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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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00:01Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros et j'ai le plaisir
00:06de retrouver Rachel Kahn.
00:08Chère Rachel, bonsoir. Vous êtes si rare le dimanche soir et c'est dommage, il faudrait venir plus souvent.
00:14Chère Rachel, ravi de vous retrouver.
00:17Good evening, Gérald Olivier. Bonsoir.
00:20Vous allez nous apporter toutes les informations que le monde n'a pas sur le conflit entre la République islamique
00:28iranienne et les Etats-Unis.
00:30Et cet accord de paix, imminent ou non, vous nous expliquerez tout dans un instant.
00:34Driss Galli est avec nous, chère Driss, bonsoir.
00:36Nous sommes avec Sébastien Ligné qui ne sera pas là le week-end prochain.
00:41Non, c'est la fête des mères.
00:42Oui, il utilise l'argument de la fête des mères.
00:45Mais c'est un menteur, c'est un supporter du Paris Saint-Germain.
00:48Et il sera non pas à Budapest mais en gueule de bois car il se fêtera la victoire du Paris
00:54Saint-Germain.
00:55Arrêtez de porter la poisse comme ça.
00:56Trois buts à un. Ce match, je l'ai vu depuis bien longtemps.
01:00Ne vous inquiétez pas.
01:02Et cette émission s'appelle l'heure des pros mais elle aurait dû s'appeler l'heure d'Éric Nolot
01:06ce soir.
01:07Merci d'être avec nous.
01:08J'ai vu le même match moi.
01:10La contre-soirée.
01:10C'est Arsenal qui gagne un zéro.
01:12Soit l'heure d'Éric Nolot soit la contre-soirée parce que cette émission je l'ai pensé préparer depuis
01:17ce matin et je me suis dit l'homme qui théorise le tout est foutu a peut-être tort.
01:25A peut-être tort parce qu'il y a ces derniers temps quelques lueurs d'espoir et d'espérance.
01:30Oui, il y a toujours un regain de vie du moribond juste avant.
01:33C'est un phénomène qu'on a observé très souvent.
01:36Et nous allons commencer avec des bonnes actualités, des belles images.
01:40Pourquoi ? Parce que la France garde le sens de la fête.
01:42Ça s'est passé à Lens ce week-end.
01:45Ça s'est passé encore à Bordeaux aujourd'hui puisque Bordeaux était en fête non pas pour du football mais
01:51pour du rugby.
01:52L'Union Bordeaux-Bègue, le champion d'Europe pour la deuxième année consécutive.
01:55Et ils ont présenté le trophée ce dimanche au Bordelais.
01:59Et ça s'est passé dans de bonnes conditions.
02:01Je reste prudent parce que ça va être la grande fête ce soir.
02:03Mais ça s'était passé l'année dernière là aussi dans de bonnes conditions.
02:06Regardez ces images.
02:08Tout n'est peut-être pas foutu, Éric Nolot.
02:41Et...
02:4224 heures plus tôt, c'est à Lens.
02:45Donc on passe de Bordeaux à Lens, cette fois pour du football.
02:48Lens qui, pour la première fois de son histoire, remporte, après 120 ans d'attente, la Coupe de France.
02:54La Coupe de France.
02:5560 à 80 000 personnes.
02:57Pas un débordement.
02:59Pas une interpellation.
03:01Pas un pillage.
03:02Ce qui nous a permis, par exemple, de retrouver des images extraordinaires.
03:05Regardez.
03:32C'est normal, c'est non.
03:37Comment le tout foutuiste que vous êtes commande ces images-là ?
03:40Comment se fait-il que ce week-end, la France a encore eu le sens de la fête ?
03:44Il y a deux clubs français, deux clubs de rugby français qui, en 48 heures, ont gagné deux Coupes d
03:48'Europe.
03:49Pas un incident.
03:50Il y a Lens qui gagne un trophée historique.
03:53Pas un incident.
03:54Mon cher Arsenal gagne le championnat d'Angleterre.
03:57Pas un incident.
03:58Chaque fois qu'il y a un match du Paris Saint-Germain, Paris est à feu et à sang.
04:02Moi, je pose.
04:02C'est à vous de tirer les conclusions.
04:03Donc, vous associez le PSG aux casseurs et aux ametiers ?
04:06Je trouve ça un peu injuste.
04:08Et je mets de côté mon cœur parisien, bien évidemment.
04:12Il y a une partie des supporters ou pseudo-supporters du PSG qu'il faudrait mettre au pas.
04:17On y est arrivé dans d'autres pays.
04:19Alors, ce n'est pas le cas de Lens.
04:20Lens a toujours été un public formidable.
04:22Tout le monde le sait.
04:23Moi, chaque fois que j'entends les corons, j'ai envie de pleurer.
04:26C'est un club qui a des valeurs.
04:27Ce n'est pas ça le problème.
04:28Simplement, il y a eu, en Angleterre, par exemple, des débordements pendant très longtemps.
04:32On a pris les mesures nécessaires.
04:33Pourquoi est-ce qu'à Paris, on considérait que c'est quand même beaucoup à Paris que ça se passe,
04:37qu'on n'arrive pas à mettre ou pas quelques centaines d'individus ?
04:39L'année dernière, j'étais en comparution immédiate pour voir qui étaient les émeutiers
04:45qui avaient gâché la fête pour des centaines de milliers de Parisiens et supporters du PSG
04:49qui avaient juste envie de célébrer quelque chose d'historique.
04:51dans le box des accusés, vous n'aviez pas de maillot du PSG.
04:56Ce n'étaient pas des supporters.
04:58C'est pour ça que je m'efforce à chaque fois de dire que ce n'est pas le PSG
05:03le problème.
05:03C'est la région parisienne peut-être, c'est d'autres métropoles aussi, etc.
05:08Mais pourquoi le Racing Club de Lens, qui est un terrain bassin minier, avec une histoire ouvrière ?
05:15On a eu des séquences extraordinaires.
05:17Il faut mettre les images à fond.
05:18Je vous propose d'écouter Gervais Martel sur la joie des Lensois.
05:21Là, encore une fois, c'est merveilleux.
05:26Gervais Martel, l'ancien président du Racing Club de Lens.
05:29Je crois qu'on a vécu un moment inoubliable.
05:32Inoubliable parce que d'abord, on attendait cette coupe depuis un siècle.
05:36On l'avait jamais gagné, ce qui était une pizzerie du football.
05:39Et on a eu une soirée fabuleuse.
05:43Moi, j'ai mis une journée à me remettre.
05:45En plus, dans une ambiance exceptionnelle, pas un seul problème.
05:49On a été une terre de travail.
05:51On produisait 15% de l'énergie nationale après la Deuxième Guerre mondiale.
05:56Et on a eu des gens qui ont donné leur vie, je dirais pour leur métier, très difficile, mineurs,
06:01qui sont morts beaucoup de silicose dans ce métier qui était terrible.
06:05Et on a toujours gardé cette solidarité.
06:08Moi, je suis descendu au pont de la mine avec mon père.
06:11Tout le monde était noir.
06:13D'abord, tout le monde s'appelait par le prénom.
06:14Il n'y avait pas d'ingénieurs, il n'y avait pas de mineurs, porions.
06:18Tout le monde ne s'appelait pas le prénom.
06:19Il y avait une solidarité incroyable.
06:21Un mélange d'ethnies à l'époque.
06:23Afrique du Nord, polonais, italien, français.
06:26Et je crois que tout ça, on l'a perduré avec tout ce qu'on a fait au R.C.
06:30depuis maintenant 30 ou 40 ans.
06:33Et on a cette récompense aujourd'hui.
06:36Ancien président du Racine Club Lens, qui est dans sa chair, dans son cœur,
06:41qui dit quoi ?
06:41La solidarité, le respect, une terre qui, le travail,
06:47connaît ses traditions, une terre très populaire, Drisghali.
06:50Ben voilà, c'est merveilleux.
06:51C'est des bonnes images.
06:52Et ça casse un mythe sur lequel nous vivons tous,
06:54qui est celui qui dit que la pauvreté, les inégalités, donnent la violence.
06:57Là, c'est une terre pauvre, minière, ouvrière, ravagée par la mondialisation.
07:02Ce n'est pas la série qu'on va les françaises.
07:03Et pourtant, les gens se tiennent bien.
07:05Chapeau.
07:05Mais il inscrit la victoire dans une histoire, dans l'histoire de cette région.
07:10C'est ça qui est magnifique et bouleversant.
07:12Ça veut dire que là, cette histoire, avec les traumas, il y a cette victoire,
07:16l'émancipation et le partage collectif qu'il a décrit.
07:19Et c'est très émouvant.
07:20Sébastien Ligné.
07:21Il y a deux éléments.
07:22Déjà, pardon de ne pas être surpris qu'il y ait des débordements en région parisienne
07:26quand on connaît que les départements les plus criminogènes dans ce pays
07:29se trouvent en banlieue parisienne.
07:31Alors évidemment qu'il y a des festivités, évidemment que ça va casser dans ces départements-là.
07:34Et ensuite, là où je rejoins Rachel, c'est qu'il y a un point qui est très important.
