qui, tous les jours,
04:19un parti à l'Assemblée nationale, un parti dans les rues,
04:22un parti dans les réseaux sociaux,
04:23qui, tous les jours, vous dit cette haine anti-police.
04:25Je parle évidemment de la France insoumise,
04:27qui participe à des manifestations où on dit que la police tue,
04:30qui participe à des manifestations où on dit qu'un bon flic est un flic mort,
04:33qui participe à des manifestations où il y a le slogan « à câble ».
04:37Tous les flics sont des bâtards.
04:38Voilà aujourd'hui la réalité d'être un flic en France.
04:40Et c'est intéressant parce qu'on a fait le parallèle cet après-midi.
04:44Est-ce que vous vous souvenez de cette image lors de la manifestation en 2016
04:48où des casseurs avaient saccagé à droite, c'était en mai 2016, la voiture de police ?
04:55Il y avait d'ailleurs eu des peines extrêmement fortes,
04:57des peines d'un à sept ans de prison ferme pour les neuf prévenus.
05:02Le tribunal correctionnel s'était prévenu dans l'affaire de la voiture de police incendiée
05:05qu'est de Valmy à Paris en marge d'une manifestation contre la loi travail.
05:08Alors à droite, c'est la version réelle des black blocs, des manifestants casseurs.
05:15Et puis à gauche, vous avez l'idéologie, c'est-à-dire cette haine contre les forces de l'ordre.
05:21Liberté artistique, bien évidemment, Pierre Lelouch.
05:23Liberté artistique.
05:25J'espère qu'il va y avoir une procédure et que ces étudiants seront sanctionnés comme ils le méritent.
05:31Moi, je crois que la meilleure sanction pour eux, ce serait d'être, de participer dans une voiture de la BAC à des patrouilles nocturnes.
05:42Vous avez tellement raison.
05:43Juste pour voir comment c'est.
05:44Moi, je l'ai fait.
05:45Comme député, je l'ai fait jadis.
05:47Je peux vous dire qu'on apprend beaucoup de choses.
05:48à Paris ou en province.
05:51Parce que je connais aussi d'endroits comme Grenoble où il vaut mieux pas traîner dans une voiture de police.
05:56Je dis bien de police.
05:58Une voiture de police le soir, c'est une cible.
06:01Donc moi, je mettrai ces jeunes gens, je les inviterai.
06:03Six mois en stage avec les forces de l'ordre.
06:05Allez, un peu de taf, de terrain.
06:07Vous avez raison.
06:08Ça changera des cours de théâtre.
06:09Très bonne idée.
06:10Ben oui, c'est comme ça.
06:10Très bonne idée.
06:11Vous savez, par exemple, vous avez des sénateurs de gauche qui ont changé d'avis, notamment sur les brigades de répression de l'action violente,
06:18parce que ces fameuses braves ont proposé aux députés, aux sénateurs,
06:23qui expliquent que la police tue, que la police est violente.
06:26Mais venez nous voir dans les manifestations.
06:28Moi, j'ai eu la chance, l'honneur, de participer à des dizaines de mobilisations, manifestations violentes,
06:34aux côtés des forces de l'ordre, à couvrir ce qu'ils vivaient.
06:36Mais à chaque fois que je sortais d'une manifestation, je me disais,
06:39mais c'est un miracle qu'il n'y ait pas un mort du côté des forces de l'ordre.
06:42Et dans l'enseignement supérieur, vous avez maintenant, dans cette haute école de l'art à Mulhouse,
06:49ce qu'on retrouve aujourd'hui, c'est-à-dire la police tue, la police est violente,
06:55et on va saccager, on va en faire une piñata, Céline.
06:57Si j'avais un peu d'argent, je leur offrirais même la même expérience d'une voiture de police aux Etats-Unis,
07:02ou au Maroc, juste pour voir.
07:04Juste pour voir comment la police se comporte.
07:06Alors moi, je compare, surtout, j'essaie jamais de faire le lien entre les...
07:11le trait d'union entre les sociétés qui sont bien différentes.
07:14Vous avez bien fait de le rappeler, Pierre Lelouch. Céline Pina.
07:16Oui, alors, en même temps, ce qui est curieux, c'est que ça a toujours été traditionnel
07:21que les étudiants, et notamment les étudiants en art, se montrent extrêmement provocateurs vis-à-vis de leur société.
07:27Mais là, ce qui est étonnant, c'est que ça n'a rien d'une provocation, aucun risque n'est pris.
07:32Pour eux, ils vivent dans un milieu où ce type d'action est consensuel,
07:37où ils servent finalement une idéologie, où tout le monde est d'accord avec ce qui est en train de se passer.
07:43Mais ce qui est peut-être plus problématique, c'est que face à des étudiants en art, il y a une réaction.
07:47Mais moi, j'aimerais interroger la préfecture du Haut-Rhin sur ce qui est fait contre les frères musulmans de Miligourus.
07:56J'aimerais bien savoir pourquoi le Haut-Rhin est un endroit où les frères musulmans disposent de beaucoup de financements publics.
08:05Pourquoi est-ce qu'on ne les attaque pas ?
08:06Et d'élargissez le spectre de manière XXL, parce que j'aimerais bien qu'on reste sur les forces de l'art.
08:12Mais ce que je veux dire, c'est que là, ces étudiants, oui, ça peut être choquant, mais ça ne fait pas beaucoup de mal malgré tout.
08:18Et ceux qui diffusent cette idéologie-là, qu'ils soient islamistes ou qu'ils soient gauchistes, eux, on ne va jamais à la source.
08:26On regarde les conséquences, ça c'est la conséquence d'une activité, mais on ne voit jamais qui les entretient, qui les amène à ça, et eux ne sont jamais...
08:37Bruno Retailleau a condamné ce qui s'était passé, c'est l'un des premiers d'ailleurs à l'avoir dit.
08:40Dans une école financée par l'argent public, on organise des mises en scène où l'on invite à fracasser une voiture de police.
08:44Voilà où mène l'idéologie d'extrême-gauche qui gangrène une partie de nos institutions.
08:48Laurent Jacobelli lui a répondu, député RN justement de ce département.
08:53Bonjour Bruno Retailleau, pour l'information, votre majorité vient de voter une subvention aujourd'hui pour ces frappeurs de policiers.
09:00Malgré ma demande de refus de double discours encore et toujours, la question du financement de ces écoles va se poser.
09:07Alors on pourrait dire, liberté artistique.
09:09C'est intéressant parce que Céline a dit que ce n'est pas bien grave ce qu'ils ont fait.
09:13Du moins, ça n'a pas véritablement de conséquences.
09:15Ça n'a pas d'impact grave. Moi, je ne suis pas d'accord.
09:16Je pense qu'au contraire, ça a un impact très grave, déjà symbolique.
09:19Et puis surtout, ça participe à jeter le discrédit sur toute la police.
09:22Et d'une certaine manière, à participer à cette petite musique qui court dans certains milieux.
09:27De dire que la police tue, que la police est raciste, que toute la police devrait être définancée, désarmée, etc.
09:34Pour moi, je fais un lien direct entre cette image-là de ces petits bourgeois qui vont dans des accoles d'art et qui se croient subversifs.
09:41Avec, et là où je rejoins Bruno Retailleau, l'extrême-gauche et la responsabilité, selon moi, indirecte de la France insoumise dans ses comportements.
09:48Parce que qui, si ce n'est la France insoumise, a participé à alimenter ce climat anti-police dans le débat public ?
09:54Qui a laissé la porte ouverte à ce genre de comportement ? C'est la France insoumise.
09:58Je pense qu'il y a 15 ans, on n'aurait peut-être pas eu cette image filmée dans une école d'art.
