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  • il y a 21 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Autre actualité évidemment ce soir, c'est cette réunion, réunion stratégique qui s'est tenue dans la Situation Room de
00:08la Maison Blanche.
00:09Donald Trump pourrait-il annoncer dans les heures qui viennent la signature de ce qui pourrait ressembler à un protocole,
00:14du moins protocole d'accord avec l'Iran ?
00:16Le président américain avait promis une réponse finale imminente.
00:19Oui, on va prendre la direction de Washington pour vous retrouver Antoine Eulard.
00:23Antoine, le président s'est enfermé, Dominique le disait, deux heures, deux heures avec son état-major dans cette salle
00:28de crise.
00:28Il avait promis de prendre cette décision. Visiblement, cette décision, elle va prendre beaucoup plus de temps.
00:33Elle ne sera pas pour ce soir, Antoine.
00:38Oui, c'est en tout cas ce qu'affirme le New York Times qui indique qu'après cette réunion de
00:43deux heures, Donald Trump finalement n'a pas pris de décision.
00:47Le président américain avait pourtant fait lui-même monter les enchères en annonçant sur son réseau social qu'il allait
00:54se réunir avec ses équipes dans la Situation Room,
00:56la salle de crise de la Maison Blanche, façon un peu de théâtraliser cette séquence.
01:01Trump avait présenté cette réunion comme étant décisive puisqu'il avait promis qu'il allait prendre une décision finale par
01:08rapport à ce projet d'accord
01:09qui est négocié depuis plusieurs semaines entre les Iraniens et les Américains.
01:13Finalement, cette réunion se finit un peu comme un pétard mouillé.
01:18Il n'y a pas de décision de Donald Trump.
01:20Selon le New York Times toujours, les membres de l'administration Trump expliquent qu'il y a quand même eu
01:26des progrès et qu'un accord est proche.
01:29Mais il reste quand même certains points de blocage à commencer par la question des avoirs gelés iraniens.
01:35Ça représente énormément d'argent, au moins 120 milliards de dollars.
01:40Trump a une position très ferme sur ce sujet.
01:42Il l'a rappelé d'ailleurs sur son réseau social.
01:44Pas question qu'il y ait des échanges d'argent pour le moment jusqu'à nouvel ordre.
01:50C'est ce que dit Donald Trump alors que les Iraniens, eux, exigent un geste du président américain sur ce
01:55sujet,
01:56en gage de bonne volonté et pour valider un accord.
02:00Donc ça coince à ce niveau-là.
02:01Il y a aussi d'autres points de blocage manifestement que Donald Trump a énumérés toujours dans son message sur
02:06son réseau social.
02:07Le détroit d'Hormuz qui doit être rouvert avec une totale liberté de navigation, dit Donald Trump.
02:12Il y a la question de l'uranium enrichi.
02:14Trump dit que les Américains vont devoir le récupérer et le détruire sur place en Iran.
02:19Et puis il y a encore pour Donald Trump un autre sujet important.
02:24Outre la question de l'argent, c'est la question de l'arme nucléaire.
02:28Trump veut un engagement ferme des Iraniens qu'ils ne se doteront jamais de l'arme atomique.
02:33Donc pour le moment, les discussions se poursuivent, mais toujours pas de décision de Donald Trump.
02:38Trump qui, pour l'instant, n'a pas prévu non plus de s'exprimer ce soir.
02:42Il continue à travailler avec ses conseillers dans le bureau Oval.
02:46Peut-être pas forcément d'ailleurs des réunions sur l'Iran, mais plutôt sur des sujets de politique intérieure.
02:52Et donc, eh bien, Donald Trump qui hésite toujours, en tout cas qui n'a toujours pas validé ce plan
02:58de paix,
03:00ce plan de cet accord qui est négocié entre l'Iran et les Etats-Unis.
03:04Antoine Hollard, depuis Washington, Miko Blujon-Mérede, on a parlé pendant plus de deux heures dans cette Situation Room.
03:11Il y avait du monde autour de Donald Trump.
03:13Le résultat final, c'est qu'il n'y a pas de décision.
03:15Ça veut dire que ça a beaucoup débattu.
03:17Ça veut dire qu'on n'est pas d'accord.