07:37C'est qu'en Ile-de-France et en région parisienne,
07:39il n'y a pas le sentiment d'appartenance à quelque chose de plus important.
07:42Il n'y a pas de sentiment de nation ou d'appartenance régionale, si vous voulez.
07:46C'est-à-dire que quand vous allez à Lens, que vous allez à Bordeaux,
07:48que vous allez en Alsace, que vous allez en Bretagne,
07:50il y a toujours le sentiment d'appartenir à quelque chose de plus grand.
07:52Il y a des racines communes, il y a une histoire commune, il y a des valeurs communes.
07:55C'est absolument pas le cas en Ile-de-France et en région parisienne.
07:58En Ile-de-France, c'est une succession, une addition d'individus
08:02qui se pensent au-dessus des lois, qui se pensent au-dessus de tout esprit de communauté.
08:07Ça explique aussi cela.
08:08C'est-à-dire qu'on parle beaucoup du canon français, de cette magnifique réussite.
08:12Pardon, il n'y a pas de canon français à Paris.
08:14À France Mission.
08:15Vous parlez de l'international réactionnaire.
08:18Mathieu Vallée, lillois, ancien policier, mais qui connaît la région parfaitement,
08:23était notre invité sur Europe.
08:25Parce qu'on a des voyous qui viennent gâcher la fête,
08:31souvent issus de la banlieue parisienne.
08:33Dans le profil des interpellés, c'est clair.
08:35Alors qu'effectivement, à Lens, vous avez Liévin, vous avez Wani,
08:39vous avez Hénaboumont, vous avez dans ce département plein de villes populaires
08:42dont les gens sont très fiers de leur histoire, de leur culture,
08:45de leur passé, de leur identité.
08:46D'ailleurs, la chanson des corromes, Pierre Bachté,
08:49vous écoutez les chansons, cette chanson, c'est magnifique.
08:52La réalité, c'est que oui, moi j'espère que samedi prochain,
08:55ça va bien se passer, on ne se délecte pas de voir la capitale saccagée par des raclures
08:59qui viennent voler la fête aux supporters qui veulent célébrer leur victoire du club.
09:03Et Alain Finkielkraut a réagi et il s'est remémoré les grandes années du Racing Club,
09:10non pas de Lens, mais parisiens.
09:13Lens m'a évité d'être totalement hasbine parce que j'ai vu des images des supporters l'ensois
09:24qui accueillaient leur équipe au retour du grand match contre l'OGC Nice.
09:33Et il y en a eu un notamment, les larmes aux yeux, qui a dit
09:36« Mon grand-père était mineur, j'aurais voulu qu'il voie ça ».
09:40Là, j'étais très ému.
09:43Pas à la moindre violence, pas le moindre souci.
09:48Voilà.
09:48C'est simplement une grande émotion pour un peuple, en effet, qui se trouvait reconnu à travers cette vie.
09:55Ça veut dire ?
09:56Est-ce que c'est un phénomène marginal ?
09:59Ou est-ce qu'on peut imaginer que les prochains événements se passent de cette manière-là ?
10:06Ou est-ce que c'est un utopique, ce que je dis ?
10:08Est-ce que la semaine prochaine, on peut se dire « Formidable, ça s'est bien passé ».
10:11Non, ça, j'y crois pas une seconde.
10:13Je pense simplement qu'il y a, là, comme dans beaucoup d'autres domaines, une opposition entre l'Ancienne France
10:19et la Nouvelle France.
10:20Là, c'est l'Ancienne France, et les gens, ils savent d'où ils viennent.
10:22En effet, il y a quelque chose de plus grand qu'eux, c'est la mémoire ouvrière, c'est la
10:26mémoire du Hercélan.
10:28C'est un club très ancien qui a déjà connu des heures de gloire.
10:32Il y a un attachement, c'est peut-être le plus beau public de France, peut-être d'Europe, peut
10:36-être ceux qui soutiennent le Hercélan.
10:38Et puis, il y a la Nouvelle France, des gens qui pensent qu'ils ne viennent de nulle part,
10:42qu'il faut casser, piller, parce qu'au fond, ça ne leur appartient pas, ça ne les concerne pas.
10:46Donc, en effet, on reverra les deux scènes.
10:48On reverra ça à Lens, ou à Bordeaux, ou ailleurs.
10:51Et on reverra, dès qu'il s'agit de la région parisienne, les tristes images qu'on a déjà vues.
10:55Donc, il y a une injustice profonde, parce que le Paris Saint-Germain, qui rayonne dans le football en Europe
11:00et dans le monde,
11:01qui est devenu une référence, un club avec une équipe extraordinaire,
11:07non pas d'individualité, mais un vrai collectif, un entraîneur qui a une histoire, là aussi, symbolique de résilience,
11:13qui a perdu sa fille toute petite d'une grave maladie, et qui continue jusqu'à atteindre le toit de
11:20l'Europe,
11:21eh bien, ce Paris Saint-Germain, qui représente aussi de très belles valeurs à travers son équipe,
11:26pourrait, la semaine prochaine, être bazardé par les tensions.
11:30– Si vous me permettez encore un mot, le Paris Saint-Germain, à un moment, a eu des problèmes avec
11:35les gens à l'intérieur du stade.
11:37Il en est venu à bout, non sans mal, rappelez-vous.
11:39– Oui, j'ai été d'ailleurs abonné à cette période.
11:41– Phénomène d'hooliganisme, moi j'emmenais mes gosses, à un moment, je ne les ai plus emmenés.
11:44– Mais vous avez eu raison.
11:45– Ils ont réglé ce problème. Maintenant, il reste le problème de l'extérieur du stade,
11:48des gens qui ne sont pas des supporters, mais qui profitent des mails du PSG.
11:52– Mais ça, ce n'est pas le PSG, excusez-moi, c'est aux autorités publiques.
11:54– Absolument, mais simplement, le ministre de l'Intérieur vous a déjà plus ou moins annoncé
11:57que même s'ils mettent le paquet, ça va mal se passer. Voilà, donc on en est là.
12:01Donc vous verrez se renouveler les scènes dès la semaine prochaine.
12:04– Je le disais, ce n'est pas l'heure des pros, mais peut-être l'heure d'Éric Nolot,
12:07la contre-soirée.
12:08Parce qu'à travers cette image, j'ai pensé à d'autres images,
12:11trois images que je veux vous soumettre, vous le tout-est-foutu penseur de ce mouvement-là.
12:17Et si tout n'était pas foutu ? Et je vais vous proposer trois images, Éric Nolot.
12:21Vous avez à gauche le festival de Cannes avec Mickaël Paty, la sœur de Samuel Paty,
12:27les larmes aux yeux au festival de Cannes, ovationnés par 2400 personnes à Cannes.
12:33Et le film l'abandon, vu par plus de 200 000 Français en une semaine seulement.
12:38Avec les Bouches-du-Rhône qui vont le projeter dans tous les collèges du département.
12:44Au milieu, vous avez le Racing Club de Lens, regardez cette image.
12:47Et à droite, vous avez le pèlerinage de Chartres.
12:50Et on salue Charlotte Dornelas qui participe à ce pèlerinage aujourd'hui.
12:54Est-ce que ces images-là, elles ne sont pas plus révélatrices de ce qui pourrait se passer en France
12:59et de ce qui se passe en France ?
13:01Ou est-ce que finalement, non, tout est foutu ?
13:03On ne peut pas s'appuyer sur ces images, Éric ?
13:05Chaque image que vous nous proposez, on peut mettre en regard une autre image.
13:10Vous me proposez cette très belle image de pèlerinage,
13:12je vais vous mettre en regard la rêve partie qui est en train de ravager encore un coin de France
13:17dans la plus totale impunité.
13:19Vous mettez la sœur de Samuel Paty.
13:22Je vais vous mettre en regard cet influenceur qui a des centaines de milliers d'abonnés
13:26qui insultent le film et Samuel Paty à travers le film, etc.
13:30Il y a une lutte qui est engagée.
13:32Moi, ce que j'observe, c'est que pour l'instant, cette lutte est inégale.
13:35Parce que les forces qui sont au service de la Nouvelle-France,
13:39ce sont des forces qui contrôlent des lieux stratégiques,
13:42qui contrôlent les médias publics, qui contrôlent l'université,
13:45qui contrôlent l'édition, etc.
13:47Pour l'instant, bien sûr, moi je trouve que ce sont des signes encourageants,
13:50pour l'instant, le combat est inégal.
13:53Vous me permettez juste une relance.
13:54Est-ce que ce n'est pas aussi de la responsabilité,
13:57et prenons notre part de responsabilité, nous, médias,
14:00de ne pas montrer plus souvent les trois images que je viens de vous montrer,
14:05et de parler de sujets, mais c'est normal, évidemment,
14:09les questions de sécurité, la question de la radicalité dans le débat public, etc.
14:16Mais de se dire que ces images-là sont majoritaires dans l'imaginaire français,
14:24minoritaires dans les médias,
14:26et c'est peut-être aussi pour ça qu'on se dit que tout est foutu.
14:28Non, mais vous avez entièrement raison.