10:03Aujourd'hui, le fait que la France insoumise accepte un discours anti-flic participe à ouvrir la porte à des jeunes,
10:09qui sont parfois de gauche, qui sont parfois insoumis, et qui se disent « si Jean-Luc Mélenchon, si mes députés le font, pourquoi moi je ne pourrais pas le faire ? »
10:15Mais comme Jean-Luc Mélenchon, personne ne l'arrête, comme personne n'ose même se mettre en face de lui en lui disant
10:21« ce que vous dites, c'est inadmissible », y compris au niveau du pouvoir,
10:25ensuite, on tape sur des gamins alors qu'on ne travaille pas sur ceux qui sont à l'origine de cette tradition.
10:30Il me semble avoir entendu le président de la République parler de violences policières, je me suis trompé.
10:35Oui, sur Brut.
10:36Quand ça se délite au niveau de la tête du poisson, il ne faut pas étonner à derrière que ce soit pourri.
10:42Les arrêtes, elles tombent.
10:43D'ailleurs, vous avez raison Pierre Lelouch de rappeler qu'il y a eu un moment de rupture de confiance,
10:49c'est ce que disent en coulisses les forces de l'ordre, et parfois ils le disent en plateau,
10:53entre le président de la République et les forces de l'ordre au moment du drame et de l'affaire de Naël.
10:57C'est-à-dire que le président de la République avait dit que c'est inqualifiable...
11:02Inexcusable et inacceptable.
11:04Le policier était jugé avant même d'avoir été...
11:07Quand on rentre dans une gestion aussi calamiteuse, il ne faut pas que c'est étonné que ça retombe.
11:14Là, on vient de faire un peu moins de 17 minutes d'émission.
11:19Vous savez qu'en France, par exemple, toutes les 20 minutes, vous avez un refus d'obtempérer.
11:24Mais ce climat participe à tout ce qu'on voit.
11:2615 000 policiers blessés par an.
11:2715 000 policiers blessés par an.
11:28Mais c'est là où c'est intéressant.
11:29C'est vrai que la question d'aujourd'hui la haine anti-flic qui est en France n'incombe pas seulement à Jean-Luc Mélenchon.
11:37C'est-à-dire qu'on a eu les chiffres de la délinquance cette semaine qui sont intervenus.
11:41Jusqu'à preuve du contraire, Jean-Luc Mélenchon n'est ni président de la République, ni Premier ministre,
11:45ni membre d'un gouvernement depuis maintenant une vingtaine d'années.
11:48Donc la responsabilité, elle incombe surtout à ceux qui sont aux responsabilités.
11:50Pourquoi depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron, les homicides volontaires ont augmenté de 19% ?
11:57Pourquoi les tentatives d'homicide ont augmenté de 97% ?
12:00Pourquoi les violences sexuelles ont augmenté de 132% depuis Emmanuel Macron ?
12:04C'est ça aussi cette responsabilité-là.
12:05D'abord parce qu'on a voté des lois qui sont objectivement des lois qui sont complètement caduques une fois votées.
12:10Parce qu'on est incapable d'avoir une loi répressive en France.
12:13Sinon vous avez le sacro-saint Conseil constitutionnel qui vous empêche de voter ces lois.
12:17Et puis surtout vous avez en effet un président de la République sur la symbolique qui a lâché à plusieurs reprises les policiers.
12:23L'affaire des violences policières, très tôt dans son quinquennat, je crois que c'était en 2019,
12:27elle avait beaucoup choqué.
12:28C'était surbrut en fin d'année.
12:29Mais ce qu'il dit en effet pendant l'affaire Naël avait beaucoup choqué.
12:34Parce qu'il avait en effet condamné le policier qui va être jugé dans les prochains jours et dans les prochaines semaines pour meurtre.
12:39Il l'avait complètement condamné.
12:40Donc c'est vrai que les policiers aujourd'hui se sentent complètement délaissés par un pouvoir qui les a abandonnés.
12:45On est en train de vivre un moment de bascule, c'est clair.
12:49Philippe de Villiers disait tout à l'heure quelque chose de très très important parce que lui il a une mémoire historique.
12:53Moi je m'efforce de la voir en permanence.
12:55Le 13 mars, pas le 13 mai, le 13 mars 1958, ça a été la fin de la quatrième, quand la police s'est rebellée contre l'État.
13:05En disant voilà, on est votre dernière ligne de défense, on ne vous défend plus.
13:10Il y a eu des scènes mémorables à l'Assemblée nationale, député, sprégné, qui devait être protégé alors que...
13:17Bref, c'était le moment où ça a tourné.
13:20Et on est à un moment de ce genre parce que trop c'est trop.
13:24Il y a des coquelles molotovs dans les voitures de police, des policiers qui sont là pour nous protéger, qui se font tabasser toute la journée.
13:33Des autorités publiques au plus haut niveau de l'État qui disent que la violence est du côté des policiers, c'est juste pas possible.
13:39Je vais vous dire ce que je crains réellement dans toute cette histoire.
13:43C'est qu'à la fin, on finisse, parce que là, il y a une vraie mise en scène de la réaction de l'État.
13:48Tant mieux.
13:50Mais je crains qu'on mette en scène la réaction de l'État quand il s'agit de faire une sanction qui n'est pas trop coûteuse et qui ne dérangera pas grand monde.
13:59Sauf que là où il faudrait vraiment que l'État agisse, pour le coup, on se montre faible.
14:03Et là-dessus, je suis d'accord avec M. le ministre.
14:05Mais même sur le diagnostic.
14:07Il y a vraiment, quand on regarde par exemple, vous vous souvenez de ces policiers qui ont failli être brûlés dans leur voiture.
14:14Sincèrement, vous avez trouvé que la réponse judiciaire était à la hauteur de l'agression qu'ils ont vécue.
14:20On a eu comme ça des policiers qui se sont fait tabasser avec des délinquants qui n'avaient que des peines purement symboliques.
14:27Là, on détruit la police.
14:29Mais c'est intéressant aussi de voir le diagnostic.
14:31C'est-à-dire qu'il y a 13 ans, un certain Laurent Oberton publiait « La France orange mécanique ».
14:3913 ans plus tard, on voit que les chiffres de la délinquance ont explosé, que cette insécurité, elle est grandissante.
14:46On a eu un ministre de l'Intérieur en 2020 qui a eu le malheur de parler, c'était Gérald Darmanin, d'ensauvagement de la société.
14:56Un ensauvagement partagé et vécu par l'ensemble des Français.
15:00Le lendemain de cette déclaration, le ministre de la Justice disait « C'est un fantasme, la France n'est pas un coup de gorge, c'est un sentiment d'insécurité ».
15:07D'ailleurs, il a désormais le titre « Avis de ministre du Secrimeurité ».
15:10Gérald Darmanin qui se rendait l'année d'après.
15:13Vous vous souvenez à cette manifestation de policiers devant l'Assemblée nationale.
15:15L'information, c'est que demain, Laurent Nunez n'ira pas soutenir les policiers.
15:19Et Laurent Nunez qui a pris la parole ce matin sur France Inter pour dire « La France n'est pas un coup de gorge, la France n'est pas une France orange mécanique ».
15:28Alors, je vous propose d'écouter Laurent Nunez.
15:32Il y a une montée de la violence, c'est indiscutable, mais vous n'entendrez jamais dans ma bouche ce type de propos.
15:37Il y a une montée des violences qu'on retrouve sur l'augmentation des coups et blessures volontaires notamment, mais ce n'est pas un terme que j'emploierais.
15:43On ne vit pas dans la France orange mécanique ?
15:45Non, on ne vit pas dans la France orange mécanique, il faut arrêter de raconter n'importe quoi.
15:48On n'est pas dans une France coupe-gorge.
15:50Il y a effectivement des items de la délinquance qui augmentent, il y en a qui baissent et il y a une détermination forte des forces de sécurité intérieure pour lutter contre cela.
15:57Vous savez, quand on utilise des mots comme ça, il faut faire attention aux mots qu'on emploie.
15:59On a une image, la France à l'international.