03:17Alors, aïe, aïe, aïe, j'ai envie de vous dire qu'on est à peu près dans le même cas
03:21que ce qu'on avait le week-end dernier
03:23quand on s'était vu.
03:24Et le week-end d'avant, vous me l'avez volé, j'allais y venir.
03:27Ben oui, effectivement, là, on en est à la neuvième occurrence, effectivement, d'une décélération des tensions,
03:34ou en tout cas d'un apaisement venant de la part des Etats-Unis, un vendredi ou un samedi.
03:39Et là, l'enjeu qui se pose, évidemment, c'est effectivement, est-ce qu'on est toujours dans la logique
03:43du MOU,
03:44donc ce fameux memorandum d'entente dont on a tant parlé là depuis la semaine dernière,
03:47ou est-ce que ça va encore moins loin ?
03:50Et donc là, l'enjeu, c'est vraiment de comprendre pourquoi Donald Trump a fait ce tweet, ce truth, il
03:55y a quelques heures,
03:56dans lequel il dit, de fait, on va lever, ou en tout cas, on va commencer à lever le blocus
04:02naval des ports iraniens.
04:03Ça, c'est peut-être l'info qui peut nous permettre de comprendre ce qui va arriver peut-être dans
04:07quelques heures,
04:08ou demain, ou dimanche.
04:09On va y revenir, justement, sur ce point très périssime.
04:11Général Sidos, comment on va réussir à trancher ?
04:16Puisque la semaine dernière, il y avait eu des négociations qui étaient bien parties.
04:19On parlait du chef d'état-major pakistanais qui était venu.
04:24On y croyait, on avait envie d'y croire.
04:26Et puis là, on fait trois pas en arrière.
04:28Alors, c'est vrai que cette semaine, il y a eu quelques incidents, ça a frotté.
04:31Oui, c'est vrai.
04:31Il y a eu de la friction, il y a eu trois nuits de suite.
04:33Il y a eu une mercredi à jeudi, oui.
04:34On valait mieux pas se promener dans le détroit d'Hormouz en bateau.
04:36Mais comme tous les mardis-mercredis, un peu j'ose dire.
04:39Il n'y a plus grand monde qui se promène dans le détroit d'Hormouz en bateau aujourd'hui.
04:42D'ailleurs, mais oui, alors est-ce que c'était les frictions parce qu'il y a quelque chose qui
04:47se mettait en place ?
04:48Ça veut dire quelque chose qui avait été mal compris, des bateaux qui passaient ?
04:52Parce qu'effectivement, à un moment, avant qu'il y ait les frictions,
04:54il y avait une annonce sur un site disant qu'il y avait quatre bateaux qui étaient passés sans autorisation
04:59et quatre bateaux qui étaient passés avec autorisation.
05:02Et après, il y a eu trois nuits d'incident.
05:03Donc vous voyez, il y a peut-être quelque chose qui…
05:05Il y a de l'incompréhension, il y a des choses qui se mettent en place, il y a des
05:08tests.
05:09Donc voilà, avec les éléments qu'on a, c'est ce qu'on peut supposer.
05:12Et puis il y a cette affaire avec ces tout petits bateaux qui sont faits tirés dessus par les Américains,
05:17avec des mines.
05:18Alors qu'est-ce que c'est que cette affaire de mines ?
05:19Et qui réapparaît aujourd'hui en disant une source officielle, enfin une source discrète…
05:23Une source militaire, dite à BFMTV, en tout cas, qu'on a eu la confirmation qu'il y avait bien
05:27des mines dans le Détroit.
05:29On ne sait pas exactement où elles sont, elles ont pu aussi se déplacer.
05:32En tout cas, il y aurait des mines dans le Détroit.
05:33Voilà, donc il faut tenir compte de ces éléments.
05:35Il faut tenir compte de ce que, effectivement, de cette réunion de deux heures.
05:38Mais bon, est-ce que la décision doit être prise ?
05:40Parce que c'est une réunion qui a été faite pour parler à l'officier de liaison.
05:45Et l'officier de liaison, c'est le maréchal, le maréchal Mounir.
05:48C'est lui qui traite tout ça, a priori.
05:50On n'a jamais entendu parler de diplomate américain.
05:52Bon, donc c'est lui qui traite avec des Qataris.
05:56Donc on lui transmet un package en lui disant, voilà, on a reçu les éléments, on en a discuté.