14:30Non, simplement, on en revient à mon déséquilibre,
14:32c'est que ces images, nous, nous les montrons, à juste titre,
14:34il faut les montrer aussi souvent que possible.
14:36Mais il faut parler du réel aussi.
14:37Bien sûr, mais vous allez changer de média,
14:39on ne va quasiment pas en parler.
14:41Donc il y a toujours ce déséquilibre.
14:43Maintenant, j'observe que même dans le camp de la Nouvelle-France,
14:46ils sont quand même obligés de faire une petite part à la réalité.
14:50J'observe de minuscules progrès.
14:51Mais enfin, le chemin est encore long.
14:53Rachel Kahn, et si tout n'était pas foutu ?
14:55Mais oui.
14:56Alors, je partage en grande partie, évidemment, sur le constat et sur le réel,
14:59mais de l'autre côté, les Français, il reste quand même l'émotion,
15:03la beauté, le collectif.
15:07Donc oui, je partage sur le fait qu'on est dans un climat aujourd'hui extrêmement difficile,
15:13notamment du fait aussi d'idéologies qui veulent nous piller nos piliers fondamentaux,
15:19les piliers de la France.
15:20Je préfère parler de la France, pas de Nouvelle ou d'Ancienne France,
15:23mais simplement de la France.
15:24C'est à nous de résister pour faire en sorte que...
15:27Oui, mais Rachel, vous dites, je préfère parler de la France.
15:30Force est de constater.
15:31Et moi, je me souviens, par exemple, du discours de politique générale,
15:33non pas d'un membre de l'international réactionnaire,
15:36mais d'un ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron,
15:39un certain Jean Castex, qui, pendant son discours de politique générale,
15:43parlait des Frances.
15:44C'est dangereux.
15:45C'est dangereux, mais c'est factuellement vrai.
15:47Bien sûr.
15:47Vous avez des Frances.
15:48Vous avez la France qui pille, casse, au soir d'une finale de Ligue des Champions
15:52qui devrait réunir des centaines de milliers de Français,
15:56et à Paris, et un peu partout sur le territoire.
15:58Et vous avez la France lançoise, la France bordelaise,
16:01qui célèbre une victoire de rugby, une victoire...
16:03Donc, il y a bien des Frances, malheureusement.
16:06Pour moi, ce n'est pas la France, justement.
16:09Bah, si, parce que, justement...
16:10C'est une autre idée de la France, peut-être.
16:12Une autre idée de la France.
16:14Non, mais tout le problème, c'est qu'en effet, cette France-là,
16:16qui est attachée à ses terroirs, à sa tradition, à sa culture, à sa langue, à son histoire,
16:20elle reste majoritaire dans le pays, certes, pour l'instant.
16:22Mais le problème, c'est que cette France silencieuse, aujourd'hui,
16:26elle se sent le besoin de sortir du silence.
16:30Alors, on peut se féliciter, c'est génial.
16:32Enfin, les Français réaffirment leur patrimoine, leur appartenance, etc.
16:36Mais c'est en trompe-l'œil, parce qu'ils le réaffirment,
16:38parce qu'ils se sentent menacés.
16:40S'ils ne se sentaient pas menacés, cette France silencieuse
16:42resterait dans son silence, qui a été ce silence pendant des décennies.
16:46Aujourd'hui, on a l'impression que revendiquer son territoire,
16:50sa langue, son histoire, sa culture,
16:53c'est devenu un mouvement militant.
16:55On est obligé de militer pour cela,
16:57parce qu'en face, on a des adversaires qui tentent d'attaquer cette France-là.
17:00Et, pardon, là où je ne suis pas d'accord avec vous, Elliot,
17:03c'est qu'il faut parler de cette nouvelle France,
17:05parce qu'elle existe.
17:06Non, mais vous dites, est-ce qu'on en parle trop ?
17:08Moi, je pense qu'on n'en parle pas assez, justement.
17:10Parce que cette nouvelle France-là,
17:12celle qui ne souhaite pas faire deux minutes de silence pour Samuel Paty,
17:16celle qui appelle à l'intifada dans les rues de Paris,
17:19celle qui appelle à créoliser la langue française,
17:23créoliser un peuple,
17:24cette France-là, elle existe et elle est en puissance.
17:26Elle est beaucoup plus en montée en puissance que la France historique.
17:29et il faut en parler, parce qu'elle existe.
17:31On ne peut pas se cacher les yeux, malheureusement.
17:33La question que je me posais, c'est est-ce que ces trois images
17:35peuvent nous réunir au-delà des différences,
17:38même des différences idéologiques, des différences historiques ?
17:42Parce que, pour moi, ces trois images sont des images transpartisanes.
17:48On met de côté, finalement,
17:50quelles que soient les idées des uns et des autres, normalement.
17:52Elles sont merveilleuses, ces images.
17:53Bien sûr, bien sûr.
17:55Il y a deux points que je voudrais ajouter.
17:56La Nouvelle-France, elle a un avantage sur l'ancienne France
18:00ou la France éternelle ou la plombée comme on veut,
18:01c'est qu'elle est violente.
18:02La violence écrit l'histoire.
18:04Le grand crime de l'État français,
18:05c'est de laisser la violence se développer dans ce pays,
18:08de laisser le climat d'impunité.
18:09Parce que celui qui a le fusil a toujours raison,
18:11même s'il a tort techniquement au fusil.
18:12J'ai compris ce que vous voulez dire, Adriss.
18:14Deuxième chose qui est très importante,
18:15et je rejoins un peu Rachel,
18:16je pense qu'on sera tous d'accord.
18:17Dans la Nouvelle-France, il y a beaucoup d'immigrés.
18:19Beaucoup d'immigrés.
18:22Dans l'ancienne France, dans cette belle France,
18:25on peut l'appeler comme on veut, la vraie France.
18:29Au fait, il y a un piège.
18:31Parce que si on dit que la Nouvelle-France,
18:32ce n'est pas français, on ne va pas la regarder.
18:37Alors qu'il faut la regarder, parce qu'elle est là.
18:39Elle est soutenue par des forces très fortes dans l'establishment,
18:42hors France et dans France.
18:44Mais l'ancienne France, il y a beaucoup d'immigrés
18:47qui sont dedans, première, deuxième, troisième génération.
18:49Il faudrait vraiment qu'on garde ça à l'esprit
18:51et qu'on construise avec eux.
18:54Et ça, c'est là, à mon avis, la clé de l'espoir.
18:58Mais c'est pour ça que c'est une question aussi
19:00de l'assimilation qui est essentielle.
19:02C'est-à-dire que c'est des personnes
19:04qui se sentent pleinement françaises à juste titre
19:07et qui n'ont absolument pas envie, forcément,
19:11qu'on les renvoie à leurs origines,
19:14des grands-parents, arrière-grands-parents, que sais-je.
19:17C'est-à-dire qu'ils sont profondément françaises.
19:21C'est le droit à l'indifférence.
19:21Tout à fait.
19:22C'est ce droit-là qui peut-être existe un peu moins aujourd'hui.
19:25C'est le droit à aimer la France qu'on le refuse
19:27parce qu'on leur dit que vous avez trahi votre communauté.
19:30Gérald Olivier, vous qui êtes spécialiste des États-Unis,
19:33ce qui est intéressant, même si je ne supporte pas
19:36les traits d'union qu'on peut faire
19:37entre des sociétés complètement différentes,
19:40du moins des histoires différentes,
19:42l'histoire américaine est différente
19:43de l'histoire, évidemment, française.
19:44En revanche, sur la fracture de la société,
19:48est-ce qu'il y a des parallèles qu'on peut faire ?
19:49Est-ce qu'il y a des différences et des points communs
19:53entre cette société américaine
19:54qui n'a jamais été semblée aussi fracturée
19:56et évidemment les guerres précédentes ?
19:59Mais une ultra-fracturée aujourd'hui,
20:01est-ce qu'aujourd'hui, c'est ça,
20:04on peut faire ce parallèle avec la France ?
20:05Il n'y a pas un parallèle direct,
20:06mais il y a quelques liens.
20:07Il faut bien comprendre une chose,
20:09le sport est très, très important aux États-Unis
20:11et les célébrations sportives le sont.
20:14Le football américain réunit des centaines
20:16de milliers de gens dans les stades
20:17tous les week-ends à l'automne.
20:19Le baseball, il y a des matchs tous les deux jours
20:20et c'est des dizaines de milliers de gens
20:22qui vont observer le hockey sur glace,
20:25le basketball, ça passe à la télé,
20:27ça a réuni des millions de téléspectateurs.
20:30Donc le sport est très, très important aux États-Unis.
20:32Récemment, le sport a été utilisé,
20:34si vous vous en souvenez,
20:36avec une volonté politique
20:37lorsqu'on a eu ce mouvement woke
20:39qui s'est retourné contre un certain gouvernement
20:41en rappelant au passage
20:43que tous les Noirs qui réussissent très, très bien
20:46dans le sport étaient souvent victimes
20:48de racisme en dehors du stade.