16:02Je tiens quand même à rappeler qu'on a explosé la fréquentation touristique en 2025, notamment à Paris.
16:07Certains disent que c'est devenu un coupe-gorge.
16:09On a explosé la fréquentation touristique.
16:11Donc voilà, il faut rester raisonnable.
16:12Quand on est un responsable politique, on défend aussi les intérêts de son pays.
16:15Et Laurent Auberton lui a répondu jusqu'au bout du déni, alors que les records historiques des tentatives de meurtres, coups et blessures, violences sexuelles viennent comme chaque année d'être battus.
16:25Six fois plus de blessés qu'il y a 30 ans, dixi de son propre ministère.
16:29Mais il ne faut pas en parler.
16:31Nous recommande-t-il pour préserver notre image ?
16:34Le réel est décidément leur fléau, dit Laurent Auberton.
16:39Et Laurent Nunez, alors il est sur la sémantique, c'est quand même quelqu'un qui a été préfet de police de Paris, qui est très proche des forces de l'ordre, qui est plutôt d'ailleurs appréciée des forces de l'ordre.
16:50Mais il a, dans la sémantique, il est plus proche.
16:53Mais il est gauche.
16:54Voilà.
16:55Il n'est pas capable de donner un nombre d'étrangers dans ce pays.
16:58Mais il a un discours qui ressemble plus à celui peut-être d'Olivier Faure sur la question de sécurité que d'Éric Cioty.
17:07Bruno Retailleau.
17:08Quand il est arrivé au ministère de l'Intérieur, il a dit, moi je ne vais pas du tout avoir la même méthode que Bruno Retailleau parce que moi je suis un humaniste.
17:13Vous m'excuserez.
17:14Bon, ça traduit quand même une certaine, voilà, une certaine, comment dire, obédience de gauche qui est traduite par tous les propos de M. Nunez.
17:23C'est-à-dire qu'il a des chiffres.
17:25Comment dire aujourd'hui qu'on n'est pas dans une France orange mécanique quand il y a 473 000 violences physiques en France, qu'on est à quasiment 1300 par jour, que tous les chiffres augmentent ?
17:34Oui, oui, les combriolages baissent.
17:36Ça c'est vrai, il a raison Laurent Nunez.
17:38Les violences sans armes baissent, il a raison.
17:39Alors quand vous dites 470 000 faites violences physiques, 13 000 recensées, ce qui est important c'est de voir ce qu'il y avait 10 ans auparavant.
17:47C'est entre 2016 et 2026 une augmentation de 70%.
17:52Que 470 000 faites violences physiques sur notre sol en 2025, c'est plus que la population de Nice ou encore la population de Montpellier ou encore la population de Nantes.
18:05Et c'est comme ça qu'on se rend compte qu'on n'est pas dans le sentiment d'insécurité mais qu'il y a une insécurité qui est grandissante et une violence qui est grandissante.
18:12Mais je vais vous dire, qu'il soit de gauche, de droite ou du sol, je m'en fiche.
18:15Si à la fin de l'année, les chiffres, tous les chiffres sont en train de baisser et que grâce à sa méthode ça fonctionne, on ne fait pas les mains.
18:24Il fait une grave erreur en n'étant pas avec ses policiers demain.
18:30Ah bon ? Je vous pensais ?
18:32Ah oui ? Son rôle c'est d'être avec ses policiers, de les défendre, de leur dire qu'il est avec eux et qu'il se battra pour les mêmes choses, c'est-à-dire des moyens.
18:41C'est leur ministre, vous imaginez un ministre qui est contre son administration ?
18:44Personnellement, si j'y étais, c'est ce que je ferais.
18:46Oui, mais sauf que ce n'est pas forcément un ministre qui est contre son administration.
18:50Il se bat pour avoir un budget suffisant et il est au plus près des forces de l'ordre.
18:54Il peut se dire aussi que ce n'est pas mon rôle de manifester avec les policiers.
18:57Ce sera vécu comme ça ? C'est vécu comme une rupture ? Il y a des choses, c'est comme, je ne sais pas, quand vous mariez votre enfant, vous venez au mariage, c'est tout.
19:07Mais il y avait eu une manifestation, si je ne m'abuse, des policiers au pied de l'Assemblée nationale.
19:12En 2021, absolument.
19:12En 2021, avec cette phrase de Fabien Van Damerlich, le problème de la police, c'est la justice.
19:18Tout le monde avait commenté cette séquence plutôt que de se dire, pourquoi un policier qui est sur le terrain explique que le problème de la police, c'est la justice aujourd'hui ?
19:26Et force est de constater que quelques années plus tard, peut-être qu'il n'avait pas forcément tort.
19:31Et je crois que, mais tous les députés étaient venus, et je crois qu'à l'époque, le ministre de l'Intérieur de l'époque était passé.
19:36Gérald Darmanin, absolument, avait été dans cette manifestation.
19:40Bien sûr, c'est ce que je vous ai dit.
19:41À un moment donné, il le paiera un jour, parce que les policiers, ils sont très attachés à la présence.
19:46C'est normal de ne pas avoir son ministre avec soi dans une affaire comme celle-là, parce que tout le monde se bat pour la même chose, à savoir la défense de la République.
19:54Il est 20h25 sur CNews.
19:58On revient dans un instant, et je rappelle aux téléspectateurs de CNews que c'est Sarah Knafow qui sera l'invité de la France en face.
20:07Sarah Knafow qui sera interrogée, évidemment, par Laurence Ferrari et Sonia Mabrouk.
20:13Restez avec nous.
20:14Je suis tombé sur une actualité incroyable.
20:16Une plainte déposée contre Thierry Mariani.
20:19Vous savez qu'il est candidat à la mairie de Paris, Thierry Mariani.
20:23Pour provocation à la discrimination au logement, c'est SOS Racisme qui attaque Thierry Mariani.
20:29Parce que je crois qu'il a comme objectif de dire, pour les logements sociaux, priorité à ceux qui sont de nationalité française.
20:37C'est la loi.
20:37Non mais, SOS Racisme voudrait attaquer Thierry Mariani.
20:42Bon, nous en parlons dans un instant.
20:43Quasiment 20h30 sur CNews.
20:49Quand on en parle sur CNews, ça fait bouger les choses.
20:53Un individu qui squattait des caves d'un immeuble dans le 20e arrondissement de Paris a enfin été expulsé.
21:00Nos équipes s'étaient rendues sur place il y a quelques jours.
21:03Et Marine Saboura va nous expliquer que c'est enfin la fin du calvaire pour les habitants.
21:09Et vous dites que, heureusement que parfois, vous placez la focale sur des sujets comme celui-ci,
21:16des sujets ô combien importants, qui permettent de faire bouger les choses.
21:20Si vous n'en parlez pas, ça dure, ça dure, ça dure.
21:22Et tout le monde s'en fiche.
21:23Je suis quand même sidéré de voir une chose.
21:25Moi, depuis la semaine dernière, c'est le peu d'intérêt qu'ont eu les médias concernant le drame à Nice.
21:33Et cette femme de 90 ans qui dit avoir été violée par un individu.
21:37C'était il y a une semaine, jour pour jour.
21:38Elle se réveille le matin, elle pense ouvrir à son infirmière.
21:43Et elle dit avoir été violée par un individu qui est désormais placé en détention provisoire,
21:47sous le coup d'une OQTF.
21:48Je suis sidéré de voir que depuis une semaine, il n'y a que très peu de médias.
21:53Il fallait parler des lunettes d'Emmanuel Macron.
21:54Non, mais il n'y a eu que très peu de médias qui ont parlé de ce sujet.
21:57Mais c'est la même logique que quand...
22:00Je n'arrive toujours pas.
22:00Je n'ai pas la grille de lecture.
22:01Je n'ai pas la grille de lecture.
22:03Je n'arrive pas à comprendre.