05:59Et puis maintenant, voilà, on te refile le bébé.
06:02Et d'ici lundi, tu nous fais...
06:04C'est un petit peu comme ça qu'il faut le voir.
06:06Je pense que c'est lui qui traite.
06:08C'est lui qui arrange ce qui est décidé par les Américains, qui modifie le vocabulaire.
06:14Et de la même façon, quand ça arrive du côté iranien, il traduit pour que ce soit écouté, entendu.
06:20Et j'ai l'impression que dans cette situation, il ressemble à la conseillère proche de, dont j'ai oublié
06:26le nom, de Trump,
06:28qui avait dit qu'il faut prendre le lui, voilà, et qui a son oreille, qui a son écoute.
06:33Et en fait, il y a toujours des gens qui arrivent à travailler avec les caractériels.
06:37Donc là, on a un maréchal.
06:38Il a dit que c'est son maréchal préféré de l'entreprise.
06:40Vous voyez, ce sont des petits éléments.
06:42Mais au niveau humain...
06:44Mais vous vous dites que ça bouge un petit peu quand même ?
06:47Oui, ça bouge.
06:47Moi, c'est l'impression que ça me donne, ça bouge.
06:49Ça bouge, la semaine dernière et le samedi.
06:51On n'a pas la même impression, alors, pardon.
06:52Non, moi, je trouve que ça avance doucement.
06:55Effectivement, les trois nuits d'incident, bon, on remet un petit peu les pendules à l'heure,
07:00ça ne va pas très très loin.
07:01On fait comprendre, tu m'embêtes, je t'embête.
07:04Ils se sont quand même fait la guerre méchamment.
07:06Il y a quand même une rupture de confiance totale.
07:09Donc c'est quand même normal que ça ait du mal, que les pièces aient du mal à se mettre
07:12en place.
07:13Anthony Dabila, vous avez l'impression, vous aussi, que ça bouge quand on voit les exigences des deux côtés.
07:18Hormuz, le nucléaire, les avoirs gelés.
07:20On a l'impression quand même qu'il y a des points de blocage qui subsistent,
07:24qui étaient là il y a une semaine, deux semaines, trois semaines, et qui sont encore là ce soir.
07:27Alors, je suis tout à fait d'accord avec ce que vient de dire le général.
07:31Ça bouge, ça avance.
07:32Et une réunion du Conseil de sécurité nationale,
07:35ce n'est pas fait pour sortir avec soit zéro progrès ou 100% des problèmes résolus.
07:40Il y a tous les décisionnaires de la politique étrangère américaine
07:43qui sont résolus autour de la table.
07:45Ils donnent leur version, ils doivent se mettre d'accord.
07:47Et peut-être que du côté du ministère de la Justice,
07:50du département de la Justice, du ministère de la Guerre,
07:53il y a des détails qui n'ont pas été résolus.
07:55On dit non, là on a un problème, il faut qu'on ait une proposition plus concrète, plus solide.
07:59Et on transmet au négociateur, on transmet à la partie adverse.
08:04Et on dit bon, voilà, là sur ce point,
08:05il y a peut-être quelque chose qui n'est pas satisfaisant.
08:07On n'a pas assez de garanties sur ce point.
08:10Et peut-être que là, on est à 50, 70, que sais-je.
08:13Mais en tout cas, plus après qu'avant.
08:17Donc il y a des annonces qui sont faites.
08:19Ça veut bien dire que dans l'esprit des gens qui les font, il y a des progrès.
08:24Ensuite, avoir tous les états d'âme et les états émotionnels de Donald Trump,
08:28c'est épuisant pour tout le monde.
08:30Mais c'est épuisant aussi pour les gens qui négocient en face.
08:32Parce qu'au bout d'un moment, ils perdent patience, un peu comme nous tous.
08:36Et bien analyste, que spectateur, que décisionnaire en Europe.
08:41On n'a pas de pouvoir, on ne sait pas quoi faire.
08:43On est placé devant une imprévisibilité.
08:46Et ça compte dans l'usure de celui qui négocie.
08:50Thierry, je voulais vous entendre aussi sur la question des avoirs gelés.
08:53Parce qu'il a fait la liste de toutes ces exigences, Donald Trump.
08:55On a parlé dû à la réouverture du détroit d'Hormuz.