20:50Si vous vous souvenez, ce qui s'est passé
20:51au sein de l'équipe de football des 49ers
20:53de San Francisco avec ce monsieur Capernic
20:56quand il a mis le genou à terre
20:57et qu'on a eu des dizaines de gens
20:59qui l'ont imité et il y avait,
21:01c'était durant le premier mandat de Donald Trump,
21:03il y avait une forte défiance vis-à-vis de l'État
21:06qui était rendue visible et visuelle
21:08tous les week-ends parce qu'au stade,
21:11on avait une forme de rébellion
21:13contre un État qui était assimilé
21:16comme systématiquement raciste.
21:18Il y a une dimension politique
21:19à ce qui se passe en dehors des stades,
21:21notamment à Paris.
21:22Vous avez une certaine jeunesse
21:24et une certaine France
21:25qui est en rébellion contre l'État
21:26et qui profite d'un moment festif
21:29pour le reste des gens
21:30pour revenir.
21:30Ça soit la fête de la musique,
21:31une finale de Ligue des champions
21:33un 14 juillet,
21:34vous avez tellement raison.
21:35C'est là où l'immunité,
21:38enfin je dirais le laisser-faire des autorités
21:41est proprement coupable
21:43parce que si on voulait empêcher
21:44ces accès,
21:47on pourrait le faire.
21:48Mais le préfet, comme vous le signez,
21:50a déjà renoncé.
21:51Ah non, pour le coup,
21:52le préfet n'a pas renoncé
21:53puisque lui, il va mettre un dispositif XXL.
21:55Des interpellations,
21:55vous en avez à l'appel.
21:57Pour le coup,
21:58c'est la question de la justice.
21:59Moi, je vous propose une chose,
22:00Gérald Olivier,
22:01vous touchez un policier,
22:02c'est 10 ans derrière les barreaux.
22:04Ah bah ça va peut-être...
22:05Vous allez piller un magasin,
22:06le magasin que vous pillez
22:08et tous les dédommagements
22:10qui...
22:10Vous allez payer à vie, d'accord ?
22:11C'est 300, 400 000 ans
22:13et vous payez pour tous ceux
22:14qui ont pillé.
22:14Parce que vous êtes peut-être
22:15le seul qui a...
22:16Ah bah oui,
22:17ça s'appelle
22:17l'individualisation de la peine.
22:18Vous trouvez que le dispositif...
22:22C'est l'état de droit.
22:22Il n'est pas encore...
22:24Si on vous annonce
22:25à peu près le même nombre
22:26de policiers
22:27que l'année dernière.
22:28Si on n'a pas retenu
22:29la leçon de l'année dernière,
22:29je ne sais pas ce qu'il faut faire.
22:30Il a promis un dispositif
22:31exceptionnel.
22:32Oui, il a promis.
22:33Il nous reste
22:34deux petites minutes
22:35avant la pause.
22:36On va prendre
22:37ces deux petites minutes
22:38pour la seconde partie
22:39de l'émission
22:40et on reviendra
22:40sur l'actualité brûlante.
22:42Mais c'est intéressant aussi
22:43parfois de se poser
22:45ces questions
22:47qui sont au cœur
22:48de l'actualité.
22:49Il y a quelque chose
22:49qui ressemble même à une guerre
22:50entre deux camps,
22:52il faut bien le dire.
22:52Ça se tend de plus en plus.
22:54Moi, je pense que ce sera
22:55un camp ou l'autre
22:56mais que les deux
22:57ne pourront pas survivre.
22:58Écoutez, j'espère
22:58que vous avez tort.
22:59J'espère que vous avez...
23:01Tout va dans ce sens,
23:02malheureusement.
23:03On revient dans un instant.
23:05Je n'ai pas réussi
23:05à dire à monsieur
23:06tout est foutu
23:07que tout n'est pas foutu.
23:09Mais ce n'est pas fini.
23:11Le foutuisme
23:11n'empêche pas de se battre.
23:13Mais c'est ça.
23:14Vous ne battez pas.
23:15Attendez,
23:16si tout est foutu,
23:16moi je m'ai déjà fait
23:17c'est fini.
23:19Vous aimez le foot.
23:20Moi, j'étais avant-centre.
23:21Admettons que mon équipe
23:23est menée 3-0,
23:24il reste une minute.
23:24S'il y a une balle
23:25qui traîne dans la surface
23:25de réparation,
23:26je mets le but.
23:27Mais l'image que vous teniez
23:30est déprimante.
23:31de 3-0 à une minute
23:32de la fin du match.
23:33Je crois qu'on est mené 3-0.
23:34Là, on est mené 3-0
23:36à la 89e.
23:36Oui, mais ça ne vous plaît pas
23:38de vous l'en mettre.
23:38Bon, on fait les gausses.
23:39Cher téléspectateur,
23:40c'était un plaisir
23:40de travailler avec vous.
23:42Mais ce qui est beau,
23:42c'est la surface de réparation.
23:43Oui, moi,
23:44j'ai le droit encore.
23:45La surface de réparation.
23:45C'est co-responsable
23:46d'aller pêcher ou pas ?
23:49Pardon, l'ARCOM.
23:50Pardon.
23:50Allez, on revient
23:51dans un instant.
23:55On poursuit l'heure
23:56des pros 2
23:57avec une déclaration politique
24:00à présent de Mathilde Panot
24:02qui a bien du mal
24:03à justifier, vous savez,
24:04la formule d'insurrection populaire
24:06et ça donne peut-être raison
24:08à Éric Nolot
24:10sur le tout foutuisme.
24:12C'était Bali Bagayoko,
24:13le maire de Saint-Denis,
24:14qui appelait,
24:15imaginait,
24:16une insurrection populaire
24:17en cas de victoire
24:18du Rassemblement national
24:19à la présidentielle de 2027.
24:21Écoutez Mathilde Panot
24:23parce que c'est assez difficile,
24:27vous savez,
24:27de justifier
24:29potentiellement
24:29l'injustifiable,
24:31l'insurrection populaire.
24:32Mais dans une équipe
24:34comme la France Insoumise,
24:35il ne faut jamais accuser
24:37ou se désolidariser
24:39de propos tenus
24:39même quand ils peuvent
24:41mettre le feu aux poudres.
24:43Je pense que
24:44si l'extrême droite
24:46gagnait pour la première fois
24:48dans notre pays
24:48par les urnes,
24:49car je rappelle
24:49que l'extrême droite
24:50n'a jamais été élue,
24:52je pense qu'il y aurait
24:53des réactions très fortes.
24:54Rappelez-vous.
24:54Mais attendez,
24:55il y a une chose
24:56d'avoir des réactions très fortes
24:57et de soutenir
24:58une insurrection populaire.
24:59En 2002,
24:59quand l'extrême droite
25:00arrive pour la première fois
25:01à la surprise générale
25:03au second tour
25:04de l'élection présidentielle,
25:05il y a eu des millions
25:06de gens qui manifestaient.
25:07Des millions.
25:08Ce n'était pas une insurrection populaire.
25:10C'est ce que vous demandez Olivier.
25:11En fait, je sais sur quoi
25:13vous voulez m'emmener
25:14et je n'irai pas là-dessus.
25:15Parce que moi,
25:16y compris,
25:17je suis d'ailleurs surprise
25:18que vous ne le disiez pas
25:18puisque c'est surtout
25:19les médias d'extrême droite aussi.
25:20On m'a fait dire
25:21que j'empêcherai par tous les moyens
25:23l'extrême droite
25:24d'arriver au pouvoir
25:25ou je ne sais quoi.
25:26Ce que j'ai dit
25:26et ce que je redis ici,
25:29c'est que nous utiliserons
25:30tous les moyens
25:31et toute l'énergie
25:32que nous avons
25:32pour empêcher
25:33l'extrême droite
25:34d'arriver au pouvoir
25:35que nous avons la force
25:36de le faire.
25:37Non, dans l'élection,
25:38comment est-ce qu'il faut le faire
25:39en allant massivement aux urnes ?
25:40C'est comme ça
25:41que nous avons battu
25:42l'extrême droite
25:42toutes les autres fois
25:43et que nous devons encore le faire.
25:45Après l'élection,
25:46je souhaite que ce soit
25:47Jean-Luc Mélenchon
25:48qui soit président de la République
25:49qui change la Constitution,
25:51qu'il augmente les salaires
25:52dans ce pays,
25:53qu'il mette en place
25:53la planification écologique.
25:54Vous refusez de répondre.
25:55Donc, je n'irai pas
25:56sur le terrain
25:57de l'extrême droite
25:57au régagné
25:58et je ne sais quoi.
25:58Je n'irai pas.
25:59Vous refusez de répondre.
26:05On est le 10 octobre 2023.
26:07On l'interroge sur le Hamas.
26:09Est-ce que le Hamas
26:10est un groupe terroriste ?
26:11Rappelez-vous de cette séquence
26:13de Mathilde Panot
26:14qui refuse cette fois-ci
26:15aussi de répondre.
26:16Lorsqu'elle est en difficulté,
26:17Mathilde Panot,
26:18elle perd peut-être
26:19un peu ses moyens
26:19et donc elle refuse de répondre.
26:22C'est la branche armée
26:24qui aujourd'hui
26:26est responsable
26:26de crimes de guerre.