22:05Je vous jure, je n'arrive pas à comprendre.
22:07Je ne sais pas pourquoi.
22:08Est-ce qu'ils veulent cacher la vérité ?
22:09Non, parce que vous avez d'autres faits dramatiques qui sont traités, surcommentés, etc.
22:14Je n'arrive pas à comprendre.
22:15Et je n'ai toujours pas la réponse à cette question.
22:17Et je vous assure que c'est une question qui m'habite depuis une semaine.
22:19Un fait divers gravissime, qui était cet incendie à Grand-Antana, ça, ça a pris tout l'année.
22:24Ah bah oui, mais c'est normal.
22:25Mais ça, c'est un fait divers.
22:27Le silence tient en un mot.
22:28Le viol de cette dame de 90 ans, ce n'est pas un fait divers.
22:31C'est un fait de société.
22:32Parce que ce genre d'attitude se reproduit tout le temps.
22:35Donc le déni sur le deuxième cas s'explique par la politique générale du gouvernement.
22:40Marine Sabourin nous explique en quoi, justement, les choses ont changé concernant ce squat.
22:45Après plus d'un an de combat, le squatteur a finalement été expulsé mardi par les forces de l'ordre.
22:52Une expulsion qui intervient seulement une semaine après notre reportage édifiant.
22:57Notre équipe avait rencontré ce squatteur qui terrorisait absolument tout l'immeuble.
23:01D'ailleurs, nous étions les seuls avec nos confrères du Parisien à relayer cette information.
23:06Ce squatteur, il vivait donc avec sa femme dans les caves de l'immeuble.
23:09Je vous propose de l'écouter.
23:11La première fois quand j'ai rentré, j'ai dormi là.
23:13Là, là, tu ne peux pas rentrer.
23:18La poubelle, les autres, les gens, c'est normal, tranquille.
23:22Sa femme expliquait d'ailleurs à nos journalistes qu'elle en avait marre des allées et venues des forces de l'ordre
23:27et qu'elle comptait porter plainte contre eux pour des faits de harcèlement.
23:30En tout cas, cet homme, il est soupçonné de trafic de stupéfiants et de cigarettes dans le hall de l'immeuble.
23:36Il avait même montré fièrement à nos journalistes qu'il portait un bracelet électronique.
23:40Vous l'avez donc compris, c'était l'enfer pour les habitants.
23:44Des habitants qui se sentaient totalement abandonnés par la mairie de Paris puisque l'immeuble est géré par Paris Habitat.
23:50C'est le bailleur social de la ville de Paris.
23:53Je rappelle que ça faisait un an et cinq mois que cet individu s'était installé dans les caves de l'immeuble.
23:58J'ajoute aussi que ça représentait un coût financier important pour les locataires
24:02puisque les squatteurs s'étaient branchés sur le réseau électrique de l'immeuble
24:05et les charges avaient drastiquement augmenté en raison de leur consommation.
24:09J'ai eu le temps à reste.
24:09C'est-à-dire qu'en fait, il y a tellement d'affaires de squat en France.
24:12Il y en a quasiment plus de 1500 chaque année.
24:14Évidemment, les médias, quand ils sont de bonne conscience, ne vont pas sur ces sujets-là
24:21parce que ce serait dur de parler des 1500.
24:22Donc c'est vrai que quand on desserre la focale et quand on regarde, ou quand on serre la focale plutôt,
24:27et quand on regarde les choses de manière extrêmement concrète quand on donne,
24:30eh bien ça montre que le politique peut réagir parfois.
24:34Le politique qui n'est peut-être pas au courant parce qu'encore une fois,
24:38le politique souvent il voit un tableau Excel du nombre de squats
24:40et il vous dit qu'il faut intervenir sur celui-là.
24:42Quand il y a des images, c'est beaucoup plus difficile de les passer sous scellerance
24:45et de les balayer d'un revers de main.
24:47Donc c'est pour ça que ce genre de reportage peut faire bouger les choses.
24:49Et au-delà de ce reportage et au-delà de ce sujet-là,
24:52moi je constate que cette semaine, et certains diraient que c'était très important, existentiel,
24:57on a eu une procédure accélérée pour interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans
25:03sans savoir comment on va le mettre en place.
25:05Et est-ce que demain, lorsque nous, majeurs, on va devoir utiliser les réseaux sociaux,
25:10il faudra montrer en quelque sorte une carte d'identité ?
25:14Qui récupérera toutes les données ?
25:15Je constate que là, il y a procédure accélérée,
25:18mais pour ce qui concerne la sécurité du quotidien,
25:21les questions migratoires, il n'y a pas forcément de procédure accélérée.
25:24Une loi tous les deux ans et des lois imparfaites.
25:26Parce qu'on pourrait reparler du problème dans le texte de cette loi anti-squat
25:30qui laisse énormément de place et qui, en fait, défend le squatteur plus que le propriétaire.
25:34Le Sénat, cette semaine, est en train de reformuler un petit peu le texte,
25:37de faire en sorte que ce soit plus facile d'expulser des squatteurs.
25:40Mais tous les propriétaires qui ont vécu ce drame vous disent que c'est un enfer.
25:43Parce qu'ils ont la loi pour eux et les squatteurs le savent.
25:46A tel point désormais que les gens se font justice eux-mêmes, Pierre Loche.
25:49En l'espèce, on a quand même affaire à la mairie de Paris.
25:52C'est-à-dire Madame Hidalgo, sa politique de logement,
25:55qui consiste à grand renfort de publicité,
25:59de mettre Paris Habitat quand ils achètent à des prix invraisemblables
26:03un immeuble Place des Vosges, par exemple, ou Avenue Montaigne,
26:06pour faire du logement social.
26:07Ça, vous en avez plein la presse.
26:09Par contre, quand Paris Habitat ne s'occupe pas de ce genre de choses
26:13dans un immeuble où il y a des gens pas fortunés nécessairement,
26:16qui n'y arrivent pas, ça dure depuis des mois,
26:18il faut envoyer une caméra de télé pour qu'il se passe quelque chose.
26:22Alors justement, on reste sur l'immobilier.
26:25Je croyais vraiment que c'était une information qui était une fake news.
26:30J'étais assez surpris de voir que, déjà, SOS Racisme est toujours actif sur les questions d'antisémitisme, etc.
26:39Je ne sais pas s'ils sont aussi rapides.
26:41Thierry Mariani, candidat RN à la mairie de Paris,
26:44est visé par une plainte de la Maison des Potes pour provocation à la discrimination au logement
26:50en raison de sa promesse de campagne d'instaurer la priorité nationale.
26:55Alors moi, je pensais que c'était SOS Racisme.
26:57Cette plainte transmise au parquet de Paris récemment mentionne le site internet dédié à la candidature de Thierry Mariani.
27:04On pouvait y lire « Instaurer la priorité nationale » juste au-dessus de la phrase dans la même fenêtre,
27:09« Garantir aux Parisiens et travailleurs l'accès au logement social.
27:12Il s'agit d'une violation manifeste de la loi et du principe d'égalité prévu par la Constitution.
27:17Ce type de promesse porte atteinte à l'État de droit », a commenté Jérôme Carsenti,
27:21qui porte cette plainte. Jordan Bardella a réagi sur Twitter
27:26parce qu'il souhaite réserver les logements sociaux aux citoyens français.
27:29Notre candidat au municipal est victime d'une persécution judiciaire
27:33par une officine liée à SOS Racisme.
27:35Pardonnez-moi, c'est une officine liée...
27:37La Maison des Potes, ils sont ensemble.
27:40Oui, mais ce n'est pas SOS Racisme.
27:41Oui, mais ils sont encore plus à gauche qu'SOS Racisme.
27:43Vous connaissiez la Maison des Potes ?
27:44Ah oui, on connaît trop bien.
27:46Hélas, valeur actuelle a eu affaire à la Maison des Potes.