08:57Il y a le déminage, il y a la récupération, et on en parlera avec vous.
09:00Et la destruction des 440 kilos d'uranium enrichi.
09:02Sur les avoirs gelés, là, il n'est pas question pour lui de les débloquer.
09:06Alors, il n'est pas question de les débloquer.
09:08A priori, et c'est là où il y a tout le débat avec les Iraniens.
09:11C'est-à-dire que, lui, il considère que, sur le principe,
09:13on peut effectivement envisager de débloquer ces avoirs,
09:17qui sont évalués de 100 à 120 milliards de dollars, à peu près.
09:20De lever les sanctions économiques sur l'Iran.
09:24Et on voit bien que, si les Iraniens insistent à ce point sur ce sujet-là,
09:28c'est quand même une indication sur le fait qu'ils sont, évidemment,
09:32plutôt étranglés financièrement.
09:34Donc, ce que dit Donald Trump, c'est pas question de libérer l'argent
09:37avant que l'Iran ait donné des gages concrets de sa bonne volonté
09:41et de sa bonne foi dans l'avancée vers un accord de paix.
09:45L'Iran, au contraire, dit, nous, on veut ce gage,
09:47que les États-Unis sont de bonne foi.
09:49Et donc, on exige une douzaine de milliards de dollars d'entrées
09:55pour montrer que, derrière tout ça, il y a du concret
09:58et qu'on va pouvoir commencer à desserrer un petit peu
10:02cet état financier qui est absolument considérable pour le pays.
10:06Donc, c'est effectivement un terrain d'affrontement majeur,
10:09sachant qu'il y a d'autres sujets qui sont évoqués
10:12de manière assez étonnante, et notamment ce projet
10:14de fonds de reconstruction de l'Iran,
10:17qui pourrait être doté de 300 milliards de dollars.
10:21Alors, tout ça, ça rend l'équation...
10:23Qui abondrait ce fonds ?
10:24Qui mettrait l'argent dans cette enveloppe ?
10:26Exactement. Vous avez raison de poser la question,
10:28parce que Donald Trump, il a un...
10:32C'est pas les Américains ?
10:33Non, mais il a une contrainte très forte,
10:35c'est-à-dire qu'il ne veut pas montrer
10:37qu'il a cédé davantage qu'Obama,
10:39et qu'au contraire, il a été beaucoup plus dur.
10:44Il a obtenu de bien meilleurs résultats.
10:46Qu'est-ce qu'il reproche à Barack Obama en particulier ?
10:49D'avoir, je le cite,
10:51rempli des avions littéralement de montagnes de cash
10:54qu'il est allé donner à l'Iran
10:56pour finalement n'obtenir aucun résultat.
10:58Donc, l'idée de Donald Trump,
11:00c'est que si on fait un fonds comme celui-là,
11:02ce sont les pays de la région
11:03qui devraient contribuer et l'abonder.
11:06Ce qui, évidemment, n'a pas forcément...
11:08Ce qui vient de s'en tirer dessus,
11:09c'est un allié du golf au final.
11:10C'est un peu ça l'idée, oui.
11:11Anthony Dabila, je voyais réagir
11:12quand on parlait des Américains,
11:14de la participation au pot des Américains.
11:16Voilà, tout à fait.
11:17Si vous invitez un électricien ici,
11:19il va vous demander si c'est du triphasé
11:20et en combien de watts.
11:22Donald Trump, c'est un entrepreneur.
11:23Quand vous voyez des ruines,
11:25lui, il voit un chantier.
11:26Et s'il voit un chantier,
11:27il veut la reconstruction
11:28à laquelle il participe.
11:30Il voit du business.
11:31Et le fonds de 300 milliards,
11:32c'est clairement pour participer
11:34à la reconstruction de l'Iran.
11:35Et là, il y a un intérêt très primaire
11:38qui pourrait aider à créer des intérêts communs
11:41qui feront que demain,
11:42un affrontement sera coûteux pour tout le monde.
11:44Parce que quand on a du business en commun,
11:46on ne se fait pas la guerre.
11:47C'est un peu le raisonnement derrière.
11:49C'est un peu primaire.
11:50Mais ça fonctionne dans certains cas.
11:52Donc, c'est peut-être l'idée.
11:54Et ce n'est pas la pire qu'il ait eu, sans doute.