26:27Voilà.
26:28Et c'est largement documenté.
26:30Vous pouvez...
26:31Mais j'ai répondu
26:32sur terroriste en fait.
26:33Mais vous êtes sur terroriste
26:34ou pas ?
26:35J'ai répondu sur terrorisme.
26:38Eh bien,
26:38j'ai répondu sur terrorisme.
26:40Si, si,
26:40vous vous concentrez
26:41de ma réponse
26:43sur cette question.
26:44Vous avez un double langage.
26:45Non,
26:45je n'ai pas de double langage,
26:46monsieur,
26:46et je ne vous permets pas
26:48de...
26:48Vous avez le droit
26:49d'arrêter là.
26:49C'est pas le boulot.
26:52Je suis désolé.
26:53Je n'ai pas de très...
26:54J'avais oublié la fin.
26:55Je ne vous permets pas
26:56d'attendre.
26:57Je n'ai pas.
26:58Écoutez,
26:59Éric Nolot,
26:59tout n'est pas foutu
27:00parce que si...
27:01Est-ce que vous voyez
27:02la situation ?
27:03Vous avez un camp
27:04qui appelle
27:05à l'insurrection,
27:06c'est-à-dire
27:06à la contestation
27:08d'une élection
27:10qui se serait passée
27:11dans les règles,
27:11qui dit que le Hamas,
27:13en fait,
27:13est un mouvement
27:14de résistance.
27:15Ça, c'est le camp.
27:15Et en face,
27:16il y a des braves gens
27:17comme nous
27:18qui manient comme arme
27:19le nounours,
27:20le bouquet de fleurs,
27:21qui chantent en chœur
27:22« Vous n'aurez pas ma haine ».
27:23Vous comprenez pourquoi
27:24je parle de combat
27:25déséquilibré ?
27:26C'est moi le naïf.
27:27Mais nous,
27:29nous, nous sommes
27:30des démocrates.
27:31Le Hamas,
27:31c'est un mouvement terroriste,
27:32nous le savons.
27:34Nous pensons
27:34qu'il faut respecter
27:35le verdict des urnes.
27:36Et en face,
27:37vous avez des gens
27:37qui disent non.
27:38Elle refuse de répondre
27:39à cette question.
27:40L'insurrection populaire,
27:41elle a eu du mal.
27:42Elle a sorti des rames.
27:43Là, elle baratine
27:44parce que M. Bakalco
27:45appelle à l'insurrection populaire.
27:47D'ailleurs,
27:47il fait référence
27:48à la Bastille,
27:49je ne sais pas
27:49si on peut être plus clair.
27:50Et au gilet jaune.
27:51Oui, et un renversement
27:52de régime.
27:53Donc, c'est pour ça
27:53que je vous dis,
27:54tant qu'on ne prendra pas
27:55la mesure du danger
27:56et qu'on ne se battra
27:57pas à armes égales,
27:58je resterai foutu.
27:59J'avais oublié
28:00la séquence du 10 octobre.
28:02Je me suis dit,
28:02mais j'ai déjà vu
28:03Mathilde Panot
28:04en difficulté
28:04quand on la renvoie
28:06mais à des phrases
28:07et puis surtout
28:08une question simple.
28:09Est-ce que
28:10Insurrection populaire,
28:11vous partagez
28:12cette idée
28:13de Bali Bagayoko
28:14qui est la nouvelle star
28:15de la France Insoumise ?
28:16À vous de répondre,
28:17ce n'est pas compliqué.
28:17Oui, mais je pense
28:18que Mathilde Panot,
28:19ce qui la caractérise aussi,
28:20c'est la lâcheté.
28:21C'est-à-dire que
28:22sur la forme,
28:23c'est pénible,
28:23sur le fond,
28:24c'est dangereux
28:25et le tout
28:26est assez lâche.
28:27Par ailleurs,
28:28cette prise de parole
28:29le mois d'octobre 2023,
28:31il n'y a pas plus
28:32ignoble en réalité.
28:33Après,
28:33elle ne va pas jusqu'au bout
28:34de la pensée
28:36de la France Insoumise.
28:37Ce qu'elle fait,
28:37c'est qu'elle botte en touche
28:38pour reprendre
28:39une allégorie du foot.
28:43L'insurrection populaire,
28:45voilà le climat.
28:45Moi, je vous avoue
28:45que je ne comprends pas
28:47la gêne de Mathilde Panot
28:48à ne pas assumer
28:49la ligne historique
28:51de la France Insoumise.
28:52Il y a une présidentielle
28:53dans un an,
28:53ils essayent d'arriver
28:54les angles.
28:55Jean-Luc Mélenchon,
28:55il va vous dire
28:56qu'il est dans la France.
28:57J'attends de voir
28:57ce que Jean-Luc Mélenchon
28:58dira pendant la campagne.
29:00Monsieur Bagayoko,
29:01on peut lui reprocher
29:01beaucoup de choses,
29:02mais au moins,
29:02il assume.
29:03Il assume le projet politique
29:04de la France Insoumise,
29:05c'est-à-dire
29:06l'insurrection populaire.
29:07Jean-Luc Mélenchon
29:08parlait de l'insurrection
29:09citoyenne en son temps.
29:11Pardon,
29:11on est quand même
29:11à deux choses près,
29:13à petit peu près
29:13la même chose.
29:14Ça veut dire quoi ?
29:15Ça veut dire que
29:16en cas de victoire du RN
29:17en 2027,
29:18la France Insoumise 1
29:19n'acceptera pas
29:20le résultat des urnes.
29:22C'est la phrase texto
29:23de Mathilde Panot
29:23et surtout préparera
29:25l'affrontement.
29:26C'est-à-dire que
29:27c'est écrit dans le livre
29:28La Meute,
29:28qui a valu aux deux journalistes
29:29d'ailleurs d'être exfiltrés
29:30de tous les rassemblements
29:31de la France Insoumise.
29:33Jean-Luc Mélenchon dit
29:34Marine Le Pen
29:35aura l'Elysée.
29:36Nous aurons la rue.
29:37Ils préparent l'affrontement.
29:38C'est dans leur projet.
29:39Donc je ne comprends pas
29:40pourquoi ils ne l'assument pas.
29:41Parce que peut-être aussi
29:42il y a une question
29:43de l'égalité.
29:43Si vous appelez à l'insurrection
29:44alors que vous êtes
29:45une personnalité politique
29:46publique.
29:47Un article 40 ?
29:49Non, mais si vous caractérisez
29:50l'insurrection,
29:51c'est-à-dire que vous mettez
29:53en disant
29:53prenez les armes
29:54et montez sur
29:56les champs d'Elysée,
29:57c'est pénalement répréhensible.
29:58Mais ils ne diront pas
29:59prenons les armes.
30:00Si le RN gagne,
30:01ils diront
30:01« Sortez tous dans la rue,
30:03faites monter la colère ».
30:03Ils ont le droit
30:04de manifester ?
30:05Oui, enfin,
30:05ils jouent sur les mots.
30:07Pardonnez-moi.
30:08Si Bali Bagayoko,
30:11qui justement
30:12est très attentif
30:13aux mots qu'il emploie,
30:15s'il dit
30:15il y a deux semaines
30:16il faut des grandes manifestations
30:18comme en 2002
30:19pour contester
30:21la venue
30:22du RN au pouvoir,
30:24mais circuler,
30:25il n'y a rien à voir.
30:26C'est de la démocratie.
30:27Si en revanche,
30:28il parle d'insurrection populaire
30:29en prenant l'exemple
30:29de la Bastille,
30:30vous lui dites
30:31« Exactement ».
30:32C'est pour ça
30:32que c'est un sujet central.
30:33Et c'est pour ça
30:34que Mathilde Panot
30:35est aussi mal à l'aise
30:37que lorsqu'on lui pose
30:38une question
30:39qui est pourtant simple
30:40« Mathilde Panot,
30:40est-ce que le Hamas
30:41est un groupe terroriste ? »
30:42Ben oui.
30:43Bon ben non,
30:43il ne faut pas le dire comme ça.
30:44Il y a juste un point historique.
30:45Ces gens-là
30:47sont fascinés
30:48par le modèle révolutionnaire
30:49à travers le temps.
30:50Ils jurent
30:51par la révolution russe,
30:52par la révolution française,
30:54par les révolutions sud-américaines.
30:55C'est ça leur ADN en réalité ?
30:56La violence.
30:57C'est pas d'arriver
30:59au pouvoir par les urnes.
31:00On a connu d'ailleurs
31:01ce niveau de violence
31:02aux Etats-Unis.
31:03Black Lives Matter, oui.
31:04Non,
31:05le niveau de violence,
31:06c'est au moment du Capitole
31:07pour le coup,
31:08Gérald Olivier.
31:09Moi,
31:09je n'irai pas le décrire
31:11de la même façon
31:11parce que le Capitole,
31:13pour moi,
31:14c'est une manifestation
31:15qui dégénère
31:16avec un public
31:16qui est chauffé à blanc
31:17et une situation
31:18qui a été faussée au départ.