27:48Et il y a une subvention publique ou pas la Maison des Potes ?
27:51Certainement.
27:52C'est une mesure de bon sens pour faire face aux difficultés à se loger
27:55éprouvées par nos compatriotes, notamment Modeste.
27:57Il a mon soutien total.
27:59Donc attention, ce n'est pas SOS Racisme, c'est une officine liée à SOS Racisme.
28:03Enfin, c'est une autre association qui s'appelle la Maison des Potes.
28:07Oui, donc ce n'est pas SOS Racisme.
28:08Je présente mes excuses à M. Sopo.
28:12Ils ne vont pas vous en vouloir, je pense.
28:13Attendez, il faut toujours être clair.
28:16Céline Pinay, qu'est-ce que vous en passez de cette affaire ?
28:21En fait, elle est basée sur un refus profond de la gauche de comprendre que finalement,
28:28si vous allez par là, la citoyenneté, c'est une préférence nationale.
28:32De toute façon, le fait d'être citoyen d'un pays fait que vous avez des droits
28:37qu'un étranger n'aura pas.
28:39Donc, commencer par hurler, par sauter sur sa chaise, dès qu'on entend préférence nationale,
28:45pour dire que c'est du fascisme, il va falloir quand même que la gauche se calme,
28:49parce que si on va par là, la citoyenneté elle-même est fasciste.
28:52Donc là, ça commence vraiment à poser un problème.
28:55Sur ces questions-là, ce sont des questions qu'il faut poser sur la table,
29:00tout simplement parce que quand vous arrivez à une société qui n'est plus une société unitaire,
29:05qui est une société dans laquelle les tensions sont extrêmement forces
29:08et une société dans laquelle les ressources diminuent,
29:12toute la question du social, toute la question de la répartition,
29:17toutes ces questions-là, elles vont devenir de plus en plus en tension
29:21et de plus en plus conflictuelles.
29:23Et on ne les réglera pas par ce type d'injonction
29:27ou ce refus de se demander qui peut être prioritaire sur l'accès à un certain type d'aide.
29:35Ça, c'est devant nous de toute façon.
29:36Il faudra un jour se poser la question de l'utilité de ces associations.
29:39Parce que, pardon, mais...
29:40La maison des potes.
29:41Vous avez des médias, vous avez des partis politiques,
29:43vous avez des militants qui vous disent qu'ils sont harcelés,
29:45parce que ce sont des procédures baillons, concrètement,
29:47qui tentent de faire taire, là en l'occurrence, un candidat à une élection.
29:49Ils sont très procéduriés, faites attention,
29:52parce que là, ça peut être de la diffamation.
29:54Et le Saint-Arcôme va être sur moi.
29:56Mais c'est le cas, pardon.
29:57Ils sont extrêmement procéduriés.
29:59Ils passent leur journée à déposer des plaintes
30:01pour des motifs complètement ridicules.
30:04Je peux vous dire que si vous dites qu'il y a un lien factuel
30:07entre une partie de l'immigration et l'indélinquance,
30:09vous pouvez recevoir une plainte dans votre boîte mail.
30:12Par la maison des potes ?
30:13Mais par des associations de ce genre-là,
30:15parce que c'est la même idéologie.
30:17Et honnêtement, ils passent leur journée à faire ça.
30:18Tentez le coup, là.
30:18Dites-le pour voir.
30:20Il y a un lien factuel entre une partie de l'immigration et l'insécurité.
30:23Vous verrez que si vous avez un PDG d'une association
30:26qui passe sur la chaîne,
30:28on peut me porter plainte pour essayer de faire taire certaines voix.
30:32Et c'est dramatique, parce qu'on a souvent Julien Dré sur cette chaîne.
30:36Quand il vous explique la déchéance de l'association SOS Racisme,
30:40même si en l'occurrence, là, ce n'est pas directement elle,
30:42il vous explique bien que ces associations n'étaient pas au départ faites pour cela.
30:46Elles n'étaient pas faites pour faire des procédures,
30:48ridicules, quotidiennes, en bout de chaîne,
30:52contre un candidat qui ose faire la priorité nationale,
30:54qui est quand même un principe de base de toute nation.
30:56Parce qu'il faudra rappeler que la priorité nationale, c'est la base.
30:59C'est-à-dire que sinon, il n'y a pas de nation, il n'y a pas de priorité nationale.
31:01Il y a des gens qui votent, il y a des gens qui n'ont pas le droit de voter.
31:03Vous avez des gens qui n'ont pas le droit de travailler.
31:05Donc, il faudrait savoir.
31:07Je suis en train de regarder s'il existe encore des subventions publiques
31:11concernant cette association, la maison des potes.
31:15Mais bon, là aussi, il faudra faire toute la lumière là-dessus.
31:18Actualité judiciaire à présent.
31:20Et vous savez que tout au long de la semaine,
31:21on a suivi l'ouverture du procès en appel de Samuel Paty.
31:25Vous le savez, dans une vidéo publiée ce jetis sur Instagram,
31:28Bruno Rotaillot a estimé que Francis Villemin était en train de justifier l'injustifiable.
31:32Maître Villemin, qui est l'avocat de l'un des suspects.
31:39Abdelhakim Sefrioui.
31:40Sefrioui, effectivement, prédicateur islamiste franco-marocain de 70 ans.
31:44Un père de famille qui oblige visiblement à ses filles de 9 ans et sa femme à se voiler
31:47selon ce qui ressort du procès.
31:50Il était à la barre aujourd'hui.
31:52Il a répondu à de nombreuses questions.
31:54Le point complet, il est signé en guillemont.
31:57L'interrogatoire de personnalité a décrit Abdelhakim Sefrioui
32:00comme un homme largement imprégné par sa religion,
32:02un homme qui a dirigé une librairie spécialisée dans la littérature islamiste
32:06avec notamment des écrits d'un des fondateurs des Frères Musulmans.
32:10Il a aussi créé une association à qui il a donné le nom du fondateur du Hamas.
32:16Sa vie privée a aussi été dépeinte.
32:18Ses enfants qu'il a retirés de l'école après la primaire.
32:21Sa fille qu'il a voilée à l'âge de 9 ans à peine.
32:24Sa femme à qui il a demandé de porter le voile après le mariage.
32:27Et la polygamie qu'il a voulu instaurer au sein de son couple.
32:31A chacune des questions posées, des explications demandées.
32:34Abdelhakim Sefrioui a répondu par de longues phrases,
32:38au sens souvent difficile à comprendre.
32:40De quoi a donné le sentiment qu'il avait parfois de la peine à assumer ses actes.
32:45Je vous propose d'écouter à présent Thibaut de Montbréal.
32:49La procureure a rappelé qu'on a trouvé chez lui en perquisition les ouvrages de Al-Karadaoui
32:53qui est le grand théoricien des Frères Musulmans.
32:57Les ouvrages et même lui à la fin de sa vie avaient été interdits de territoire français.
33:03Tout ça adresse à petites touches impressionnistes pour cette cour d'assises
33:08le tableau de qui est vraiment M. Sefrioui.
33:12La façon dont M. Sefrioui a élevé ses enfants est un autre marqueur vraiment fort de cette radicalité.
33:22Il a déscolarisé ses enfants.
33:24Il a contraint sa fille dans des conditions de pression, y compris physiques, éprouvantes,
33:30qui ont été évoquées à l'audience, à porter le voile quand elle était petite.
33:35Donc, y compris dans l'organisation de sa vie personnelle et familiale,
33:40M. Sefrioui est resté dans cette cohérence de la primauté absolue du fait islamiste
33:51au sens de la façon dont la vie intégrale doit être, que ce soit sur le plan personnel
33:57ou dans l'entourage public et professionnel, dont cette vie doit être régie.
34:02Céline Pina, vous qui vouliez aborder les frères musulmans au début d'émission
34:12et sa propagation parfois sur le territoire national,
34:17il y a au cœur du procès, bien sûr, l'islamisme, l'islam politique
34:21et cette mouvance-là qui est non loin de certains des suspects.