11:57Si c'est accepté, en tout cas.
11:58Sur les sanctions,
11:59un petit détail aussi très rapidement.
12:01C'est peut-être une des clés de négociation
12:04de Donald Trump qui est très importante.
12:05Pourquoi ?
12:06Parce que ces 100, 120 milliards,
12:07ils n'appartiennent pas à l'Iran en tant qu'État
12:10ou à tous les Iraniens.
12:12Je serais très content que ça aille au peuple iranien.
12:13Mais malheureusement,
12:14je pense que ça ira plutôt
12:15soit à des institutions très particulières,
12:17parce que c'est lié au commerce du pétrole, etc.
12:21Soit à des individus.
12:22Et en débloquant les fonds pour certains individus
12:25ou en ne débloquant pas,
12:27eh bien, il a un levier de pression
12:30sur certaines parties
12:31qui seront encore un peu récalcitrantes,
12:33mais qui seront très contentes
12:34de récupérer leurs avoirs
12:36et de quoi partir en vacances
12:39et faire leurs études
12:40à leur progéniture en Europe ou aux États-Unis.
12:43Il y a plusieurs points de blocage ce soir
12:45et vous les connaissez,
12:46on va les reprendre ensemble.
12:47L'OVA, d'abord, le nucléaire.
12:48Voilà ce que dit Trump.
12:50L'Iran doit s'engager
12:51à ne jamais posséder d'armes nucléaires.
12:52La matière enrichie sera exhumée
12:53par les États-Unis.
12:54Voilà ce que répond l'Iran.
12:55L'affirmation selon laquelle
12:57l'Iran démantèlerait ses matières nucléaires
12:58est fondamentalement infondée.
13:02Les Iraniens n'ont jamais dit
13:03qu'ils voulaient l'arme nucléaire,
13:06mais simplement le moyen de l'obtenir.
13:08De conserver la capacité.
13:10Voilà.
13:10Est-ce que...
13:11Ce n'est pas un détail.
13:12Est-ce que là-dessus,
13:12il pourrait y avoir une forme d'entente ?
13:15C'est au-delà de ça,
13:17c'est que les Iraniens l'ont déjà pratiqué
13:19à l'époque du JCPOA.
13:20On n'a pas arrêté leur capacité intellectuelle,
13:23le savoir-faire.
13:24On a dit,
13:25on travaille votre temps de percer.
13:27C'est entre ce que vous avez
13:28et le fait d'avoir,
13:30d'arriver à cet armement nucléaire.
13:32Donc on le prolonge.
13:33C'est ça, le JCPOA.
13:34C'est gelé en disant stop,
13:36on bloque.
13:37Et en fait,
13:38on va essayer de faire en sorte
13:39qu'entre aujourd'hui
13:41et le jour où vous obtiendrez cette bombe,
13:43le délai soit le plus long possible.
13:46C'était un an à peu près.
13:47Ça paraît peu,
13:48mais en réalité,
13:48c'est très compliqué.
13:50Et obtenir ça,
13:51c'était à ce moment-là une avancée.
13:53Le problème,
13:54c'est qu'aujourd'hui,
13:55on n'est plus à l'ère du JCPOA.
13:57Quand vous avez un État
13:58qui est capable d'avoir des stocks enrichis,
14:00ce fameux enrichissement d'uranium,
14:02à 60% ?
14:04Là,
14:05vous n'êtes plus
14:06à un temps de percer d'un an.
14:08On est à quelques semaines.
14:08Vous savez,
14:09on a parlé de
14:09c'est qu'un jour,
14:11deux mois.
14:11En réalité,
14:12ils sont à quelques mois,
14:12effectivement,
14:13avec tous les éléments de militarisation.
14:15Bon,
14:16à savoir,
14:16est-ce qu'ils ont cette phase-là ?
14:17On ne sait pas.
14:18On a certains indices.
14:19On s'est dit qu'ils ont quand même
14:20un programme militaire
14:22en mémoire
14:23qui n'a pas disparu.
14:25Donc,
14:25on peut présupposer
14:26que oui,
14:27ils le font.
14:27La question de Donald Trump,
14:29il dit quelque chose.
14:30En fait,
14:31il dit,
14:31donnez-moi des éléments
14:33pour que je puisse acter
14:34que vous ne voulez pas
14:35avoir l'arme nucléaire.