31:20Et Donald Trump
31:21a appelé ces gens
31:23à l'époque
31:23à aller manifester
31:24leur colère
31:25et leur vision
31:26mais il ne leur a pas appelé
31:27en vérité
31:27à l'insurrection.
31:29Il avait précisé
31:30pacifiquement
31:31et patriotiquement.
31:32Les mots étaient dans son discours.
31:33C'est important de rappeler ça
31:34parce que dans l'imaginaire collectif,
31:36pardonnez-moi,
31:36en France
31:36et notamment l'imaginaire médiatique,
31:38c'est de dire...
31:38C'est malheureux
31:39parce que ce n'est pas du tout
31:40la même chose.
31:41C'est bien que vous soyez là.
31:43Appeler à une insurrection
31:44comme le fait
31:45le maire de Saint-Denis.
31:47Comme le fait...
31:48En fait,
31:49il révèle ce que tout le monde
31:50a toujours su.
31:51A savoir que la gauche,
31:52la gauche et l'extrême gauche
31:54mais la gauche aussi
31:55n'accepterait jamais
31:56une victoire électorale du RN
31:58parce qu'ils ne respectent pas
31:59les institutions
31:59et qu'à un moment
32:00ils se lèveront compte.
32:01Donc tout le monde...
32:02Elle n'a rien révélé,
32:03Mathilde Panot,
32:04qu'on ne le sache pas.
32:04Alors s'il n'y a rien de neuf
32:05sous le soleil,
32:06on avance.
32:07Ah non, deuxième chose.
32:08Par contre,
32:09aux Etats-Unis,
32:10ce qui s'est passé en 2021,
32:12ce n'est pas une véritable insurrection
32:14parce qu'en fait,
32:15l'élection,
32:16elle était déjà jouée.
32:17On était dans un moment
32:18qui préparait la transition du pouvoir
32:20et vous avez eu...
32:21Enfin, élection qu'il n'a jamais reconnue,
32:22pardon.
32:23S'il l'a reconnue,
32:24la preuve,
32:24c'est qu'il n'est plus au pouvoir.
32:26Non.
32:26Qu'inévitablement,
32:26il l'a reconnue sans le dire.
32:29Il l'a reconnue sans le dire.
32:29Oui, sans le dire,
32:30oui, c'est important.
32:30Et la transition a eu lieu.
32:32Et en fait,
32:33vous aviez,
32:33et ça c'est un moment
32:34qui est quand même important à juger,
32:37il était facile aussi
32:38de canoniser la foule
32:39si la police nationale,
32:42la police de Washington DC
32:44et la garde nationale
32:45avaient voulu empêcher
32:46les débordements,
32:47ils auraient voulu le faire.
32:48Ils les ont délibérément
32:49laissés se produire
32:50pour pouvoir décrédibiliser
32:52Donald Trump
32:52et décrédibiliser
32:53tous ses supporters.
32:55Et c'est ce qui s'est passé.
32:56Mais c'est pour ça
32:56que le débat est passionnant.
32:58C'est parce que,
32:58par exemple,
32:59Sébastien Ligné
33:00ne partage absolument pas
33:01l'avis de Gérard Olivier,
33:03mais même Eric Solon.
33:04La France insoumise
33:05est beaucoup plus Trumpiste
33:06que ce que l'on croit.
33:06En réalité,
33:07elle reprend beaucoup
33:08de ses éléments caractéristiques,
33:10notamment le refus
33:11d'accepter le résultat
33:12des urnes
33:12parce que je confirme
33:13que le camp trumpiste
33:15n'a jamais accepté
33:16le résultat de l'élection
33:17puisque les nommés républicains
33:20de la Cour suprême,
33:21quand ils étaient interrogés
33:22sincèrement par les démocrates
33:23est-ce que Donald Trump
33:25a perdu l'élection,
33:26ils refusaient de le dire.
33:27Si je puis me permettre.
33:28En un modris,
33:29parce qu'après on parle
33:29d'Anne Finkielkraut.
33:30La bonne comparaison,
33:31c'est Black Lives Matter
33:32parce que c'est le mouvement
33:33démocrate,
33:34la gauche américaine
33:35qui a voulu planter
33:36la gouvernance Trump.
33:37Elle l'a empêchée
33:38d'en...
33:40Elle a incendié
33:41les ghettos américains
33:41et les filles
33:42a certainement
33:43cette illusion,
33:44cette tentation dans la tête
33:45de jeter la Nouvelle France
33:46sur le cours électoral français
33:49si le RN passe.
33:51Écoutez,
33:51en tous les cas,
33:52je me souviens
33:52qu'au moment de l'affaire
33:54Black Lives Matter
33:55et de George Floyd,
33:56c'est un drame absolu,
33:58certains ont voulu
33:59tresser justement
34:00ce fameux trait d'union
34:02entre la société américaine,
34:04la violence policière
34:06aux Etats-Unis
34:07avec la France.
34:09et à l'heure
34:10où c'était interdit
34:11de manifester
34:12pour les Français
34:13et de se rassembler,
34:15vous aviez eu
34:16des manifestations massives,
34:18notamment
34:18Place de la République
34:20avec des violences.
34:20Alain Finkielkraut
34:21a réagi,
34:22et c'est un autre sujet,
34:24aux grands révolutionnaires
34:26de la croisette.
34:28Parce que,
34:29après 1789,
34:31je suis certain
34:32qu'en 2076,
34:34les historiens
34:35se souviendront
34:36de cette pétition
34:37et de cette attaque
34:40s'est résistant
34:41contre le fascisme
34:42et Canal Plus.
34:43Je pense vraiment
34:44qu'il y aura
34:45des grands débats.
34:46Vous vous souvenez,
34:49le 23 mai 2026,
34:51lorsque la LDH
34:52et la CGT Spectacle
34:56ont attaqué en justice
34:58Canal Plus.
34:58Bon,
34:59effectivement,
35:00tout cela est grotesque,
35:02mais je vous propose
35:02d'écouter Alain Finkielkraut
35:04sur, justement,
35:05ces fameux pétitionnaires.
35:06Écoutez.
35:07Un certain nombre
35:08de cinéastes
35:11ont écrit
35:13contre Bolloré,
35:15contre la colonisation
35:16fasciste,
35:17crypto-fasciste
35:18de l'univers
35:20par Vincent Bolloré.
35:23Ce sont leurs propos.
35:24Oui,
35:24ce sont leurs propos,
35:24bien sûr,
35:25entre guillemets.
35:26Maxime Saada,
35:28qui préside
35:29au destiné
35:29de Canal Plus,
35:30à dire
35:30je me suis fait insulter,
35:32donc je ne leur donnerai
35:33plus d'argent.
35:33Et tout d'un coup,
35:35ça y est,
35:36l'antifascisme
35:36est à nouveau
35:37à nos portes.
35:39La CGT Spectacle
35:40et la Ligue des Droits
35:41de l'Homme,
35:42la Ligue des Droits
35:42de l'Homme créée
35:43au moment de l'affaire
35:44des Réusses,
35:44vous vous rendez compte ?
35:45La Ligue porte plainte.
35:47Mais c'est...
35:49Je veux dire,
35:50Maxime Saada
35:51ne peut pas
35:51se faire insulter
35:53et traiter
35:54de fasciste
35:55sans réagir.
35:56Il y a un article,
35:57encore une fois,
35:58passionnant
35:58de Pascal Ménadier
35:59dans le journal
36:00du dimanche
36:01qui rappelle
36:02quelques évidences,
36:03les quatre vérités
36:04de Maxime Saada.
36:05Il parle de Canal,
36:06ce même groupe
36:07qui a financé
36:07Dossier 137,
36:08une affaire
36:09de violence policière
36:10ou bien l'histoire
36:11de Souleymane,
36:11film sur un livreur
36:12à vélo sans papier
36:13dont l'acteur principal,
36:14le Guinéen
36:15Abou Zankaré,
36:17mécanicien à Amiens,
36:18a décroché
36:18depuis un César
36:19et un titre de séjour.
36:21Mais s'il n'a jamais
36:22eu à se plaindre,
36:24son réalisateur
36:25et M. Mol
36:28ont tout de même
36:29signé la pétition
36:30Zappé Bolloré
36:31par mesure préventive.
36:33Pascal Zaddy...
36:34Oui, ça c'est mon préféré,
36:35Jean-Pascal Zaddy.
36:36Jean-Pascal Zaddy,
36:37d'ailleurs,
36:38c'est l'acteur
36:38et le réalisateur.
36:39Il s'est subitement souvenu
36:41que le groupe Canal
36:41avait financé ses films
36:43à hauteur de 80 millions d'euros
36:44avant de passer
36:45à un coup de téléphone
36:46d'excuse.
36:47J'avais mal lu le texte,
36:48s'est-il défendu ?
36:49Extraordinaire.
36:50Attendez,
36:51on peut mal lire un texte ?
36:52Non, non,
36:52il a pas mal lu,
36:53il avait mal compté.
36:55Oh non,
36:56mais c'est possible,
36:57attendez,
36:57vous avez un ami
36:58qui vous appelle,
36:59on dit arrête.
36:59On lance,
37:00écoutez,
37:00on va faire une pétition,
37:01j'ai besoin de ta signature.