34:24Oui, il en est, j'allais dire, un composé chimiquement pur, M. Sefrioui.
34:30Ce qui est très intéressant, c'est de voir à quel point la stratégie de défense
34:35est obligée d'épouser, en fait, tous les éléments de langage des frères musulmans.
34:39Et c'est pour ça que ça nous fait réagir et que ça nous choque.
34:42C'est-à-dire que l'idéologie aujourd'hui et le regard très particulier
34:47que portent les frères musulmans sur la façon dont nous fonctionnons en France aujourd'hui,
34:51c'est l'avocat qui est en train de délivrer, de dérouler tous ces éléments de langage.
34:57Et ça explique à la fois la violence de ce qu'il raconte.
35:01Et là, on voit très bien que ces gens essaient de transformer ce procès en procès politique.
35:06Il est évident que dans ces cas-là, ça ne va pas alléger la peine de M. Sefrioui.
35:10M. Sefrioui est utilisé pour que le discours des frères musulmans puisse être repris dans la presse,
35:18simplement en disant, nous reprenons ce que dit l'avocat.
35:21C'est encore une manière de diffuser cette pensée.
35:24Et il faut rappeler, la semaine dernière, rappelons que le Parti Socialiste et la France Insoumise
35:30ont refusé de voter une résolution afin que les frères musulmans soient...
35:34soit il y a un vote au Parlement européen pour que les frères musulmans soient classés
35:40comme organisation terroriste, vers le louche.
35:43Oui.
35:43Quand vous avez un avocat, je pense aussi pour se faire une clientèle et se faire un nom,
35:50quand un avocat reprend tous les arguments, effectivement, des frères musulmans,
35:56à savoir que c'est Patti qui est la cause de sa mort, c'est Patti qui discriminait ses élèves musulmans.
36:05C'est donc lui qui aurait dû être sanctionné.
36:08Et là où c'est totalement pervers, c'est que l'avocat dit, s'il avait été sanctionné, il sera encore vivant.
36:15Autrement dit, mon client est parfaitement innocent.
36:17Lui, il a juste alerté sur ce que cet homme-là faisait en demandant à ce qu'il soit fonctionné.
36:22Mais s'il avait été sanctionné, il sera encore vivant.
36:24Donc c'est le mort qui est coupable.
36:26Ce n'est pas du tout ceux qui ont appelé sa mort.
36:28Ce n'est pas celui qui avait le couteau.
36:31C'est le professeur lui-même qui s'est tué parce qu'il a violé, il a discriminé les enfants musulmans.
36:40Donc il fait de l'islamophobie.
36:42Donc on est dans un pays maintenant où la notion d'islamophobie qui a été inventée en Iran,
36:46c'est les Ayatollahs qui ont inventé ça, qui l'ont diffusé partout.
36:50Donc l'islamophobie, dès que vous mettez ce mot-là, tout est possible derrière.
36:54C'est-à-dire qu'ils ont droit à tout.
36:56La charia est supérieure à la loi de la République.
36:59Parce qu'il a discriminé les élèves, il aurait dû être sanctionné.
37:02Et à partir de là, il est responsable de sa propre mort.
37:06Cet avocat, franchement, mériterait une médaille de mauvaise foi.
37:10Et j'espère que le barreau ira le sanctionner.
37:13Quand on se souvient de la manière dont a été traité, par exemple, dans les médias,
37:18l'avocat de Gérard Depardieu, maître Assousse, pendant le procès de Gérard Depardieu,
37:23on lui a reproché ce qu'il faisait en dehors des prétoires, sa technique dans les médias.
37:28Est-ce que là, on va lui reprocher, à M. Villemin, de parler comme ça dans les médias,
37:33d'être aussi fort et surtout de mettre du sel dans des plaies françaises qui sont encore extrêmement vivaces ?
37:41Je rappelle que Francis Villemin a affirmé ce mardi que Samuel Paty commettait des discriminations
37:45envers les élèves musulmans.
37:47L'avocat de la sœur de Samuel Paty, Michael Thibault de Montbriel, a répondu à ses propos
37:51en affirmant qu'Abdelhakim Seffrioui reprenait via son avocat les discours des frères musulmans.
37:56Vous avez parlé des accusations en islamophobie.
38:00Ayons une pensée pour la famille de Samuel Paty, pour Samuel Paty,
38:02parce qu'on sait à quel point être accusé d'islamophobie peut avoir des conséquences extrêmement graves.
38:08Et ça rejoint le thème suivant, parce que ces accusations en islamophobie,
38:16une candidate à la présidence de la République les a prononcées,
38:20non pas sur notre sol, mais depuis Alger, après avoir échangé avec le président du régime algérien,
38:28le président Tebboune.
38:29Je n'ai de cesse depuis que nous parlons du régime de Tebboune et du régime algérien
38:40de séparer le régime de la population, parce que là aussi c'est très important de le faire.
38:44Mais je constate que Ségolène Royal avait fait comme promesse d'aller en Algérie
38:48pour essayer de renouer le lien entre les deux pays,
38:51et que c'est sur le sol algérien qu'elle va attaquer en islamophobie et en algérophobie la France.
39:00Un néologisme effectivement qu'on ne connaissait pas.
39:03Écoutons Ségolène Royal.
39:05Sachant qu'il y a en France 7 millions de personnes, y compris les binationaux,
39:11qui sont concernées par l'Algérie.
39:137 millions de personnes.
39:14Et ces personnes, elles souffrent aujourd'hui.
39:17Elles sont victimes d'islamophobie, elles sont victimes d'algérophobie,
39:22parce qu'à force d'entendre des agressions verbales sans arrêt sur les Algériens,
39:29ça finit par contaminer.
39:31Et rien n'est pire que la contamination de la violence et du dénigrement.
39:36Charles Rodouel qui lui a répondu, député ensemble pour la République,
39:39on aimerait avoir un peu plus de députés, notamment du camp macroniste,
39:44qui puissent avoir le courage de Charles Rodouel.
39:47Alors il va loin Charles Rodouel, il parle de trahison d'État.
39:51Attendez, on écoute Charles Rodouel et vous y allez.
39:55Pour moi, son initiative, lorsqu'elle qualifie la France d'algérophobie sur le territoire algérien,
40:00s'apparente à une forme de trahison d'État.
40:03Je pense que ce mot n'est pas de trop, puisqu'on est dans une situation, comme vous le savez,
40:07très complexe vis-à-vis du régime algérien.
40:10Et donc le fait qu'une ancienne candidate à la présidentielle,
40:13qui a été ministre d'État de la République française,
40:15se rende en Algérie pour tenir de tels propos,
40:17pour moi s'apparente à vraiment, oui, un scandale politique.
40:22Un scandale politique, une trahison d'État.
40:25Oui, il y a une longue tradition en France de collabos,
40:28d'intellectuels collabos, d'artistes collabos, de politiques collabos,
40:31qui sont allés successivement à Berlin en 1942,
40:35ensuite chez Staline pour adorer Staline,
40:37ensuite chez Mao pour adorer Mao,
40:40alors de Sartre à Foucault, enfin des dizaines de noms.
40:43Madame Royal ajoute une nouvelle équipe.
40:47Maintenant, c'est le voyage où on va lécher les babouches
40:50des dictateurs algériens au nom de l'islamophobie commise par la France.
40:56Je voudrais juste rappeler une chose à ceux qui nous écoutent.
40:59Qui a colonisé l'Algérie ?
41:02Qui a fait la mission civilisatrice ?
41:04Comment il s'appelait ?
41:06Comment il s'appelait ?
41:06Allez-y.
41:07Jules Ferry.
41:08Qui était contre ?