14:36Mais c'est dans la peau suriranienne.
14:38Et ça pose un problème
14:39parce que
14:40acter la peau suriranienne
14:42d'être un État du seuil,
14:43s'est accepté en fait
14:44que
14:45ce qu'avait accepté
14:46l'Union européenne,
14:49vous savez,
14:50cette coalition
14:50dans le cadre du JCPOA,
14:52alors pourquoi
14:52elle en est partie ?
14:53Et donc,
14:54s'il accepte
14:55avec les 60%
14:56d'enrichissement d'uranium
14:57ou un État
14:58qui est beaucoup plus agressif.
14:59Donc,
15:00pour lui,
15:00c'est un aveu
15:01d'abord d'échec
15:02de sa stratégie
15:04de 2018.
15:05Donc,
15:06la solution,
15:06ce serait effectivement
15:07de dire plus rien.
15:08C'est un peu ce que propose,
15:10ce que souhaite
15:10Benjamin Netanyahou.
15:12Le plus rien,
15:13c'est dire détruire des capacités,
15:14détruire des stocks.
15:16Mais ça,
15:17en fait...
15:17C'est cette radicalité,
15:18finalement,
15:18dans les exigences,
15:19fait que les Iraniens
15:20ne veulent pas en entendre parler.
15:21Et ça expliquait
15:22toute la posture militaire
15:24et d'attaques,
15:24notamment des Israéliens
15:26depuis 2018
15:27et l'offensive de 2025,
15:29rappelez-vous,
15:29au mois de juin
15:30et ce qui s'est passé là.
15:31Donc,
15:32on voit bien
15:32que le militaire
15:33ne peut pas tout.
15:33Pourquoi ?
15:34Parce que,
15:35d'emblée,
15:36détruire un stock d'uranium
15:38en tant que tel,
15:39c'est une matière chimique
15:40qui ne se détruit pas.
15:41Aujourd'hui,
15:41même les États-Unis
15:42ne détruisent pas
15:43leur propre matière.
15:44Ce n'est pas possible.
15:45Donc,
15:45en fait,
15:46on va aller sur le plan technique.
15:47Il y a des points,
15:49à mon sens,
15:49sur lesquels on peut avancer,
15:51c'est,
15:51vous prenez cette matière,
15:53vous l'envoyez à l'État tiers.
15:54Bon,
15:54ils ont essayé,
15:56ni les Chinois,
15:57ni les Russes ne souhaitent
15:58ou peu importe,
16:00ça ne fonctionne pas.
16:01Donc,
16:02l'autre volet,
16:02c'est se dire,
16:03effectivement,
16:03est-ce qu'on va diluer ?
16:04Vous savez,
16:05vous avez 60% d'uranium enrichi,
16:07donc on dilue avec de l'uranium appauvri
16:09et puis on réduit...
16:11Mais ça,
16:11ça prend du temps,
16:12il faut aussi qu'il y ait
16:12des experts de l'IAEA sur place
16:13et compagnie.
16:14Et c'est,
16:14en fait,
16:15ce que dit en creux
16:16Donald Trump,
16:16quand il dit
16:17je vais anéantir
16:18avec la partie l'IAEA,
16:22l'anéantissement
16:23sur le plan technique
16:24inclut potentiellement
16:25la solution de la dilution.
16:27Donc,
16:27il donne des mots politiques,
16:29la réalité technique,
16:31la dilution peut coller,
16:32à mon sens,
16:33à cela.
16:34Et puis après,
16:34il y a l'autre volet,
16:35il y a effectivement
16:36une surveillance
16:37uniquement par des stocks
16:38où vous aurez un...
16:40Je veux dire,
16:41les sites auraient été,
16:42on va dire,
16:43détectés.
16:44Disons que les 440 kilos
16:45d'uranium sont
16:47à Parkin
16:48ou à Ispahan,
16:49par exemple,
16:50et ils décident
16:50de les barricader
16:52avec des contrôles.
16:53Alors,
16:54comme on ne sait pas trop
16:54où est-ce qu'il se trouve,
16:55est-ce qu'on va se perdre
16:56à aller faire
16:56des petits poussées,
16:57aller sous l'accord
16:59des Iraniens
16:59qui verraient leur territoire
17:00comme ça,
17:01balisé un peu partout.