37:02Bon, ben voilà.
37:03Il s'est rendu compte peut-être
37:04de...
37:05Non, mais j'ai jamais signé
37:06de pétition,
37:06mais peut-être...
37:07Non, mais moi je ne comprends pas.
37:08Donc, il signe...
37:09On n'est pas foutu,
37:10la pétition.
37:10Non, mais il signe
37:10contre le financeur,
37:13il signe contre quelqu'un
37:14qui a permis au cinéma français
37:22il pétitionne
37:22contre quelqu'un
37:23qui n'est jamais intervenu
37:24dans le contenu des films.
37:25C'est-à-dire,
37:25c'est quelqu'un qui finance
37:26en toute liberté.
37:27La preuve,
37:27l'histoire de Souleymane
37:28ne peut pas dire
37:29que ça soit quand même
37:30d'un fascisme évident,
37:31ce serait plutôt...
37:32Voilà,
37:33ce serait plutôt
37:33un discours pro-migrant.
37:34Donc, en fait,
37:35il pétitionne
37:35contre tout ce qui les avantage.
37:37Pourquoi ?
37:37Parce qu'on est dans l'idéologie
37:39et pas dans la réalité.
37:40Et M. Zaddy,
37:41tout d'un coup,
37:42il est passé de l'idéologie
37:43à la réalité.
37:43Je peux t'avouer
37:44à moitié pardonner.
37:45La création commence
37:46là où la propagande
37:48s'arrête
37:48et où l'idéologie s'arrête.
37:50En fait,
37:50qu'est-ce que c'est le cinéma ?
37:51Qu'est-ce que c'est Canal+,
37:52qu'est-ce que c'est les régions ?
37:53C'est accompagner justement
37:55ces jeunes talents,
37:56le doute,
37:56la complexité,
37:57la beauté.
37:58Et donc, forcément,
37:59ça entre en conflit.
38:00Alors, je suis vraiment
38:01d'une tristesse sans nom
38:02pour la LDH,
38:03la pauvre LDH.
38:04Franchement,
38:04c'est absolument honteux
38:05par rapport à nos créateurs
38:06et à la création.
38:07Véritablement.
38:08Personne ne se souviendra
38:08de l'assignation.
38:10Mais évidemment,
38:12en 2076,
38:13vous pensez qu'il y en a un
38:13qui va dire
38:14le 25 mai 2026,
38:16la LDH.
38:17L'ingratitude.
38:18Il y aura dans l'histoire
38:19de la LDH
38:20l'affaire Dreyfus
38:21et l'affaire de la pétition,
38:23ne vous inquiétez pas.
38:24Le palmarès
38:25de cette 79e édition
38:26du Festival de Cannes
38:27en sélection officielle,
38:28les films soutenus
38:29par Canal+,
38:29ont obtenu
38:317 des 9 prix décernés.
38:34Sur l'ensemble
38:34des récompenses décernées
38:36à Cannes en 2026,
38:3714 films soutenus
38:38par Canal+,
38:39ont reçu
38:4125 récompenses.
38:42Cette histoire
38:42est un sketch en fait.
38:43C'est vrai.
38:44C'est un mauvais spectacle.
38:45Oui, oui.
38:46De la CGT spectacle,
38:47mais pas que.
38:47Vous avez entièrement raison.
38:50Il nous reste encore
38:51quelques minutes
38:54avant de parler
38:55de l'Iran
38:55et des Etats-Unis.
38:57Je voudrais juste
38:57qu'on parle très rapidement
38:59de la déclaration
39:00de Sandrine Rousseau
39:01sur Patrick Bruel.
39:02Vous savez que
39:03quatre plaintes
39:07pour viol
39:07ont été déposées
39:08contre Patrick Bruel
39:10et Marine Le Pen
39:11a estimé par exemple
39:11que la pierre angulaire
39:13devait être
39:13la présomption d'innocence
39:14dans notre société.
39:16En revanche,
39:17il est libre
39:18de se produire,
39:19mais les téléspectateurs,
39:21les Français
39:21sont libres
39:22de ne pas aller
39:23dans le contexte actuel
39:25voir ces concerts.
39:27Sandrine Rousseau
39:28et d'un autre avis,
39:29je vous propose
39:29de l'écouter.
39:32Évidemment,
39:32puisque c'est un trouble
39:33à l'ordre public,
39:34puisque c'est mettre
39:35en danger des personnes.
39:37Il n'y a pas de trouble
39:37à l'ordre public.
39:38Mais bien sûr que si,
39:39il y aura forcément
39:39des féministes devant
39:41et c'est très bien.
39:41Ce n'est pas le cas
39:42pour l'instant.
39:43Ce n'est pas le cas
39:43pour l'instant,
39:44mais ça va forcément venir.
39:45Et par ailleurs,
39:47c'est aussi une mise en danger.
39:48Je veux dire,
39:49Patrick Bruel
39:49n'organise pas
39:50ses concerts seul.
39:51Il y a des techniciennes,
39:52il y a des personnes
39:54qui gèrent les lumières,
39:55le son,
39:56qui gèrent sa loge,
39:57qui le maquillent.
40:00On l'a vu d'ailleurs
40:01le masse avant
40:01ou après ses concerts.
40:03Et puis derrière,
40:04il y a des fans.
40:04Et donc,
40:04c'est une mise en danger
40:05de toutes ces personnes.
40:07Écoutez,
40:08je ne sais pas.
40:08Et là,
40:08vraiment,
40:09c'est sans polémique
40:09si Sandrine Rousseau
40:10est la meilleure porte-parole
40:12sur ce sujet
40:13après l'affaire Bayou
40:15et après l'affaire
40:16Gérard Miller.
40:17Et vraiment,
40:18je me pose
40:18cette question
40:19à voix haute.
40:21Mais laissons Miller
40:22de côté.
40:23L'affaire Julien Bayou,
40:24Mme Rousseau
40:25a instrumentalisé
40:26une enquête
40:27assez bidon,
40:28il faut bien le dire,
40:28pour porter des accusations
40:30très graves
40:30sur M. Boucher.
40:31Bon,
40:31il a été innocenté,
40:33le dossier était absolument vide.
40:34Elle refuse d'ailleurs
40:35de le reconnaître
40:35en disant
40:36que l'enquête était bâclée.
40:37C'est-à-dire que même
40:37quand on reconnaît
40:39l'innocence de quelqu'un,
40:40ça ne lui suffit pas.
40:41La moindre décence,
40:42ce serait qu'elle s'abstienne
40:42de tout commentaire
40:43sur Patrick Louriel
40:44et qu'elle laisse la justice
40:45faire son travail.
40:46Mais décidément,
40:47elle n'apprend rien.
40:48Exactement.
40:50Et vous avez eu des mots,
40:51vous avez eu une position
40:52très claire
40:55sur cette affaire-là.
40:57J'ai entendu vendredi matin.
40:58La présomption d'innocence
41:00d'un côté
41:00et dans le même mouvement,
41:02la liberté d'expression
41:04aux plaignantes.
41:05Parce que
41:07certaines parlent aujourd'hui,
41:0830 ans après,
41:09tout simplement
41:09parce qu'il y a eu
41:10un traumatisme.
41:11Tout simplement aussi
41:12parce que la société
41:13s'est vraiment accélérée.
41:15après,
41:16mon positionnement
41:17par rapport
41:18à Sandrine Rousseau
41:19et certaines féministes...
41:20Mais mettons de côté
41:21Sandrine Rousseau,
41:22pour le coup.
41:22Ce n'est pas ça
41:22qui m'intéresse.
41:23Moi, ce qui m'intéresse,
41:24c'est aussi la parole
41:24des femmes
41:25qui s'est libérée
41:25effectivement ces derniers mois.
41:27Vous avez parlé de mots,
41:28vous avez employé
41:29le terme de plaignante.
41:30C'est très important
41:31de ce terme
41:31puisque c'est le terme
41:33judiciaire et juridique.
41:34Il y a une enquête
41:35qui est en cours,
41:36plusieurs.
41:37Il y a des témoignages.
41:38On peut aussi se dire
41:39mais pourquoi il y en a autant
41:39aujourd'hui ?
41:40Peut-être que des femmes
41:41avaient peur
41:41de prendre la parole
41:42et ont senti
41:44que c'était le moment
41:46parce que
41:48une, deux, trois, quatre
41:49l'avaient fait
41:50et elles avaient peut-être
41:52aussi besoin
41:52de ce soutien.
41:53Je dis peut-être
41:54parce que là,
41:55encore une fois,
41:55il faut rester
41:56extrêmement prudent
41:58mais...
41:58Je trouve que la parole
42:00s'est libérée
42:00et que c'est une bonne chose
42:02mais bien évidemment,
42:03il y a l'état de droit
42:04et la présomption d'innocence.
42:05Après, je ne pense pas
42:06qu'on...
42:08Le problème aujourd'hui,
42:09c'est qu'on a eu
42:09tellement d'événements
42:10du style
42:10Balance ton port
42:11que la parole
42:12de certaines femmes
42:13ont été dévoyées.