41:09Quelqu'un comme Clémenceau qui a dit
41:10« Mais qu'est-ce que vous faites ? »
41:12La gauche française, au nom des valeurs de la révolution,
41:17de l'égalité des peuples,
41:18elle a été colonisée et elle a lâché la puissance.
41:21Qui a coupé la tête de 56 Moudjahidines de l'époque en Algérie ?
41:32Qui est-ce qui a coupé les têtes ?
41:34Quel était le ministre de l'Intérieur qui a le plus coupé les têtes
41:37des Moudjahidines algériens qui se battaient pour l'indépendance du FLN ?
41:41Un certain François Mitterrand.
41:42Qui était le patron de Ségolène ?
41:45C'est même Mitterrand qui a inventé Ségolène Royal
41:47et son copain de l'époque qui s'appelait François Hollande.
41:50Donc quand j'entends des leçons d'islamophobie
41:54par les gens qui nous ont amenés dans cette...
41:56Moi je considère la colonisation comme une faute gravissime
42:01de la France de l'époque
42:02que nous payons aujourd'hui, tous les jours.
42:05Le regroupement familial, les problèmes d'immigration,
42:08les mémoires croisées, le vivre à côté ou pas le vivre à côté,
42:12les vivre ensemble, tout ça, c'est le résultat de ceux
42:14qui ont été colonisés des pays qui n'étaient pas les nôtres,
42:17qui n'avaient pas la même culture
42:18et qui leur racontaient n'importe quoi
42:20avec des statuts de nationalité différents.
42:23Rappelez-vous les systèmes qui avaient été inventés en Algérie quand même,
42:26où tout le monde était français
42:27mais les arabes n'étaient pas vraiment français
42:29puisqu'ils étaient régis par la loi musulmane.
42:32C'est ça qu'ont inventé les Jules Ferry de l'époque.
42:35Ce procès de la gauche qui a fait ça
42:37n'a jamais été instruit en France
42:38et pourtant c'est l'essentiel.
42:40Alors quand j'entends cette bonne femme
42:42qui ne veut faire qu'une chose et continue à exister,
42:44elle a besoin d'être dans la photo, elle est comme Macron,
42:47je vais être dans la photo.
42:48Elle est capable de dire n'importe quoi
42:50pour essayer de continuer à exister en France.
42:52Alors je me suis dit, c'est la colère d'un ministre que...
42:56Je ne supporte pas, je ne sorte pas.
42:58Je me demande s'il faut peut-être, en pensant au Saint-Arcum,
43:02évidemment modérer...
43:02Pourquoi c'est faux ce que j'ai dit ?
43:04Je ne sais pas mais je regarde quand même le Saint-Arcum,
43:06vous êtes bien gentil.
43:07Je demande à Saint-Arcum de lire le livre d'un historien autoproclamé
43:11grand ami de M. Macron qui s'appelle Stora.
43:14Stora a écrit un bouquin sur Mitterrand et la guerre d'Algérie.
43:16Je dois vous montrer.
43:17Vous allez avoir le nombre de têtes coupées par Mitterrand.
43:19Je n'ai pas vu la lumière de l'ordre.
43:22Je me permets de dire qu'évidemment,
43:24c'est une parole qui autour de ce plateau est une parole libre
43:27et que...
43:28Fondée sur des faits.
43:28L'ancienne paternité de vos propos, bien sûr.
43:32C'est vrai que la colère de Pierre Lelouch, elle est compréhensible.
43:33On pourrait parler d'une forme d'intelligence avec l'ennemi.
43:37Rappelons quand même qu'il y a actuellement,
43:39ce n'est pas parce qu'elle a dit qu'elle allait le voir
43:41et qu'elle l'a vu, en l'occurrence Christophe Glez
43:43qui est retenu pour des raisons complètement funestes
43:45parce qu'il a fait un voyage,
43:48parce qu'il a fait un reportage en Kabylie,
43:49il est retenu, il est accusé d'apologie du terrorisme quand même.
43:53C'est quand même absolument lunaire
43:54et on pourrait d'ailleurs le dire que Christophe Glez,
43:57on ne lui reproche pas la même chose que Bollem Sansal.
44:00Il n'est pas très à droite Christophe Glez.
44:01On pourrait même dire qu'il est plutôt à gauche.
44:03Donc on voit très bien que le régime algérien le détient
44:05pour de mauvaises raisons.
44:07Et y aller aujourd'hui, parler mal de la France,
44:10faire d'un discours anti-France,
44:12c'est un petit peu choquant et je pense que ça traduit
44:14une volonté de Sélène Royal de faire de la communication.
44:18Il y a juste une chose, c'est que d'abord,
44:19elle ne représente plus personne.
44:21Elle est présidente de l'association France-Algérie.
44:24France-Algérie, association qui a été créée
44:26par le général de Gaulle en 1963.
44:28Qui a été totalement dénaturée, totalement dénaturée.
44:30On est bestien ligné.
44:31Moi, j'aimerais bien qu'on m'explique qui en France est algérophobe.
44:35Parce qu'en France, il n'y a pas d'algérophobie,
44:36il y a une algérophilie.
44:38Je veux dire, on a tout donné.
44:39Quand je dis on, c'est les gouvernements successifs
44:40depuis la fin de la guerre de l'Algérie,
44:42ont tout donné à l'Algérie.
44:44Les accords d'Alger de 68 sont à l'avantage de l'Algérie.
44:48Les gouvernements successifs ont tout fait
44:50pour aller dans le sens de la rente mémorielle
44:52qu'a tenté d'imposer les gouvernements algériens successifs.
44:55On leur a tout donné.
44:56Regardez les déclarations du Quai d'Orsay
44:59lorsque M. Sandsal était en prison.
45:03Quelle ligne a été adoptée par la France ?
45:05C'était la ligne de fermeté de Bruno Rotaillot
45:07ou c'était la ligne de soumission
45:08imposée par Jean-Noël Barraud et Emmanuel Macron ?
45:11C'est Emmanuel Macron qui a gagné ce bras de fer.
45:13On a toujours été...
45:15Les gouvernements français ont toujours été
45:16dans le camp de l'Algérie.
45:17Donc, il y a une algérophilie.
45:19Et je ne parle même pas de la France insoumise
45:20ou de M. Dologu qui se rend en Algérie.
45:22Mais Jean-Luc Mélenchon,
45:23il n'avait pas parlé d'algérophobie.
45:25Donc, effectivement...
45:26Et d'ailleurs, il doit être très en colère ce soir.
45:27Et en revanche, à Alger,
45:29vous n'auriez pas pu trouver le néologisme
45:31de Ségolène Royer ?
45:32Je peux vous dire qu'à Alger,
45:33en Algérie et auprès du gouvernement de M. Tebboune,
45:36il y a une francophobie en revanche.
45:38Parce que qui a abandonné le français
45:39dans les écoles algériennes ?
45:41C'est le gouvernement algérien.
45:42Qui a remis dans l'hymne algérien
45:45des pamphlets et des textes anti-français ?
45:48C'est le gouvernement algérien.
45:49Donc, qu'on remette l'Église au milieu du vilain.
45:51Qui a mis sur le pupitre,
45:53le pupitre sur lequel elle parlait,
45:55le mot « Republic of Algeria ».
45:58Juste pour montrer que le français en s'assoit dessus.
46:01Avec le portrait de Régine Tebboune.
46:04« Republic of Algeria ».
46:06En fait, il y a une vraie enquête à mener,
46:08honnêtement, sur...
46:10Quand vous avez des pays comme ça
46:12qui trouvent des relais à ce point-là,
46:14des personnalités importantes
46:16qui se font les relais
46:17de leur propre idéologie,
46:18et de leur propre discours.
46:20Ça s'appelle des agents d'influence.
46:22Oui, et en règle générale,
46:24il y a des investissements derrière.
46:25Et aujourd'hui, on se demande bien,
46:27on a traque fine,
46:28on est censé avoir quand même
46:29des outils financiers
46:30qui peuvent nous permettre de savoir
46:32qui vient jouer chez nous.