17:02Donc,
17:02on voit bien
17:03que sur le plan technique,
17:04j'essaie de trouver
17:04des solutions,
17:06on serait sur la dilution,
17:08mais encore une fois,
17:09c'était des solutions
17:10qui étaient posées
17:11dans le cadre du JCPOA.
17:13Donc,
17:14il a une difficulté
17:16qui, à mon sens,
17:16revient plus
17:17de la réalité américaine
17:19de Donald Trump,
17:19c'est que tous ces experts
17:20dans cette situation
17:21dans le cadre des discussions,
17:23ils disent,
17:23écoutez,
17:24c'était quand même
17:24des choses qui avaient été
17:25proposées dans l'accord
17:26dans lequel vous êtes
17:27vous-même retirés.
17:28Et puis,
17:29il y a la capacité iranienne,
17:31il ne faut pas oublier
17:31que l'Iran,
17:32ce n'est pas non plus
17:32un état neutre
17:33sous cette question-là,
17:34ils sont ambigus,
17:35ils maintiennent une ambiguïté
17:36avec d'autres volets,
17:37c'est que le traité
17:38de non-prolifération,
17:40pour nos téléspectateurs,
17:41c'est important.
17:43La cité d'enrichir.
17:44Eux, ils maintiennent
17:45ce bon droit juridique
17:47et ils disent,
17:47mais de quel droit
17:48vous nous interdisez quelque chose
17:50que d'autres peuvent le faire ?
17:51Le Japon, par exemple,
17:53ils peuvent enrichir.
17:54Nous, on leur dit quoi ?
17:54On dit, mais on ne veut pas
17:55parce qu'on ne vous fait pas confiance.
17:57Et donc, on revient
17:58sur les questions de confiance
17:59et là, il faut le dire,
18:01les Iraniens ont une posture
18:03agressive sur plan stratégique,
18:04on ne peut pas
18:05leur faire confiance.
18:06Et ça leur fait mal
18:07aux Iraniens de leur dire
18:08parce qu'ils sont eux-mêmes
18:10hypocrites dans leurs mesures.
18:11Parce que de l'autre côté,
18:12ce qu'il faut comprendre
18:13dans la logique iranienne,
18:14quand ils disent
18:15qu'on est membre du TNP,
18:17ils s'opposent à Israël
18:19en disant, regardez,
18:20ils ont l'arme en dehors du TNP.
18:21Mais ce que font les Iraniens,
18:23c'est détricoter
18:24tout l'intérêt stratégique du TNP.
18:26Regardez, nous,
18:27on est les bons élèves,
18:28on respecte le traité
18:29de non-prolifération.
18:30Regardez cet Occident
18:31qui ne veut pas
18:32que vous ayez
18:33des capacités intellectuelles,
18:34qui ne veulent pas
18:35que vous soyez capables
18:36d'enrichir,
18:38de posséder
18:39une capacité nucléaire
18:40parce qu'en fait,
18:40c'est une bande de racistes
18:41et que vous voyez,
18:42nous, on défend un monde
18:44des autres.
18:44C'est ça qu'il faut comprendre.
18:46Il faut dire qu'Israël
18:46avait la bombe
18:47avant de signer le TNP
18:49et sûrement en grande partie
18:50avant le TNP lui-même.
18:51Oui, oui.
18:51Non, mais ce que je veux dire,
18:52c'est qu'Israël décide
18:53de se mettre à côté,
18:55peu importe,
18:56mais la posture iranienne
18:57est aussi idéologique.
18:58Donc, les Iraniens,
18:59sur ça,
19:00faisons attention
19:01quand on dit
19:01que les Américains cèdent,
19:03c'est ce qu'ils ne voulaient pas faire.
19:04Mais le rapport de force,
19:06et malheureusement,
19:06aujourd'hui,
19:07c'est un état du seuil
19:08qu'il va falloir reconnaître
19:10et à mon sens,
19:10on ne pourra aboutir
19:11à un accord
19:12que si on reconnaît ça
19:13et donc ce sera moins bien
19:14que le G-C-P-O-E.
19:15Et ce protocole d'accord
19:16prévoit de négocier
19:17après d'avoir le droit
19:18de négocier sur le nucléaire.
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