42:14Parlons de l'Iran
42:15et des Etats-Unis
42:16puisqu'il nous reste
42:17encore quelques minutes
42:17mais Gérald Olivier,
42:19l'impression,
42:20c'est que c'est encore
42:21le grand flou.
42:22Donald Trump
42:23a tempéré dimanche
42:24les espoirs
42:25d'un accord imminent
42:26avec l'Iran
42:28pour mettre
42:28durablement fin
42:29à la guerre
42:29au Moyen-Orient
42:31malgré des signes
42:31de progrès.
42:32J'ai demandé
42:32à mes présentants
42:33de ne pas se précipiter
42:34pour conclure un accord
42:35car le temps
42:36joue en notre faveur.
42:37What's happened ?
42:38Gérald Olivier.
42:39Écoutez,
42:40j'aimerais autant
42:40le savoir que vous
42:41parce qu'en fait
42:41vous avez raison
42:42de dire que c'est flou.
42:44En fait,
42:44Donald Trump
42:45voudrait en terminer
42:46avec cette affaire.
42:47Il voudrait en terminer
42:48parce qu'il y a des élections
42:49qui approchent
42:50et qu'il est sous pression.
42:51Il est sous pression
42:52parce que l'une des conséquences
42:53de cette guerre
42:54aux Etats-Unis,
42:55ça a été l'augmentation
42:56du prix de l'essence
42:57à cause de la fermeture
42:58du détroit d'Ormous,
42:59pas l'Iran.
42:59Et donc là,
43:00il est pris,
43:01non pas à son propre piège,
43:02mais à l'une des conséquences
43:03du conflit
43:03qui fait qu'électoralement,
43:05ce n'est pas dans son intérêt
43:06que ça se prolonge
43:07parce que les Américains,
43:09et aujourd'hui,
43:09c'était un week-end férié
43:11aux Etats-Unis,
43:12demain,
43:12c'est Memorial Day,
43:13c'est le jour du souvenir
43:14des soldats,
43:15c'est un week-end
43:15où tout le monde voyage.
43:16Aujourd'hui,
43:17c'était les 500 miles
43:18d'Indianapolis,
43:19c'est-à-dire la course
43:19a peut-être lieu
43:20pendant qu'on parle,
43:21course de voitures
43:22assez importante
43:23qui attire littéralement
43:25des centaines
43:25de milliers d'Américains,
43:26événements sportifs
43:27qui rassemblent
43:28des foules considérables.
43:29Pour aller sur place,
43:30il faut prendre sa voiture.
43:31Quand on prend sa voiture,
43:32on se rend compte
43:32que le prix de l'essence
43:33est beaucoup plus élevé
43:34qu'il n'était il y a un an
43:35et il ne l'était pas
43:36avant ce conflit.
43:37Donc Donald Trump
43:38essaie de sortir du conflit
43:40pour pouvoir mettre fin
43:41à ce cauchemar
43:42qui est l'augmentation
43:43du prix du pétrole.
43:44Et malheureusement,
43:45il ne sait pas
43:45s'il faut le faire
43:46par des frappes
43:47qui ne garantissent rien
43:48ou s'il faut le faire
43:49par la négociation
43:51qui aura au moins
43:51pour intérêt
43:52de calmer le jeu.
43:53Donc on est exactement
43:55à ce moment
43:55où on continue
43:56à discuter avec des gens
43:58alors qu'il avait promis
43:59il y a quelques semaines
43:59qu'il ne discuterait plus
44:00avec eux
44:01pour espérer pouvoir
44:02parvenir à un accord.
44:03Et cet accord,
44:04ce ne serait pas du tout
44:04une solution durable
44:05à la guerre.
44:06Ce serait juste un accord
44:07qui consisterait à ce que
44:08un, l'Iran ouvre,
44:10cesse de menacer
44:12les navires
44:12qui empruntent
44:13le détroit d'Hormuz
44:14en échange de quoi
44:15les Américains
44:16lèveraient leur blocus
44:17contre les peuples,
44:18contre les ports iraniens.
44:19Et on se mettrait d'accord
44:21pour parler pendant 60 jours
44:23sous cessez-le-feu
44:24pour voir si pendant
44:26ces 60 jours
44:26on peut trouver un accord
44:28ou au moins
44:28un début d'accord
44:29sur la question
44:30plus importante
44:31qui est le nucléaire iranien.
44:32C'est l'objectif des choses.
44:33J'ai lu aussi le tweet
44:34de Benjamin Netanyahou
44:36qui a publié une photo
44:39avec Donald Trump
44:40en disant
44:41qu'il n'y aura plus
44:42de nucléaire
44:44l'Iran n'aura jamais
44:45l'arme nucléaire
44:46mais la question
44:47c'est de savoir
44:48si finalement
44:48la plus grande arme nucléaire
44:49ce n'est pas
44:50le détroit d'Hormuz
44:50plus que les missiles.
44:52Et puis il a révélé
44:54un échange
44:54j'ai parlé hier soir
44:55avec le président
44:56Donald Trump
44:57le président
44:58et moi avons convenu
45:00que tout accord final
45:01avec l'Iran
45:02doit éliminer
45:03le danger nucléaire
45:05cela signifie
45:06démanteler
45:06les sites d'enrichissement
45:08nucléaire de l'Iran
45:08et retirer son matériau
45:10nucléaire
45:10enrichi
45:11de son territoire.
45:13Je ne veux pas faire
45:14de la géopolitique fiction
45:15il nous reste une petite minute
45:17donc je vous remercie
45:19et si on peut vous lire
45:20également
45:20Gérald Olivier
45:21et vraiment
45:22j'invite les téléspectateurs
45:23à redécouvrir
45:25votre ouvrage
45:26Cover Up
45:28sur l'Amérique
45:29et l'état profond
45:30et le clan Biden
45:33c'est vraiment
45:33absolument passionnant
45:34et on pourrait
45:36est-ce qu'il y a
45:36un cover up
45:37sur le clan Trump
45:38aujourd'hui ou pas ?
45:39On le saura
45:40dans quelques années
45:41on verra
45:42j'aurais souhaité
45:43que le président
45:44aille au mariage
45:45de son fils
45:46c'est incroyable ça
45:47ça s'est passé ce week-end
45:49il n'y est pas allé
45:49c'est plus le même Donald Trump
45:50il s'est passé quelque chose
45:52il n'y aura rien invité
45:53pour qu'on en parle
45:53quand on aura le temps
45:54ah ouais ça c'est intéressant
45:55il aurait absolument
45:55pu s'y rendre
45:56et en plein mariage
45:58de son fils
45:59informer le reste du monde
46:00que les frappes
46:00contre l'Iran
46:01avaient repris
46:01et ce n'est pas
46:02ce qu'il a choisi de faire
46:03il a choisi de rester
46:04à la Maison Blanche
46:04en attendant un possible accord
46:06et ce n'est pas le Trump
46:08que l'on connaît
46:09donc il y a quelque chose
46:11qui a changé
46:11dans le personnage
46:13je voulais vous parler
46:14d'une dernière information
46:15et on retrouve la France
46:16et c'est bien triste
46:17je n'ai même pas les mots
46:18pour qualifier l'acte
46:19que de la personne
46:20qui l'a jeté
46:21la croix d'un étau
46:22du nouveau
46:22vandalisé au sommet
46:23des Pyrénées
46:24vous avez un garçon
46:25de 18 ans
46:25qui a décidé
46:26de gravir ce sommet
46:29et de planter cette croix
46:31elle a été retrouvée
46:33vandalisée
46:33mais vous savez
46:34ce que c'est
46:34la bonne nouvelle
46:35monsieur Nolo
46:36qui me regarde
46:37en disant
46:37vous voyez
46:37tout est foutu
46:38ben non
46:39parce qu'en fait
46:39vous avez des garçons
46:40qui ont récupéré la croix
46:42et qui sont allés
46:43la réinstaller au même endroit
46:44vous avez un type
46:45qui le matin se dit
46:47je vais quand même
46:47m'imposer un effort physique
46:49absolu
46:49pour aller
46:50profiler une croix
46:50je suis d'accord
46:51je ne sais pas si vous voyez
46:52ce qui se passe
46:53dans la tête de ces gens
46:54mais il y en a deux
46:54ou trois d'autres types
46:55qui se sont dit
46:56vous avez fait ça
46:57ben non on y revient
46:58mais ce qui m'inquiète un peu
46:59c'est que ça rejoint
47:00votre prédiction
47:02toujours très positive
47:03c'est à dire qu'il va y avoir
47:04une confrontation
47:05à un moment
47:06espérons que vous ayez tort
47:07merci à tous les cinq
47:08merci à Martin Mazur
47:11qui a préparé cette émission
47:12excellente fin de week-end
47:15joyeuse Pentecôte
47:15puisque c'était le week-end
47:16de la Pentecôte
47:17à tous nos téléspectateurs
47:19aux fidèles
47:19qui sont toujours
47:20en train de marcher
47:21du côté du pèlerinage
47:22de Chartres
47:23et c'est Charlotte Dornelas
47:24qui participe aujourd'hui
47:25merci à tous
47:26et l'info se poursuit
47:27sur CNews
47:28merci à tous
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