46:34Et l'Algérie le fait depuis très longtemps.
46:38Or, on ne contrôle absolument pas
46:40qui vient investir,
46:41qu'est-ce que font les gens
46:43et pourquoi ces gens-là
46:45prennent ce type de position.
46:47Parce que souvent,
46:48quand on regarde leur rémunération,
46:49on trouve des liens étonnants.
46:51Elle pourrait vous répondre,
46:52mais elle n'est pas sur ce plateau,
46:54qu'elle agit au contraire
46:55pour la réconciliation et le respect,
46:57que c'est une mission
46:58qui lui a été confiée
46:59puisqu'elle est présidente
47:00de l'association.
47:01Elle est présidente
47:02de l'association française.
47:03Elle dit,
47:04j'agis pour les valeurs
47:05et la place de la France,
47:07les jeunes générations
47:08et les entreprises françaises
47:09avant qu'il ne soit trop tard.
47:11C'est ce que dit Ségolène Royer.
47:12C'est vrai que depuis deux ans,
47:12on se réconcilie vachement avec l'Algérie.
47:14C'est simplement,
47:14je n'arrive pas à comprendre
47:16à quel point
47:16elle peut permettre
47:18de faire un trait d'union
47:19entre deux pays
47:21qui ont diplomatiquement
47:23des grandes tensions
47:24en expliquant
47:26qu'il y a une algérophobie en France
47:28et qu'il y a une islamophobie en France.
47:31Et d'ailleurs,
47:32c'est aussi faire fi
47:34de tous ces Français
47:35ou Franco-Algériens
47:37qui souffrent également
47:39d'être associés
47:40à un régime
47:41qu'ils ne supportent pas.
47:43Et l'Algérie
47:45est un pays
47:46qui pourrait être
47:47un pays prospère,
47:48une des plus grandes nations,
47:50extrêmement riche,
47:51mais ces richesses-là
47:52aujourd'hui
47:53sont malmenées
47:54par un pouvoir
47:55qui n'entend pas
47:56cette jeunesse
47:56qui est en grande souffrance.
47:58Qui vit cette rente
47:58dans un pays
47:59où la plupart des gens
48:00s'entendent
48:01moins de 20 ans
48:02et qui n'ont jamais
48:03connu cette période
48:03et qui n'ont plus de ça.
48:05Alors, il nous reste
48:05quelques petites minutes
48:06avant qu'à 21h,
48:08vous ne retrouviez
48:10la France en face
48:12puisque c'est Sarah Knafow
48:14qui sera l'invité
48:15de la France en face
48:16de 21h à 22h
48:17interrogée
48:18par Laurence Ferrari
48:19et Sonia Mabrouk
48:202 minutes 47.
48:22On n'a pas parlé
48:23de l'Iran ce soir
48:24parce qu'on est
48:25extrêmement prudent.
48:26Moi, la guerre fiction,
48:28ce n'est pas quelque chose
48:29qui finalement
48:30est très intéressant
48:31du moins
48:32en termes de...
48:34Si tout bouge
48:36et sans avoir
48:37d'informations claires,
48:38je préfère rester
48:39extrêmement prudent,
48:40monsieur le ministre.
48:41Non, mais je sais
48:41que ça peut passionner.
48:43Je vois très bien
48:43ce qui se passe autour.
48:45Ah non,
48:45mais ça peut passionner.
48:46C'est-à-dire que vous avez...
48:47Alors, je ne sais pas
48:48si c'est des...
48:49Là, on va avoir
48:49le label de médias
48:50de confiance ou non
48:51lorsqu'on fait
48:52la guerre fiction.
48:53Je ne suis pas sûr
48:54que la guerre
48:55soit une télé-réalité
48:56ou une fiction.
48:57Non, mais c'est-à-dire
48:57que certains nous expliquent
48:58ce qui est en train
48:59de se passer
48:59alors qu'ils ont peanuts.
49:01Ce n'est pas une seule information.
49:02Ils sont sur la canapé.
49:02Je veux bien m'expliquer.
49:05Je peux vous raconter
49:06une anecdote ?
49:06Juste avant
49:07l'intervention militaire
49:08de l'invasion russe
49:10en Ukraine,
49:10j'avais une sorte
49:11de géostratège spécialiste,
49:13un des plus grands.
49:14Je lui avais dit
49:14sur une échelle
49:15de 1 à 10.
49:161, la Russie
49:17n'interviendra pas.
49:1810, la Russie
49:19va intervenir
49:20dans les prochaines heures.
49:21Il m'avait regardé
49:21droit dans les yeux.
49:22Je ne vais pas citer son nom.
49:23Il m'avait dit 0,5.
49:25Le lendemain,
49:25ils intervenaient.
49:26Donc, je préfère...
49:27Dans le même cas,
49:30il y avait François Hollande
49:31et il y avait
49:31Hélène Caradankos.
49:33Et puis, dans le camp adverse
49:34qui avait dit
49:34la guerre va arriver,
49:35il y avait votre serviteur
49:36qui l'a même publié
49:37dans le Figaro.
49:38Maintenant,
49:39sur cette histoire
49:40de guerre en France...
49:40La seule chose
49:43que je peux vous dire,
49:43c'est que les Iraniens
49:44ne vont pas céder.
49:45Et alors,
49:46Donald Trump dit
49:46que l'Iran
49:47veut conclure un accord.
49:48Je n'y crois pas
49:49un seul instant
49:49et lui non plus,
49:50sauf s'il n'a pas envie
49:51de ramener
49:53les boys à la mûte.
49:53Et quel aurait été
49:54l'intérêt d'amener
49:55toutes ces troupes,
49:56cette armada ?
49:58La confusion
49:59autour de lui
49:59et la difficulté
50:01de prendre une position.
50:02Eh bien, écoutez...
50:03Vous savez,
50:04bien souvent,
50:04les guerres,
50:05les pays
50:06trébuchent dans la guerre,
50:08non pas parce qu'ils
50:09l'ont prévu
50:09bien organisé,
50:10mais parce que
50:11les événements
50:11s'enchaînent
50:12et plein de choses
50:13de ce genre.
50:14Les Iraniens
50:14ne négocieront pas,
50:15ça je vous le garantis.
50:16Ni sur le nucléaire,
50:18ni sur les missiles.
50:19C'est ce que demande
50:19aujourd'hui Trump.
50:22Bon, écoutez,
50:23merci beaucoup,
50:24c'est terminé,
50:24l'émission s'achève.
50:25Dans un instant,
50:26c'est donc Sarah Knafo.
50:28À la réalisation,
50:29c'était François,
50:30au son,
50:30c'était Yanis,
50:31Mathis, pardon,
50:32à la vision,
50:32c'était Yanis.
50:33On participait à l'émission
50:34Benjamin Naud,
50:34Jérémy Osmer
50:35et Tess,
50:37la fait taire.
50:38J'aurais aimé terminer
50:39par une image inédite.
50:41C'est-à-dire qu'en France,
50:42nous, on a un président
50:42qui se prend pour Top Gun
50:44et Tom Cruise.
50:46Vous avez des plaignants
50:47aux Etats-Unis
50:48qui se prennent pour Batman.
50:49Je ne sais pas
50:49si vous avez vu,
50:50c'est une image incroyable.
50:51Je vous la montrerai demain
50:52entre 9h et 10h30.
50:54Regardez,
50:54je vous jure que c'est une...
50:55Voilà,
50:56donc ça coupe dans 10 secondes.
50:57Les gens arrivent,
50:58les plaignants arrivent
50:59habillés en Batman,
51:00très en colère
51:01contre l'ice.
51:01Vous savez,
51:02c'est cette police
51:03qui a fait polémique.
51:04Donc nous,
51:05on a Top Gun,
51:06il y a Batman.
51:06C'est fini !
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